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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 20:59
Dommage collatéral (Andrew Davis)

Sorti en 2002, « Dommage collatéral » est un film d’action réalisé par Andrew Davis.

L’histoire est celle d’un pompier de Los Angeles, Gordon Brewer (Arnold Schwarzenegger) qui voit sa femme et sa fille périr dans un attentat à l’explosif visant à éliminer des dignitaires colombiens escortés par la CIA.

Bléssé par des éclats de verre, Gordon réalise en reprenant ses esprits à l’hôpital qu’il a croisé un des terroristes déguisé en policier, Claudio Perrini (Cliff Curtis) El Lobo, en réalité le chef d’un groupe de guérilleros opposés à l’ingérence américaine dans leur pays.

Malgré la sympathie de l’agent Peter Brandt (Elias Koteas) responsable de la zone colombienne, Gordon n’écoute pas les conseils de prudence et aveuglé par son chagrin entreprend le projet fou d’aller dans une zone de la jungle pour tuer El Lobo.

Le trajet à travers l’Amérique central est périlleux, d’autant plus que El Lobo a envoyé des tueurs pour traquer Brewer qui doit en plus échapper à la police colombienne.

Le musculeux gringo ne passe pas inaperçu dans les ports d’Amérique centrale et se fait arrêter par la police après s’être interposé pour protéger une femme Séléna (Francesca Neri) et sa fille prises à parti par des voyous et échapper de justesse aux tueurs d’El Lobo.

Alors qu’on pense tout perdu en prison, Brewer fait la connaissance d’un mécanicien canadien Sean Armstrong (John Turturro) ayant un laissez passer pour aller réparer un des moteurs du chef guérilleros.

L’attaque du commissariat par les hommes d’El Lobo sème la confusion et permet à Brewer de s’enfuir en prenant le laissez passer de son codétenu.

Avec beaucoup d’aplomb, Brewer passe le poste de contrôle de Félix Ramirez (John Leguizamo) et fait mine de réparer un moteur diesel.

Mais repéré par El Lobo qui châtie sévèrement la négligence du garde en le tuant en lui ingérant un serpent venimeux dans la gorge, Brewer est capturé.

Après un face à face nerveux avec le tueur de sa famille, Brewer bénéficie de l’attaque des hommes de Brandt contre le camp des guérilleros pour échapper à son sort mais ne peut empêcher El Lobo de s’enfuir.

Séléna qui se révèle être l’ex femme de Perrini, collabore avec la CIA pour révéler qu’El Lobo prépare un nouvel attentat à Washington.

La course contre la montre reprend mais El Lobo brouille les pistes en déposant une fausse bombe dans un centre commercial, tandis que Séléna en réalité sa complice, tue Brandt ainsi que d’autres agents.

Brewer réagit en bloquant les accès au couple et lutte au corps à corps dans les sous sols du centre commercial, parvenant in extremis à tuer le couple dangereux…

En conclusion, « Dommage collatéral » est sans nul doute l’un des plus mauvais film avec Arnold Schwarzenegger et aurait en d’autres temps atterri directement dans les rayons de vos DVD-thèques sans passer par la case grand écran.

Parasité par l’ombre des attentats du 11 Septembre, ce film poussif combine scénario ridicule justifiant une ultra violence puante par la vengeance d’un père et scènes d’actions mille fois vues et revues.

Avec ses personnages taillés à la hache, ses très vilains guérilleros latino et ses héros US blancs bon teint, « Dommage collatéral » ne parvient pas malgré la présence de la star autrichienne vieillissante, à se tirer de sa fange de série Z.

A oublier de toute urgence donc dans la filmographie de Monsieur Muscles !

Dommage collatéral (Andrew Davis)
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Published by Seth - dans Action
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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 08:49
Casa grande (Fellipe Barbosa)

Assez peu représenté en France, le cinéma brésilien s’exporte en 2015 avec « Casa grande » de Fellipe Barbosa.

« Casa grande » se déroule dans la banlieue chic de Rio de Janeiro, dans laquelle vit Hugo (Marcello Novaes) et toute sa famille, sa femme Rita (Clarissa Pinheiro), son fils Jean (Thales Cavalcanti) et sa fille Nathalie (Alice Melo).

La famille semble vivre dans l’aisance avec une magnifique maison, des employés dévoués comme Sonia (Suzana Pires) femme de ménage à domicile, Severino (Gentil Cordeiro) le chauffeur et l’autre femme de ménage Noemia (Marília Coelho).

Agé de 17 ans, Jean va dans une des meilleurs écoles de la ville ou il prépare avec ses camarades les concours pour entrer dans les meilleurs universités.

Comme tous les adolescents, la sexualité est au cœur de ses préoccupations et il se heurte souvent à l’autorité de son père Hugo qui le chaperonne assez étroitement notamment dans ses soirées.

La très libérée Sonia fait souvent office de confidente pour le jeune homme qu’il va rejoindre la nuit tombée dans sa chambre, bien qu’elle refuse obstinément d’avoir toute relation sexuelle avec lui.

Pourtant derrière la façade de la famille parfaite ou on apprend à parler un français parfait, se cache des difficultés croissantes qui ne vont pas tarder à tout fissurer.

Autrefois conseiller financier, Hugo s’est retrouvé au chômage après avoir fait perdre d’énormes sommes d’argent à ses clients.

Endetté et au chômage, son train de vie se réduit peu à peu et l’argent commence à manquer.

La première mesure est le licenciement de Severino et un mensonge fait à Jean, qui était très proche de ce père de substitution.

Sans chauffeur, Jean prend le bus comme la plupart de ses copains et y fait la connaissance de Luiza (Bruna Amaya) une jolie métisse afro-asiatique, qui descend à un arrêt de la favela de Rocinha.

Jean ment pour aller avec elle à un bal de foro et le contact passe plutôt bien entre les deux adolescents.

Pris à la gorge par Wilton (Sandro Rocha), un riche agent immobilier à qui il doit 200 000 reals, Hugo tombe d’un arbre pour éviter un de ses multiples coups de fil de relance.

Ces difficultés financières se ressentent également au niveau de Jean, qui ne peut rembourser l’argent que lui a avancé un camarade dans une fête et qui se trouve également soumis à des relances de plus en plus insistantes.

Rita est elle aussi de plus en plus inquiète et cherche à trouver un petit boulot de représentante en produit de maquillage pour apporter un peu d’oxygène au ménage.

Lorsque Jean présente Luisa à sa famille dans un grand repas dans lequel est convié Wilson, c’est l’explosion autour d’une question politique : l’adoption d’importants quota raciaux (40%) dans les concours pour les universités, ce qui semble juste pour la jeune fille afin de réparer une dette historique provenant de l’esclavage et qui révolte Hugo, qui pense lui que chaque homme doit s’en sortir seul quel que soit sa couleur de peau.

L’échange est vif et contrarie la jeune femme qui accepte finalement l’apaisement de Jean.

Tandis que Wilson commence à négocier avec Hugo la vente de la maison pour rembourser sa dette, Jean excédé par son père fugue avec Luisa et se rend dans un love hôtel, pour faire l’amour avec elle pour la première fois.

Tout se passe correctement jusqu’à ce que Jean doute des affirmations de virginité de sa petite amie…

Au retour, Jean qui n’a pas un sous pour payer l’hôtel, voit Severino reconverti comme chauffeur de bus des favelas et comprend brutalement que son père a menti.

L’explication entre Hugo et Jean est brutale et tourne à l’affrontement physique avant que Rita ne s’interpose.

Mais elle-même a fort à partir entre la découverte de photos impudiques de Sonia réalisées dans la maison ce qui conduit à un licenciement douloureux et la démission de Noemia, qui n’avait pas été payée depuis trois mois.

En plein milieu d’examens décisifs pour son avenir, Jean qui a compris que Luiza l’avait manipulé puisqu’elle sortait également avec un de ses copains, quitte la salle et prend un bus sans payer pour se rendre à Rocinha.

Il cherche alors Severino et finit par le trouver, vivant dans la même baraque de bric et de broc que Noemia.

Les retrouvailles sont émouvantes, Severino réconfortant Jean qui fond en larmes dans ses bras.

Malgré l’inquiétude croissante de ses parents, qui sans nouvelles de Jean, paniquent après un coup de fil anonyme demandant une rançon pour le libérer, Jean reste dans la favela, retrouvant Sonia, dansant le foro et couchant finalement avec elle.

Le film s’arrête sur Jean se réveillant pour fumer un matin dans la chambre dans laquelle dort Sonia, nue.

En conclusion, « Casa grande » est un excellent film d’auteur bénéficiant d’une faible exposition médiatique.

S’appuyant sur d’excellents acteurs, Barbosa montre à merveille les difficultés de l’adolescence avec des relations familiales complexes, la pression sociale de réussir dans ses études et dans sa vie sexuelle mais également tout le spectre des classes sociales de Rio, entre bourgeoisie huppée et domestiques des favelas.

Je ne peux donc que recommander « Casa grande » pour apprécier un film intelligent, subtil évitant les clichés lourdingues sur le Brésil et sur Rio de Janeiro en particulier qui ne sert ici que de belle toile de fond à l’histoire habilement maitrisée.

Casa grande (Fellipe Barbosa)
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 10:42
Brooklyn (Colm Toibin)

Née d’un voyage récent à New-York, ma fascination pour les Etats-Unis perdure actuellement, aussi Est-ce avec grand plaisir que je me suis attelé à « Brooklyn » de l’écrivain irlandais Colm Toibin.

Sorti en 2009, « Brooklyn » a pour personnage principale Eilis Lacey, qui dans les années 50, quitte sa famille et son Irlande natale pour chercher de meilleure opportunités de vie à New-York.

Modeste vendeuse auprès d’une commerçante marâtre, Mrs Kelly, Eilis est en réalité poussée par sa mère et sa sœur ainée Rose, encore célibataire, à quitter le foyer familial qui peine à joindre les deux bouts.

Un prêtre catholique irlandais du nom de Flood, sert d’intermédiaire dans l’affaire et trouve une place à Eilis à New-York dans un magasin de vêtements tenu par des italiens, les Bartocci.

Sans réelles attaches si ce n’est affectives à Dublin, Eilis accepte de partir pour ce long voyage dans cette terre lointaine et exotique à l’époque : les Etats-Unis.

Après avoir dit au revoir à son frère Jack lui aussi émigré mais en Angleterre, Eilis s’embarque dans un gigantesque paquebot transocéanique.

Le voyage en troisième classe est cauchemardesque en raison des mauvaises conditions de mer et Eilis est sévèrement malade, comme d’ailleurs la plupart des passagers.

Georgina, sa voisine de cabine, plus affirmée, lui donne de précieux conseils pour se présenter sous son meilleur jour face aux rudes services d’immigration.

Après trois semaines difficiles en mer, Eilis arrive enfin à New-York et emménage dans une pension de famille tenue par une Irlandaise, Madame Kehoe.

Eilis se voit attribuée une chambre et partage le reste des commodités avec d’autres jeunes femmes également Irlandaises du quartier.

Au magasin, elle est sous les ordres de Madame Fortini et donne déjà par son sérieux de bonnes satisfactions à ses employeurs.

A Brooklyn, Eilis découvre la foule, l’agitation et la proximité des deux autres communautés les plus importantes de l’époque : les Italiens et les Juifs.

Des tensions existent inévitablement entre Irlandais et Italiens, qui sont finalement rivaux en tant qu’émigrés.

Flood veille sur Eilis de manière paternelle, remplaçant un peu son père trop tôt décédé, la soutient lorsqu’elle a énorme coup de cafard provoqué par le mal du pays, en arrondissant les angles avec l’exigeante Madame Fortini.

Pour maintenir le contact avec ses racines, Eilis écrit beaucoup à sa famille et entretient une correspondance à plusieurs niveaux suivant les sujets avec sa mère, Rose et Jack.

Ce lien semble vital pour la jeune femme.

Avec l’arrivée de l’hiver, Eilis découvre l’incroyable froid New-Yorkais et fait comme tout le monde : souffre même si elle apprécie le confort des maisons américaines toujours bien chauffées.

Le magasin connait également une petite révolution lorsque des clientes afro-américaines commencent à le fréquenter.

Le malaise est palpable des deux cotés, mais Madame Fortini se montre intelligente en comprenant l’intérêt financier qu’elle peut tirer de cette nouvelle clientèle de Brooklyn.

Le père Flood intervient une nouvelle fois en proposant à Eilis de suivre des cours du soir afin de décrocher un diplôme de comptable et d’atteindre le statut d’employé de bureau, symbole de réussite sociale.

Eilis se montre une étudiante intelligente et sérieuse, appréciant tout particulièrement son professeur de droit, le brillant Mr Rosenblum.

Entre les journées parfois harassantes au magasin et les cours du soir, Eilis trouve finalement le temps de quelques distractions le week-end et rencontre à un bal irlandais un Italien du nom de Tony.

Au départ, Tony qui est plutôt petit et blond, parvient à lui cacher ses origines italiennes mais finit par lui avouer la vérité.

Plombier à Brooklyn, Tony est un homme sensible, doux et amusant qui fait rire Eilis par ses imitations et blagues.

Tout en dissimulant les origines italiennes de Tony aux autres pensionnaires plutôt xénophobes, Eilis débute une relation, se rendant au cinéma avec lui.

Nerveuse et peu au fait de la sexualité, Eilis se montre prudente, n’hésitant pas à rembarrer le plombier lorsqu’il se montre trop entreprenant.

Elle rencontre néanmoins sa famille, une grande fratrie d’Italiens de Brooklyn vivant à plusieurs dans un petit espace.

Eilis est plutôt bien acceptée et consent même à se rendre à un match de base ball, sport auquel elle ne comprend rien, pour faire plaisir à Tony, ardent supporter des Dodgers.

Avec l’été, la chaleur devient suffocante dans la ville et une invitation de Tony à la plage de Coney island, provoque une véritable embarras chez Eilis qui ne connait pas les codes en vigueur sur les plages américaines.

Sous les conseils de Madame Kehoe elle entreprend un régime et choisit avec soin un maillot de bain avec Madame Fortini, malgré sa gêne de se montrer nue face à elle et quelques troublants attouchements de sa patronne.

Sur les plages surpeuplées de Coney island, Eilis se rapproche de Tony.

Le couple finit par coucher ensemble même si la première fois d’Eilis est plus douloureuse qu’agréable et entraine une confession honteuse auprès de Flood, qui en bon prêtre catholique des années 50, réprouve les relations sexuelles hors mariage.

Après deux ans d’efforts, Eilis décroche son diplôme de comptable mais se trouve dévastée lorsqu’elle apprend la mort subite de sa sœur Rose, terrassée par une crise cardiaque.

Mal à l’aise loin des siens, Eilis éprouve un impérieux désire de revenir en Irlande.

Elle consent néanmoins à épouser avant de partir Tony et lui promet pour apaiser son angoisse à l’idée de la voir repartir pour quelques semaines en Europe, de revenir pour s’établir avec lui à Coney island, sur un terrain que sa famille a acheté.

Le mariage se fait dans la plus grande discrétion et Eilis revient transformée chez elle.

Sa peau est bronzée, ses vêtements et ses manières ont changé, lui conférant plus d’assurance… et de sex appeal !

Les retrouvailles familiales sont émouvantes et Eilis qui ne passe pas inaperçue se trouve courtisée par Jim Farrell, un jeune homme qui la dédaignait lors des bals irlandais.

Patron de bar, Farrell entreprend un jeu de séduction auquel Eilis ne reste pas insensible.

La cours de Farrell, la pression de sa Mère restée seule, ajoutées à une proposition d’embauche comme comptable dans un magasin de la ville, font vaciller la détermination de Eilis à rentrer à New-York.

Mais lorsqu’elle apprend que Mrs Kelly est au courant de son mariage la bas, elle prend la décision pour éviter le scandale de revenir aux Etats-Unis.

En conclusion, malgré un rythme général plutôt lent tour particulièrement dans son démarrage irlandais assez ennuyeux, « Brooklyn » est un beau roman, très bien écrit qui se laisse lire d’une traite avec un vif plaisir.

Toibin traite à merveille le sujet de l’exil, montrant l’ascension à force d’abnégation d’une jeune vendeuse irlandaise vers les classes moyennes avec en prime la vie d’un quartier emblématique de la ville de New-York.

Bien qu’abordée de manière discrète, la sexualité est également présente et offre également matière à un nouvel écartèlement entre l’ouverture cosmopolite avec un italo-américain et la tranquille tradition irlandaise.

Transformée favorablement à son retour des Etats-Unis ou elle revient diplômée et mariée, Eilis penche un moment vers un retour sur terre d’origine pour des raisons mêlant besoin des racines familiales et opportunités professionnelles, mais choisit après quelques rebondissement de revenir dans la ville ou elle s’est finalement construite et épanouie.

Avec « Brooklyn », Toibin prouve qu’on peut écrire un grand roman sans avoir recours aux procédés racoleurs de violence et de sexe.

Je ne peux donc que recommander la lecture de cette œuvre parfaitement maitrisée !

Brooklyn (Colm Toibin)
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 20:43
2 (Mallory)

Après un break des plus compréhensibles, la musique reprend ses droits dans ces colonnes par l’intermédiaire d’un coup de pouce donné à un proche, membre du groupe de rock Mallory.

Formé en 2013, Mallory est un groupe amateur parisien formé de Phil au chant, Jé à la guitare, Mat à la basse et Twist à la batterie.

Mallory s’articule autour d’un concept, la cavale d’une femme mal mariée à travers le Sud-ouest des États-Unis, dans un voyage qu’on devine sans peine environné de grands espaces, de lumière, de chaleur, de poussière mais aussi d’abus en tout genre selon le traditionnel saint triptyque sex, drugs and rock ‘n’ roll.

En 2014 sort « 2 » le second album de la formation.

Articulé en neuf titres racontant à chaque fois une nouvelle péripétie dans les aventures de cette héroïne femme fatale, « 2 » débute par « Awake » un mid tempo qui place assez rapidement de solides riff stoner rock et se démarque par le chant tour à tour mélodique ou rageur de Phil.

Se dessine alors immédiatement l’empreinte musicale de Mallory à la croisée entre rock, blues et métal lourd.

Le coté agressif et pesant du groupe surgit comme un crotale dérangé dans sa sieste en plein désert sur « Big nails » qui fait preuve d’une puissante dynamique métallique.

Avec le plus vaporeux « Ready », l’auditeur est ensuite attiré en douceur dans l’atmosphère hypnotique de ce road trip et peut à loisir au gré du long solo planant de Jé laisser voguer son esprit à travers des paysages désolés.

Mallory continue sur ce faux rythme faussement rassurant en déroulant un « Bad monkeys » étrangement mis en sourdine puis s’accorde une halte rafraichissante sur « Somewhere » court instrumental acoustique.

On ouvre un peu plus la manette des gaz avec « Summer rain » curieuse bête hybride mélangeant couplets en Français aux forts relents de Noir désir et refrains US plus musclés puis retrouve une carburation plus classique sur « Heavy » aux hurlements un tantinet stéréotypés.

La frontière mexicaine semblant se dessiner au lointain, aussi le groupe se densifie-t-il en un « Running » nerveux avant de plonger dans une conclusion apaisée sur la ballade acoustique « Something » un peu trop statique et bluesy à mon gout.

En conclusion, compte tenu du caractère non professionnel de Mallory, « 2 » est un album de haute qualité, parfaitement cohérent dans sa structure et son concept forcément visuel car déjà très référencé cinématographiquement parlant.

Album atmosphérique proposant un rock sableux, tour à tour poisseux ou chauffé à blanc, « 2 » brille par la puissance charismatique du chant de Phil, son large éventail l’autorisant à se risquer jusqu’aux rivages du chant en Français alors que les influences du groupe sont très largement américaines mais également par la richesse du jeu de guitare subtil et varié de Jay.

Mallory écume régulièrement les salles parisiennes, ne les manquez pas sur scène si vous aimez le rock lourd et fiévreux, car il y a fort parier que sa persévérance finira par lui ouvrir des portes…

2 (Mallory)
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Published by Seth - dans Rock Stoner
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 09:31
Two lovers (James Gray)

Grande envie de découvrir le cinéma de James Gray après l’extraordinaire « Little Odessa » aussi est-ce avec un intense plaisir que je me suis rué sur « Two lovers ».

Sorti en 2008, « Two lovers » a pour cadre encore une fois New-York et en particulier le quartier de Brighton beach qui semble hanter le cinéaste.

Leonard Kraditor (Joaquin Phoenix) est un trentenaire vivant encore dans l’appartement de ses parents.

Dépressif et fragile, il végète comme employé dans la buanderie familiale et cultive un vague passe temps pour la photographie.

Ses parents décident de prendre sa vie en main et lui arrangent une rencontre avec Sandra Cohen (Vanessa Shaw) fille de l’homme qui va racheter leur entreprise.

Bien qu’agréable et issue de la communauté juive, Sandra n’attire que peu l’attention du fantasque Joaquin qui lui préfère une voisine rencontrée par hasard, Michelle Rausch (Gwyneth Paltrow).

Fasciné par cette blonde longiligne, Leonard la suit dans la rue, dans le métro et devient celui qu’elle appelle son nouveau meilleur ami.

Leonard sort avec elle, s’amuse en boite de nuit mais découvre la face sombre de la jeune femme, engoncée dans une relation compliquée avec un homme marié et riche, Ronald Battle (Elias Koteas) qui se refuse à quitter sa femme et la fait souffrir.

La soirée en boite est écourtée et les deux amis dialoguent longuement au petit matin en cachette…

Leonard accepte l’idée stupide d’assister à un diner à trois pour se faire une idée de la relation entre Ronald et Michelle.

Tout en temporisant avec ses parents et Sandra très attirée par lui, Leonard se rend au diner dans un restaurant chic de Manhattan avant de laisser le couple partir à l’Opéra.

A son retour, il a couche avec Sandra sans réfléchir et se rue ensuite sur son téléphone pour répondre à Michelle qui lui donne rendez vous sur le toit de leur immeuble pour débriefer sur le diner.

Leonard se montre très direct, casant Ronald pour faire une déclaration d’amour à laquelle Michelle ne peut adhérer.

Blessé et fou de rage, il quitte le toit et se rend à la barmizha du fils Cohen, prenant des photographies pour faire plaisir à la famille.

Alors qu’il donne encore une fois le change, Leonard est appelé par Michelle qui se dit en grande difficulté.

Il plaque tout et l’emmène aux urgences pour découvrir qu’elle a fait une fausse couche.

Ronald arrive le soir, s’excuse mais Michelle l’éconduit sans lui dire la vérité.

Poussée par Leonard, elle finit par mettre un terme à leur relation et a un rapport sexuel intense sur le toit de l’immeuble avec un Leonard transi d’amour.

Privée des revenus de Ronald qui payait une partie de son appartement, Michelle souhaite aller vivre à San Francisco dans un appartement prêtée par une amie, et monte le projet d’aller y vivre avec Leonard, prêt à tout plaquer pour elle, mariage avec Sandra compris.

En catimini, Leonard achète sur Internet deux billets d’avions tout en faisant mine devant ses parents et son beau père, d’accepter d’épouser Sandra et de s’investir dans le réseau de buanderies que les deux familles unifiées souhaitent monter à New-York.

Le soir de Thanksgiving, Leonard donne le change dans un état d’extrême nervosité et se prépare à s’envoler avec sa belle.

Après avoir dit au revoir à sa mère, Ruth (Isabelle Rossellini), qui se doutait de tout, Leonard descend dans la cour de l’immeuble pour se faire planter par Michelle qui renonce in extremis après un volte face de Ronald, qui a quitté femme et enfants pour elle !

Le cœur brisé, Leonard se rend seul sur la plage de Brighton en plein réveillon, jette de rage le diamant qu’il comptait offrir à Michelle, avant une fois l’esprit revenu à froid de se raviser.

Penaud, il revient à la soirée de Thanksgiving avec la bague qu’il compte offrir à Sandra pour leurs fiançailles…

En conclusion, inspiré par Dostoïevski, « Two lovers » est une variation intense et émouvant du triangle amoureux dans lequel se débat un homme perdu et fragile dans le grand New-York.

Pris entre la pression familiale communautaire et un désir personnel fou d‘attirance vers une personne aussi perdue que lui, le personnage principal se trouve écartelé dans une situation en apparence sans issue sinon le drame.

La réalisation sombre, froide est élégante, les acteurs formidables avec en numéro 1, un extraordinaire Joaquin Phoenix, parfait dans son personnage de looser que n’aiment généralement pas voir les américains.

James Gray tient en haleine et emballe à merveille le film, montrant une nouvelle fois l’étendue de son talent.

Two lovers (James Gray)
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 16:09
Jack Kirby, anthologie (Jack Kirby)

Avis à tous les amateurs de comics, « Jack Kirby, anthologie » parue en 2012 chez DC comics est un volumineux hommage graphique rendu au King, qui avec Stan Lee, créa dans les années 60 l’essentiel du panthéon Marvel.

Mais éditeur DC oblige, « Jack Kirby, anthologie » traite principalement des premières œuvres du maitre, juif New-Yorkais né Jacob Kurtzberg en 1917 de parents pauvres émigrés d’Europe de l’Est.

Situées dans les lointaines années 40, les premières heures se déroulent avec le scénariste Joe Simon, avec en quelque sorte la préhistoire des super héros ou on retrouve l’archétype du héros modèle figure paternelle flanqué d’un sidekick adolescent destiné à capter le jeune public.

Sandman et le mioche Sandy affrontent donc en 1942 un criminel chimiste usant de gadgets sophistiqués pour se faisant passer pour Thor et braquer des banques.

Cette aventure surréaliste donne lieu à de belles scènes de bagarres avec des faux Vikings en plein cœur de New-York !

Puis viennent des associations de kids (La légion des petits rapporteurs, Le commando des juniors), qui dans des aventures touchantes de naïveté, luttent aux cotés de la police ou de héros adultes comme le Gardien, contre le crime qui gangrène leurs quartiers ou contre d’affreux soldats nazis en pleine Seconde guerre mondiale.

Après la fin de la Seconde guerre mondiale à laquelle Kirby participe en tant que soldat envoyé en France, le dessinateur exprime son gout pour le Fantastique et de la Science fiction dans des histoires d’actrices au visage prématurément vieilli ou d’invasions extra-terrestres finalement repoussée par la roublardise d’un réalisateur de film.

En ce sens les années 50 préfigurent l’explosion des années 60 comme le montent les étranges Challengers de l’inconnu, groupes de quatre aventuriers (un professeur, un pilote, un cascadeur et un lutteur) qui préfigurant les 4 Fantastiques, voyagent dans le temps de la Grèce et de l’Egypte antique à la recherche d’un scientifique ivre de pouvoir, Darius Tiko.

Le folle traque s’achève dans le futur dans l’an 3000 ou héros et savant fou sont capturés puis jugés par une machine avant d’être finalement purement et simplement relaxés puis ramenés dans le présent pour un jugement plus moral.

On découvre ensuite les origines de Green Arrow en 1959 avec Oliver Queen, play boy échoué sur une ile déserte du Pacifique développant pour survivre ses capacités d’archer et tout son arsenal de flèches avant de devenir le super héros emblématique de DC.

Mais l’œuvre majeure de Kirby pour DC est sans conteste les New gods, qui au début des années 70 marquèrent les esprits en créant un monde fictif ou deux races extra terrestres s’affrontent sur deux planètes rivales, l’évoluée et progressiste Néo-génésis et la sombre et violente Apokolips.

Dans un pur univers de SF, le lecteur suit donc les aventures d’Orion, héros de Néo-génésis doté de l’astro force, puissance cosmique explosive lui permettant de se tirer des situations les plus désespérées, qui affronte les terribles sbires de Darkseid, sombre empereur d’Apokolips, qui vise à attaquer la terre pour établir l’équation de l’anti-vie.

Dans son combat, Orion reçoit une aide de Metron, sorte d’observateur neutre du conflit qui bloque Kalibak, un redoutable gardien de Darkseid, l’informe des plans du monarque et lui permet de libérer quatre terriens innocents détenus sur Apokolips.

Avant de réexpédier les terriens d’où ils viennent, Orion prend le dessus sur Kalibak en usant de son astro force pour contrer les rayons lancés par son étrange massue.

Autour des New gods gravite le personnage secondaire de Mister miracle, sorte d’Houdini futuriste capable de se défaire de n’importe quel piège aussi vicieux et sophistiqué soit il ou Big Barda sculpturale brune ayant trahi Darkseid et véritable incarnation du féminisme des années 70 avec des évidents points communs avec Miss Hulk dont elle partage le courage et la force surhumaine.

Plus curieuse figure l’idée de faire de Jimmy Olsen, l’ami de Superman, un etre rappelant Mister Hyde après avoir subi un traitement par deux scientifiques d’Apokolips, Syman et Mokkari.

Ce n’est pas Superman qui intervient pour le libérer mais les membres de la Légion des petits rapporteurs qui utilisent un tunnel de voyage temporel pour perturber les plans des deux scientifiques et accorder leur liberté à toute un ménagerie de créatures génétiquement modifiées dont la révolte est dirigée par Olsen finalement éjecté sur terre après avoir échappé à ses monstrueux créateurs.

Impossible de passer à coté d’Arin, sosie du Surfer d’argent, tout comme les Immortels groupe de jeunes super héros : le colosse Grande ourse, l’illusioniste Belle réveuse, un cow boy truffé de gadgets appelé Serifan, Moonrider capable de projeter des rafales d’énergie et leur chef Vykin, fugueurs de Néo-génésis poursuivi par Devilance, surpuissante créature à la solde de Darkseid dont la lance semble receler d’inépuisables pouvoirs.

Incapables de se défaire d’un ennemi aussi coriace que rien ne semble abattre durablement, les Immortels reçoivent finalement l’aide d’Infinit man, qui fait jeu égal avec Devilance au point de les faire exploser tous les deux.

On sera plus moins emballé par les histoires de possession spirite ou de Démon alias Jason Blood, enquêteur paranormal se rendant dans un pays d’Europe de l’Est évoquant la Lavtérie pour mettre hors d’état de nuire un puissant loup garou.

Capable de se transformer en Démon des temps de Merlin l‘enchanteur, Blood est contraint d’utiliser les flammes de l’enfer pour contrer la férocité de son adversaire qui le poursuit jusqu’aux Etats-Unis ou il trouve finalement la mort.

Si Demon évoque étrangement le Docteur strange ou Hellrider, Kamandi est lui-meme le sosie du sauvage Ka-zar en empruntant fortement à l’univers de « La planète des singes » avec une vision futuriste ou les félins (puma, lions) ont pris le dessus intellectuellement sur les hommes rabaissés au rang de betes.

Mystère également avec le Sandman de l’année 1974, héros étrange faisant la chasse aux cauchemars crée par son curieux ennemi le Général électric, criminel scientifique aux traits grossièrement asiatiques.

L’atmosphère de Omac parait plus terre à terre et virile avec un modeste employé de laboratoire se métamorphosant en super héros rappelant le Gladiator de Marvel en raison de sa super force et sa spectaculaire crete d’iroquois.

La dernière aventure fait la part belle aux sans grades de l’armée US, Rumpkin modeste bidasse passionné de Science fiction qui part un astucieux leurre fait croire aux Nazis que l’armée américaine disposent d’un tank ultra puissant capable de concurrencer leur propre canon.

En conclusion, « Jack Kirby, anthologie » est un ouvrage magnifique, surprenant, qui permettra aux fans de comics de prendre toute la mesure de la créativité de Jack Kirby, dessinateur dont j’ai par le passé assez souvent critique le style peu fin, mais qui replacé dans le contexte des années 40-70, se révèle visionnaire.

Impossible de ne pas etre emporté par les fourmillantes aventures des New gods, œuvre maitresse de Kirby et leur univers de rivalité cosmique ou plane l’ombre envahissante de Darkseid, le frère jumeau du Thanos de Marvel ou de Métron, symétrique du Gardien.

On se régale donc sans dédaigner les prémisses de Green Arrow, des 4 Fantastiques, du Surfer d’argent, de Ka-zar, des personnages uniques comme Demon ou Omac et les aventures plus terre à terre de gosses des bas quartiers de New-York, qui apportent leur pierre à la lutte contre le crime ou les ennemis nazi.

Massive, exhaustive, luxueuse, cette anthologie est une pièce unique permettant de rendre hommage au génie de Kirby dont le style et l’imagination influenceront des centaines d’autres artistes après lui !

Jack Kirby, anthologie (Jack Kirby)
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Published by Seth - dans Comics
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 12:33
Little Odessa (James Gray)

Réalisateur très coté mais qualifié plutôt d’intello, James Gray a réalisé son premier film en 1994 « Little Odessa ».

« Little Odessa » raconte l’histoire d’un gangster de New-York, Joshua Shapira (Tim Roth), qui est contraint de revenir à Brooklyn dans son quartier d’origine Brighton beach (Brooklyn), connu pour être le lieu de la communauté russe.

Juif d’origine russe, Joshua doit éliminer Pahlevi (Mohammed Ghaffari) un indicateur arabe de Brooklyn mais doit également éviter de se faire remarquer par le parrain local, Boris Volkoff (Paul Guilfoyle) qui a mis un contrat sur sa tête après qu’il ait tué son fils.

Joshua se fait donc discret mais malgré tout approché par son jeune frère Reuben (Edward Furlong), reprend peu à peu contact avec sa famille, dévastée par la maladie de leur mère, Irina (Vanessa Redgrave) atteinte d’une tumeur en phase terminale.

Mais il se heurte à son père Arkady (Maximilian Schell), homme dur et violent, qui l’a rejeté depuis qu’il a quitté la maison pour rejoindre le monde de la criminalité.

Après des échanges de coups et de menaces, Joshua recule finalement sans voir sa mère mais après avoir surpris Natascha (Natalya Andrejchenko) la maitresse de son père, une jeune femme, utilise cette information pour négocier avec lui une trêve et le laisser parler à Irina pour des adieux d’une sobriété déchirante.

En parallèle de ses échanges familiaux délicats, Joshua poursuit ses recherches pour sa mission, prenant contact avec une petite bande locale qu’il connait déjà, notamment Sascha (David Vadim) et qu’il contraint à lui prêter assistance.

Il n’hésite pas à éliminer un homme de Volkoff qui l’avait repéré et retrouve Alla Shustervitch (Moira Kelly) une ex petite amie avec qui il souhaite renouer.

Malgré ses réticences, Alla finit par accepter de le fréquenter à nouveau.

Le point central de l’histoire reste la relation entre Reuben et Joshua, ce dernier essayant de ne pas glorifier son rôle de gangster afin de ne pas entrainer Reuben sur une mauvaise pente.

Le jeune homme parait en effet fragilisé, entre un père brutal qui le frappe au ceinturon et les longues heures passées au chevet de sa mère.

Pistant comme une ombre son frère, il suit son expédition contre Pahlevi, son enlèvement à son domicile, son exécution dans une décharge publique avant de bruler son corps pour ne pas laisser de trace.

A son retour, Joshua apprend la mort d’Irina, qui expire pratiquement dans les bras de Reuben après un malaise dans sa cuisine.

Il conserve son apparence de dureté mais se trouve profondément affecté par cette perte.

Lorsqu’il comprend que Arkady a frappé une nouvelle fois Reuben, Joshua prend une décision radicale, enlève son père et le conduit dans un terrain vague prêt d’une rivière pour l’exécuter.

Il renonce pourtant in extremis à son projet après l’avoir fait déshabiller dans la neige.

En apparence impassible, Arkady réplique alors en balançant son fils à Volkoff qui envoie deux tueur le liquider chez Alla.

Le dénouement a lieu chez la jeune femme, qui est tuée après une nuit avec son amant.

Une fusillade éclate alors avec Reuben qui a récupéré l’arme de son frère dans la décharge et abat un des deux tueurs avant d’être lui-même tué par méprise par Sasha qui s’apercevant de son erreur, prend immédiatement la fuite.

Lorsque Joshua émerge l’arme au poing, il réalise le carnage.

Resté seul dans sa voiture au moment de quitter Brooklyn à tout jamais, il revoit en pensée sa mère et son frère…

En conclusion, « Little Odessa » est une merveille couronnée en son temps par de multiples prix à Venise et Deauville.

Plus qu’un film glorifiant la vie brutale et stupide des gangsters, « Little Odessa » est un film intimiste magnifiquement triste portée par l’atmosphère glacée d’un New-York enseveli sous la neige.

Gray y explore des relations familiales complexes qui ont trouvé un puissant écho chez moi : maladie d’une mère, conflit avec un père seule figure d’autorité paternelle et réflexion sur la notion de modèle entre frères.

Servi par d’excellents acteurs, une musique de chœurs religieux sobre et pénétrante, « Little Odessa » est un chef d’œuvre de film noir traitant de relations familiales, sur fond de mafia russo New-Yorkaise.

A voir absolument !!

Little Odessa (James Gray)
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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 20:28
Lost saison 4, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La fin de la saison 4 arrive enfin avec « Lost saison 4, épisodes 13 et 14 ».

La dream team Jack Bender-Damon Lindelof-Carlton Cuse reprend les rênes pour le final dans lequel, les Autres menés par Richard (Nestor Carbonell) volent au secours de Benjamin (Michael Emerson) en passe d’être emmené par l’affreux Keamy (Kevin Durand) et ses mercenaires.

Assez étrangement les mercenaires surentrainés et surmusclés sont décimés sans effort par les Autres à coup de guet apens et seul Keamy lutte âprement au corps à corps face à Sayid (Naveen Andrews) avant de s’écrouler, quelques balles enfichées dans son large dos.

Bon prince, Benjamin autorise les rescapés à quitter l’ile à bord de l’hélicoptère en guise de remerciement pour l’avoir aidé à s’échapper.

Jack (Matthew Fox), Sawyer (Josh Holloway), Kate (Evangeline Lilly) et Hurley (Jorge Garcia) profite alors de l’aubaine et s’envolent avec Lapidus (Jeff Fahey).

Mais l’hélico endommagé par les tirs bat de l’aile, conduisant Sawyer à sauter en vol pour l’alléger pour permettre aux rescapés d’atteindre le navire.

A l’intérieur de celui-ci c’est l’enfer pour Michael (Harold Perrineau), Desmond (Henry Ian Cusick) et Jin (Daniel Dae Kim) qui se retrouvent face à une énorme quantité d’explosifs reliés à un complexe système de mise à feu.

Malgré son expérience militaire, Desmond se montre incapable de percer le mécanisme et Michael a alors comme idée d’utiliser une bombonne d’azote pour réfrigérer la batterie et ainsi bloquer la mise à feu.

Sur l’ile, Benjamin ne perd pas de temps et se rue avec Locke (Terry O ‘Quinn) vers la station Orchidée pour mettre à exécution son plan de déplacer l’ile.

Une fois dans une fosse très profonde, Benjamin livre une vieille VHS à Locke pour satisfaire sa curiosité et entreprend d’entreposer du matériel métallique dans une pièce.

Mais comme tout bon méchant, Keamy ressurgit du royaume des morts, protégé par son gilet pare balles.

Bien que blessé, il descend dans la fosse avec la ferme intention de tuer Benjamin.

L’homme a de plus un atout dans sa manche, un dispositif électronique qui à l’arrêt de son cœur mettra à feu une bombe sur le navire.

Ceci ne suffit pas à arrêter la vengeance aveugle de Benjamin qui se rue sur lui et le tue à coups de couteaux dans la gorge.

Keamy expire dans les bras d’un Locke navré, mettant ainsi en danger de mort les membres du navire.
Dans les flash backs, on assiste à un dialogue décousu entre Jack et Kate à propos de la mort d’un mystérieux Jeremy Bentham, qui s’avère être en réalité… Locke lui-même.

Instable et dépressif, Jack apparait plus brisé et perturbé que jamais tandis que Hurley semble complètement enfermé dans sa folie en hôpital psychiatrique malgré la visite de Walt (Malcom David Kelley) qui le questionne sur ses mensonges…

Le dernier épisode montre la panique dans le navire après la mort de Keamy avec le déclenchement de la mise à feu de la bombe.

Finalement Michael accepte de rester à bord en vidant les derniers litres de sa bonbonne pour retarder l’explosion fatale et laisser aux survivants le temps de regagner l’hélicoptère de Lapidus pour quitter le navire.

L’opération réussie même si Jin manque sa chance de peu et explose avec le navire et Michael, laissant une Sun (Yunjin Kim) dévorée de chagrin.

Dans l’ile, Benjamin revêtu d’un équipement polaire descend dans les tréfonds de la fosse et actionne avec difficultés un mécanisme complexe visant à déplacer géographiquement l’ile.

Il informe Locke que l’opération est sans retour pour lui et que c’est à lui de reprendre la direction de l’ile en lui succédant en tant que leader.

L’opération réussie et l’ile se trouve effacée, laissant les rescapés de l’hélicoptère pantois.

Finalement à cours de carburant, Lapidus parvient à amerrir sans tuer personne et le groupe bénéficie d’une belle chance en étant secouru par le navire de recherche dirigé par Penny Widmore (Sonya Walger).

Pour des raisons évidentes, Desmond reste à bord avec l’amour de sa vie, tandis que les fameux six rescapés Sayid, Hurley, Jack, Kate, Aaron et Sun gagnent l’ile la plus proche en ayant sciemment décidé d’échafauder un mensonge pour protéger l’existence de l’ile.

Mais le retour sur terre s’avère particulièrement déroutant avec un Sayid devenu un tueur messager de Benjamin, un Hurley dévoré par ses visions de morts, une Kate qui voit à son tour Claire (Emilie de Ravin) revenir d’entre les morts et un Jake brisé qui retrouve Benjamin devant la dépouille de Locke et comprend qu’ils leur faudra tous revenir sur l’ile…

En conclusion, « Lost saison 4, épisodes 13 et 14 » est une conclusion digne de cette saison 4 de très haut niveau qui égale voir surpasse en qualité et en rythme la pourtant déjà très bonne saison 3.

Les survivants parviennent enfin à quitter cette ile maudite, en sacrifiant malgré tout des personnages historiques de la saison 1 comme Michael, Jin, Claire, Locke et Sawyer.

Le dénouement met donc finalement hors de nuire les mercenaires de Widmore, (Alan Dale) permettant non seulement de sauver l’increvable génie du mal Benjamin mais également par un concours de circonstance de permettre l’évasion des personnages principaux.

On comprend donc pourtant que la réinsertion dans la vie normale des rescapés est un cuisant échec, Sayid se muant en tueur implacable après la mort de sa femme Nadia, le fragile Hurley sombrant dans la folie pure et dure, tandis que Jack et Kate, échouant lamentablement dans leur relation de couple, principalement à cause des problèmes psychiques de Jack, victime de visions et sombrant dans la drogue puis l’autodestruction.

Une fois de plus, l’issue viendra de Benjamin avec la nécessité d’un retour sur l’ile qui a pourtant été déplacée pour sa protection…

Jouant sur le présent, le passé, le futur et sur différents points de vue : le camp de Locke, celui de Jack, le mercenaires du navire, le reste des Autres dirigé par Benjamin, cette saison 4 fait preuve d’une fantastique maestria de réalisation et révèle des acteurs fantastiques, avec en premier rang Matthew Fox et Michael Emerson !

Lost saison 4, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 20:00
Avengers 2, l'ère d'Ultron (Joss Whedon)

Très attendu après le succès phénoménal du premier opus, voici « Avengers 2, l’ère d’Ultron » de Joss Whedon.

Sorti en ce printemps 2015, « Avengers 2, l’ère d’Ultron », débute par un assaut dantesque des Vengeurs sur un château fortifié de l’abominable Von Strucker patron de l’Hydra et détenteur du sceptre de Loki.

Le combat a lieu dans une foret de Sokovie un pays d’Europe de l’Est et les super héros triomphent de gardes pourtant lourdement armés.

Pourtant même si ses hommes tombent comme des mouches, Strucker (Thomas Kretschmann) a quelques atouts dans sa manches et lâche ses deux jumeaux, Pietro (Aaron Taylor Johnson) et Wanda Maximoff (Elisabeth Olsen), qualifiés d’optimisés l’un pour sa vitesse surnaturelle, l’autre pour ses pouvoirs télépathiques et télékinséiques.

Pietro choque Captain america (Chris Evans) et blesse grièvement Œil de Faucon (Jeremy Renner).

Iron-man (Rober Downey Jr) perce le champ de force du château et pénètre dans la salle de contrôle de Strucker ou il collecte les données restantes.

Il est désorienté par les pouvoirs de Wanda, ce qui laisse le temps à Strucker de s’enfuir à l’aide de ses deux protégés.

Malgré ce contre temps, les Vengeurs récupèrent le sceptre et mettent la main sur un matériel ultra sophistiqué fruit des recherches de Strucker.

Après que la Veuve noire (Scarlett Johansson) ait calmé Hulk (Mark Ruffalo) pour le faire redevenir le placide Banner, Œil de Faucon est évacué et soigné par le docteur Cho (Claudia Kim) qui a mis au point un procédé révolutionnaire de régénération des cellules.

De retour à leur base dans le building de Tony Stark, durant la petite fête organisée en l’honneur de leur victoire, Tony Stark ne peut s’empêcher d’analyser les données de Strucker et découvre un noyau d’intelligence artificielle.

Convaincu de l’intérêt de créer un robot parfait défenseur de la Terre, Stark obtient le support de Banner et ensemble les deux hommes travaillent d’arrache pied pour interfacer le noyau avec Jarvis l’ordinateur de Stark.

Jarvis termine le travail seul mais est dépassé par son sujet, qui développant une intelligence propre le déconnecte et investit les corps de l’Iron force, les robots défensifs de Stark.

Devenu Ultron (James Spader), le robot fou fait irruption dans la soirée et après avoir déclamé que la survie de l’espèce humaine par son extinction, agresse les invités.

Même si la plupart des robots sont détruits, l’un d’entre eux parvient à s’échapper en volant le spectre de Loki tandis que Ultron injecte sa conscience dans Internet.

Bloqué dans sa tentative d’accéder aux codes nucléaires, Ultron change de tactique, rallie à lui les jumeaux Maximoff après avoir liquidé Strucker et décide d’attaquer une réserve de vibranium, un metal ultra résistant présent en Afrique.

Doté d’un corps beaucoup plus imposant, il prend contact avec Ulysses Klau (Andy Serkis) un trafiquant d’armes travaillant dans les chantiers de déconstruction navals et récupère contre de fortes sommes d’argent le précieux métal qui compose entre autre le bouclier de Captain america.

La personnalité brutale de Ultron s’accommode mal de contrariété et il arrache pourtant le bras de Klau.

Attaqué par les Vengeurs, Ultron réagit, déployant ses robots et ses deux précieux « optimisés ».

Le combat fait rage dans un vieux navire en chantier, Iron-man se faisant un devoir d’affronter sa création dans un difficile combat aérien, tandis que Thor (Chris Hemsworth), Captain et la Veuve noire, bien que surclassant aisément robots mercenaires et même Pietro, sont complètement désorientés par l’étrange pouvoir de Wanda, qui les plongent dans des visions cauchemardesques de leur existence, Thor voyant la fin d’Asgard par sa faute, Captain l’horreur de la Seconde guerre mondiale et la Veuve noire son difficile entrainement de tueuse de la Russie.

Et même Banner est pris par le pouvoir de Wanda, devenant un Hulk incontrôlable qui sème le chaos dans l’agglomération la plus proche.

Privé de son équipe, Iron-man lâche Ultron et se concentre sur Hulk après avoir endossé une armure spécifique ultra renforcée, lui permettant de rivaliser en force avec le colosse vert.

Le combat entre Hulk et Iron-man dans une mégalopole africaine est légendaire, d’une violence et d’une intensité exceptionnelles.

Finalement, Iron-man triomphe après avoir flanqué une tour sur son adversaire et l’assomme.

Mais les dégâts causés par l’attaque de Hulk conduisent les Vengeurs a se faire discrets.

Protégés par le commandant Maria Hill (Cobie Smulders), bras droit de Fury (Samuel L Jackson) à la tête du S.H.I.E.L.D, les Vengeurs se mettent au vert dans la ferme de Œil de Faucon, qui vit une vie paisible avec sa femme et ses enfants.

Thor prend le large, Banner et Romanov flirtent ouvertement, et le groupe se ressource dans un calme relatif.

Les projets d’Ultron sont finalement mis à jour par Fury, le robot fou chercher à couvrir son corps de vibranium en réalisant la synthèse parfaite grâce à la science de Cho et au pouvoir du spectre de Loki qui contient en réalité un des joyau de l’infini.

Mais une nouvelle intervention des Vengeurs et le retournement de Wanda contre son maitre, met un terme au projet du robot, qui parvient tout de même à prendre la fuite avec le vibranium en laissant derrière lui le cadavre de la scientifique coréenne.

Stark récupère le corps synthétique crée par Cho et continue dans ses désirs/délires de créer le robot parfait en utilisant cette fois la conscience de Jarvis, encore vivant et capable de bloquer les tentatives d’Ultron sur Internet.

Pourtant cette fois l’intervention du marteau de Thor donne naissance à un nouveau robot à l’allure androïde, la Vision, réplique pacifiste de son père de métal avec à son front le fameux joyau de l’esprit.

Extrêmement fort, capable de voler ou de se rendre intangible, la Vision devient un allié des Vengeurs après qu’il ait réussi à la stupéfaction générale à soulever le marteau de Thor, ce qui prouve sa noblesse d’âme.

Le dénouement a lieu en Sokovie ou Ultron a investi le château de Strucker pour créer une infernale machine de Vibranium capable de soulever une ville dans les air et de la faire s’abattre sur Terre afin de provoquer un cataclysme fatal.

Les Vengeurs se ruent sur place et ont pour mission première d’évacuer les civils en dangers de mort.

Le S.H.I.E.L.D déploie son porte avion volant pour faciliter la manœuvre et War machine (Don Cheadle) vient en secours aider Iron-man.

Le combat sur une ville en suspension dans les airs, est une nouvelle fois épique lorsque Ultron déploie tous ses robots qui affrontent les super héros.

Les assauts conjugués de Vision, Thor et Iron-man endommagent gravement Ultron, Wanda lui portant le coup de grâce en représailles de la mort de Pietro, tué en aidant un civil.

Une nouvelle fois le pouvoir divin de Thor secondé par Iron-man permet de détruire la ville en l’air une fois les civils évacués.

Le dernier robot portant la conscience d’Ultron est tué après un ultime face à face devant son double, Vision qui opte lui pour une approche plus coopérative et pacifique vis-à-vis de l’humanité.

Après le dénouement, les Vengeurs se séparent, Thor préférant enquêter à Asgard sur les joyaux de l’âme, Hulk se perdant volontairement dans les iles du Pacifique, Œil de Faucon revenant à sa vie de famille et même Stark, l’âme des Vengeurs optant curieusement pour une vie plus rangée.

Seul reste Captain america qui compte cependant rebâtir une équipe avec de nouveaux éléments de valeur : Vision, Wanda, War machine, la Veuve noire et son vieil ami le Faucon.

Pourtant, dans les confins de l’espace, Thanos prend acte de la défaite d’Ultron et promet de régler le problème de l’humanité lui-même.

En conclusion, malgré sa longueur et son coté hyper spectaculaire, « Avengers 2, l’ère d’Ultron » m’a un peu déçu car ressemblant trop comme un copier/coller au premier opus.

Cette fois les extra terrestres sont remplacés par des robots et le dieu asgardien du mal, Loki par un robot psychopathe doté d’une intelligence artificielle aboutissant à la nécessité de détruire l’homme pour améliorer l’espèce.

Bien entendu, Ultron est une figure des Vengeurs, un de leur plus grand ennemi et un personnage fascinant, en raison de son intelligence, son obstination et surtout de ses multiples capacités d’infiltration/résurrection, qui le rendent pratiquement immortel.

L’ennemi trouvé ici est donc à la mesure de l’enjeu, même si le propos reste finalement assez simple, le moyen d’y arriver est très tortueux pour aboutir à la création de la Vision, fils d’Ultron, qui deviendra l’un des piliers les plus fascinant du groupe.

L’histoire tarabustée, un humour moins percutant, la mise en retrait de Hulk englué dans une improbable histoire d’amour avec la Veuve noire, contribuent sans doute à cet effritement.

Du coté plus positif, l’action et les effet spéciaux sont toujours au rendez vous avec des combats à l’animation fantastique, tout particulièrement les mouvements parfaits de Captain america ou le chef d’œuvre de violence épique entre Hulk et Iron-man.

La barre est tenue, mais on attend sans doute mieux de la saga Thanos qui se profile !

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 10:26
Lost saison 4, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Lost toujours avec « Lost saison 4, épisodes 11 et 12 ».

Dans l’épisode 11 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Elisabeth Sarnoff et Kyle Pennigton, l’idée folle de Benjamin (Michael Emerson) de déplacer l’ile pour se débarrasser des hommes de Widmore (Alan Dale) contamine Locke (Terry O’ Quinn) qui dialogue avec Horace Goodspeed (Doug Hutchison) un des membres du projet Dharma mort pourtant il y a douze ans.

Locke traine Benjamin et Hurley (Jorge Garcia) jusqu’au charnier des membre de Dharma et découvre sur le corps d’Horace un plan indiquant la cabane.

L’entretien avec Jacob se déroule seul, mais c’est Christian Shephard (John Terry) accompagné de Claire (Emilie Davin) qui de manière surprenante se fait le porte parole de cet homme mystérieux.

Sur le navire, Keamy (Kevin Durand) revient avec ses hommes mal en point et en déroute.

Hyper agressif, le chef des mercenaires prend le dessus sur le capitaine Gault (Grant Bowler) et ne tue pas Michael (Harold Perrineau) que parce qu’il est le seul à pouvoir réparer les machines endommagées.

Keamy souhaite revenir sur l’ile lourdement armé pour prendre sa revanche et étale face à Gault ses réelles intentions que ne partage pas le capitaine.

Enragé, il force Lapidus (Jeff Fahey) à le ramener sur l’ile et tue le médecin (Marc Vann) puis Gault qui se mettait en travers de sa route.

Avant de mourir, le capitaine a pourtant permis à Sayid (Naveen Andrews) de prendre un petit canot pneumatique pour rejoindre l’ile et évacuer les rescapés.

Sayid touche l’ile, informe les rescapés et commence l’évacuation avec Daniel (Jeremy Davies) en faisant passer Sun (Yunjin Kim) enceinte dans les premiers.

Mais Jack (Matthew Fox) à peine remis de son opération a d’hors et déjà décidé de suivre le chemin des hélicoptères de Keamy en exploitant un téléphone balise qu’à laissé tombé Lapidus pour les aider.

Sans hésiter, Sayid et Kate se lancent à sa poursuite dans la jungle tandis que l’évacuation continue…

Dans un flash back dérangeant, on suit de manière plus détaillée l’histoire de Locke, enfant non reconnu né après un accident de voiture, testé dès son plus jeune âge par le mystérieux Richard Alpert (Nestor Carbonell) puis devenu adolescent devenu brillant scientifique une nouvelle fois approché par le directeur de Mittelos technologie.

Enfin après l’agression qui lui a couté ses jambes, Locke est encore une fois approché par Matthew Abbadon (Lance Reddick) qui le pousse malgré son handicap à faire un voyage de survie en Australie.
L’épisode 12 du trio magique Damon Lindelof/Carlton Cuse (scénario) et Stephen Williams (réalisation), l’action se tend vers un lieu appelée l’Orchidée dans lequel Benjamin espère déplacer l’ile.

Mais Keamy et ses hommes prennent de vitesse Benjamin, Locke et Hurley et investissent les lieux.

Le leader des Autres révèle ses incroyables facultés en faisant appel à une autre partie de son effectif, dirigé par Richard Alpert.

Alpert intervient dans la jungle ou il capture Sayid, Kate et Jack à l’aide d’hommes plus nombreux et surarmés.

Benjamin commande à Locke de pénétrer dans l’enceinte de l’Orchidée tandis qu’il se charge des mercenaires.

Dans le flash back, les survivants du vol 815 : Jack, Sayid, Hurley, Sun, Kate et Aaron sont briefés par la Transoceanic pour tenir un discours convenu et mensonger face aux questions de la presse.

Le retour à la vie réelle est difficile, Sayid retrouve Nadia (Andrea Gabriel), Sun prend le contrôle de la société de son père, le mafieux Paik (Byron Chung) et s’affirme ainsi en leader, Hurley panique lorsque son père David (Cheech Marin) croyant lui faire plaisir lui montre sa voiture fétiche réparée mais indiquant les chiffres de la catastrophe et enfin Jack craque dans une émouvante cérémonie d’enterrement de son père, lorsque Carole Littleton (Susan Duerden)lui apprend que Claire est sa demi sœur.

En conclusion, « Lost saison 4, épisodes 11 et 12 » est une excellente cuvée, accélérant encore davantage l’action avec le retour de l’abominable Keamy et ses hommes, qui représentent la véritable menace contre les habitants de l’ile, même si une partie de l’équipage représentée par Gault, était en réalité fermement déterminée à secourir les rescapés.

On se régale avec les projections dans le futur notamment les puissantes révélations durant l’enterrement symbolique du père Jack mais également avec l’exploration du passé notamment de Locke, enfant à l’adolescence brisée laissé à des parents adoptifs.

Cette saison 4 explose donc de maestria spatiale et temporelle avec des acteurs attachants véritablement excellent, la palme revenant pour moi à Matthew Fox !

Lost saison 4, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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