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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 09:23

Dans « The Shield, saison 1, épisode 7 » l’enquête sur la mort de Sally (Ha Chang) passe au second plan puisqu’une guerre des gangs semble se déclarer dans le quartier de Watts.

Mackey (Michael Chiklis) et Vendrell (Walton Goggins) sont chargés d’aller prêter main forte à leurs collègue Carlos Zamora (Carlos Sanz) un ex membre du gang Los Torros qui ont eu six des leurs assassinés dans un stand de tir.

Comme d’habitude Mackey n’en fait qu’à sa tête, préférant la technique bulldozer à celle plus pédagogique du local Zamora.

Mais il s’aperçoit que le suspect principal Wet Willie (Cleandre Norman) n’est pour rien dans ce meurtre et dispose d’un alibi solide la nuit du meurtre.

Alors que Shane dévisse encore une fois et tabasse puis urine sur un des associés de Willie, Mackey calme le jeu et s’allie avec Zamora.

L’homme de ménage du stand de tir est retrouvé et les met sur la piste d’un tueur blanc.

L’intrigue se corse lorsque une agression d’un commerçant latino survient, avec la confirmation d’un tueur blanc blessé de surcroit durant l’attaque.

Gilroy (John Diel) le chef de la police locale est mis sous pression par Raoul Jiménez (Miguel Perez) un activiste fervent défenseur des droits des Latinos et presse Mackey de résoudre l’affaire au plus vite pour éviter que le crime raciste ne s’ébruite pas dans la presse.

De son coté, Aceveda ne reste pas inactif : relayé par Wyms (CCH Pounder) il désiste Dutch (Jay Karnes) de l’affaire Sally et le fait enquêter une affaire de médium abusant ses clients.

Tout en renâclant, l’ambitieux détective interroge les victimes puis convoque la médium Freda (Davenia Mc Fadden) qui lui fait de surprenantes révélations sur ses tentatives amoureuses et l’autre enquête sur Sally.

Julian (Michael Jace) persiste et signe, déclenchant une enquête de l'IGS sur Mackey qui entre les crimes contre les latinos et la protection de Connie (Jamie Brown) son amie prostituée ayant tué un client, ne perçoit pas tout à fait l’imminence du danger.

Au final, il apparait que le commerçant dont le fils a été tué a assommé le tueur raciste un certain Klassen (Wayne Dalglish) et la livré à Train (Ernesto Bautista) le chef des Torros pour qu’ils vengent les leurs.

Mackey et Zamora arrivent juste à temps pour sauver la femme et la fille de Klassen mais pas le tueur exécuté par Train, lui-même atteint d’une balle.

Mackey se montre réellement surprenant lorsqu’il débarque chez Tomas (Brent Roam) l’amant de Julian et l’embarque afin de pression sur son délateur.

En conclusion, « The Shield, saison 1, épisode 7 » densifie de nouveau le propos en apportant un vrai sang neuf à l’intrigue développé à présent sur trois niveaux : un crime raciste sur fond de guerre des gangs, une enquête de la police des polices et une affaire de meurtre de prostituée mineure.

On se régale donc cette fois, ébloui par la maestria du réalisateur à jongler entre les différentes parties de l’histoire tout en distillant ses surprises au fil des évènement !

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 08:39

« The Shield, saison 1, épisode 6 » commence par la découverte du corps d’une prostituée asiatique de 12 ans appelée Sally (Ha Chang).

Toute l’équipe du capitaine Aceveda (Benito Martinez) est mobilisée pour l’enquête mais Mackey (Michael Chiklis) tente de faire les choses à sa façon par une approche de terrain brutale contrairement au plus cérébral Dutch (Jay Karnes).

Mackey va dans la rue, secoue le proxénète asiatique de Sally puis trouve le club de striptease ou elle travaillait.

Ce club très particulier ou officient des mineure asiatiques est tenue par une patronne peu scrupuleuse Mrs Park (Kim Miyori).

Mackey fait fermer le club et recueille une seconde fille coréenne Sun Lee (Svetlana Ivy Dizon) qui faisait des prestations pornographiques.

De son coté, dans un commissariat noyé par des fuites d’eau, Dutch enchaine les auditions, perd son temps avec deux minables blagueurs et son calme quand Aceveda le change d’affaire.

En faisant pression sur Park, Mackey coince le réalisateur des films un certain Kurt Smidt (Josh Todd) mais ne parvient pas à aller plus loin.

Alors que l’enquête piétine et que Sun Lee est expulsée vers la Corée pour une vie meilleure, Julian (Michael Jace) s’affermit dans sa décision de contacter l’IGS pour faire tomber Mackey.

En conclusion, « The Shield, saison 1, épisode 6 » est sans nul doute l’épisode le plus glauque de la série et pas forcément le plus intéressant, le spectateur étant plongé dans une intrigue de tueur de prostituée et de réseau de pédophilie peu ragoutantes.

On ressort donc de se sixième épisode poisseux et écœuré, tout en ayant l’impression de ne pas avoir appris grand-chose !

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 08:07

Dans « The Shield, saison 1, épisode 5 » une nouvelle intervention scabreuse de la Strike team aboutit à l’interception de quatre kilos de cocaïne péruvienne auprès d’un gang arménien.

Mais Julian (Michael Jace) surprend Mackey (Michael Chiklis) charger Shen (Walton Goggins) de prendre deux kilos pour Robinson (Walter Jones) le dealer protégé des policiers.

Shen cache la drogue dans 4x4 mais se le fait dérober après une halte chez sa petite amie (Kali Macintyre).

Furieux, il sillonne le quartier et braque deux adolescents conduisant une voiture similaire.

Embarrassé, Julian joue finalement le jeu du bon policier en dénonçant les autres policiers à Aceveda (Benito Martinez) qui voit encore une opportunité de coincer Mackey.

Une course contre la montre s’engage alors entre Aceveda et Mackey pour retrouver le 4x4 tandis que Margos Dezerian (Kurt Sutter) un des trafiquants arméniens arrêtés se montre ingérable en prison, liquidant à mains nues un autre détenu et montrant un intérêt malsain pour les pieds de Danny (Catherine Dente).

Déporté, il s’enfuit de manière aussi spectaculaire que soudaine.

Finalement Julian et Danny retrouvent le 4x4 par chance et préviennent Aceveda contre l’avis de Danny qui voulait d’abord servir son ami Mackey.

Mais la voiture est vide, la petite voleuse Deena (Kimberly Mc Cullough) ayant caché la drogue auprès d’un receleur français.

Après une nouvelle altercation entre Aceveda et Mackey, ce dernier arrive le premier chez le receleur, mort par overdose.

La Strike team a juste le temps de cacher la drogue avant l’arrivée d’Aceveda…et Mackey tint une nouvelle fois la dragée haute à son supérieur.

Du coté de la vie privée, Dutch (Jay Karnes) qui aide Danny a préparer le concours de sergent comprend tardivement qu’elle entretient bien une liaison avec Mackey dont le fils vient d’être diagnostiqué autiste.

Enfin Julian succombe une nouvelle fois à son attirance homosexuelle.

En conclusion, « The Shield, saison 1, épisode 5 » augmente encore la cadence avec une course poursuite haletante et très bien construite pour retrouver un 4x4 de police truffé de preuves compromettantes.

Mackey s’en tire encore une fois de justesse face à l’opiniâtre Aceveda dans un face à face prenant.
Pour le reste on ne comprend pas trop le rôle de dingue mutique de Kurt Sutter qui n’apporte pas grand-chose à l’histoire…et le développement de la vie intime de protagonistes continue…

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 07:33

Dans « The Shield, saison 1, épisode 4 » Vic Mackey (Michael Chiklis) est pris a parti avec Danny (Catherine Dente) et Lemansky (Kenneth Johnson) dans une discothèque à la suite d’une altercation entre deux rappeurs Kern Little (Sticky Fingaz) et T-bonz (Dex Elliot Sanders) pour une histoire de royalties sur des ventes de disques et de femme.

Une fusillade éclate et deux hommes trouvent la mort.

Mais Little étant le protégé de Robinson (Walter Jones) le gangster que Mackey soutient ouvertement, le policier est obligé d’intervenir en sa faveur.

Pressé par David Aceveda (Benito Martinez) toujours sur le dos de la Strike team, Mackey tente de régler le problème à sa façon en faisant pression sur Robinson pour éviter toute fusillade à Farmington mais ne parvient pas à faire cesser le feu.

Furieux, le policier embarque Robinson et convoque Kern et T-bonz pour une tentative de médiation.

De son coté, Aceveda se montre surprenant en accédant aux faveurs de Jorge Machado (Efrain Figueroa) un chef d’entreprise latino américain dont le mari de la femme de chambre mexicaine a disparu.

Aceveda destitue Dutch (Jay Karnes) de l’enquête sur la fusillade de la discothèque et lui demande de recherche l’homme en priorité, un certain Manuel.

Avec Wyms (CCH Pounder) il enquête sur les chantiers en bâtiment employant des travailleurs journaliers sans papier.

Malgré sa maitrise catastrophique de l’espagnol, il parvient à identifier Eduardo (Christopher Perez) un collègue de Manuel qui prend la fuite.

Lors d’un entretien avec Machado, Aceveda révèle la vérité sur ses intentions : obtenir en retour un poste de conseiller municipal en montrant le visage d’un policier farouche opposant à la corruption.

Dans la rixe hip-hop, Mackey devient méchant lorsque Robinson fait menacer Danny qui l’a identifié comme tireur dans la discothèque…

Il dupe Kern qui lui propose d’éliminer son rival et met les deux rappeurs dans un containers afin de régler leur différend à mains nues.

Le lendemain, Kern sort seul après avoir tué T-bonz à mains nues.

Dans l’enquête sur les clandestins, les policiers trouvent le corps de Manuel dissimulé dans le chantier de son employeur après un tragique accident.

Pour finir, Mackey reçoit un appel de sa femme Corrine (Cathy Cahlin Ryan) pour lui expliquer les problèmes psychologiques de son fils Matthew qui a agressé sa sœur.
 
En conclusion, « The Shield, saison 1, épisode 4  » s’ancre ici une nouvelle fois puissamment dans la réalité pour narrer une rivalité entre rappers-gangsters.

L’implication de Mackey dans les activités criminelles de Farmington est ici clairement établie avec un rôle de contrôleur brutal et sans état d’âme vis-à-vis de la racaille qu’il côtoie.

Le capitaine Aceveda révèle de son coté son ambition et montre que ses intentions dépasse la simple volonté de faire le ménage dans son commissariat.

Encore un épisode de qualité !

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 19:22

Dans « The Shield, saison 1, épisode 3 » tandis que David Aceveda (Benito Martinez) lance un grand ratissage dans le district de Farmington, Connie Reisler (Jamie Brown) une prostituée protégée de Vic Mackey (Michael Chiklis) vient le trouver après s’être fait agressée au couteau par un client qui a tenté de la violer.

Mais occupé par une interpellation de dealers blacks, Mackey confie l’affaire à Dutch (Jay Karnes) qui interpelle l’homme, William Greeley (Kirk Baltz) un schizophrène conservant son sperme dans un frigo.

Très zélé, Dutch pense avoir affaire à un tueur en série, thèse que la terre à terre Wyms (CCH Pounder) a du mal à accepter.

Au cours de son interpellation, Mackey et ses hommes Shane Vendrell (Walton Goggins) Lemansky (Kenneth Johnson) et Ronnie (David Rees Snell) tombent sur Derrick Tripp (Elimu Nelson ) une star du basket ball du New-Jersey.

Roublards, les policiers s’arrangent pour le retenir dans un appartement afin que leur équipe des Lakers l’emportent.

La venue d’Adriana (Jenya Lano), une plantureuse blonde adepte des plans culs permet à la star de patienter dans le fallacieux espoir qu’un capitaine vienne le libérer.

Vendrell qui jalouse l’arrogant basketteur, parie gros dans l’espoir de faire une plus belle plus value mais tenir à distance l’avocat furieuse de l’absence de son client est une véritable gageure pour Mackey.

Finalement Wyms parvient à faire craquer Greeley en simulant une attirance pour son sperme, ce qui lui fait perdre toute prudence et passer aux aveux.

Mackey retient Connie qui veut plus qu’une simple incarcération…et réalise un spectaculaire sauvetage de bébé tombé dans une piscine suite à l’imprévoyance de parents junkies.

Du coté de la team Danny (Catherine Dente)-Julian (Michael Jayce), le duo de choc met la main sur des trafiquants d’armes en voulant simplement rappeler à l’ordre un voisin adepte de tapage.

En fin d’épisode, Tripp est libéré par les policiers après le match perdu par New Jersey et Julian révèle de manière surprenante son homosexualité.

En conclusion, « The Shield, saison 1, épisode 3 » est un épisode multi niveaux de très bonne qualité combinant histoire presque comique de sport et fesses avec intrigue plus sérieuse d’agressions de prostituée par un délinquant sexuel.

Par petites touches on découvre les failles des protagonistes, la famille de Mackey et la sexualité de Julian…

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 08:00

Dans « The Shield, saison 1, épisode 2 » David Aceveda (Benito Martinez) ne croit pas un instant à la version de Vic Mackey (Michael Chiklis) concernant la mort Terry Crowley (Reed Diamond) dans l’interpellation du dealer Two-time.

L’inspection de la police est saisie mais ne permet pas d’inculper Mackey et son coéquipier Shane Vendrell (Walton Goggins) seul témoin de la scène.

Aceveda rompt donc les règles de la police pour interroger avec Dutch (Jay Karnes) Mackey et le plus faible Vendrell pour tenter de le faire craquer.

Du coté de la rue, le meurtre d’un vendeur ambulant est attribué à un gang mexicain s’appelant Los Magnificos…

Toute la Strike team de Mackey est alors mobilisée pour coincer les gangsters en plein rituel d’intégration du meurtrier un adolescent tabassé.

Le mineur est amené au commissariat et Wyms (CCH Pounder) n’a pas trop de difficulté à le faire craquer en jouant sur son orgueil de petite frappe.

Coéquipier de Danny (Catherine Dente), le très rigide Julian Lowe (Michael Jayce) est soumis à un rituel d’intégration machiste, boire une énorme bière et se faire sucer par une jeune femme peu farouche dans un bar…

Auréolé par de ses succès sur le terrain, Mackey est finalement blanchi par Ben Gilroy (John Diel) , le directeur de la police, qui bloque les investigations de Aceveda pour protéger son ami et lui révèle que c’est lui qui l’a informé de la mission d’infiltration de Crowley en utilisant ses contacts au Ministère de la justice.

En conclusion, « The Shield, saison 1, épisode 2 » continue sur sa très bonne lancée avec le développement d’une enquête interne en raison de la mort suspect d’un policier en opération, tout en proposant une affaire secondaire autour de gangs latinos employant des mineurs pour nourrir l’action…

Les personnages secondaires comme Julian ou Shane sont également un peu plus mis en avant…pour un résultat toujours aussi excitant !

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 08:48

Retour vers les séries mythiques des années 2000 avec « The shield, saison 1, épisode 1 » de Shawn Ryan.

Nous sommes en 2002 et Vic Mackey (Michael Chiklis) un policier fort en gueule du district de Farrington, fait oublier certains écarts de conduite par l’efficacité de ses méthodes sur le terrain.

Mais son supérieur David Aceveda (Benito Martinez) au profil plutôt bureaucratique entend mettre un terme à ses agissements qui impliquent des arrangements avec des dealers.

Aceveda demande à Terry Crowley (Reed Diamond) , un jeune policier du commissariat d’infiltrer l’équipe de Mackey pour accumuler des preuves de sa corruption.

Compte tenu des risques encourus, Crowley tente de négocier une place au ministère de la Défense, ce que semble accepter Aceveda.

Au commissariat, la tension est électrique non seulement entre Aceveda et Mackey protégé par Claudette Wyms (CCH Pounder) mais également entre Mackey et Dutch Wagenbach (Jay Karnes) un nouvel inspecteur au style plus classique.

Lorsqu’en plus Dutch tente de séduire Danielle Sofer (Catherine Dent) qui a entretenu une courte liaison avec Mackey la situation s’envenime…

Mais Dutch malgré les brimades et les moqueries, s’attaque à une affaire particulièrement complexe d’enlèvement d’une petite fille de sept ans après la mort de sa mère Nancy Reborg.

Mackey utilise ses contacts dans le milieu des junkies pour ramener le père Brian Boone (George Sawyer), un toxicomane notoire qui reconnait le meurtre de et la « vente » de sa fille à un pédophile Curtis Lemansky (Kenny Johnson).

Une course contre la montre s’engage pour sauver la vie de la petite et mène jusqu’à un médecin Bernard Grady (Jim Ortlieb) adepte d’une double vie.

Grady un pédophile dominateur tient tête à Dutch en interrogatoire ce qui pousse Wyms à faire appel aux méthodes musclées de Mackey.

Après avoir frappé le médecin, la cache de la petite fille est découverte et l’objectif de la sauver atteint.

Tout auréolé de son triomphe, Mackey prépare une opération de choc contre Two-time (Jalil Jay Lunch), un dealer rival de son protégé Rondell Robinson (Walter Jones).

Crowley insiste pour intégrer l’équipe ce que finit par accepter Mackey.

Mais lors de l’opération, une fusillade éclate, Two-time est tué et à la surprise générale, Mackey abat Crowley d‘une balle en pleine tête à l’aide de l’arme du dealer.


En conclusion, « The shield, saison 1, épisode 1 » se montre d’entrée ultra impressionnant en posant un univers viril de policiers évoluant sur une fragile ligne rouge entre respect de la loi et illégalité.

Face aux trafiquants, prostituées, junkies et pédophiles, il vaut mieux avoir le cœur bien accroché pour travailler dans le quartier de Farmington…mais une opposition très nette se met en place entre le nouveau commissaire latino et Mackey, gros bras dominant ayant fini par s’imposer en « parrain » local…

Qualité d’écriture, action coup de poing, personnages charismatiques…le décor est posé !

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 21:36

Petit retour nostalgique dans le rétroviseur de mes années étudiantes avec « Vision divine » premier album du groupe éponyme italien formé de Fabio Lione (chant), Olaf Thorsen (guitare), Andrea Torrecini (basse), Andrea de Paoli (claviers et Mat Stancioiu (batterie).
En 1999, la mode du heavy speed mélodique fleurit avec des groupes comme Angra ou Rhapsody et Vision divine s’inscrit dans cette droite lignée.
Avec sa pochette un peu infantile figurant un ange vengeur, qu’un collègue stagiaire un peu barré estimait inspiré des mouvements d’extrême droite (!), « Vision divine » débute par « New eden » permettant d’identifier immédiatement le style du groupe, tempo rapide, mélodies entêtantes notamment de clavier et surtout performances vocales renversantes de Lione, tout particulièrement dans le registre aigu.
Secoué par un premier titre aussi impressionnant, l’auditeur reçoit ensuite « On the wings of the storm » épique mais plus linéaire puis « Black mask of fear » moins frontal qui permet à  Lione de nous charmer de nouveau dans un style plus coulé et mélodique.
En comparaison, « Exodus » tire un peu trop sur la corde « guimauve » et fonctionne moins bien mais cet relatif coup de moins bien est compensé par l’efficacité de « The whisper » qui combine les meilleurs ingrédients du groupe : vitesse et mélodie.
L’instrumental « Forgotten worlds » fait la part belle au jeu tonique de Thorsen mais c’est bel et bien « Vision divine » qui vient éclabousser de toute sa classe l’auditeur par sa construction soignée et sa grandeur épique.
Les Italiens déroulent en souplesse avec « The miracle » vif, léger et agréable puis « Forever young » un peu plus lourd à digérer…
Mais la fin de l’album est exceptionnelle : « Of light and darkness » superbe ballade invitant à l’évasion et au voyage puis la reprise du monumental « The final count-down » d’Europe.
En conclusion, sous-coté pour ne pas dire snobé, « Vision divine » est un excellent premier disque d’un groupe révélant alors un potentiel intéressant.
Le style de Vision divine est certes très balisé voir stéréotypé mais sans réelle faiblesse ce premier disque boosté par un chanteur de très grande classe révèle tout de même une triplette d’hymnes assez incontournables du genre (« New eden », « Vision divine » et « Of light and darkness »).
Bravo ragazzi !

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Published by Seth - dans Speed metal
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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 07:51

En 2014, Janis Jonevs écrivain letton crée la surprise avec son premier roman à succès « Metal ».
« Metal » est le récit d’une passion de jeunesse, la musique « metal » que l’auteur rencontra au milieu des années 90 peu après la mort de Kurt Cobain le leader de Nirvana, suicidé en avril 1994.
Dans sa ville de Jelgava, Janis raconte la naissance d’une passion tout d’abord centrée exclusivement sur Nirvana en raison de l’aspect torturé, rebelle et tragique de la personnalité de Cobain.
De fil en aiguille, l’adolescent maigre et intello rencontre d’autres garçons partageant la même passion, des copains affublés de surnom comme la Mort, Zombis ou l’Embrouille.
Ils s’échangent beaucoup de cassettes audio afin de découvrir de nouveaux groupes toujours plus underground et discutent à n’en plus finir sur les mérites de chacun.
C’est aussi le temps des premières picoles et des bagarres avec les autres clans qui n’aiment pas leur look à cheveux longs.
Assez rapidement, Nirvana passe au second plan et le groupes plus violents et extrêmes de death, doom et black metal obtiennent leurs faveurs avec une prédilection pour les groupes nordiques ouvertement sataniques entachés de violence comme Mayhem ou Burzum.
Pour faire comme ses idoles, Janis achète une guitare et s’y exerce…
Face à l’incompréhension des adultes, parents ou professeurs, il raconte la construction de ce monde parallèle et les innombrables virées pour assister à des concerts d’une scène locale en plein développement dont les musiciens lettons font figure d’idoles.
Au registre plus anecdotique, on notera la fréquentation de truands russes l’ayant pris en sympathie, la victoire dans un match de streetball, une partie de pêche à la dynamite ratée et les plans concerts foireux dans des lieux improbables…
Mais Janis n’ira jamais au bout de ses rêves et ne fondera jamais un groupe de metal extrême…
Dix ans après, lorsqu’il retrouve ses copains trentenaires, chacun a pris une voie plus sage et s’est éloignée de la furie de ses jeunes années.
Ils restent alors les souvenirs teintés de nostalgie qu’on prend plaisir à évoquer.
En conclusion, malgré son succès générationnel qui aurait du me toucher, « Metal » ne m’a pas du tout passionné.
Je ne partage pas cette passion de la recherche de la musique la plus extrême et ai trouvé la plupart des groupes cités difficilement écoutables.
« Metal » est surtout pour moi le récit d’une dérive d’adolescents rebelles et mal dans leur peau, trouvant dans cette musique violente et nihiliste une marque de rejet de la société.
On aurait tout aussi pu appeler ce livre « Les années loose » car la plupart des récits traitent d’épisodes assez peu valorisants : correction reçus par des groupes plus forts et violents, peur des Tziganes, des gangsters, des skinheads, bitures, incommunicabilité totale avec la gente féminine..
Une vision plus positive du rock ‘n’ roll est pour moi possible !

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Published by Seth - dans Death metal
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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 18:34

Au risque de provoquer un grand écart cinématographique voici à présent « Les visiteurs » du maitre Elia Kazan.
Avant dernier film de Kazan, « Les visiteurs » sort en 1976.
Ancien du Viêt-Nam, Bill Smidt (James Woods) vit en parfaite harmonie avec sa femme Martha (Patricia Joyce) dans une immense propriété du Connecticut.
Le couple qui a un enfant en bas âge a la visite de deux copains d’armée de Bill, Mike Nickerson (Steve Railsback) et Tony Rodrigues (Chico Martinez).
Dans un froid glacial, les ex soldats s’installent et évoquent le bon vieux temps avec Bill.
Mais un malaise ne tarde pas à poindre lorsque Martha comprend que les deux ex soldats sont venus régler leur compte avec son mari, qui les a dénoncé en cour martiale pour avoir violé t tué une civile vietnamienne.
Assez curieusement Harry (Patrick M Vey) le père de Martha, un vieil écrivain à succès propriétaire de la propriété semble prendre en sympathie les deux hommes qui l’aident à tuer un dogue ayant blessé le chien de la maison.
Les trois hommes chargent la bête pour narguer le voisin, picolent et regardent un match de football en évoquant leurs souvenirs de l’armée.
Le vieil excentrique prend le parti des ex soldats dénoncés puis se retire dans sa chambre après s’être blessé à la main avec un couteau.
Le rapprochement vicieux de Mike vis-à-vis de Martha provoque la colère de Bill et un violent affrontement à mains nues.
Vaincu, Bill laisse le champs libre à Mike qui se venge en violant Martha sous l’œil plus neutre de Tony.
Le couple reste au final seul avec ses meurtrissures.
En conclusion, beaucoup moins connu que les immenses classiques « Un tramway nommé désir » ou « Sur les quais » et tant d’autres, « Les visiteurs » est un petit film fauché, réaliste et glacial insinuant un climat de malaise grandissant.
Lent, tordu et malsain, le film vaut surtout le détour pour son atmosphère très seventies et la qualité de ses acteurs, James Woods en tete !

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