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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 09:11
Homeboy (Michael Seresin)

On l’a sans doute un peu vite oublié, mais Mickey Rourke incarna déjà dans les années 80 un boxeur dans « Homeboy » de Michael Seresin.

Passionné de boxe au point de devenir boxeur amateur, Rourke fut dans ce film sorti en 1988, Johnny Walker, un cow boy taiseux porté sur la bouteille, venant tenter sa chance à New-York pour percer dans le milieu de la boxe.

Semblant un peu perdu, Walker remporte suffisamment de combats pour se faire remarquer par Wesley Pendergrass (Christopher Walken) petit voyou qui se fait son manager.

Les deux hommes deviennent amis, Wesley entrainant malgré lui Johnny dans ses innombrables histoires d’argent sur fond d’alcool, drogues et femmes légères.

Le duo devient trio au contact de Ray (Anthony Alda) marginal et toxicomane gravitant autour de Wesley dans une relation d’amour vache.

Mais Johnny tente de nouer en parallèle une relation avec Ruby (Debra Feuer) une jeune femme solitaire comme lui, qui travaille dans une fête foraine de Coney island.

Plutôt farouche, Ruby se laisse peu à peu approcher par les avances maladroites mais sincères de Johnny.

Sur les rings, Johnny connait des jours ou l’arbitrage ne lui est pas favorable malgré un domination outrageuse de sa part mais plus grave tombe un jour lourdement en se plaignant de maux de tête.

Prévenant, Wesley l’emmène voir un ami docteur qui diagnostique une probable fissure de l’os temporal et un risque de mort si Johnny continue à prendre des coups dans la tête.

Le voyou lui propose comme alternative de faire un coup dans le quartier juif avec Ray, en volant un transporteur de diamants.

Mais malgré les risques, Johnny se laisse tenter par un gros combat face à Cotten (Matthew Lewis), un jeune boxeur noir de très bon niveau.

Il embauche Bill (Bill Slayton) un nouvel entraineur et travaille plus durement que jamais, musclant son corps et travaillant sans relâche ses combinaisons.

Le jour du combat tombant le jour du braquage de Wesley, Johnny refuse de faire le hold up de son ami et monte sur le ring.

Dans la dernière partie du film on suit en parallèle la tentative de braquage de Wesley flanqué du bon à rien Ray qui l’abandonne sur place, et le matche dantesque de Johnny face à Cotten.

Malgré une résistance héroïque à la douleur, Johnny chute lourdement sous les yeux effarés de Ruby tandis que Wesley rate son braquage et se fait flinguer par Grazziano (Kevin Conway) un policier en patrouille dans le quartier juif.

Wesley meurt abattu sur la plage, tandis que Johnny connait un sort équivalent sur le ring…

En conclusion, « Homeboy » est un film (de plus) sur la boxe, comme il en existe des dizaines et comme il continue d’en sortir encore maintenant tel ce « La rage au ventre » ou ce « Ali » avec des acteurs (Jack Gyllenhaal, Will Smith) métamorphosés physiquement.

Sous une musique forcément rock d’Eric Clapton et de Michael Kamen, Rourke fait son boulot honnêtement, campant à merveille un abruti défoncé et sensible face à une girl friend faire valoir sosie de Kim Basinger et à un Walken à son aise en truand flamboyant parfois attachant dans son amitié sincère.

Les scènes de combat sont crédibles et Rourke parait étonnamment mince et sec comparé au monstre stéroidé qu’il deviendra dans « The wrestler ».

Au final « Homeboy » se laisse regarder mais ne laisse pas un souvenir impérissable, sans doute surclassé par des films plus flamboyants ou réalistes.

Homeboy (Michael Seresin)
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 10:38
Involution (Johan Héliot)

Sorti en 2014, « Involution » est un roman de Science fiction du français Johan Héliot.

L’histoire se déroule dans un futur proche à São Paulo (post 2020), ou se rend un informaticien français nommé Vincent Tanner dans le double but de travailler pour Sébastian Terra-Pereira, jeune et riche dirigeant brésilien de Globo, concurrent le plus sérieux du Google américain mais également de reprendre contact avec sa femme Chloé qui l’a quitté en emmenant avec elle à Santos, sa fille Angie.

Arrivé dans la capitale économique du Brésil, Vincent découvre un univers high tech poussé dans lequel les voitures conduisent de manière automatique pilotées par des ordinateurs de bord et ou la sécurité civile est assurée par des drones survolant les innombrables favelas et sont capables d’intervenir directement à chaque détection de comportement criminel.

Dans ce São Paulo luxuriant et technologique, Sébastian semble comme un poisson dans l’eau et fait preuve de la traditionnelle amabilité brésilienne avec Vincent, l’installant dans ses bureaux de Copan, monumentale œuvre de l’architecte visionnaire Oscar Niemeyer.

Grand prince, Sébastian place également Globo, son surpuissant moteur de recherche capable d’interactivité vocale, au service des recherches de Vincent.

Mais en parallèle de cette quête personnelle, se déroulent des phénomènes géologiques de grande échelle qui perturbent la vie au Brésil.

Les meilleurs scientifiques du pays, comme Mayer ou Paula Freitas, publient régulièrement des communiqués faisant états d’anomalies magnétiques en Atlantique Sud.

Cette anomalie appelée AMAS a pour principales conséquences de brouiller les communications satellites.

Bien loin en apparence de ces hautes préoccupations, César dit le Bizarre, un chef de gang tatoué d’une favela ayant fait fortune en écoulant pour le compte des barons emprisonnés du PCC (Primeiro Commando da Capital), un nouveau type de drogue appelé oxi, se rend à rendez vous avec un de ses lieutenants, João

Armé et confiant dans son aura, il comprend trop tard qu’il est tombé dans un guet apens et se fait sauvagement agressé.

Sa hargne et son refus d’abdiquer entraine la cruauté de João, qui découpe méthodiquement sa peau avant de laisser pour mort dans un égout putride d’une favela de Paraisopolis.

Le récit se penche ensuite sur Chloé Villeroi, qui parvient au culot à convaincre le staff de Forea, la plus grosse compagnie de pétrole du Brésil, que sa machine anti émeutes appelée le Hurleur, peut permettre après modifications de mener des forages sous marins à des profondeurs jusqu’alors inégalées.

L’ingénieur française parvient en jouant sur la fierté masculine brésilienne, à gagner l’adhésion de Luis, le chef de chantier et du chef de projet, Jorge Carreira, un viril ingénieur d’âge mur dont elle repousse les avances.

Tout est donc mis en place pour que le Hurleur avec à son bord Chloé puisse atteindre l’écorce du manteau terrestre à plus de dix mille mètres sous terre.

Mais les perturbations magnétiques s’intensifient provoquant la mise hors service des véhicules automatisés et des drones qui tombent par milliers à la surface du sol.

Le résultat est immédiat et provoque un soulèvement dans les favelas, dont les chefs profitent de l’aubaine pour lancer des attaques d’envergure contre les centres commerciaux de fait plus vulnérables.

Obligé de réagir, le pouvoir en place du président Tilburg envoie ses troupes pour tenter de juguler les émeutiers.

La fragile sécurité de la ville bascule au rythme des pillages et des répressions, le professeur Mayer est licencié en raison de ses thèses alarmistes, ce qui provoque une vague de démission des scientifiques et fragilise encore davantage les politiciens.

Vincent qui a réussi à retrouver sa fille grâce aux prouesses de Globo, découvre qu’elle est admiratrice de Vincent et parvient à la convaincre de le rejoindre au Copan avec la promesse de rencontrer le dirigeant visionnaire, qui du fait de la situation a durci les protocoles d’accès à ses bureaux-forteresses.

Une explosion de grande envergure se produit alors que Choe touche au but devant les caméras des média nationaux, ce qui produit un blackout complet des communications.

Plus grave, des Nuées grises d’origine inconnue s’étendent à la surface du globe et semblent former une sorte de bulle autour de la Terre.

Laissé pour mort dans son égout, César a pour délicieuse surprise de voir les nuées s’attacher à son corps et gommer ses blessures censées être mortelles.

Persuadé d’être protégé par le dieu Exu du Candomblé, César renait l’esprit plus conquérant que jamais et prend la tête du mouvement d’insurrection des favelas.

Désorganisée et submergée, l’armée finit par reculer et plier, laissant la voie libre à César qui devient le nouvel homme fort de São Paulo, en prenant place dans le Centro de la ville et ses quartiers chics, qui lui étaient jadis inaccessibles.

De son coté, l’esprit de Chloé est pénétré par une intelligence extra terrestre qui dormait dans le manteau terrestre.

A son corps défendant, l’ingénieur devient la Messagère le point de liaison entre les extra terrestres ayant lancé le mouvement des Nuées et les populations terrestres.

Elle comprend que des entités supérieures aussi vieilles que l’Univers ont décidé de continuer leur mouvement d’Expansion et de gommer l’espèce humaine qui les a dérangé en venant titiller le lieu ou elles attendait patiemment : le manteau de la couche terrestre.

L’Expansion passe donc par l’Involution, c’est-à-dire l’élimination de l’humanité en modifiant le rayonnement cosmique ce qui va provoquer d’horribles mutations et cancers.

Le processus de l’Involution est inexorable et constituera un prélude à l’arrivée dans plusieurs années des Initiateurs, extra terrestres à l’origine de l’Expansion.

Face à cette fin programmée, une fois la seule tentative de riposte des États-Unis anéantie ainsi qu’une bonne partie du pays, tandis que la Chine, la Corée et la Russie s‘enfoncent dans une guerre nucléaire absurde, la résignation gagne les Brésiliens, dont certains décident de vivre cloitrés chez eux et d’autres sortent en plein air, acceptant leur destin.

Rebaptisé Seigneur Exu, César traite avec Sébastian, le seul capable de maintenir un réseau de communication local en raison de l’aspect câblé de Globo et non satellitaire.

Les deux hommes deviennent les Seigneurs incontestés de ce pays en déliquescence.

Angie fausse compagnie à son père pour revenir chez sa mère à Santos, récupérant une fine couche de particules grises la protégeant des radiations, tandis que par un cruel renversement de circonstances, la peau abandonne César, qui meurt en comprenant qu’il n’était pas protégé par les Orishas.

Se sachant lui aussi condamné, Sébastian charge Globo de stocker la somme des connaissances humains sur ses serveurs afin que des traces de la civilisation humaine perdure après son extinction.

Vincent rejoint Chloé au service des extra-terrestres, gagnant ainsi une nouvelle et inespérée vie dans l’attente de la fin…

En conclusion, « Involution » est un court roman, original et inventif qui propose une nouvelle version de l’Apocalypse, ayant pour cadre symbolique un São Paulo luxuriant ultra modernisé, s’écroulant rapidement une fois ses moyens de communications anéantis par une force naturelle supérieure.

Difficile de s’attacher aux personnages, dont la psychologie reste plus que sommaire mais là ne réside pas le principal intérêt de « Involution » qui table plutôt sur une approche scientifique assez réaliste de la disparition de l’Homme, vu comme une singularité temporaire au sein d’un mouvement plus vaste d’Expansion cosmique.

Roman à la fois coloré, plaisant et profond, « Involution » surprend et séduit tout en laissant un arrière gout de malaise car décrivant la fin de ce que nous connaissons tous : notre civilisation.

Ce pessimisme finalement bien français demeure un des aspects les moins attractifs du roman à mes yeux, que je conseille néanmoins à tous les amateurs de Science fiction et du Brésil !

Involution (Johan Héliot)
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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 21:38
Marvel heroes n°6 (Brian Michael Bendis, Frank Cho, Greg Pak, Gary Frank, Frank Tieri, Carlos Ferreira, Leonardo Kirk)

Un comics nouveau avec « Marvel heroes n°6, les chasseurs ».

Sorti en 2008, ce « Marvel heroes n°6, les chasseurs » commence par une aventure épique des Vengeurs de Brian Michael Bendis (scénario) et Frank Cho (dessins) pour montrer la folle équipée de Arès à l’intérieur du corps de Tony Stark dont la partie machine a été infiltré par un redoutable avatar féminin d’Ultron.

Guidé par les connaissances scientifiques de l’Homme-fourmi, le dieu olympien réduit en format miniature affronte fièrement les défenses technologiques de l’organisme robotique d’ Ultron.

L’attaque éclair de Sentry contre Ultron vient bouleverser la donne et mettre en péril le plan de sauvetage de Stark.

Ralenti par Wonder-man puis Miss Marvel, Sentry n’arrive pas à détruire Ultron et permet à Arès d’arriver jusqu’à son unité centrale pour lui inoculer le virus salvateur.

Ultron détruit, Stark est finalement tiré d’affaires, Sentry réalise que sa femme Lindy est encore en vie ce qui apaise finalement sa colère.

Wonder-man met les choses au point avec Miss Marvel avec qui il entretient un début de relation, définissant les rôles de chacun au sein de l’équipe.

L’histoire se termine sur l’arrivée de Spider-woman avec dans ses bras une skrull habillée comme Elektra.

Place ensuite à Greg Pak (scénario) et Gary Frank (dessins) pour montrer la revanche de Hulk après la destruction de Sakaar sa planète d’adoption et la mort de sa femme Caiera enceinte.

Avec les liés en guerre (Korg, Miek, Elloe, Brood, Hiroim) ses compagnons d’armes extra-terrestres, Hulk descend sur terre et se heurte à Iron-man à New-York tandis que Hercule, Angel, Namora… qui ont pris sous leur protection le jeune génie scientifique Amadeus Cho, cherchent sans succès une terre d’accueil pour lui auprès du Prince des mers.

Amadeus qui a prit en sympathie le géant vert tente de l’amadouer mais sa rage est telle que Hercule doit s’interposer pour encaisser des coups d’une violence inouïe que seul un dieu pourrait supporter.

Dans une autre aventure dessinée par Carlos Ferreira sur un scénario de Frank Tieri, une super équipe appelée l’Escadron gamma se reconstitue dans un laboratoire de l’AIM en Amérique du Sud, avec Griffon, Prodige, Mess et Monsieur Gidéon et un Hulk gris au service du général Ryker mis sous surveillance par le S.H.I.E.L.D.

On termine par retour une variation de la destruction de Sakaar concoctée par Greg Pak sur des dessins de Leonardo Kirk, dans laquelle ce n’est pas Caiera mais Hulk qui trouve la mort, sa compagne prenant la relève de la vengeance avec les liés en guerre.

Usant de l’ancienne force au niveau maximum, Caiera reconstitue Sakaar et lance une attaque d’une puissance inouïe contre la Terre.

En manipulant le pouvoir sonore de Flèche noire réduit à l’esclavage, Caiera anéantit Sentry et le Docteur Strange et tue personnellement Iron-man et Mister Fantastic.

Les autres super héros sont rapidement balayés ou réduit en esclavage à l’aide des disques de contrôle implantés dans leur corps et vingt ans après, Caiera qui règne sur Terre avec son fils, fait ériger une immense statue à l’effigie de Hulk…

En conclusion, « Marvel heroes n°6, les chasseurs » est au final plutôt inégal et décousu.

Le plus intéressant reste sans nul doute les aventures de Hulk scénarisé par le brillant Pak, qui exploite à merveille l’univers de Planet/World War Hulk pour proposer des histoires simples mais puissantes dans lesquelles Hulk plus puissant que jamais ou sa propre femmes, reviennent ivres de vengeance ravager notre bonne vieille Terre.

Pour le reste, les Vengeurs patinent en ressassant une histoire de ce brave Ultron devenu une femme quand à l’Escadron gamma, ce spin off tournant autour du géant vert a encore tout à prouver pour se forger sa propre identité.

Un peu décevant au final tout comme le faux combat entre Hulk et un Hercule se laissant dérouiller pour la bonne cause…

Marvel heroes n°6 (Brian Michael Bendis, Frank Cho, Greg Pak, Gary Frank, Frank Tieri, Carlos Ferreira, Leonardo Kirk)
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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 19:42
Through the never (Nimrod Antal)

Malgré le déclin du heavy metal, Metallica arrive encore d’une manière ou d’une autre à faire parler de lui.

Ainsi sort en 2013, « Through the never » film documentaire de Nimrod Antal.

Basé autour d’un énorme concert de Metallica à Vancouver sur la tournée « Death magnetic », la film tisse une trame narrative montrant un jeune livreur appelé Trip (Dane Dehaan) aux faux airs de Leonardo Di Caprio jeune, qui doit quitter la salle pour acheminer un colis à travers la ville.

Après la traditionnelle introduction « The ectasy of gold » enchainé d’un « Creeping death » toujours nerveux et scandé par la foule, Trip délaisse son skate board pour prendre une camionnette hors d’âge afin de porter un espèce de jerrican rouge.

Pendant ce temps là, les musiciens jouent dans une arène circulaire, le public formant une masse compact autour d’eux.

Derrière un James Hetfield toujours plus tatoué et grisonnant mais encore en forme, Lars frappe derrière sa batterie avec ses kilos en plus et sa calvitie marquée, Robert Trujillo travaille ses abducteurs en jouant accroupi les cheveux collés par la sueur dans un exercice toujours un peu vain/ingrat, seul Kirk Hammett semble ne pas avoir bougé, avec juste quelques cheveux gris et traits marqués en plus.

Place aux muscles avec « For whom the bells tolls » et « Fuel » et son train d’enfer à mesure que Trip roule à fond de train dans le quartier d’affaires de Vancouver, étrangement vide à cette heure tardive de la nuit.

Metallica innove sur « Ride the lightning » ou d’énormes générateurs surgissant du toit envoient de véritables arcs électriques pour illustrer un morceau rare, précieux et sans concession.

Curieusement figé à un feu rouge, Trip se fait percuter par une voiture, sa camionnette bascule et le jeune homme émerge en sang et choqué sur un « One » toujours aussi émouvant et spectaculaire par son déferlement terminal de décibels.

Bonne surprise sur « The memory remains » qui fait hurler le stade en cœur sur les parties chantées de Marianne Faithfull mais les premières mesures de « Wherever I may roam » ne servent qu’à lancer la peur de Trip face à une horde d’émeutiers ravageant la ville.

Tout bascule en bagarre rangée sur « Cyanide » du dernier album, sympathique mais clairement moins fluide que le reste du répertoire.

Les flics en tenue de Robocop chargent les émeutiers masqués qui répliquent à coups de barres de fer et de cocktails Molotov.

Perdu dans ce chaos, Trip repère un mystérieux cavalier doté d’un effrayant masque à gaz, qui chasse les émeutiers pour les pendre aux lampadaire.

On monte d’un cran dans le spectacle lorsque une immense statue représentant la Justice est démolie sur « …and justice for all » morceau culte du très technique album éponyme.

Sur fond de « Master of puppets » et « Battery » traditionnelles fusées un peu usées du groupe, Trip affronte le terrible homme à cheval sur le toit d’un immeuble et parvient non seulement à échapper à la mort mais à détruire à coup de masse la terrible apparition.

Un break dans toute cette violence avec « Nothing else matters » puis une ultime confrontation avec la foule en furie après que Trip n’ait pu livrer son colis à un routier apeuré et calfeutré dans son bahut.

Face à face avec son destin et la mort, Trip s’asperge d’essence avec le jerrican, se met en flammes et fonce dans le tas sur fond de « Enter sandman ».

Bien entendu après une bagarre farouche, Trip est mis à terre et laissé pour mort avant de se dissoudre en un flux d’énergie.

Utilisant une ruse bien connue, Metallica simule un grave accidents et des blessés chez ses techniciens pour repartir d’un son plus roots en se remémorant ses années « garage ».

Un petit « Hit the lights » nerveux vient donc achever le concert avec en bonus le long instrumental « Orion » parfait hommage à Cliff Burton.

En conclusion, bien que plutôt réussi compte tenu des importants moyens déployés « Through the never » apparait un peu survendu et n’est pour moi pas grande chose de plus qu’un concert de Metallica dans une énorme salle nord américaine.

Certes le groupe a mis cette fois le paquet pour allier puissance visuelle à son habituel impact sonore, mais la trame autour du jeune chauffeur livreur sensé représenter l’archétype du jeune hard rocker et fan du groupe demeure bien faiblarde et artificielle.

A réserver donc aux éternels fans des 4 horsemen, les autres applaudiront tièdement la formidable mécanique mise en œuvre selon les préceptes du « toujours plus ».

Through the never (Nimrod Antal)
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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 11:58
Marvel icons hors série n°14, jusqu'au bout (Paul Jenkins, Paul Gulacy)

On reste dans le monde du comics avec « Marvel icons hors série n°14, jusqu’au bout » de Paul Jenkins (scénario) et Paul Gulacy (dessins).

Sorti en 2007, « Marvel icons hors série n°14, jusqu’au bout » est entièrement dédié au personnage de Penance, ex Speedball (Robbie Baldwin), seul survivant d’une terrible catastrophe ayant abouti à la mort de 600 personnes à Stamford suite à une intervention ratée des New warriors pour maitriser le redoutable criminel explosif Nitro.

Vivant comme un fugitif en cavale, Robbie se sait traqué et ne vit que dans le désir obsessionnel de retrouver Nitro détenu par le Docteur Fatalis en Latverie après que le Prince des mers lui ait remis, afin de le tuer.

Armure doté de pointes, crane rasé, boucles d’oreilles, piercings et ouvrages sur le sado masochisme, Robbie déroute par son obsession des séries de chiffres, Norman Osborn nouvel homme fort du gouvernement américain chargé de le surveiller et de découvrir ses véritables intentions.

Sous l’aspect de Penance, super héros casqué capable sous l'effet de la douleur de produire d’incroyables rafales d’énergie cinétique, Robbie profite d’une mission des Thunderbolts (Moonstone, Swordsman, Venom) pour récupérer les codes d’accès aux missiles nucléaires dérobés par Fatalis.

Devant l’urgence de la situation, Osborn fait appel à Iron-man entré au service du gouvernement après la guerre civile entre super héros.

Mais Penance montre plutôt de l’intérêt pour Robot master, un ex criminel repenti protégé par le S.H.I.E.L.D pénètre ses systèmes de sécurité, se défait de ses robots gardiens et contraint le vieux cyborg a lui fournir le moyen d’activer les codes des missiles nucléaires pointés sur la Latvérie.

Penance se rend dans le Vermont et se heurte à Wolverine qui garde la base.

Fidèle à sa réputation, le teigneux mutant griffu refuse de céder et tente même de raisonner la vengeance de son adversaire, mais la puissance électrique de Penance est telle que même Wolverine ne peut le vaincre.

Arrivés à la rescousse, les Thunderbolts trouvent une base vide et des codes non activés.

Ils comprennent alors que Penance les a berné : il ne souhaitait pas détruire la Latvérie mais s’y rendre à bord du Faucon, leur avion high tech qu’il leur a dérobé.

Mis au courant de la situation par Red Richards, Fatalis refuse les excuses des Etats-Unis et se prépare à l’affrontement sur son sol.

Devant ses hommes décimés par le pouvoir sans égal de Penance, il décide d’affronter seul la menace.

Energie pure contre technologie, Fatalis triomphe in extremis de son redoutable adversaire, mais le combat provoque une surcharge des circuits de régulation du cœur nucléaire sur lequel Fatalis travaille dans le plus grand secret.

Redoutant la crise politique et une attaque des USA, Fatalis capitule et livre Nitro à Penance en échange de son départ.

Mais Nitro, libéré reste dangereux et fait exploser Penance à sa propre demande.

De manière incroyable, Penance résiste au pouvoir de Nitro et encaisse deux terribles explosions sans dommage sérieux.

Il prend alors une revanche cruel sur le criminel, le tabassant en énumérant les noms des victimes innocentes de la catastrophe de Stamford avant de le mettre dans son armure remplie de pointes et de le faire crasher à bord du Faucon.

Nitro survit miraculeusement mais demeure atrocement blessé/mutilé.

De son coté, Robbie est récupéré en pleine mer par Wolverine et se fond dans la vie civile, l’esprit apaisé après l’annonce de la création d’un mémorial aux victimes à Stamford.

En conclusion, « Marvel icons hors série n°14, jusqu’au bout » est le récit d’une vengeance inexpugnable inscrite dans le cœur et l’âme d’un super héros, autrefois plutôt léger et amusant en tant que Speedball, mais devenu une véritable machine à détruire torturée et SM sous les traits de Penance.

Transformation et ton radicaux donc dans ce comic particulièrement sombre et violent.

Le dessin de Gulacy est impeccable, peut être un peu trop propre mais rend hommage à de spectaculaires combat mettant aux prises Wolverine, Fatalis et Nitro face au super héros vengeur…

Contemporain, sans concession, efficace à défaut d’être inoubliable.

Marvel icons hors série n°14, jusqu'au bout (Paul Jenkins, Paul Gulacy)
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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 10:45
Lost saison 5, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 5, épisodes 13 et 14 ».

Dans l’épisode 5 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Melinda Hsu Taylor et Greggory Nations, on explore de manière détaillée le passé de Miles Straum (Ken Leung), décelant enfant ses pouvoirs de communiquer avec les morts, ses relations difficiles avec un père qui l’a abandonné et Lara (Leslie Ishii) sa mère malade.

S’endurcissant par nécessité, Miles devient une sorte de consultant/chasseur de primes, qui vend ses services paranormaux contre paiement.

Il est approché par Naomi Doritt (Marsha Thomason) qui lui propose de travailler pour Widmore (Alan Dale), contre 1,6 millions d’euros avec pour mission d’embarquer sur un cargo pour les aider à débusquer Benjamin (Michael Emerson).

Malgré les pressions d’un groupe adverse qui l’enlève et tente de l’impressionner, Miles tient bon ses engagements.

Sur l’ile, Sawyer (Josh Holloway) lui demande d’effacer sur les vidéos les traces de son incartade en dehors du périmètre du camp de Dharma pour porter Benjamin aux Autres.

Mais Miles n’a pas le temps de mener son opération à terme et reçoit comme ordres de Godspeed (Doug Hutchinson) de se rendre dans un secteur interdit sous domination des Autres afin de récupérer auprès de Radzinsky (Eric Lange), le corps d’un homme nommé Alvarez.

A son retour, Miles reçoit de nouveaux ordres d’enemer le corps dans la station de ce qui deviendra la trappe, et doit subir la compagnie de Hurley (Jorge Garcia) qui l’ennuie avec ses questions sur son père et ses comparaisons avec ses facultés de parler aux morts.

Les deux hommes livrent leur macabre marchandise à la station commandée par Pierre Chang (François Chau), qui s’avère être le père de Miles !

Après un échange empli de sous entendus dans le van qui les ramènent au projet Dharma, Hurley fait dire à Chang qu’il vient d’avoir un enfant, qui s’avère être Miles lui-même…

Au camp lui-même, Sawyer doit rendre des comptes auprès de Godspeed et est contraint d’assommer Phil (Patrick Fischler), le gardien qui a compris qu’il était à l’origine de l’enlèvement de Benjamin.

De son coté, Jack (Matthew Fox), désamorce les soupçons malsains de Roger Linus (Jon Gries) contre Kate (Evangeline Lilly) qu’il juge impliquée dans l’enlèvement de son fils.

Dans l’épisode 14 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, l’action se tourne autour de Daniel Faraday (Jeremy Davies) depuis son enfance difficile en raison de son exigeante mère Eloïse Hawking (Fionnula Flanagan), qui le poussa à abandonner sa passion première du piano pour se consacrer à développer ses dons pour la physique quantique.

Elève surdoué, Daniel décroche haut la main son diplôme à Oxford sous le regard froid d’Eloïse et décroche l’aide d’un sponsor inattendu pour ses recherches sur le temps, l’industriel Charles Widmore (Alan Dale).

Après une expérience ratée qui blesse sa petite amie Theresa Spencer (Sarah Farooqui), le fait virer et affecte profondément son psychisme, Daniel à la dérive chez lui assiste à la télévision à la découverte de l’épave de l’Oceanic 815, avant d’être contacté de nouveau par Widmore qui lui révèle la supercherie et le pousse à se rendre sur l’ile des survivants, pour guérir de son mal et mener des expérimentations passionnantes permettant de vérifier ses théories sur les voyages dans le temps.

Une entrevue entre Eloïse et Widmore établit clairement leur liaison passée et sa paternité vis-à-vis de Daniel.

Revenu sur l’ile en 1977 à bord du sous marin, Daniel se montre toujours aussi anxieux et mystérieux sur ses intentions, demandant à Sawyer, Kate et Jack de le conduire à ce qui sera la future base de l’Orchidée afin de contrer l’explosion électro magnétique qui aboutira à la création de l’infernal mécanisme du bouton afin de juguler cette énergie surpuissante.

Sous stress depuis l’enlèvement de Phil, séquestré dans un placard, Sawyer comprend qu’il leur faut quitter le camp Dharma et revenir à la clandestinité.

Jack, Kate et Daniel tentent une sortie, armés et échange des coups de feu avec Minkowski et ses hommes, pour finalement réussir à sortir du camp en force.

Furieux, Minkowski se rue chez Sawyer pour exiger son aide mais comprend la trahison de son chef lorsqu’il découvre Phil pieds et poings liés dans le placard.

Sawyer, Juliet et Miles se trouvent immédiatement mis en joue…

Fidèle à son idée première, Daniel se rue sur le camps des Hostiles afin de retrouver celle qui sera sa mère pour qu’elle lui dise ou se trouve la bombe à hydrogène capable de contrer l’explosion électromagnétique.

Il met en joue le chef des Hostiles, Richard Alpert (Nestor Carbonell) mais est tué par sa mère (Alice Evans).

Avant de mourir, Daniel réalise que sa mère savait qu’il mourrait sur l’ile et qu’elle l’a donc envoyé sciemment à sa perte.

En conclusion, « Lost saison 5, épisodes 13 et 14 » met en lumière deux personnages secondaires, Miles et Daniel, dont le spectateur découvre peu à peu les histoires personnelles.

La notion de filiation joue ici beaucoup avec toutes les blessures psychiques qui en découlent lorsque le père est absent.

Des explications rationnelles sont également avancées pour enfin comprendre l’origine du crash initial, une explosion électro magnétique provoquée par une défaillance de Desmond pour appuyer sur le bouton régulant la puissance de l’ile via une installation crée par les scientifiques de Dharma, le professeur Chang en tête.

Enfin avec la chute de Sawyer, vient la perte du statut amélioré des survivants qui vivaient dans un confort appréciable dans le camps de Dharma, tandis que les Hostiles vivaient eux dans des tentes…

On attend avec impatience la fin de la saison 5.

Lost saison 5, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 19:53
Kick ass 2 (Jeff Wadlow)

En 2013, sort « Kick ass 2 » de Jeff Wadlow soit trois ans après le premier succès de Matthew Vaughn.

On retrouve ici le toujours jeune Dave Lisewsky (Aaron Taylor Johnson), au physique particulièrement étoffé (merci les stéroïdes fournis aux jeunes acteurs), qui en l’absence de coéquipier digne de ce nom a raccroché son costume de justicier au rabais pour mener une vie d’étudiant plus rangée.

Mais Dave ignore que son exemple a crée des émules à New-York et que bon nombre d’adolescents se rêvent aussi en justiciers des rues tel le pittoresque Dr Gravity (Donald Faison), qui l’approche par le biais des réseaux sociaux.

Après une sévère baston de rue ou Gravity et sa fausse batte anti gravité sauve la mise à un Kick ass en fâcheuse posture face à deux voyous déterminés, les deux garçons sympathisent…

Mais Dave rêve de faire équipe avec Mindy Mc Ready alias Hit-girl (Choe Moretz), collégienne de 15 ans qui sèche les courts pour s’entrainer sans relâche dans un local aménagé afin de perpétrer l’exemple de son père Big daddy (Nicolas Cage) tué en pleine action.

A force de persévérance, Dave parvient à décrocher une période de formation avec la jeune tigresse et encaisse de sévères raclées tant la maitrise des sports de combat de sa partenaire est impressionnante.

Malgré cet entrainement sérieux, Dave se fait tout de même copieusement frapper dans une ruelle par quatre voleurs armés de couteaux et barres de fer.

Hit-girl doit alors intervenir, blessant au pied un des voleurs et mettant en fuite les deux autres, mais cet incident attire l’attention de son tuteur l’inspecteur Marcus Williams (Morris Chestnut) qui la prend en flagrant délit de séchage de cours.

La riposte est terrible et Mindy est obligée de remiser son costume de Hit-girl au vestiaire et retourner au collège subir les pires vexations des filles de son âge emmenées par la redoutable pimbèche Katie Deauxema (Lyndsy Fonseca).

Tandis que Mindy subit vexations sur vexations, Chris d’Amico (Christopher Mintz-Plasse) le fils de d’Amico (Mark Strong) tué au cours d’un combat face à Kick ass, tue sa mère, hérite de toute son immense fortune et décide de se venger en embrassant la carrière de super criminel sous le nom de Mother fucker.

Flanqué de son fidèle Javier (John Leguizamo), Chris emprunte les costumes de maitresse sado maso de sa mère, se tourne la tête après le braquage d’une épicerie.

Usant de son argent, le Mother fucker embauche des champions de free fight comme Chuck Liddell pour s’endurcir et constitue une véritable équipe de super criminels composée de Tumeur (Andy Nyman) un petit bagarreur teigneux, Mother Russia (Olga Kurkulina) catcheuse russe au physique de Dolph Lundgren, Black death (Daniel Kaluuya) l’un de ses sparrings partner habillé en ridicule Predator et Genghis carnage (Tom Wu) un ex mafieux asiatique.
De son coté, Kick-ass ne reste pas inactif et pallie l’absence de Hit-girl en rejoignant par l’intermédiaire de Dr Gravity une autre équipe de super héros : Justice for ever.

Dirigée par Stars and stripes (Jim Carrey), un vieux colonel bourru armé d’un berger allemand nommé Eisenhower, l’équipe intègre la sexy Night bitch (Lindy Booth), Battle guy (Clark Duke) un ridicule joufflu ersatz en plastique de Captain america, un couple inspiré par la disparition de leur fils, Mr (Steven Mackintosh) et Mrs Tommy (Monica Dolan) et Insect man (Robert Ems) un homosexuel révolté.

Ensemble, Justice for ever fait parler d’elle après une spectaculaire descente chez des mafieux asiatiques trafiquants de jeunes femmes.

L’opération est une réussite en raison de la maitrise de Stars and stripes, la férocité de son chien qui mord férocement les testicules du patron pour le faire plier.

Mais Stars and stripes ne jouit pas longtemps de son triomphe puisque Mother fucker et sa bande le prennent par surprise, le tuant et le décapitant après avoir saccagé le QG de Justice for ever.

Mother fucker ne s’arrête pas là, découvre la double identité de Night bitch devenue la petite copine de Kick ass, la traque chez elle et l’envoie à l’hôpital.

A cette occasion Mother Russia révèle toute l’étendue de sa dangerosité en tuant/blessant à elle seule dix policiers dans une scène de massacre délirante.

La réaction de la police est terrible et conduit à l’arrestation de Mr Lisewsky (Garret M Brown), pris à tort pour Kick-ass.

Toujours plus vicieux, Mother fucker aidé par Ass kicker un super héros refoulé de Justice for ever, envoie deux tueurs liquider le vieil homme en prison pour faire souffrir son ennemi juré.

Aidé de Hit girl, qui a réussit à reprendre le dessus sur ses tourmenteuses du collège et des autres membres de Justice for ever, Kick-ass capture la Tumeur qui lui livre l’adresse de son patron et débarque dans le club de Mother fucker ou se trouve une armée du crime prête à mettre à sac New-York.

Le combat est âpre et confus mais Hit-girl parvient à vaincre le monolithe Mother Russia en s’injectant un shoot d’adrénaline pur tandis que Kick-ass domine Mother fucker qui tombe dans une cuve pour être dévoré par son propre requin.

Sans leur leader, les autres criminels ne tardent pas à capituler ou s’enfuir…

Apaisé, Kick-ass renonce pourtant à sa carrière de justicier masqué qui a couté trop de vies humaines autour de lui, dont celle, précieuse de son père qui désapprouvait ce mode de vie coupé des réalités.

En conclusion, encore plus déjanté que le premier volume, « Kick ass n°2 » surprend par son ton délirant et parodique du monde de ces super héros au rabais, ayant pour seuls arguments des costumes ridicules, une vague expérience du combat de rue et des armes non létales à peine améliorées.

Le coté trash du premier opus est certes présent, avec son haut degré de violence mais est contre balancé par le cabotinage d’acteurs lâchés en roue libre.

A la fois, divertissant, fun, ambigu et hardcore, « Kick-ass 2 » se nourrit de ses propres ambigüités pour se démarquer franchement des productions habituelles de super héros.

Et si le second opus sans Nicolas Cage mais avec Jim Carrey avait suffi a inverser la première (mauvaise) impression du premier ? Dommage que le succès commercial n'ait pas été à la hauteur.

Kick ass 2 (Jeff Wadlow)
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 21:42
Lost saison 5, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 5, épisodes 11 et 12 ».

L’épisode 11 réalisé par Bobby Roth sur un scénario du duo magique Carlton Cuse et Damon Lindelof commence par une histoire de femmes entre Kate (Evangeline Lilly) et Cassidy Phillipps (Kim Dickens), lorsque cette Kate approche l’ex compagne de Sawyer (Josh Holloway) pour lui confier une belle somme d’argent afin d’élever le fils qu’elle a eu avec lui.

Mais la réaction de Cassidy est plutôt la colère vis-à-vis de son ex compagnon qu’elle accuse de lâcheté et de tromperie.

Ayant accomplie sa mission, Kate confie Aaron à Carol Littleton (Susan Duerden) avant de décider de retourner sur l’ile pour retrouver Claire Emilie de Ravin) la véritable mère de l’enfant.

Sur l’ile, le jeune Benjamin Linus (Sterling Beaumont) est ramené d’urgence au camp de Dharma pour subir une opération afin de tenter de le sauver mais Juliet (Elisabeth Mitchell) se déclarant incompétente réclame l’aide de Jack (Matthew Fox) qui refuse obstinément d’aider celui qui deviendra le futur plus grand criminel de l’ile.

Devant le caractère désespéré de la situation, Sawyer accompagné de Kate qui a donné son sang pour sauver Ben, décident de le confier à Richard Alpert (David Carbonell) le leader des Autres afin de sauver sa vie.

L’épisode 12 arrive alors très vite sous la réalisation Stephen Williams et un scenario de de Brian K. Vaughan et Elizabeth Sarnoff et montre un Locke (Terry O ‘Quinn) jouant sur l’effet de surprise de sa résurrection pour prendre le dessus sur un Benjamin (Michael Emerson) choqué par le coup de rame de Sun (Kim Yoon-jin).

Déterminé, le leader chauve désire trainer l’ex chef des Autres devant le monstre de l’ile pour le juger pour ses crimes.

Fidèle à son tempérament manipulateur, Benjamin essaye de manipuler Caesar (Saïd Taghmaoui) et ses amis pour se faire passer pour la victime d’un fou dangereux mais contre toute attente le tue lorsqu’il essaie d’empêcher Locke de l’emmener au temple.

La malheureux Frank Lapidus (Jeff Fahey) qui préfère rationnellement revenir à la plage pour appeler les secours, paye cher son sursaut de rationalité puisqu’il est sèchement battu par Ilana (Zuleikha Robinson) dont les intentions s’avèrent de moins en moins pacifiques.

Le trio constitué avec Sun se rend dans un temple, utilise un passage sous terrain pour accéder à une galerie dans laquelle Ben se retrouve seul face à son destin.

L’examen de la conscience de Ben fait plonger dans le passé, ou on le voit essayer de tuer Penny (Sonya Walger) la fille de son ennemi Charles Widmore (Alan Dale) en représailles à la mort d’Alex (Tania Raymonde) sous les balles de ses mercenaires.

Mais la tactique échoue, Desmond (Henry Ian Cusick) s’interpose et malgré une balle dans le corps, profite d’une hésitation de Ben face au fils de Penny présent sur leur bateau ou ils vivent, pour se ruer sur lui et le tabasser sauvagement avant de le jeter à l’eau.

Si le monstre laisse étrangement Ben en vie après lui avoir ordonné sous les traits d’Alex d’obéir aveuglément à Locke, un dernier flash back montre le fort antagoniste entre les deux leaders des Autres, lorsque dans les années 80, Benjamin désobéit à son rival en sauvant Alex après avoir tué Danielle (Mira Furlan), puis le fait bannir dans de l’ile pour avoir eu un enfant avec une étrangère.

En conclusion, « Lost saison 5, épisodes 11 et 12 » tient toutes ses promesses et se montre particulièrement haletant, révélant encore plus le passé tortueux de Ben, sa rivalité mortelle avec Widmore, se soldant par une vendetta impitoyable entre les deux leaders des Autres.

Le moment du jugement de l’ex leader des Autres, constitue un des passages les plus intenses de la série, avec un franc basculement dans le surnaturel issu des évolutions de cette créature divine constituée de fumée noire décidant sur des critères inaccessibles, si les hommes sont dignes ou non de vivre.

On se régale des multiples rebondissements et du rôle joué par des personnages en apparence secondaires, mais pouvant à tout moment jouer un rôle plus important : Ilana, Lapidus, Godspeed (Doug Hutchinson)…

La suite, tout de suite ?

Lost saison 5, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 09:27
 Marvel heroes hors série n°1, Submariner (Matt Cherniss,Peter Johnson, Phil Briones)

Impossible de sortir réellement de l’univers comics cet été, aussi voici « Marvel heroes hors série n°1, Submariner » de Matt Cherniss/Peter Johnson (scénario) et Phil Briones (dessins).

Sorti en 2008, cet hors série assez alléchant montrant un Namor au physique de nageur athlétique regagner son royaume sous marin sur fond de ville en flammes, se place dans le cadre d’une violente attaque terroriste sur le sol américain dans laquelle on péri 900 personnes.

Chargé de l’enquête en sa qualité d’agent gouvernemental post Civil war, Iron-man ne tarde pas à trouver des preuves de l’implication d’Atlantes dans l’attentat et ne tarde pas à contacter son vieil ami/ennemi, Namor qui provoque une réunion de crise dans son royaume sous marin d’Atlantis.

Le souverain qui détient toujours le criminel Nitro, dont le pouvoir explosif a déjà permis de dommages équivalent, comprend qu’un complot d’Atlantes dissident à vu le jour et qu’une des cellules infiltrés aux Etats-Unis qu’il a soigneusement mise en place s’est rebellée contre son autorité.

Pire, Namor déjoue un attentat en tuant Timoran, membre de son entourage proche, qui adhérait à des idées beaucoup plus radicales que lui vis-à-vis de la politique à adopter vis-à-vis du monde de la surface.

Poussé par les généraux, Iron-man déploie une petite armée sous marine du S.H.I.E.L.D pour menacer Atlantis ce qui obliger Namor a charger son ami le général Argos tandis qu’il tente (et réussit) une percée vers le monde de la surface après avoir écarté sans ménagement son rival en armure, réputé inférieur sous l’eau.

Cet échec force les généreux à employer Venom comme tueur gouvernemental afin de traquer et tuer Namor qui se rend chez les X-men pour bénéficier des pouvoirs télépathiques de Charles Xavier afin de localiser la cellule terroriste.

Il se heurte dans sa quête à Wolverine, garde du corps du professeur X, qui défend avec acharnement le mentor dans un combat aussi âpre que spectaculaire dans lequel la puissance physique écrasante et la relative invulnérabilité du Prince des mer finissent par faire la différence face au teigneux mutant griffu.

Une fois parvenu à ses fins, Namor localise les terroristes à Seattle et s’y rend immédiatement après avoir détruit aisément au passage deux robots sentinelles qui tentaient de l’arrêter.

Il est ralenti entre temps par Venom qui utilise un pistolet à nano technologie pour infecter le système respiratoire de son adversaire et le paralyser.

A terre et vulnérable, Namor est une proie facile pour le monstre colossal et effrayant qui le torture et le mutile en lui arrachant une partie de ses ailes.

Alors qu’on pense qu’il va être tué, Namor se ressaisit, son métabolisme atlante permettant de surmonter les effets de l’arme, détruit le pistolet puis écrase Venom en lui rendant la pareille en arrachant sa langue.

Blessé et soigné par Jane Richard des 4 Fantastiques, Namor parvient finalement à reprendre difficilement son vol pour Seattle, ou la cellule terroriste atlante continue ses actions en installant un système privant d’air les employés d’un building.

Alors qu’a Atlantis, Argos et ses hommes, en sous effectif défendent désespérément la souveraineté de Namor face aux rebelles menés par Zoran, Namor tombe finalement sur le trio de terroristes mené par son fils Kamar, rendu fou par le fait qu’il ne l’ait jamais reconnu.

Namor est contraint de lutter face à ses Atlantes aux pouvoirs étendus, tuant Arath, capable d’absorber le pouvoir des autres ce qui lui a permis de raser la ville du Dakota en prenant celui de Nitro puis assommant un autre Atlante à la force surhumaine.

Après avoir raisonné Kamar et démantelé la cellule, Namor peut donc revenir à Atlantis secourir ses hommes, tuer Zoran et restaurer ainsi son indiscutable pouvoir de roi.

Mais cet évènement pousse Namor à de profondes réflexions sur l’avenir de son peuple.

Lassé de devoir se justifier et de songer à se protéger face à une attaque imminente du S.H.I.E.L.D, Namor prend la décision radicale de déclencher un exode à travers des tunnels sous marins, afin de s’intégrer au monde de la surface afin de passer inaperçu et d’éviter les persécutions.

Cette décision incroyable aboutit à la destruction d’Atlantis en mettant le pouvoir de Nitro en surrégime avec Kamar enchainé au trône, sensé symbolisé la mort du Prince des mers.

L’histoire s’arrête après la destruction d’Atlantis, alors que Namor rejoint la Latvérie ou Fatalis en personne l’accueille à bras ouverts et que Iron-man appuyé par la science de Mr Fantastic, réalise que le Prince des mers n’est pas mort, mais en fuite comme tout son peuple…

En conclusion, Marvel heroes hors série n°1, Submariner » est une superbe aventure excitante et inventive, magnifiquement maitrisée de A à Z par Cherniss et Johnson.

On y découvre un Prince des mers fidèle à lui-même, personnage ambigu plus proche du despote éclairé à tendance tyrannique sous pression, que du gentil héros made in USA.

Soucieux de ses responsabilités de dirigeant, Namor prend toutes les mesures pour faire la lumière sur les accusations de terrorisme contre lui, rétablir l’ordre en écrasant une rébellion, châtiant les sévèrement les traitres, mais surtout proposant une nouvelle et radicale orientation du mode de vie des Atlantes en provoquant un exode vers la surface.

On trouve donc en Namor la dimension d’un leader, d’un homme politique capable de cynisme lorsqu’il manipule Nitro et exécute froidement son propre fils pour servir ses intérêts propres.

Lorsqu’en plus de ce scénario brillant, les auteurs nous servent plusieurs matchs spectaculaires face à Wolverine, Venom, quelques Atlantes surboostés et un Iron-man en petite forme et que le style puissant, élégant et coloré de Briones est de la partie, le lecteur ne peut que crier à la perfection !

De là à prendre un abonnement à la piscine municipale pour se sculpter un corps d’homme poisson digne de Florent Manaudou ?

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 09:39
Les puissances de l'invisible, tome un (Tim Powers)

On a tous dans nos bibliothèques des livres qui trainent depuis de nombreuses années, qu’on a jamais lu et qu’on retrouve périodiquement avec un certain agacement.

C’est dans cette logique que j’ai lu au bout de dix ans « Les puissances de l’invisible, tome 1 » de Tim Powers.

Sorti en 2003, Les puissances de l’invisible, tome 1 » contient toutes les caractéristiques du roman d’espionnage d’époque (Seconde guerre mondiale) avec une intrigue mystérieuse et tortueuse à souhait.

On comprend qu’Andrew Hale un agent secret anglais du SIS responsable d’un raté retentissant en 1948 sur le mont Ararat (Arménie) qui causa la mort de plusieurs hommes est recontacté à Londres dans les années 60 par son ancien chef, James Théodora qui lui demande retourner sur place poursuivre le mystérieux projet Declare qui tourne autour d’une opération d’infiltration afin d’étendre l’influence anglais au Moyen-Orient.

Né en Palestine, Hale devra faire équipe avec Kim Philby un ex agent double soviétique retourné par les Britanniques.

L’histoire oscille donc entre présent en 1963 et passé en 1943, ou on découvre le processus d’enrôlement du jeune Hale au sein du SIS avec comme première mission secrète l’infiltration des groupes communistes à Paris via Elena Teresa Ceniga, une jeune espagnole fervente membre du NKVD de l’URSS.

Dans un Paris occupé par l’Allemagne nazi, le couple vit dans la clandestinité sur l’ile de la Cité et Hale apprend à transmettre des messages cryptés vers les services russes, avec la peur au ventre d’être repéré par les agents de l‘Abwehr, ce qui finit par arriver assez vite.

Paniqué, Hale qui est finalement tombé amoureux d’Elena, se résout finalement à se séparer d’elle et à quitter Paris sous la fausse identité d’un Suisse.

Après avoir rencontré le français Claude Cassagnac un ami d’Elena qui les aide dans leur cavale à Paris, Hale se laisse arrêter au Portugal et remettre aux autorités britanniques, auxquelles il refuse obstinément de livrer sa couverture, obéissant ainsi à des consignes strictes de sa hiérarchie.

Une fois passé l’épreuve des interrogatoires menés par Kim Philby, Hale est détenu quelques temps puis finalement relâché sur ordre de Théodora.

Le SIS estime qu’il a fait ses preuves lors de cette première mission et le charge de continuer

En 1963, Hale rencontre au Koweit Salim Ben Jawali, son contact local avec qui il avait travaillé pendant l’opération Declare, qui lui permet de rencontrer Ismaël un vieux russe du KGB qui espère le retourner au profit de son organisation.

Ensemble les trois hommes vont dans le désert à Ain al Abd, guidés des tribus bédouines locales.

Ils trouvent un mystérieux site perdu au milieu de rien, ou semble vivre un djinn, créature surnaturelle vivant dans une mare.

Au contact du djinn, Hale fait preuve d’une expérience étonnante, s’appuyant sur une ankh, croix égyptienne lui offrant un certain respect voir contrôle de la créature qui terrifie les autres humains.

Mais l’irruption de soldats russes alertés par Ismaël change la donne et oblige le groupe à la fuite, laissant Ben Jawali et Ismaël morts sur place.

Hale parvient à s’enfuir en profitant d’un hélicoptère de passage, est évacué au Liban ou il est pris en charge par Mammalian, un correspondant local du SIS, est troublé par la brève rencontre d’Elena dans un bar de Beyrouth.

La dernière partie du récit se déroule dans le Berlin de 1945, ou Hale en mission de reconnaissance dans une ville étrange divisée en zones d’influences occidentales et russes, retrouve près de la porte de Brandebourg, Elena et Cassagnac en fâcheuse posture, car agressés par des soldats russes.

Hale intervient, fait pour la première fois usage de son arme, et le trio poursuivi par les soldats ne doit son salut qu’à l’apparition d’un monstrueux djinn constitué d’une colonne de gaz, qui met en fuite leurs assaillants et finit par se plier également au pouvoir du jeune anglais exercé par le biais de sa croix égyptienne.

Après cette mésaventure ou Elena a épousé de manière rocambolesque Andrew dans le navire dans lequel il avait trouvé refuge pour échapper à une situation désespérée, lui révèle qu’elle a quitté le NKVD pour rejoindre la DGSS aux cotés de Cassagnac.

Hale est tenté d’accepter la proposition de sa chère et tendre de les rejoindre mais refuse in extremis, préférant rester fidèle au SIS.

Lors de son rapport à Théodora, Hale a la grande surprise de constater que son supérieur n’est aucunement étonné des manifestations surnaturelles auxquelles il a pu assister.

En conclusion, présenté comme un équivalent à « L‘échiquier du mal », le chef d’œuvre de Dan Simmons, « Les puissances de l’invisible, tome 1 » m’a plutôt déçu.

Très emberlificotée, l’histoire est difficile à suivre et le lecteur a vite fait de s’engluer dans méandres des services d’espionnages de la Seconde guerre mondiale et de la Guerre froide, ou tout le monde pouvait trahir tout le monde et se retourner à loisir pour créer des situations aussi inextricables que dangereuses.

Malgré donc un processus narratif laborieux et très évasif, « Les puissances de l’invisible, tome 1 » a pour lui son ambiance « orientale » exotique, la multiplicité de ses lieux d’action (France, Angleterre, Allemagne, Koweït) ce qui suffit pas à le rendre à mes yeux suffisamment intéressant.
Comble, du comble, l’aspect surnaturel du roman est à peine esquissé, s’étalant timidement sur quelques pages seulement, également très allusives.

Difficile donc de m’emballer pour ce « Les puissances de l’invisible, tome 1 » , trop lent et timoré à mes yeux, qui a je le pense bien fait de rester moisir dix ans dans ma bibliothèque !

Les puissances de l'invisible, tome un (Tim Powers)
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