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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 11:17
Lost saison 4, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Très écourtée par un mouvement de grève des scénaristes à Los Angeles, « Lost saison 4, épisodes 1 et 2 » voit le jour en 2008.

Dans l’épisode du trio Bender-Lindelof-Cuse (réalisation/scénario), Desmond (Henry Ian Cusick) parvient à retourner à la plage et annonce à tous la mort de Charlie (Dominic Monaghan).

Passé la violence du choc, les survivants écoutent les mises en garde de Desmond réalisent également que les sauveteurs emmenés par Naomi ( Marsha Thomason) sont peut être une menace et décident de remonter vers la station pour prévenir Jack (Matthew Fox) et les autres.

Ce sentiment semble partagé par Locke (Terry O ‘Quinn) qui surgit sur la station et plante un couteau dans le dos de Naomi.

Très déterminé, il met en joue Jack pour qu’il n’appelle pas les secours mais Jack tient bon, frappant à son tour le vieux baroudeur qui finit par céder.

Lorsque les deux hommes reprennent leurs esprits, Naomi bien que blessée à mort est parvenue à s’échapper sous le regard goguenard de Benjamin (Michael Emerson).

La traque de Naomi dans la jungle aboutit à un cul de sac, seule l’opiniâtre Kate (Evangeline Lilly) parvenant à la trouver mourante et parler brièvement avec l’équipe du cargo chargé de les secourir.

Dans la foret, Hurley (Jorge Garcia ) s’égare et trouve la maison de Jacob.

Terrifié par les manifestations surnaturelles, Hurley court et crie mais tombe sur Locke décidément partout à la fois.

Locke ramène Hurley auprès de Sawyer (Josh Holloway), Sayid (Naveen Andrews), Bernard (Sam Anderson), Juliet (Elisabeth Mitchell) et Jin (Daniel Dae Kim).

Une fois réunis sous la carcasse des restes de l’avion, deux groupe se scindent, l’un se rangeant aux cotés de Jack et Kate partisan d’attendre les secours, l’autre partisan de Locke, désireux de se mettre à l’abri du camps des Autres auquel se joignent tous les membres de la bataille de l’ile sauf Sayid (Naveen Andrews), Bernard et Desmond.

Jack abandonne par dépit Benjamin à Locke qui le traine ligoté.

Fidèle à son tempérament égoïste, Sawyer abandonne Kate sans un remord pour suivre Locke mais a bien du mal avec les incessantes provocations de Benjamin qu’il ne frappe lui aussi alors qu’il joue sur la jalousie présumée entre lui et Jack.

Le flash back se focalise sur Hurley, lui aussi revenu à la vie réelle aux Etats-Unis mais en proie à de violentes crises de paniques qui le font de nouveau interner.

Dans son hôpital psychiatrique, il reçoit la visite d’un homme mystérieux Matthew Abbadon (Lance Reddick) qui se fait passer pour un représentant de la compagnie Oceanic, mais qui déguerpit une fois que Hurley refuse de répondre à ses questions.

Hurley voit également Jack arriver et les deux hommes ont une brève entrevue autour d’un terrain de basket.

Très perturbé, Hurley revoit Charlie revenu d’entre les morts mais trop ému et paniqué, ne peut pas soutenir un dialogue avec lui.

Dans l’épisode deux réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Drew Goddard et Brian K Vaughan, un hélicoptère de secours connait les mêmes difficultés que les autres avions ou navires s’étant approchés de l’ile et ses occupants s’éjectent sous les yeux des survivants.

Jack et Kate trouvent le premier d’entre eux, Daniel Faraday (Jeremy Davies) un homme peu sur de lui, dont les réponses évasives ne tendent pas à les rassurer sur la nature des réelles motivations de sauveteurs.

En suivant la balise d’un des parachutistes, ils localisent un second homme, Miles Straume (Ken Leung) beaucoup plus agressif qui n’hésite pas à braquer une arme contre les survivants au motif qu’ils ont tué Naomi (Marsha Thomason).

Straume dispose en réalité de faculté extra-sensorielles lui permettant d’entrer en communication avec les morts, et après avoir exigé qu’on le conduise jusqu’au corps de Naomi, confirme le fait que ni Jack ni Kate l’ont tuée.

Jack en profite alors pour exiger à son tour qu’il pose non sans difficulté son arme mais l’arrivée de Sayid et Juliet, également armés, contribuent à faire plier la détermination du mercenaire qui semble en réalité à la recherche de Benjamin.

Une bonne nouvelle arrive cependant lorsque Frank Lapidus (Jeff Fahey) le pilote de l’hélicoptère entre en contact avec eux en leur montrant qu’il a pu poser son appareil sans dommage… ce qui ouvre la porte à une future évacuation.

Le dernier parachutiste, Charlotte Lewis (Rebecca Mader) est retrouvée par le clan de John mais son abord sympathique est rapidement douché lorsqu’elle comprend que le but de ce clan est plutôt de se cacher pour éviter les sauveteurs comme elle.

Benjamin réagit violemment en dérobant une arme et tirant sur Regina qui ne survit que par son gilet pare balles.

Désarmé et une nouvelle fois malmené par Sawyer et Locke, Benjamin arrache encore une fois sa survie en leur révélant avoir des informations sur ses sauveurs par l’intermédiaire d’un espion se trouvant parmi eux…

Les flash back se basent essentiellement sur les membres de l’équipe de secours, Lewis s’avérant être une anthropologue ayant trouvé les restes d’un ours polaire de Dharma en Tunisie, Straum un medium, Faraday un scientifique et Lapidus un pilote expérimenté, tous placés sous la protection de Naomi par Abbadon, qui semble être le véritable instigateur de l’expédition.


En conclusion, « Lost saison 4, épisodes 1 et 2 » réactive non sans quelques naturelles difficultés de compréhension la machine à intrigues.

Les survivants apparaissent perdus dans le futur de leur vie à Los Angeles, que ce soit Jack en misérable drogué suicidaire ou Hurley en proie à des troubles psychiatriques ce qui inquiète pour le futur.

Dans le présent, l’arrivée des sauveurs aux motivations ambigües, fait éclater le groupe en deux et créent un climat de paranoïa intense.

Aguerris par des années sur l’ile, les survivants y font face, avec la présence toujours diabolique de Benjamin, maitre en manipulation.

Emotions (déchéance de Jack, deuil de Charlie) et action perpétuellement renouvelée sont donc au cœur de ce début de saisons 4 !

Lost saison 4, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 09:35
Lost saison 3, épisodes 21 à 23 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La fin de la saison 3 avec « Lost, saison 3, épisodes 21 à 23 ».

Dans l’épisode 21 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, l’intrigue prend un tour dramatique avec le retour de Sawyer (Josh Holloway) sur la plage avec une preuve accablante montrant le double jeu d’infiltration de Juliet (Elisabeth Mitchell) et fragilisant la position de Jack (Matthew Fox) comme protecteur.

Juliet ne peut nier mais reçoit encore le soutien de Jack qui propose au camp de profiter de l’attaque prévue dans deux jours du camp par les Autres pour enlever toutes les femmes enceintes, pour piéger les tentes à l’aide de la dynamite qu’a prise Rousseau (Mira Furlan) dans la vieux navire négrier.

Ce revirement évite à Juliet un lynchage mais l’officialisation de la présence de Naomi (Marsha Thomason) donne comme idée à Sayid (Naveen Andrews) d’utiliser son téléphone satellite pour appeler son navire au secours.

Le brouillade du signal par celui de Rousseau est un moment évoqué, mais Juliet leur apprend que les Autres brouillent tous les signaux allant vers l’extérieur au moyen d’un station sous marine.

L’arrivée impromptue de Karl (Blake Bashoff) envoyé par Alex (Tanya Raymonde) change pourtant la donne dans la mesure ou les survivants n’ont plus que quelques heures pour se préparer à l’attaque des Autres, précipitée par Benjamin (Michael Emerson) après l’incident mortel avec Locke (Terry O’Quinn).

Jack réagit en leader, accélérant les plan de piégeage des tentes en positionnant quelques tireurs masculin et en mettant à l’abri les femmes dans la station de Rousseau.

La décision de désactiver la station sous marine est également prise, et aboutit à une mission quasi suicide pour laquelle se propose Charlie (Dominic Monaghan) convaincu par les visions de Desmond (Henry Ian Cusick) que l’heure de mourir est arrivée.

Charlie se prépare courageusement, notant sur un bout de papiers les meilleurs moments de sa vie, la première fois que son groupe est passé en radio, la fois ou il a sauvé une femme d’une agression dans la rue, le cadeau d’une bague de famille par son frère, et enfin la rencontre avec Claire (Emilie de Ravin) et leur amour essentiellement platonique.

Il fait des adieux sobres à Hurley (Jorge Garcia) qui ne comprend pas le dramatique de la situation et plus touchants à Claire, avec la présence du petit Aaron.

Son ami Desmond l’accompagne à bord d’une pirogue et décide même au dernier moment de prendre sa place, quitte à se sacrifier.

Mais il est assommé par Charlie qui souhaite affronter seul son destin.

Le rocker plonge, bravant le danger et finit par arriver à la station à bout de souffle mais en vie.

Il est malheureusement mis tout de suite en joue par deux femmes armées jusqu’aux dents.

Dans l’épisode 22 de Jack Bender (réalisation)/Carlton Cuse/Damien Lindelof (scénario), place à l’action avec l’attaque des Autres menés par Tom (M C Gainey) qui sont tombent dans le piège et subissent d’importantes pertes de sept hommes dans l’explosion de la dynamite placée dans les tentes.

Mais malheureusement Jin (Daniel Dae Kim) ratte sa cible et après un fusillade, lui, Sayid et Bernard (Sam Anderson) sont faits prisonniers.

Sur l’eau, Desmond se fait tirer dessus par l’affreux Mikhaïl (Andrew Divoff) et n’a d’autres choix que de plonger à son tour pour accéder à la base sous marine.

Il se cache, échappant aux gardiennes Bonnie (Tracy Middendorf) et Greta (Lana Parnilla), qui indécises contactent Ben après avoir tabassé le malheureux Charlie.

Il ne tarde pas a être rejoint par Mikhaïl qui alerte les gardiennes sur la probable présence de Desmond avant de prendre de nouveaux ordres auprès de Benjamin (Michael Emerson).

Le flash back montre un Jack dans le futur à la dérive à Los Angeles, prêt après avoir appris la mort d’un rescapé de l’ile, à se jeter d’un pont mais renonçant in extremis par l’arrivée d’un accident, d’une femme et d’un enfant à sauver.

Dans l’épisode 23, Benjamin venu à la rencontre des survivants avec Alex effectue un chantage sur Jack, lui disant que Naomi n’appartient pas à un groupe de secours mais va faire venir une équipe chargée de les tuer, puis commande une simulation d’exécution à distance des prisonniers.

Enragé par l’exécution des ses amis, Jack tabasse Benjamin et se retient in extremis de le tuer.

Le message émetteur de Rousseau est désactivé.

Redescendus sur la plage, Sawyer (Josh Holloway) et Juliet désarmés reçoivent l’aide de Hurley qui fonce à l’aide du combi Volkswagen pour semer la confusion chez les Autres, permettant ainsi à ses amis de les tuer.

Sawyer exécute lui-même Tom, en représailles à l’enlèvement de Walt (Malcom David Kelley), qui devenu adulte à présent apparait une nouvelle fois pour donner la force à Locke de sortir de sa fosse malgré sa balle dans le ventre.

Dans la station sous marine, Mikhaïl exécute froidement les deux gardiennes, obéissant ainsi aux ordres de Benjamin, mais est à son tour touché par un harpon sous marin par Desmond avant qu’il ne tue Charlie.

Charlie obtient des informations de Bonnie avant qu’elle ne meure et notamment un code permettant de désactiver la station basé sur une chanson des Beach boys.

Le musicien ne perd pas de temps, désactive le brouillage et peut même parler à Penny (Sonia Walger) qui confirme que Naomi n’a pas été envoyée par elle pour trouver Desmond.

Malheureusement Mikhaïl resurgit et fait exploser une vitre de la station avec une grenade, ce qui provoque l’envahissement du poste de contrôle.

Charlie se sacrifie alors volontairement et prévient avant de mourir Desmond du danger représenté par Naomi.

Sa mort en héros constitue un des moments les plus émouvants de la série.

Les survivants accueillent les bonnes nouvelles de Hugo avec une grande joie, sans se douter que Charlie est mort et que les sauveurs sont peut être des meurtriers.

Dans un dernier flash back, on voit se même Jack hirsute et hagard, accro à un analgésique stupéfiant, parler à Kate non loin de l’aéroport de Los Angeles, en prenant l’avion chaque semaine dans l’espoir de mourir en vol.

Le médecin semble brisé par sa réinsertion dans la vie normale.

En conclusion, « Lost, saison 3, épisodes 21 à 23 » constitue le point d’orgue de la longue saison 3.

Le suspens est donc à son paroxysme, montre une contre attaque cinglante de survivants qui parviennent enfin à infliger de sérieuses pertes aux Autres, mais culmine dans le raid suicide sous marin de Charlie, personnage qui révèle toute sa dimension de martyr dans les ultimes épisodes.

La belle relation entre Charlie et Desmond illumine également la mort du rocker…

L’action ne semble jamais s’arrêter car un doute est d’hors et déjà distillé sur les réelles motivations des sauveteurs…

Même blessé et prisonnier, Benjamin reste un redoutable manipulateur et un danger permanent pour les survivants.

Le Russe Mikhaïl, quasiment increvable s’avère aussi d’une extrême dangerosité.

Enfin le futur semble trouble avec l’incapacité patente de Jack à se réinsérer dans la vie réelle, sa dérive dans la drogue, la dépression et ses pulsions suicidaires.

Il aura fallut attendre trois saisons pour que je finisse par basculer et à devenir un réel accro à la « Lost » et à ses personnages.

Chapeau bas à Abrams, Cuse, Lindelof, Bender et Williams !

Lost saison 3, épisodes 21 à 23 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 16:29
Lost saison 3, épisodes 19 et 20 (Jeffrey Jacobs Abrams)

En mode accéléré, « Lost, saison 3, épisodes 19 et 20 ».

Dans l’épisode 19 réalisé par Eric Laneuville sur un scénario de Carlton Cuse et Damon Lindelof, Locke (Terry O’Quinn) fait un retour remarqué au camp des survivants et parvient non sans peine à convaincre Sawyer (Josh Holloway) de l’accompagner dans la jungle pour dit il tuer Benjamin (Michael Emerson) qu’il a fait prisonnier.

En revenant en arrière, on comprend qu’en réalité Benjamin lui a demandé dé tuer son père l’affreux escroc Anthony Cooper (Kevin Tighe) pour prouver qu’il pouvait faire table rase de son passé et intégrer le groupe des Autres.

Cette manœuvre est en réalité une ruse pour discréditer Locke aux yeux des Autres en montrant qu’il n’est pas capable de tuer quelqu’un et ainsi d’éliminer un potentiel rival pour Benjamin.

Soutenu par Richard Alpert (Nestor Carbonell), l’ex patron de Mittelos science ayant embauché Juliet (Elisabeth Mitchell), Locke a comme idée d’utiliser Sawyer pour réaliser cette basse besogne.

Il emmène donc Sawyer dans la black rock, ce vieux navire négrier truffé d’explosifs ou se trouve Cooper ligoté.

Mis en face d’un homme qu’il ne connait pas, Sawyer refuse tout d’abord un meurtre de sang froid, mais en écoutant parler le vieil escroc cynique, comprend qu’il est l’homme qui a séduit sa Mère, conduit son père à la tuer et au suicide.

Incapable de se contrôler il étrangle Cooper comme l’avait prévu Locke qui en profite pour faire d’une pierre deux coups.

Après cette épisode particulièrement intense qui plonge dans le passé de Locke et Sawyer, Locke annonce à ce dernier sa décision d’abandonner le camp des survivants pour rejoindre les Autres et lui donne un enregistrement vocal montrant explicitement que Juliet est une taupe travaillant pour Ben.

Dans l’épisode 20 réalisé par Bobby Roth sur un scénario de Elisabeth Sarnoff et Drew Goddard, Locke de retour au camp des Autres, livre le corps sans vie de Cooper et gagne ainsi le respect de tous, devant un Benjamin médusé.

Le leader des Autres se dérobe pourtant aux question de Locke et l’oriente vers un mystérieux Jacob que seul lui connait et qui serait selon lui le seul amène à lui fournir des réponses.

Malgré sa suspicion, Locke ne se dérobe pas et contraint Benjamin à l’emmener voir ce fameux Jacob.

Après une longue ascension nimbée de mystères, le duo pénètre dans une modeste bicoque esseulée.

Benjamin semble délivrer un simulacre de dialogue avec un être invisible ce qui le ridiculise auprès de Locke.

Pourtant une voix ténébreuse s’élève et les objets de la pièces bougent ce qui sème le doute.

En retournant au camp, Benjamin ait un détour vers un charnier contenant les corps des participants du projet Dharma et annonce à Locke qu’il aurait pu finir comme eux si il n’avait pas pris les devants.

Médusé, Locke est ensuite abattu et jeté dans la fosse.

Le flashback se centre sur Benjamin qu’on découvre dans les années 70 adolescent emmené par son père Roger Linus (Jon Gries) sur l’ile pour travailler comme mécanicien chez Dharma.

Pris en main par le complexe Dharma, Benjamin a une vie presque normale et même une petite amie Annie (Madeline Caroll) dans un environnement finalement assez protégé bien à l’abri derrière les barrières soniques du camp.

Mais irrité par l’attitude de Roger qui lui reproche d’avoir causé la mort de sa mère (Carrie Preston) lors de sa naissance aux Etats-Unis et par son fort penchant pour l’alcool, Benjamin finit par fuir le camp, rencontrant Albert qui fait partie du camps des Autres, les premiers habitants de l’ile.

En grandissant, Benjamin participe à une action d’envergure visant à gazer tous les membres de l’initiative Dharma et s’occupe personnellement de son père qu’il tue dans le combi Volkswagen qui sera retrouvé plus tard par Hurley (Jorge Garcia).

En conclusion, « Lost, saison 3, épisodes 19 et 20 » continue sur sa lancée et grimpe encore en intensité en montrant la montée en puissance de Locke devenu un rival embarrassant pour Benjamin lui-même dans son désir de connaitre la vérité auprès du mystérieux Jacob, au point d’être laissé pour mort dans une horrible fosse.

Même si Locke apparait en posture désespérée, il a tout de même réglé un fameux compte personnel en faisant éliminer son père, une véritable crapule lui ayant volé un rein et privé de l’usage de ses jambes, rendant du coup un fameux service à Sawyer, lui aussi torturé depuis son enfance par cet homme.

Ces épisodes permettent également de comprendre un peu mieux Benjamin et du coup l’origine de la situation, une expérience scientifique avec une communauté destinée à étudier les étranges propriétés physique de cette ile perdue au Pacifique, avant d’aboutir à l’émergence d’une communauté dirigée par le leader des Autres une fois les membres de Dharma éliminés sans préavis.

Digne d’un dictateur prêt à tout pour assouvir ses ambitions, la personnalité de Benjamin apparait comme réellement effrayante.

Le suspens est donc à son comble pour la suite, Locke survivra-t-il ?

Lost saison 3, épisodes 19 et 20 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 13:57
Lost saison 3, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Dernière ligne droite avec « Lost, saison 3, épisodes 17 et 18 ».

Dans l’épisode 17 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Brian K Vaughan et Jeff Prinkner, Desmond (Henry Ian Cusick ) habité par une entêtante vision dans laquelle Penny (Sonia Walker) viendrait le chercher sur l’ile, pousse Charlie (Dominic Monaghan), Hurley (Jorge Garcia) et Jin (Daniel Dae Kim) a l’accompagner en foret sous le motif fallacieux de faire du camping.

Mais Charlie n’est pas dupe et demande à Desmond si il l’a vu mort dans sa vision, ce qui trouble Desmond car en réalité la venue de Penny est dans son rêve conditionné par la mort de Charlie dans la foret, tué par une flèche en pleine gorge.

Pas très rassuré, Charlie accepte finalement de venir dans la foret, après avoir constaté sur la plage la chute d’un hélicoptère et l’éjection d’un pilote.

Paniqué, Desmond pousse l’équipe à pénétrer dans la foret pour secourir celle qui le pense-t-il est sa chère Penny.

Il déjoue le destin une nouvelle fois en sauvant Charlie de la flèche fatale et le groupe découvre finalement le corps du pilote pris dans des arbres.

Détachée, la pilote s’avère être une femme brune Naomi (Marsha Thomason) parlant plusieurs langues mais surtout gravement blessée par une branche ayant pénétrée son poumon dans sa chute.

Desmond est au cœur des flashbacks avec une tentative malheureuse pour devenir moine et sa rapide éjection pour manque de discipline et problème de violence avec Derek (Jack Maxwell) le frère de Ruth (Joanna Bool) la femme qu’il a refusé d’épouser au dernier moment.

Le destin lui sourit tout de même en lui faisant rencontrer Penny venue acheter du vin au moment de quitter le monastère.

Entre les deux le charme opère…

Dans l’épisode 18 réalisé par Fred Toye sur un scenario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, la tension est toujours intense sur la plage entre Sawyer (Josh Holloway et Kate (Evangeline Lilly) lorsqu’il découvre qu’elle a couché avec lui en constatant la proximité irritante entre Jack (Matthew Fox) et Juliet (Elisabeth Mitchell).

Juliet toujours protégée par un Jack plus dominateur que jamais, est brutalement sommée de s’expliquer par Sun (Yunjin Kim), sur ses activités concernant les femmes enceintes.

Lorsque Juliet découvre que Sun est également enceinte, elle se propose de l’amener dans un bunker pour faire une échographie et déterminer si elle est tombée enceinte avant ou après de venir sur l’ile.

Cette question est fondamentale pour comprendre si Jin est le père de l’enfant.

Sun reçoit sa confirmation, ce qui la condamne de fait à la mort à échéance de deux mois, car Juliet estime impossible la survie des femmes tombées enceinte sur l’ile.

Dans la foret, Hurley lance par mégarde une fusée de détresse ce qui attire Mikhaïl (Andrew Divoff), qu’on découvre avec stupeur en vie après avoir subi un bombardement sonore réputé fatal.

Capturé par Jin après une lutte farouche qui met en évidence les techniques de combat du coréen suffisante pour lui permettre de prendre le dessus sur un ex soldat russe, Mikhaïl met à profit ses capacités de médecin pour sauver Naomi.

Il retire la branche, évacue l’air des poumons, éponge la plaie et estime Naomi sauvée dans quelques jours au motif que les durées de cicatrisation sont particulières sur l’ile.

Malgré de violentes dissensions, Desmond honore la parole donnée et laisse le russe partir contre l’avis de ses camarades.

Revenue à elle, Naomi confirme être une pilote envoyée par Penny pour localiser Desmond mais surtout que le vol 815 a été finalement retrouvé avec tous les passagers morts.

Naomi est ramenée en secret sur la plage avec à ses cotés un téléphone satellite précieux pour contacter son bateau à 85 miles de là.

Le flashback se focalise sur Sun, qui soumise au chantage d’une femme menaçant de révéler l’origine modeste de Jin, emprunte une énorme somme d’argent à son père pour acheter sa tranquillité.

Sun qui a compris que la femme était la mère de Jin, lui donne l’argent mais la menace de représailles si elle reprend contact avec elle.

L’autre conséquence est la mise sous tutelle de Jin par Paik (Byron Chung), qui devient son chef direct pour rembourser l’argent.

En conclusion, « Lost, saison 3, épisodes 17 et 18 » continue de garder un cap prenant avec le développement de l’histoire autour de Desmond, personnage atypique et véritable électron libre du groupe dont les facultés surnaturelles et la grande générosité à l’égard de Charlie ne peuvent que rendre sympathique.

La découverte d’une jolie pilote métissée est loin d’être déplaisante, même si elle s’accompagne de l’annonce de la mort officielle des passagers et de la résurrection de l’affreux Mikhaïl.

Enfin, la jolie Sun a pour soulagement de se savoir enceinte de Jin même si cette nouvelle s’accompagne d’une condamnation à mort.

Riche, intéressante, complexe et surprenante, l’intrigue se tend dans la dernière ligne droite.. Pour le plus grand plaisir du spectateur !

Lost saison 3, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 10:41
Lost saison 3, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Voici sans perte de temps, « Lost saison 3, épisodes 15 et 16 ».

Dans l’épisode 15 réalisé par Karen Gaviola sur un scénario de Damon Lindelof et Elisabeth Sarnoff, Kate (Evangeline Lilly) voit les Autres quitter leur camp et se trouve gazée.

Elle se réveille dans la jungle menottée à Juliet (Elisabeth Mitchell) elle aussi laissée sur place par ses anciens amis.

Entre les deux femmes la méfiance est de mise mais la précarité de leur situation les pousse à coopérer notamment pour échapper au terrible monstre de l’ile qui les poursuit sous la forme d’une fumée noire.

Terrorisées, Kate et Juliet trouvent refuge derrière les protections sonores du camp des Autres, qui bloquent l’étrange créature et la forcent à reculer sans toutefois la tuer.

Dans la panique de l’action, Juliet libère Kate qui comprend qu’elle les a attachées volontairement pour créer une relation de dépendance entre elles.

Si du coté de l’ile des survivants un petit jeu plaisant Hurley (Jorge Garcia) instaure un jeu plaisant en manipulant le farouche Sawyer (Josh Holloway) pour lui faire croire qu’il doit se sociabiliser sous peine d’être banni du camp, ce qui force Sawyer à de touchants et maladroits efforts, le flash back se centre principalement sur Kate qui cherche par tous les moyens à entrer en contact avec Diane (Beth Broderick), une mère qui l’a reniée après la mort de son compagnon.

Perdue dans l’Iowa, Kate sympathise avec Cassidy (Kim Dickens) la petite amie de Sawyer en la tirant d’affaires alors qu’elle s’apprêtait à escroquer un gérant de station service.

Les deux femmes sympathisent et s’unissent mues par la même vie de marginales.

Cassidy accepte de se faire passer pour Kate afin de leurrer les agents fédéraux et parvient à amener Diane, à la revoir dans les toilettes de la station service ou elle travaille.

L’entretien est des plus glacials, Diane refusant obstinément de pardonner à sa fille.

Cette épisode plutôt calme pour ne pas dire ennuyeux se termine par l’annonce faite à Sawyer du jeu auquel il a été soumis dans le but d’améliorer ses rapports avec les membres du camps.

On peut donc conclure à la générosité de Hurley et son amitié envers Sawyer, pourtant son antithèse physique.

Dans l’épisode 16 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Carlton Cuse et Drew Goddard, Juliet parvient à inciter Kate à revenir au camp désert des Autres.

Elles y découvrent Jack (Matthew Fox) et Sayid (Naveen Andrews) et prennent alors la décision de rentrer au camps des survivants.

La présence de Juliet incommode Sayid qui souhaite l’interroger mais Jack intervient avec autorité, la prenant sous sa protection.

L’arrivée de Juliet sème en effet un trouble sur le camp et atténue fortement la joie des retrouvailles.

Mais la femme profite d’une situation dramatique, la maladie soudaine de Claire (Emilie de Ravin), pour décréter le besoin de lui faire un injection de toute urgence afin de la sauver.

Le passé ténébreux de l’austère blonde se révèle alors peu à peu, avec son embauche par la société Mittelos science afin de profiter de ses dons de médecin chercheur pour permettre aux femmes de l’ile d’avoir des enfants alors qu’elles meurent toutes d’un mal mystérieux.

Prise en main par le mystérieux Richard Alpert (Nestor Carbonell) PDG de Mittelos, Juliet qui vient de permettre à sa sœur Rachel (Robin Weigert) ex cancéreuse de tomber enceinte, accepte de se faire droguer pour arriver sur l’ile à bord du sous-marin.

Son travail sur place avec les chirurgiens Ethan (William Mapother) et Godwin (Brett Cullen) dont elle tombe amoureux, ne donne aucun résultat positif mais la découverte de la fécondité de Claire est vécue comme une aubaine scientifique.

Claire est donc enlevée et reçoit plusieurs injections pour lui permettre d’accoucher.

Si Juliet apparait dans un premier temps comme une victime de Benjamin (Michael Emerson), qui la manipule par l’intermédiaire de sa sœur Rachel restée aux Etats-Unis, à qui il assure la survie face au cancer en échange de sa présence permanente sur l’ile à ses cotés, elle se révolte ensuite en découvrant la maladie de son mentor.

Ensemble, Juliet et Benjamin bâtissent un plan machiavélique, utiliser les capacités de chirurgien de Jack pour l’opérer et infiltrer le camps des Autres en profitant de la relation entre Jack et Juliet.

Dans ce vaste ensemble, il apparait que même la soudaine crise de Claire semble etre un coup monté.

On peut donc dire que la paranoïa règne à présent à tous les étages autour de la personnalité ambigüe de Juliet..

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 15 et 16 », est assez inégal, car si l’épisode 15 se montre plutôt faible avec les sempiternels rapport mère-fille entre Kate et sa chère Moman, et ceux de camaraderie chien-chat entre Sawyer et Hugo, l’épisode 16 se montre lui réellement impressionnant par le coté diabolique de Juliet.

Insaisissable, ce personnage passe à la fois comme victime et bourreau, alliée ou ennemi des deux camps.

La méfiance légitime de Sawyer, Sayid et Kate se trouve compensée par la confiance du leader Jack.

Au final, si Benjamin semble tirer les ficelles, Juliet apparait elle aussi jouer un rôle dans cette organisation complexe et diablement vicieuse, capable d’utiliser des sous-marins, de faire crasher des avions et de collecter à distance toutes les informations sur les profils des survivants par l’intermédiaire de réseaux mystérieux et sophistiqués dirigés par la base de l’ex agent Mikhaïl Bakunin (Andrew Divoff).

Si la suite se révèle du même niveau que l’épisode 16, je prédis une addiction finale de ma part la série, ce qui n’est pour l’instant par (encore) le cas…

Lost saison 3, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 09:28
Lost saison 3, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Lost toujours avec les épisodes 13 et 14.

Dans l’épisode 13 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Drew Goddard et Jeff Pinkner, le trio de choc composé de Sayid (Naveen Andrews), Locke (Terry O’Quinn) et Kate (Evangeline Lilly) parvient a entrer en contact avec Jack (Matthew Fox) qui semble avoir sympathisé avec les Autres.

Sayid et Kate sont rapidement capturés puis interrogés.

A sa grande surprise, Kate apprend que Jake a passé un marché avec Benjamin (Michael Emerson) pour être évacué de l’ile à bord du sous-marin des Autres après lui avoir sauvé la vie.

L’action se centre sur Locke, qui s’infiltre dans la maison de Benjamin et le prend en otage ainsi que sa fille Alex Rousseau (Tania Raymonde).

Sous la menace d’une arme, Benjamin toujours cloué sur son lit après son opération de la colonne, accepte de dire à Locke ou se trouve le sous-marin mais comprend que le doyen de l’ile ne compte pas embarquer à son bord pour fuir mais le faire exploser à l’aide des explosifs récupérés chez Mikhaïl (Andrew Divoff).

Benjamin semble avoir des dossiers sur chaque personne de l’ile et savoir que Locke est hors de l’ile paralysé des jambes.

L’explication de ce handicap se trouve dans un long flash back au cours duquel Locke retrouve son père l’affreux Anthony Cooper (Kevin Tighe) par l’intermédiaire d’un jeune homme Peter (Patrick J Adams) dont la mère Madame Talbott (Barbara Baehler) une milliardaire s’apprête à épouser.

Après que Peter ait été tué, Locke est alors obligé d’intervenir et lorsque son escroc de père comprend que par ses révélations il peut faire capoter son mariage, se jette sur lui et le jette par la fenêtre.

Locke survit à une chute vertigineuse mais perd l’usage de ses jambes.

De retour sur l’ile, il prend l’initiative et fait exploser le sous-marin, damnant in extremis le pion à Jake, sous l’œil amusé de Benjamin, trop heureux que plus personne ne puisse s’échapper de l’ile à présent.

A son retour chez les Autres, Locke découvre aves stupeur son père enfermé et bâillonné…

Dans l’épisode 14 réalisé par Stephen Williams sur un scénario d’Edward Kitsis et Adam Horowitz, deux personnages jusqu’ici en retrait prennent pour un épisode les premiers rôles, Nikki (Kiele Sanchez) et Paulo (Rodrigo Santoro) retrouvés mystérieusement morts par Hurley (Jorge Diaz) et Sawyer (Josh Holloway).

Une enquête policière se déroule alors sur l’ile, menée par Hurley, Sawyer et Charlie (Dominic Monaghan).
Les auteurs rembobinent astucieusement le film mélangeant passé proche et flash backs.

On comprend que Nikki et Paulo sont un couple criminel ayant assassiné en Australie Zuckerman (Jacob Witkin) un riche et vieux producteur de séries B, que le corps de danseuse de Nikki avait séduit.

Le vieux producteur empoisonné, Nikki et Paulo lui volent des bijoux à 20 millions de dollars et tentent de fuir vers les États-Unis.

Le destin en décide autrement et le couple miraculeusement rescapé du crash n’a ensuite qu’une obsession, retrouver son sac avec ses bijoux.

La relation malsaine entre eux se remarque assez vite, Paulo trouvant en réalité assez vite le sac au fond d’un petit lac mais cachant les bijoux dans les toilettes du bunker sous terrain avant de les garder dans ses sous vêtements.

Nikki finit par se douter de quelque chose et lui jette au visage une araignée dont le venin provoque la paralysie.

Elle peut ensuite récupérer les bijoux mais est à son tour piqué par d’autres araignées attirées par les phéromones de la première.

Les deux amants présentant tous les aspects de la mort clinique sont ensuite enterrés alors qu’ils ne sont que paralysés…

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 13 et 14 » se révèle un très bon cru, permettant de comprendre enfin la raison de la paralysie de Locke, ravivant sa relation vicieuse avec son père et information importante aboutissant à la destruction du seul moyen des Autres pour quitter l’ile !

On se régale également de l’incroyable du couple vénéneux, de leurs péchés et de leur vraie-fausse-vraie mort sur fond d’enquête policière, qui ravira le spectateur !

La suite, vite ?

Lost saison 3, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 20:55
Tennis, la préparation mentale (Antoni Girod)

D’un sport à l’autre, voici le tennis à présent abordé sous un angle essentiellement psychologique avec « Tennis, la préparation mentale » d’Antoni Girod, entraineur proche de la Fédération Française de Tennis.

Sorti en 1997 puis réédité en 2009, « Tennis, la préparation mentale » se propose d’étudier en trois courtes parties, les mécanismes internes profonds souvent inconscient différenciant souvent deux joueurs de talent et physique équivalents.

Ayant joué au tennis à un modeste niveau en compétition dans ma jeunesse, je me rappelle avoir souvent perdu des matchs pour raisons mentales, en me frustrant face à un adversaire que j’estimais plus faible, en complexant face à un classement réputé supérieur ou plus simplement en manquant de motivation personnelle pour lutter pour arracher une victoire à ma portée.

En préambule, Girod définit le cadre général du jeu des tennis, ses différentes composantes : le public, le conditions météo, le filet, les lignes et deux adversaires face à face puis des concepts généraux permettant de prendre conscience de valeurs structurant l’esprit du sportif.

On retrouve sans surprise la passion, la discipline, la volonté, la combativité, la maitrise de soi, l’audace et le respect.

Bien entendu, ces valeurs ne sont pas toutes pareillement développées chez les différents individus et sont pourtant essentielles dans la construction d’un mental de champion.

Après les valeurs viennent les croyances vues sous un angle également positif : l’idée de toujours trouver un chemin vers la victoire même en cas de situation très défavorable et de domination outrageuse de l‘adversaire, de faire face à toute situation déstabilisatrice comme l’interruption du jeu pour cause de pluie, la constance dans ses efforts, la confiance en soi, l’idée que l’échec fait partie de l’existence comme la victoire et doit être source d’inspiration pour continuer à avancer.

Ces deux dernières croyance sont importantes pour relativiser les défaites source d’abattement, de perte de confiance et de spirale infernale mais également ne pas se griser ou se contenter d’une victoire même particulièrement marquante, mais continuer à se remettre en question pour progresser.

L’auteur incite à développer des automatismes comme la perception fine et l’analyse de l’environnement notamment les conditions de jeu (lumière, vent, pluie), le comportement de l’adversaire trahissant souvent son état d’esprit, sans oublier de trouver si il le faut la force de s’isoler dans une bulle mentale afin de se préserver des impacts parfois négatifs de l’environnement sur soi-même.

L’autosuggestion positive semble une technique efficace tout comme la nécessité de rester dans le temps présent afin de ne pas s’arrêter de jouer en pensant au passé ou en anticipant un résultat futur.

Une donnée importante est la capacité d’action des champions dans les moments clés.
Prendre l’initiative assurerait selon l’auteur statistiquement de remporter à 90% les points décisifs d’un match.

On parle d’aller chercher le match plutôt que d’attendre que l’adversaire le donne, ce qui ne fonctionne que dans 50% des cas.

L’aspect tactique n’est pas négligé avec le maitre en la matière Brad Gilbert, qui avant d’être l’entraineur d’Agassi, a été n°4 mondial dans les années 80 et a expliqué dans un best seller mondial « Winning ugly » l’importance de la stratégie en exploitant au mieux les points faibles de ses adversaires.

L’autre maitre tacticien régulièrement cité dans l’ouvrage est Michael Chang, joueur aux capacités techniques et physiques plus limitées, qui parvint néanmoins à se hisser par son intelligence du jeu et son inébranlable force mentale à la seconde place mondiale dans les années 90.

Dans la seconde partie, Girod s’intéresse à la préparation mentale d’avant match en se fixant des objectifs à court, moyen et long termes suffisamment précis et atteignables pour permettre de trouver la motivation en soi.

Il s’agit ensuite de penser aux moyen d’y arriver et à élaborer plusieurs solutions de rechanges en cas d’obstacle à leur réalisation.

Les techniques pour combattre les phénomènes physiques du stress s’avèrent particulièrement utiles: s’isoler du monde extérieur, plaisanter, se distraire par un film ou en écoutant de la musique, relativiser, s’absorber dans le présent et l’action.

Le but final est de combiner confiance, calme, concentration et combativité en évitant de se surestimer, se sous estimer et de faire la même chose avec son adversaire qui a comme nous ses forces et ses faiblesses.

L’auteur détaille ensuite longuement des techniques de visualisation dans différents moments du match pour aider à la réalisation de ses actions et l’importance de l’attitude corporelle pour se motiver.

On termine par la gestion mentale de l’après match, en s’attachant à analyser ses performances sous un angle rationnel par des grilles techniques, tactiques, physiques et mentales pour conserver des axes de progrès poussant vers des nouveaux objectifs d’amélioration.

En conclusion, « Tennis, la préparation mentale » est un court ouvrage très intéressant qui dépasse le simple cadre du tennis pour s’adresser pour moi à toutes les catégories de sportif désirant améliorer leur approche des compétitions.

Les principes généraux qu’il énonce sont en effet profitables et permettent de ne pas perdre ses moyens, de contrôler sa frustration en cas de difficultés, d’éviter les excès de confiance ou de découragement et de trouver en soi des sources de motivation pour définir des objectifs, une stratégie et déployer les efforts nécessaires pour y parvenir.

Les références aux champions de l’époque sont appréciables même si forcément datées, avec des noms sans doute un peu éclipsés aujourd’hui : Pete Sampras, Boris Becker, Thomas Muster, Michael Chang, Brad Gilbert, Ivan Lendl voir même André Agassi et dans le registre français Yannick Noah, Guy Forget, Cédric Pioline et Arnaud Boetsch.

A n’en pas douter, l’édition de 2009 puisera dans les exemples des champions du XXI ième siècle que sont Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic pour donner un nécessaire coup de neuf à la forme.

Tennis, la préparation mentale (Antoni Girod)
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 20:35
Cours de tae kwon do, technique du tchagui (Pil-Won Park)

Comme vous le savez le sport tient une place non négligeable dans mon existence aussi est-ce à présent le tour du tae kwon do, art martial coréen que je pratique depuis trois ans à présent.

Paru en 1997 puis réédité sous un format plus sexy en 2005, « Cours de tae kwon do, la technique du tchagui » de Pil-Won Park, ceinture noire cinquième dan, fait partie de ces innombrables ouvrages didactiques visant à vulgariser la pratique des arts martiaux dans le monde et en France plus particulièrement.

Comme souvent, une courte introduction historique s’avère nécessaire pour présenter un art martial coréen existant sous plusieurs formes avant d’être unifiées au milieu du XX ième siècle et d’être ensuite érigé au rang de sport national en 1971.

Après tout s’enchaine, la reconnaissance internationale, l’approche comme discipline olympique à Séoul en 1988 puis Barcelone en 1992 avant d’accéder finalement enfin au statut tant convoité de sport olympique à Sydney en 2000, au détriment de son grand rival, le karaté.

Contrairement aux idées reçues, le tae kwon do est un sport complet, qui bien qu’utilisant majoritairement les jambes, ne délaisse pas les autres parties du corps (poings, coudes, genoux, tibias) et les techniques de self défense.

La première difficulté et non des moindres dans sa pratique est l’acquisition du langage de base avec les quelques rudiments de coréen classifiant les différents types de coups de pied (tchagui) : ap pour les coups de pied de face, bandal pour le coups de pied demi circulaire, dorlyo pour les coups de pied circulaires, yeup pour les coups de pieds latéraux et enfin nal pour celui de face en diagonale.

Bien sur suivant les types de coups de pied, les zones utilisées varient : dui pour le talon, nal pour le tranchant et deung pour le dessus du pied.

On complètera par les jourougui pour les coups de poings avec également les variantes associées : de face, circulaires, de haut vers le bas ou de bas en haut, avec un ou deux poings.

Mais avant de porter le moindre coup mieux vaut connaitre les positions (seugui) à adopter : c’est ainsi que viennent ap seugui position de marche « naturelle » jambes à 30° l‘une de l‘autre, ap koubi position basse avancée avec une jambe avant fléchie et une jambe arrière en extension, jou tchoum suegi position dite du cavalier pieds sur la même ligne utile pour déclencher des séries de coups de poing et quantité de variétés comme le duit koubi, avec également une jambe fléchie et l’autre tendue le corps positionné de trois quart.

Toujours dans le travail des membres supérieurs viennent ensuite les blocages (makgui), are niveau bas, momtong moyen, eulgoul visage avec à chaque fois des variantes suivant les positions des mains ouvertes (han sonnal) ou fermées.

A chaque mouvement correspond des rotations des bras ou du buste afin de donner l’impulsion nécessaire pour bloquer le coup arrivant au corps, au visage ou même au bas ventre.

L’ouvrage révèle l’existence de makgui avec les jambes pour bloquer des coups de poings.

L’auteur décompose ensuite la multitude de coups de pieds en introduisant plusieurs techniques nouvelles : les coups de pieds de face tendus (podo) ou poussés (milo) destinés à repousser plutôt que frapper un adversaire.

Plus dynamiques viennent les coups de pieds marteau (nae ryo), fouettés (frou ryo) et les violents mouroupe à l’aide du genou.

Impossible également de parler de tae kwon do sans présenter les coups de pieds retournés et sautés, les fameux mamdorlyo et touio qui ont fait la réputation de ce sport en raison de leur aspect ultra spectaculaire.

La encore ils se déclinent sous toutes les formes possibles qu’elles soient fouettés poussées, écrasées avec des images de sauts extraordinaires de souplesse, de coordination et de maitrise.

Viennent ensuite les coup de pieds accompagnés de déplacement avant destinés à en doubler l’impact et les enchainements d’une jambe à l’autre.

Une fois les multiples combinaisons explorées vient le temps du combat, le kyorougui qu’il soit à partir de mouvement préalablement codifiés avec un nombre impressionnant de parades, blocages, contre allant jusqu‘à la saisie et l‘amenée au sol, plus libre mais encadré (chihap) dans une pratique sportive avec plastron, casque, protections bras/jambes et coquille et système de points à la touche au dessus de la ceinture, la principale différence avec la boxe américaine ou le karaté étant l’interdiction de coups de poings au visage.

La encore les techniques les plus efficaces en combat sont présentés avec quelque blocages, retraits mais surtout beaucoup de retournés et/ou sautés.

On termine avec le combat libre sans protection qui ressemble le plus à de la self défense avec blocage de coups aux parties, saisies, projections, frappes au sol avec cependant quelques bénéfiques mises en garde de sécurité quand aux règles de maitrise des techniques, de manque de concentration ou de préparation.

En conclusion, « Cours de tae kwon do, la technique du tchagui » confirme de la conclusion à laquelle je suis à présent arrivée sur les vertus des sports de combats qui quels qu’ils soient développent la maitrise, la confiance et la sérénité.

Après avoir tâté de boxe française, de ju jitsu et de tae kwon do, je peux dire que les bienfaits sont similaires avec une école de rigueur et de respect.

Bien entendu, je n’ai jamais pratiqué en compétition et ai d’autres centre d’intérêts même sportifs que les sports de combat, mais je trouve que pour faire face à un monde extérieur parfois stressant ou les rapports de force, les obstacles et l’agressivité sont souvent sur notre chemin, des sports comme le tae kwon do peuvent participer à un renforcement psychique et physique de l’individu.

Alors on pourra reprocher à « Cours de tae kwon do, la technique de tchagui » ces innombrables techniques aux noms complexes à assimiler et de ne pas se consacrer à l’art de poom se, figures essentielles dans les passages de grade de ce sport, mais l’ouvrage atteint pour moi son but initial : donner les informations nécessaires pour acquérir les bases théoriques et pratiques, ce qui à mes yeux compte déjà beaucoup !

Cours de tae kwon do, technique du tchagui (Pil-Won Park)
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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 12:28
X-men, l'intégrale 1990, tome 1 (Chris Claremont, Marc Silvestri, Jim Lee, Kieron Dwyer, Bill Jaaska, Mike Collins)

Les X-men des années 90 avec « X-men, l’intégrale 1990, tome 1 » avec le trio fort de ses années là : Chris Claremont (scénario), Mars Silvestri et Jim Lee (dessins).

Dans un Hong-Kong hyper symbole d’une Asie hyper moderne, le trait superbe de Jim Lee montre une Psylocke métamorphosée par la chef de la Main Matsuo Tsuarayaba et devenue le bras droit du Mandarin dans sa stratégie de reconquête de la pègre locale.

Mue en tueuse implacable, Psylocke terrasse des gangsters d’une extrême dangerosité en tirant profit du pouvoir des dix anneaux du Mandarin.

De son coté, Wolverine arrive sur place accompagné de sa nouvelle amie, la bouillante adolescente Jubilé, dans le but de retrouver et sauver Psylocke.

Le mutant griffu fait jouer ses contacts dans la mégalopole mais se heurte vite aux tueurs ninja de la Main puis à Psylocke elle-même qui le neutralise avec son arme maitresse, une dague psychique activable à portée de main.

Tsuarayaba tente de faire subir à Wolverine le même conditionnement mental qu’il a fait à Psylocke, en le privant de ses sens, l’enfermant dans une cuve d’eau et en le soumettant à des attaques de Psylocke.

C’est une nouvelle fois Jubilé, qui tire d’affaire son mentor, en court circuitant les systèmes électroniques de la Main avec ses feux d’artifices obligeant le Mandarin à intervenir en personne.

Si Jubilé doit logiquement plier devant la force d’un super criminel capable de rivaliser avec Iron-man, son intervention permet à Wolverine de briser l’emprise de Psylocke qui se retourne ensuite contre le Mandarin lui-même.

Ensemble, Wolverine et Psylocke parviennent à prendre le dessus sur le Mandarin et à le contraindre à le laisser repartir de Hong-Kong libres.

Silvestri revient pour développer une nouvelle histoire dans laquelle Peter Nicholas dépourvu de ses pouvoirs de Colossus est un jeune peintre Soho (New-York) et prête assistance à deux adolescents mutants Philipp et Jenny Moreau poursuivis par des mercenaires appelés les Magisters appartenant à l’état de Génosha.

Ayant sympathisé après l’épreuve commune, Peter est embauché comme concierge de l’immeuble, développe ensuite une obsessions artistique pour une superbe inconnue en détresse entre aperçue dans la rue et finit par rencontrer une certain succès dans le milieu artistique de Soho.

De New-York on passe à Los Angeles, ou Dazzler/Alison Blaire est récupérée par son garde du corps Guido, inconsciente sur le rivage de sa superbe demeure à Malibu.

Dazzler n’est pas mieux lotie que son collègue et se retrouve toute aussi déboussolée.

Elle fait la rencontre de son ex agent Fred Stanachek dans un club de Venice et est séduite par cet homme simple, sincère, fou de musique jazz qui fait resurgir son pouvoir de transmuter le son en lumière.

Fred aide Dazzler à se reconstruire et tente de relancer sa carrière au cinéma.

Du coté du revers de la médaille, Dazzler est traquée par Eric Beal, un psychopathe obsédée par son personnage publique et tentant obsessionnellement de l’assassiner.

Enlevée et séquestrée, Dazzler s’en sort en douceur par des jeux de lumières qui finissent par apaiser le déséquilibré.

Revenu aux USA, Wolverine fait croire à son enlèvement par des mercenaires anciens agents du S.H.I.E.L.D, afin de mettre uniquement à l’épreuve les capacités de ses deux nouvelles associées, Psylocke et Jubilé, qui se montrent parfaites dans cet exercice.

Alors que sur une ile de Grèce, les jumeaux Von Strucker de Fenris détruisent un avion pensant tuer le Hurleur et Forge, ces deux derniers échappent à l’attentat et choisissent de se cacher pour savoir qui leur en veut.

La pilote Cylla Markham survit miraculeusement au crash et est abordée par Pierce et Lady deathstrike qui lui offrent une nouvelle vie de cyborgs en échange de son allégeance.

Les deux X-men trouvent refuge dans les sous sols du Manoir des X-men, prêt de New-York et découvrent avec stupeur une Jean Grey revenue des morts, agressée et enlevée par d’horribles monstres imitant vaguement les anciens X-men.

Sous la plume de Kieron Dwyer puis Bill Jaaska, la quête de Forge et du Hurleur pour sauver Jean enlevée dans les sous sols de New-York, les amènent à entrer en contact avec Masque, l’ex bras droit de Callisto, la chef des Morlocks qui a pris le pouvoir.

Masque a ainsi remodelé le physique de son ancienne chef, d’autres X-man comme Angel ou Diablo avant de s’en prendre à Jean doté d’horribles tentacules ou même au Hurleur, privé de bouche et donc de ses terribles pouvoirs soniques.

Forge reste donc le seul capable de renverser la situation et y parvient après une traque intense dans les sous sols qui réveille son passé d’ancien soldat du Viet Nam et l’amène à entrer en contact avec Peter Nicholas, lui aussi venu dans les bas fonds pour secourir sa mystérieuse égérie poursuivie par les hommes de Masque.

A cette occasion, Peter retrouve le pouvoir de Colossus et Callisto son apparence première, révélant qu’elle était en réalité la femme superbe que cherchait obsessionnellement le peintre.

Avec Mike Collins au dessin, Forge fait équipe avec Jones une policière ayant cherché à empêché des Magisters de l’arrêter et utilise une nouvelle fois les égouts pour se débarrasser des ses poursuivants.
Les Magisters ne s’arrêtent pas là et utilisent les pouvoirs d’un certain Pipeline capable de numériser les gens pour attaquer les deux fugueurs de Génosha réfugiés avec les X-men au QG de Facteur X.

Heureusement, le Fauve, Forge et sa nouvelle alliée policière interviennent et neutralisent les Magisters qui bénéficiant d’appuis politiques à haut niveau auprès du gouvernement américain, sont immédiatement relâchés.

Le récit bascule ensuite dans l’Illinois, ou Tornade régressée à l’état d’enfant, quitte l’hôpital ou elle a été admise afin de tenter à son persécuteur, un homme mystérieux et menaçant ayant revêtu les traits d’un agent du FBI, Jacob Reisz.

Reisz est en réalité un puissant télépathe appelé le roi d’ombre et a pris le contrôle de Lian Shen le docteur qui était en charge de Tornade à l’hôpital, l’agent Val Cooper qui lui donne accès à tous les fichiers gouvernementaux sur les X-men.

Entouré par quatre esclaves qu’il nomme ses chiens, le roi d’ombre se lance à la poursuite de Tornade, elle-même convoitée par le robot Nanny et son bodyguard en armure, appelé Peter/Faiseur d’orphelin.

Le roi d’ombre tente un piège à Tornade pour l’amener à cambrioler la somptueuse villa d’un richissime escroc et lâche ses chiens sur elle, mais l’arrivée inopinée de Gambit, lui permet d’échapper à ses poursuivants.

Gambit utilise son adresse et ses projections d’énergie pour tenir en respect les chiens et mettre Tornade en sécurité.

Après avoir repoussé plusieurs attaques des chiens dirigés par la sexy Lian et mis une nouvelle fois en déroute les plans de l’assommante Nanny, Gambit et Tornade trouvent refuge à la Nouvelle Orléans.

On termine en beauté avec le retour de Jim Lee aux dessins pour superbe aventures à Hong-Kong montrant l’alliance de Captain america et Wolverine dans les années 40 pour protéger la Veuve noire alors enfant des tueurs ninja de la Main.

Mélangeant les années 40 au cours desquels les trois héros se rencontrèrent pour la première fois sur place et présent avec Wolverine Psylocke et Jubilé, volant au secours de la Veuve noire pourchassé par Fenris et la Main, le scénario se déroule agréablement…

En conclusion, « X-men, l’intégrale 1990, tome 1 » est une intégrale assez inégale.

Les scénario de Chris Claremont connaissent quelques faiblesses, notamment dans les médiocres histoires dans les égouts avec Masque, dans le recrutement d’anciens quatrième couteaux du S.H.I.E.L.D ou dans l’interminable traque d’une Tornade enfant avec en prime le robot débile Nanny pour couronner le tout !

En que dire encore des manigances de Génosha envoyant ses mercenaires au rabais dans des histoires d’une grande pauvreté ?
Pas grand-chose de positif lorsqu’en plus les dessinateurs comme Collins, Portaccio ne sont pas au niveau.

Bien sur on apprécie le coté star de la musique et du cinéma d’une Dazzler très californienne, mais cela ne suffit pas à relever le niveau.

Restent au final, les incursions asiatiques de Jim Lee, seul dessinateur à prétendre faire le poids face au génie d’un John Byrne, avec son trait si fin, puissant et beau.

Lee a de plus le privilège de mettre à son compte Wolverine, le Mandarin, Captain america avec comme l’un de ses plus grands succès, la transformation spectaculaire de Psylocke, beauté sexy et athlétique !

Intéressant donc mais clairement en dessous des meilleurs production des années 80 !

X-men, l'intégrale 1990, tome 1 (Chris Claremont, Marc Silvestri, Jim Lee, Kieron Dwyer, Bill Jaaska, Mike Collins)
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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 10:57
X-men, l'intégrale 1989, tome 2 (Chris Claremont, Terry Austin, Sally Pashto, Mike Vosburg, Marc Silvestri, Jim Fern, Jim Lee, Rick Leonardi)

Retour aux comics avec « X-men, l’intégrale 1989, tome 2 » dans lequel Marc Silvestri prend la place de Louise Simonson aux dessins avec toujours aux commandes le maitre Chris Claremont.

La première partie pourtant signée Terry Austin (scénario) et Mike Vosburg (dessins) monte le sexy et solaire Dazzler/Alison Blair en proie à une inversion de personnalité avec l’agent Diamondback.

En réalité, les deux super héroïnes ont été capturées par une créature difforme répondant au nom de Mr Jip, qui maitrisant la magie noire a inversé leurs personnalités et espère ainsi contraindre les X-men à récupérer quatre objets magiques possédés par la Société du serpent, organisation criminelle travaillant pour le compte de deux mystérieux commanditaires Ghaur et Llyra.

Basés à présent en Australie, les X-men trouvent donc un prétexte pour repartir à l’action et se font ainsi téléporter par leur mystérieux ami aborigène Gateway (Talisman) aux quatre coins du globe.

En Terre sauvage, Wolverine et l’esprit de Diamondback dans le corps de Dazzler, pénètrent dans une base secrète et triomphent aisément d’une équipe dirigée par Aspic.

Avec une Dazzler privée de ses pouvoirs et peu à l’aise, Wolverine fait à lui seul la différence, le costaud Vipère heurtante et le ringard Boomslang ne pesant pas bien lourd une fois les rafales de venin d’Aspic neutralisés.

Dans une ville de l’Ohio abandonnée, Colossus parvient non sans peine à desserrer l’étreinte surpuissante d’Anaconda, Havok mis à mal par les facultés d’illusionnistes du Mamba noir s’en sort par chance tandis que Malicia écrase Coachwhip dont la seule arme est un fouet coupant.

En Islande, la situation est plus confuse mais l’équipe de la Société du serpent ne pèse pas bien lourd face aux éclairs de Tornade et aux pouvoirs télépathiques de Psylocke.

Bushmaster renonce sans combattre convaincu par les argument de Diamondback/Dazzler et seul Crotale provoque le seul accroc au plan en faisant effondrer une colline qui ensevelit le malheureux Longshot.

Une fois chez Mr Jip, la discussion tourne à l’orage, mais le monstre accepte finalement de libérer ses otages en réintégrant leurs esprits dans leurs corps respectifs, mais se fait in extremis dérober ses précieux objets par Sidewinder l’ex chef de la Société du serpent évincé par Cobra qui peut ainsi les remettre à ses commanditaires contre un belle somme d’argent.

Sally Pashto (scénario) et Jim Fern (dessins) introduisent une nouvelle venue chez les X-men, la jeune adolescente un peu paumée Jubilé, qui téléportée par Gateway en Australie trouve refuge dans les sous sols de la base déserte des X-men.

Américaine d’origine chinoise, Jubilé dont le principal pouvoir, mal maitrisé est de projeter des feux d’artifices pouvant aboutir à des explosions plus puissantes qui lui permettent de se défaire d‘une attaque de chien cyborg, apporte un vent de fraicheur à des X-men plus adultes.

Chris Claremont et Marc Silvestri prennent ensuite le relai et changent brutalement de registre pour montrer une fusion intéressante entre les deux robots parmi les plus redoutables ennemis des X-men, le Moule initiale et Nemrod, tous appartenant à la classe des Sentinelles.

Le système du Moule semble prendre le dessus et intègre non sans peine Nemrod, créant ainsi un robot monstrueux représentant une véritable menace pour mutants et humains de la ville de New-York.

Le Moule profite de matériaux de chantier pour accroitre sa taille, devenant ainsi un colosse de métal et lance une attaque terrible contre Malicia dont le corps s’écrase sur une voiture transportant le sénateur Robert Kelly et sa femme Sharon, grièvement blessée dans l’accident.

Alors que Malicia s’apprête à plier face à la puissance de feu terrifiante du robot, les X-men volent à son secours, profitant de leur capacité à être indétectables aux senseurs électroniques, pour lancer une attaque combinée qui permet de détruire leur ennemi.

Mais les facultés de Nemrod s’activent, permettant au robot de se reconstituer et d’adapter de nouvelles tactiques de combat face aux attaques qui l’ont précédemment détruit.

Malicia a alors comme idée géniale d’absorber les pouvoirs de Colossus, de monter dans la stratosphère puis de plonger à des vitesses vertigineuses pour percuter le monstre et le désintégrer.

Alors que le Moule tente une nouvelle fois de se reconstituer, Dazzler a alors l’idée de le projeter dans une autre dimension en utilisant une amulette mystique, stratagème qui fonctionne même si Malicia est malheureusement elle aussi emportée.

Resté seul au chevet de sa femme morte, le modéré Kelly à présent ivre de douleur, contacte Sébastian Shaw et lui donne son accord pour démarrer un nouveau programme de création de robots anti mutant.

Avec Jim Lee aux dessins, une nouvelle menace entre en action, le groupe des Reavers, criminels cyborg crées ou recrutés par Donald Pierce, ex membre du Club des damnés.

Pierce consacre toute son énergie à capturer et tuer Wolverine, son ennemi personnel.

Les membres les plus redoutables de son équipes sont Lady deathstrike, pratiquement son bras droit, le vicieux Playboy le reste étant de facture moins impressionnante, que ce soit Cabèche, le chenillé Brisos ou les trois ex mercenaires du Club massacrés par Wolverine : Reese, Cole et Macon.
De leur coté, les X-men sont pris par surprise par le robot Nanny capable de les faire régresser à l’état infantile pour tomber sous son contrôle.

Psylocke, Havok et Dazzler subissent ce traitement et attaquent la base australienne des X-men.

Il se heurtent à Tornade et Colossus dans un combat extrêmement violent.

L’intervention surprise de Jubilé dérègle les circuits de Nanny et l’oblige avec son garde du corps Peter à se replier vers son vaisseau.

Pris à partie par le pouvoir élémentaire de Tornade, leur fuite est retardée, ce qui laisse le temps à Havok qui a repris ses esprits de caler une terrible rafale de plasma qui les désintègre… tuant du même coup Tornade !

Avec Silvestri, les X-men en plein deuil souffrent en Australie tandis que Polaris désorientée et réfugiée au Chili tente vainement des les contacter.

Havok parvient néanmoins à localiser l’appel grâce à l’ordinateur central de la base et Gateway téléporte les X-men au Chili pour tomber en plein milieu d’une attaque surréaliste de créatures de la Terre sauvage.

Désorientés par le pouvoir d’une créature nommé Whiteout, les X-men doivent faire face à de vieilles connaissances, les colosses Gaza l’aveugle et Barbarus aux quatre bras et le batracien Aquarius.

Polaris est cependant capturée par Zaladane et emmenée en Terre sauvage près de l’Antarctique.

Après avoir surclassé Ka-zar, Shanna et Nereel, Zaladane se revendique en effet comme la reine de la Terre sauvage et désire utiliser la technologie supérieure du Maitre de l’évolution pour faire muter Polaris.

Infiltré pour sauver sa bien aimée, Havok est découvert et capturé par Lupo une créature mi homme mi loup ayant une haine personnelle contre lui.

Zaladane semble posséder une grande palette de ressources, notamment le génie scientifique de Cervico seul capable de contrôler les appareils du Maitre et Larve, une créature capable de contrôler physiquement les corps des gens.

Larve utilise ses dons pour contrôler Colossus, Dazzler et Psylocke, aussi seule la réaction imprévue de Polaris dotée à présent d’une force surhumaine après sa mutation parvient à briser ce processus à sens unique.

La révolte de Polaris sème la confusion, permettant à Psylocke de briser le contrôle de Larve et de libérer les X-men.

Zaladane est éjectée par Havok, ses sbires aisément vaincus et même si la menace n’est pas complètement éliminée les X-men préfèrent entrer en Australie.
De retour en Australie, Pierce et ses Reavers s’acharnent sur Wolverine, crucifié en plein soleil, en de pénibles séances de torture.

Soumis au délire dans ce corps se refusant de mourir en raison de son pouvoir guérisseur, Wolverine voit en rêve lui parler ses proches : Psylocke, Kitty Pride, Dents de sabre, Tornade, Jean Grey, Mariko Yashida, Carol Danvers…

Il est même abandonné de manière surprenante par ses coéquipiers qui découragés préfèrent sous l’influence de Psylocke quitter les lieux pour se retirer dans une autre dimension.

C’est donc finalement la jeune Jubilé qui vient à son secours, le soustrayant sous la plume de Rick Leonardi à la folie des Reavers.

Rendu fou par cette fuite, Pierce lâche ses cyborgs sur la base, ce qui provoque une traque délicate dans chaque recoin que connait à présent Jubilé.

Wolverine toujours affaibli, blessé et choqué, gagne ainsi de précieux instants pour récupérer, réussissant à noyer une partie des Reavers après l’éclatement d’une canalisation reliée à un lac pour affronter en personne Pierce.

Le combat tourne court grâce à Jubilé qui ensevelit Pierce sous un mur.

Pendant que les Reavers pansent leurs blessures, on retrouve Tornade sous les traits d’une adolescente récupérée inconsciente dans l’Illinois et prise en charge par une équipe médicale.

L’histoire se complexifie lorsque Forge l’ex amant de Tornade la voit dans une transe prisonnière de son ex bourreau, le mutant égyptien Amahl Farouk.

Echappée de la Terre sauvage à bord d’un navire de pèche, Polaris est finalement récupérée par le Hurleur et Moira Mc Taggert qui la recueillent dans leur laboratoire de l’ile de Muir en Ecosse, sans se douter que Pierce les a designé à ses Reavers comme cibles à abattre.

Le Hurleur est abattu d’une balle en pleine poitrine sous les yeux d’Amanda Sefton, sorcière de son état et en visite sur l’ile mais finalement soigné par un des guérisseurs Morlock présent sur l'ile.

Amanda mobilise les défenses de l’ile constituées de Tom Corsi, Sharon Friedlander deux indiens et Polaris dotée à présent d’un physique à la Miss Hulk.

Ceux-ci s’avèrent utiles lorsque les Reavers attaquent violemment, arrosant tout ce qui bouge à l’aide de leurs puissantes armes à feu.

Daniel Haller, un des Morlocks gardé sur l’ile, plus connu sous le nom de Légion, sème le trouble dans le combat, faisant pencher la balance de l’un ou l’autre des cotés au gré de son psychisme perturbé.

Amanda dont les pouvoirs magiques ne suffisent pas face à des cyborgs, est capturée non sans une farouche résistance.

Remis de ses blessures, le Hurleur démolit Brisos et aidé par la super force de Polaris prend le dessus sur Cabèche et le redoutable Playboy aux tentacules vénéneuses.

Malgré cela, les deux héros sont mis KO par un force mystérieuse, jouant cette fois du coté des Reavers.

La situation délicate de la défense de l’ile, pousse Forge à convaincre la Freedom force de Mystique à intervenir.

Un moment équilibré, le combat penche de manière surprenante du coté des Reavers, Avalanche étant éventré par les griffes de Lady deathstrike, Mur électrocuté par Pierce en personne, l’invulnérable Colosse coulant également de manière inexpliquée par Légion qui bloque également les pouvoirs de Pyro.

Mystique découverte par Pierce, seul Forge peut à l’aide d’un fusil à haute précision tuer les Reavers en commençant par Cabèche ce qui force Pierce à la fuite.

Le bilan est néanmoins lourd pour Freedom force avec en prime la mort de Destinée, amie proche et mentor de Mystique.

Dans l’Illinois, l’agent Reisz du FBI approche la jeune Tornade, endormant la méfiance des médecins, pour se révéler un puissant télépathe à la solde Farouk et pour finir sous la plumme de Jim Lee, Matsuo Tsurayaba, chef de la Main propose à Hong-Kong une alliance avec le puissant Mandarin en lui livrant Psylocke récupérée vulnérable et dont les traits ont été modifiée pour ressembler à une asiatique athlétique à couper le souffle.

Longuement conditionnée mentalement par la Main, Psylocke tue symboliquement ses amis pour récupérer un à un les anneaux du Mandarin et devenir ainsi sa servante.

En conclusion, « X-men, l’intégrale 1989, tome 2 » est une copieuse intégrale pouvant se lire à plusieurs niveaux.

Difficile de prendre au sérieux la Société du serpent, équipe de troisième couteaux, sympathiques pour affronter Captain america ou Daredevil (encore que ?), mais incapable de rivaliser avec des X-men comme Tornade, Malicia, Colossus, Havok ou Psylocke.

Le style particulièrement pauvre de Vosburg n’arrange il est vrai pas les affaires d’Austin et il faut attendre Chris Claremont pour monter le niveau, avec une excitante histoire de robots sentinelle auto adaptatif du futur sur fond de drame personnel d’un sénateur américain.

Bien que je ne sois pas fan de Silvestri, son style demeure correct même si la finesse et la beauté de Jim Lee, lui ait pour moi largement supérieure, notamment par le superbe graphisme de la nouvelle Psylocke aux traits asiatiques, véritable bombe sexuelle devenue l’esclave du puissant Mandarin de Hong Kong.

Dans le registre des valeurs sure, l’aventure en Terre sauvage face à une nouvelle super méchante Zaladane, tient la route par son ampleur et son dépaysement, tandis que la large part laissée aux Reavers m’a parfois agacé notamment avec le style affreux de Leonardi, indigne pour moi de dessiner les X-men.

Le lecteur est en effet écœuré de l’acharnement de Pierce sur le corps martyrisé de Wolverine et de la brutalité de ses stupides tueurs aveugles s’en prenant à des X-men affaiblis, inexpérimentés, de second ordre ou lorsqu’ils sont de premier ordre comme le Hurleur, Polaris ou le Colosse, mystérieusement vaincus par les pouvoirs de l’étrange Légion.

Malgré ces choix discutables, une intégrale riche, dense, laissant entrevoir de captivantes histoires personnelles autour de Tornade poursuivie par son passé, Polaris asservie au Mandarin, Havok au tempérament difficilement contrôlable, ou la petite nouvelle Jubilé aide précieuse pour soutenir un Wolverine à bout de souffle.

Reste qu’avec des dessinateurs de plus haut niveau, le plaisir aurait sans doute été décuplé !

X-men, l'intégrale 1989, tome 2 (Chris Claremont, Terry Austin, Sally Pashto, Mike Vosburg, Marc Silvestri, Jim Fern, Jim Lee, Rick Leonardi)
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Published by Seth - dans Comics
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