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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 22:03
Ultimate X-men n°49, pouvoir absolu (Robert Kirkman, Harvey Tolibad, Aaron Coleite, Mark Brooks)

Suite logique de l’épisode précédent, « Ultimate X-men n°49, pouvoir absolu » voit le jour en 2008 avec Robert Kirkman au scénario et Harvey Tolibad aux dessins.

Métamorphosée en Phénix, Jean Grey déchaine son pouvoir sur Apocalypse et ce n’est pas de trop, tant le mutant aux pouvoirs gonflés par une technologie céleste, résiste à un premier assaut, manquant de surprendre une des plus puissantes créatures de l’univers !

Après un combat dantesque, Apocalypse finit par se trouver logiquement surclassé et implore la pitié du Phénix qui le laisse en vie bien que anéanti.

Avant de partir, Phénix remodèle ensuite la réalité, redonnant vie à Angel, son bras à Wolverine et charge le Professeur X de changer le monde.

On souffle ensuite avec un épisode crée par Aaron Coleite sur des dessins de Mark Brooks, montrant les X-men agressés chez eux par la Division alpha pour récupérer l’un des leurs, Véga qui est l’amant de Colossus.

Les X-men sont rapidement tenus en échec par des adversaires dont les pouvoirs ont été augmentés par une drogue mutante appelée le banshee, Wolverine étant projeté par une rafale de Vindicator à des dizaines de kilomètres, la demi déesse Harfang surclassant les pouvoirs élémentaux de Tornade, tandis que la férocité de Sasquatch surprend Malicia et que Shaman tient tranquillement en échec les pouvoirs conjugués de Cyclope et Havok.

Vega est donc enlevé au grand damne de Colossus qui a le cœur brisé et revit un passé difficile avec la fuite de son foyer familial en Sibérie suite à la découverte de son homosexualité et les premières injection de banshee pour doter son corps de métal d’une force surhumaine.

Vexé que ses coéquipiers ait découvert son addiction au banshee, Colossus tente maladroitement de justifier sa position puis préfère quitter l’équipe pour retrouver Véga à l’aide de X-men à l’étrange aspect.

En conclusion, « Ultimate X-men n°49, pouvoir absolu » place la barre encore un peu plus haut que le précédent avec un affrontement anthologique entre Jean Grey transformée en Phénix et Apocalypse, qui finit par s’incliner non sans opposer une honorable résistance à une puissance supposée sans égal.

L’influence positive du Phénix se fait ensuite sentir sur le groupe une fois la menace de l’horrible Apocalypse écartée.

Si le style trop propre Brooks ne contient pas la grandeur maléfique de celui de Tolibad, il n’en demeure pas moins suffisamment efficace pour donner un nouvel allant aux X-men pour aborder une nouvelle aventure face aux éternels frères jumeaux de la Division alpha sur fond d’addiction aux drogues et d’homosexualité de Colossus.

Le parti pris audacieux de faire de Colossus, colosse russe et artiste torturé un homosexuel enragé par la perte de son amant a de quoi surprendre et décevoir ceux qui comme moi voyaient dans ce colosse de métal un modèle de tranquille virilité masculine.

A vouloir trop être moderne …

Ultimate X-men n°49, pouvoir absolu (Robert Kirkman, Harvey Tolibad, Aaron Coleite, Mark Brooks)
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 21:34
Ultimate X-men n°48, apocalypse 2 (Robert Kirkman, Salvador Larroca)

Comme vous le savez les comic books ne sont jamais bien loin dans ces colonnes, aussi voici « Ultimate X-men n°48, apocalypse 2 ».

Sorti en 2008, ce 48 ième numéro écrit par Robert Kirkman sur des dessins de Salvador Larroca, entre dans le vif du sujet avec une attaque d’envergure des X-men (Wolverine, Dazzler, Fauve, Tornade, Psylocke, Pyro) contre le redoutable mutant Apocalypse responsable entre autres sous les traits de son bras droit Sinistre de la mort d’Angel.

Se déroulant en plein centre ville de New-York, le combat est violent et occasionne la mise hors combat de Wolverine qui voit son bras arraché par son adversaire.

Même l’attaque surprise des Morlocks amenés en renfort par Diablo ne distrait le surpuissant mutant qu’un bref laps de temps, avant que celui-ci ne trouve un moyen de les retourner psychiquement contre les X-men pour provoquer un combat fratricide.

La menace que fait planer Apocalypse sur la ville est telle que Carol Danvers lance à l’assaut les soldats du S.H.I.E.L.D dotés d’armement High tech sans parvenir à l’inquiéter plus que cela.

Même les 4 Fantastiques qui peinent à contenir Cyclope, Iceberg, Jean et Malicia eux aussi affectés par le contrôle mental d’Apocalypse, se trouvent désemparés.

L’arrivée de deux mystérieux soldats casqués vient redonner un peu d’espoir, surtout lorsque l’un d’entre eux se révèle être le Professeur X en personne ramené du futur par Cable et seul capable de déverrouiller l’esprit des X-men.

Les pouvoirs conjugués des FF sont sans effet sur Apocalypse et les X-men comprennent que seul le Professeur X est suffisamment puissant pour arrêter le monstre.

Malgré un combat télépathique acharné, Xavier a le dessous et se trouve menace de mort ce qui force Jean Grey a appeler à la rescousse le pouvoir du Phénix en personne...

En conclusion, « Ultimate X-men n°48, apocalypse 2 » plonge le lecteur immédiatement dans le vif du sujet avec un combat dantesque comme on les aime ou plusieurs équipes de super héros affrontent un ennemi omnipotent assoiffé de pouvoir.

Le scénario de Kirkman est certes classique mais bien exécuté et on se régale du style puissant et coloré de Larroca, parfaitement amène de restituer la formidable ampleur de cette lutte pour la survie du monde.

Seul reproche principal, la durée minimaliste de l’épisode qui donne furieusement envie de connaitre la suite !

Ultimate X-men n°48, apocalypse 2 (Robert Kirkman, Salvador Larroca)
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 18:40
Arnold le magnifique (George Butler)

Réalisé en 1977 par George Butler, « Arnold le magnifique » ou plus communément appelé « Pumping iron » est un documentaire sur le milieu du culturisme américain et peut être considéré comme la première apparition filmé de l’homme qui deviendra plus tard une star de films d’action et un homme politique de premier plan aux Etats-Unis : Arnold Schwarzenegger.

Dans « Arnold le magnifique », Schwarzenegger a 28 ans et déjà un palmarès impressionnant avec des titres prestigieux de Mr Univers et Mr Olympia dont il brigue ainsi un sixième trophée en 1975.

Le documentaire suit donc Arnold et les autres culturistes dans leur préparation avec d’éreintantes séances en salle de gym, notamment à Venice en Californie, lieu mythique ou les plus grands champions viennent chercher l’émulation dans leurs entrainements.

En guise d’apéritif, on suit Mike Katz, enseignant âgé de 31 ans qui tente de devenir Mr Univers et parle succinctement de son parcours d’ex enfant complexé venu au sport que ce soit football américain ou body building dans une quête de gloire et de reconnaissance.

Mais malgré ses efforts, le blond dégarni échoue face à Ken Weller, blond vénitien au physique sans doute moins imposant mais plus symétrique et mieux proportionné.

On change de braquet en délaissant le monde des amateurs pour nous intéresser à celui des professionnels avec la lutte à distance entre Schwarzenegger, tenant du titre à Mr Olympia et son rival Lou Ferrigno, qui coaché par son père, mise sur sa taille supérieure (1m95 contre 1m88) et ses bras réputés plus massifs.

Ferrigno représente donc l’outsider d’Arnold dans la catégorie poids lourds (plus de 90 kilos) mais parait comme un colosse emprunté face au charisme et à l’assurance carnassière du champion.

L’entrainement avant la compétition à Pretoria en Afrique du Sud, est intense, chaque champion tentant de surpasser ses limites en effectuant toujours plus de série avec des poids toujours plus lourds.

Soumis à pareil traitement, les physiques gonflent, atteignant des proportions sans commune mesure avec le commun des mortels.

L’italien Franco Columbu, protégé d’Arnold dans la catégorie des moins de 90 kilos, dénote un peu dans ce milieu par son passé de boxeur et son origine européenne.

Le documentaire montre le caractère du champion, capable de déstabiliser psychologiquement ses adversaires, ce que confirme son emprise mentale sur Ferrigno dans les vestiaires de préparation.

Columbu remporte le titre des moins de 90 kilos, Schwarzenegger surclassant Ferrigno dans la catégorie du dessus dans laquelle un français, Serge Nubret, magnifique Noir, parvient à tirer son épingle du jeu en raflant la seconde place au nez et à la barbe de la brute.

Logiquement en final, Schwarzenegger n’a aucune difficulté à vaincre Columbu au physique certes impressionnant mais limité par sa petite taille.

Le documentaire se termine donc sur le dernier sacre d’Arnold, ses adieux au monde du body building, une camaraderie de façade pour le faire valoir Ferrigno et une surprenant révélation sur la froide détermination du champion, capable de refuser d’aller à l’enterrement de son père, chef de la police autrichienne à Graz, pour cause de championnat.

En conclusion, « Arnold le magnifique » est 40 ans après sa sortie aujourd’hui une curiosité qui ne peut que mettre mal à l’aise quand on sait la banalisation des produits dopants dans la société et les ravages qu’ils produisent sur de jeunes sportifs même amateurs.

Si on peut éprouver de l’admiration pour ses athlètes repoussant leurs limites pour une impossible quête de perfection plastique, une inextinguible soif de reconnaissance et la simple jouissance de sentir leurs muscles gonfler lors des entrainements, on ne peut s’empêcher de penser qu’obtenir de pareils résultats ne peut se réaliser qu’en prenant des drogues similaires à celles données pour le développement de la viande des bœufs.

Cette gène mise à part, « Arnold le magnifique » vaut surtout le détour pour découvrir le jeune Schwarzenegger qui en plus d’un physique extraordinaire, savait déjà en fin politicien manipuler ses adversaires pour arriver à ses fins avec en victime idéale le sympathique balourd Lou Ferrigno, qui restera surtout dans l’histoire pour son incarnation de Hulk dans une série télévisée des années 80.

Arnold le magnifique (George Butler)
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 09:36
Lost saison 3, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 3, épisodes 7 et 8 ».

Dans l’épisode 7 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Carlton Cuse et Jeff Pinkner, l’histoire se centre sur Juliet Burke (Elisabeth Mitchell), médecin chercheur en fécondation qui vole des médicaments dans son propre centre de recherche pour aider sa sœur Rachel (Robin Weigert) malade d’un cancer à tomber enceinte.

Juliet brave son ex mari Edmund (Zeljko Ivanek), directeur du centre pour dérober les précieux médicaments mais celui devine assez vite son manège.

Même si la brillante chercheuse est démarchée par Richard Alpert (Nestor Carbonell), le directeur d’un centre de recherche à Portland qui lui propose un contrat en or, elle ne peut accepter en raison du contrat qui la lie à son mari.

La mort brutale de celui-ci, écrasé par un bus, tombe à point nommé pour Alpert qui s’empresse passé par les formalités d’usage de revenir à la charge pour attirer Juliet dans ses filets.

Ce flashback montre la présence de Ethan (William Mapother) à ses cotés comme preuve que Alpert a cherché à attirer la chercheuse sur l’ile.

De retour dans la réalité, Sawyer (Josh Holloway) et Kate (Evangeline Lilly) échappent à leurs gardiens après avoir assommé et enfermé le teigneux Danny dans une cage.

Bénéficiant du répit accordé par Jake, ils tentent le tout pour le tout en fuyant dans la jungle sans se douter que Juliet ordonne leur poursuite et leur mise à mort sous les yeux effarés de Jake (Matthew Fox).

Une fusillade éclate dans la jungle et Alex Rousseau (Tania Raymonde) fille de Benjamin se porte à leur secours, leur permettant d’échapper temporairement à leurs poursuivants.

Alex passe un marché avec eux, leur fournir un radeau pour quitter l’ile en échange de la libération de son petit ami Karl (Blake Bashoff), détenu dans une cellule ou il est soumis à un intense conditionnement mental faisant de lui un légume.

Le garde Aldo (Rob Mc Elhenney) est rapidement maitrisé et Karl libéré.

Entre temps, Jake est parvenu à arracher à Benjamin (Michael Emerson) encore conscient l’accord de laisser partir Sawyer et Kate, ce qui force Juliet a annuler l’ordre de mise à mort.

Mais Danny refuse d’obéir, souhaitant assouvir une vengeance personnelle.

Il est en résultat tué par Juliet sur la plage, qui laisse Karl, Sawyer et Kate fuir mais garde Alex sur l’ile.

En contrepartie, Jake achève l’opération et sauve Benjamin.

L’épisode 8, réalisé par Jack Bender sur un scénario de Damon Lindelof et Drew Goddard, se centre sur le personnage de Desmond, revenu dans le camp et dont les facultés de prévoir l’avenir troublent Charlie (Dominic Monaghan) et Hurley (Jorge Garcia) lorsqu’il sauve Claire (Emilie Davin) par deux fois de la mort en canalisant la foudre qui allait frapper sa tente et en la repêchant d’une noyade.

On découvre dans le passé de Desmond Hume (Henry Ian Cusick), le refus cinglant du richissime Charles Widmore (Alan Dale) pour épouser sa fille Pénélope (Sonya Walger).

L’affreux PDG se montre humiliant avec le bohème Desmond qui cherchant une bague pour sa chérie, rencontre une étrange vendeuse Madame Hawking (Fionnula Flanagan) qui lui révèle son don pour prédire l’avenir.

Perturbé, Desmond qui croise Charlie dans la rue avec un fort sentiment de déjà vu, se rend pourtant à l’évidence lorsque les évènements prévus par Madame Hawking se réalisent notamment la mort d’un ouvrier de chantier et réalise qu’il n’épousera jamais Pénélope.

Désespéré, il prend la décision de s’engager dans l’armée britannique.

Sur l’ile, Charlie et Hurley tente de le saouler pour lui arracher sans succès le secret de ses prédictions mais ceci n’aboutit qu’après une lutte dans l’herbe à un terrible aveu : Desmond ne faisait ici que sauver Charlie lui-même d’une mort prochaine…

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 7 et 8 » poursuit sur sa lancée en déroulant un suspens haletant avec la course poursuite dans la jungle pour la survie de Sawyer et Kate avec le courage de Jake qui tient seul en respect les redoutables Autres dans le bloc opératoire.

L’exploration de personnages secondaires se poursuit avec Juliet qu’on découvre peu à peu et le sympathique baroudeur Desmond, qui semble doté d’intéressantes facultés extra sensorielles, même si au final menaçante pour Charlie lui-même.

Rien à dire donc sur cette doublette, si ce n’est qu’elle représente sans doute une des meilleurs séquences de la série !

Lost saison 3, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 08:43
Lost saison 3, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La suite avec « Lost saison 3, épisodes 5 et 6 ».

Dans l’épisode 5 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Allison Schapker et Monica Owusu Breen, Ecko (Adewale Akinnuoye Agbaje) revenu mourant de la grotte ou l’a trainé l’ours polaire, sait que son heure est à présent venue.

Il quitte donc le campement pour errer dans la foret à la recherche de l’avion ou il a retrouvé le corps de son frère mort, Yemi (Adetokumboh M’Cormack).

Rongé par la culpabilité, Ecko navigue entre hallucinations ou son frère revient une dernière fois pour le juger sur l’ile et flash backs en Afrique, ou devenu prêtre, il s’oppose à des trafiquants venus racketter des vaccins et finit par les tuer à la machette dans sa propre église.

De son coté, Locke (Terry O‘Quinn) entreprend d’utiliser la seconde station localisée dans un autre bunker pour localiser Jake (Matthew Fox), Sawyer (Josh Holloway) et Kate (Evangeline Lilly) pour leur venir en aide.

Il retrouve les films ou le Docteur Chau s’exprime au nom du projet Dharma et fait une découverte glaçante dans laquelle un homme extrêmement menaçant apparait sur une des bandes magnétiques.

Du coté des Autres, Jack qui a découvert que Benjamin (Michael Emerson) était malade et sans doute à terme condamné si il ne l’opérait pas, exploite son avantage, semant le trouble chez le puissant leader.

Il est en cela aidé par Juliet (Elisabeth Mitchell), elle-même médecin, qui lui avoue ses dissensions avec Benjamin et lui propose de le tuer pendant l’opération.

Sawyer finalement soulagé de n’avoir aucun pacemaker implanté dans le corps, est aussitôt glacé lorsque Benjamin lui montre qu’il est détenu tout comme Kate et Jake sur une autre ile à longue distance de celle ou réside son campement.

L’épisode se termine sur la mort de Ecko, fauché par une forme mystérieuse qu’il assimile à un jugement divin après tous ses péchés en Afrique, l’usurpation de l’identité de prêtre et le meurtre dans une église d’êtres humains, même si eux aussi trafiquants sans foi ni loi.

Les parrains de la série Damon Lindelof et Carlton Cuse reprennent le manche avec Tucker Gates à la réalisation du sixième épisode, pour montrer une violente révolte de Jake qui refuse d’opérer Benjamin si on ne les laisse pas quitter l’ile.

Mais Juliet et surtout Danny (Michael Bowen) menacent à leur tour de tuer Sawyer si le docteur ne s’exécute pas.

Kate qui sait Sawyer condamné à mort intervient auprès de Jake sans succès puis se rend dans la cage de son ami pour une dernière nuit d’amour.

Le vicieux Benjamin s’arrange pour que Jake voit ses images et le faire finalement accepter l’opération.

Jake pourtant tente le tout pour le tout, sectionnant en plein milieu de l’opération une artère afin que ses amis soient libérés.

Il espère ainsi leur donner une heure d’avance pour fuir.

Dans un registre plus annexe, Locke procède à un enterrement sommaire en pleine jungle de Ecko tué par le monstre de l’ile et se fiant aux indications laissées sur son bâton de prière, se rend avec Sayid (Naveen Andrews) en pleine jungle.

Les traditionnels flash back montrent une Kate en apparence rangée car marié avec un policier, Kevin (Nathan Fillion) mais une nouvelle fois rattrapée par son passé de fugitive, obligée de mentir et fuir, abandonnant son mari drogué.

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 5 et 6 » dénote une accélération nerveuse autour de la faiblesse de Benjamin le machiavélique leader des Autres, et de l’exploitation de celle-ci par Jake, fermement déterminé à tenter le tout pour le tout.

Dans ce contexte, la mort d’Ecko, personnage au passé plus que chargé en quête d’une rédemption impossible, apparait comme un soulagement, tant son coté torturé et illuminé pouvait à l’instar d’un Locke, agacer.

Le passé de Kate est lui aussi assez inintéressant tant la mini actrice parait très peu convaincante en femme au foyer modèle marié avec un balourd 100% US.

On se jette donc avec plaisir dans les évolutions rapides du scénario présent pour suivre la tentative de fuite du couple maudit Sawyer-Kate.

Lost saison 3, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 09:13
Dark star (John Carpenter)

Sorti en 1974 au titre d’un projet de fin d’études, « Dark star » est un film culte car le premier du réalisateur John Carpenter.

Nous sommes ici dans un pur univers de Science fiction dans lequel, un vaisseau spatial appelé Dark star, a pour mission depuis 20 ans de larguer des bombes automatisées pour détruire des mondes en apparence instables représentant une menace pour l’expansion humaine.

Parfaitement rodé par sa longue période d’activité, l’équipage se compose du lieutenant Doolitlle (Brian Narelle), qui depuis la mort par accident du capitaine Powell (Joe Sanders), dirige les techniciens Pinback (Dan O’Bannon), le rugueux Boiler (Cal Cuniholm) et Talby (Dre Panich) solitaire passant la plus claire partie de son temps en observation de l’infini spatial dans un poste supérieur du vaisseau.

La vie au sein du Dark star est régie par un Ordinateur De Bord à la voix féminine et douce, qui fournit une assistance à la conduite des missions et peut également agrémenter le quotidien en diffusant de la musique.

Dans l’espace, les dangers sont abondants et le Dark star dont les boucliers anti radiations sont hors service essuie une première tempête électromagnétique qu’il a a grand peine à surmonter.

Pour tromper la routine mortelle des missions, Pinback a embarqué une mascotte, un curieux alien en forme de ballon gonflable doté de pattes (!)

Mais l’animal se rebelle, échappe à sa cellule et s’enfuit dans le vaisseau avec Pinback à ses trousses.

Le traque de l’alien dans les recoins sombres du Dark star est d’une réelle angoisse car l’étrange animal se montre particulièrement vicieux, détraquant le mécanisme laser de mise à feu d’une bombe ou piégeant son poursuivant dans la gaine d’ascenseur afin de le faire chuter ou de le faire écraser.

En fâcheuse posture, Pinback échappe de justesse à la mort, évitant une chute mortelle en s’accrochant à la cabine d’ascenseur avant de parvenir à se hisser à l’intérieur et à activer un système de nettoyage automatique qui lui permet sortir de ce mauvais pas.

Irrité, il s’arme d’un pistolet anesthésiant mais demeure incapable de retrouver l’alien tapi dans la pénombre.

Doolitlle découvre la personnalité angoissée et paranoïaque de Pinback en consultant les enregistrements périodiques du bord, ou le technicien qui a usurpé l’identité d’un membre de l’équipage, avoue son malaise à bord avec ses collègues, un sentiment d’isolement et de souffrance.

La tache de maintenance du laser aboutit à une fausse manipulation et l’impossibilité de larguer une des puissantes bombes qui reste solidement arrimée au vaisseau.

Avec une mise à feu programmé dans quinze minute, la bombe devient un danger mortel pour le Dark star menacé d’explosion.

Paniqué, Doolittle se rend en soute pour interroger le corps cryogénisé de Powell, qui dans un étant de demi mort cérébrale, finit par lui souffler de dialoguer philosophie avec la bombe.

Désespéré, Doolittle tente le coup, s’extraie du vaisseau et entame un dialogue avec l’ordinateur de la bombe, capable de dialogue et de réflexion.

La discussion tourne autour de la phénoménologie, cette branche de la philosophie traitant de l’étude des sensations, et Doolittle parvient à semer le doute dans le système de la bombe, qui renonce in extremis à exploser pour réfléchir à la fiabilité de ses sensations pour appréhender le monde qui l’entoure.

Mais le répit est de courte durée puisque une nouvelle avarie provoque l’éjection de Talby dans l’espace.

Doolittle se rue à la recherche de son ami et parvient à le récupérer tandis que la bombe finalement rapatriée en soute dérive sur des questions existentielles et finit par exploser, volatilisant le Dark star dans un rayon d’un kilomètre.

Restés seuls, les deux cosmonautes survivants s’accrochent aux débris mais Talby est finalement emporté dans l’espace par une créature d’énergie pure qu’il nomme Phénix, trouvant ainsi une forme de paix éternelle dans l’immensité cosmique.

Doolittle reprend alors appui sur un débris qu’il chevauche comme une planche de surf, son sport favori sur Terre avant de mettre le cap vers une planète pour y trouver son salut.

En conclusion, malgré un budget minimaliste et des effets spéciaux frisant souvent le ridicule, « Dark star » est pour moi un film culte compensant son manque d’impact visuel par son puissant scénario et ses idées de génie, mélange de « 2001, l’Odyssée de l’espace » et « Alien ».

Les personnages sont tous attachants à l’exception de la brute Boiler et les scènes d’actions particulièrement réussies, comme l’insoutenable traque de Pinback dans les bas fonds du vaisseau et les périlleuses manœuvres pour sa survie qui s’ensuivent ou le fascinant dialogue philosophique entre une bombe douée d’intelligence et le lieutenant Doolittle.

Traitant de demi-vie après la mort par des systèmes de cryogénisation, d’intelligence artificielle ou tout simplement d’automatisation à outrance, mais plus largement de la fascination de l’homme pour l’immensité du cosmos et des forces qui l’habitent, « Dark star » est un petit bijou de série B que je recommande à tous les fans de Science fiction, avec en prime la musique composée par Carpenter lui-même, mélange réussi de synthétiseurs et de country-rock.

Dark star (John Carpenter)
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 13:54
American sniper (Clint Eastwood)

Grand succès du moment sur les écrans, « American sniper » de Clint Eastwood est encore un film de plus dans la carrière du vieil acteur-réalisateur de 84 ans.

Sorti en 2015, « American sniper » raconte l’histoire de Chris Kyle (Bradley Cooper), ex cow boy de rodéo au Texas qui après les attentats contre l’ambassade américaine au Kenya en 1998 s’engage avec son frère Jeff (Keir O’Donnell) dans l’armée américaine pour intégrer les prestigieux Navy seals.

Comme on peut s’en douter la formation est rude, tant physiquement que mentalement, mais Kyle déjà âgé de 30 ans, supporte les épreuves, révélant même des aptitudes innées pour le tir qui font de lui un des tireurs d’élite de son unité.

Après avoir rencontré dans un bar Taya (Sienna Miller), Kyle l’épouse mais sa vie bascule lorsque son unité est envoyée en Irak en 2003 pour nettoyer le pays infesté d’islamistes après la mort de Saddam Hussein.

Le travail de Kyle consiste à prendre position sur les toits de villes et à surveiller parfois pendant des heures les alentours pour repérer et éventuellement éliminer une menace pour les troupes au sol.

A Ramadi, ville du centre de l’Irak, l devient vite une légende au sein des GI en raison de son habileté diabolique.

Mais toute médaille à son revers et Kyle doit abattre souvent des femmes, des enfants et de vieillards pour remplir ses missions.

Chargé par le capitaine Martens (Sam Jaeger) de trouver des informations permettant de trouver le Boucher (Mido Hamada), un redoutable chef terroriste proche d’Al quaida, Kyle se heurte à un autre sniper, le redoutable Mustafa (Sammy Cheick), ex champion olympique de tir syrien capable d’abattre des GI à plus de 1000 mètres.

L’opération consistant à payer un père de famille prêt à livrer par vengeance le Boucher tourne au fiasco, les GI se faisant abattre, tandis que le Boucher s’enfuit, non sans avoir préalablement éliminé le contact et un de ses enfants torturé à la perceuse.

Choqué et outrageusement dominé par Mustafa, Kyle revient au pays mais demeure un mari et père absent aux cotés de Taya.

Il n’aspire en réalité qu’à une chose, repartir au front terminer sa mission: traquer et tuer le Boucher.

Mais le Boucher remarquablement protégé et couvert par Mustafa demeure insaisissable et les pertes américains augmentent.

La grave blessure au visage de son ami Biggles (Jack Mc Dorman) qui s’en sort défiguré est une source de motivation supplémentaire pour Kyle et même Tanya effondrée par le comportement psychotique et obsessionnel de son mari ne peut l’empêcher de retourner une troisième fois en Irak pour en terminer.

Réaffecté à Bagdad, Kyle saisit une information de la probable présence de Mustafa prêt d’un mur que tentent d’ériger les GI pour le localiser et réussit l’exploit de l’abattre d’une seule balle à une distance de plus de 1000 mètres.

En retour, les Seals sont pris sous le feux de terribles combattants terroristes galvanisés par l’idée d’une mort au combat.

Kyle s’en sort de justesse après avoir survécu à d’intense batailles.

Le Boucher est tué pendant la bataille ce qui décapite une des factions terroristes irakiennes.

De retour au pays, il parvient à reprendre une vie presque normale en retournant vivre avec sa famille dans son cher Texas.

Il conserve cependant des traces de son séjour à la guerre, refusant de suivre un traitement et gardant contact avec d’autres vétérans moins chanceux amputés physiquement qu’il forme au tir dans les forets.

Le film se termine sur l’annonce de sa mort après un entrainement et les funérailles de grande ampleur que lui accordent la population et les autorités du Texas.

En conclusion, « American sniper » renoue avec le gout très marqué pour l’armée et des institutions pour l’ex maire républicain Clint Eastwood.

Compensant un propos assez mince centré sur un homme faisant passer son devoir et son engagement avant sa famille et sa propre existence, Eastwood impressionne par la maestria de sa réalisation et par l’ambiance ultra réaliste de combats dans les faubourgs irakiens.

A l’arrivée donc un film dur, violent, intense montrant un Bradley Cooper loin de son image de beau gosse, barbu au corps surgonflé métamorphosé par quantité de régimes et produits contre nature.

Dommage que derrière la technicité se cache un fond assez peu étoffé sur un soldat parmi tant d’autres dont on ne parlerait pas sans ce tableau de chasse des plus discutables …

Malgré cela, « American sniper » demeure un film bien maitrisé … mais à mon sens forcément surestimé !

American sniper (Clint Eastwood)
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 07:19
Chroniques martiennes (Ray Bradbury)

Retour dans la SF des années 50 avec les très célèbres « Chroniques martiennes » de Ray Bradbury.

Publiées en plusieurs nouvelles, les « Chroniques martiennes » peut se lire comme un roman de vingt huit chapitres se déroulant temporellement entre 1999 et 2026.

On y découvre la volonté exploratrice de la Terre envoyant plusieurs vagues d’expéditions vers la planète Mars.

Mais les choses ne se passent pas comme prévu puisque malgré quelques rêves prémonitoires des Martiens dotés de facultés télépathiques, les premiers cosmonautes sont pris pour des fous par les habitants et éliminés, leur fusée étant détruite.

La troisième expédition de 2001 n’est pas non plus la bonne puisque l’archéologue Spender perd la tête et abat ses coéquipiers avant d‘être pris en chasse par le capitaine Wilder.

Mais les autres explorateurs qui suivent découvrent un monde bien que similaire à la Terre, étrangement vide, les Martiens semblant avoir été décimés par la variole, maladie amenée par les Terriens au gré de leurs venues successives.

La place est donc libre pour les premiers colons qui commencent à s’implanter par vagues toujours plus nombreuses en plantant des arbres pour rendre l’atmosphère plus respirable.

Les prêtres ne tardent pas à venir, et le père Paradine se prend de fascination pour les sphères bleues représentant les derniers habitants intelligents de la planète.

Il trouve sa voie et prend la décision de rester sur place pour apporter la religion chrétienne à ce nouveau monde et ses habitants en apparence bienveillants.

Persécutés sur Terre, les Noirs pauvres partent massivement chercher une monde meilleur sur Mars à la grande irritation de leurs patrons propriétaires terriens.

Les Terriens bâtissent des villes similaires à celles de leur planète sur Mars et reproduisent un système similaire à celui États-Unis.

Certaines dérives apparaissent comme l'émergence de mouvements moralistes répressifs dont les inspecteurs zélés sont massacrés par des robots dans la nouvelle Usher II en un vibrant hommage à Allan Edgar Poe et Howard Philipps Lovecraft.

Lorsqu’une énorme guerre nucléaire éclate sur Terre, le mouvement s’inverse et les habitants inquiets pour leurs familles refluent sur la planète d’origine.

Sam Parkhill qui comptait profiter du développement pour faire fructifier sa compagnie de hot dogs prend peur lorsque les derniers Martiens l’abordent, en tuant plusieurs d’entre eux dans une fuite désespérée.

Malgré sa violence, les Martiens le pardonnent, lui annonçant leur départ définitif et faisant de lui le propriétaire d’un monde à présent bien vide.

Seuls quelques irréductibles solitaires comme Walter Gripp restent sur place, trop attachés à présent à leur vie martienne certains préférant mourir sur place comme Hathaway membre d’une des premières expéditions qui refuse de revenir sur Terre aux cotés de son capitaine.

A travers la lente dérive d’une maison entièrement automatisée tournant à vide avant de bruler, Bradbury évoque la destruction de la Terre ravagée par une guerre nucléaire reflet de la folie des hommes.

Seuls les derniers colons martiens, parvenus à une certaine stabilité, deviennent les derniers survivants de l’espèce humaine parvenant à cohabiter harmonieusement avec les Martiens restés sur place.

En conclusion, « Chroniques martiennes » est une construction graduelle au travers de courtes nouvelles en apparence anecdotiques, qui permettent de décrire le processus de déplacement de l’humanité de la Terre devenue inhabitable en raison de sa gestion irresponsable vers Mars, sensé leur donner une nouvelle chance d’accéder à une forme de sagesse.

Bien sur les débuts sont difficiles, les premiers explorateurs se faisant décimer par les populations martiennes télépathes et protéiformes, avant que la tendance ne s’inverse et que les Martiens ne finissent pas céder en apparence la place pour de mystérieuses raisons.

L’exercice contient bien entendu sa part d’hétérogénéité et rend difficile l’attachement à des personnages changeant pratiquement à chaque chapitre.

Malgré son statut de roman de SF historique adapté à la télévision puis au théâtre dans les années 60-70, « Chroniques martiennes » ne m’a pas enchanté outre mesure, peut être parce que le thème de la migration spatiale a été ensuite largement exploré par la suite dans la littérature et le cinéma.

Chroniques martiennes (Ray Bradbury)
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 08:51
Taxi driver (Martin Scorcese)

Sorti en 1976, « Taxi driver » de Martin Scorcese est l’un des films les plus marquants du talentueux réalisateur italo-américain.

L’histoire est celle de Travis Bickle (Robert de Niro) un ex marine du Viet Nam solitaire et un peu paumé qui pour fuir l’insomnie se fait embaucher comme chauffeur de taxi de nuit à New-York.

Bickle ne refuse aucune course et se rend dans les lieux les plus mal famés de la ville (Harlem, le Bronx, Brooklyn) ou il observe la faune nocturne composée de prostituées, petits voyous, drogués et homosexuels.

Cette clientèle particulière le dégoute et est pour lui le résultat de la déliquescence de la société américaine.

Malgré les quelques incidents, Bickle reste en apparence serein et tombe sous le charme de Betsy (Cybil Shepherd), une séduisante employée de bureau travaillant pour un futur candidat au poste de maire, Charles Palantine (Leonard Harris).

Il l’observe longuement à travers les vitres de son bureau et se décide finalement à l’aborder non sans un certain culot.

Désorientée, Betsy finit par accepter une invitation pour un café et les tentatives maladroite de Bickle pour la séduire.

Malheureusement le jeu de la séduction tourne court lorsque Bickle emmène Betsy au cinéma voir un film éducatif sur la sexualité.

Choquée, Betsy met brutalement un terme à cette relation ce qui déstabilise le fragile Bickle.

Après une nouvelle mauvaise expérience ou un client lui annonce vouloir tuer sa femme et son amant, Bickle réagit et décide d’acheter non pas une arme mais tout un arsenal comportant fusil, un ensemble de pistolets, colts et même un couteau.

Il passe plusieurs heures devant sa glace à s’entrainer, se préparant à dégainer son arme, son agressivité croissant au fur et à mesure que son esprit s’échauffe.

Lorsqu’un soir il charge par hasard Palantine en personne dans sa voiture, Bickle échange avec lui sur la corruption de la société et le politicien prête une attention polie à ses propos.

Le processus psychique dans lequel est à présent enclenché Bickle l’entraine à tuer un voyou qui tentait de braquer une épicerie puis à se rendre dans un meeting de Palantine dans le but de le tuer mais il demeure incapable d’aller au bout de son acte, reculant in extremis devant la sécurité rapprochée du politicien.

Doté dorénavant d’une coupe à l’iroquoise symbole de sa radicalisation, Bickle entreprend à présent de sauver une prostituée adolescente (13 ans), Iris (Jodie Foster) qu’il a repéré un soir dans la rue.

Il approche son maquereau, Spot (Harvey Keitel) qui lui arrange une passe.

Bickle ne peut coucher avec Iris et lui propose de la sortir de la rue mais la jeune fille est sous la coupe de Spot et ne peut trouver la force de s’en extraire seule.

Bickle passe donc à l’acte et va trouver Spot pour lui tirer une balle dans le ventre.

Il se rend ensuite dans l’hôtel de passe ou travaille Iris, blesse le gorille en faction mais est à son tour blessé au cou par le tir d’un client voyou.

Bickle se ressaisit et après une lutte confuse et une autre blessure au bras, achève Spot agonisant, tue le client et enfin le gorille.

Lorsque la police arrive, Bickle git blessé dans le salon aux cotés d’Iris.

Le fin du film relate la convalescence de Bickle et les remerciements des parents d’Iris qui ont pu finalement extraire leur fille de la rue, de la drogue et la prostitution pour lui donner une vie normale.

En conclusion, « Taxi driver » est une œuvre forte, radicale et dérangeante comme la plupart des chef d’œuvres.

Scorcese y dépeint la dérive d’un homme réactionnaire, se révoltant contre la corruption d’un monde ou les prostituée sont des enfants droguées.

Incarnant ce chauffeur de taxi solitaire en arrivant à des extrémité violentes, Robert de Niro alors jeune et gringalet, y délivre une des meilleurs prestations de sa carrière avec certaines scènes devenues aujourd’hui culte comme le fameux « C’est à moi que tu parles ? ».

Sans doute le film le plus sombre et introspectif de Scorcese et un véritable électrochoc vis-à-vis du New York de la fin des année 70.

A voir au moins une fois dans son existence.

Taxi driver (Martin Scorcese)
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 21:43
Centurion (Neil Marshall)

Place à présent au renouveau du péplum avec « Centurion » de Neil Marshall.

Sorti en 2010, « Centurion » raconte le destin de Quintus Dias (Michael Fassbender), centurion romain accompagnant le général Titus Virilus (Dominic West), chargé par le gouverneur Agricola (Paul Freeman), de défaire les redoutables Pictes qui tiennent en échec l’armée romaine dans le nord de l’Ecosse vers 117 après JC.

Intégrant le neuvième légion, Dias qui a déjà échappé au roi picte Gorlacon (Ulrich Thomsen) qui avait pris d’assaut sa garnison de nuit, est en réalité récupéré par une patrouille et réincorporé par sa connaissance de la langue picte.

Mais Virilus qui pense s’appuyer sur une éclaireuse picte muette appelée Etain (Olga Kurylenko) qui lui a été recommandée par Agricola, comprend trop tard qu’elle l’a trahi en menant sa légion dans une embuscade en pleine foret, durant laquelle la plupart des légionnaires sont décimés.

Dias survit à l’attaque pour tenter avec plusieurs rescapés de secourir Virilus capturé par Gorlakon.

Il est accompagné de Tarak (Riz Ahmed) cuisiner d’origine perse, le vétéran Brick (Liam Cunningham), Bothos (David Morrissey) et Leonidas (Dimitri Leonidas) d’origines grecques, Thax (JJ Field) simple légionnaire, Macros (Noel Clarke) numide et ex marathonien.

Les hommes doivent déjouer les patrouilles pictes qui dirigées par la pisteuse Etain les traquent sans relâche dans les glaciales forets écossaises.

Soudés dans l’épreuve, les hommes gagnent le camp des Pictes et tentent sans succès de libérer Virilus.

Contraint à fuir, Thax tue un enfant qui se révèle être le fils de Gorlacon.

La vengeance du père est terrible et après avoir livré Virilus à la haine d’Etain dont la famille à été massacrée par les soldats romains, le roi lance ses hommes pour traquer et tuer les meurtriers.

Comprenant l’urgence de la situation, Dias décide de ne pas regagner la frontière Sud ou est établi le puissant mur d’Hadrien, pour se cacher au Nord.

Au cours de leur fuite, Tarak à la jambe cassée est le premier massacré après une manœuvre courageuse consistant à attaquer des nuits les poursuivants.

Acculé par les Pictes, les légionnaires sautent dans une rivière glacée et se séparent, Thax et Macros continuant seuls leur route.

Leonidas tué par des flèches, seuls restent les expérimentés Dias, Bothos et Brick blessé malgré tout à la jambe par une flèche.

Le trio trouve refuge auprès d’une sorcière picte, Arianne (Imogen Poots) délaissée par les siens qui accepte de les soigner et cacher malgré la pression d’Etain.

Arianne sympathise avec Dias qui doit finalement fuir pour regagner les siens.

Lorsque les trois hommes reviennent à leur garnison, ils découvrent un lieu abandonné sur décision politique d’Agricola de reculer les troupes plus au Sud.

Dépités ils affrontent les guerriers pictes dans un ultime combat sanglant au cours duquel, Gorlacon et Etain sont tués mais également Brick qui ne reverra jamais la Toscane ou il comptait vivre des jours heureux.

Le duo rescapé retrouve finalement Thax qui a lâchement blessé Marcos pour le livrer aux loups afin de couvrir sa fuite.

Dias se doute de la duplicité de Thax qui a menti au sujet du meurtre du fils de Gorlacon ce que confirme la traitrise du jeune homme une fois le mur d’Hadrien en vue.

Dias le tue mais éprouve avec horreur la mort de Bothos qui se portait imprudemment au devant des siens.

Reçu par les généraux romains et Drusilla (Rachael Stirling), Dias découvre qu’on veut en réalité l’éliminer pour taire l’échec de la neuvième légion et donc de la campagne d’Agricola.

Bien que blessé, il parvient à s’enfuir et retrouve Arianne pour s’établir avec elle, après avoir déserté cette armée qui l’a manipulé comme un pion.

En conclusion, « Centurion » n’est pas un chef d’œuvre mais un péplum comme on les aime avec action sanglante, virilité et paysages somptueux tournés dans des régions montagneuses d’Ecosse.

Le spectateur est tout de suite plongé dans l’ambiance de ce survival ou une poignée de légionnaires abandonnés de tous et sacrifiés par des jeux de politiciens tentent de sauver leurs peaux face à des barbares plus nombreux et meilleurs connaisseurs du terrain.

L’objectif est donc atteint et fait de ce « Centurion » est un petit régal pour les amateurs du genre (dont je fais partie !)

Centurion (Neil Marshall)
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Published by Seth - dans Histoire
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