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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 13:09
Speed of sound (Anvil)

Déjà le troisième article consacré à Anvil, le groupe de vétérans canadiens de speed metal, qui depuis le début des années 80 continue dans un relatif anonymat à sortir un album par an et à tourner dans la foulée.

Exhumé du grenier de mes plus jeunes années, voici « Speed of sound » à la pochette qui ne laisse aucun doute sur son contenu : un bombardement métallique en prévision !

Nous sommes en 1999 et le groupe de Steve Kudlow débute par la tempête attendue, « Speed of sound » incroyablement efficace par son tempo rapide, ses riffs bourdonnants et cette voix rauque, agressive évoquant le Lemmy Kilmister des mauvais jours.

D’entré, l’auditeur est frappé par la densité du son qui s’exprime sur « Blood in the playground » mid tempo ultra massif à défaut d’être pleinement original.

La rythmique de Glenn Five (basse) / Robb Reiner (batterie) ne ménage pas ses efforts et « Deadbeat dad » continue courageusement de monter au front dans un torrent d’artillerie.

Difficile de ne pas commencer à éprouver un brin de lassitude sur « Man over board » malgré la vigueur des riffs de la paire Kudlow/Ivan Hurd et la solidité de la structure d’ensemble.

On pousse encore d’un cran dans la férocité avec « No evil » qui bastonne à tout va pour un résultat flirtant avec la musique extrême.

Toujours aussi rugueux, Anvil continue à cogner fort sur « Bullshit » et « Matress mambo » sur lequel Kudlow soigne un peu les mélodies des refrains.

A la peine sur « Secret agent », les Canadiens jettent leurs dernières forces dans la bataille pour envoyer un « Life to lead » évoquant du Motorhead sans concession enchainé d’un « Park that truck » cataclysmique.

En conclusion, « Speed of sound » est un album de speed/thrash metal d’une grande violence porté par un son de mammouth.

Anvil ne fait pas ici dans la dentelle et aligne dix titres quasiment interchangeables, évoquant une version monstrueusement stéroïdée d’un Motorhead canadien.

Bien entendu, l’exercice n’est pas sans limitations et tourne assez rapidement en boucle : absence de mélodie ou de variation et manette des gaz bloquée au maximum en permanence.

Malgré sa grosse puissance de feu, « Speed of sound » est un donc réservé au petit public d’amateurs du genre et ne permettra en aucun aux valeureux Canadiens, de conquérir de nouveaux horizons.

Speed of sound (Anvil)
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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 15:17
Vol au dessus d'un nid de coucous (Milos Forman)

Monument du cinéma avec le multi oscarisé « Vol au dessus d’un nid de coucous » de Milos Forman.

Sorti en 1975 d’après un roman de Ken Kesey, « Vol au dessus d’un nid de coucous » raconte l’histoire de Randall Mc Murphy (Jack Nicholson), un détenu de droit commun condamné pour agressions et viol, qui cherche à simuler la folie pour atterrir dans un hôpital psychiatrique et ainsi pouvoir se soustraire plus facilement aux rigueurs du régime pénitencier.

Malgré la surveillance étroite du directeur et de l’infirmière en chef Mildred Ratched (Louise Fletcher), Mc Murphy se montre plutôt convainquant dans son rôle et parvint à s’attirer la sympathie des autres malades composés de Bromden (Will Sampson) géant indien sourd et autiste, Billy (Brad Dourif) jeune homme fragile, le très émotif Cheswick (Sydney Lassick), Martini (Danny De Vito) petit homme très atteint, le distingué et un peu efféminé Harding (William Redfield) ou les plus taciturnesTaber (Christopher Lloyd) et Fréderickson (Vincent Schiavelli).

Insolent et frondeur, Mc Murphy va progressivement remettre en cause les règles strictes édictées par Ratched, et donner aux malades un vent de liberté et de transgression auquel il n’était plus habitués.

Ainsi, Mc Murphy organise des parties de cartes délirantes ou on joue des cigarettes et demande à ce qu’on décale les horaires pour assister au championnats du monde du sport national, le baseball.

Cette attitude ne tarde pas à le mettre dans le collimateur de le la direction, relayée par Ratched et ses deux surveillants noirs, Washington (Nathan George) et Warren (Mwako Cumbuka), aussi les accrochages physiques et séquence de shoot forcés sont-elles monnaies courantes.

Mais Murphy persévère, profitant d’une excursion en bus pour emprunter un bateau et organiser une délirante partie de pêche avec ses amis fous ou faire jouer une partie de basket ball contre les surveillants, dans laquelle Bromden parvient à exprimer son physique de Goliath.

Pris en sympathie par ses camarades, Mc Murphy caresse des envie de liberté et les concrétise en faisant venir avec la complicité du gardien Mr Turkle (Scatman Crothers) dans l’hôpital deux prostituées, Candy (Mews Small) et Rose (Louisa Morris).

L’ambiance devient alors dionysiaque dans l’hôpital et l’alcool coule à flot auprès des malades dans un esprit de transgression absolu.

Le bruit attire néanmoins la surveillante de nuit ce qui place Turkle en fâcheuse posture mais la nuit continue néanmoins d’aller à son terme.

Lorsque le lendemain Ratched découvre le carnage, elle se montre impitoyable.

Billy qui avait eu droit grâce à Mc Murphy a quelques moment de plaisir avec la belle Candy est sévèrement menacé et incapable de supporter la pression psychologique se suicide ce qui déchaine la colère de Mc Murphy, qui tente d’étrangler Ratched.

Il est empêché in extremis par les gardiens et subi en retour un traitement sévère qui le lobotomise.

Incapable de voir son ami dans cet état végétatif, Bromden met fin à ses souffrances en l’étouffant avec un coussin et s’enfuie à travers champs, honorant ainsi une vielle promesse d’évasion commune.

En conclusion, au risque de déplaire et de choquer, je n’ai pas aimé « Vol au dessus d’un nid de coucous » car je pense faire un blocage complet autour de l’univers hospitalier en général, et psychiatrique d’autre part.

Nicholson étant pour moi un acteur particulièrement antipathique, je n’apprécie pas son jeu et son coté voyou rebelle entrainant des pauvres types dans une brève rébellion sans espoir contre un système toujours de fait plus puissant.

Partant de ce constat, le film me parait donc particulièrement vain sur la fond et hideux sur la forme, très glauque et déshumanisée des hôpitaux avec à mon sens une représentation forcément édulcorée de la réalité.

Désolé donc, mais « Vol au dessus d’un nid de coucous » ne constitue pas mon genre de cinéma et demeure à mon sens parfaitement irregardable !

Vol au dessus d'un nid de coucous (Milos Forman)
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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 13:35
Feuilles d'herbes (Walt Whitman)

Ma passion pour la littérature demeurant intacte, c’est avec un grand plaisir que je vais chroniquer ici « Feuilles d’herbes » le recueil de poèmes de Walt Whitman, grand poète américain du XIX ième siècle que j’ai connu comme principale source écrite de la Guerre de Sécession.

Regroupant en dix sept chapitres, une centaine de poèmes écrits entre 1855 et 1891, « Feuilles d’herbes » se lit d’une traite et permet d’appréhender de manière globale la pensée du poète au travers du développement de ses thèmes favoris.

On retrouve donc en tête de liste la fascination pour la Nature, source d’émerveillement et d’inspiration quasi constante pour Whitman, qui a une vision très large du Monde, des êtres qui l’habitent allant même jusqu’à envisager le cosmos dans sa globalité.

Fort logiquement, ses chers Etats-Unis qu’il ne quitta jamais prennent la première place avec une prédilection pour le Sud ou il vécu et son quartier de résidence à New-York : Manhattan et sa marée grouillante d’humanité.

Outre la description de la beauté des paysages et du miracle de la vie, Whitman développe l’idée générale que tous les hommes sont ses frères, y compris ceux les peuples réputés « primitifs » très éloignés de sa vie aux Etats-Unis.

Cette prise de position dans une Amérique prônant encore à l’époque l’esclavage et une très forte ségrégation raciale est importante et classera indéniablement le poète du coté de l’armée nordiste, par nature abolitionniste lors du conflit de la guerre de Sécession.

Whitman aime donc la vie, les hommes mais ses écrits relatent plus qu’une simple constations de la beauté du Monde qui l’environne, y voyant une unité logique, un continuum permanent s’exerçant depuis l’aube de l’humanité et aboutissant à l’immortalité des âmes par nature transcendant leur fragile enveloppe corporelle.

Un autre axe de l’émerveillement de Whitman est constitué de son gout pour la technologie et particulièrement l’essor industriel du XIX ième siècle avec les navires et autres trains à vapeur qui révolutionnent le mode de vie des américains.

Whitman est passionné par le progrès et les techniques qui se développent, consacrant plusieurs poèmes au savoir faire manuel ou à des outils aussi symboliques que la hache.

Mais le talent du poète explose davantage dans la partie la plus militaire de son œuvre consacrée à la Guerre de Sécession avec une fascination marquée pour la symbolique de l’Armée : uniformes, drapeaux, tambours s’exhibant dans de spectaculaires parade à Broadway.

Cette fascination toute patriotique qui s’exprime aussi bien dans la guerre d’indépendance des Etats-Unis contre l’Angleterre, mais aussi dans la fierté des New-Yorkais pour leurs soldats, finit par voler en éclat lorsque Whitman découvre l’horreur des champs de bataille de la Guerre de Sécession.

Engagé comme infirmier, Whitman secourt les blessés et assiste à des scènes atroces qui donneront lieu à ses poèmes les plus forts émotionnellement.

Eprouvant une réelle empathie pour les soldats tués ou agonisants, Whitman finit par rejeter le principe de la Guerre embrassant Sudistes comme Nordistes unis dans la même souffrance qui détruit et traumatise les familles américaines.

Ses soldats morts le suivront à jamais, revenant au seuil de la fin de son existence, hanter ses rêves jusque dans la majesté des paysages américains.

C’est fort logiquement la mort qui occupe une place de choix dans la fin de l’œuvre de Whitman, la mort car régissant au final toutes les choses, avec cependant un message d’espoir délivré par cet éternel optimisme : l’âme immortelle survit et fait partie du grand tout constituant l’Univers, tandis que la Nature dans sa sublime organisation s’arrange pour convertir la matière pourrissante en un nouveau cycle de vie.

En conclusion, « Feuilles d’herbes » est un ouvrage hors du commun permettant de se connecter à travers les siècles à un esprit d’une intelligence et d’une sensibilité précieuses.

Un peu agaçant dans son exaltation béate face aux miracles de la Nature, Whitman se montre irrésistiblement séduisant dans la partie la plus profonde de son œuvre, qui mêle profonde empathie pour la souffrance d’une jeunesse saccagée et réflexions d’ordres philosophico-mystique sur le réel sens de l’existence.

Impossible donc de ne pas plier un genou face au talent impérissable de cet homme, capable d’émouvoir voir de bouleverser.

En 2015, « Feuilles d’herbes » reste donc comme tous les chefs d’œuvres, incontournables.

Feuilles d'herbes (Walt Whitman)
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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 14:57
Colorado (Sergio Sollima)

Du film d’horreur des années 80 on passe au western spaghetti des années 60 avec « Colorado » de Sergio Sollima.

Sorti en 1966 dans le sillage du succès des chefs d’œuvre de Sergio Léone, « Colorado » raconte l’histoire d’un chasseur de primes du nom de James Colorado Corbett (Lee Van Cleef en personne !), qui est approché en raison de son efficacité légendaire par le gouverneur Brokston (Walter Barnes) qui lui offre son appui pour les élections au Sénat en échange des ses services pour liquider un horrible tueur de petite fille, un Mexicain du nom de Cuchillo Sanchez (Thomas Milian).

Ambitieux, Corbett se laisse séduire par le bagout de Brokston qui envisage de convaincre le Sénat de faire passer une immense ligne de chemin de fer reliant le Texas au Mexique afin de s’enrichir et accepte la mission.

Pourtant bien que modeste paysan, Cuchillo va se montrer un gibier redoutable, lui échappant une première fois en se faisant passer pour un barbier avant de prendre la fuite puis une seconde en bénéficiant de l’aide d’une jeune fille qui croyant que le chasseur de prime était un voleur, lui tire une balle dans le dos.

Corbett se remet assez vite de sa blessure superficielle et reprend la poursuite de Cuchillo qui à trouvé refuge dans un ranch étrange tenu par une veuve (Nieves Navarro) régnant sur une dizaine d’hommes de mains particulièrement costauds et peu patibulaires.

Courbant en apparence l’échine, Cuchillo accepte de séduire la veuve dont l’appétit sexuel semble important et de montrer son courage en affrontant un énorme taureau dans un enclos.

Bien entendu, Corbett finit par retrouver sa trace et intervient alors qu’il subit un traitement violent à base de coups de fouets.

Désireux de capturer sa proie, Corbett ne cède pas aux intimidations des hommes de mains et en tue trois avant que la veuve capitule en l’invitant à souper.

Corbett cède à un moment de plaisir, tandis que le malin Cuchillo parvient à retourner en sa faveur les hommes de mains.

Une fusillade éclate mais Corbett seul contre tous finit par faire triompher sa maestria de pistolero, abattant les tueurs, tandis que Cuchillo en a profité pour prendre une nouvelle fois la tangente.

Excédé, Corbett laisse choir la veuve esseulée et capture cette fois le fugitif qui lui échappe encore une fois en lui faisant croire qu’il avait été piqué par un serpent.

Laissé en vie mais seul et à pied dans l’immensité des grands espaces, Corbett est finalement secouru par une famille qu’il déleste d’un cheval pour poursuivre sa traque.

Cuchillo a néanmoins pu franchir la frontière et au Mexique, Corbett se heurte à des autorités peu coopératives ainsi qu’aux appuis du fugitif, notamment ses amis voyous ou prostituées.

Il termine donc dans un cachot ou il retrouve l’incroyable Cuchillo qui en habitué des lieux, file encore au nez et à la barbe de ses geôliers.

S’en est trop pour Brokston qui se déplace personnellement au Mexique et met toutes ses relations en œuvre auprès des riches propriétaires pour organiser une gigantesque battue pour retrouver et tuer Cuchillo.

Dépassé et en échec, Corbett apprend néanmoins dans une étrange soirée que Cuchillo n’est sans doute pas en réalité le tueur de petite fille mais que Brokston préserve son gendre Chet Miller (Tom Felleghy) est en réalité le coupable par égard pour sa fille Lizzie (Luisa Rivelli).

Ecœuré il participe à la battue, mais au moment de la mise à mort de Cuchillo épuisé et hagard, lui laisse la possibilité d’un duel singulier couteau contre pistolet contre Chet.

Reconnaissant de la faveur, Cuchillo tue Chet mais Brokston surgit secondé par un tueur expert venu d’Europe, le baron Von Schulenberg (Gérard Herter) qui a une approche presque scientifique et sportive de son art.

Corbett affront l’allemand en duel et le tue difficilement après avoir été lui-même blessé à l’épaule.

Brokston fuit, espérant tuer Corbett à l’aide d’un fusil à la portée supérieure mais Cuchillo vole au secours de son ex adversaire, lui fournissant un fusil pour abattre le gouverneur pourri.

Privés de chef, les autres Mexicains tournent les talons, laissant le duo Corbett-Cuchillo en paix.

Les deux homme se séparent après avoir scellé une belle amitié.

En conclusion, immensément moins connu que les classiques de Léone qu’il prétend du reste imiter, « Colorado » est néanmoins un excellent western porté par un duo d’acteurs de premier plan : l’incomparable Lee Van Cleef qui apporte sa classe virile et le rusé cubain Tomas Milian, parfait dans un rôle à la Eli Wallach.

Avec son scénario riche en rebondissements, ses fusillades diablement efficaces, ses acteurs charismatiques, les grands espaces des montagnes espagnoles et la musique agréable sans être cette fois géniale d’Enio Morricone, « Colorado », mérite pour moi largement une réhabilitation au rang des très bons westerns des années 60, à distance toutefois respectables des chefs d’œuvres du Maitre Léone.

Colorado (Sergio Sollima)
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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 14:00
Razorback (Russell Mulcahy)

Plus connu pour avoir réalisé le premier « Highlander », Russell Mulcahy s’illustra pourtant quelques années auparavant avec un film d’horreur à petit budget, « Razorback ».

Sorti en 1984 dans une certaine époque propice aux films de monstres, « Razorback » raconte l’histoire d’un énorme sanglier (aussi gros qu’un rhinocéros !) terrorisant le Bush australien.

Jack Cullen (Bill Kerr) chasseur de son état, a une dette personnelle avec cet animal monstrueux qui tua son petit fils et l’amena à traquer et tuer les sangliers présent dans l’immensité australienne.

Il croise brièvement la route de Beth Winters (Judy Morris) militante new yorkaise de la protection des animaux, qui souhaite enquêter sur le business de la chasse des kangourous.

Mais la jolie blonde dérange dans ce monde reculé ou la loi n’est qu’une vague notion et est attaquée par deux frères psychotiques, braconnant allégrement le kangourou, Benny (Chris Haywood) et Dicko Backer (David Argo).

Les deus brutes serrent sa voiture avec leur gros pickups, s’apprêtent à la violer lorsqu’une attaque nocturne du razorback les met en fuite, livrant de fait Sarah à l’appétit du monstre.

L’histoire n’en reste pourtant pas là lorsque Carl Winters (Gregory Harrison) son petit ami journaliste se rend sur place pour enquêter sur sa disparition.

Carl se fait habilement prendre à l’essai par les frères Backer et découvrent deux rustres vivant comme des animaux dans leur usine clandestine à découper les kangourous.

Conduit en pleine nuit pour chasser le marsupial, Carl ne peut se résoudre à en découper un vivant et est en représailles abandonné dans le bush.

Frigorifié et apeuré, il erre dans la nuit et échappe par miracle en se jetant dans une mare de boue à une horde de porcs sauvages qui désirait le dévorer.

Sale et épuisé, Carl se traine jusque chez Sarah Cameron (Arkie Whiteley) une jolie australienne protectrice des animaux, qui l’aide à se remettre de ses blessures.

Il lui décrit son agression et avoir vu le razorback mener la troupe de porcs.

Sarah prévient Jack qui aveuglé par la vengeance revient à la mare dans l’espoir de tuer le razorback.

L’animal se montre trop coriace pour le vieux chasseur qui trouve néanmoins dans la mare une bague prouvant que Beth a été dévorée par le razorback.

Il est néanmoins victime de la nervosité des Baker qui le prennent par surprise en pleine nuit, lui cassent les jambes et l’abandonnent près de la mare, à la merci des porcs.

Jack s’accroche mais est finalement tué par son ennemi le razorback.

C’est la mort de trop pour Carl qui s’en prend physiquement à Benny pour lui faire avouer la vérité au sujet de la mort de Beth.

Ecœuré par les révélations du demeuré, il l’abandonne dans un puits et part à la recherche de Dicko dans l’usine à kangourou.

Mais une nouvelle attaque surprise du razorback vient bouleverser la donne.

Dicko est dévoré par la bête, Sarah assommée et Carl se retrouve seul face à un monstre en apparence invulnérable.

Il parvient à le blesser avec une barre de fer et utilisant son intelligence à l’attirer sur un tapi roulant afin de le faire tomber dans les pales d’un immense hachoir mécanique.

Miraculeusement sauvé, il retrouve Sarah pour la fin du cauchemar.

En conclusion, « Razorback » est un petit film d’horreur dont le scénario peut prêter à sourire mais qui tient plus qu’honnêtement ses promesses par le climat de désolation, de cruauté et de bizarrerie qu’il parvient à instaurer.

On pense par instant à « Délivrance » ou même « Massacre à la tronçonneuse » pour l’ambiance de pequenots dégénérés profitant de la fragilité de la civilisation dans leurs contrées sauvages pour agresser en toute impunités de gentils citadins.

Comme pour tous les film sortis à cette époque, « Les dents de la mer » plane également sur « Razorback » avec un sanglier géant plutôt imposant et crédible.

Bien entendu, « Razorback » n’est qu’un film de genre qui ne séduira qu’un public restreint de connaisseurs et laissera froids la grande masse du public, mais plus de 30 ans après sa sortie, continue de forcer un certain respect par son efficacité.

Razorback (Russell Mulcahy)
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 11:18
Deux en un (Bob Farelly, Peter Farelly)

On ne présente plus les frères Farelly, Bob et Peter, qui en 2003 sévirent à nouveau avec « Deux en un ».

Auréolés de méga succès hilarants comme « Mary à tout prix » ou « Dumb and dumber », les Farelly s’attaquent à présent à un sujet encore plus casse gueule, les frères siamois Bob (Matt Damon) and Walt Tenor (Greg Kinnear) soudés ensemble depuis leur naissance.

Propriétaires d’un restaurant de hamburger dans une petite ville du Maine, les frères sont des célébrités locales et fonctionnent en parfaite symbiose, cuisinant deux fois plus vite que la moyenne et insufflant surtout une superbe ambiance de convivialité.

Mais Walt le beau parleur a des aspirations artistiques et se rêve acteur à Hollywood, ce qui effraie le timide Bob, qui communique via internet depuis 3 ans avec une May Fong (Wen Yann Shi), jolie asiatique de Californie sans jamais avoir osé lui avouer son handicap.

Walt parvient à convaincre Bob de tenter sa chance et le duo se met enquête de petits rôles en contactant un agent lui-même handicapé.

Compte tenu de leur handicap, la chasse au contrat s’avère difficile et même l’accueil bienveillant de Mery Streep, croisée par hasard dans un restaurant n’y change rien.

Walt séduit pourtant par son bagout April (Eva Mendes) superbe latina qui devient une aide précieuse.

La chance finit pourtant par sourire lorsque Cher devant jouée dans une série minable, prend en sympathie le duo et propose à Walt un second rôle d’expert scientifique dans des affaires criminelles.

Malgré le stress pathologique de Bob, Walt crève l’écran aidé en cela par les trucages modernes permettant de masquer son handicap.

En parallèle, il pousse son frère à rencontrer la timide May mais Bob se montre incapable de lui avouer son état, préférant déployer des trésors de ruses pour le masquer ce qui donne l’occasion de jolies scènes de fou rires en voiture ou en boite de nuit ou le duo tabasse l’ex petit amie de May et ses copains, en faisant preuve d’une réelle maitrise des sports de combats.

Pourtant tout semble s’écrouler lorsque le secret de Walt est révélé à la presse mais sous les conseils d’April, le duo choisit d’assumer, devenant des stars de la publicité et permettant aux sponsors de revenir pour faire vivre la série.

Lorsque May découvre la vérité à propos de Bob, elle le quitte pour ses mensonges, ce qui le laisse passablement déprimé.

Bob peine à suivre la vie trépidante de Walt, accro aux lumières de la scène et éprouve le besoin de souffler.

Comprenant l’incompatibilité de son mode de vie avec les aspirations plus tranquilles de son frère, Walt le pousse par un comportement déviant (sexe, alcool, vols et bagarres) à accepter de se faire opérer pour se séparer.

Soutenus par May et April, le duo passe sur le billard et recommence une nouvelle vie.

Bob revient dans le Maine avec May pour reprendre sa vie au restaurant, non sans difficulté.

Sans son frère, Walt voit sa carrière battre de l’aile et les contrats se raréfier.

Au chômage à Los Angeles, il revient voir son frère et reprend ses habitudes avec lui.

Le duo comprend qu’il fonctionne mieux uni, montrant une plus grande confiance, efficacité que séparé.

Le film s’achève sur une superbe représentation théâtrale ou devant Bob, April et May, Walt délivre une prestation époustouflant de danse et de chant, avec Mery Streep et quelques employés handicapés du restaurant.

En conclusion, ne vous fiez pas à son titre et à son sujet laissant à penser à une grosse pitrerie vulgaire, « Deux en un » est un film formidable qui tout en injectant son lot de situations comiques montre beaucoup de respect pour les handicapés.

La force du film réside en effet dans le fait que Bob et Walt se comportent normalement, travaillant, faisant du sport, sortant en boite, séduisant de belles femmes et parvenant même à devenir des stars du cinéma.

Derrière donc les gags, le talent des acteurs et l’invraisemblable humour des frères, pointe donc une belle ode à la tolérance et au respect.

Film méconnu et très belle surprise au demeurant, « Deux en un » constitue l’un des meilleurs films que j’ai pu voir dernièrement.

A voir donc absolument pour retrouver le sourire à l’approche de la fin d’année !

Deux en un (Bob Farelly, Peter Farelly)
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 09:39
End of the century : the story of the Ramones (Jim Field, Michael Gramaglia)

Le rock n’est jamais loin ici et tout particulièrement une bonne vieille rasade de punk rock des familles avant la fête de Noel, aussi est-ce avec délectation que j’ai visionné « End of the century : the story of the Ramones » de Jim Field et Michael Gramaglia.

Sorti en 2003, après donc la mort de Joey et Dee Dee Ramone, « End of the century : the story of the Ramones » retrace en près de deux heures l’essentiel de la carrière d’un des groupes pionniers les plus fascinants du XX ième siècle et devenu avec le temps et les hommages réellement culte.

Tout commence donc à la fin des années 60 à Forest Hills dans l’état du Queens, non loin de New-York.

Dans une ambiance étudiante hippie, Dee Dee et Johnny ne sentent pas à leur place, préférant le style agressif et violent des Stooges, le groupe pionnier d’Iggy Pop venu de Détroit.

Cette adoration rapprochent ceux considérés comme des marginaux par la norme en vigueur.

Époque oblige, les garçons boivent et fument beaucoup, Dee Dee ayant déjà des tendances très marqués pour les drogues dures, tandis que Johnny verse lui dans la petite délinquance.

Les rejoignent rapidement Tommy et Joey, eux aussi issus du même quartier.

Joey est un échalas de près de 2m, victime de troubles compulsifs.

Hyper introverti, inadapté au système scolaire, il est rapidement en situation d’échec et d’exclusion mais trouve sa voie dans la musique avec ses amis fascinés par la musique violente des Stooges.

Dee Dee et Johnny achètent leur premières basses et guitare et dépourvus de toute la technicité des groupes progressif des années 70, s’essayent à développer un style minimaliste mais extrêmement énergique.

Bien que initialement batteur, Joey se révèle pourtant excellent chanteur, écrivant des textes puissants et émouvants.

Tommy complète le quatuor, bien que ne sachant pas à la base jouer de la batterie.

Il est clairement que le dernier maillon de la chaine créatrice.

Le groupe se rapproche logiquement de New-York pour se produire dans de minuscules clubs et devient un habitué de CBGB, devenu par la suite mythique.

La concurrence est rude au milieu d’autres groupes aux dents longues comme Blondie, mais les Ramones ont clairement quelque chose en plus qui leur fait se démarquer rapidement.

Les images de l’époque sont impressionnantes, montrant toute l’intensité du groupe sur scène et la qualité des mélodies.

Les Ramones ne tardent pas se faire signer et sortent en 1976 leur premier disque, devant un célèbre mur de pierre.

Pourtant le succès aux États-Unis, ne vient pas, les radios boudant un groupe jugé infréquentable en raison de l’image négative des punks.

Assez paradoxalement ce sera au Royaume-Uni que le punk décollera notamment avec les Sex pistols et les Clash, qui apporteront une dimension de révolte sociale encore plus violente à laquelle les masses laborieuses britanniques ne pouvaient pas rester insensibles.

Bien que pionniers, les Ramones se trouvent à présent surclassés par les groupes anglais et encaissent le choc.

Ils continuent néanmoins à produire d’excellents disques comportant des morceaux devenus des classiques avec une identité visuelle forte comme le montre la vidéo de « Rock ‘n’ roll highschool » en 1979.

Blousons de cuirs, jeans serrés, nom de famille commun, les Ramones ont trouvé leur marque de fabrique.

Johnny apparait comme le leader de la formation, prompt à composer, diriger l’aspect contractuel et financier.

Autoritaire et rigide, il étouffe les autres membres notamment le fragile et timide Joey.

Le turbulent Dee Dee lui se débat en permanence face à son additions aux drogues et s’arrange généralement pour trouver des petites amies aux gouts similaires, ce qui provoque de violentes altercations se résolvant parfois au couteau.

En 1980 les Ramones croisent la route du producteur Phil Spector, réputé être un génie pour son travail avec les Beatles.

L’homme est en réalité un amateur d’armes mégalomane complètement cinglé, qui impose sa folie lors de l’enregistrement de « End of century » qui se voulant une version adoucie de la musique du groupe est un cuisant échec commercial.

Le contre coup est violent, Tommy quitte son poste de batteur pour devenir producteur, métier dans lequel sa fibre créatrice trouve son épanouissement.

Joey se révolte contre la dictature de Johnny, trouvant enfin la force de s’affirmer.

Entre les deux hommes aux tempéraments opposés, germe une querelle sans fin à propos d’une petite amie de Joey volée par Johnny.

Le chanteur, en réalité un romantique idéaliste plaçant sur un piédestal la notion d’amour, vouera une rancœur éternelle au guitariste.

Marky Ramone devient le second batteur du groupe mais au début des années 80, la vague punk s’est brisée, le disco survit encore faiblement et les Ramones connaissent une véritable traversée du désert.

Dee Dee quitte le groupe pour se lancer dans une aventure rap, dont les quelques extraits ici provoquent l’hilarité générale.

Il est remplacé par CJ Ramone sosie du bassiste qui malgré son énergie ne peut faire oublier l’influence créatrice du fêlé de Forrest Hills.

Richie Ramone jouera également brièvement à la place de Marky au poste de batteur.

Malgré la reconnaissance du mouvement Grunge, notamment de Nirvana et Pearl jam, les Ramones ne parviennent pas à remplir les salles, jouant souvent dans des petits clubs miteux avec une constance forçant le respect.

Le seul succès d’envergure est obtenu en Amérique du Sud, continent sur lequel les Ramones se produisent dans d’immenses stades, au Brésil et en Argentine, déclenchant souvent de véritables émeutes sur leur passage.

A la fin des années 90, épuisés et lassés, ils raccrochent après un dernier album « Adios amigos » et une dernière tournée.

Malheureusement la santé du fragile Joey décline et il meurt en 2001 emporté par un cancer.

Les membres du groupes lui rendront hommage en 2002 après avoir été intronisé au Rock ‘n’ roll hall of fame, même le bourru Johnny tenant à confier la tristesse de sa perte.

Malheureusement, le provocateur et excentrique Dee Dee décédera d’une overdose peu après la fin du reportage, rejoint par Johnny en 2004 et Tommy en 2014, ce qui achèvera de décimer le groupe de punk le plus excitant de tous les temps.

En conclusion, « End of the century : the story of the Ramones » est un documentaire passionnant pour tous les fans des Ramones.

Construit à partir d’images d’archives, d’interviews de proches (la mère et le frère de Joey Ramone) , des producteurs et des musiciens eux-mêmes, il retrace la carrière d’un groupe de pionnier inventant un nouveau son, du reste complètement incompris aux Etats Unis et en Europe, même si l’Angleterre s’en inspirera assez habilement.

Tournant sans arrêt par passion, délivrant des shows exceptionnels dans des clubs de troisième zone, sortant des classiques incroyables jusqu’au début des années 80, les Ramones furent un groupe fantastique, reconnu à mon sens bien trop tardivement malgré le soutien de pointures mondiales comme U2 ou Metallica.

On appréciera l’authenticité de la démarche, la sincérité des musiciens s’exprimant sur leurs problèmes relationnels et la puissance de la valeur du témoignage après aujourd’hui la disparition de tous les membres du groupe.

Indispensable donc comme mais plus que le souvenir, reste la musique, elle impérissable.

End of the century : the story of the Ramones (Jim Field, Michael Gramaglia)
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Published by Seth - dans Punk Rock
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 13:13
La mutante (Roger Donaldson)

On reste dans la Science fiction des années 90 avec le célèbre « La mutante » de Roger Donaldson.

Sorti en 1995, « La mutante » prend pour point de départ un scénario audacieux ou des scientifiques américains utilisent une mystérieuse formule mathématiques envoyées de l’espace pour effectuer des tests sur des embryons humains.

Malheureusement l’expérience ultra secrète tourne mal et un des cobayes, une jeune fille nommée Sil (Natacha Henstridge) s’échappe du complexe et fuit de trains en trains.

Fitch (Ben Kingsley), le directeur du projet réunit alors une équipe hétéroclite composé d’un agent spécial Lennox (Michael Madsen), du télépathe Dan Smithson (Forrest Whitaker) et de deux scientifiques, Laura (Marg Helgenberger) et Stephen Harden (Alfred Molina).

Ensemble, profitant des facultés de pisteur de Dan, ils se lancent sur les traces de Sil qui tue deux personnes dans un train, un sans domicile fixe et une contrôleuse.

Obéissant à une croissance accélérée, Sil arrive finalement à Los Angeles ou elle se fond à loisir dans l’environnement urbain et branché de la ville.

Devenue une superbe blonde, elle se met en quête d’un reproducteur pour donner naissance à une race capable d’exterminer l’humanité.

Hantée par les relents de son humanité, Sil fait de curieux cauchemars ou elle se voit comme le monstre qu’elle est en réalité.

Une première rencontre dans une discothèque branchée de la ville, aboutit à la mort d’une rivale et à celle de l’homme sur lequel elle avait jeté son dévolu, un bellâtre aisé vivant sur les hauteurs de la ville, mais malheureusement pour lui diabétique et donc jugé incompatible pour la reproduction.

L’équipe de choc qui a réalisé dans la reproduction d’une expérience en laboratoire la virulence du virus extra-terrestre, ne peut que suivre les cadavres laissés sur sa route et constate qu’un nouvel homme, John Carey (Whip Hubley), qui a secouru la mutante après un accident de la route a également été tué au moment de s’accoupler avec elle.

Frustrée par son échec, Sil prend en otage une mère de famille (Virginia Morris), habite chez elle, la torture et l’emmène dans sa voiture pour faire croire à sa mort dans une explosion.

Bien que cette mort semble suspecte aux yeux de Lennox, Fitch adhère à cette thèse plausible.

Le groupe fête une dernière fois la fin de la mission dans la boite de nuit sans savoir que Sil rode les cheveux raccourcis et brunis.

Durant la soirée Lennox et Laura se rapprochent et ont une aventure.

Eméché, Arden se laisse séduire par la sculpturale brune et a un rapport sexuel avec elle, qu’il paye de sa vie.

Enceinte, Sil s’enfuie dans les égouts de la ville pour donner naissance à un fils.

Le groupe se remet sur le qui-vive et s’enfonce dans les égouts lourdement armé en se fiant aux capacités mentales de Dan.

Fitch est pris par surprise, tué par Sil qui a maintenant horriblement muté pour prendre l’aspect d’un réel monstre.

La progression dans des boyaux obscurs est angoissante.

Sil accouche d’un petit garçon aux pouvoirs et à la voracité déjà inquiétante.

Lennox Dan et Laura parviennent à échapper aux griffes de Sil et à la repousser dans une nappe enflammée ou elle périt non sans résistance avec son fils.

Le sujet semble donc clos, même si une tentacule survit et infecte un rat laissant penser à une suite probable …

En conclusion, « La mutante » est une série B très bien dotée en acteurs de premier plan, qui permit la révélation de la sculpturale Natascha Henstridge dont la beauté de top model et la poitrine parfaite font ici sensation.

La prestance des acteurs, l’originalité du scénario et l’impact de certaines scènes sexuelles/gore, ne compensent pas une certaine lenteur dans la réalisation et des effets spéciaux pour le moins limités.

Malgré ces petits défauts, le film reste cependant un bon divertissement avec cerise sur la gâteau la patte du sculpteur HR Giger, designer de la forme monstrueuse de Sil.

Non sans surprise donc, « La mutante » fut le premier d’une série de quatre films efficaces qui courre encore dans les années 2000.

La mutante (Roger Donaldson)
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 11:50
Real steel (Shawn Levy)

Passionné de Robotique depuis mes plus jeunes années, je me devais de visionner « Real steel » de Shawn Levy.

Sorti en 2011, « Real steel » traite dans un futur (très) proche, de la vie de Charlie Kenton (Hugh Jackman), un ancien boxeur passé près d’un titre mondial et reconverti en entraineur de robots boxeurs qui se produisent dans plusieurs organisations lucratives.

Solitaire, bourru, fauché et déclassé, Charlie voit son dernier robot démoli par son rival de toujours sur les rings Ricky (Kevin Durand) qui lâche contre lui dans une ambiance de rodéo un taureau d’une tonne.

Poursuivi par Ricky, Charlie s’enfuit et découvre que son ex femme est morte, lui léguant ainsi la charge de son fils Max (Dakota Goyo).

Peu concerné, Ricky préfère confier la garde de Max à ses beaux parents contre une coquète somme d’argent lui permettant d’acheter un nouveau robot de combat, mais accepte par commodité de garder l’enfant quelques mois pour récupérer ensuite la totalité de la somme.

Aidé par son ex petite amie Bailey (Evangeline Lilly) qui tient une salle de boxe pour robot, Charlie reçoit donc Noisy boy un robot japonais ayant concouru pour le titre mondial.

Il découvre les capacités de Max pour commander les robots mais n’en tient pas compte gâchant ainsi les capacités de Noisy boy qui se fait détruire lors d’un combat de seconde zone organisé par Finn (Anthony Mackie).

Déprimé et irrité par son échec, Charlie en est réduit à fouiner dans une décharge publique de quoi recréer un robot.

Son choix se porte sur un petit robot d’ancienne génération qu’il retape à l’aide su savoir faire de Bailey et des restes de Noisy boy.

Doué de capacités mimétiques lui permettant de combattre comme un homme, le robot appelé Atom fait ses preuves dans un combat clandestin dans un ancien zoo ou il triomphe d’un adversaire féroce.

Charlie et Max se rapprochent et se font remarquer par un organisateur de combat de première division la WRB, qui leur propose un combat contre un robot de classe mondiale, Twin cities dans une arène pleine à craquer.

Max tient bon et refuse une offre juteuse pour racheter Atom de Farra Lemkovva (Olga Fonda) riche femme d’affaires russes travaillant avec le concepteur génial Tak Mashido (Karl June).

La victoire de Atom contre Twin cities après un match âpre, ouvre la voie à un match pour le titre mondial face à Zeus, le dernier robot de Mashido.

Max a tenu bon, refusé contre l’avis de Charlie de vendre Atom et défié en public Mashido dans la plus pure tradition du sport spectacle américain.

Le couple père-fils est pris à parti hommes de main de Ricky qui passent à tabac son débiteur.

Après un ultime conseils pris auprès de Bailey, le jour du combat arrive en prime time.

Ricky a misé une sommes colossale pour un KO contre Atom et se retrouve de fait lié par son pari à Finn.

Tout d’abord surclassé par la puissance phénoménale et le gabarit de Zeus, Atom parvient à s’adapter en puisant dans les propres techniques de combat de Charlie et résiste à son adversaire, lui décochant quelques coups qui l’ébranlent.

Le combat est équilibré, semant le doute chez Mashido qui sentant le danger prend lui-même les commandes de Zeus en mode manuel.

Mais Atom plus véloce et technique, épuise la puissance de Zeus et le met sérieusement en difficulté.

Il faut alors attendre une intervention des juges pour décréter honteusement Zeus vainqueur aux points, sous les huées d’un public acquis à la cause du challenger.

Le film se termine sur un triomphe à la Rocky avec le père, le fils et le robot levant les bras devant la foule en délire, tandis que Ricky doit à son tour rendre des comptes à Finn et ses hommes.

En conclusion, malgré une idée de départ excitante consistant à calquer la montée en puissance des sports ultra violent de Free fight, pour l’adapter sur des combats robotisés, « Real steel » trop conventionnel dans son traitement déçoit.

Le scénario d’un père ex gloire de la boxe devenu un raté et retrouvant finalement son fils est nullissime, la minuscule Evangeline Lilly ne tenant ici qu’un rôle de potiche experte en robotique très peu crédible.

Avec des personnages caricaturaux, un scénario vide et un sous exploitation du thème pourtant passionnant de l’intégration de la Robotique dans nos existence, « Real steel » ne repose donc que sur ses scènes de combat entre robots.

Dans ce domaine, Levy nous sert un remake robotique de « Rocky » avec un vieux robot bon pour la casse grimpant les échelons pour défier les plus grands champions.

Ceci reste donc également peu inventif, la fluidité et le punch des combats ne suffisant pas à sauver le film de la médiocrité absolue.

Real steel (Shawn Levy)
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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 16:17
Toy story (John Lasseter)

Le monde de l’animation avec un classique du genre, « Toy story », œuvre remarquée en 1995 de John Lasseter pour le compte des célèbres studios Pixar.

Entièrement réalisé en images de synthèses, « Toy story » raconte une histoire emplie de merveilleux dans laquelle les jouets d’un petit garçon américain typique, Andy (voix de Donald Reignoux) s’animent de vie propre une fois celui-ci parti.

En tête de cette joyeuse ménagerie, Woody le cow boy (voix de Jean-Philippe Puymartin), capable de balancer quelques tirades à l’aide d’une bande magnétique dans son abdomen et du fait de son statut de jouet préféré d’Andy, capable de fédérer ses petits camarades aux capacités intellectuelles et physiques diverses.

Woody comme Mr Patate (Jacques Ferrière), le chien à ressort Zigzag (voix de Jacques Balutin), Rex (voix d’Henri Guybet) le tyrannosaure en plastique peu confiant en lui, se trouvent sous pression dans l’attente de la découverte d’un nouveau jouet potentiellement concurrent pour l’anniversaire de leur propriétaire.

Un Sergent en plastique (voix de Marc Barros) et ses hommes sont envoyés en reconnaissance dans le salon et transmettent à l’aide d’un talkiewalkie walkie en jouet leurs informations.

Ils ont à peine le temps de revenir qu’ils découvrent le nouveau jouet, un cosmonaute ultra sophistiqué Buzz l’éclair (Richard Darbois) et son vaisseau Space command.

Se croyant sur une nouvelle planète et réellement un cosmonaute, Buzz se montre complètement décalé avec les autres jouets et compte tenu de l’attrait de sa nouveauté devient vite le jouet préféré d’Andy au détriment du pauvre Woody délaissé.

La tension monte entre les deux jouets rivaux, Buzz devenant même le nouveau leader devant les autres jouets notamment la bergère (voix de Rebecca Dreyfus) qui en pinçait pour elle.

Incapable de se départager, Buzz et Woody suivent tous les deux Andy dans une pizzeria doté d’une jeux pour enfants et sont malheureusement pour eux capturés par Sid (Christophe Lemoine), le voisin d’Andy, un petit rocker connu pour torturer les jouets.

Séquestrés, ils découvrent l’univers de Sid qui casse les jouets, les recomposent en mélangeant membres, torse et tête pour créer des choses difformes.

Après une nouvelle dispute à cause de l’esprit étriqué de Buzz, ce dernier est ciblé par Andy qui compte le faire exploser en lui fixant une fusée sur le corps.

Woody fait de son mieux pour aider son rival au bras cassé, mais ne peut empêcher Sid de le disposer dans le jardin.

Il parvient néanmoins à convaincre les jouets difformes de Sid d’intervenir pour empêcher cet horrible crime et lorsque le jeune homme découvre ses propres jouets animés, il perd la raison et recule, effrayé.
Buzz et Woody ne sont pourtant pas tirés d’affaires et cherchent à rejoindre le camion de déménagement de la famille d’Andy.

Juché sur une petite voiture électrique, réglée à pleine puissance, il colle au train du poids lourd, plus lent en ville sous les yeux des autres jouets, qui croient encore que Woody a livré Buzz à Sid par jalousie.

Poursuivi par l’affreux chien de Sid, le trio lutte pour ne pas perdre du terrain et utilise finalement la fusée de Buzz et ses ailes planante pour rattraper le camion et les jouets.

En conclusion, « Toy story » est une œuvre singulière, originale et fraiche.

Le jouet renvoie immédiatement à l’enfance et à un caractère universel capable de toucher n’importe quel être humain.

Derrière la prouesse technique de l’animation de synthèse, encore imparfaite en 1995, Pixar fait preuve d’une belle créativité, en donnant vie à des personnages attachants, drôles et complémentaires.

L’histoire est simple mais belle, emplie de poésie et de magie.

On apprécie le coté complètement barré de Buzz, celui plus humain de Woody et toute la galerie de choses loufoques provoquant rires et émerveillement.

Très fun pour les enfants, un peu nostalgiques pour les adultes, « Toy story » demeure un régal à revoir en famille à l’approche des fêtes de fin d’année, que je vous souhaite bonnes !

Toy story (John Lasseter)
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