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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 08:50
40 ans, mode d'emploi (Judd Apatow)

Arrivée proche (hélas!) de la quarantaine oblige, j’ai regardé « 40 ans, mode d’emploi » de Judd Apatow.

Sorti en 2012, « 40 ans, mode d’emploi » traite de la bonne vieille crise de la quarantaine avec le couple Pete (Paul Ruud) et Debbie (Leslie Mann), qui à l’approche de leur 40 ans, font le point sur leurs difficultés relationnelles.

Pete est un producteur californien d’artistes rock certes talentueux et reconnus mais vieillissant et en perte de vitesse comme Graham Parker (joué par lui-même).

Malgré sa réelle passion pour la musique, les affaires marchent mal surtout lorsque le dernier disque de Parker fait un flop en terme de ventes, acculant son entreprise au bord de la faillite.

Trop fier pour l’avouer à Debbie, il préfère donner le change …

Pourtant les difficultés du couples sont bien là : absence de vie sexuelle, routine, omni présence de leurs deux filles, dont l’ainée Sadie (Maud Apatow) en pleine crise de puberté ne supporte plus les règles que tente d’imposer Debbie concernant la restriction de l’usage d’internet.

De son coté, Debbie qui fréquente Jason (Jason Segel) un coach sportif se prenant pour un gourou, connait elle aussi des difficultés dans son magasin de vêtements avec la disparition de grosses sommes d’argent.

Lorsqu’en plus Larry (Albert Brooks) le père de Pete, lui emprunte de fortes sommes d’argent pour élever ses trois enfants issus d’une union tardive avec une femme plus jeune, on comprend que la situation ne va pas tarder à exploser.

Endettés et mal dans leur peau, Pete et Debbie envisagent de vendre leur maison et peinent à reconnaitre que leur mariage est un échec.

Seule l’éducation des enfants semble les forcer à rester ensemble, Sadie étant le principal soucis des parents, ce qui les pousse à espionner le compte facebook de leur fille et découvrir des prises de becs avec un garçon de son école.

Debbie se rend sur place, menace le jeune homme de treize ans ce qui en retour voit une grosse empoignade entre Cathy (Melissa McCarthy) la mère de ce dernier et Pete, avant que l’explication face au proviseur de l’établissement ne tourne en leur faveur.

Du coté professionnel, Debbie qui suspecte un instant une de ses serveuses la superbe Desi (Megan Fox) de piquer dans la caisse, découvre lors d’une sortie nocturne avec elle qu’elle ne doit son train de vie qu’à ses prestations d’escort girl.

Elle comprend finalement que la très sage et sérieuse Jodi (Charlyne Yi) est en en réalité une schizophrène responsable des vols et qu’en raison de son état mental, aucun remboursement n’est envisageable.

La fête d’anniversaire de Pete tourne au fiasco lorsque Larry et Oliver (John Lightgow) le père biologique de Debbie qu’elle n’a pas vu depuis sept ans, prennent mal ses reproches et provoquent une dispute générale.

Mais tout n’est pas perdu pour le roublard Jason qui profite de la fête pour emballer Desi en lui promettant une remise en forme complète de son corps du reste déjà parfait.

Lorsque Pete apprend que Debbie est enceinte d’un troisième enfant, c’est l’explosion et il se rend sur son vélo pour pédaler rageusement dans les environs.

Ce qui devait arriver arriva et Pete percute une voiture, puis se fait tabasser par son conducteur une vieux type brutal.

Ramassé par Debbie, il accepte cette nouvelle grossesse et le couple en apparence réconcilié file voir un concert de Parker.

En conclusion, « 40 ans, mode d’emploi » est un film qui déçoit par son traitement, son coté cathartique pénible et son manque évident d’humour/légèreté.

On se lasse assez vite de ses personnages peu sympathiques et de leur problèmes, de leur têtes d’américains stéréotypés, propres sur eux, de leur grosses voitures, de leur énorme baraque et de leurs deux enfants ingérables.

Long, douloureux et aussi peu plaisant qu’une psychothérapie, « 40 ans, mode d’emploi » est un film à éviter de toute urgence, lorsqu’on aborde la quarantaine.

Si vous avez d’autres suggestions ?

40 ans, mode d'emploi (Judd Apatow)
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 08:01
Le convoyeur (Nicolas Boukhrief)

Sorti en 2004, « Le convoyeur » est un petit film français de Nicolas Boukhrief.

Très originale, l’histoire se déroule dans le milieu fermé des convoyeurs de fond, ces hommes qui pour un salaire de smicards prennent le risque de s’exposer à des attaques armées pour protéger les quelques centaines de milliers d’euros qu’ils transportent.

Alexandre Demarre (Albert Dupontel) est un convoyeur fraichement embauché au sein de la société Vigilante, qui a connu une série noire de plusieurs attaques contre ses fourgons avec à la clé mort d’hommes.

Même si à la veille d’un rachat par un concurrent américain, l’ambiance n’est pas au beau fixe, Alexandre s’intègre sans difficulté dans ce monde étrange au fil des rondes, en côtoyant Jacques (Jean Dujardin), Bernard (François Berléand) ex militaire porté sur les armes, Momie (Philippe Laudenbach), Butagaz (Gilles Gaston Dreyfus) le syndicaliste de l’équipe, le jeune Belette (Julien Boisselier) et Nicole (Claude Perron) seule femme dans ce milieu hyper masculin.

Il découvre les trajets dans des banlieues glauques ou les agressions sont monnaies courantes pour alimenter des petits commerces et les divers trafics réalisés pour arrondir les fins de mois pratiqués par Belette en vendant du hasicsh à des collégiens.

Alexandre joue le jeu, participe aux paris idiots, aux séances de tirs et tire même occasionnellement sur son joint pour faire baisser sa nervosité.

Ses collègues ignore qu’il est infiltré pour découvrir qui est le traitre au sein de la société.

Vivant reclus dans une chambre d’hôtel, Alexandre ment à son épouse, enquête mais ses motivations restent obscures, on devine une tragédie familiale lors d’un braquage de fourgon durant laquelle son fils aurait été tué par accident.

Sa seule compagnie est la femme de chambre de l’hôtel, Isabelle (Aure Atika) avec qui un semblant de relation même si la curiosité dévore la jeune femme devant le comportement mystérieux de son client.

Lors d’un braquage dans une zone de banlieue, Bernard pousse le trio à prendre des risques, se découvrant pour ouvrir le feu sur les assaillants des gosses de cités mal préparés.

Un carnage opère durant lequel, Alexandre touché au thorax mais protégé par son gilet pare balles, tue un adolescent et Dolph (Olivier Loustau), l’athlète de l’équipe est abattu.

Le choc psychologique est terrible pour Alexandre qui pense un instant à quitter la Vigilante avant que le chef du personnel ne le convainc de rester moyennant de conserver sa place lors du rachat par les américains.

L’homme reste et devient alors très respecté tandis que Bernard est rétrogradé en raison de ses pulsions violentes.

Baissant sa garde, Alexandre se fait surprendre par Bernard qui était le traitre de la Viligante, renseignant des braqueurs organisés militairement pour prendre d’assaut le dépôt.

Karim (Sami Zitouni) une jeune recrue est tué lors de l’attaque tandis qu’Alexandre est frappé puis ligoté.

Bernard, tenté par l’appât du gain, fait entrer le commando dans le dépôt tout en tenant en respect Alexandre assis à ses cotés.

Avec l’effet de surprise, les armes automatiques et des grenades aveuglantes, les braqueurs prennent rapidement le dessus sur les convoyeurs qui sont presque tous tués sans avoir le temps de toucher ou riposter face à leurs agresseurs.

Seule Nicole échappe au massacre et parvient à tuer l’un d’eux à coups de banc dans le vestiaire.

Face au danger, Alexandre met la pression à Bernard en plaquant le canon de son pistolet sur son front.

Incapable de le tuer, Bernard perd ses moyens et est assommé à coups de crosse.

Alexandre bascule sous le fourgon et fait feux, tuant par surprise deux membres du commando.

Il progresse dans les locaux, tuant encore un homme après un corps à corps haletant en lui plaquant une grenade dans le dos.

Blessé, choqué et épuisé, il s’affale, repoussant une ultime proposition de Bernard pour fuir ensemble avec l’argent, prend une vieille décapotable d’un des employés pour se rendre sur la route ou son fils a trouvé la mort et se laisser glisser, apaisé vers une mort sereine en pleine foret.

En conclusion, « Le convoyeur » est un film âpre et intense servi par une atmosphère réaliste épurée à l’extrême et par des acteurs excellents.

Mâchoire carrée, cheveux rasés et corps d’athlète, Albert Dupontel domine de la tête et des épaules se rôle difficile et complexe narrant l’envers d’un milieu assez peu représenté à l’écran, celui d’hommes côtoyant un mélange de routine et de risques dans une ambiance difficile.

Le coté mystérieux et suggéré de cette quête de père de famille fascine et confère au film l’originalité nécessaire lui permettant de sortir des scénarios trop prévisibles.

Le meilleur film avec Albert Dupontel ? Peut être bien …

Le convoyeur (Nicolas Boukhrief)
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 22:33
Le voyage de Chihiro (Hayao Miazaki)

Détour vers un des réalisateurs asiatiques les plus talentueux qui soient, le maitre de l’animation japonais Hayao Miyazaki, avec « Le voyage de Chihiro ».

Sorti en 2001 après le déjà très renommé « Princesse Mononoké », « Le voyage de Chihiro » montre le périple de Chihiro, une jeune fille qui se rendant dans sa nouvelle maison avec ses parents, se retrouve dans une fête foraine désaffectée.

Les parents de Chihiro sont punis de leur goinfrerie en étant changé en cochons dans le monde des esprits et la vie de la jeune fille bascule complètement.

Guidée par Haku, un jeune homme aux mystérieux pouvoirs magiques, Chihiro évolue dans un monde d’êtres étranges ou les humains sont exclus.

Oubliant sa peur, Chihiro suit les conseils de son guide avant qu’il ne disparaisse et s’adresse pour trouver un travail à Kumanji, un vieil esclave à six bras actionnant sans relâche une complexe mécanique alimentant une gigantesque chaudière à vapeur.

L’insistance de Chihiro qui perturbe le travail de petits oursins à pattes acheminant des morceaux de charbons, finit par irriter Kumanji, qui sous les conseils de la jeune employée Lin, lui conseille de s’adresser à la patronne des bains, la puissante Yubaba.

Toute tremblante, Chihiro pénètre dans les appartement de Yubaba, qui est s’avère une affreuse sorcière dotée de redoutables pouvoirs magique.

Dur et méchante, Yubaba change le nom de Chihiro en Sen et l’embauche comme employée dans ses bains.

Malgré l’aide de la sympathique Lin et celle plus froide de Haku, qu’elle retrouve comme bras droit de la sorcière, Chihiro a les plus grandes difficultés à s’intégrer dans le monde sans pitié des bains.

Elle est pourtant aidée dans ses actions par Sans visage, une forme fantomatique masquée qui intervient périodiquement avec bienveillance en sa faveur.

Chihiro s’illustre en prenant en charge un esprit de la rivière souillé par la pollution et aide son énorme corps couvert de boue à se purifier dans un bain d’eau chaude.

Expurgé de tous les déchets contenus dans son lit, l’esprit reconnaissant quitte les bains en remerciant la jeune fille.

Chihiro comprend que ses parents sont gardés comme beaucoup d’humains sous forme de cochons par Yubaba sans espoir de retour.

Toujours attirée par Haku, elle le découvre sous la forme d’un dragon mourant après avoir été attaqué par des origami de papier.

N’écoutant que son grand cœur, Chihiro met tout en œuvre pour sauver Haku qui a été grièvement blessé en s’en prenant sur ordre à Zeniba, la sœur jumelle de Yubaba.

Chihiro s’oppose aux ordres de Yubaba de se débarrasser du corps de Haku et reçoit l’aide de l’étrange Zeniba, magicienne ennemie de sa sœur qui intervertit son fils Bo, un gigantesque bébé obèse et capricieux avec un rapace et les trois têtes domestiquées de sa rivale.

Aidée par Zeniba, Chihiro retrouve le dragon ensanglanté chez Kumanji et lui fait absorber une potion guerrissante qui expurge le mal que lui avait injecté sa maitresse.

Yubaba qui a fort à faire avec Sans visage venu aux bains exiger de voir de Chihiro et dévorant un par un les serviteurs dans son énorme corps.

Seule l’arrivée de Chihiro semble calmer l’étrange créature, qui semble être elle aussi un esprit errant mais lorsque la jeune fille le fuit, une course poursuite s’engage et se termine par la prise d’un train semi aquatique pour se rendre chez Zenaba.

Une nouvelle fois aidée par Haku esprit de la rivière que Chihiro a connu dans son enfance, la jeune fille prend confiance et soutenue par l’ensemble des employés des bains, y compris Bo, finit par convaincre Yubaba de rendre leur forme humaine à ses parents.

Lorsqu’elle se réveille après avoir laissé Haku, Chihiro est de retour avec ses parents qui ne se rappellent de rien dans la fête foraine.

En conclusion, « Le voyage de Chihiro » est un conte moderne, une œuvre poétique rappelant « Alice au pays des merveilles » version asiatique.

Etrange, baroque, d’une grande créativité artistique et richesse visuelle, ce film d’animation puise dans la culture des dieux shintoïstes japonais une esthétique étonnante contrastant avec le monde moderne, irrespectueux et dégradant des forces naturelles élémentaires.

Difficile donc de trouver des références connues dans cet univers féerique ou le merveilleux l’emporte sur un scénario logique.

Même si je goute assez tièdement les films d’animation asiatiques, je ne peux que reconnaitre le caractère unique et émouvant de ce film, qui demeure à ce jour le plus grand succès de Miyazaki.

Le voyage de Chihiro (Hayao Miazaki)
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 21:36
Mariage à Mendoza (Edouard Deluc)

Plus de légèreté avec « Mariage à Mendoza » d’Edouard Deluc.

Sorti récemment en 2013, ce petit film raconte le périple de deux frères issus de pères différents, Antoine (Nicolas Duvauchelle) et Marcus (Philippe Rebbot) aussi dissemblables physiquement que mentalement qui se rendent en Argentine pour le mariage de leur cousin à Mendoza.

A Buenos Aires, Marcus joue le rôle de l’échalas bout en train, cherchant à égayer son frère mutique et déprimé par une récente rupture d’avec sa femme.

En baragouinant un espagno-franco-anglais de cuisine, le duo sort, discute avec des filles dans un bar, erre dans les rues puis se rend dans un bordel, sans toutefois conclure avec les prostituées présentes.

Marcus sympathise avec Gonzalo (Gustavo Kamentzky) le gérant de l’hôtel qui a lui aussi connu des peines de cœur et qui accepte de leur servir de guide dans le vignoble argentin.

Après avoir loué une vieille Cadillac, le trio s’engage sur les routes poussiéreuses et après quelques haltes dégustatives, échoue chez Emilio (Cesar Bordon), un viticulteur, mais surtout compagnon de l’ex femme de Gonzalo.

Malgré la présence de la sympathique Gabriela (Paloma Contreras) jeune et belle serveuse francophone, la soirée ne tarde pas à dégénérer lorsque Gonzalo assomme son rival et Antoine enfin ranimé lui dérobe quelques bouteilles de vins.

La réaction d’Emilio est terrible et se solde par une salve de chevrotine qui blesse Antoine au ventre et oblige le trio à fuir avec dans la confusion, Gabriela à leurs cotés.

C’est donc à quatre que l’aventure continue, mais la jeune fille bien qu’aimable remet Marcus à sa place dans ses tentatives d’approches.

Finalement Antoine, plus jeune, est le seul à obtenir les grâces de Gabriela.

Après le vol de leur voiture, heureusement récupérée après avoir menacé les gamins l’ayant dérobée, se révèle la maladie de Marcus, dépressif et suivi depuis six mois.

Victime de malaise, l’homme parait fragile et réellement souffrir.

Il est finalement soutenu par ses amis et en particulier Antoine qui profite de cette aventure pour se rapprocher de son frère.

Finalement arrivé à Mendoza, les deux frères retrouvent Xavier (Benjamin Biolay) qui épouse une native du village.

La fête, arrosée de cocaïne, bat son plein et soude les trois hommes …

En conclusion, « Mariage à Mendoza » a tous les attributs du road movie parsemé de rencontres fortuites et d’aventures.
Malgré ce postulat sympathique, le résultat est gâché par le jeu horripilant des acteurs, en particulier Duvauchelle, parfaite tête à claques même si Rebbot, sorte de vieux échalas déplumé est également pathétique dans son rôle de dragueur paumé.

Accumulant les clichés de franchouillards à l’étranger, « Mariage à Mendoza » est un parfait film pour bobos débiles se voulant supérieurement intelligents.

A fuir de toute urgence donc !

Mariage à Mendoza (Edouard Deluc)
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:45
Les guerres d'Afrique (Bernard Lugan)

Il y a bien longtemps que je souhaitais m’intéresser à l’histoire de l’Afrique aussi « Les guerres d’Afrique » de l’historien Bernard Lugan est elle venue à point nommé m’éclairer sur le sujet.

Sorti en 2013, ce volumineux ouvrage en quatre grandes parties se propose de balayer toute les guerres de l’immense continent africain de la préhistoire à nos jours.

On commence donc logiquement par les temps les plus reculés jusqu’à -8000 av JC pour se baser sur les peintures rupestres montrant une variété de populations entre blancs à cheveux lisses, hommes à peau foncée non noirs et Noirs.

Déjà les premières guerres arrivent entre races différentes, les Berbères considérés comme Blancs prenant progressivement à partir de -4500 av JC le dessus dans la région du Sahara.

Dans l’Afrique australe, les agro-pasteurs noirs éliminent l’ethnie des San, peuple de nomades cueilleurs-chasseurs au mode de vie diamétralement opposé.

Avec la montée en puissance des pharaons l’Égypte, les écrits apparaissent et permettent de découvrir les différentes guerres qui furent menées contre les autres peuples pour défendre l’Empire ou acquérir de nouveaux territoires vers la Nubie riche en or, conquise en près d’un siècle entre -2000 et -1000 avant JC.

Civilisation pionnière dont la sophistication ne lasse pas de nous étonner encore aujourd’hui, l’Égypte disposa également d’une importante force militaire avec archers, cavaliers, chars et navires.

Impossible également de ne pas parler des récits de l’Antiquité sans évoquer Carthage qui menaça Rome durant trois guerres puniques étalées sur 300 ans, avant d’être définitivement réduite à néant par sa rivale.

Moins connue, une autre lutte opposa les Berbères aux Arabes entre 644 et 750 et se solda par le conquête des premiers par les seconds en profitant notamment de lourdes erreurs de commandements des chefs Byzantins, incapables d’exploiter leurs positions pourtant stratégiquement supérieures.

Conséquence immédiate de cette défaite et du délitement de l’Empire romain d’Orient, la conversion d’un peuple christianisé à l’Islam, religion de leurs vainqueurs, les généraux Hassan Ibn Numan et Musa ben Nusayr.

Lugan passe ensuite en revue les principaux états guerriers d’Afrique, avec en premier lieu le Maroc, dont l’armée très organisée permit au XVI ième siècle aux sultans de repousser une tentative d’invasion portugaise qui avait sous estimé la résistance adverse puis de dominer l’Empire Songhay.

Dotée d’une marine capable de se projeter jusque dans les mers du Nord de l’Europe, l’armée marocaine incorpora plusieurs ethnies comme des esclaves noirs du sud du Sahara, les abids qui ayant atteint le nombre impressionnant de 150 000 hommes, furent massacrés pour la menace qu’ils finirent par représenter.

Difficile également de ne pas parler des puissants empires noirs, comme le Rwanda, peuplé majoritairement de Hutu (90%) et de Tutsi qui combattant à l’arc et à la lance, massacraient sauvagement leurs adversaires, mais surtout les Zulus, appartenant à l’ethnie des Nguni, qui grâce au chef de guerre Shaka bâtirent au XIX ième siècle un véritable empire s’étalant en Afrique du Sud.

Doté d’une armée féroce, disciplinée, mobile utilisant une tactique de déploiement en cornes pour enserrer ses adversaires, Shaka lança un mouvement de broyage appelé Mfecane qui sema la terreur sur son passage, obligeant la populations Sotho d’Afrique du Sud à fuir dans un mouvement jusqu’au Botswana et à la chaine montagneuse du Drakensberg avec des répercussions jusqu’au Mozambique, Zimbabwe, Zambie et Tanzanie.

Au XIX ième siècle, la conquête musulmane fut également une grande force de bouleversement en Afrique Sahélienne, par le biais de chefs religieux des ethnies des Peuls et Toucouleurs qui lancèrent plusieurs jihad aboutissant à la fondation de régimes islamiques imposés au nord du Nigeria, au Mali aux ethnies Bambara et Touaregs et au Soudan par Al Mahdi, victorieux d’une force coalisée égypto-anglaise.

Viennent ensuite deux cas particuliers notables, les Mamelouks recrutés par les Arabes comme mercenaires parmi les plus robustes des populations esclaves d’Europe de l’Est qui finirent par prendre le pouvoir en Egypte avant d‘être définitivement battus par l’armée de Napoléon, et les Boers, ethnie néerlandaise anglophone rebelle d’Afrique du Sud, qui compensa son infériorité numérique par une technique de combat imparable consistant à former une forteresse de chariots appelée le laager, pour vaincre militairement les Zulus et fonder leur propre royaume le Transvaal et l'Orange au nord ouest de l’Afrique du Sud.

Une fois rappelée donc l’aspect belliqueux des royaumes africains vient logiquement la grande vague de conquête coloniale, dont les motifs aujourd’hui discutables, poussèrent les grandes puissances européennes du XIX ième siècle à se partager l’Afrique.

Lugan explique l’incroyable supériorité militaire européenne plus par la division de leurs adversaires africains, certains devenant même leurs alliés pour se soustraire à de sévères dominations ethniques que par la supériorité technique de l’armement.

En premier vient la colonisation de l’Algérie par l’armée française en 1847 après une guerre de plus de quinze ans au cours de laquelle le général Thomas Robert Bugeaud vient à bout du de l'émir rebelle d’origine berbère Abd El Kader en adaptant ses troupes intelligemment au climat algérien.

La France, profitant de sa présence au Sénégal s’établit après une féroce concurrence au Bénin laissant l’immense Nigéria aux Anglais et prend aussi possession du Tchad après avoir défait le redoutable royaume esclavagiste de Rabah.

Les Anglais ont plus de difficultés avec les Zulus, perdant 1300 hommes lors de la cuisant défaite d’Isandhlwana, avant d’adopter les prudentes techniques de combat des Boers et d’infliger d’immenses pertes à leurs adversaires qui chargeaient à découvert.

Peu peu saignés à blanc dans leurs effectifs, les Zulus furent ainsi vaincu en 1879 et leur territoire annexé.

Le Ghana tomba finalement malgré une résistance acharné du royaume Ashanti puis vint le Nigéria qui fut conquis pacifiquement à l’exception du Nord musulman, qui résista jusqu’en 1903.

Les Anglais trouvèrent sans doute leur adversaire le plus redoutable avec les Boers, qui furent soutenus par des contingents des sympathisants de toute l’Europe et même des Etats-Unis.

Les Boers compensèrent pendant longtemps leur infériorité numérique par leur rapidité, leur connaissance du terrain et surtout leur immense courage, avant de capituler face à la puissance de l’Empire britannique dans une guerre particulièrement meurtrière ou on extermina et déporta des populations civiles dans ce qui annonce la violence des guerres mondiales du XX ième siècle.

L’Allemagne se jeta également dans le processus et connut sa part de difficultés en Namibie avec les révoltes des Herero, ethnie esclavagiste qui paya par son extermination les massacres de civils allemands.

Mal préparés, les Italiens virent leurs ambitions se briser face aux Ethiopiens de Ménélik en 1896 et se rattrapèrent par la conquête d’une partie de la Libye face à l’armée Turque.

La troisième partie du livre traite principalement des grands conflits mondiaux du XX ième siècle qui firent de l’Afrique le siège de violents combats entre les forces européennes dominantes de l’époque.

En 1914, les Allemands furent aisément vaincus par les Anglais ans l’Ouest de l’Afrique (Togo, Cameroun) puis cédèrent malgré la valeur du général Lettow-Vorbeck, pris en tenailles par en Afrique Orientale par un mouvement de blocus maritime et d’invasion anglo-portugo-belge déclenchée depuis le Congo et le Mozambique.

En parallèle de guerre de « Pacification » de l’armée française contre les Algériens et les Marocains dans quelques régions insoumises, se déroula entre 1921 et 1925 la guerre du Rif entre Marocains et Espagnols qui se termina par une intervention massive des forces françaises de Pétain qui fit plier Abd el Krim chef rebelle ayant unifié les tribus du Rif contres les troupes colonialistes.

En 1935, l’Italie commandée par Mussolini prend sa revanche sur l’Ethopie en prenant le contrôle du pays.

La Seconde guerre mondiale concentra en Afrique l’essentiel des combat de haute intensité sur la Libye et l’Egypte durant 1940-1942 avec la défaite du général Rommel face aux Anglais, tandis que les Américains et les Anglais commandés par Patton prirent l’Afrique du Nord défendue par des Français.

Pour l’Afrique, la conséquence de la Seconde guerre mondiale fut un immense mouvement de décolonisation qui se solda par de sanglantes guerres.

Dans la années 50, la révolte des Mau-Mau au Kenya, contraignit les Anglais a accorder l’indépendance au pays, puis vint la terrible guerre d’Algérie, qui fit entre 1954 et 1962 des centaines de milliers de morts sur les deux rives de la Méditerranée.

Face à la disproportion des forces entre l’armée française et les rebelles du FLN, ce dernier misa sur une politique d’attentats et massacres sur le sol algérien et français.

Si la France, appuyée par un important contingent de soldats algériens harkis ou spahis (200 000 personnes), fut victorieuse sur le terrain militaire, le Général de Gaulle préféra prudemment accorder l’indépendance à l’Algérie ce qui donna lieu à un douloureux mouvement de reflux des colons vers la France, la formation de l’OAS et d’horribles massacres des Algériens pro-français.

Le Portugal dut comme la France et l’Angleterre accorder l’indépendance à ses colonies : Angola, Mozambique et Guinée-Bissau mais le processus fut beaucoup plus lent en raison de l’habileté des Portugais à jouer sur les clivages entre ethnies locales pour maintenir leur domination sur place jusqu’en 1975.

La dernière partie de l’ouvrage s’interesse aux conflits contemporains soit jusqu’en 2013.

Lugan explique que la plupart des conflits localisés ont d’importantes bases ethniques résultant de la découpe artificielle de l’Afrique par les colons européens qui obligèrent des ennemis héréditaires à cohabiter sur un même territoire et place au second plan les luttes pour les ressources naturelles (pétrole, minerais).

On trouve donc une poussée de fièvre pour le Sahara entre Algérie et Maroc en 1963, puis entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie via le mouvement indépendantiste Polisario avec en toile de fond la difficile question de la création d’un état « Sahraoui » censé représenté la mosaique d’ethnies présente dans cette immensité désertique.

Encore aujourd’hui la région du Sahel reste une importante zone de conflit, avec les guerres au Tchad, au Niger et au Mali et au Niger entre ethnies sudistes (Bambara, Malinke, Soninke) et Touaregs du nord, avant la percée islamiste d’Al Qaida de 2012 qui contraignit l’armée française à intervenir pour stabiliser le pays.

Douloureuse fut également la guerre civile algérienne qui ensanglanta le pays durant une décennie (1992-2002) avec la montée du terrorisme islamique du GIA suite à l’éclatement du FIS.

150 000 morts à la clé dont de nombreux civils, des massacres abominables et des attentats jusqu’en France, la destruction du GIA transformé en GSPC, avant l’allégeance à Al Qaida en 2007.


Encore plus près de chez nous, la guerre de Libye en 2011, dans laquelle fut renversée le régime du colonel Kadhafi, qui régnait en maitre depuis 1969, avec l’appui des tribus du Cyrénaïque et de la Tripolitaine.

En 2011, la Cyrénaïque fortement noyautée par les courants islamiques radicaux se soulève et l’intervention internationales orchestrée par la France et les Etats-Unis bouscule l’équilibre des forces, donnant aux insurgés les moyens de vaincre les troupes Libyennes pourtant largement supérieures militairement.

Soumis aux frappes de l’OTAN, Kafadi s’inclina et fut cruellement traqué puis lynché par les rebelles mais cet effondrement entraina le chaos en Libye avec la guerre entre factions berbères, mafieuses, touaregs et islamistes.

Malheureusement la corne de l’Afrique n’est pas non plus épargnée avec la volonté expansionniste des Éthiopiens à majorité chrétienne face aux faibles voisins Érythréens et Somaliens, ces derniers déchirés entre interminables guerres ethniques provoquant l’intervention internationale de 1992 et un cuisant échec militaire pour les USA à la clé.

Depuis 2004, la poussée islamique se fait également sentir en Somalie par l’émergence des Shababs affiliés à Al Qaida, finalement chassé du pouvoir à deux reprises 2007 et 2011 par une force coalisée de l’Union Africaine, meme si la situation reste fragile.

La violence gagne également le Soudan déchiré entre ethnies du Nord (blancs et musulmans) et du Sud (noirs, catholiques et près des puits de pétroles) avec le cas particulier des populations du Darfour, fuyant jusqu’au Tchad les exactions des milices arabes à la solde du pouvoir central de Khartoum contre l’ethnie rebelle Zaghawa.

La Cote d’Ivoire a également droit à un chapitre avec en 2010 l’affrontement entre le président Gbago et Ouattara, ce dernier vainqueur des élections finalement soutenu par l’armée française finissant par renverser son rival, dont les milices s’en prirent aux français présents sur place.

Mais le comble de l’atrocité semble être atteinte avec les guerres civiles, en 1991 au Sierra Leone avec d’abominables massacres commis par le rebelle Foday Sankoh et en 1990-1994 au Rwanda avec le génocide de 800 000 Tutsi par les Hutus, suite à l'attaque des Tutsi qui s’étaient lourdement armés en Ouganda et finirent par prendre le dessus sur les Forces Armées Rwandaises du pouvoir central malgré le soutien de la France.

Lugan pointe clairement la responsabilité du général canadien Dallaire, incapable de bloquer avec ses troupes de l'ONU l’avancée du Front Pour le Rwanda et de stopper la vague de massacres qui en découla.

Poussé par la France, l’ONU réagit enfin en 1994 par la création d’un Zone Humanitaire Sure chargée d’accueillir et protéger les réfugiés.

En conclusion, « Les guerres d’Afrique » est un passionnant ouvrage difficile d’accès pour le novice peu au fait des différents (et complexes) clivages ethniques et religieux d’Afrique.

Très ambitieux il couvre toute l’histoire de l’Afrique, de la préhistoire à nos jours, permettant de comprendre les forces en présence aux différentes époques, depuis l’émergence de puissances militaires dominantes locales en Egypte et Carthage antiques puis zulu, rwandaise, boers et marocaine au XIX ième siècles jusqu’à la situation actuelle soumise à des zones de chaos favorisées par les groupes terroristes islamiques financés par l’étranger en Libye, Mali, Somalie, Nigéria ou Soudan en passant par l’incontournable face de colonisation européenne anglaise, française, portugaise, allemande ou belge détruite par les deux guerres mondiales du XX ième siècle.

On comprend donc que l’Afrique a toujours été un continent régi par des systèmes d’ethnies, tribus ou clans dont l’influence étaient délimitées par des frontières naturelles : déserts, montagnes ou fleuves et que ces ethnies se livraient déjà de cruelles guerres avant l’arrivée des colons blancs qu’on accuse parfois d’avoir provoqué le chaos menant à la situation actuelle.

Difficile donc à la lecture de cet ouvrage orienté conflits, de trouver un pays épargné par de longues années de guerres inextricables rendant impossible toute idée de progression économique et sociale.

On se dit pourtant que l’Afrique recèle un important potentiel et que si l’unité pouvait davantage se faire, elle pourrait jouer son rôle sur l’échiquier mondial …

Les guerres d'Afrique (Bernard Lugan)
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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 09:06
Maitresse (Barbet Schroeder)

Exploration d’un réalisateur franco-suise reconnu mais controversé pour ses films dérangeants, Barbet Schroeder avec « Maitresse ».

Sorti en 1975, « Maitresse » traite d’un thème vieux comme le marquis de Sade (voir l’humanité !) le sadomasochisme, tendance qui avec le succès de « Fifty shades of grey » semble se démocratiser.

Olivier (Gérard Depardieu) débarque à Paris pour avec son ami Mario (André Rouyer) faire de la vente de livres en porte à porte.

En réalité, les deux vendeurs amateurs sont à l’affut de coups tordus et décident de cambrioler un appartement après avoir secouru une jeune femme Ariane (Bulle Ogier) d’un dégât des eaux.

Une fois dans l’appartement, les deux apprentis cambrioleurs tombent sur un étonnant attirail sado-maso et sont pris sur le fait par Ariane qui peut descendre à loisir depuis son logement au moyen d’un escalier rétractile télécommandé.

Tenus en respect par un doberman agressif, les deux hommes sont ligotés.

Olivier est cependant sélectionné par Ariane pour participer à une étrange séance ou revêtue d’une combinaison de cuir moulante, elle maltraite un homme déguisé en femme avec perruque et mini jupe-bustier en cuir.

Olivier est forcé d’uriner sur le malheureux qui y prend visiblement un intense plaisir et se fait de surcroit grassement rémunérer.

Choqué mais attiré par cette expérience, Olivier éconduit son acolyte et invite Ariane à diner.

La maitresse accepte et de retour dans son appartement fait l’amour avec ce jeune voyou viril et rustre.

Le lendemain, le couple part à la campagne en décapotable et Olivier découvre dans une château les activités déviantes de sa compagne qui humilie le propriétaire, un homme d’âge mur déguisé en valet appelé Emile (Tony Taffin) et fouette abondamment une jeune femme complaisamment livrée par son mari.

Inquiet mais excité, Olivier entre dans le jeu pervers et fesses la femme au fessier déjà rougi.

Il déjeune ensuite avec le châtelain dans une ambiance redevenue normale.

La passion amoureuse semble s’installer avec Ariane qui l’installe dans son appartement.

Olivier découvre qu’Ariane gagne sa vie en recevant des hommes et plus rarement des femmes, qu’elle domine et humilie dans l’appartement du dessous transformé en donjon.
Les séance varient suivant les gouts des clients mais recèlent une importante part de mise en scène/scénario.

Les hommes sont grossièrement travestis en prostituées, harnachés, ligotés ou même mis en cage et alimentés par de la pâtée pour chien (!).

Les sévices corporels sont courants, cravache, pinces, chevalet de torture ou aiguilles/clous enfichés dans des parties sensibles du corps (prépuce ou tétons).

Olivier semble accepter le mode de vie d’Ariane mais se braque lorsqu’il découvre qu’elle est sous la coupe d’un puissant proxénète, Gautier (Holger Lowenadler) à qui elle remet d’importantes sommes d’argent dans des terrains vagues.

Incapable de supporter cette domination, Olivier agit par jalousie, pénètre en force dans ses bureaux servant de couverture à un respectable homme d’affaires, le violente et lui extorque sous la menace 10 000 francs.

Après un difficile détour dans un bar et un abattoir chevalin ou il assiste à la mort horrible d’un cheval électrocuté puis vidé encore vivant, Olivier revient à l’appartement en pensant avoir résolu le problème à sa manière, directe et brutale.

Mais la réaction d’Ariane le surprend. Apeurée, elle le met dehors et quitte son appartement sans donner d’explications.

Passé le choc de la surprise, Olivier retire l’argent de leur compte commun à la banque, revient à l’appartement dans l’intention de le donner à Ariane et découvre deux hommes de main de Gautier en train de vider les lieux.

L’altercation est inévitable et Olivier met KO les deux voyous dont l’un pourtant armé de couteau.

Il se rue alors en moto jusqu’au château de Gautier situé à la campagne et découvre Ariane déjeunant paisiblement dans son jardin.

Prise de remords, la jeune femme suit Olivier qui rebrousse chemin après avoir déposé l’argent dans la boite au lettres et les deux amants ont ensuite un accident de voiture après avoir fait l’amour en conduisant.

Superficiellement blessés, ils émergent de la carcasse de la décapotable et marchent ensemble dans la foret, heureux.

En conclusion, « Maitresse » est bien entendu un film sulfureux et parfois dérangeant.

Il correspond à une époque, les années 70 ou la liberté y compris de choquer était très importante, contrairement aux années 2010 ou un repli de façade vers des valeurs morales est observé.

L’univers du sadomasochisme est exploré avec ses codes et son puissant jeu intellectuel consistant à créer des situations de frustration, humiliation ou douleur stimulant le désir.

Ces jeux assimilés par certains à une forme de déviance, sont en réalité réservé à une élite adepte de plaisirs cérébraux plus sophistiqués que le commun des mortels.

Si on peut comprendre que le sentiment de perte de contrôle puisse exciter certains, on ne peut pourtant s’empêcher de trouver pathétiques ces êtres prenant plaisir à être traités comme des larves humaines.

Film choc tourné dans un Paris vieillot aujourd’hui méconnaissable, « Maitresse » brille par l’interprétation magistrale de Depardieu, parfait en petit voyou tombant amoureux d’une femme singulière aux faux airs de Miou-Miou, qui l’initie à un monde sous terrain et secret.

A ne pas mettre devant tous les yeux donc, mais respectable pour les esprits les plus ouverts/curieux.

Maitresse (Barbet Schroeder)
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 20:34
Bébé, mode d'emploi (Greg Berlanti)

Changement radical de registre avec « Bébé, mode d’emploi » de Greg Berlanti.

Sorti en 2010, « Bébé, mode d’emploi » est pratiquement un copié/collé de « En cloque, mode d’emploi » sorti trois années auparavant.

Dans cette comédie américaine légère, deux trentenaires célibataires que tout oppose ou presque notamment un premier rendez vous arrangé catastrophique, se retrouvent tuteurs d’un bébé Sophie après la mort accidentelle de ses parents, Peter et Alison Novack (Hayes Mc Arthur et Christina Hendricks).

Holly Berenson (Katherine Heigl) est propriétaire d’une boulangerie et courtise un sémillant client docteur Sam (Josh Lucas) tandis que Eric Messer (Josh Duhamel) est un play boy travaillant dans le milieu du basket ball, jouant de son physique avantageux pour multiplier les aventures.

Faisant fi de leur animosité réciproque, les deux célibataires vont emménager dans la maison des Novack et tenter d’élever au mieux Sophie.

L’apprentissage du rôle de parents va être dur et les doutes nombreux pour ce couple mal assorti et mal préparé avec la pression des voisins s’exerçant : un couple homo George (Andy Buckley) et Gary (Bill Brochtrup) , Josh (Will Sasso) un ancien athlète bedonnant et sa femme blonde entre deux âges et enfin une grosse femme Dee Dee (Melissa Mc Carthy) menant la vie dure à Scott (Andrew Dally) un petit homme sans personnalité relégué à changer les gosses.

Contre toute attente, Eric et Holly vont se piquer au jeu et finir par devenir amants sur fond d’excès alcoolisés et drogués.

Malheureusement, Eric va accepter une promotion à Phoenix et laisser Holly seule qui a renoncé à un projet d’agrandissement professionnel pour se consacrer à Sophie.

Lorsque Eric revient pour Thanksgiving, il trouve Sam installé, la luxueuse maison en vente et fait une scène de ménage à Holly qui regrette amèrement son départ.

Poussée par un étrange revirement de l’assistance sociale Sarah Burns (Janine Groff), Holly court après Eric qui s’apprête à prendre un avion de retour pour Phoenix et le manque, pour finalement le retrouver dans la maison.

L’évidence s’impose donc et un véritable couple se forme donc avec un bébé à la clé.

En conclusion, « Bébé, mode d’emploi » marche sur les traces de « En cloque mode d’emploi » et perd donc en effet de surprise ou en saveur, car l’homme est ici doté d’un physique de mannequin tandis que dans le précédent opus on avait affaire à un geek attachant mais plutôt repoussant physiquement.

Les bonnes vieilles recettes sont donc de mise pour ce divertissement léger et bien interprété, avec cependant parfois l’agaçante sensation de politiquement correct qui ressurgit, Berlanti n’étant pas Appatow.

A réserver donc pour un public relativement peu exigeant.

Bébé, mode d'emploi (Greg Berlanti)
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 10:53
Oblivion (Joseph Kosinski)

Toujours à la pointe, « Oblivion » est un film de science fiction ambitieux de Jospeh Kosinski.

Sorti en 2013, il s’inscrit dans la veine des histoires post apocalypse au cours desquelles en 2077 la race humaine a été détruite après une guerre nucléaire face à des envahisseurs extra terrestres appelés les Chacals qui détruisirent la Lune.

L’humanité triompha mais la planète fut irradiée et rendue inhabitable.

Les survivants s’établirent sur une station orbitale appelé le Tet en raison de sa forme tétraédrique dans le but de coordonner les opérations des derniers terriens avant la grande migration sur Titan.

Jack Harper (Tom Cruise) est l’un des derniers habitants et un technicien chargé de la maintenance des drones sphériques qui surveillent les plateformes de forage maritime chargée de drainer assez d’énergie pour le grand voyage.

Il fait équipe avec Vika (Andrea Riseborough) officier de liaison avec Sally (Melissa Leo) qui supervise leurs actions depuis le Tet.

Jack sillonne le globe terrestre sur un petit appareil hybride entre avion et hélicoptère et peut au gré des interventions descendre à terre pour se déplacer à l’aide d’une moto high tech.

Appelé pour la perte de deux drones, Jack descend dans un ancien bâtiment désaffecté et se trouve agressé par certains Chacals survivants.

Mal embarqué dans un lieu reculé, obscur et humide, il est sauvé par la réactivation d’un drone qui décime ses adversaire à l’aide de canons laser.

De retour au poste de surveillance confortable et épuré, Jack prend un repos bien mérité avec Vika dans leur piscine tandis que le drone récupéré doit être réparé.

Un différent oppose pourtant le couple, Vika désirant partir le plus tôt possible sur Titan tandis que Jack, nostalgique reste très attaché à la planète Terre ou il a tous ses souvenirs.

Au cours d’une autre patrouille, le technicien coupe volontairement le contact avec Vika et se rend dans un lieu secret ou il a aménagé une cabane près d’un lac.

Dans l’isolement de ce lieux montagneux idyllique, il revit sa vie passée en récoltant les objets d’avant la guerre nucléaire comme des vieux disques.

La chute d’une capsule venue du ciel vient bouleverser la quiétude de sa vie et Jack bravant toutes les consignes de sécurité du Tet, se rend sur la zone du crash, découvrant plusieurs survivants dans des capsules.

Jack s’interpose face aux drones qui éliminent les rescapés, sauvant in extremis une jeune femme Julia (Olga Kurylenko).
Persévérant, il fait fi des remontrances de Vika et ramène Julia à la plateforme.

Bien que choquée, la jeune femme se remet et oblige Jack à remettre en cause tout ce qu’il pensait savoir sur l’histoire de la Terre.

La coupure avec Vika semble inéluctable, et le couple Jack-Julia est ensuite capturé par les mystérieux Chacals, en réalité des humains dirigés par Malcom Beech (Morgan Freeman) qui utilisent des armures et des brouilleurs pour échapper aux drones et mener leurs actions terroristes.

Un dialogue tendu s’installe avec Malcom qui informe Jack de sa volonté d’utiliser ses capacités d’interface avec un drone capturé pour lui dérober une pile à hydrogène et la faire exploser à l’intérieur du Tet.

Le technicien refuse malgré la pression de Sykes (Nikolaj Coster Waldau) le lieutenant de Malcom puis se laisse troubler par les révélations de Julia qui lui annonce être sa femme avant qu’on efface sa mémoire.

De retour sur la plateforme, Jack tente de convaincre Vika qui refuse catégoriquement de l’entendre, préférant le dénoncer à Sally qui envoie des drones pour les détruire.

Vika est tuée et Jack/Julia s’enfuient dans leur appareil poursuivis pars trois drones.

Seule l’habileté et l’incroyable manœuvrabilité de l’appareil de Jack leur permet de détruire leur poursuivants, mais leur fuite les fait entrer dans la zone radioactive qui met hors service leur appareil.

Une fois à terre, Jack trouve son double et l’affronte sous les yeux ébahis de Julia.

Il triomphe après un corps à corps musclé et fonce avec l’appareil de son double tandis que Julia blessée agonise.

Par une curieuse coïncidence, l’appareil retrouve une autre plateforme dans laquelle une autre Vika bel et bien vivante finit par lui donner un moyen de sauver Julia.

Le couple rejoint donc les Chacals dans le but de détruire le Tet, mais leur base sous terraine est découverte et prise d’assaut par des drones qui déciment les combattants.

Rompu au combat des drones, Jack est d’un précieux secours tout comme Sykes qui connait le point faible de leur blindage.

Après avoir écarté la menace, Jack fait mine de livrer Julia à Sally, qui accepte de l’accueillir sur le Tet.

Au cours du voyage spatial, Jack écoute la boite noire récupérée dans la capsule de Julia et comprend qu’avant l’holocauste, il formait avec Vika une équipe de spationautes cherchant à mettre hors de danger leurs proches, avant que leur navette ne soit détournée par le Tet.

Dans un ultime réflexe de survie, Jack a libéré la capsule enfermant Julia afin de lui sauver la vie, tandis qu’il a été capturé comme Vika puis utilisé sous forme de clones par les extra terrestres une fois les défenses terrestres éradiquées.

Jack passe les contrôles du Tet en mentant avec habileté puis face à l’intelligence artificielle fait sortir Malcom du caisson pour activer la bombe à hydrogène après avoir cité l’exemple du sacrifice du guerrier Horace dans la Rome antique.

Le Tet est détruit et on retrouve quelques années après Julia élevant seule la fille du couple dans la cabane de Jack dans une Terre reprenant peu à peu vie.

La surprise est donc de taille quand Julia découvre un autre Jack revenu pour la voir.

En conclusion, « Oblivion » est un grand film de science fiction mêlant tout ce qu’on aime dans le genre : scénario ambitieux, complexe, paranoïaque, effets spéciaux impressionnants et esthétisme superbe.

Rien n’est vraiment original ici donc mais toutes les influences habilement réutilisées : extra terrestres, guerre nucléaire, manipulations mentales, clonage et robots.

Le fan du genre en aura donc pour son argent et pourra laisser son imagination explorer à l’infini les superbes variations proposées.

Oblivion (Joseph Kosinski)
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:36
Alamo (John Wayne)

En grand amoureux du western, j’ai revisionné avec un immense plaisir « Alamo » de John Wayne.

Sorti en 1960, « Alamo » prend place sur un fait historique, la résistance en 1836 d’une poignée de soldats américains pour défendre un fort face à l’imposante armée mexicaine du général Santa Anna (Ruben Padilla).

En question bien évidemment la guerre d’indépendance du Texas, immense région d’Amérique du Nord possédé par le Mexique mais fortement peuplée par les Etats-Unis

Rapidement le général Sam Houston (Richard Boone) charge le colonel Travis (Laurence Harvey) de retenir les 7000 hommes de Santa Anna en tenant coute que coute un fort isolé près du Rio grande.

Le but est de lui donner du temps de constituer sa propre armée mais lorsque Travis comprend qu’il n’aura qu’une centaine d’hommes à sa disposition, il comprend que le général lui confie une mission suicide.

L’homme très rigide et martial, accepte pourtant sa mission secondé en cela par le capitaine Dickinson (Ken Curtis).

Il prend place dans le fort en ruine pour constituer des défenses et motiver ses troupes en leur cachant une large part de la situation désespérée.

Travis se heurte rapidement à la personnalité du colonel Jim Bowie (Richard Widmark), officier très compétent mais moins porté sur la discipline et grand buveur.

Entre les deux hommes, la situation est rapidement électrique.

Lors d’une virée dans une petite ville non loin du fort, Curtis fait la connaissance du colonel Davy Crockett (John Wayne) et ses hommes, une cinquantaine de combattants potentiels aguerris par des combats contres les Indiens et les Anglais.

Il tente de convaincre Crockett, lui aussi buveur et bagarreur de bar de le rejoindre mais l’homme hésite à engager la vie de ses hommes, préférant courtiser une belle veuve mexicaine Flaca (Linda Cristal) aux prises avec son brutal amant Thimblerig (Denver Pyle) qui souhaite la contraindre à rester sur place malgré l’invasion imminente.

Le ton monte vit entre les deux hommes et Thimblerig surclassé par la valeur de combattant de Crockett a recours a des hommes de main pour le tabasser.

Le colonel se défend avec bravoure mais submergé par le nombre, reçoit l’aide de Bowery pour dérouiller les brutes.

La superbe Flaca se montre reconnaissante avec son héros et lui indique en retour une cache d’armes et de munitions que son amant comptait fournir à Santa Anna.

Séduit par le sympathique Bowie plus que par le rude Travis, Crockett accepte de convaincre ses hommes de participer à la défense du fort.

Le procédé employé est douteux, Crockett utilisant une lettre écrite en espagnol par Flaca en la faisant passer pour déclaration agressive de Santa Anna.

Tout en reconnaissant le mensonge, Crockett arrache l’adhésion des ses hommes, de fiers bagarreurs fermement décidés à rester sur cette splendide terre du Texas.

Mais la love story prend fin lorsque Crockett préfère mettre la jolie veuve à l’abri du combat imminent qui s’annonce.

C’est avec plusieurs fusils et munitions que Crockett apporte alors son aide aux défenseurs déjà soumis à un tir d’un canon à longue portée qui fait des ravages.

Une sortie non autorisée de Bowie et ses hommes permet de détruire le canon mais le raid tourne mal et seule l’intervention de Dickinson permet de sauver la peau de l’intrépide colonel.

A son retour, Travis outré insulte Bowie et menace de le mettre aux arrêts.

S’ensuit une proposition de duel au pistolet une fois le conflit terminé sous l’œil atterré de Crockett.

L’annonce de la mort de la femme de Bowie, emportée par la peste, attenue à peine l’animosité de Travis, tandis qu’elle anéantit le torturé colonel.

Crockett charge le jeune Smitty (Frankie Avalon) d’aller prévenir Houston pour chercher du renfort tandis que la troupe affamée tente une nouvelle audacieuse sortie pour dérober un troupeau de bétail aux soldats mexicains.

Un émissaire de Santa Anna demande que les femmes et enfants soient évacuées avant le conflit qui s’annonce, montrant en quelque sorte l’humanité du général ennemi.

Travis obéit mais Sue (Joan O’Brien) la femme de Dickinson, refuse de quitter son mari et reste avec sa fille à Alamo.

Autre réaction surprenante Nell (Veda Ann Borg) la femme aveugle de Robertson (John Dierkes) un vieux soldat qui aurait pu être libéré pour prendre soin d’elle, demande à ce que son mari reste pour faire son devoir aux cotés de ses compagnons.

Arrivé au camps de Houston, Smitty comprend que le général n’a aucune ressource à leur apporter et préfère revenir au fort plutôt que de sauver sa vie.

Emu, le général pousse en exemple le sacrifice des braves d’Alamo, qui à la veille du choc face aux 7000 hommes de Santa Anna, devisent sur le fait de mourir pour un idéal (la liberté), la vie après la mort, la spiritualité et la religion.

Tous malgré un logique premier mouvement de fuite, acceptent leur destin et font face aux Mexicains chargeant à cheval appuyés par une puissante canonnade.

La bataille est intense, acharnée et les défenseurs luttent jusqu’à la mort au corps à corps, chacun d’entre eux se faisant tuer, que ce soit Travis, Bowie blessé à une jambe et son domestique noir affranchi Jethro (Jester Hairston) ou Crockett qui blessé d’un coup de baïonnette fait exploser la réserve de munition du fort pour causer un maximum de dégâts dans le camps adverse.

Victorieux, Santa Anna laisse finalement partir les seuls survivants Sue et sa fille, en rendant ainsi hommage au courage des défenseurs d’Alamo.

En conclusion, « Alamo » est un de mes films préférés, et peut être mon western préféré à l’exception de la trilogie léonienne.

Malgré un début peut être un peu lent, consistant à exposer les différents personnages et à peut être atténuer la violence des dernières scènes, « Alamo » passionne plus de 50 ans après sa sortie, par son exaltation de l’héroïsme, de la liberté et de la solidarité entre camarades d’infortune.

Porté par la réalisation époustouflante de Wayne, qui insuffle un souffle épique, « Alamo » traite de valeurs universelles, du sacrifice pour un idéal et émeut plusieurs fois aux larmes par ses scènes d’une incroyable humanité, rendant même hommage aux ennemis mexicains, obéissant eux aussi à un code de l’honneur.

Western hors classe, « Alamo » séduira autant par le fond, universel que par la forme avec des scènes spectaculaires et une galerie d’acteurs ultra charismatiques d’une grande beauté (hommes comme femmes).

Un chef d’œuvre doublé d’un régal ! Un de mes films cultes !

Alamo (John Wayne)
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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 20:07
Astonishing X-men n°30, irréparable (Greg Pak, Tyler Kirkham, Frank Tieri, Jim Calafiore, Peter David, Pablo Raimondi, Tony Bédard, Paul Pelletier)

On poursuit dans le comic contemporain avec « Astonishing X-men n°30, irréparable » sorti en 2007.

Ici, l’univers des histoires parallèles foisonnent autour des légendaires X-men, ou sous l’impulsion de Greg Pak (scénario) et Tyler Kirkham (dessins), trois sœurs télépathes nommées Mindee, Céleste et Phoebe découvre dans un laboratoire top secret de l’organisation Arme Plus qu’elles ont été clonées par un savant fous nommé le Dr Sublime pour créer une race de super soldats tueurs de mutants.

Les X-men (Cyclope, Colossus, Shadowcat et la Reine blanche) prennent d’assaut le complexe gardé par des robots défensifs qui bien entendu ne pèsent pas lourd face à des mutants aussi puissants.

La Reine blanche semble guidée par les pensées des jeunes filles parfois défigurées et conservées dans d’énormes tubes en verre et découvre avec horreur qu’elles ont toute étés crées en prélevant une partie de son patrimoine génétique.

Elle parvient jusqu’à Céleste déjà prise en charge par un Jake Oh un agent du S.H.I.E.L.D infiltré et libère par télépathie ses pouvoirs latents du Phénix contenus en elle.

Le résultat est une quasi explosion du complexe.

Restés en altitude sur le Blackbird, Wolverine et le Fauve sont attaqués par des clones zombifiés et sont contraints eux aussi d’entrer dans le combat et tentent sans succès d’arrêter Céleste dont les pouvoirs de Phénix sont incontrôlable.

On comprend alors qu’un duel de télépathe entre Céleste et la Reine blanche est inévitable.

De manière beaucoup plus passionnante, la seconde aventure scénarisée par Frank Tieri et dessinée par Jim Calafiore, traite du Fléau, enrôlé dans le camps des super héros avec Excalibur.

En plein questionnement intérieur, l’invincible colosse se rend dans un lieu reculé et dialogue avec le dieu Cyttorak, qui lui rappelle qu’il l’avait choisi en Asie pour son caractère colérique et destructeur, mais que sa récente évolution plus pacifique avec Excalibur l’oblige à le tuer pour lui trouver un remplaçant.

Alors que dans le monde réel Excalibur (Captain britain, Chevalier noir, Dazzler, Sage, Wisdom) affronte des agents ninja gardiens du temple de Cyttorak, Cain Marko affronte donc un prétendant en armure chargé de lui prendre son titre de Fléau et le tue après un combat d’une grande violence.

Bien que victorieux et détenteur à nouveau de son pouvoir, le Fléau est victime de Cyttorak qui expose son passé à Excalibur en expliquant qu’il n’a pas hésité à massacrer un village d’innocents, chose que son prédécesseur un certain Taiko refusait de faire.

Rongé par la culpabilité, le Fléau s’attend à se faire virer du groupe mais est finalement soutenu par le Chevalier noir, qui en revanche quitte lui le groupe pour régler lui aussi des problèmes personnels.

On bascule ensuite avec Peter David (scénario) et Pablo Raimondi (dessins) dans un épisode particulier de Facteur-X, dans lequel l’homme multiple James Madrox enlevé par Locke un scientifique de l’organisation criminelle Hydra afin de le conditionner mentalement pour en faire une arme anti S.H.I.E.L.D.

Mais tandis qu’à Paris, la scultpturale M et la Cyrène fille du Hurleur tentent d’éviter le lynchage d’un mutant, l’expérience tourne mal, Madrox multipliant ses doubles pour tuer les hommes de l’Hydra.

Dans la dernière aventure, Tony Bédard (scénario) et Paul Pelletier (dessins) réactivent le légendaire Proteus, mutant surpuissant capable de prendre possession du corps de n’importe qui pour faire face dans la Terre 616, un monde alternatif aux Exilés (Mimic, Dents de sabre, Bec, Morph, Blink)

Ayant investi le corps d’Angel, une mutante noir américaine, Proteus, s’en prend à sa mère Moira Mc Taggert.

Les héros sont aidés à distance par Heather Hudson qui tente depuis un base high tech de leur donner le clé pour vaincre cet adversaire redoutable mais Proteus intercepte les communication et force Hudson a tout fermer pour ne pas se trouver elle aussi détruite.

Proteus exhume les pires angoisse de chacun de ses adversaires et les torture cruellement, avant que Mimic n’utilise la seule faiblesse de Proteus au métal en se transformant en hybride de Colossus et Wolverine pour le combattre.

La charge ébranle Proteus, blessé par balle par Moira, mais le mutant se reconfigure en abandonnant le corps blessé d’Angel pour prendre celui de Mimic.

Les Exilés affrontent donc un adversaire transformiste capable de bouger aussi vite que Véga, d’être aussi féroce que Wolverine ou de tirer des rafales optiques comme Cyclope.

Proteus domine encore outrageusement ses adversaires puis abandonne le combat et disparait, préférant explorer l’immensité des mondes alternatifs qu’il a pu entrevoir.

Hudson téléporte ses amis dans sa base mais laisse Bec et Angel mourante sur la Terre 616 alors en pleine mutation.

En conclusion, toutes les aventures sont d’un intérêt plus que variable dans ce « Astonishing X-men n°30, irréparable ».

Servi par le graphisme lourd et figé de Kirkham, Pak fait plutôt un flop avec son histoire de base secrète de clones du Phénix usés jusqu’à la corde et malgré le style plus adulte et réaliste de Raimondi, David peine à passionner avec un personnage de sous rang comme Madrox.

Reste bien entendu le morceau de choix, le Fléau dont l’évolution au sein des britanniques d’Excalibur permet une passionnante exploration de son passé et des liens qui l’unissent avec son dieu, le ténébreux Cyttorak.

Cette aventure magistralement dessinée par Calafiore, met parfaitement en lumière un personnage sortant de son rôle de brute épaisse pour présenter un visage plus complexe et torturé.

Enfin, on goutera avec un certain plaisir le retour du maléfique Proteus, super criminel crée par Chris Claremont et de John Byrne, même si les artistes prenant la relève en 2007 sont loin d’atteindre le génie de leurs prédécesseurs.

Ultime constatation donc, les anciens personnages charismatiques (Fléau, Proteus) sont les seuls capables de maintenir à flot cet énième spin-off des X-men !

Astonishing X-men n°30, irréparable (Greg Pak, Tyler Kirkham, Frank Tieri, Jim Calafiore, Peter David, Pablo Raimondi, Tony Bédard, Paul Pelletier)
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