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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 08:43
Lost saison 3, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La suite avec « Lost saison 3, épisodes 5 et 6 ».

Dans l’épisode 5 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Allison Schapker et Monica Owusu Breen, Ecko (Adewale Akinnuoye Agbaje) revenu mourant de la grotte ou l’a trainé l’ours polaire, sait que son heure est à présent venue.

Il quitte donc le campement pour errer dans la foret à la recherche de l’avion ou il a retrouvé le corps de son frère mort, Yemi (Adetokumboh M’Cormack).

Rongé par la culpabilité, Ecko navigue entre hallucinations ou son frère revient une dernière fois pour le juger sur l’ile et flash backs en Afrique, ou devenu prêtre, il s’oppose à des trafiquants venus racketter des vaccins et finit par les tuer à la machette dans sa propre église.

De son coté, Locke (Terry O‘Quinn) entreprend d’utiliser la seconde station localisée dans un autre bunker pour localiser Jake (Matthew Fox), Sawyer (Josh Holloway) et Kate (Evangeline Lilly) pour leur venir en aide.

Il retrouve les films ou le Docteur Chau s’exprime au nom du projet Dharma et fait une découverte glaçante dans laquelle un homme extrêmement menaçant apparait sur une des bandes magnétiques.

Du coté des Autres, Jack qui a découvert que Benjamin (Michael Emerson) était malade et sans doute à terme condamné si il ne l’opérait pas, exploite son avantage, semant le trouble chez le puissant leader.

Il est en cela aidé par Juliet (Elisabeth Mitchell), elle-même médecin, qui lui avoue ses dissensions avec Benjamin et lui propose de le tuer pendant l’opération.

Sawyer finalement soulagé de n’avoir aucun pacemaker implanté dans le corps, est aussitôt glacé lorsque Benjamin lui montre qu’il est détenu tout comme Kate et Jake sur une autre ile à longue distance de celle ou réside son campement.

L’épisode se termine sur la mort de Ecko, fauché par une forme mystérieuse qu’il assimile à un jugement divin après tous ses péchés en Afrique, l’usurpation de l’identité de prêtre et le meurtre dans une église d’êtres humains, même si eux aussi trafiquants sans foi ni loi.

Les parrains de la série Damon Lindelof et Carlton Cuse reprennent le manche avec Tucker Gates à la réalisation du sixième épisode, pour montrer une violente révolte de Jake qui refuse d’opérer Benjamin si on ne les laisse pas quitter l’ile.

Mais Juliet et surtout Danny (Michael Bowen) menacent à leur tour de tuer Sawyer si le docteur ne s’exécute pas.

Kate qui sait Sawyer condamné à mort intervient auprès de Jake sans succès puis se rend dans la cage de son ami pour une dernière nuit d’amour.

Le vicieux Benjamin s’arrange pour que Jake voit ses images et le faire finalement accepter l’opération.

Jake pourtant tente le tout pour le tout, sectionnant en plein milieu de l’opération une artère afin que ses amis soient libérés.

Il espère ainsi leur donner une heure d’avance pour fuir.

Dans un registre plus annexe, Locke procède à un enterrement sommaire en pleine jungle de Ecko tué par le monstre de l’ile et se fiant aux indications laissées sur son bâton de prière, se rend avec Sayid (Naveen Andrews) en pleine jungle.

Les traditionnels flash back montrent une Kate en apparence rangée car marié avec un policier, Kevin (Nathan Fillion) mais une nouvelle fois rattrapée par son passé de fugitive, obligée de mentir et fuir, abandonnant son mari drogué.

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 5 et 6 » dénote une accélération nerveuse autour de la faiblesse de Benjamin le machiavélique leader des Autres, et de l’exploitation de celle-ci par Jake, fermement déterminé à tenter le tout pour le tout.

Dans ce contexte, la mort d’Ecko, personnage au passé plus que chargé en quête d’une rédemption impossible, apparait comme un soulagement, tant son coté torturé et illuminé pouvait à l’instar d’un Locke, agacer.

Le passé de Kate est lui aussi assez inintéressant tant la mini actrice parait très peu convaincante en femme au foyer modèle marié avec un balourd 100% US.

On se jette donc avec plaisir dans les évolutions rapides du scénario présent pour suivre la tentative de fuite du couple maudit Sawyer-Kate.

Lost saison 3, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 09:13
Dark star (John Carpenter)

Sorti en 1974 au titre d’un projet de fin d’études, « Dark star » est un film culte car le premier du réalisateur John Carpenter.

Nous sommes ici dans un pur univers de Science fiction dans lequel, un vaisseau spatial appelé Dark star, a pour mission depuis 20 ans de larguer des bombes automatisées pour détruire des mondes en apparence instables représentant une menace pour l’expansion humaine.

Parfaitement rodé par sa longue période d’activité, l’équipage se compose du lieutenant Doolitlle (Brian Narelle), qui depuis la mort par accident du capitaine Powell (Joe Sanders), dirige les techniciens Pinback (Dan O’Bannon), le rugueux Boiler (Cal Cuniholm) et Talby (Dre Panich) solitaire passant la plus claire partie de son temps en observation de l’infini spatial dans un poste supérieur du vaisseau.

La vie au sein du Dark star est régie par un Ordinateur De Bord à la voix féminine et douce, qui fournit une assistance à la conduite des missions et peut également agrémenter le quotidien en diffusant de la musique.

Dans l’espace, les dangers sont abondants et le Dark star dont les boucliers anti radiations sont hors service essuie une première tempête électromagnétique qu’il a a grand peine à surmonter.

Pour tromper la routine mortelle des missions, Pinback a embarqué une mascotte, un curieux alien en forme de ballon gonflable doté de pattes (!)

Mais l’animal se rebelle, échappe à sa cellule et s’enfuit dans le vaisseau avec Pinback à ses trousses.

Le traque de l’alien dans les recoins sombres du Dark star est d’une réelle angoisse car l’étrange animal se montre particulièrement vicieux, détraquant le mécanisme laser de mise à feu d’une bombe ou piégeant son poursuivant dans la gaine d’ascenseur afin de le faire chuter ou de le faire écraser.

En fâcheuse posture, Pinback échappe de justesse à la mort, évitant une chute mortelle en s’accrochant à la cabine d’ascenseur avant de parvenir à se hisser à l’intérieur et à activer un système de nettoyage automatique qui lui permet sortir de ce mauvais pas.

Irrité, il s’arme d’un pistolet anesthésiant mais demeure incapable de retrouver l’alien tapi dans la pénombre.

Doolitlle découvre la personnalité angoissée et paranoïaque de Pinback en consultant les enregistrements périodiques du bord, ou le technicien qui a usurpé l’identité d’un membre de l’équipage, avoue son malaise à bord avec ses collègues, un sentiment d’isolement et de souffrance.

La tache de maintenance du laser aboutit à une fausse manipulation et l’impossibilité de larguer une des puissantes bombes qui reste solidement arrimée au vaisseau.

Avec une mise à feu programmé dans quinze minute, la bombe devient un danger mortel pour le Dark star menacé d’explosion.

Paniqué, Doolittle se rend en soute pour interroger le corps cryogénisé de Powell, qui dans un étant de demi mort cérébrale, finit par lui souffler de dialoguer philosophie avec la bombe.

Désespéré, Doolittle tente le coup, s’extraie du vaisseau et entame un dialogue avec l’ordinateur de la bombe, capable de dialogue et de réflexion.

La discussion tourne autour de la phénoménologie, cette branche de la philosophie traitant de l’étude des sensations, et Doolittle parvient à semer le doute dans le système de la bombe, qui renonce in extremis à exploser pour réfléchir à la fiabilité de ses sensations pour appréhender le monde qui l’entoure.

Mais le répit est de courte durée puisque une nouvelle avarie provoque l’éjection de Talby dans l’espace.

Doolittle se rue à la recherche de son ami et parvient à le récupérer tandis que la bombe finalement rapatriée en soute dérive sur des questions existentielles et finit par exploser, volatilisant le Dark star dans un rayon d’un kilomètre.

Restés seuls, les deux cosmonautes survivants s’accrochent aux débris mais Talby est finalement emporté dans l’espace par une créature d’énergie pure qu’il nomme Phénix, trouvant ainsi une forme de paix éternelle dans l’immensité cosmique.

Doolittle reprend alors appui sur un débris qu’il chevauche comme une planche de surf, son sport favori sur Terre avant de mettre le cap vers une planète pour y trouver son salut.

En conclusion, malgré un budget minimaliste et des effets spéciaux frisant souvent le ridicule, « Dark star » est pour moi un film culte compensant son manque d’impact visuel par son puissant scénario et ses idées de génie, mélange de « 2001, l’Odyssée de l’espace » et « Alien ».

Les personnages sont tous attachants à l’exception de la brute Boiler et les scènes d’actions particulièrement réussies, comme l’insoutenable traque de Pinback dans les bas fonds du vaisseau et les périlleuses manœuvres pour sa survie qui s’ensuivent ou le fascinant dialogue philosophique entre une bombe douée d’intelligence et le lieutenant Doolittle.

Traitant de demi-vie après la mort par des systèmes de cryogénisation, d’intelligence artificielle ou tout simplement d’automatisation à outrance, mais plus largement de la fascination de l’homme pour l’immensité du cosmos et des forces qui l’habitent, « Dark star » est un petit bijou de série B que je recommande à tous les fans de Science fiction, avec en prime la musique composée par Carpenter lui-même, mélange réussi de synthétiseurs et de country-rock.

Dark star (John Carpenter)
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 13:54
American sniper (Clint Eastwood)

Grand succès du moment sur les écrans, « American sniper » de Clint Eastwood est encore un film de plus dans la carrière du vieil acteur-réalisateur de 84 ans.

Sorti en 2015, « American sniper » raconte l’histoire de Chris Kyle (Bradley Cooper), ex cow boy de rodéo au Texas qui après les attentats contre l’ambassade américaine au Kenya en 1998 s’engage avec son frère Jeff (Keir O’Donnell) dans l’armée américaine pour intégrer les prestigieux Navy seals.

Comme on peut s’en douter la formation est rude, tant physiquement que mentalement, mais Kyle déjà âgé de 30 ans, supporte les épreuves, révélant même des aptitudes innées pour le tir qui font de lui un des tireurs d’élite de son unité.

Après avoir rencontré dans un bar Taya (Sienna Miller), Kyle l’épouse mais sa vie bascule lorsque son unité est envoyée en Irak en 2003 pour nettoyer le pays infesté d’islamistes après la mort de Saddam Hussein.

Le travail de Kyle consiste à prendre position sur les toits de villes et à surveiller parfois pendant des heures les alentours pour repérer et éventuellement éliminer une menace pour les troupes au sol.

A Ramadi, ville du centre de l’Irak, l devient vite une légende au sein des GI en raison de son habileté diabolique.

Mais toute médaille à son revers et Kyle doit abattre souvent des femmes, des enfants et de vieillards pour remplir ses missions.

Chargé par le capitaine Martens (Sam Jaeger) de trouver des informations permettant de trouver le Boucher (Mido Hamada), un redoutable chef terroriste proche d’Al quaida, Kyle se heurte à un autre sniper, le redoutable Mustafa (Sammy Cheick), ex champion olympique de tir syrien capable d’abattre des GI à plus de 1000 mètres.

L’opération consistant à payer un père de famille prêt à livrer par vengeance le Boucher tourne au fiasco, les GI se faisant abattre, tandis que le Boucher s’enfuit, non sans avoir préalablement éliminé le contact et un de ses enfants torturé à la perceuse.

Choqué et outrageusement dominé par Mustafa, Kyle revient au pays mais demeure un mari et père absent aux cotés de Taya.

Il n’aspire en réalité qu’à une chose, repartir au front terminer sa mission: traquer et tuer le Boucher.

Mais le Boucher remarquablement protégé et couvert par Mustafa demeure insaisissable et les pertes américains augmentent.

La grave blessure au visage de son ami Biggles (Jack Mc Dorman) qui s’en sort défiguré est une source de motivation supplémentaire pour Kyle et même Tanya effondrée par le comportement psychotique et obsessionnel de son mari ne peut l’empêcher de retourner une troisième fois en Irak pour en terminer.

Réaffecté à Bagdad, Kyle saisit une information de la probable présence de Mustafa prêt d’un mur que tentent d’ériger les GI pour le localiser et réussit l’exploit de l’abattre d’une seule balle à une distance de plus de 1000 mètres.

En retour, les Seals sont pris sous le feux de terribles combattants terroristes galvanisés par l’idée d’une mort au combat.

Kyle s’en sort de justesse après avoir survécu à d’intense batailles.

Le Boucher est tué pendant la bataille ce qui décapite une des factions terroristes irakiennes.

De retour au pays, il parvient à reprendre une vie presque normale en retournant vivre avec sa famille dans son cher Texas.

Il conserve cependant des traces de son séjour à la guerre, refusant de suivre un traitement et gardant contact avec d’autres vétérans moins chanceux amputés physiquement qu’il forme au tir dans les forets.

Le film se termine sur l’annonce de sa mort après un entrainement et les funérailles de grande ampleur que lui accordent la population et les autorités du Texas.

En conclusion, « American sniper » renoue avec le gout très marqué pour l’armée et des institutions pour l’ex maire républicain Clint Eastwood.

Compensant un propos assez mince centré sur un homme faisant passer son devoir et son engagement avant sa famille et sa propre existence, Eastwood impressionne par la maestria de sa réalisation et par l’ambiance ultra réaliste de combats dans les faubourgs irakiens.

A l’arrivée donc un film dur, violent, intense montrant un Bradley Cooper loin de son image de beau gosse, barbu au corps surgonflé métamorphosé par quantité de régimes et produits contre nature.

Dommage que derrière la technicité se cache un fond assez peu étoffé sur un soldat parmi tant d’autres dont on ne parlerait pas sans ce tableau de chasse des plus discutables …

Malgré cela, « American sniper » demeure un film bien maitrisé … mais à mon sens forcément surestimé !

American sniper (Clint Eastwood)
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 07:19
Chroniques martiennes (Ray Bradbury)

Retour dans la SF des années 50 avec les très célèbres « Chroniques martiennes » de Ray Bradbury.

Publiées en plusieurs nouvelles, les « Chroniques martiennes » peut se lire comme un roman de vingt huit chapitres se déroulant temporellement entre 1999 et 2026.

On y découvre la volonté exploratrice de la Terre envoyant plusieurs vagues d’expéditions vers la planète Mars.

Mais les choses ne se passent pas comme prévu puisque malgré quelques rêves prémonitoires des Martiens dotés de facultés télépathiques, les premiers cosmonautes sont pris pour des fous par les habitants et éliminés, leur fusée étant détruite.

La troisième expédition de 2001 n’est pas non plus la bonne puisque l’archéologue Spender perd la tête et abat ses coéquipiers avant d‘être pris en chasse par le capitaine Wilder.

Mais les autres explorateurs qui suivent découvrent un monde bien que similaire à la Terre, étrangement vide, les Martiens semblant avoir été décimés par la variole, maladie amenée par les Terriens au gré de leurs venues successives.

La place est donc libre pour les premiers colons qui commencent à s’implanter par vagues toujours plus nombreuses en plantant des arbres pour rendre l’atmosphère plus respirable.

Les prêtres ne tardent pas à venir, et le père Paradine se prend de fascination pour les sphères bleues représentant les derniers habitants intelligents de la planète.

Il trouve sa voie et prend la décision de rester sur place pour apporter la religion chrétienne à ce nouveau monde et ses habitants en apparence bienveillants.

Persécutés sur Terre, les Noirs pauvres partent massivement chercher une monde meilleur sur Mars à la grande irritation de leurs patrons propriétaires terriens.

Les Terriens bâtissent des villes similaires à celles de leur planète sur Mars et reproduisent un système similaire à celui États-Unis.

Certaines dérives apparaissent comme l'émergence de mouvements moralistes répressifs dont les inspecteurs zélés sont massacrés par des robots dans la nouvelle Usher II en un vibrant hommage à Allan Edgar Poe et Howard Philipps Lovecraft.

Lorsqu’une énorme guerre nucléaire éclate sur Terre, le mouvement s’inverse et les habitants inquiets pour leurs familles refluent sur la planète d’origine.

Sam Parkhill qui comptait profiter du développement pour faire fructifier sa compagnie de hot dogs prend peur lorsque les derniers Martiens l’abordent, en tuant plusieurs d’entre eux dans une fuite désespérée.

Malgré sa violence, les Martiens le pardonnent, lui annonçant leur départ définitif et faisant de lui le propriétaire d’un monde à présent bien vide.

Seuls quelques irréductibles solitaires comme Walter Gripp restent sur place, trop attachés à présent à leur vie martienne certains préférant mourir sur place comme Hathaway membre d’une des premières expéditions qui refuse de revenir sur Terre aux cotés de son capitaine.

A travers la lente dérive d’une maison entièrement automatisée tournant à vide avant de bruler, Bradbury évoque la destruction de la Terre ravagée par une guerre nucléaire reflet de la folie des hommes.

Seuls les derniers colons martiens, parvenus à une certaine stabilité, deviennent les derniers survivants de l’espèce humaine parvenant à cohabiter harmonieusement avec les Martiens restés sur place.

En conclusion, « Chroniques martiennes » est une construction graduelle au travers de courtes nouvelles en apparence anecdotiques, qui permettent de décrire le processus de déplacement de l’humanité de la Terre devenue inhabitable en raison de sa gestion irresponsable vers Mars, sensé leur donner une nouvelle chance d’accéder à une forme de sagesse.

Bien sur les débuts sont difficiles, les premiers explorateurs se faisant décimer par les populations martiennes télépathes et protéiformes, avant que la tendance ne s’inverse et que les Martiens ne finissent pas céder en apparence la place pour de mystérieuses raisons.

L’exercice contient bien entendu sa part d’hétérogénéité et rend difficile l’attachement à des personnages changeant pratiquement à chaque chapitre.

Malgré son statut de roman de SF historique adapté à la télévision puis au théâtre dans les années 60-70, « Chroniques martiennes » ne m’a pas enchanté outre mesure, peut être parce que le thème de la migration spatiale a été ensuite largement exploré par la suite dans la littérature et le cinéma.

Chroniques martiennes (Ray Bradbury)
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 08:51
Taxi driver (Martin Scorcese)

Sorti en 1976, « Taxi driver » de Martin Scorcese est l’un des films les plus marquants du talentueux réalisateur italo-américain.

L’histoire est celle de Travis Bickle (Robert de Niro) un ex marine du Viet Nam solitaire et un peu paumé qui pour fuir l’insomnie se fait embaucher comme chauffeur de taxi de nuit à New-York.

Bickle ne refuse aucune course et se rend dans les lieux les plus mal famés de la ville (Harlem, le Bronx, Brooklyn) ou il observe la faune nocturne composée de prostituées, petits voyous, drogués et homosexuels.

Cette clientèle particulière le dégoute et est pour lui le résultat de la déliquescence de la société américaine.

Malgré les quelques incidents, Bickle reste en apparence serein et tombe sous le charme de Betsy (Cybil Shepherd), une séduisante employée de bureau travaillant pour un futur candidat au poste de maire, Charles Palantine (Leonard Harris).

Il l’observe longuement à travers les vitres de son bureau et se décide finalement à l’aborder non sans un certain culot.

Désorientée, Betsy finit par accepter une invitation pour un café et les tentatives maladroite de Bickle pour la séduire.

Malheureusement le jeu de la séduction tourne court lorsque Bickle emmène Betsy au cinéma voir un film éducatif sur la sexualité.

Choquée, Betsy met brutalement un terme à cette relation ce qui déstabilise le fragile Bickle.

Après une nouvelle mauvaise expérience ou un client lui annonce vouloir tuer sa femme et son amant, Bickle réagit et décide d’acheter non pas une arme mais tout un arsenal comportant fusil, un ensemble de pistolets, colts et même un couteau.

Il passe plusieurs heures devant sa glace à s’entrainer, se préparant à dégainer son arme, son agressivité croissant au fur et à mesure que son esprit s’échauffe.

Lorsqu’un soir il charge par hasard Palantine en personne dans sa voiture, Bickle échange avec lui sur la corruption de la société et le politicien prête une attention polie à ses propos.

Le processus psychique dans lequel est à présent enclenché Bickle l’entraine à tuer un voyou qui tentait de braquer une épicerie puis à se rendre dans un meeting de Palantine dans le but de le tuer mais il demeure incapable d’aller au bout de son acte, reculant in extremis devant la sécurité rapprochée du politicien.

Doté dorénavant d’une coupe à l’iroquoise symbole de sa radicalisation, Bickle entreprend à présent de sauver une prostituée adolescente (13 ans), Iris (Jodie Foster) qu’il a repéré un soir dans la rue.

Il approche son maquereau, Spot (Harvey Keitel) qui lui arrange une passe.

Bickle ne peut coucher avec Iris et lui propose de la sortir de la rue mais la jeune fille est sous la coupe de Spot et ne peut trouver la force de s’en extraire seule.

Bickle passe donc à l’acte et va trouver Spot pour lui tirer une balle dans le ventre.

Il se rend ensuite dans l’hôtel de passe ou travaille Iris, blesse le gorille en faction mais est à son tour blessé au cou par le tir d’un client voyou.

Bickle se ressaisit et après une lutte confuse et une autre blessure au bras, achève Spot agonisant, tue le client et enfin le gorille.

Lorsque la police arrive, Bickle git blessé dans le salon aux cotés d’Iris.

Le fin du film relate la convalescence de Bickle et les remerciements des parents d’Iris qui ont pu finalement extraire leur fille de la rue, de la drogue et la prostitution pour lui donner une vie normale.

En conclusion, « Taxi driver » est une œuvre forte, radicale et dérangeante comme la plupart des chef d’œuvres.

Scorcese y dépeint la dérive d’un homme réactionnaire, se révoltant contre la corruption d’un monde ou les prostituée sont des enfants droguées.

Incarnant ce chauffeur de taxi solitaire en arrivant à des extrémité violentes, Robert de Niro alors jeune et gringalet, y délivre une des meilleurs prestations de sa carrière avec certaines scènes devenues aujourd’hui culte comme le fameux « C’est à moi que tu parles ? ».

Sans doute le film le plus sombre et introspectif de Scorcese et un véritable électrochoc vis-à-vis du New York de la fin des année 70.

A voir au moins une fois dans son existence.

Taxi driver (Martin Scorcese)
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 21:43
Centurion (Neil Marshall)

Place à présent au renouveau du péplum avec « Centurion » de Neil Marshall.

Sorti en 2010, « Centurion » raconte le destin de Quintus Dias (Michael Fassbender), centurion romain accompagnant le général Titus Virilus (Dominic West), chargé par le gouverneur Agricola (Paul Freeman), de défaire les redoutables Pictes qui tiennent en échec l’armée romaine dans le nord de l’Ecosse vers 117 après JC.

Intégrant le neuvième légion, Dias qui a déjà échappé au roi picte Gorlacon (Ulrich Thomsen) qui avait pris d’assaut sa garnison de nuit, est en réalité récupéré par une patrouille et réincorporé par sa connaissance de la langue picte.

Mais Virilus qui pense s’appuyer sur une éclaireuse picte muette appelée Etain (Olga Kurylenko) qui lui a été recommandée par Agricola, comprend trop tard qu’elle l’a trahi en menant sa légion dans une embuscade en pleine foret, durant laquelle la plupart des légionnaires sont décimés.

Dias survit à l’attaque pour tenter avec plusieurs rescapés de secourir Virilus capturé par Gorlakon.

Il est accompagné de Tarak (Riz Ahmed) cuisiner d’origine perse, le vétéran Brick (Liam Cunningham), Bothos (David Morrissey) et Leonidas (Dimitri Leonidas) d’origines grecques, Thax (JJ Field) simple légionnaire, Macros (Noel Clarke) numide et ex marathonien.

Les hommes doivent déjouer les patrouilles pictes qui dirigées par la pisteuse Etain les traquent sans relâche dans les glaciales forets écossaises.

Soudés dans l’épreuve, les hommes gagnent le camp des Pictes et tentent sans succès de libérer Virilus.

Contraint à fuir, Thax tue un enfant qui se révèle être le fils de Gorlacon.

La vengeance du père est terrible et après avoir livré Virilus à la haine d’Etain dont la famille à été massacrée par les soldats romains, le roi lance ses hommes pour traquer et tuer les meurtriers.

Comprenant l’urgence de la situation, Dias décide de ne pas regagner la frontière Sud ou est établi le puissant mur d’Hadrien, pour se cacher au Nord.

Au cours de leur fuite, Tarak à la jambe cassée est le premier massacré après une manœuvre courageuse consistant à attaquer des nuits les poursuivants.

Acculé par les Pictes, les légionnaires sautent dans une rivière glacée et se séparent, Thax et Macros continuant seuls leur route.

Leonidas tué par des flèches, seuls restent les expérimentés Dias, Bothos et Brick blessé malgré tout à la jambe par une flèche.

Le trio trouve refuge auprès d’une sorcière picte, Arianne (Imogen Poots) délaissée par les siens qui accepte de les soigner et cacher malgré la pression d’Etain.

Arianne sympathise avec Dias qui doit finalement fuir pour regagner les siens.

Lorsque les trois hommes reviennent à leur garnison, ils découvrent un lieu abandonné sur décision politique d’Agricola de reculer les troupes plus au Sud.

Dépités ils affrontent les guerriers pictes dans un ultime combat sanglant au cours duquel, Gorlacon et Etain sont tués mais également Brick qui ne reverra jamais la Toscane ou il comptait vivre des jours heureux.

Le duo rescapé retrouve finalement Thax qui a lâchement blessé Marcos pour le livrer aux loups afin de couvrir sa fuite.

Dias se doute de la duplicité de Thax qui a menti au sujet du meurtre du fils de Gorlacon ce que confirme la traitrise du jeune homme une fois le mur d’Hadrien en vue.

Dias le tue mais éprouve avec horreur la mort de Bothos qui se portait imprudemment au devant des siens.

Reçu par les généraux romains et Drusilla (Rachael Stirling), Dias découvre qu’on veut en réalité l’éliminer pour taire l’échec de la neuvième légion et donc de la campagne d’Agricola.

Bien que blessé, il parvient à s’enfuir et retrouve Arianne pour s’établir avec elle, après avoir déserté cette armée qui l’a manipulé comme un pion.

En conclusion, « Centurion » n’est pas un chef d’œuvre mais un péplum comme on les aime avec action sanglante, virilité et paysages somptueux tournés dans des régions montagneuses d’Ecosse.

Le spectateur est tout de suite plongé dans l’ambiance de ce survival ou une poignée de légionnaires abandonnés de tous et sacrifiés par des jeux de politiciens tentent de sauver leurs peaux face à des barbares plus nombreux et meilleurs connaisseurs du terrain.

L’objectif est donc atteint et fait de ce « Centurion » est un petit régal pour les amateurs du genre (dont je fais partie !)

Centurion (Neil Marshall)
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 09:22
Lost saison 3, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Adams)

On reprend avec « Lost saison 3, épisodes 3 et 4 ».

Carlton Cuse et Elisabeth Sarnoff au scénario pour l’épisode trois réalisé par Stephen Williams.

On y retrouve un Locke (Terry O‘Quinn) désorienté, aphone et ensanglanté dans la jungle après l’explosion spectaculaire du bunker qui a ébranlé l’ile entière.

Locke finit par retrouver le chemin du campement et devant l’air interloqué de Charlie (Dominic Monaghan), se réfugie dans un rite shamanique dans lequel Boone (Ian Somerhalder) pourtant mort sur l’ile, le guide pour sauver Ecko (Adewale Akinnuoye Agbaje) capturé par un des mystérieux ours polaire de l’ile.

De son coté, Hurley (Jorge Garcia) tombe sur le Locke et Charlie à la recherche de Ecko, ce qui permet à chacun d’échanger des informations capitales : la destruction du bunker contre la capture de Jake (Matthew Fox), Kate (Evangeline Lily) et Sawyer (Josh Holloway) par les Autres.

Devant le danger encouru par les deux hommes, Hurley bat sagement en retraite et tombe sur Desmond (Henry Ian Cusick) nu errant dans la jungle ce qui complète le tableau du troisième survivant à l’explosion.

Prenant son courage à deux mains, Locke pénètre dans la grotte de l’ours, le brulant à l’aide d’un aérosol relié à une torche pour pouvoir emmener Ecko gravement blessé au campement.

En plein flash back, Locke revit une curieuse partie de son existence ou vivant dans une communauté en Californie, il récupère Eddie (Justin Chatwin) un jeune auto stoppeur égaré qu’il amène sur place pour qu’il fasse la connaissance du couple gérant Mike (Chris Mulkey) et Jan (Virginia Morris).

La tension monte d’un cran dans l’épisode 4 écrit par Edward Kitsis et Adam Horowitz lorsque Sawyer est radicalement puni d’une tentative d’évasion et agression contre Benjamin (Michael Emerson) en se faisant implanté un pacemaker dans le corps qui explosera si il fait un effort trop intense.

Choqué, Sawyer retourne dans sa cage et observe une attitude mutique devant l’insistance légitime de Kate à son sujet, qui finit par renoncer à s’évader pour rester à ses cotés.

De son coté, Jake est brutalement sollicité par Juliet (Elizabeth Mitchell) pour sauver Colleen (Paula Malcomson), dans un état désespérée après avoir été blessée par balle par Sun (Yunjin Kim) dans le bateau.

Malgré sa volonté d’aider à sauver une vie, le médecin ne peut rien faire pour elle mais observe néanmoins quelques radios compromettantes montrant la colonne vertébrale d’un homme de 40 atteint d’une tumeur mortelle.

Enragé par la douleur, son mari Danny (Michael Bowen), décide de se faire justice lui-même en tabassant copieusement Sawyer qui ne peut se défendre en raison de son pacemaker.

Sawyer ne doit la vie sauve qu’à une intervention désespérée de Kate.

Un puissant flash back montre un Sawyer en prison pour arnaque découvrant par une de ses anciennes victimes Cassidy Philipps qu’il a une fille appelée Clémentine.

L’homme joue au dur, ignorant la nouvelle et s’approche de Munson (Ian Gomez) un détenu sensé avoir caché dix millions de dollars avant sa capture pour honorer un deal fait avec le directeur de la prison Harris (Bill Duke) et le ministère des finances représenté par l’Agent Freedman (Peter Ruocco).

Ayant accompli avec succès sa mission en livrant la cachette de Munson aux autorités, Sawyer est libéré par anticipation et verse sa commission sur un compte au nom de sa fille.

En conclusion,« Lost saison 3, épisodes 3 et 4 » contient un petit coup de mou avec le premier épisode centré sur le personnage de Locke, qui entre délires mystiques et communauté pseudo hippie reste très difficile à appréhender, puis se ressaisit pour entrer dans l’action pure et dure avec la captivité de trois personnages principaux : Jake, Kate et Sawyer.

Sawyer ramasse encore beaucoup de coups ce qui confirme son statut de rebelle-victime mais reçoit le soutien de Kate, très attachée à lui qui va jusqu’à refuser de s’évader pour rester à ses cotés.

On découvre également le passé de voyou de Sawyer, sa paternité et un fond d’humanité après avoir escroqué un de ses codétenu pour abréger sa peine.

Jake n’est de son coté pas inactif non plus et obtient quelques informations cruciales qu’il compte bien entendu exploiter à son avantage.

La suite, bientôt ?

Lost saison 3, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Adams)
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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 09:44
L'homme aux colts d'or (Edward Dmytryk)

En 1959 sort « L’homme aux colts d’or » d’Edward Dmytryk.

Western assez méconnu, « L’homme aux colts d’or » raconte de manière classique mais plaisante les difficultés d’une petite ville appelée Warlock en proie aux exactions d’une bande organisée commandée par Mc Quown (Tom Drake).

Terrorisés par la violence de ce gang qui humilie puis expédie le shérif Thomson (Walter Coy) hors de la ville, les habitants font appel à un prévôt, sorte de mercenaire aux pleins pouvoirs soumis à l’autorité d’un conseil de citoyens.

Leur choix se porte sur Clay Blaisedell (Henry Fonda) qui arrive avec son ami boiteux Tom Morgan (Robert Mitchum) nanti d’une réputation de pistoleros expérimentés.

Sans perdre de temps, les deux hommes se rendent au saloon pour entrer au contact des hommes de Mc Quown et un première rixe éclate donc au cours de laquelle deux gangsters : Curley Bune (Deforest Kelley) et Billy Gannon (Frank Gorshin) sont surclassés.

Soumis à une interdiction de venir armé en ville, Mc Quown fait mine de battre en retraite.

Au cours de la rixe, Johnny Gannon (Richard Wydmark), le propre frère de Billy a une attitude étrange, suivant la bande à laquelle il appartient mais tentant d’apaiser la situation en raisonnant ses amis.

Blaisedell s’installe en ville, faisant la connaissance de Jessie Marlow (Dolores Michael) une jolie jeune femme blonde avec qui il sympathise.

Un incident éclate lorsque Morgan tue un voyageur qui tentait avec une femme d’arriver jusqu’à Warlock.

Il fait accuser la bande de Mc Quown présente sur les lieux ce qui provoque une arrestation d’une bonne partie de la bande.

Alerté, Blaisedell apprend que la victime était le frère d’un homme qu’il a tué en duel et dont la veuve Lily Dollar (Dorothy Malone) est présente sur place.

L’histoire parait ténébreuse tant Morgan semble avoir eu également une liaison avec Lily, néanmoins Blaisedell intervient pour empêcher le lynchage par une population hostile des bandits Mc Quown.

Le sheriff Keller (Hugh Sanders) de la bourgade voisine, vient se rendre sur place pour offrir une place de suppléant à Blaisedell qu’il refuse pour une question de salaire.

Contre toute attente, Johnny Gannon accepte l’offre et prend la place, devenant ainsi le nouveau shérif local et représentant de l’ordre.

Touchée par le courage de Johnny et sa volonté de régler les problèmes légalement, Lily s’amourache de lui et le soutient, ce qui excite la jalousie de Tom.

Johnny ne peut néanmoins empêcher la mort de son frère Billy qui tenait absolument à provoquer Blaisedell en duel.

Choqué par la mort de son frère, Johnny se rend chez Mc Quown et sa bande pour leur interdire aussi l’entrée de la ville, avec cette fois pense t il l’appui de la légalité.

Mais Mc Quown refuse de l’entendre et le blesse à la main avec un couteau.

Johnny échappe de justesse à la mort par l’intervention de Bune, qui lui révèle sa sympathie.

Mc Quown lui annonce néanmoins qu’il va revenir en ville avec toute sa bande pour en finir avec Blaisedell qui semble lui aussi sous le charme de Jessie, prêt à lever le pied de ses activités de pistolero pour se ranger.

Le combat parait donc inévitable.

De manière surprenante, Morgan empêche Blaisedell de secourir Gannon, afin que le nouveau shérif se fasse tuer et que le prévôt reprenne son statut de héros de la ville.

Mais soutenu par la population qui a repris courage, Gannon tue Mc Quown et ses hommes dans un duel auquel Bune prend part en se rangeant du coté de la loi.

Morgan révèle sa haine de Gannon, son amour meurtri pour Lily et le meurtre du frère de son ex mari.

S’en est trop pour Blaisedell qui refuse de partir et s’oppose à présent à ce que son ami reste en ville pour semer le trouble.

Perturbé et violent, Morgan provoque Blaisedell en duel et est tué après avoir visé …le chapeau de son ami au lieu de sa tête.

Blaisedell est profondément choqué de cette mort, exige que la population rende hommage au disparu, provoque à son tour Gannon en duel avant de se raviser, laissant arme et vie rangée, pour quitter la ville et laisser la loi s’installer.

En conclusion, « L’homme aux colts d’or » est un superbe western trop méconnu qui a partir d’une trame convenue : l’arrivée d’un sauveur providentiel dans une ville mise sous la coupe de bandits, parvient à dresser un intéressant processus menant au rétablissement de principes de justice légale incarnés par la rédemption de plusieurs hommes à la moralité jusqu’alors douteuse.

Magnifiquement incarné par son trio royal composé de Fonda-Mitchum-Wydmark, « L’homme aux colts d’or » se dresse comme un beau classique du western américain avec ses grands espaces, ses amitiés viriles et ses spectaculaires duels au pistolet.

A découvrir ou (re)découvrir avec un plaisir sans cesse renouvelé.

L'homme aux colts d'or (Edward Dmytryk)
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 22:08
Gilgamesh, la quête de l'immortalité (Stephen Mitchell)

En cette époque triste ou les forces obscures attaquent des musées pour détruire la culture babylonienne, j’ai ressenti le profond désir de lire « Gilgamesh, la quête de l’immortalité » du poète et traducteur américain Stephen Mitchell.

Ecrit aux alentours de -1700/ 1600 av JC, « Gilgamesh » ne fut découvert que bien plus tardivement au XIX ième siècle par un voyageur anglais Austen Henry Layard qui envoya sa découverte au British muséum pour être traduit par George Smith en 1872.

Pour honorer ce texte mythique mais court et forcément tronqué par le poids des ans et les multiples versions, Mitchell propose une réécriture de certains passages et surtout une explication pas à pas du cheminement du roi sumérien.

On y découvre que Gilgamesh, redoutable guerrier aux deux tiers divin à la stature colossale, fut le roi de la prospère cité d’Uruk aussi admiré que détesté par sa politique injuste, égoïste et parfois brutale.

Pour le mettre à l’épreuve, le dieux Anu et Aruru créent Enkidu son double à l’état de sauvage primitif.

Averti par un trappeur de l’existence de cette créature effrayante, Gilgamesh lui envoie d’abord Shamhat, une prêtresse experte en l’art de la sexualité, qui se charge de son initiation sexuelle afin sans doute d’adoucir son tempérament potentiellement dangereux.

Cette expérience quasi mystique d’une semaine entière ne calme pas les ardeurs d’Enkidu qui doit se mesurer physiquement Gilgamesh pour éprouver sa force et ainsi le respecter en égal sinon supérieur.

Devenus amis comme des frères sinon davantage comme le suggère Mitchell, Gilgamesh et Enkidu se rendent dans une foret de cèdres affronter un monstre terrifiant, Humbaba dont le cri paralyse de frayeur les hommes qui se font ensuite dévorer pour avoir oser s’aventurer sur le territoire dont le dieu Enlil lui a donné la garde.

Surmontant leur peur par leur désir d’immortalité, les deux guerriers se soutiennent pour pénétrer dans la dangereuse foret et reçoivent l’aide de Shamash qui immobilise le monstre afin qu’ils puissent le tuer.

Soutenu par Enkidu, Gilgamesh reste sourd aux supplications d’Humbaba, préférant accéder au statut de héros.

De retour à Uruk, il est néanmoins menacé par l’ombrageuse Ishtar qui n’accepte qu’il se refuse à ses avances et déchaine sur lui un immense taureau céleste.

Gilgamesh, une nouvelle fois soutenu par son ami parvient à tuer le monstre, cette fois sans l’aide des dieux.

Malheureusement cette joie est de courte durée puisque Enkidu décède subitement, terrassé par une mystérieuse et foudroyante maladie.

Gilgamesh est brisé par le chagrin, révélant un attachement presque amoureux pour son double et après de nombreuses interrogations philosophique sur le sens de l’existence, décide d’aller trouver le sage Utnapishtim, seul homme réputé immortel.

Le voyage initiatique est digne d’une épopée, avec des épreuves surnaturelles, comme la traversé d’un tunnel obscure pendant une douzaine d’heures, la rencontre avec des hommes scorpions, des hommes de pierre, une longue navigation sur un fleuve mortel guidé par le passeur Urshanabi pour atteindre le jardin du paradis des dieux ou vit Utnapishtim.

Stupéfait par la réussite de Gilgamesh, du reste au deux tiers divin, Utnapishtim consent à lui raconter son histoire ou roi de Shuruppak, il survécut au Déluge en embarquant hommes et animaux et put ainsi bénéficier de la clémence des dieux pour accéder à l’immortalité.

Pour rendre Gilgamesh immortel, Utnapishtim le met à l’épreuve en lui interdisant de dormir pendant sept jours et sept nuits mais le roi guerrier, épuisé par ses efforts surhumains, s’endort rapidement, échouant lamentablement.

Utnapishtim le renvoie donc mais lui offre tout de même en guise de compensation une plante sensée le faire rajeunir, plante que l’étourdi roi se fait dérober par un serpent vicieux en se baignant dans une rivière.

Gilgamesh n’en revient pas moins grandi à Uruk, grandi par les épreuves et par l’acceptation de sa propre mortalité.

Devenu plus mur, il administre avec plus de sagesse et bienveillance sa cité.

En conclusion, plus que par l’instructif mais laborieux travail d’exégèse, « Gilgamesh, la quête de l’immortalité » révèle par la passion et le talent de conteur de Mitchell, toute la beauté et la puissance de ce texte majeur dans l’histoire de l’humanité, sorte d’Odyssée d’Homère avant l’heure.

Action, liberté, érotisme et sens du merveilleux viennent habiller la réelle teneur du récit qui se veut une puissante réflexion philosophique sur la brièveté de l’existence, la vaine quête d’immortalité, de la gloire et de l’orgueil, avant d’acquérir par un certain nombre d’épreuves (voyages, combats) se soldant par des échecs ou des pertes, la sagesse nécessaire pour mener sa vie.

Véritable chef d’œuvre intemporel, « Gilgamesh, la quête de l’immortalité » est aussi une œuvre troublante, ayant sans doute inspiré la légende d’Hercule et certains passages bibliques, par notamment le récit du Déluge.

A lire et à conserver donc dans toutes les bibliothèques d’hommes de gout, tout en inclinant à penser qu’avant de devenir une terre de guerre et d’horreur, l’Irak fut un des berceaux de l’humanité par les civilisations sumériennes puis akkadiennes et babyloniennes.

Gilgamesh, la quête de l'immortalité (Stephen Mitchell)
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 22:30
Le dernier rempart (Kim Jee Woon)

C’est avec un grand plaisir que 2013 a vu le retour d’Arnold Schwarzenegger dans « Le dernier rempart ».

Réalisé par Kim Jee Woon, « Le dernier rempart » raconte la vie d’un vieux sheriff d’une petite ville d'Arizona appelé Sommertime, Ray Owens (Arnold Schwarzenegger) qui gère de manière paternelle sa petite équipe composée de Jerry Bailey (Zach Gilford), Sarah Torrance (Jaimie Alexander) et le bedonnant Mike Figuerola (Luis Guzman).

Appelé sur le meurtre d’un fermier, Owens suit son instinct et flaire les agissements louches d’un groupe d’hommes arrivés en ville et commandés par Burell (Peter Stormare), un mercenaire déterminé.

Moins expérimentés, Jerry et Christie se laissent surprendre par des mercenaires lourdement armés qui n’hésitent pas à ouvrir le feu sur eux la nuit tombée.

Jerry est blessé et Christie en position désespérée lorsque le groupe d’assaut utilise une vision nocturne.

Seule l’intervention musclée en pick up de Ray et Mike parvient à sauver la vie des deux policiers, même si Jerry finit par décéder dans les bras de sa coéquipière.

En parallèle, John Bannister (Forest Whitaker), chef du FBI, constate l’évasion du chef mafieux Gabriel Cortez (Eduardo Noriega) qui tue un agent et prend en otage une autre agent Christie (Christiana Leucas).

Filant à bord d’une corvette au moteur surgonflé, Cortez qui est un pilote chevronné, allie hautes compétences volant en main et aide de mercenaires pour forcer les barrages policiers et filer droit vers la frontière mexicaine.

Bannister qui a prévu que Cortez allait passer à Sommertime pour passer, entre en contact avec Owens, qui prépare ses hommes pour une défense héroïque face à des mercenaires surentrainés.

Owens recrute en soutien l’excentrique Lewis Dinkum (Johnny Knoxville) qui dispose d’une mitrailleuse de la Seconde guerre mondiale et Frank Martinez (Rodrigo Santoro) ex flic détenu en prison pour un délit mineur.

Ensemble l’équipe utilise un bus scolaire et sa connaissance du terrain pour tenir en échec les mercenaires.

Burell déchante lorsque ses hommes tombent dans un déluge de violence.

Mike et Lewis sont superficiellement blessés dans les fusillades mais Owens fait le vide, révélant son passé de flic de la brigade des stupéfiants à Los Angeles.

Après la mort de Burell, Owens se trouve face à Cortez et le prend en chasse dans une corvette d’un habitant de la ville.

La poursuite a lieu dans un champs de mais puis sur un pont.
Après une lutte sanglante, Owens finit par prendre le dessus et plante un poinçon dans la cuisse du mafieux.

Il le tracte ensuite derrière sa corvette abimée et le ramène à Bannister qui a découvert que Christie était une taupe travaillant pour le compte de son petit amie mafieux.

En conclusion, « Le dernier rempart » est un très bon film d’action renouant avec le style des années 80 dans lequel Schwarzenegger a construit sa réputation de star mélangeant muscle et humour.

On ne peut que prendre du plaisir à voir cette bande de sympathiques seconds couteaux tenir en échec des milices para militaires mettant en échec le S.W.A.T et le FBI.

Mêlant action, violence, humour, jolies filles et voitures de sport, « Le dernier rempart » fonctionne à plein régime et délivre un spectacle réjouissant qui ne pourra que ravir les aficionados de la star californienne.

Le dernier rempart (Kim Jee Woon)
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