Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:10
Tonnerre de feu (John Badham)

Sorti en 1983, « Tonnerre de feu » est un vieux film d’action de John Badham.

L’histoire est celle de Franck Murphy (Roy Scheider), policier d’une brigade héliportée de Los Angeles, qui traque les criminels en pleine nuit flanqué par son partenaire, le jeune Richard Lymangood (Daniel Stern), aussi passionné que lubrique.

Au cours d’une mission nocturne particulièrement difficile, le duo tombe sur le meurtre d’une chargée de de mission pour les violences urbaines, Diane Mc Neely (Robin Braxton) une jeune femme noire assassinée chez elle.

Si les tueurs sont éliminés par la police, Murphy relève des indices troublants que néglige son supérieur Jack Braddock (Warren Oates), ulcéré par une plainte de riverains alors que le duo effectuait un vol stationnaire pour observer une starlette hollywoodienne effectuer des exercices nocturnes nue chez elle.

Braddock mute le duo au sol, ce qui n’empêche par Murphy, fraichement divorcé de Kate (Candy Clark) de se rendre de nuit sur les lieux du crime pour recueillir un indice laissé par les tueurs écrit en espagnol.

Mais Murphy a la surprise d’être fraichement réintégré dans la brigade héliportée lorsqu’il apprend qu’il va devoir servir de pilote d’essai au « Tonnerre de feu », un hélicoptère ultra sophistiqué doté de vitres par balles, senseurs infra rouges et acoustiques ultra sensibles, bases de données informatisées reliés aux fichiers de la police et surtout canon mobile de 20 mm dont le but est de sécuriser les Jeux Olympiques de 1984 face à une attaque terroriste.

Son excitation est tempérée par la présence de Cochrane (Maclom Mc Dowell), son ex camarade du Viet Nam, qui devenu colonel, lui voue une haine tenace.

On découvre alors que Murphy est hanté par son passé de pilote du Viet Nam et par la chute d’un Viet Cong jeté du haut de son hélicoptère.

Cochrane hait tellement Murphy qu’il tente de le faire s’écraser lors d’un vol de routine à ses cotés en desserrant une pièce essentielle au rotor de son hélicoptère.

Mais Murphy joue de son habileté et de son expérience pour se poser en catastrophe sur un chantier.

Autorisés à voler à bord du Tonnerre de feu, Murphy et Lyman débranchent l’enregistreur de vol et dévient de leur mission première, pistant Cochrane jusqu’à un des hauts buildings de la ville, dans laquelle le colonel rencontre des hauts gradés de la défense, qui décident d’éliminer Murphy, en raison de son caractère gêneur à leurs projets : créer des émeutes dans le quartier mexicain pour promouvoir le Tonnerre de feu dans la police.

Repéré par Cochrane, l’hélico fait une embardée avec son précieux enregistrement montrant également l’implication nette de Cochrane et les siens dans le meurtre de Mc Neely qui avait découvert le pot aux roses.

Lyman devient une cible en raison de la possession d’une cassette audio être la preuve ultime, et est finalement assassiné par Grundelius (Anthony James) , non sans avoir opposé une farouche résistance à ses bourreaux.

Ulcéré, Murphy lance son ex femme Kate pour retrouver la cassette cachée par Lyman dans un endroit sur et détourne le Tonnerre de feu, devenant ainsi une menace physique bien réelle pour Los Angeles.

Il met tout d’abord aisément en échec deux hélicoptères lancés à sa poursuite, puis traqué par deux F-16, parvient à esquiver une salve de missiles air-air en leurrant leur guidage thermique près d’une rôtisserie puis les poussent à frapper un immeuble de bureau.

Alors que les F-16 se replient la queue entre les jambes, Murphy abat l’un d’eux à l’aide de son canon, obligeant le pilote à s’éjecter.

La perte d’un avion pousse Cochrane à prendre lui-même la direction des opérations à l’aide d’un second hélico armé d’énormes canons capables de percer le blindage du Tonnerre de feu.

De son coté Kate est appuyée militairement par son ex mari pour déjouer la surveillance de la police et porter la cassette à la presse.

Elle y parvient d’extrême justesse transmettant les preuves compromettantes de l’assassinat de Mc Neely et de la machination de certains militaires et industriels.

Après un ultime duel entre Cochrane et Murphy, ou blessé l’ancien pilote réussit un looping audacieux pour surclasser son adversaire, le colonel félon est abattu est s’écrase dans une vieille usine loin de la ville.

Murphy pose ensuite le Tonnerre de feu sur des rails de chemin de fer et le fait détruire par un train à grande vitesse, tandis que le scandale éclate dans les média de Los Angeles.

En conclusion, « Tonnerre de feu » est un petit bijou des années 80, un film méconnu réellement fascinant pour la technologie militaire de l’époque avec les premiers avions de haute technicité (comme le sera le Tigre européen plus tard) qu’on bien connu les fans de la série « Supercopter » à l’époque.

Outre ses scènes de combat aérien ultra spectaculaires, « Tonnerre de feu » développe un scénario brillant teinté de paranoïa ou un homme seul et intègre, brave des officiels corrompus et dangereux manipulant les médias de masse.

Lorsque cet homme s’avère être Roy Scheider, charismatique ancien pilote du Viet Nam, parfaite incarnation de la justice et de l’intégrité des « petites gens », on ne peut qu’applaudir à tout rompre tout en regrettant l’oubli relatif de cet acteur si attachant.

Brillant, prenant et parfois également drôle (notamment par la présence du fantasque Stern), « Tonnerre de feu » est un formidable divertissement à savourer même plus de trente ans après avec un égal bonheur !

Tonnerre de feu (John Badham)
Repost 0
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 09:12
Lost saison 6, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Voici à présent le dernier épisode de Lost avec « Lost saison 6, épisodes 17 et 18 ».

Pour clore la série, le trio Jack Bender (réalisation), Damon Lindelof et Carlton Cuse (réalisation) place Desmond (Henry Ian Cusick) comme objet de toutes les attentions et le contraint à suivre Locke (Terry O ‘Quinn) et Jack (Matthew Fox) devenu le successeur de Jacob (Mark Pelligrino) pour défendre la source de lumière magique de l’ile.

Seul capable d’approcher la lumière en raison de son incroyable tolérance au rayonnement magnétique, Desmond descend dans la grotte et touche la lumière ce qui engendre un phénomène étrange aboutissant à des tremblements de terre.

Lorsque les trois hommes ressortent, Locke semble avoir perdu son invulnérabilité et est blessé par Jack.

Alors que l’ile s’apprête à être détruite, une lutte à mort s’engage entre les deux leaders, Jack étant blessé au couteau après avoir hésité à le tuer, avant que Kate (Evangeline Lilly) ne lui tire dessus et n’aide son ami à le jeter du haut de la falaise.

Sévèrement blessé au ventre, Jack est secouru par ses amis, Hurley (Jorge Garcia) Sawyer (Josh Holloway) et Benjamin (Michael Emerson).

Malgré sa blessure, il ordonne aux autres de rejoindre l’équipe composée de Richard (David Carbonell), Fred Lapidus (Jeff Fahey) et Miles (Ken Leung) qui sur l’ile de l’Hydre vont essayer de faire décoller l’avion pour quitter l’ile avant sa destruction.

Kate et Sawyer lui obéissent après des adieux émouvants, mais Hurley et Benjamin l’accompagnent dans la grotte pour raviver la lumière et tenter de sauver l’ile.

Avant de descendre seul dans la grotte, Jack transfère la responsabilité de la protection de la source à Hurley et trouve ensuit Desmond inconscient.

Il le fait hisser à la sortie et réactive la source ce qui n’arrete pas le processus de destruction enclenché.

Après avoir sauté du haut d’une falaise et récupéré Claire (Emilie de Ravin) prostrée sur la plage, Kate et Sawyer embarquent in extremis dans l’avion que Lapidus parvient à faire décoller.

Resté seul, Jack sorte de la grotte, titube et s’allonge, mourant à coté du chien de Walt.

Dans la réalité alternative, Hurley joue toujours son rôle de rassembleur, enlevant Charly (Dominic Monaghan) à sa dépression pour le conduire à son concert de bienfaisance ou il fait la connaissance de Claire qui accouche subitement assistée par Kate.

Hurley continue son œuvre réconciliatrice en conduisant Sayid (Naveen Andrews) jusqu’à Shannon (Maggie Grace) et Boone (Ian Somerhalder) pour partager leurs souvenirs communs.

Sun (Yunjin Kim) retrouve également Juliet (Elisabeth Mitchell), qui l’ausculte après la blessure par balle lors de la fusillade entre Jin (Daniel Dae Kim) et les hommes de Keamy (Kevin Durand) et se souvient de sa maternité sur l’ile.

Les autres personnes à se retrouver sont Jack qui après avoir opéré Locke, réussit à lui rendre l’usage de ses jambes et allant chercher son fils au concert de Drive shaft, tombe sur Kate et se rappelle, très troublé leur histoire d’amour commune.

Puis Jack retrouve son père Christian (John Terry) qui n’est pas en réalité mort et qui lui révèle le pourquoi de toute cette histoire, le besoin pour eux de sortir de l’impasse que constituait leur vie passée et d’en passer par les incroyables aventures de l’ile.

Le père et le fils, enfin réconciliés rejoignent les autres survivants dont Desmond et Penny (Sonya Walger), Bernard (Sam Anderson) et Rose (L Scott Caldwell), Sun et Jin rassemblés à l’église et tout le monde mort sur l’ile, retrouve ainsi la vie et la sérénité dans ce nouveau futur…

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 17 et 18 » conclue de fort belle manière cette longue saga riche en rebondissements.

On comprend l’intérêt de planter dans la dernière saison une réalité alternative qui peu à peu laisserait la possibilité aux survivants de se rappeler de leurs aventures communes sur l’ile pour prendre un nouveau départ.

Les héros qu’on a ainsi vu souffrir pendant toutes ses années face à une ile aux propriétés surnaturelles, sujet d’étude par des scientifiques des années 70 puis zone de massacres entre clans rivaux, trouvent ainsi enfin la paix dans leurs conflits intimes : Jack se réconciliant avec un père détestable, Kate trouvant la stabilité entre le fils de Claire et Jack, Sawyer également avec Juliet, Charlie avec Claire, Sun et Jin avec la naissance de leur fille, Desmond avec Pennny, Sayid et Shannon, Locke avec ses jambes retrouvés et ce bon vieux Hurley avec sa chère Libby.

Riche, torturé, complexe jusqu’à en être parfois irritant, « Lost » boucle la boucle dans le cheminement nécessaire vers la voie de la sérénité après avoir affronté toutes ces épreuves.

Lost saison 6, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 09:06
Neuf semaines et demi (Adrian Lyne)

Sorti en 1986, « Neuf semaines et demi » est un vieux classique des années 80 d’Adrian Lyne adapté d’un roman d’Elisabeth Mc Neill, « Le corps étranger ».
Basé sur une trame très simple, « Neuf semaines et demi » raconte la rencontre coup de foudre entre une jeune femme fraichement divorcée, Elisabeth Mc Graw (Kim Basinger) travaillant dans une galerie d’art new-yorkaise et un mystérieux inconnu John Gray (Mickey Rourke) qui l’aborde dans un restaurant chinois.
Magnétiquement attirée par le beau jeune homme, Elisabeth le suit imprudemment jusqu’à une sorte de baraque près des quai mais ne couche pas avec lui, sans doute déroutée par les étranges propos qu’il lui tient.
Le couple se revoit pourtant assez vite et couche ensemble. Il s’avère que John qui travaille comme courtier dans la finance vit dans un bel appartement de Manhattan au design épuré et fonctionnel.
Adepte de jeux érotiques, il s’ingénue à titiller et manipuler Elisabeth, lui demandant de sa caresser à heures fixes en pensant à lui et en jouant avec de la nourriture (surtout du miel et de l’eau pétillante) dont il la badigeonne consciencieusement .
Malgré quelques rebuffades lorsqu’il menace de la fesser, Elisabeth rentre progressivement dans son jeu tombant sous l’emprise du manipulateur.
Elle accepte d’autant mieux que Molly (Margaret Whitton), sa meilleure amie et collègue de bureau sorte avec son ex mari un dénommé Bruce.
Détachée de son travail qui consiste à organiser des expositions, Elisabeth devient passionnément attirée par son amant, se prêtant à un désormais célèbre strip tease sur fond de musique blues de Joe Cocker.
Mais le psychisme tordu de John finit par la rattraper, lorsqu’il lui demande de se mettre à quatre pattes pour aller ramasser de l’argent, lorsqu’il la cravache dans un magasin d’équitation.
Tombant toujours plus bas, Elisabeth change pourtant une fois la donne en se rendant sur le lieu de travail de Gray, et se prête ensuite à un curieux jeu de travestissement en homme dans un restaurant, enchainé d’une prise de risques excitante en provoquant des voyous, qui leur courent après et qu’ils finissent par affronter dans une ruelle sombre avant de faire l’amour sous une pluie battante.
Elisabeth coince pourtant lorsque John la fait se faire caresser les yeux bandés par une prostituée latina (Cintia Cruz) puis l’emmène dans un peep show pour l’exhiber et la faire tripoter par des voyeurs agglutinés devant le spectacle d’un couple copulant sur scène.
Au final Elisabeth décide de rompre après avoir vécu plus de neuf semaines de folle passion l’amenant au bord du gouffre psychique.
Elle abandonne John, qui regrette piteusement ses attitudes et lui avoue sans trop de conviction l’avoir follement aimé..
En conclusion, « Neuf semaines et demi » est film sans scénario et construction, reposant sur une superposition de scènes faussement érotiques dans lesquelles tout est plutôt suggéré que montré.
Le style de vidéo clip de Lyne transparait dans le film ainsi qu’une bande son horriblement datée années 80.
Les acteurs font ce qu’ils peuvent, Kim Basinger archétype de la (fausse) blonde américaine devenant un sex symbol et Mickey Rourke, alors jeune homme aux traits fins et délicats, bien avant que la boxe, l’âge et la chirurgie esthétique ne le défigurent à tout jamais.
Sorte d’ancêtre de « Fifty shades of grey » des années 80, « Neuf semaines et demi » irrite plus que n’attire par son érotisme soft et son maniérisme permanent…
A révérer aux inconditionnels de l’époque et du duo Basinger-Rourke donc.

Neuf semaines et demi (Adrian Lyne)
Repost 0
Published by Seth - dans Erotisme
commenter cet article
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 21:37
Lost saison 6, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 6, épisodes 15 et 16 ».

L’épisode 15 réalisé Tucker Gates sur un scénario de Carlton Cuse et Damon Lindelof est entièrement consacré à l’exploration du passé de Jacob (Mark Pelligrino).

Une femme appelée Claudia (Lela Loren) est un jour rejetée par la mer sur l’ile.

Enceinte, elle est assistée dans son accouchement par une femme plus âgée (Allison Janney), qui après avoir permis la naissance de jumeaux, la tue à coups de pierre.

Les deux bébés sont élevés par cette mère d’adoption et devenus adolescents, découvrent la présence d’autres hommes sur l’ile, que leur mère leur défend fermement d’approcher en raison de leur dangerosité présumée.

Puis la femme, leur révèle après leur avoir bandé les yeux, l’existence sur l’ile d’une source lumineuse aux propriétés magiques : guérison accélérée, résurrection, électro magnétisme…

Mais plus tard, le frère de Jacob (Titus Welliver) reçoit la visite en rêve de Claudia qui lui avoue la vérité sur ses origines et le fait que la femme qui les a élevés est sa meurtrière.

Révolté, le jeune homme demande des explications puis décide d’aller rejoindre le groupe des hommes dans le but de quitter l’ile, Jacob préférant rester aux cotés de cette mère d’adoption.

Malgré la différence de leur mode de vie, les deux frères se voient périodiquement mais lorsque l’homme en noir montre à sa mère le fait qu’il est découvert l’emplacement de la source magique et qu’il entend bien à l’aide de ses amis exploiter ses propriétés pour quitter l’ile, celle-ci réagit violemment en l’assommant contre la pierre et en massacrant le camp des hommes.

La vieille sorcière paye pourtant cher son geste, puisque l’homme en noir survit et la tue, la délivrant ainsi d’un lourd serment transféré à Jacob : protéger la source magique.

Touché par le remord, l’homme en noir est agressé par Jacob qui ne pouvant pas le tuer en raison d’un sort jeté par leur mère adoptive, le frappe et le jette dans la source magique, faisant de lui ce monstre de fumée noire que l’on connait à présent…

Après que Jacob ait enterré le corps de son frère et de sa mère d’adoption, la boucle semble bouclée puisque on voit Jack, Kate et Locke trouver les squelettes un temps beaucoup plus lointain après.

Dans l’épisode 16 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Edward Kitsis, Adam Horowitz et Elisabeth Sarnoff, Benjamin (Michael Emerson), Richard (David Carbonell) et Miles (Ken Leung) se rendent dans l’ancien camps des Autres pour trouver de la dynamite afin de faire exploser l’avion.

Alors qu’ils puisent dans la réserve secrète de Benjamin ils sont rattrapés par Charles Widmore (Alan Dale) et Zoé (Sheila Kelley) qui recherchent toujours Desmond (Henry Ian Cusick).

Après un échange musclé, l’annonce de l’arrivée proche de Locke (Terry O’Quinn) les obligent à remettre à plus tard leur explication et à se mettre à l’abri dans le bunker de Benjamin.

Seuls Richard et Benjamin osent rester à l’extérieur pour affronter Locke.

Richard est brutalement projeté dans les airs tandis que Benjamin est réembauché par le Monstre qui lui promet de régner à nouveau sur l’ile en échange de son obéissance.

Avant de suivre son nouveau chef, Benjamin livre vicieusement son rival Widmore à Locke.

Zoé est sommairement égorgée puis Widmore tué par balles par Benjamin pour lui faire payer la mort de sa fille.

Mais avant de mourir, Widmore avoue à Locke qu’il cherchait Desmond en raison de sa résistance phénoménale aux rayonnement électromagnétiques.

Locke décide donc d’utiliser Desmond pour détruire l’ile.

De l’autre coté de l’ile, Hurley (Jorge Garcia) entre en contact une dernière fois avec Jacob qui se rendant visible à tous, leur explique qu’il cherche un remplaçant pour protéger la source de lumière avant de disparaitre à tout jamais.

Finalement, Jack (Matthew Fox) accepte la charge et est investi par Jacob de pouvoirs surnaturels.

Dans la réalité alternative, Desmond continue à mettre en relation les survivants d’Oceanic Airlines, se faisant volontairement arrêter par Sawyer (Josh Holloway) pour approcher Kate (Evangeline Lilly) et Sayid (Naveen Andrews) également emprisonnés.

Lors de leur transfert dans une autre prison, le trio est libéré par Ana Lucia (Michelle Rodriguez) payée par Hurley allié de Desmond dans la grande réconciliation.

Les deux hommes continuent leur travail de ralliement vers un concert de bienfaisance donné par Drive shaft.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 15 et 16 » continue de se diriger vers la fin en donnant de précieuses informations sur la raison profonde des phénomènes étranges de l’ile, émanant d’une source aux propriétés surnaturelles.

La rivalité entre Jacob et son frère apparait claire, ce dernier se montrant réellement menaçant et machiavélique sous les traits de Locke.

On comprend également enfin l’origine de la fumée noire alias le Monstre qui massacre les survivants depuis les premiers épisodes.

Dans ces conditions la mort de Widmore passe presque inaperçue, Benjamin reprenant peu à peu de son allant perdu, tandis que sans surprise Jack accède aux plus hautes fonctions de l’ile, se positionnant ainsi en rival n°1 de son vieux rival Locke.

Enfin le personnage jusqu’alors secondaire de Desmond prend une importance toute particulière et inattendue…

Lost saison 6, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 09:15
Lost saison 6, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 6, épisodes 13 et 14 ».

L’épisode 13 réalisé par Steve Semel sur un scénario de Paul Graham et Zbyszewski Roland, Zoé (Sheila Kelley) et les hommes de Widmore (Alan Dale) viennent au camps de Locke (Terry O’Quinn) et le menacent de mort si il ne leur rend pas Desmond (Henry Ian Cusick).

Cet ultimatum appuyé par des déflagrations de bombes confirme la dangerosité de Widmore mais n’affecte en rien la détermination de Locke qui demande à Sayid (Naveen Andrews) de se rendre dans la foret pour abattre Desmond jeté au fond d'un puits.

Lié au Monstre par la promesse de revoir sa femme Nadia, Sayid semble accepter docilement sa mission mais renonce in extremis après que Desmond ait éveillé en lui des remords.

Revenu au camps il annonce à son nouveau maitre avoir rempli sa mission.

Mais Sawyer (Josh Holloway) parvient à convaincre un petit groupe de fidèles de trahir Locke, de se sauver dans la jungle et de prendre le voilier pour partir seuls en avion à l’aide de Fred Lapidus (Jeff Fahey), le seul pilote de l’équipe.

Kate (Evangeline Lilly), Hurley (Jorge Garcia), Sun (Yunjin Kim) et Jack (Matthew Fox) l’accompagnent mais sont rattrapés par Claire (Emilie de Ravin) menaçante avec son fusil.

Kate est alors obligée de négocier avec elle et parvient à la convaincre de venir avec eux pour revoir son fils, contre l’avis de Sawyer qui l’estime folle.

Mais sur le bateau, Jack a un doute et estime que Locke les manipulent pour les pousser à partir.

Il s’en ouvre à Sawyer qui irrité lui intime de quitter son navire, ce que fait Jack en sautant à la mer sous les yeux ébahis de Kate.

Revenu sur la plage, il tombe sur Locke et les siens.

Arrivés sur l‘ile de l‘Hydre, Sawyer et les siens sont trahis par Zoé sur ordre de Widmore et capturés ce qui terni les retrouvailles entre Sun et Jin (Daniel Dae Kim).

Sur le point d’être mis en cage, ils sont secourus par l’intervention de Locke qui changé en Monstre de fumée noire, massacre les gardes.

Dans la réalité alternative, Desmond permet à Claire de rentrer en contact avec Illana (Zuleikha Robinson), devenue avocate, qui traitant également la succession de Christian Shephard, permet à Jack de rencontrer sa demi sœur.

Enfin, Sawyer et Miles (Ken Leung) arrêtent Sayid pour le meurtre de Keamy (Kevin Durand) et ses hommes, sans connaitre sa réelle identité.

On bascule très vite sur l’épisode 14 réalisé par Jack Bender sur un scénario d’Elizabeth Sarnoff et Jim Galasso, Locke après avoir libéré Sawyer et les siens, les devancent vers l’avion en raison de ses capacités surnaturelles, tue les gardes de Widmore en un souffle et exhibe devant Sawyer un détonateur prouvant que l’avion était piégé, ce qui les pousse à se rabattre sur une évacuation par sous marin.

Sous une intense fusillade, Sawyer parvenir à embarquer dans le sous marin, laissant Claire en dehors et intégrant à grand peine Kate, blessée par balle à l’épaule ainsi que Sayid.

Il contraint sous la menace le capitaine à plonger alors que Locke laissé également sur place après un ultime volte face élimine en surface les derniers gardes de Widmore.

Lorsque Jack désireux de soigner Kate fouille dans son sac, il découvre un explosif et comprend que Locke les a trahi désirant les réunir dans un lieu confiné pour les éliminer hors de l’ile.

Commence alors une éprouvante course contre la montre, qui aboutit à une décision courageuse de Sayid se sacrifiant pour protéger ses amis.

Mais l’explosion terrible ouvre une brèche dans la coque du sous marin qui prend l’eau inexorablement.

Prise sous un amas de ferraille, Sun ne peut se libérer et Jin reste avec elle jusqu’à la fin, refusant de l’abandonner encore une fois.

Seuls Jack, Kate, Sawyer et Hurley parviennent à s’extraire et remonter à la surface.

Dans la réalité alternative, Jack opère Locke après la tentative d’assassinat de Desmond et tente de le convaincre, sans succès de suivre un traitement révolutionnaire lui permettant de retrouver l’usage de ses jambes.

Mais avant de laisser Locke repartir, Jack interroge Bernard Adler (Sam Anderson) le dentiste ayant opéré Locke après un grave accident d’avion, qui lui révèle que son père Anthony Cooper (Kevin Tighe) est dans une maison de retraite, quasiment paralysé après cet accident, dont Locke se sent responsable.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 13 et 14 » accélère enfin la cadence dans une ultime course pour quitter l’ile, avec comme leader émergent Sawyer, prêt à jouer sur les deux tableaux avec Widmore et Locke, deux alliés extrêmement dangereux.

Des personnages historiques perdent la vie comme Sayid et les époux Kwon, unis dans une ultime scène d’un romantisme aigu.

Dans cette mêlée intense ou un sous marin est coulé et un avion rendu inutilisable, Jack trouve une place intermédiaire intéressante bien qu’en apparence secondaire face à son vieux rival Sawyer, étant entendu que Locke se situe à présent au dessus du lot.

Les flash backs dans la réalité alternative conservent pour moi un manque évident d’intérêt et revêtent pour moi le caractère d’un simple amusement de scénariste.

Mais le dénouement semble approcher…

Lost saison 6, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 09:37
Lost saison 6, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 6, épisodes 11 et 12 ».

L’épisode 9 réalisé par le trio historique Jack Bender, Carlton Cuse et Damon Lindelof, est entièrement consacré à Desmond Hume (Henry Ian Cusick) repêché par miracle par les hommes de Charles Widmore (Alan Dale) et placé dans un des bunkers de l’ile pour subir une dangereuse expérience en l’exposant à un puissant générateur d’ondes électromagnétiques.

Survivant au bombardement, Desmond se retrouve dans un univers alternatif dans lequel employé de Widmore, il revient d’un voyage en Australie pour s’occuper du bassiste du groupe de son fils, Drive shaft, hospitalisé après une overdose.

L’homme en question est Charlie Pace (Dominic Monaghan), qui était sur le même vol que Desmond de retour de l’ile.

Rebelle et ingérable, Charlie refuse l’aide de Desmond et s’enfuie, le laissant annoncer de manière désemparée la nouvelle à la femme de Widmore, Eloïse (Fionnula Flanagan), dont les pouvoirs de voyante lui permettent de voir que Desmond est en réalité à la recherche de quelqu’un.

Après un entretien avec David (Jeremy Davis) le fils de Widmore dans cette réalité, qui confirme lui aussi son étonnement par ses étranges capacités de physicien alors qu’il n’est que musicien dans cette réalité, Desmond se rend dans un stade ou s’entraine la nuit Penny Widmore (Sonya Walger).

Séduit par cette femme qu’il aimera dans un autre univers, il l’invite à prendre un café.

De retour sur l’ile, Desmond se réveille éberlué et sortant à grand peine de son expérience est secouru par Sayid (Naveen Andrews) envoyé par Locke (Terry O’Quinn) pour le récupérer et l’intégrer au groupe des gens désirant partir.

Dans l’épisode 12 réalisé par Dan Attias sur un scénario d’Edward Kitsis et Adam Horrowitz, Hugo (Jorge Garcia) est atteint par la perte de sa chère Libby (Cynthia Watros) et revoit d’entre les morts Michael (Harold Perrineau Jr) qui lui conseille d’arrêter les plans de Illana (Zuleikha Robinson) pour détruire l’avion de retour que cherche Locke.

Ce conseil semble prémonitoire lorsque la belle métisse explose avec un bâton de dynamite dans la main, mais Hugo ne s’arrête pas là et fait exploser toute la dynamite entreposée dans le Black rock, ruinant ainsi tous les espoirs de Richard Alpert (David Carbonell) principal instigateur du projet.

La scission est alors inévitable avec Richard, Benjamin (Michael Emerson) et Miles (Ken Leung) qui laisse Hurley conduire les autres pour rencontrer Locke.

Il trouve le vieil homme de retour d’une étrange expédition nocturne au cours de laquelle il précipite Desmond dans un puits profond situé en pleine jungle.

Après un échange tendu, Locke remet son couteau à Hugo et les groupe se réunissent.

Dans un univers alternatif, Hugo devenu un milliardaire philanthrope après avoir réussi comme PDG d’une chaine de fast food de poulet, rencontre Libby dans un restaurant et tombe amoureux d’elle, allant jusqu’à la suivre dans l’hôpital psychiatrique ou elle est internée, à sa propre demande.

Le lien qui les unit sur l’ile ressurgit alors dans ce monde alternatif dans lequel Desmond percute en voiture Locke à la sortie de l’école ou il enseigne sous les yeux étonné de Benjamin, lui-même enseignant en histoire.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 11 et 12 » brouille toujours davantage les cartes jusqu’à rendre difficilement compréhensible une histoire, ou plutôt des histoires particulièrement compliquées.

Entre passé/présent/futur et réalités alternatives ou tout le monde acquiert de mystérieux et nouveaux liens de parenté, les scénaristes jouent avec le téléspectateur en donnant l’impression de tirer sur la ficelle pour faire durer la série jusqu’à son terme.

Difficile donc d’adhérer à ses épisodes développant des vies alternatives bien qu’inconsciemment liées au passé, surtout que les personnages de Desmond et d’Hugo ne sont pas les plus intéressants à mes yeux.

On attend donc mieux pour la dernière ligne droite avant la fin !

Lost saison 6, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:36
Wings of tomorrow (Europe)

Peu de gens le savent mais les Suédois d’Europe avaient bel et bien une carrière avant 1986 et « The final countdown » l’un des plus grand succès de hard rock de tous les temps.
Deux ans auparavant, Europe alors quasi inconnu des médias généralistes sort pourtant son second album « Wings of tomorrow ».
Nous sommes certes en 1984 mais avec sa superbe pochette de science fiction sentant bon les années 70, « Wings of tomorrow » débute par « Stormwind » mid tempo efficace aux refrains aussi musclés qu’entrainants.
Le ton se durcit davantage sur « Scream of anger » qui lorgne vers un heavy metal un peu linéaire malgré le jeu de guitare toujours agréable de Jon Norum.
Connu pour ses ballades dont certaines devenues légendaires, Europe montre sur « Open your heart » déjà de belles qualités en la matière en raison principalement de la voix splendide de Joey Tempest.
Difficile de s’enthousiasmer pour « Treated bad again » certes musclé mais terriblement poussif, fort heureusement instantanément effacé du superbe instrumental « Aphasia » sur lequel Norum nous envoute littéralement pour lancer à merveille « Wings of tomorrow » nouvelle pièce maitresse de l’album, s’appuyant sur des refrains immédiatement mémorisables soutenus par des chœurs.
Les Suédois déroulent sans trop forcer sur un rythme de cavalcade « Wasted time », haussent le ton sur le nerveux « Lyin’ eyes » puis se replient prudemment sur une nouvelle ballade « Dreamer » nettement moins réussie avant de terminer en force sur « Dance the night away » qui rock de manière endiablé.
En conclusion, sans avoir la magie hard-fm de son successeur, « Wings of tomorrow » est un disque de hard rock de bonne qualité globale.
Pour son second album, Europe fait preuve de maturité en produisant un album équilibré mélangeant habilement ballades et titres plus rentre dedans.
Bien entendu quelques fois la sauce ne prend pas totalement et certains titres se montrent plus ternes.
Le véritable virage se fera sans doute deux ans plus tard, avec l’incorporation d’un clavier italien brillant Mic Michaelli, plus d’audace dans les choix artistiques et également une plus grande exploitation de la voix de diamant brute de Tempest aux cotés de l’irréprochable Norum à la guitare.

Wings of tomorrow (Europe)
Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 19:45
All is lost (Jeffrey C Chandor)

Cinéma à présent avec une œuvre étrange, « All is lost » de Jeffrey C Chandor.
Sorti en 2013, « All is lost » est un film quasi muet dans lequel un navigateur solitaire (Robert Redford), se réveille un matin avec la coque de son catamaran percée par un conteneur dérivant.
Rapidement l’eau pénètre par la brèche et l’homme perdu au milieu de l’Océan indien, se voit obligé de s’activer pour rétablir la situation.
Il parvient à dégager l’énorme masse de métal en utilisant une ancre flottante et à improviser une réparation de fortune permettant de colmater la brèche.
Après avoir péniblement écopé en activant manuellement une pompe d’évacuation, l’homme parvient à stabiliser la situation mais sa situation avec une radio et un GPS hors d’usage reste précaire.
Pire que cela, il est pris dans une violente tempête qui fait chavirer son bateau, manque de le tuer en l’entrainant sous la mer et le pousse à évacuer dans son radeau de sauvetage.
Le navigateur survit à la tempête mais constate que son navire est trop endommagé pour être réutilisé.
Il parvient à revenir à bord, à récupérer des vivres, un sextant et des cartes maritimes, à soigner une vilaine coupure au front et se résout à finalement se laisser dériver dans son radeau pneumatique.
Un petit espoir subsiste lorsque calculant sa position au sextant il comprend qu’il dérive jusqu’à une route maritime.
L’homme tient bon, survit à une nouvelle bascule de son embarcation qui lui fait perdre toutes ses provisions et parvient à produire de l’eau potable par condensation autour d’une bâche en plastique.
Affaibli et brulé par le soleil, l’homme croise plusieurs cargo qui l’ignorent, ne le voyant pas de toute leur hauteur et la puissance de leurs machines.
La présence de requins évoluant sous son embarcations et lui chipant à l’occasion des poissons péchés, ajoute à son angoisse.
Sorti de la route maritime, l’homme voit un dernier cargo et désespéré allume un grand feu qui finit par détruire son radeau.
Alors qu’il se laisse glisser dans les profondeurs de la mort, il perçoit la lumière d’une embarcation et rassemble ses dernières forces pour remonter à la surface.
En conclusion, « All is lost » est un film atypique, dépouillé à l’extrême, narrant de manière sobrissime la lutte pour la survie d’un homme plus tout jeune face à une nature hostile et souveraine.
On ne peut que saluer la performance de Redford, la ténacité de son personnage qui parvient jusqu’au bout à enclencher des mécanismes de survie qui le préservent avec une ténacité impressionnante d’un découragement ou d’une panique mortels.
Admiration et angoisse sont les deux sentiments qui prédominent au visionnage de ce film particulièrement original et marquant.

All is lost (Jeffrey C Chandor)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 06:50
Fatal (Michael Youn)

Devenu ultra populaire au début des années 2000 à la faveur d’une émission matinale faite dans un esprit « radio libre », Michael Youn capitalise sur son succès pour devenir acteur et réalisateur pour la première fois avec « Fatal ».
Sorti en 2010, « Fatal » raconte la descente aux enfers de Fatal bazooka (Michael Youn) gangsta rap bling bling à la française, qui concurrencé par l’arrivée d’un rival nommé Chris Prolls (Stéphane Rousseau), adepte d’un courant électro-bio, se voulant proche de la nature, va perdre peu à peu son crédit.
Vivant dans la démesure dans une maison digne de Hugues Hefner, conduisant des pick ups surélevés, Fatal qui a construit son succès sur une musique vulgaire, beauf et misogyne a du mal à mettre son égo de coté et tombe grossièrement dans les pièges que lui tend Prolls.
Une première fois ridiculisé dans une pathétique tentative de communication autour d’un enfant bulle, Fatal perd définitivement la face lors d’une soirée récompensant les meilleurs musiciens de l’année ou Prolls rafle tous les prix, révèle ses origines savoyardes et non du ghetto, ce qui le met en rage et le pousse à venir s’exhiber nu sur scène.
Lorsqu’il se réveille après un coma éthylique, Fatal apprend que son manager Tony Tarba (Jean Benguigui) le licencie, que sa compagne potiche Athéna Novotel (Isabelle Funaro) sosie de Parie Hilton, le quitte et ainsi que ses amis les plus proches son manager Bruce Keita (Fabrice Eboué), son ingénieur du son Pedro Summer (Vincent Desagnat) et son garde du corps à la sexualité trouble Hervé Willard (Jérôme Le banner l’ex champion de kickboxing).
Ruiné et brisé, il est expulsé de chez lui et erre seul dans les rues, se clochardisant.
Après une ultime tentative de publicité pour les canapés qui avorte, Fatal quitte la ville, retournant en auto stop dans sa Savoie natale.
Sa mère Milka (Catherine Allegret) l’acceuille dans le chalet familial et lui prodigue ses encouragements.
Redevenu Robert Lafondu, l’ex rappeur retrouve une vie simple dans les montagnes et s’improvise, non sans difficulté berger sous l’œil goguenard de son nouveau beau père chinois Boon Mae (Xiao Sun).
Il renoue également avec Heidi (Armelle) son ex amour de jeunesse qui comme sa mère finit par le motiver pour faire ce qu’il fait de mieux : briller !
Regonflé à bloc après avoir récupéré au péril de sa vie une fleur légendaire pour la famille Lafondu sur une montagne gardée par un bouc maléfique, Lafondu retrouve ses trois amis et repart vers la ville après avoir lancé un défi à Kris Prolls.
Le match est une battle diffusée en direct et Fatal malgré les nouveaux moyens de son rival qui a au passage raflé la vénale Athéna, finit par dominer son rival avec un son nouveau mélangeant hip hop hargneux et musique savoyarde.
Lors de l’ultime face à face, Prolls assène un cri suraigu à Fatal qui réplique par un son plus grave, dite de la fréquence sombre, qui a pour effet de donner aux gens l’envie de déféquer.
Prolls doit donc battre en retraite et la salle être évacuée tandis que Fatal triomphe…
En conclusion, sous des dehors d’une grande bouffonnade ou « Younerie » illustrant l’esprit provocateur et déjanté de son auteur, « Fatal » est un film plutôt habile, équilibré et surtout incroyablement divertissant.
Youn se laisse aller à sa folie débridée, critiquant les rappeurs du show business (on pense à Booba), les écolos faux culs et les blondes écervelées de la télé réalité (voir rubrique Paris Hilton).
Parfaite synthèse de l’esprit « Morning live » émission que j’ai beaucoup regardé au début des années 2000 lorsque je cherchais un travail, « Fatal » a donc tout pour séduire un public jeune et branché.
Le meilleur film de Michael Youn à ce jour ?

Fatal (Michael Youn)
Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 18:36
Joe Satriani Live (Joe Satriani)

Peut on encore présenter Joe Satriani, guitariste de hard rock légendaire qui depuis le milieu des années 80 enchantent les fans de guitare du monde entier ?
Sorti en 2006, « Joe Satriani Live ! » est le Cd d’un DVD enregistré en Californie à l’occasion de la tournée de l’album « Super colossal ».
Entouré de Jeff Campitelli (batterie); Dave Larue (basse) et Galen Hanson (guitare), le virtuose débute par « Flying in a blue dream » dont le célébrissime thème aérien enchante la foule.
Suivent ensuite « The extremist » plus quelconque malgré son harmonica en soutien, « Redshift riders » plus agressif dans ses riffs, le bien nommé « Cool # 9» qui renoue avec une certaine légèreté portée par la dextérité du maitre.
Difficile de ne pas trouver le temps long et bailler à l’écoute de « A cool new way » qui malgré quelques passages délicieusement planants s’étale sur dix longues minutes de délire solitaire.
Le tempo s’accélère sur « Satch boogie » qui lance « Super colossal » au thème principal très mélodieux mais quelque peu lassant sur la durée.
Satriani nous fait swinguer sur « Just like lightin’ » et surtout « Ice 9 » sur lequel il s’en donne à cœur joie, jouant enfin (un peu) avec son public jusqu’à alors plus que discret : absent.
On termine le premier disque avec « One robots dream », long morceau assez calme et monotone de huit minutes malgré l’habituelle surenchère de notes du guitariste.
Le second disque débute par « Ten words » agréable, doux et fluide comme une brise du matin, puis enchaine « The mystical potato head groove thing » qui s’étire laborieusement sur plus de sept minutes de gratouillage de corde stérile et « The meaning of love » qui passe à contrario mieux car plus dépouillé, souple et léger.
« Made of tears » constitue un bloc colossal de dix minutes parfait pour plonger en léthargie un public déjà particulièrement amorphe et il faut attendre « Circles » qui combine adroitement passages en toucher et explosions de décibels pour voir ses sens se réveiller.
Le toucher du maitre parle encore sur « Always with me, Always with you » véritable déclaration d’amour de presque dix minutes qui contraste avec la dynamique de « Surfing with the alien ».
Satriani provoque enfin l’interactivité du public avec « Crowd chant » qui ne dure que trois petites minutes (!) et conclue son méga show par « Summer song » interminable.
En conclusion, « Joe Satriani Live ! » m’a rappelé pourquoi je goute assez peu les albums de guitare qui restent pour moi affaires de techniciens.
Avec ces dix neuf titres lorgnant la plupart du temps plus vers les dix minutes interprétés avec une grande froideur, « Joe Satriani Live ! » demeure à mon sens assez inécoutable dans la durée, car fruit d’une individualité aussi brillante soit elle.
Pris dans son monde, Joe Satriani enchaine les morceaux et les notes, dessinant des structures sonores alambiquées qui souvent me lassent et qui lorsqu’elle glissent vers des formes plus éthérées ou statiques, me séduisent davantage.
Impossible donc pour moi quelle que soit la maestria du guitariste, de prendre du plaisir devant cet exercice qui me laisse complètement froid.

Joe Satriani Live (Joe Satriani)
Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens