Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 09:23
X-men extra n°71, surprise (Fred Van Lente, Andrea Di Vito)

Voici dans le même registre « X-men extra n°71, surprise » consacré cette fois, o suprême originalité majoritairement à Wolverine.

En 2008, Fred Van Lente (scénario) et Andrea di Vito (dessins) mettent en scène le mutant baroudeur griffu forcé par Charles Xavier de faire équipe avec la jeune Kitty Pride pour aller en Virginie sur la trace d’un mutant réputé surpuissant.

Tout en renâclant fortement pour faire équipe avec une adolescente inexpérimentée, Wolverine prend les commandes du Blackbird et se rend sur place pour découvrir une petite ville de montagne en apparence désertée.

Attaqués par une foule hostile aux mutants, Wolverine et Kitty se séparent et comprennent que la jeune mutante en question, nommée Michelle, à le pouvoir de manipuler les émotions, pouvoir qui semble s’exercer sur Wolverine, rendu enragé de colère au point de manquer de peu de lacérer sa coéquipière.

Retrouvée dans foret, la fugitive est prise en charge et ramenée à l’institut Xavier.

Par la suite, on retrouve encore Wolverine et Kitty au restaurant pour fêter son anniversaire en compagnie de Mariko venue spécialement du Japon pour l’occasion.

Bien entendu, le diner dans un restaurant japonais ne se passe pas comme prévu et le féroce Dents de sabre, irréductible ennemi de Wolverine l’attaque par surprise, neutralisant son odorat et prenant en otage Mariko.

Contre toute attente, Kitty sauve la mise au plus viril des X-men en faisant exploser le restaurant et en tirant profit de son pouvoir d’intangibilité pour s’en servir sans dommage.

Reconnaissant, Wolverine accepte de conduire l’adolescente avec ses amies à New-York pour assister à un concert de Dazzler.

La dernière partie de l’aventure montre encore Wolverine et Kitty en équipe sur les traces de Magnéto dans une zone montagneuse reculée appelée le Wundagore.

Le duo se trouve attaqué par les New men, mi humains mi animaux crée pas la technologie du Maitre de l’évolution, mais apeurés par d’étranges disparitions dont leur population est victime.

Reconnus comme deux envoyés d’une prophétie venant les secourir, Wolverine et Kitty sont forcés à aider les New men et découvrent que les disparus sont manipulés pour devenir agressifs.

Le duo se sépare, Wolverine étant adoubé par le Maitre de l’évolution en personne qui l‘améliore en le débarrassant de sa légendaire agressivité, tandis que Kitty guidé par Prosimia a moins de chance, tombe dans les griffes du suspect, l’Homme fauve qui la transforme en femme chat.

Ancienne création du maitre de l’évolution, l’Homme fauve est un renégat doté d’immenses pouvoirs qui désire tuer son maitre et prendre la tete de sa propre armée de New men.

Le face à face avec le Maitre de l’évolution tourne en défaveur de ce dernier, qui est tué et dont l’armure est récupéré par son ennemi.

Sans hésiter, Kitty endosse une armure de chevalier et prend la tête des New men pour se défendre face à leurs agresseurs tandis que Wolverine un moment perturbé par son manque d’agressivité réussit à retrouver sa rage incontrôlable pour défaire l’Homme fauve dont les pouvoirs psychiques semblent impuissants.

Le Maitre de l’évolution refait ensuite surface, récupérant son armure et avouant qu’il a simulé sa mort pour observer la prophétie annoncée par Prosimia se révéler.

Malheureusement, Prosimia meurt dans le combat et reçoit un enterrement avec les honneurs à Wundagore.

Wolverine et Kitty rendue à son humanité par le Maitre de l’évolution quittent Wundagore en accédant au statut de légende de cette terre mystérieuse.

En conclusion, « X-men extra n°71, surprise » propose au final un scénario assez plat et une association convenue entre un vieux macho bourru et jeune femme à l’enthousiasme rafraichissant.

Le graphisme lourd et figé de Di Vito n’arrange rien à l’affaire et on peine quelque peu à vibrer face à une mutante anonyme au pouvoir mainte fois présenté, à ce bon vieux Dents de sabre empêtré dans sa rage et à une histoire certes originale de légendes emplies de noblesse, mais manquant d’ampleur.

Tout juste moyen donc, comme la plupart de ces productions contemporaines se trouvant tout compte fait assez peu « extra » !

X-men extra n°71, surprise (Fred Van Lente, Andrea Di Vito)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 09:30
X-men extra n°61, l'élue de la Panthère (Reginald Hudlin, Scott Eaton, Chris Claremont, Tony Bédard, Clayton Henry, John Byrne)

Saint Valentin oblige, voici « X-men extra n°61, l'élue de la Panthère » largement consacré au couple finalement très conventionnel composé de Tornade et de la Panthère noire.

Parue en 2006, la première aventure écrite par Reginald Hudlin et mise en formes par Scott Eaton raconte de manière détaillée le long processus qui conduisit à la demande en mariage de la Panthère, alias T’Challa, souverain d’un pays imaginaire appelé le Wakanda à l’une des plus sexy si ce n’est la plus sexy des X-men.

Le lecteur se plonge ainsi dans le passé ou Munroe un américain proche de Malcom X et du père de T’Challa, tomba en Afrique amoureux d’une princesse kenyane et donna naissance à Ororo, future Tornade.

Les deux super héros d’origine africaine étaient donc proches par leurs parents avant que le bombardement de l’hôtel ou se trouvaient les Munroe au Caire, ne vienne changer leur destinée et conduire la jeune Ororo jusque chez les X-men aux Etats-Unis.

Revenue en Afrique (Soudan), Tornade fait parler d’elle en démantelant un gang de trafiquants de femmes avec Wolverine, avant que celui comprennent qu’il ne lui faille pudiquement s’effacer devant les retrouvailles annoncées avec T’Challa.

Assez rapidement, le souverain fait sa demande en mariage, mais la belle fait mine d’hésiter.

Une attaque surprise du Chevalier arabe, recrée par un curieux erzatz de Saddam Hussein pour attaquer le Wakanda crée une distraction momentanée aussi après que le super criminel au cimeterre magique soit ridiculisé, Tornade finit par se ranger à l’évidence et accepte la demande en mariage dans une scène émouvante.

Fidèle à la tradition Marvel, après l’aventure principale viennent deux aventures secondaires, la première étant l’œuvre de Chris Claremont/Tony Bédard (scénario) sur des dessins de Clayton Henry.

Ici les X-men (Bishop, Rachel, Psylocke, Rocket, Diablo) dirigés par Tornade se trouvent pris en embuscade en Afrique dans un remake de « La chute du Faucon noir » de Ridley Scott.

Bloquée sous les décombres d’une maison après une explosion, Tornade revit son douloureux passé : la mort de ses parents et ses tendances claustrophobes.

Fort heureusement, les autres X-men réagissent et ripostent dans une situation difficile dans le soucis d’épargner les civils et face à des enfants soldats dotés d’armes sophistiquées comme des drones predator ou des hurleurs capables de bloquer les facultés télépathes de Psylocke et Rachel.

Tandis que les X-men luttent pour leur survie, Tornade inconsciente discute avec son premier amant Forge, sa meilleure amie Jean Grey, Kitty Pride, qui finissent par la convaincre qu’épouser T’Challa serait la meilleure des solutions pour elle.

Tornade finit par triompher symboliquement de ses démons intérieurs, puis se ressaisit pour mettre aisément en déroute les enfants soldats avant de rejoindre ses coéquipiers.

Rocket parvient à trouver le commanditaire de l’attaque, le colonel Shetani qui vit retranché dans une forteresse et tente d’opprimer des populations pauvres sur lesquelles il prélèvent des enfants pour en faire des tueurs sanguinaires.

Le colonel qui se dit oncle de Tornade, est finalement neutralisé (ou tué ?) dans sa base.

On termine par une excellente aventure vintage du duo Chris Claremont (scénario)/John Byrne (dessins) dans laquelle, Tornade secourt le jeune T’Challa sous le point d’être capturé par un dangereux afrikaner, De Ruyter pour piller les ressources du Wakanda.

Malgré sa force surhumaine, De Ruyter se montre incapable de vaincre deux super héros et dix années après, envoie un de ses hommes de main à New-York pour tenter de tuer Tornade.

Alertée, Tornade recontacte la Panthère noire à son ambassade américaine qui usant de ses capacités informatique localise une maison isolée dans laquelle pourrait se trouver le criminel sud africain.

Le duo se rend sur place et affronte un énorme robot piloté par la voix de De Ruyter.

Le combat est âpre face à cette machine de combat blindée, mais finalement Tornade parvient à immobiliser le robot, ce qui en retour tue sur le coup De Ruyter, miné physiquement et psychiquement par sa volonté de vengeance.

En conclusion,« X-men extra n°61, l'élue de la Panthère » est un numéro assez inégal centré sur l’officialisation d’une liaison politiquement correcte (entre noirs !) dont le manque d’audace peut en 2006 décevoir.

On suit donc malgré le style imposant de Eaton, sans grand enthousiasme le déroulement ultra prévisible de la love story ou une orpheline, ex voleuse du Caire épouse un roi africain.

Peu d’action donc, un Chevalier arabe ridiculisé de manière choquante …

Plus intéressantes bien entendu sont les aventures scénarisés par le génie Claremont, que ce soit le lutte acharnée d’une poignée d’X-men pris au piège par des enfants soldats surarmés dans un erzatz de Somalie tandis que Tornade vit une profonde introspection, ou le délicieux petit digestif final concocté par la plume magique de Byrne, avec une histoire simple mais redoutablement efficace sur fond d’apartheid.

Un X-tra assez bancal donc, sauvé surtout pour moi par ses aventures dites « secondaires » sur lesquelles Chris Claremont fait la différence !

X-men extra n°61, l'élue de la Panthère (Reginald Hudlin, Scott Eaton, Chris Claremont, Tony Bédard, Clayton Henry, John Byrne)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 21:23
Le ventre de Paris (Emile Zola)

Retour avec plaisir à la littérature française avec « Le ventre de Paris » roman d’Emile Zola.

Paru en 1837, « Le ventre de Paris » a pour scène principale les Halles de Paris, devenus au milieu du XIX ième siècle, une énorme plaque tournante ou les agriculteurs et maraichers des zones encore rurales de ce qui deviendra la banlieue parisienne, viennent vendre leurs marchandises.

Le héros du roman est Florent Quenu, ex professeur arrêté dans la confusion du coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte, qui revient d’une audacieuse évasion au bagne de Cayenne.

Épuisé après une longue cavale, Florent rejoint Paris ou il détient encore des racines familiales par l’intermédiaire de son demi frère Quenu, qui conserve en souvenir de leur enfance une véritable affection à son égard.

Propriétaire d’une prospère charcuterie aux Halles, Quenu accepte de loger Florent chez lui, sa femme la pulpeuse Lisa se proposant même malgré une gène évidente de son mari de lui restituer sa part du conséquent héritage paternel.

Mais revenu en apparence blasé de tout, Florent décline poliment l’offre mais accepte malgré tout le logement au dessus de l’enseigne qui tourne à plein régime.

Pourtant, dans le microcosme des commerçants de Halles tout se sait très vite notamment par le commérage de la vieille fille mademoiselle Saget, aussi Lisa pousse t elle son désœuvré beau frère plus enclin à trainer avec le peintre Claude dans ses pérégrinations, à remplacer un inspecteur de marée à la santé déclinante, Verlaque.

Après de nombreuses hésitations relatives à la peur d‘être signalé à la préfecture, Florent accepte sous la pression, le poste et prend ensuite place au cœur des Halles.

Le métier est difficile et consiste la plupart du temps à arbitrer en tant que juge de paix, les conflits entre poissonnières rivales et clients mécontents.

Mince et peu sur de lui, Florent a toutes les peines du monde à se faire respecter notamment par la famille Mehudin dont la fille appelée la Belle Normande est la rivale en beauté de Lisa.

Malgré cela, Florent finit par gagner les bonnes grâces de Claire un des filles Mehudin mais surtout de Lisa en donnant des cours particuliers à son fils le garnement Muche.

Florent est pourtant habité par de profondes pensées révolutionnaires et se met à fréquenter un groupe de dissidents politiques se réunissant chez Monsieur Gavard.

Dans ces réunions, le passé de bagnard de Florent ressurgit, lui assurant un prestige certain dont il use pour prendre le dessus sur les purs théoriciens comme.

Les bruits bruissent, enflent et courent dans les Halles, alertant Lisa qui s’inquiète des dangereuses activités de son beau frère, des risques pour son mari, son commerce et sa réputation.

Finalement, Florent est un beau jour découvert par Mademoiselle Saget et trahi par Lisa qui trouvant des éléments tangibles montrant qu’il prépare une insurrection avec ses amis, le dénonce à la police.

Une descente de police a donc lieu chez les Quenu puis chez les révolutionnaires qui sont un à un arrêtés.

Seule Claire reste fidèle jusqu’au bout à son cher Florent, la Belle Normande retournant finalement sous la pression de sa Mère sa sympathie pour lâcher le jeune homme, condamné à nouveau au bagne et se ruer sur le magot de Gradelle, un des conjurés.

On comprend donc que considéré comme un intrus et un menace dans le monde des Halles, Florent qui incarnait la figure du révolutionnaire, ne pouvait qu’être éliminé.

En conclusion, « Le ventre de Paris » est un roman à l’intrigue assez mince, brillant essentiellement par son incroyable puissance naturaliste et les innombrables descriptions des Halles que ce soit par son architecture massive, monstrueuse ou par la vie de ses habitants commerçants de viandes, poissons, fruits et légume ou fleurs.

Zola réalise donc un impressionnant travail descriptif transcendant la vitalité de ce quartier du Paris du XIX ième siècle avant qu’il ne soit déplacé à Rungis.

Dans ce monde ou règne le désir de réussite sur fond de rivalité acharnée, la figure du dangereux idéaliste ayant des velléités de bouleversement de l’ordre établi, ne peut survivre et est irrémédiablement condamnée à la destruction par une communauté partageant des buts matérialistes identiques.

Pas le plus grand roman de Zola donc, mais demeure malgré tout digne d’intérêt.

Le ventre de Paris (Emile Zola)
Repost 0
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 20:14
Cours de full contact (Ennio Falsoni)

Ayant pratiqué la boxe française à vingt ans je m’étais à l’époque documenté sur les arts martiaux et avais acheté « Cours de full contact » du journaliste sportif italien Ennio Falsoni.

Sorti en 1995, » Cours de full contact » est un manuel illustré permettant d’appréhender tous les aspects du full contact dont les autres noms sont kickboxing ou boxe américaine rendu célèbre à la fin des années 80 par quelques films de Jean-Claude Van Damme.

Après un court historique ou Falsoni explique l’origine de ce sport crée dans les années 70 par un ancien Marine’s américain revenu d’une base au Japon qui trouvait le karaté trop figé dans ses traditions, on rentre dans le vif du sujet.

Sans bruler les étapes, le livre propose des exercices illustrés pour s’échauffer en insistant sur la corde à sauter atelier bien connu des boxeurs pour développer le souffle et la coordination.

Bien entendu les sauts, pompes et autres traditionnels relevés du buste ne sont pas oubliés pour autant afin de préparer l corps à de longues séances d’étirements.

En effet, la souplesse ou mobilité articulaire est essentielle dans ce sport ou les combattants peuvent frapper au dessus de la ceinture avec leurs jambes.

On insiste donc logiquement sur les membres inférieurs notamment l’ouverture de la hanche avec des écarts progressifs qu’ils soient sagittaux ou faciaux.

Le journaliste précise bien que les athlètes montrant les exercices sont parmi les meilleurs d’Italie et que le lecteur ne doit pas se décourager devant leur étonnante souplesse mais progresser pas à pas, en jouant sur le relâchement musculaire et la persévérance.

Après cette longue partie dédiée au stretching qu’il soit passif (seul) ou actif (avec partenaire), on passe aux techniques de bases avec la décomposition des coups de pieds élémentaires : de face, latéraux ou circulaires en allant même jusqu’à faire saliver le lecteur par quelques retournés spectaculaires.

Mais Falsoni rappelle que 80% des combats sont gagnés par les poings, plus rapides et faciles d’emploi que les jambes et explique les directs, crochets et autres uppercuts.

De manière plus intéressante, sont développées les principales techniques de défenses avec les difficiles esquives misant sur des mouvements de buste ou des blocages à mettre en œuvre avec ses mains tout en usant de décalage pour pouvoir lancer des contre attaques.

Après avoir décomposé les mouvements élémentaires, Falsoni les combine de manière dynamique afin de montrer de manière réaliste des assauts entre combattants parant les attaques puis ripostant par des séquences pieds-poings simples mais efficaces.

On sera plus dubitatif sur le les coup de pieds sautés surtout lorsqu’ils sont retournés, les trouvant plus télé et photogéniques que réellement destructeurs en combat.
Les techniques d’attaques sont pareillement développées toujours à base de combinaisons pieds-poings et de décalages afin de trouver la faille dans la garde adverse.

La variété des mouvement parait essentielle pour surprendre l’adversaire et enchainer des séries afin de le déborder.

Coups au corps, à la tête, de face, de coté ou retourné : toutes les combinaisons sont présentées de manière exhaustives par les deux athlètes italiens.

Assez curieusement Falsoni s’intéresse au combat d’entrainement avant les frappes aux pao pour développer la précision ou au sac pour la puissance et le système cardiovasculaire.

On termine par la préparation physique du boxeur, c’est-à-dire tout ce qui se fait en dehors de la salle, que ce soit le footing fractionné ou la musculation légère, à 66% de la charge maximum afin de ne pas perdre en vitesse en centrant le travail sur les jambes, bras et épaules.

Enfin vient le combat sur le ring, en soulignant l’importance de l’approche mentale pour dominer ses émotions en répétant mentalement les techniques et séquences à développer le jour J.

On termine sur quelques séances d’entrainement types et le rappel des règles de compétition.

En conclusion, « Cours de full contact » est un ouvrage sérieux, éclairé, complet et très pédagogique qui m’aura servi de guide pendant une quinzaine d’années pour progresser en gagnant en souplesse, en coordination et en développant des techniques que je parvenais parfois à mettre en œuvre en combat.

Même si certains exercices et techniques demeurent inaccessibles pour un amateur (notamment les grands écarts et coups de pieds retournés-sautés), « Cours de full contact » dispense de précieux conseils pour devenir un bon combattant de sports de combat et sans devenir un champion ou guerrier de rings, arriver à l’essentiel : se faire plaisir dans un exercice physique complet, intense avec en prime l’excitation de la confrontation physique dans un cadré dépouillé et réglementé.

Merci donc pour votre travail de haute qualité, Mr Falsoni.

Cours de full contact (Ennio Falsoni)
Repost 0
Published by Seth - dans Sport
commenter cet article
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 13:20
La guerre des mondes (Steven Spielberg)

Grand réalisateur toujours avec « La guerre des mondes » de Steven Spielberg.

Sorti en 2005 dans un fracas d‘annonces spectaculaires comme tous les films de Spielberg, « La guerre des mondes » est la transposition du roman de H.G Wells écrit à la fin du XIX ième siècle.

Ici Londres cède la pas à la banlieue de New York avec Ray Ferrier (Tom Cruise) père de famille divorcé un peu largué qui reçoit la garde de ses enfants Robbie (Justin Chatwin) et Rachel (Dakota Fanning) le temps que son ex femme parte en vacances.

Le contact passe mal avec Robbie adolescent rebelle et tourmenté (comme tous les adolescents ?) et Ray se montre particulièrement maladroit jusqu’à ce que d’étranges évènements ne viennent bouleverser sa petite vie tranquille de banlieusard.

Le ciel se couvre, se chargeant de nuages et d’immenses éclairs zèbrent l’horizon.

Les informations sont inquiétantes car relatant des faits similaires dans le monde entier.

Des tremblements de terre ne tardent pas à arriver, les immeubles s’écroulant, le sol s’ouvrant sous l’arrivée d’énormes machines tripodes brulant vif les gens à coup de puissants faisceau laser ou les cueillant à l’aide d’immenses tentacules.

Mu par un instant de survie, Ray prend ses enfants et monte dans sa voiture, tentant de fuir au milieu de foules paniquées et de monstrueux embouteillages.

Cherchant à rallier Boston par les petites routes moins fréquentées, il échappe de peu à un lynchage et doit abandonner sa voiture accidentée à une foule hystérique.

Paniqué par l’invincibilité présumée des monstres qui tiennent en déroute les soldats au moyen d’impénétrables écrans de force, Ray laisse finalement Robbie aller au devant des combats et préfère sauver la plus jeune et fragile Rachel.

Alors que l’armée est anéantie dans un déluge de flammes, ils sont pris en charge par Harlan Ogilvy (Tim Robbins) homme solitaire vivant réfugié dans une cave et préparant une embuscade contre les monstres.

Désireux de protéger Rachel, Ray se refuse à tenter quoi que ce soit et les deux hommes s’affrontent dans un climat de tension extrême lorsqu’un tentacule serpentin vient inspecter la cave suivis par les extra terrestres eux-mêmes, sortent de vagues humanoïdes à la peau lisse.

Impossible à raisonner dans sa folle tentative, Harlan est finalement tué par Ray mais l’enlèvement de Rachel par un des monstres mécaniques le pousse à faire surface.

Capturé, il comprend que les humains sont détenus dans des cages afin de servir à alimenter les machines et a être recrachés sous forme de jets de sang solidifiés changeant le paysage en rouge vif.


Utilisant son habileté, Ray place une ceinture de grenade dans le ventre du monstre qui s’apprête à le dévorer et provoque sa destruction interne.

Il peut ainsi s’enfuir avec Rachel et retrouve Robbie pour comprendre que les tripodes vacillent d’eux-mêmes, atteints d’un mystérieux mal qui les affaiblit.

L’armée américaine profite de cette vulnérabilité pour porter le coup de grâce à coup de bazooka et achève les monstres dont les motivations quand à l’extermination de la race humaine resteront à jamais mystérieuses …

En conclusion, « La guerre des mondes » fait passer d’un roman anglais effrayant, et iconoclaste à un grand spectacle hollywoodien beaucoup plus politiquement correct montrant un brave père de famille américain moyen prêt à tout (y compris tuer son semblable) pour défendre sa progéniture.

On perd certes de la richesse et de la subversion du roman de H.G. Wells (contre le matérialisme, la bureaucratie et la religion) au profit d’une mécanique à grand spectacle d’une belle efficacité.

Tom Cruise est certes agaçant car caricatural comme la plupart des personnages 200% ricains qu‘on trouve dans la plupart des films catastrophes, mais le film de Spielberg sauve la mise par la qualité de ses effets spéciaux et quelques séquences adroites notamment à l’intérieur de la cave.

Pour le reste, un divertissement de plus ?

La guerre des mondes (Steven Spielberg)
Repost 0
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:37
Collateral (Michael Mann)

Malgré son talent, Michael Mann est un réalisateur assez peu représenté dans ces colonnes, aussi est-ce avec un grand plaisir que la chronique de « Collateral » va tenter de réparer cette criante injustice.

Sorti en 2004, « Collateral » se déroule à Los Angeles ou Max (Jamie Fox) un taxi de nuit atypique, charge Vincent (Tom Cruise) qui ressemble à tous les hommes d’affaires, pressé et propre sur lui.

Mis de bonne humeur par sa précédente cliente, une jolie procureur noire Annie (Jada Pinkett Smith) qui après un échange agréable lui a laissé sa carte de visite, Max sympathise avec son client qui le fait arrêter prêt d’un immeuble et lui propose 700 dollars pour l’emmener faire sa tournée nocturne composée de cinq rendez vous.

Malgré quelques réticences, Max finit par accepter mais à la désagréable surprise de voir un corps chute de l’immeuble et s’écraser sur le toit de son taxi.

Paniqué, il est rejoint par Vincent qui lui explique qu’il a tué cette homme, le contraint à le mettre dans le coffre et a poursuivre sa course avec lui.

L’ambiance change alors du tout au tout dans le taxi, Vincent développant une curieuse théorie sur le fait que Max devrait être indifférent au motif qu’il ne tue que des crapules et que à l’échelle du cosmos ceci ne représente rien.

Les deux hommes discutent, évitant qu’un contrôle de police dégénère et Vincent recadrant le boss profiteur de Max.

Au cours du second rendez vous ou Vincent abat un homme d’affaires, Max ligoté au volant tente d’attirer l’attention de passants mais se fait braquer par deux voyous armés.

Lorsque Vincent revient et constate que les types ont dérobé sa précieuse mallette ou figure la liste de ses victimes, il n’a d’autres choix que de les abattre et se révèle en parfaite machine à tuer.

Cette série de meurtres nocturnes ne tarde pas à éveiller l’attention de l’officier de police Fanning (Mark Ruffalo) qui tente de remonter la piste du tueur.

Décidément imprévisible, Vincent force Max à faire un détour vers un club de jazz pour écouter jouer un virtuose de la trompette Daniel (Barry Shabaka Henley).

Tout en appréciant le concert et en comptant son admiration pour un homme ayant joué avec Miles Davis, Vincent lui annonce qu’il doit le tuer.

Il lui propose alors la vie sauve si il répond à une devinette sur Miles Davis mais le trompettiste commet une imprécision dans sa réponse et est abattu sous les yeux révulsé de Max.

Le duo forcé fait ensuite un détour pour visiter Ida (Irma P Hall), la mère de Max, malade à l’hôpital avec laquelle Vincent se montre charmant.

Mais Max ne supporte plus ce jeu cruel, s’enfuit avec la mallette de Vincent et jette tout sur une autoroute.

Vincent contient sa rage et force en représailles Max à se rendre chez son commanditaire Félix (Javier Bardem) pour qu’il retrouve les deux autres contacts à éliminer.

Peu rassuré, Max se fait passer pour Vincent, pénètre chez le mafioso entouré de gardes du corps et parvient au culot à obtenir qu’il lui fournisse les deux autres cibles.

Mais Fanning a contacté le FBI qui a placé sous surveillance le parrain latino et découvre l’implication de Max dans cette affaire.

Seul contre l’avis des autres policiers notamment le chef Pedrosa (Bruce Mc Gill), Fanning croit que Max n’est pas le tueur mais est manipulé par un tueur professionnel.

La prochaine cible, un parrain asiatique étroitement surveillé par une armée de gardes du corps est très difficile à atteindre.

Dans le décor moite et confiné du club branché du parrain, une fusillade éclate ou prennent part, gardes du corps asiatiques, hommes de main de Félix et policier du FBI.

Non sans difficultés, Vincent parvient à remplir sa mission, Pedrosa étant blessé à la jambe et les hommes de Félix abattus.

Sur le point d’être sauvé par Fanning, Max déchante vite lorsque Vincent l’abat en sortant de la boite.

L’ultime raid se déclenche alors mais lorsque Max comprend que Vincent va assassiner Annie, qui devait faire témoigner la série de victime contre Félix, il décide de prendre tous les risques.

L’appel de la belle procureur qui travaille la nuit dans son bureau ne donne rien aussi Max court il dans le building ou elle travaille pour tenter de la sauver.

Avec culot et chance, il blesse Vincent au visage et entraine Annie dans une fuite échevelée dans le métro.

Vincent est sur leurs talons, dans la même rame que les fuyards mais est tué par un tir chanceuse de Max.

Il meurt presque soulagé, face à lui avec un détachement impressionnant, laissant Max prendre soin d’Annie.

En conclusion, « Collateral » est film magistral rappelant l’immense savoir faire de Mann, parfait pour magnifier la beauté de Los Angeles de nuit, avec ses autoroutes et son centre ville ultra moderne ou poussent buildings et clubs branchés.

Brillant comme à son habitude dans le style, aérien, fluide et violent, « Collateral » l’est également dans sa construction, diablement efficace et son face à face, cette rencontre impromptue entre deux hommes que tout oppose et qui finalement noueront une sorte de relation intime.

Symbole d’assurance et de détermination, Vincent incarne la réussite et pousse Max à aller de l’avant, en montant sa propre société de conduite de limousine ou en rappelant la belle fille de ce matin.

De l’autre coté, il semble apprécier son chauffeur et même souhaiter secrètement aller au bout du chemin avec lui, ce que Max fait en le soulageant d’un fardeau de violence peut être trop lourd au final à porter.

Grand succès commercial, « Collateral » est un classique du polar dans le plus pur style du réalisateur de Miami vice, adepte des ambiances chaudes et des villes branchées.

Collateral (Michael Mann)
Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 14:15
Réussir ou mourir (Jim Sheridan)

Immense star du rap des années 2000, 50 cent popularisa le gangsta rap initié par Snoop dog, Tupac et autre Doctor dre et son histoire de gangster miraculeusement revenu d’entre les morts donna lieu en 2005 à un film à sa gloire « Réussir ou mourir ».

Réalisé par Jim Sheridan, « Réussir ou mourir » est un biopic complet retraçant l’histoire de Marcus (50 cent) enfant du Queens, quartier pauvre de New-York, ayant grandi entre un père absent et Katrina (Serena Reeder) une mère aussi belle qu’aimante mais dont la principale activité était de vendre de la drogue dans la rue.

Le meurtre de sa mère, tuée par un gangster rival, est un traumatisme pour Marcus qui échoue chez ses grands parents qui élèvent déjà huit enfants dans des conditions précaires.

Le jeune homme se réfugie un temps dans la musique, imitant les stars montantes du rap de l’époque (Public ennemy, NWA) pour sortir quelques démo notamment une étonnante déclaration d’amour pour sa voisine Charlène (Joy Bryant) dont les paroles osées ne plaisent pas au beau père qui expédie illico la belle loin de son vénéneux soupirant.

Fort logiquement comme beaucoup de Noirs pauvres et sans famille, Curtis fréquente la rue et commence à dealer, se faisant remarquer par Majestic (Adewale Akinnuoye-Agbaje) l’un des pontes du trafic de drogue qui l’embauche comme un de ses revendeurs.

Curtis s’entoure d’une petite bande, un gros type nommé Keryl (Omar Benson Miller), le fin et fidèle Justice (Tory Kittles) et Antwan (Ashley Waters).

Les quatre hommes luttent contre le gang rival des Colombiens et les deux factions n’hésitent pas à se tirer dessus pour régler leurs comptes.

Dans ce monde ou la violence et la traitrise règnent comme lois, Curtis fait ses preuves, s’enrichit et ne tarde pas à s’acheter une Mercedes rutilante qui fait grimper sa popularité dans le quartier.

Il retrouve par hasard Charlène qui a une influence apaisante sur lui mais la rue est la plus forte et lorsque Antwan est rendu paralytique après avoir reçu une balle, Curtis se venge aveuglément par un raid sur les Colombiens.

Ceci déplait à Levar (Bill Duke), le chef de Majestic et dirigeant du cartel black de New-York, qui prône un cessez le feu avec son homologue Delgado.

Avant de partir en prison, Levar confie les rênes du pouvoir à son second Odell (Russell Hornsby) qui ne tarde pas à se faire liquider par l’ambitieux Majestic, qui espère profiter de la situation pour prendre le contrôle du cartel entier.

Tandis que Curtis purge sa peine, il rencontre un autre noir Bama (Terrence Howard) qui le sauve d’une agression des Colombiens.

Les deux hommes deviennent amis et Bama décèle en Curtis un talent de musiciens en écoutant les raps qu’il écrit en prison.

A la sortie, il lui propose de tenter sa chance dans la musique en devenant son manager.

Curtis prend donc ses distances avec le nouvel homme fort, Majestic et son lieutenant hargneux Junebug (Mpho Koaho) ce qui crée un certain malaise.

Bama échappe lui-même de justesse à un assassinat et les deux hommes en manque d’argent se retrouvent embringués dans une sale histoire de braquage face aux Colombiens.

La vengeance de Levar finit tout de même par rattraper Curtis qui est abattu de neuf balles.

Par miracle, il survit et se remet, ce qui donnera lieu à la légende de 50 cent.

Aidé par Charlène, Bama et le noyau dur de sa bande, Curtis se remet lentement au bord de la mer et décide pour son fils, de se lancer vraiment à fond dans la musique.

Après cette expérience, son phrasé est encore plus prenant et ne tarde pas à le propulser au sommet des concerts de rap, au grand désespoir de Levar dont le rapper de seconde classe se trouve balayé.

L’ultime face à face a lieu dans un concert rap et se termine par un pugilat lorsque Levar révèle à Curtis qu’il a tué sa mère.

Epargné, le mafieux se relève une nouvelle fois pour poignarder son adversaire mais est finalement abattu par Bama.

Plus rien ne semble alors arrêter la carrière météorique de Curtis alias 50 cent, devenu une icône du gangsta rap.

En conclusion, « Réussir ou mourir » est un film plus que moyen sur un sujet mille fois vu et revu : la vie des gangs de blacks américains.

Sa principale originalité consiste dans le parcours de la star 50 cent, qui parvient on ne sait trop par quel miracle à s’extirper de ce enfer sans retour par la musique après avoir échappé à un assassinat.

Miraculé, 50 cent l’est certainement mais malgré de solides acteurs autour de lui, « Réussir ou mourir » ne parvient pas à émouvoir ou surprendre, glorifiant le parcours d’un homme trouvant peut être au fond de lui la petite étincelle lui permettant de ne pas gâcher sa vie, en faisant fructifier un don qui lui permettra en théorie d’échapper à un destin bref et à une mort expéditive.

A réserver donc aux fans du rapper dont je ne fais bien entendu pas parti.

Réussir ou mourir (Jim Sheridan)
Repost 0
Published by Seth - dans Rap
commenter cet article
8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 11:00
De l'autre coté du périph (David Charhon)

Comédie à présent avec « De l’autre coté du périph » de David Charhon.

Sorti en 2012 après le raz de marée des « Intouchables », « De l’autre coté du périph » exploite sans vergogne la popularité de la nouvelle star et personnalité préférée des Français Omar Sy pour délivrer un nouveau film sur l’attirance des contraires : François Monge (Laurent Laffite) capitaine de police des beaux quartiers obligé de coopérer avec l’inspecteur Ousmane Diakité (Omar Sy), de Bobigny.

Diakité a en effet retrouvé sans son secteur le corps de la femme du patron des patrons, le puissant Chaligny (André Marcon) et force sa hiérarchie à le mettre sur l’enquête contre l’avis de Monge, qui voit surtout dans cette difficile affaire, une raison de monter dans la hiérarchie et de passer commissaire.

Le choc des cultures ne tarde pas à opérer entre le flic du 93 et celui du XVI ième arrondissement, chacun se jetant au visage ses propres clichés.

Véritable coureur de jupons carriériste, Monge suit Diakité sur la piste de Nabil (Youssef Hadji) minable truand de Bobigny soupçonné d’avoir introduit l’épouse de Chaligny dans un cercle de jeu clandestin tenu par des gitans.

L’arrestation de Nabil dans une cité hostile est mouvementée et fait apparaitre le passé de Diakité, passant pour un faible et un pleurnichard aux yeux des habitants.

Une fois au commissariat le petit truand les mets sur la piste d’un gitan appelé Van Gogh (Maxime Motte) dirigeant du tripot clandestin.

Monge accepte de rencontrer les collègues de Diakité et tombe sous le charme de Yasmine (Sabrina Ouazani) une jolie beurette qu’il drague maladroitement.

L’intervention trop directe de Monge chez les gitans tourne à l’affrontement et Diakité doit voler au secours de son partenaire en fâcheuse posture sous le feu de l’ennemi.

Van Gogh est arrêté mais l’enquête piétine et même si Cardinet (Lionel Abelanski) le bras droit de Chaligny apparait impliqué dans la mort de l’épouse, le manque de preuve empêche le duo de conclure alors que la pression hiérarchique du commissaire Morlan (Zabou Breitman) s’intensifie.

Cardinet est finalement piégé par son penchant pour les clubs échangistes au cours d’une mémorable soirée ou le trio infiltré doit se fondre dans une ambiance pour le moins dénudée.

Mais l’homme se sentant piégé à de la ressource et s’arrange pour prendre en flagrant délit de perquisition dans ses bureaux Monge et Diakité, le poussant ainsi à la faute.

Diakité est licencié sur le champs mais les liens d’amitié crée entre les deux hommes semblent plus fort, notamment par l’intermédiaire du fils du policier de banlieue, devenu proche de Monge.

Une nouvelle pression sur Nabil pousse Cardinet à sortir de l’ombre et à se dévoiler.
Il est tué après une course poursuite débridée qui aboutit à une blessure par balle de Diakité qui tentait de protéger son coéquipier.

Les deux hommes sont félicités pour leur réussite et Monge devient un habitué de Bobigny.

En conclusion, sur un scénario vieux comme le monde de deux policiers que tout oppose, « De l’autre coté du périph » construit un film divertissant, se voulant fortement influencé par « Le flic de Beverly hills » dont les référence sont clairement énoncés.

Le scénario faiblard est ici largement compensé par l’abattage des deux acteurs stars, Omar Sy dans un rôle taillé sur mesure mais également le surprenant Laurent Laffite, lui aussi incroyablement drôle, talentueux et sympathique.

« De l’autre coté du périph » n’est donc pas un chef d’œuvre et peut être considéré comme un film suiveur de « Intouchables » mais demeure au final un spectacle divertissant habilement mené surfant sur l’antagonisme présumé entre Paris ville riche et bourgeoise et banlieue, pauvre et criminogène ce qui dans les faits doit être plus nuancé, certains quartiers de Paris étant similaires à ceux de la Seine Saint Denis et d’autres banlieues étant aussi prospère et tranquilles que le centre de la métropole.

De l'autre coté du périph (David Charhon)
Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 10:11
Louder than hell (Manowar)

Ne cachons pas que les années 90 furent incroyablement difficiles pour le heavy metal traditionnel, considéré comme passé de mode et barré par le style plus populaire du grunge.

Puriste parmi les puristes, Manowar n’échappa bien sur pas à la crise et ne sortit que deux albums durant la décennie dont « Louder than hell » en 1995, qui me fit à l’époque découvrir les durs à cuir par le biais d’un camarade de fac, Gabriel, grâce lui en soit rendue.

Après quelques errements sur le disque précédent, le duo Joey de Maio (basse)-Eric Adams (chant), ossature principale des hommes de guerre, remplace le guitariste et le batteur précédent reprenant Scott Columbus et Karl Logan à la place des petits nouveaux Rhino et David Shankle forcément plus controversés.

Seul donc Ross the boss, premier guitariste du groupe échappe à ce retour en arrière.

Rien n’évolue ici au niveau de l’imagerie, ici un guerrier body buildé et dominateur annonce clairement la couleur et on débute en fanfare par « Return of the warlord » véritable hymne introductif au tempo puissamment soutenu et sur lesquels Adams place des refrains fédérateurs.

On pousse encore plus loin dans le cliché des frères d’armes unis autour de la musique en découvrant « Brothers of metal pt 1 » qui ne fait certes pas dans la dentelle de Caen, mais se montre malgré tout d’une grande efficacité.

Impossible de ne pas succomber à la profession de foi de « The gods made heavy metal » dont le punch et la mélodie parviennent à faire oublier les paroles très premier degré que certains esprits cyniques pourraient trouver ridicules.

Eric Adams est un très bon chanteur de heavy metal et le prouve ensuit sur « Courage » superbe ballade au piano traversée de refrains chaleureusement positifs.

De manière diaboliquement adroite, Manowar place ensuite ses titres les plus rapides et agressifs, prenant à revers l’auditeur par « Number 1 » hymne imparable dont la puissance épique invite à l’esprit d’entreprise et de réussite, mais surtout la bombe trashisante « Outlaw » sur laquelle Adams hurle à gorge déployée.

On monte encore d’un cran dans la dimension grandiloquente et épique de la musique des américains qui donne le meilleur d’eux-mêmes sur « King » que je considère comme l’un des plus aboutis de leur carrière par sa combinaison parfaite entre violence maitrisée et grandes envolées lyriques.

L’excellence semble ici au menu lorsque survient ensuite un superbe instrumental atmosphérique « Today is a good day to die » qui séduit par son charme hypnotique s’étalant sur près de dix minutes.

Un autre instrumental cette fois court et nerveux, « My spirit lives on » lance la fin de l’album « The power » titre puissant un brin trop linéaire sans doute pour séduire.

En conclusion, « Louder than hell » marque un magnifique autant qu’imprévu retour en forme de Manowar après un net déclin entamé à la fin des années 80.

Surfant à contre courant sur des clichés de guerriers virils mais intègres combattant un monde extérieur par essence hostile, Manowar cultive cet esprit sectaire qui ravit ses adeptes mais délivre surtout un album musicalement magistral, combinant titres puissants et fédérateurs avec morceaux plus lents et mélodiques.

Le résultat est sans appel, « Louder than hell » est un impeccable album de heavy metal au son moderne, dynamisant la musique agréable mais un peu sous produite du groupe au début des années 80.

Malheureusement malgré ses qualités, le succès ne fut pas au rendez vous et Manowar disparut après sa sortie cinq longues années pour réapparaitre timidement au début des années 2000.

Il n’en reste pas moins qu’écouter « Louder than hell » vingt ans après sa sortie, vous donne toujours une pêche d’enfer et une réelle envie de démarrer sa journée avec des projets de réussite plein la tête !

Louder than hell (Manowar)
Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:52
La chasse (William Friedkin)

Exploration à présent d’un film aussi fascinant que choquant, « La chasse » adaptation d’un roman de Gérald Walker par William Friedkin.

Sorti en 1980, « La chasse » narre l’enquête de Steve Burns (Al Pacino) policier de New-York, dans le milieu homosexuel pour découvrir un tueur séduisant ses victimes masculines dans les clubs sado-maso gays de Greenwich village avant de les assassiner au couteau.

Hétérosexuel, Burns n’informe pas sa petite amie Nancy (Karen Allen) de sa mission et s’installe en plein milieu du quartier gay dans l’appartement d’une des victimes, Lukas (Arnoldo Santana) un jeune acteur brun et athlétique, ligoté et cruellement poignardé.

Il adopte instantanément les codes en vigueur, vêtements masculins mais près du corps découvrant certaines parties comme les bras ou les épaules et fait la connaissance de Ted Bailey (Don Scardino) un des voisins de Lukas, qui lui fait des avances.

Vaguement artiste, le jeune homme se fait entretenir par son ami danseur et fournit des informations intéressante à Burns, quand à l’ambiance de peur dans la communauté avec la présence d’un tueur en série frappant en apparence au hasard de ses pulsions.

Burns se lance ensuite, fréquentant les clubs SM de nuit ou se retrouvent les homosexuels dans une ambiance de sexualité virile et poisseuse.

La musique jouée est du rock puissant et les hommes habillés de cuir cultivent une apparence de durs.

Burns observe les rituels et les actes sexuels réalisés à même la boite ou en plein air dans certains recoins peu éclairés de Central Park.

Le tueur frappe encore et augmente la pression médiatique sur le supérieur de Burns, le capitaine Edelson (Paul Sorvino) qui utilise un travesti comme indicateur.

Dans ce monde glauque peuplé d’animaux de nuit, chacun est suspect et Burns oriente ses soupçons sur Skip Lee (Jay Socovone), un jeune marginal de la nuit réputé pour sa violence lorsqu’on le contrarie et travaillant dans un restaurant ou l’on utilise le même type de couteau qui a servi à tuer Lukas.

Burns fait min de céder à ses avances et se retrouve ligoté nu sur un lit ce qui provoque une descente massive de police dans sa chambre pour le secourir.

Les deux hommes sont arrêtés, questionnés et durement tabassés au commissariat notamment par un immense policier noir quasiment nu dans une scène pour le moins déroutante, mais malheureusement Skip est déclaré innocent.

L’enquête bascule lorsque une relation est établie avec un autre jeune acteur, Stuart Richards (Richard Cox) vivant mal son homosexualité en raison du rejet de son père.

Burns piste Stuart, pénétrant par effraction chez lui et le provoque ouvertement.

Les pulsions sexuelles et meurtrières de Stuart sont les plus fortes et le jeune homme accepte la chasse, non sans une grand méfiance face à cette proie trop évidente.

De son coté, le psychisme de Burns se trouve très éprouvé par cette plongée dans le monde sous terrain de la ville, délaisse peu à peu sa petite amie, prend de la drogue, se soumet à quelques attouchements sur une piste de danse et pour finir se dispute violemment avec Gregory (James Remar) le petit ami de Ted très jaloux des incartades de son compagnon.

Il semble temps que l’enquête s’achève et Burns précipite le dénouement en rejoignant Stuart dans un Central Park désert en pleine nuit.

Après une scène d’une tension inouïe, Burns poignarde Stuart avant qu’il ne le fasse.

Promu inspecteur, il rejoint sa compagne qui découvre qu’il a adopté le curieux accoutrement du tueur.

En parallèle, Ted est sauvagement assassiné au couteau dans son appartement, dans ce que la police assimile à une querelle d’amoureux ayant mal tourné, mais ce qui laisse planer le doute sur le fait que Burns, a basculé de l’autre coté, celui du mal …

En conclusion, j’ai vu trois fois « La chasse » avec un mélange à chaque fois inégalé de fascination et de dégout.

Fidèle à sa réputation sulfureuse, Friedkin dérange et choque, montrant des scènes quasiment insupportables de violence ou de sexualité (une scène de fist fucking dans une boite !) ce qui pousse le film à flirter avec un classement X.

« La chasse » contient donc pour cela un puissant aspect répulsif envers les personnes les plus traditionnelles ou religieuses mais de manière plus surprenante envers une large part de la communauté homosexuelle, choquée qu’on ne montre à l’écran qu’une parcelle la constituant : celle des homo aux rites sado masochistes.

Si on dépasse ces barrières culturelles, « La chasse » est une plongée fascinante dans un monde marginal, étrange, codifié, à l’imagerie et à la sexualité violentes.

Plus que la poursuite en question d’un tueur en série, la lente dérive et perversion d’un policier hétérosexuel dont l’âme se corrompt peu à peu à ce dangereux contact est un phénomène troublant et fascinant à observer.

Dans ce rôle difficile mettant à mal son image de virilité, Al Pacino livre sans nulle doute une de ses meilleurs prestations, qui à mon sens aurait du être oscarisée.

Impressionnant, dérangeant et troublant, comme toutes les grandes œuvres, « La chasse » est de surcroit porté par une bande son d’enfer, délivrant un hard rock aussi musclé que déjanté.

Vous avez dit chef d’œuvre ?

La chasse (William Friedkin)
Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens