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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 11:00

Mélange entre roman d’aventures et de méditation, « Le goût du large » de Nicolas Delesalle sort en 2016.
L’auteur décide d’embarquer sur un cargo le MSC Cordoba pour un voyage de neuf jours qui l’emmènera de Anvers jusqu’à Istanbul.
Cette expérience solitaire est pour lui l’occasion de couper avec l’agitation frénétique du monde moderne, de goûter à la contemplation de la nature au travers de l’océan et aussi d’écrire sur ses expériences passées de grand reporter.
Tout au long du roman, Delesalle alterne entre courts entretiens avec l’équipage majoritairement philippin et faisant ce travail pour l’argent et récits de ses reportages dans les régions les plus « chaudes » du globe.
Entre parties d’échecs, séances de musculation et longue contemplation de la mer qui défile à l’infini devant lui, surgissent les souvenirs : à Jérusalem premier contact avec des corps démembrés par les attentats, tensions avec des femmes soldats israéliennes le tout entremêlé d’expérience de surfeur amateur, bref passage sur les victimes indonésiennes du tsunami asiatique de 2004, tendresse pour la folie douce des Russes qu’ils soient joueurs d’échecs, taximen ou politiciens et peur au ventre dans l’enfer sécuritaire de l’Afghanistan avec un hommage vibrant à la minorité ethnique Hazara persécuté par l’ethnie dominante Pachtoune.
Impossible également de ne pas parler de l’Afrique entre angoisse de se perdre dans le désert du Niger, souffrance pathétique des enfants sous alimentés, violence de la révolution égyptienne de 2011, exploitation du peuple Pygmée par les Bantous, soirée escort dans un night club d’Abidjan et tentative d’extirper de la rue un petit Sénégalais de Dakar.
Un souvenir tout de même concerne la France, une nuit passé dans une grotte au fond d’un gouffre de Millau, avec un récit au final assez minable et décevant centré sur des sensations purement psycho-physiques.
Le récit se termine sur les évènements les plus contemporains notamment la guerre en Syrie contre l’Etat Islamique, avec le parcours d’un combattant kurde du YPG et d’un déserteur de l’armée syrienne.
En conclusion, si sur la forme « Le goût du large » se lit plutôt de manière agréable avec une forte propension à la contemplation détachée, sur la forme ce roman se borne à une juxtaposition de souvenirs de baroudeur sans réelle trame narrative.
Au final, « Le goût du large » ressemble donc à un gros cargo vide à l’intérieur et n’apporte pas grand-chose au lecteur qui suit le zapping égocentrique de l’auteur satisfaisant son goût pour les sensations fortes dans une quête sans cohérence globale.
Pour la beauté du geste diront sans doute les défenseurs du roman, mais ceci demeure pour ma part insuffisant.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 19:29

« The Shield, saison 2, épisode 3 » est l’occasion pour Mackey (Michael Chiklis) de retrouver son ancien mentor Joe Clark (Carl Weathers) viré prématurément de la police pour une histoire de bavure.

Les deux copains décident de retrouve l’auteur de l’éviction, Fleetwood Walker (Garland Whitt) un jeune trafiquant noir ayant obtenu de grasses indemnisations pour son statut de victime et menant par conséquent grand train.

Furieux des provocations de Walker, Clark entraine Mackey dans une vendetta à son égard.

Négligeant ses taches quotidiennes, Mackey met donc tous ses hommes pour trouver quelque chose contre Walker.

De son coté, le duo Dutch (Jay Karnes)/ Wyms (CCH Pounder) mène une enquête particulièrement pénible après avoir reçu le bras d’une jeune femme probablement encore vivante.

Une enquête de voisinage incrimine immédiatement un couple suspect, Bob Lindhoff (Marc Vann), un homme d’âge mur responsable d’une tentative d’enlèvement dans le passé et sa femme Marcy Lindhoff (Melanie Lynskey), que Dutch suppose sous influence.

Mais malgré toute sa technique, Dutch ne parvient pas à les faire craquer…

Lorsque suite à une révélation de Julian (Michael Jace) à qui il est reproché de ne pas couvrir Danny (Catherine Dent) dans l‘affaire de Al-Thani, un indice troublant les incrimine, le corps sans vie de la victime est retrouvé dans le coffre de la voiture.

Le duo Mackey-Clark force un des fournisseurs de Walker Taylor Orrs (Ronreaco Lee) à déposer contre lui mais lors d’une tentative d’interpellation, l’un de ses hommes fait feu et abat Mackey qui riposte blessant grièvement l’homme.

Mackey est finalement secouru et hospitalisé, tandis que sa femme Corinne (Cathy Cahlin Ryan) accepte finalement de revenir vivre au domicile conjugal pour le bien être des enfants.

Désireux de se faire justice, Clark agresse Walker mais hésite à le tuer. Frappé à coups de barre de  fer, il ne doit son salut qu’à l’intervention de la Strike team qui met en fuite le dealer.

En conclusion, « The Shield, saison 2, épisode 3 » poursuit dans l’excellence avec un suspens haletant et une pluie de rebondissements : Mackey bléssé par balle, Dutch essuyant son premier échec traumatisant avec une mort à la clé mais surtout Carl « Apollo » Weathers qu’on a plaisir à revoir toujours fringuant malgré le poids des années à l’écran !

La Rolls de la série on vous dit !

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 08:00

Dans « The Shield, saison 2, épisode 2 » la situation s’envenime entre Armadillo (Danny Pino) et TO (Cedric Pendleton), le premier brulant la fabrique de drogue du second.

Furieux, Mackey (Michael Chiklis) qui continue de chercher sa femme fait une descente chez le dealer mexicain et l’arrête malgré le peu de chef d’inculpation contre lui.

Alors que Mackey tente d’étouffer l’affaire de l’incendie, Wyms (CCH Pounder) décide de se saisir de l’affaire et fait ouvrir le coffre secret de TO.

Elle met ainsi en évidence des traces de drogue, une machine à peser mais surtout un registre ou le nom d’un protecteur est régulièrement cité.

Mackey est donc directement menacé puisque Wyms peut ainsi faire le lien de ses activités de corruption avec un criminel.

Aceveda (Benito Martinez) doit jouer serrer pour protéger Mackey sans attirer les foudres de la contrôleuse civile Lanie Kellis (Lucinda Jenney).

Alors que le pugnace Dutch (Jay Karnes) enquête sur la piste d’un tueur d’auxiliaire de police en interrogeant des suspects ayant accumulé les amendes, Claire (Catherine Dent) et Julian (Michael Jace) doivent intervenir dans un différent de voisinage entre une mère célibataire noire (Lisa Renee Pitts) et un Arabe (David Negahban) accusé d’être un terroriste.

Appuyé par Aceveda qui distrait Wyms, Mackey fait sortir TO de prison et lui confie le registre l’incriminant mais le dealer n’a pas le temps de le bruler puisque Armadillo le liquide avant de manière tout aussi spectaculaire.

Perdant toute contenance, Mackey et ses hommes agressent violemment Armadillo, le frappent et lui brulent le visage à l’aide d’un four.

Dutch boucle son affaire sans forcer tandis que Claire est obligée d’abattre l’Arabe qui s’était saisi d’un pistolet pour faire face à sa voisine armée d’un couteau de cuisine.

Au final, Mackey réalise que Corinne a également embauché un détective privé Ludwig Morgal (Lee Reherman ) pour enquêter sur lui.

L’homme, une armoire à glace adepte du bodybuilding protège la fuite de sa client et fait écran pour elle.

En conclusion, « The Shield, saison 2, épisode 2 » continue sur un rythme haletant en faisant  s’entrelacer les histoires souvent passionnantes entre policiers.

L’affrontement entre Mackey et Wyms est passionnant avec Aceveda et Kellis en arbitres et même les affaires présentées comme secondaires ne sont pas sans intérêt.

La crème de la série !

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 19:11

On arrête pas une affaire qui marche, ainsi en 2003 sort  « The Shield, saison 2, épisode 1 » la suite logique des aventures de nos bad cops de LA.

Alors que Mackey (Michael Chiklis) continue de chercher désespérément sa femme en faisant appel à un détective privé Gordie Liman (Mark Rolston) qui lui réclame 25 000 dollars pour élargir le champs des enquêtes, une nouvelle guerre des gangs éclate avec l’arrivée de deux frères de Tijuana, les Quintero, qui ont la fâcheuse manie de bruler leurs concurrents.

Ceci contrarie Mackey (Michael Chiklis) et ses hommes, soucieux de protéger leur petit business avec TO (Cedric Pendleton) qu’ils protègent toujours ouvertement avec donnée nouvelle, la complicité d’Aceveda (Benito Martinez) soucieux d’échapper aux investigation d’une contrôleuse civile Lanie Kellis (Lucinda Jenney) chargée d’enquêter sur les agissements troubles de son commissariat.

Alors que Dutch (Jay Karnes) et Wyms (CCH Pounder) s’arrangent pour arrêter l‘un des deux frères Armadillo (Danny Pino) trahi par le témoignage d‘une enfant Mayda (Chelsea Randon) sœur d‘un des gangsters assassinés, Mackey, et ses hommes n’hésitent pas à passer la frontière pour aller arrêter le second, Navaro (Emilio Rivera) responsable d’inonder le marché de Farmington avec de la cocaïne dangereuse.

L’affaire, complexe à mener du coté mexicain ou les policiers US ne sont pas forcément les bienvenus surtout si ils opèrent illégalement, aboutit cependant à l’arrestation de Navarro.

Menacé de subir le même sort que ses victimes, Navrro craque finalement et remet 350 000+ 50 000 dollars à Mackey a titre de dédommagement.

Mais Mackey en veut plus et décide de le livrer également aux autorités américaines.

Après avoir échappé aux gangsters, passé la frontière avec un incroyable culot, Mackey et ses hommes réussissent leur fantastique tour de force, récoltant les louanges de leur hiérarchie et même de Kellis.

Pourtant le triomphe n’est pas total, puisque le très hautain Armadillo échappe avec une facilité déconcertante à l’interrogatoire et se venge sur Mayda, qu’il viole et marque d’un tatouage sur la joue.

En conclusion, « The Shield, saison 2, épisode 1 » attaque pied au plancher la saison 2 avec un première épisode dur en diable ou Mackey se surpasse d’audace en allant au Mexique châtier un dangereux dealer faisant de l’ombre à son propre trafic et raflant de surcroit le soutien de Aceveda, décidé à faire front commun contre Kellis, qu’il voit comme une menace pour ses activités politiques.

Impressionnant, dur et très bien mené avec une forte dose d‘amoralité, ce premier épisode en impose d’entrée !

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 18:45

D’ordinaire assez inspiré dans ses réalisations, le duo comique Eric et Ramzy sort en 2011 « Halal police d’état » mis en scène par Rachid Dhibou.
L’histoire rocambolesque au possible est celle de deux policiers algériens envoyés à Paris pour enquêter sur le meurtre d’épiciers arabes dans le quartier de Barbès.
Nerh-Nerh (Ramzy Bédia) s’arrange donc avoir à ses cotés son ami le kabyle (Eric Judor) qui depuis qu’il a rencontré des extraterrestres, a perdu l’accent algérien et est obsédé par l’observation de l’espace.
A son arrivée à Paris, ce duo pittoresque est pris en main par un commissaire bien franchouillard (Jean-Pierre Lazerini) et son adjoint Cohen (Frédéric Chau) qui s’insurge contre les soupçons racistes ciblant un meurtrier asiatique.
Logé dans un hôtel miteux tenu par un gérant aux faux airs de Patrick Bates  (Jean Baptiste Shelmerdine), les deux blédards développent des théories plus fumeuses les unes que les autres allant à l’encontre de la rationalité du commissaire.
Si Nerh-Nerh s’amourache de Hilguegue (Anca Radici) une danoise croisée lors d’une course poursuite, l’arrivée de trois cousins du bled venant squatter sa chambre d’hôtel compromet quelque peu ses plans romantiques.
Quant au kabyle, il passe le plus clair de son temps à parler à une créature qu’il semble avoir ramenée dans sa valise et ne brille pas non plus par sa très grande sagacité.
Après de multiples péripéties, gags et fausses pistes, les deux flics dirigent leurs soupçons vers un réseau d’extrême droite qu’ils tentent d’infiltrer à une soirée encapuchonnée.
Mais repérés, Nerh-Nerh et le kabyle ne doivent leur salut qu’à l’extraterrestre de ce dernier qui avant de repartir sur sa planète en soucoupe volante, arrive à calmer les fachos.
Enfin, une oreille perdue puis recousue implique clairement le gérant de l’hôtel comme bras armé de l’organisation anti arabes…
Mais l’homme particulièrement retors les deux flics et les soumet à un supplice de noyade particulièrement raffiné et cruel.
Heureusement, le kabyle parvient à s’échapper et à délivrer Nerh-Nerh en fâcheuse posture.
Alors le gérant prend en otage Hilguegue, il est finalement mis hors d’état de nuire par les policiers algériens.
En conclusion, pour ce film, Eric et Ramzy ne semblent pas s’être beaucoup foulés et versent dans une certaine facilité avec blagues communautaires et moqueries bon enfant sur ceux que les Beurs appellent avec une certaine condescendance les Blédards.
Scénario rachitique, gags pour une fois moins drôles si ce n’est une hilarante scène de close combat ou Eric se fait défigurer par une instructrice très masculine, « Halal police d’état » est globalement un navet à oublier très vite même en étant fan du talentueux duo…

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 09:20

Attaquons nous à présent à un mythe du cinéma, le tristement aujourd’hui célèbre « Scarface » de Brian de Palma.
Sorti en 1983, « Scarface » raconte le parcours d’un émigré cubain, Tony Montana (Al Pacino) fuyant la dictature castriste pour avoir une nouvelle vie aux Etats-Unis.
Mais le passé de criminel de Montana ne tarde pas à ressurgir face aux douaniers et à le jeter avec son ami beau gosse Manny (Steven Bauer) dans un camp pour émigrés à Miami.
Pourrissant dans ce no man’s land, l’ambitieux Montana accepte d’éliminer un opposant politique à Castro, Rebenga (Roberto Contreras), en échange d’un billet de sortie pour lui et son ami.
L’opération réalisée pendant une émeute, est couronnée de succès et Tony est libéré.
Mais l’homme a des rêves de grandeur et ne supporte pas de travailler comme larbin dans un minable snack.
Il se branche donc avec deux autres copains, Chi Chi (Angel Salazar) et Angel (Pepe Serna) sur un coup avec le truand Omar (F Murray Abraham), qui le charge d’acheter de la cocaïne à des Colombiens.
Le deal dans un bel hôtel du bord de mer, tourne mal, Montana s’énerve et les Colombiens le braquent, décidés à lui faire cracher son argent.
Angel est tué à coups de tronçonneuse et Tony s’apprête à subir le même sort, lorsque Manny et Chi Chi surgissent, mitraillant la chambre d’hôtel.
Tony réagit, tue ses agresseurs et s’enfuit aves ses amis avec la drogue volée.
Ce coup d’éclat plait à son patron, Frank Lopez (Robert Loggia) qui le prend sous son aile au grand désarroi d’Omar qui le déteste.
Lopez charge Tony et Omar d’acheter de la cocaïne à un gros trafiquant colombien, Alejandro Souza (Paul Shenar).
L’homme qui vit comme un nabab surprotégé, impressionne Montana qui se met à négocier un partenariat irrigant tous les Etats-Unis.
Furieux de cette prise d’initiative, Omar rappelle  à l’ordre celui qu’il considère comme un petit employé mais Souza touché par la franchise de Tony, fait éliminer Omar en affirmant qu’il était un agent de gouvernement travaillant sous couverture.
De retour aux Etats-Unis, une altercation a lieu entre Tony et Lopez, qui ne veut pas prendre de risques et finit par le raisonner, du moins temporairement.
Mais Tony a les idées plus larges que son patron et surtout est tombé follement amoureux de sa compagne, Elvira (Michelle Pfeiffer) une blonde à la beauté glacée.
Tony lui fait une cour assidue, achetant une Porsche sur un coup de tête pour elle, mais se montre farouchement jaloux de sa sœur Gina (Mary Elisabeth Mastrantonio) dont il surveille les fréquentations et refuse qu’elle continue à travailler comme modeste coiffeuse.
En opposition à sa mère (Miriam Colon), qui refuse son style de vie de gangster, Tony donne de l’argent à Gina et l’amène à fréquenter le monde de la nuit et ses voyous.
Par peur des réactions de son ami, Manny secrètement amoureux de Gina préfère jouer profil bas.
Entre Lopez et Tony le choc est pourtant inévitable.
Après que le vieux requin lui ait lâché Mel Bernstein (Harris Yulin) un policier ripoux sur le dos, il tente de le faire assassiner dans un night club mais Tony échappe de peu à la mort, tuant férocement les deux tueurs pourtant armés de pistolets mitrailleurs.
Furieux, il exerce un raid de représailles sur Lopez, le force à avouer, l’humilie et le tue ainsi que Bernstein également présent.
Dès lors Tony a le champs libre pour prospérer et prendre la place de Lopez.
Il multiplie les affaires avec Souza, épouse Elvira, s’achète une somptueuse villa au mauvais gout démesuré.
Mais le succès corrompt et Tony s’enfonce dans la drogue, l’alcool et la paranoïa.
Odieux avec ses proches dont Elvira, devenue une camé oisive stérile, il commet une erreur d’appréciation sur un banquier juif Seidelbaum (Ted Beniades) que lui présente Manny et se fait piéger pour blanchiment d’argent.
Malgré l’intervention de son avocat, Tony sait qu’il va devoir aller en prison.
Souza le charge donc d’abattre un journaliste bolivien s’apprêtant à faire des révélations fracassantes sur ses activités réelles en échange de son immunité.
Le coup doit se faire à New-York avec Alberto (Mark Margolis) le tueur de Souza.
Mais Tony ne peut faire exploser la voiture du journaliste dans laquelle se trouve sa femme et ses enfants et ulcéré, tue Alberto.
L’opération est un échec cuisant pour Souza qui décide d’éliminer son ex partenaire.
Perturbé, camé et isolé, Tony tue Manny qui venait pourtant d’épouser en secret Gina, puis se fait blesser superficiellement en retour…
Lorsque une petite armée envoyée par Souza pour le tuer surgit, Tony lutte à au fusil d’assaut, mais finit par succomber, le corps criblé de balles…
En conclusion, « Scarface » est sans conteste un excellent film, brillamment interprété par Al Pacino dans l’un de ses rôles le plus forts.
Détermination, flamboyance mais aussi violence incroyable habitent ce film décrivant le monde des gangsters : leur appât insatiable du gain et de la possession matérielle, leur vide intérieur, leurs multiples trahisons et leur chute aussi rapide que brutale.
Souffrant du complexe de l’émigré, Tony Montana est prêt à tout pour arriver au sommet, quitte à en redescendre aussitôt, ce qui ne tarde pas à arriver.
Malgré cette fin finalement morale, « Scarface » continue d’exercer une fascination malsaine auprès des jeunes de cités et des autres, en proposant un modèle d’homme dur, vulgaire, prêt à tout pour réussir, y compris tuer ceux qui le dérange.
C’est bien le seul bémol qu’on peut adresser à ce film devenu phénomène de société d’une jeunesse en perdition, car pour le reste le travail de De Palma ne souffre d’aucune faiblesse.

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Published by Seth - dans Policier
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 09:01

Alors qu’on le croyait mort et enterré, classé dans un rayon poussiéreux des archives du heavy metal, Diamond head renait de ses cendres en 2005 avec « All will be reavealed ».
Le légendaire Sean Harris a cette fois passé la main à Nick Tart au chant, le guitariste Brian Tatler étant le garant d’une certaine (?) continuité aux cotés de Karl Wilcox (batterie), Eddie Mohan (basse) et Adrian Mills (guitare).
Dès l’entame, « Mine all mine » frappe fort avec un heavy dur et puissant sur lequel la voix plutôt aigue de Tart fait mouche.
La qualité des riffs de la paire Tatler/Mills se fait également remarquer sur « Git it to me » morceau construit sur le même type mais un ton en dessous au niveau intensité.
On déroule avec « Nightmare » beaucoup moins bon car plus plat et linéaire tout comme « Fallen angel » malgré une légère tentative de nuancer un hard braillard et stéréotypé.
Diamond head remonte d’un cran sur « Alimony » titre majeur aux riffs et refrains très accrocheurs.
Enfin une rupture se produit avec « Lost at sea » sur lequel Tart dévoile enfin des qualités vocales insoupçonnées combinant finesse et puissance explosive.
Mais tout à vrai dire on retombe de haut sur « Dead or living » trapu mais sans âme… Dans la dernière ligne droite, Diamond head appuie sur le champignon atomique avec « Drinkin again », calme le jeu sur « Come alive » et rend un hommage aussi touchant qu’inattendu au bluesmen avec « Muddy waters ».
En conclusion, compte tenu du contexte, « All will be reavealed » est un album méritant de vétérans tentant de relancer une carrière bloquée aux premières lueurs des années 80.
25 ans après, Diamond head s’en sort convenablement avec un heavy compact mais trop balisé et sans réelle prise de risques.
Tart est un bon chanteur et le résultat fait quelques fois penser à du Van Halen période Sammy Hagar, un bon cran si ce n’est deux en dessous.
Il serait cependant mal avisé de ma part de descendre en flammes « All will be reavealed » qui conserve malgré ses limitations une certaine tenue et mérite également un certain respect.

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 07:43

En 2000, Mathieu Kassovitz adapte le best seller de Christophe Grangé dans « Les rivières pourpres ».
A Guernon, un village isolé des Alpes, un corps est retrouvé mutilé dans la montagne.
L’homme, Rémy Caillois (Laurent Avare), était le bibliothécaire d’une université visant l’excellence et ayant adopté une vie en autarcie.
Le commissaire Pierre Niemans (Jean Reno), un homme taciturne et bourru, est chargé de l’enquête en liaison avec les forces de gendarmerie locale, passablement dépassées.
Niemans interroge Chernezé (Jean-Pierre Cassel) l’ancien médecin de l’Université qui ne mâche pas ses mots sur les mariages « arrangés » entre élèves dans le but de créer une race de surdoués puis Fanny (Nadia Farés) une belle alpiniste de haut niveau travaillant pour l’établissement.
Sa route croise finalement celle de Max Kerkerian (Vincent Cassel), un jeune inspecteur au look et aux méthodes de semi-voyou, qui enquête après la profanation d’une tombe et le vol d’un dossier administratif de Judith Hérault  une petite fille de la région morte en 1982.
Après avoir écarté la piste de skinheads locaux, Kerkerian interroge la mère de Judith (Dominique Sanda) vivant recluse dans un couvent après la drame de sa fille.
L’échange étrange, dans la pénombre avec une femme aveugle et à demi folle, accuse des diables d’avoir poursuivi et tué sa fille.
Les deux hommes comprennent ensuite que Sertys (Olivier Morel) la seconde victime du tueur, également membre de l’Université, était le profanateur/voleur de Judith.
Sertys tout comme Caillois entretenait de bizarres activités, l’un sur des croisement génétiques entre races de chiens, l’autre préparant une thèse pour créer une race supérieure.
Niemans qui en pince pour le charme de Fanny, prend de haut le freluquet Kerkerian mais change brutalement d’avis après la mort spectaculaire de Chernezé, lui-aussi sauvagement mutilé et un croisement avec le tueur vêtu d’un épais imperméable.
Niemans est miraculeusement épargné par le tueur qui dérobe son arme et Kerkerian lâche finalement l’affaire après une course poursuite haletante dans la neige.
La stupeur est totale lorsque Judith pourtant morte en 1982 est identifiée comme étant la tueuse par ses empreinte digitales.
Niemans met alors la pression sur le Recteur (Didier Flamand), un homme froid et hautain.
Peu après un camion blindé percute violemment la voiture des deux policiers et Niemans s’en sort par miracle en abatant le conducteur, Hubert (Laurent Laffite) fils du Recteur.
Les soupçons pesant sur Fanny se confirment, mais la jeune femme est introuvable, volatilisée avec ses explosifs déclencheurs d’avalanche.
Lors d’un face à face au sommet, Niemans et Kerkerian comprennent que Fanny la douce avait une jumelle Judith, responsable des meurtres/mutilations pour se venger des pratiques extrêmes auxquelles l’Université avait tenté de la soumettre.
Une avalanche emporte finalement Judith, laissant Fanny blessée et vulnérable avec les deux policiers également dans un sale état.
En conclusion, après avoir revu, « Les rivières pourpres » je ne peux cacher une certaine déception : le film a quelque peu vieilli tout comme Reno et Cassel, qui ont pris 17 ans dans les pattes.
Le duo entre le vieux flic rassurant et le jeune casse cou athlétique et rebelle fonctionne néanmoins très bien.
L’intrigue, au final assez bas du front, usant une nouvelle fois de ces bons vieux nazis comme puching balls idéaux, s’avère franchement décevante tout comme le coup de la tueuse jumelle…
Reste l’atmosphère générale du film, glaciale et pénétrante comme un hiver dans un village reculé des Alpes profondes…

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 19:17

Dans la catégorie retour improbable, Diamond head tente un come back en 1933 avec « Death and progress » à l’austère pochette bien loin du style héroïque des débuts.
Autour du duo mythique Sean Harris/Brian Tatler se joignent deux éléments additionnels Pete Vukcevic à la basse et Karl Wilcox à la batterie.
Tony Iommi en personne est appelé à la rescousse sur le premier titre « Starcrossed (lovers of the night) » anormalement agressif compte tenu du style habituel du groupe.
Après Iommi, c’est Dave Mustaine qui s‘invite sur « Truckin » beau morceau majoritairement instrumental.
Il faut donc attendre la troisième composition pour trouver la patte de Diamond head dans la ballade « Calling your name » power ballade moderne sur laquelle la voix si expressive de Harris fait toujours des merveilles.
En changeant de bassiste, (bienvenue Eddie Mohan !), « I can’t help myself » rock un peu trop gentiment pour bouleverser et c’est avec « Paradise » et « Run » qu’on prend enfin son pied sur du heavy de grande classe rapide et incisif.
Pour conclure ce come back, « Wild on the Streets » continue sur cette lancée certes linéaire mais punchy, « Damnation street » séduit par son mid tempo puissant et posé, tout comme « Home » nerveux et plaisant.
En conclusion, malgré l’échec de la reformation due surtout à des dissensions internes, « Death and progress » n’est dans l’absolu pas un mauvais disque et délivre un heavy propre, tonique et de qualité à défaut d’être absolument génial.
Si Diamond head donne un peu l’impression de rentrer dans le rang et de faire du sous Megadeth  à l’époque en délaissant son charme unique, à savoir l‘émotionnel et le démesuré, le résultant global n’en est pas moins respectable. Mais après une prestation catastrophique au Super Bowl, Diamond ne sortira plus rien de neuf pendant 12 ans, retournant à l'état de mort clinique. Dernier disque avec l'incomparable Sean Harris au micro, « Death and progress » reste un disque agréable à ne pas sous-estimer.

 

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 19:43

Après son premier roman en 2001, Fellag sort en 2002 « C’est à Alger » construit toujours sur le même modèle de courte nouvelles.
Ici il est question de la terrible guerre civile qui ensanglanta l’Algérie durant les années 90, mais ce drame contemporain préfigurant déjà la montée de l’islamisme radical est ici traité comme un arrière plan menaçant.
Dans la première nouvelle écrite en 1975« La théorie des dominos », Mourad un simple citoyen algérois est enlevé brutalement un beau jour et soumis à d’intenses séances de tortures psychologiques et physiques avant de comprendre que ces bourreaux ne lui reproche que d’avoir ri en public à une plaisanterie sur le régime.
Dans la seconde, écrite en 1992, on bascule dans l’onirisme le plus total avec Farid un jeune artiste approché par Momo un djinn perse pour devenir à son tour immortel et assurer la survie de l’espèce humaine, salement malmenée en ces jours de massacres aveugles.
Classiquement, dans « La balle », deux copains d’enfance Kamel et Nordine se retrouvent face à face dans une bataille rangée entre terroristes islamiques et soldats.
Leur histoire commune, fortement similaire, est évoquée au moment ou la balle sort du canon de l’arme du soldat avant de tuer son ami.
Mais l’issue est pour les deux, la même : la mort.
Ecrit en 1997, « Allo ! » est une vibrante lettre d’amour d’une jeune algérienne diplômée en droit à son amant, accompagnée de réflexions et critiques sur la condition de la femme, déplorable en Algérie.
Dans l’ultime nouvelle, plus récente, on suit le parcours parallèle d’Hocine émigré algérien en galère dans le froid et la dureté New-Yorkais et de son passé, douloureux à Alger avec la peur permanente de faire partie de la prochaine fournée d’amis intellectuels (ou non) assassinés.
Malheureusement pour lui Hocine est pris par la police après que les tours du World Trade Center se soient effondrées…
En conclusion, j’ai sans doute bien fait de persévérer après le désastreux « Rue des petites daurades » car « C’est à Alger » fait preuve d’une belle profondeur et d’une maturité bien supérieure.
Fellag aborde ainsi tous les aspects de la guerre : la peur de se faire, enlevé, torturé et assassiné par les deux camps sans motif apparent, la pression sur la population interdite de libre-pensée..
Les cibles ? Comme souvent les intellectuels, les artistes…et les femmes cible particulières des islamistes.
Pour lutter, Fellag n’emploie pas ici l’humour mais fait appel à des descriptions acérées, des structures abouties et joue sur l’émotion viscérale des protagonistes…
Le résultat, aussi impressionnant que glaçant, s’apparente à un cauchemar éveillé que bien peu d’hommes seraient amènes de supporter sans perdre la raison.

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