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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 18:26

Sujet aujourd’hui surexploité, « Fighting » de Dito Montiel traite du monde des combats clandestins.
Sorti en 2009, « Fighting » retrace le parcours de Shawn Mc Arthur (Channing Tatum) un jeune SDF tentant de survivre à New-York qui après une rixe dans la rue, se fait remarquer par son punch par un vendeur de rue Harvey Boarden (Terrence Howard).
Boarden parvient à convaincre Shawn de participer à un combat clandestin, mais il est vrai que dans la dèche la plus complète, le jeune paumé est facile à convaincre.
A la surprise générale, Shawn malgré son manque de technique, bat son adversaire, un jeune russe plus expérimenté et commence à attirer l’attention.
Boarden le présente à des gens évoluant dans la faune de la nuit….mais le jeune combattant préfère séduire Zulay Valez (Zulay Henao) une serveuse à qui il a tenté de vendre une mauvaise copie d’Harry Potter dans la rue.
Peu à peu, Shawn attiré par l’argent emménage chez Harvey et grimpe les échelons du monde du combat clandestin, se sortant d’extrême justesse d’un match coupe gorge dans le Bronx contre une brute tatouée (Dante Nero) et battant ensuite (Cung Le) un coréen expert en arts martiaux.
Mais sa Némésis semble être Evan Hailey (Brian J White) un lutteur connu qui fait sans cesse référence à son passé douloureux ou il s’est battu contre son père, entraineur de lutte.
Au contact de Zulay, petite serveuse paumée également, Shawn révèle aussi son passé douloureux et sa fuite de son Alabama natale.
Harvey ne peut cependant refuser le combat de sa vie contre Evan en raison de la faramineuse somme en jeu : 500 000 euros.
Mais Shawn refuse de se coucher pour faire plaisir au mafieux Martinez (Luis Guzman) et se dispute avec Zulay qui lui révèle travailler pour Harvey.
Trop fier pour céder, Shawn lutte de toutes ses forces contre Evan sur les toits de New-York et finit par le vaincre devant une foule surexcitée.
Menacé de mort, Harvey a la surprise de se voir proposer par son ex poulain de le suivre en Alabama avec Zulay et sa mère.
Shawn et Zulay ont en effet misé sur une victoire alors que tous donnaient Evan favori.
Devenus riche, le quatuor peut alors prendre la tangente !
En conclusion, « Fighting » est un film sans intérêt usant de toutes les ficelles de ce type de production : un beau gosse blanc musclé mais o combien torturé, une petite copine potiche et un meilleur ami noir, mais pas trop…évoluant dans un scénario usé jusqu’à la corde, prétexte à de sanglantes bagarres, sans aucune technique ni beauté formelle…
Je ne peux donc que conseiller de fuir ce navet surgonflé pour vous orienter vers des films plus réussis et plus authentiques !

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Published by Seth - dans Sport
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 08:24

Dans « Californication, saison 3, épisode 9 », Hank (David Duchovny) et Karen (Natascha Mc Elhone) apprennent que Rebecca s’est fait renvoyer du collège pour s’être battue avec Chelsea (Ellen Davis Woglom) à propos de la séparation de ses parents.

Folle de rage après avoir découvert la triple liaison de Hank couplée à son irresponsabilité, Karen le fout dehors momentanément pour reprendre ses esprits.

Du coté de Charlie (Evan Handler) la situation vire au désespéré lorsque Marcy (Pamela Adlon) continue de s’enticher de l’antipathique Rick Springfield.

Pour ne rien arranger, le chanteur exige que Charlie lui apporte sa cocaïne le jour même et fait pressions sur Sue Collini (Kathleen Turner) en menaçant de le faire virer si il n’obéit pas.

En pleine dépression, Charlie va donc trouver son vieux pote qui sous les conseils d’un étudiante va toquer à la porte du dealer du collège.

Après avoir trouvé la drogue dans la cage d’un serpent, les deux hommes sont pourchassés par le gardien et Charlie ne doit son salut qu’au sacrifice de Hank.

Face à la capricieuse star, Charlie découvre que Marcy est dans sa loge en train de cuisiner du homard…

Fou de rage il fait fi de menaces de Springfield et lui jette sa dope au sol, le laissant ramper pour satisfaire son vice, puis part avec Marcy finalement dégoutée…

Le Don Juan californien est finalement sorti du prison par Felicia (Embeth Davidtz) qui ne regrette rien et le remercie même d’avoir été son détonateur pour rompre avec Stacey (Peter Gallagher) et sa vie profondément insatisfaisante.

Mai alors qu’une timide réconciliation débute entre Rebecca et Chelsea, Stacey propose à Karen de coucher ensemble en guise de représailles à ce qu’ils ont subi.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 9 » se montre de plus en plus déplaisant à mon gout, présentant des personnages sur le fond méprisables car profondément veules, faibles et corrompus.

Charlie qui ne tourne pas rond se débat on ne sait trop pourquoi pour retrouver son petit bout de femme stupide et toxico, Collini est un dragon particulièrement repoussant mais la palme revient à Springfield, vieille pop star camée insupportable.

Lorsqu’en plus le coq de la basse cour, Hank se sort perpétuellement de toutes ses sauteries et des affaires de drogue sans une égratignure, on ne peut que trouver le fond de la série assez gerbant…

Difficile donc de dire si je suis partant pour aller au bout de la saison 3 !

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 08:09

Film mineur dans la carrière à succès de Patrick Swayze, « Roadhouse » de Rowdy Herrington sort en 1989.
L’histoire simple au possible, raconte comment Dalton (Patrick Swayze) un videur particulièrement efficace travaillant dans le milieu de la nuit, est approché par Frank Tilghman (Kevin Tighe) un patron de bar du Missouri pour redresser la situation catastrophique de son établissement le Double Deuce.
Dalton accepte d’autant plus que Tilghman se plie à ses conditions et débarque sur place pour étudier la situation il est vrai préoccupante : bagarres continuelles, vente de drogue, détournement d’argent…
Il s’établit dans une ferme qu’il loue à un vieil homme appelé Emmet (Sunshine Parker).
Une rivière le sépare de la luxueuse propriété de Brad Wesley (Ben Gazzara), le principal homme d’affaires de la ville qui exerce une forme de terreur sur tous les commerçants.
Dalton qui a retrouvé un ami musicien aveugle Cody (Jeff Healey), change de fond en comble le mode de fonctionnement du Double Deuce, virant les videurs incompétents et les employés traficotants, ce qui lui attire les foudres de quelques uns comme le barman Pat Mc Gurn (John Doe).
Les choses se gâtent lorsque Pat qui est le neveu de Wesley débarque avec deux gros bras pour se faire réembaucher de force et un affrontement a lieu au couteau dans le bureau de Tilghman.
Dalton met en fuite les brutes mais doit se faire soigner pour une blessure au dos.
A l’hôpital il fait la connaissance du Dr Elisabeth Clay (Kelly Lynch) et l’invite à boire un verre au Double Deuce.
Furieux de rencontrer une résistance imprévue, Wesley se met à persécuter les amis de Dalton, saccageant le magasin de Red Webster (Red West)…
Les menaces se font sentir tellement lourdement, que Dalton qui a refusé de se faire acheter appelle au secours son mentor Wade Garrett (Sam Elliott) lui aussi videur professionnel.
L’arrivée de Wade donne un peu plus de courage à Dalton qui démarre même franchement son idylle avec Kelly…
Il est vrai que outre sa virilité, Dalton affiche une maitrise de arts martiaux et un diplôme de philosophie qui achève de séduire la jeune femme.
Mais la violence de Wesley ne cesse de croitre : après l’incendie du magasin de Red et celui de la ferme d’Emmett qui échappe de justesse à la mort, Dalton coince Jimmy (Marshall Teague) le tueur de Wesley lui aussi expert en arts martiaux.
Le combat au bord du lac en pleine nuit est violent et mortel pour Jimmy tué alors qu’il avait dégainé une arme à feu pour en finir.
Ulcéré par la perte de son favori, Wesley réplique en faisant tuer Wade…
Dès lors, Dalton qui était prêt à laisser tomber se lance dans une vendetta personnelle et attaque la propriété de Wesley, pourtant puissamment gardée par ses gros bras armés.
Dalton tue un à un le gardes et finit par coincer Wesley dans sa chambre de trophées.
Le mafieux est finalement abattu par un feu nourri des commerçants de la ville : Red, Tilghman, Emmett…
L’arrivée du sheriff ne change rien et Dalton peut ensuite roucouler avec sa chère Kelly…
En conclusion, « Roadhouse » pourrait ressembler à un navet vintage pour rednecks tant le propos ne vole pas haut, pourtant Swayze parvient par son jeu et son intensité à faire oublier son physique modeste et sauver la baraque grâce notamment à des scènes d’action bien menées.
Accumulant les clichés : homme d’affaire véreux, braves commerçants exploités, filles sexy et héros virils, « Road house » est aussi une belle collection de coupe de cheveux et tenues des années 80 !
Alors bien sur, on est ici à des années lumières d’un chef d’œuvre ni même d’un bon film, mais avec une certaine indulgence « Roadhouse » peut laisser regarder essentiellement pour la présence de Swayze !

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 07:11

Dans « Californication, saison 3, épisode 8 », frustré par le refus de Karen (Natascha Mc Elhone) de faire du cyber sex avec lui, Hank (David Duchovny) cède à Jill (Diane Farr) qui déboule chez lui avec deux copines stripteaseuses pour « faire la fête ».

Jill qui lui annonce arrêter sa carrière pour se consacrer à l’écriture le pousse à un plan à 4 ce que Hank refuse, les jeunes femmes s’amuser entre elles.

Mais le lendemain matin, Veronica (Bridgetta Tomarchio) l’une des stripteaseuses blonde git inanimée dans le lit.

Les évènements se succèdent alors, Charlie (Evan Handler) et l’affreux Rick Springfield sonnant ensuite à l’improviste.

Hank évite de justesse le pugilat avec la pop-star et convainc avec difficultés son vieux pote Charlie de prendre en charge Veronica mais le petit chauve préfère profiter de Betty (Alyssa LeBlanc) la seconde stripteaseuse brune fascinée par baiser avec Springfield.

Jackie (Eva Amurri Martino) surgit à son tour et annonce à Hank que son impossibilité d’avoir des enfants ne constitue plus une barrière à leur amour.

Embarrassé, Hank l’isole nue dans la chambre de Rebecca (Madeline Martin) mais comme on s’en doute, c’est à présent Felicia (Embeth Davidtz) qui arrive, pour annoncer fièrement qu’elle se sépare de son mari après lui avoir révélé avoir couché avec Hank.

Stacy ne tarde pas cherchant plus à comprendre le pourquoi des choses qu’à se venger sur Hank.

La situation vire à l’absurde quand Rebecca arrive avec Chelsea (Ellen Davis Woglom).

Sans issue,  Hank est sauvé par un feu qui se déclare dans sa chambre et a pour mérite principal de faire ranimer la stripteaseuse blonde.

Alors que tout ce beau monde s’apprête à partir en comprenant quel sale type est Hank, Rebecca continue de l’accabler pour son piètre comportement…

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 8 », est digne d’une pièce de boulevard lorsque le héros se retrouve pris dans un entrelacs inextricable d’affaires de cœur/cul pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Rien de bien nouveau donc sous le soleil californien et la confirmation de la grande faiblesse/facilité des scénaristes de la série qui se repose beaucoup sur le sexe et la provocation à défaut d’inspiration !

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 07:00

Dans « Californication, saison 3, épisode 7 », Hank (David Duchovny) a un flash durant un footing avec Charlie (Evan Handler) et décide brutalement de rompre avec ses trois relations en une journée pour se préparer à retrouver Karen (Natascha Mc Elhone).

Tout d’abord il retrouve Jill (Diane Farr) sa plantureuse étudiante stripteaseuse qui prend plutôt mal l’annonce de sa rupture.

En fâcheuse posture lorsque la jeune femme s’apprête à lui faire une fellation d’adieu, Hank s’en sort par un brusque revirement face au doyen Stacy (Peter Gallagher) qui menaçait de lui faire un procès pour harcèlement sexuel.

Tout ragaillardi, il enquille sur un restau avec Jackie (Eva Amurri Martino) mais au moment fatidique de la rupture, Jack (Brian Jarvis) l’ex de cette dernière fait irruption avec sa fiancée Rhonda (Luenell) ce qui provoque l’ire de aveugle…

Sentant la situation lui échapper, Hank improvise un numéro d’acteur et se faisant passer pour un ex amant gay, pour faire croire à Rhonda qu’il a découvert qu’il avait des MST.

Croyant l’affaire pliée avec Jackie, Hank enchaine sur Felicia Koons (Embeth Davidtz) mais la belle se montre particulièrement froide et distante à l’annonce de son départ pour New-York.

L’affaire se complique lorsque David Wilder (Ken Marino) le remplaçant de Hank, le croise sur le palier de la porte et le provoque sur ses soi disant performances sexuelles et littéraires.

Piqué au vif, Hank réplique en beauf hétérosexuel et embarque Felicia pour lui prouver que c’était lui le champion toute catégorie.

Tandis que Charlie se bagarre dans le sable pour convaincre un écrivain à succès (Peter Fonda) de rester dans le giron de Sue Collini (Kathleen Turner), Rebecca (Madeline Martin) se montre beaucoup plus violente contre son père, lui reprochant son mode de vie débauché.

Incontrôlable, Rebecca quitte la maison pour vivre sa vie sans rendre de compte.

En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 7 » se montre dans les faits plutôt amusant avec ce challenge de base de rompre avec trois femmes en une journée et tous les déboires qui en découlent, même si le personnage macho, egocentrique et instable de Hank est pour moi plutôt antipathique.

Seul élément plutôt intéressant de l’affaire, la rébellion ouverte de Rebecca qui agit comme un puissant effet boomerang contre les frasques imbéciles et immatures de son père !

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 20:34

Je vous propose de reprendre ce soir le chemin du musée pour (re)découvrir le tout premier album d’Alice Cooper « Pretties for you ».
En 1969, Alice Cooper est alors composé  outre son chanteur du duo Michael Bruce/Glen Buxton aux guitares ce dernier assurant en plus les claviers, Dennis Dunaway à la basse et Neil Smith à la batterie.
Comme le pourrait l’indiquer la pochette et les vêtements des musiciens à l’époque, la musique est ici du rock progressif, aussi après la courte introduction néo-classique de « Titanic ouverture », cette influence saute rapidement aux oreilles à la découverte de « 10 minutes before the worm » court morceau déstructuré ou Alice sonne comme les Beatles mais surtout « Swing low sweet Cherrio » qui fait la part belle aux instrumentations jazzy avec grand renfort d’harmonica.
Le ton pop-soft se confirme avec « Today mueller » au ton léger et aux refrains aériens avant que les guitares appuient un peu plus sur un « Living » très rafraichissant.
Le groupe lâche la bride à sa créativité sur « Field of regrets » lui aussi parcouru de parties instrumentales étincelantes puis s’autorise des expérimentations de plus en plus osées sur « No longer empire », l'épique « Levity ball » et l'excentrique « B.B on Mars ».
« Reflected » réussit à combiner ce vent de folie avec une puissante structure ou brillent les guitares.
Dans la dernière ligne droite, « Apple bush » poursuit dans la droite ligne psychédélique tandis que « Earwigs to eternity » parait un peu bâclé comparé à l’ultime « Changing arranging » beaucoup plus abouti.
En conclusion, « Pretties for you » n’a rien à voir avec le hard rock ni le reste de la carrière d’Alice Cooper mais constitue un bon/très bon album de rock psychédélique/progressif  précédent de quelques courtes années la musique plus dure qui prendra sa suite.
Créatif, léger et mélodique, « Pretties for you » s’écoute avec un grand plaisir et ne pourra que séduire les amateurs de bonne musique des sixties.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:22

Retour vers les écrivains brésiliens avec « Kéro, un reportage maudit » de Plinio Marcos, l’enfant terrible de la littérature brésilienne.
Publié en 1976 sous les années de la dictature, ce court roman aussi explosif qu’un baril de TNT, met en scène le jeune Jeronimo da Piedade, fils d’un inconnu et d’une prostituée de Santos qui  fauchée a finalement décidé de mettre fin à ses jours en ingurgitant du kérosène.
Marqué par le destin de sa mère et affublé du surnom qu’il abhorre de Kéro, l’enfant est recueilli par Violeta la maquerelle du bordel qui l’élève en le tabassant régulièrement.
Un jour Kéro ne supporte plus ces traitements et se rebelle, frappe durement Violeta et quitte le bordel après l’avoir laissé quasiment pour morte.
Il erre alors comme tant d’autres enfants dans les rues finit par rejoindre la bande de Tainha, un caïd local qui règne sur les trafic du port.
Mais Tainha comme tant d’autres finit par le balancer après une affaire embarrassante ou la petite bande dépouille un pédé gringo avant de s’apercevoir qu’il était officier de la Marine anglaise.
Acculé par les flics, Tainha donne Kéro qui se retrouve mis à la prison pour enfant appelé la Corrida.
La bas, malgré ses airs de petit dur et une violente morsure à un autre détenu Cocacda qui s’était moqué de lui, Kéro subit la loi de la meute et se fait cruellement violer en cellule avec la complicité passive des gardiens.
Il découvre que dans ce monde de fauves incarcérés, l’homosexualité est la norme.
Humilié et meurtri, Kéro développe un intense sentiment de haine et rêve de s’acheter un pistolet pour pouvoir se venger en tuant un à un ses bourreaux.
Lorsqu’un vieux maton lui fait des avances, il ne le supporte pas et plante l’homme d’un coup de couteau puis s’enfuit, se cachant pour survivre.
En cavale, épuisé et affamé, Kéro utilise Nana, un travesti qu’il connait vaguement pour se refaire.
Mais toujours ulcéré par les avances d‘autres hommes, il finit par tabasser très violemment Nana et part après l’avoir dépouillé ce qui lui permet de vivoter pendant quelques temps et même lui donne l’impression de voir un semblant de salut en fréquentant une Noire appelé Gina de Oba et le père Bilou d‘Angola, un maitre de candomblé.
Malheureusement le destin semble s’acharner sur Kéro qui perd une partie de billard contre un Brandon, grand Noir flambeur et agressif.
Fauché et menacé, Kéro est alors alpagué par deux policiers ripoux, Diable blond et Nelson, un ancien boxeur poids lourd, qui le rackettent et embarquent Brandon pour bien lui expliquer qui a le pouvoir dans la rue.
Dès lors, Kéro sait qu’il n’a plus aucune issue si ce n’est de tuer ses bourreaux…
Il profite alors de la venue de Zoulou, un jeune Noir balance de prison qui vient le narguer de sa réussite de petit trafiquant, pour lui dérober son arme et le tuer, restant sourd à ses supplications.
Gonflé d’une puissance nouvelle, Kéro achète des balles auprès d’un marchand véreux et traque les deux policiers qu’il abat après une folle fusillade dans un bar.
Mais blessé à la jambe et à l’épaule, il sait que seul il n’a aucune chance de survie.
Kéro se traine alors dans la foret et prend de la marijuana pour tenter de faire baisser le seuil de la douleur.
C’est à ce moment, en plein délire qu’il a un dialogue avec un journaliste nommé Tintin qui enregistre son histoire sur un magnétophone.
Finalement Tintin part et ce qui doit arriver, arrive, Kéro est rattrapé par la police et abattu non sans avoir crânement vendu sa peau.
Seul Gina et Bilou le pleureront un peu…
En conclusion,  même si c‘est déjà lu beaucoup de romans durs, « Kéro, un reportage maudit » restera parmi l’un des plus difficiles en raison de son extrême violence et surtout de son absence totale d’espoir.
Le court et violent destin de ce gosse des rues frappé par la malchance est sans doute celui de tant d’autres petits Brésiliens, qui deviennent des animaux sauvages pour survivre dans une jungle urbaine peuplés de trafics et d’embrouilles.
La loi du plus fort donc, à défaut du plus malin, les sévices et les viols en prison, la corruption de flic ripoux mettant sous tutelle les petits voyous comme lui et prompts à les liquider comme si ils ne comptaient pour rien dans la société.
Avec son style brutal comme une bagarre dans une ruelle défoncée, « Kéro, un reportage maudit » ne constitue pour moi qu’un long cri, qu’un long appel au secours…qui éprouvera les plus délicats d’entre vous en les entrainant vers une spirale non stop de violence et de misère.

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 21:48

Enchainé comme une doublette, « Dragontown » d’Alice Copper succède dans la foulée (2001) à « Brutal planet », le producteur Bob Marlette et le guitariste Ryan Roxie étant les seuls éléments stables dans la composition du groupe qui incorpore Tim Pierce, Wayne Swinny aux guitares, Grey Smith à la basse et Kenny Aronov à la batterie.
Nanti d’une imagerie toujours aussi dark et futuriste, « Dragontown » débute par le « Triggerman » qui combine refrains accrocheurs un tantinet agaçants et son industriel.
Vient ensuite « Deeper » plus intéressant car lent, sinueux, sombre et menaçant, « Dragontown » se montrant dans cette veine absolument fabuleux avec ces teintes orientales mystérieuses et ses refrains puissants.
La ballade morbide se poursuit sur « Sex, death and violence » au venin mortel avant que « Fantasy man » ne vienne insuffler un rythme un peu plus soutenu.
On replonge dans les anneaux du serpent technoïde sur « Somewhere in the jungle » à la froideur un peu trop linéaire puis retrouve avec « Disgraceland » un mix incongru mais rafraichissant entre le métal indus et le rock ‘n’ roll elvisien.
Si « Sister Sara » s’étouffe un peu sous ses énormes riffs indus et l'horrible phrasé quasi rappé d’Alice, le chanteur n’oublie de fourguer sa sempiternelle ballade cul-cul « Every woman has a name » dotée d’un titre à la Fréderic François.
Le retour de riffs plus lourds ne parvient pas à lancer « I just wanna be God » bien poussif et l’album se termine de manière très décevante par le médiocre « It’s much too late » et l’informe « The sentinel ».
En conclusion, dans la lignée de « Brutal planet » , « Dragontown » est un album en réalité étrange et bien inégal, avec une première large partie metal industriel assumée donnant parfois de beaux résultat avec ce climat futuriste menaçant puis perd finalement sa ligne directrice pour tenter un pale raccrochement au hard rock originel pollué tel une rivière d’eau claire de quelques relents d’usines de produits toxiques.
Avec le passage à l’an 2000, Alice Cooper connait donc une mue technologique de courte durée qui demeurera une curiosité (une de plus !) dans sa carrière si bizarre et pleine de surprises !

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 08:22

Dans « Californication, saison 3, épisode 6 », de retour à LA pour quelques jours, Karen (Natascha Mc Elhone) tente avec l’aide de Hank (David Duchovny) de convaincre Rebecca (Madelin Martin) de partir avec eux vivre à New-York.

Mais l’adolescente se braque et entre en conflit avec ses parents.

Karen refuse les avances de Hank en lui avouant avoir couché avec son ex mari et demande à assister à ses cours à l’Université.

Hank s’y montre gêné en lisant à haute voix le manuscrit intime relatant leur première rencontre.

De plus Karen doit faire face à la curiosité de Jill (Diane Farr) qui décèle en elle une rivale.

S’enfonçant dans des mensonges peu convaincants, Hank écarte sans ménagement Jackie (Eva Amurri Martino) et présente Karen à la très guindée Felicia (Embeth Davidtz).

Rebecca refuse toute net de se rendre avec ses parents chez Charlie (Evan Handler) et Marcy (Pamela Adlon) et fait le forcing pour rester chez les Koons avec sa meilleure amie Chelsea (Ellen Woglom).

De guerre lasse, Karen et Hank cèdent et se retrouve en plein champs de bataille entre Charlie et Marcy, cette dernière lui reprochant de devoir suivre un traitement antibiotique en raison des MST attrapées.

Mais Marcy s’adoucit lorsqu’elle découvre le chanteur-acteur Rick Springfield à la maison et se laisse draguer par le bellâtre accompagné de l’irremplaçable Sue Collini (Kathleen Turner).

Un coup de téléphone des Koonz fait comprendre que Rebecca et Chelsea ont vidé leur cave et les fait quitter précipitamment la soirée.

Face à une Felicia et une Rebecca ivres, la situation s’envenime et Karen se dispute avec le directrice qui a brutalement perdu de sa superbe.

Heureusement, Rebecca finit par vomir sur l’impeccable doyen Stacy (Peter Gallagher) ce qui met fin aux hostilités.

Alors que Rebecca récupère au lit et que le couple s’interroge sur le meilleur choix à prendre, Charlie reçoit l’aide inespérée de Sue pour forcer Marcy à arrêter de baiser avec l’agaçant Springfield en plein dans leur chambre conjugale.

En conclusion, le retour de la sémillante Karen pimente un peu l’intrigue de « Californication, saison 3, épisode 6 » avec une véritable incursion dans les délires de Hank, toujours aussi instable et immature au fond.

Le voile se déchire autour des Koonz qui révèle se qui se cache derrière le voile de la bourgeoisie blanche californienne…pour notre plus grand plaisir !
Seul enjeu un peu sociétal de la saison : l’éducation de Rebecca adolescente mal dans sa peau en proie à une rébellion frontale pour quitter sa chère ville de LA pour NY !

Quant au célébrissime Rick Springfield, j’avoue sans vergogne ne rien savoir de lui !

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 08:01

Dans « Californication, saison 3, épisode 5 », Hank (David Duchovny) expédie la rétive Rebecca (Madelin Martin) chez a mère à New-York pour quelques jours et en échange récupère Zloz (Kevin Corrigan) un ami d’enfance habitant le Long island.

Rapidement il s’avère que Zloz est un pequenaud de première obsédé par boire et baiser.

Hank trimballe donc son encombrant pote dans les bars et accepte même de le conduire à une soirée chez Sue Collini (Kathleen Turner) qui révèle que son mari Ricardo (Stephen Root) est paraplégique et limité à un fauteuil roulant.

Egalement présents, on retrouve le couple terrible Charlie (Evan Handler)-Marcy (Pamela Adlon) qui stimulée par l’arsenal de godemichés de Sue demande à faire l’amour, ce que Charlie ayant attrapé une MST avec Daisy (Clara Gallo) refuse en finissant par lui avouer la vérité.

Fidèle à lui-même, Zloz dérape et frappe une jolie fille qui s’avère en fait un transsexuel.

Alors que le ton monte, les deux hommes en viennent aux mains et Sue en personne doit intervenir pour les expulser.

Hank et Zloz se retrouvent alors dans la boite de strip tease ou travaille Jill (Diane Farr) et en profitent à fond, avant que Zloz ne déraille une nouvelle fois et mordre les tétons d’une strip teaseuse, ce qui provoque une nouvelle bagarre avec le musculeux videur.

La soirée se termine chez Hank en partouze confuse.

Au petit matin, Hank demande à Jill de faire croire à Zloz qu’il a couché avec elle.

Tout heureux et fier, celui-ci peut alors repartir gonflé à bloc.

Mais une ultime confidence sur la plage, révèle que Zloz se sait en réalité gravement malade, ce qui explique une dispute avec sa femme et son comportement « no limit » à LA.

Inquiet, Hank pleure et réconforte son ami avant qu’il ne parte.

A l’aéroport, il récupère Rebecca et o surprise Karen (Natascha Mc Elhone) de retour à Los Angeles pour de courtes vacances !


En conclusion, « Californication, saison 3, épisode 5 » ne fait pas dans la dentelle avec le comportement outrageusement beauf et misogyne du meilleur copain d’Hank…

Ces débordements donnent tout de même lieux à des scènes si délirantes qu’elles finissent par emporter tout sur leur passage, avant o surprise une fin un peu plus touchante…

Le retour de Karen à LA semble vouloir un peu relever le niveau d’une saison 3 peinant à monter au dessus de la ceinture !

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