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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 22:23
Marvel classic n°2, Thor (Stan Lee, Jack Kirby)

Les comics américains sont si populaires aujourd’hui que parallèlement à une production moderne très vivace, les vieilleries historiques des origines sont périodiquement remises au gout du jour comme Thor dans « Marvel classic n°2, Thor » sorti en 2011.

Ici il est question de huit épisodes des années 60 consacrés au blond dieu du tonnerre, mis en scène par le duo mythique Stan Lee-Jack Kirby.

Dans la première d’entre elles datant de 1964 (!), Loki l’éternel frère ennemi s’acharne sur l’alter égo de Thor, Donald Blake, médecin New-yorkais, en lui subtilisant la canne qui lui sert à se transformer et en enlevant Jane Foster sa petite amie infirmière.

Privé de sa canne, Blake a recours à l’aide du Docteur Strange qu’il a soigné alors qu’il gisait mourant chez lui et peut ainsi retrouver ses facultés divines.

Changé en Thor, il peut ensuite localiser Loki au nord de l’Amérique et le vaincre en combat singulier tandis que Strange utilise toute l’étendue de sa magie pour préserver Jane de la vengeance du dieu du mal nordique.

Soumis à une pression intolérable, Loki est finalement contraint à restituer Jane à Thor et enlevé en Asgard pour répondre devant le père des dieux, Odin de son forfait.

La même année, Thor doit combattre Magnéto qui menace New-York.

Ayant lieu dans le sous marin du maitre du magnétisme, le combat est épique et frise le drame, surtout lorsque Thor perd son marteau et redevient un bref instant le fragile mortel Donald Blake.

Mais même le puissant mutant est finalement surclassé par le dieu du tonnerre dont le marteau enchanté disperse le champ magnétique et doit finalement fuir assez piteusement sous les mers.

L’aventure suivante voit Loki changer de tactique et avoir recours à deux super criminels, Mister Hyde et Cobra dont il augmente par magie les pouvoirs pour une nouvelle fois capturer Jane et exercer un chantage contre son frère.

N’écoutant que sa colère, Thor se rend en Asgard pour forcer le passage jusqu’à son frère paisiblement en apparence réfugié près du monarque Odin.

Bien que choqué des méthodes brutales de son fils, Odin lui accorde le bénéfice du doute et ignorant sa traitrise, charge Loki de prévenir Hardol le guérisseur, de soigner Jane plongée par magie dans le coma.

Fort heureusement Balder intercepte Loki et délivre lui-même le message à Hardol après un périlleux voyage empli de dangers.

Alors que Thor finit par triompher sur Terre des coriaces Hyde et Cobra, le remède parvient finalement jusqu’à lui et lui permet de soigner Jane.

Vient ensuite le classique d’entre les classiques dans lequel Thor membre des Vengeurs affronte Hulk en combat singulier alors qu’allié au Prince des mers, il tentait de régler ses comptes avec les super héros.

Privant volontairement son marteau de ses pouvoirs magiques pour rendre le combat égal, Thor affronte le géant vert en un combat de titans à mains nues qui se solde par un match nul bien commode et trop souvent en usage chez Marvel.

Vient ensuite un affrontement assez peu intéressant contre la Gargouille grise, ex scientifique français capable de changer les gens par toucher en statues de pierre, qui ne pèse finalement pas lourd une fois le pouvoir du dieu du tonnerre réactivé.

On termine par sans nul doute le plus impressionnant des ennemis mortels du dieu du tonnerre, l’Homme absorbant, alias Crusher Creel ex taulard rendu par la magie de Loki capable d’absorber les propriétés et pouvoirs de n’importe quoi, dieu compris.

Rendu quasi invincible par son pouvoir, l’Homme absorbant pose un problème n apparence insoluble à Thor et laisse penser un moment qu’il va le vaincre.

Après une nouvel intermède dans lequel Thor est forcé d’affronter une nouvelle fois Loki en Asgard pour secourir Jane, le match final a lieu contre l’Homme absorbant qui pour montrer l’étendue de sa puissance, absorbe le feu et les éléments naturels de la terre pour se changer en colosse de fer, pierre et bois.

Comprenant qu’il ne pourra vaincre Creel par la force, Thor change de tactique et utilise les pouvoirs magiques de son marteau pour disperser ses molécules et le changer en hélium dérivant dans l’espace.

En conclusion, malgré son âge vénérable (plus de cinquante ans !), « Marvel classic n°2, Thor » justifie amplement son nom et délivre une impressionnante série d’aventures cultes mettant en scène des personnages de premier plan du monde Marvel et des ennemis de fort calibre comme Loki, Hulk, l’Homme absorbant, Magnéto voir à un degré moindre la Gargouille grise et Hyde.

Les scénario sont certes des plus basiques tout comme le style assez daté et grossiers de Kirby, mais difficile de bouder son plaisir avec de pareilles aventures et des combats aussi épiques face à de telles légendes du comics.

Alors autant pour l’aspect historique que pour le plaisir simple et jouissif de revoir Magneto ou Hulk face à Thor, on sera indulgents avec les imperfections de l’époque pour gouter ce Marvel classic à sa juste valeur !

Marvel classic n°2, Thor (Stan Lee, Jack Kirby)
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 12:28
Marvel heroes n°36 (Christos N Cage, Mahmud Asrar, Dan Slott, Neil Edwards, Kieron Gillen, Billy Tan, Jeff Parker, Gabriel Hardman)

Retour au comics avec « Marvel heroes n°36, siège » sorti en 2010.

Scindé en quatre courtes histoires assez hétérogènes, ce numéro 36 se place dans un premier temps dans le présent avec Norman Osborn le fameux Bouffon vert qui a pris le contrôle des Vengeurs et lance le redoutable Maitre de corvée et ses troupes à l’assaut ni plus ni moins que d’Asgard, le légendaire royaume des dieux nordiques.

On retrouve Christos N Cage au scénario et Mahmud Asrar au dessin pour développer un personnage de second voir troisième range chez Marvel, connu surtout pour ses capacités d’apprentissages surnaturelles et ses aptitudes en maniement d’armes blanches.

Le Maitre de corvée révèle également sa lassitude de n’être qu’un mercenaire vendant ses talents d’instructeur aux criminels les plus offrants et cherche dans cet assaut d’envergure à entrer dans l’histoire comme un tueur de Dieux.

A la tête d’une troupe hétérogène aux talents divers, le Maitre de corvée trouve dans Constrictor un allié important qui finit malgré sa peur par se ranger à ses rêves de grandeur.

Le combat s’engage alors sur Asgard, mettant aux prises super héros et soldats Asgardiens.

Tandis que les derniers Vengeurs rebelles à l’autorité d’Osborn (Justice, Night-fighter, Ultragirl, Tigra) tentent de démontrer son implication dans un coup monté sensé légitimer son attaque contre Asgard, les plus puissants héros de la Terre dont Sentry, réputé être invincible, attaquent Thor de front.

Le dieu du tonnerre finit par tomber sous les attaques conjugués de Sentry, Iron patriot, Rayon X, Opale, Miss Marvel sous la supervision du Maitre de corvée et de Diamondback qui participent à l'assaut final.

Après ce grand choc, les Vengeurs dessinés par Neil Edwards sur un scénario de Dan Slott, reviennent à l’honneur face à Loki, qui capturé et torturé, implore l’aide de son demi frère Thor pour mettre fin à son supplice.

En réalité, les Vengeurs quasi intraitables avec Hercule, Vision, Vif argent, la géante Cassie dirigés par Jonas cherchent à retrouver la Sorcière rouge et vont jusqu’aux régions lointaines d’Asgard affronter des Trolls et ensuite capturer Loki pour lui demander des comptes.

Après un bref accrochage avec le fougueux Vif argent, Thor obtient la libération de Loki et promet de lui faire subir un interrogatoire par Balder le souverain actuel d’Asgard.

Pendant ce temps là, le robot Jocaste resté au manoir des Vengeurs, semble connectée à son père Ultron qui prépare vraisemblablement une nouvelle attaque.

Toujours sous les feux de l’actualité, Thor dessiné par Billy Tan sur un scénario de Kieron Gillen, désireux de sauver Kelda mourante, affronte ensuite dans les denses forets de Latvérie ou les Asgardiens ont élu domicile, Fatalis qui a revêtu et domestiqué l’armure du puissant Destructeur, tueur de dieux crée par Odin en personne.

Tandis que Balder et ses soldats luttent face aux horribles cyborgs Asgardiens de Fatalis pour protéger le corps de Kelda, Thor finit après un intense combat par vaincre Fatalis et détruire l’armure du Destructeur qu’il contrôlait.

Kelda est au final sauvée mais Balder confirme ensuite de vive voix le bannissement de Thor.

L’alliance secrète entre Fatalis éprouvé par son échec et Loki manipulant en sous main Balder se confirme.

Enfin pour terminer on retrouve avec Jeff Parker (scénario) et Gabriel Hardman (dessin) notre bon vieux Hulk en Autriche dans une aventure nimbée de mystère au cours de laquelle, Bruce Banner est manipulé par Victoria Frankenstein pour opérer une transfusion sanguine afin de redonner vie au légendaire Monstre de Frankenstein.

Fort logiquement le réveil de Frankenstein doté d’une parcelle de la force de Hulk se solde par un affrontement entre les deux monstres, qui force l’armée à intervenir.

Les deux paria font ensuite cause commune, détruisant les soldats et leurs machines, avant de se séparer dans la foret et unis à présent par un lien intime.

En conclusion, « Marvel heroes n°36, siège » donne au lecteur à boire et à manger.

Bien que centrées majoritairement autour de Thor, les histoires paraissent assez décousues et plutôt difficiles à suivre.

Ratage complet pour celle médiocrement dessinée concernant à la capture par des moyens scientifiques de Loki, fort gout de déjà vu pour la rencontre Hulk-Frankenstein avec un graphisme gothique abominable de Hardman, puis plus de réussite sur l’excitante et audacieuse entreprise d’un Maitre de corvée en quête de gloire en tuant un dieu ou enfin le combat de poids lourd de Thor contre un Fatalis possesseur d’une parcelle du pouvoir divin du Destructeur.

Au final, inégal donc comme toute la série Marvel heroes mais pas totalement dénué d’intérêt !

Marvel heroes n°36 (Christos N Cage, Mahmud Asrar, Dan Slott, Neil Edwards, Kieron Gillen, Billy Tan, Jeff Parker, Gabriel Hardman)
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 09:28
Eraserhead (David Lynch)

Grand cinéaste très branché, David Lynch a sorti son premier film en 1977, « Eraserhead ».

Film fantastique en noir et blanc et aux forts relents d’expérimentation, « Eraserhead » raconte l’histoire de Henry Spencer (Jack Nance) un homme perdu et solitaire, qui invité par les parents de son amie Mary (Charlotte Stewart), découvre que celle-ci a accouché d’un enfant prématuré.

Très mal à l’aise notamment sous le feu des questions du père, Bill (Allen Joseph), passablement surexcité et dérangé, Henry comprend qu’il va devoir reconnaitre l’enfant et épouser Mary.

Mais lorsqu’il découvre l’enfant, une horrible surprise l’attend face à l’aspect monstrueux d’une petite créature ressemblant à un bébé agneau sans bras ni jambe.

Pour ne rien arranger, le bébé gémit en permanence d’une petite voix nasillarde insupportable pour les parents.

Henry est tétanisé par cette vision de cauchemar et se réfugie dans ses rêves bizarres ou une femme (Laurel Near) dans un radiateur (!), sorte de vague Marylin Monroe aux joues déformées, tente de le rassurer.

Le couple tente maladroitement de s’occuper du bébé en le nourrissant ou tentant de la soigner d’une horrible maladie de peau, mais Henry devient fou lorsqu’il réalise que Mary est encore enceinte d’une créature similaire et lui arrache directement le fœtus du ventre, ce qui la tue.

Dès lors livré à son trouble intérieur, Henry tente de se réconforter avec la voisine (Judith Anna Roberts) puis victime de rêves horrible montrant sa tête arrachée de son corps puis exploitée par des scientifiques, et incapable de supporter davantage la situation prend la décisions de tuer en la découpant la petite créature qui agonise de manière insupportable.

En conclusion, « Eraserhead » est un ovni filmatographique qui pose immédiatement le style bizarre, dérangeant et douloureux de Lynch.

Inclassable, déroutant, « Eraserhead » est surtout insupportable par son ambiance horrifique, glauque et malsaine peuplée de bruitages particulièrement pénibles.

On pourra apprécier non sans un certain snobisme la volonté artistique du réalisateur désireux peut être de montrer une forme d’angoisse face à la paternité, mais au final trop expérimental et rebutant à mon gout « Eraserhead » m’a fait passer un véritable sale moment !

A réserver donc à un public extrêmement averti !

Eraserhead (David Lynch)
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 19:00
Armaggedon rag (George R.R. Martin)

En fouillant dans mes archives j’ai découvert que je possédais un vieux roman de George R.R. Martin l’écrivain star du «Trône de fer » dans un registre moins connu, celui du fantastique avec « Armageddon rag ».

Sorti en 1983, « Armageddon rag » raconte l’histoire de Sandy Blair, écrivain soixante huitard américain, plongeant pour les besoins d’une enquête sur l’assassinat de Jamy Lynch ancien producteur de musique, dans l’univers musical de sa jeunesse, le hard rock des années 70.

Rapidement Blair pourtant arrivé à un certain statut social en tant qu’écrivain, plaque sa vie confortable et bourgeoise pour couvrir cette disparition pour le compte de Hedgehog, ancien magazine de musique contestataire, rangé lui aussi des voitures dans les années 80.

Le meurtre atroce et rituel de Lynch pousse Blair à chercher du coté du Nazgul, groupe légendaire des années 70 que produisait la victime, avant que l’assassinat de son chanteur Patrick Hobbins en plein concert en 1971, ne mette un terme à sa carrière.

A bord de sa fidèle Mazda, Blair se met à la recherche des anciens membres du Nazgul et commence par Gopher John, le brutal et surdoué batteur du groupe, devenu propriétaire d’une salle de concerts underground après l’échec de sa carrière solo.

Il trouve un homme en quête de respectabilité et peu enclin à évoquer son passé mais que la destruction par incendie criminel de son club, ébranle.

Blair rencontre ensuite le guitariste Rick Maggio devenu obèse et se produisant dans des clubs minables avec des formations de jeunes musiciens de quatrième zone.

Accro à la drogue et aux jeunes femmes, Maggio reste un instable et un écorché vif.

Reste ensuite le bassiste Peter Faxon, âme créatrice du Nazgul, qui semble le plus posé et épanoui des trois survivants avec une vie de famille stable.

Les témoignages des trois musiciens mettent Blair sur la piste d’Edan Morse, un producteur ayant cherché à reformer le Nazgul et pour qui Lynch, propriétaire exclusif des droits sur le groupe, représentait un obstacle gênant.

Morse semble nimbé d’une réputation assez inquiétante en raison de son appartenance à des milices paramilitaires anti système dans les années 60 avant d’être viré du mouvement en raison de ses visions et ses délires autour de rites de sorcellerie.

En enquêtant, Blair cherche à revivre le frisson de son passé et ses rêves de changer le monde dans un univers de rassemblements collectifs, de drogues et de musique rock.

Au moment ou il s’y attend le moins, Morse le convoque en envoyant à lui deux de ses employés, Ananda une magnifique Noire et Gort, un colosse de prêt de deux mètres vingt.

Peu à l’aise, Blair découvre un homme mystérieux, ambitieux gourou poursuivant l’idée qu’une reformation du Nazgul pourra changer le monde pourri dans lequel chacun évolue aujourd’hui.

Il devient néanmoins l’amant d’Ananda et entretient une étrange relation avec la jeune femme, aux idées elles-aussi révolutionnaires.

Morse a semble-t-il tout prévu et embauché Larry Richmond, un sosie de Hobbins, qui singe même sa façon de chanter, sans posséder toutefois la même puissance émotionnelle que le chanteur original.

Mu par la puissance de l’argent et un pouvoir de persuasion incroyable, Morse parvient à convaincre les musiciens de reformer le Nazgul, de répéter ensemble et d’enregistrer un nouvel album pour remettre sur les rails l’un des groupes de rock les plus mythiques qui ait vu le jour.

Blair est enrôlé dans l’aventure comme journaliste, chargé de créer le buzz avec ses contacts auprès des grands magazines musicaux.

L’écrivain accepte de suivre le groupe en tournée tout en restant intimement convaincu que Morse a fait tuer Lynch par l’effrayant Gort.

La tournée américaine débute dans une ambiance de revival 70 assez excitante, la Nazgul attirant sur son nom une foule toujours croissante.

Sur scène c’est une autre histoire et le groupe, vieilli et rouillé, peine parfois à convaincre, échouant même sur les nouveaux morceaux, que le public rejette massivement, préférant la musique des premiers albums, devenus cultes.

Richmond subit le plus la pression, en raison de son chant clairement inférieur à celui d'Hobbins, mais parvient étonnamment à se transcender sur les anciens morceaux, qui produisent toujours un impact fantastiques sur les foules.

Obsédé par son rêve, Morse pousse le Nazgul a refaire la tournée de 1971, passant dans chaque ville dans des salles toujours plus grandes.

Blair suit le mouvement, passionné et effrayé, voyant Maggio replonger dans la came, couchant avec Ananda tandis que Morse s’inflige à chaque performance du groupe de curieuses blessures au couteau qui mutilent sa chair.

Après un show hors du commun en plein air à Denver sous un orage monstrueux et des émeutes faisant plusieurs morts, vient l’ultime show de West Mesa, ou Hobbins trouva tragiquement la mort.

Mais Morse curieusement vidé de son sang, est retrouvé agonisant et craignant pour sa vie, cherche à présent à tout arrêter, ce qui déplait fortement à Ananda qui souhaite avec ferveur aller au bout du processus.

La jeune femme révèle sa vraie nature de leader fanatique, assassinant Morse, éliminant avec une relative facilité l’immense Gort et contraignant Blair à assassiner lui-même Richmond en plein concert afin de provoquer la fin du monde.

Perturbé par cette découverte, Blair fait mine d’accepter cette mission sacrée mais refuse in extremis, mettant ainsi en échec les rêves déments d'Ananda.

Rien ne se passe et le Nazgul peut donc continuer tranquillement une honnête carrière dans les années 80.

Blair fait fortune en écrivant un roman sur cette aventure, qui lui permet de tirer du pétrin un de ses amis de jeunesse, sous la coupe d'un père autoritaire, lui-même richissme écrivain de romans stupides et violents.

En conclusion, « Armageddon rag » est un roman original qui ne pourra que séduire les amateurs comme moi de hard rock ténébreux des années 70.

On pense bien sur très fort à Black sabbath pour le nihilisme, la contestation et l’appel au surnaturel, même si les références affichées lorgnent plus vers les Doors, Janis Joplin ou Jimy Hendrix, légendes maudites de leur époque.

L’autre facette très présente du roman est la nostalgie d’un homme pour cette époque ou les jeunes occidentaux voulaient réellement changer le monde et se battaient pour la liberté, la paix contre des valeurs comme l’argent, le matérialisme, la religion et l’armée.

Même si utopique, ce combat prend une résonance tout particulière aujourd’hui dans notre époque ou un Occident cynique, dévoué à l’argent, décadent spirituellement se heurte à un Orient plus ancré dans de rigides traditions.

Très développés au cours du roman, ces états d’âme ou cette quête un peu vaine d’un passé à jamais révolu et certainement enjolivé, peuvent parfois lasser ou irriter le lecteur lorsqu’une certaine répétitivité s’installe.

Impossible en revanche de ne pas partager l’amour de la musique mystérieuse sombre et violente, emplie de références à l’héroic fantasy que véhicule « Armageddon rag ».

Les scènes de concerts gigantesques avec une ambiance de communion quasi mystique que seule peut créer la musique, demeurent assurément la face la plus excitante d’un roman que je ne peux que recommander à tous les amateurs de rock et les fans de Georges R.R. Martin désireux de découvrir un autre aspect de son vaste talent.

Armaggedon rag (George R.R. Martin)
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 09:41
Monster (Patty Jenkins)

Basculons d’univers avec « Monster » film de Patty Jenkins.

Sorti en 2003, « Monster » raconte de manière romancée la vie de la tueuse en série Aileen Wuornos, exécutée l’année précédente pour le meurtre de sept hommes.

A la fin des années 80, Aileen (Charlize Theron) est une marginale de Floride, vivant dans la rue et gagnant sa vie en se prostituant avec des automobilistes de passage.

Sa vie brisée et instable croise un soir la route de Selby Wall (Christina Ricci), jeune lesbienne qui la drague dans une boite homosexuelle et lui propose de venir dormir dans une petite chambre prêtée par les amis de ses parents

Bien qu’à la base non homosexuelle, Aileen désespérée par la vie, cède aux avances de Selby et devient son amante.

Les deux jeunes femmes aussi dissemblables l’une que l’autre, s’attirent en vertu des la théorie des contraires et sortent ensemble à la patinoire de la ville, nouant une relation amoureuse.

Bien qu’ayant rencontré pour la première fois quelqu’un à aimer, Aileen est contrainte pour continuer à survivre à continuer les passes sur les routes et rencontre un soir un client (Lee Tergesen) particulièrement violent qui l’assomme, la viole et la torture.

Paniquée, elle saisit une arme à feu située dans la boite à gant du violeur et l’abat.

Après une crise de nerf avec Selby, Aileen finit par lui avouer son crime et la pousse à quitter la ville en profitant de l’argent qu’elle a volé sur le violeur.

Fort heureusement la police se montre incapable de la retrouver et Aileen mène une vie plus douce avec sa compagne dans un petit motel tranquille.

Souhaitant en apparence se ranger, elle se lance dans une recherche de travail normal mais sans expérience ni diplôme est systématiquement refusée pour des postes de secrétaires ou d’ouvrière.

Son destin semble la rattraper lorsqu’elle est ramassée par un policier qui en profite pour la contraindre à une fellation dans sa voiture.

Aileen comprend qu’elle n’a pas d’autre choix que de se prostituer et l’accepte en apparence, mais en réalité une sombre pulsion s’est activée en elle : le désir de tuer.

Elle va alors entamer une série de meurtre d’hommes la ramassant dans leur voiture, puis finissant abattus et volés.

Aileen renonce à tuer Gene (Pruitt Taylor Vince) un homme effacé et pacifique mais dérape en abattant un ancien officier de police.

Paniquée, elle se lance dans une nouvelle cavale vers la Floride, entrainant avec elle Shelby mais cette fois le meurtre du policier donne lieu à une enquête poussée.

Le couple fuit, abandonnant les voitures volées mais est trahi par un couple de personnes âgées qui est témoin d’un de leur accidents de la route.

Poursuivie par la nécessité, Aileen ne renonce pas à ses sombres dessins, abattant un nouvel homme, Horton (Scott Wilson), grand-père simplement désireux de l’aider à s’en sortir.

Au final le couple est capturé dans le bar qu’elle fréquente régulièrement sous les yeux de Thomas (Bruce Dern), le seul ami masculin d’Aileen.

Au cours du procès, Selby se retourne contre Aileen, acceptant le jeu de la police consistant à enregistrer ses conversation pour obtenir les déclarations prouvant sa culpabilité.

Aileen pourtant pardonne par amour sa compagne et est conduite dans le couloir de la mort au début des années 90 pour y être exécutée douze ans après.

En conclusion, « Monster » est un film choc, très éprouvant et parfois désespérant, sur le destin chaotique d’une femme ayant tiré les mauvaises cartes dans l’existence, puis basculé dans une spirale de violence la conduisant à sa propre destruction, après avoir occasionné la destruction de plusieurs autres vies.

La relation homosexuelle assez plate entre les deux héroïnes, toutes les deux paumées et marginales, m’a à vrai dire laissé de marbre.

Récompensée par un oscar, la performance de Chalize Theron, plus belle blonde de la Terre, enlaidie et engrossée pour les besoins du film, demeure la principale raison de voir ce film classique sur la dérive de couples de tueurs en série.

Monster (Patty Jenkins)
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 21:04
Sign of the hammer (Manowar)

Retour au heavy metal traditionnel avec sans nul doute la meilleure période pour la qualité de ce type de musique, le début des années 80, 1984 plus précisément date à laquelle sort « Sign of the hammer », troisième albums des américains virils de Manowar.

Tournant depuis trois ans, Manowar présente ici une pochette enfin sobre faisant clairement référence à la mythologie nordique avec un symbole qui deviendra le signe de ralliement des fans dans le monde entier.

« Sign of the hammer » débute par le mid tempo , « All men play on 10 » dont le rythme bien balancé et les refrains accrocheurs placent immédiatement en position d’hymne.

On prend un peu de vitesse avec « Animals » sur lequel le chanteur Eric Adams fait usage comme d’une arme de sa voix puissamment aiguë mais surtout avec le fantastique « Thor (the powerhead) » chef d’œuvre de heavy metal épique dédié au dieu du tonnerre viking mais surtout véritable source d’inspiration pour moi encore de nos jours.

Mais les américains savent également varier leur répertoire et placent alors « Mountains » longue ballade douce et mélancolique de plus de sept minutes pour mieux enchainer ensuite sur le nouvel hymne « Sign of the hammer » ou Adams soutenu par des chœurs puissants vient gifler l’air de ses hurlements rageurs.

L’énergie est encore au rendez vous sur « The oath » porté par la rythmique d’enfer du duo Joey de Maio (basse)-Scott Columbus (batterie) puis Manowar décide d’une fin d’album lente et majestueuse enchainant « Thunderpick » un instrumental pas indispensable puis « Guyana (cult of the damned) » long titre à l’atmosphère sombre et un tantinet pesante.

En conclusion, « Sign of the hammer » est très bon album des années 80, qui comblera les fans de heavy metal puissant, mélodique à tendance grandiloquente.

Fort bien servi par un chanteur à coffre, Manowar se montre ici très inspiré et déploie toute l’étendue de son talent en huit titres variés à l’atmosphère épique souvent prenante.

Assez curieusement on retiendra surtout les titres les plus rapides comme l’exceptionnel « Thor (the powerhead) », « The sign of the hammer » ou encore « The oath » et constatera que les américains se montrent relativement plus faibles dans le registre lent.

Tout ceci ne saurait entacher la réussite de ce troisième album et placer Manowar comme un bon outsider du heavy de l’époque derrière les intouchables leaders du genre (Judas priest, Iron maiden).

Sign of the hammer (Manowar)
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 11:27
Apocalypse, Hitler (Pascale Clarke, Danielle Costelle)

Dans la lignée des brillants travaux de pédagogie historique, « Apocalypse, Hitler » série en deux parties, voit le jour en 2011.

On retrouve Pascale Clarke et Danielle Costelle à l’origine de cet impressionnant travail de recherche, restauration et de coloration des archives.

L’enfant terrible du cinéma français, Mathieu Kassovitz prête ici sa voix pour une narration sobre.

Dans la première d’entre elles, appelée « La menace », on s’intéresse au passé d’Adolf Hitler, né en 1889 dans un petit village autrichien prêt de la frontière allemande de la région de Bohême.

L’aspect familial est important pour étudier la psychologie du futur dictateur et on notera que son père Alois, était un douanier extrêmement autoritaire et brutal, alors que sa mère Klara, était un objet de vénération qui mourut prématurément à 47 ans d’un cancer.

Hitler conservera une relation intime extrêmement forte avec sa mère et conservera un portrait d’elle jusque dans ses derniers jours dans son bunker de Berlin.

Remonter plus loin dans les origines de la famille se heurte rapidement au problème de l’origine paternelle d’Alois, enfant adopté par un meunier, ce qui laisse planer un doute sur quelques ascendances juives non assumées.

N’écoutant pas les volontés de son père qui le voit fonctionnaire, Hitler se rend après la mort de ses parents à Vienne pour étudier les beaux-arts.

Dans la prospère capitale autrichienne, il découvre avec horreur le cosmopolitisme et mène une vie de dilettante, échouant au concours et connaissant des moment de grande pauvreté après dilapidé tout l’argent de son héritage.

L’arrivée de la Première guerre mondiale va changer la destinée de ce peintre raté qui survit plutôt qu’il ne vit à Vienne.

Hitler s’engage et devient estafette dans la tranchées, accomplissant la tache périlleuse d’acheminer les messages sur le front.

Le choc de la Première guerre mondiale l’atteint de plein fouet et après avoir été retiré du front suite à une perte momentanée de la vision, Hitler vit comme un drame personnelle la défaite allemande et surtout les conditions humiliantes imposées par le traité de Versailles.

A Munich sous la République de Weimar, ses talents innés d’orateur et la détermination de son engagement nationaliste, le fond devenir agitateur politique ou espion infiltré contre les organisations communistes alors dominantes.

La vie quotidienne est alors atrocement difficile en Allemagne, les Français et Belges n’hésitant pas à envoyer des troupes se servir directement en charbon dans la région e la Ruhr alors que celle-ci rechignait à s’acquitter de ses dettes.

Le chômage explose et la pauvreté gagne la population allemande.

En se calquant sur son modèle de l’époque Benito Mussolini, Hitler fonde son parti fasciste le NSDAP (ou Nazi), devient un leader politique de premier plan en utilisant habilement la frustration des populations pauvres et humiliées.

La mort prématurée du président Ebert va constituer une opportunité intéressante pour la droite allemande représentée par les anciens généraux de 1914-1918, qui ont conservé malgré la défaite une prestige important au sein de la population.

De plus en plus populaire dans les milieux d’extrême droite, Hitler se rapproche du général Ludendorff et fomente en 1923 un coup d’état qui échoue assez piteusement.

Condamné à cinq ans de prison, il bénéficie d’une certaine clémence et en profite pour écrire son « Mein Kampf » ouvrage délirant exprimant sa haine des Juifs, de ses ennemis communistes, français et la volonté d’élévation du peuple allemand, amené à régner sur le monde en vertus de la supériorité de sa race réputée pure, descendante des Ayriens.

Ouvrage imprégné de mysticisme, « Mein Kampf » servira avant et après son ascension de base idéologique fumeuse à l’application d’une politique guerrière et intolérante.

Libéré en 1924, Hitler peut alors reprendre ses activités avec encore plus de force en bénéficiant d’un contexte économique favorable à l’expression d’une mentalité extrémiste.

La seconde partie intitulée « Le Führer » narre l’irrésistible ascension d’Adolf Hitler jusqu’aux plus hautes instances politiques d’Allemagne.

A sa sortie de prison, Hitler retrouve ses plus proches collaborateurs : son bras droit Rudolf Hess, fervent idéologue antisémite, Hermann Goering, ex héros de l’aviation devenu obèse et cocaïnomane après une blessure, le chétif Joseph Goebbels génie de la propagande et surtout Röhm chef de la milice des SA ou chemises brunes, qui sèment la terreur auprès des populations juives et des factions adverses communistes.

Cette remarquable organisation et le soutien d’industriels de premier plan comme Thyssen ou l’américain antisémite Henry Ford, ne suffisent pas à lui faire emporter les élections et le vieux maréchal Hindenburg, représentant d’une droite conservatrice est logiquement élu en 1925 en profitant néanmoins de la popularité d’Hitler.

Mais Hindenburg qui pense pouvoir contrôler l’ambition de cet encombrant allié le laisse progressivement prendre de plus en plus d’influence.

En 1933, les nazis parviennent à paralyser le jeu démocratique en Allemagne et contraignent Hindenburg à nommer Hitler premier chancelier.

Arrivé au pouvoir légalement, Hitler commandite l’incendie du Reichstag, le parlement allemand pour justifier des mesures très dures visant à détruire toute forme d’opposition.

Les communistes, pacifiques sont déportés dans les premiers camps de concentration créer par Heinrich Himmler et les Juifs victimes de persécutions, contraint à l’exil, notamment en France ou aux États-Unis.

Seules les plus pauvres d’entre eux environ 250 000 restent en Allemagne et subissent des persécutions dans l’indifférence générale des élites allemandes plus promptes en cet été 1933 à profiter pour encore un temps de leurs privilèges.

En 1934, Hitler élimine l’encombrant Röhm qu’il considérait comme un rival potentiel et dissout les SA, au profit de l’armée régulière de la Wehrmacht et de SS, garde rapprochée et personnelle d'Hitler.

A la tête de l’armée, soutenu par les industriels, Hitler est alors le maitre de son pays et peut ainsi commencer à reconstruire les industries lourdes de la défense allemandes notamment l’aviation et la marine, qui lui font pour l’instant encore défaut pour donner corps à ses rêves de grandeur.

En conclusion, « Apocalypse, Hitler » est un documentaire passionnant, montrant l’ascension d’un dictateur hors normes, rendu fascinant par un invincible désir de revanche sociale et surtout une force de persuasion surnaturelle.

Observer un discours d’Hitler reste en effet une expérience fascinante : la gestuelle excessive empruntée aux acteurs d’opéra wagnériens, la puissance des incantations, la mise en scène du génial Goebbels qui mit en place avec l’aide du couturier Hugo Boss et de la réalisatrice Riefenstahl, une véritable esthétique nazi avec les uniformes, les emblèmes, les bannières et les torches.

Ce mécanisme montre finalement que le contenu stupide et délirant compte peu, seule au final prenant le dessus la puissance symbolique et le pourvoir hypnotique d’un guide quasi spirituel subjugueur de foules.

En ces heures troubles en France, j’ai également trouvé certains points communs avec les organisations terroristes islamiques : besoin de références religieuses visant à prôner une légitimité d’ordre supérieure, gout pour les mises en scène théâtrales, puissants mécanismes d’embrigadement de populations soumises à un sentiment d’injustice, recours à la force et à la terreur pour donner corps à une inextinguible volonté de domination et d’expansion territoriale.

Le fascisme quelle que soit sa forme, reste le fascisme, c’est pourquoi l’étude du phénomène Hitler reste d’utilité publique.

Apocalypse, Hitler (Pascale Clarke, Danielle Costelle)
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 18:23
Moulin rouge (Baz Luhrmann)

Ayant eu la chance d’aller récemment dans ce lieu mythique de la vie parisienne, j’ai voulu compléter cette expérience en visionnant « Moulin rouge » de Baz Luhrmann.

Sorti en 2001 et de fait multi-récompensé, « Moulin rouge » est une comédie musicale dans lequel Christian (Ewan Mc Gregor), un jeune et modeste écrivain vivant dans le Montmartre de la Belle-époque, tombe sous le charme de Satine (Nicole Kidman), une courtisane danseuse vedette au Moulin Rouge.

A cette époque, le lieu est déjà un cabaret à la réputation artistique solidement établie, mais également un lieu de prostitution pour clients aisés.

L’attirance entre les deux jeunes gens est réciproque et la passion ne tarde pas à enflammer les cœurs et les corps.

Mais tandis que le génial peintre Toulouse-Lautrec (John Leguizamo) pousse Christian dans son entreprise de séduction, un obstacle de taille ne tarde pas à se dresser face à leur amour naissant : le Duc de Monroth (Richard Roxburgh) riche mécène entiché de Satine et prêt en échange à investir massivement dans le cabaret.

Comprenant son intérêt, Harold Zidler (Jim Broadbent), le directeur de l’établissement pousse Satine à entendre la voix de la raison et à céder aux avances du Duc.

La belle hésite, partagée entre son cœur et son sa raison.

Pour la conquérir, Christian entreprend d’écrire une pièce ou une belle jeune femme demandée en mariage par un riche et puissant maradjah, finit par écouter son cœur et à rejoindre son jeune amant musicien.

La trame de cette pièce est donc prétexte à une débauche de numéros de danse et de chant dans lesquels les acteurs prennent visiblement un malin plaisir.

Lorsque la balance finit par pencher du coté du Duc, Christian chassé du cabaret et menacé de mort, tente une dernière apparition désespérée pour empêcher le mariage de Satine qui malade finit par mourir dans ses bras.

Dévasté, l’écrivain entreprend de relater son histoire personnelle.

En conclusion, malgré toutes ses récompenses, « Moulin rouge » constitue un effroyable ratage dont la marque première est le scénario que pourrait comprendre un enfant de 10 ans.

Rien en réalité n’a été tourné à Paris ou au Moulin rouge, les décors tentant de recréer grossièrement et de toutes pièces la magie du mythique cabaret.

Au milieu de ces décors de carton pate, les acteurs habillés de costumes criards s’agitent frénétiquement et font leur cirque pour surtout satisfaire leur propre plaisir et leur égo boursouflé.

Partie importante sinon majeure du film, la musique omniprésente proposant une invraisemblable adaptation des standards de la musique pop et rock dans laquelle David Bowie, Nirvana, Kiss, The Beatles, Queen, U2 et Madonna se retrouvent atrocement défigurés.

Symbole suprême de ce paroxysme de vulgarité, l’abominable reprise de « Lady marmalade » de Christina Aguilera, Pink et Lil Kim ou les trois chanteuses ondulent attifées et maquillées comme des voitures volées.

« Moulin rouge » incarne donc pour moi le paroxysme de la (sous) culture américaine, qui dans un esprit très Las Vegas, copie grossièrement les autres cultures plus anciennes ou brillantes pour générer une énorme machine à cash dénuée de toute substance.

A vomir !

Moulin rouge (Baz Luhrmann)
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 09:24
The sentinel (Clark Johnson)

Voir un film avec Michael Douglas est toujours un plaisir aussi est-ce avec une grande curiosité que j’ai découvert « The sentinel » de Clark Johnson.

L’histoire se déroule en 2006, dans les arcanes de la Maison Blanche à Washington.

Pete Garrison (Michael Douglas) est un agent des services secret et assure la sécurité de Sarah Ballantine (Kim Basinger), la femme du président des Etats-Unis dont il a fini par devenir l’amant.

Le meurtre de son ami Charlie Merriweather (Clark Johnson) devant son domicile est un premier évènement troublant puis l’agent secret comprend qu’il est victime d’une machination lorsque il reçoit à son domicile des photos de sa liaison avec Sarah et qu’un coup de fil anonyme le conduit dans un café fréquenté par des proches de puissants cartels de drogues sud américains alors que dans le même temps, la tentative d’assassinat de président Ballantine (David Rasche) dont l’hélicoptère est abattu ne tarde pas à mettre en alerte rouge les services de sécurité qui cherchent un traitre dans l’entourage proche du président.

L’enquête est confiée à David Breckinridge (Kiefer Sutherland) assistée par Jil Marin (Eva Longoria) jeune et séduisant agent d’origine hispanique.

Garrison connu pour être le garde du corps ayant pris une balle pour sauver le président Reagan dans les années 80, est logiquement suspecté et doit passer le test du polygraphe, une sorte de détecteur de mensonge qui le met en difficulté.

Ayant un vieux contentieux avec Breckinridge pour une liaison avec son ex femme, Garrison échappe à une interpellation et tente par ses propres moyens d’établir son innocence.

Il parvient à retrouver son indicateur Walter Xavier (Raynor Scheine), qui l’avait attiré dans une violente fusillade dans un centre commercial et le découvre mort.

Contre toute attente, Marin qui croit en son innocence lui fournit une aide pour diriger ses recherches et le met sur la piste d’une organisation terroriste d’extrême Orient visant à éliminer le président lors d’un sommet israélo-palestinien.

Le duo Garrison-Marin comprend que le traitre est en réalité Montrose (Martin Donovan) le chef de la sécurité du président qui s’est de fait soustrait au test du polygraphe.

Prenant tous les risques, Garrison se rend au sommet et déclenche une fusillade avec les terroristes.

Montrose perd la vie dans les échanges de tir mais Garrison appuyé par Breckinridge, finit par éliminer les terroristes et à sauver le président.

Ayant prouvé son innocence, le vétéran finit par prendre une retraite bien méritée …

En conclusion, « The sentinel » est un de ces classiques thrillers sitôt vu sitôt oublié dans lequel Michael Douglas a été mille fois vu et revu.

Le scénario montrant un homme seul contre un système ligué contre lui n’est pas très original et se déroule tortueusement dans une ambiance de paranoïa liée au monde des services secrets américian.

Restent pour sauver « The sentinel » de la série B efficace mais anonyme le casting assez impressionnant, le charme de Longoria et la présence toujours magnétique de la star Douglas.

The sentinel (Clark Johnson)
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 22:11
Go fast (Olivier Van Hoofstadt)

Idéal pour un dimanche soir sans prise de tête, « Go fast » du Belge Olivier Van Hoofstadt.

Sorti en 2008, « Go fast » se déroule dans le milieu ou Marek (Roschdy Zem) un policier décide d’infiltrer un gang de trafiquants de drogue pour venger la mort de son collègue et ami Jean-Do Pauli (Olivier Gourmet) assassiné après une planque ayant mal tournée dans une cité de la banlieue parisienne.

Marek suit donc un entrainement ultra poussé auprès du Raid mêlant mise en condition physique (musculation, natation), séance d‘adresse au volant, de tir au pistolet et résistance au stress.

Nanti d’une nouvelle identité que lui accorde son nouveau patron Evrard (Xavier Maly) lui-même répondant aux directives de l‘américain John Wahl (Grégory Gadebois), Marek devient Slimane, ex braqueur revenu de prison pour proposer ses services aux trafiquants dont la spécialité est d’utiliser des voitures ultra rapides pour acheminer d’importantes quantités de drogues venant du Maroc via l’Espagne pour inonder les cités de Bobigny.

Pris sous la coupe de Wilfrid (Frédéric Epaud), un des caïds du gang, Slimane est mis à l’épreuve pour voler une Audi RS4 à un couple de bourgeois de Neuilly.

Sans prendre le temps de souffler, Slimane file avec un troisième homme Fred (David Saracino) pour rallier l’Espagne puis le Maroc afin de récupérer la drogue à la source.

De retour à Malaga, il comprend que Gladys (Catalina Denis), une superbe espagnole va lui ouvrir la voie en Porsche Cayenne alors que lui transportera la drogue avec Fred.

Mais le voyage tourne mal, un ex pilote de Go fast tentant de détourner dans une station service avec un complice la marchandise avant d’être blessé par Gladys et capturé par Fred et Slimane.

Alerté par les coups de feu, Slimane parvient à convaincre l’équipe de rebrousser chemin à Malaga.

Furieux, Wilfrid lui présente deux nouveaux membres du gant dont Lucien (Jil Milan) l’un des tueurs de Pauli qui connait de surcroit son visage pour l’avoir entrevu au cours d’une garde à vue au commissariat.

Les trafiquants ignorent cependant que l’Audi a été remplacée et truffée de caméras par la police qui peut ainsi suivre à distance l’évolution de la situation.

Poussé par le trafiquant espagnol en chef, les pilotes reprennent la route le soir même, Slimane faisant équipe avec N’Diaye (Evariste Kayembe-Beya) l’acolyte de Lucien, qui finit par se souvenir de la véritable identité du pilote et alerte aussitôt les autres gangsters.

Heureusement pour Slimane, les équipes du Raid sont déjà positionnés et peuvent intervenir du coté français lorsque les gangsters décident de l’éliminer.

Pris en chasse, Slimane provoque un accident de voiture pour sauver sa peau et découvre que Gladys est une policière après qu’elle ait tué N’Diaye.

Les chefs restés en Espagne sont arrêtés tandis que le Raid équipé d’un hélicoptère et de tireurs d’élite fait le ménage.

Slimane renonce in extremis à tuer Lucien, blessé à la jambe et à assouvir sa vengeance.

Il se console en filant le parfait amour avec Gladys et en accordant des vacances réparatrices au Maroc à la famille de Paoli.

En conclusion, « Go fast » est l’archétype du film d’action à la Luc Besson, avec policiers durs à cuir, jolies filles un peu potiches, gangsters peu commodes mais surtout fusillades et courses poursuites à fond la caisse.

Le scénario du flic infiltré voulant venger son coéquipier est certes usé jusqu’à la corde, mais Roschdy Zem qui a la gueule de l’emploi, s’en tire honorablement.

A l’arrivée le public en a pour son argent avec une réalisation nerveuse et efficace, même si pour être honnête, tout ceci ne vole pas bien haut et ne provoquera pas d’explosion de neurones.

Go fast (Olivier Van Hoofstadt)
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