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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 09:34

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Difficile d’aborder objectivement la carrière de Jean-Claude Van Damme tant l’acteur est devenu à présent la risée des comiques en raison de ses déclarations surréalistes résultant d’une consommation massive de drogues et autres produits dopants.

Pourtant, « Bloodsport » de Newt Arnold, sorti en 1988, constitue le point de départ de l’ascension météorique d’un petit belge gérant d’une salle de sport à Bruxelles qui allait devenir une des plus grande star du film d’action hollywoodien des années 90.

Rien de bien original, basé sur la vie mouvementé et sans doute largement fausse d’un militaire américain champion d’art martiaux appelé Frank Dux, « Bloodsport » raconte la quête de Dux (Jean-Claude Van Damme) désireux de faire honneur à son maitre japonais Senzo Tanaka (Roy Chiao) très malade, en participant à un grand tournoi d’arts martiaux clandestin à Hong-Kong.

Pour ceci Dux est prêt à déserter l’armée, ce qui lui vaut d’être pris en chasse par deux enquêteurs de la police militaire dont Rawlins (Forest Whitaker alors débutant).

Il se rend au chevet de son maitre et se remémore tout son processus d’apprentissage depuis le plus jeune âge avec une pratique rigoureuse voir extrême des arts martiaux dont notamment des séances épuisantes d’écartèlement pour développer la souplesse des jambes et d’autres les yeux bandés pour se repérer parfaitement dans l’espace.

Devenu un redoutable combattant, Dux n’oublie pas les enseignements de son père spirituel et se rend à Hong-Kong pour participer au Kumité.

Sur place, il fait preuve de discrétion pour ne pas dévoiler d’informations sur l’organisation secrète de l’épreuve et parvient à résister aux charmes de la journaliste Janice Kent (Leah Ayres) prête à tout pour couvrir l’évènement y compris payer de sa personne.

Dux sympathise avec Ray Jackson (Donald Gibb) un catcheur américain au physique colossal qui participe également à l’épreuve.

Le tournoi débute, chaque participant arrivant avec sa technique personnelle, soit inspirée de la boxe tai, soit du kung fu, soit du karaté ou même du sumotori.

Un combattant se détache rapidement du lot, Chong Li (Bo Yeung), qui outre son physique sculptural, se distingue par la cruauté de ses techniques qui l’amène souvent à blesser ou tuer un adversaire à terre.

Au fil des tours, la technique ébouriffante de Dux fait la différence même face à des adversaires plus imposant physiquement.

Il découvre cependant que Janice a finalement réussi à assister au tournoi en couchant avec un autre homme plus conciliant.

Ray affronte Chong Li et pense prendre sur lui un avantage décisif en le mettant à terre mais ne peut résister à sa contre attaque.

Impitoyable, Chong Li blesse grièvement Ray qui termine à l’hôpital.

Furieux, Dux s’apprête à venger son ami lors de la finale du tournoi.

Le duel face à Chong Li est épique, ce dernier n’hésitant pas à lancer du sable dans les yeux de Dux pour l’aveugler.

Se rappelant des enseignements de Tanaka, Dux se met alors à combattre les yeux fermés et surclasse alors définitivement son adversaire par la variété et l’explosivité de ses techniques de jambes.

Après le match, dans une ambiance en délire, Dux accepte docilement de se faire rapatrier aux Etats Unis par les deux inspecteurs venus le cueillir à la fin du tournoi.

En conclusion, « Bloodsport » est à prendre pour ce qu’il est, un film d’arts martiaux ayant prêt de vingt ans d’avance sur les matchs de free fight dans des cages.

Bien sur tout est romancé à l’extrême, les ficelles sont énormes (le vieux maitre asiatique sévère, la belle blonde potiche, le gros dur US buveur de bière) et le jeu d’acteur de Van Damme est risible, mais « Bloodsport » est surtout à regarder pour ses scènes d’actions.

Et c’est dans ce registre que Van Damme crève l’écran.

Jeune, beau, musclé et bronzé à l’extrême, il fait preuve de qualités techniques et athlétiques exceptionnelles qui rendent chacun de ses mouvements superbe à regarder.

On connait tous sa souplesse légendaire qui lui permet de faire des grands écarts sans effort apparent ou de décocher des coups de pieds à la verticale, mais ses acrobaties en l’air valent également le détour.

C’est en l’éclosion d’une nouvelle star du film d’action/arts martiaux que réside pour moi le seul intérêt de « Bloodsport », vraisemblablement l’un des rares films qui restera dans la longue filmographie sans réel intérêt de la star.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 23:38

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Sorti en 1974, « Le canardeur » de Michael Cimino est loin d’être le film le plus connu dans lequel joue Clint Eastwood.

L’histoire raconte une histoire d’amitié loufoque entre deux paumés, le jeune fougueux Pied de biche (Jeff Bridges) qui embarque à bord d’une voiture volée John Doherty (Clint Eastwood) faux pasteur poursuivi par un tueur désireux de lui faire la peau.

Dans leur fuite éperdue lancés à pleine vitesse en rase campagne les deux hommes fauchent le tueur ce qui ôte à Doherty un problème bien urgent.

Commence alors une longue et belle virée déglinguée sur les routes montagneuses de l’Idaho au cours de laquelle l’endurci et taciturne Doherty prend en sympathie le bouillonnant Pied de biche qui agit avant de réfléchir surtout lorsqu’il est question de filles, d’argent ou de voitures.

Pourtant deux autres tueurs viennent prendre en chasse Doherty et se montrer particulièrement menaçants.

Le meneur est Red Leary (George Kennedy) ex associé de Doherty avec comme acolyte le chauffeur pas bien malin Eddie Goody (Geoffrey Lewis).

Après avoir une nouvelle fois échappé à ses poursuivants grâce aux talents de conducteur de Pied de biche, Doherty est contraint de lui avouer que Red et Eddie le recherchent après un casse réalisé en commun en le soupçonnant d’avoir dérobé leur part en réalité cachée derrière le tableau d’une école malheureusement détruite.

Pied de biche est impressionné par ses révélations et par le passé de braqueur de Doherty surnommé le canardeur par son aisance à percer les coffres à l’aide de canons militaires.

Mais les deux hommes sont encore une fois rattrapés par Red et Eddie qui parviennent à les coincer.

Après une scène grotesque et une bonne séance de bourre pifs, Red et Eddie échouent lamentablement à les exécuter et décident de faire équipe pour réaliser un nouveau casse dans une autre banque ultra sécurisée.

La préparation est longue et minutieuse, Doherty et Red se faisant embaucher comme ouvrier dans un usine militaire pour dérober des pièces permettant d’assembler un canon de 20 mm.

Le jour J, Doherty et Red agressent un employé de banque à son domicile pour lui faire donner le code tandis que Pied de biche travesti en belle blonde séduit le surveillant libidineux pour le neutraliser.

Usant du canon, les deux hommes font une énorme brèche dans le mur de la banque mais les sirènes de polices retentissent mettant fin à leurs plans.

En cavale, les quatre hommes sont pris en chasse par la police ce qui provoque la mort d’Eddie caché dans le coffre et lâchement abandonné par Red.

Mais Red n’emporte pas sa victoire au paradis puisque grièvement blessé par la police, il finit dévoré par un chien de garde.

Seuls rescapés, Doherty et Pied de biche retrouvent alors par hasard l’école ou était entreposé le premier magot, qui avait été juste déportée.

Les deux hommes deviennent donc riches, même si Pied de biche, meurt sans pouvoir profiter de son butin.

En conclusion, on comprend aisément à son visionnage pourquoi « Le canardeur » est un film mineur dans la filmographie d’Eastwood.

Le scénario est filiforme, loufoque, souvent incohérent et donne plutôt l’impression d’une belle ballade à la montagne sur fond de country music entre deux copains s’entendant comme larrons en foire

Même les soit disant méchants sont plus pathétiques que réellement dangereux quand aux scènes d’actions comme le casse improbable d’un banque à coup de canon ou les ridicule bagarres à coup de poings mal assénés, elles prêtent plus à sourire qu’à s’émerveiller.

Restent l’abattage des deux acteurs principaux, très charismatiques et les décors de l’Idaho, assez somptueux.

C’est bien mince à mes yeux …

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 17:44

fureur_dragon.jpg3

 

 

Plus encore que Jackie Chan ou Jean Claude Vandamme, Bruce Lee restera malgré sa mort précoce comme le maitre suprême des arts martiaux au cinéma.

Sorti en 1972 (soit un an seulement avant sa mort), « La fureur de vaincre » de et avec Bruce Lee, est pour moi son film le plus célèbre.

L’histoire est pourtant d’une simplicité voir naïveté incroyable, un jeune Hong kongais nommé Tang Lung (Bruce Lee) est appelé par un ami appelé Wang (Chung Hsin Huang) pour aider sa cousine Chen Ching Hua (Nora Miao) afin de résoudre des problèmes avec son restaurant asiatique à Rome.

Arrivé sur place, Tang Lung doit surmonter l’important décalage culturel entre chinois et italiens, pour s’enquérir des problèmes de Chen Ching Hua soumis à la pression d’un gang de malfrats commandé par un chef (Jon T Benn) qui désire semer la terreur parmi les clients pour l’obliger à vendre le restaurant à perte.

Expert en boxe chinoise, Tang Lung essuie d’abord le scepticisme du personnel de l’hôtel Tony (Tony Liu), Jimmy (Unicorn Chan), Han Kun (Chen Ti) qui s’entraine d’arrache pied au karaté pour tenter de se défendre face à leurs agresseurs.

Puis Tang Lung démonte à lui tout seul le gang envoyé Ho (Wei ping ao) le bras droit chinois du boss pour semer la terreur au restaurant.

Vif et puissant, ses poings et ses pieds frappent comme l’éclair, et quand ses adversaires se saisissent d’armes (bâtons, chaine et couteaux), Tang Lung sort deux nunchaku pour les ridiculiser.

Le boss et Ho réalisent donc la dangerosité de Tang lung quand il parvient à échapper à des tueurs armés de pistolet ou de fusil à lunette et décident de recruter trois experts en arts martiaux de niveau mondial, un japonais (Wang In Sik) et deux occidentaux, Bob (Robert Duvall) et l’énigmatique  barbu Colt (Chuck Norris).

Malgré une embuscade et le tabassage des employés du restaurant, le japonais et Bob ne parviennent pas à vaincre Tang Lung dont la rapidité et le large éventail technique permet de surpasser ses adversaires.

Alors que Tang Lung répond au défi de Colt pour un affrontement singulier en plein milieu du Colisée, Wang réagit de manière surprenante en poignardant en traitre ses employés et montre alors son appartenance au gang.

Ignorant de la trahison de son ami, Lung affronte Colt dans un combat dantesque d’une sécheresse et d’une violence restée célèbre pour tous les amateurs d’arts martiaux.

Après plusieurs assauts, Colt gravement blessé au bras et à la jambe droite, refuse d’abandonner et ai tué par Lung qui rend un hommage digne à son courage de combattant.

Il retrouve alors Ho qu’il met en fuite, et manque d’etre à son tour poignardé par le fourbe Wang.

Le boss intervient ensuite, tirant des coups de feu au hasard.

Dans la confusion, Wang est tué et le boss arrêté par la police sous les yeux de Chen Ching Hua.

Son contrat rempli, Lung enterre dignement ses morts, salue Chen Ching Hua et poursuit sa route de justicier solitaire.

En conclusion, multi rediffusé depuis mon plus jeune âge, « La fureur du dragon » est probablement l’un des meilleurs films d’arts martiaux jamais tournés et met parfaitement à l’honneur sa star alors au zénith de sa forme physique.

Ce serait pourtant oublier la faiblesse du scénario et la minceur des personnages, forcément caricaturaux dans ce type de production.

Mais on ne regarde par « La fureur du dragon » pour cela, plutôt pour admirer la grâce féline de Bruce Lee, poids plume hyper tonique dont la plastique de rêve, fut pour beaucoup dans l’admiration qu’il suscita.

Superbement entrainé et musclé, l’acteur fait une vaste démonstration de ses capacités à capturer l’image.

Les combats sont âpres, et Chuck Norris, éternel toccard de la série B pro américaine dans les années 80, y obtient le seul rôle valable de sa carrière, en karatéka rude, taiseux et courageux.

Qu’on aime ou on aime pas, qu’on est passé ou pas l’âge de s’émerveiller sur les films d’arts martiaux, « La fureur du dragon » demeure une référence.

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 10:14

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Plongeons nous à présent dans le cinéma viril des années 70 avec « Le bagarreur » tout premier film réalisé en 1975 par Walter Hill.

L’histoire est relativement simple, en 1930 dans une Amérique ravagée par le chômage, Chaney (Charles Bronson) un homme solitaire et sans attache arrive à la Nouvelle Orléans par le train.

Sans emploi, il traine dans les bars, docks, entrepôts et  assiste un jour à un combat de boxe clandestin sur lequel les hommes parient.

Sur de lui, Chaney approche le bavard Speed (James Coburn) qui semple être un manager particulièrement ancré dans ce milieu.

Comme Chaney propose de miser lui-même sur sa victoire pour son premier match, Speed accepte de lui donner sa chance.

La surprise est alors totale lorsqu’il voit Chaney terrasser son adversaire d’un seul coup de poing bien placé.

L’association entre les deux hommes peut alors se mettre en place une fois la question du partage des gains réglée.

Speed propose même les service de Poe (Strother Martin) pour soigner son boxeur.

Les matchs s’enchainent alors dans les environs de la Nouvelle Orléans, et le trio s’aperçoit que dans ce milie trouble, malgré la  supériorité technique évidente de Chaney sur ses adversaires, les managers ne jouent pas toujours dans les règles, usant parfois d’armes à feu pour ne pas payer.

Aussi, le trio est il parfois forcé de réaliser des expéditions armées pour récupérer ses gains.

Coté cœur, Chaney fréquente la blonde Lucy (Jill Ireland) qui succombe à son charme d’homme viril et simple assumant son statut de prolétaire tentant par tous les moyens de sortir de la misère.

Mais Speed a des rêves de grandeur et décide d’emprunter une grosse somme d’argent pour affronter le champion de Chick Gandill (Michael Mc Guire) puissant manager régnant sans partage sur le milieu du combat clandestin.

A force de persévérance et de prise de risque, Speed parvient à convaincre Gandill et la match entre Chaney et Jim Henry (Robert Tessier) un colosse au crane rasé a finalement lieu dans une cage en fer, semblable aux pratiques modernes de l’Ultimate Fighting.

Après une lutte serrée, Chaney triomphe, rendant sa petite équipe riche.

Speed dépense sans compter et ne rembourse par l’argent qu’il a emprunté ce qui lui vaut de sérieuses menaces d’hommes de main de son créancier.

Il est de surcroit manipulé par Gandill qui le séquestre après avoir échoué à acheter Chaney pour devenir son nouveau champion.

Avec Speed sous pression et Street (Nick Dimitri) un nouveau boxeur recruté de Chicago par Gandill ,Chaney est contraint de combattre à nouveau.

Le combat beaucoup plus technique est encore plus difficile, les deux hommes allant au bout d’eux même mais Chaney triomphe une nouvelle fois.

Simple et généreux, il donne une large part de ses gains à ses amis et quitte la ville pour partir vers le Nord.

Emus, Speed et Poe, partent eux vers le Sud, en se souvenant de cet homme solitaire, énigmatique et loyal.

En conclusion, vous l’aurez compris « Le bagarreur » n’est pas un chef d’œuvre du cinéma mais un film d’hommes prenant place dans un contexte social difficile.

Déjà âgé de 54 ans à l’époque, Bronson a encore de beaux restes et est loin d’être ridicule dans des combats certes frustres mais intenses ou il fait preuve d’un bel engagement physique.

Sa présence monolithique et son charisme viril prennent une large place au sein du film et contrastent avec le tempérament extraverti de Coburn, parfait en manager débrouillard, peu fiable et  au verbe haut.

Autour des ses deux 7 mercenaires, les autres acteurs ne font que de la figuration avec une galerie de gros bras aux physiques assez impressionnants pour l’époque même si visiblement en 1975, les acteurs ne prenaient pas encore de stéroïdes (comme Brad Pitt ou Will Smith) pour gonfler leurs physiques.

On pense parfois à « Doux, dur et dingue » voir « Ca va cogner »  avec le camionneur Clint Eastwood, mais dans un registre moins parodique et disons le franchement nettement plus crédible.

Un film donc à l’époque des arts martiaux mixtes et des cabrioles kung fu de Tony Jah que d’aucun jugeront dépassé mais qui demeure pour moi tout à fait respectable pour peu qu’on apprécie les acteurs à l'ancienne. 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 10:46

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Voila bien longtemps que je désirais vous entretenir au sujet d’un excellent thriller relativement méconnu, « Breakdown » de John Mustow.

Sorti (déjà !) en 1997, « Breakdown » cache derrière son titre lapidaire (panne !) un grand concentré d’adrénaline et de suspens pur dans lequel va se trouver un couple de cadres supérieur du Massachussetts, Jeff (Kurt Russell) et Amy Taylor (Kathleen Quinlan) en route à bord de leur 4x4 flambant neuf pour déménager en Californie.

Alors qu’il circule en plein désert, le couple croise un vieux pickup dont les occupants deux hommes au physique de rednecks patibulaires se montrent particulièrement agressifs.

Jeff pense que l’altercation est terminée après une discussion mouvementée dans une station service mais en reprenant la route son 4x4 tombe brutalement en panne en plein désert.

Heureusement un camion s’arrête et le chauffeur routier Warren Red Barr (JT Walsh), plutôt avenant, propose de les emmener à la station service la plus proche pour trouver du secours.

Prudent Jeff reste avec la voiture tandis que Amy suit l’homme.

Il parvient à réparer l’électronique et rejoint la station service pour retrouver sa femme.

Mais arrivé sur place, Amy a disparu et le gérant, assez peu coopératif nie l’avoir aperçu.

Commence alors une spirale inquiétante pour Jeff qui rebroussant chemin, croise le camion qui a emmené Amy.

Il le prend alors en chasse et le force à s’arrêter.

Lorsque le routier nie avoir pris sa femme en stop, Jeff s’énerve et profite du passage d’un sheriff local (Rex Linn) pour provoquer l’interrogatoire de l’homme qui au final ne donne rien.

Complètement déboussolé, il porte alors plainte au commissariat et revient une nouvelle fois à la station service à la recherche d’indices.

Excédé par le comportement désinvolte des rednecks, Jeff devient alors brutal ce qui pousse le patron de la station service à sortir une arme à feu pour l’amener à sortir.

En sortant du bar, il rencontre Billy (Jack Noseworthy) un simple d’esprit qui lui indique ou est sa femme, dans une carrière prés d’une rivière.

N’écoutant que son courage, Jeff se rend sur place et se heurte à l’homme au pickup Earl (Mc Gainey) qui le menace au fusil.

Jeff prend alors la fuite et une course poursuite s’engage alors dans les routes étroites et montagneuses.

Le 4x4 de Jeff quitte la route et tombe dans la rivière.

Jeff parvient à s’extraire des flots en furie et à éviter les tirs de Earl.

Il est malheureusement assommé par Billy qui simulait en fait la bêtise pour l’attirer dans un traquenard.

A son réveil, Jeff comprend qu’il est au mains d’un gang de rednecks dont Warren est le chef.

Révélant son vrai visage, l’homme lui dit que si il veut revoir sa femme en vie, il doit aller chercher à la banque voisine la totalité de son compte, soit 90000 dollars, somme fictive que bien entendu il ne possède pas.

Soumis à la pression, Jeff se rend à la banque, ne parvient pas à demander de l’aide, repart armé d’un coupe papier, d’un manche à balais et d’une somme dérisoire environ 6000 euros.

Lorsque Earl revient le chercher et constate la supercherie, Jeff l’agresse et parvient à le blesser puis à le torturer pour l’amener à lui révéler ou il peut trouver Amy.

Le sheriff en patrouille intercepte le véhicule et le somme de s’arrêter.

Earl profite de la confusion de l’intervention du shérif pour le blesser grièvement mais le policier blessé trouve assez de ressource pour le tuer, libérant du même coup Jeff.

Devenu prêt à tout, Jeff retrouve le camion de Warren et y monte clandestinement.

Il parcourt des centaines de kilomètres caché derrière la cabine et arrive dans une paisible maison à la campagne ou Warren se comporte en bon père de famille avec sa femme et son fils.

Mais aidé de Billy et de Al(Ritch Brinkley), Warren décharge bien dans une grange le corps heureusement encore en vie de Amy.

Jeff comprend que le gang a pour habitude d’enlever, de dépouiller et de tuer des couples et qu’il n’a qu’une dizaine de minutes pour sauver Amy prisonnière dans le sous sol de la grange.

Il pénètre alors dans la famille des rednecks et les menace pour sauver sa femme.

Billy profite de l’intervention du fils de Warren pour se sauver tandis que Jeff parvient à faire libérer Amy.

Le couple décide alors de fuir après avoir enfermé la monstrueuse famille dans le sous sol.

Mais l’intervention de Billy change la donne et entraine une course poursuite finale des plus spectaculaire ou le couple circulant en pickup est pris en chasse par deux voitures et Warren au volant de son énorme camion.

Al et Billy sont tués au cours de la poursuite, tandis que Warren lance son monstre de ferraille sur le pickup afin de le faire basculer du haut d’un pont.

Le suspens est alors à son maximum lorsque Amy est bloquée par la ferraille, et que Warren tente de faire chuter Jeff à coup de chaine.

Mais c’est finalement Jeff qui a le dessus faisant basculer Warren du haut du pont.

Il parvient à extraire Amy de la carcasse du pickup juste avant que le camion ne s’écrase sur le corps gisant de Warren.

Le film se termine sur l’image du couple choqué se recroquevillant sur le pont.

En conclusion, « Breakdown » est à mes yeux le thriller parfait

Scénario d’enfer, débutant de manière complètement anodine mais de manière suffisamment insidieuse pour accrocher, puis déroulant  ensuite son implacable mécanique de suspens pour plonger le spectateur dans un long shoot d’adrénaline pure culminant par la scène finale quasi orgasmique.

Aucun temps mort, aucun court moment d’ennui ne viennent en effet émailler le film ou un cadre BCBG se mue par la force des choses (l’amour pour sa femme, l’instinct de conservation) en redoutable adversaire.

A aucun moment, la proie ne devient chasseur ou sadique, la victime n’usant de la violence que pour se défendre ou pour exiger des informations vitales.

Le police locale n’est pas non plus présentée comme incompétente ou corrompue mais tient un rôle assez neutre.

Kurt Russell en cadre propre sur lui face à des rednecks brutaux est des plus convainquant mais ceci ne doit pas non plus conduire à sous évaluer la performances des autres acteurs, Walsh inquiétant en père peinard au regard dur,  Gainey au look de Lemmy Kilmeister et Quinlan parfaite en épouse intelligente.

Ne passez donc pas à coté de ce film génial et sans esbroufe, à mi chemin entre « Speed » et « Délivrance ».

Et un petit conseil, pensez aussi à faire réviser la voiture avant les longs trajets …

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 22:36

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Envie de se vider la tête en regardant un film d’action avec « Le territoire des loups » de Joe Carnahan.

Sorti en 2012, « Le territoire des loups » repose sur une trame ultra basique ou à la suite d’un crash aérien au dessus de l’Alaska, un petit groupe d’hommes va devoir survivre au beau milieux des immenses étendues glacées alors qu’il devient la cible d’une meute de loups dont la tanière est à proximité.

Passé en effet le choc de l’accident, les survivants s’organisent sous l’impulsion de John Ottway (Liam Neeson) qui gagne sa vie en tuant les loups menaçant les ouvriers d’un chantier pétrolier.

Malgré ses qualités de leader, Ottway est un homme fragile hanté par la perte de sa femme et par une enfance difficile avec un père épris de poésie mais globalement très dur.

Le mercenaire trouve néanmoins les ressources pour organiser la survie au milieu des tempêtes de neige, du froid, de la pénurie de nourriture mais surtout des attaques imprévues d’une meute de loups particulièrement agressifs en raison de la proximité de leur tanière.

Au sein de l’équipe, Ottway a surtout du mal avec John Diaz (Franck Grillo) fier et agressif, qui conteste en permanence son autorité, les autres membres de l’équipe étant plus coopératifs.

Pour se prémunir des attaques, le groupe décide de gagner la foret mais subit de lourdes pertes comme le gouailleur Flannery (Joe Anderson) ou le grassouillet Burke (Nonso Anozi) victime d’hypothermie.

La lutte s’engage à coup de lance garnies d’explosifs contre des loups féroces et déterminés.

Affaiblis et vulnérables, les hommes décident de suivre un cours d’eau mais au cours de la descente Talget (Dermot Mulroney) pris de vertige fait une chute mortelle en franchissant un ravin.

Il ne reste plus donc que trois hommes.

Blessé et démoralisé, Diaz jette l’éponge après des adieux émouvants, tandis que Hendrick (Dallas Roberts) se noie dans la rivière en tentant d’échapper aux loups.

Ottway se retrouve donc seul devant au male dominant de la troupe et rassemble ses dernières forces pour faire face à son destin …

En conclusion, « Le territoire des loups »  n’est pas un chef d’œuvre du cinéma mais un honnête survivra nordique au suspens suffisamment soutenu pour tenir en haleine.

Très investi dans son personnage, Liam Neeson domine de la tête et des épaules le film en incarnant un personnage ambigu dont les tendances suicidaires sont contrebalancées par un fort instinct de survie face à l’adversité.

Très dur en raison de son sujet et de son atmosphère dramatique, « Le territoire des loups » présente aussi la mort de manière assez humaine.

A réserver aux fans de thriller montagneux ou du grand Liam …

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:53

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Suite logique et quasi immédiate au premier opus, « Kill Bill volume 2 » de Quentin Tarantino sort dans la foulée en 2004.

On y suit la poursuite de la vengeance de la Mariée (Uma Thurman) avec au fur et à mesure du récit la divulgations d’informations concernant le massacre en lui-même dans l’église de Two Pins au Texas et les motivations du principal commanditaire Bill (David Carradine) leader du Détachement International des Vipères Assassines.

On découvre donc que Bill était l’amant de la Mariée et qu’il l’a poussée à suivre les enseignements d’un expert en arts martiaux chinois appelé Pai Mei (Gordon Liu).

Dans ce long flash back, on suit tous les clichés des films d’art martiaux sur l’enseignement du vieux maitre à la jeune recrue ignorante sans réellement savoir quelle est la part de moquerie (Pai Mei est en réalité un jeune acteur affublé d’un ridicule accoutrement de vieillard) et la part de sérieux (la rudesse du traitement infligé à la Mariée).

Etrange donc pour ne pas dire irritant, mais toujours est il que ceci explique les stupéfiantes capacités en arts martiaux de la Mariée.

Sa vendetta l’amène à la rencontre de Sidewinder (Michael Madsen) devenu une caricature de beauf américain bedonnant, buveur et vivant dans une caravane.

Pourtant Sidewinder surprend la Mariée et lui tire au fusil en plein plexus.

Comment la Mariée survivra à cet impact, cela le film ne le dira jamais.

Toujours est il que Sidewinder décide d’enterrer sa victime vivante dans l’une des scènes les plus pénibles à endurer de tout le film.

La Mariée parvient grâce aux techniques de Pai Mei à se sortir de ce cauchemar claustrophobe et n’a qu’à affronter California moutain snake (Daryl Hannah) après qu’elle eut elle-même tué ce brave Sidewinder aveuglé par sa cupidité.

Après une lutte au sabre d’une violence extrême dans la roulotte, la Mariée se débarrasse du dernier employé de Bill et se rend chez son ex mentor et amant.

Mais Bill lui montre une facette inattendue de sa personnalité en se montrant comme un bon père ayant pris soin de leur fille commune recueillie après la tentative de meurtre à l’Eglise.

Commence alors une scène interminable se voulant la plus introspective du film.

Finalement l’affrontement a lieu et le happy end annoncé également.

En conclusion, meme si on peut avoir de la sympathie pour le régrétté David Kung Fu Carradine, « Kill bill volume 2 » est pour moi moins bon que le premier opus.

On perd en effet la grâce relative de l’univers du combat de sabre asiatique, pour basculer dans quelques chose de plus commun, brutal et finalement plus laid.

 

Avec ses quelques scènes fortes jetées pèle mêle, des références aux westerns et aux films d’arts martiaux s’entrechoquant on ne sait pas très bien pourquoi ni comment et surtout de grandes longueurs dans des dialogues entre Carradine et Thurman à franchement mourir d’ennui, « Kill Bill volume 2 » s’est finalement avéré une mixture trop indigeste pour moi.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:17

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En proie à des influences extérieures, j’ai regardé le premier volume des Kill Bill, avec « Kill Bill volume 1 » de Quentin Tarentino.

Sorti en 2003, « Kill Bill volume 1 »  raconte l’histoire de la sombre vengeance d’une femme appelée la Mariée (Uma Thurman) laissée pour morte d’une balle dans la tete alors qu’elle répétait sa cérémonie de mariage au Texas.

Lorsque la Mariée sort de quatre ans de coma, elle prend conscience qu’elle a perdu toute sa famille et ses amis, massacrés lors de la cérémonie.

Elle décide alors de mettre à profit ses dons d’ex tueuse pour retrouver les cinq personnes qu’elle soupçonne d’avoir commis ses crimes, ses ex associés de la bande du Détachement International des Vipères Assassines commandée par un certain Bill (David Carradine).

Après avoir éliminé Copperhead (Vivia A Fox) sous les yeux de sa propre fille, la Mariée se lance alors dans la traque d’une ennemie encore plus redoutable, Cottonmouth (Lucy Liu) tueuse sino-américaine devenue l’une des figures les plus établies des clans Yakuza de Tokyo.

Très protégée, notamment par une horde de quatre vingt huit gardes du corps et par sa gardienne privée la teenager Gogo Yubari (Chiaki Kuriyama) aux airs d’héroïne de manga, Cottonmouth est une proie difficile voir impossible à atteindre.

Pour s’armer dans sa quête, la Mariée se rend chez Hattori Hanzo (Sonny Chiba), expert ancestral dans la fabrication de sabre de samouraïs, appelé katana.

Ayant sensibilisé le vieil homme reconverti en restaurateur de sa responsabilité de fournisseurs d’armes aux Vipères, la Mariée parvient à le convaincre de lui forger un ultime et merveilleux sabre.

Regonflée à bloc, la Mariée affronte Cottonmouth et son armée dans une succession de combats non stop, ou le sang gicle à torrent et les membres volent comme si ils étaient ceux de volailles à l’abattoir.

Après cette interminable hystérie de violence, la Mariée peut après s’être débarrassée de la coriace Gogo, affronter Cottonmouth dans un combat singulier et se venger dans la plus pure tradition des samouraï.

Le premier volet s’achève donc sur la première partie de la vengeance de la Mariée et l’assassinat de deux personnes sur cinq dans la fameuse liste.

En conclusion, « Kill bill volume 1 » est un film étrange, construit sur un scenario de type western (la grâce et le mystère en moins) et réalisé comme un pur film d’arts martiaux asiatiques traditionnels.

Coté positif une certaine folie et une certaine esthétique notamment lors du combat final superbe dans un décor de neige, viennent étonner.

Il est également indéniable que Tarantino sait filmer des scènes d’action, sauf qu’il verse systématiquement dans l’outrance et finit par lasser lors de ses interminables combat au sabre ou les morts tombent comme dans un jeu vidéo.

Toujours gêné par cette représentation ludique de la violence, c’est le principal reproche que j’adresserai à ce film rythmé.

Coté acteur, si Lucy Liu m'est remarquable de beauté cruelle, je suis resté complètement insensible au charme de Uma Thurman et demeuré sceptique sur ses invraisemblables performances physiques.

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 20:21

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2

 

Alors qu’on le pensait mort et enterré, Sylvester Stallone décide de ressusciter son personnage de Rambo dans « John Rambo » en 2008 soit vingt ans après le dernier opus.

On peut penser que Stallone sans doute encouragé par le succès du retour de son autre personnage fétiche Rocky Balboa en 2006 a décider d’offrir un ultime baroud d’honneur au héros militaire qui fit de lui une des plus grandes stars du cinéma d’action dans les années 80.

Dans ce quatrième (et dernier ?) volet des aventures de l’ancien héros du Viet Nam, Rambo s’est retiré en Thaïlande ou il mène une vie simple de chasseur de serpents.

Mais approché par une organisation humanitaire chrétienne désireuse de porter des vivres et des médicaments au peuple karen minorité chrétienne persécutée par l’armée Birmane, Rambo finit par accepter de remonter le fleuve pour les acheminer sur place.

Le groupe est dirigé par Sarah Miller (Julie Benz) prototype même de l’héroïne américaine blonde, mince, belle et gracieuse.

Bien entendu la remontée du fleuve s’avère périlleuse et Rambo doit sortir de sa réserve pacifiste pour défendre l’embarcation menacée par des pirates.

A cette occasion il révèle au groupe ses prodigieux réflexes de machine à tuer.

Arrivée à destination, Rambo laisse le groupe s’enfoncer dans la jungle à la recherche du village karen à aider.

Au cours d’une violente attaque contre le village, les humanitaires se font capturer et enlever par l’armée birmane.

De retour en Thaïlande, Rambo est à nouveau sollicité pour acheminer un groupe de mercenaires américains chargé par l’église évangéliste de retrouver les humanitaires disparus.

Il accepte mais à bord du bateau de vives tensions éclatent avec Lewis (Graham Mc Tavish) chef des mercenaires tendu à l’extrême par la dangerosité de sa mission.

Impavide, Rambo encaisse les humiliations mais suit discrètement les mercenaires dans leur mission de recherche.

Ayant retrouvé la trace des humanitaires, le groupe décide d’intervenir ce qui finit par provoquer un affrontement avec l’armée birmane.

Pendant la mêlée, les humanitaires parviennent à s’échapper, Rambo se chargeant (comme par hasard ! ) de Sarah.

L’armée les traque dans la jungle dans une sanglante poursuite …et dans ce contexte sauvage, Rambo ne tarde pas à retrouver ses automatismes de tueur implacable.

En conclusion, « John Rambo » recycle sans trop forcer les bonne vieilles recettes des deux premiers opus, changeant juste assez habilement le propos et l’ennemi à dézinguer.

Stallone au corps body buildé et difforme, refait son numéro de brute solitaire écœurée de la vie se laissant convaincre de rempiler par les arguments d’une belle humanitaire chrétienne tout en prenant ses distances avec ce type de combat.

Fort judicieusement interdit aux moins de 16 ans, le film se démarque par un niveau de violence ahurissant avec des scènes d’action d’un réalisme terrifiant ou des hommes sont démembrés ou coupés en deux par l’effroyable puissances des fusils mitrailleurs.

Comme dans « Rambo II » les méchants restent des asiatiques cruels hurlant et gesticulant en permanence.

Avec son scénario filiforme et ses scènes d’actions surgonflées, « John Rambo » constitue un bon film d’action hardcore ce qui est un peu juste pour pleinement me séduire.

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 16:24

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Sans doute l’un des films les plus attendus de l’été 2010 par un certain public (masculin ?) « The expendables : unité spéciale » de et avec Sylvester Stallone.

L’idée de ce film est à la fois simple et excitante, réunir tous les gros bras des films d’action des années 80 dans un même film pour faire revivre cette époque bénie de guerre froide ou le monde était binaire, entre gentils héros américains sportifs et horribles communistes russes, cubains ou viet namiens.

Fort de son aura et de ses récents succès au box office (« Rocky Balboa », « Rambo IV ») Stallone a donc pratiquement réussi l’exploit de faire venir ses anciens copains et concurrents dans son film, aux exceptions notables de Steven Seagal et de Jean-Claude Van Damme qui toujours très lucides refusèrent la proposition.

Les expendables sont un groupe d'ex mercenaires de la CIA devenus indépendants qui se réunissent et agissent pour des causes qu’ils estiment justes comme intervenir dans le Golf d’Aden pour libérer les otages d’un cargo détourné par des pirates somaliens.

Dans ce groupe de costauds tatoués à la gâchette facile, Barney Ross (Sylvester Stallone) tient le rôle du chef, avec une prédilection pour les pistolets.

Il travaille avec Lee Christmas (Jason Statham), spécialiste du couteau et du combat pieds-poings, Yin Yang (Jet Li) maître en arts martiaux, Gunnar Jensen (Dolph Lundgren) colosse suédois au psychisme perturbé, Hale Caesar (Terry Crew) spécialiste de la mitrailleuse et Toll Road (le champion de free fight Randy Couture) .

Si les deux derniers cités ont essentiellement des rôles de faire valoirs, c’est bien Statham qui occupe la seconde place derrière Stallone en terme d’exposition.

Après la mission en Somalie, l’équipe est contactée par Chapelle (Bruce Willis) qui leur propose de renverser le General Garza (David Zayas) qui a pris illégalement le pouvoir sur une île hispanophone nommée Vilena.

Cette courte scène revêt un caractère culte en raison de l’apparition d’Arnold Schwarzenegger ancien membre du groupe, qui se voit aussi proposer le contrat par Willis en même temps qu’à Stallone.

L’humour et l’auto dérision sont au rendez vous dans cette scène très fun entre les trois ex stars du Planet Hollywood (rappelez vous cette chaîne de restaurants américains qui fit un bide en France).

Ross accepte d’aller en reconnaissance avec Christmas.

Les deux compères se rendent en hydravion sur Vilena et prennent contact avec Sandra (Gisèle Itie) la propre fille idéaliste du général qui se bat pour libérer son île.

Il apparaît que Garza a été corrompu par Monroe (Eric Roberts) , ex membre de la CIA qui compte implanter le trafic de drogue sur Vilena.

Ross et Christmas sont rapidement découverts, parviennent à s’échapper en tuant une cinquantaine de personnes et en faisant sauter le pont d’envol de l’île.

Sandra est capturée et torturée par Monroe contre l’avis de Garza qui voulait épargner sa fille.

De retour aux USA, Ross est dévoré par le remord et après avoir pris conseil auprés de Tool ancien membre de l’unité devenu tatoueur (Mickey Rourke en caricature de lui même)  décide de retourner sur l’île pour libérer Sandra et faire chuter le régime de Garza.

Mais entre temps, Jensen évincé de l’unité en raison de ses problèmes psychiques s’est vendu à Monroe et essaye d’éliminer ses anciens coéquipiers lors d’une violente fusillade en voiture.

La scène se termine en combat singulier entre Jensen et Ying Yang avant que Ross ne finisse par tuer le suédois d’une balle « au dessus du cœur ».

Ensuite le films devient « Les douze salopards » matiné de Rambo II puisque les expendables prennent d’assaut Vilena, tuant plusieurs centaines ( ?) de soldats et faisant exploser la moitié de l’ile.

Dans la scène finale Road se débarrasse de Paine (le catcheur Steve Austin ) le garde du corps de Monroe tandis que Ross élimine Monroe et sauve Sandra.

En conclusion, « The expendables : unité spéciale » est un film d’action old school, très bourrin avec un scénario frisant l’indigence et des dialogues souvent ridicules de vacuité.

Tout ici n’est que prétexte à de l’action testostéronée jusqu’à l’écœurement et les méchants caricaturaux au possible ne servent ici que de punching balls à nos papys musclés vieillissants.

L’humour est quelque fois présent (la scènes avec Schwarzy et Stallone) mais on n’est pas sur que la débilité de certaines scènes soit totalement du second degré.

Par exemple quand Statham tabasse l’amant de sa copine sur un terrain de basket avec cinq de ses amis avant d’embarquer la belle reconnaissante sur sa moto, on se demande si on doit rire ou s’offusquer de tant de bêtise.

« The expendables : unité spéciale » offre donc le degré zéro de la réflexion mais le degré 100 de l’action avec un Stallone lifté et encore body buildé malgré ses soixante balais, un Dolph Lundgren convaincant en psychopathe et un Statham intronisé possible successeur à Rocky.

A réserver donc à un public pas trop exigeant en matière de cinéma.

Devant le succès du premier volet, un numéro deux est en préparation.

Les rumeurs sur les prochaines vieilles gloires des années 80 (Chuck Norris ? ) ou étoiles plus confirmées (The Rock ? Vin Diesel ? ) invitées par Stallone peuvent donc aller bon train.

 

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