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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 23:18
La guerre Iran Irak, première guerre du Golfe 1980-1988 (Pierre Razoux)

Lorsque j’avais une dizaine d’années, mon meilleur ami était Iranien et s’appelait Sina.

Sans que je comprenne un jour pourquoi, cet ami m’a été arraché et a du rentrer en Iran en plein milieu de la guerre contre l’Irak.

Sina m’a ensuite écrit une belle lettre ou il me parlait des bombardements, je lui ai répondu mais n’ai jamais eu de réponse en retour.

Cet épisode m’a marqué étant enfant aussi est-ce avec le plus grand intérêt que je vais maintenant chroniquer « La guerre Iran Irak, première guerre du Golfe 1980-1988 » de l’historien Pierre Razoux.

Cet ouvrage imposant de plus de 500 pages publié en 2013 se propose de décortiquer les origines du conflits, les différentes forces agissant pour soutenir les deux camps, les étapes de la guerre et les répercussions sur le monde quelles soient politiques ou économiques.

Comme souvent on trouve à l’origine du conflit un litige territorial, des territoires comme le Khouzistan arabophone, zone marécageuse pétrolifère séparée des deux camps par le fleuve Chatt el Arab avec du coté irakien Bassora et du coté iranien Abadan.

Saddam Hussein déjà président de l’Irak, qu’il dirige d’une main de fer en éliminant ses opposants et terrorisant son propre camp, parait à l’origine du conflit et profite de la chute du chah d’Iran, renversé par la dictature islamique de l’ayatollah Ruhollah Khomeiny pour attaquer un régime qu’il estime affaibli car miné par des conflits intérieurs et incapable de résister à une offensive musclée.

Bien qu’ambitieux, Saddam Hussein sait qu’il n’a pas les moyens de contrôler un pays aussi vaste et peuplé que l’Iran, c’est pour ceci qu’il déclenche en 1980 une guerre qu’il espère courte et décisive.

Du coté irakien, on mise sur du matériel soviétique de qualité moyenne mais en quantité impressionnante assurant une domination des forces terrestres avec chars T-55, T-62 et canons, tandis que les Iraniens resteront supérieurs au niveau aérien en profitant de la supériorité technologiques des avions américains Phantom, Tomcat des hélicoptères Cobra achetés par le chah, mais également d’un point de vue maritime avec des vedettes rapides et quelques frégates, alors que leurs rivaux ne disposent au mieux que de patrouilleurs.

Echaudé par les quelques revers essuyés par ses MiG et Su, Saddam Hussein comprend vite qu’il ne pourra pas compter sur une maitrise écrasante des airs et lance une offensive terrestre lui permettant d’effectuer une percée jusqu’à la ville de Khorramchahr.

Se pensant arrivé au but, il stoppe devant la résistance iranienne son offensive et entreprend des négociations qu’il espère en sa faveur avec l’Iran.


Mais l’effet obtenu est alors tout opposé, le pays agressé fait bloc, exige le départ de Saddam, des réparations pour les dommages, un référendum pour le Kurdistan.

Fanatisé par les mollahs et par la défense de son territoire, l’Iran fait bloc, exhumant la fierté perse contre l’envahisseur arabe.

Khomeiny qui fait office de guide spirituel se tenant en retrait de la vie politique, dirige en réalité dans les principaux dirigeants que sont les ayatollahs Akbar Hashemi Rafsandjani et Ali Khamenei, le premier nommé se révélant être un chef de guerre charismatique et le second plus religieux introverti que homme d’action.

Ensemble, les trois hommes créent des unités de pasdarans, composés de jeunes garçons fanatisés par la religion, combattant aux cotés de l’armée régulière, plus entrainée et mieux armée.

Ces pasdarans seront envoyés pour se sacrifier en des charges suicidaires afin de submerger les positions irakiennes.

Du coté géopolitique mondial, engoncés dans une logique de Guerre froide, les autres pays s’alignent non sans duplicité sur l’un ou l’autre camps dans cette région vitale pour leurs économies.

Partenaire historique de l’Irak, l’URSS continuera ses livraisons d’armes tout en tentant quelques rapprochement de circonstances avec l’Iran à la fin du conflit pour contrer leurs rivaux américains, conserver une influence au Moyen-Orient et aider les Iraniens à développer leur programme nucléaire.

Les Etats-Unis afficheront tout d’abord une neutralité de bon aloi avant devant l’intransigeance doctrinale de l’Iran à leur égard, de devoir intervenir eux-mêmes militairement pour libérer le détroit d’Ormuz.

La France comme la Chine et la plupart des autres pays, soutiendra massivement l’Irak en livrant de puissants chasseurs Mirage et Super étendard, et en soutenant le programme nucléaire irakien en fournissant l’assistance technique à la construction de la centrale nucléaire d’Osirak, avant que celle-ci ne soit détruite par l'armée israélienne en 1981.

Du coté des puissances locales, le Koweït souffrira de son encombrant voisin irakien, tandis que l’Arabie Saoudite bien que craignant l’ambition de Saddam Hussein, choisira l’Irak contre son vieux rival chiite.

La Syrie, rivale de l’Irak se rangera aux cotés de l’Iran tout comme la Libye du colonel Kadhafi ennemi personnel de Saddam, mais on retiendra surtout le rôle de la Turquie qui achètera la quasi-totalité du pétrole iranien et une bonne partie du pétrole irakien, profitant d’une occasion inespérée de s’enrichir et de préserver sa neutralité.

L’Iran comptera aussi un allié inattendu, Israël qui livrera dans le plus secret également des armes pour combattre la menace irakienne jugée beaucoup plus proche et menaçante.

Au total, durant les huit années de guerre, la plupart des grandes industries militaires du monde décrochèrent des contrats mirifiques en venant des armes, matériels et munitions souvent indistinctement aux deux camps, allant même jusqu’à violer par appât du gain les traités internationaux ratifiés par leur pays avec au passage de retentissants scandales impliquant des personnages politiques ou militaires de très haut rang.

Nourri d’un fort sentiment de revanche et galvanisés par leurs leaders, les Iraniens mobilisent leurs troupes pour résister, bloquer l’avancée irakienne à Abadan, puis ensuite contre attaquer en 1981 en ouvrant un nouveau front Kurdistan ou les peshmergas pro iraniens du PDKI prennent les armes contre les Irakiens.

L’Irak est obligé de déplacer des troupes dans une région montagneuse et difficile d’accès et ouvre ainsi une possibilité de contre attaque exploités par les vagues de fantassins pasdarans qui appuyés de chars parviennent à refouler les soldats irakiens à Suze puis au Khouzistan en 1982 avec la reprise symbolique de Khorramchahr, réputé entre un Stalingrad perse en raison de la violence des combat rue par rue.

Encouragés par leurs victoires, Khomeiny et Rafsandjani refusent toute tentative de médiation et lancent ensuite une énorme attaque sur une ligne étendue entre Bassora et Kirkouk afin de frapper l’Irak au cœur de son économie.

Malgré de sanglants combats, l’armée irakienne appuyée par son aviation et l’emploi pour la première fois d’armes chimiques (gaz moutarde ou neurotoxique de type sarin) parvient à stopper l’invasion.

La poussée iranienne continue en 1983 grignotant un peu de territoire aux Irakiens aux prix d’énormes pertes humaines.

Même si Saddam Hussein bénéficie d’un machine cryptographique lui permettant de prévoir les grands mouvements de l’armée régulière en interceptant ses communications, cet avantage stratégique ne peut l’empêcher de perdre les iles Majnoun plateformes pétrolières situées dans un zone marécageuse au nord de Bassora.

Incapable de porter un coup décisif à l’Irak, l’Iran va changer de tactique et avoir recours à une stratégie d’attentats, d’enlèvements et de prises d’otages au Liban afin de faire pression sur des pays comme la France avec qui existe un contentieux depuis l’arrêt en 1979 du programme Eurodif qui devait permettre à l’Iran de développer son programme nucléaire par la livraison de trois centrales nucléaires Framatome.

Sous la présidence de François Mitterrand, les relations se tendront à l’extrême entre les deux pays chacun exerçant des pressions sur leurs ambassades et sur des échanges de prisonniers comme le terroriste Anis Nakache finalement gracié contre la libération d’otages.

Les Américains ont aussi leurs lots d’attentats et d’enlèvements, allant même jusqu’à se lancer sous Ronald Reagan dans une entreprise secrète de négociations périlleuses consistant à livrer des armes à l’Iran en échange de la libération de leurs otages.

Devant l’enlisement, Saddam Hussein change de tactique, bombardant les villes majeures comme Téhéran par avions ou missiles scud avec des résultats mitigés.

L’Iran répliquera également, frappant en retour Bagdad mais même les bombardements des raffineries pétrolières seront insuffisants pour affaiblir de manière significative l’économie de tel ou tel camp.

De son coté, le roi Fahd d’Arabie observe une stratégie efficace visant à faire chuter le cours du baril de pétrole, pour affaiblir l’économie de l’Iran.

A plusieurs reprises, l’Iran lance des offensives de grande ampleur pour faire tomber Bassora dans une zone qui entre 1985 et 1987 peut être comparée à un Verdun du Moyen-Orient par l’horreur des combats qui s’y déroulent, le sacrifice des hommes et la destruction des matériel tanks ou hélicoptères.

Après de multiples assauts et des dizaines de milliers de morts des deux cotés, l’Iran, exténuée et démoralisée, finit par renoncer et change de stratégie en utilisant le bombardement ou la dépose de mines contre les pétroliers venant se ravitailler dans le détroit d’Ormuz, ce qui entraine le franchissement d’une étape dans l’escalade avec un risque évident de dérapage à plus grande échelle.

Après l’attaque de plusieurs navires américains, les Etats-Unis sont alors contraints d’intervenir à Ormuz en 1987 et déploient d’importants moyens aéronavals avec porte-avions, destroyers, frégates et même base navale flottante dans laquelle embarquent les commandos des Seals.

Malgré un certain panache devant la disparité des forces en présence, la Marine iranienne est balayée et les structures dans lesquelles s’abritaient les poseurs de mines détruites.

Dans le chaos de l‘affrontement, un avion de ligne iranien est abattu par un croiseur ultra automatisé l’USS Vincennes, ce qui aggrave la crise diplomatique entre les deux pays et provoquera l’attentat du Lockerbie avec Kadhafi en exécutant.

Profitant de ce répit, Saddam Hussein reprend la majeure partie des territoires perdus et règle ses comptes en 1988 avec les Kurdes pro iraniens en faisant larguer des bombes chimiques sur le village rebelle de Halabja.

Sentant le vent tourner, l’Iran affaibli par la montée du cours du pétrole, les incursions américaines qui ont annihilé leur capacité d’intervention à Ormuz et par les lourdes ponctions de combattants engagés dans des combats-sacrifices face à un ennemi mieux armé et organisé, finit par céder et à ouvrir une négociation.

Malade, l’ayatollah Khomeiny en personne accepte avant de mourir de mettre son inébranlable orgueil de coté pour accepter les conditions d’un retour au status quo territorial sans exiger de réparations.

Saddam Hussein accepte de clore cette guerre qui lui a finalement échappé et commence ensuite à réfléchir au Koweït comme une proie tentante et plus facile à prendre que le coriace Iran.

En conclusion, « La guerre Iran Irak, première guerre du Golfe 1980-1988 » est un ouvrage passionnant m’ayant permis de tout comprendre ou presque de ce conflit contemporain terriblement meurtrier qui aura causé la mort de 680 000 personnes dont 500 000 Iraniens.

On est frappé de l’ampleur des combats, de la terrible ingéniosité des militaires et des ingénieurs, qui rivalisèrent de trouvailles pour utiliser leurs armements et le relief du terrain pour arriver à leurs fins.

Guerre d’usure ou le fanatisme religieux des Iraniens compensa la supériorité technologique et stratégique des Irakiens, la guerre entre l’Iran et l’Irak se distingua par son extrême violence, la puissance de son armement aérien, terrestre et à un degré moindre maritime, par le sacrifice des soldats et l’emploi d’armes chimiques.

Difficile également de ne pas être écœuré devant le cynisme des autres pays qui tout en condamnant le conflit et en s’emmêlant dans des organisations incapables d’actions (ONU, Ligue arabe ..) a profité du conflit pour faire tourner à plein régime son industrie d’armement et énergétique nucléaire et pétrolière.

Enfin, tout en nous rappelant que l’Iran bel et bien commandité des attentats à Paris et dans des TGV dans les années 80, ce magnifique ouvrage montre de manière éclatante l’antagonisme profond entre les Perses repliés dans un chiisme radical et les Arabes sunnites plus prosaïques comme l’Irak ou l’Arabie saoudite, antagoniste qui se vérifie encore aujourd’hui à la lumière des tristes conflits récent en Irak et en Syrie.

A recommander donc pour tous les passionnés d’Histoire et ceux qui comme moi voulaient comprendre ce qui était arrivé à Sina de retour dans l’Iran des années 80...

La guerre Iran Irak, première guerre du Golfe 1980-1988 (Pierre Razoux)
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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 16:05
Lost saison 3, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 3, épisodes 9 et 10 ».

Dans l’épisode 9 réalisé par Paris Barclay sur un scénario de Christina M Kim et Elisabeth Sarnoff, Juliet Burke (Elisabeth Mitchell), se trouve mise en accusation après la mort de Pickett (Michael Bowen) et l’accident qui a failli couter la vie à Benjamin (Michael Emerson).

Pris d’un remord, Jake (Matthew Fox) tente sans grand succès de mentir pour la sauver et se retrouve mis en quarantaine dans les cage à ours qui accueillaient précédemment Sawyer (Josh Holloway) et Kate (Evangeline Lilly) avant leur fuite.

Isabel (Diana Scarwid) une blonde entre deux âges semble présider ce simulacre de procès tandis que Tom (MC Gainey) prend la direction du groupe des Autres.

Revenu sur leur ile, Sawyer et Kate campent dans la jungle et laissent partir Karl (Blake Bashoff) très perturbé par sa séparation d’avec Alex (Taina Raymonde).

Ils sont chaleureusement accueilli par leurs collègues.

Sur l’autre ile, Jake tient bon et se retrouve à nouveau en position de force lorsqu’il découvre que Benjamin a une infection potentiellement mortelle après son intervention.

Il négocie donc l’acquittement et libération de Juliet mais c’est ensuite tous les Autres qui quittent l’ile, revenant sur l’ile des premiers réfugiés.

Le flashback montre de manière étonnante Jake seul en Thaïlande faisant la connaissance dans un cadre idyllique d’Achara (Bai Ling) une séduisante et mystérieuse jeune femme, qui se dit propriétaire d’un don lui permettant de voir dans les gens.

Dubitatif, Jake force Achara à le tatouer de plusieurs symboles chinois et a comme mauvaise surprise de se faire passer à tabac par plusieurs hommes de main et se faire intimer l’ordre de quitter la Thaïlande.

L’épisode 10 réalisé par Eric Laneuville sur un scénario d’Edward Kitsis et Adam Horowitz, est presque entièrement consacré à Hurley (Jorge Diaz), abandonné encore enfant par son père (Cheech Marin), puis poursuivi après son gain au loto par sa terrible malédiction qui conduit à la chute d’une météorite sur le premier magasin de fast food qu’il tente d’ouvrir, ce qui cause la mort d’une journaliste (Tricia Tanaka).

Dépité, Hurley retrouve son père après 17 ans et le soupçonne de ne revenir que pour l’argent.

Sous la pression de sa mère Carmen (Lillian Hurst), Hurley réacceuille son père et lui montre une vieille voiture qu’ils réparaient ensemble : une réconciliation semble possible.

Toujours actif, Hurley pousse son ami Charlie (Dominic Monaghan) ébranlé par la révélation de sa mort prochaine par Desmond (Henry Ian Cusick) à venir avec lui pour remettre sur pied un vieux van retrouvé dans la jungle.

Epaulés par Sawyer et Jin (Daniel Dae Kim), le duo parvient à redresser le van ayant appartenu aux Autres et garni de bières.

Refusant d’abandonner, Hurley pousse le van dans une descente prenant des risques considérables et parvient in extremis à remettre le moteur en marche, s’offrant une virée des plus agréables avec ses amis.

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 9 et 10 », marque un peu le pas par rapport aux épisodes précédents, beaucoup plus riche en événements et actions.

On se perd dans les errements de Jake en Thaïlande sans en comprendre le sens et la vie de Hurley ne parvient guère à passionner.

L’action se ralentit avec une transition amenant les Autres à quitter leur ile de travail pour revenir au plus près des naufragés.

Seul point sympathique, la virée en van, jolie parenthèse de plaisir offerte dans un climat d’angoisse et de stress.

Lost saison 3, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 10:35
John Carter (Andrew Stanton)

Paru en 2012, « John Carter » est une adaptation d’Andrew Stanton d’un roman culte de Science fiction écrit en 1917 par Edgar Rice Burroughs.

L’histoire commence par un jeune anglais du nom d’Edgar Rice Burroughs (Daryl Sabara) qui apprend la mort de son oncle John Carter (Taylor Kitsch) et le fait qu’il hérite d’un gigantesque manoir ou il découvre un vieux manuscrit laissé sur place.

Curieux, Edgar lit le manuscrit et apprend à connaitre l’histoire de son oncle, chercheur d’or du début du XX ième siècle, qui connait comme beaucoup de ses collègues des difficultés financières qui l’amènent à se faire refuser de crédit par les commerçants et en raison de son tempérament bouillant se faire incarcérer.

En prison, on découvre un homme solitaire, ex soldat à la réputation flatteuse qui refuse obstinément d’avoir encore à faire à l’armée.

Après une évasion et une course poursuite avec les soldats, Carter se réfugie dans une carrière indienne et trouve un talisman magique, qui lui fait perdre confiance et se réveille sur une planète inconnue et désertique, Mars.

Il a rapidement affaire aux populations locales, les Tharks, humanoïdes verdâtres haut de plus de deux mètres et dotés de quatre bras.

Ebloui par les étonnantes capacités physiques de Carter capable d’accomplir en raison de la faible gravité des bonds prodigieux, Tars Tarkas (William Dafoe) le chef des Tharks, capture Carter et le prend sous sa protection.

Amené au campement, Carter découvre une société guerrière et clanique ou la force sert souvent à régler les conflits.

Rebelle, Carter tient tête à ses geôliers qui le traitent comme un bête curieuse, mais est pris en compassion par Sola (Samantha Morton) a fille de Tars, qui lui fait boire un élixir le rendant capable de comprendre la langue de la planète.

Carter se lit aussi d’amitié avec une créature mélange de chien et de monstre, capable malgré sa masse de se déplacer à des vitesses surnaturelles.

La réalité de Mars le rattrape brutalement avec un affrontement dantesque entre les deux royaumes humains de la planète, dans lequel Sab Than (Dominic West) le prince rouge de Zodanga tente d’annexer sa rivale Helium.

Un combat entre navires aériens a lieu au dessus du camp des Tharks, mais Than doté d’une puissance surnaturelle lui permettant de projeter des rafales d’énergie et de décimer ses adversaires.

Personnage brutal et limité, Than semble piloté par un prêtre mystérieux Matai Shang (Mark Strong) chef d’une caste apparentée à des dieux de Mars les Therns.

N’écoutant que son courage, Carter monte à l’assaut des vaisseaux et grâce à ses étonnantes qualités physique, défait la horde de Zodanga.

Après le combat, Carter fait la connaissance de Dejah Torris (Lynn Collins), la fille du roi d’Helium, forcée par son père, d’épouser Sab Than pour préserver son royaume et en fuite.

Rebelle et scientifique de haut niveau, Dejah apprend à Carter sa situation d’exilé sur Mars.

Choqué et incrédule, Carter bénéficie en raison de ses capacités de guerrier de la clémence de Tars Tarkas qui tenant tête à son rival Tal Hajus (Thomas Haden Church), leur permet de s’enfuir du camp des Tharks, avec Sola devenue de fait une traitresse à son propre camp.

Chevauchant des pachydermes étonnamment véloces, le trio se fait guider par Sola dans un monde désertique et parfois hostile.

Après avoir pénétré dans un temple sacré qui se révèle sous l’action du médaillon en réalité une machinerie d‘une infinie complexité, Dejah et Carter comprennent qu’un double de Carter a peut être été crée pour être envoyé sur Mars mais attaqués par les Warhoons, une tribu similaire aux Taraks commandée par Shang.

Refusant la fuite, Carter se retourne et affronte seul une horde hostile, qu’il détruit presque à lui seul mais est finalement capturé et amené à Zodanga ou il est interrogé par Shang qui semble user de pouvoirs surnaturels le rendant capable de contrôler musculairement ses adversaires au moyen de la force bleue.

Dans l’affrontement, Dejah est reprise par un navire de son père et ramenée à Helium ou elle se résigne à épouser à Than pour le bien de son royaume.

Aidé par Kantos Kan (James Purefoy) un proche de Dejah, échappe à Shang et ses sbires et revient chez les Taraks pour chercher de l’aide et renverser Zodanga.

Il se heurte à la prise de pouvoir d’un nouveau roi, qui le met en prison aux coté de Tars le roi déchu.

Faisant preuve de courage, Carter et Tars affrontent dans une arène deux immenses singes blancs qu’ils parviennent aidés par Sola, à tuer devant un foule finalement acquise à leur cause.

Tal Hajus est finalement tué en combat singulier par Carter qui devenu chef rallie de fait à ses cotés les Tharks.

Interrompant les noces de Dejah, Carter et les Tharks combattent les troupes de Zodanga et alliés aux Heliumites, parviennent à les défaire, seul Shang, usant de capacités méta morphes, parvenant à s’enfuir.

Carter épouse Dejah mais son bonheur est de courte durée lorsqu’il est brutalement ramené sur Terre par l’abominable Shang.

La boucle se boucle avec Edgar qui suivant les instructions de son oncle, pénètre dans son caveau pour protéger son corps de la vengeance des Therns.

On comprend qu’en réalité Carter a maquillé sa mort pour attirer un Thern et lui dérober son médaillon pour retourner vers Mars retrouver sa vie avec Dejah.

En conclusion, « John Carter » est un film riche, foisonnant et bien enlevé avec tous les ingrédients d’un space opera à la « Star wars » : ennemis aux pouvoirs mystiques, affrontements entre factions diverses parsemés d’intrigues politiques et enfin créatures étranges évoluant dans des décors dépaysants.

Malgré ce fond intéressant, des acteurs plutôt charismatiques notamment Taylor Kitsch et Lynn Collins aux physiques parfaits, « John Carter » recèle néanmoins un fort gout de déjà vu et se révèle comme une copie de « Star wars » ou de films du même style.

Efficace donc mais au final assez peu novateur. Aura quand meme permis de refaire connaitre l'existence du formidable roman de Burroughs.

John Carter (Andrew Stanton)
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 09:32
Shocker (Wes Craven)

Le film d’horreur est une catégorie assez peu représentée dans ces colonnes, mais je vais faire aujourd’hui une petite exception avec « Shocker » de Wes Craven.

Sorti en 1989, « Shocker » se déroule dans ses traditionnelles petites villes de banlieues américaines ou un adolescent type, Jonathan Parker (Peter Berg), bon joueur de foot de sa ville et fréquentant une petite amie blondinette fadasse Alison (Camille Cooper), voit dans ses rêves prémonitoires les agissements d’un insaisissable tueur en série appelé Horace Pinker (Mitch Pileggi).

Jonathan se sent encore plus concerné quand le tueur s’en prend à sa famille, tuant sa belle mère et ses enfants au nez et à la barbe de son père adoptif Don (Michael Murphy).

Lieutenant de police, Don Parker se charge malgré son choc de l’enquête mais se trouve dépassé par les étranges facultés de Pinker, capable d’apparaitre et disparaitre à volonté en utilisant les câbles électriques.

Pris à revers, les policiers sont tués sous les yeux impuissants de Jonathan que personne de rationnel ne croit.

Pinker qui semble user de forces surnaturelles, sent la menace représentée par Jonathan et finit par s’en prendre directement à lui, tuant après une lutte farouche et désordonnée la malheureuse Alison.

La haine de Jonathan n’a alors plus de limite et sa persévérance finit par payer puisque les policiers menés par Don coincent Pinker sur le toit d’un immeuble avant qu'il ne tue une nouvelle victime féminine.

Logiquement condamné à la chaise électrique, le détenu agressif et provocateur blesse deux policiers avec ses dents (!), survit à l'électrocution, puis use à merveille de ses facultés surnaturelles pour transférer son esprit dans le corps de son médecin (Janne Peters) alors que son enveloppe corporelle se consume.

Une course poursuite en voiture s’engage alors avant que Pinker ne provoque un accident de voiture et change une nouvelle fois de corps, prenant celui du policier Pastori (Vincent Gustaferro) qui blessé est évacué sur une ambulance au grand damne de Jonathan que son père tente de raisonner/calmer.

Maintenant officiellement mort, Pinker peut alors s’en prendre en toute liberté à Jonathan et le traque sous les traits de Pastori du reste mal en point en raison de l’accident.

La poursuite a lieu dans un parc très fréquenté dans lequel Pastori tire à de nombreuses reprises sur Jonathan en le blessant une seule fois au bras.

A bout de souffle, Pinker prend ensuite le corps d’un joggeur puis d’une petite fille qui attaque un Jonathan médusé au bulldozer avant de se rabattre sur la mère de l’enfant et un robuste ouvrier du bâtiment.

Jonathan s’en sort de justesse, alertant ses copains de l’équipe de foot de la menace dont il fait l’objet.

Les choses ne s’arrangent pas lorsque Pinker capte le corps de Cooper (Sam Scarber) l’entraineur de foot de son équipe et tente de le tuer chez lui au couteau après avoir égorgé un de ses camarades.

Jonathan est finalement sauvé par Alison qui revenu d’entre les morts sous la forme d’un spectre use de ses pouvoirs pour repousser Pinker qui semble être une incarnation de forces démoniaques.

Ceci n’est cependant pas suffisant pour se débarrasser définitivement de l’increvable tueur qui après avoir laissé mort Cooper, ressurgit à chaque fois, toujours plus féroce.

Après que Pinker ait pris l’apparence de Don Parker lui-même pour tenter de tuer Jonathan, ce dernier bascule avec lui dans le monde des ondes électromagnétiques, se trouvant piégé dans les différents canaux de télévision que leur lutte vient altérer.

Ce combat harassant prend fin lorsque Jonathan a comme idée d’utiliser la télécommande de la TV pour mettre sur pose Pinker, tandis que ses amis du club de football s’attaquent à la centrale électrique de la ville, la mettant hors service pour provoquer un blackout général qui annihile de fait tous les pouvoirs du tueur.

Pinker disparait donc en proférant de sombres menaces …tandis que Alison revient une dernière fois des étoiles parler à Jonathan.

En conclusion, « Shocker » est un teenage movie d’un autre temps à présent, avec son scénario malin montrant un tueur diabolique utilisant les ondes électriques, son budget de série B, ses quelques scènes gores, ses acteurs médiocres et ses clichés adolescents à la pelle.

Servi par une bande son très hard rock des années 80, « Shocker » est sympathique mais manque de punch, traine à mon sens trop en longueur et ne peut en aucun cas être considéré comme un must du genre.

Craven a déjà et fera par la suite bien mieux !

Shocker (Wes Craven)
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 22:03
Ultimate X-men n°49, pouvoir absolu (Robert Kirkman, Harvey Tolibad, Aaron Coleite, Mark Brooks)

Suite logique de l’épisode précédent, « Ultimate X-men n°49, pouvoir absolu » voit le jour en 2008 avec Robert Kirkman au scénario et Harvey Tolibad aux dessins.

Métamorphosée en Phénix, Jean Grey déchaine son pouvoir sur Apocalypse et ce n’est pas de trop, tant le mutant aux pouvoirs gonflés par une technologie céleste, résiste à un premier assaut, manquant de surprendre une des plus puissantes créatures de l’univers !

Après un combat dantesque, Apocalypse finit par se trouver logiquement surclassé et implore la pitié du Phénix qui le laisse en vie bien que anéanti.

Avant de partir, Phénix remodèle ensuite la réalité, redonnant vie à Angel, son bras à Wolverine et charge le Professeur X de changer le monde.

On souffle ensuite avec un épisode crée par Aaron Coleite sur des dessins de Mark Brooks, montrant les X-men agressés chez eux par la Division alpha pour récupérer l’un des leurs, Véga qui est l’amant de Colossus.

Les X-men sont rapidement tenus en échec par des adversaires dont les pouvoirs ont été augmentés par une drogue mutante appelée le banshee, Wolverine étant projeté par une rafale de Vindicator à des dizaines de kilomètres, la demi déesse Harfang surclassant les pouvoirs élémentaux de Tornade, tandis que la férocité de Sasquatch surprend Malicia et que Shaman tient tranquillement en échec les pouvoirs conjugués de Cyclope et Havok.

Vega est donc enlevé au grand damne de Colossus qui a le cœur brisé et revit un passé difficile avec la fuite de son foyer familial en Sibérie suite à la découverte de son homosexualité et les premières injection de banshee pour doter son corps de métal d’une force surhumaine.

Vexé que ses coéquipiers ait découvert son addiction au banshee, Colossus tente maladroitement de justifier sa position puis préfère quitter l’équipe pour retrouver Véga à l’aide de X-men à l’étrange aspect.

En conclusion, « Ultimate X-men n°49, pouvoir absolu » place la barre encore un peu plus haut que le précédent avec un affrontement anthologique entre Jean Grey transformée en Phénix et Apocalypse, qui finit par s’incliner non sans opposer une honorable résistance à une puissance supposée sans égal.

L’influence positive du Phénix se fait ensuite sentir sur le groupe une fois la menace de l’horrible Apocalypse écartée.

Si le style trop propre Brooks ne contient pas la grandeur maléfique de celui de Tolibad, il n’en demeure pas moins suffisamment efficace pour donner un nouvel allant aux X-men pour aborder une nouvelle aventure face aux éternels frères jumeaux de la Division alpha sur fond d’addiction aux drogues et d’homosexualité de Colossus.

Le parti pris audacieux de faire de Colossus, colosse russe et artiste torturé un homosexuel enragé par la perte de son amant a de quoi surprendre et décevoir ceux qui comme moi voyaient dans ce colosse de métal un modèle de tranquille virilité masculine.

A vouloir trop être moderne …

Ultimate X-men n°49, pouvoir absolu (Robert Kirkman, Harvey Tolibad, Aaron Coleite, Mark Brooks)
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 21:34
Ultimate X-men n°48, apocalypse 2 (Robert Kirkman, Salvador Larroca)

Comme vous le savez les comic books ne sont jamais bien loin dans ces colonnes, aussi voici « Ultimate X-men n°48, apocalypse 2 ».

Sorti en 2008, ce 48 ième numéro écrit par Robert Kirkman sur des dessins de Salvador Larroca, entre dans le vif du sujet avec une attaque d’envergure des X-men (Wolverine, Dazzler, Fauve, Tornade, Psylocke, Pyro) contre le redoutable mutant Apocalypse responsable entre autres sous les traits de son bras droit Sinistre de la mort d’Angel.

Se déroulant en plein centre ville de New-York, le combat est violent et occasionne la mise hors combat de Wolverine qui voit son bras arraché par son adversaire.

Même l’attaque surprise des Morlocks amenés en renfort par Diablo ne distrait le surpuissant mutant qu’un bref laps de temps, avant que celui-ci ne trouve un moyen de les retourner psychiquement contre les X-men pour provoquer un combat fratricide.

La menace que fait planer Apocalypse sur la ville est telle que Carol Danvers lance à l’assaut les soldats du S.H.I.E.L.D dotés d’armement High tech sans parvenir à l’inquiéter plus que cela.

Même les 4 Fantastiques qui peinent à contenir Cyclope, Iceberg, Jean et Malicia eux aussi affectés par le contrôle mental d’Apocalypse, se trouvent désemparés.

L’arrivée de deux mystérieux soldats casqués vient redonner un peu d’espoir, surtout lorsque l’un d’entre eux se révèle être le Professeur X en personne ramené du futur par Cable et seul capable de déverrouiller l’esprit des X-men.

Les pouvoirs conjugués des FF sont sans effet sur Apocalypse et les X-men comprennent que seul le Professeur X est suffisamment puissant pour arrêter le monstre.

Malgré un combat télépathique acharné, Xavier a le dessous et se trouve menace de mort ce qui force Jean Grey a appeler à la rescousse le pouvoir du Phénix en personne...

En conclusion, « Ultimate X-men n°48, apocalypse 2 » plonge le lecteur immédiatement dans le vif du sujet avec un combat dantesque comme on les aime ou plusieurs équipes de super héros affrontent un ennemi omnipotent assoiffé de pouvoir.

Le scénario de Kirkman est certes classique mais bien exécuté et on se régale du style puissant et coloré de Larroca, parfaitement amène de restituer la formidable ampleur de cette lutte pour la survie du monde.

Seul reproche principal, la durée minimaliste de l’épisode qui donne furieusement envie de connaitre la suite !

Ultimate X-men n°48, apocalypse 2 (Robert Kirkman, Salvador Larroca)
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 18:40
Arnold le magnifique (George Butler)

Réalisé en 1977 par George Butler, « Arnold le magnifique » ou plus communément appelé « Pumping iron » est un documentaire sur le milieu du culturisme américain et peut être considéré comme la première apparition filmé de l’homme qui deviendra plus tard une star de films d’action et un homme politique de premier plan aux Etats-Unis : Arnold Schwarzenegger.

Dans « Arnold le magnifique », Schwarzenegger a 28 ans et déjà un palmarès impressionnant avec des titres prestigieux de Mr Univers et Mr Olympia dont il brigue ainsi un sixième trophée en 1975.

Le documentaire suit donc Arnold et les autres culturistes dans leur préparation avec d’éreintantes séances en salle de gym, notamment à Venice en Californie, lieu mythique ou les plus grands champions viennent chercher l’émulation dans leurs entrainements.

En guise d’apéritif, on suit Mike Katz, enseignant âgé de 31 ans qui tente de devenir Mr Univers et parle succinctement de son parcours d’ex enfant complexé venu au sport que ce soit football américain ou body building dans une quête de gloire et de reconnaissance.

Mais malgré ses efforts, le blond dégarni échoue face à Ken Weller, blond vénitien au physique sans doute moins imposant mais plus symétrique et mieux proportionné.

On change de braquet en délaissant le monde des amateurs pour nous intéresser à celui des professionnels avec la lutte à distance entre Schwarzenegger, tenant du titre à Mr Olympia et son rival Lou Ferrigno, qui coaché par son père, mise sur sa taille supérieure (1m95 contre 1m88) et ses bras réputés plus massifs.

Ferrigno représente donc l’outsider d’Arnold dans la catégorie poids lourds (plus de 90 kilos) mais parait comme un colosse emprunté face au charisme et à l’assurance carnassière du champion.

L’entrainement avant la compétition à Pretoria en Afrique du Sud, est intense, chaque champion tentant de surpasser ses limites en effectuant toujours plus de série avec des poids toujours plus lourds.

Soumis à pareil traitement, les physiques gonflent, atteignant des proportions sans commune mesure avec le commun des mortels.

L’italien Franco Columbu, protégé d’Arnold dans la catégorie des moins de 90 kilos, dénote un peu dans ce milieu par son passé de boxeur et son origine européenne.

Le documentaire montre le caractère du champion, capable de déstabiliser psychologiquement ses adversaires, ce que confirme son emprise mentale sur Ferrigno dans les vestiaires de préparation.

Columbu remporte le titre des moins de 90 kilos, Schwarzenegger surclassant Ferrigno dans la catégorie du dessus dans laquelle un français, Serge Nubret, magnifique Noir, parvient à tirer son épingle du jeu en raflant la seconde place au nez et à la barbe de la brute.

Logiquement en final, Schwarzenegger n’a aucune difficulté à vaincre Columbu au physique certes impressionnant mais limité par sa petite taille.

Le documentaire se termine donc sur le dernier sacre d’Arnold, ses adieux au monde du body building, une camaraderie de façade pour le faire valoir Ferrigno et une surprenant révélation sur la froide détermination du champion, capable de refuser d’aller à l’enterrement de son père, chef de la police autrichienne à Graz, pour cause de championnat.

En conclusion, « Arnold le magnifique » est 40 ans après sa sortie aujourd’hui une curiosité qui ne peut que mettre mal à l’aise quand on sait la banalisation des produits dopants dans la société et les ravages qu’ils produisent sur de jeunes sportifs même amateurs.

Si on peut éprouver de l’admiration pour ses athlètes repoussant leurs limites pour une impossible quête de perfection plastique, une inextinguible soif de reconnaissance et la simple jouissance de sentir leurs muscles gonfler lors des entrainements, on ne peut s’empêcher de penser qu’obtenir de pareils résultats ne peut se réaliser qu’en prenant des drogues similaires à celles données pour le développement de la viande des bœufs.

Cette gène mise à part, « Arnold le magnifique » vaut surtout le détour pour découvrir le jeune Schwarzenegger qui en plus d’un physique extraordinaire, savait déjà en fin politicien manipuler ses adversaires pour arriver à ses fins avec en victime idéale le sympathique balourd Lou Ferrigno, qui restera surtout dans l’histoire pour son incarnation de Hulk dans une série télévisée des années 80.

Arnold le magnifique (George Butler)
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 09:36
Lost saison 3, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 3, épisodes 7 et 8 ».

Dans l’épisode 7 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Carlton Cuse et Jeff Pinkner, l’histoire se centre sur Juliet Burke (Elisabeth Mitchell), médecin chercheur en fécondation qui vole des médicaments dans son propre centre de recherche pour aider sa sœur Rachel (Robin Weigert) malade d’un cancer à tomber enceinte.

Juliet brave son ex mari Edmund (Zeljko Ivanek), directeur du centre pour dérober les précieux médicaments mais celui devine assez vite son manège.

Même si la brillante chercheuse est démarchée par Richard Alpert (Nestor Carbonell), le directeur d’un centre de recherche à Portland qui lui propose un contrat en or, elle ne peut accepter en raison du contrat qui la lie à son mari.

La mort brutale de celui-ci, écrasé par un bus, tombe à point nommé pour Alpert qui s’empresse passé par les formalités d’usage de revenir à la charge pour attirer Juliet dans ses filets.

Ce flashback montre la présence de Ethan (William Mapother) à ses cotés comme preuve que Alpert a cherché à attirer la chercheuse sur l’ile.

De retour dans la réalité, Sawyer (Josh Holloway) et Kate (Evangeline Lilly) échappent à leurs gardiens après avoir assommé et enfermé le teigneux Danny dans une cage.

Bénéficiant du répit accordé par Jake, ils tentent le tout pour le tout en fuyant dans la jungle sans se douter que Juliet ordonne leur poursuite et leur mise à mort sous les yeux effarés de Jake (Matthew Fox).

Une fusillade éclate dans la jungle et Alex Rousseau (Tania Raymonde) fille de Benjamin se porte à leur secours, leur permettant d’échapper temporairement à leurs poursuivants.

Alex passe un marché avec eux, leur fournir un radeau pour quitter l’ile en échange de la libération de son petit ami Karl (Blake Bashoff), détenu dans une cellule ou il est soumis à un intense conditionnement mental faisant de lui un légume.

Le garde Aldo (Rob Mc Elhenney) est rapidement maitrisé et Karl libéré.

Entre temps, Jake est parvenu à arracher à Benjamin (Michael Emerson) encore conscient l’accord de laisser partir Sawyer et Kate, ce qui force Juliet a annuler l’ordre de mise à mort.

Mais Danny refuse d’obéir, souhaitant assouvir une vengeance personnelle.

Il est en résultat tué par Juliet sur la plage, qui laisse Karl, Sawyer et Kate fuir mais garde Alex sur l’ile.

En contrepartie, Jake achève l’opération et sauve Benjamin.

L’épisode 8, réalisé par Jack Bender sur un scénario de Damon Lindelof et Drew Goddard, se centre sur le personnage de Desmond, revenu dans le camp et dont les facultés de prévoir l’avenir troublent Charlie (Dominic Monaghan) et Hurley (Jorge Garcia) lorsqu’il sauve Claire (Emilie Davin) par deux fois de la mort en canalisant la foudre qui allait frapper sa tente et en la repêchant d’une noyade.

On découvre dans le passé de Desmond Hume (Henry Ian Cusick), le refus cinglant du richissime Charles Widmore (Alan Dale) pour épouser sa fille Pénélope (Sonya Walger).

L’affreux PDG se montre humiliant avec le bohème Desmond qui cherchant une bague pour sa chérie, rencontre une étrange vendeuse Madame Hawking (Fionnula Flanagan) qui lui révèle son don pour prédire l’avenir.

Perturbé, Desmond qui croise Charlie dans la rue avec un fort sentiment de déjà vu, se rend pourtant à l’évidence lorsque les évènements prévus par Madame Hawking se réalisent notamment la mort d’un ouvrier de chantier et réalise qu’il n’épousera jamais Pénélope.

Désespéré, il prend la décision de s’engager dans l’armée britannique.

Sur l’ile, Charlie et Hurley tente de le saouler pour lui arracher sans succès le secret de ses prédictions mais ceci n’aboutit qu’après une lutte dans l’herbe à un terrible aveu : Desmond ne faisait ici que sauver Charlie lui-même d’une mort prochaine…

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 7 et 8 » poursuit sur sa lancée en déroulant un suspens haletant avec la course poursuite dans la jungle pour la survie de Sawyer et Kate avec le courage de Jake qui tient seul en respect les redoutables Autres dans le bloc opératoire.

L’exploration de personnages secondaires se poursuit avec Juliet qu’on découvre peu à peu et le sympathique baroudeur Desmond, qui semble doté d’intéressantes facultés extra sensorielles, même si au final menaçante pour Charlie lui-même.

Rien à dire donc sur cette doublette, si ce n’est qu’elle représente sans doute une des meilleurs séquences de la série !

Lost saison 3, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 08:43
Lost saison 3, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La suite avec « Lost saison 3, épisodes 5 et 6 ».

Dans l’épisode 5 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Allison Schapker et Monica Owusu Breen, Ecko (Adewale Akinnuoye Agbaje) revenu mourant de la grotte ou l’a trainé l’ours polaire, sait que son heure est à présent venue.

Il quitte donc le campement pour errer dans la foret à la recherche de l’avion ou il a retrouvé le corps de son frère mort, Yemi (Adetokumboh M’Cormack).

Rongé par la culpabilité, Ecko navigue entre hallucinations ou son frère revient une dernière fois pour le juger sur l’ile et flash backs en Afrique, ou devenu prêtre, il s’oppose à des trafiquants venus racketter des vaccins et finit par les tuer à la machette dans sa propre église.

De son coté, Locke (Terry O‘Quinn) entreprend d’utiliser la seconde station localisée dans un autre bunker pour localiser Jake (Matthew Fox), Sawyer (Josh Holloway) et Kate (Evangeline Lilly) pour leur venir en aide.

Il retrouve les films ou le Docteur Chau s’exprime au nom du projet Dharma et fait une découverte glaçante dans laquelle un homme extrêmement menaçant apparait sur une des bandes magnétiques.

Du coté des Autres, Jack qui a découvert que Benjamin (Michael Emerson) était malade et sans doute à terme condamné si il ne l’opérait pas, exploite son avantage, semant le trouble chez le puissant leader.

Il est en cela aidé par Juliet (Elisabeth Mitchell), elle-même médecin, qui lui avoue ses dissensions avec Benjamin et lui propose de le tuer pendant l’opération.

Sawyer finalement soulagé de n’avoir aucun pacemaker implanté dans le corps, est aussitôt glacé lorsque Benjamin lui montre qu’il est détenu tout comme Kate et Jake sur une autre ile à longue distance de celle ou réside son campement.

L’épisode se termine sur la mort de Ecko, fauché par une forme mystérieuse qu’il assimile à un jugement divin après tous ses péchés en Afrique, l’usurpation de l’identité de prêtre et le meurtre dans une église d’êtres humains, même si eux aussi trafiquants sans foi ni loi.

Les parrains de la série Damon Lindelof et Carlton Cuse reprennent le manche avec Tucker Gates à la réalisation du sixième épisode, pour montrer une violente révolte de Jake qui refuse d’opérer Benjamin si on ne les laisse pas quitter l’ile.

Mais Juliet et surtout Danny (Michael Bowen) menacent à leur tour de tuer Sawyer si le docteur ne s’exécute pas.

Kate qui sait Sawyer condamné à mort intervient auprès de Jake sans succès puis se rend dans la cage de son ami pour une dernière nuit d’amour.

Le vicieux Benjamin s’arrange pour que Jake voit ses images et le faire finalement accepter l’opération.

Jake pourtant tente le tout pour le tout, sectionnant en plein milieu de l’opération une artère afin que ses amis soient libérés.

Il espère ainsi leur donner une heure d’avance pour fuir.

Dans un registre plus annexe, Locke procède à un enterrement sommaire en pleine jungle de Ecko tué par le monstre de l’ile et se fiant aux indications laissées sur son bâton de prière, se rend avec Sayid (Naveen Andrews) en pleine jungle.

Les traditionnels flash back montrent une Kate en apparence rangée car marié avec un policier, Kevin (Nathan Fillion) mais une nouvelle fois rattrapée par son passé de fugitive, obligée de mentir et fuir, abandonnant son mari drogué.

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 5 et 6 » dénote une accélération nerveuse autour de la faiblesse de Benjamin le machiavélique leader des Autres, et de l’exploitation de celle-ci par Jake, fermement déterminé à tenter le tout pour le tout.

Dans ce contexte, la mort d’Ecko, personnage au passé plus que chargé en quête d’une rédemption impossible, apparait comme un soulagement, tant son coté torturé et illuminé pouvait à l’instar d’un Locke, agacer.

Le passé de Kate est lui aussi assez inintéressant tant la mini actrice parait très peu convaincante en femme au foyer modèle marié avec un balourd 100% US.

On se jette donc avec plaisir dans les évolutions rapides du scénario présent pour suivre la tentative de fuite du couple maudit Sawyer-Kate.

Lost saison 3, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 09:13
Dark star (John Carpenter)

Sorti en 1974 au titre d’un projet de fin d’études, « Dark star » est un film culte car le premier du réalisateur John Carpenter.

Nous sommes ici dans un pur univers de Science fiction dans lequel, un vaisseau spatial appelé Dark star, a pour mission depuis 20 ans de larguer des bombes automatisées pour détruire des mondes en apparence instables représentant une menace pour l’expansion humaine.

Parfaitement rodé par sa longue période d’activité, l’équipage se compose du lieutenant Doolitlle (Brian Narelle), qui depuis la mort par accident du capitaine Powell (Joe Sanders), dirige les techniciens Pinback (Dan O’Bannon), le rugueux Boiler (Cal Cuniholm) et Talby (Dre Panich) solitaire passant la plus claire partie de son temps en observation de l’infini spatial dans un poste supérieur du vaisseau.

La vie au sein du Dark star est régie par un Ordinateur De Bord à la voix féminine et douce, qui fournit une assistance à la conduite des missions et peut également agrémenter le quotidien en diffusant de la musique.

Dans l’espace, les dangers sont abondants et le Dark star dont les boucliers anti radiations sont hors service essuie une première tempête électromagnétique qu’il a a grand peine à surmonter.

Pour tromper la routine mortelle des missions, Pinback a embarqué une mascotte, un curieux alien en forme de ballon gonflable doté de pattes (!)

Mais l’animal se rebelle, échappe à sa cellule et s’enfuit dans le vaisseau avec Pinback à ses trousses.

Le traque de l’alien dans les recoins sombres du Dark star est d’une réelle angoisse car l’étrange animal se montre particulièrement vicieux, détraquant le mécanisme laser de mise à feu d’une bombe ou piégeant son poursuivant dans la gaine d’ascenseur afin de le faire chuter ou de le faire écraser.

En fâcheuse posture, Pinback échappe de justesse à la mort, évitant une chute mortelle en s’accrochant à la cabine d’ascenseur avant de parvenir à se hisser à l’intérieur et à activer un système de nettoyage automatique qui lui permet sortir de ce mauvais pas.

Irrité, il s’arme d’un pistolet anesthésiant mais demeure incapable de retrouver l’alien tapi dans la pénombre.

Doolitlle découvre la personnalité angoissée et paranoïaque de Pinback en consultant les enregistrements périodiques du bord, ou le technicien qui a usurpé l’identité d’un membre de l’équipage, avoue son malaise à bord avec ses collègues, un sentiment d’isolement et de souffrance.

La tache de maintenance du laser aboutit à une fausse manipulation et l’impossibilité de larguer une des puissantes bombes qui reste solidement arrimée au vaisseau.

Avec une mise à feu programmé dans quinze minute, la bombe devient un danger mortel pour le Dark star menacé d’explosion.

Paniqué, Doolittle se rend en soute pour interroger le corps cryogénisé de Powell, qui dans un étant de demi mort cérébrale, finit par lui souffler de dialoguer philosophie avec la bombe.

Désespéré, Doolittle tente le coup, s’extraie du vaisseau et entame un dialogue avec l’ordinateur de la bombe, capable de dialogue et de réflexion.

La discussion tourne autour de la phénoménologie, cette branche de la philosophie traitant de l’étude des sensations, et Doolittle parvient à semer le doute dans le système de la bombe, qui renonce in extremis à exploser pour réfléchir à la fiabilité de ses sensations pour appréhender le monde qui l’entoure.

Mais le répit est de courte durée puisque une nouvelle avarie provoque l’éjection de Talby dans l’espace.

Doolittle se rue à la recherche de son ami et parvient à le récupérer tandis que la bombe finalement rapatriée en soute dérive sur des questions existentielles et finit par exploser, volatilisant le Dark star dans un rayon d’un kilomètre.

Restés seuls, les deux cosmonautes survivants s’accrochent aux débris mais Talby est finalement emporté dans l’espace par une créature d’énergie pure qu’il nomme Phénix, trouvant ainsi une forme de paix éternelle dans l’immensité cosmique.

Doolittle reprend alors appui sur un débris qu’il chevauche comme une planche de surf, son sport favori sur Terre avant de mettre le cap vers une planète pour y trouver son salut.

En conclusion, malgré un budget minimaliste et des effets spéciaux frisant souvent le ridicule, « Dark star » est pour moi un film culte compensant son manque d’impact visuel par son puissant scénario et ses idées de génie, mélange de « 2001, l’Odyssée de l’espace » et « Alien ».

Les personnages sont tous attachants à l’exception de la brute Boiler et les scènes d’actions particulièrement réussies, comme l’insoutenable traque de Pinback dans les bas fonds du vaisseau et les périlleuses manœuvres pour sa survie qui s’ensuivent ou le fascinant dialogue philosophique entre une bombe douée d’intelligence et le lieutenant Doolittle.

Traitant de demi-vie après la mort par des systèmes de cryogénisation, d’intelligence artificielle ou tout simplement d’automatisation à outrance, mais plus largement de la fascination de l’homme pour l’immensité du cosmos et des forces qui l’habitent, « Dark star » est un petit bijou de série B que je recommande à tous les fans de Science fiction, avec en prime la musique composée par Carpenter lui-même, mélange réussi de synthétiseurs et de country-rock.

Dark star (John Carpenter)
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