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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 20:26

La folie des super-héros continue avec « Luke Cage, saison 1, épisode 1 ».

Crée en 2016 par Cheo Hodari Coker et diffusé sur Netflix, « Luke Cage, saison 1, épisode 1 » est entièrement dédiée à un super héros mineur de Marvel, crée dans les années 70 en plein phénomène Blackexploitation.

Ici Luke Cage (Mike Colter) travaille comme balayeur dans un modeste salon de coiffure de Harlem tenu par Henry Pope Hunter (Frankie Faison).

Simple et taciturne, Cage impose pourtant le respect aux petites frappes du quartier comme Shameek Smith (Jermel Howard) en raison de son physique imposant.

Seul Pope connait son secret, une peau invulnérable et une force surhumaine.

Un soir, Cage croise Wilfried Chico Diaz (Brian Sene Marc) un jeune coiffeur armé d’un pistolet et comprend qu’il s’apprête à faire une bêtise.

Cage ne s’en rend pas moins à son second travail à la plonge du Cottonclub, une boite branchée de Harlem tenue par le gangster Cornell Cottonmouth Stokes (Mahershala Ali) et remplace au pied levé le barman Dante Chapman (Hughes Faustin).

Alors que Stokes négocie avec Mariah Dillard (Alfre Woodward) une politicienne locale ayant besoin de financement pour sa campagne, Cage fait la connaissance d’une belle jeune femme Misty Knight (Simone Missick) qu’il drague au bar.

Après avoir refusé de servir de garde du corps à Stokes impressionné par son physique, Cage raccompagne Misty et couche avec elle.

En réalité, Chico et Shameek se sont acoquinés avec Dante pour intercepter une transaction de vente d’armes entre les hommes de Pope et un trafiquant latino nommé Domingo Colon (Jacob Vargas).

L’opération tourne en réalité au carnage et au massacre des hommes de Stokes.

Sans remord, Shameek flingue Dante pour éviter qu’il ne parle mais celui-ci avant de mourir à le temps d’appeler le bras droit de Stokes pour le prévenir.

Furieux de cette perte sèche qui devait servir à financer Dillard, Stokes voit apparaitre Hernan Shades Alvarez (Théo Rossi) un homme de main d’un certain Diamondback qui lui a vendu les armes et  qui se range à ses cotés dans la traque des fugitifs.

Shameek est facilement rattrapé et battu à mort par Stokes qui révèle ainsi sa véritable férocité de gangster.

Alors que Cage intervient à l’aide de ses étonnantes capacités pour protéger Diaz des hommes de Stokes, on comprend au final que Misty est en réalité policière lorsqu’on la voit expertiser les cadavres retrouvés dans le terrain vague de la fusillade du trafic d’armes.

En conclusion, « Luke Cage, saison 1, épisode 1 » se présente comme une simple introduction de l’univers 100% black de Harlem de ce super héros très marqué culturellement et ethniquement.

L’intrigue se présente assez classiquement entre gangsters de diverses envergures et politiciens locaux corrompus.

Difficile de se faire une opinion après seulement un épisode qui fait office d’entrée en matière mais on notera l’a priori plutôt favorable sur le choix des acteurs principaux Mike Colter très baraqué sans être body buildé et la sculpturale Simone Missick qu’on devine plus qu’une bimbo faire valoir du héros.

A continuer donc pour mieux découvrir la construction du récit !

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 20:49

Sur la bonne lancée d’un « Objection overruled » marquant son retour en force, Accept enchaine avec « Death row » en 1994 avec comme changement majeur le départ du batteur historique Stephan Kaufman remplacé par Stephan Schwarzmann.
Avec sa pochette macabre mais profondément réussie, « Death row » s’ouvre par son titre éponyme sale méchant et dur comme on l’aime.
Lui emboitant le pas, « Sodom and Gomora » poursuit dans la même lignée avec un Dirkschneider posant sa voix rageuse et éraillée sur les riffs puissants de Wolf Hoffman, qui gratifie ce titre de plus de six minutes d’un solo de haute volée.
Mais Accept n’est jamais aussi bon que ces mid tempos et le démontre sur un « The beast inside » indestructible enchainé d’un « Dead on » pour le coup trop pataud et bien moins inspiré.
On appuie sur la pédale d’accélérateur du Panzer sur « Guns ’r’ us » beaucoup plus dynamique et digne par son coté hymne de figurer dans le bestof déjà bien fourni du groupe.
Sans pitié, les Allemands continuent de martyriser les tympans de l’auditeur avec « Like a loaded gun » dont les riffs ultra lourds annoncent l’arrivée prochaine d’un Rammstein puis « What else ? » véritable succession de mandales dans la gueule propre à défigurer un George Clooney  ou un Jean Dujardin en manque de café.
Moins frontal mais tout aussi intéressant, s’insinue le rampant et menaçant « Stone evil » avant qu’Accept ne renoue avec ses racines Ac/Dciennes sur « Bad habits » d’une efficacité mortelle.
On garde la ligne sur « Préjudice » lui aussi très Ramstanien les solos de Hoffman en plus, puis joue les prolongations de cette formule éprouvée sur « Bad religion » , un remake de l’excellent « Generation clash II » pour une fois inférieur à l’original chanté par Steve Reece, la magnifique ballade acoustique « Writing on the walls » ou Accept atteint son meilleur niveau avant un final composé deux instrumentaux scintillants « Drifting apart » et « Pomp and circonstance ».
En conclusion, taillé en pièces par la critique on se demande bien pourquoi comme tous les albums d’Accept des années 90, « Death row » si il contient sans doute moins de tubes que les quelques chefs d’œuvres des années 80, tient formidablement la route dans un registre de heavy pur et dur.
Album très long, trop pour certain et chargé jusqu’à la gueule de riffs et de solo, « Death row » tient sur ces quatorze titres sa formidable homogénéité musicale et livre à l’auditeur son lot de classiques comme « Guns ’r’ us », « What else ? » « Bad habits » ou « Writing on the walls ».
Dur, sanglant, puant et sauvage comme un gang de motards, « Death row » mérite pour moi largement mieux que sa réputation de plantage historique !

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:34

Enfant terrible et surdoué de la littérature moderne, Bret Easton Ellis sort son premier roman à seulement 23 ans.
Sorti en 1987, « Moins que zéro », raconte l’histoire de Clay un jeune étudiant revenant dans sa ville natale de Los Angeles après avoir passé plusieurs mois dans le New Hampshire.
Appartenant à la classe très aisée de la ville, Clay retrouve sa petite amie Blair et passe la plus grande partie de son temps dans les « parties » organisées par ses nombreuses connaissances.
Sous le chaud soleil californien, les étudiants se divertissent en conversations futiles sur les fringues de marque, les derniers jeux vidéos à la mode mais surtout dans une consommation astronomique de drogues dures.
Clay promène donc son ennui de soirée en soirée, se remémorant fugacement des flashs de son enfance, ses grands-parents et ses virées dans sa belle maison à Palm springs dans le désert californien.
Essentiellement descriptif d’un certain mode de vie désœuvré, le roman bascule finalement dans une intrigue plus construite dans laquelle, Clay qui a prêté de l’argent à un dealer appelé Julian, entre en contact avec un plus gros dealer appelé Finch.
Clay découvre que Finch tient Julian sous sa coupe et l’oblige à se prostituer pour rembourser ses invraisemblables dettes de came.
Finch tente de l’attirer également dans le monde de la prostitution masculine ou de jeunes et beaux garçons blonds, bronzés et minces s’offrent à des clients riches plus âgés.
Poursuivant sa spirale vers le fond du fond, Clay échappe de peu aux griffes de Finch et découvre l’horreur des viols de mineurs pratiqués par des connaissances Rip et Spin, fascinés par les « snuff movies ».
Les choses tournent mal quand Julian tente de s’extraire de l’influence de son mac et finit tué par overdose.
Dégouté de cette vie, Clay reprend un avion vers le New Hampshire après une pénible scène d’adieux avec Blair qui a bien comprit qu’il ne l’aimait plus.
En conclusion, si sur le fond, « Moins que zéro » ne présente aucun attrait particulier et déroule une intrigue transparente sur fond de pop-rock-MTV des années 80 (The eagles, U2, Billy Idol, INXS, Soft machine), son style particulier descriptif si froidement détaché en fait une chronique particulièrement réussie de l’american dream californien et par extension donc du monde moderne occidental : matérialiste, superficiel, vide et centré sur sa propre décadence banalisant le sexe, les jeux vidéos, la drogue et même la mort.
Comme pour Houellebecq, difficile donc de sauter de joie face aux thèmes désenchantés et glauques de Ellis, mais on pourra en revanche saluer son style parfait reflet la jeunesse occidentale à la dérive...

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Published by Seth - dans Société
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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 09:25

Le virage hard-US d’Accept entamé sur « Eat the heat » étant un fiasco commercial, le groupe allemand fait ensuite machine arrière, trouve un accord avec Udo Dirkschneider qui revient en 1993 soit quatre années après sur « Objection overruled » à la place du controversé David Reece, l’autre américain, le guitariste Jim Stacey étant lui aussi remercié.
Pochette sobre mais forte sur fond de justice forcément imparfaite comme dirait la doublette du moment Fillon-Le pen, « Objection overruled » débute par son titre éponyme, rapide et musclé.
Seul maitre à bord à la guitare, Wolf Hoffman s’en donne à cœur joie sur le rythme d’enfer impulsé par le batteur Stefan Kaufman.
Le tempo ralentit sur « I don’t wanna be like you » mais pour accroitre encore le pouvoir dévastateur du groupe, qui se fait souvent irrésistible sur ses hymnes métalliques puissamment structurés.
Après avoir accouché d’un nouveau classique à son répertoire, Accept enchaine sur un nouveau titre agressif « Protector of terror » condensé de heavy metal énergique à défaut d’être inventif.
La suite, « Slaves to metal » est une tentative ratée d’approche plus commerciale mais la voix éraillée de Dirkschneider se montre plus à la peine sur ce morceau bancal.
Fort heureusement, « All or nothing » surgit avec lui l’étiquette d’un authentique hymne propre à enflammer les stades.
Mais plus que ce rouleau compresseur, on est séduit par « Bulletproof » mid tempo plus nuancé sublimé par ses refrains puissants qui lance une impressionnante série composée de la magnifique ballade « Amamos la vida » une des plus réussies du répertoire des Allemands qui montre si besoin toute la finesse dont-ils peuvent être capables et de « Sick, dirty and mean » jouissif par son coté heavy méchant sans concession.
La fin de l’album prend des allures d’Ac/Dc période Brian Johnson sur « Donation », d’un instrumetal sympathique « Just by my own » puis « This one’s for you » dernière claque heavy à la dynamique souveraine.
En conclusion, le retour de Dirkschneider change radicalement la donne et fait beaucoup de bien à Accept, véritablement revitalisé avec ce « Objection overruled » d’excellente facture.
Beaucoup de classiques sortent donc de ce qu’on peut considérer comme un nouveau départ pour un groupe qu’on disait à bout de souffle à la fin des années 80.
Puissant, violent, teigneux mais aussi parfois très émouvant, « Objection overruled » confirme qu’on pourra compter à nouveau avec le heavy metal viril d’Accept dans les années 90 !

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 23:19

On reste dans le registre du film brésilien avec « Operacões Especiais » de Tomas Portella.
Sorti en 2015, « Operacões Especiais » raconte l’histoire de Francis (Claudia Pires) une réceptionniste d’un hôtel de la périphérie de Rio, qui en 2010 après un braquage et l’inconsistance du vigile Robson (Carlos Fonte Boa), décide sous les conseils de son amie Karla (Olivia Araujo) de passer le concours d’entrée à la police.
Admise avec succès à la police civile, Francise est affectée au commissariat de São Juda do Livramento, dirigé par le commissaire Froes (Marcus Caruso), un vieux policier droit et honnête.
Envoyée sur le terrain des favelas, Francis découvre la peur et son incapacité à agir dans le feu de l’action, lorsque ses collègues doivent ouvrir le feu en plein milieu d’une course poursuite avec des trafiquants.
Mais Froes fait preuve d’indulgence et met Francis en tandem avec Decio (Fabricio Boliveira) un policier noir plus aguerri.
Francis doit prendre sur elle face aux quolibets machistes de ses collègues Roni (Thiago Martins) et Moacir (Fabio Lago) qui la jugent inapte aux dangers du terrain, mais montre de belles capacités d’analyse et de persévérance dans une enquête sur un faux braquage d’une station service.
Remontant la piste à l’aide des caméra vidéos et recoupant le témoignage d‘un détenu se disant menacé de mort, Francis en vient à soupçonner Toscano (Antonio Tabet) un ex flic devenu milicien et caïd local du trafic de drogue après avoir participé aux opérations de pacification de la favela.
L’intégrité et le courage des hommes de Froes, leur fait obtenir de bon résultats et l’arrestation des braqueurs, des criminels endurcis également impliqués dans le trafic de drogue.
Le commissaire invite alors Francis pour recevoir un prix de la main du maire (Augusto Madeira) et se voit également proposer un appartement dans une nouvelle résidence cossue que va bâtir un promoteur immobilier.
Incorruptible, Froes refuse l’offre et continue de plus belle sa politique de lutte contre le crime mais son action devient gênante pour les notables avec qui Toscano travaille en réalité.
Menaçant vis-à-vis de Francis qu’il a croisé à la soirée du maire, Toscano fait éliminer le prisonnier trop bavard et intervenir Heraldo (Gillray Coutinho) un avocat chargé de faire libérer ses hommes mis sous les verrous.
La rage de Decio, devenu l’amant de Francis, culmine alors lorsqu’il saccage le magasin de fleurs de Dona Ermenlida (Amelia Bittencourt) la femme d’Heraldo.
Decio paye de sa vie cet éclat et est assassiné sous les yeux de Francis.
L’habile Toscano tente alors de l’attirer dans un piège mais c’est Roni qui passe le premier.
Arrivée en soutien, Francis parvient à surprendre les tueurs et à en abattre deux, ce qui laisse le temps à son collègue de se libérer.
A eux d’eux, ils prennent le dessus sur le groupe armé et blessent grièvement Toscano.
Le gangster est alors ramené sanguinolent au commissariat pour apprendre que Froes est relevé de ses fonctions par décision du préfet.
Mais avant de quitter le commissariat, les policiers intègres décident d’aller livrer Toscano à Rio afin de le faire payer pour ses crimes.
En guise d’épilogue, on retrouve Francis et Roni montés en grade dans un commissariat du centre du Brésil…
En conclusion, « Operacões Especiais » est un très bon film d’action confirmant la vitalité du cinéma brésilien en la matière.
Utilisant un scénario réaliste au Brésil montrant la résistance d’une poignée de flics intègres face à la corruption des politiques et de certains de leurs collègues, « Operacões Especiais » se démarque par des scènes d’action très fortes et bien menées avec courses poursuites et fusillades dans les favelas.
Lorsqu’en plus les acteurs se montrent comme Claudia Pires, Marcus Caruso et Fabricio Boliveira, au top niveau, on ne peut qu’applaudir ce résultat bien plus équilibré et puissant que beaucoup de films américains inutiles et paresseux !

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Published by Seth - dans Policier
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 22:16

Spécialiste du karaté et du bouddhisme zen, Kazumi Tabata sort en 2003 « Tactiques secrètes, leçons des grands maitres des temps anciens », une compilation de plusieurs écrits hérités des maitres d’arts martiaux du Japon de 1500-1700 marqué par des guerres intestines d’une grande violence.
Dans la première partie, intitulée le « livre des sept maitres », Tabata s’interesse au Heiho-Kadensho de Yaguy Tajimanokami Munenori et au Goren-Sho de Mushashi Miyamoto pour exposer plusieurs approches mentales permettant de triompher d’ennemis lors de combats au sabre.
Un entrainement intense et régulier est bien entendu la base de tout l’édifice, mais l’esprit doit être capable de s’adapter pour gêner le style de l’adversaire, en feignant par exemple la faiblesse ou la lenteur ou au contraire attaquer puissament en premier pour porter un coup fatal.
Le combattant doit être capable de dominer ses émotions comme la peur et la colère en montrant une dignité, un calme extérieur tout en étant prêt à l’intérieur de lui-meme à libérer toute son énergie au moment opportun en une ou deux attaques décisives.
Au moment du combat, l’adversaire ne doit pas être craint ou respecté, seule la volonté de vaincre doit prévaloir.
Mais le plus important est de parvenir à dépasser le stade de l’exécution technique, aiguiser ses sens et développer un esprit mobile capable de s’adapter et de surprendre mais également d’acquérir une vision globale de la situation, ce qui permettra d’être à l’aise aussi bien en défense qu’en attaque, d’esquiver, de prendre l’arme de l'adversaire et même de combattre plusieurs adversaires en même temps.
Arrivé à ce stade de perception avancée, le temps et de l’espace du combat seront ainsi maitrisés et la victoire assurée.
En élargissant sa réflexion à la pensée bouddhique de Takuan Soho et de Matsura Seizan, Tabata développe l’idée de libérer son esprit de la peur de la mort, du passé, des désirs synonymes de souffrance puis évoque des recommandations morales tournant autour de la  loyauté et de l’honnêteté.
Le livre second est ensuite consacré au Bushido, ce code moral japonais transmis depuis le XVIIieme siècle par le Hagakure, écrit par Tsuramoto Tashiro sur des pensée de Tsunemoto Yamamoto.
De manière surprenante, le Hagakure énonce ses recommandations pour manœuvrer en société, prendre une décision objective, convaincre, ne pas trop tergiverser, accepter la critique ou l‘exprimer sans prendre le risque de se faire un ennemi et même accepter une invitation.
Mais la partie la plus puissante de ces écrits concerne les règles concernant l’exemplarité vis-à-vis de ses supérieurs et de ses subordonnés afin de générer loyauté et fidélité, partie du reste portée à un niveau encore plus approfondi dans les traités politiques du Teio-gaku et le Jyogan Seiyou afin de définir le Meikun, le souverain idéal à la fois maitre de lui, humble, modéré, avisé, impartial, sachant écouter, se faire aimer et respecter lorsqu’il le faut.
Les exemples pratiques abondent et poussent à adopter des lois claires, clémentes, valoriser le travail, développer l’industrie, éviter les guerres inconsidérées et lorsqu’elles sont inévitables, comment les remporter.
On termine enfin l’ouvrage dans la plus pure tradition bouddhique avec le livre de l’éveil de Kok Yim Ci Yuen qui décrit de manière métaphorique l’accès à l’éveil en racontant les dix étapes permettant à un enfant de chercher puis trouver une vache dans la foret pour finir par la contrôler.
Le livre de l’éveil ne décrit ni plus ni moins que l’accès à l’harmonie, la connaissance et la sagesse suprêmes représentées par le Satori.
En conclusion, « Tactiques secrètes, leçons des grands maitres des temps anciens » est un ouvrage original montrant la liaison étroite entre arts martiaux traditionnels (karaté, judo, aïkido, jiu-jitsu, kendo) et philosophie bouddhique dans un même flux de pensée continue poussant à transcender l’aspect matériel et physique des choses pour se placer sur le plan mental et spirituel.
Si les états les plus élevés de la pensée bouddhique zen semblent parfois difficilement atteignables malgré la méditation, ils revêtent un aspect plus concret lorsqu’ils s’appliquent au concept des arts martiaux ou l’objectif est de l’emporter dans un simulacre de lutte à mort.
Plus étonnante encore a été la dimension politique de certains bouddhiques, prônant à la manière des philosophes comme Platon, Aristote et Machiavel, des méthodes politiques habiles et profondes pour créer des gouvernants œuvrant dans le sens du bien de leur pays et de leurs concitoyens.
Nul doute que les candidats à cette catastrophique campagne présidentielle de 2017, ne se sont visiblement pas beaucoup inspirés de ce courant de pensée !

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Published by Seth - dans Philosophie
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 19:35

Comme vous le savez je ne suis pas un grand amateur de country mais « Walk the line » de James Mangold, biopic sorti en 2006 autour de la vie de Johnny Cash mérite toute mon attention.
John Cash (Joaquin Phenix) est né dans en 1932 dans l’Arkansas.
Issu d’une famille de paysans pauvres, il aide dans sa jeunesse ses parents à la ferme et connait une grave tragédie lorsque son frère ainé Jack (Lucas Till) meurt suite à un accident dans une scierie.
Dès lors, maltraité par un père autoritaire Ray (Jason Patrick) qui lui fait sentir pesamment le poids de sa culpabilité, Cash ne peut échapper au giron familial qu’en faisant son service militaire en Allemagne dans l’US Air Force.
Très tôt marié à Vivian Liberto (Ginnifer Godwin), il cherche à joindre les deux bouts en faisant des petits boulots à Memphis mais est réellement attiré par la musique, sa véritable passion depuis toujours.
Forçant son destin, il auditionne avec deux amis Marshall Grant (Larry Bagby) et Luther Perkins (Dan John Miller) auprès de Sam Philipps (Dalls Philipps) un producteur local qu’il parvient à convaincre en sortant des chemins battus du gospel gnangnan.
Cash enregistre donc son premier disque « Cry, cry, cry » et commence à jouer dans des clubs.
Nous sommes dans les années 50 en pleine explosion du rock ‘n’ roll et il côtoie les débutants de l’époque qui deviendront des légendes comme, Jerry Lee Lewis (Waylon Payne) et Elvis Presley (Tyler Hilton).
Cash tombe rapidement amoureux d’une chanteuse divorcée, June Carter (Reese Whiterspoon) et lui fait la cour.
Il touche néanmoins à la drogue et commence à développer une dangereuse addiction.
Alors que le succès frappe à sa porte, notamment lors de duos particulièrement réussies avec June, son couple connait de fortes turbulences, la vie d’artiste en tournée fêtard et drogué étant assez incompatible avec celui de père de famille.
Les disputes entre Viviane et Johnny sont fréquentes, de plus Ray ne considère qu’avec mépris la carrière musicale de son fils.
Même June, tout en étant sensible au talent de l’artiste, refuse d’épouser un homme toxicomane et parfois incontrôlable.
Après une arrestation pour possession de drogue et un malaise suite à une ingestion massive de drogues, la tournée de Cash est annulée.
Se reposant au calme, Cash a alors l’idée d’aller à la prison de San Quentin jouer pour ses fans prisonniers se reconnaissant dans ses textes sombres et violents.
Le chanteur y livre une prestation mémorable, allant à l’encontre des conseils de ses producteurs et des recommandations de sécurité du directeur de la prison.
Rebelle génial autodestructeur, Cash souffre de ne pas pouvoir vivre avec June et dépité par son mariage avec un pilote de stock car, finit par s’acheter une superbe maison prêt d’un lac.
Ce beau succès n’impressionne nullement son père qui continue de le mépriser ouvertement.
Cash tente de se rebeller et se dispute ouvertement avec celui qu‘il craint depuis sa plus tendre enfance…
Souffrant d’un sentiment de perte d’estime, il reçoit le soutien de June qui accepte finalement de l’épouser sur scène…
Stabilisé, Johnny connaitrait 35 ans d’amour avec June et de succès musicaux, avant de décéder en 2004 quelques mois après la perte de son amour…
En conclusion, « Walk the line » est un superbe film qui aurait à mon sens du valoir un Oscar à Joaquin Phenix, une nouvelle fois génial en incarnation de ce chanteur hors norme.
Le style de Cash, avec ses rythmiques métronomiques, sa voix grave et ses paroles souvent très engagées, est réellement mise en valeur autour de ses plus grands hits comme « Get rythm » , « Folsom blues », « Walk the line » ou « Ring of fire ».
Mais plus que le destin d’un homme torturé, hanté par son passé, « Walk the line » est également une formidable histoire d’amour entre deux êtres ce qui lui confère selon moi un caractère assez universel.
Acteurs géants, personnage géant, musique intéressante, « Walk the line » continent tous les atouts pour crever l’écran et faire figure de grand classique, qu’on aime la country ou non.
Mr Johnny Cash peut donc être fier de là ou il nous regarde !

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:47

Dans un registre fort heureusement beaucoup plus léger, « Alibi.com » est la comédie en vogue de ce mois de février 2017.
Réalisé par Philippe Lacheau, « « Alibi.com » montre comment cette entreprise gérée par Grégory Van Huffel (Philippe Lacheau), fournit à ses clients des excuses/prétextes pour au choix tromper leur conjoint, échapper à un diner de famille, cacher son homosexualité lorsqu’on est un rapper macho (Joey Star) ou sécher l’école.
Grégory a pourtant une grande surprise lorsque Florence Martin (Elodie Fontan), une belle jeune femme dont il est éperdument amoureux, a pour père Gérard (Didier Bourdon) l’un de ses clients qui trompe allégrement sa femme Marlène (Nathalie Baye).
Les deux complices se tancent donc, chacun tenant l’autre par le biais de son secret, surtout que Grégory a dit à Florence qui ne supporte pas le mensonge qu’il était stewart.
Lorsqu’il lui indique partir en Tanzanie pour le travail, Gérard lui se rend dans le sud retrouver sa maitresse Cynthia (Nawell Madani) de la France en prétextant un séminaire de travail à Beauvais.
Mais les choses se gâtent lorsque Marlène et Florence se retrouvent dans le même hôtel que Gérard.
Paniqué, Gérard prétexte une surprise pour l’anniversaire de Florence mais contacte paniqué Gregory pour l’aider.
Avec le faux cul Mehdi (Tarek Boudali) et Augustin (Julien Arruti) un geek, Grégory doit donc cambrioler la maison des Martin pour ramener son alliance à Gérard.
Lors de ce périple épique, ils surprennent Maurice (Philippe Duquesne) un voisin fraichement divorcé se masturbant en cachette sur le portrait de Marlène.
Leur mission accomplie malgré les défaillances subites de Mehdi qui avait caché sa narcolepsie à ses collègues, les trois compères volent au secours de Gérard.
Cynthia est prévenue d’une garde à vue pour alcoolisme de Gérard et occupée par Gregory qui se fait passer pour un célèbre manager de musique afin de flatter son égo d’apprentie chanteuse.
La cohabitation de Florence et de Grégory au même endroit donne lieu à une série de péripéties qui font douter la jeune femme de la présence de son amant en Tanzanie.
Tandis que Mehdi endormi sur un matelas pneumatique dérive sur l’océan et se fait happer par des migrants et que Julien échoue dans une soirée « super héros » ou sous l’effet de la drogue il embrasse une femme âgée, Marlène révèle sa folie à Gérard en effectuant un run dans les campings en voiture de golf et en dansant avec lui comme lors de leur prime jeunesse.
Réconcilié, le couple fait l’amour sauvagement sous les yeux ébahis de leur fille.
L’affaire pourrait en rester là si Cynthia de retour après avoir échappé à une course poursuite face à des gitans revanchards, s’aperçoit avoir été dupée et dérobe le PC de Grégoire.
Le jeune homme hospitalisé après avoir échappé de peu aux gitans, se rue pour essayer de l’intercepter mais échoue avec une nouvelle fois les gitans à ses trousses.
Lorsque le scandale éclate, Florence quitte Martin qui tente par tous les moyens de la reconquérir.
Agressé par trois ouvriers au parc des Buttes-Chaumont, Grégoire est secouru par sa belle…qui lui pardonne tout, même si l’affaire apparait comme un coup monté.
En conclusion, « Alibi.com » est l’un des films français les plus drôles qui m’ait été donné de voir et va assurément entrer au palmarès des classiques du genre.
Jeunes acteurs talentueux (Madani et l’ex bande à Fifi) côtoient des acteurs confirmés (Bourdon, Baye) dans une avalanche non stop de gags mélangeant plusieurs références de geek : Star wars, Jean-Claude Van Damme, Mary à tout prix, la musique des années 80 et tous les films de super héros.
On passe donc un excellent moment en s’inclinant devant tant de talent et de créativité !

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Published by Seth - dans Humour
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 10:32

Piero San Giorgio est un italo-suisse ex cadre en informatique  devenu adhérent aux mouvements survivalistes nés aux Etats-Unis.
Personnalité controversée réputée proche de l’extrême-droite, il publie en 2011 un best-seller appelé « Survivre à l’effondrement économique ».
Dans cet épais ouvrage, San Giorgio commence par expliquer, de manière très rationnelle voir scientifique comment le monde dans lequel nous vivons n’a selon lui plus très longtemps à vivre dans son fonctionnement actuel.
Le postulat de départ est simple : la plupart des théories économiques ultra libérales reposent sur le dogme d’une croissance infinie perpétuellement entretenue alors qu’aucune loi de la nature ne répond à ce modèle.
La révolution industrielle, source incontestable de progrès technologique et d’amélioration des conditions de vie matérielles de beaucoup de nations a également conduit à un train de vie énergivore alors que les ressources du monde sont finies.
Outre le fait que la croissance économique n’est pas suffisante pour faire face à l’évolution exponentielle de la population, l’économie  telle que nous la connaissons repose massivement sur le pétrole, non seulement vital pour faire tourner nos machines mais présent dans la plupart des objets manufacturés qui nous entourent.
Si San Giorgio reconnait la difficulté de connaitre précisément la localisation temporelle du « pic pétrolier », il avance tout de même l’idée majeure que depuis les années 60, le pétrole est devenu de plus en plus difficile à extraire alors que la consommation mondiale ne cesse de croitre.
Ce modèle n’est donc à terme pas viable et au rythme actuel de l’évolution du monde, le pétrole va inéluctablement tendre à manquer ou en tout cas à devenir inexploitable compte tenu de ses couts d’extraction élevés.
Pour le remplacer aucune solution ne semble réellement aussi avantageuse, les réserves de charbon sont à peu prêt dans la même situation, les énergies renouvelables (eau, vent, soleil) limitées, quant au nucléaire bien qu’ayant un meilleur rendement apporte des problèmes quasi insoluble de sécurité et de traitement des déchets.
Le raisonnement à propos du pétrole peut s’étendre à l’épuisement des matières premières (argent, or, plomb, tungstène, cuivre, manganèse, cuivre, nickel, fer) absolument nécessaires au fonctionnement du monde moderne.
L’autre versant de la société de consommation concerne l’extrême pollution qu’elle génère.
L’homme empoisonne ainsi son propre environnement, par sa production de gaz toxiques (dioxyde de carbone, protoxyde d’azote, méthane) et de déchets dont il se débarrasse en les enfouissant sous terre ou en les jetant dans la mer.
Si on ajoute à cela l’appauvrissement des sols épuisés par la surexploitation agricole, l’utilisation d’engrais, de pesticides pour améliorer le rendement et l’abaissement de la qualité de la nourriture (végétale ou animale), toutes les conditions semblent réunies pour aboutir à la conclusion que notre modèle n’est pas à terme viable.
Pour San Giorgio, aucune solution n’émergera de la technologie, aucune politique ne semble avoir été prise pour inverser cette tendance, en raison du poids des lobbies, de la vision à court terme des politiciens et de l’aveuglément des populations abruties par les rêves de société de consommation tournant autour de l’idée d’opulence et de jouissance immédiate.
Le plus probable est donc que les Etats-Unis, première puissance économique mondiale mais en réalité complètement déclinante en terme de création de valeurs industrielles et ne maintenant son niveau de vie qu’au prix d’un endettement malsain, vont à un moment donné s’effondrer et que leur réaction se fera à l’aide de leur puissance militaire par le déclenchement de guerres « justes » destinées à piller les ressources d’autres nations.
Cette théorie demeure valable également pour l’Europe, elle aussi déclinante et endettée mais dotée toutefois de moins de force de frappe que son puissant allié Outre Atlantique.
Principaux responsables du déclin de l’Occident, l’ultra libéralisme et la globalisation, aboutissant au massacre de l’industrie et de l’agriculture, jugées moins rentables par rapport à l’ultra concurrence du tiers-monde.
Le profit d’un petit nombre de privilégiés (actionnaires, dirigeants de multinationales) conduit donc à l’appauvrissement et à l’exploitation du plus grand nombre, que ce soient les locaux ou les immigrés, acceptant des conditions de travail déplorables pour simplement échapper à la misère.
L’effondrement des Etats-Unis aura donc un impact sur le monde entier avec tout d’abord un crash monétaire aboutissant à une hyper inflation généralisée faisant grimper en flèche la valeur des biens essentiels puis rendant la monnaie inutile, remplacée par le retour du troc.
Face à cette crise, les Etats seront bien vite débordés et ne pourront empêcher les émeutes, pillages provoqués par le manque.
Sans police, des bandes organisées se créeront et mettront la main sur les trafics nécessaire à la survie.
Lorsque les centrales s’arrêteront faute de carburant, l’eau et l’électricité manqueront et feront retourner l’humanité à une ère ante industrielle.
San Giorgio développe ensuite la seconde partie de son ouvrage consacrée à la survie dans ce monde en chute libre en établissant des Bases Autonomes Durables (BAD) de préférence en zone rurale.
Ces conseils reposant sur sept grands principes fondamentaux exposés les uns après les autres de manière systématique.
Cela peut paraitre une évidence, mais les premiers besoins de l’homme sont l’accès à l’eau puis l’accès à la nourriture.
Dans ce registre, San Giorgio prône l’autosuffisance en établissant sa BAD près d’une source ou d’un cours d’eau tout en s’assurant qu’il n’est pas pollué en amont, ou à défaut de creuser un puits pour exploiter une nappe phréatique.
A chaque fois un système de traitement sera nécessaire pour se prémunir de maladies infectueuses.
L’accès à un cours d’eau eau a également l’avantage, via la mise en place d’une turbine hydro-électrique de permettre l’alimentation en électricité de la BAD, même si le photovoltaïque peut s’avérer une excellente énergie d’appoint.
Pour le chauffage, le plus simple sera de revenir aux chaudières à bois.
Pour se nourrir, la constitution progressive de stocks est absolument nécessaire pour survivre les premiers temps, mais le but est l’atteinte de l’auto suffisance en apprenant à cultiver son potager et en mettant en place des petits élevage de race suffisamment robustes pour survivre sans aide médicale.
Il va de soi que la consommation de tabac, d’alcool, de graisses et de sucre disparaitra ou chutera sensiblement.
Pour survivre, l’hygiène et la santé seront aussi indispensables, d’autant plus que les compétences médicales deviendront vite des denrées rares.
Acquérir des notions de base dans le domaine médical pourra vite devenir vital, non seulement pour prévenir les contagions/infections, mais aussi soigner les petites maladies à l’aide de stocks de médicaments voir réaliser en extrême urgence quelques opérations (recoudre quelqu’un, réduire un fracture, arracher une dent).
De manière générale, San Giorgio ne prédit pas une longue survie aux malades, handicapés lourds et vieillards dans ce monde qui va rapidement devenir sauvage.
Si la vie en BAD nécessitera d’être en bonne condition physique, s’entrainer dans un sport d’endurance ou de musculation spécifique constitue une bonne préparation.
Pour le moral autant que pour ne pas retomber à l‘état de brute analphabète, il faudra continuer à se cultiver, à lire, écrire, apprendre à compter et à écouter de la musique.
Les deux dernier volets sont la sécurité avec le développement de capacités d’auto défense par la pratique de sports de combat « réalistes », de maniement d’armes blanches mais aussi d’armes à feu en s’inscrivant à un club de tir ou  en devenant chasseur.
Dans le domaine, San Giorgio développe un ensemble de stratégie paramilitaires visant à dissimuler l’emplacement de sa BAD, à en compliquer l’accès par des murs d’enceintes, chaines, portes blindées ainsi qu’à établir un système de détection d’intrus et de communication entre défenseurs pour si besoin éliminer impitoyablement tout type d’agresseur.
L’usage de la violence est ici légitimé par la destruction de l’état de droit et par le retour de la loi du plus fort par le biais de bandes organisées formée par d’anciens militaires ou experts en sécurité.
Le dernier volet est enfin consacré au lien social, nécessaire à la survie à long terme en bâtissant un réseau de proximité et de confiance avec d’autres survivants susceptibles d’apporter un soutien dans la vie quotidienne.
Malgré la nécessité de vivre en communauté, l’édification de règles strictes permettront d’éliminer tous les éléments dangereux susceptibles de mettre en péril la cohésion et la survie du groupe.
Dans les dernières pages, San Giorgio décrit son plan d’action extrêmement détaillé pour se préparer psychologiquement, physiquement et financièrement à construire sa BAD avant le grand effondrement se produira entre 2012 et 2020 (plus que 3 ans !).
En conclusion, « Survivre à l’effondrement économique » est un ouvrage volontairement alarmiste et paranoïaque, mais très structuré, bien écrit en allant jusqu’à une approche façon « manuel de survie » revendiquée.
Par delà la personnalité de l’auteur, qu’on devine au cours de quelques réflexions et citations proche de l’extrême droite d’Alain Soral ou d’Eric Zemmour, notamment lorsqu’il évoque les dangers de l’immigration et du métissage des peuples, « Survivre à l’effondrement économique » contient des parties analytiques à mon sens plutôt justes, notamment dans l’absurdité de notre mode de fonctionnement moderne, consistant à vivre de manière irresponsable via la société de consommation qui nous pousse à épuiser nos ressources naturelles dans une course sans fin vers le néant, plutôt que d’essayer de nous couler de manière plus respectueuse dans ce vaste écosystème que constitue la planète Terre.
L’irresponsabilité des classes dirigeantes, qu’elles soient politiques, financières ou industrielles est elle aussi pointée avec justesse, le profit d’une petite caste d’élus l’important sur le bien-être du plus grand nombre, dont on peut un jour redouter les réactions radicales (révolutions) lorsque la situation deviendra désespérée.
Ceci justifie t il une préparation immédiate à la survie ? Chacun sera amène d’en juger.
Mais la somme de connaissances à acquérir, notamment dans l’apprentissage de métiers manuels : agriculture, maçonnerie, mécanique, plomberie, électricité puis médecine et paramilitaire, prendra le prévient l’auteur à minima une 10aine d’années pour exceller dans un seul de ces métiers, autant dire que la date de 2020 apparait d’hors et déjà compromise !
Enfin si l’idée de développer d’autres capacités me parait intéressante, je reste assez rétif à acheter un terrain à la campagne que je transformerai en bunker auto suffisant, tout simplement parce que les investissements en temps, énergie et argent me paraissent en 2017 complètement disproportionnés !
En attendant, développer un fibre écologique relève aujourd’hui du bon sens le plus commun, même si à mon sens dans les faits, bien peu de personnes seraient prêtes à abandonner leur mode de vie actuel ultra centré sur l’automobile individuelle et l’achat du dernier téléphone portable !

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Published by Seth - dans Economie
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 18:07

La fin des années 80 est difficile pour les groupes de heavy-metal traditionnels et Accept touché par le départ de son chanteur historique Udo Dirkschneider n’excepte pas à cette dure règle.
Pourtant en 1989 sort « Eat the heat » avec David Reece au chant, Jorg Fischer ayant également été remplacé par Jim Fischer.
Avec sa pochette glam aujourd’hui bien clichée et ridicule, « Eat the heat » débute par « X-T-C » mid tempo solide permettant de découvrir et d’apprécier le style puissant et nerveux de Reece, finalement assez peu éloigné du modèle original.
Intrigué on enchaine avec « Generation clash » excellent titre  porté par son ambiance ténébreuse et ses refrains imparables sur lequel Reece se montre assez irréprochable.
La suite laisse forcément plus dubitatif, car si « Chain reaction », carré et énergique tient plutôt bien la route, « Love reaction » interminable et poussif puis
« Turn the wheel » usé jusqu’à la corde malgré l’implication de Reece, peinent à masquer leur manque d’inspiration.
Même lorsque Accept bande ses muscles, « Hellhammer » et « Prisoner » sonnent lisse et sans âme, comme composés et exécutés en mode automatique.
Avec son martèlement constant, « I can’t believe in you » donne plutôt envie de partir en courant tout comme la reprise de Rainbow « Mistreated » englue l’auditeur dan un océan de guimauve.
Dans la dernière ligne droite déboulent « Stand 4 what U R » plus accrocheur, « Break the ice » victime des même lourdeurs avant un « D-train » marqué du sceau d’un heavy explosif.
En conclusion, « Eat the Heat » constitue un point d’inflexion majeur dans la carrière jusqu’alors bien tracée d’Accept.
Le remplacement de Dirkschneider par Reece pèse beaucoup sur le style beaucoup trop lissé et américanisé du groupe et lui fait perdre son originalité.
Beaucoup moins inspiré et original, Accept sonne donc à présent comme n’importe quel groupe de hard rock américain des années 80 et signe donc son autodestruction artistique.
Le phénix clouté saura-t-il renaitre de ses cendres ?

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Published by Seth - dans Hard Rock
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