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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:17

Kill_bill1.jpg2

 

 

En proie à des influences extérieures, j’ai regardé le premier volume des Kill Bill, avec « Kill Bill volume 1 » de Quentin Tarentino.

Sorti en 2003, « Kill Bill volume 1 »  raconte l’histoire de la sombre vengeance d’une femme appelée la Mariée (Uma Thurman) laissée pour morte d’une balle dans la tete alors qu’elle répétait sa cérémonie de mariage au Texas.

Lorsque la Mariée sort de quatre ans de coma, elle prend conscience qu’elle a perdu toute sa famille et ses amis, massacrés lors de la cérémonie.

Elle décide alors de mettre à profit ses dons d’ex tueuse pour retrouver les cinq personnes qu’elle soupçonne d’avoir commis ses crimes, ses ex associés de la bande du Détachement International des Vipères Assassines commandée par un certain Bill (David Carradine).

Après avoir éliminé Copperhead (Vivia A Fox) sous les yeux de sa propre fille, la Mariée se lance alors dans la traque d’une ennemie encore plus redoutable, Cottonmouth (Lucy Liu) tueuse sino-américaine devenue l’une des figures les plus établies des clans Yakuza de Tokyo.

Très protégée, notamment par une horde de quatre vingt huit gardes du corps et par sa gardienne privée la teenager Gogo Yubari (Chiaki Kuriyama) aux airs d’héroïne de manga, Cottonmouth est une proie difficile voir impossible à atteindre.

Pour s’armer dans sa quête, la Mariée se rend chez Hattori Hanzo (Sonny Chiba), expert ancestral dans la fabrication de sabre de samouraïs, appelé katana.

Ayant sensibilisé le vieil homme reconverti en restaurateur de sa responsabilité de fournisseurs d’armes aux Vipères, la Mariée parvient à le convaincre de lui forger un ultime et merveilleux sabre.

Regonflée à bloc, la Mariée affronte Cottonmouth et son armée dans une succession de combats non stop, ou le sang gicle à torrent et les membres volent comme si ils étaient ceux de volailles à l’abattoir.

Après cette interminable hystérie de violence, la Mariée peut après s’être débarrassée de la coriace Gogo, affronter Cottonmouth dans un combat singulier et se venger dans la plus pure tradition des samouraï.

Le premier volet s’achève donc sur la première partie de la vengeance de la Mariée et l’assassinat de deux personnes sur cinq dans la fameuse liste.

En conclusion, « Kill bill volume 1 » est un film étrange, construit sur un scenario de type western (la grâce et le mystère en moins) et réalisé comme un pur film d’arts martiaux asiatiques traditionnels.

Coté positif une certaine folie et une certaine esthétique notamment lors du combat final superbe dans un décor de neige, viennent étonner.

Il est également indéniable que Tarantino sait filmer des scènes d’action, sauf qu’il verse systématiquement dans l’outrance et finit par lasser lors de ses interminables combat au sabre ou les morts tombent comme dans un jeu vidéo.

Toujours gêné par cette représentation ludique de la violence, c’est le principal reproche que j’adresserai à ce film rythmé.

Coté acteur, si Lucy Liu m'est remarquable de beauté cruelle, je suis resté complètement insensible au charme de Uma Thurman et demeuré sceptique sur ses invraisemblables performances physiques.

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 20:21

John_rambo.jpg

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Alors qu’on le pensait mort et enterré, Sylvester Stallone décide de ressusciter son personnage de Rambo dans « John Rambo » en 2008 soit vingt ans après le dernier opus.

On peut penser que Stallone sans doute encouragé par le succès du retour de son autre personnage fétiche Rocky Balboa en 2006 a décider d’offrir un ultime baroud d’honneur au héros militaire qui fit de lui une des plus grandes stars du cinéma d’action dans les années 80.

Dans ce quatrième (et dernier ?) volet des aventures de l’ancien héros du Viet Nam, Rambo s’est retiré en Thaïlande ou il mène une vie simple de chasseur de serpents.

Mais approché par une organisation humanitaire chrétienne désireuse de porter des vivres et des médicaments au peuple karen minorité chrétienne persécutée par l’armée Birmane, Rambo finit par accepter de remonter le fleuve pour les acheminer sur place.

Le groupe est dirigé par Sarah Miller (Julie Benz) prototype même de l’héroïne américaine blonde, mince, belle et gracieuse.

Bien entendu la remontée du fleuve s’avère périlleuse et Rambo doit sortir de sa réserve pacifiste pour défendre l’embarcation menacée par des pirates.

A cette occasion il révèle au groupe ses prodigieux réflexes de machine à tuer.

Arrivée à destination, Rambo laisse le groupe s’enfoncer dans la jungle à la recherche du village karen à aider.

Au cours d’une violente attaque contre le village, les humanitaires se font capturer et enlever par l’armée birmane.

De retour en Thaïlande, Rambo est à nouveau sollicité pour acheminer un groupe de mercenaires américains chargé par l’église évangéliste de retrouver les humanitaires disparus.

Il accepte mais à bord du bateau de vives tensions éclatent avec Lewis (Graham Mc Tavish) chef des mercenaires tendu à l’extrême par la dangerosité de sa mission.

Impavide, Rambo encaisse les humiliations mais suit discrètement les mercenaires dans leur mission de recherche.

Ayant retrouvé la trace des humanitaires, le groupe décide d’intervenir ce qui finit par provoquer un affrontement avec l’armée birmane.

Pendant la mêlée, les humanitaires parviennent à s’échapper, Rambo se chargeant (comme par hasard ! ) de Sarah.

L’armée les traque dans la jungle dans une sanglante poursuite …et dans ce contexte sauvage, Rambo ne tarde pas à retrouver ses automatismes de tueur implacable.

En conclusion, « John Rambo » recycle sans trop forcer les bonne vieilles recettes des deux premiers opus, changeant juste assez habilement le propos et l’ennemi à dézinguer.

Stallone au corps body buildé et difforme, refait son numéro de brute solitaire écœurée de la vie se laissant convaincre de rempiler par les arguments d’une belle humanitaire chrétienne tout en prenant ses distances avec ce type de combat.

Fort judicieusement interdit aux moins de 16 ans, le film se démarque par un niveau de violence ahurissant avec des scènes d’action d’un réalisme terrifiant ou des hommes sont démembrés ou coupés en deux par l’effroyable puissances des fusils mitrailleurs.

Comme dans « Rambo II » les méchants restent des asiatiques cruels hurlant et gesticulant en permanence.

Avec son scénario filiforme et ses scènes d’actions surgonflées, « John Rambo » constitue un bon film d’action hardcore ce qui est un peu juste pour pleinement me séduire.

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 16:24

Expendables.jpg

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Sans doute l’un des films les plus attendus de l’été 2010 par un certain public (masculin ?) « The expendables : unité spéciale » de et avec Sylvester Stallone.

L’idée de ce film est à la fois simple et excitante, réunir tous les gros bras des films d’action des années 80 dans un même film pour faire revivre cette époque bénie de guerre froide ou le monde était binaire, entre gentils héros américains sportifs et horribles communistes russes, cubains ou viet namiens.

Fort de son aura et de ses récents succès au box office (« Rocky Balboa », « Rambo IV ») Stallone a donc pratiquement réussi l’exploit de faire venir ses anciens copains et concurrents dans son film, aux exceptions notables de Steven Seagal et de Jean-Claude Van Damme qui toujours très lucides refusèrent la proposition.

Les expendables sont un groupe d'ex mercenaires de la CIA devenus indépendants qui se réunissent et agissent pour des causes qu’ils estiment justes comme intervenir dans le Golf d’Aden pour libérer les otages d’un cargo détourné par des pirates somaliens.

Dans ce groupe de costauds tatoués à la gâchette facile, Barney Ross (Sylvester Stallone) tient le rôle du chef, avec une prédilection pour les pistolets.

Il travaille avec Lee Christmas (Jason Statham), spécialiste du couteau et du combat pieds-poings, Yin Yang (Jet Li) maître en arts martiaux, Gunnar Jensen (Dolph Lundgren) colosse suédois au psychisme perturbé, Hale Caesar (Terry Crew) spécialiste de la mitrailleuse et Toll Road (le champion de free fight Randy Couture) .

Si les deux derniers cités ont essentiellement des rôles de faire valoirs, c’est bien Statham qui occupe la seconde place derrière Stallone en terme d’exposition.

Après la mission en Somalie, l’équipe est contactée par Chapelle (Bruce Willis) qui leur propose de renverser le General Garza (David Zayas) qui a pris illégalement le pouvoir sur une île hispanophone nommée Vilena.

Cette courte scène revêt un caractère culte en raison de l’apparition d’Arnold Schwarzenegger ancien membre du groupe, qui se voit aussi proposer le contrat par Willis en même temps qu’à Stallone.

L’humour et l’auto dérision sont au rendez vous dans cette scène très fun entre les trois ex stars du Planet Hollywood (rappelez vous cette chaîne de restaurants américains qui fit un bide en France).

Ross accepte d’aller en reconnaissance avec Christmas.

Les deux compères se rendent en hydravion sur Vilena et prennent contact avec Sandra (Gisèle Itie) la propre fille idéaliste du général qui se bat pour libérer son île.

Il apparaît que Garza a été corrompu par Monroe (Eric Roberts) , ex membre de la CIA qui compte implanter le trafic de drogue sur Vilena.

Ross et Christmas sont rapidement découverts, parviennent à s’échapper en tuant une cinquantaine de personnes et en faisant sauter le pont d’envol de l’île.

Sandra est capturée et torturée par Monroe contre l’avis de Garza qui voulait épargner sa fille.

De retour aux USA, Ross est dévoré par le remord et après avoir pris conseil auprés de Tool ancien membre de l’unité devenu tatoueur (Mickey Rourke en caricature de lui même)  décide de retourner sur l’île pour libérer Sandra et faire chuter le régime de Garza.

Mais entre temps, Jensen évincé de l’unité en raison de ses problèmes psychiques s’est vendu à Monroe et essaye d’éliminer ses anciens coéquipiers lors d’une violente fusillade en voiture.

La scène se termine en combat singulier entre Jensen et Ying Yang avant que Ross ne finisse par tuer le suédois d’une balle « au dessus du cœur ».

Ensuite le films devient « Les douze salopards » matiné de Rambo II puisque les expendables prennent d’assaut Vilena, tuant plusieurs centaines ( ?) de soldats et faisant exploser la moitié de l’ile.

Dans la scène finale Road se débarrasse de Paine (le catcheur Steve Austin ) le garde du corps de Monroe tandis que Ross élimine Monroe et sauve Sandra.

En conclusion, « The expendables : unité spéciale » est un film d’action old school, très bourrin avec un scénario frisant l’indigence et des dialogues souvent ridicules de vacuité.

Tout ici n’est que prétexte à de l’action testostéronée jusqu’à l’écœurement et les méchants caricaturaux au possible ne servent ici que de punching balls à nos papys musclés vieillissants.

L’humour est quelque fois présent (la scènes avec Schwarzy et Stallone) mais on n’est pas sur que la débilité de certaines scènes soit totalement du second degré.

Par exemple quand Statham tabasse l’amant de sa copine sur un terrain de basket avec cinq de ses amis avant d’embarquer la belle reconnaissante sur sa moto, on se demande si on doit rire ou s’offusquer de tant de bêtise.

« The expendables : unité spéciale » offre donc le degré zéro de la réflexion mais le degré 100 de l’action avec un Stallone lifté et encore body buildé malgré ses soixante balais, un Dolph Lundgren convaincant en psychopathe et un Statham intronisé possible successeur à Rocky.

A réserver donc à un public pas trop exigeant en matière de cinéma.

Devant le succès du premier volet, un numéro deux est en préparation.

Les rumeurs sur les prochaines vieilles gloires des années 80 (Chuck Norris ? ) ou étoiles plus confirmées (The Rock ? Vin Diesel ? ) invitées par Stallone peuvent donc aller bon train.

 

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 15:46

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Autre grand classique du cinéma d’action des années 80 et véritable pilier dans la carrière de Sylvester Stallone, voici « Rambo » de Ted Kotcheff qui sortit sur les écrans en 1982.

L’histoire tirée de "First blood" un roman de David Morell, est celle de John Rambo (Sylvester Stallone), ancien béret vert, héros de la guerre du Viet Nam, qui erre sans but à son retour de villes en villes dans une région montagneuse des Etats Unis à 50 kilomètres de Portland .

Cheveux longs, loques crasseuses sur lesquelles figure un drapeau de l’armée américaine, l’homme a plus l’air d’un vagabond que d’un soldat et semble aussi triste que solitaire.

Alors qu’il vient d’apprendre que son dernier camarade est mort des suites de son exposition aux agents défoliants utilisés pendant la guerre, Rambo est pris à parti par le shérif de la ville, Teasle (Brian Dennehy) qui cherche à l’expulser.

Rambo résiste et est embarqué au poste de police ou son mutisme buté lui fait subir de violentes brimades.

Le ton monte entre l’ancien soldat et les policiers et fragile psychologiquement, Rambo s’évade de manière spectaculaire en volant une moto.

C’est alors que le film d’action commence avec la première poursuite entre la voiture de Teasle et la moto de Rambo.

Après une course effrénée, Rambo n’a d’autre choix que de se cacher dans la montagne pour échapper à son poursuivant.

Vexé, Teasle lance tous ses hommes à sa poursuite et au cours d’une spectaculaire scène, un des policiers est tué en voulant lui même tuer Rambo depuis le cockpit d’un hélicoptère.

Rambo en profite pour récupérer une arme à feu.

La traque se poursuit donc à terre avec des fusils et des chiens.

Mais l’homme s’avère être un redoutable combattant, capable de se cacher, de tendre des embuscades et de semer des piéges mortels dans la dense végétation des forets du Nord des Etats Unis.

Ayant eu tous ses hommes grièvement blessés, Teasle n’a pas d’autre choix que de faire appel à la Garde Nationale.

C’est alors qu’il rencontre le Colonel Trautman (Richard Crenna) ex supérieur de Rambo qui l’a recruté et formé pour le faire devenir une véritable machine à tuer au cours de la guerre.

Trautman tente de entrer en contact avec Rambo pour l’amener à se rendre sans provoquer d’autres morts mais l’ex soldat paraît à présent incontrôlable.

Acculé dans une mine après qu’on lui ait tiré dessus, Rambo rampe dans les sous terrain au milieu de l’obscurité et des rats pour enfin parvenir à trouver une issue.

Il détourne alors un camion d’armes et de munitions et revient en ville faire un carnage pour se venger.

Il démolit la plupart des bâtiments et des symboles de cette Amérique qui l’a rejeté et cherche à abattre Teasle qu’il juge responsable d’avoir déclenché les hostilités.

Trautman parvient in extremis à le raisonner avant que l’irréparable ne soit commis et Rambo se rend …

En conclusion, si les suites des Rambo furent souvent à juste titre moquées en raison de leur caractère de propagande trop poussé, le premier « Rambo » peut être considéré comme un pur film d’action aux scènes souvent impressionnantes alliant le fond et la forme.

Stallone pas encore trop stéroïdé,  joue de manière sobre cet ex soldat abruti et complètement perdu dans une société civile qui le rejette et dans laquelle il n’a plus sa place.

Poussé à bout par une police brutale et stupide, l’ancien héros devenu paria retourne alors à l’état sauvage et remet en pratique les automatismes appris lors de la guerre.

La critique contre l’abandon des anciens soldats du Viet Nam incapables de se réinsérer est donc particulièrement criante et demeure pour moi toujours d’actualité pour les ex soldats d’Irak ou d’Afghanistan perturbés psychologiquement et incapables de se réinsérer dans la vie civile.

La réalisation de Kotcheff musclée et redoutablement efficace met formidablement bien en valeur son héros aux prouesses athlétiques impressionnantes.

Mis à part la fin du film faisant pour moi trop dans la surenchère avec un homme seul armé jusqu’aux dents qui détruit la moitié d’une ville, « Rambo » demeure une référence du genre.

 

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