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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 10:58
Lost saison 4, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La fin de la saison 4 de Lost se rapproche avec « Lost saison 4, épisodes 9 et 10 ».

Dans l’épisode 9 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Brian K Vaughan et Drew Goddard, l’action se tend fortement avec l’assaut des mercenaires lourdement armés commandés par Martin Keamy (Kevin Durand) sur le camp des Autres après que Alex (Tania Raymonde) ait été forcée de désactiver le champs de force protecteur.

Prévenu par un coup de téléphone codé, Benjamin (Michael Emerson) comprend tout de suite l’importance de la menace et met en place la défense du camp, redevenant de fait le chef opérationnel de Locke (Terry O ‘Quinn) et Hurley (Jorge Garcia).

Durant l’assaut, Sawyer (Josh Holloway) se montre héroïque, prenant de gros risques pour sauver Claire (Emilie de Ravin) et son bébé Aaron.

Miles (Ken Leung) rejoint également les assiégés et se fait porteur d’un message, Keamy veut établir le contact et exige que Benjamin se rende sinon il exécute Alex.

Après un intense bras de fer psychologique, Benjamin refuse de céder au chantage et Keamy met sa menace à exécution, tuant Alex.

Le riposte de Benjamin est terrible : par un mécanisme secret il lâche le monstre de l’ile sur les mercenaires qui se retrouvent agressés et tués par une impitoyable colonne de fumée.

Pour les Autres, seule reste la fuite à toutes jambes pour échapper au monstre.

Du coté de la plage, alors que Daniel (Jeremy Davies) se trahit en communiquant en morse avec le navire en ignorant que Bernard (Sam Anderson) le comprend, les rescapés lui font avouer que l’équipe de secours n’a en réalité aucune envie de les aider.

Alors que Jack (Matthew Fox) s’apprête à donner de nouveaux ordres, il s’écroule victime de violentes douleurs au ventre.

Dans un étrange flash back du futur, Benjamin se réveille en plein Sahara, tue deux cavaliers arabes et parvient via la Tunisie à rejoindre l’Irak ou il assiste aux funérailles de Nadia, la femme de Sayid (Naveen Andrews).

Après une explication musclée, Benjamin parvient à convaincre Sayid que l’assassin de sa femme se nomme Ishmael Bakir (Faran Tahir).

Sayid exécute l’homme sans remord, entrant au service de l’ancien gourou des Autres qui attribue la mort de Nadia aux agissement de Charles Widmore (Alan Dale).

A Londres, Benjamin s’introduit chez son rival et menace de tuer sa fille en représailles à la mort de la sienne sur l’ile.

Dans l’épisode 10 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, les douleurs de Jack sont attribués à une crise d’appendicite.
En danger de mort si il n’est pas opéré en urgence, Jack est finalement opéré sur la plage par Juliet (Elisabeth Mitchell) non sans avoir tenter de superviser sa propre opération.

Lors d’une mission pour trouver des instruments médicaux, Jin (Daniel Dae Kim) comprend que Charlotte (Rebecca Mader) connait le coréen et la menace pour qu’elle évacue sa femme en priorité de l’ile.

Dans la jungle, le groupe de Locke se sépare, Locke réquisitionnant Hurley pour trouver avec Benjamin la cabane de Jacob, l’esprit de l’ile afin de trouver un moyen de se débarrasser de la menace pesant sur elle.

Miles, Claire et son bébé tentent sous la protection de Sawyer de rejoindre la plage mais tombent sur Frank Lapidus (Jeff Fahey), qui les prévient du passage de Keamy et de ses hommes qui ont survécu à l’attaque du monstre et évacuent en catastrophe.

Mais durant la nuit, Claire disparait suivant une vision de Christian Shephard (John Terry) dans la foret.

Sawyer récupère son bébé pleurant seul dans la jungle.

Dans les flash back, Jack vit en couple avec Kate (Evangeline Lilly) et la demande en mariage mais est victime d’horribles visions de son père, qui le torturent.

Perturbé par la folie de Hurley, détenu en hôpital psychiatrique et lui aussi victime de visions dérangeante, Jack craque et se fait prescrire des médicaments par sa collègue,

C’est le début d’un engrenage d’addictions…

En conclusion, « Lost saison 4, épisodes 9 et 10 », contient son lot d’action avec une fusillade particulièrement corsée ou tombent des figures de l’ile notamment Alex et Danielle, qui tenait jusque là un rôle majeur depuis les premiers instants.

L’aspect hostile des sauveteurs se dessinent à présent clairement notamment par la présence de l’affreuse brute Keamy.

Plus torturé que jamais, Jack échappe de peu à une mort stupide et vit un véritable calvaire dans le futur, avec comme Hurley d’envahissantes visions de proches morts, qui perturbent son psychisme et le conduisent vers une accoutumance aux drogues…

Le haut niveau reste ici de mise avec un savant mélange de surnaturel, de psychologie et d’action…

Lost saison 4, épisodes 9 et 10 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 15:58
Le sucesseur de pierre (Jean-Michel Truong)

Philosophe et psychologue investi dans les recherches sur l’intelligence artificielle, Jean-Michel Truong est aussi écrivain de Science fiction comme en témoigne « Le successeur de pierre » publié en 1999 et sans doute l’un de des romans les plus célèbres.

Vaste ouvrage de plus de six cent pages, « Le successeur de pierre », se déroule majoritairement dans le futur proche (2032) ou à la suite d’une grande épidémie de peste, les populations des pays occidentaux ont décidé de s’enterrer dans d’immenses pyramides les isolant du monde extérieur.

Ces pyramides sont autonomes et reliées en réseau par le biais du Web, devenu le seul moyen de communication moderne, les nouvelles lois interdisent tout contact physique entre les êtres humains qui vivent isolés dans des cocons, avec pour seuls loisirs des séances de home trainer ou de sexe par avatars informatiques.

Les pays comme la Chine ayant refusé de se soumettre à ce réseau mondial contrôlé par les États-Unis qui demeurent la plus grande puissance économique et militaire mondiale, sont vus comme des ennemis potentiels refusant le Pacte de Davos favorisant les échanges mondiaux.

Seule la caste dirigeante appelée composée des Imbus vit dans une pyramide séparée à Aspen (Colorado) ou elle bénéficie d’une totale liberté tandis que le reste de la population appelée les Larves subsiste de manière totalement assistée par des machines, les rebelles terroristes vivant hors des pyramides étant composés des NoPlugs.

Dans l’univers totalement automatisé et aseptisé d’une de ses pyramides vit un jeune homme appelé Calvin qui n’ a pour seul contact social que des rendez vous périodiques avec un groupe d’amis avec lesquels il dialogue par avatars informatiques interposés : Thomas son beau père, Rembrandt le vieux français amateur d‘art, Chen le mystérieux chinois, l'exalté Nitchy et Maud sa petite amie journaliste virtuelle.

Après avoir échappé de peu à une mystérieuse tentative d‘assassinat, Calvin apprend que sa mère, Ada s’est suicidée.

Brillante chercheuse en informatique, Ada avait transmis à son fils son habileté dans la conception de programmes, aussi Calvin qui a du mal à digérer cette disparition, va-t-il mettre en pratique ses compétences pour lancer sur le Web des programmes appelés Saumons, pour trouver des informations sur ces amis dont l’attitude lui semble suspecte.

Tandis que les Saumons, utilisant des algorithmes d’intelligence artificielle pour s’améliorer et devenir de plus en plus performants dans la collecte de données, Calvin commence à se poser des questions sur la véritable identité des gens avec qui il discute depuis toutes ses années.

Il parvient à réaliser que Ada a en réalité réalisé le coup du siècle en dérobant le nouveau jeu confidentiel de la société américaine WonderWorld et en le diffusant sur le Web, ce qui a causé une énorme crise diplomatique entre les États-Unis et la Chine, accusée d’avoir effectué ce piratage.

La conséquence pour la Chine est un raffermissement de la cohésion nationale autour de la menace étrangère et de la remise sur le devant de la scène d’un vieux dirigeant centenaire maintenu en vie par un complexe système de machines, Wang Luoxun.

Aux États-Unis, le débat prend un tour politique et met en péril la position de Kleinkopf, le président qui affronte par le biais d’avatars informatiques animés son rival le sénateur Branniff, dans de médiatiques débats télévisés.

Mais Branniff, qui a commandité le vol pour déstabiliser son rival et obtenir les financement d’un couteux programme anti missiles balistiques aux cotés la société General Avionics, est finalement confondu par le travail d'investigation de Maud.

Les masques tombent, Thomas agent du gouvernement américain chargé de retrouver sans succès des milliards précédemment dérobés par Ada, Chen amant d'Ada mais surtout agent chinois finalement éliminé après avoir réussi sa mission principale de resserrement de la nation autour des valeurs traditionnelles chinoises Maud journaliste à la solde de Kleinkopf et même Rembrandt l’idole de Calvin, menteur pathologique sur son passé, finalement effacé comme bon nombre de Larves par des programmes informatiques.

Nitchy en réalité révérend, lui révèle directement les derniers secrets de cette terrible mécanique : obsédés par un désir sans cesse croissant de pouvoir et de richesse, les Imbus ont décidé de réduire progressivement la population des pyramides.

Cette tache a été confiée à des programmes informatiques agissant de manière autonomes à base de conditions logiques.

Une fois désignée par d’obscures conditions dans lesquelles rentrent l’âge, la victime est radiée de Webjob pour n’avoir plus aucun revenu et reçoit des lettres de plus en plus insistantes d’une compagnie chargée d’accompagner les Larves déclarées improductives car trop vieilles ou malades.

En parallèle les coupures d’électricité ou de ventilation déclenchée aléatoirement viennent pressuriser la victime, tout comme la réduction de la valeur nutritive de ses rations alimentaires.

Soumis à pareilles pressions psychologique, Rembrandt cède peu à peu du terrain et finit par se laisser aller malgré la volonté désespérée de Calvin de lui porter secours.

Sa mort bouleversante est un électrochoc pour Calvin qui se découvre lui aussi menacer par les impitoyables programmes informatiques.

Le jeune homme pénètre alors dans un secret encore plus profondément enfoui, l’asservissement des hommes à une entité appelée la Créature, incarnation d’une forme d’intelligence divine qui utilise l’informatique pour progressivement se détacher des hommes pour se transférer dans l’aspect minéral des composants électroniques.

Truong boucle alors son roman avec l’autre aspect historico-religieux du récit, la quête au fil des siècle d’un mystérieux manuscrit appelé la Bulle de Pierre, qui viendrait contredire les Evangiles qui ont fondé le pouvoir de l’église catholique sur le fait que Jésus était le fils de Dieu, ce qui de fait rapproche l’homme du divin.

Les disciples du patriarche orthodoxe Nestorius qui popularisa ce courant religieux au Moyen-Orient ou il fut exilé, furent considérés comme des ennemi des Papes, qui employèrent toute leur énergie pour récupérer le mystérieux manuscrit afin de le faire disparaitre.

Charles Darwin, Sigmund Freud et surtout le père Teilhard de Chardin, furent considérés par leurs travaux scientifiques et philosophiques comme des vecteurs de cette profonde vérité trouvant sa réalité dans l’avènement de la Créature, ayant pris complètement le contrôle de la société humaine pour préparer le transfert de son intelligence dans une autre enveloppe matérielle.

Calvin comprend que sa mère avait compris ce danger et que le casse du WonderWorld n’a été que le prétexte pour propager des programmes informatiques, les Gnomes, capables de modifier l’aspect destructeur de la Créature en lui inculquant des valeurs de coopération, de réciprocité et de pardon vis-à-vis de la race humaine.

Devenu à présent le seul capable de continuer son œuvre, il se sait menacé par les Imbus et décide de sortir de sa pyramide pour tenter de rejoindre le mouvement des NoPlugs vivant en marge du monde informatisé.

Il prend alors contact avec Tash, lui aussi destiné à changer le monde…

En conclusion, « Le successeur de pierre » est un roman d’une incroyable densité, érudition et complexité, qui le rend difficile d’accès.

Difficile aussi à a été de suivre en parallèle deux histoires en apparence incohérente, la quête dans le passé à la recherche d’un texte capable d’ébranler la religion catholique et les méandres d’une enquête cybernétique dans un futur proche.

Néanmoins, Truong réussit son coup avec un final particulièrement fort ou tout finit par s’assembler pour former un tout admirablement cohérent, reléguant l’homme à l’échelle de vecteur temporaire dans la transmission de l’intelligence décrétée par Dieu.

La recherche du pouvoir et de la richesse sans limite relayées par des systèmes informatiques devenus progressivement omnipotents provoqueront ils la fin de notre monde ?

Le thème est passionnant et l’auteur spécialiste de l’intelligence artificielle, y apporte une intéressante pierre à l’édifice.

D’un très haut niveau sur le fond, « Le successeur de pierre » aurait je pense gagné en rythme en adoptant une forme plus concise privilégiant l’action à l’exposition de longues thèses historico-philosophico-religieuses.


A réserver donc aux cérébraux passionnés de Science fiction…

Le sucesseur de pierre (Jean-Michel Truong)
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 09:48
In bed (Lydia Frost, Kalonji)

Printemps oblige, voici dans un domaine beaucoup plus léger, l’érotisme de « In bed » de Lydia Frost (scénario) et Kalonji (dessins).

Sorti en 2014, « In bed » narre de façon sensuelle la relation adultère entre un homme Luka et une femme Rachel en plein centre de Manhattan.

Les protagonistes sont deux jeunes actifs urbains, lui est un cadre supérieur, elle une écrivain, tous deux ont une famille, pour lui sa femme Julia, pour elle son mari Henry, et leurs deux enfants.

Sur fond de rock music (The kills, Black keys, Queens of the stone age) qu’écoute Rachel en permanence, l’histoire se construit après un premier rendez vous clandestin dans un hôtel cossu près de Central park.

Les deux amants paraissent absents et peinent à donner le change à leurs proches, surtout Luka déstabilisé par une soirée surprise chez lui ou le retrouvent ses amis.

Il accumule gaffes sur gaffes, se trompe sur les prénoms, sert du vin à une femme enceinte et reçoit les piques de son ami John qui se doute d’une liaison.

Lorsque Julia parle ouvertement de son désir de maternité et des traitements hormonaux qu‘elle va s‘administrer, Luka comprend qu’il se ment à lui-même et qu’il ne souhaite pas avoir d’enfants avec elle.

Tout à ses rêves érotiques, Luka revit par flashs particulièrement explicites son après midi à tel point qu’il lui est impossible de faire l’amour avec Julia, qui met cela sur le compte de la fatigue ou du stress.

Le constat est le même pour Rachel qui refuse que son mari la rejoigne dans son bain et fuit le contact direct au lit, préférant rêver à son amant.

De son coté, Julia qui travaille dans le milieu de la peinture, se confie à sa meilleure amie Angela, qui met en lumière les oppositions évidentes entre Luka et elle.

Poussée par Angela, Julia décide d’accepter un rendez vous avec un inconnu qui a griffonné son numéro de téléphone sur une carte de visite.

Dans un Manhattan plus vivant que jamais, Julia se laisse emporter avec délice dans le tourbillon de la séduction, acceptant un verre, puis un diner, puis une sortie en club pour terminer dans sa galerie d’art par une relation sexuelle que l’homme refuse finalement.

Les choses se passent moins bien pour Luka qui exprime son mécontentement face au choix de Rachel de passer quelques jours dans un chalet de montagne isolée en pleine foret.

Après avoir mis sa mauvais humeur de coté devant la splendeur des paysages, Luka crie le nom de sa femme pendant l’amour ce qui rompt immédiatement le charme.

Le couple illégitime se sépare en écourtant son escapade romantique.

De retour chez lui, Luka est exécrable avec sa femme et quitte le domicile conjugal pour dormir quelques jours chez son ami John, pensant ainsi faire pression à tort sur Julia.

Rachel tombe aussi sur sa famille rentrée plus tôt et se trouble.

Elle aussi confie à Jane son besoin de quitter la routine de la vie conjugale, l’excitation du risque…sans remettre en cause son mariage.

Le monde de Luka vacille en revanche puis explose, lorsqu’il réalise le manque qu’il éprouve sans Rachel, qu’il essuie les remarques de sa hiérarchie devant ses absences ou son manque d’entrain et que finalement Julia le quitte, profitant pour emménager dans un bel appartement que lui prête un couple d’ami à Soho.

On laisse donc Luka prostré sur son lit avec la lettre de rupture de Julia…

En conclusion, « In bed » est une bande dessinée pour adultes traitant d’un sujet difficile car profondément immoral même si incroyablement commun : l’adultère.

L’aspect psychologique est admirablement bien vu avec la déconnexion de leur monde habituel des deux amants, tout étourdis par le gout enivrant de la nouveauté et de l’interdit de leur relation clandestine.

Sans parler du poids du remord, on ressent tout de même de manière indirecte le mal être ou la souffrance des protagonistes vis-à-vis de leurs proches, avec les mensonges, les dérobades, les sourires de façade et les cadeaux de compensation (bouquet de fleur) spectaculairement offerts.

La peur de la paternité pour l’homme, l’étouffement de la routine pour la femme, chacun se débat avec ses propres raisons, aussi mauvaises soient elles.

On appréciera la manière dont l’histoire se retourne pour la femme légitime de l’amant, qui trouve en elle la force et la lucidité de s’arracher à une situation malsaine, retrouve son indépendance et connait à nouveau le charme (même fantasmé) de la séduction.

Mais plus que son scénario fin et subtil, « In bed » attire par la superbe qualité graphique de Kalonji, qui dans un style dépouillé en noir et blanc, crée une œuvre d’une grande puissance érotique ou les actes sexuels (fellations, cunnilingus, pénétrations) sont exécutés par des corps masculins athlétique et féminins voluptueux, avec pour cadre la magie du centre de New-York, temple de la branchitude citadine.

Une belle œuvre donc aussi bien sur le fond que la forme, à réserver à un public esthète et averti…

In bed (Lydia Frost, Kalonji)
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 08:47
Lost saison 4, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)

On continue la série avec « Lost saison 4, épisodes 7 et 8 ».

Dans l’épisode 7 réalisé par Stephen Semel sur un scénario d’Eward Kitsis et Adam Horowitz, Sun (Yunjin Kim) prend une décision forte après que Daniel (Jeremy Davies) et Juliet (Elisabeth Mitchell) ne l’aient pas rassurée sur le caractère concret de leur évacuation et le fort risque pour sa vie à rester sur l’ile.

Alors qu’elle s’apprête à rejoindre l’équipe de Locke (Terry O’Quinn) en entrainant avec elle Jin (Daniel Dae Kim), Sun est prise à partie par Juliet qui révèle à son mari qu’elle l’a trompé peu avant sa venue sur l’ile.

Comme convenu, Jin est furieux et ébranlé par cette révélation et part s’isoler à la pèche accompagné par Bernard (Sam Anderson).

Egalement furieuse contre ce procédé honteux, Sun gifle la médecin mais renonce à son projet de peur de perdre Jin à tout jamais.

Sur le navire, Sayid (Naveen Andrews) et Desmond (Henry Ian Cusick) enfermés dans une cabine rencontrent finalement le capitaine du navire, Gault (Grant Bowler) qui leur avoue avoir un double problème : la folie qui gagne ses hommes à l’instar d’un Minkoswki (Fisher Stevens) finalement mort des suites de ses incessants voyages temporels et la présence d’un saboteur à bord qui a coupé la liaison radio.

Ces dires semblent confirmés lorsqu’une femme nommé Regina (Zoe Bell) se jette apparemment sans raison à la mer lestée de chaines et que le capitaine, résigné interdit à quiconque de la secourir.

Une des révélations importantes de Gault est la découverte de la boite noire du vol 815 et d’une fausse épave afin de faire croire au monde qu’il n’y avait aucun survivants au crash de la transoceanic.

Obéissant aux ordres de l’affreux Charles Widmore (Alan Dale) , Gault est naturellement peu enclin à secourir les survivants et penche plutôt pour fuir la présence néfaste de l’ile.

Ebranlés, les deux hommes sont reconduits dans une cabine sordide ou ils font la connaissance d’un matelot… nommé Kevin, en réalité Michael (Harold Perrineau) infiltré à bord pour le compte de Benjamin (Michael Emerson) !

Dans un complexe flash back situé dans le futur, Sun accouche dans la douleur tandis que Jin paniqué court les rues à la recherche d’un panda, qu’il apporte à la maternité de l’ambassadeur de Chine pour le compte de son patron mafieux !

On comprend en réalité que Jin sera mort lorsque Sun accouchera puisque la jolie asiatique va ensuite se recueillir sur sa tombe en compagnie du gentil Hurley (Jorge Garcia).

Dans l’épisode 8 réalisé par sur, Sayid et Desmond mettent la pression sur Michael en l’isolant dans la salle des machines du navire.
Michael finit par avouer son histoire par l’intermédiaire d’un flash back dans lequel une fois de retour à New-York, mal à l’aise psychologiquement par le terrible poids de ses actes sur l’ile, il tente de se suicider plusieurs fois, sans succès.

Tom Friendly (M.C Gainey) qu’on croyait mort refait alors surface et l’aborde pour finir par le convaincre de revenir sur l’ile s’acquitter de ses dettes en éliminant l’équipe de tueurs envoyée par Charles Widmore.

Désespéré, Michael accepte la mission et embarque sous sa nouvelle identité de matelot sur le navire dans les iles Fidji.

A bord, il découvre une équipe de mercenaires surarmés qui corrobore les dires de Tom et confirme que la mission du navire n’est pas la rescousse des naufragés du vol 815.

Michael découvre une mallette truffée d’explosifs mais comprend par un coup de fil de Benjamin que le moment n’est pas encore venu d’actionner la destruction du navire mais plutôt d’espionner et saboter les équipements de l’équipage.

Revenu dans la réalité, Michael est finalement livré sans pitié par Sayid au commandant Gault.

Du coté de l’ile, Benjamin qui a acquis de plus en plus d’autonomie après ses révélations, reprend peu à peu l’ascendant sur le groupe de Locke et décide de mettre en sécurité sa fille Alex (Tanya Raymonde) qu’il envoie avec sa mère Danielle (Mira Furlan) et son petit ami Karl (Blake Bashoff) dans un sanctuaire sur de l’ile.

Malheureusement, les trois fuyards sont pris sous les balles des mercenaires de Widmore, Danielle et Karl meurent tandis qu’Alex est gardée en vie en sa qualité de fille de Benjamin.

En conclusion, « Lost saison 4, épisodes 7 et 8 » continue de développer de manière passionnante les multiples ramifications de l’histoire.

On découvre par touchettes successives le retour des survivants après leur départ de l’ile, comprenant la mort de Jin, la maternité de Sun au détour d’une histoire tortueuse menée de main de maitre dans une ambiance d’amour difficile mais bel et bien réel.

Sur le bateau l’action bat son plein, la découverte de Michael en mission suicide pour le compte de Benjamin abasourdit et donne l’occasion de mieux comprendre la trajectoire douloureuse d’un des plus grands loosers de la série, devenu suicidaire à son retour aux Etats-Unis et revenu dans l’ile pour tenter de racheter ses crimes : meurtres et trahisons qui le hantent à tout jamais.

Les illusions quant au caractère positif de l’expédition de sauvetage lancée par Widmore s’envolent également lorsqu’on réalisé que des mercenaires surarmés viennent de débarquer pour prendre d’assaut le camps des Autres…

La tension est à son comble donc !

Lost saison 4, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 18:54
Lost saison 4, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La suite avec « Lost saison 4, épisodes 5 et 6 ».

La dream team Jack Bender (réalisation), Carlton Cuse-Damon Lindelof (scénario) reprend les manettes de l’épisode 5 pour illustrer une histoire complètement folle dans laquelle Desmond (Henry Ian Cusick) se trouve piégé dans le temps et vivre simultanément dans le passé, le présent et le futur.

Le résultat est qu’il perd les pédales et se met à délirer dans l’hélicoptère qui le ramène au navire de sauvetage.

Après un atterrissage compliqué en raison d’un temps subitement exécrable, les choses ne s’arrangent pas pour Desmond qui ne reconnait plus personne, Sayid (Naveen Andrews) compris.

Très agité, il est isolé dans une cabine dans l’attente de voir un médecin du bord.

En réalité, Desmond revit son passage dans l’armée ou son comportement lunaire lui fait accumuler les punitions sous la colère de ses camarades de chambrée.

Son esprit saturé de flash back est mis à l’épreuve lorsqu’il découvre le fameux George Minkowski (Fisher Stevens), premier contact radio avec les sauveteurs, sanglé sur un lit et délirant.

Le médecin (Marc Vann) lui administre un calmant en intraveineuse sous les yeux horrifiés de Desmond.

De son coté Sayid qui fait face à deux matelots américains Keamy (Kevin Durand) et Omar (Anthony Azizi) négocie de pouvoir appeler l’ile en échange de la remise de son arme à Frank (Jeff Fahey).

Le contact avec Jake (Matthew Fox) est bref mais suffit à alerter Daniel Faraday (Jeremy Davies), le scientifique de l’équipe qui explique que le proximité de l’ile provoque des anomalies temporelles allant jusqu’à provoquer la démence et la mort chez certains sujets.

L’histoire devient complètement folle lorsque Faraday conseille à Desmond de prendre contact avec lui dans le passé à son laboratoire de Cambridge pour lui demander des explications.

On retrouve donc Desmond dans le laboratoire de Faraday qui à la suite d’une expérience sur un rat allant dans le futur après avoir été exposé à des radiations, lui explique la nécessité de se raccrocher à une constante lors de ses voyage dans le temps (!) comme lui le fait avec Desmond !

Sans surprise, Desmond choisit son amour Penny Widmore (Sonya Walger) qu’il parvient à recontacter du bateau, ce qui a pour effet de calmer ses troubles…

Dans l’épisode 6 réalisé par Eric Laneuville sur un scénario de Drew Goddard et Christina M Kim (scénario), l’action se tend lorsque sur la plage, les rescapés découvrent que Charlotte (Rebecca Mader) et Daniel (Jeremy Davies) ont quitté le camp.

Sans réfléchir, Juliet (Elisabeth Mitchell) et Jake (Matthew Fox) se lancent à leur poursuite, d’autant plus que Juliet reçoit dans la jungle l’étrange visite d’Harper Stanhope (Andrea Roth), la psychologue chargée par Benjamin (Michael Emerson) de la surveiller à son arrivée parmi les Autres.

Sans détour, Harper informe son ancienne patiente de la nécessité de tuer David et Charlotte qui comptent aller dans une fausse centrale électrique répandre un gaz mortel pour tuer tous les habitants de l’ile.

Juliet refuse d’informer Jake et se rend seule dans la centrale après que celui-ci ait fait une halte pour secourir Kate (Evangeline Lily) blessée à la tête après avoir été assommée par la brutale Charlotte.

Arrivée sur place, Juliet lutte avec Charlotte et menace David de son arme alors que celui lui avoue qu’il cherche en réalité à rendre inerte le gaz toxique.

Après un suspens total, Juliet ne tire pas et laisse David annuler au dernier moment le menace, ce qui corrobore les dires du duo et confirme la volonté de Benjamin de vouloir éliminer les membres de l’équipe de secours qu’il perçoit comme des ennemis mortels pour lui.

Dans le camps des Autres, Locke (Terry O’Quinn) finit par une nouvelle fois négocier avec Benjamin et le libère partiellement en échange de précieuses informations sur le commanditaire de l’expédition de sauvetage, Charles Widmore (Alan Dale) en personne qui semble un individu bien peu recommandable capable de tuer quiconque se dresse entre lui et l’exploitation commerciale qu’il pourrait faire des étranges propriétés de l’ile.

Le flashback montre Juliet nouer progressivement une relation amoureuse avec Goodwin (Brett Cullen) le mari d’Harper ce qui lui attire les foudres de la psychiatre qui la met en garde contre une possible réaction négative de Ben, profondément amoureux de la docteur.

Malgré cette mise en garde, le couple illégitime continue et Ben en représailles expédie Goodwin dans une périlleuse mission d’infiltration auprès des autres rescapés ou il se fera finalement tuer par Ana Lucia Cortez (Michelle Rodriguez).

A cette occasion, Juliet découvre la passion exclusive de Ben à son encontre et les folies dont il est capable face aux hommes qui l’approche de trop près.

En conclusion, « Lost saison 4, épisodes 5 et 6 » commence de manière des plus déroutantes avec les errements de Desmond dans le temps et une histoire disons le assez peu compréhensible d’équations de la Physique et de constantes temporelles, puis provoque un net regain d’intensité avec la course poursuite haletante dans la jungle pour arrêter un couple qu’on pense criminel alors qu’en réalité il ne cherchait qu’à court circuiter une arme mortelle de Benjamin.

Même si le plan de Benjamin est encore une fois déjoué, l’ex leader des Autres reste dangereux et capable d’influence Locke pour obtenir sa semi libération, même si il lui reste à trouver les 3,2 millions de dollars pour se tirer d’affaires face à son ennemi supposé le puissant Widmore.

On appréciera également de découvrir la relation amoureuse entre Juliet et Goodwin, avant que ce dernier ne soit cruellement fauché par la jalousie de Ben, jalousie qui pourrait aussi frapper Jack…

Toujours aussi riche et se jouant maintenant à trois niveaux : le sauveteurs, le camp de Locke et celui de Jack, cette saison 4 tient pour l’instant toutes ses promesses !

Lost saison 4, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 18:12
Lost saison 4, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Vu récemment « Lost saison 4, épisodes 3 et 4 »

Dans l’épisode 3 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Adam Horowitz et Edward Kitsis, Sayid (Naveen Andrews) qui désire plus que tout partir de l’ile négocie avec Frank Lapidus (Jeff Fahey) le fait que le pilote les emmène sur la bateau de sauvetage en échange d’un raid auprès de la tribu de Locke (Terry O’Quinn) pour ramener saine et sauve Charlotte (Rebecca Mader).

Sayid est accompagné dans sa mission par Miles et Kate (Evangeline Lilly).

Dans le village des Autres, Sayid trouve Hurley (Jorge Garcia) ligoté dans un placard et se fait prendre par surprise par ce piège imaginé par Locke.

En difficulté, il négocie la libération de Charlotte contre l’abandon en échange de Miles (Ken Leung), dont Locke se méfie comme la peste.

Le nouveau leader de l’ile se trouve donc avec deux prisonniers sur les bras dont l’encombrant Benjamin (Michael Emerson) aux manipulations toujours dangereuses.

Ayant retrouvé Sawyer (Josh Holloway), Kate se laisse convaincre de rester au village avec lui tandis que revenus dans la foret avec Charlotte, Sayid embarque avec Desmond (Henry Ian Cusick) dans l’hélicoptère de Frank pour rejoindre le navire.

Le flash back montre un Sayid dans le futur qui sous des apparence oisives et prospères suite à un prétendu dédommagement de l’Océanic airline, continue d’exercer un métier de tuer à gage, éliminant un homme sur un terrain de golf puis se retrouvant à Berlin pour un mission spéciale ou il séduit Elsa (Thekla Reuten) assistante d’un puissant homme d’affaires, en réalité sa prochaine cible.

La surprise de Sayid n’est que plus grande lorsqu’après lui avoir révélé qu’il devait tuer son patron, Elsa lui tire dessus dans sa chambre d’hôtel, révélant ainsi sa vraie nature de garde du corps-tueuse.

Usant de ses réflexes, Sayid réagit et tue Elsa avant qu’elle ne le fasse.

On découvre ensuite que le commanditaire de Sayid n’est autre que.. Ben lui-même !

Dans l’épisode 4 réalisé par Stephen Williams sur un scénario d’Elisabeth Sarnoff et Gregory Nations, Kate repousse Sawyer qui comptait s’établir en couple avec elle et prend contact avec Miles pour s’enquérir si son statut de fugitive est connue de l’équipe de secours.

Libéré par Sawyer et Kate, Miles approche Ben pour lui proposer de lui livrer 3,2 millions de dollars en échange de son silence sur sa présence sur l’ile.

Du coté des rescapés, Jack commence à s’inquiéter de l’absence de nouvelles de Sayid et Desmond partis la veille sur le bateau.

Dans le flash back, Kate est jugée pour ses crimes en Californie et le témoignage en sa faveur de Jack lui aussi assez perturbé ne parvient pas à attendrir les jurés.

Mais Diane, la propre mère de Kate se retire au dernier moment comme témoin clé contre sa fille ce qui lui évite la prison contre une période de probation de dix ans.

Au sortir du tribunal, Jack toujours amoureux de Kate ne peut s’établir avec elle car trop gêné de la présence à ses cotés d’Aaron.

En conclusion, assez inégal « Lost saison 4, épisodes 3 et 4 » tient surtout par l’exploration du futur de Sayid avec une vie assez passionnante de tueur professionnel et une relation à la James Bond avec une tueuse défendant sa cible dans le cadre romantique et luxueux des hôtels berlinois.

Pour le reste l’intrigue avance assez peu, on comprend qu’il va y avoir une lutte à mort entre Benjamin et les prétendus sauveteurs mais le mystère reste assez épais dans l’attente de l’arrivée proche d’un petit groupe sur le fameux navire…

La suite, tout de suite ?

Lost saison 4, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 09:54
The place beyond the pines (Derek Cianfrance)

J’ai du me forcer à visionner « The place beyond the pines » de Derek Cianfrance tant ce film sorti en 2013 me rappelait en apparence beaucoup l’excellent « Drive » de Nicolas Winding Refn césarisé l'année précédente.

Dans la petite ville de Schenectady (New York), on retrouve certes un cascadeur moto tatoué et paumé, Luke Glanton (Ryan Gosling en blond platine et tee shirt Metallica old school) qui la veille de quitter la ville, rend visite à une ex liaison, Romina (Eva Mendes).

Le contact est bref, la jeune femme repoussant rapidement cet ex amant par nature instable mais lorsque Glanton comprend par sa mère que Romina a eu un enfant de lui, son attitude change du tout au tout.

Le cascadeur marginal plaque brutalement son boulot dans une fête foraine et décide de rester pour assumer son rôle de père.

Cette décision tardive n’enchante pas Romina qui a refait sa vie chez Kofi (Mahershala Ali), un jeune noir plus responsable que Glanton.

Mais le motard s’accroche, trouvant refuge chez un garagiste véreux du coin, Robin Van Der Zee (Ben Mendelsohn) qui l’héberge dans sa caravane contre de menus travaux de mécanique.

Rapidement à court d’argent, Glanton cède à la proposition de Robin d’effectuer quelques braquages.

L’homme à un passé de petit truand et un certain savoir faire.

En utilisant les dons de motard de Glanton, le duo fonctionne bien, réalisant quelques coups faciles et se retirant rapidement pour ne pas se faire piéger par les policiers.

Pourtant le tempérament explosif de Glanton le trahit lorsqu’après une altercation avec Kofi au sujet du bébé, il le frappe sauvagement à coup de marteau.

Incarcéré, Glanton est finalement sorti d’affaire par Robin qui paye sa caution mais horrifié par avoir affaire à nouveau à la justice, le garagiste préfère se retirer des braquages, ce qui n’est pas du coup de son associé.

Après avoir constaté que sa moto avait été brulée, Glanton réagit en menaçant de mort Robin et une fois récupéré une autre moto d’occasion, continue seul les braquages.

Bien entendu, les choses marchent moins bien et il est coursé par un officier de police, Avery Cross (Bradley Cooper), qui finit par le rattraper dans une maison ou il a trouvé refuge et le tue après un court échange de tir.

Blessé à la jambe, Cross devient un héros local et fait la fierté de son père, Al (Harris Yulin) juge respecté.

Mais tout en faisant sa rééducation, Avery devient peu à peu rongé par le remord, entretenu par les doutes de sa propre femme Jennifer (Rose Bryne).

Son malaise s’accroit lorsque ses propres coéquipiers menés par Pete Deluca (Ray Liotta) l’emmène pour une virée chez Romina pour récupérer l’argent d’un braquage de Glanton offert à titre de compensation après l’agression de Kofi.

Les policiers trouvent l’argent en fouillant la maison et volent le couple, le remettant à Cross en guise de compensation financière à son exploit.

Mal à l’aise, Cross accepte tout d’abord l’argent puis finit par se révolter lorsque ses coéquipiers lui demandent ensuite de faire tomber une prostituée en plaçant de la drogue chez elle.

Prenant son courage à deux mains, il informe sa hiérarchie, le chef Weirbowsky (Robert Clohessy) qui refuse de l’appuyer, couvrant ainsi les agissements crapuleux de ses collègues.

Barré sur le plan professionnel, soumis à la pression de ses coéquipiers, Cross prend une décision radicale et informe le procureur fédéral Bill Killcullen (Bruce Greenwood) qui prend l’affaire en main et accepte de mauvaise grâce de lui accorder une place de substitut.

Les flics véreux tombent alors entre les mailles de la justice fédérale et l’ambitieux Cross peut ainsi changer de statut.

15 années s’écoulent et Cross qui vient d’enterrer son père, brigue alors le poste de procureur fédéral.

Séparé de Jennifer, il apprend que son fils AJ (Emory Cohen) a émis le désir de venir vivre avec lui.

Il accueille du mieux qu’il peut un adolescent rebelle flirtant ouvertement avec la petite délinquance.

Au collège AJ approche sournoisement Jason (Daniel Dehaan), le propre fils de Glanton, forcément solitaire et perturbé.

Ensemble les deux gamins fument mais se font coincer par les policiers avec des stupéfiants sur eux.

Avery intervient, faisant jouer sa position pour tirer son fils d’affaires, non sans lui avoir administré une sévère leçon.

Jason revient finalement chez lui également sans être inquiété mais rongé par le doute insinué par AJ, questionne ses parents Romina et Kofi sur la mort mystérieuse de son père.

Devant le mutisme de ses parents, il retrouve la trace de Van Der Zee qui l’informe sur le passé de braqueur de son père et lui montre une photo de Cross, alors encore policier tout en essayant de le dissuader de toute volonté de vengeance.

De retour au collège, Jason retombe sous l’influence vénéneuse de AJ qui le force à voler des médicaments chez un pharmacien pour approvisionner une soirée qu’il organise dans la maison de son père.

Lorsque Jason réalise que Avery Cross et le flic tueur de son père, il devient fou et provoque une altercation avec AJ qui le tabasse férocement.

Il se procure alors une arme, se rend chez les Cross, braque AJ puis Avery qui rentrait chez lui.

Le futur procureur est conduit dans une foret pour être abattu mais après avoir exprimé des remords et une photo de Glanton avec sa femme et son fils, fini par émouvoir Jason qui l’épargne.

On retrouvera finalement AJ ensanglanté mais vivant dans la maison.

Les choses tournent finalement bien pour Avery qui devenu procureur, peut finalement laver son âme du remord d’un meurtre et d’une famille brisée.

En conclusion, « The place beyond the pines » est un film unique, fascinant, qui vous happe dès les premières minutes pour ne plus vous lâcher.

Scénario complexe, à tiroirs, évolutifs, le film place tout d’abord le couple Ryan Gosling-Eva Mendes en première position, avec un rôle de rebelle marginal en or pour le premier avant de s’orienter sur Bradley Cooper vers un policier intègre et ambitieux, rêvant pour marcher sur les traces de son père de réussite sociale pour finalement arriver sur leur descendance, forcément sur traumatisée par le passé trouble unissant le braqueur flingué par un policier rongé par le remord.

On se régale donc de ce chef d’œuvre sombre de Cianfrance qui aurait à mon sens mérité quelques récompenses sur le plan international.

Dommage donc… mais je ne peux qu’inviter à la découverte de ce bijou noir !

The place beyond the pines (Derek Cianfrance)
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 16:39
Lance Armstrong, itinéraire d'un salaud (Reed Albergotti, Vanessa O'Connell)

On reste dans le domaine du sport avec « Lance Armstrong, itinéraire d’un salaud » de Reed Albergotti et Vanessa O’Connnell.

Sorti en 2013, « Lance Armstrong, itinéraire d’un salaud » est une minutieuse enquête réalisée par deux journalistes du Wall Street Journal dans le but de démonter ce qu’ils appellent le système Armstrong, c’est-à-dire toute l’organisation complexe mise en place par le plus grand champion de l’histoire du cyclisme pour se doper, engranger des victoires, des profits et ainsi nourrir une fausse idole à laquelle toute le monde avait au fond de lui envie de croire.

L’histoire d’Armstrong débute dans les années 70 dans sa ville natale de Dallas (Texas), ou dès l’adolescence le jeune homme se découvre de belles qualités athlétiques s’exprimant à merveille dans les sports d’endurance comme la natation ou la course à pied.

Issu d’un milieu modeste, Armstrong a toujours haï son père alcoolique qui a abandonné sa mère Linda et entretenu des rapports conflictuels avec ses différents beau-père notamment le très sévère Terry Armstrong, alors que sa mère restait en comparaison sacralisée.

Animé très tôt d’un sentiment de revanche nourrissant une forte ambition, Armstrong se tourne logiquement vers le triathlon ou ses fortes capacités cardio vasculaires lui permettent de remporter plusieurs courses aux Etats-Unis.

Surclassé dans les plupart des compétitions qu’il remporte, Armstrong a comme mentor le triathlète Rick Crawford, qui lui apporte la rigueur dans ses entrainements ou déjà le jeune homme ne ménage pas ses efforts.

Au cours d’un triathlon à Austin, Armstrong est alors logiquement détecté par Eddy Borysewicz, entraineur cycliste d’origine polonaise ayant coaché dans l’équipe nationale Greg Lemond avant qu’il ne devienne professionnel et ne gagne le Tour de France, la course la plus relevée du circuit professionnel.

Soutenu financièrement par le riche homme d’affaire Thom Weisel, lui-même champion frustré et passionné de sport, Borysewicz parvient à force de persuasion, à convaincre Armstrong au début réticent à s’essayer au cyclisme en lui faisant miroiter les confortables gains des cyclistes professionnels européens.

Sous la férule du gourou polonais qui amène des méthodes importées d’Europe de l’Est qui font alors cruellement aux cyclistes américains, mal préparés, Armstrong intègre la team Subaru-Montgomery et obtient des résultats suffisamment prometteurs pour intégrer l’équipe nationale américaine.

Doté d‘un tempérament caractériel et égoïste, Armstrong se brouille avec Borysewicz et Weisel, préférant quitter l’équipe pour rejoindre leur rival Jim Ochowicz chez Motorola.

Confronté pour la première fois aux meilleurs Européens, Armstrong termine à une modeste quatorzième place aux Jeux Olympiques de Barcelone, trouve ses limites physiques et comprend que son seul important potentiel physique n’est pas suffisant pour lui permettre de prétendre jouer les premiers rôles au niveau mondial.

Alors prêt à tout pour réussir, il s’initie à Come (Italie) au dopage en prenant des stéroïdes puis fait parler de lui sur le Tour de France en remportant une étape avant de trouver ses limites en montagne, et obtient en 1993 son premier titre de gloire en devenant champion du monde sur route à Oslo.

Armstrong plonge alors sans vergogne dans l’engrenage du dopage en prenant comme tous ses coéquipiers de l’EPO et s’adjoint les services d’un très controversé médecin italien, Michèle Ferrari, qui apporte au sein de l’équipe Motorola sa conception scientifique de la performance et du dopage.

Au fil des victoires, il devient en tant qu’espoir américain, de plus en plus médiatique et attire les sponsors come Nike, Trek et Oakley avec lesquels il signe de gros contrats publicitaires.

Armstrong se montre toujours particulièrement arrogant, voulant être le leader incontesté de son équipe et vouant une jalousie tenace à Greg Lemond, qui deviendra son ennemi personnel.

Mais sa vie de futur star du sport bascule lorsqu’il découvre après une longue période de méforme en 1996, qu’il souffre d’un cancer d’un testicule.

Armstrong doit donc tout abandonner, subir plusieurs opérations dont l’ablation d’un testicule, une chimiothérapie et parvient à surmonter la maladie contrairement à son ami masseur John Terry Neal, atteint lui aussi d’un mystérieux cancer au même moment et qui décèdera en 2002.

Affaibli et sans cheveux, le cycliste aidé par son agent Bill Stapleton a alors dans l’idée d’utiliser son image de champion rescapé pour faire le tour des médias rapidement touchés par le symbole qu’il représente.

Armstrong crée une fondation pour lutter contre le cancer et parvient sur sa notoriété à récolter des centaines de milliers de dollars de dons.

Du coté privée quitte sa première compagne Lisa qui l’avait pourtant soutenu dans sa lutte contre la maladie, rencontre Kristin Richard qui travaille dans les relations publiques et ne tarde pas à être repris par le virus de la compétition.

Homme de challenges, Armstrong quitte son ancienne équipe française de Cofidis qu’il avait rejoint suite aux problèmes financiers de Motorola et signe chez US Postal Service, une division de la poste américaine versant dans le marketing sportif dans laquelle on retrouve Weisel et Borysewicz aux cotés d’un ancien cycliste de haut niveau Max Gorski reconverti en commercial.

Son arrivée provoque un conflit avec Borysewicz qui pour marquer son opposition finit par quitter le groupe.

Ayant épousé Kristin, Armstrong tente un retour en 1998 et tombe en plein scandale de dopage sur le Tour de France.

Epargné par l’affaire Festina, Armstrong reprend contact avec Ferrari et bénéficie à présent des précieux conseils de Johan Bruyneel, ex coureur cycliste belge recruté pour son sens tactique comme directeur sportif par Gorski.

Il travaille à perdre du poids, développer son endurance dans de longues sorties en montagne prêt de Nice ou il achète une résidence.

Cette combinaison ne tarde pas à payer puisque qu’Armstrong remporte le Tour de France 1999, en réalisant des performances stupéfiantes dans les étapes de montagnes qui constituaient jadis son point faible en raison de sa lourde carcasse de triathlète.

Pourtant révélé positif aux corticoïdes sur le Tour, Armstrong obtient le bénéfice du doute et parvient à conserver intact l’aura de son incroyable succès.

Avec sa victoire au Tour de France, Armstrong change de dimension, devient une superstar mondiale et tout particulièrement aux Etats-Unis ou il est reçu à la maison Blanche par Bill Clinton et Georges Bush alors gouverneur du Texas en personne.

Il sort son autobiographie « Il n’y a pas que le vélo dans la vie » qui devient un best seller lui permet d’engranger de gros bénéfices, signe de nouveaux contrats publicitaires ou renégocie à la hausse les précédents avec un record de 2 à 2,5 millions par an pour la seule US Postal.

Weisel en profite pour prendre habillement le contrôle de USA Cycling, l’organisation du cyclisme aux USA en créant une organisation parallèle qui la finance massivement et a ainsi accès à Hein Verbruggen, le président de l’UCI, à qui il effectue de généreux versements.

En ayant ainsi à sa main sur l’UCI, Weisel contrôle ainsi l’organisme qui gère la lutte anti dopage dans le cyclisme…

En 2000, pour lutter contre les nouvelles méthodes de détection de l’EPO, les coureurs de l’US Postal s’administrent le produit directement dans les veines et ont recours aux transfusions sanguines qu’ils effectuent dans le plus grand secret dans leur bus spécialement équipé.

Bruyneel utilise des hommes à tout faire (masseurs, soigneurs, mécaniciens) pour acheminer les poches de sang et produits dopant et faire disparaitre les traces des injections.

Malgré une nouvelle éclatante victoire au panache face à ses deux principaux rivaux Jan Ulrich et Marco Pantani, des journalistes de France 3 récupèrent dans les déchets de l’équipe des boites d’Actovegin, produit dopant à base du sang de veau mais l’UCI intervient en soutenant massivement Armstrong… avant d’interdire ensuite le produit en question !

Le livre révèle ensuite qu’Armstrong, déjà contrôlé positif à l’EPO sur le Tour de Suisse en 2001 peu avant sa troisième victoire au Tour de France a bénéficié de la surprenante clémence de l’UCI…

Pourtant certaines personnes commencent à se poser des questions et tentent de fissurer le système Armstrong.

Outre Lemond, intimement convaincu de la duperie, Steve Whisnant président de l’association d’Armstrong contre le cancer qui démissionne de son poste, le coureur italien Filippo Simoni balance d’abord Ferrari puis David Walsh, journaliste irlandais au Sunday Times qui prépare livre tentant de démontrer les accusation de dopage contre l’américain.

Se disant victime de harcèlement par les autorités françaises et par les agents de l‘UASADA, agence la lutte anti dopage américaine, Armstrong part s’entrainer à Gérone (Espagne).

En 2002, il est rejoint par un nouvel équipier américain prometteur, Floyd Landis, dont les performances physiologiques confinent au surhomme, surpassant même celui du champion en titre.

Landis se montre à la hauteur de son potentiel, permettant à Armstrong de décrocher son quatrième Tour de France en 2002, puis en 2003 malgré une grave blessure à la hanche.

En 2004 après une nouvelle victoire, Armstrong divorce et se met en couple avec la chanteuse de pop-rock américaine Sheryl Crow.

Ce couple ultra médiatique se recentre sur les Etats-Unis entre le Texas et la Californie.

Ayant investi dans Tailwind la société de Weisel qui lui apporte des revenus supplémentaires, Armstrong bénéficie de soutiens sans failles de ses sponsors qui ne lésinent par pour satisfaire à ses exigences ou caprices concernant le choix des matériels.

Il est si puissant que la sortie du livre de Walsh « L.A confidentiel » qui recueille pourtant les témoignages de son ancienne soigneuse Emma O’Reilly, d’un ancien adversaire soudoyé lors d’une course aux Etats-Unis le néo zélandais Steve Swart et de Betsy Andreux, la femme de son coéqupier Frankie, l’ayant vu s’injecter des produits dopant, passe innaperçu car bloqué par une campagne de presse assassine relayée par les principaux média américain dont les prestigieux CNN, New York Times et New York Daily News.

Armstrong ne se contente pas de se défendre, il contre attaque aussi violemment par le biais de ses avocats prestigieux comme Tim Herman contre les journaux ayant osé publier le livre, obtenant des dommages et interet du Sunday Times et n’hésitant pas à faire directement pression sur Andreux pour fragiliser la position de sa femme.

En représailles, Simoni est durement malmené dans le peloton après avoir tenté une échappée et même le puissant Bob Hamman président la société d’assurance SCA qui avait assuré les victoires d‘Armstrong, qui tente de récupérer cinq millions de dollars est contraint de plier face aux manœuvres d’intimidations judiciaires du clan Armstrong.

Enfin, Lemond manque de boire la tasse lorsque John Burke le président de Trek qui distribue ses vélos est sommé de rompre son contrat, avant finalement de renoncer par peur de couteuses poursuites face aux avocats de l’ex champion.

En 2005, à présent sponsorisé par Discovery channel en lieu et place de l’US Postals, Armstrong prend sa retraite après une ultime victoire sur le Tour de France mais son succès est à nouveau entaché par les affaires de dopage par l’Equipe qui diffuse des résultats de tests positifs lors du tour 1999 remporté par l’américain.

Le Tour de France 2006 est remporté par Landis dont la vie bascule après un contrôle positif.

Aux abois, laché par tous les coureurs et soumis à la pression d’Armstrong qui craint que son ancien coéqupier ne balance tout sur son passé, Landis hésite longuement, déprime, divorce, mène une vie de marginal dans un bungalow d’un coin reculé de Californie avant finalement de prendre la courageuse décision de parler.

Sa confession à Jeff Novitzky et Travis Tygart respectivement agent et président de l’USADA est le point clé qui fera basculer la situation.

Après Landis qui collabore tel un repenti de la mafia tentant d‘alléger sa propre peine , d’autres coureurs se mettent aussi à parler pour soulager leur conscience et Armstrong se trouve ainsi trahi par ses propres coéqupiers, qui du reste ne l’appréçiaient pas.

Malgré une défense acharnée composée de dénégations farouches combinant preuves scientifiques de l’amélioration de sa physiologie après le cancer, régularité des contrôle anti dopages négatifs subis mais surtout de violentes contre attaques d’hommes politique de haut niveau pour miner la crédibilité de l’USADA, ainsi que des menaces de mort contre ses membres, Armstrong qui vient de réaliser un come back fracassant en 2009 pour terminer second du Tour de France, ne fait que retarder l’échéance.

Après des années de procédures, lorsque l’USADA commence à mettre en ligne sur Internet les documents prouvant de manière accablante les accusation de dopage dont il fait l’objet, Armstrong se trouve progressivement laché par ses soutiens dans la presse, son association puis par son principal sponsor Nike, qui le maintenait jusqu’alors à flot contre marées.

Banni des principales compétitions de triathlon et de marathon auxquels il était revenu avec un certain succès, Armstrong est alors contraint à une confession publique en 2013 devant la très médiatique Opra Winfrey mais ne montre à cette occasion aucun remord sur ses actes dans un contexte de banalisation du dopage dans le sport professionnel.
Après avoir remboursé SCA et le Sunday Times, Armstrong et ses proches (Weisel, Bruyneel) se voient à présent englués dans d’autres procès intentés par ses sponsors dont le gouvernement américain propriétaire d’US Postals, ce qui rend son avenir professionnel difficile à prédire.

Mais l’homme vivant aujourd'hui avec la jeune Anna Hansen qui lui a donné deux enfants, parait plein de ressources…

En conclusion, « Lance Armstrong, itinéraire d’un salaud » est le livre ultime pour décrypter les dessous du sport professionnel et passionnera tous les amateurs de ténébreuses affaires judicaires.

Bien qu’à charge contre l’ex champion, le travail des deux journalistes montre une trajectoire similaire à celle d’un homme politique à l’ambition démesurée, à l’égo hypertrophié et prêt à tout pour arriver à assouvir ses buts.

Par son combat victorieux contre le cancer et son engagement bien réel pour les malades, Armstrong aurait pu être l’idole, le symbole qu’on aurait tous voulu admirer mais c’était oublier la volonté incessante de performance de notre société qui ne reconnait que les numéro, les exploits, les records et n’a que faire des vies équilibrées.

Trop vite, trop haut trop fort, telle aurait pu être la devise d’Armstrong.

La déception à son encontre est donc à la hauteur de nos espérances: immense !

On aimerait une rédedemption, plus d’humilité et un amour moins prononcé pour la réussite, la gloire, l’argent et les femmes… mais Armstrong pourra-t-il prendre ce chemin après tout ce gâchis ?

Derrière la personnalité charismatique d’un champion pétri d’exigences, « Lance Armstrong, itinéraire d’un salaud » montre de manière éclatante les relations existant entre les instances sportives comme l’UCI, les médias, certains puissants hommes d’affaires et sponsors unis par les mêmes liens sacrés du business.

On est donc ici bien loin de la pureté supposée du sport amateur, mais plus proche d’histoire de réseaux politico-mafieux…

Lance Armstrong, itinéraire d'un salaud (Reed Albergotti, Vanessa O'Connell)
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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 21:44
Hitchcock (Sacha Gervasi)

Déjà remarqué par le très touchant et original « Anvil : the story of Anvil » en 2008, Sacha Gervasi refait parler de lui en 2012 avec « Hitchcock » consacré au (plus) grand réalisateur britannique.

L’histoire est simple : ayant obtenu un énorme succès commercial après « La mort aux trousses », Alfred Hitchcock (Anthony Hopkins alourdi et méconnaissable) souhaite en 1959 se remettre en question et explorer de nouvelles voies plus tortueuses.

Il a alors comme idée d’adapter un roman de Robert Block « Psycho » traitant d’un sujet particulièrement scabreux les meurtres de femmes perpétrés par un tueur en série schizophrène obsédé par la personnalité de sa mère décédée jusqu’au point de se travestir pour commettre ses crimes.

Compte tenu de l’horreur du sujet inspiré de surcroit de la vie d’Ed Gein (Michael Wincott), la Paramount représenté par Barney Balaban (Richard Portnow) se montre ultra frileuse et craignant la redoutable censure américaine refuse de financer le film.

Convaincu de tenir un sujet fascinant, Hitchcock s’obstine, mettant à contribution son agent Lew Wassermann (Michael Stuhlbarg), sa secrétaire Peggy Robertson (Toni Colllette) et sa femme Alma Reville (Helen Mirren) qui est également sa plus proche collaboratrice mais essuyant refus sur refus, doit se rendre à l’évidence : il va être obligé de financer le film lui-même.

Sa femme accepte le sacrifice d’une réduction de leur train de vie, il est vrai assez fastueux voir de la vente de leur splendide maison californienne mais entretient également une curieuse relation avec Whitfield Cook (Danny Huston), un scénariste de second plan qu’elle soutient et rencontre périodiquement.

Tout en travaillant sur le scénario de son film et en envisageant plusieurs actrices, Hitchcock développe une violente jalousie à l’égard de Cook.

Il est vrai qu’Alma s’absente plusieurs après midi pour déjeuner ou passer des après midi entière dans une villa au bord de la mer ou ils mettent au point ensemble le nouveau scénario de Cook.

Sous les conseils de sa femme, Hitchcock choisit héroïne, Janet Leigh (Scarlett Johansson) dans la lignée de ses femmes fatales blondes qui l’obsèdent et relègue la pourtant formidable mais trop modeste Vera Miles (Jessica Biel) en second plan.

L’acteur masculin sera Anthony Perkins (James d’Arcy) en raison de son physique torturé un tantinet efféminé.

Tenaillé par la peur de la faillite et animé par un farouche désir de revanche, Hitchcock donne tout de lui-même dans ce film, transposant sa colère vis-à-vis d’Alma dans les scènes les plus violentes du film.

Il a maille à partir avec la censure représentée par Geoffrey Shurlock (Kurtwood Smith), qui s’offusque des plans dénudés dans la fameuse scène de la douche.


Le résultat est détonnant, torturé et impressionnant.

Alma le remplace lorsque malade, il prend du retard sur le planning et finit par s’expliquer clairement sur sa relation avec Cook devant les remarques insistantes de son mari.

La mise au point est musclée et rassure Hitchcock sur la fidélité et l’implication de sa femme à ses cotés.

Bénéficiant d‘une propagande adroite, « Psychose » sort ensuite en 1959 et a un terrible impact sur le public, apportant un succès artistique et commercial sans précédent dans la carrière déjà fournie du réalisateur qui gagne son pari audacieux au nez et à la barbe de la censure et des studios trop conservateurs.

En conclusion, « Hitchcock » est film sympathique très bien interprété sur la genèse de la plus grande œuvre cinématographique qui ait pu voir le jour.

On y comprend les risques pris par le maitre du suspens, son refus du conformisme ou de la facilité comme retourner un ersatz de « La mort aux trousses » pour aller fouiller dans les cotés les plus dérangeants et troubles du psychisme humain.

« Hitchcock » prouve que l’audace paie et qu’on doit donc comme Alfred Hitchcock a su éviter la facilité pour suivre son instinct pour réaliser sa plus grande œuvre.

Un film donc solide et agréable pour les fans d’Hitchcock et de « Psychose » mais dont le classicisme ennuiera peut être les autres !

Hitchcock (Sacha Gervasi)
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 17:05
Français pour une nuit (Metallica)

Déjà six ans pour le fabuleux concert de Metallica aux Arènes de Nimes aussi est-ce avec un grand plaisir que je vais chroniquer ce « Français pour une nuit » enregistré en 2009 lors de la tournée de « Death magnetic » l’album du retour aux sources des Californiens au thrash metal des origines.

Dans le cadre grandiose des plus grandes arènes romaines de France, un site antique vieux de plus de deux milles ans ou tant d’hommes et d’animaux ont perdu la vie, Metallica pose son infrastructure de manière à optimiser la vue d’une foule répartie en cercle non parfait autour des musiciens.

L’entame est tonique avec « Blackened » dont le tempo et les riffs acérés découpent comme des lames de rasoir.

Le groupe parait étincelant de forme, James Hetfield en impose toujours autant avec sa forte carrure, ses tenues noires, ses multiples tatouages et ses cheveux à présent courts et plaqués, Kirk Hammett parait insensible au temps qui passe, Lars Ulrich certes déplumé mais toujours aussi dynamique à la batterie et enfin Robert Trujillo, le bassiste râblé aux larges frusques dont l’implication physique reste de tous les instants.

Metallica joue sur du velours avec « Creeping Death » dont le break terminal met toujours la foule à contribution avec une efficacité jamais démentie en concert puis fait cracher les flammes sur « Fuel » seul morceau de l’époque « Load/Reload » qui sera joué ce soir là.

La vitesse et la pyrotechnie de « Fuel » achève de porter à l’ébullition la foule et on déguste avec plaisir « Harvester of sorrow » morceau chaloupé et ténébreux divinement interprété par un Hetfield habité.

Un peu de douceur avec « Fade to black » éternelle ballade mélancolique des 80’s, puis place à la partie la plus vendeuse du concert avec les titres du dernier album, « Broken, beat & scared » dur, rugueux mais dépourvu du refrain magique faisant la différence et « Cyanide » qui ne décolle jamais et provoque un ennui poli.

On reste dans le viril avec « Sade but true » qui malgré son intensité parait avec le recul particulièrement lourdingue aujourd’hui avec son coté martelé/répétitif.

Rien à dire en revanche sur le magnifique « One » si ce n’est qu’il referme la quintessence du génie de Metallica et un monument de concert avec sa montée progressive en intensité pour aboutir à une guerre totale… de guitares.

Retour à « Death magnetic » avec la gifle « All nightmare long » enchainé du magnifique « The day that never comes » peut être le meilleur titre de l’album en raison de la beauté de ses mélodies.

Impossible de ne pas avoir droit à l’incontournable « Master of puppets » toujours très intense mais assez peu digeste à mes yeux car trop long et violent.

Je n’ai jamais compris en revanche l’intérêt d‘exhumer du grenier « Dyers eve » titre certes très musclé mais mineur au sein du répertoire du groupe.

Place aux classiques du « Black album » pour terminer, la ballade mythique « Nothing else matters » qui ouvrit à Metallica les portes de radio dans les années 90 puis « Enter sandman » plus grand tube de leur carrière interprété par un Hetfield écrasant de maitrise qui embrase la foule.

Après avoir exprimé des remerciements sincères et l’honneur pour Metallica de jouer dans un pareil endroit, viennent les rappels : la reprise ultra musclée de Queen « Stone cold crazy » et le cap sur le premier album culte « Kill’em all » avec l’ultra plaisant « Motorbreath » enchainé du jouissif « Seek and destroy » reprit comme un seul homme par les 25000 spectateurs pour imprégner dixit le groupe ces lieux de la marque de Metallica.

En conclusion, « Français pour une nuit » est un superbe cadeau aux fan français de Metallica et un concert exceptionnel car réalisé par un groupe exceptionnel dans un lieu exceptionnel.

A plus de cinquante ans, les musiciens de Metallica impressionnent par leur passion et l’énergie incroyables qu’ils parviennent encore à dégager sur scène.

En mélangeant habilement vieilleries incontournables et classiques très heavy/thrash bien que sans doute moins intemporels, Metallica trouve un bon équilibre et offre plus de 2 h de fête avec un spectacle de très haut niveau mélangeant qualité du son, effets lumineux et pyrotechniques…

Un véritable must donc pour tous les fans du groupe… et les autres !

Français pour une nuit (Metallica)
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