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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 19:09
Lost saison 2, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 2, épisodes 17 et 18 ».

Dans l’épisode 17 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Damon Lindelof et Carlton Cuse, le huis clos intense se poursuit avec Henry Gale (Michael Emerson) qui se plait à manipuler ses geôliers en dressant Jake (Matthew Fox) et Locke (Terry O’Quinn).

Resté seul avec Gale après que Mr Ecko (Adewale Akinnuoye-Agbaje) ait tenté de l‘interroger sans succès à sa manière pour le moins déroutant, Locke voit les portes de sécurité du bunker se fermer brutalement automatiquement.

Pour éviter de rester emprisonné, Locke place une barre métallique sous l’une d’elle et parvient à l’empêcher de se fermer totalement.

Pris au piège, il est contraint de demander de l’aide à Gale tout en lui promettant de le protéger au retour des autres.

Mais lors d’une manœuvre risquée visant à faire levier pour ouvrir la porte, Locke se fait coincer une jambe et reste bloqué.

Il demande alors à Gale de taper la liste des nombre pour empêcher le compte à rebours fatal.

Gale semble s’exécuter et les portes s’ouvrent libérant Locke finalement secouru par Jake (Matthew Fox) qui a plumé Sawyer (Josh Holloway) aux cartes en le dépouillant de ses médicaments.

Du coté de l’expédition, Ana Lucia (Michelle Rodriguez), Sayid (Naveen Andrews) et Charlie (Dominic Monaghan) découvrent après plusieurs heures de recherche le fameux ballon décrit par Gale et une tombe qu’ils se décident à ouvrir.

Les flash backs se concentrent sur Locke qui apprend la mort de son père Anthony Cooper (Kevin Tighe) dans le journal et se rend avec sa compagne Katey Seagal (Helen Norwood) à l’enterrement ou ne sont présents que deux hommes, l’un mince Jimmy Bane (Theo Coumbis) et l’autre hyper massif.

Locke tombe ensuite des nues en étant contact par son père qui lui raconte qu’il a simulé sa mort pour échapper à deux tueurs qu’il a volé de 700 000 dollars.

Sans se démonter, Cooper lui propose d’aller chercher l’argent pour lui et de prendre 200 000 dollars à titre de compensation pour le vol de son rein, et ensuite de ne jamais le voir.

Locke ne dit rien face à Katey, tient bon face à une importante pression physique de Bane qui pénètre chez lui, et accède on ne sait trop pourquoi à la requête de son père, dédaignant en apparence l’argent, même si l’ambigüité reste de mise.

Son père se volatilise mais Katey découvre le pot aux roses et s’apprête à le quitter, malgré une demande en mariage un peu maladroite formulée sur un parking.

Après cette épisode particulièrement riche vient dans l’épisode 18 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, la confrontation entre l’équipe revenant de l’expédition au ballon et Gale, qui est finalement découvert par Sayid.

Gale a en effet usurpée l’identité d’un homme enterré sous le ballon et appartient effectivement aux Autres dont le chef le terrifie.

Mais sans plus attendre, l’histoire se déplace du coté de Hurley (Jorge Garcia) victimes de terribles hallucinations qui lui font voir Dave (Evan Handler) un ami imaginaire qui le pousse à se goinfrer sans relâche de nourriture.

On comprend déjà que ce Dave sévissait déjà lorsque Hurley était en hôpital psychiatrique, le poussant à manger encore plus et à désobéir aux médecins.

Ce petit personnage chauve et malsain hante même Hurley sur l’ile, ce qui l’amène tabasser sévèrement Sawyer (Josh Holloway) qui s’était moqué une fois de trop de lui avant de s’enfoncer seul dans la foret.

Pire, Dave cherche à lui prouver que tout ce qu’il vit sur l’ile est le fruit de son imagination et qu’il est encore en hôpital psychiatrique.

L’intervention de la jolie Libby (Cynthia Watros) suffit à peine pour qu’Hurley ne saute pas d’une falaise.

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 17 et 18 » se montre plus excitant que ses prédécesseurs avec le face à face nerveux entre Gale et les autres survivants qui finissent en unissant leurs talents à le prendre en défaut sur ses mensonges.

Cependant l’homme reste fourbe et dangereux, comme le montre la curieuse relation qu’il a pu bâtir avec Locke, personnage plutôt lamentable dans les flash back car mis en permanence sous la coupe de sa crapule de père.

Même le personnage de Hurley, obèse torturé et mal dans sa peau, gagne en épaisseur (sans mauvais jeu de mots !) en délivrant une vision psychotique peu commune amenant à douter de la réalité, notamment avec l’influence de cette série de nombre qui revient en permanence hanter le déroulement du récit.

Difficile de dire à l’issu de ces épisodes, dans quelle direction les réalisateurs nous emmènent …

Lost saison 2, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:14
Lost saison 2, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 2, épisodes 15 et 16 ».

Dans l’épisode 15 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Dawn Lambertsen Kelly et Matt Ragghianti, Rousseau (Mira Furlan) revient troubler Claire (Emilie de Ravin) en lui disant que son bébé Aaron malade a été infecté par les Autres lorsqu’elle a été enlevée en pleine nuit.

Les révélations de l’énigmatique française se superposent aux flash backs de Claire qui se revoit séquestrée dans un abri sous terrain high techde par le sournois Ethan (William Mapother) qui la maintient sous sédatifs et lui fait d’étranges injections dans le ventre pour dit il sauver son bébé et le laisser sur place.

Claire semble bien traitée par Ethan qui lui cache bien entendu la vérité mais est finalement libérée par Alex (Tania Raymonde) une jeune femme brune qui pourrait être la propre fille de Rousseau elle-même séquestrée dans le même abri avant d’avoir pu s’enfuir.

La détermination de Claire pour sauver son bébé la pousse à partir aidée de Kate (Evangeline Lilly) et Rousseau pour retrouver l’abri ou se trouvaient les médicaments sensés sauver Aaron.

Les trois femmes retrouvent l’entrée de l’abri appartenant à Dharma initiative et tombent sur des réserves de médicaments et vêtements pour le moins mystérieux, tout comme la guérison de Aaron miraculeusement revenu à un état nominal.

Dans l’épisode 16 réalisé par Karen Gaviola sur un scénario de Christina M. Kim et Elizabeth Sarnoff, Locke (Terry O ‘Quinn) prend ses distances avec Jake (Matthew Fox) dans la stratégie d’interrogatoire du prisonnier Henry Gale (Michael Emerson) et fait entrer Ana Lucia (Michelle Rodriguez) dans le jeu.

La bouillante Latina demande à Gale de lui dessiner un plan menant jusqu’à son ballon échoué sur l’ile, ce que finit par faire le prisonnier qui dit y avoir également enterré sa femme.

Mais Ana Lucia n’en réfère pas à Locke ou Jake et prend l’initiative d’aller vérifier elle-même avec Sayid (Naveen Andrews) et Charlie (Dominic Monaghan) sous une pluie tropicale battante.

Du coté des flash backs, Sun (Yunjin Kim) revit en Corée ses difficultés conjugales avec Jin (Daniel Dae Kim) à qui aucun médecin n’ose avouer qu’il est infertile.

Le miracle semble pourtant opérer sur l’ile puisqu’un test de grossesse récupéré chez Sawyer (Josh Holloway) lui révèle qu’elle est enceinte, nouvelle qui comble de joie Jin qui comprend finalement que le problème venait de lui.


En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 15 et 16 » redescend de plusieurs crans par rapport aux précédents numéros, avec les déboires de Claire, emmêlée dans une confuse histoire d’enlèvement et d’infection de bébés à laquelle on ne comprend pas grand-chose, puis l’histoire de la grossesse miraculeuse de Sun, deux personnages ultra féminins auxquelles j’ai beaucoup de mal à m’identifier !

Pour tenir, reste l’affaire « Henry Gale » qui avance pour moi trop lentement même si on décèle déjà des talents importants de manipulateurs chez le prisonnier …

Lost saison 2, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 22:10
A most violent year (Jeffrey C Chandor)

Film dont tout le monde parle actuellement, « A most violent year » de Jeffrey C Chandor est sur les écrans en ce début d’année 2015.

L’histoire se déroule en 1981 dans un New-York hautement criminogène ou la police peine à endiguer la violence de cette ville à l’époque réputée dangereuse et sale.

Abel Morales (Oscar Isaac) est un homme d’affaires latino-américain ayant réussi dans son entreprise de camion citernes mais qui dévoré d’ambition vise encore à s’agrandir en rachetant un terminal qui lui donnerait un accès privilégié aux voies maritimes.

Présélectionné par Josef (Jerry Adler) le propriétaire juif du terminal, il a un mois pour réunir un million et demi de dollars afin de signer le contrat.

Mais Abel est victime depuis quelques temps de harcèlement : en effet ses chauffeurs sont attaqués par des hommes de main ultra violents qui les passent à tabac et volent les camions pour siphonner le fioul qu’ils transportent.

Julian (Elyes Gabel) est l’un d’entre eux et termine à l’hôpital avec une mâchoire cassée.

Soucieux du bien-être de ses employés, Abel lui rend visite et le soutient tout en se montrant préoccupé de cette situation qui a semble-t-il un lien évident avec l’acquisition du terminal.

Sa femme Anna (Jessica Chastain), fille d’un gangster de Brooklyn ayant vendu sa société à Abel, est elle partisane de méthodes radicales répondant à la violence par la violence, tandis que Abel cherche lui absolument à rester dans la légalité.

Malheureusement pour lui, les ennuis s’enchainent lorsque le procureur Lawrence (David Oyelowo) lui annonce qu’il va le mettre en inculpation pour treize chefs d’accusation concernant des activités frauduleuses de sa société.

Abel fait front calmement, utilisant son avocat Andrew Walsh (Albert Brooks) et Anna pour préparer sa défense face à l’examen des comptes de son entreprise et refuse la proposition du président du syndicat des transporteurs Bill O’Leary (Peter Gerety), d’armer les chauffeurs pour verser dans l’auto défense.

Les menaces s’intensifient avec l’intrusion d’un homme dans la maison des Morales, qui est finalement mis en fuite par une intervention musclée d'Abel.

Les commerciaux de Morales sont également agressés et Julian qui reprend du service, se voit contraint de riposter au pistolet face à deux hommes armés qui l’agressent une nouvelle fois dans son camion bloqué par les embouteillages.

Paniqué par son acte, Julian fuit pour échapper aux policiers et devient de fait un hors la loi.

La fusillade à des conséquences lourdes pour Morales qui voit les banquiers effrayés retirer le prêt qui lui était accordé.

En situation plus que délicate, Abel se dispute violemment avec Anna qui a acheté un pistolet et qui se montre prête à s’en servir.

Une convocation par Bill des principaux directeurs des compagnies concurrentes ne donne rien, chacun niant toute implication dans les ennuis d’Abel.

Le temps tourne et tout en recherchant Julian en cavale pour le livrer à la police, Abel court à la recherche d’investisseurs capables de l’aider financièrement.

Son jeune frère accepte de l’aider ainsi qu’une compagnie concurrente mais ceci demeure insuffisant pour Abel qui se résout à demander sans succès de l’argent au puissant Peter Forente (Alessandro Névola).

Abel parvient finalement à remettre la main sur Julian et à le convaincre à se rendre à la police mais le chauffeur, très perturbé, prend une nouvelle fois la fuite au moment de se faire passer les menottes.

Au détour d’une agression, Abel piste les hommes ayant détourné un de ses camions et après une course poursuite haletante dans le no man’s land industriel de la ville, rattrape un des chauffeurs réfugié dans le métro, le frappe et parvient à lui faire avouer un indice montrant l’implication d’un de ses concurrents.

Abel le menace et l’homme plie, acceptant de lui remettre une somme suffisante pour le dédommager.

Après une conversation orageuse autour des comptes de l‘entreprise, Anna avoue à Abel qu’elle a détourné une partie de l’argent de son entreprise et qu’elle est prête à lui rendre pour arranger ses affaires, ce qu’il refuse catégoriquement et finit dos au mur par accepter pour remplir les conditions financières demandées par Josef.

Il peut donc se rendre au rendez vous et décrocher le fameux contrat qui va changer son existence.

Devenu le propriétaire du terminal, Abel voit Julian resurgir de sa cavale et incapable de supporter son échec se suicider d’une balle dans la tête.

L’histoire se termine lorsque Lawrence apparait à son tour, tentant compte à présent de la position dominante de Abel pour ouvrir la porte vers un « arrangement ».

En conclusion, « A most violent year » est un film de mafieux de facture finalement classique, porté par un Oscar Isaac surpuissant de charisme et par l’atmosphère crépusculaire enveloppante de l’hiver des bas quartiers New-yorkais.

Personnage à la frontière de l’illégalité, s’échinant pour ne pas salir sa vision du rêve américain à rester difficilement dans le droit chemin, Morales évolue dans un milieu corrompu et menaçant sans savoir précisément ce qui le menace, ce qui crée un climat de paranoïa aigu très prenant.

On se dit qu’avec des acteurs de ce niveau, une scénario aussi excitant et une telle atmosphère on flirte alors avec le chef d’œuvre, mais « A most violent year » déçoit dans sa fin, par l’absence de révélations précises sur la nature de la menace à laquelle se confronte le héros et le personnage de faire valoir sans grand intérêt de Julian, miroir sans intérêt de l’échec du self made man.

Malgré ces quelques défauts, « A most violent year » reste un très bon film, qui comblera les aficionados des films de gangsters des années 80.

A most violent year (Jeffrey C Chandor)
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 20:31
L’âme des guerriers (Lee Tamahori)

Détour vers un film qui a déjà plus de vingt ans, « L’âme des guerriers » de Lee Tamahori.

Principale originalité de ce film, son origine néozélandaise tout comme le roman d’Alan Duff ont il est issu.

Sorti en 1994, « L’âme des guerriers » se déroule donc à Auckland en Nouvelle-Zélande, en plein ghetto maori ou Beth Eke (Rena Owen) une mère de trois enfants, se débat avec un mari alcoolique et hyper violent Jake (Temuera Morrison).

Taillé comme Mike Tyson, Jake est une véritable brute passant son temps dans les bars ou il chante et picole avec ses amis maoris.

Il n’hésite pas ensuite à ramener ses fréquentations de bar dans sa propre maison pour des soirées arrosées.

Jake ne travaille pas, aime se faire servir par Beth qu’il considère comme sa bonniche et la frappe sauvagement lorsqu’elle le contrarie ou tarde à lui accorder ses faveurs sexuelles.

Un tel comportement ne tarde pas à rejaillir sur les enfants, Boogie (Taungaroa Emile) adolescent inquiété par la police pour une affaire de vol de voiture et glissant sur la pente savonneuse de la petite délinquance, Nig (Julian Arahanga) jeune homme perdu flirtant avec les gangs maoris ultra violents et enfin Grace (Mamaengaroa Kerr-Bell) jeune fille sensible passionnée par la lecture et l’écriture.

Boogie est placé par un juge pour enfants dans un foyer, Grace écœurée par cette violence flirte avec un garçon vivant dans l’épave d’une voiture et Nig préfère s’envoler dans la nature.

Mais Beth tente de faire front, de recoller les débris d’une vie volant en éclat et parvient à convaincre Jake de louer une voiture pour voir Boogie dans son foyer.

Pourtant, les belles intentions de Jake s’écrasent rapidement lorsque celui-ci fait une halte dans un bar, oubliant de fait le destin de son propre fils.

Présente dans la voiture, Grace vit comme un drame cette ultime reculade de sa mère et s’enferme dans sa solitude, ce qui exaspère son père.

Nig et Boogie suivent des voies différentes, le premier étant accepté dans un gang de maori renouant avec les spectaculaires tatouages tribaux, le second étant pris en main par un professeur Bennett (George Henare) qui lui enseigne le hakka et le respect de la culture maori.

Le rêve de Grace explose lorsque son oncle Bully (Cliff Curtis) la viole, la pauvre fille s’enfuie et incapable de parler à quelqu’un se pend dans le jardin familial devant un Jake abruti par la stupidité et l’alcool.

Effondrée, Beth rapatrie le corps de sa fille sur la terre de ses ancêtres maoris lors d’une cérémonie particulièrement émouvante.

Mais le journal intime de Grace trahit Bully pris à parti par Beth et Nig dans un bar, ce qui déclenche une nouvelle crise de folie de Jake qui le tue à coups de poings et de tessons de bouteille.

Finalement, Beth parvient à trouver le courage ultime de quitter son mari et part élever sa famille dans un environnement plus paisible.

En conclusion, « L’âme des guerriers » est un film pour moi irregardable en raison de son haut niveau de violence et de se noirceur absolue.

Le personnage de Jake est impossible à supporter, avec un mélange de machisme, de brutalité et de stupidité confinant à l’animal.

Les scènes de viols, tabassage (de femmes) sont révoltantes et montrent une face assez méconnu de l’Australie, celle plus violente d’une communauté maori misérable, en perte de repères et en cela comparable avec les parties les plus pauvres des afro ou latino américains regroupés dans les ghettos Nord-américains.

Difficile donc malgré son exotisme, de trouver un quelconque intérêt à ce film ultra violent et profondément déprimant.

L’âme des guerriers (Lee Tamahori)
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 10:55
Mère Cuba (Wendy Guerra)

Littérature d’Amérique latine avec « Mère Cuba » de Wendy Guerra.

Née en 1970, cet écrivain et poète cubaine nous propose par ce livre sorti en 2008 de comprendre à travers son histoire personnelle, une facette de la vie à Cuba.

L’auteur, appelée Nadia dans ce livre est l’animatrice d’une émission de radio libre à Cuba, ou elle donne la parole aux auditeurs et lit des poèmes parfois contestataires.

Par son action, Nadia ne fait que prolonger une tradition familiale d’artistes avec un père réalisateur dont les films sont surtout connus en Europe et une mère également animatrice de radio et écrivain sans jamais avoir rien publié.

La mère justement, Albis Torres est le personnage principal du livre puisque insaisissable et recherchée obsessionnellement par sa fille.

Inquiétée à Cuba en raison de ses activités, Nadia va donc mener un véritable jeu de pistes, utilisant les anciens amants et connaissance de Albis pour quitter son ile et se lancer à la recherche.

Lors d’un court séjour à Paris, elle a pour amant un espagnol Saul et retrouve la trace de Paulo, un ancien amant journaliste de sa Mère qui lui indique qu’elle se trouve à présent à Moscou avec un mari russe.

Nadia se rend sur place, découvre ce pays frère de Cuba dont elle connait déjà certains codes culturels et retrouve sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer à un stade déjà avancée.

Après une nouvelle escale à Paris, Nadia couche avec Paulo dans une quête malsaine d’identification puis revient à Cuba pour s’occuper de sa Mère finalement rapatriée pour raisons de santé.

A Cuba son père décède et Nadia se rapproche de Lujo son amant de longue date.

Tout se mélange donc dans l’esprit de Nadia, drames personnels et souvenirs de Cuba ou le culte des héros révolutionnaires comme Che Guevara, Fidel Castro et Celia Sanchez est porté à son paroxysme, ou la vie est continuellement rationnée en raison de l’embargo américain et ou la censure s’exerce à tous les niveaux.

Elle découvre dans les archives de sa mère sa proximité avec Maria Sanchez, la compagne de Fidel et l’une des grandes dames de la Révolution cubaine.

La mort viendra finalement prendre sa mère sous la forme d’un suicide par noyade dans la mer.

Dévastée, Nadia trouvera un peu de réconfort avec Diego son amant d’enfance et terminera son voyage initiatique dans sa famille de Miami, seconde patrie de la communauté cubaine qui y a reproduit une partie de l’ambiance de la Havane.

En conclusion, « Mère Cuba » est un roman douloureux sur la quête d’une fille très influencée par l’ombre écrasante et insaisissable d’une mère par nature libre et instable.

Outre cet exercice cathartique souvent pénible, Guerra mélange pratiquement continuellement vie personnelle et histoire cubaine, ce qui sans connaissances préalables de la seconde partie rend parfois difficile la compréhension de la fine frontière entre Histoire et fiction notamment pour les longs passages consacrés à Celia Sanchez, devenue par la grâce de la littérature une quasi intime.

Plus intéressante car moins pesante est l’ode à Cuba, aux sensations, atmosphères, architecture, nourriture, musique … qui on le comprendra aisément voyagent partout avec l’écrivain lorsqu’elle se trouve à Paris, Moscou ou Miami.

Œuvre intime, parfois sensuelle, au rythme lent sinueux, « Mère Cuba » reste néanmoins trop profondément triste pour m’enchanter et me charmer.

Mère Cuba (Wendy Guerra)
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 13:41
L'adversaire (Nicole Garcia)

Nous passons de l’univers de muscles virils de Rocky à celui plus feutré et subtil de Nicole Garcia pour « L’adversaire » film français sorti en 2002.

Adapté d’une histoire abominable mais vraie ayant déjà inspiré Emmanuel Carrère, celle d’un père de famille, Jean-Claude Romand ayant tué toute sa famille au début des années 90 car il ne supportait pas de leur avouer vingt ans de mensonges concernant sa vie de médecin à Genève, « L’adversaire » se déroule en Suisse ou Jean-Marc Faure (Daniel Auteuil), médecin chercheur à l’OMS, mène une vie en apparence paisible.

Jean-Marc a effet une belle femme Christine (Géraldine Pailhas) et deux enfants, mais est en réalité peu présent, passant de longues journées à son travail.

Très respecté, il fait parti des notables de la ville et entretient une belle relation d’amitié avec son ami Luc (François Cluzet), qu’il a connu à la Fac de médecine.

Pourtant peu à peu, un malaise s’installe, car en réalité Jean-Marc ne travaille pas à l’OMS ou il se rend pourtant chaque jour.

Il passe ses journées seul, errant à la cafétéria du centre, sur des parking d’aires d’autoroute, se rendant à des séminaires de médecine ou achetant une quantité impressionnante de revues spécialisés.

Le spectateur comprend donc assez rapidement que Jean-Marc n’est pas médecin et s’invente une vie qu’il n’a pas, dupant son monde.

Il vit en abusant de la confiance de ses parents, pillant leurs compte mais rapidement la pression sociale devient trop forte et le pousse à acheter une spacieuse maison plus conforme à son standing.

Pris à la gorge par ses dettes, Jean-Marc dupe son beau père (Bernard Fresson) en volant l’argent que celui-ci lui avait confié pour réaliser selon lui un placement hyper avantageux dans les banques suisses.

Lorsque ce dernier lui réclame son argent, Jean-Marc élude tout d’abord, s’inventant un séminaire surprise alors qu’il passe en réalité une semaine dans une minable chambre d’hôtel de l’aéroport.

Finalement, Jean-Marc est contraint d’assassiner son beau père en le faisant tomber d’une échelle.

Tout le monde croit à un accident et la famille Faure peut ainsi s’acheter la splendide maison de leurs rêves.

Pourtant au fil des petits incidents émaillant le quotidien, Christine se pose de plus en plus de question sur son mari, décelant de petits mensonges ou d’embarrassantes zones d’ombres lorsque d’authentiques médecins lui rapportent ne pas connaitre son mari.

Engoncé dans ses mensonges, Jean-Marc séduit de plus Marianne (Emmanuelle Devos) ex femme de son ami Rémi (François Berléand), un homme beaucoup plus âgé qu’elle.

Sensuelle et libérée, Marianne l’attire comme un aimant et pour obtenir ses faveurs, le terne Jean-Marc déploie le grand jeu, l’invitant dans des restaurants et voyages couteux.

La jeune femme ne se laisse pas séduire facilement pour autant un peu inquiétée par la personnalité sombre de son soupirant et rompt assez rapidement leur relation.

Lorsque Marianne touche une forte somme de son divorce, Jean-Marc ne peut résister à la tentation et accepte de placer l’argent, qu’il consomme à ses fins personnelles.

Bien entendu, Marianne ne tarde pas à réclamer l’argent que n’a plus son ex amant.

La situation de Jean-Marc semble sans issue et ses dettes semblent sans fin.

Acculé et très stressé, il prend une décision radicale : éliminer sa famille, sa femme et ses deux enfants qu’il abat froidement à coups de fusil de chasse.

Ce crime horrible est suivi du meurtre de ses parents, habitant seuls dans une maison isolée du Jura profond.

Pour terminer, Jean-Marc appâte Marianne par un diner chez Bernard Kouchner en région parisienne et la bloque dans une foret en pleine nuit.

Agressée à coup de bombe lacrymogène, la jeune femme échappe miraculeusement à la mort, Jean-Marc victime d’une absence renonçant in extremis à l’éliminer.

De retour chez lui, il met le feu à sa maison mais … survit au final bien que grièvement blessé.

En conclusion, « L’adversaire » est un film puissant et sombre, installant une atmosphère froide dans la beauté de l’hiver de la Suisse et du Jura.

Dans ses paysages splendides, se noue pourtant un drame sans retour, porté par d’excellents acteurs avec en tête un Daniel Auteuil en état de grâce, qui aurait pu selon moi largement avoir le césar voir plus.

Impossible de ne pas être hanté par ce personnage solitaire et torturé, dont le fort orgueil n’a jamais supporte l’échec et de décevoir ses parents, de modestes forestiers jurassiens.

« L’adversaire » rappelle combien certaines personnes mènent une double vie, affichant une façade de parfaite respectabilité devant la société, tout en masquant les terribles profondeurs de leur psychisme malade et ai pour moi à ce titre un authentique chef d’œuvre noir.

L'adversaire (Nicole Garcia)
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 11:50
Rocky V (John G Avildsen)

En 1990, le premier réalisateur des Rocky, John G Avildsen reprend les manettes pour le « Rocky V ».

Cette fois, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) pense en avoir fini avec la boxe après son éclatante victoire face à Ivan Drago (Dolph Lundgren) mais de retour aux Etats-Unis découvre le revers de la médaille : il est victime de lésions cérébrales qui lui interdisent à tout jamais la pratique de son sport et combe du comble, son beau frère Paulie (Burt Young) s’est laissé abusé par son comptable qui l’a dépouillé de tous ses biens.

Rocky découvre donc que tous ces efforts n’ont servi à rien et qu’il est de nouveau à sec.

Il vend donc ses biens et repart de zéro avec Adrian (Talia Shire) et son fils Jr (Sage Stallone), revenant dans son ancien quartier de Philadelphie ou un fort sentiment d’échec l’envahit.

Adrian repousse les approches agressives de George Washington Duke (Richard Grant) promoteur cupide qui souhaite s’enrichir en faisant remonter Balboa sur un ring et qui vient jusqu’au domicile de Rocky pour le tenter.

Alors que son fils connait des difficultés pour s’acclimater à ce nouvel environnement agressif ou il se fait tabasser et racketter, Balboa renoue toutefois par procuration avec ses premiers amours en acceptant d’entrainer un jeune boxeur d’Oklahoma, Tommy Gunn (Tommy Morrison).

Le jeune homme est sans famille, sans rien d’autre que sa volonté d’y arriver et séduit Rocky par ses qualités de puncheur.

Après quelques refus, Tommy est pris sous l’aile de Rocky qui l’entraine et l’héberge sous son toit, au détriment de son fils qui se sent délaissé et apprend également la boxe pour se défendre.

Tommy accumule les victoires et est approché par Duke, qui souhaite l’intégrer dans son écurie.

La tentation de l’argent, des femmes et du succès finissent par atteindre Tommy qui ne supporte plus de vivre dans l’ombre de l’ancien champion.

Contre l’avis de son mentor qui le met en garde, il signe avec Duke et se voit offrir un match contre le champion du monde Cane (Michael Williams) qu’il surclasse aisément.

Mais ce succès ne suffit pas à obtenir la reconnaissance qu’il désire et Tommy se voit malgré son titre toujours reproché d’être un boxeur de seconde zone par rapport à Balboa.

Ivre de rage, Tommy retourne à Philadelphie et provoque Rocky dans la rue.

Rocky qui a compris qu’il devait plus se rapprocher de sa fille et de son fils, dont les fréquentations laissent à désirer, refuse de faire le jeu de Duke et d’affronter son ex poulain.

Mais Tommy ne s’arrête pas là et agresse Paulie ce qui force Balboa à l’affronter … en pleine rue.

Le combat est âpre et Rocky triomphe de celui qu’il a façonné … au grand damm de de Duke qui voit ses machinations s’effondrer.

Rocky redevient ce qu’il a toujours un été, un membre des classes populaires de Philadelphie essayant de s’en sortir du mieux qu’il peut en contribuant à inculquer de saines valeurs à son fils.

En conclusion, « Rocky V » est généralement le moins connu des six Rocky, à cause notamment d’une intrigue plus mince, d’un opposant moins charismatique et de la mise sérieusement en retrait du personnage hors des rings.

Ce choix délibéré nuit donc à l’impact du film, tout comme la musique plus branchée hip hop de MC Hammer (qui ça ?) que rock des années 70/80.

On appréciera cependant le personnage de Duke, fortement inspiré de l’abominable crapule Don King, escroc des rings manipulant les jeunes boxeurs.

Ce pale Rocky des années 90 était sensé en principe clore la saga, avant que Stallone lui-même ne décide d’un ultime baroud d’honneur en 2006.

Un mot enfin sur le blond Tommy Morrison qui fut certes un authentique boxeur et éphémère champion du monde poids lourd avant de voir sa vie basculer en découvrant en 1996 sa séropositivité.

Avec une carrière sportive et cinématographique brisées, la vie de Morrison ne fut qu’un long combat contre le Sida qui se conclut par une triste mort en 2013.

Cette destinée tragique ne rend pas pour autant ce « Rocky V » impérissable et fait de lui le plus faible de la saga.

Rocky V (John G Avildsen)
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 13:58
Rocky IV (Sylvester Stallone)

1986 déjà et « Rocky IV » de Sylvester Stallone à l’horizon.

Nous sommes dans les années Reagan-Gorbatchev, en pleine escalade de la Guerre froide et ce climat tendu de relations internationales va peser fortement sur le cinéma d’action américain dont Stallone est un des plus fervents représentants.

Tout comme « Rambo II » et « Rambo III », « Rocky IV » désigne clairement le nouvel ennemi, un boxeur de l’URSS, le terrible Ivan Drago (Dolph Lundgren), montagne de muscles impassible soigneusement encadré par sa femme Ludmilla (Brigitte Nielsen) et le représentant du parti Nikoli Koloff (Michael Pataki).

Champion amateur inconnu aux Etats-Unis, Drago débarque sur le sol de l’oncle Sam afin d’en défier les boxeurs.

Cette arrivée pousse Apollo Creed (Carl Weathers) à sortir de sa retraite sportive pour assouvir sa passion des rings et son gout pour le challenge.

De son coté, apaisé à 34 ans, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) goute à la joie d’une vie de famille aisée avec son fils Jr (Rocky Krakoff), Paulie (Burt Young, Adrian (Talia Shire), sa Lamborghini et un robot faisant office de camarade de jeu.

Contre l’avis de ses proches, Apollo décide de défier Drago et embauche Rocky comme coach.

Il s’agit en principe d’un match exhibition et Creed, qui ne voit en Drago qu’un colosse emprunté, commet un péché d’orgueil.

La conférence de presse entre les deux hommes est orageuse avec un affrontement politique latent évident concernant les deux systèmes auxquels appartiennent les athlètes.

Le match a lieu au Madison Square Garden de New-York dans un grand show patriotique auquel participe le roi de la soul, James Brown en entonnant le célèbre « Living in america ».

Confiant en ses capacités athlétique et en une préparation scientifique, Drago reste de glace et le match commence.

Apollo est rapidement débordé par la puissance du Russe qui le met à mal.

Sévèrement touché et ensanglanté à l‘issu du premier round, il incline Rocky à jeter l’éponge ce que l’orgueil du champion refuse en bloc.

Apollo remonte donc sur le ring et subit une avalanche de coups qui le sonne et le laisse inanimé au sol.

Paniqués, Rocky et les proches du champions se ruent sur le ring, trop tard et ne peuvent que constater le décès d’Apollo.


Bouleversé par la mort de son ami, Rocky se voit obligé de défier à son tour Drago pour le match retour en Russie.

Il se fait aider de Duke (Tony Burton) ex coach d’Apollo et se rend sur place avec le teigneux Paulie.

L’accueil sur place est glacial avec plusieurs chaperons chargés de surveiller les aller et venus du boxeur.

Rocky a choisi un chalet perdu dans les montagnes et s’entraine à la dure, sans sparring partner.

Il coupe du bois, porte des charges lourdes, court dans la neige, escalade des montagnes tandis que Drago utilise des machines sophistiquées enregistrant ses paramètres physiologiques et use également de dopage.

Après une préparation titanesque, le combat se déroule devant une foule toute acquise au champion russe.

Rocky a dans un premier temps du mal à tenir le choc face à un combattant certes peu vif mais terriblement puissant et agressif qui le martèle d’enchainements gauche-droite, puis comme à son habitude, trouve la cadence, rendant lui aussi coups pour coups après avoir réussi à casser la distance.

Drago découvre la souffrance et le doute face à un adversaire qui refuse de chuter et le match prend une tournure épique.

Les deux hommes vont au bout de leurs forces et le public russe ému par le courage de Rocky change de camp, allant jusqu’à soutenir le boxeur américain qui finit par triompher.

Drago à terre, Rocky prend la parole pour diffuser un message de paix et de tolérance entre les peuples.

Il est acclamé non seulement par le public mais également par les dirigeant soviétiques !

En conclusion, malgré un fond politique des plus douteux « Rocky IV » propose une vraie variation, ouvrant le cercle restreint des opposants à Rocky, fidèle représentant de la classe populaire américaine, au grand méchant ennemi russe.

Certes le traitement ne verse pas dans la finesse et évite in extremis l’anti soviétisme primaire.

Du coté de l’action, Stallone se surpasse encore une fois, avec un physique réellement métamorphosé.

Au boxeur costaud mais un peu gras des année 70 et à celui très aminci du début des années 80, succède une montagne de muscles et une réputation à présent établie d’adepte de la « gonflette » des body builders à coups de stéroïdes.

Le constat est le même pour Dolph Lundgren acteur de série B alors juvénile dont la musculature est ici sévèrement hypertrophiée.

L’imposant Lundgren a semble t il plus marqué les esprits que le bougon Mister T, mais toujours est il que l’affrontement Est-Ouest tient toutes ses promesses question spectacle.

Visionné lorsque j’étais adolescent, « Rocky IV » constitua pendant longtemps une référence d’engagement sportif à mes yeux, même si dans les faits, il demeure un films d’action solide au propos aujourd’hui risible.

Rocky IV (Sylvester Stallone)
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 12:39
Rocky III, l'oeil du tigre (Sylvester Stallone)

De « Rocky II » à « Rocky III, l’œil du tigre » il n’y a qu’un gant de boxe et Sylvester Stallone sentant clairement le vent en poupe aligne le troisième volet de la saga en 1982.

Au début des années 80, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) s’est clairement sorti de la dèche et défendu avec son succès son titre de champion du monde de boxe poids lourds face à une dizaine de challengers.

Devenu une star aux Etats-Unis, Rocky porte beau, assurant une vie confortable à ses proches, Adrian (Talia Shire)son fils (Ian Fried) et Paulie (Burt Young) même si ce dernier vit assez mal de n’être qu’un parasite dans son entourage.

Il se prête également à des œuvres caritatives, allant même jusqu’à affronter un énorme catcheur, appelé Lèvres de feu (la superstar Hulk Hogan dans un de des rares rôles sur grand écran), dans un combat mémorable ou les deux hommes ne font pas de cadeaux.

Mais la menace arrive par un nouveau boxeur de Chicago, Clubber Lang (Mister T), redoutable puncheur à la coupe afro qui ravage le championnat des lourds, se voyant classé n°1 mondial après de retentissant succès.

Ivre de reconnaissance, Lang provoque Balboa lors d’un discours d’inauguration d’une statue à son effigie sur les marches de la ville de Philadelphie.

Rocky relève le gant malgré les réticences de sa famille et de Mickey Goldmill (Burgess Meredith) malade du cœur.

Trop confiant, il s’entraine dans une ambiance de fête foraine, négligeant de s’imposer les rigueurs d’une véritable préparation alors que Lang travaille lui d’arrache pied.

Le jour du match, Mickey a un malaise dans le vestiaire ce qui perturbe fortement Rocky.

Peu à son aise sur le ring, il subit la loi des poings, véritable machine à cogner qui avance inlassablement sur lui jusqu’à l’envoyer au tapis.

Revenu dans le vestiaire, Rocky va au chevet de Mickey qui décède dans ses bras.

La mort de son mentor est terrible pour Rocky qui n’a plus gout à rien.

Adrian le soutient bien entendu mais c’est de la part d’Apollo Creed (Carl Weathers) que va venir un soutien inattendu, l’ex champion voulant suppléer à la mort de Mickey pour devenir le coach de son rival.

A la retraite, Apollo souhaite cependant continuer à vivre le frisson des rings et propose ses services à un Rocky à la dérive qui accepte finalement de le rejoindre dans un quartier black miteux de Los Angeles pour préparer la revanche contre Lang.

Arrivé avec Paulie et Adrian, Rocky retourne dans un gymnase crasseux et s’entraine avec des athlètes noirs, à la manière d’Apollo.

Il doit tout réapprendre, surtout à se déplacer légèrement en dansant comme Apollo afin de jouer sur sa vitesse de déplacement face au punch de Lang.

L’apprentissage est difficile car Rocky, déprimé pense encore à Mickey, se demandant si tout ceci en vaut la peine.

Ce sera une nouvelle fois Adrian qui parvient à le décider.

Sous le soleil californien, Rocky travaille dur avec Apollo, sprintant sur les plages, accumulant les longueurs de piscine, travaillant inlassablement son jeu de jambe et ses déplacements.

Finalement le déclic resurgit et Rocky retrouve finalement ce qu’Apollo appelle l’œil du tigre.

Incroyablement aminci et affuté, il se présente au match contre l’affreux Lang qui passe son temps à insulter tout le monde et à clamer qu’il est le meilleur.

Le match n’en est pas moins intense car la puissance de Lang est bel et bien réelle et si le robuste iroquois est moins technique qu’Apollo, ses larges crochets n’en font pas moins mal lorsqu’ils touchent leur cible.

Mais Rocky trouve encore en lui les ressources nécessaires à encaisser, provoquant Lang pour qu’il s’épuise et le cueillant finalement une nouvelle fois au finish.

Après avoir savouré sa victoire, Rocky retrouve Apollo pour un rematche en privé dans une ambiance de détente et de camaraderie.

En conclusion, sans égaler « Rocky II », « Rocky III, l'oeil du tigre » en donne au spectateur pour son argent au niveau des scènes de combat, avec un Stallone fortement aminci aux muscles sec et déliés s’en donnant à cœur joie avec son pote Weathers en Californie.

Le look ravageur de Mister T et sa forte présence physique font oublier son jeu minimaliste à la limite du ridicule, tandis que les autres personnages font ici office de faire valoir, la mort de Mickey constituant le seul moment un peu fort du film.

Ce troisième Rocky très lucratif marque également un tournant dans la relation entre Apollo et Rocky, les deux hommes construisant une belle amitié après s’être mis sur la tronche pendant les deux premiers films.

A réserver donc pour les fans de la saga avec un joli clin d’œil au « Eye of the tiger » de Survivor tube (hard) rock bien connu des années 80 qui laissa une marque encore vivace de nos jours.

Rocky III, l'oeil du tigre (Sylvester Stallone)
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 11:46
Rocky II (Sylvester Stallone)

Esprit de Noël oblige (!), voici « Rocky II » de Sylvester Stallone.

Nous sommes en 1979 et Sly fort de l’incroyable succès artistique et commercial du premier opus ou il mit beaucoup de lui-même, remet cette fois le couvert.

L’histoire est très simple, après le match titanesque les opposants, Apollo Creed (Carl Weathers) ne supporte pas d’avoir été tenu en échec par un boxeur venu de nulle part et écoute son fort égo de champion qui lui réclame une revanche afin de prouver de manière éclatante sa supériorité.

De son coté, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) sérieusement amoché après le match, se voit fortement déconseillé de reprendre la boxe sous peine de perdre son œil droit.

Il surfe alors sur sa notoriété soudaine et se laisse embarquer dans le tournage de spots publicitaires souvent ridicules mais lucratifs.

Du coté de sa vie privée, Rocky ne reste pas inactif, épouse Adrian (Talia Shire) à l’église mais dans la plus stricte intimité et décide de profiter un peu de la vie en achetant une nouvelle voiture une Pontiac Firebird, un grand appartement et des vêtements couteux pour ses proches dont son beau frère l’éternel râleur Paulie (Burt Young).

Mais les choses se passent mal au niveau des contrats publicitaires et Rocky se trouve assez rapidement dans le rouge au niveau financier.

Après s’être fait recalé à tous les entretiens d’embauche pour des postes de bureau, Rocky découvre que quasi illettré, il ne peut que faire des travaux manuels.

Paulie lui rachète sa voiture, lui trouve une place dans un abattoir ou il charrie les carcasses de bœufs toute la journée mais ceci ne dure pas.

Enceinte, Adrian est elle aussi obligée de reprendre son travail au magasin d’animaux pour aider son mari.

Rocky réalise qu’il a besoin de la boxe pour vivre mais son entraineur Mickey Goldmill (Burgess Meredith) refuse de le reprendre pour ne pas abimer encore plus sa santé.

Têtu, Rocky persévère, fréquentant la salle de boxe comme homme à tout faire, ce qui ne tarde pas de lui attirer les sarcasmes des autres boxeurs.

De son coté, Apollo multiplie les provocations et déclarations fracassantes dans la presse, allant jusqu’à insulter l’étalon italien pour le forcer à accepter la revanche.

Lorsque Adrian fait un malaise et tombe dans le coma, Rocky a perd pour sa vie, prie et lui lit des mots qu’il a maladroitement écrits pour elle.

Ses prières sont exhaussées, Rocky reçoit un fils et sa femme survit.

Regonflé à bloc, il convainc Mickey de le reprendre pour le combat contre Apollo.
L’entrainement est terriblement rude, Rocky devant se remettre en condition et modifier sa façon de combattre en garde de droitier afin de protéger son œil malade et de déstabiliser Apollo.

Devenu mythique, l’entrainement combinant corde à sauter, musculation « roots », séance de Sparring partner et surtout long footings dans les rues de Philadelphie avec la population des laissés pour comptes et des enfants l’accompagnant, crée un nouveau moment fort de la carrière du boxeur.

Le soir du combat, Rocky demande au prêtre de son mariage de le bénir et se heurte malgré les conseils de Mickey à la vivacité et technicité supérieures d’Apollo.

Largement dominé, il est plusieurs fois envoyé au tapis mais s’accroche avec son courage habituel, parvenant à faire douter le champion au fil des rounds.

Le match devient complètement fou, chacun des deux hommes se rendant coup pour coup dans une débauche d’énergie et de sueur.

Durement touché au corps, Apollo se bat à présent avec ces dernières forces, frappant Rocky au visage qui réplique lui aussi comme une bête acculée.

A la fin du combat, les deux hommes chancellent et tombent, Rocky se relevant en titubant tandis que Apollo perd cette fois pour de bon la revanche.

En conclusion, « Rocky II » n’est pas qu’une pale resucée du premier opus mais un très bon film de boxe dans lequel Stallone construit une belle suite au premier opus.

La partie ou Rocky devenu un nouveau riche, change brutalement de milieu social tout en perdant ses repères est excellente, tout comme se montre touchantes ses tentatives pour s’éduquer, trouver un travail « digne » lui permettant de nourrir sa femme enceinte.

Les fanas de sport spectacle et de bourre pifs dans la tronche trouveront également leur compte dans cette revanche, avec un second match très intense, dans lequel on appréciera l’engagement des deux acteurs et la plastique quasi parfaite de Carl Weathers, athlète d’une incroyable fluidité, souplesse et puissance.

Moins misérabiliste que le premier opus, « Rocky II » touche sa cible en combinant émotion et action, avec toujours pour cadre les bas quartiers de Philadelphie, ville froide et dure mais viscéralement attachée aux tripes du champion, qui y enchaine les footings.

Et si « Rocky II » était le meilleur de toute la saga ? La question est posée …

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