Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 20:17
Les cheyennes (John Ford)

« Les Cheyennes » est le second film de John Ford chroniqué ici et le dernier de la carrière de l’immense réalisateur décédé peu après.

Sorti en 1964, « Les Cheyennes » raconte le long périple de cette communauté indienne, quittant les terres arides de l’Oklahoma ou le gouvernement américain les a assigné à résidence pour retourner à leur région d’origine du Wyoming.

Malgré son respect pour ce grand peuple indien, le capitaine Thomas Archer (Richard Widmark) est chargé par sa hiérarchie de pourchasser les Cheyennes et de les ramener à leur place.

Les indiens sont accompagnés dans leur exode par Deborah Wright (Carroll Baker) une institutrice Quaker touchée par leur souffrance et l’injustice dont-ils semblent victimes.

Après la mort du vieux chef malade, Dull knife (Gilbert Roland) prend le leadership du clan mais doit faire face à la contestation de Red shirt (Sal Mineo) partisan lui d’actions plus radicales contre les soldats américains lancés à leurs trousses.

A mesure que la tension monte entre soldats et indiens, Carl Schurz (Edward G Robinson), secrétaire d’état chargé des affaires indiennes prend fait et cause pour eux, en souvenir du combat qu’il a mené pour la libération des esclaves noirs durant la Guerre de sécession.

Mais les autres politiciens sont d’un avis autre, cherchant à réduire la tailles des réserves indiennes pour mieux les contrôler et également récupérer plus de territoires pour les grosses compagnies américaines.

Schurz tient bon, quitte à mettre sa carrière en péril.

Sur le terrain, Archer peine à juguler la fougue du jeune lieutenant Scott (Patrick Wayne) qui lance une attaque hasardeuse contre les Indiens, perd beaucoup d’hommes et se trouve blessé au pied.

Les indiens progressent pourtant dans leur long périple, affrontant parfois la stupidité d’éleveurs de bœufs qui les traquent et les tuent pour le plaisir.

Après un court interlude ou le sheriff Wyatt Earp (James Stewart) refuse de croire la version de trois texans tueurs d’Indiens et tire sur un des hommes particulièrement agressif avant de se refuser à intervenir dans cette délicate affaire, Dull knife parvient à arriver à destination à Fort Robinson garnison tenue par le capitaine Oskar Wessels (Karl Malden).

Mais obéissant aux ordres des politiciens, Wessels décide de renvoyer les Indiens d’où ils viennent ce que Dull knife se refuse obstinément.

Le ton monte entre les deux représentants et Wessels pour faire plier les Indiens décide de les priver de nourriture alors qu’ils sont déjà parqués dans des baraquements non chauffés en plein hiver.
Poussés au désespoir les Indiens tentent une ultime action et prennent les armes.

Une violente lutte éclate alors dans la garnison provoquant la mort d’une majorité d’Indiens et de de nombreux soldats.

Dull knife mène alors les derniers survivants jusqu’à des grottes sacrées pour s’y établir.

Heureusement, Archer convoqué par Schurz à Washington reçoit un soutien massif du politicien qui se rend personnellement sur le terrain pour arrêter les soldats américains prêt à exterminer les derniers Indiens.

Laissés libres, les Indiens finissent de régler leur compte entre eux par la mort de Red shirt, tué par Dull knife qui remet finalement l’insigne du chef des Cheyennes à Little wolf (Ricardo Montalban).

Archer de son coté, s’établit paisiblement avec la belle Deborah qui aura soutenu jusqu’au bout la cause indienne.

En conclusion, « Les Cheyennes » est un western surprenant prenant fait et cause pour le calvaire des Indiens parqués dans des réserves arides dans lesquelles ils dépérissaient peu à peu.

Film humaniste tentant de rétablir le respect pour une population trop vite caricaturée dans les films comme de violents sauvages à exterminer, le dernier film de John Wayne se montre réellement émouvant même si sans doute assez peu nuancé et un peu trop pétri de bons grands sentiments.

Malgré cette approche un peu manichéenne, on ne pourra que souligner l’approche courageuse bien que tardive du réalisateur et vibrer devant la splendeur des grands espaces de l’Ouest américain avec le site à vrai dire incroyable de Monument valley.

Les cheyennes (John Ford)
Repost 0
Published by Seth - dans Western
commenter cet article
14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 09:35
La poursuite sauvage (Daniel Mann)

Sorti en 1972, « La poursuite sauvage » est un film de Daniel Mann.

L’histoire, simple au possible raconte la quête d’un fermier, ancien soldat de la Guerre de Sécession, John Benedict (William Holden) dont la famille a été massacrée par une bande d’Indiens voleurs de chevaux pendant qu’il était à la chasse.

Après avoir questionné l’un des bandits qui lui révèle que les Indiens étaient commandés par un Blanc nommé Tarp, Benedict se lance dans une traque sans merci des tueurs.

Mais ses hommes le lâchent lorsqu’ils réalisent que les Indiens Comancheros sont passés au Mexique avec leur butin.

Compréhensif, Benedict les renvoie et continue sa traque seul.

En discutant avec un militaire mexicain, il a pour idée d’enrôler six prisonniers occupés à casser des cailloux en plein cagnard.

Il prend donc à ses cotés Bill Hoop (Ernest Borgnine) beau parleur et américain comme lui, Quiberon (Roger Navarro Hanin) un français bagarreur et coureur, Chamaco (Jorge Luke) un mexicain hargneux, Job (Woody Strode) un Noir encore marqué par la fin de l’esclavage, Zweig (René Kolldehoff) un colosse allemand et Cholo (Jorge Martinez de Hoyos) qui se revendique comme l’intellectuel de la bande.

Les prisonniers acceptent la mission en échange de leur liberté mais se révèlent difficilement gérables, n’hésitant pas à se retourner contre Benedict une fois armés et dotés de bon chevaux.

Benedict fait face courageusement et obtient les faveurs de Job qui se range à ses cotés tandis que les autres sont finalement calmés en recevant des l’argent.

Seul l’ombrageux Chamaco semble tenir rancune à Benedict et prêt à le tuer à la moindre occasion.

Après avoir dilapidé une partie de leur argent dans les bordels alentours, les pistoleros approchent Tarp et ses hommes en se faisant passer pour des contrebandiers vendant armes et alcools.

S’ensuit une intense fusillade mais l’homme retranché sur une position surélevée et fortifiée, parvient à s’échapper.

Le contre coup est délicat pour Benedict qui se replie dans une auberge et peine à garder intacte la motivation de ses mercenaires.

S’estimant insulté après une conversation orageuse, Chamaco tire sur lui et le laisse pour mort.

Pourtant Benedict bien que blessé, survit et est soigné par Elisabeth Reilly (Susan Ward) dont la douceur le fait tomber amoureux.
Mais toujours mu par son désir de vengeance, il reprend sa quête seul mais est capturé par l’armée mexicaine.

Lorsque les mercenaires apprennent que leur ancien patron est en vie et détenu prisonnier, ils prennent d’assaut le camp mexicain pour le libérer.

Reconnaissant, Benedict pardonne Chamaco qui n’en mène pas large.

Les sept hommes retrouvent finalement la trace de Tarp dans un camp de l’armée américaine assiégé par le gang de Comancheros qui cherche à libérer son patron.

Le lieutenant en charge du prisonnier refuse de le livrer à Benedict mais il est tué lors de l’attaque d’envergure des Indiens.

Après une intense fusillade dans laquelle les mercenaires aidés des soldats prennent le dessus, Benedict peut enfin retrouver Tarp prisonnier et sans armes.

Mais il renonce au final à mettre à exécution sa vengeance, accédant ainsi au pardon et à la noblesse de sentiments plus élevés.

En conclusion, « La poursuite sauvage » est un classique mais très bon western servi par un rythme trépidant, une bonne musique de soutien, de splendides paysages de l’ouest américain, des fusillades et des histoires d’amitié entre hommes à la moralité souvent douteuse.

On se régale donc avec une distribution de haut niveau, ces acteurs charismatiques comme Holden en père vengeur, Borgnine en voyou roublard au grand cœur et même des second rôles notables comme l’élégant Strode, le hiératique Luke et notre bon vieux Navarro, parfaitement crédible en pistolero french.

A vrai dire pas grand-chose à demander de plus pour mon plaisir !

La poursuite sauvage (Daniel Mann)
Repost 0
Published by Seth - dans Western
commenter cet article
11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 20:35
La foire aux ténèbres (Ray Bradbury)

Auteur légendaire de la Science-fiction, Ray Bradbury va avoir ici sa première chronique avec « La foire aux ténèbres ».

Paru en 1962, « La foire aux ténèbres » est un roman fantastique narrant l’étrange aventure de deux adolescents d’une petite ville de l’Illinois, Jim Nighshade et Will Halloway,qui vont voir leur vie bouleverser par l’arrivée d’une fête foraine peu avant Halloween.

La foire en question est tenue par deux associées Cooger et Dark, plus connus sous leurs pseudonymes, Mr Electro et l’Homme illustré en raison de leurs tatouages et de leurs capacités à supporter des courants électriques.

Dès l’arrivée en ville de la foire, de curieux évènements se produisent comme la disparition d’un vendeur de paratonnerre ou l’apparition de fantômes dans une attraction à base de labyrinthe de miroirs.

Intrigués les deux garçons observent l’évolution d’un curieux manège provoquant suivant son sens de rotation le vieillissement ou la rajeunissement des gens.

Rajeuni par ce procédé, Cooger s’introduit ensuite chez l’institutrice Madame Foley en se présentant comme Robert son petit neveu mais est finalement reconnu à son regard et pris en chasse par les deux garçons.

Cooger s’enfuit et utilise à nouveau le manège pour avancer jusqu’au stade de vieillard agonisant.

Cette nouvelle transformation affole les adolescent qui alertent les autorités, pour constater que le vieil homme est finalement ranimé lors d’un numéro d’électrocution spectaculaire qui décrédibilise leurs accusations.

Will obtient pourtant l’appui de son père Charles, un bibliothécaire hanté par son âge avancée, plus de cinquante ans.

Ceci n’empêche par une Sorcière aveugle de lancer un raid aérien en ballon sur sa maison pour la marquer d’une substance visqueuse.

Will fait bravement face et réussit contre toute attente à repousser cette dangereuse adversaire en perçant son ballon à l’aide d’une flèche.

Mr Dark prend alors la direction des opérations en organisant une grande parade en ville dans le but de retrouver les deux enfants qui constituent une menace pour ses curieuses activités.

Malgré son air menaçant et les propriétés magique de ses tatouages, Dark est courageusement tenu en échec par Charles Halloway, qui protège son fils.

Des recherches dans les archives de la bibliothèques apprennent au trio que les forains seraient des êtres maléfiques quasiment immortels, prospérant sur le sentiment de malheur qu’ils diffusent au fil des siècles.
Mais Dark fait irruption dans la bibliothèque, menace puis agresse Charles avant de chercher furieusement les enfants cachés à l’intérieur.

Les enfants sont emmenés de force à la foire escorté par des monstres,(un nain et un squelette), mais Charles Halloway resté seul face à la Sorcière découvre la faille dans ces créatures en faisant appel à des émotions positives en lui (joie, rire) ce que ne peut supporter son adversaire.

Arrivé à la fête, Charles tue cette fois la Sorcière soumise de force à un jeu cruel par Mr Dark et utilise ensuite la même technique d’émotions positives démultipliée dans le labyrinthe des miroirs pour propager une immense onde tuant Dark, Cooger et mettant en déroute les autres monstres.

Le processus est tellement puissant que Jim, attaché de force sur le manège et réduit à l’état d’enfant est lui-aussi finalement sauvé.

En conclusion, « La foire des ténèbres » est un roman réellement étrange jouant sur la fascination/peur des enfants pour le cirque et ses personnages étranges à qui Bradbury associe des propriétés ici maléfiques inquiétantes.

Le résultat est plutôt déroutant et ne m’a que rarement passionné tant la richesse de l’univers du cirque aurait pu selon moi être davantage exploitée au lieu de tourner sur un petit trio voir duo de personnages réellement de premier plan.

Difficile donc de s’enthousiasmer de ce simpliste combat du bien contre le mal sur fond de relation père-fils.

La foire aux ténèbres (Ray Bradbury)
Repost 0
Published by Seth - dans Fantastique
commenter cet article
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:35
X-men n°122 (Peter Milligan, Salvador Larroca, Clayton Henry, Tony Bedard, Roger Cruz)

On poursuit dans la même lignée avec « X-men n°122 » sorti en 2006.

Ici Peter Milligan (scénario) et Salvador Larroca (dessins) présentent un affrontement désormais classique entre les X-men et Apocalypse, attaqué dans son immense vaisseau spatial, source également de son incroyable technologie.

Apocalypse leur oppose son cavalier Mort en fait Gambit conditionné et une lutte confuse s’engage alors dans un espace confiné qui aboutit à la destruction d’une cuve remplie de liquide destinée à servir d’antidote à un virus que souhaitait répandre le mutant égyptien sur la Terre.

Restés en contre bas de l’immense vaisseau-forteresse, Cyclope, Rockslide, Colossus et Emma Frost se heurtent au puissant Famine, l’un des cavaliers d’Apocalypse, tandis qu’Apocalypse décide de partir jugulant à grand peine les errements de Gambit, hésitant devant son amour Malicia.

L’arrivée de Sunfire, ex cavalier finalement déconditionné, fait pencher la balance du coté des X-men et repousse Famine à coup de feux solaires.

Les autres X-men parviennent à quitter le vaisseau avec la complicité de Ozymandias, le scribe d’Apocalypse et à rejoindre leurs amis, tandis que leur adversaire se rend au siège des Nations Unies pour livrer un ultimatum aux humains, exterminer eux-mêmes 90% de la population ou alors libérer son virus sur la Terre.

Pour faire face, les X-men obtiennent l’utilisation d’utiliser deux robots de combats : Crazy train et War machine.

Clayton Henry prend ensuite la plume pour raconter le processus de conditionnement volontaire de Gambit, s’offrant aux douloureux instruments d’Apocalypse par rancune personne contre les X-men.

Dans la suite, Tony Bedard (scénario) et Roger Cruz (dessins), montrent l’arrivée spectaculaire de l’énigmatique Gardien dans la propriété des X-men (Rocket, Bishop, Rachel, Psylocke, Diablo) et comprennent par Psylocke, que son frère Jamie et trois autres de ses amis, Ned Horrocks, Amina Synge et Godfrey Calthrop partis dans un rallye au Sahara et revenus changés à jamais par le pouvoir d’une entité cosmique appelé l’Ange déchu, sorte de pendant au Phénix noir, cherchant l’immuabilité éternelle.

L’arrivée prochaine du Déchu sur Terre entraine des phénomènes irrationnels, comme l’attaque de monstres reptiliens invulnérables semblant uniquement sensibles au sabre de Psylocke.

Les amis de Jamie se déchainent également, Godfrey montrant des capacités à assembler le métal pour créer un colosse animé, Ned capable de maitriser la foudre, qui prennent par surprise les X-men, les capturent et les entrainent auprès d’Amina, qui invoque un rituel magique afin des les aspirer dans le monde du Déchu.

Les X-men pénètrent dans un monde orientalisant réputé parfait ou le Déchu explique sous la forme d’un ange la pureté des ses intentions pacifiques mais Psylocke trouve la faille de son raisonnement, l’accès à cette perfection à seulement quatre représentant d’une même espèce, le reste étant voué à la destruction.

Découvert puis mis étrangement à mal par les pouvoirs combinés de Psylocke et de Rachel, le Déchu finit par rebrousser chemin, libérant le corps du roi égyptien qu’il occupait.

L’épisode se termine sur un appel au secours de Tornade qui depuis le Kenya est aux prises avec son ennemi le colonel Shetani.

Par la suite, Colossus donne une leçon aux trop tendres Hellion : Rockslide, X-23, Surge, Elixir et Dust tandis que Matthew Risman, obéissant aux ordres du révérend Stryker, réactivant le mouvement religieux anti mutant appelé les Purificateurs, lance une attaque commando et tue Wallflower la petite amie d’Elixir d’une balle dans la tête …

On termine par le spectre de Nimrod, la sentinelle du futur, apparemment réactivé par Stryker pour accomplir sa mission divine.

En conclusion, « X-men n°122 » brille davantage par la qualité du trait des dessinateurs de talents comme Larroca et Cruse, que par l’originalité des scénario.

Des trois épisodes, seul celui avec Apocalypse sort du lot, autant par le style majestueux de Larroca que par l’efficacité du scénario de Milligan.

Malgré la présence du Gardien, d’un être similaire au Phénix ou de la résurrection des Purificateurs, Tony Bedard n’arrive pas à la cheville de son maitre Chris Claremont et peine rendre aussi passionnante cette resucée des années 80.

X-men n°122 (Peter Milligan, Salvador Larroca, Clayton Henry, Tony Bedard, Roger Cruz)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 22:11
Astonishing X-men n°46, bébé de guerre (David Swierczynski, Ariel Olivetti,  Craig Kyle, Christopher Yost, Peter David, Pablo Raimondi, Tony Bédard, Paul Pelletier)

Au milieu des années 2000, les émanations des X-men fleurissent, aussi « Astonishing X-men n°46 » sort en 2007 avec une poursuite de la modernisation du mythe crée par Stan Lee et Jack Kirby dans les années 60.

Pour commencer, Duane Swierczynski (scénario) et Ariel Olivetti (dessins) propulsent le lecteur en plein futur apocalyptique dans lequel Cable, mutant fils de Cyclope s’obstine à sauver sur la Terre de 2043, la vie d’un bébé mutant seul survivant de la race après le génocide appelé du jour M.

Cable est agressé par balles par le mutant Bishop, qui comme lui possède un bras robotisé mais parvient à le repousser en lui plantant un couteau dans le torse.

Blessé et mal en point, Cable se voit momentanément sauvé par l’apparition d’hommes armés.

Cet intermède permet de comprendre l’origine de la quête de Bishop, qui s’est greffé son bras robotique après avoir été mordu par un lézard géant, et a ensuite utilisé une machine à remonter le temps crée par Forge pour traquer Cable dans le futur afin d’empêcher que le génocide mutant ne se produise dans le présent.

L’épisode se termine sur Cable acculé par le groupe armé recevant un poids lourd projeté par Bishop pour le tuer.

On retrouve l’univers sombre de Craig Kyle et Christopher Yost avec X-force (Warpath, Wolverine, X-23) qui constituent un commando visant à retrouver et libérer Félina capturée et droguée par Mattew Risman chef des Purificateurs, ennemis historiques des X-men.

En réalité, Risman n’est qu’un homme de main du robot Bastion nouveau chef suprême des Purificateurs, qui a enlevé des leaders anti mutants comme le cyborg Donald Pierce, la Reine Lépreuse, Grayton Creed, Bolivar Trask le créateur des Sentinelles, William Stryker le fondateur du mouvement décédés, pour leur implanter un virus du futur inspiré du puissant techno-organisme Magus et en faire des armes anti mutants.

Ensuite on bascule avec Peter David (scénario) et Pablo Raimondi (dessin) dans un nouveau futur apocalyptique ou une immense grille électrique crée par Arcade menace New-York.

Facteur-X (Guido, Madrox, Cyrène, Rector, Monet) capturent Arcade pour desserrer l’étau mais le génie scientifique parvient à leur échapper en se faisant passer pour l’un de ses robots.

Les mutants utilisent leurs immenses pouvoirs pour secourir la population avant que Rector ne parvienne à pirater in extremis l’ordinateur d’Arcade pour mettre fin à ce piège mortel.

On change de braquet avec Exiles qui dessinés par Paul Pelletier sur un scénario de Tony Bédard, tombent en pleine bataille galactique dans laquelle la garde impériale Shi’ar tente désespérément d’empêcher le Surfer d’argent de détruire un géant de pierre.

Malgré leurs pouvoirs, Starbolt, Neutron, Smasher et même le surpuissant Gladiator ne peuvent vaincre un Surfer déchainant son pouvoir cosmique.

Ils sont tous tués, même Gladiator coupé en deux par la planche du Surfer et seule Manta parvient à échapper au massacre.

Le Surfer est écarté par les étonnants pouvoirs des téléportation de Blink augmentés par le géant de pierre, en réalité une version du futur de Galactus appelée le Restaurateur, usant de ses immenses pouvoirs pour restaurer les mondes périssant sous l’effet d’un virus cosmique.

Mais la victoire des Exilés est de courte durée, car Manta les prévient qu’il leur faut ramener le Restaurateur au sein de l’empire Shi’ar pour le soigner avant que le Surfer ne revienne pour tenter de lui voler son pouvoir pour sauver son propre monde Zenn La.

En conclusion, « Astonishing X-men n°46 » présente un très voir trop vaste panel de l’univers des X-men en ciblant nettement une approche futuriste.

Le graphisme d’Olivetti en impose mais ne parvient pas à combler la faiblesse d’un affrontement entre cyborg body buildés du futur.

Réactiver les Pacificateurs est une idée excitante mais le scénario alambiqué de Kyle et le style pauvre de Yost en gâchent la réalisation.

Difficile de se passionner pour la pauvreté de l’intrigue de Facteur-X et seuls les surprenant Exilés viennent par une combinaison excitante d’un scénario ambitieux/innovant et d’un style flamboyant, ravir le lecteur avec un affrontement culte dans lequel le Surfer tue facilement le pourtant réputé redoutable Gladiator.

Au final, malgré la diversité, un sentiment de vide devant la faiblesse des oeuvres proposées.

Astonishing X-men n°46, bébé de guerre (David Swierczynski, Ariel Olivetti,  Craig Kyle, Christopher Yost, Peter David, Pablo Raimondi, Tony Bédard, Paul Pelletier)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 09:46
Lost saison 3, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Voici après une courte pose technique « Lost saison 3, épisodes 1 et 2 » diffusés aux Etats-Unis en 2006- 2007.

Le premier épisode de la troisième saison est signé des pères fondateurs de la série, J J Abrams, Damon Lindelhof et Carlon Cuse sur une réalisation de Jack Bender.

On y retrouve après le troc scandaleux opéré par Michael (Harrold Perrineau Jr) pour s’enfuir en bateau avec son fils, Jake (Matthew Fox), Kate (Evangeline Lilly) et Sawyer (Josh Holloway) détenus en otage dans trois lieux différents du camps des Autres.

Détenu dans ce qui ressemble à un aquarium avec vitre en plexiglas, Jake réagit mal à sa captivité et se montre très agressif avec Juliet (Elizabeth Mitchell), une nouvelle venue chez les Autres, médecin de formation qui semble en apparence plus douce que ses camarades.

Très torturé, Jake revit par flash backs interposés son passé avec son douloureux divorce avec Sarah (Julie Bowen), qu’il soupçonne à tort d’entretenir une liaison avec son propre père Christian (John Terry)

Face à l’arrogance habituelle de Christian, Jake qui entend fermement contester le divorce à Sarah, le poursuit jusqu’à une réunion d’un groupe de soutien aux alcooliques et se bat avec lui, ce qui le conduit en prison.

Libéré sous caution par Sarah, il se rend à l’évidence : sa femme le quitte pour un autre homme qui n’est pas son père.

Revenant à la réalité, il profite de l’apparente gentillesse de Juliet qui cherche à lui donner à manger pour la prendre en otage et sortir de sa cellule.

Dans le couloir il tombe sur Henry alias Benjamin Linus (Michael Emerson) le leader incontesté des Autres, qui lui conseille de ne pas ouvrir une porte massive.

Enragé, Jake n’écoute pas et des trombes d’eau s’engouffrent alors dans l’espace.

Benjamin s’enfuit laissant Juliet et Jake en danger de mort avant que ce dernier ne parvienne à fermer la porte.

Juliet profite de la confusion pour l’assommer.

De son coté, Kate est forcée de se doucher et de revêtir une robe d’été légère.

Elle finit par retrouver Sawyer détenu lui dans une cage en plein air de dimensions suffisantes pour accueillir un ours et qui croyant profiter de la tentative d’évasion d’un jeune homme appelé Karl (Blake Bashoff), est rapidement stoppé par les gardes qui utilisent des mini taser électriques ultra douloureux.

L’épisode 2 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Jeff Pinkner/Drew Goddard, change de point de vue en revenant sur Sayid (Naveen Andrews), Sun (Yunjin Kim) et Jin (Daniel Dae Kim) qui lassés d’attendre sur le voilier, vont sur l’ile allumer un feux afin d’avertir Jake, Kate et Sawyer de leur présence.

Cette stratégie douteuse est en réalité un piège que tente de tendre Sayid afin d’attirer les autres dans une embuscade.

Maitrisant de mieux en mieux l’anglais, Jin comprend le stratagème et l’accepte tendis que Sun reste en sécurité sur le voilier.

Du coté des otages, Benjamin reprend la direction des opérations, invitant Jake à un déjeuner sur la plage et lui proposant le même marché cornélien qu’à Michael : sa liberté en échange de sa coopération.

Soumis à l’autorité de Pickett (Michael Bowen) le brutal contremaitre, Sawyer et Kate sont obligés à travailler toute la journée dans les champs et à casser avec d’autres prisonnier des cailloux.

Fidèle à lui-même, Sawyer ne supporte pas longtemps ce régime et tente une manœuvre audacieuse qui l’amène à confisquer une arme automatique et à menacer les gardes.

Malheureusement, Kate encore elle est tenue en joue par Juliet et force Sawyer à capituler.

Après avoir été assommé, Sawyer se réveille dans sa cage à ours et trouve la force de plaisanter avec Kate qu’il a embrassé avant sa tentative d’évasion.

Sur le voilier devenu un objet de convoitise pour Benjamin, le choses ne se passent pas comme prévu, un commando des Autres mené par l’athlétique Colleen (Paula Malcomson) contourne le piège de Sayid et attaque Kim restée seule à bord.

La coréenne réplique, tuant Colleen d’une balle au corps mais ne peut empêcher le commando de démarrer les moteurs pour voler le navire.

Paniquée, elle parvient néanmoins avec l’aide de Sayid et Jin revenus en catastrophe à son secours à sauter à la mer et a être récupérée.

Cette épisode insiste lourdement sur la relation adultère de Sun en Corée avec Jae Lee (Tony Lee), la découverte par son père Mr Paik (Byron Chung) et sa réaction de chef mafieux impitoyable conduisant à exiger à Jin de tuer l’amant.

Même si il ignore en réalité la relation de sa femme avec Lee, Jin a beaucoup de mal à exécuter cet ordre et préfère demander au riche héritier de quitter le pays.

Incapable de supporter cet affront, Lee se suicide en se jetant du balcon de son hôtel.

Eplorée, Sun se rend à son enterrement sous le regard désapprobateur de son père.

En conclusion, poursuivant sur la très bonne lancée de la fin de la saison 2, « Lost saison 3, épisodes 1 et 2 » débute de manière réellement excitante avec une situation de captivité angoissante, la découverte d’un mode vie hyper organisé à la fois scientifique et militaire des Autres, l’apparition de nouveaux personnages comme Juliet tout en continuant à creuser sur les relations des personnages les plus intéressants : le torturé Jake puis le couple Jin-Sun qui après des débuts irritants de lenteur, délivre enfin la complexité et l’intérêt de sa relation.

Après ce début sans faute, il me tarde donc d’aborder la suite.

Lost saison 3, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 08:50
40 ans, mode d'emploi (Judd Apatow)

Arrivée proche (hélas!) de la quarantaine oblige, j’ai regardé « 40 ans, mode d’emploi » de Judd Apatow.

Sorti en 2012, « 40 ans, mode d’emploi » traite de la bonne vieille crise de la quarantaine avec le couple Pete (Paul Ruud) et Debbie (Leslie Mann), qui à l’approche de leur 40 ans, font le point sur leurs difficultés relationnelles.

Pete est un producteur californien d’artistes rock certes talentueux et reconnus mais vieillissant et en perte de vitesse comme Graham Parker (joué par lui-même).

Malgré sa réelle passion pour la musique, les affaires marchent mal surtout lorsque le dernier disque de Parker fait un flop en terme de ventes, acculant son entreprise au bord de la faillite.

Trop fier pour l’avouer à Debbie, il préfère donner le change …

Pourtant les difficultés du couples sont bien là : absence de vie sexuelle, routine, omni présence de leurs deux filles, dont l’ainée Sadie (Maud Apatow) en pleine crise de puberté ne supporte plus les règles que tente d’imposer Debbie concernant la restriction de l’usage d’internet.

De son coté, Debbie qui fréquente Jason (Jason Segel) un coach sportif se prenant pour un gourou, connait elle aussi des difficultés dans son magasin de vêtements avec la disparition de grosses sommes d’argent.

Lorsqu’en plus Larry (Albert Brooks) le père de Pete, lui emprunte de fortes sommes d’argent pour élever ses trois enfants issus d’une union tardive avec une femme plus jeune, on comprend que la situation ne va pas tarder à exploser.

Endettés et mal dans leur peau, Pete et Debbie envisagent de vendre leur maison et peinent à reconnaitre que leur mariage est un échec.

Seule l’éducation des enfants semble les forcer à rester ensemble, Sadie étant le principal soucis des parents, ce qui les pousse à espionner le compte facebook de leur fille et découvrir des prises de becs avec un garçon de son école.

Debbie se rend sur place, menace le jeune homme de treize ans ce qui en retour voit une grosse empoignade entre Cathy (Melissa McCarthy) la mère de ce dernier et Pete, avant que l’explication face au proviseur de l’établissement ne tourne en leur faveur.

Du coté professionnel, Debbie qui suspecte un instant une de ses serveuses la superbe Desi (Megan Fox) de piquer dans la caisse, découvre lors d’une sortie nocturne avec elle qu’elle ne doit son train de vie qu’à ses prestations d’escort girl.

Elle comprend finalement que la très sage et sérieuse Jodi (Charlyne Yi) est en en réalité une schizophrène responsable des vols et qu’en raison de son état mental, aucun remboursement n’est envisageable.

La fête d’anniversaire de Pete tourne au fiasco lorsque Larry et Oliver (John Lightgow) le père biologique de Debbie qu’elle n’a pas vu depuis sept ans, prennent mal ses reproches et provoquent une dispute générale.

Mais tout n’est pas perdu pour le roublard Jason qui profite de la fête pour emballer Desi en lui promettant une remise en forme complète de son corps du reste déjà parfait.

Lorsque Pete apprend que Debbie est enceinte d’un troisième enfant, c’est l’explosion et il se rend sur son vélo pour pédaler rageusement dans les environs.

Ce qui devait arriver arriva et Pete percute une voiture, puis se fait tabasser par son conducteur une vieux type brutal.

Ramassé par Debbie, il accepte cette nouvelle grossesse et le couple en apparence réconcilié file voir un concert de Parker.

En conclusion, « 40 ans, mode d’emploi » est un film qui déçoit par son traitement, son coté cathartique pénible et son manque évident d’humour/légèreté.

On se lasse assez vite de ses personnages peu sympathiques et de leur problèmes, de leur têtes d’américains stéréotypés, propres sur eux, de leur grosses voitures, de leur énorme baraque et de leurs deux enfants ingérables.

Long, douloureux et aussi peu plaisant qu’une psychothérapie, « 40 ans, mode d’emploi » est un film à éviter de toute urgence, lorsqu’on aborde la quarantaine.

Si vous avez d’autres suggestions ?

40 ans, mode d'emploi (Judd Apatow)
Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 08:01
Le convoyeur (Nicolas Boukhrief)

Sorti en 2004, « Le convoyeur » est un petit film français de Nicolas Boukhrief.

Très originale, l’histoire se déroule dans le milieu fermé des convoyeurs de fond, ces hommes qui pour un salaire de smicards prennent le risque de s’exposer à des attaques armées pour protéger les quelques centaines de milliers d’euros qu’ils transportent.

Alexandre Demarre (Albert Dupontel) est un convoyeur fraichement embauché au sein de la société Vigilante, qui a connu une série noire de plusieurs attaques contre ses fourgons avec à la clé mort d’hommes.

Même si à la veille d’un rachat par un concurrent américain, l’ambiance n’est pas au beau fixe, Alexandre s’intègre sans difficulté dans ce monde étrange au fil des rondes, en côtoyant Jacques (Jean Dujardin), Bernard (François Berléand) ex militaire porté sur les armes, Momie (Philippe Laudenbach), Butagaz (Gilles Gaston Dreyfus) le syndicaliste de l’équipe, le jeune Belette (Julien Boisselier) et Nicole (Claude Perron) seule femme dans ce milieu hyper masculin.

Il découvre les trajets dans des banlieues glauques ou les agressions sont monnaies courantes pour alimenter des petits commerces et les divers trafics réalisés pour arrondir les fins de mois pratiqués par Belette en vendant du hasicsh à des collégiens.

Alexandre joue le jeu, participe aux paris idiots, aux séances de tirs et tire même occasionnellement sur son joint pour faire baisser sa nervosité.

Ses collègues ignore qu’il est infiltré pour découvrir qui est le traitre au sein de la société.

Vivant reclus dans une chambre d’hôtel, Alexandre ment à son épouse, enquête mais ses motivations restent obscures, on devine une tragédie familiale lors d’un braquage de fourgon durant laquelle son fils aurait été tué par accident.

Sa seule compagnie est la femme de chambre de l’hôtel, Isabelle (Aure Atika) avec qui un semblant de relation même si la curiosité dévore la jeune femme devant le comportement mystérieux de son client.

Lors d’un braquage dans une zone de banlieue, Bernard pousse le trio à prendre des risques, se découvrant pour ouvrir le feu sur les assaillants des gosses de cités mal préparés.

Un carnage opère durant lequel, Alexandre touché au thorax mais protégé par son gilet pare balles, tue un adolescent et Dolph (Olivier Loustau), l’athlète de l’équipe est abattu.

Le choc psychologique est terrible pour Alexandre qui pense un instant à quitter la Vigilante avant que le chef du personnel ne le convainc de rester moyennant de conserver sa place lors du rachat par les américains.

L’homme reste et devient alors très respecté tandis que Bernard est rétrogradé en raison de ses pulsions violentes.

Baissant sa garde, Alexandre se fait surprendre par Bernard qui était le traitre de la Viligante, renseignant des braqueurs organisés militairement pour prendre d’assaut le dépôt.

Karim (Sami Zitouni) une jeune recrue est tué lors de l’attaque tandis qu’Alexandre est frappé puis ligoté.

Bernard, tenté par l’appât du gain, fait entrer le commando dans le dépôt tout en tenant en respect Alexandre assis à ses cotés.

Avec l’effet de surprise, les armes automatiques et des grenades aveuglantes, les braqueurs prennent rapidement le dessus sur les convoyeurs qui sont presque tous tués sans avoir le temps de toucher ou riposter face à leurs agresseurs.

Seule Nicole échappe au massacre et parvient à tuer l’un d’eux à coups de banc dans le vestiaire.

Face au danger, Alexandre met la pression à Bernard en plaquant le canon de son pistolet sur son front.

Incapable de le tuer, Bernard perd ses moyens et est assommé à coups de crosse.

Alexandre bascule sous le fourgon et fait feux, tuant par surprise deux membres du commando.

Il progresse dans les locaux, tuant encore un homme après un corps à corps haletant en lui plaquant une grenade dans le dos.

Blessé, choqué et épuisé, il s’affale, repoussant une ultime proposition de Bernard pour fuir ensemble avec l’argent, prend une vieille décapotable d’un des employés pour se rendre sur la route ou son fils a trouvé la mort et se laisser glisser, apaisé vers une mort sereine en pleine foret.

En conclusion, « Le convoyeur » est un film âpre et intense servi par une atmosphère réaliste épurée à l’extrême et par des acteurs excellents.

Mâchoire carrée, cheveux rasés et corps d’athlète, Albert Dupontel domine de la tête et des épaules se rôle difficile et complexe narrant l’envers d’un milieu assez peu représenté à l’écran, celui d’hommes côtoyant un mélange de routine et de risques dans une ambiance difficile.

Le coté mystérieux et suggéré de cette quête de père de famille fascine et confère au film l’originalité nécessaire lui permettant de sortir des scénarios trop prévisibles.

Le meilleur film avec Albert Dupontel ? Peut être bien …

Le convoyeur (Nicolas Boukhrief)
Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 22:33
Le voyage de Chihiro (Hayao Miazaki)

Détour vers un des réalisateurs asiatiques les plus talentueux qui soient, le maitre de l’animation japonais Hayao Miyazaki, avec « Le voyage de Chihiro ».

Sorti en 2001 après le déjà très renommé « Princesse Mononoké », « Le voyage de Chihiro » montre le périple de Chihiro, une jeune fille qui se rendant dans sa nouvelle maison avec ses parents, se retrouve dans une fête foraine désaffectée.

Les parents de Chihiro sont punis de leur goinfrerie en étant changé en cochons dans le monde des esprits et la vie de la jeune fille bascule complètement.

Guidée par Haku, un jeune homme aux mystérieux pouvoirs magiques, Chihiro évolue dans un monde d’êtres étranges ou les humains sont exclus.

Oubliant sa peur, Chihiro suit les conseils de son guide avant qu’il ne disparaisse et s’adresse pour trouver un travail à Kumanji, un vieil esclave à six bras actionnant sans relâche une complexe mécanique alimentant une gigantesque chaudière à vapeur.

L’insistance de Chihiro qui perturbe le travail de petits oursins à pattes acheminant des morceaux de charbons, finit par irriter Kumanji, qui sous les conseils de la jeune employée Lin, lui conseille de s’adresser à la patronne des bains, la puissante Yubaba.

Toute tremblante, Chihiro pénètre dans les appartement de Yubaba, qui est s’avère une affreuse sorcière dotée de redoutables pouvoirs magique.

Dur et méchante, Yubaba change le nom de Chihiro en Sen et l’embauche comme employée dans ses bains.

Malgré l’aide de la sympathique Lin et celle plus froide de Haku, qu’elle retrouve comme bras droit de la sorcière, Chihiro a les plus grandes difficultés à s’intégrer dans le monde sans pitié des bains.

Elle est pourtant aidée dans ses actions par Sans visage, une forme fantomatique masquée qui intervient périodiquement avec bienveillance en sa faveur.

Chihiro s’illustre en prenant en charge un esprit de la rivière souillé par la pollution et aide son énorme corps couvert de boue à se purifier dans un bain d’eau chaude.

Expurgé de tous les déchets contenus dans son lit, l’esprit reconnaissant quitte les bains en remerciant la jeune fille.

Chihiro comprend que ses parents sont gardés comme beaucoup d’humains sous forme de cochons par Yubaba sans espoir de retour.

Toujours attirée par Haku, elle le découvre sous la forme d’un dragon mourant après avoir été attaqué par des origami de papier.

N’écoutant que son grand cœur, Chihiro met tout en œuvre pour sauver Haku qui a été grièvement blessé en s’en prenant sur ordre à Zeniba, la sœur jumelle de Yubaba.

Chihiro s’oppose aux ordres de Yubaba de se débarrasser du corps de Haku et reçoit l’aide de l’étrange Zeniba, magicienne ennemie de sa sœur qui intervertit son fils Bo, un gigantesque bébé obèse et capricieux avec un rapace et les trois têtes domestiquées de sa rivale.

Aidée par Zeniba, Chihiro retrouve le dragon ensanglanté chez Kumanji et lui fait absorber une potion guerrissante qui expurge le mal que lui avait injecté sa maitresse.

Yubaba qui a fort à faire avec Sans visage venu aux bains exiger de voir de Chihiro et dévorant un par un les serviteurs dans son énorme corps.

Seule l’arrivée de Chihiro semble calmer l’étrange créature, qui semble être elle aussi un esprit errant mais lorsque la jeune fille le fuit, une course poursuite s’engage et se termine par la prise d’un train semi aquatique pour se rendre chez Zenaba.

Une nouvelle fois aidée par Haku esprit de la rivière que Chihiro a connu dans son enfance, la jeune fille prend confiance et soutenue par l’ensemble des employés des bains, y compris Bo, finit par convaincre Yubaba de rendre leur forme humaine à ses parents.

Lorsqu’elle se réveille après avoir laissé Haku, Chihiro est de retour avec ses parents qui ne se rappellent de rien dans la fête foraine.

En conclusion, « Le voyage de Chihiro » est un conte moderne, une œuvre poétique rappelant « Alice au pays des merveilles » version asiatique.

Etrange, baroque, d’une grande créativité artistique et richesse visuelle, ce film d’animation puise dans la culture des dieux shintoïstes japonais une esthétique étonnante contrastant avec le monde moderne, irrespectueux et dégradant des forces naturelles élémentaires.

Difficile donc de trouver des références connues dans cet univers féerique ou le merveilleux l’emporte sur un scénario logique.

Même si je goute assez tièdement les films d’animation asiatiques, je ne peux que reconnaitre le caractère unique et émouvant de ce film, qui demeure à ce jour le plus grand succès de Miyazaki.

Le voyage de Chihiro (Hayao Miazaki)
Repost 0
Published by Seth - dans Dessin animé
commenter cet article
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 21:36
Mariage à Mendoza (Edouard Deluc)

Plus de légèreté avec « Mariage à Mendoza » d’Edouard Deluc.

Sorti récemment en 2013, ce petit film raconte le périple de deux frères issus de pères différents, Antoine (Nicolas Duvauchelle) et Marcus (Philippe Rebbot) aussi dissemblables physiquement que mentalement qui se rendent en Argentine pour le mariage de leur cousin à Mendoza.

A Buenos Aires, Marcus joue le rôle de l’échalas bout en train, cherchant à égayer son frère mutique et déprimé par une récente rupture d’avec sa femme.

En baragouinant un espagno-franco-anglais de cuisine, le duo sort, discute avec des filles dans un bar, erre dans les rues puis se rend dans un bordel, sans toutefois conclure avec les prostituées présentes.

Marcus sympathise avec Gonzalo (Gustavo Kamentzky) le gérant de l’hôtel qui a lui aussi connu des peines de cœur et qui accepte de leur servir de guide dans le vignoble argentin.

Après avoir loué une vieille Cadillac, le trio s’engage sur les routes poussiéreuses et après quelques haltes dégustatives, échoue chez Emilio (Cesar Bordon), un viticulteur, mais surtout compagnon de l’ex femme de Gonzalo.

Malgré la présence de la sympathique Gabriela (Paloma Contreras) jeune et belle serveuse francophone, la soirée ne tarde pas à dégénérer lorsque Gonzalo assomme son rival et Antoine enfin ranimé lui dérobe quelques bouteilles de vins.

La réaction d’Emilio est terrible et se solde par une salve de chevrotine qui blesse Antoine au ventre et oblige le trio à fuir avec dans la confusion, Gabriela à leurs cotés.

C’est donc à quatre que l’aventure continue, mais la jeune fille bien qu’aimable remet Marcus à sa place dans ses tentatives d’approches.

Finalement Antoine, plus jeune, est le seul à obtenir les grâces de Gabriela.

Après le vol de leur voiture, heureusement récupérée après avoir menacé les gamins l’ayant dérobée, se révèle la maladie de Marcus, dépressif et suivi depuis six mois.

Victime de malaise, l’homme parait fragile et réellement souffrir.

Il est finalement soutenu par ses amis et en particulier Antoine qui profite de cette aventure pour se rapprocher de son frère.

Finalement arrivé à Mendoza, les deux frères retrouvent Xavier (Benjamin Biolay) qui épouse une native du village.

La fête, arrosée de cocaïne, bat son plein et soude les trois hommes …

En conclusion, « Mariage à Mendoza » a tous les attributs du road movie parsemé de rencontres fortuites et d’aventures.
Malgré ce postulat sympathique, le résultat est gâché par le jeu horripilant des acteurs, en particulier Duvauchelle, parfaite tête à claques même si Rebbot, sorte de vieux échalas déplumé est également pathétique dans son rôle de dragueur paumé.

Accumulant les clichés de franchouillards à l’étranger, « Mariage à Mendoza » est un parfait film pour bobos débiles se voulant supérieurement intelligents.

A fuir de toute urgence donc !

Mariage à Mendoza (Edouard Deluc)
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens