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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 09:54
The place beyond the pines (Derek Cianfrance)

J’ai du me forcer à visionner « The place beyond the pines » de Derek Cianfrance tant ce film sorti en 2013 me rappelait en apparence beaucoup l’excellent « Drive » de Nicolas Winding Refn césarisé l'année précédente.

Dans la petite ville de Schenectady (New York), on retrouve certes un cascadeur moto tatoué et paumé, Luke Glanton (Ryan Gosling en blond platine et tee shirt Metallica old school) qui la veille de quitter la ville, rend visite à une ex liaison, Romina (Eva Mendes).

Le contact est bref, la jeune femme repoussant rapidement cet ex amant par nature instable mais lorsque Glanton comprend par sa mère que Romina a eu un enfant de lui, son attitude change du tout au tout.

Le cascadeur marginal plaque brutalement son boulot dans une fête foraine et décide de rester pour assumer son rôle de père.

Cette décision tardive n’enchante pas Romina qui a refait sa vie chez Kofi (Mahershala Ali), un jeune noir plus responsable que Glanton.

Mais le motard s’accroche, trouvant refuge chez un garagiste véreux du coin, Robin Van Der Zee (Ben Mendelsohn) qui l’héberge dans sa caravane contre de menus travaux de mécanique.

Rapidement à court d’argent, Glanton cède à la proposition de Robin d’effectuer quelques braquages.

L’homme à un passé de petit truand et un certain savoir faire.

En utilisant les dons de motard de Glanton, le duo fonctionne bien, réalisant quelques coups faciles et se retirant rapidement pour ne pas se faire piéger par les policiers.

Pourtant le tempérament explosif de Glanton le trahit lorsqu’après une altercation avec Kofi au sujet du bébé, il le frappe sauvagement à coup de marteau.

Incarcéré, Glanton est finalement sorti d’affaire par Robin qui paye sa caution mais horrifié par avoir affaire à nouveau à la justice, le garagiste préfère se retirer des braquages, ce qui n’est pas du coup de son associé.

Après avoir constaté que sa moto avait été brulée, Glanton réagit en menaçant de mort Robin et une fois récupéré une autre moto d’occasion, continue seul les braquages.

Bien entendu, les choses marchent moins bien et il est coursé par un officier de police, Avery Cross (Bradley Cooper), qui finit par le rattraper dans une maison ou il a trouvé refuge et le tue après un court échange de tir.

Blessé à la jambe, Cross devient un héros local et fait la fierté de son père, Al (Harris Yulin) juge respecté.

Mais tout en faisant sa rééducation, Avery devient peu à peu rongé par le remord, entretenu par les doutes de sa propre femme Jennifer (Rose Bryne).

Son malaise s’accroit lorsque ses propres coéquipiers menés par Pete Deluca (Ray Liotta) l’emmène pour une virée chez Romina pour récupérer l’argent d’un braquage de Glanton offert à titre de compensation après l’agression de Kofi.

Les policiers trouvent l’argent en fouillant la maison et volent le couple, le remettant à Cross en guise de compensation financière à son exploit.

Mal à l’aise, Cross accepte tout d’abord l’argent puis finit par se révolter lorsque ses coéquipiers lui demandent ensuite de faire tomber une prostituée en plaçant de la drogue chez elle.

Prenant son courage à deux mains, il informe sa hiérarchie, le chef Weirbowsky (Robert Clohessy) qui refuse de l’appuyer, couvrant ainsi les agissements crapuleux de ses collègues.

Barré sur le plan professionnel, soumis à la pression de ses coéquipiers, Cross prend une décision radicale et informe le procureur fédéral Bill Killcullen (Bruce Greenwood) qui prend l’affaire en main et accepte de mauvaise grâce de lui accorder une place de substitut.

Les flics véreux tombent alors entre les mailles de la justice fédérale et l’ambitieux Cross peut ainsi changer de statut.

15 années s’écoulent et Cross qui vient d’enterrer son père, brigue alors le poste de procureur fédéral.

Séparé de Jennifer, il apprend que son fils AJ (Emory Cohen) a émis le désir de venir vivre avec lui.

Il accueille du mieux qu’il peut un adolescent rebelle flirtant ouvertement avec la petite délinquance.

Au collège AJ approche sournoisement Jason (Daniel Dehaan), le propre fils de Glanton, forcément solitaire et perturbé.

Ensemble les deux gamins fument mais se font coincer par les policiers avec des stupéfiants sur eux.

Avery intervient, faisant jouer sa position pour tirer son fils d’affaires, non sans lui avoir administré une sévère leçon.

Jason revient finalement chez lui également sans être inquiété mais rongé par le doute insinué par AJ, questionne ses parents Romina et Kofi sur la mort mystérieuse de son père.

Devant le mutisme de ses parents, il retrouve la trace de Van Der Zee qui l’informe sur le passé de braqueur de son père et lui montre une photo de Cross, alors encore policier tout en essayant de le dissuader de toute volonté de vengeance.

De retour au collège, Jason retombe sous l’influence vénéneuse de AJ qui le force à voler des médicaments chez un pharmacien pour approvisionner une soirée qu’il organise dans la maison de son père.

Lorsque Jason réalise que Avery Cross et le flic tueur de son père, il devient fou et provoque une altercation avec AJ qui le tabasse férocement.

Il se procure alors une arme, se rend chez les Cross, braque AJ puis Avery qui rentrait chez lui.

Le futur procureur est conduit dans une foret pour être abattu mais après avoir exprimé des remords et une photo de Glanton avec sa femme et son fils, fini par émouvoir Jason qui l’épargne.

On retrouvera finalement AJ ensanglanté mais vivant dans la maison.

Les choses tournent finalement bien pour Avery qui devenu procureur, peut finalement laver son âme du remord d’un meurtre et d’une famille brisée.

En conclusion, « The place beyond the pines » est un film unique, fascinant, qui vous happe dès les premières minutes pour ne plus vous lâcher.

Scénario complexe, à tiroirs, évolutifs, le film place tout d’abord le couple Ryan Gosling-Eva Mendes en première position, avec un rôle de rebelle marginal en or pour le premier avant de s’orienter sur Bradley Cooper vers un policier intègre et ambitieux, rêvant pour marcher sur les traces de son père de réussite sociale pour finalement arriver sur leur descendance, forcément sur traumatisée par le passé trouble unissant le braqueur flingué par un policier rongé par le remord.

On se régale donc de ce chef d’œuvre sombre de Cianfrance qui aurait à mon sens mérité quelques récompenses sur le plan international.

Dommage donc… mais je ne peux qu’inviter à la découverte de ce bijou noir !

The place beyond the pines (Derek Cianfrance)
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 16:39
Lance Armstrong, itinéraire d'un salaud (Reed Albergotti, Vanessa O'Connell)

On reste dans le domaine du sport avec « Lance Armstrong, itinéraire d’un salaud » de Reed Albergotti et Vanessa O’Connnell.

Sorti en 2013, « Lance Armstrong, itinéraire d’un salaud » est une minutieuse enquête réalisée par deux journalistes du Wall Street Journal dans le but de démonter ce qu’ils appellent le système Armstrong, c’est-à-dire toute l’organisation complexe mise en place par le plus grand champion de l’histoire du cyclisme pour se doper, engranger des victoires, des profits et ainsi nourrir une fausse idole à laquelle toute le monde avait au fond de lui envie de croire.

L’histoire d’Armstrong débute dans les années 70 dans sa ville natale de Dallas (Texas), ou dès l’adolescence le jeune homme se découvre de belles qualités athlétiques s’exprimant à merveille dans les sports d’endurance comme la natation ou la course à pied.

Issu d’un milieu modeste, Armstrong a toujours haï son père alcoolique qui a abandonné sa mère Linda et entretenu des rapports conflictuels avec ses différents beau-père notamment le très sévère Terry Armstrong, alors que sa mère restait en comparaison sacralisée.

Animé très tôt d’un sentiment de revanche nourrissant une forte ambition, Armstrong se tourne logiquement vers le triathlon ou ses fortes capacités cardio vasculaires lui permettent de remporter plusieurs courses aux Etats-Unis.

Surclassé dans les plupart des compétitions qu’il remporte, Armstrong a comme mentor le triathlète Rick Crawford, qui lui apporte la rigueur dans ses entrainements ou déjà le jeune homme ne ménage pas ses efforts.

Au cours d’un triathlon à Austin, Armstrong est alors logiquement détecté par Eddy Borysewicz, entraineur cycliste d’origine polonaise ayant coaché dans l’équipe nationale Greg Lemond avant qu’il ne devienne professionnel et ne gagne le Tour de France, la course la plus relevée du circuit professionnel.

Soutenu financièrement par le riche homme d’affaire Thom Weisel, lui-même champion frustré et passionné de sport, Borysewicz parvient à force de persuasion, à convaincre Armstrong au début réticent à s’essayer au cyclisme en lui faisant miroiter les confortables gains des cyclistes professionnels européens.

Sous la férule du gourou polonais qui amène des méthodes importées d’Europe de l’Est qui font alors cruellement aux cyclistes américains, mal préparés, Armstrong intègre la team Subaru-Montgomery et obtient des résultats suffisamment prometteurs pour intégrer l’équipe nationale américaine.

Doté d‘un tempérament caractériel et égoïste, Armstrong se brouille avec Borysewicz et Weisel, préférant quitter l’équipe pour rejoindre leur rival Jim Ochowicz chez Motorola.

Confronté pour la première fois aux meilleurs Européens, Armstrong termine à une modeste quatorzième place aux Jeux Olympiques de Barcelone, trouve ses limites physiques et comprend que son seul important potentiel physique n’est pas suffisant pour lui permettre de prétendre jouer les premiers rôles au niveau mondial.

Alors prêt à tout pour réussir, il s’initie à Come (Italie) au dopage en prenant des stéroïdes puis fait parler de lui sur le Tour de France en remportant une étape avant de trouver ses limites en montagne, et obtient en 1993 son premier titre de gloire en devenant champion du monde sur route à Oslo.

Armstrong plonge alors sans vergogne dans l’engrenage du dopage en prenant comme tous ses coéquipiers de l’EPO et s’adjoint les services d’un très controversé médecin italien, Michèle Ferrari, qui apporte au sein de l’équipe Motorola sa conception scientifique de la performance et du dopage.

Au fil des victoires, il devient en tant qu’espoir américain, de plus en plus médiatique et attire les sponsors come Nike, Trek et Oakley avec lesquels il signe de gros contrats publicitaires.

Armstrong se montre toujours particulièrement arrogant, voulant être le leader incontesté de son équipe et vouant une jalousie tenace à Greg Lemond, qui deviendra son ennemi personnel.

Mais sa vie de futur star du sport bascule lorsqu’il découvre après une longue période de méforme en 1996, qu’il souffre d’un cancer d’un testicule.

Armstrong doit donc tout abandonner, subir plusieurs opérations dont l’ablation d’un testicule, une chimiothérapie et parvient à surmonter la maladie contrairement à son ami masseur John Terry Neal, atteint lui aussi d’un mystérieux cancer au même moment et qui décèdera en 2002.

Affaibli et sans cheveux, le cycliste aidé par son agent Bill Stapleton a alors dans l’idée d’utiliser son image de champion rescapé pour faire le tour des médias rapidement touchés par le symbole qu’il représente.

Armstrong crée une fondation pour lutter contre le cancer et parvient sur sa notoriété à récolter des centaines de milliers de dollars de dons.

Du coté privée quitte sa première compagne Lisa qui l’avait pourtant soutenu dans sa lutte contre la maladie, rencontre Kristin Richard qui travaille dans les relations publiques et ne tarde pas à être repris par le virus de la compétition.

Homme de challenges, Armstrong quitte son ancienne équipe française de Cofidis qu’il avait rejoint suite aux problèmes financiers de Motorola et signe chez US Postal Service, une division de la poste américaine versant dans le marketing sportif dans laquelle on retrouve Weisel et Borysewicz aux cotés d’un ancien cycliste de haut niveau Max Gorski reconverti en commercial.

Son arrivée provoque un conflit avec Borysewicz qui pour marquer son opposition finit par quitter le groupe.

Ayant épousé Kristin, Armstrong tente un retour en 1998 et tombe en plein scandale de dopage sur le Tour de France.

Epargné par l’affaire Festina, Armstrong reprend contact avec Ferrari et bénéficie à présent des précieux conseils de Johan Bruyneel, ex coureur cycliste belge recruté pour son sens tactique comme directeur sportif par Gorski.

Il travaille à perdre du poids, développer son endurance dans de longues sorties en montagne prêt de Nice ou il achète une résidence.

Cette combinaison ne tarde pas à payer puisque qu’Armstrong remporte le Tour de France 1999, en réalisant des performances stupéfiantes dans les étapes de montagnes qui constituaient jadis son point faible en raison de sa lourde carcasse de triathlète.

Pourtant révélé positif aux corticoïdes sur le Tour, Armstrong obtient le bénéfice du doute et parvient à conserver intact l’aura de son incroyable succès.

Avec sa victoire au Tour de France, Armstrong change de dimension, devient une superstar mondiale et tout particulièrement aux Etats-Unis ou il est reçu à la maison Blanche par Bill Clinton et Georges Bush alors gouverneur du Texas en personne.

Il sort son autobiographie « Il n’y a pas que le vélo dans la vie » qui devient un best seller lui permet d’engranger de gros bénéfices, signe de nouveaux contrats publicitaires ou renégocie à la hausse les précédents avec un record de 2 à 2,5 millions par an pour la seule US Postal.

Weisel en profite pour prendre habillement le contrôle de USA Cycling, l’organisation du cyclisme aux USA en créant une organisation parallèle qui la finance massivement et a ainsi accès à Hein Verbruggen, le président de l’UCI, à qui il effectue de généreux versements.

En ayant ainsi à sa main sur l’UCI, Weisel contrôle ainsi l’organisme qui gère la lutte anti dopage dans le cyclisme…

En 2000, pour lutter contre les nouvelles méthodes de détection de l’EPO, les coureurs de l’US Postal s’administrent le produit directement dans les veines et ont recours aux transfusions sanguines qu’ils effectuent dans le plus grand secret dans leur bus spécialement équipé.

Bruyneel utilise des hommes à tout faire (masseurs, soigneurs, mécaniciens) pour acheminer les poches de sang et produits dopant et faire disparaitre les traces des injections.

Malgré une nouvelle éclatante victoire au panache face à ses deux principaux rivaux Jan Ulrich et Marco Pantani, des journalistes de France 3 récupèrent dans les déchets de l’équipe des boites d’Actovegin, produit dopant à base du sang de veau mais l’UCI intervient en soutenant massivement Armstrong… avant d’interdire ensuite le produit en question !

Le livre révèle ensuite qu’Armstrong, déjà contrôlé positif à l’EPO sur le Tour de Suisse en 2001 peu avant sa troisième victoire au Tour de France a bénéficié de la surprenante clémence de l’UCI…

Pourtant certaines personnes commencent à se poser des questions et tentent de fissurer le système Armstrong.

Outre Lemond, intimement convaincu de la duperie, Steve Whisnant président de l’association d’Armstrong contre le cancer qui démissionne de son poste, le coureur italien Filippo Simoni balance d’abord Ferrari puis David Walsh, journaliste irlandais au Sunday Times qui prépare livre tentant de démontrer les accusation de dopage contre l’américain.

Se disant victime de harcèlement par les autorités françaises et par les agents de l‘UASADA, agence la lutte anti dopage américaine, Armstrong part s’entrainer à Gérone (Espagne).

En 2002, il est rejoint par un nouvel équipier américain prometteur, Floyd Landis, dont les performances physiologiques confinent au surhomme, surpassant même celui du champion en titre.

Landis se montre à la hauteur de son potentiel, permettant à Armstrong de décrocher son quatrième Tour de France en 2002, puis en 2003 malgré une grave blessure à la hanche.

En 2004 après une nouvelle victoire, Armstrong divorce et se met en couple avec la chanteuse de pop-rock américaine Sheryl Crow.

Ce couple ultra médiatique se recentre sur les Etats-Unis entre le Texas et la Californie.

Ayant investi dans Tailwind la société de Weisel qui lui apporte des revenus supplémentaires, Armstrong bénéficie de soutiens sans failles de ses sponsors qui ne lésinent par pour satisfaire à ses exigences ou caprices concernant le choix des matériels.

Il est si puissant que la sortie du livre de Walsh « L.A confidentiel » qui recueille pourtant les témoignages de son ancienne soigneuse Emma O’Reilly, d’un ancien adversaire soudoyé lors d’une course aux Etats-Unis le néo zélandais Steve Swart et de Betsy Andreux, la femme de son coéqupier Frankie, l’ayant vu s’injecter des produits dopant, passe innaperçu car bloqué par une campagne de presse assassine relayée par les principaux média américain dont les prestigieux CNN, New York Times et New York Daily News.

Armstrong ne se contente pas de se défendre, il contre attaque aussi violemment par le biais de ses avocats prestigieux comme Tim Herman contre les journaux ayant osé publier le livre, obtenant des dommages et interet du Sunday Times et n’hésitant pas à faire directement pression sur Andreux pour fragiliser la position de sa femme.

En représailles, Simoni est durement malmené dans le peloton après avoir tenté une échappée et même le puissant Bob Hamman président la société d’assurance SCA qui avait assuré les victoires d‘Armstrong, qui tente de récupérer cinq millions de dollars est contraint de plier face aux manœuvres d’intimidations judiciaires du clan Armstrong.

Enfin, Lemond manque de boire la tasse lorsque John Burke le président de Trek qui distribue ses vélos est sommé de rompre son contrat, avant finalement de renoncer par peur de couteuses poursuites face aux avocats de l’ex champion.

En 2005, à présent sponsorisé par Discovery channel en lieu et place de l’US Postals, Armstrong prend sa retraite après une ultime victoire sur le Tour de France mais son succès est à nouveau entaché par les affaires de dopage par l’Equipe qui diffuse des résultats de tests positifs lors du tour 1999 remporté par l’américain.

Le Tour de France 2006 est remporté par Landis dont la vie bascule après un contrôle positif.

Aux abois, laché par tous les coureurs et soumis à la pression d’Armstrong qui craint que son ancien coéqupier ne balance tout sur son passé, Landis hésite longuement, déprime, divorce, mène une vie de marginal dans un bungalow d’un coin reculé de Californie avant finalement de prendre la courageuse décision de parler.

Sa confession à Jeff Novitzky et Travis Tygart respectivement agent et président de l’USADA est le point clé qui fera basculer la situation.

Après Landis qui collabore tel un repenti de la mafia tentant d‘alléger sa propre peine , d’autres coureurs se mettent aussi à parler pour soulager leur conscience et Armstrong se trouve ainsi trahi par ses propres coéqupiers, qui du reste ne l’appréçiaient pas.

Malgré une défense acharnée composée de dénégations farouches combinant preuves scientifiques de l’amélioration de sa physiologie après le cancer, régularité des contrôle anti dopages négatifs subis mais surtout de violentes contre attaques d’hommes politique de haut niveau pour miner la crédibilité de l’USADA, ainsi que des menaces de mort contre ses membres, Armstrong qui vient de réaliser un come back fracassant en 2009 pour terminer second du Tour de France, ne fait que retarder l’échéance.

Après des années de procédures, lorsque l’USADA commence à mettre en ligne sur Internet les documents prouvant de manière accablante les accusation de dopage dont il fait l’objet, Armstrong se trouve progressivement laché par ses soutiens dans la presse, son association puis par son principal sponsor Nike, qui le maintenait jusqu’alors à flot contre marées.

Banni des principales compétitions de triathlon et de marathon auxquels il était revenu avec un certain succès, Armstrong est alors contraint à une confession publique en 2013 devant la très médiatique Opra Winfrey mais ne montre à cette occasion aucun remord sur ses actes dans un contexte de banalisation du dopage dans le sport professionnel.
Après avoir remboursé SCA et le Sunday Times, Armstrong et ses proches (Weisel, Bruyneel) se voient à présent englués dans d’autres procès intentés par ses sponsors dont le gouvernement américain propriétaire d’US Postals, ce qui rend son avenir professionnel difficile à prédire.

Mais l’homme vivant aujourd'hui avec la jeune Anna Hansen qui lui a donné deux enfants, parait plein de ressources…

En conclusion, « Lance Armstrong, itinéraire d’un salaud » est le livre ultime pour décrypter les dessous du sport professionnel et passionnera tous les amateurs de ténébreuses affaires judicaires.

Bien qu’à charge contre l’ex champion, le travail des deux journalistes montre une trajectoire similaire à celle d’un homme politique à l’ambition démesurée, à l’égo hypertrophié et prêt à tout pour arriver à assouvir ses buts.

Par son combat victorieux contre le cancer et son engagement bien réel pour les malades, Armstrong aurait pu être l’idole, le symbole qu’on aurait tous voulu admirer mais c’était oublier la volonté incessante de performance de notre société qui ne reconnait que les numéro, les exploits, les records et n’a que faire des vies équilibrées.

Trop vite, trop haut trop fort, telle aurait pu être la devise d’Armstrong.

La déception à son encontre est donc à la hauteur de nos espérances: immense !

On aimerait une rédedemption, plus d’humilité et un amour moins prononcé pour la réussite, la gloire, l’argent et les femmes… mais Armstrong pourra-t-il prendre ce chemin après tout ce gâchis ?

Derrière la personnalité charismatique d’un champion pétri d’exigences, « Lance Armstrong, itinéraire d’un salaud » montre de manière éclatante les relations existant entre les instances sportives comme l’UCI, les médias, certains puissants hommes d’affaires et sponsors unis par les mêmes liens sacrés du business.

On est donc ici bien loin de la pureté supposée du sport amateur, mais plus proche d’histoire de réseaux politico-mafieux…

Lance Armstrong, itinéraire d'un salaud (Reed Albergotti, Vanessa O'Connell)
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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 21:44
Hitchcock (Sacha Gervasi)

Déjà remarqué par le très touchant et original « Anvil : the story of Anvil » en 2008, Sacha Gervasi refait parler de lui en 2012 avec « Hitchcock » consacré au (plus) grand réalisateur britannique.

L’histoire est simple : ayant obtenu un énorme succès commercial après « La mort aux trousses », Alfred Hitchcock (Anthony Hopkins alourdi et méconnaissable) souhaite en 1959 se remettre en question et explorer de nouvelles voies plus tortueuses.

Il a alors comme idée d’adapter un roman de Robert Block « Psycho » traitant d’un sujet particulièrement scabreux les meurtres de femmes perpétrés par un tueur en série schizophrène obsédé par la personnalité de sa mère décédée jusqu’au point de se travestir pour commettre ses crimes.

Compte tenu de l’horreur du sujet inspiré de surcroit de la vie d’Ed Gein (Michael Wincott), la Paramount représenté par Barney Balaban (Richard Portnow) se montre ultra frileuse et craignant la redoutable censure américaine refuse de financer le film.

Convaincu de tenir un sujet fascinant, Hitchcock s’obstine, mettant à contribution son agent Lew Wassermann (Michael Stuhlbarg), sa secrétaire Peggy Robertson (Toni Colllette) et sa femme Alma Reville (Helen Mirren) qui est également sa plus proche collaboratrice mais essuyant refus sur refus, doit se rendre à l’évidence : il va être obligé de financer le film lui-même.

Sa femme accepte le sacrifice d’une réduction de leur train de vie, il est vrai assez fastueux voir de la vente de leur splendide maison californienne mais entretient également une curieuse relation avec Whitfield Cook (Danny Huston), un scénariste de second plan qu’elle soutient et rencontre périodiquement.

Tout en travaillant sur le scénario de son film et en envisageant plusieurs actrices, Hitchcock développe une violente jalousie à l’égard de Cook.

Il est vrai qu’Alma s’absente plusieurs après midi pour déjeuner ou passer des après midi entière dans une villa au bord de la mer ou ils mettent au point ensemble le nouveau scénario de Cook.

Sous les conseils de sa femme, Hitchcock choisit héroïne, Janet Leigh (Scarlett Johansson) dans la lignée de ses femmes fatales blondes qui l’obsèdent et relègue la pourtant formidable mais trop modeste Vera Miles (Jessica Biel) en second plan.

L’acteur masculin sera Anthony Perkins (James d’Arcy) en raison de son physique torturé un tantinet efféminé.

Tenaillé par la peur de la faillite et animé par un farouche désir de revanche, Hitchcock donne tout de lui-même dans ce film, transposant sa colère vis-à-vis d’Alma dans les scènes les plus violentes du film.

Il a maille à partir avec la censure représentée par Geoffrey Shurlock (Kurtwood Smith), qui s’offusque des plans dénudés dans la fameuse scène de la douche.


Le résultat est détonnant, torturé et impressionnant.

Alma le remplace lorsque malade, il prend du retard sur le planning et finit par s’expliquer clairement sur sa relation avec Cook devant les remarques insistantes de son mari.

La mise au point est musclée et rassure Hitchcock sur la fidélité et l’implication de sa femme à ses cotés.

Bénéficiant d‘une propagande adroite, « Psychose » sort ensuite en 1959 et a un terrible impact sur le public, apportant un succès artistique et commercial sans précédent dans la carrière déjà fournie du réalisateur qui gagne son pari audacieux au nez et à la barbe de la censure et des studios trop conservateurs.

En conclusion, « Hitchcock » est film sympathique très bien interprété sur la genèse de la plus grande œuvre cinématographique qui ait pu voir le jour.

On y comprend les risques pris par le maitre du suspens, son refus du conformisme ou de la facilité comme retourner un ersatz de « La mort aux trousses » pour aller fouiller dans les cotés les plus dérangeants et troubles du psychisme humain.

« Hitchcock » prouve que l’audace paie et qu’on doit donc comme Alfred Hitchcock a su éviter la facilité pour suivre son instinct pour réaliser sa plus grande œuvre.

Un film donc solide et agréable pour les fans d’Hitchcock et de « Psychose » mais dont le classicisme ennuiera peut être les autres !

Hitchcock (Sacha Gervasi)
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 17:05
Français pour une nuit (Metallica)

Déjà six ans pour le fabuleux concert de Metallica aux Arènes de Nimes aussi est-ce avec un grand plaisir que je vais chroniquer ce « Français pour une nuit » enregistré en 2009 lors de la tournée de « Death magnetic » l’album du retour aux sources des Californiens au thrash metal des origines.

Dans le cadre grandiose des plus grandes arènes romaines de France, un site antique vieux de plus de deux milles ans ou tant d’hommes et d’animaux ont perdu la vie, Metallica pose son infrastructure de manière à optimiser la vue d’une foule répartie en cercle non parfait autour des musiciens.

L’entame est tonique avec « Blackened » dont le tempo et les riffs acérés découpent comme des lames de rasoir.

Le groupe parait étincelant de forme, James Hetfield en impose toujours autant avec sa forte carrure, ses tenues noires, ses multiples tatouages et ses cheveux à présent courts et plaqués, Kirk Hammett parait insensible au temps qui passe, Lars Ulrich certes déplumé mais toujours aussi dynamique à la batterie et enfin Robert Trujillo, le bassiste râblé aux larges frusques dont l’implication physique reste de tous les instants.

Metallica joue sur du velours avec « Creeping Death » dont le break terminal met toujours la foule à contribution avec une efficacité jamais démentie en concert puis fait cracher les flammes sur « Fuel » seul morceau de l’époque « Load/Reload » qui sera joué ce soir là.

La vitesse et la pyrotechnie de « Fuel » achève de porter à l’ébullition la foule et on déguste avec plaisir « Harvester of sorrow » morceau chaloupé et ténébreux divinement interprété par un Hetfield habité.

Un peu de douceur avec « Fade to black » éternelle ballade mélancolique des 80’s, puis place à la partie la plus vendeuse du concert avec les titres du dernier album, « Broken, beat & scared » dur, rugueux mais dépourvu du refrain magique faisant la différence et « Cyanide » qui ne décolle jamais et provoque un ennui poli.

On reste dans le viril avec « Sade but true » qui malgré son intensité parait avec le recul particulièrement lourdingue aujourd’hui avec son coté martelé/répétitif.

Rien à dire en revanche sur le magnifique « One » si ce n’est qu’il referme la quintessence du génie de Metallica et un monument de concert avec sa montée progressive en intensité pour aboutir à une guerre totale… de guitares.

Retour à « Death magnetic » avec la gifle « All nightmare long » enchainé du magnifique « The day that never comes » peut être le meilleur titre de l’album en raison de la beauté de ses mélodies.

Impossible de ne pas avoir droit à l’incontournable « Master of puppets » toujours très intense mais assez peu digeste à mes yeux car trop long et violent.

Je n’ai jamais compris en revanche l’intérêt d‘exhumer du grenier « Dyers eve » titre certes très musclé mais mineur au sein du répertoire du groupe.

Place aux classiques du « Black album » pour terminer, la ballade mythique « Nothing else matters » qui ouvrit à Metallica les portes de radio dans les années 90 puis « Enter sandman » plus grand tube de leur carrière interprété par un Hetfield écrasant de maitrise qui embrase la foule.

Après avoir exprimé des remerciements sincères et l’honneur pour Metallica de jouer dans un pareil endroit, viennent les rappels : la reprise ultra musclée de Queen « Stone cold crazy » et le cap sur le premier album culte « Kill’em all » avec l’ultra plaisant « Motorbreath » enchainé du jouissif « Seek and destroy » reprit comme un seul homme par les 25000 spectateurs pour imprégner dixit le groupe ces lieux de la marque de Metallica.

En conclusion, « Français pour une nuit » est un superbe cadeau aux fan français de Metallica et un concert exceptionnel car réalisé par un groupe exceptionnel dans un lieu exceptionnel.

A plus de cinquante ans, les musiciens de Metallica impressionnent par leur passion et l’énergie incroyables qu’ils parviennent encore à dégager sur scène.

En mélangeant habilement vieilleries incontournables et classiques très heavy/thrash bien que sans doute moins intemporels, Metallica trouve un bon équilibre et offre plus de 2 h de fête avec un spectacle de très haut niveau mélangeant qualité du son, effets lumineux et pyrotechniques…

Un véritable must donc pour tous les fans du groupe… et les autres !

Français pour une nuit (Metallica)
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 11:17
Lost saison 4, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Très écourtée par un mouvement de grève des scénaristes à Los Angeles, « Lost saison 4, épisodes 1 et 2 » voit le jour en 2008.

Dans l’épisode du trio Bender-Lindelof-Cuse (réalisation/scénario), Desmond (Henry Ian Cusick) parvient à retourner à la plage et annonce à tous la mort de Charlie (Dominic Monaghan).

Passé la violence du choc, les survivants écoutent les mises en garde de Desmond réalisent également que les sauveteurs emmenés par Naomi ( Marsha Thomason) sont peut être une menace et décident de remonter vers la station pour prévenir Jack (Matthew Fox) et les autres.

Ce sentiment semble partagé par Locke (Terry O ‘Quinn) qui surgit sur la station et plante un couteau dans le dos de Naomi.

Très déterminé, il met en joue Jack pour qu’il n’appelle pas les secours mais Jack tient bon, frappant à son tour le vieux baroudeur qui finit par céder.

Lorsque les deux hommes reprennent leurs esprits, Naomi bien que blessée à mort est parvenue à s’échapper sous le regard goguenard de Benjamin (Michael Emerson).

La traque de Naomi dans la jungle aboutit à un cul de sac, seule l’opiniâtre Kate (Evangeline Lilly) parvenant à la trouver mourante et parler brièvement avec l’équipe du cargo chargé de les secourir.

Dans la foret, Hurley (Jorge Garcia ) s’égare et trouve la maison de Jacob.

Terrifié par les manifestations surnaturelles, Hurley court et crie mais tombe sur Locke décidément partout à la fois.

Locke ramène Hurley auprès de Sawyer (Josh Holloway), Sayid (Naveen Andrews), Bernard (Sam Anderson), Juliet (Elisabeth Mitchell) et Jin (Daniel Dae Kim).

Une fois réunis sous la carcasse des restes de l’avion, deux groupe se scindent, l’un se rangeant aux cotés de Jack et Kate partisan d’attendre les secours, l’autre partisan de Locke, désireux de se mettre à l’abri du camps des Autres auquel se joignent tous les membres de la bataille de l’ile sauf Sayid (Naveen Andrews), Bernard et Desmond.

Jack abandonne par dépit Benjamin à Locke qui le traine ligoté.

Fidèle à son tempérament égoïste, Sawyer abandonne Kate sans un remord pour suivre Locke mais a bien du mal avec les incessantes provocations de Benjamin qu’il ne frappe lui aussi alors qu’il joue sur la jalousie présumée entre lui et Jack.

Le flash back se focalise sur Hurley, lui aussi revenu à la vie réelle aux Etats-Unis mais en proie à de violentes crises de paniques qui le font de nouveau interner.

Dans son hôpital psychiatrique, il reçoit la visite d’un homme mystérieux Matthew Abbadon (Lance Reddick) qui se fait passer pour un représentant de la compagnie Oceanic, mais qui déguerpit une fois que Hurley refuse de répondre à ses questions.

Hurley voit également Jack arriver et les deux hommes ont une brève entrevue autour d’un terrain de basket.

Très perturbé, Hurley revoit Charlie revenu d’entre les morts mais trop ému et paniqué, ne peut pas soutenir un dialogue avec lui.

Dans l’épisode deux réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Drew Goddard et Brian K Vaughan, un hélicoptère de secours connait les mêmes difficultés que les autres avions ou navires s’étant approchés de l’ile et ses occupants s’éjectent sous les yeux des survivants.

Jack et Kate trouvent le premier d’entre eux, Daniel Faraday (Jeremy Davies) un homme peu sur de lui, dont les réponses évasives ne tendent pas à les rassurer sur la nature des réelles motivations de sauveteurs.

En suivant la balise d’un des parachutistes, ils localisent un second homme, Miles Straume (Ken Leung) beaucoup plus agressif qui n’hésite pas à braquer une arme contre les survivants au motif qu’ils ont tué Naomi (Marsha Thomason).

Straume dispose en réalité de faculté extra-sensorielles lui permettant d’entrer en communication avec les morts, et après avoir exigé qu’on le conduise jusqu’au corps de Naomi, confirme le fait que ni Jack ni Kate l’ont tuée.

Jack en profite alors pour exiger à son tour qu’il pose non sans difficulté son arme mais l’arrivée de Sayid et Juliet, également armés, contribuent à faire plier la détermination du mercenaire qui semble en réalité à la recherche de Benjamin.

Une bonne nouvelle arrive cependant lorsque Frank Lapidus (Jeff Fahey) le pilote de l’hélicoptère entre en contact avec eux en leur montrant qu’il a pu poser son appareil sans dommage… ce qui ouvre la porte à une future évacuation.

Le dernier parachutiste, Charlotte Lewis (Rebecca Mader) est retrouvée par le clan de John mais son abord sympathique est rapidement douché lorsqu’elle comprend que le but de ce clan est plutôt de se cacher pour éviter les sauveteurs comme elle.

Benjamin réagit violemment en dérobant une arme et tirant sur Regina qui ne survit que par son gilet pare balles.

Désarmé et une nouvelle fois malmené par Sawyer et Locke, Benjamin arrache encore une fois sa survie en leur révélant avoir des informations sur ses sauveurs par l’intermédiaire d’un espion se trouvant parmi eux…

Les flash back se basent essentiellement sur les membres de l’équipe de secours, Lewis s’avérant être une anthropologue ayant trouvé les restes d’un ours polaire de Dharma en Tunisie, Straum un medium, Faraday un scientifique et Lapidus un pilote expérimenté, tous placés sous la protection de Naomi par Abbadon, qui semble être le véritable instigateur de l’expédition.


En conclusion, « Lost saison 4, épisodes 1 et 2 » réactive non sans quelques naturelles difficultés de compréhension la machine à intrigues.

Les survivants apparaissent perdus dans le futur de leur vie à Los Angeles, que ce soit Jack en misérable drogué suicidaire ou Hurley en proie à des troubles psychiatriques ce qui inquiète pour le futur.

Dans le présent, l’arrivée des sauveurs aux motivations ambigües, fait éclater le groupe en deux et créent un climat de paranoïa intense.

Aguerris par des années sur l’ile, les survivants y font face, avec la présence toujours diabolique de Benjamin, maitre en manipulation.

Emotions (déchéance de Jack, deuil de Charlie) et action perpétuellement renouvelée sont donc au cœur de ce début de saisons 4 !

Lost saison 4, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 09:35
Lost saison 3, épisodes 21 à 23 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La fin de la saison 3 avec « Lost, saison 3, épisodes 21 à 23 ».

Dans l’épisode 21 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, l’intrigue prend un tour dramatique avec le retour de Sawyer (Josh Holloway) sur la plage avec une preuve accablante montrant le double jeu d’infiltration de Juliet (Elisabeth Mitchell) et fragilisant la position de Jack (Matthew Fox) comme protecteur.

Juliet ne peut nier mais reçoit encore le soutien de Jack qui propose au camp de profiter de l’attaque prévue dans deux jours du camp par les Autres pour enlever toutes les femmes enceintes, pour piéger les tentes à l’aide de la dynamite qu’a prise Rousseau (Mira Furlan) dans la vieux navire négrier.

Ce revirement évite à Juliet un lynchage mais l’officialisation de la présence de Naomi (Marsha Thomason) donne comme idée à Sayid (Naveen Andrews) d’utiliser son téléphone satellite pour appeler son navire au secours.

Le brouillade du signal par celui de Rousseau est un moment évoqué, mais Juliet leur apprend que les Autres brouillent tous les signaux allant vers l’extérieur au moyen d’un station sous marine.

L’arrivée impromptue de Karl (Blake Bashoff) envoyé par Alex (Tanya Raymonde) change pourtant la donne dans la mesure ou les survivants n’ont plus que quelques heures pour se préparer à l’attaque des Autres, précipitée par Benjamin (Michael Emerson) après l’incident mortel avec Locke (Terry O’Quinn).

Jack réagit en leader, accélérant les plan de piégeage des tentes en positionnant quelques tireurs masculin et en mettant à l’abri les femmes dans la station de Rousseau.

La décision de désactiver la station sous marine est également prise, et aboutit à une mission quasi suicide pour laquelle se propose Charlie (Dominic Monaghan) convaincu par les visions de Desmond (Henry Ian Cusick) que l’heure de mourir est arrivée.

Charlie se prépare courageusement, notant sur un bout de papiers les meilleurs moments de sa vie, la première fois que son groupe est passé en radio, la fois ou il a sauvé une femme d’une agression dans la rue, le cadeau d’une bague de famille par son frère, et enfin la rencontre avec Claire (Emilie de Ravin) et leur amour essentiellement platonique.

Il fait des adieux sobres à Hurley (Jorge Garcia) qui ne comprend pas le dramatique de la situation et plus touchants à Claire, avec la présence du petit Aaron.

Son ami Desmond l’accompagne à bord d’une pirogue et décide même au dernier moment de prendre sa place, quitte à se sacrifier.

Mais il est assommé par Charlie qui souhaite affronter seul son destin.

Le rocker plonge, bravant le danger et finit par arriver à la station à bout de souffle mais en vie.

Il est malheureusement mis tout de suite en joue par deux femmes armées jusqu’aux dents.

Dans l’épisode 22 de Jack Bender (réalisation)/Carlton Cuse/Damien Lindelof (scénario), place à l’action avec l’attaque des Autres menés par Tom (M C Gainey) qui sont tombent dans le piège et subissent d’importantes pertes de sept hommes dans l’explosion de la dynamite placée dans les tentes.

Mais malheureusement Jin (Daniel Dae Kim) ratte sa cible et après un fusillade, lui, Sayid et Bernard (Sam Anderson) sont faits prisonniers.

Sur l’eau, Desmond se fait tirer dessus par l’affreux Mikhaïl (Andrew Divoff) et n’a d’autres choix que de plonger à son tour pour accéder à la base sous marine.

Il se cache, échappant aux gardiennes Bonnie (Tracy Middendorf) et Greta (Lana Parnilla), qui indécises contactent Ben après avoir tabassé le malheureux Charlie.

Il ne tarde pas a être rejoint par Mikhaïl qui alerte les gardiennes sur la probable présence de Desmond avant de prendre de nouveaux ordres auprès de Benjamin (Michael Emerson).

Le flash back montre un Jack dans le futur à la dérive à Los Angeles, prêt après avoir appris la mort d’un rescapé de l’ile, à se jeter d’un pont mais renonçant in extremis par l’arrivée d’un accident, d’une femme et d’un enfant à sauver.

Dans l’épisode 23, Benjamin venu à la rencontre des survivants avec Alex effectue un chantage sur Jack, lui disant que Naomi n’appartient pas à un groupe de secours mais va faire venir une équipe chargée de les tuer, puis commande une simulation d’exécution à distance des prisonniers.

Enragé par l’exécution des ses amis, Jack tabasse Benjamin et se retient in extremis de le tuer.

Le message émetteur de Rousseau est désactivé.

Redescendus sur la plage, Sawyer (Josh Holloway) et Juliet désarmés reçoivent l’aide de Hurley qui fonce à l’aide du combi Volkswagen pour semer la confusion chez les Autres, permettant ainsi à ses amis de les tuer.

Sawyer exécute lui-même Tom, en représailles à l’enlèvement de Walt (Malcom David Kelley), qui devenu adulte à présent apparait une nouvelle fois pour donner la force à Locke de sortir de sa fosse malgré sa balle dans le ventre.

Dans la station sous marine, Mikhaïl exécute froidement les deux gardiennes, obéissant ainsi aux ordres de Benjamin, mais est à son tour touché par un harpon sous marin par Desmond avant qu’il ne tue Charlie.

Charlie obtient des informations de Bonnie avant qu’elle ne meure et notamment un code permettant de désactiver la station basé sur une chanson des Beach boys.

Le musicien ne perd pas de temps, désactive le brouillage et peut même parler à Penny (Sonia Walger) qui confirme que Naomi n’a pas été envoyée par elle pour trouver Desmond.

Malheureusement Mikhaïl resurgit et fait exploser une vitre de la station avec une grenade, ce qui provoque l’envahissement du poste de contrôle.

Charlie se sacrifie alors volontairement et prévient avant de mourir Desmond du danger représenté par Naomi.

Sa mort en héros constitue un des moments les plus émouvants de la série.

Les survivants accueillent les bonnes nouvelles de Hugo avec une grande joie, sans se douter que Charlie est mort et que les sauveurs sont peut être des meurtriers.

Dans un dernier flash back, on voit se même Jack hirsute et hagard, accro à un analgésique stupéfiant, parler à Kate non loin de l’aéroport de Los Angeles, en prenant l’avion chaque semaine dans l’espoir de mourir en vol.

Le médecin semble brisé par sa réinsertion dans la vie normale.

En conclusion, « Lost, saison 3, épisodes 21 à 23 » constitue le point d’orgue de la longue saison 3.

Le suspens est donc à son paroxysme, montre une contre attaque cinglante de survivants qui parviennent enfin à infliger de sérieuses pertes aux Autres, mais culmine dans le raid suicide sous marin de Charlie, personnage qui révèle toute sa dimension de martyr dans les ultimes épisodes.

La belle relation entre Charlie et Desmond illumine également la mort du rocker…

L’action ne semble jamais s’arrêter car un doute est d’hors et déjà distillé sur les réelles motivations des sauveteurs…

Même blessé et prisonnier, Benjamin reste un redoutable manipulateur et un danger permanent pour les survivants.

Le Russe Mikhaïl, quasiment increvable s’avère aussi d’une extrême dangerosité.

Enfin le futur semble trouble avec l’incapacité patente de Jack à se réinsérer dans la vie réelle, sa dérive dans la drogue, la dépression et ses pulsions suicidaires.

Il aura fallut attendre trois saisons pour que je finisse par basculer et à devenir un réel accro à la « Lost » et à ses personnages.

Chapeau bas à Abrams, Cuse, Lindelof, Bender et Williams !

Lost saison 3, épisodes 21 à 23 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 16:29
Lost saison 3, épisodes 19 et 20 (Jeffrey Jacobs Abrams)

En mode accéléré, « Lost, saison 3, épisodes 19 et 20 ».

Dans l’épisode 19 réalisé par Eric Laneuville sur un scénario de Carlton Cuse et Damon Lindelof, Locke (Terry O’Quinn) fait un retour remarqué au camp des survivants et parvient non sans peine à convaincre Sawyer (Josh Holloway) de l’accompagner dans la jungle pour dit il tuer Benjamin (Michael Emerson) qu’il a fait prisonnier.

En revenant en arrière, on comprend qu’en réalité Benjamin lui a demandé dé tuer son père l’affreux escroc Anthony Cooper (Kevin Tighe) pour prouver qu’il pouvait faire table rase de son passé et intégrer le groupe des Autres.

Cette manœuvre est en réalité une ruse pour discréditer Locke aux yeux des Autres en montrant qu’il n’est pas capable de tuer quelqu’un et ainsi d’éliminer un potentiel rival pour Benjamin.

Soutenu par Richard Alpert (Nestor Carbonell), l’ex patron de Mittelos science ayant embauché Juliet (Elisabeth Mitchell), Locke a comme idée d’utiliser Sawyer pour réaliser cette basse besogne.

Il emmène donc Sawyer dans la black rock, ce vieux navire négrier truffé d’explosifs ou se trouve Cooper ligoté.

Mis en face d’un homme qu’il ne connait pas, Sawyer refuse tout d’abord un meurtre de sang froid, mais en écoutant parler le vieil escroc cynique, comprend qu’il est l’homme qui a séduit sa Mère, conduit son père à la tuer et au suicide.

Incapable de se contrôler il étrangle Cooper comme l’avait prévu Locke qui en profite pour faire d’une pierre deux coups.

Après cette épisode particulièrement intense qui plonge dans le passé de Locke et Sawyer, Locke annonce à ce dernier sa décision d’abandonner le camp des survivants pour rejoindre les Autres et lui donne un enregistrement vocal montrant explicitement que Juliet est une taupe travaillant pour Ben.

Dans l’épisode 20 réalisé par Bobby Roth sur un scénario de Elisabeth Sarnoff et Drew Goddard, Locke de retour au camp des Autres, livre le corps sans vie de Cooper et gagne ainsi le respect de tous, devant un Benjamin médusé.

Le leader des Autres se dérobe pourtant aux question de Locke et l’oriente vers un mystérieux Jacob que seul lui connait et qui serait selon lui le seul amène à lui fournir des réponses.

Malgré sa suspicion, Locke ne se dérobe pas et contraint Benjamin à l’emmener voir ce fameux Jacob.

Après une longue ascension nimbée de mystères, le duo pénètre dans une modeste bicoque esseulée.

Benjamin semble délivrer un simulacre de dialogue avec un être invisible ce qui le ridiculise auprès de Locke.

Pourtant une voix ténébreuse s’élève et les objets de la pièces bougent ce qui sème le doute.

En retournant au camp, Benjamin ait un détour vers un charnier contenant les corps des participants du projet Dharma et annonce à Locke qu’il aurait pu finir comme eux si il n’avait pas pris les devants.

Médusé, Locke est ensuite abattu et jeté dans la fosse.

Le flashback se centre sur Benjamin qu’on découvre dans les années 70 adolescent emmené par son père Roger Linus (Jon Gries) sur l’ile pour travailler comme mécanicien chez Dharma.

Pris en main par le complexe Dharma, Benjamin a une vie presque normale et même une petite amie Annie (Madeline Caroll) dans un environnement finalement assez protégé bien à l’abri derrière les barrières soniques du camp.

Mais irrité par l’attitude de Roger qui lui reproche d’avoir causé la mort de sa mère (Carrie Preston) lors de sa naissance aux Etats-Unis et par son fort penchant pour l’alcool, Benjamin finit par fuir le camp, rencontrant Albert qui fait partie du camps des Autres, les premiers habitants de l’ile.

En grandissant, Benjamin participe à une action d’envergure visant à gazer tous les membres de l’initiative Dharma et s’occupe personnellement de son père qu’il tue dans le combi Volkswagen qui sera retrouvé plus tard par Hurley (Jorge Garcia).

En conclusion, « Lost, saison 3, épisodes 19 et 20 » continue sur sa lancée et grimpe encore en intensité en montrant la montée en puissance de Locke devenu un rival embarrassant pour Benjamin lui-même dans son désir de connaitre la vérité auprès du mystérieux Jacob, au point d’être laissé pour mort dans une horrible fosse.

Même si Locke apparait en posture désespérée, il a tout de même réglé un fameux compte personnel en faisant éliminer son père, une véritable crapule lui ayant volé un rein et privé de l’usage de ses jambes, rendant du coup un fameux service à Sawyer, lui aussi torturé depuis son enfance par cet homme.

Ces épisodes permettent également de comprendre un peu mieux Benjamin et du coup l’origine de la situation, une expérience scientifique avec une communauté destinée à étudier les étranges propriétés physique de cette ile perdue au Pacifique, avant d’aboutir à l’émergence d’une communauté dirigée par le leader des Autres une fois les membres de Dharma éliminés sans préavis.

Digne d’un dictateur prêt à tout pour assouvir ses ambitions, la personnalité de Benjamin apparait comme réellement effrayante.

Le suspens est donc à son comble pour la suite, Locke survivra-t-il ?

Lost saison 3, épisodes 19 et 20 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 13:57
Lost saison 3, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Dernière ligne droite avec « Lost, saison 3, épisodes 17 et 18 ».

Dans l’épisode 17 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Brian K Vaughan et Jeff Prinkner, Desmond (Henry Ian Cusick ) habité par une entêtante vision dans laquelle Penny (Sonia Walker) viendrait le chercher sur l’ile, pousse Charlie (Dominic Monaghan), Hurley (Jorge Garcia) et Jin (Daniel Dae Kim) a l’accompagner en foret sous le motif fallacieux de faire du camping.

Mais Charlie n’est pas dupe et demande à Desmond si il l’a vu mort dans sa vision, ce qui trouble Desmond car en réalité la venue de Penny est dans son rêve conditionné par la mort de Charlie dans la foret, tué par une flèche en pleine gorge.

Pas très rassuré, Charlie accepte finalement de venir dans la foret, après avoir constaté sur la plage la chute d’un hélicoptère et l’éjection d’un pilote.

Paniqué, Desmond pousse l’équipe à pénétrer dans la foret pour secourir celle qui le pense-t-il est sa chère Penny.

Il déjoue le destin une nouvelle fois en sauvant Charlie de la flèche fatale et le groupe découvre finalement le corps du pilote pris dans des arbres.

Détachée, la pilote s’avère être une femme brune Naomi (Marsha Thomason) parlant plusieurs langues mais surtout gravement blessée par une branche ayant pénétrée son poumon dans sa chute.

Desmond est au cœur des flashbacks avec une tentative malheureuse pour devenir moine et sa rapide éjection pour manque de discipline et problème de violence avec Derek (Jack Maxwell) le frère de Ruth (Joanna Bool) la femme qu’il a refusé d’épouser au dernier moment.

Le destin lui sourit tout de même en lui faisant rencontrer Penny venue acheter du vin au moment de quitter le monastère.

Entre les deux le charme opère…

Dans l’épisode 18 réalisé par Fred Toye sur un scenario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, la tension est toujours intense sur la plage entre Sawyer (Josh Holloway et Kate (Evangeline Lilly) lorsqu’il découvre qu’elle a couché avec lui en constatant la proximité irritante entre Jack (Matthew Fox) et Juliet (Elisabeth Mitchell).

Juliet toujours protégée par un Jack plus dominateur que jamais, est brutalement sommée de s’expliquer par Sun (Yunjin Kim), sur ses activités concernant les femmes enceintes.

Lorsque Juliet découvre que Sun est également enceinte, elle se propose de l’amener dans un bunker pour faire une échographie et déterminer si elle est tombée enceinte avant ou après de venir sur l’ile.

Cette question est fondamentale pour comprendre si Jin est le père de l’enfant.

Sun reçoit sa confirmation, ce qui la condamne de fait à la mort à échéance de deux mois, car Juliet estime impossible la survie des femmes tombées enceinte sur l’ile.

Dans la foret, Hurley lance par mégarde une fusée de détresse ce qui attire Mikhaïl (Andrew Divoff), qu’on découvre avec stupeur en vie après avoir subi un bombardement sonore réputé fatal.

Capturé par Jin après une lutte farouche qui met en évidence les techniques de combat du coréen suffisante pour lui permettre de prendre le dessus sur un ex soldat russe, Mikhaïl met à profit ses capacités de médecin pour sauver Naomi.

Il retire la branche, évacue l’air des poumons, éponge la plaie et estime Naomi sauvée dans quelques jours au motif que les durées de cicatrisation sont particulières sur l’ile.

Malgré de violentes dissensions, Desmond honore la parole donnée et laisse le russe partir contre l’avis de ses camarades.

Revenue à elle, Naomi confirme être une pilote envoyée par Penny pour localiser Desmond mais surtout que le vol 815 a été finalement retrouvé avec tous les passagers morts.

Naomi est ramenée en secret sur la plage avec à ses cotés un téléphone satellite précieux pour contacter son bateau à 85 miles de là.

Le flashback se focalise sur Sun, qui soumise au chantage d’une femme menaçant de révéler l’origine modeste de Jin, emprunte une énorme somme d’argent à son père pour acheter sa tranquillité.

Sun qui a compris que la femme était la mère de Jin, lui donne l’argent mais la menace de représailles si elle reprend contact avec elle.

L’autre conséquence est la mise sous tutelle de Jin par Paik (Byron Chung), qui devient son chef direct pour rembourser l’argent.

En conclusion, « Lost, saison 3, épisodes 17 et 18 » continue de garder un cap prenant avec le développement de l’histoire autour de Desmond, personnage atypique et véritable électron libre du groupe dont les facultés surnaturelles et la grande générosité à l’égard de Charlie ne peuvent que rendre sympathique.

La découverte d’une jolie pilote métissée est loin d’être déplaisante, même si elle s’accompagne de l’annonce de la mort officielle des passagers et de la résurrection de l’affreux Mikhaïl.

Enfin, la jolie Sun a pour soulagement de se savoir enceinte de Jin même si cette nouvelle s’accompagne d’une condamnation à mort.

Riche, intéressante, complexe et surprenante, l’intrigue se tend dans la dernière ligne droite.. Pour le plus grand plaisir du spectateur !

Lost saison 3, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 10:41
Lost saison 3, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Voici sans perte de temps, « Lost saison 3, épisodes 15 et 16 ».

Dans l’épisode 15 réalisé par Karen Gaviola sur un scénario de Damon Lindelof et Elisabeth Sarnoff, Kate (Evangeline Lilly) voit les Autres quitter leur camp et se trouve gazée.

Elle se réveille dans la jungle menottée à Juliet (Elisabeth Mitchell) elle aussi laissée sur place par ses anciens amis.

Entre les deux femmes la méfiance est de mise mais la précarité de leur situation les pousse à coopérer notamment pour échapper au terrible monstre de l’ile qui les poursuit sous la forme d’une fumée noire.

Terrorisées, Kate et Juliet trouvent refuge derrière les protections sonores du camp des Autres, qui bloquent l’étrange créature et la forcent à reculer sans toutefois la tuer.

Dans la panique de l’action, Juliet libère Kate qui comprend qu’elle les a attachées volontairement pour créer une relation de dépendance entre elles.

Si du coté de l’ile des survivants un petit jeu plaisant Hurley (Jorge Garcia) instaure un jeu plaisant en manipulant le farouche Sawyer (Josh Holloway) pour lui faire croire qu’il doit se sociabiliser sous peine d’être banni du camp, ce qui force Sawyer à de touchants et maladroits efforts, le flash back se centre principalement sur Kate qui cherche par tous les moyens à entrer en contact avec Diane (Beth Broderick), une mère qui l’a reniée après la mort de son compagnon.

Perdue dans l’Iowa, Kate sympathise avec Cassidy (Kim Dickens) la petite amie de Sawyer en la tirant d’affaires alors qu’elle s’apprêtait à escroquer un gérant de station service.

Les deux femmes sympathisent et s’unissent mues par la même vie de marginales.

Cassidy accepte de se faire passer pour Kate afin de leurrer les agents fédéraux et parvient à amener Diane, à la revoir dans les toilettes de la station service ou elle travaille.

L’entretien est des plus glacials, Diane refusant obstinément de pardonner à sa fille.

Cette épisode plutôt calme pour ne pas dire ennuyeux se termine par l’annonce faite à Sawyer du jeu auquel il a été soumis dans le but d’améliorer ses rapports avec les membres du camps.

On peut donc conclure à la générosité de Hurley et son amitié envers Sawyer, pourtant son antithèse physique.

Dans l’épisode 16 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Carlton Cuse et Drew Goddard, Juliet parvient à inciter Kate à revenir au camp désert des Autres.

Elles y découvrent Jack (Matthew Fox) et Sayid (Naveen Andrews) et prennent alors la décision de rentrer au camps des survivants.

La présence de Juliet incommode Sayid qui souhaite l’interroger mais Jack intervient avec autorité, la prenant sous sa protection.

L’arrivée de Juliet sème en effet un trouble sur le camp et atténue fortement la joie des retrouvailles.

Mais la femme profite d’une situation dramatique, la maladie soudaine de Claire (Emilie de Ravin), pour décréter le besoin de lui faire un injection de toute urgence afin de la sauver.

Le passé ténébreux de l’austère blonde se révèle alors peu à peu, avec son embauche par la société Mittelos science afin de profiter de ses dons de médecin chercheur pour permettre aux femmes de l’ile d’avoir des enfants alors qu’elles meurent toutes d’un mal mystérieux.

Prise en main par le mystérieux Richard Alpert (Nestor Carbonell) PDG de Mittelos, Juliet qui vient de permettre à sa sœur Rachel (Robin Weigert) ex cancéreuse de tomber enceinte, accepte de se faire droguer pour arriver sur l’ile à bord du sous-marin.

Son travail sur place avec les chirurgiens Ethan (William Mapother) et Godwin (Brett Cullen) dont elle tombe amoureux, ne donne aucun résultat positif mais la découverte de la fécondité de Claire est vécue comme une aubaine scientifique.

Claire est donc enlevée et reçoit plusieurs injections pour lui permettre d’accoucher.

Si Juliet apparait dans un premier temps comme une victime de Benjamin (Michael Emerson), qui la manipule par l’intermédiaire de sa sœur Rachel restée aux Etats-Unis, à qui il assure la survie face au cancer en échange de sa présence permanente sur l’ile à ses cotés, elle se révolte ensuite en découvrant la maladie de son mentor.

Ensemble, Juliet et Benjamin bâtissent un plan machiavélique, utiliser les capacités de chirurgien de Jack pour l’opérer et infiltrer le camps des Autres en profitant de la relation entre Jack et Juliet.

Dans ce vaste ensemble, il apparait que même la soudaine crise de Claire semble etre un coup monté.

On peut donc dire que la paranoïa règne à présent à tous les étages autour de la personnalité ambigüe de Juliet..

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 15 et 16 », est assez inégal, car si l’épisode 15 se montre plutôt faible avec les sempiternels rapport mère-fille entre Kate et sa chère Moman, et ceux de camaraderie chien-chat entre Sawyer et Hugo, l’épisode 16 se montre lui réellement impressionnant par le coté diabolique de Juliet.

Insaisissable, ce personnage passe à la fois comme victime et bourreau, alliée ou ennemi des deux camps.

La méfiance légitime de Sawyer, Sayid et Kate se trouve compensée par la confiance du leader Jack.

Au final, si Benjamin semble tirer les ficelles, Juliet apparait elle aussi jouer un rôle dans cette organisation complexe et diablement vicieuse, capable d’utiliser des sous-marins, de faire crasher des avions et de collecter à distance toutes les informations sur les profils des survivants par l’intermédiaire de réseaux mystérieux et sophistiqués dirigés par la base de l’ex agent Mikhaïl Bakunin (Andrew Divoff).

Si la suite se révèle du même niveau que l’épisode 16, je prédis une addiction finale de ma part la série, ce qui n’est pour l’instant par (encore) le cas…

Lost saison 3, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 09:28
Lost saison 3, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Lost toujours avec les épisodes 13 et 14.

Dans l’épisode 13 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Drew Goddard et Jeff Pinkner, le trio de choc composé de Sayid (Naveen Andrews), Locke (Terry O’Quinn) et Kate (Evangeline Lilly) parvient a entrer en contact avec Jack (Matthew Fox) qui semble avoir sympathisé avec les Autres.

Sayid et Kate sont rapidement capturés puis interrogés.

A sa grande surprise, Kate apprend que Jake a passé un marché avec Benjamin (Michael Emerson) pour être évacué de l’ile à bord du sous-marin des Autres après lui avoir sauvé la vie.

L’action se centre sur Locke, qui s’infiltre dans la maison de Benjamin et le prend en otage ainsi que sa fille Alex Rousseau (Tania Raymonde).

Sous la menace d’une arme, Benjamin toujours cloué sur son lit après son opération de la colonne, accepte de dire à Locke ou se trouve le sous-marin mais comprend que le doyen de l’ile ne compte pas embarquer à son bord pour fuir mais le faire exploser à l’aide des explosifs récupérés chez Mikhaïl (Andrew Divoff).

Benjamin semble avoir des dossiers sur chaque personne de l’ile et savoir que Locke est hors de l’ile paralysé des jambes.

L’explication de ce handicap se trouve dans un long flash back au cours duquel Locke retrouve son père l’affreux Anthony Cooper (Kevin Tighe) par l’intermédiaire d’un jeune homme Peter (Patrick J Adams) dont la mère Madame Talbott (Barbara Baehler) une milliardaire s’apprête à épouser.

Après que Peter ait été tué, Locke est alors obligé d’intervenir et lorsque son escroc de père comprend que par ses révélations il peut faire capoter son mariage, se jette sur lui et le jette par la fenêtre.

Locke survit à une chute vertigineuse mais perd l’usage de ses jambes.

De retour sur l’ile, il prend l’initiative et fait exploser le sous-marin, damnant in extremis le pion à Jake, sous l’œil amusé de Benjamin, trop heureux que plus personne ne puisse s’échapper de l’ile à présent.

A son retour chez les Autres, Locke découvre aves stupeur son père enfermé et bâillonné…

Dans l’épisode 14 réalisé par Stephen Williams sur un scénario d’Edward Kitsis et Adam Horowitz, deux personnages jusqu’ici en retrait prennent pour un épisode les premiers rôles, Nikki (Kiele Sanchez) et Paulo (Rodrigo Santoro) retrouvés mystérieusement morts par Hurley (Jorge Diaz) et Sawyer (Josh Holloway).

Une enquête policière se déroule alors sur l’ile, menée par Hurley, Sawyer et Charlie (Dominic Monaghan).
Les auteurs rembobinent astucieusement le film mélangeant passé proche et flash backs.

On comprend que Nikki et Paulo sont un couple criminel ayant assassiné en Australie Zuckerman (Jacob Witkin) un riche et vieux producteur de séries B, que le corps de danseuse de Nikki avait séduit.

Le vieux producteur empoisonné, Nikki et Paulo lui volent des bijoux à 20 millions de dollars et tentent de fuir vers les États-Unis.

Le destin en décide autrement et le couple miraculeusement rescapé du crash n’a ensuite qu’une obsession, retrouver son sac avec ses bijoux.

La relation malsaine entre eux se remarque assez vite, Paulo trouvant en réalité assez vite le sac au fond d’un petit lac mais cachant les bijoux dans les toilettes du bunker sous terrain avant de les garder dans ses sous vêtements.

Nikki finit par se douter de quelque chose et lui jette au visage une araignée dont le venin provoque la paralysie.

Elle peut ensuite récupérer les bijoux mais est à son tour piqué par d’autres araignées attirées par les phéromones de la première.

Les deux amants présentant tous les aspects de la mort clinique sont ensuite enterrés alors qu’ils ne sont que paralysés…

En conclusion, « Lost saison 3, épisodes 13 et 14 » se révèle un très bon cru, permettant de comprendre enfin la raison de la paralysie de Locke, ravivant sa relation vicieuse avec son père et information importante aboutissant à la destruction du seul moyen des Autres pour quitter l’ile !

On se régale également de l’incroyable du couple vénéneux, de leurs péchés et de leur vraie-fausse-vraie mort sur fond d’enquête policière, qui ravira le spectateur !

La suite, vite ?

Lost saison 3, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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