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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 21:42
Lost saison 5, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 5, épisodes 11 et 12 ».

L’épisode 11 réalisé par Bobby Roth sur un scénario du duo magique Carlton Cuse et Damon Lindelof commence par une histoire de femmes entre Kate (Evangeline Lilly) et Cassidy Phillipps (Kim Dickens), lorsque cette Kate approche l’ex compagne de Sawyer (Josh Holloway) pour lui confier une belle somme d’argent afin d’élever le fils qu’elle a eu avec lui.

Mais la réaction de Cassidy est plutôt la colère vis-à-vis de son ex compagnon qu’elle accuse de lâcheté et de tromperie.

Ayant accomplie sa mission, Kate confie Aaron à Carol Littleton (Susan Duerden) avant de décider de retourner sur l’ile pour retrouver Claire Emilie de Ravin) la véritable mère de l’enfant.

Sur l’ile, le jeune Benjamin Linus (Sterling Beaumont) est ramené d’urgence au camp de Dharma pour subir une opération afin de tenter de le sauver mais Juliet (Elisabeth Mitchell) se déclarant incompétente réclame l’aide de Jack (Matthew Fox) qui refuse obstinément d’aider celui qui deviendra le futur plus grand criminel de l’ile.

Devant le caractère désespéré de la situation, Sawyer accompagné de Kate qui a donné son sang pour sauver Ben, décident de le confier à Richard Alpert (David Carbonell) le leader des Autres afin de sauver sa vie.

L’épisode 12 arrive alors très vite sous la réalisation Stephen Williams et un scenario de de Brian K. Vaughan et Elizabeth Sarnoff et montre un Locke (Terry O ‘Quinn) jouant sur l’effet de surprise de sa résurrection pour prendre le dessus sur un Benjamin (Michael Emerson) choqué par le coup de rame de Sun (Kim Yoon-jin).

Déterminé, le leader chauve désire trainer l’ex chef des Autres devant le monstre de l’ile pour le juger pour ses crimes.

Fidèle à son tempérament manipulateur, Benjamin essaye de manipuler Caesar (Saïd Taghmaoui) et ses amis pour se faire passer pour la victime d’un fou dangereux mais contre toute attente le tue lorsqu’il essaie d’empêcher Locke de l’emmener au temple.

La malheureux Frank Lapidus (Jeff Fahey) qui préfère rationnellement revenir à la plage pour appeler les secours, paye cher son sursaut de rationalité puisqu’il est sèchement battu par Ilana (Zuleikha Robinson) dont les intentions s’avèrent de moins en moins pacifiques.

Le trio constitué avec Sun se rend dans un temple, utilise un passage sous terrain pour accéder à une galerie dans laquelle Ben se retrouve seul face à son destin.

L’examen de la conscience de Ben fait plonger dans le passé, ou on le voit essayer de tuer Penny (Sonya Walger) la fille de son ennemi Charles Widmore (Alan Dale) en représailles à la mort d’Alex (Tania Raymonde) sous les balles de ses mercenaires.

Mais la tactique échoue, Desmond (Henry Ian Cusick) s’interpose et malgré une balle dans le corps, profite d’une hésitation de Ben face au fils de Penny présent sur leur bateau ou ils vivent, pour se ruer sur lui et le tabasser sauvagement avant de le jeter à l’eau.

Si le monstre laisse étrangement Ben en vie après lui avoir ordonné sous les traits d’Alex d’obéir aveuglément à Locke, un dernier flash back montre le fort antagoniste entre les deux leaders des Autres, lorsque dans les années 80, Benjamin désobéit à son rival en sauvant Alex après avoir tué Danielle (Mira Furlan), puis le fait bannir dans de l’ile pour avoir eu un enfant avec une étrangère.

En conclusion, « Lost saison 5, épisodes 11 et 12 » tient toutes ses promesses et se montre particulièrement haletant, révélant encore plus le passé tortueux de Ben, sa rivalité mortelle avec Widmore, se soldant par une vendetta impitoyable entre les deux leaders des Autres.

Le moment du jugement de l’ex leader des Autres, constitue un des passages les plus intenses de la série, avec un franc basculement dans le surnaturel issu des évolutions de cette créature divine constituée de fumée noire décidant sur des critères inaccessibles, si les hommes sont dignes ou non de vivre.

On se régale des multiples rebondissements et du rôle joué par des personnages en apparence secondaires, mais pouvant à tout moment jouer un rôle plus important : Ilana, Lapidus, Godspeed (Doug Hutchinson)…

La suite, tout de suite ?

Lost saison 5, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 09:27
 Marvel heroes hors série n°1, Submariner (Matt Cherniss,Peter Johnson, Phil Briones)

Impossible de sortir réellement de l’univers comics cet été, aussi voici « Marvel heroes hors série n°1, Submariner » de Matt Cherniss/Peter Johnson (scénario) et Phil Briones (dessins).

Sorti en 2008, cet hors série assez alléchant montrant un Namor au physique de nageur athlétique regagner son royaume sous marin sur fond de ville en flammes, se place dans le cadre d’une violente attaque terroriste sur le sol américain dans laquelle on péri 900 personnes.

Chargé de l’enquête en sa qualité d’agent gouvernemental post Civil war, Iron-man ne tarde pas à trouver des preuves de l’implication d’Atlantes dans l’attentat et ne tarde pas à contacter son vieil ami/ennemi, Namor qui provoque une réunion de crise dans son royaume sous marin d’Atlantis.

Le souverain qui détient toujours le criminel Nitro, dont le pouvoir explosif a déjà permis de dommages équivalent, comprend qu’un complot d’Atlantes dissident à vu le jour et qu’une des cellules infiltrés aux Etats-Unis qu’il a soigneusement mise en place s’est rebellée contre son autorité.

Pire, Namor déjoue un attentat en tuant Timoran, membre de son entourage proche, qui adhérait à des idées beaucoup plus radicales que lui vis-à-vis de la politique à adopter vis-à-vis du monde de la surface.

Poussé par les généraux, Iron-man déploie une petite armée sous marine du S.H.I.E.L.D pour menacer Atlantis ce qui obliger Namor a charger son ami le général Argos tandis qu’il tente (et réussit) une percée vers le monde de la surface après avoir écarté sans ménagement son rival en armure, réputé inférieur sous l’eau.

Cet échec force les généreux à employer Venom comme tueur gouvernemental afin de traquer et tuer Namor qui se rend chez les X-men pour bénéficier des pouvoirs télépathiques de Charles Xavier afin de localiser la cellule terroriste.

Il se heurte dans sa quête à Wolverine, garde du corps du professeur X, qui défend avec acharnement le mentor dans un combat aussi âpre que spectaculaire dans lequel la puissance physique écrasante et la relative invulnérabilité du Prince des mer finissent par faire la différence face au teigneux mutant griffu.

Une fois parvenu à ses fins, Namor localise les terroristes à Seattle et s’y rend immédiatement après avoir détruit aisément au passage deux robots sentinelles qui tentaient de l’arrêter.

Il est ralenti entre temps par Venom qui utilise un pistolet à nano technologie pour infecter le système respiratoire de son adversaire et le paralyser.

A terre et vulnérable, Namor est une proie facile pour le monstre colossal et effrayant qui le torture et le mutile en lui arrachant une partie de ses ailes.

Alors qu’on pense qu’il va être tué, Namor se ressaisit, son métabolisme atlante permettant de surmonter les effets de l’arme, détruit le pistolet puis écrase Venom en lui rendant la pareille en arrachant sa langue.

Blessé et soigné par Jane Richard des 4 Fantastiques, Namor parvient finalement à reprendre difficilement son vol pour Seattle, ou la cellule terroriste atlante continue ses actions en installant un système privant d’air les employés d’un building.

Alors qu’a Atlantis, Argos et ses hommes, en sous effectif défendent désespérément la souveraineté de Namor face aux rebelles menés par Zoran, Namor tombe finalement sur le trio de terroristes mené par son fils Kamar, rendu fou par le fait qu’il ne l’ait jamais reconnu.

Namor est contraint de lutter face à ses Atlantes aux pouvoirs étendus, tuant Arath, capable d’absorber le pouvoir des autres ce qui lui a permis de raser la ville du Dakota en prenant celui de Nitro puis assommant un autre Atlante à la force surhumaine.

Après avoir raisonné Kamar et démantelé la cellule, Namor peut donc revenir à Atlantis secourir ses hommes, tuer Zoran et restaurer ainsi son indiscutable pouvoir de roi.

Mais cet évènement pousse Namor à de profondes réflexions sur l’avenir de son peuple.

Lassé de devoir se justifier et de songer à se protéger face à une attaque imminente du S.H.I.E.L.D, Namor prend la décision radicale de déclencher un exode à travers des tunnels sous marins, afin de s’intégrer au monde de la surface afin de passer inaperçu et d’éviter les persécutions.

Cette décision incroyable aboutit à la destruction d’Atlantis en mettant le pouvoir de Nitro en surrégime avec Kamar enchainé au trône, sensé symbolisé la mort du Prince des mers.

L’histoire s’arrête après la destruction d’Atlantis, alors que Namor rejoint la Latvérie ou Fatalis en personne l’accueille à bras ouverts et que Iron-man appuyé par la science de Mr Fantastic, réalise que le Prince des mers n’est pas mort, mais en fuite comme tout son peuple…

En conclusion, Marvel heroes hors série n°1, Submariner » est une superbe aventure excitante et inventive, magnifiquement maitrisée de A à Z par Cherniss et Johnson.

On y découvre un Prince des mers fidèle à lui-même, personnage ambigu plus proche du despote éclairé à tendance tyrannique sous pression, que du gentil héros made in USA.

Soucieux de ses responsabilités de dirigeant, Namor prend toutes les mesures pour faire la lumière sur les accusations de terrorisme contre lui, rétablir l’ordre en écrasant une rébellion, châtiant les sévèrement les traitres, mais surtout proposant une nouvelle et radicale orientation du mode de vie des Atlantes en provoquant un exode vers la surface.

On trouve donc en Namor la dimension d’un leader, d’un homme politique capable de cynisme lorsqu’il manipule Nitro et exécute froidement son propre fils pour servir ses intérêts propres.

Lorsqu’en plus de ce scénario brillant, les auteurs nous servent plusieurs matchs spectaculaires face à Wolverine, Venom, quelques Atlantes surboostés et un Iron-man en petite forme et que le style puissant, élégant et coloré de Briones est de la partie, le lecteur ne peut que crier à la perfection !

De là à prendre un abonnement à la piscine municipale pour se sculpter un corps d’homme poisson digne de Florent Manaudou ?

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 09:39
Les puissances de l'invisible, tome un (Tim Powers)

On a tous dans nos bibliothèques des livres qui trainent depuis de nombreuses années, qu’on a jamais lu et qu’on retrouve périodiquement avec un certain agacement.

C’est dans cette logique que j’ai lu au bout de dix ans « Les puissances de l’invisible, tome 1 » de Tim Powers.

Sorti en 2003, Les puissances de l’invisible, tome 1 » contient toutes les caractéristiques du roman d’espionnage d’époque (Seconde guerre mondiale) avec une intrigue mystérieuse et tortueuse à souhait.

On comprend qu’Andrew Hale un agent secret anglais du SIS responsable d’un raté retentissant en 1948 sur le mont Ararat (Arménie) qui causa la mort de plusieurs hommes est recontacté à Londres dans les années 60 par son ancien chef, James Théodora qui lui demande retourner sur place poursuivre le mystérieux projet Declare qui tourne autour d’une opération d’infiltration afin d’étendre l’influence anglais au Moyen-Orient.

Né en Palestine, Hale devra faire équipe avec Kim Philby un ex agent double soviétique retourné par les Britanniques.

L’histoire oscille donc entre présent en 1963 et passé en 1943, ou on découvre le processus d’enrôlement du jeune Hale au sein du SIS avec comme première mission secrète l’infiltration des groupes communistes à Paris via Elena Teresa Ceniga, une jeune espagnole fervente membre du NKVD de l’URSS.

Dans un Paris occupé par l’Allemagne nazi, le couple vit dans la clandestinité sur l’ile de la Cité et Hale apprend à transmettre des messages cryptés vers les services russes, avec la peur au ventre d’être repéré par les agents de l‘Abwehr, ce qui finit par arriver assez vite.

Paniqué, Hale qui est finalement tombé amoureux d’Elena, se résout finalement à se séparer d’elle et à quitter Paris sous la fausse identité d’un Suisse.

Après avoir rencontré le français Claude Cassagnac un ami d’Elena qui les aide dans leur cavale à Paris, Hale se laisse arrêter au Portugal et remettre aux autorités britanniques, auxquelles il refuse obstinément de livrer sa couverture, obéissant ainsi à des consignes strictes de sa hiérarchie.

Une fois passé l’épreuve des interrogatoires menés par Kim Philby, Hale est détenu quelques temps puis finalement relâché sur ordre de Théodora.

Le SIS estime qu’il a fait ses preuves lors de cette première mission et le charge de continuer

En 1963, Hale rencontre au Koweit Salim Ben Jawali, son contact local avec qui il avait travaillé pendant l’opération Declare, qui lui permet de rencontrer Ismaël un vieux russe du KGB qui espère le retourner au profit de son organisation.

Ensemble les trois hommes vont dans le désert à Ain al Abd, guidés des tribus bédouines locales.

Ils trouvent un mystérieux site perdu au milieu de rien, ou semble vivre un djinn, créature surnaturelle vivant dans une mare.

Au contact du djinn, Hale fait preuve d’une expérience étonnante, s’appuyant sur une ankh, croix égyptienne lui offrant un certain respect voir contrôle de la créature qui terrifie les autres humains.

Mais l’irruption de soldats russes alertés par Ismaël change la donne et oblige le groupe à la fuite, laissant Ben Jawali et Ismaël morts sur place.

Hale parvient à s’enfuir en profitant d’un hélicoptère de passage, est évacué au Liban ou il est pris en charge par Mammalian, un correspondant local du SIS, est troublé par la brève rencontre d’Elena dans un bar de Beyrouth.

La dernière partie du récit se déroule dans le Berlin de 1945, ou Hale en mission de reconnaissance dans une ville étrange divisée en zones d’influences occidentales et russes, retrouve près de la porte de Brandebourg, Elena et Cassagnac en fâcheuse posture, car agressés par des soldats russes.

Hale intervient, fait pour la première fois usage de son arme, et le trio poursuivi par les soldats ne doit son salut qu’à l’apparition d’un monstrueux djinn constitué d’une colonne de gaz, qui met en fuite leurs assaillants et finit par se plier également au pouvoir du jeune anglais exercé par le biais de sa croix égyptienne.

Après cette mésaventure ou Elena a épousé de manière rocambolesque Andrew dans le navire dans lequel il avait trouvé refuge pour échapper à une situation désespérée, lui révèle qu’elle a quitté le NKVD pour rejoindre la DGSS aux cotés de Cassagnac.

Hale est tenté d’accepter la proposition de sa chère et tendre de les rejoindre mais refuse in extremis, préférant rester fidèle au SIS.

Lors de son rapport à Théodora, Hale a la grande surprise de constater que son supérieur n’est aucunement étonné des manifestations surnaturelles auxquelles il a pu assister.

En conclusion, présenté comme un équivalent à « L‘échiquier du mal », le chef d’œuvre de Dan Simmons, « Les puissances de l’invisible, tome 1 » m’a plutôt déçu.

Très emberlificotée, l’histoire est difficile à suivre et le lecteur a vite fait de s’engluer dans méandres des services d’espionnages de la Seconde guerre mondiale et de la Guerre froide, ou tout le monde pouvait trahir tout le monde et se retourner à loisir pour créer des situations aussi inextricables que dangereuses.

Malgré donc un processus narratif laborieux et très évasif, « Les puissances de l’invisible, tome 1 » a pour lui son ambiance « orientale » exotique, la multiplicité de ses lieux d’action (France, Angleterre, Allemagne, Koweït) ce qui suffit pas à le rendre à mes yeux suffisamment intéressant.
Comble, du comble, l’aspect surnaturel du roman est à peine esquissé, s’étalant timidement sur quelques pages seulement, également très allusives.

Difficile donc de m’emballer pour ce « Les puissances de l’invisible, tome 1 » , trop lent et timoré à mes yeux, qui a je le pense bien fait de rester moisir dix ans dans ma bibliothèque !

Les puissances de l'invisible, tome un (Tim Powers)
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 20:46
Lost saison 5, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 5, épisodes 9 et 10 ».

Dans l’épisode 9 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Paul Zbyszewski et Brian K. Vaughan, les survivants du second crash s’organisent tant bien que mal, Sun (Kim Yoon Jin) faisant mine de faire confiance à Benjamin (Michael Emerson) lorsqu’il tente de la convaincre d’aller sur ce qui deviendra l’ile des Autres pour retrouver Jin (Daniel Dae Kim) mais l’assomme au final sous les yeux de Frank Lapidus (Jeff Fahey).

Mais les deux apprentis explorateurs déchantent lorsqu’ils trouvent des baraquements vides et l’énigmatique Christian Sheppard (John Terry).

Sur la même ile mais en 1977, Sawyer (Josh Holloway) devenu un ponte de la sécurité chez Dharma joue de son influence pour faire accepter ses amis Jack (Matthew Fox), Kate (Evangeline Lilly) et même Hurley (Jorge Garcia) à des postes subalternes dans l’organisation.

Il est en cela brillamment secondé par sa compagne Juliet (Elisabeth Mitchell) mais ne peut empêcher Sayid (Naveen Andrews) de se faire capturer.

Pris pour un des Autres appelés à l’époque Hostiles, Sayid est amené par Jin et le teigneux Radzinzky (Eric Lange), opérateur de surveillance radar dans une station appelée « La flamme » jusqu’au camp ou il doit être détenu.

Gardant le silence pour ne pas trahir ses amis, Sayid reçoit la visite inattendu d’un Benjamin (Sterling Beaumon) enfant qui lui apporte à manger et tente de le convaincre de l’emmener avec lui vivre avec les Autres.

Du coté des flash back on découvre la scène impressionnante du second crash aérien avec la manœuvre désespérée de Lapidus pour épargner des vies humaines…

Avec l’épisode 10 réalisé par Greg Yaitanes sur un scénario d’Edward Kitsis et Adam Horowitz, Sayid subit une intense pression des membres de Dharma mais devant son refus de parler doit subir la torture de Oldham (William Sanderson), expert lui aussi en torture qui lui administre un sérum de vérité.

Mais lorsque Sayid déclare venir du futur et avoir déjà séjourné sur l’ile, ses propos paraissent incohérents à Goodspeed (Doug Hutchinson) et déclaré comme fou dangereux après un vote, Sayid doit être assassiné, ce qui ne semble pas le perturber plus que cela.

Sawyer intervient alors en lui permettant de s’enfuir, ce qu’il fait en emmenant avec lui le jeune Benjamin victime des mauvais traitement de son père, une brute nommée Roger Linus (Jon Gries).

Mais lors d’un brutal revirement, Sayid tue Benjamin pour sans doute tenter d’éviter qu’il devienne le leader fou des années suivantes.

Dans les flash backs, on découvre le passé de Sayid, son talent pour donner la mort détecté très tôt en Irak, puis exploité par Benjamin pour lui faire tuer en série avant qu’une femme Ilana (Zuleika Robinson) ne le séduise dans un bar, l’arrête et le force à monter dans le vol Ajira dans lequel se trouvent les autres membres de l’Oceanic 6.
C’est donc un Sayid traqué, plein de remords pour ses crimes et dépourvu de joie de vivre qu’on retrouve sur l’ile.

Enfin en dernier lieu, Jack et Sawyer doivent s’employer à fond pour contrer un incendie allumé par un van en flammes lancé par les Autres contre leur camp.

En conclusion, « Lost saison 5, épisodes 9 et 10 » continue d’injecter une forte dose de suspens dans l’histoire, avec la tension née autour du personnage si fascinant de tueur torturé de Sayid, hanté par ses démons, son passé et se sortant un peu par miracle d’une situation quasi désespérée sur l’ile pour retrouver sa liberté et éliminer celui qui deviendra le leader mortel des Autres en assassinant l’ensemble du projet Dharma.

L’intrigue a maintenant retrouvé son rythme de croisière, forcément diabolique et se tend inexorablement dans le passé et le présent…

Lost saison 5, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 22:24
11.6 (Philippe Godeau)

Tout auréolé de son écrasant succès de « Intouchables », François Cluzet en état de grâce tourne ensuite dans « 11.6 » de Philippe Godeau.

Sorti en 2013, « 11.6 » se base sur un fait divers, le vol en 2008 de onze virgule six millions d’euros par un convoyeur de fond répondant au nom de Tony Musulin.

Incarné ici par François Cluzet, Tony Musulin travaille depuis une dix sept ans chez IBRIS, une société de la banlieue lyonnaise spécialisée dans le transport de fond.

Le spectateur suit le quotidien de Musulin, évoluant avec son équipe de trois : Arnaud (Bouli Lanners), homme d’âge mur bougon à la sensibilité à fleur de peau et Nabil (Eric Bernard) plus jeune et de meilleure composition.

On découvre un univers ultra masculin, très chambreur, avec salles de muscu, alcool et prostituées.

Sorti de ses collègues et de sa société, Musulin mène une vie sans éclat, mangeant et dormant chez sa compagne Marion (Corinne Masiero), propriétaire d’un minable bar restaurant.

Irrité par ses conditions de travail et par les tentations de tout cet argent qui transite dans ses mains , Musulin compense par un gout affiché pour les voitures de sport et finit par craquer un jour en achetant pour de vrai une Ferrari.

Il frime alors au volant de son bolide, s’offrant de belles virées, soit avec Marion au départ peu regardante sur la provenance de cet argent soit avec son cousin dans les Alpes.

Au cours d’une soirée, Musulin rencontre Natalia (Juana Acosta) une guide de montagne suisse dont il tombe éperdument amoureux.

La jeune femme ignore que Musulin a lorsqu’il lui parle déjà pris comme décision radicale de se séparer de Marion et surtout détourner les millions d’euros qu’il transporte.

Après avoir fait en sorte de se brouiller avec Arnaud en tuant la petite souris qu’il avait pris en affection, Musulin change d’équipiers et n’a aucun mal à les berner, mettant ainsi en place un plan longuement étudié, qui lui permet de cacher une partie de l’argent dans un parking doté d’un double mur en béton patiemment érigé de ses mains.

Ardemment recherché, Musulin tente de retrouver Natalia mais apprend que la jeune femme est partie en expédition en haute montagne.

Ce qui devait arriver arrive finalement et Musulin est arrêté à Monaco… mais la police ne retrouve pas 2 millions qui restent à ce jour encore manquants…

En conclusion, « 11.6 » est un film sobre, rude, dépouillé et masculin comme on les aime mais qui masque la faiblesse de son scénario par une interprétation hors norme de Cluzet, parfait dans un rôle d’introverti bourru mais cérébral.

On pense parfois au « Convoyeur » l’action en moins, également à « L’adversaire » la tension psychologique également en moins, en se disant que pour plaisant qu’il soit, « 11.6 » manque par trop d’épaisseur pour dépasser le stade du fait divers…

11.6 (Philippe Godeau)
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 21:33
Batman : secrets (Sam Kieth)

Poursuite du cycle comics avec « Batman : secrets » de Sam Kieth (scénario/dessins).

Sorti en 2007, « Batman : secrets » reprend la trame classique de la dualité entre Batman et Joker pour montrer que le célèbre psychopathe a été une nouvelle fois libéré après avoir été jugé comme réinserable dans la société.

Faisant amende honorable, le Joker multiplie les émissions télévisées pour communiquer sur un livre qu’il a écrit au titre de thérapie.

Mais derrière cette stratégie se terrent les bas instincts du prédateur qui enlève Déborah Parisi, la présidente du comité de probation qui l'a jugé apte à sortir de prison et l’assassine sauvagement sous les yeux effarés et impuissants de Batman.

Lors de l’explication musclée qui en découle, Batman est photographié par un couple de voisins qui a pour idée d’envoyer à la télévision un cliché compromettant donnant l’impression qu’il agresse le malheureux Joker.

Mooley un patron de presse influent, de surcroit ami d’enfance de Bruce Wayne, subit la pression du Joker, qui sait visiblement qu’il a construit sa renommée de journaliste sur un mensonge et finit par diffuser le cliché accusateur.

Le Joker exploite intelligemment la situation et élimine sans remord le couple, en tentant de plus une odieuse mise en scène ou sa maitresse Terry Ammons, l’assistante de Parisi, se déguise grossièrement en Batman pour faire croire à de nouveaux meurtres du justicier masqué.

Tombée sous le charme du Joker, Ammons qui ignore ses capacités quasi surnaturelles de manipulation, n’a pas hésité à tout plaquer pour lui et à lui livrer sa chef.

Mais cette fois la manipulation du Joker, bien trop grossière ne trompe personne, ce qui pousse le psychopathe à aller plus loin en tabassant Ammons à coup de barre de fer et après avoir été légèrement tabassé préalablement.

Batman ne tombe pas dans cette nouvelle provocation et entreprend un face à face intense avec son ennemi en refusant tomber dans ses redoutables jeux psychologiques.

Finalement ébranlée par l’inconstance de son compagnon et par sa terrible violence l’ayant conduit à un séjour à l’hôpital, Ammons se rebelle contre le Joker, le braque et le trahit en fournissant à Batman des preuves de son implication dans le meurtre du couple de voyeurs.

Requinqué par cette preuve, Batman intervient juste à temps pour empêcher le Joker de torturer et tuer Mooley et Ammons dans une étrange mise en scène sur fond d’alunissage.

Une fois le Joker neutralisé, Batman pratique un troc de secrets avec lui, comprenant qu’il a tué Parisi car elle l’avait vu à nu et vulnérable, et lui donnant en échange une information en apparence sans valeur : la mort d’un canard sauvage tué enfant avec Mooley.

C’est donc un Joker torturé psychologiquement que Batman livre aux autorités, obtenant une grâce pour Ammons en raison de son retournement et de son statut de victime des effets pervers du Joker.

Le récit se termine en montrant un Mooley soulagé d’avoir avoué face à la caméra le mensonge qui lui a valu le prix Pulitzer.

En conclusion, « Batman : secrets » a comme un gout de déjà vu en surfant sur les rapports étroits et presque fusionnels entre le héros et son ennemi, le fascinant Joker aux personnalités multiples, passé maitre dans l’art du chantage et de la manipulation.

Si l’originalité n’est donc pas la qualité première du récit de Keith, on appréciera en revanche la critique acerbe des médias centrés sur l’information en temps réel et par le gout du sensationnel, sans travail critique ou analyse suffisante vis-à-vis du sujet traité.

Autre qualité non négligeable de l’œuvre, le graphisme à la fois sombre et créatif avec une succession de motifs visant à souligner les délires schizophréniques d’un des criminels les plus fascinant de DC comics.

Appréciable sans doute à défaut d’être génialement novateur.

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 16:43
Captain américa, l'hiver meurtrier (Ed Brubaker, Steve Epting, Mike Perkins)

Le monde foisonnant des comics continue d’étonner par sa production impressionnante avec « Captain america, l’hiver meurtrier ».

Sorti en 2006, « Captain america, l’hiver meurtrier » d’Ed Brubaker (scénario), Steve Epting et Mike Perkins (dessins) est un ouvrage ambitieux mettant en scène l’affreux mercenaire Crossbones qui après avoir capturé Synthia Schmidt, la fille cachée de Crane rouge, la conditionne mentalement pour en faire une tueuse sans pitié avec laquelle s’associer.

A force de coups et de torture, Crossbones parvient à ses fins en réveillant son passé douloureux, élevée par une mère adoratrice du super criminel nazi, l’ayant éduqué suivant des principes d’une grande dureté/cruauté.

Devenue Sin, amante et partenaire de Crossbones, elle participe à de sanglants braquages aux Etats-Unis qui finissent par éveiller l’attention du S.H.I.E.L.D.

Appelé à la rescousse Captain america se rend à bord de la voiture volante de Sharon Carter dans la ville de Pilsburg, lieu des braquages et tombe des nues en découvrant que l’A.I.M qui a établi un de leurs laboratoires en sous sol, réclame son aide pour faire face au duo qui leur a dérobé leur matériel.

Mais même avec les commandos du S.H.I.E.L.D en soutien, déloger Crossbones, Sin et des robots cyborgs Modoc défensifs de l’A.I.M s’avère particulièrement difficile et le mystère reste entier lorsque le duo se volatilise après enlevé un des agents du S.H.I.E.L.D.

Torturé, l’agent en question avoue avant de mourir révèle nom du tueur de Crane rouge, le général Aleksander Lukin qui dirige l’entreprise Kronas, richissime entreprise pétrolière ayant racheté la puissante Roxxon oïl.

Sans plus d’explication, le lecteur se trouve avec une aventure venue de nulle part intercalée par les auteurs, qui montre à travers un flash back, Captain america et son coéquipier Bucky Barnes se rendre en Allemagne en 1944 pour à la tête d’un commando de parachutistes commandé par Nick Fury, empêcher Crane rouge d’utiliser un robot destructeur géant dérobé à un scientifique allemand Von Eisen.

Sur un schéma ultra classique, Captain dézingue le robot géant tandis que les Howling commandos dérouillent du nazi à tour de bras.

Dans le présent, Lukin qui semble abriter l’esprit de Crane rouge, recrute un voyou néo nazi, Max Lohmer pour créer une race de Master men, les super criminels nazi capables de rivaliser avec les qualités physiques exceptionnelles de Captain.

A Londres, Cap retrouve ses amis Spitfire et Union Jack pour une inspection sur un cargo de Kronas mais se heurtent à Master man et ses gorilles aux capacités surboostées par traitement scientifique.

L’affrontement se solde par l’explosion du cargo et une embarrassante histoire pour Cap et Union Jack vis-à-vis de l’opinion publique car accusés par Kronas d’attentats.

De leur coté, Crossbones et Sin ne demeurent pas inactifs et entreprennent de faire exploser le building de Kronas en plein cœur de Londres pour venger la mort de Crane rouge, ce qui les rapproche de leur mentor qui vise lui à faire s’écraser un zeppelin sur la tour du milliardaire.

A la tete du zeppelin, Master man trouve Captain, Spitfire, Union Jack et Sharon sur leur chemin et une gigantesque lutte éclate dans le ciel de Londres à l’intérieur de l'appareil utilisé pour heurter la tour dans laquelle Lukin reçoit ses invités avec en apparence un flegme à toute épreuve.

Cap parvient à repousser Master man et a détourner le zeppelin sans voir que Crossbones et Sin ont eux même lâché un avion bourré d’explosif sur la tour.

C’est alors que Lukin réveille sa botte secrète et sous l’influence de Crane rouge active un colossal robot appelé le Dormeur qui jaillit des sous sols londoniens.

Un nouveau coup de théâtre se produit avec l’arrivée de Bucky Barnes en mode soldat de l’hiver (bras robotisé) qui s’en prend directement au Dormeur.

Surclassé face à un adversaire aussi massif, Bucky reçoit l’aide de Captain tandis que Jack et Spitfire luttent avec Master man.

La rage aveugle de l’allemand est utilisé pour percer la carapace du Dormeur et permettre ainsi à Cap de placer une grenade dans son corps pour le faire exploser après l’avoir déséquilibré.

Bilan des courses, Bucky disparait avec son bras robotique réduit à néant, la résurrection du terroriste Crane rouge est visible de tous et Lukin se fait passer pour une victime mais est contraint de prendre sous son aile Crossbones et Sin.

En guise de dernière partie, Captain réputé persona non grata en pleine Civil war pour avoir refusé de se faire recenser et d’être placé sous l’autorité gouvernementale, est approché par son ancien amour Sharon Carter qui travaille toujours pour le compte du S.H.I.E.L.D.

Mais Sharon ne peut trahir son amant et l’aide à échapper aux autorités après une spectaculaire perquisition d’une base de l’Hydra.

Le couple reçoit une aide inespérée et indirect en la personne de Bucky Barnes, guidé à distance par Nick Fury entré lui aussi dans la clandestinité pour combattre la menace Lukin/Crane rouge qui a récupéré auprès de Fatalis un dispositif lui permettant de rendre à la vie le brillant esprit scientifique d’Arnim Zola.

Bucky utilise de précieux gadgets fournis par Fury pour déconnecter les armures des tueurs d’encapés, soldats en armures spécialement crées pour lutter contre les super héros et s’allie ensuite à Patriote, la Vision et Œil de Faucon d’attaquer une base de l’Hydra.

Pour finir, Bucky se sépare de ses temporaires alliés au cimetière pour se recueillir sur la tombe de Toro alias Human torch en compagnie du Prince des mers…

En conclusion, « Captain america, l’hiver meurtrier » recycle encore une fois les bonnes vieilles recettes en redonnant vie à Crane rouge, Arnim Zola et en réutilisant les biens pratiques organisations criminelles, les fanatiques de l’Hydra ou les plus scientifiques de l’A.I.M.

On rajoute un pseudo homme d’affaires/de paille pour moderniser, modernise un peu Bucky en lui donnant un look plus rebelle et un bras robotique et l’affaire semble emballée par le roublard Ed Brubaker, qui comble du comble appel même en soutien les légendes british Spitfire et Union Jack avant d’aller titiller les éternels Envahisseurs.

Rien de bien nouveau au final dans la simple transposition contemporaine à des histoires datant des années 40 et à vrai dire ce n’est pas le style sombre, froid et déshumanisé d’Epting qui viendra enlever le gout du réchauffé à cette plate aventure…

A réserver aux éternels nostalgiques donc des vieilles histoires de super héros remises au gout du jour pour former des ersatz fadasses.

Mais on peut se demander aujourd'hui ou sont les Stan Lee, Jim Starlin et Chris Claremont des années 2000 ?

Captain américa, l'hiver meurtrier (Ed Brubaker, Steve Epting, Mike Perkins)
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 09:26
Lost saison 5, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 5, épisodes 7 et 8 ».

Dans l’épisode 7, réalisé par Jack Bender avec Damon Lindelof et Carlton Cuse au scénario, Locke (Terry O ‘Quinn) revient sur le continent très mal en point avec une vilaine fracture ouverte à la jambe et est finalement capturé dans le désert tunisien par les hommes de Charles Widmore (Alan Dale) qui le remettent difficilement sur pied.

Une fois tiré d’affaire, Locke s’entretient avec Widmore qui faisant mine de le soutenir lui adjoint les services de Matthew Abbadon (Lance Reddick) pour retrouver les survivants du vol 815.

Après s’être assuré que Walt (Malcom David Kelly) le fils de Michael va bien et lui avoir menti en lui disant que son père est toujours en vie, Locke essaie de convaincre les autres rescapés de revenir de la nécessité de revenir sur l’ile.

L’échec est cuisant, puisque Hurley (Jorge Garcia) très atteint et soigné dans un hôpital psychiatrique est paniqué à sa vue, Sayid (Naveen Andrews) s’est reconverti dans l’humanitaire en République dominicaine et Jake (Matthew Fox) se braque lorsqu’il évoque la présence de son père pour le guider sur l’ile.

Le summum est atteint lorsqu’il découvre qu’Helen Norwood (Katey Sagal), la psychologue qu’il aimait est également décédée.

Désespéré après la mort d‘Abbadon tué par arme à feu, Locke comprend que sa vie n’a plus de sens et qu’il doit se sacrifier pour permettre le retour des rescapés sur l’ile.

Au moment de se pendre dans sa chambre d’hôtel, Benjamin reçoit la visite de Benjamin qui fait mine de le soutenir pour lui soutirer des informations pour localiser Eloise Hawking (Fionula Flanagan) , découvrir que Widmore le soutient et que Jin est vivant puis l’étrangle ensuite froidement.

On change de registre dans l’épisode 8 réalisé par Mark Goldman sur un scénario de Elizabeth Sarnoff et Kyle Pennington, dans lequel dans les années 70 Sawyer (Josh Holloway) et sa troupe Juliet (Elisabeth Mitchell), Jin (Daniel Dae Kim), Miles (Ken Leung) et Daniel (Jeremy Davis) secourent une femme s’apprêtant a être abattue par deux tueurs en pleine jungle.

Les tueurs sont tués par Juliet et Sawyer, la femme Amy (Reiko Aylesworth) paniquée demande qu’on enterre les corps et qu’on rapatrie celui de son mari, Paul au camp de Dharma.

Malgré leur méfiance, les survivants se font prendre par la barrière sonore protectrice qu’Amy active discrètement ce qui les rend inconscient.

A son réveil, Sawyer ment effrontément à Horace Godspeed (Doug Hutchinson) le chef du camp de Dharma en disant être le capitaine d’un navire ayant fait naufrage.

Son attitude peine à convaincre Horace qui veut tous les expédier à Hawaï en utilisant le petit sous marin accosté en bas de l’ile.
Mais l’arrivée de Richard Alpert (David Carbonell), le chef des Autres, furieux de la mort de ses deux hommes change la donne.

Menaçant Horace des représailles d‘une attaque massive, Richard met la pression ce qu’exploite Sawyer en allant lui parler directement, lui décrivant la situation des meurtres en légitime défense, puis des détails troublants qui indique que lui et ses hommes ne viennent pas de Dharma mais d’un futur plus lointain ou ils se croiseront à nouveau.

Troublé, Richard accepte les explications ce qui provoque la clémence d’Horace.

On retrouve quelques années après Sawyer et ses amis parfaitement intégrés à Dharma.

Devenu chef de la sécurité, Sawyer qui se fait appeler Lafleur, vit en couple avec Juliet et encadre les débordements alcoolisés de Horace qui devenu le second mari d’Amy, vit mal de le souvenir du premier mari de celle-ci.

Amy accouche sur l’ile, donnant naissance au futur Ethan et un énorme choc a lieu lorsque Sawyer, Jin, Juliet et Miles retrouvent Jack, Kate et Hurley revenus du continent…

Autre surprise de taille, Locke semble ressuscité et noue un dialogue avec Caesar (Said Taghmaoui) rescapé de second rang du second crash qui lui montre un hôpital de survivants ou se trouve Benjamin son tueur blessé et choqué…

En conclusion, enfin l’action semble se stabiliser au moins temporellement dans « Lost saison 5, épisodes 7 et 8 » lorsqu’après moultes revirements les rescapés finissent par se retrouver sur l’ile.

Le suspens est ici à son paroxysme puisqu’on assiste à la mort de Locke assassiné par Benjamin puis miraculeusement ressuscité sur l’ile pour retrouver suprême ironie son tueur complètement à sa merci.

On est étonné et ravi de découvrir le cheminement inattendu de Sawyer qui s’impose comme un leader des années 70 à Dharma et pique une nouvelle fois la copine de Jack pour retrouver au final sa chère Kate !

Les situations sont toujours diaboliquement tordues, l’action au rendez vous et certaines questions s’expliquent à présent… comme la quête de Locke de retour aux Etats-Unis, le rôle de Dharma dans les années 70 et la lutte féroce entre l’industriel mafieux Widmore et le gourou mystique des Autres, Linus.

Il semble donc que la saison 5 ait enfin trouvé son rythme de croisière, pour mon plus grand plaisir !

Lost saison 5, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 08:31
Lost saison 5, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 5, épisodes 5 et 6 ».

Dans l’épisode 5 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, Sun (Yunjin Kim) renonce in extremis à tuer Benjamin (Michael Emerson) lorsque celui-ci lui révèle que son mari Jin (Daniel Dae Kim) est encore en vie sur l’ile.

C’est donc quasiment un carton plein pour Jake (Matthew Fox) même si Kate (Evangeline Lilly) refuse de se joindre à son plein de revenir sur l’ile et leur fait faux bond.

Avec toutefois Desmond (Henry Ian Cusick), le reste du groupe va voir Eloïse Hawking (Fionula Flanagan) la mère de David Faraday (Jeremy Davis) afin de se voir expliquer les tenants et les aboutissant de leur présence sur l’ile.

S’appuyant sur la physique quantique, la vieille femme leur explique l’idée de Dharma de localiser dans les années 70 les points du globe ou se trouvait une source d’énergie électro magnétique colossale et d’envoyer une équipe de scientifiques pour construire une base sur une ile perdue du Pacifique afin d’étudier cette énergie en vue de la domestiquer.


Sur l’ile dans les années 80, Jin est pris en charge par son groupe de français qui est attaqué par le monstre de fumée noire.

Deux personnes sont tués dont Montand (Marc Ménard) un Canadien aspiré par le monstre jusque dans son trou malgré la résistance farouche du groupe pour empêcher sa disparition.

Propulsé par un nouveau flash, Jin voit ensuite Danielle Rousseau (Melissa Farman), tuer les membres de son groupe en prétextant qu’ils ont été infectés par quelque chose et en finir avec son propre mari Robert (Guillaume Dabinpons) qui menaçait de la tuer.

Le Coréen a bien du mal à sauver lui-même sa peau se trouvant ensuite catapulté dans un nouvel espace temps ou Sawyer (Josh Holloway) tient le rôle de chef de la sécurité de Dharma.

Sawyer et son équipe ont aussi subi les sauts temporels, laissant Locke (Terry O ‘Quinn) descendre dans un trou, se fracturer violemment une jambe puis finalement en suivant les conseils de Christian Sheppard (John Terry) actionner la roue pour mettre fin aux sauts temporels et revenir lui sur le continent.

Le bilan de cet épisode complexe est la mort de Charlotte (Rebecca Mader) tuée par les multiples sauts temporels et pleurée par son ami Daniel.

On retrouve la dream team Stephen Williams (réalisation) Damon Lindelof-Carlton Cuse (scénario) dans l’épisode 6 pour poursuivre les explications d’Eloise Hawking qui permettent au groupe de localiser l’ile à la surface du globe et donne le moyen pour les survivants d’y retourner en prenant un vol adéquat.

Jack a le plaisir de voir Kate le rejoindre in extremis. Semblant dévastée et perdue sans Aaron, la jeune femme accepte finalement de rejoindre le groupe.

Mais Jack n’en a pas fini de ses épreuves et doit à présent retrouver le cadavre de Locke mis dans une chambre froide par Benjamin pour lui faire mettre les chaussures de son père, dont un peu est nécessaire pour que les conditions optimales d’un retour soient réunies.

Le corps de Locke est finalement rapatrié dans l’avion de la compagnie Ajira dans lequel tout le groupe embarque, même Hurley (Jorge Garcia) arrivé de nulle part avec la guitare de Charlie (Dominic Monaghan).

Sayid (Naveen Andrews) se retrouve lui aussi à bord ainsi que Benjamin toutefois sévèrement amoché.

D’autres personnes font leur apparition, tels Ilana (Zuleikha Robinson) et Caesar (Said Taghmaoui).

La surprise est de taille lorsque Jack découvre que c’est Fred Lapidus () leur pilote.

Celui-ci comprend que tous les rescapés de l’ile ne sont pas là par hasard et que l’avion n’arrivera jamais à sa destination.

Après le crash, spectaculaire de l‘avion, Jack, Kate et Hurley se retrouvent en pleine jungle… mais avec Jin membre de Dharma dans les années 70 !

En conclusion, « Lost saison 5, épisodes 5 et 6 » multiplie les changements de piste et se montre réellement déroutant pour le spectateur qui peine à y comprendre quelque chose.

Années 70,80 et 2000 se mélangent allégrement au gré des sauts temporels, les rôles étant souvent inversés suivant les époques.

Disons le l’aspect quantique est peu intelligible mais sert surtout à justifier la possibilité d’un retour.

Les mystères restent malgré cela bien denses, notamment la raison de la mort de Locke, le rôle ambigu de Benjamin, la douleur intérieur d’un Jack ou d’une Kate, l’énigme du tueur solitaire Sayid et le rôle que joueront Jin et Sawyer dans le passé chez Dharma initiative…

A suivre donc pour les accros !

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 08:13
Wonder woman, chapitre 1, les liens du sang (Brian Azzarello, Cliff Chiang)

Fraichement sorti en 2012, voici « Wonder woman, chapitre 1, les liens du sang » qui revisite le mythe de DC comics sous la plume de Cliff Chiang et un scénario de Brian Azzarello.

L’histoire se situe dans de multiples villes du globe et Wonder woman (alias Diana Prince) est appelée au secours par une jeune femme de Virginie appelée Zola après avoir lutté pour défendre sa vie contre deux Centaures.

Wonder woman se téléporte sur place et affronte vaillamment les deux monstres, et parvient à les mettre en fuite en tranchant le bras du plus féminins des deux.

Elle découvre sur place Hermès le messager des dieux, grièvement blessé aux jambes et à l’abdomen pour avoir défendu Zola.

Wonder woman refuse d’abandonner sur place le dieu mourant et l’emmène en sécurité sur l’ile du paradis ainsi que Zola, mortelle enceinte de Zeus et donc sujette au courroux de sa femme jalouse, la déesse mère Héra.

Sur l’ile des Amazones, Wonder woman retrouve sa mère la reine Hippolyte doit relever le défi d’Aleka une robuste guerrière dont elle triomphe en duel singulier.

Pourtant les Amazones sont victime d’une attaque de grand envergure perpétrée par la déesse Eris, envoyée par sa mère Héra pour la venger.

Dotée de pouvoirs terrifiants qui poussent les guerrières à s’entre tuer et d’une taille de géante, Eris joue avec Wonder woman, lui révélant sa véritable origine, elle aussi fille de Zeus, ce que confirme Hippolyte séduite par l’une des nombreuses incarnations que revêt le père des dieux pour séduire les femmes.

Après avoir corrigé Aleka rivale évidente qui prétextait une corruption de l’ile pour expliquer la massacre des Amazones, Wonder woman quitte l’ile avec Zola, Hermès rétabli et Eris toujours versatile pour se rendre à Londres ou elle se détend devant un concert de heavy metal.

C’est donc Héra en personne qui se déplace sur l’ile du Paradis pour châtier Hippolyte en la changeant en statue de pierre.

Dans l’autre partie du globe, Apollon étonnant noirci tente de s’allier à son frère Arès pour prendre le pouvoir laissé vaquant par Zeus, disparu mystérieusement.

Les deux frères de Zeus ne sont pas les seuls à avoir des revendications puisque c’est Poséidon en personne qui surgit des flot à Londres sous l’aspect d’un gigantesque monstre marin pour revendiquer le pouvoir laissé par son frère.

Malgré sa force et son courage, Wonder woman a le dessous face au dieu des mers, aidé de surcroit par Hadès qui s’infiltre lui par les égouts et rencontre un homme mystérieux, Lennox, ancien militaire qui semble en savoir beaucoup sur cette histoire de conflit des dieux.

Repoussée par Poséidon, Wonder woman affronte de nouveaux les terribles Centaures d’Héra.

Le dénouement a lieu dans les égouts ou se trame une négociation entre les plus puissants dieux, Héra, Poséidon et Hadès.

Mais Wonder woman réagit vite, aidée par Lennox qui subtilise un parcelle des flammes d’Hadès pour envoyer Héra en enfer et lui échapper en profitant du bâton de voyageur d’Hermès.

Poséidon et Hadès menaçant quittent la scène mais Apollon surgit, ravissant de ses sombres tentacules la malheureuse Zola.

Suite au prochain numéro…

En conclusion, « Wonder woman, chapitre 1, les liens du sang » tente tant bien que mal de proposer une relecture des aventures de sirène musculeuse et sexy de DC comics sans réellement passionner.

La bonne vieille mythologie grecque est ici mise à contribution dans une histoire d’adultère et de rivalité divine…

Rien de bien nouveau donc du coté du scénario et grosse déception sur le style pauvre et enfantin d’Azarello qui nuit pour moi grandement au plaisir de la lecture.

On pourra donc passer sur cette pale resucée de l’héroïne amazone…

Wonder woman, chapitre 1, les liens du sang (Brian Azzarello, Cliff Chiang)
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