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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 19:39

J’ai beaucoup lu il y a une dizaine d’années du Richard Matheson, immense écrivain de Science fiction, aussi est-ce avec une grande émotion que je vais lui rendre hommage en chroniquant « Je suis une légende » adaptation cinématographique d’un de ses romans par Francis Lawrence en 2017.

En 2012, un homme seul, Robert Neville (Will Smith) scientifique et colonel dans l’armée américaine, tente de survivre dans un New-York décimé par un mystérieux virus dit Krippin apparu en 2009 alors qu’il était à la base destiné à soigner le cancer.

Immunisé naturellement contre le virus, Neville a pour seul compagnon sa chienne Sam et sillonne en voiture les rues désertes de la mégalopole américaine à la recherche de daims ayant envahi la ville depuis la disparition des hommes.

En concurrence avec les lions, Neville prend soin chaque jour de rentrer chez lui avant la tombée de la nuit pour se barricader.

A l’intérieur, il a su recréer un confort comparable à la vie d’autant avec une nourriture abondante, télévision, une mini salle de gym avec tapis de courses high tech, le tout alimenté par plusieurs générateurs.

Au cours d’une chasse, Sam l’amène à pénétrer dans un hangar sombre dans lequel Neville tombe sur les humains transformés en mutants sanguinaires par le virus.

Il s’en sort de justesse, profitant de la sensibilité de leur épiderme au soleil et réussit même à capturer un spécimen féminin pour tester dans son laboratoire souterrain un antidote au virus.

Plusieurs flashbacks peuplent ses rêves avec principalement la fuite de sa femme Zoé (Sali Richardson-Whitfield) et de sa fille Marley (Willow Smith) lorsque l’état d’urgence a été programmé à New-York.

Resté sur place, Neville n’en tombe pas moins dans un piège concocté par le chef des mutants (Dash Mihok).

Pris au lacet, il s’en sort en se blessant à la jambe.

Alors que le jour décline, Neville rampe jusqu’à son pickup tandis que des chiens mutants sont lâchés sur lui.

Sam lui sauve la vie en s’interposant mais reçoit de terribles morsures.

Neville tue les chiens mais doit tuer Sam, contaminée.

Furieux, il se lance dans un raid solitaire nocturne afin d’en finir.

Cernés par les mutants ultra agressifs qui immobilise son pickup, Neville perd conscience.

A son réveil il est chez lui, soigné par une femme Anna (Alice Braga) et son fils Ethan (Charlie Tahan) qui lui demande de quitter New-York pour rejoindre une colonie de survivants dans le Vermont.

Neville ne peut y croire et se montre irritable mais doit se ranger à d’autres priorités lorsque les mutants attaque sa maison.

Malgré les lumières et les explosifs, les mutants franchissent ses lignes de défenses et pénètrent à l’intérieur.

Neville lutte farouchement contre le chef des mutants puis met Anna et Ethan à l’abri derrière la vitre renforcée du laboratoire.

Constatant que la mutante qu’il a soigné a guéri, il charge Anna et Ethan de fuir en emportant l’antidote qu’il a crée et se lance dans un ultime baroud d’honneur en se sacrifiant grenade à la main.

En mourant, Neville sauve donc l’humanité et devient une « légende ».

En conclusion, « Je suis une légende » mérite largement son titre dans l’œuvre si forte de Matheson écrite en 1954 a été habilement adaptée dans un cadre contemporain.

Will Smith qui est loin d’être mon acteur préféré est juste parfait en solitaire dynamique devenu expert en survie et les scènes d’actions avec les mutants sont réellement effrayantes.

Bien construit, puissamment réalisé, « Je suis une légende » est un excellent blockbuster qui touche juste sans trop en faire…

Mort en 2013, Matheson n’a je le pense pas eu à rougir de cette adaptation.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 08:56

Dans « Californication, saison 2, épisode 7 » Hank (David Duchovny) a peu de succès lorsqu’il fait jurer à Lew Ashby (Callum Keith Rennie) de ne plus coucher avec la vénéneuse Mia (Madeline Zima) qui a tôt fait de le renvoyer à ses propres égarements.

Cependant pour masquer son embarras, Ashby se sent obligé de lui offrir une guitare ayant appartenu à Kurt Cobain.

Face à la Mrs Patterson (Justine Bateman), la proviseur de Rebecca (Madeleine Martin) également fan de son œuvre, Hank cède encore à ces vieux démons et couche avec elle.

Lorsqu’il termine sa basse besogne, il tombe nez à nez avec Damien (Ezra Miller) le jeune homme qui voulait sortir avec sa fille et qui n’est autre que le fils de Patterson.

Ulcéré, Damien rompt toute relation avec Rebecca qui en souffre et en veut terriblement à son père.

Hank fait néanmoins preuve de persévérance et d’habileté en parvenant à convaincre la très réticente Janie Jones (Madchen Amick) l’ex d’Ashby de le rencontrer dans un restaurant californien avant de s’épancher quelque peu sur le passé de la rockstar.

Il est cependant obligé de négocier avec Damien en promettant de ne plus coucher avec sa mère et en lui cédant la guitare de Kurt Cobain afin de le laisser fréquenter de nouveau Rebecca.

Pour finir, la situation se détériore pour Charlie (Evan Handler) et Marcy (Pamela Adlon)  puisque l’ex agent-maquereau de Daisy (Clara Gallo) débarque chez eux avec un homme de main pour réclamer des dommages et intérêts pour lui avoir « voler » sa protégée.

Menacés et fauchés en raison de la consommation astronomique de drogue de Marcy, le couple est obligé de céder sa belle voiture de sport en guise de réparation.

Charlie fait promettre à Marcy de partir chez sa mère pour se désintoxiquer puis cède pour accueillir ma paumée Daisy dans leur maison/lit.

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 7 » continue sur sa lancée avec un peu moins de folie débridée et une histoire un tantinet plus construite dans laquelle Charlie et Marcy ont affaire à la petite criminalité gravitant dans le monde du porno et Hank se sort d’une situation aussi délicate que plaisante en autorisant sa fille a découvrir l’amour avec un jeune homme bien sous tout rapport.

Du coté de la biographie du producteur de rock, on avance mais pas trop vite…

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 08:30

Dans « Californication, saison 2, épisode 6 » la situation s’aggrave encore pour Charlie (Evan Handler) et Marcy (Pam Adlon) obligés de prêter leur maison pour le tournage du film porno qu’ils financent pompeusement intitulé « Vaginatown ».

Marcy replonge dans la cocaïne et entraine l’acteur principal dans la défonce ce qui le rend impropre à l’acte.

Sans se démonter, le réalisateur Ronny Praeger (Hal Ozsan) invite Charlie à le remplacer au sexe levé.

Charlie qui a déjà du pas mal ramer pour vaincre les inhibitions de sa protégée Daisy (Carla Gallo), se voit donc obligé d’avoir un court rapport filmé avec elle pour les besoins du film sous l’œil encourageant de sa femme !

De son coté, Hank (David Duchovny) surprend l’écrivain gourou Julian (Angus McFadyen) en train de tromper Sonja (Paula Marshall) dans la maison de Lew Ashby (Callum Keith Rennie) et après l’avoir pris en photo s’en émeut auprès de Karen (Natascha Mc Elhone) qui de son coté n’en fait pas grand cas.

Poursuivant sa mission de biographe, Hank tente désespérément d’approcher Janie Jones (Madchen Amick) l’ex compagne d’Ashby qui semble l’avoir tant marqué mais se heurte à la défense hostile de son mari Ron (Vincent Angell).

De retour chez Ashby, Hank constate que effectivement Sonja accepte les incartades amoureuses de son mari.

Dépité, il se rabat sur Annika (Carly Pope) une journaliste de Rolling stones magazine, fan de son œuvre avec qui il couche finalement.

Lorsqu’il sort de la chambre, c’est pour constater que Ashby a couché avec Mia (Madeline Zima) qui est toujours mineure !

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 6 » est l’un des épisodes les plus fous de la saison et peut être considéré comme un délire absolu dans lequel Evan plonge jusqu’aux couilles dans l’univers poisseux des films X en devenant agent, puis investisseur et même acteur !

Sous des dehors offusqués par l‘infidélité de son rival littéraire, Hank n’en continue pas moins de continuer à mener une vie sexuelle débridée qui l’amène à coucher avec tout ce qui bouge.

Dans pareilles conditions, l’intrigue avance peu et les réalisateurs paraissent surtout prendre leur pied à faire durer en longueur la saison 2 !

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:01

Comme vous le savez en parallèle de sa carrière d’acteur comique, Ben Stiller sait aussi se lancer dans des projets plus personnels et intimistes allant parfois à contre courant de son image habituelle.

En 2013 il réalise donc «  La vie rêvée de Walter Mitty » ou il se met lui-même en scène en Walter Mitty employé de bureau travaillant au service photo de Life magazine, le célèbre journal New-Yorkais.

Petit chef consciencieux, Mitty fait honnêtement son boulot mais mène une vie de célibataire citadin des plus ennuyeuses.

Inscrit sur un site de rencontre pour draguer Cheryl Melhoff (Kristen Wiig) une collègue de travail qu’il n’ose pas aborder, Mitty rencontre des problèmes techniques sur le site et commence à rêver d’une situation impossible alors qu’il est au téléphone avec Todd (Patton Oswald) de la hotline.

Les absences de Walter sont légendaires et lui valent d’être remarqué défavorablement par Ted Hendricks (Adam Scott) le nouveau patron de Life chargé de dégraisser un maximum les effectifs pour préparer la transition vers un magazine en ligne jugé plus rentable.

Jeune et arrogant, Hendricks charge Walter de faire la dernière une avec un cliché exceptionnel envoyé par Sean O’connell (Sean Penn), un photographe-aventurier connu de longue date.

Mais Walter qui a reçu les photos ainsi qu’un portefeuille en guise de cadeau de remerciement de Sean, ne peut retrouver ledit cliché n°25.

Soumis à la terrible pression d’Hendricks et aux conseils timides de Cheryl, Walter va devoir sortir de son schéma de routine habituelle pour aller à la recherche de Sean, localisé la dernière fois au Groenland (!)

L’épreuve est rude pour cet homme timoré n’étant jamais sorti des Etats-Unis à quarante ans passés mais Walter relève le défi.

Au Groenland, une improbable rencontre dans un bar avec colossal chanteur ivre (Olafur Dari Olafsson) le pousse à embarquer dans son hélicoptère pour trouver Sean sur un bateau.

Prenant tous les risques, Walter surmonte ses peur et se jette dans la mer glacée ou il évite de peu de mourir dévoré par un requin.

Recueilli par les pécheurs, Walter apprend que Sean est en réalité prés du célèbre volcan islandais Eyjafallajokull.

Il se rend donc sur place, gravit les pentes escarpées en vélo, échange un skateboard à un adolescent contre un bonhomme en latex mais rate in extremis Sean.

Echappant de peu à l’éruption du volcan, Walter retourne bredouille aux Etats-Unis pour constater que les licenciements massifs ont déjà touché Cheryl et son collègue Hernando (Adrian Martinez).

Viré également par Hendricks, Walter jette de dépit le portefeuille de Sean dans la poubelle de la maison de sa mère puis a un flash….

Après avoir appelé Cheryl, il comprend que Sean lui a laissé des indices pour le retrouver sur la zone afghane de l’Himalaya ou il tente de photographier des léopards de neiges.

Walter se rend sur place et après un éprouvant périple arrive à plus de 5500 mètres de hauteur, retrouve enfin l’explorateur énigmatique, qui lui révèle placidement avoir laissé le cliché dans son portefeuille.

Effondré mais heureux, Walter quitte son ami après une ultime partie de foot avec les sherpas locaux.

De retour aux Etats-Unis, il est aidé par Todd qui se porte garant de lui face à la police américaine puis dégouté par le fait que Cheryl ait visiblement trouvé un petit ami, lui laisse son skateboard pour son fils.

Lorsqu’il apprend plus tard que sa mère (Shirley Mc Laine) a gardé son portefeuille, Walter retrouve le fameux cliché qu’il donne malgré son licenciement à Hendricks.

Au moment de toucher ses indemnités de licenciement, Walter croise une ultime fois Cheryl qui lui confirme que l’homme aperçu chez elle n’était pas son petit ami.

Devenu un homme nouveau plus sur de lui, Walter lui propose de sortir ensemble…

En chemin le couple constate que la une de O’connell rend en réalité hommage à Walter, symbole de tous les employés qui ont contribué à la grandeur du magazine Life durant toutes ses années…

En conclusion, « Walter Mitty » est un film gentillet utilisant le thème bien connu mais toujours séduisant du voyage initiatique permettant à un employé de bureau timide et emprunté, de se réaliser pleinement en tant qu’homme.

Sujet bateau, scénario invraisemblable inspiré d’un conte de fée moderne, « Walter Mitty » se sauve de la médiocrité par la qualité de ses interprètes, Ben Stiller en tête, toujours parfait dans ce type de rôle de looser-rêveur, par ses beaux paysages montagneux, d'efficaces effets spéciaux et par une petite touche d’humour folie Stillerienne.

Pas inoubliable donc mais sympathique, léger et poétique !

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Published by Seth - dans Fantastique
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 13:51

Sorti en 2015, « La Seconde guerre mondiale » est un énorme pavé de plus de 550 pages de l’historien Claude Quétel qui propose une relecture éclairée du plus grand conflit de l'histoire de ll’humanité.

Quétel choisit pourtant une lecture plutôt classique, linéaire et chronologique des évènements avec pour commencer les vingt ans succédant à la fin de l’armistice de la Première guerre mondiale, le sentiment d’injustice et d’humiliation terribles de l’Allemagne, le rôle fantoche de la Société Des Nations sorte de brouillon de l’ONU et l’extrême frilosité des politiciens français face à la remilitarisation du camp adverse.

Alors qu’en France, les mouvements pacifiques portés par Aristide Briand contribuent à se voiler la face concernant les véritables objectifs de l’Allemagne, Adolf Hitler politicien autodidacte assoiffé de revanche sociale, rate un putsch en 1924 et rédige en prison « Mein Kampf » manifeste politique confus basé sur la haine viscérale des Juifs responsables selon lui de tous les maux du Monde et l'existence d'une race allemande ayrienne supérieure car pure appelée à régner sur l'Europe.

En secret et face à une communauté internationale passive, l’Allemagne reconstitue son industrie d'armement et surtout son armée en misant sur une arme révolutionnaire à l’époque : le blindé dont le général Heinz Guderian devient le meilleur spécialiste.

Chef du parti Nazi, Hitler prend le pouvoir en 1934 en s’appuyant sur une milice privée les SA qu’il double par les SS, réputés plus fanatiques et fidèle à sa personne.

Hitler liquide ses rivaux SA comme Ernst Röhm et devient le Reichfurher, accélérant la militarisation de son pays en prévision de la revanche de 1914-1918.

Alternant coups de force militaires et discours apaisants vis-à-vis des officiels français, Hitler se montre habile, testant les réaction du camp adverses lorsqu’il rogne sur les accords du traité de Versailles.

En 1936, Hitler trouve un allié en la personne de Benito Mussolini, dictateur fasciste au profil similaire qui a pris le pouvoir en 1922 et possède les même rêves de grandeur pour l’Italie.

Lorsqu’il s’assure de la neutralité de la Russie en signant un pacte de non agression en 1939, Hitler se sent pousser des ailes et envahit la Pologne sans préavis qui malgré une résistance héroïque succombe rapidement.

Il apparait clairement que après le traumatisme de 1914-1918, la France ne s’est pas préparée a un affrontement de cet ampleur : son armée n’a pas évolué, restant figée dans une doctrine de guerre de position alors que les Allemands misent sur une guerre de mouvement dans laquelle l’aviation et les blindés se montrent décisifs.

Ni Daladier ni Reynaud, ni aucun des généraux de l’époque comme Gamelin ne font preuve de la lucidité et au courage nécessaires pour faire face à la situation et Hitler passe donc à la phase suivante en 1940, l’attaque de la France en roulant littéralement sur le Benelux.

Malgré leur courage, les troupes françaises mal organisées et mal équipées sont balayées.

Lorsque Reynaud fait appel à Pétain, le héros de 1914-1918, celui-ci pousse la France a signer un armistice plutôt que de continuer la Résistance, afin d’officiellement de la préserver de nouvelles souffrances.

Le lieutenant-colonel De Gaulle, qui avait pourtant alerté ses supérieurs sur le danger représenté par l’Allemagne, quitte la France pour prendre la tête d’un mouvement de Résistance tandis que Pétain devient l’instrument d’Hitler en lui cédant notamment les forces navales stationnées en Afrique du nord.

Seul Winston Churchill qui lui aussi avait vu juste dans la menace représentée par Hitler résiste seul en profitant du caractère insulaire de la Grande-Bretagne.

Churchill galvanise la résistance anglaise avec ses fameux discours et les pilotes de la Royal Air Force mettent à mal ceux de la Luftwaffe, ce qui provoque la colère d’Hitler véritablement obsédé par a conquête de l’Angleterre pour assoir sa domination totale sur l’Europe.

Le duel se poursuit également en mer avec les sous marins U-boot allemands qui tentent de couler les navires marchands anglais afin d’asphyxier l’adversaire.

Mais Churchill reçoit une aide massive en armement des Etats-Unis, qui ont finalement compris l’enjeu de cette bataille et permettent à l’Angleterre de tenir la dragée haute au conquérant allemand.

La Royal Navy remet la Marine italienne à sa place en Méditerranée et l’intervention aéroportée manquée de la Wehrmacht en Crète douche sérieusement les velléités de conquêtes insulaires d’Hitler.

Vexé, Mussolini se rabat sur une expansion en Afrique en annexant la Libye et la Somalie, mais doit appeler au secours son allié Allemand pour mettre au pas la Grèce, qu’il avait gravement sous-estimé.

Hitler charge un homme de confiance, le général Edwin Rommel de commander l’armée allemande en Afrique.

Maitre tacticien, Rommel tiendra longtemps en échec les forces anglaises avec ses chars et ses manoeuvres audacieuses dans le désert.

Mais en 1940, Hitler prend une décision qui sera fatale pour ses plans de conquête : faire volte face et attaquer son allié russe.

Sous-estimant l’Armée rouge qui a essuyé une humiliante défaite face à la modeste Finlande, Hitler attaque en escomptant sur une débandade russe et une victoire rapide à l’été.

Mais comme pour Napoléon, la Russie va s’avérer être un piège mortel pour la Wehrmacht dont les blindées s’enlisent à la saison du dégel.
Staline qui délocalisé ses usines de production en Sibérie, puise sur le vivier colossal de sa population et présente des divisions dotés de matériels (avions, chars) certes plus rustiques mais particulièrement efficaces dans les rudes conditions climatiques de son pays.

En Allemagne, la situation se tend dans la cour d’Hitler qui ne supporte pas les contradictions de généraux et tend à les remplacer par des hommes soumis à ses ordres et fanatisés par le nazisme comme Bormann, Goring, Donitz, Heydrich, Himmler ou Gobbels.

L’idée de la « solution finale » consistant à l’éradication définitive de la race juive est mise en pratique avec une recherche sans précédent du meurtre de masse en utilisant des chambres à gaz crées par Heydrich et déployées dans les camps de concentration de Pologne ou furent décimés la plupart des Juifs d’Europe.

Dans l’une des heures les plus noires de l’histoire de l’humanité, certains gouvernements de pays annexés collaborent avec les Nazis comme Laval et Pétain en France avec la mise en place de rafles.

La Résistance se met aussi en place dans pratiquement chacun des pays annexés avec des moyens souvent bien limités et des représailles sanglantes des Allemands à chaque attentat commis.

L’autre point de basculement du conflit est l’attaque en 1941 de la flotte américaine à Pearl Harbour par le Japon, dont les visées expansionnistes et fascistes en Asie rejoignent celle de l’Allemagne et de l’Italie en Europe.

Très dominateur en Asie ou il a conquis depuis 1937 rapidement une partie de la Chine, la Malaisie, la Birmanie la Thaïlande, les Philippines et Java,  le Japon finit par forcer les Etats-Unis à entrer en guerre dans une des plus gigantesques batailles navales qui aient existé.

Négligeant l’importance stratégique du renseignement et des Porte-avions, les Japonais ont pourtant le dessous face à la puissance naval américaine, qui anéantit sa Marine à la bataille de Midway en 1942.

Dès lors le Japon impérialiste va se lancer dans une guerre défensive exacerbée par l’honneur et le sens du sacrifice, le conduisant à l'action d’avions kamikazes qui passè l’effet psychologique fut  traitée par les Américains par une intensification de la DCA des croiseurs.

En rappelant les forces en présence, Quétel démontre l’écrasante supériorité numérique et surtout industrielle des Etats-Unis comparés au Japon et à l’Allemagne, et démontre l’insanité à long terme des plans de conquête de ces deux nations, d’autant plus que Hitler a commis l’erreur de s’attaquer à l’Ours russe.

La Seconde guerre mondiale est aussi synonyme d’une effarante course à l’armement notamment dans le domaine aéronautique avec de part et d’autres des avions à réaction toujours plus rapides, maniables et armés.

Il en va de même dans les domaine naval ou les Porte-avions alliés prennent le dessus sur les sous-marins allemands, faisant des puissants croiseurs et destroyers des armes dépassées, ou dans le domaine terrestre ou la compétition entre chars et canons fait rage.

Quétel résume la défaite de l’Allemagne et du Japon à un essoufflement pur et simple des ressources démographiques et industrielles des deux pays incapables de s’aligner sur la productivité exceptionnelle de l’industrie d’armement des Etats-Unis.

Hitler aura beau jusqu’au bout rêver de la mise au point d’armes secrètes comme les V1/V2 premiers missiles balistiques, ceux-ci ne suffiront pas à eux seuls à empêcher le renversement inexorable de la guerre après la défaite de Stalingrad en 1942.

Malgré son génie, Rommel lui-même doit aussi battre en retraire en Afrique, lui-aussi surclassé par la qualité des troupes anglo-américaines commandées par l’anglais Montgomery.

Hitler le rappelle pour organiser la défense de la cote Normande alors qu’il craint un débarquement massif des Alliés.

Les Alliés débarquent pourtant une d’abord en Méditerranée reprenant la Sicile, la Corse et la Sardaigne avant de remonter en Italie dont les armées se défendent âprement en profitant des reliefs montagneux des Abruzzes et du soutien des troupes allemandes envoyées par Hitler pour aider son allié Mussolini.

En 1944, dans un déchainement insensé de violence, le débarquement principal à l’Ouest n’a pas lieu dans le Pas de Calais comme l’escomptait Hitler mais à bien en Basse Normandie.

Malgré leurs qualités de combattants et les terribles pertes qu’ils infligent à leurs adversaires dans le bocage normand, les Allemands reculent face à la puissance adverse, leurs précieux chars étant décimés par l’écrasante domination aérienne des Alliés.

A Berlin, Hitler fulmine, limogeant coup sur coup les généraux qu’il accuse d’incompétence ou de défaitisme, lançant d’invraisemblables contre-attaques et refusant que ses armées reculent face à un ennemi pourtant supérieur.

De Gaulle revient alors sur le devant de la scène et parvient à exiger la libération de Paris, objectif jugé non stratégique par le commandement américain d’Eisenhower et Patton.

Les Alliés poussent ensuite leur avance à l’Est de la France, libérant les régions et peuples les unes après les autres, De Gaulle devant également insister pour que les grandes villes d’Alsace soient symboliquement dégagées du joug allemand.

Dès lors, Hitler se sait pris en tenaille, les grandes villes allemandes étant elles aussi victimes d’horribles bombardement, notamment de l’aviation anglaise, qui entend faire également payer cher aux populations civiles leurs propres bombardement durant le Blitz.

Les martyrs des villes comme Cologne ou Dresde sont entrés dans l’histoire…mais les Russes ne sont pas en reste, commentant de véritables atrocités (massacres, viols, pillages) sur les villes allemandes conquises.

Dans cette course contre la montre à laquelle se livrent Américains et Russes, ces derniers sont les premiers à arriver à Berlin.

Affaibli par le stress et la maladie, Hitler réfugié dans son bunker continue de lancer des ordres invraisemblables exigeant la destruction de l’Allemagne plutôt que sa conquête et demandant à son peuple de mourir pour et avec lui.

Ayant vu le corps de Mussolini exhibé par une foule en colère en Italie, Hitler se suicide en 1945, entrainant avec lui sa compagne Eva Braun qu’il épouse avant sa mort et la fanatique famille Goebbels.

Chez les Nazis c’est la débandade pure et simple, certains officiers étant tués en essayant de fuir, d’autres étant arrêtés et jugés dans le célèbre procès de Nuremberg ou ils tenteront sans succès de minimiser leurs responsabilités en se disant qu’il n’avait fait qu’obéir en tant que militaires aux ordres.

Dans le Pacifique, la pénible reconquête des iles occupées par les Japonais après la bataille de Midway fait prendre conscience à l’état major américain de Nimitz et Mc Arthur, que le jusqu’auboutisme nippon va couter plus d’un million d’hommes pour parvenir jusqu’à Tokyo.

La décision est alors prise d’utiliser l’arme atomique en 1945 à deux reprises, Hiroshima et Nagasaki afin de contraindre à la rédition un pays en le menaçant, première mondiale d’annihilation pure et simple.

L’ouvrage se clôt alors sur l’horrible bilan comptable du conflit en tablant sur 50 à 60 millions de morts, contenu des incertitudes sur les victimes civiles notamment chinoises.

La Russie paye le plus lourd tribut avec plus de 26 millions de morts, l’Allemagne venant en seconde (6 millions) et le Japon en trois (2,6 millions).

Dans le même ordre de grandeur du demi-million, les pertes de la France, de l’Angleterre et de l’Italie ne traduisent par la combativité beaucoup plus importante de ces deux dernières.

En proportion de sa modeste population, la Pologne est le pays le plus saigné en raison de l’acharnement d’Hitler pour exterminer les Juifs.

Enfin une fois l’exercice certes imparfait des procès des anciens dignitaires Nazis et Japonais effectué, la fin du conflit aboutit à la création de l’ONU, dont l’efficacité réelle doit etre regardé avec scepticisme et à la bipolarisaiton du monde entre USA et URSS, l’Europe occidentale recevant un coup s’avérant fatal pour le déclin de son influence dans le monde.

En conclusion, meme si on croit tout connaitre ou presque de la Seconde guerre mondiale, l’ouvrage de Claude Quétel a réussi le tour de force de me passionner par son approche certes exhaustive avec force de statistiques à l’appui, mais en battant en bréche certaines idées toute faites s’apparentant certes à des détails de l’Histoire, mais révélant toutefois un point de vue interessant.

Ainsi on apprend que l’armée allemande était loin d’etre invincible lorsqu’elle déclencha la guerre, mais qu’elle a bénéficié de la passivité et de la mauvaise organisation de ses adversaires, du reste bluffé par la roublardise d’Hitler.

Le mythe de l’invincibilité allemande sera ébréché lorsqu’elle butera sur l’héroique résistance anglaise porté par un Churchill devenu légendaire puis tombera face aux deux poids lourds mondiaux, les Etats-Unis et l’URSS, formidables réservoirs humains, naturels et industriels.

Aveuglé par son idélogie raciste, le Japon commetra la meme erreur et en subira les conséquences.

Hyper centralisée autour de son fuhrer paranoïaque et imprévisible, l’armée allemande ne sera pas asusi organisée qu’on le pense et commettra sans doute plusieurs erreurs stratégiques lourdes en se privant de ses meilleurs généraux mis sur la touche par Hitler lorsqu’ils osaient le contredire.

Mais la Seconde guerre mondiale est surtout pour moi le récit de l’horreur absolue, d’une somme incommensurable de souffrance, de morts et de combats acharnés passés sous silence comme la résistance valeureuse des Grecs, des Hongrois ou des Polonais face à plus fort qu’eux.

Il est donc logique que cette course à la démesure ait conduit à l’emergence du moyen d’aninhilation supreme : la bombe atomique.

En 2017 alors qu’une guerre est en cours contre l’Etat islamique, largement moins menaçant que l’Allemagne nazi ou le Japon impérial, la Seconde guerre mondiale demeure une référence passionnante pour qui veut comprendre la dangerosité d’une idélogie totalitaire couplée avec d’importants moyens techniques nés d’une organisation démente mais rationnalisée à l’extreme.

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Published by Seth - dans Histoire
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 19:45

Sorti en 1991, « Puppet master 3, la revanche de Toulon » est le second film du genre réalisé par David Decoteau.

L’histoire propulse le spectateur en plein dans l’Allemagne nazi de 1941 ou André Toulon (Guy Rolfe) marionnettiste de génie met en scène des spectacles osés ou ses poupées animées maltraitent une représentant d’Adolf Hitler.

Ceci déplait au lieutenant Eric Stein (Kristopher Logan) qui sous couvert d’intérêt pour le procédé révolutionnaire employé par Toulon, renseigne son chef, le major Krauss (Richard Lynch) sur les activités du Français.

Krauss relaie l’information au docteur Hess (Ian Abercrombie) directeur d’un programme de recherche ultra secret pour donner vie aux morts et surtout au général Mueller (Walter Gotell) qui décident de capturer Toulon.

Au cours de son arrestation, sa femme Elsa (Sarah Douglas) est tuée, ce qui provoque la fureur du marionnettiste.

Usant de ses marionnettes favorites comme Pinhead et Tunneler, Toulon s’échappe et trouve refuge dans les décombres d’une vieille maison.

Préparant sa revanche, il recrée une marionnette de sa chère Elsa qu’il nomme Leech woman et fait assassiner Stein.

Pressé par Mueller qui veut des résultats tangibles pour ses soldats, Krauss fait perquisitionner le laboratoire de Toulon et fournit de précieux liquides à Hess qui peut ainsi progresser dans sa quête d’immortalité.

Toulon continue sa vendetta et fait assassiner Mueller par Six-shooter, le cow boy à six bras, au sortir d’un rendez vous chez une prostituée.

Mais il finit par être trahi par un père et son fils qu’il a pris sous protection, les Herz qui ramènent les nazis jusque dans sa tanière.

Aidé par ses marionnettes, Toulon triomphe des nazis et s'échappe.

Hess est tué non sans avoir proposé une ultime collaboration au génial artisan et le traitement le plus cruel est réservé à Krauss, sauvagement agressé par Blade crée à son image avant d’être hissé comme un quartier de viande en hauteur et d’être ensuite embroché contre une lame métallique.

Usurpant ses papiers d’identité, Toulon peut ensuite s’échapper et quitte l’Allemagne.

En conclusion, « Puppet master 3, la revanche de Toulon » a pour principal intérêt de plonger dans les origines du maitre des marionnettes avec la Seconde guerre mondiale et les inévitables Nazis comme symboles du mal absolu mais de manière encore plus étonnante avec la preuve que son secret est issu des techniques magiques égyptiennes.

Pour le reste histoire basique, acteurs caricaturaux et meurtres de pourritures nazis bien commodes viennent habiller ce petit film d’horreur à réserver aux plus indécrottables du genre.

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Published by Seth - dans Horreur
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 19:12

Mordant à pleines dents dans le début des années 80, Accept sort en 1981 « Breaker » à la pochette bien involontairement comique.

D'emblée, les guerriers teutons attaquent en force avec « Starlight » avec une rythmique puissante sur laquelle Udo Dirkschneider place sa voix suraigüe et agressive.

Très réussi jusque dans son solo central signé du maitre Wolf Hoffman, « Starlight » contient tous les ingrédients d’une entame particulièrement marquante.

C’est un ouragan de métal qui s’abat ensuite sur l’auditeur avec le terrible « Breaker » qui accélère encore le tempo et durcit les riffs de la paire Hoffman/Fischer.

Accept se surpasse ensuite avec « Run if you can » véritable hymne d’un heavy metal au charme viril irrésistible.

Comme les deux premiers albums l’ont déjà montré, les Allemands maitrisent également le style ballade et calment ensuite le jeu avec « Can’t stand the night » qui peine toutefois à trouver sa réelle place entre mélodie et puissance lyrique.

Après ce semi-échec, on revient à plus de férocité sur « Son of the bitch » aux refrains particulièrement jouissifs puis encaisse l’incroyable puissance de feu de « Burning » qui évoque le meilleur d’Ac/Dc jouant en live.

Fort heureusement, on revient à un niveau plus humain sur « Feelings » mid tempo nerveux sur lequel Dirkschneider se montre particulièrement criard.

La qualité est toujours de mise sur « Midnight highway » et « Down and out »  linéaires et sans fioritures entrecoupés d’un «  Breaking up again » plus difficilement supportable en raison de son tempo poussif et des cris permanents du chanteur.

En conclusion, avec « Breaker », Accept donne l’impression de prendre de la vitesse et de s’inscrire sur la trajectoire qui fera de lui le grand conquérant du heavy metal des années 80.

Tout est « plus » sur ce troisième disque, riffs durs et tranchants, tempos rapides et surtout Dirkschneider plus gueulard que jamais.

Même si Accept est encore loin du sans faute et si la voix de son chanteur se montre parfois difficile à supporter, « Breaker » impressionne par son assurance et sa puissance brute.

Vous avez dit fauves affamés ?

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:32

Pour le 2700ième article de ce blog, voici « Pelé, la naissance d’une légende » film américain de Jeff et Michael Zimbalist.

Film biographique sorti en 2016, « Pelé, la naissance d’une légende » retrace l’enfance du jeune Edson Arantes do Nascimento (Kevin de Paula), enfant pauvre de la ville de Bauru (São Paulo) qui mettant en pratique les conseils de son père Dondinho (Seu Jorge) qui le poussait à travailler sa dextérité avec des mangues, parvint à s’illustrer dans un  tournoi de foot avec sa petite équipe de copains, suffisamment pour se faire remarquer par un recruteur Waldemar de Brito (Milton Gonçalves).

Poussé par son père, celui qu’on surnomme à présent Pelé, va donc quitter son village et sa mère Céleste (Mariana Nunes) pour jouer au club de Santos et s’illustrer par son style unique utilisant la ginga, le sens de l’improvisation et du déplacement si particulier des Brésiliens.

En 1958, alors qu’il n’a que 17 ans, Pelé est sélectionné dans l’équipe nationale pour aller en Suède pour la revanche de la Coupe du monde 1950 que le Brésil avait perdu chez lui face à l’Uruguay.

Il y retrouve José Altafini (Diego Boneta) un bourgeois de Bauru qui le snobait à l’époque mais qui est titulaire dans l’équipe.

Blessé au genou, Pelé ne peut que regarder ses coéquipiers s’extirper avec difficultés des matchs de poules.

Lorsqu’il remplace Altafini en proie au doute contre l’équipe de France puis l‘URSS, le gamin fait des miracles et permet à son équipe d’arracher la victoire en utilisant la ginga, ce style inimitable qui désoriente les équipes européennes habituées à un style plus classique.

La finale aura lieu face à la Suède qui joue chez elle et fait figure d’épouvantail.

Lors de la conférence de presse, George Raynor (Colm Meaney) le coach suédois se montre suffisant et tente de destabiliser Vincente Feola (Vincent D’Onofrio) son homologue brésilien en ironisant sur les handicaps de ses joueurs.

Pelé pourtant réussit de nouveau des miracles et surclasse à lui tout seul l’équipe adverse, offrant la revanche au Brésil et la fierté de son village paulista.

En conclusion, « Pelé, la naissance d’une légende » est un film plein de bon sentiments et aux ficelles énormes, prenant d’importantes liberté avec l’histoire de Pelé pour insuffler un ton mélodramatique qui apparait bien artificiel.

Sur fond de lutte des classes internes et de racisme anti-noirs des pays européens, Pelé est donc celui qui aurait réussi à imposer le style spécifique brésilien, la « ginga » qui lui aurait permis de faire la différence jusqu’en 1970.

L’histoire est belle mais truffée de clichés… et ce ne sont pas les quelques belles scène de matchs qui suffisent à sauver ce film trop facile du rayon « navet » cinématographique.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 09:28

En 1998 sort « Le retour des Puppet master » réalisé par David DeCoteau censée être la suite du premier opus mais qui est déjà le sixième volet d’une franchise particulièrement productive.

L’histoire se passe toujours aux Etats-Unis, dans une petite ville type ou le Docteur Magrew (George Peck), un spécialiste en marionnettes proposant des spectacles stupéfiant prend comme un nouvel apprenti Robert Winsley (Josh Green), un simple d’esprit travaillant dans un garage.

Malgré son coté frustre, Robert est en effet très habile de ses mains et se révèle parfait pour le travail délicat sur les marionnettes.

Robert entame une liaison avec Jane (Emily Harrison) la jolie fille de Magrew qui se montre particulièrement compréhensive avec les brutalités que subit le jeune apprenti de la part d’une petite bande locale commandée par Joey Carp (Michael D Guerin).

Après une altercation dans la foret, Joey ne supporte pas que Robert lui tienne tête pour protéger Jane et décide d’aller agresser la jeune femme à son domicile.

Mais la marionnette Pinhead prend sa défense sautant à la gorge du petit voyou qui réagit en la jetant par terre et en la piétinant avant de prendre la fuite.

Furieux par cette agression, Magrew mobilise alors les marionnettes ayant appartenues à Toulon et lâche Blade et Tunneler sur le jeune homme massacré en pleine séance de musculation à son domicile.

Après ce meurtre, le shériff Garvey (Robert Donovan) déjà sur le dos de Magrew en raison de la disparition suspecte de son précédent apprenti, intensifie ses questions auprès du vieil homme qui cherche à dissuader sa fille de continuer sa relation avec Robert.

En se rendant dans la foret, Jane comprend que son père a transformé en marionnette le précédent apprenti Matt et l’a ensuite tué…

Face à la police, Magrew utilise ses marionnettes au grand complet avec Six-shooter un cow boy à six bras pour massacrer le shériff et son adjoint Weyburn (Jason Shane Scott).

Sans perdre de temps, il met à exécution ses plans, ligote Robert dans sa cave dans le but d’appliquer le même processus le transformant en marionnette.

Magrew réussit faisant de Robert une sorte de robot-tank  doté d’un moniteur dans lequel apparait son visage mais le vieux sorcier n’a pas prévu la révolte des marionnettes qui emmenées par le vicieux Blade se retournent contre lui et l’attaquent.

Sous les yeux d’Emily, Tank donne le coup de grâce à l’aide d’un canon électrique incorporé, liquidant le Puppet master, ce qui termine brutalement le film.

En conclusion,« Le retour des Puppet master » est un petit film d’horreur sympathique offrant aux amateurs du genre ce qu’ils cherchent : une ambiance middle classe blanche américaine, un héros souffre douleur, une jolie fille sympa et des meurtres sanglants.

Malgré l’usage de cette recette éprouvée et exécutée avec une certaine efficacité par DeCoteau, le film sous-exploite grandement le potentiel des marionnettes en tournant principalement sur trois-quatre figurines.

Le cruel Blade obtient clairement la place de leader du gang au détriment du plus doux Jester..

Autre point rédhibitoire, la fin en queue de poisson du film laisse un fort gout d’inachevé à un film par ailleurs plutôt au dessus de la moyenne du genre.

A réserver donc aux amateurs de « slasher » movies !

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 09:09

En 1977, Jacques Tardi continue sa brillante lancée avec « Adèle Blanc-sec, tome 3, le savant fou ».

Dans le Paris enneigé et glacial de janvier 1912, Adèle Blanc-sec est abordée en pleine rue par le savant Robert Espérandieu qui l’entraine voir une expérience de spiritisme ou il tente de communiquer avec son collègue défunt Boutardieu, afin de percer les secrets permettant de ramener à la vie des espèces préhistoriques.

L’expérience se montre peu concluante, Dieuleveult un des professeurs présents sur place accusant la présence d’Adèle d’avoir fait échouer l’entreprise.

Ménard qui est également partie prenante dans l’entreprise tout comme Dieudonné, intervient et conduit ensuite la petite troupe dans son laboratoire personnel ou à l’aide d’une machine complexe il fait renaitre à la vie un homme préhistorique appelé pithécanthrope qui contre toute attente apparait très délicat et raffiné.

A son retour, la voiture qui conduit Espérandieu et Adèle est attaquée mais Adèle dégaine une arme et riposte, faisant exploser le véhicule adverse.

Blessée superficiellement à la tête, Adèle préfère se terrer chez elle après une nouvelle tentative d’assassinat nocturne.

Mais une lettre parvenue à son domicile lui donne rendez-vous à minuit Place Denfert-Rochereau pour sauver Ménard et Espérandieu enlevés par des malfaiteurs.

A l’heure du rendez-vous, Adèle est agressée par le pithécanthrope grimé en statue de Raspail mais incapable d’aller au bout des choses, l’homme-singe tourne finalement les talons.

L’intrigue se complique lorsque Adèle est assommée par deux hommes qui la relâchent mystérieusement…

Prenant l’initiative, Adèle décide de retourner au laboratoire de Ménard, mais est de nouveau assommée !

Droguée, elle découvre que Espérandieu est en réalité un dangereux psychopathe mégalomane désireux de transformer le pacifique pithécanthrope en machine à tuer, premier modèle d’une armée de super soldats.

Malgré les multiples traitements chimiques, le pithécanthrope ne tue pas Adèle mais l’aide à s’échapper au nez et à la barbe d’Esperandieu dont les deux hommes de main sont neutralisés par les mêmes hommes l’ayant déjà assommée.

Les choses s’éclaircissent enfin lorsque les deux gorilles la conduisent jusqu’à l’inspecteur Caponi, qui furieux d’avoir été relégué à la circulation après l’affaire de la secte de Pazuzu, a quitte la police pour se venger de son ex supérieur, Dugommier.

Heureusement, pithécanthrope veille comme un ange gardien sur Adèle et surgit pour l’arracher aux griffes de l’ex policier.

Après une course poursuite fascinante en voiture dans les rues désertes de Paris enneigé, un monstre mécanique arachnide fait irruption sous le lion de Denfert et traque également l’ultime véhicule dans le quel tout le monde tente de se réfugier.

Comme si cela ne suffisait pas, un automitrailleuse blindée avec à son bord Clara Benhardt déguisée en Pazuzu surgit et percute le véhicule des fuyards.

Mais l’entreprise de vengeance de l’ex actrice tourne au ridicule lorsque son costume de démon prend feu, l’obligeant à prendre la fuite.

Quand Dugommier arrive avec la police, il réintègre Caponi qui stupidement accepte et arrête tout le monde, sauf le pithécanthrope poursuivi à mort par l’araignée mécanique.

Le dénouement a lieu en haut de la cathédrale de Notre-Dame ou s’est réfugié l’homme-singe.

Après une lutte confuse, l’assaillant et la victime chutent et meurent.

Dans son dernier souffle, le pithécanthrope avoue son amour à Adèle tandis que le monstre mécanique révèle la présence d’Espérandieu, obsédé par l’idée de tuer sa création.

Adèle est finalement libérée tandis que les savants retenus prisonniers par Espérandieu continuent leurs agissements.

En conclusion, « Adèle Blanc-sec, tome 3, le savant fou » est sans doute l’aventure la plus émouvante des trois premiers tomes, avec une hallucinante révision des mythes de King-kong ou de Frankenstein dans un Paris du passé splendide de majesté sous la neige.

Tardi continue non seulement à nous faire rêver par ses dessins sublimes dignes d’appartenir au patrimoine national, mais crée l’attachement pour un homme singe préhistorique se transformant en protecteur forcené de l’héroïne.

Ce superbe troisième tome confirme également que Tardi est l’auteur qui vous réapprendra à aimer Paris, magnifié ici sous le trait de l’artiste !

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Published by Seth - dans Fantastique
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