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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 09:16

Très attendu après le formidable impact de la première version de 1987, « Robocop » du brésilien José Padilha sort en 2014.
Bien entendu quelques arrangements sont pris avec l’histoire campée par Verhoeven, mais nous sommes toujours dans un futur proche (2028) à Detroit, la ville la plus criminogène des Etats-Unis dans laquelle une multinationale appelée Omnicorp cherche vainement à imposer l’usage de robots de combat à une société réticente.
Raymond Sellars (Michael Keaton) le PDG d’Omnicorp, pousse activement pour que sa technologie s’impose mais malgré le soutien des médias partisans comme Pat Novak (Samuel L Jackson), se heurte à l’hostilité de sénateurs comme Dreyfus (Zach Grenier) qui objecte à la suite d’une sanglante opération de maintien de l’ordre au Moyen-Orient le manque d’émotions des robots de combat au moment de prendre une décision.
Pour contourner l’obstacle, Sellars embauche le génial roboticien Denneth Norton (Gary Oldman) et parvient à le convaincre de travailler sur des programmes militaires visant à créer des cyborgs, fusion de l’homme et de la machine.
Le candidat idéal se présente ensuite comme Alex Murphy (Joël Kinnaman) un policier de Détroit sauvagement assassiné dans un attentat à la voiture piégée alors qu’il tentait d’arrêter Antoine Vallon (Patrick Garrow) un grand trafiquant d’armes de la ville ayant blessé son collègue Jack Lewis (Michael K Williams) dans une mission d’infiltration à hauts risques.
Brulé à 80%, amputé d’un bras et d’une jambe, Murphy est finalement récupéré par Omnicorp après que sa femme Clara (Abbie Cornish) ait donné son accord non sans quelques réticences.
Sous l’impulsion de Norton et de son équipe, un nouveau cyborg est donc crée et se nomme Robocop.
Murphy dont le cerveau, une partie du visage, le cœur, les poumons et un bras ont été conservés, endosse une armure de combat et travaille de concert avec un ordinateur de bord.
Ses premiers résultats sur le terrain le montre trop lents par rapport aux vrais robots mais après quelques modifications peu éthiques, Robocop surclasse tous ses opposants jusqu’à l’instructeur Rick Mattox (Jackie Earle Haley).
Devenu le fer de lance d’Omnicorp, Robocop traque le crime à Détroit et perd peu à peu toute humanité ce que déplore sa femme Clara restée seule à élever leur fils David.
Obsédé par l’idée de faire justice en arrêtant Vallon et ses sbires, Robocop commence une traque dans toute la ville, poussant par ses méthodes musclées les criminels à lui permettre de remonter jusqu’à leur chef.
Mais Vallon qui a ses contacts dans la police a été prévenu de la venue de son adversaires et met en place une vingtaine d’hommes équipés d’armes lourdes capables de percer le blindage de Robocop.
Après une lutte acharnée, Robocop grièvement endommagé triomphe et liquide le criminel.
Lorsque son esprit logique remonte aux sources du crime, il met à jour l’implication de deux flics ripoux de son service puis de la chef de la police elle-même, Karen Dean (Marianne Jean-Baptiste).
Désactivé par Mattox, Robocop est jugé à présent embarrassant par Sellars.
Parvenu à son objectif en retournant l’opinion publique et les sénateurs, il estime que Robocop représente à présent une menace en s’attaquant à la corruption, et demande à Norton de le tuer.
Le scientifique s’y refuse et lui permet d’échapper aux militaires chargés de l’abattre.
Robocop se retourne alors contre Sellars qui a pris en otage sa femme et son fils.
Appuyé par Lewis et les flics non ripoux du service, Robocop prend d’assaut le building d’Omnicorp et triomphe de justesse des redoutables ED-209, robots sentinelles plus armés et puissants.
L’issue se joue sur le toit ou Robocop surpasse sa programmation pour abattre le PDG d’Omnicorp.
Le projet de légalisation des robots aux Etats-Unis est alors soumis au véto du Président après le témoignage de Norton et Murphy est alors reconstruit pour profiter de sa femme et de son fils.
En conclusion, « Robocop » est un upgrade osé d’un film culte. Padilha colle sans trop déborder à l’histoire originale en utilisant les nouvelles technologies qui confèrent aux combats robotisés un aspect jeux vidéos finalement assez banal.
L’histoire tient donc la route (et pour cause ! ) entre gentils scientifiques, vilains industriels, affreux méchants et flics ripoux mais ne contient pas l’atmosphère anxiogène, cynique et cruelle de l’original.
Mise à part la scène d’ouverture particulièrement forte avec l’intervention de robots et drones au Moyen-Orient face à des terroristes, « Robocop » est une œuvre trop propre, scolaire et n’ayons pas peur de le dire sans âme pour se montrer comparable à son génial modèle.
Dommage…

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 08:31

Dans « Californication, saison 2, épisode 10 », Hank (David Duchovny) est accompagné par Karen (Natascha Mc Elhone)  pour faire de examens médicaux sur une grosseur placée au niveau de l’aine.

Tout en le reconnaissant, le médecin (Paul Lieber) évoque plusieurs maladies possibles dont le cancer, ce qui l’inquiète beaucoup.

Dans l’attente des résultats, Hank revit son passé avec Karen, notamment 1994 ou après quelques semaines seulement de liaison, le couple découvre qu’il attend un enfant.

Ces flash backs New-yorkais sur fond de mort de Kurt Cobain révèlent une importance particulière en montrant déjà l’immaturité chronique de Hank et le caractère plus déterminé de se compagne.

Après avoir pensé un instant à se séparer et à laisser Karen s’occuper de l’enfant, le couple décide de continuer ensemble.

Dans le présent, alors que sa femme Marcy (Pamela Adlon) est en pleine desintox, Charlie (Evan Handler) continue de se rapprocher de Daisy (Clara Gallo) à tel point que lorsque celle-ci lui annonce vouloir arrêter le porno pour reprendre une vie d‘aspirante actrice « normale », il se propose de continuer à la suivre, y compris jusque chez elle.

Anxieux dans l’attente des résultats, Hank se bat avec Lew Ashby (Callum Keith Rennie) pour être sorti avec sa femme puis tout rendre dans l’ordre après cette explication virile.

Le couperet médical tombe enfant : ce sera une syphilis qui se soigne par antibiotique ! Hank est en quelque sorte puni par là ou il avait péché !

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 10 » présente enfin une histoire plus construite et personnelle, en délaissant les traditionnelles parties de jambes en l’air pour continuer à explorer la relation entre Hank et Karen sur fond de grunge-rock.

De manière également surprenante, Charlie semble tomber sous le charme de son ancienne protégé Daisy, qui s’avère finalement une jeune femme intègre et courageuse.

L’histoire dira si ce 10ième volet ne sera qu’un feu de paille ou le signe d’une nette remontée en puissance vers la fin de la seconde saison !

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 21:43

Dans « Californication, saison 2, épisode 9 », Charlie (Evan Handler) fait le point sur l’escapade de Marcy (Pamela Adlon) qui ne peut se détacher se son addiction à la cocaïne.

Bonne pate, Daisy (Clara Gallo) se rend utile au salon esthétique en l’absence de Marcy en prenant les rendez vous.

Charlie ne semble pas pressé de la voir quitter leur maison et est exaucée lorsqu’elle revient vers lui après un rencart écourté.

Les deux amis passent donc ensemble une inhabituellement chaste soirée devant une vidéo de Dirty dancing, l’un de leurs films favoris.

De son coté, Hank (David Duchovny) accompagne Janie Jones (Madchen Amick) à une exposition de peinture.

Lorsqu’il découvre que l’artiste concerné est Julian (Angus Mc Fadyen), il peine à contenir son humour sarcastique, bien aidé en cela par les délires sexuels new-age de l’écrivain qui propose une partouze avec Sonja (Paula Marshall) enceinte jusqu’aux yeux.

En sortant de l’exposition, Janie fait des avances à Hank et lui propose de finir la nuit chez elle.

Après quelques hésitations, Hank finit par refuser…

Lorsqu’il se rend chez Karen (Natascha Mc Elhone) pour lui conter son exploit, il découvre qu’elle aussi a accepté un rencart très romantique avec Lew Ashby (Callum Keith Rennie).

Au lit pourtant, Karen détecte une grosseur anormale et mal placée chez son ex compagnon.

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 9 » ne relève pas beaucoup le niveau et s’ingénue à brouiller les pistes par d’improbables chassés croisés.

L’histoire piétine, Hank n’ayant pas écrit une ligne sur le producteur de rock et se révélant le plus grand arnaqueur/branleur de Venice.

Avec une saison 2 plongeant en chute libre question scénario, difficile de trouver quelques intérêt à continuer cette série pour le moins surestimée !

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 22:48

« Spidey n°91 » voit le jour un peu plus tard en 1987.
Tentant d’insuffler un second souffle aux X-men, la talentueux Bob Layton (scénario) aidé de Keith Pollard (dessins) présente un Facteur-X gouvernemental tentant d’arracher le jeune pyromane Rusty James aux griffes de l’Alliance du mal groupe de mauvais mutants représenté par le géant Tower et la redoutable amazone Frenzy sorte de Grace Jones invulnérable.
Influençable et vulnérable, Rusty semble en difficulté face à l’imposante Frenzy avant que le jeune Morlock Artie n’alerte Facteur-X pour repousser le danger et rendre au jeune homme toute sa raison.
Moins célèbre mais plutôt intéressant, l’Escadron suprême (Hypérion, Aigle bleu, Docteur Spectrum, Power princess, Amphibien, Alouette, Archer, Whizzer, Tom Pouce) de Mark Gruenwald (scénario) et Bob Hall (dessins) se trouve attaqué par la Confrérie du mal (Dr Decibel, Guenon-X, Lamproie, Quagmire, Forme, Foxfire) qui cherche à mettre la main sur une machine à contrôler les esprits fabriquée par Tom Pouce.
Tombant dans un piège pour secourir Archer, l’Escadron est capturé et placé sous contrôle mental.
Même le quasi invincible Hypérion est vaincu par Lamproie capable d’absorber ses pouvoirs.
Seule la vitesse de Whizzer le sauve et lui permet de revenir surarmé faire diversion pour permettre à ses coéquipiers immunisés contre les effets de la machine de retourner la situation et vaincre la Confrérie.
En guise de dessert, les sales gosses de Puissance 4 crées par Louise Simonson (scénario) et John Bogdanove (dessins) affrontent une race de conquérants extraterrestres reptiliens appelés les Snarks.
En conclusion, « Nova n°91 » s’inscrit incontestablement dans un fort courant de modernité.
Facteur-X fonctionne très bien avec une histoire dense, prenante, des super criminels charismatiques et crédibles et un style graphique des plus convaincants.
L’Escadron suprême est également la bonne surprise de ce numéro et malgré une surenchère de personnages, fait souffler un bienfaisant vent de nouveauté sur Spidey.
Seule Puissance 4, sans nul doute le pire comics de l’histoire de Marvel vient plomber l’ensemble avec ses aventures de super-mômes affrontant des rebuts d’ennemis dans des scénarios à dormir debout.
Dommage car sans cela, ce « Spidey n°91 » serait d’excellente facture !

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 22:03

Difficile de se détacher de ce doux parfum de nostalgie des comics des années 80 avec « Spidey n°57 ».
Sorti en octobre 1984 chez l’incontournable maison Lug, « Spidey n°57 » commence par une vieillerie des X-men signée Roy Thomas (scénario) et Don Heck/Georg Tuska (dessins) dans laquelle les héros des années 60 affronte dans le métro New-Yorkais le colosse d'un monde souterrain Grotesk désireux de se venger des ravages engendrés par la science humaine.
Avec des costumes un poil plus modernes que les uniformes ringards des débuts, Cyclope et le Fauve font face à Grotesk tandis qu’Angel, Iceberg et Strange girl se mettent en quête du Professeur X mystérieusement disparu.
Puisant dans le passé, Roy Thomas et Werner Roth (dessins) relatent la première rencontre entre le Professeur X et Scott Summers/Cyclope, alors jeune mutant sous la coupe d’un criminel mutant nommé Jack Diamant.
Tout en tentant de préserver les humains du pouvoir dévastateur des poings en diamant de son mentor, Cyclope ne peut l’empêcher d’accéder à un complexe militaire lui permettant de transformer tout son corps en diamant vivant.
Super héros crée par Cyrus Tota, Photonik se débat ensuite dans les égouts de New-York face au compte Wampyr, surpuissant vampire désireux de drainer sa précieuse force vitale pour augmenter sa puissance et réanimer sa femme décédée.
En difficulté face à un adversaire dont les pouvoirs maléfiques rivalisent avec ceux de Dracula en personne, finit par être vaincu et se transforme en son alter égo humain Taddeus Tenterhook qui apeuré dans les égouts appelle au secours son mentor le télépathe Dr Ziegel et son fidèle Tom Pouce.
Unique, inclassable se trouve la série des « Et si ? » dans laquelle Tom de Falco (scénario) et Arvell Jones (dessins), montrent la Chose horriblement affectée par un virus tandis que ses amis Captain america et Goliath noir luttent désespérément face à Modok et ses troupe de l’A.I.M pour trouver un antidote.
Devenu un monstre radioactif, la Chose expulse ses radiations qui rendent la vue à son amie Alicia Masters et le laissent ensuite intact transformé en Ben Grimm.
On termine donc su un happy end insoupçonné avec une histoire d’amour entre Ben et Alicia, Goliath noir le remplaçant finalement question muscles auprès des 4 Fantastiques.
Dans une seconde aventure beaucoup plus tortueuse signée Alan Zelenetz (scénario) et Greg Laroque (dessinateur), Pourpoint jaune est tué lors d’un combat contre une puissante mutante appelée Elfqueen mais sa femme la Guêpe n’accepte pas sa mort, tenant pour responsable ses coéquipiers Vengeurs et en particulier Captain america, en position de leader inflexible.
Après une période de sanglante vendetta contre les criminels, la Guêpe prend conscience de la folie de ses actes lorsque Tigra sauve in extremis Captain america d’une mort par écrasement dans un building en flamme et décide de quitter les Vengeurs pour reprendre une vie dite normale.
En conclusion, « Spidey n°57 » est un numéro très disparate et de qualité plus qu’inégale.
Les histoires des X-men sentent le rance, en raison notamment du style graphique trop daté de Heck et Roth, quant aux « Et si ? » ils sont à l’inverse bien maigres et anecdotiques d’un point de vue du scénario avec à contrario un graphisme moderne, puissant et élégant.
Seul surnage Photonik, par son scénario palpitant et son ambiance gothique qui le rendent absolument unique !
A réserver donc aux plus indécrottables nostalgiques des comics old school !

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 12:51

Films brésiliens toujours avec « Confessions d’une call girl brésilienne » de Marcus Baldini.

Sorti en 2011, « Confessions d’une call girl brésilienne » reprend et particularise les romans à succès de confessions d’escorts girls qui surfant sur la fascination glauque autour de leur activités de « pute de luxe » se sont multipliés à cette époque.

Ici Bruna (Deborah Secco) est une jeune fille adoptée de la classe moyenne supérieure brésilienne qui mal à l’aise dans sa famille, décide à 17 ans de quitter le giron familial pour devenir prostituée à São Paulo.
Elle ne laisse pas grand-chose derrière elle, des parents dépassés, un demi frère Rodrigo (Sergio Guizé) qui ne la supporte pas et une expérience traumatisante avec Miguel (Gustavo Machado) un camarade de classe qui l’a filmé en train de le sucer et a diffusé la vidéo sur Internet.
Dans la grande ville de São Paulo, Bruna rencontre Larissa (Drica Moares), directrice d’une maison close qui convaincue de son potentiel accepte de la prendre à l’essai.
Bruna doit donc s’intégrer à un groupe de filles déjà sur place : Gabi (Cristina Lago), Janine (Fabiula Nascimento) mère d’un enfant, Mel (Erika Puga), Yasmine (Simone Illescu) et Kelly (Brenda Ligia).
Rapidement, Bruna fait ses premiers clients et rencontre un fort succès malgré un aspect général négligé.
Les homme sont séduits par sa jeunesse et son innocence supposée.
L’un d’entre eux Huldson (Cassio Gabus Mendes) son premier client devient un régulier.
L’argent afflue et Bruna apprend peu à peu les ficelles du métier qui connait surtout des heures pleines durant la journée.
Elle semble s’épanouir dans cet univers, même si Rodrigo parvient à la retrouver, l’accable de reproches et la menace de la détruire si il la revoit un jour.
La situation se tend lorsque Bruna comprend qu’on lui a volé son argent et les bijoux qu’elle avait elle-même volé à sa mère…
Elle suspecte un temps Janine qui nie farouchement mais parvient à obtenir les aveux de Yasmine, toxicomane en employant la force.
Faisant son méa culpa, Yasmine accepte de la rembourser et les choses semblent alors rentrer dans l’ordre.
Au cours d’une soirée dans une boite de nuit branchée, Raquel fait la connaissance de Carol (Guta Ruiz), une escort girl haut gamme entretenue par une homme mur.
Séduite par son coté plus élégant et raffiné, Carol lui donne sa carte de visite et l’initie aussi à la cocaïne.
Les deux femmes sympathisent et se retrouvent régulièrement.
Cette relation tombe à point nommé lorsque Larissa qui a découvert que ses filles prenaient de la drogue, pique une colère et exclue Gabi ainsi que Raquel qui avait pris sa défense.
Raquel appelle donc Carol et décide sous ses conseils de se mettre à son compte.
Elle loue un luxueux appartement avec piscine au somment d’une tour de la ville et embauche Gabi comme assistante.
Assez habilement, Raquel crée un site internet et s’invente un personnage de « surfeuse » pour capitaliser sur son physique de blonde sportive et bohème.
Le succès est rapidement au rendez vous et les clients se succèdent avec des tarifs en hausse.
Raquel tient également à jour un blog ou elle note ses clients ce qui provoque l’explosion de sa clientèle, attirée par ce procédé astucieux.
Mais avec le succès vient une montée en flèche de sa consommation de drogue, soigneusement entretenue par son amie Carol.
Raquel finit par négliger ses clients et dépenser plus qu’elle ne gagne.
Elle licencie Gaby après une altercation et aux abois financièrement se montre de plus en plus odieuse avec les gens.
La drogue et le succès déclinant obligent Raquel a aligner les passes minables dans la rue et s’enfonce dans la déchéance.
Carol coupe les ponts avec elle et Huldson réapparait comme une providence, en l’invitant à diner.
Raquel accepte mais se montre très froide lorsque celui-ci lui offre un somptueux bijou tout en lui demandant de vivre avec lui pour changer de vie.
Après une période d’hésitation de pause, elle rempile comme escort pour six mois et stoppe ensuite son activité pour vivre avec un ex client qu’on devine être Huldson.


En conclusion,  « Confessions d’une call girl brésilienne » est un film sulfureux présentant la prostitution sous l’angle d’un choix délibéré, libre et assumé.
On peut être gêné de cette approche et de l’apologie de ce mode de vie, se résumant principalement dans sa première partie « maison close » à un esclavage.
A aucun moment l’aspect risque qu’il soit sexuel (maladie sexuellement transmissibles) ou purement physique (viol, vol, agression, humiliation) n’est abordé, et le tout est enveloppé dans un nuage de glamour assez dérangeant.
Seule la seconde partie via la drogue présente un aspect dérive aboutissant à une décadence, encore que celle-ci soit atténuée et se termine en simili « conte de fée » avec la porte de sortie représenté par un client amoureux (mais quelconque).
Malgré son coté « documentaire » et la plastique athlétique de la trentenaire Deborah Secco, « Confessions d’une call gril brésilienne » ne dépassera donc pas le stade de l’anecdote épicée.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:33

Dans « Californication, saison 2, épisode 8 », Charlie (Evan Handler) prend la décision radicale d’envoyer Marcy (Pamela Adlon) chez sa mère pour se désintoxiquer.

Il la met lui-même dans un taxi et lui assure vouloir rester chaste en se consacrant à sa nouvelle star en devenir, Daisy (Clara Gallo) pour qui il tente de négocier les meilleurs contrats dans l’industrie du X après le succès de Vaginatown.

Charlie reçoit une proposition intéressante du studio Intense qui demande à Daisy de se refaire les seins, à titre d’investissement professionnel.

Tentée, d’autant plus que l’opération serait financée par Intense, Daisy envisage d’accepter afin de donner un nouvel élan à sa carrière de starlette amateur, mais Charlie se montre plus réservé.

De son coté, Hank (David Duchovny) tente toujours de tirer les vers du nez de Janie Jones (Madchen Amick)  afin d’obtenir des informations intéressantes pour la biographie de Lew Ashby (Callum Keith Rennie).

Une interview dans la luxueuse maison de Janie se solde par un plongeon dans la piscine.

Mal à l’aise devant l’arrivée de Ron (Vincent Angell) le mari, Hank est cachée par Janie et en profite pour faire l’amour avec la bonne Rosario (Paula Turbay).

Apprenant que Ron fait chanter Rosario pour obtenir ses faveurs sexuelles, Hank intervient et menace le mari de tout révéler à sa femme si il continue ou si il la licencie.

Mais Janie qui le raccompagne à la sortie, lui fait comprendre qu’elle est déjà au courant de cette liaison et l’accepte.

Dépité, Hank l’est encore davantage lorsque Rebecca (Madeleine Martin) refuse de passer du temps avec lui et que Karen (Natascha Mc Elhone) lui annonce furieuse être au courant de la liaison entre Ashby et Mia (Madeline Zima).

Choquée par la désinvolture de Hank sur le sujet qui n’a que faiblement essayé de dissuader Ashby de cette liaison avec une mineure, Karen lui plante une banderille en lui avouant avoir embrassé le producteur-rocker, juste pour le rendre jaloux : effet réussi !

Pour finir, les bonnes résolutions de Charlie ne tiennent pas longtemps et il couche avec Daisy, qui lui fait découvrir des techniques pour retarder son éjaculation.

Mais au moment de l’orgasme, Charlie reçoit un coup de fil de la mère de Marcy qui ne l’a pas vu arriver à son domicile ce qui met fin directement à ses ébats !

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 8 » va de dérapage en dérapage jusqu’à oublier de tisser une véritable histoire.
Le sexe prend le pas sur la narration avec des scènes des plus improbables et une liberté sexuelle qui finit par être choquante.

Pas grand-chose à dire autour du vide de ce huitième épisode qui réduit la série à une succession de scène de baise expédiées aussi excitantes en réalité qu’un réfrigérateur.

La coolitude des acteurs et le magique cadre californien ne suffisent pas c’est bien dommage à masquer les carences scénaristiques et un fort penchant vers la facilité.

Si la fin de la saison 2 ne révèle pas le niveau, pas sur que je continue l’aventure « Californication » !

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Published by Seth - dans Société
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 22:49

Ayant beaucoup apprécié « Sécurité privée, enjeu public » j’ai fort logiquement voulu découvrir d’autres écrits d’Eric Delbecque comme « L’insécurité un scandale français ».

Ouvrage un peu daté (2012) en raison des récentes et rapides évolutions sur le sujet, « L’insécurité un scandale français » est un court ouvrage qui derrière son titre provocateur, cherche à faire bouger les lignes sur le domaine de la sécurité intérieure.

Après une courte préface du criminologue Alain Bauer dont les travaux tout comme ceux de sociologues ou de policiers comme Lucienne Bui Trong servent de références aux idées exposées, Delbecque plante le contexte dans une introduction quelque peu confuse et provocatrice, en pointant du doigt la dimension politique de l’insécurité qui entre une gauche caviar bien pensante niant la réalité des faits et une droite dure les déformant à dessin, empêche de poser un diagnostic rationnel et de dégager des pistes d’amélioration.

Même si le rappelle-t-il les sociétés européennes n’ont cessé de faire baisser leur niveau de violence depuis le Moyen-âge, le nombre d’homicides ni même de délits comptabilisés dans le fichier centralisé de la Police (Etat 4001), ne peuvent servir de seuls indicateurs pour décrire à eux seuls le niveau d’insécurité d'un pays.

Delbecque préfère alors parler des petits délits ou « incivilités » (tapage nocturne, vandalisme, rodéos, cambriolages, vols à l’arraché) qui eux ne sont pas comptabilisés mais participent fortement au sentiment d’insécurité galopant vécu en France.

Pour humaniser son travail et éviter l’écueil d’une approche académique qui serait l’apanage des chercheurs du CNRS, Delbecque propose également de publier des journaux de bord fictifs recueillis auprès d’authentiques policiers déployés dans les quartiers dits « sensibles » de la République.

Les « témoignages » sont assez vite redondants, mettant en exergue l’âge toujours plus jeune des délinquants (12-13 ans), leur refus de toute forme d’autorité autre que la loi de leur groupe au travers duquel s'exprime une hiérarchie de gang.

Il est assez lourdement insisté sur la logique de territoire regroupant les mêmes individus d’une cité ayant grandi ensemble et ce quelle que soit leur origine ethnique et faisant de tout élément extérieur un étranger et une menace potentielle.

La violence qu’elle soit verbale ou physique est ici totalement banalisée car faisant partie du mode d’expression habituel de ce milieu.

Plus rares d’un point de vue statistique, les émeutes soulevant des régions entières sont généralement le fait d’un évènement fort comme la mort d’un jeune tué dans une confrontation avec l'Etat, aboutissant à un statut de martyr et à un puissant désir de vengeance relayé par les réseaux sociaux.

Face des moyens juridiques inadaptés protégeant les mineurs et des tribunaux engorgés comme en Seine-Saint-Denis, les policiers ont l’impression que les criminels bénéficient d’une grande impunité et peuvent commettre un nombre important de larcins sans être véritablement inquiétés par la menace d’un emprisonnement.

Difficile de trouver la motivation de bien faire son travail quand les risques encourus sont bien réels : caillassage, tirs de mortier ou plus rarement à balles réelles mais aussi menaces sur les familles lorsque les policiers filmés par les téléphones portables sont localisés.

Lorsqu’en plus le poids de la hiérarchie paralyse les capacités d’action des policiers par peur de la bavure fatale à leur carrière même en cas d’agression réelle et les asphyxie sous un amoncellement de taches administratives, on comprend que la police est bien souvent démunie pour faire face.

Delbecque précise cependant que les principales victimes de l’insécurité crée par les bandes sont les couches les plus pauvres de la population, celles qui n’ont pas les moyens de se payer les moyens de se protéger et qui subissent la loi d’une minorité dominante.

Aveuglés par leurs idéologies souvent sommaires sur la question et par des chiffres officiels masquant la réalité du terrain, les politiciens se montrent quant à eux incapables de traiter le problème, la plupart d’entre eux étant victimes de l’étrange complexe de l’homme blanc, ex colonisateur et oppresseur, si vite accusé de vieux raciste-fasciste dès qu’il se montre ferme dans ses politiques de répression.

Ce manque de lucidité propagé par certains intellectuels qualifiés de « bien pensants » empêche donc l’établissement d’une réelle politique globale de traitement du problème de l’insécurité et laisse le champs libre aux partis extrémistes ravis de l’aubaine.

En cherchant au niveau des causes, Delbecque liste les pertes de repères des jeunes issus de l’immigration, écartelés entre une double culture, celle traditionnelle et communautaire  de leurs parents et celle individualiste et libertaire de l’Occident avec l’aspect pervers de la société de consommation ajoutant au désarroi de ceux qui ont peu.

Reclus dans leurs ghettos, ces jeunes sans modèles positifs rejettent rapidement toute forme de contrôle social comme celui de leur famille, de leur communauté puis en ensuite des institutions représentées par l’école qui pour Delbecque a renoncé à faire des citoyens responsables, puis de tout ce qui porte un uniforme du postier au flic en passant par le conducteur de bus.

Ainsi la culture de l’excuse et de la victimisation ôtent tout sentiment de responsabilité et autorisent à tous les débordements avec des risques somme toutes minimes lorsqu on est mineur.

Certains plus vulnérables que les autres, trouvent refuge dans l’Islam pour retrouver le sentiment d’appartenir à quelque chose et peuvent se laisser happer par des mouvements radicaux dangereux.

Dans sa conclusion Delbecque fustige une nouvelle fois l’immobilisme des élites dominantes centrées sur l’idée tenace d’un déclin de la France et de l’Occident (depuis quand ?) et par conséquent incapables de proposer un projet ambitieux porteur d’espérances, de fierté nationale et d’estime de soi et leur propose de dépasser leurs clivages idéologiques dépassés pour aborder une réflexion commune gauche-droite afin de mettre en place les solutions opérationnelles adéquates….

En conclusion, « L’insécurité un scandale français » est un livre assez décevant sur son fond et déroutant par sa forme alliant témoignages de terrain dont il est impossible d’établir précisément ce qui est vrai ou inventé et réflexions sociologiques plus profondes, le tout avec une fâcheuse tendance à la répétition.

Délaissant l’aspect solution opérationnelle à peine évoqué sur deux pages, Delbecque passe à mon sens beaucoup trop de temps à tenter de décrire un problème connu de l’ensemble de la population mais que les politiciens n’ont jamais voulu ou pu régler, faute d’investissements stratégiques, juridiques, humains et matériels.

Tout le monde sait que la loi ne s’applique pas de la même manière dans tous les territoires de la République et qu’il est plus difficile voir impossible de le faire dans certaines banlieues sensibles.

On tente donc de faire porter le chapeau aux professeurs et aux policiers alors que leur rôle n’est pas de pallier aux dysfonctionnement du modèle d’intégration français et de son incapacité à souder ses habitants autour d’une identité, de valeurs et d’un projet de société communs.

Le déclin de la France est donc pour moi très nettement perceptible dans cette campagne présidentielle ou la médiocrité des candidats et l’absence d’idées se montrent particulièrement criantes…

Cet Etat faible hanté par sa grandeur passée et son déclin apparent, ayant honte de lui-même, n’a donc intrinsèquement aucun moyen de reconquérir ses territoires perdus laissés à l’abandon par les forces publiques et dans lesquels la loi du plus fort peut tranquillement se développer.

Si les quelques attentats des années 2015-2016 ont montré un lien entre ces zones de non droit et les plateformes de recrutement/préparation de terroristes, il est peu probable qu’une réelle prise de conscience ou inflexion se produise.

L’évolution de l’insécurité passera donc obligatoirement par une augmentation du phénomène en suivant le modèle des ghettos raciaux américains voir des bidonvilles sud-américains...

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 21:29

Fort logiquement l’envie de me ruer sur le « Nova n°92 » du mois de septembre 1985 m’est revenue afin de revivre l’espace de quelques minutes précieuses l’émotion et le charme nostalgique de mon enfance.

Marv Wolfman (scénario) et John Byrne (dessins) mettent tous les éléments en place pour l’affrontement final entre les deux divinités cosmiques que sont le Sphinx devenue une menace pour l’univers après avoir ingéré la sommes de connaissances des ordinateurs biologiques de Xandar et Galactus, convaincu par Mr Fantastic de les aider en échange du droit de pouvoir s’en prendre ensuite à la Terre si il le désirait.

Terrax, le héraut de Galactus prépare l’arrivée de son maitre et croise la hache avec les Fantastiques qui bien que affaiblis et vieillissants, défendent chèrement leur peau.

Mr Fantastic place sa femme l’Invisible dans un caisson cryogénique afin de retarder l’inévitable : sa mort à échéance proche, puis renseigne Galactus sur le la localisation du Sphinx : son Egypte natale dont il a entrepris de recréer la grandeur antique.

On découvre à ce propos le passé biblique du Sphinx, magicien sous Pharaon condamné à l’exil après avoir perdu la face devant Moise en personne.

Possesseur de la pierre Ka qu’il trouva par hasard dans le désert, le Sphinx devint l’égal d’un dieu omnipotent et immortel.

Mais lassé par son pouvoir, le Sphinx s’en alla trouver Sayge un oracle pour savoir comment mourir.

Orienté vers Xandar par Sayge, le Sphinx tombe sur les fameux ordinateurs qui lui révèlent le croit il sa destiné de maitre de l’univers.

En Egypte, le Sphinx écarte aisément le belliqueux Terrax  et affronte ensuite le Dévoreur lui-même.

Le combat est titanesque, grandiose, brutal mais finalement de courte durée, Galactus dominant son adversaire, détruisant sa fameuse pierre et le condamnant à revivre sa vie pour l’éternité.

À New-York, Terrax agresse les Fantastiques au Baxter Building mais la Torche le plus valide d’entre eux parvient à le neutraliser par ruse le temps que Mr Fantastic ne vienne duper Galactus en le faisant fuir avec la complicité du Gardien en lui exhibant une réplique de l’annéantisseur ultime, seule arme capable de le repousser.

Malgré ses doutes sur la véracité de l’arme, Galactus préfère partir tout en menaçant de revenir mettre sa menace à exécution.

Mais cette victoire prend la tournure d’un succès à a Pyrrhus, puisque après le départ de la menace, Richards tombe inanimé dans les bras de la Torche.

Al Milgrom continue avec Spider-man, montrant la Réponse, bras droit du Caïd, enlevant l’Epée au nez et à la barbe de son mari la Cape et Spider-man aux prises avec le cyborg Silvermane.

Dans un New-York enneigée, Spider-man revêt son costume traditionnel et s’allie avec la Chatte pour retrouver l’Epée également convoitée par Silvermane, devenu incontrôlable.

Le Caïd qui a terrassé une pathétique tentative de la Cape, n’hésite pas à affronter le cyborg pour protéger sa femme malade mais est vaincu.

A vrai dire, Spider-man ne fait pas beaucoup mieux et c’est finalement la Réponse qui dénoue la situation en se sacrifiant afin de régénérer l’Epée.

Rendu fou par cette énergie palpitante qui lui rend une partie de son humanité, Silvermane se jette dans le vide mais l’Epée trahit les espoirs du Caïd en préférant donner son énergie à son mari dont la vie est étroitement dépendante.

Dans la dernière partie, Denny O’Neil (scénario) et Luke Mc Donnelly (dessinateur) montre un Tony Stark revigoré devenir la cible de Taurus criminel appartenant à l’organisation du Zodiaque, qui tente sans succès de faire exploser sa voiture ou de lâcher sur lui le Bélier, ridiculisé par James Rhodes ayant revêtu l’armure d’Iron-man.

Véritable ange gardien de Stark, Iron-man lui permet d’échapper à un nouvel attentat contre son camion cette fois perpétré par le Verseau.

En conclusion, « Nova n°92 » se montre parfaitement inégal et déséquilibré.

Si les 4 Fantastiques sont superbes de dramaturgie, d’émotion et de puissance avec un affrontement dantesque entre le Sphinx et Galactus avec le Gardien et Terrax en arbitres de luxe, Spider-man se montre à contrario plutôt anecdotique et médiocrement dessiné par Milgrom, tandis que Iron-man sombre dans le très/trop commun.

Mais malgré ses limitations, rien que pour le numéro exceptionnel des Fantastiques, véritable locomotive créatrice de Nova à cette époque, ce n°92 vaut largement le détour !

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 21:48

Plongée dans la délicieuse nostalgie du passé avec « Nova n°90 » le mensuel en format de poche diffusé chez Lug en juillet 1985 alors que votre serviteur avait dix ans.

Eternel « petit » de l’écurie Marvel/Lug, « Nova n°90 » débute par une passionnante aventure des 4 Fantastiques signée Marv Wolfman (scénario) et Sal Buscema (dessins) dans laquelle Mister Fantastic, la Chose et l’Invisible frappés par les rayons des Skrulls sont soumis à un vieillissement prématuré les conduisant à terme à une mort proche.

Sur Xandar la planète de Nova en conflit avec les Skrulls, les Fantastiques affaiblis et la garde des champions xandariens (Volt, Diamant, Comète)  ne peuvent empêcher le super criminel égyptien appelé le Sphinx de drainer le savoir des ordinateurs de la planète pour réaliser que sa destiné est de régner sur l’univers.

Rejoints par la Torche humaine épargnée par le processus, les Fantastiques se résolvent à appeler à la rescousse leur ennemi juré Galactus, seule puissance dans l’univers capable d’arrêter une créature aussi puissante que le Sphinx.

Avec John Byrne aux dessins, Nova prend la tête de la résistance face à l’invasion Skrull tandis que les FF font une halte dans un cimetière de vaisseaux spatiaux dans lequel ils arraisonnent cinq extraterrestres renégats afin d’honorer la mémoire de Grogarr un sheriff de leur race mort dans l’exercice de ses fonctions.

On change brutalement d’univers (et de niveau) pour sous la direction d’Al Milgrom assister à la folle quête de Silvermane, un ancien patron mort de la mafia devenu cyborg pour retrouver l’Epée, dont le pouvoir lumineux pour guérir Vanessa, la femme du Caïd.

Flanqué de son costume noir hérité des Guerres secrètes, Spider-man affronte Silvermane mais échoue surclassé par la puissance que lui confère la technologie de la Réponse, le nouveau bras droit du Caïd.

Epuisé et humilié, Spider-man trouve refuge chez la Chatte noire.

On termine en beauté par Iron-man, scénarisé par Denny O’Neil (scénario) et dessiné (Luke Mc Donnell) montrant un Tony Stark errant en clochard alcoolique dans l’hiver New-Yorkais, prêt à se laisser mourir de froid dans les rues pour clore sa vie ratée, mais trouvant l’étincelle salvatrice après que Gretl sa compagne clocharde accouche dans la nuit et lui confie son bébé avant elle-même de mourir.

Lorsque James Rhodes qui a vécu l’aventure Guerre secrète dans l’armure d’Iron-man revient sur terre, il trouve donc un Tony revigoré mentalement sur son lit d’hôpital et décidé à redonner un sens à sa vie.

En conclusion, ne vous fiez pas à son petit format, « Nova n°90 » est un petit condensé de talent et d’émotion à l’état pur.

Les Fantastiques tout d’abord sont géniaux dans le registre Science-fiction avec des aventures cosmiques « larger than life » peuplées d'extraterrestres et de personnages se targuant d’être les égaux des dieux comme le Sphinx ou Galactus.

Si Spider-man est un peu dessous dans son univers urbain, la présence de la Cape et de l’Epée laisse augurer d’un peu de sel…mais la surprise est ici constituée par Iron-man grandiose dans ce conte de Noel dans lequel Tony Stark trouve la rédemption dans la métaphore d’une renaissance dans un New-York dur et glacial.

Avec de pareils scénarios et des dessinateurs aussi talentueux, ce « Nova n°90 » confirme l’âge d’or des comic books dans les années 80 !

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