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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 12:52

Cinéma brésilien d’auteur avec « O ultimo ciné drive-in » de Ibere Carvalho.
Sorti en 2015, « O ultimo ciné drive-in » se déroule à Brasilia ou un jeune homme appelé Marlombrando (Brendo Nina) se rend chez son père, Almeida (Othon Bastos) gérant d’un vieux drive-in pour lui parler de sa mère Fatima (Rita Assemany), hospitalisée car gravement malade.
Sur place, Marlombrando trouve un vieil homme prêt à fermer boutique et vivant avec son employée au look de garçon manqué, la jeune Paula (Fernanda Rocha) qui de surcroit est enceinte de lui.
Lorsque les médecins leur apprennent que Fatima est condamnée à mourir dans deux mois, les deux hommes décident de mettre de coté les problèmes du passé et de l’emmener voir une dernière fois le drive-in.
Mais Fatima ayant connu l’endroit du temps de sa splendeur, Almeida produit un effet d’annonce en faisant savoir que bientôt aura lieu la dernière séance du drive-in avant sa fermeture définitive.
Ceci provoque une affluence exceptionnelle et ajouté aux investissements de Marlombrando pour effectuer quelques travaux, donne l’illusion que le drive-in n’a rien perdu de son lustre d’antan.
Avec la complicité d’un médecin de l’hôpital, Fatima est enlevée puis amenée jusqu’au drive-in qu’elle contemple, magnifique en pleine nuit, vivant ainsi l’un des derniers beaux instants de son existence.
En conclusion, « O ultimo ciné drive-in » est petit film gavé de nostalgie et de tendresse.
Malgré la beauté et la profondeur de son sujet, son rythme lent et son absence prononcée de dialogues le rend toutefois difficile à apprécier pleinement.
A voir donc pour les véritables mordus de cinémas, nostalgiques des drive-in et de tout ce qui passait dans les voitures…

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 10:32

Déjà chroniqué ici en tant que film, « American psycho » est au départ le roman phare de Bret Easton Ellis, surdoué du roman contemporain américain.
Sorti en 1992, « American psycho » raconte l’histoire de Patrick Bateman, un jeune cadre de la finance issu de Harvard évoluant dans les années folles du Wall Street des années 80.
La vie de Bateman est rythmée par une obsession de son apparence cultivée à grand renfort de gymnastique dans un club sélect et de soins (bronzage, manucure, massages, crèmes).
L’habillement est également vital pour le yuppie New-Yorkais, les costumes et chemises doivent toutes être de grandes marques et gare à celui qui dans son entourage, comment un « fashion faux pas ».
Le lecteur est donc happé pendant une longue première partie dans le monde des yuppies, leur adoration de Donald Trump, leurs conversations insipides et leur énergie imbécile à entrer dans les meilleurs restaurants et boites de New-York.
Mais peu à peu on comprend que Bateman a en lui une faille…une déviation psychique qui le pousse à s‘intéresser de manière malsaine aux tueurs en série et aux films d‘horreurs les plus tordus…
Puis finalement il finit par céder à ses pulsions et passe à l’acte, tuant un clochard noir dans une ruelle discrète après l’avoir énuclée.
Ce n’est alors que le début d’une longue spirale de démence.
Bateman hait à peu prêt tout ce qui ne lui ressemble pas et en particulier les femmes, les noirs et les homosexuels.
Aidé par la cocaïne et l’argent, il passe à la vitesse supérieure et tue des prostituées de luxe, ou des conquêtes de boite de nuit, qu’il sélectionne pour leur jeunesse et leur physique parfait.
Méticuleux, il aime à duper ses proies, entamer une relation sexuelle classique ou sous l’effet de la drogue pousser à des actes saphiques, avant de passer à l’agression pure et simple.
Les femmes se retrouvent donc droguées, gazées, assommées, ligotées, réduites à l’impuissance sur un lit, puis complaisamment torturées au moyen de perceuse, couteau, fils électriques avant la mise à mort généralement par sectionnement de la jugulaire.
Tueur sadique aimant filmer ses horreurs, Bateman liquide également ses connaissances masculines comme son agaçant rival Paul Owen dont il récupère le luxueux appartement pour commettre plus facilement ses crimes.
Le plus fou dans cette histoire c’est que la société semble complètement ignorer les indices accablants de sa folie : ses amis prenant à la rigolade ce qui s’affirme comme des allusions directes aux meurtres et Evelyn, sa petite-amie officielle s’échinant à vouloir s’engager dans une relation sérieuse avec un homme qui découpe les femmes pendant ses loisirs.
Pendant un bref instant, Donald Kimball un détective privé semble s’intéresser à lui dans le cadre de la disparition d’Owen, mais Bateman l’oriente avec une facilité déconcertante vers la piste d’un départ à Londres.
Encore plus invraisemblable, lorsque Bateman tue des policiers qui l’avaient surpris en train de tuer un musicien de rue…il parvient à s’en sortir comme si son statut de privilégié de riche/jeune/blanc lui conférait une impunité totale.
Après avoir écarté les femmes amoureuses de lui et atteint des sommets dans la perversion de ses meurtres, Bateman se retrouve face à lui-même, entouré du même cercle de petits connards friqués et snobinards.
En conclusion, on comprend sans peine le scandale provoqué par « American psycho » à sa sortie et il faut en réalité une bonne dose de résistance pour lire certaines pages absolument abominables de torture perverse.
Mais l’aspect pornographique et violent du livre ne doit pas faire oublier le style narratif exceptionnel d’Ellis qui peint avec brio la folie d’un homme dans un univers irréel représentant la quintessence de l’arrogance du pouvoir de l’argent tout puissant.
Plus qu’un énième roman trash sur les tueurs en série, « American psycho » est une description corrosive de l’absurdité, de la vacuité, de la superficialité d’un certain mode de vie occidental urbain centré sur un individualisme forcené.
Bateman est certes fou mais que dire de ses « amis », qui obsédés par leur poids, leurs fringues, leurs restos exotiques et leurs boites de nuit branchées qui ne perçoivent pas la réalité du super prédateur qui se tient devant eux chaque jour ?
Génie stylistique donc, Ellis excelle dans les longues descriptions absurdes d’appareils « high tech » des années 80 comme la chaine Hi-Fi, les crèmes de jour ou les carrières musicales de stars de l’époque comme Genesis, Whitney Houston ou Huey Lewis and the News.
C’est donc pour l’ensemble de ces raisons que je fais de « American psycho » est un chef d’œuvre trash de notre époque !

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 09:38

Dans « Luke Cage, saison 1, épisode 6  », une transaction tourne mal entre Cornell Cottonmouth Stokes (Mahershala Ali) qui cherche à récupérer les armes de Domingo (Jacob Vargas) et l’inspecteur ripoux Scarfe (Frank Whaley).

Trop gourmand, Scarfe est abattu par Cottonmouth avec son arme de service mais parvient à fuir.

Mal en point, Scarfe se réfugie chez Luke Cage (Mike Colter) qui semble la seule personne amène de le protéger du mafieux.

Cage mystérieusement liée avec Claire Temple (Rosario Dawson) rechigne à accueillir la crapule qui a tué le jeune Diaz (Brian Sene Marc) et menace de le tuer avec que Claire ne l’en dissuade.

Scarfe est soigné sommairement par la médecin et perdu pour perdu accepte de balancer Cottonmouth en donnant à Cage la cache d’une liste de contacts arrosé par le parrain de Harlem.

Mais la disparition de Scarfe a mis en alerte la police et le capitaine Betty (Sonja Sohn) charge Misty Knight (Simone Missick) de planquer devant l’appartement de son ex coéquipier avec le lieutenant Perez (Manny Perez), sans se douter que lui-même est un pantin de Cottonmouth.

Cage parvient néanmoins à accéder à l’appartement et à dérober la liste de nom juste sous le nez des deux policiers.

Alors que Cottonmouth poussé par sa cousine la politicienne Mariah Dillard (Alfre Woodard), lance ses hommes armés jusqu’aux dents pour retrouver Scarfe et tuer Cage, ce dernier prend la délicate décision de l’amener dans un hôpital.

Durant le transport en van, une fusillade éclate avec les hommes de Cottonmouth.

Misty qui a compris que Perez était un ripoux intervient trop tard et trouve son ex coéquipier mort.

Mais Cage lui transmet la liste qui permet de faire chuter Cottonmouth et de remonter jusqu’à Dillard, elle aussi mise en cause par des journalistes tenaces.

Une fois son devoir accompli, le musclé de Harlem peut donc envisager de prendre une retraite bien méritée.

A moins que…

En conclusion, « Luke Cage, saison 1, épisode 6  » pourrait contenir tous les ingrédients d’une conclusion d’une série pour le reste incroyablement banale qui fait le strict minimum d’un point de vue scénaristique et guère plus au niveau des scènes d’action bien pauvres.

A mi chemin de la saison 1, cette adaptation de Luke Cage apparait donc comme sans envergure ni grand intérêt !

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 20:39

Roland Emmerich est certainement l’un des réalisateurs les plus rentables du cinéma moderne qu’il saccage depuis plus de vingt ans à grand coups de blockbusters bas du front.
En 2004, il sort « Le jour d’après » archétype du film catastrophe à gros budget.
Ici, un paléo climatologue du nom de Jack Hall (Dennis Quaid) de retour d’une mission en Antarctique ou il manque de laisser sa vie, tente de faire prendre conscience les Nations Unies du péril du dérèglement climatique mais se heurte à l’hostilité du vice président des Etats-Unis Raymond Becker (Kenneth Welsh).
Pourtant l’histoire donne raison plus tôt que prévu à Jack avec le déferlement d’une vague de froid sur l’hémisphère nord du monde.
Le scientifique écossais Terry Rapson (Ian Holm) est le premier à détecter le phénomène à l’aide du système de balises qu’il supervise et avertit Hall qui planchant d’arrache pied sur un modèle mathématique, arrive à la conclusion que les catastrophes vont continuer des tempêtes couplées à la vague de glace vont anéantir une bonne partie du Nord du monde.
Alors que Los Angeles est assailli par des tornades et New York par la neige, Hall parvient à convaincre le président Blake (Perry King) d’évacuer le Sud des Etats-Unis vers le Mexique.
Son discours contient des intonations convaincantes puisque son fils Sam (Jack Gyllenhaal) est piégé à New-York avec sa petite amie Laura Chapman (Emmy Rossum) et trouve refuge dans une immense bibliothèque municipale.
Courageux, Jack décide d’aller secourir son fils à pied depuis Washington avec ses deux collègues Jason Evans (Dash Mihok) et Frank Harris (Jay O Sanders).
N’écoutant pas les conseils des policiers qui poussent les gens à s’aventurer dehors pour marcher dans le froid, Sam et Laura préfèrent rester sur place pour se réchauffer.
Ceci leur sauve la vie mais lorsque Laura blessée risque une septicémie, Sam s’aventure dehors avec ses amis JD (Austin Nichols) et Brian (Arjay Smith)pour trouver des médicaments sur un cargo russe bloqué par les glaces.
Face aux loups, les trois amis prennent tous les risques et reviennent avec de quoi soigner Laura.
Jack qui a perdu ses amis dans ce périlleux voyage, finit par arriver à New-York et rejoint son fils.
Lorsque la tempête se dissipe, Becker devenu président après la mort de Blake, envoie des hélicoptères pour évacuer les survivants vers le Mexique devenu le nouveau lieu de résidence du gouvernement des Etats-Unis.
En conclusion, « Le jour d’après » est une bonne grosse bouillabaisse US dont les ficelles énormes sont censées être compensées par les effets spéciaux.
Scénario neuneu, acteurs cachetonnant et grand spectacle constituent donc l’ossature de ce film dans la plus parfaite lignée du palmarès du plus débile des réalisateurs, auteur des immondes bouses comme « Independance day » ou « Godzilla » ! Et sinon il y a quoi au cinéma ?

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 21:53

Beaucoup de gens pensent que Pierre Richard n’est plus de ce monde et ne jurent que par les multiples rediffusions de ses films comiques des années 70/80.
Pourtant le Grand Blond tourne encore comme le prouve « Un profil pour deux » de Stéphane Robelin.
Sorti en 2017, « Un profil pour deux » raconte l’histoire d’Alex (Yaniss Lespert) un écrivain raté obligé de vivre chez les parents de sa petite amie Juliette (Stéphanie Crayencour) en banlieue parisienne, qui se trouve forcé pour plaire à sa mère Sylvie (Stéphane Bissot), à donner des cours d’informatiques à son grand père Pierre (Pierre Richard)
Agé de 80 ans, Pierre vit dans un petit appartement dans le quartier populaire Belleville et se laisse lentement mourir depuis la mort de sa femme il y a deux ans malgré les remontrances de Sylvie sur son penchant sur l’alcool et son laisser aller alimentaire/vestimentaire.
Après un premier contact difficile, Pierre se laisse fléchir et saute sur l’idée de s’inscrire sur un site de rencontre en ligne.
Caché par l’anonymat d’un profil de trentenaire sinologue, il séduit Flora (Fanny Valette) une jeune femme et finit par proposer à Alex de la rencontrer à sa place à Bruxelles.
Réticent par rapport à Juliette qui ne sait rien de leurs petits arrangements, Alex finit par céder contre rétribution financière et se rend au rendez vous avec Pierre qui revit par procuration ses émois de jeunesse.
Sur place, Flora s’avère une femme superbe, intelligente et sensible.
Déjà séduite par les mots de Pierre et par leurs points communs concernant la perte d‘un être cher, elle succombe sans difficulté à la jeunesse d’Alex.
Après une nuit d’amour, Alex et Pierre rentrent, ce dernier exigeant des détails de leur aventure.
De retour à Paris, la correspondance amoureuse continue et Pierre s’enhardit, proposant à Flora de venir s’installer chez lui en se faisant passer pour le grand père d’Alex.
Flora accepte alors qu’Alex en froid avec Juliette qui s’est ouverte de ses problèmes de couple à son ex copain David (Pierre Kiwitt) parti vivre à Shangai pour quelques mois, décide de partir à Bruxelles pour la rencontrer.
Prévenu par Sylvie, Alex renvient en urgence à Paris et tombe sur Flora qui l’attendait chez Pierre.
Le ménage à trois s’avère succulent, chacun y trouvant son compte.
Lorsque Sylvie et Juliette débarquent pour vérifier les intentions de Flora qu’elle soupçonne d’être une amante vénale de Pierre, la situation vire au quiproquo hilarant.
Mais Alex sort finalement de la chambre et Juliette comprend la vérité sur ses sentiments.
Alors qu’elle se remet avec David de passage à Paris, Flora finit par se douter des mensonges d’Alex en voyant une photo de son ex copine soit disant morte mais en réalité découpée dans une publicité pour crème solaire.
Poussé par Pierre, Alex se rend en Belgique pour reconquérir la confiance de Flora, qui finit par avouer son amour à Pierre mais préfère de manière plus rationnelle le vivre physiquement avec Alex.
Ce ménage à trois se conclue de manière plaisante par la présentation d’une femme de son âge (Macha Méril)  Pierre…en jouant également au jeu de cache cache sur Internet.
En conclusion, une fois n‘est pas coutume, « Un profil pour deux » est un très beau petit film français montrant o combien Pierre Richard  parfait en vieillard triste redécouvrant la gout de vivre, reste un immense acteur.
Aux cotés de la star, Lespert traine son air de chien battu et Valette se révèle resplendissante en petite amie que tout homme normalement constitué rêverait d’avoir.
Film émouvant abordant avec justesse et profondeur les grands thèmes de la vie : le vieillesse, la mort, l’amour…  « Un profil pour deux » est un grand et beau film à voir absolument avec son amoureux ou son amoureuse.
Pour vibrer, espérer tout simplement.

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 09:51

Sans plus attendre, Alice Cooper revigoré par sa nouvelle orientation musicale sort en 1976 « Alice Cooper goes to hell » à la pochette verdatre beaucoup plus quelconque.
Le génial producteur-claviériste Bob Erzin est toujours à la manœuvre avec les guitaristes Steve Hunter/Dick Wagner/John Tropea, deux bassistes Tony Levin, Babbit, un batteur Jim Gordon, un pianiste (Al Mc Millan) et même un percussionniste (Jim Maelen).
On commence par un tube « Go to hell » aux riffs et refrains très entrainants malgré un univers toujours macabre puis enchaine sur un autre hit très surprenant teinté de groove « You gotta dance » propre à être joué dans les boites de nuit de l’époque.
Alice prend alors ses habits de crooner pour proposer une ballade gnangnan« I never cry » et « Give the kid a break » inspiré du style music-hall et truffé de chœurs par trop éthérés.
L’artiste se fait meme carrément méconnaissable sur « I’m the coolest » qui susurre abominablement d’une voix suave sur une ambiance feutrée.
Difficile également de classer, « Didn’t we meet » sorte d’ovni musical empruntant autant au rock qu’au music-hall.
Alice revient  ensuite au rock dur avec « Guilty » presque punk dans sa compacité et son agressivité puis bascule dans nouvelle ballade par trop cotonneuse malgré la qualité des arrangements « Wake me gently ».
On s’emballe sur « Wish you were here » lui aussi traversé d’un feeling quasi dance-music, puis retombe au final dans l’insupportable avec une reprise casse gueule de Judy Garland « I’m Always chasing rainbows » classique de la musique populaire datant de 1918 (!) enchainée d’une énième ballade lourdingue au possible « I’m going home ».
En conclusion « Alice goes to hell » constitue une déception majeure après l’audacieux « Welcome to my nightmare ».
Ici Alice délaisse par trop son inspiration hard rock ‘n’ roll et se vautre dans une musique plus accessible composée de ballades guimauves plombées d’arrangements lourdingues et d’explorations diverses (crooner, dance, cabaret).
L’artiste restant talentueux le résultat fonctionne quelquefois mais ce n’est pas la maigre triplette de tubes qui viendra sauver un album globalement insupportable à l’écoute.
Très versatile la créature semble ici avoir été droguée, mise dans une cage dorée et rendue parfaitement inoffensive faisant de ce voyage en Enfer une gentille ballade bucolique…
A fuir !

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Published by Seth - dans Rock
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:39

En 1975, Alice Cooper fait table rase du passé, changeant tous ces musiciens pour partir sur des basses neuves : aux guitares Steve Hunter, Dick Wagner mais surtout Bob Erzin (également producteur/claviériste), Joseph Chirowski (claviers), deux bassistes Prakash John, Tony Levin et un seul batteur Whitey Glan.
Avec cette formation grand luxe voit le jour « Welcome to my nightmare » l’un des ses albums conceptuels les plus ambitieux à la pochette ouvertement psychédélique.
C’est un avec un groove quasi funky ultra surprenant que « Welcome to my nightmare » vient cueillir l’auditeur pour lui proposer un long et beau voyage musical dans l'esprit d'un jeune homme cherchant à sortir du coma.
Tempo lent, ambiance feutrée, bizarre, hypnotique sur « Devil’s food » habité par le chant rauque d’Alice qui se surpasse ensuite sur « The black widow » déchirante déclamation ténébreuse sur fond de film d’horreur…
On passe ensuite au monde du cabaret sur « Some folks » pour notre plus grand plaisir et surprise.
Pièce maitresse du répertoire du maitre, « Only women bleed » est en réalité une ballade doucereuse trop éthérée à mon gout.
Après un retour hard rock plus classique avec « Department of youth » enchainé de « Cold ethyl » aux riffs plutôt plaisants, Alice renoue avec ses atmosphères dérangeantes sur « Years ago » qui évoque la nostalgie du passé sur fond de de B.O de film d’horreur.
La folie est ensuite à l’honneur avec « Steven » lui aussi grandiose dans son ambiance torturée et malsaine, avec des parties de claviers assez géniales d’Erzin.
Alice continue de distiller son venin avec le très atmosphérique « The awakening » et termine en beauté sur « The escape » au groove plus rock ‘n’ roll plus chaleureux.
En conclusion, « Welcome to my nightmare » est un album unique, inclassable, dépassant de loin le cadre trop étriqué du hard rock.
Œuvre d’art à part entière, « Welcome to my nightmare » déploie une large palette d’ambiances et démontre la créativité exceptionnelle du musicien adepte d’un rock ténébreux, dérangeant et théâtral se nourrissant de multiples influences.
En 1975, Alice Cooper aidé par sa rencontre avec le talentueux producteur Bob Erzin déploie ses ailes de corbeau, montrant qu’il appartient à la race des plus grands artistes.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 14:32

Dans « Luke Cage, saison 1, épisode 5  », Claire Temple (Rosario Dawson) héroïne bien connue de Daredevil revient dans son quartier natal de Harlem et se distingue en courant après un voleur pour récupérer son sac à main.

De son coté, sonné après les lourdes pertes financières occasionnées par l’intervention musclée de Luke Cage (Mike Colter) contre sa réserve centrale, Cornell Cottonmouth Stokes (Mahershala Ali) lance une vaste campagne de racket visant à accuser son ennemi de la détérioration des conditions de vie à Harlem.

Lorsqu’il a vent de l’affaire, Cage qui prépare une cérémonie en l’honneur de Pope (Frankie Faison), décide de riposter et d’agresser à son tour les hommes de Cottonmouth.

Lors d’un face à face tendu avec le parrain local dans son club de Harlem, Cage est reconnu par Shades (Theo Rossi) qui a essayé de le tuer sans succès en prison.

Parfaitement au courant de l’invulnérabilité physique de Cage, Shades oriente Cottonmouth sur une nouvelle arme usant des technologies extra-terrestres pour tenter de percer la peau du super-héros.

Malgré le prix, Cottonmouth accepte de passer un marché avec Diamondback le patron de Shades et fait jouer ses contacts dans la police, notamment le lieutenant de police ripoux Scarfe (Frank Whaley) pour se faire livrer ladite arme.

Lors de la cérémonie hommage à Pope, Cage vole la vedette à Cottonmouth en déclarant vouloir ouvrir Harlem au monde et le débarrasser des criminels de son espèce .

A la sortie, de l’église, Misty (Simone Missick) qui semble au courant des malversations possible de Scarfe, avertit Cage sur le fait que la guerre avec Cottonmouth va ensanglanter le quartier et que le super héros devrait plutôt travailler avec la police.

En conclusion, « Luke Cage, saison 1, épisode 5  » continue de se construire en marquant à présent une opposition plus marquée entre Cage et Cottonmouth avec une police bien dépassée et parfois corrompue faisant office d’arbitre.

Cette lutte à distance semble dessiner le futur de Harlem entre volonté d’ouverture et d’évolution ou repli communautaire gangréné par le crime.

Mais toujours sans opposant réellement à sa hauteur, le balèze black peine encore à trouver son rythme de croisière !

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Published by Seth - dans Comics
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 21:12

Les films colombiens sont assez rares dans nos contrées, aussi « Rosario » d’Emilio Maille, sorti en 2005 fait-il figure de curiosité.
Adapté d’un roman de Jorge Franco Ramos, « Rosario » montre l’attraction irrépressible d’Antonio (Unax Ulgade) et Emilio (Manolo Cardona), deux fils de bonne famille de Medellin envers une vaporeuse brune repérée dans une discothèque.
Emilio est le plus entreprenant et séduit la belle qui se nomme Rosario (Flora Martinez) et qui d’entrée se montre vénéneuse en raison de son appartenance à un gang de tueurs de la ville.
Emilio entreprend une relation complexe avec Rosario, qui revendique fièrement son mode de vie et son indépendance en n’hésitant pas à tenir la dragée haute à ses parents dans un diner familial plus que houleux.
Travaillant avec son frère Johnefe (Rodrigo Oviedo) et Ferney (Alonso Arias) également tueur, Rosario bénit chacune de ses sorties pour tuer des gens pour le compte des caïds locaux.
Mais l’inéluctable finit par arriver et Johnefe par se faire tuer.
Sa mort est un déchirement pour Rosario qui vivait avec lui depuis sa fuite de sa famille après avoir castré à coups de ciseaux un père qui abusait d’elle.
L’enterrement de Johnefe est particulièrement pénible, ses amis gangsters s’échinant à trimballer son cadavre jusque dans une boite de nuit pour lui faire passer sa dernière soirée avec les vivants.
Alors que le cœur de Rosario penche à présent du coté d’Antonio, le cycle infernal de la vengeance s’enclenche et la pousse à vouloir tuer les meurtriers de son frère.
Pour arriver à ses fins, Rosario combine sa sublime beauté et ses talents de tueuse.
Mais également traquée à son tour, elle se replie sur elle-même, s’éloignant de ses amants.
Elle finit par subir le même sort que ses victimes et reçoit plusieurs balles dans une discothèque sous les yeux d’Antonio qui paniqué se rue à l’hôpital dans l’espoir de la sauver.
Mais Rosario finit par mourir de ses blessures…après que la police recueille son témoignage.
En résumé, « Rosario » est un film à petit budget d’une violence et d’un désespoir quasi insupportable.
Flora Martinez crève littéralement en morena fatale, sillonnant les boites de nuit branchés et les ruelles sordides des bidonville de la ville pour accomplir ses basses besognes.
Histoire d’amour vénéneuse sur fond de minables trafiquant s’entretuant sur des motos, « Rosario » reste un petit film dur trop stéréotypé pour réellement sortir du lot des habituels sujets latino-américains.

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Published by Seth - dans Policier
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 19:15

Les super héros ne sont jamais loin de ces chroniques, aussi voici « Hancock » de Peter Berg.
Sorti en 2008, « Hancock » est une création originale racontant la vie de John Hancock (Will Smith) super héros dépressif et clochard vivant dans la ville de Los Angeles.
Doté d’une force invraisemblable et d’une invulnérabilité digne de Superman, Hancock peut en outre faire des bonds dignes de Hulk le propulsant à des kilomètres de hauteur au dessus des gratte-ciels de la ville.
Mais son tempérament autodestructeur et son penchant pour la bouteille rendent chacune de ses interventions catastrophiques pour la municipalité.
Après avoir sauvé la vie de Ray Embrey (Jason Bateman) en bloquant un train fou d’une seule main, Hancock est pris en main par ce publicitaire qui entend redorer son image catastrophique à grands coups de plans communication.
Bon an mal an Hancock qui a été pris en sympathie par Aaron (Jae Head) et Mary (Charlize Theron) le fils et la femme de Ray, accepte de se plier au jeu et se rend en prison pour payer sa dette à la société.
Là il retrouve tous les criminels qu’il a fait arrêté et en humilie deux taulards, un géant blanc (David Mattey) et un petit noir (Mars Crain).
Red Parker (Eddie Marsan) un ancien braqueur à qui Hancock a sectionné la main propose aux deux malfrats de prendre leur revanche…
Lassé par la prison, Hancock finit par sortir d’un bond gigantesque et reprend ses pérégrinations.
Il se sait attiré par Mary qui repousse farouchement ses avances puis comprend qu’elle appartient à la dernière de sa race, des anges immortels aux pouvoirs surhumains traversant les âges.
Mais lorsque les deux finissent par se rapprocher, les pouvoirs d’Hancock faiblissent brusquement et le laissent se faire toucher par balle au cours d’un braquage raté.
Hospitalisé, il se sait vulnérable face aux hommes de Red qui débarquent pour régler leurs comptes.
Devenue elle aussi mystérieusement vulnérable, Mary est grièvement blessée dans la fusillade, mais Hancock parvient à surmonter ses blessures pour tuer à l’aide de Ray, Red et ses hommes.
Hancock prend alors la subite décision de monter dans l’espace, provoquant par son éloignement la guérison miraculeuse de Mary.
Alors que la jeune femme reprend sa vie de couple quasi normale, Hancock refait parler de lui en revenant sur Terre, cette fois en tant que super-héros responsable.
En conclusion, « Hancock » est un très mauvais film de super héros pensant à tort pallier son absence de scénario par des effets spéciaux à l’esbroufe et la présence de deux super stars, dont le très surestimé Will Smith.
Sans trame, sans épaisseur, sans ennemi valable que des pauvres cloches de faire valoirs, cet antihéros en forme de double négatif Superman, ne contient aucun ingrédient lui permettant de mériter plus qu’un oubli rapide…
Et dire lorsqu’on sait qu’un second opus est prévu en 2017 on ne peut que mesurer l’extrême rentabilité du filon des super héros pour les majors hollywoodiennes !

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