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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 09:43

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Retour vers le film d’aventures avec « Master and commander : de l‘autre coté du monde » de Peter Weir, film doublement oscarisé en 2004.

L’histoire librement inspirée de romans de Patrick O ‘Brian,  se déroule durant les guerre napoléoniennes (1805) ou la bataille entre l’Angleterre et la France se joue également sur les toutes les mers du globe.

Jack Aubrey (Russell Crowe) est le capitaine d’une frégate anglaise puissamment armée, la HMS Surprise.

Alors qu’il navigue prêt des cotes du Brésil, il est pris par surprise par un navire français du nom d’Achéron et son navire manque d’être coulé après une féroce empoignade ou la supériorité française (coque résistante, canons à plus grande portée) est éclatante.

Cette défaite fait l’effet d’un choc pour Aubrey qui n’aura de cesse de traquer son rival pour le vaincre.

Autour de cette quête intime et presque mystique à la Moby Dick, Weir décrit la vie d’un navire de guerre anglais du XIX iéme siècle avec les relations complexes des hommes d’équipages avec le Docteur Stephen Mathurin (Paul Bettany) passionné de sciences naturelles et ami de Aubrey, le lieutenant aspirant  Hollom (Lee Ingleby) qui n’arrive pas à assoir son autorité sur ses hommes qui le persécutent puis le jeune Barett Bonden (Billy Boyd) vaillant malgré ses treize ans et son bras perdu lors de l’assaut de l’Achéron.

La vie en mer est souvent impitoyable, Hollom l’apprend à ses dépens puisqu’accusé selon une vieille superstition de marin de porter le mauvais œil à bord, le jeune homme finit par se suicider.

Quand à Mathurin, il est stupidement blessé lors d’une séance de tire et reçoit une balle dans le ventre.

S’opérant lui-même (!) avec l’aide d’Aubrey, il parvient à avoir la vie sauve.

Pourtant malgré leur respect mutuel, les deux homme s’opposent, Aubrey étant obsédé par sa vocation guerrière, et Mathurin par sa curiosité scientifique.

La traque les amènent jusqu’aux iles Galápagos ou l’Achéron a fait un carnage auprès des navires baleiniers anglais.

Incapable d’aller jusqu’au bout de l’exploration de l’ile en raison des impératifs militaire, Mathurin est une nouvelle fois frustré par Aubrey.

Fin tacticien, Aubrey prépare un plan permettant à la Surprise de prendre en défaut le navire français supérieur techniquement.

Il s’agit de se transformer en navire en détresse pour obliger l’Achéron a s’approcher dangereusement et à ainsi provoquer un abordage.

Le plan fonctionne mais l’assaut n’en est pas moins d’une violence atroce.

Les pertes sont légions des deux cotés mais Aubrey triomphe finalement de son ennemi.

En conclusion, « Master and commander : de l’autre coté du monde » est un film presque d’un autre temps, mettant en avant une aventure maritime superbe se déroulant dans des paysages exotiques à couper le souffle.

Bien sur la beauté des images et la qualité de la reconstitution historique de Peter Weir ne font pas tout.

Outre la qualité des acteurs (Russel Crow impeccable dans son personnage de chef à poigne mais néanmoins humain) mettant en avant les grands idéaux patriotiques de l’époque, l’aspect psychologique est également des plus passionnants, avec le rôle d’un chef dans la gestion des hommes au cours de situations autrement plus délicates que celles auxquelles les managers de notre époque doivent faire face.

La dualité entre mission scientifique et impératifs militaires est également des plus intéressantes.

« Master and commander : de l’autre coté du monde »  est un film de grande classe, qui vous fera rêver au rythme sensuel des grands voiliers voguant gracieusement sur les eaux et vous emportera loin de vos préoccupations quotidiennes.

Un grand et beau film donc à déguster de préférence sur grand écran.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 20:47

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3

 

Après un formidable « Master and commander » en 2003, j’attendais en 2011 avec impatience le dernier Peter Weir intitulé « Les chemins de la liberté ».

Le cinéaste australien reste ici dans le domaine du film d’aventure en réalisant l’adaptation cinématographique du roman « A marche forcée » de Slawomir Rawicz.

L’histoire se déroule en 1941 quand un polonais du nom de Janusz Pakhan (Jim Sturges) est déporté dans un goulag de Sibérie suite à une dénonciation de sa propre femme préalablement torturée.

Arrivé en Sibérie, Janusz va être confronté à l’impitoyable vie des goulags soviétiques ou le travail harassant dans un froid mortel combiné à des rations alimentaires insuffisantes ne fait pas survivre plus d’un an.

Dans la jungle des prisonniers, Janusz fait la connaissance de Khabarov (Mark Strong) ex acteur qui lui révèle une faille dans le dispositif de surveillance de leurs gardiens et fait germer en lui la possibilité d’une folle évasion.

Meme Khabarov s’avère être un pur fantasmeur incapable de passer à l’acte, Janusz relégué dans un impitoyable travail à la mine, fait équipe avec cinq autres hommes pour tenter une évasion.

L’équipe se compose de Smith (Ed Harris) ingénieur américain ayant émigré en URSS, Valka (Colin Farell) tueur ukrainien, le comique Voss (Gustaf Saskard), le dessinateur Tomascz (Alexandro Potocean) et le jeune Kazik rendu aveugle par le manque de vitamines.

Le film raconte l’incroyable périple de ces six hommes qui parcourant prêt de 6000 kilomètres à pied vont traverser la Sibérie, le lac Baikal, la Mongolie et son redoutable désert de Gobi, le Tibet avant de trouver leur salut en Inde.

Bien entendu tous n’en sortiront pas intacts,  Kazik mourra gelé dans la foret glacée et Tomascz ne supportera pas la dureté du soleil du désert de Gobi.

Au cours du voyage, une jeune fugueuse du nome d’Irena (Saoirse Ronan) se joindra au groupe avant de vivre un véritable martyr christique aux cotés de Smith.

Au final « Les chemins de la liberté » est une grande épopée aux paysages naturels magnifiques sur lesquels souffle tout l’élégance du cinéaste.

Difficile de ne pas apprécier en effet les vues splendides parsemant ce long périple.

Bien entendu dans une entreprise de survie de cette démesure, la dimension psychologique des personnages est abordée sans que celle ci soit totalement approfondie.

Tout se passe finalement trop bien durant ce voyage ou les évadés font bloc commun pour survivre, y compris le dangereux Valda au final complètement apprivoisé par l’autorité naturelle de Janusz.

L’ennemi principal n’est donc ni les hommes, ni les animaux mais bel et bien les conditions naturelles que rencontre l’équipe de fuyards.

Ce parti pris m’a quelque peu gêné et je dois avouer avoir été déçu par le film finalement relativement gentillet au regard d’un sujet aussi extrême.

Mis à part la beauté des images, il demeure donc pour moi un souffle d’incrédulité par rapport à la plausibilité d’une telle aventure.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 22:34

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4

 

Paru en 1851, « Moby Dick » d’Herman Melville est considéré comme l’un des sinon le plus grand roman d’aventures de tous les temps.

La trame de base de cette histoire largement connue du grand public, raconte par la bouche du jeune matelot Ismaël, la poursuite acharnée d’un gigantesque cachalot blanc appelé Moby Dick par Achab, capitaine d’un navire baleinier américain nommé le Péquod.

Ayant perdu sa jambe lors d’un précédent affrontement avec le cétacé, Achab a vu sa raison altérée par son atroce blessure et est obsédé par un irrationnel besoin de vengeance contre une créature à la dimension quasi mythique.

Il imprime donc un vrai régime de terreur sur son navire, effrayant son équipage composé d’hommes aguerris comme les seconds Starbuck, Stubb, Flask ou les harponneurs indigènes comme le courageux Queequeg, l’indien Tashtego et le colossal noir Dagoo.

Mais plus que cette lutte primitive entre l’homme armé de la technologie du XIX ieme siècle et un monstre à la force brute quasi illimitée, « Moby Dick » contient d’incessantes digressions ou Melville explore un vaste panel de thèmes.

Ainsi le métier de baleinier est minutieusement décrit, tout en rendant largement hommage au courage de ses hommes intrépides qui allaient au péril de leur vie harponner sur de fragiles canots des monstres de plus de cinquante tonnes.

Les aspects techniques et économiques de cette profession à hauts risques ne sont ici largement décrits avec la collecte de cette précieuse graisse si utile pour l'industrie de l'époque.

Melville déclame également longuement son amour des cétacés qu’il a étudiés de manière scientifique, confrontant son expérience de marin aux écrits trop théoriques à ses yeux des naturalistes comme Cuvier.

Il apparaît une évidente fascination pour ses titans des mers dotés d’une intelligence similaire à celle de l’homme et d’une puissance physique sans commune mesure comparée aux autres créatures vivantes, sachant que à l’instar de Rocco Siffredi toute cette puissance se retrouve essentiellement concentrée dans la queue susceptible de devenir à l’occasion une arme mortelle capable de disloquer des embarcations.

La baleine est pour l’écrivain l'ancestrale gardienne des mers et l’authentique point de liaison entre le monde des reptiles préhistoriques et notre monde.

Intelligent, combatif et pouvant atteindre un poids maximal d’une centaine de tonnes, le cachalot est pour l’écrivain l’incontestable souverain des mers.

Outre donc cet aspect historico-scientifique particulièrement développé, « Moby Dick » recèle une dimension philosophique particulièrement prononcée.

L’écrivain s’interroge sur le sens de la vie au travers de la destinée de ses hommes laissant leur vie tranquille de terriens pour s’en aller côtoyer un univers aussi envoûtant que dangereux ou l’homme réduit à finalement peu de choses se confronte aux forces insondables de l’océan.

Melville fait également preuve d’une remarquable tolérance pour les indigènes qu’il considère comme les égaux des hommes blancs.

Il respecte notamment les croyances religieuses du roi canibale Queequeg, intrépide harponneur pris en amitié par le héros Ismaël.

Mais « Moby Dick » brille surtout pour moi par sa dimension romanesque et par ses fulgurances stylistiques d’une puissance inouïe qui vous emportent dans des flots tumulteux telle la furie d’un cachalot blessé lancé à pleine vitesse.

Les références aux mythologies, à la philosophie et aux religions abondent, avec des allusions aux Stoïciens, à Platon, Aristote, au mythe de Persée ou de Jonas avalé par une baleine pour avoir négligé sa foi en son Seigneur.

En conclusion, si « Moby Dick » est un ouvrage d’une richesse exceptionnelle et peut à juste titre être considéré comme un des plus grands chefs d’œuvre du roman d’aventure, les 700 et quelques pages le constituant contiennent néanmoins des passages que le soucis du détail technique ou de la véracité scientifique rendent parfois pénibles à ingérer.

On appréciera cependant la beauté d’une langue puissante véhiculant le symbolisme prononcé de cette tragédie des mers.

L’enseignement principal que j’en tire est que malgré toute sa technologie, son intelligence et sa détermination, l’homme ne peut vaincre les forces éternelles de la Nature Divine symbolisées par un invincible cachalot blanc.

En poursuivant un leviathan divin, Achab pêche par orgueil, défie les dieux et finit par être châtié en même temps que son équipage qu’il a entraîné dans sa folie.

On peut aussi interpréter cette traque obsessionnelle comme la recherche d’un absolu,  d’un impossible idéal à atteindre aimantant la vie de l’homme de conviction jusqu’à sa mort.

Mais avec les progrès de la science, la chasse à la baleine a ensuite perdu de son romantisme, car traqués par satellites ou sonars dans des bateaux ultra modernes aux coques d’acier sur lesquelles les chasseurs ne prennaient plus aucun risque, les cétacés n’ont rapidement plus eu aucune chance et se sont ensuite régulièrement fait massacrer.

A moins qu'on se prenne à rever que d'autres leviathans encore plus monstrueux ne survivent encore, tapis dans les profondeurs sous marines d'un imaginaire encore inacessible à la science humaine.

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 14:49

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3

 

Nouveau détour vers notre prix Nobel de littérature avec « Désert » de Jean-Marie Gustave Le Clézio.

Premier grand succès commercial de l’auteur en 1980, « Désert » est une grande fresque spatio-temporelle entrelaçant le destin de deux jeunes enfants, Nour un fils de bédouin saharien embrigadé dans la dernière révolte des Marocains contre la conquête Française en 1909 et Lalla, fille d’une cité proche du Sahara dans les années 70.

Nour marche avec l’armée du cheikh Ma El Ainine, considéré comme un saint homme de l’Islam et qui parvient par son aura quasi légendaire à fédérer les tribus bédouines pour aller lutter contre les armées « chrétiennes » françaises.

Avec son style élégant et onirique, Le Clézio décrit cette longue marche dans le désert, magnifiant quasiment chaque étape de la progression du jeune homme dans un environnement incitant il est vrai à de grandes envolées épiques.

Que dire si ce n’est que c’est fort joliment écrit mais finalement assez vide et ennuyeux ?

L’histoire de Lalla est plus intéressante car moins terriblement linéaire.

La jeune fille élevée par sa tante est amoureuse du désert, de la nature (même des mouches et des guêpes ! ) et fréquente un mystérieux jeune berger nomme le Hartani avec qui elle a sa première relation sexuelle.

Trop farouchement indépendante pour la société ou elle vit, Lalla est contrainte pour échapper à un mariage forcé à la fugue et à l’exil de l’autre coté de la Méditerranée.

A Marseille, Lalla connaît la misère et travaille comme femme de chambre dans des hôtels sordides du quartier du panier.

Elle découvre qu’elle est enceinte du Hartani ce qui rend sa situation bien précaire.

Lalla fréquente un mendiant gitan qui finit par se faire tuer lors d’un cambriolage raté.

Puis un véritable conte de fée se produit puisqu’elle est repérée par un photographe parisien qui fait d’elle une cover girl qui renommée dans toute la France (!)

Lalla connaît donc Paris et sa vie nocturne si superficielle.

Loin de s’oublier elle quitte brutalement cet environnement pour tel un saumon sauvage revenir accoucher dans sa région natale.

En conclusion, malgré sa renommé mondiale « Désert » ne m’a pas bouleversé outre mesure.

Sur la forme rien à dire, Le Clézio est un parfait esthète de la langue française.

Son style léger, poétique et limpide est toujours agréable à lire.

Sur le fond en revanche, beaucoup plus de réserves.

Passé le légitime émerveillement devant la beauté et la puissance sauvage du Sahara, le roman ne décolle pas vraiment.

L’épopée de Nour se termine par la défaite brutale des armées du cheikh devant des troupes françaises mieux organisées, mieux armées et le chef de guerre islamique cède logiquement devant la puissance industrielle et économique d’une grande nation occidentale du XXiéme siècle.

On ne sait pas très bien ce que veut nous dire l’auteur, mais on devine par l’unilatéralité de son point de vue narratif qu’ il prend plus parti pour les bédouins en rébellion victimes quasi innocentes de la violence impérialiste.

Le cas Lalla, sensé décrire le parcours d’une immigrée arrivant « pure » en France et côtoyant toute la misère, la violence et la crasse des autres travailleurs pourrait sembler à priori plus intéressant si ce n’est que la dernière partie invraisemblable faisant subitement d’une femme de chambre marocaine illettrée une star de la mode avant que celle ci une foi arrivée au sommet « parisien » ne renonce brutalement à ce petit bout de paradis pour retourner à son point d’origine, sape à vrai dire toute la crédibilité de l’entreprise.

Malgré ses grandes qualités esthétiques et stylistiques, ce « Desert » incapable de sortir des sentiers battus ne m’aura pas apporté grand chose sur son contenu.


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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 20:41

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Qui ne connaît pas l’histoire de « King Kong » le classique du film de Merian C Cooper brillamment revisité par Peter Jackson  ?

Cette histoire de Belle et de Bête a fasciné depuis des lustres les foules et les fascinera encore longtemps.

Juste avant la sortie du film en 1933, Delos W. Lovelace coucha l’histoire sous forme de roman scénarisé qui fut remanié par Joe de Vito et Brad Strickland pour le remake de Jackson sorti en 2005.

Le livre est donc (forcément) fidèle au film et se lit bien, presque trop à mon goût du reste tant des « coupes » semblent avoir été réalisées par rapport à l’œuvre initiale de Lovelace.

Pour autant on se laisse porter par cette histoire passionnante et folle du réalisateur américain Carl Denham, qui sur les bases d’un témoignage quasi légendaire décide d’entraîner une jeune actrice débutante du nom de Ann Darow dans une expédition incertaine pour vérifier l’existence d’une île inconnue ou vivrait une sorte bete-dieu adorée par des indigènes.

Denham parvient à entraîner Ann et tout l’équipage d’un navire à vapeur nommé le Wanderer dans la quête de cette île nommée l’île du Crane.

Au cours de la longue traversée à travers le Pacifique et l’Océan indien, Ann tombe amoureuse du second du Wanderer, Jack Driscoll.

Le Wanderer parvient à trouver l’île du Crane et Denham, Driscoll et Ann à la tête d’une équipe de marins endurcis se lancent à sa découverte.

L’expédition se heurte à une population indigène hostile qui vit protégée par une immense muraille et qui pratique d’étranges rituels destinés à sacrifier de jeunes femmes à leur dieu Kong, un immense gorille de prêt de six mètres.

Fascinés par la blondeur angélique de Ann, les indigènes la capturent pour l’offrir en sacrifice à Kong mais contre toute attente le gigantesque animal l’épargne et l’emmène avec lui dans son repère situé sur une falaise inexpugnable.

Alertés par la disparition de leur amie, Denham et Driscoll prennent la tête d’une expédition pour la retrouver.

Arrive ensuite la partie la plus intéressante du roman (pour moi) avec la progression d’êtres humains dans un monde semi-préhistorique hostile peuplés d’animaux monstrueux qui les déciment.

Tricératops, tyrannosaures, serpents de rivière, araignées et lézards géants composent cette horrible bestiaire devant lequel les hommes et leurs fragiles armes ne pèsent finalement pas bien lourds.

Dans ce monde sauvage et terrifiant, Kong règne en maître, protégeant Ann de sa force quasi mythique et tuant les animaux la menaçant comme ce terrible tyrannosaure qu’il terrasse lors d’un combat épique.

Mais Denham et Driscoll s’accrochent et parviennent à libérer Ann puis à capturer Kong en usant de bombes à gaz particulièrement puissantes.

La fin tout le monde la connaît : le rapatriement du monstre dans le New York des années 30, son exposition, son évasion et sa spectaculaire ascension de l’Empire State Building avec la beauté blonde dans sa main avant la lutte finale contre des avions à hélices tourbillonnant tels d’infernaux frelons meurtriers.

En conclusion si vous avez aimé le film vous aimerez le livre « King Kong » qui si il n’apporte rien de plus, a le mérite de porter par écrit cette formidable histoire propre à exciter l’imagination.

On pourra certes trouver le style de la paire Devito/Strickland relativement pauvre mais on se laissera emporter sans résistance dans cette fantastique histoire née d’un esprit si imaginatif.

J’ai pour ma part assez peu senti l’allusion sexuelle dans les pages du roman, cette trouble relation contre nature d’un invincible monstre, force bestiale incommensurable finalement domptée par une belle et fragile jeune femme blonde.

Car finalement la véritable histoire d’amour du livre n’est pas entre ce faire valoir de Driscoll et Ann mais bel et bien entre Ann et King Kong, avec cet amour forcément impossible et donc chargé d’une forte dimension romantique.

« King Kong » est donc un bon livre mais restera toutefois moins puissamment évocateur que les films dont il est issu.

 


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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 19:54

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Vous l’aurez compris depuis que j’ai visionné la trilogie du « Pusher » je suis un fan irréductible de Nicolas Winding Refn.

Je suis donc allé voir avec un grand enthousiasme « Le guerrier silencieux » sa dernière production sortie en 2010.

Loin de l’ambiance des mauvais garçons de Copenhague ou d'Angleterre, le spectateur est ici tout de suite happé dans une ambiance moyenâgeuse de l’époque des Vikings alors en pleine phase de christianisation forcée.

Dans le monde montagneux, froid et hostile de la Scandinavie, One-Eye (Mads Mikkelsen) est un guerrier muet et borgne qui vit enchaîné par son maître Barde (Alexander Morton) pour lutter dans de sanglants duels allant jusqu’à la mort.

Réduit à la condition d’animal, One-Eye reçoit l’aide d’un enfant Are (Maarten Stevenson) qui l’aide à briser sa servitude.

Il se venge alors cruellement en tuant ses anciens maîtres et rencontre ensuite des Vikings christianisés luttant pour répandre leur nouvelle foi dans toutes les contrées ou ils séjournent.

Bien qu’encore polythéistes, Are et One-Eye acceptent de se joindre à eux pour partir en croisade jusqu’à Jérusalem.

Une étrange relation s’installe entre l’enfant et le guerrier, le premier le comprenant par télépathie et parlant à sa place, le second le protégeant contre la rudesse des hommes du Nord.

La petite équipe embarque sur un étroit navire et commence alors l’autre partie du film qu’on pourrait qualifier d’interminable épopée mystique.

Privé de vent et noyé dans la brume, le navire dérive emmenant les hommes très loin de leur destination initiale.

Epuisés, affamés et quasi mourant, ils arrivent alors par miracle dans un pays inconnu qui s’avèrera être l’Amérique du Nord.

Le chef de l’expédition, un chrétien fanatique désire évangéliser cette nouvelle terre pour étendre le pouvoir du Christ mais la dure réalité le rattrape vite puisque ses hommes sont soit éliminés par les indiens, soit assassinés par One-Eye qui ne partage pas cette vision exaltée de la religion.

Décimés, déboussolés, les rares survivants abandonnent leur folle mission et entreprennent de suivre One-Eye et Are qui s’enfoncent dans les terres pour découvrir ce nouveau continent.

En conclusion, « Le guerrier solitaire » est un film complètement atypique qu’on pourrait qualifier d’anti commercial.

Sa force principale demeure dans l’incroyable beauté de ses images, ses montagnes majestueuses, ses mer brumeuses, ses fleuves sombres, ses forets denses ou chaque parcelle vibre d’une nature omniprésente, écrasante, rappelant à l’homme sa petitesse et la vanité de ses projets.

La musique, toujours exceptionnelle chez Refn atteint ici des sommets d’intensité, magnifiant des paysages ou des situations pourtant déjà à la base captivantes.

A travers l’épopée insensée de ces croisés Vikings remontant un fleuve en territoire hostile on pense à « Au cœur des ténèbres » de Conrad, à la version de Coppola dans « Apocalypse Now », on pense également à « Aguirre la Colère de Dieu » de Werner Herzog.

Le rythme du film est lent, les dialogues quasi absents, la violence parcimonieuse.

Refn laisse parler la beauté des images et le magnétisme de son acteur fétiche, l’incroyable Mads Mikkelsen plus charismatique que ne le sera jamais n’importe quelle star hollywoodienne.

One-Eye joue le rôle du mystérieux passeur ramenant les chrétiens en quête de pouvoir vers un enfer sans retour.

J’ai vu dans « Le guerrier silencieux » une formidable ode à la puissance de la nature, aux mythes Vikings et une critique de la religion monothéiste par nature vouée à véhiculer l’exclusion et la domination.

Refn s’est ici pour moi surpassé, atteignant un niveau égal à celui des plus grands cinéastes et produisant sans nul doute un film culte à la beauté étrange et déroutante.

Les fans de films d’actions basiques ou de comédies faciles pourront passer leur chemin.


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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 19:38

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Avec « Raga » il s’agissait de ma première découverte de Jean-Marie-Gustave Le Clézio, le prix Nobel de littérature de 2008.

Ce livre est une forme d’hommage aux peuples de l’Océanie, le continent invisible, comme l’appelle si poétiquement l’auteur.

Bien que sans doute le plus vaste continent au monde de part son immense superficie, l’Océanie a toujours été quelque peu oubliée en raison de l’extrême éparpillement de ses territoires habitables composés essentiellement de petites îles aux exceptions notables de l’Australie et de la Nouvelle Zélande.

Dans « Raga » , Le Clézio se concentre sur  l’histoire des peuples mélanésiens de l’état de Vanatu, situé sur l’archipel des Nouvelles Hébrides.

Il imagine le premier peuplement de ces îles, puis dénonce l’arrivée au XVIII ieme siècle des explorateurs occidentaux qui colonisèrent par la force ces peuples insulaires proche de la nature vivant de chasse et de pêche.

Le Clézio raconte la colonisation, l’évangélisation, la pratique de l’esclavage appelé le « blackbirding», s’accompagnant de révoltes et de répressions sanglantes.

Cet infatigable voyageur se mue en conteur faisant revivre les mythes et coutumes des peuples océaniens, leur attachement à la nature, à la terre, à la mer, aux plantes et aux animaux.

Tout au long de ce livre, on sent une grande fascination pour la beauté divine de cette nature sauvage et la pureté de ces peuples, mais  également beaucoup d’amertume à l’égard de la modernité, du tourisme et du monde industriel venus altérer cet éden du bout du monde.

J’ai trouvé ce parti pris quelque peu agaçant, dédouanant un peu rapidement les Fidjiens et Samoans qui participèrent à la mise en place du blackbirding.

Dans un monde fondé sur la domination et l’exploitation de l’homme par l’homme, il était logique que ces peuples trop divisés, trop peu nombreux et éparpillés subissent la loi de plus forts, même si pour sans doute de mauvaises raisons.

J’ai néanmoins apprécié le style épuré et poétique de l’auteur, aussi aérien et gracieux qu’une plume au vent.

Au final, les peuples d’Océanie ont survécu à la colonisation, sont devenus indépendants retournant partiellement à leurs racines, se méfiant encore instinctivement des Blancs.

De ce douloureux passage est né un métissage culturel, symbolisé par la langue créole présentée comme un acte initial de résistance à l’occupant et par l’adoption de la nouvelle religion chrétienne.

« Raga » atteint donc indéniablement son but de vecteur culturel avec néanmoins quelques réserves sur le fond du propos trop à sens unique à mon sens.


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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 20:14

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Littérature maritime toujours avec «  Le loup des mers » de Jack London.

On connaît tous l’auteur des immortels  « Croc-Blanc » ou « L’appel de la foret » on sait moins que London avait écrit des romans traitant de socialisme ou du monde maritime.

Ecrit au début du XX iéme siècle (1904) , « Le loup des mers » raconte l’histoire de Humphrey Van Weyden, intellectuel américain, gentleman, recueilli à la suite d’un malencontreux naufrage par une goélette nommée le Fantôme, faisant route vers l’Alaska pour chasser le phoque.

Le capitaine du Fantôme, une force de la nature nommée Loup Larsen, s’avère vite un personnage fascinant, à la fois tyrannique, sauvage mais également brillant intellectuellement.

Sa violence est telle qu’il devient rapidement hai par son équipage, que seule sa force hors du commun et sa terrible autorité tiennent en respect.

Enrôlé contre son gré, le jeune et fragile Humphrey aux manières délicates, se retrouve propulsé aide cuisinier dans le monde brutal et sauvage des matelots et des chasseurs de phoques.

Il devient le souffre douleur du cuisinier nommé le Coq, homme médiocre mais redoutablement vicieux.

Le jeune homme souffre mille tourments, se trouvant meurtri dans sa chair ainsi que dans ses considérations morales par la vie rude et sans pitié des chasseurs mais finit contre toute attente par s’endurcir, à se viriliser au fur et à mesure que son périple continue.

Mais Humphrey est fasciné par le personnage de Larsen avec qui il discute philosophie et littérature.

Larsen a une conception toute Nietzschéenne de la vie : la vie est une lutte sans pitié, le fort mange le faible, la morale n’existe pas, la vie prolifère et grouille dans un désordre chaotique puis se termine sans que cela n’affecte en rien l’équilibre naturel global.

Humphrey tente de raisonner, de s’opposer à cette vision individualiste, matérialiste  de l’existence en lui opposant des valeurs comme le sens moral, l’altruisme mais Larsen en plus d’être un théoricien possède un redoutable esprit pratique et ne manque pas une occasion de réduire à néant les arguments de son passager.

La tension et la violence culminent lorsque Larsen profite d’une tempête pour faire mourir deux matelots qui avaient tenté de l’assassiner, ou quand le Coq se fait mutiler par un requin après un jeu cruel.

Le récit prend un tour plus doux quand le Fantôme recueille Maud Brewster, une jeune poétesse dont Humphrey en manque affectif tombe rapidement amoureux.

Mu par un nouveau courage, Humphrey va puiser en lui des forces insoupçonnées et réussir une évasion audacieuse avec sa belle qui les emmènera jusque sur une île perdue au Nord du Japon.

La fin du roman, assez étrange, marque la lente déchéance de Larsen, tel un indomptable animal sauvage peu à peu miné par une tumeur au cerveau.

Inspirée de l’expérience personnelle du jeune London qui embarqua lui même sur un chasseur de phoques, « Le loups des mers » est avant tout un passionnant roman d’aventures, terriblement âpre et violent, sur la nécessaire adaptation d’un être humain civilisé pour survivre dans un milieu hostile.

Le deuxième niveau de lecture du livre, plus philosophique propose une critique des idées de Nietzsche qui ont longtemps fascinées l’auteur car Loup Larsen, surhomme d’origine scandinave représente en réalité l’incarnation vivante de la puissance des théories du philosophe allemand.

Assez étrangement même si Larsen finit mal, esseulé et affaibli, on sent le respect et la fascination de London pour le vieux capitaine demeurer.

Une œuvre en tout cas d’une puissance inouïe.


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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 19:41

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Après les oeuvres de Conrad, « Le creux de la vague » de Robert Louis Stevenson.

Ce roman est très particulier puisque le dernier de Stevenson avant sa mort en 1894.

L’histoire relate les aventures de trois occidentaux ayant échoué en Polynésie et devenus par le hasard des circonstances de véritables épaves humaines.

On trouve Huish, matelot anglais rusé et violent sans beaucoup de principes, Davis, ex capitaine américain d’un bateau ayant fait naufrage par sa faute et Herrick, gentleman anglais et fils de bonne famille ayant fui son destin et estimant avoir raté sa vie.

Ces trois pauvres hères gisent, affamés désœuvrés et malades sur une plage de Papeete, vivant de la charité des indigènes, ressassant chacun leurs infortunes personnelles.

Un jour, une occasion inespérée se présente, Davis se voit confié le Farallone, une goélette américaine dont l’équipage a été décimé par la petite vérole et qui doit acheminer une cargaison de champagnes californien vers Sydney.

Malgré les réticences de Herrick, Davis entraîne ses comparses dans cette aventure dans le but avoué de voler le bateau, de faire route vers l’Amérique du sud pour le revendre lui et sa cargaison.

Les trois hommes s’embarquent donc pour commander un équipage de Canaques et mettre leur plan à exécution.

Bien entendu rien ne se passe comme prévu, Davis dévoré par ses propres angoisses et par un terrible sentiment d’échec personnel, se réfugie dans l’alcoolisme, manque à ses devoirs de capitaine pour contrôler son personnel et se heurte au caractère rebelle de Huish ainsi qu’aux fortes remontrances de Herrick.

L’équipage essuie une tempête, puise inconsidérément dans ses réserves de nourriture, découvre que sa cargaison est en réalité composée d’eau ce qui met en défaut le plan initial de revente du navire et de sa cargaison.

Alors que Davis cherche un plan B consistant à faire échouer le navire pour faire jouer l’assurance de l’armateur américain, les hommes voient se profiler soudainement une île mystérieuse.

L’île se trouve être habité par Attawer, un gentleman étrange très religieux ayant tenter de convertir les indigènes au christianisme et de fonder une colonie mais dont les plans ont été réduit à néant par une épidémie de petite vérole qui a décimé ses ouailles.

Les trois hommes appareillent et rapidement comprennent que Attawer est également un pecheur de perle et donc un homme potentiellement riche.

Huish et Davis n’hésitent pas longtemps et pensent à le tuer pour le dérober ses richesses.

Merrick, très fragile psychologiquement, dévoré par le remord et l’incertitude, tente de s’interposer, mais découvre la personnalité inquiétante de leur hote, homme brutal, redoutable tireur et chrétien exalté.

Au final après un huis clos oppressant, les chasseurs se retrouvent chassés et doivent s’incliner devant plus fort qu’eux.

La fin étrange, voit Huish mourir, Davis devenir un disciple de Attawer pour expier ses péchés après avoir frôlé la mort et Merrick guère plus avancé prêt à quitter l’île pour peut être prendre un nouveau départ.

En conclusion, « Le Creux de la vague » est un roman très mystérieux, sombre et déroutant.

Stevenson montre toute la dérive des tentatives d’implantation européenne dans les îles polynésiennes par le prisme de trois desperados, chacun à tombé à des degrés divers dans la déchéance morale.

Huish le plus violent et le plus amoral récolte la mort, Davis ébranlé par des drames personnels mais également corrompu par le vice, une rédemption par la foi, recueillie in extremis, et Merrick sans doute le plus faible car torturé, dépressif et suicidaire, le droit de repartir vers un nouvel ailleurs.

On peut d’ailleurs penser que Merrick, féru de littérature et respectueux des indigènes est le personnage le plus proche de la personnalité de l’écrivain.

Une nouvelle fois le talent hors norme de Stevenson éclate, son art de conter une aventure mettant en scène des personnages complexes dans des décors exotiques propre à faire rêver.

Si on devait établir une sainte trinité du roman d’aventure, on citerait Jack London, Joseph Conrad mais on mettrait assurément au sommet Robert Louis Stevenson qui demeure pour moi le maître incontesté du genre.


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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 19:19

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Joseph Conrad toujours avec « Le Miroir de la mer ».

Ce livre est un recueil de réflexions et de pensées personnelles de l’auteur autour de ses vingt et quelques années passées en tant que marin de la marine marchande.

Ce qui transparaît dans « Le Miroir de la mer » est l’amour indéfectible de Conrad pour non pas la mer en elle même mais plutôt dans les navires à voile et les hommes qui les conduisaient.

Conrad compare la navigation à un art portée à sa perfection et va même jusqu’à doter les navires à voiles d’une personnalité propre à laquelle doit s’unir les capitaines qui les dirigent.

Les termes maritimes abondent et rendent quelques fois difficile la lecture, mais Conrad se montre très pointilleux sur l’emploi d’expressions impropres passées dans le langage courant comme « jeter l’ancre ».

L’auteur constate avec une certaine amertume l’évolution technique de son art, regrettant la domination des bateaux à vapeur sur les bateaux à voiles, plus élégants, mystérieux et avec qui les hommes avaient un rapport plus intime.

Le comparatif entre les differents navires et leurs systèmes  de propulsion est aussi intéressant que touchant.

Mais « Le Miroir de la mer » parle aussi des hommes, de la fraternité qui unit les équipages évoluant dans cet environnement imprévisible et potentiellement dangereux.

Conrad ajoute une dimension psychologique à l’analyse du métier de marin, parlant des déchirements des départs, de l’installation de la routine apaisante de la traversée, et de la vigilance quasi permanente du bon marin qui dans son intérêt ne doit pas trop se sentir en sûreté vis à vis de l’environnement marin.

Les passages comparant les vents d’Ouest et d’Est à des dieux vikings ou orientaux se partageant le monde liquide sont d’une beauté incroyable.

Après les vents viennent les fleuves, puis les estuaires et les ports, notamment celui de Londres que Conrad connaissait bien.

Le recueil se termine sur des anecdotes précises, la brutale prise de conscience des dangers du métier de marin du jeune Conrad après un sauvetage d’un équipage en grande détresse puis l’aventure rocambolesque d’une navigation prêt des cotes espagnoles lors de la guerre civile entre Don Carlos et Ferdinand VII.

Les dernières pages du livre constituent un vibrant hommage à l’amiral Nelson et par l’extension à toute la marine britannique.

En conclusion, « Le Miroir de la mer » présente un intérêt pour son coté autobiographique qui permet de mieux cerner des pans entier de la personnalité de Joseph Conrad.

L’auteur porte un regard passionné sur sa vie passée décrivant une forme d’attraction quasi mystique pour la vie en mer tout en conservant un jugement lucide sur les dangers de ce métier bien souvent cruel et ingrat.

Conrad bat donc en brèche certaines illusions de terriens fantasmant sur la dimension exotique et aventureuse de la vie de marin.

Pour le britannique, la mer en éprouvant les hommes, les aide à se révéler à eux mêmes.

Un livre personnel et intéressant donc sur le domaine maritime même si le vocabulaire très spécifique à la navigation à voile peut parfois rebuter et si je préfère assurément quand Conrad opte pour le style romanesque.


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