Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 21:48
Black (Patrice Laffarge)

Changement radical de sujet et sans doute de niveau avec « Black » film français de Patrice Laffarge.

Sorti en 2009, « Black » donne le premier rôle au rappeur controversé MC Jean Gab’1, grande gueule gouailleuse du rap français qui réussit un unique coup en clashant avec ses collègues les plus connus en 2002.

Celui-ci incarne Black, un gangster de région parisienne qui après un braquage manqué dans le XVIII ième arrondissement de Paris contre un fourgon blindé, voit son équipe décimée par la police et est contraint de se cacher.

Il est alors contacté par un cousin de Dakar, Lamine (Ibrahima Mbaye) qui lui propose de voler des diamants entreposés dans une banque peu sécurisée de la capitale.

Grillé à Paris le gangster réunit en urgence une équipe composée de Al Kaid (Youssef Hadji), Beauzeux (Louis Karim Neabti) et une armoire à glace nommée Masta (François Bredon) pour se rendre au Sénégal.

Sur place, Black et ses amis sont un peu perdus dans un pays et un continent qu’ils ne connaissent pas mais parviennent à se fournir en armes auprès d’un trafiquant local.

Mais ils ignorent que les diamants proviennent de l’argent sale du financement des partis politiques et que Kumassi (Michel Duperial) le directeur corrompu de la banque a mis un de ses amis mafieux sur le coup, le fournisseur d’armes Degrand (François Levantal) lui-même sous la pression d’un chef de mercenaires russes, Ouliakov (Anton Yakolev).

Après une reconnaissance grossière dans la banque pour ouvrir un compte, Black décide après la défection de ses proches, enlevés par des petits voyous locaux, de faire le coup avec le seul Lamine.

Mais l’attaque musclée des mercenaires d’Ouliakov change la donne, bouleversant les plans des cousins.

Opportuniste, Black utilise l’effet de surprise et des grenades pour prendre seul le dessus sur des mercenaires sur entrainés et dérober les diamants.

Après que Lamine, devenu gourmand soit tué après avoir essayé de l’éliminer, Black tombe sous la coupe de Pamela (Carole Karemera) une agente d’Interpol infiltrée.

Très efficace et déterminée, la jeune femme tient en échec les tueurs russes, avec avouons le une certaine aide du gangster.

Koumassi est éliminé par Fatoumata (Mata Gabin), la vénéneuse compagne de Degrand dont la peau mue comme un serpent, sensé représenter son totem.

La résistance du duo improbable irrite au plus haut point Ouliakov qui menace de plus en plus Degrand.

Pour l’aider, Fatoumata fait appel à des lutteurs Sénégalais qui s’en prennent aux mercenaires et manquent de coincer Pamela et Black.

Ouliakov trouve ses limites et voit ses hommes massacrés et par les lutteurs et par l’arme fatale formée par Black et Pamela.

Après la mort du chef russe, seul reste Degrand.

Comprenant que leur sort se jouera également sur le plan mystique le duo va trouver un sorcier qui au travers d’un puissant rite révèle la vrai nature de Black, le lion et celle de Paméla, la panthère.

Revêtus de peintures de guerre et nanti d’une force spirituelle nouvelle, le couple se rend chez Degrand lui aussi à un stade avancé de transformation physique.

La confrontation tourne à leur avantage et se solde par la mort du trafiquant.

De retour à Paris, Black devenu une légende dans la petite communauté africaine, retrouve Pamela…

En conclusion, malgré un budget plus que correct pour un film français et un usage massif d’action pure et dure, « Black » demeure un piètre film d’action au scénario minable.

Les acteurs sont aussi bons que dans des mauvais téléfilms de France 2, la palme revenant aux méchants, affreusement caricaturaux comme le gesticulant Yakolev dont les propos sont la plupart du temps purement incompréhensibles.

Exotisme africain de pacotille, gros muscles stéroïdés, cranes rasés, gros flingues et grosses bagarres constituent l’essentiel de ce navet à réserver aux fans absolus de MC Jean Gab’1, qui en gangster minable poursuivi par la poisse se montre plus risible que convaincant.

Il faudra attendre cinq longues années pour que le rappeur retrouve le chemin des plateaux de cinéma.

On comprend hélas pourquoi à la vision de ce black navet !

Black (Patrice Laffarge)
Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 11:06
Lost saison 6, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Série toujours avec la sixième et dernière saison de Lost, diffusée en 2009-2010.

Les leaders Jack Bender (réalisation), Damon Lindelof-Carton Cuse (scénario) prennent les commandes pour un premier épisode de transition extrêmement difficile dans laquelle on découvre que la théorie de Jack (Matthew Fox) a échoué et que les survivants se retrouve toujours dans l’ile après l’explosion de la bombe à hydrogène, mais juste après l’explosion de la trappe.

Fou de rage après la mort de Juliet (Elisabeth Mitchell), Sawyer (Josh Holloway) menace Jack de mort mais se ravise en entendant faiblement la voix de son aimée bloquée dans un trou partiellement bouché par un amas de ferraille.

Jin (Daniel Dae Kim), Sawyer, Jack et Kate (Evangeline Lilly) unissent donc leurs efforts pour tenter de dégager la malheureuse, malheureusement sans résultat.

Toujours blessé par balle, Sayid (Naveen Andrews) reçoit une aide inattendue de Hurley (Jorge Garcia) qui reçoit une information cruciale de Jacob (Mark Pelligrino) tué depuis peu par Benjamin (Michael Emerson), lui demandant d’amener le blessé au temple et de remettre à ses occupants une mallette à guitare.

Dans une autre réalité, les survivants se retrouvent dans l’avion du crash mais arrivent cette fois à destination à Los Angeles non sans quelques péripéties, dans laquelle Charlie (Dominic Monaghan) est retrouvé inanimé dans les toilettes après avoir fait une overdose dans les toilettes.

Durant le vol, de courts dialogues apparaissent et montre des personnages anciens ou non prévus initialement comme Boone (Ian Somerhalder) ou Desmond (Henry Ian Cusick).

Dans l’épisode 2, Sawyer dépité se résigne à enterrer Juliet et exige de Miles (Ken Leung) une communication qu’il est incapable d’établir.

De l’autre coté de l’ile, le groupe armé commandé par Ilana Verdansky (Zuleikha Robinson) et Bram (Brad William Henke) pénètre dans le temple de Jacob peu convaincu par les propos rassurants de Benjamin.

Ils trouvent Locke (Terry O’Quinn) et comprenant que Jacob a été tué, lui tirent dessus, sans succès.

La chose qui a alors pris l’apparence de Locke se transforme alors en monstre et tue à l’aide de la fumée noire les assaillants, laissant Benjamin seul et choqué.

De retour hors du temple, la confusion est totale avec ce nouveau Locke et le corps de l’ancien.

Seul Richard Apert (Nestor Carbonell) semble savoir de quoi il retourne et au fait de la menace représenté par ce nouveau Locke.

A Los Angeles, Kate saisit l’occasion d’un passage aux toilettes pour fausser compagnie au marshal Edward Mars (Frederic Lehne) qui l’escorte et prend la fuite, en bénéficiant de la complicité de Sawyer en braquant un taxi dans lequel se trouve Claire (Emilie de Ravin).

De leur coté, Jin (Daniel Dae Kim) et Sun (Kim Yoon Jim) connaissent des difficultés en passant à la douane, en raison de la forte somme d’argent liquide que transporte son mari.

Sur l’ile, Sayid est emmené dans un temple dirigé par les Autres.

Ce groupe semble être dirigé par Dogen (Hirkoyuki Sanada) un asiatique dont les propos sont traduits par Lennon (John Hawkes).

Cindy Chandler (Kimberley Joseph), hôtesse à bord du vol 815, fait également partie du groupe.

Très agressifs, ils menacent de les exécuter sommairement avant que les propos de Hurley sur l’aide de Jacob et le contenu de l’étui à guitare, ne les fassent brutalement changer d’avis.

Sayid est acheminé jusqu’à un temple ou se trouve une source bouillonnante.

Suivant les instructions de Lehn, il est immergé pendant un temps long dans l’eau, ce qui provoque l’inquiétude des ses camarades.

Après ce étrange processus qui semble avoir échoué, Sayid est laissé pour mort puis finit par se réveiller pour le plus grand soulagement de Hurley, Kate, Jack, Sawyer et Miles.

L’annonce de la mort de Jacob semble terroriser ces Autres, qui se barricadent dans le temple dans l’attente d’une attaque du monstre de l’ile.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 1 et 2 » contient toutes les caractéristiques d’une transition avec le raccrochage parfois difficile avec la fin de la saison 5, riches en émotions.

Il est parfois difficile de s’y retrouver entre les différentes réalités spatiales et temporelles qui s’entremêlent.

L’action se déroule donc à la fois sur l’ile et à Los Angeles.

De nouveaux personnages toujours aussi mystérieux apparaissent, tandis que d’autres plus anciens réapparaissent pour notre plus grand plaisir.

Seul le personnage de Locke intrigue, car devenant malgré sa mort de plus en plus dangereux au point de terroriser Benjamin et Richard eux même…

Lost saison 6, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 10:09
Nord et Sud, saison 2, épisodes 5 et 6 (Richard T Effron)

Il était bien évident que j’allais me ruer sur la fin de la série « Nord et Sud, saison 2, épisodes 5 et 6 » de Richard T Effron.

Dans l’épisode 5, Orry (Patrick Swayze) est finalement contacté par la famille Hazard pour venir sauver son ami George (James Read) en danger de mort dans la prison de Libby.

Jouant de son prestige de général, Orry aidé de Charles (Smith) pourtant devenu beaucoup plus dur en raison de la guerre, se rend sur place et tente d’exiger la libération du prisonnier pour subir un interrogatoire.

Mais Turner (Wayne Newton) se méfie et résiste, ce qui aboutit à un dur combat dans lequel le capitaine psychopathe trouve la mort.

Sauvé par son fidèle ami, George peut regagner le Nord ou il doit faire face à une enquête militaire en raison de l’explosion de canons Hazard sur le front.

Comprenant la machination dont il fait l’objet, George aidé de sa fidèle Constance (Wendy Kilbourne), cherche Morgan le vendeur de canons défectueux et après l’avoir malencontreusement tué dans une bagarre de bar, se replie sur son frère Stanley (Jonathan Frakes) et sa femme Isabel (Mary Crosby) dont l’ambition dévorante et l’appât du gain, ont poussé à conclure cet accord démentiel.

Sous la pression de son frère, Stanley avoue tout et promet d’assumer l’entière responsabilité du scandale pour l‘entreprise Hazard, évitant ainsi à George la prison.

De son coté, Elkanah Bent (Philip Casnoff) l’esprit toujours enfiévré de rêves de grandeur politique et militaire, pousse Ashton (Terri Garber) a coucher avec un vieil homme d’affaires afin de gonfler sa provision d’armes et de munitions.

Se voyant en révolutionnaire, il envisage sérieusement de renverser Jefferson Davies (Lloyd Bridges) et d’être le nouveau Napoléon du Sud des Etats-Unis.

Mais ses projets ayant un besoin vital d’argent, le poussent à se rendre à Charleston afin d’obtenir un financement supplémentaire.

Mis sur la trace d’une certaine Madame Picard en réalité Madeleine (Leslie Ann Down), connue pour faire œuvre de charité, Bent cherche à la contacter pour lui extorquer de l’argent.

Fort heureusement, Madeleine soutenue par Rafe Baudeen (Lee Horsley) , flaire le danger et engage à sa place Rose Sinclair (Linda Evans), une actrice pour connaitre les véritables intentions de Bent.

Après un face à face sous tension, Bent comprend la supercherie et traque Madeleine qui s’apprête à le livrer aux autorités du Sud.

Agressée dans un cimetière, Madeleine ne doit la vie sauve qu’à la courageuse intervention de Rafe qui rosse brutalement Bent, le forçant ainsi à le tuer d’un coup de pistolet.

Le fidèle Rafe expire dans les bras de Madeleine après avoir obtenu d’elle une déclaration d’amour.

Informé de la situation par une nouvelle approche beaucoup plus insistante de Bent pour faire de lui son partenaire, James Hunton (Jim Meltzer) décide d’en référer à Davis en personne qui charge le général Main d’arrêter le dangereux révolutionnaire.

L’ultime face à face à lieu dans le dépôt de munition de Bent dans lequel se trouve Ashton.

Orry surgit aux cotés de Hunton, et une lutte à mort s’engage ensuite entre Bent, ivre de haine et son ennemi juré.

Voulant à tout prix sauvé ses munitions, Bent se jette dans le hangar en flamme et périt dans une violente explosion.

Seule reste Ashton, soumise au feu roulant des questions de son mari qui a découvert sa trahison et de Orry qui la presse pour savoir ce qu’elle a fait de Madeleine.

Dans l’épisode 6, la fin du conflit à Petersburg en 1865 libère les soldats des deux camps après la guerre la plus meurtrière du XIX ième siècle.

Le célébrissime général Lee (William Schallert) vient en personne signer l’armistice face à son rival Ulysse Grant (Anthony Zerbe).

Mais Lincoln (Hal Holbrook) ne peut jouir longtemps de son difficile triomphe et est assassiné, faisant ainsi vaciller la fragile paix obtenue par les armes.

Demeuré du coté des vainqueurs, George doit pourtant se rendre une dernière fois pour voir Virgilia (Kristie Alley) condamnée à mort après avoir tué son protecteur Sam Green (David Ogden Stiers), lui annonçant qu’il la laissait tomber pour privilégier sa carrière politique.

Soulagé, Charles part retrouver Augusta dans sa propriété mais découvre que enceinte de lui, elle est décédée après avoir donné naissance à un fils.

Courageusement, Charles décide de prendre l’enfant et de l’élever dans la demeure des Main à Mont Royal.

Il est rejoint peu après par Billy (Parker Stevenson) qui ayant frôlé la mort sur le champs de bataille et sauvé in extremis son jeune ami tambour, provoque la joie de Brett (Genie Francis) qui l’attendait la peur au ventre.

De son coté, Orry secouru par son ami George après une grave blessure au front, ne reste pas inactif et parvient à retrouver Madeleine, lui assurant de tout son amour malgré son passé trouble.

Ensemble, ils décident également de revenir dans le Sud pour y élever leur enfant.

Ils ne savent pas que Mont Royal est devenu la proie de l’ancien contremaitre Salem Jones (Tony Franck) qui a contracté une alliance contre nature avec Cuffey (Forest Withaker) l’esclave affranchi devenu bandit.

Autant par appât du gain que par vengeance personnelle, les deux criminels attaquent avec une bande importante Mont Royal, en l’incendiant.

Malgré la défense acharnée de Charles, Billy et Brett qui manie le fusil avec aplomb, les Main sont submergés par le nombre et ne doivent leur survie qu’à l’arrivée de George et Orry qui aident à tuer Jones et Cuffey.

Malheureusement, Clarissa Gault Main (Jean Simmons) la mère déjà âgée et fatiguée par des années de guerre et de privation, succombe dans la lutte.

Sa mort est une tragédie pour Orry qui l’enterre dans la demeure familiale de Mont Royal, réduite en fumée…

Pourtant malgré la tragédie, George se propose d’investir pour aider son ami à tout reconstruire, insufflant un peu d’espoir…

Détail notable, Séminaris (Erica Gimpbel) et Ezra (Beau Billingslea), obtiennent l’acquisition d’une parcelle du domaine et le droit de s’y établir pour faire fructifier leur couple.

En conclusion, Effron se sublime dans la dernière ligne droite de « Nord et Sud, saison 2, épisodes 5 et 6 ».

Tout concourt en effet à une fin en apothéose, la violence des combats ou les charges meurtrières dans les sous bois sous le feu des canons et de fusils se succèdent, avec de terribles corps à corps fratricides ou des hommes sans doute cousins s’entretuent.

Nos héros ne sont pas épargnés par l’horreur de la situation, connaissant les blessures , des scandales ou la détention dans des conditions plus que critiques.

La figure de Bent émerge encore une fois comme le criminel numéro 1 de la série, avec ses visions délirantes d’un pouvoir sans limite, son utilisation froide des femmes et son appétit vorace pour l’argent.

Après sa mort (supposée ?), on devine avoir perdu un des plus féroces ennemis historique du couple Orry-George.

Mais plus que la violence ou les bas instincts de chacun exacerbés par tout conflit d’envergure, surnage l’aspect positif de la série : les valeurs de l’amour et de l’amitié, s’exprimant au travers de la relation superbe entre les deux amis de Westpoint mais également dans la relation complexe et douloureuse entre Orry et la splendide Madeleine.

Récit épique sur fond de drame historique, grand spectacle, acteurs charismatiques au physique de rêve, tout concourt à faire de cette saison 2 une pure merveille illustrée par la musique de Bill « Rocky » Conti !

Nord et Sud, saison 2, épisodes 5 et 6 (Richard T Effron)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 19:01
Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)

La suite de cette passionnante saga historique « Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 » de Richard T Effron.

Dans l’épisode trois, la proclamation de l’émancipation des esclaves par Abraham Lincoln (Hal Halbrook) produit un effet dévastateur dans le Sud, entrainant une série de défection jusque chez les Main comme Cuffey (Forest Whitaker) qui quitte sans regret la plantation.

Même si Sémiramis (Erica Gimpel) et Ezra (Beau Billingslea) décident de rester et aident leurs anciens maitres à cultiver le coton par eux-mêmes en développant un nouveau système d’irrigation, les Main très affaiblis reçoivent la visite de la terrible Ashton (Terri Garber) qui finit par dérouler son impitoyable vengeance à l’égard de Madeleine (Leslie Ann Down) en la menaçant d’un scandale en divulguant les origines de sa mère, prostituée de la Nouvelle Orléans d’origine noire.

Très choquée, Madeleine choisit de quitter Mont royal avec le fils d’Orry pour s’établir à Charleston.

Vivant modestement sous la fausse identité de Madame Picard, elle contacte un oncle notaire et prend la décisions de vendre tous ses biens dont la fortune de son premier mari, Justin Lamotte (David Carradine) dans le but de porter secours aux réfugiés de la guerre.

Elle est assistée dans sa difficile tache rédemptrice par Rafe Baudeen (Lee Horsley), un ex capitaine ayant quitté l’armée à cause de l’horreur de la guerre et qui la courtise activement.

Il est vrai que la guerre a redoublé de violence notamment à Antietam ou Billy (Parker Stevenson) et Charles (Lewis Smith) manquent de se tuer.

Après Gettysburg, l’un des tournants de la guerre avec la défaite du Sud, Billy écœuré par tant de violence, décide de retourner à Mont Royal prendre des nouvelles de Brett (Genie Francis).

Il se heurte à Ashton qui non contente d’avoir déjà nui à Madeleine et Orry (Patrick Swayze) menace de le dénoncer comme déserteur.

La violence devient alors la seule réponse à la dangerosité d’Ashton et le couple est alors contraint de la séquestrer pour permettre à Billy de fuir.

Dans l’épisode 4, George (James Read) est capturé par les Sudistes alors qu’il dirigeait un train de ravitaillement pour les soldats du Nord.

Son grade de général ne lui sert pas à grand-chose dans la prison de Libby ou il doit subir le sadisme du capitaine Turner (Wayne Newton) qui humilie et torture en toute impunité ses prisonniers.

Orry n’ont plus n’est pas épargné par le conflit et blessé à la poitrine est soigné en urgence par Virgilia (Kristie Alley) qui surmontant son antipathie naturelle pour les Sudistes, lui permet de bénéficier des meilleurs traitements et lui donne la possibilité de s’échapper de l’hôpital avant d’être interrogé.

Mais Virgilia connait de sérieux problèmes lorsqu’elle est accusée par sa supérieure Madame Neal (Olivia de Havilland) d’avoir laissé mourir un blessé Sudiste.

Cette altercation est de trop pour Virgilia qui pousse violemment Madame Neal et se trouve sous le coup d’une inculpation pour meurtre.

Elle n’a d’autre choix à présent que de se tourner vers Sam Green (David Odgen Stiers) et de céder enfin à son désir en échange d’une protection difficile à assurer.

Du coté plus positif, Charles retrouve enfin Augusta (Kate Mc Neil) et après l’avoir sauvée d’un viol devient son amant.

En conclusion, « Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 » continue de tenir en haleine avec une multitude de revirements passionnants alors que le conflit atteint des sommets de violence.

Au milieu de sanglantes batailles, les personnages s’endurcissent pour survivre mais le couple terrible Bent-Ashton continue de distiller son venin, touchant de plein fouet Madeleine contrainte à l’exil sous peine de voir son douloureux passé exhumé.

George et Orry souffrent chacun le martyr, le premier torturé par un capitaine sadique dans une prison insalubre et le second frôlant la mort avant d’être secouru par l’instable Virgilia, qui s’enfonce davantage dans la clandestinité après de violentes altercations avec sa supérieure.

Dans l’ombre, Green qui a tissé sa toile, se jette à présent sur sa proie…

Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 21:01
Brésil 25, 2000-2015 (Luis Ruffato)

Sorti en 2015, « Brésil 25, 2000-2015 » représente l’occasion rêvée pour découvrir des auteurs brésiliens contemporains par l’intermédiaire de texte soigneusement compilés par Luis Ruffato.

En 25 textes donc pour 25 auteurs, on débute par « On devrait interdire » curieux extrait du « Budapest » du chanteur de Musique Populaire Brésilienne, Chico Buarque, qui raconte en quelques pages son irritant sentiment d’étranger essayant de percer une langue inconnue pour lui, le Hongrois dont les possesseurs semblent jalousement garder les secrets hermétiquement clos.

Ronaldo Correia de Brito nous perd ensuite avec « Un homme traversant des ponts » extrait de « Retratos imorais » dans les errements d’un écrivain dans les rues de Récife, qui dans ses pensées profondes pense à sa femme qui le dédaigne pour le sexe tantrique de son professeur de yoga, aux crabes hideusement entremêlés dans la boue du fleuve Capibaribe et au suicide du haut d’un pont.

Dans « Les hivers de Barbara » tiré de « A cidade ilhada » Milton Hatoum évoque le douloureux exil d’un couple d’opposants brésiliens Lazaro et Barbara, échoué à Paris pendant les années de dictature.

Dans ce milieu intellectuel un peu vain face à la puissance des militaires, la saudade de Barbara ne tarde pas à se muer en jalousie féroce.

Lorsque Lazaro disparait, Barbara décide de revenir à Rio de Janeiro et le retrouve avec une maitresse brésilienne alors qu’elle suspectait une française, Francine.

Le choc est de trop pour Barbara qui saute dans le vide de leur appartement.

Puis Cristovao Tezza nous fait découvrir « Beatriz et la vieille dame » tiré de « Beatriz » dans laquelle une jeune journaliste chargée de rédiger la biographie d’une vieille dame Dona Dolores, découvre le récit pervers de l’assassinat de son mari militaire après le choc de l’avoir surpris un jour en pleine action avec une maitresse.

Impossible de ne pas parler de Paulo Lins qui nous charme avec « Chronique de deux grandes amours » narrant la quête de baskets flashy de garçon déshérités d’une favela de Rio pour pouvoir séduire deux filles à un bal funk.

On se régale de cette entreprise de débrouille à coup de nettoyage de pare brise d’esquives de policiers et de trafiquants d’un gang d’une favela rivale pour arriver au but fixé.

Difficile de suivre l’émotion de Cintia Moscovich dans « Le toit et le violoniste » tiré de « A arquitectura do arco-iris » récit dans lequel une jeune enfant juive se prend d’affection pour une poule et lui évite de peu la casserole.

Marçal Aquino dans « Sept épitaphes pour une dame blanche » tiré de « O amor e outros objeitos pontiagudos » rend un vibrant hommage à une maitresse connue lors de la construction d’une centrale hydraulique à Tucurui à 400 kms de la ville de Belém.

Cet amour avec la femme, mariée d’un un chef de chantier irascible aura le gout sucré de l’interdit, de l’éphémère et se brisera définitivement avec l’annonce brutale d’un décès après un accident de voiture, ce qui marquera à vie l’amant.

En comparaison, malgré un sujet similaire, l’annonce à un metteur en scène de la mort de sa femme lors d’une scène ou un acteur est sensé regretté celle de sa femme, « C’est juste une répétition » de Bernardo Caravlho émeut moins, peut être parce que la passion amoureuse et l’exotisme de l’Amazonie y sont absents.

Dans « Milagres » tiré de « Domingos sem deus », l’organisateur des textes, Luiz Ruffato s’en sort bien avec une rencontre fortuite entre un père de famille perdu au fin fond du et un vieux garagiste ayant fui Minas Gérais en raison d’une paternité non désiré.

Le lecteur est transpercé par la prose de Beatriz Bracher dans « Ce qui n’existe pas » tiré de « Garimpo » texte superbe dans lequel Helena une photographe vit une expédition semi onirique matinale dans une fazenda familiale de l’état Sao Paulo, ou revivant un passé marquant ou elle assistait avec ses frères à l’abattage des bœufs, elle tente désespérément de sauver un veau pris dans la boue avant de se résigner à le faire tuer pour arrêter les horribles bêlements de sa mère.

Patricia Melo rate sa cible dans un glauque triangle amoureux de « Je t’aime » tiré de « Escrito no escuro » et Fernando Bonassi nous éclaire par la lucidité de son analyse sur la difficulté du statut d’écrivain moderne dans « Littérature contemporaine ».

La profondeur de « Condition du temps » d’Adriana Lunardi narrant une cérémonie d’enterrement du point de vue de l’esprit de la défunte émeut aux larmes, quand à Paulo Scott, il prend aux tripes en narrant dans « Amorces vers l’abime » le choc d’une femme Madalena qui n’intègre pas la mort de son mari poète Juliano qui dénonçait les crimes des favelas.

« La parasite » d’Eliane Brum raconte une incroyable histoire ou une femme dévore ses amants à la manière d’un serpent, tandis qu’Adriana Lisboa nous divertit avec « Le succès » nouvelle légère sur le quotidien de jeunes adolescentes de Rio de Janeiro influencée par les Etats-Unis.

Dans « Outsiders », José Luis Passos explore dans un style austère le douloureux passé d’un émigré Hongrois au Brésil après la Seconde guerre mondiale, puis Michel Laub s’intéresse dans « Animaux » un peu décousu à la fragilité de l’existence, que ce soit celles des animaux ou de proches.

Pas grand-chose à dire sur la courte scène de ménage de « Coexistence » de Carola Saavedra, qui précède l’énorme choc émotionnel de « Mains vides » de Rogeirio Pereira dans lequel un adolescent décrit la folie de son père ou le coté tabou de « Francisco n’a pas de conscience » de Andrea del Fuego dans laquelle une modeste employée de banque séduit un vieillard à demi paralysé pour finir par partager sa vie et s’approprier ses biens.

Paloma Vidal refait le coup du voyage aux sources en Argentine dans « Ainsi va la vie » tiré de Mais ao sul.

L’émotion est encore au rendez vous de « Temps perdu » de Tatiana Salem Levy ou Lucia met un collier dans le cercueil de son amant André avec qui elle a partagé des années de combat clandestin contre la dictature militaire.

Daniel Galera parle d’un amour d’enfance qui le poursuit à vie dans « Laila » et la jeune Luisa Geisler termine sur un irritant zapping international dans « Requiem pour un souvenir ».

En conclusion, « Brésil 25, 2000-2015 » n’échappe pas compte tenu du nombre important des auteurs, à une impression de relative inhomogénéité mais globalement la sélection de Ruffato est très bonne et permet de découvrir de nombreux talents.

Aux cotés des célèbres Paulo Lins et Milton Hatoum, d’autres belles découvertes comme Adriana Lunardi, Marçal Aquino, Beatriz Bracher, Paulo Scott, Andrea del Fuego voir Fernando Bonassi qui chacun dans leur style respectif provoquent la surprise, l’étonnement ou l’admiration.

A déguster avec avidité pour les plus curieux d’entre vous en quête de nouvelles littératures contemporaines.

Brésil 25, 2000-2015 (Luis Ruffato)
Repost 0
12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 20:40
Nord et Sud, saison 2, épisodes 1 et 2 (Richard T Effron)

On retrouve la série crée par Richard T Effron en 1986 « Nord et Sud, saison 2, épisodes 1 et 2 ».

Dans l’épisode un, chacun des deux camps s’organise après l’attaque de Fort Sumter, et les deux amis Orry (Patrick Swayze) et George ( James Read) se trouvent en vertu de leur statut d’officiers de Wespoint chacun affectés à des hauts postes de commandement, l’un auprès du président des Etats Confédérés, Jefferson Davies (Lloyd Bridges) à Richmond, l’autre auprès d’Abraham Lincoln (Hal Halbrook) en personne à Washington.

Revenant en Caroline du Sud, Charles (Lewis Smith) secourt une jeune femme en détresse Augusta Barclay (Kate Mc Neil) attaquée par des soldats Yankees en Virginie.

Le contact passe plutôt bien avec la jolie veuve qui se dévoue pour soigner les soldats blessés mais Charles doit quitter à regret son domaine ou elle vit seule avec deux esclaves.

Du coté du Sud, la terrible Ashton (Terri Garber) se désole des gaffes de son mari, James Hunton (Jim Metzler) qui ose contredire Davies en public, signant par là-meme la fin des ses hautes ambitions.

Mais la diablesse ne manque pas de culot et se rétablit immédiatement en sautant sur l’occasion de rencontrer Elkanah Bent (Philip Casnoff) qui traite au Nord, se heurte au refus de Hunton pour réaliser du marché noir en vendant des marchandises de luxe à travers le blocus maritime du Nord.

Entre les deux démons, le contact passe à merveille et Ashton s’empresse de coucher avec Bent, dont l’ambition démesurée va de paire avec son absence de scrupules.

Troisième personnage terrifiant de la série, Justin (David Carradine) rejoint l’armée Confédérée, met sur pied une petite compagnie privée et s’empresse d’aller chercher sa femme Madeleine (Lesley Ann Down) en l’enlevant par la force dans une demeure désertée par Orry et Charles.

Vicieux, Justin incendie une grange à coton pour couvrir sa fuite et sous des airs d’apaisement, séquestre Madeleine, pour le moment contrainte à obéir.

Au Nord, la fanatique Virgilia (Kristie Alley) se fait recaler pour entrer comme infirmière en raison de ses antécédents psychiatriques et de son gout malsain de la violence supérieure à sa volonté de soigner les blessées.

Mais tout en refusant de se donner à lui, elle fait appel au député Sam Green (David Ogden Stiers) qui bien que trouvant le temps long, accepte de faire une lettre de recommandation en sa faveur.

A Bull Run en 1961, George et Constance (Wendy Kilbourne) prennent avec la déroute des Yankees la mesure de l’épouvantable bain de sang que la guerre va provoquer avec les charges meurtrières sous la mitraille et la canonnade.


Dans l’épisode 2, Orry finalement alerté de la situation dans sa plantation de Charleston, obtient une permission pour revenir régler ses problèmes.

Il ne fait pas dans la demi mesure, fonçant directement chez Justin et le tuant après une lutte féroce en le jetant d’une fenêtre.

Libérée, Madeleine accepte de l’épouser finalement.

Après avoir exprimé sa crainte pour Billy (Parker Stevenson), sélectionné parmi les tireurs d’élite du Nord, Brett (Genie Francis) revient également à Charleston mais après que sa carriole soit immobilisée dans un ruisseau, voit Sémiramis (Erica Gimpel) son esclave favorite agressée et enlevée par deux soldats Yankees.

N’écoutant que son courage, Brett (Genie Françis) déguisée en soldat Yankee pénètre dans le camp et enlève Sémiramis pour la sauver des griffes des soldats.

Chargé d’une mission de la plus haute importance par Davies, Orry doit démasquer un réseau de contrebandiers du Sud et oriente ses soupçons sur Bent, en association avec la terrible Ashton.

Lors de sa remontée vers le Nord, Orry est pris en chasse par des soldats nordistes mais sauvé par son ami George, qui éloigne la patrouille.

Les deux amis se retrouvent autour d’un feu de camp, mais divergent sur les responsabilités des deux camps dans la déclenchement de la guerre.

Après avoir quitté George, Orry accomplit sa mission et détruit la marchandise de Bent, ce qui entraine la destruction de ses autres navires par la Marine du Nord et l’anéantissement de son lucratif réseau.

Ivre de rage, il se jure de se venger d’Orry, mais Ashton le conseille pour le faire souffrir lentement en révélant le passé honteux de Madeleine, fille de prostituée aux racines nègres.

Le couple ignore qu’Orry dispose d’une aide inattendue en la personne de Burdetta Halloran (Morgan Faichild) l’ex maitresse de Bent, rendue folle par sa trahison avec Ashton et disposée à lui fournir toutes les informations pour se venger de son amant.

Du coté des personnages secondaires, Virgillia obtient finalement son affectation comme infirmière au front par l’appui de Greene, qui la menace en retour d’exiger plus d’elle la prochaine fois, Charles poursuivi et blessé par une patrouille nordiste trouve refuge chez Augusta et s’arrache à grand peine à son agréable compagnie.

Chez les Hazard, Stanley (Jonathan Frakes) et Isabel (Mary Crosby) se lancent dans des affaires troubles en fournissant leurs précieux aciers de Pennsylvanie à un fabricant de canon véreux, Morgan, dans le but de faire d’énormes bénéfices même si les canons explosent lorsque les soldats les utiliseront.

En conclusion, « Nord et Sud, saison 2, épisodes 1 et 2 » tient toutes ses promesses en tenant un rythme soutenu.

Les quelques batailles sont spectaculaires et épiques (Bull run, Manassas) et chaque personnage prend individuellement place dans un conflit historique qui le dépasse.
Justin est finalement (trop) rapidement tué dans un face à face brutal et un peu bâclé avec Orry.

Virgilia continue avec acharnement son combat en jouant un jeu dangereux avec Greene, tandis que Bent et Ashton nouent la plus vénéneuse des alliances.

Par delà les conflits personnels, un aspect intéressant de ses premiers épisodes est la tendance des profiteurs de guerre, que ce soit du coté du Nord (industriels prêts à vendre du matériel défectueux à l’armée) ou contrebandiers du Sud prêts à tout pour briser le blocus maritime.

Les prochains épisodes laissent deviner une lutte à mort entre Orry et Bent avec Ashton en soutien…

Nord et Sud, saison 2, épisodes 1 et 2 (Richard T Effron)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 18:36
While we're young (Noah Baumbach)

Changement radical d’ambiance après les flics gros bras avec « While we’re young » de Noah Baumbach.

Sorti en cet été 2015, « While we’re young » montre un couple de New-yorkais, Josh (Ben Stiller) et Cornelia Schrebnick(Naomi Watts) en pleine crise de la quarantaine alors que le premier, réalisateur de documentaire, piétine depuis huit ans à sortir son prochain film et que la seconde a semble t il tiré un trait sur toute possibilité de maternité.

En plein décalage avec Fletcher (Adam Horovitz) et Marina (Maria Dizza) qui vivent intensément la naissance de leur enfant, Josh et Cornelia font la connaissance de Jamie (Adam Driver) et Darbie Massey (Amanda Seyfried) un couple d’une vingtaine d’années par l’intermédiaire d’un cours donné par Josh.

Egalement réalisateur de documentaire, Jamie se montre un parfait admirateur du travail de de Josh et les deux couples deviennent rapidement amis.

Appréciant la fraicheur et la générosité des Massey, Josh et Cornelia se mettent à les fréquenter, se rendant dans plusieurs soirées intello-artistiques.

Ils se détachent alors de leurs amis quadragénaires et vivent alors une seconde jeunesse à coups de cours de hip hop et de séances chamaniques péruviennes.

Josh accepte d’aider Jamie et l’accompagne pour filmer ses retrouvailles avec un ami d’enfance Kent (Brady Corbet) recontacté via Facebook.

L’entretien est émouvant lorsque Jamie avoue avoir pris modèle sur Kent athlète et poète pour faire face au cancer de sa Mère puis prendre une dimension supplémentaire lorsqu’on découvre que Kent est un vétéran d’Afghanistan multi décoré ayant du mal à reprendre une vie normale dans le civil.

Alors que lui-même a les plus grande peines à boucler son film trop long et ambitieux, Josh présente Jamie à son beau père le célèbre réalisateur Leslie Breibart (Charles Grodin) tout en refusant les conseils d’un homme dont il cherche à se détacher de l’ombre trop envahissante à ses yeux.

Si on met de coté des histoires de flirts sans conséquences lors de l’étrange session chamanique, l’histoire entre Josh et Jamie prend une autre tournure lorsque ce dernier décroche un financement avec un producteur qui accepte de sortir le film.

Dévoré par la jalousie, Josh comprend que Jamie a utilisé l’appui de Leslie pour approcher un producteur mais l’a également manipulé en truquant son reportage avec Kent.

Tombant de haut, Josh se rebelle, retourne voir Kent et Darbie en passe de séparation avec l’ambitieux jeune homme pour confirmer ses craintes et accumuler des preuves.

Il se rend ensuite à une soirée d’avant première du film à laquelle assistent Cornelia et Leslie et tente de discréditer son rival, sans succès.
Se rabibochant avec Cornelia, le couple décide de tirer profit de cette expérience pour se remettre en question, reconnaitre que Josh se cache derrière un film interminable et invendable pour ne rien faire et décide de se rendre à Port au Prince pour adopter un petit Haïtien.

En conclusion, « While we’re young » emboite le pas à « Greenberg » de la même réalisatrice en 2010 en montrant un Ben Stiller dans un registre différent, plus intime et intellectuel loin des énormes blockbusters dans lequel il officie régulièrement.

Intelligent et sensible, « While we’re young » traite de la crise de la quarantaine, entre rêves de jeunesse qui s’envolent peu à peu, premiers pépins de santé et désir de ne pas laisser tout à fait filer les choses.

Face à un jeune homme ambitieux et manipulateur derrière une façade sympathique et cool, les quadragénaires n’y voient que du feu et tombent dans le panneau.

Du coté plus négatif, on reprochera au film une certaine branchitude se caractérisant par un langage crypté aux propos incompréhensibles visant à en masquer la vacuité et le jeu particulièrement agaçant et maniéré d’Adam Driver.

On trouvera donc le film un tantinet moins touchant et réussi que la précédente collaboration entre Stiller et Baumbach.

A réserver donc aux quadra en mal de repères ?

While we're young (Noah Baumbach)
Repost 0
9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 10:40
Groupe d'élite (Alberto Rodriguez)

On reste dans l’univers viril des policiers de terrain avec « Groupe d’élite » un film espagnol d’Alberto Rodriguez.

Sorti en 2012, « Groupe d’élite » se déroule lui aussi à la fin des années 80 à Séville qui s’apprêtant à accueillir l’exposition universelle, entreprend de nettoyer son centre ville des activités de vente de drogues.

Quatre hommes sont chargés de mener à bien cette opération, le groupe 7 composé de Rafael (Antonio de la Torre) un flic barbu, bourru et violent, Mateo (Joaquin Nunez) un petit rondouillard jovial, Miguel (Jose Manuel Poga) grand et mince et enfin Angel (Mario Casas), le petit dernier, jeune flic fraichement affecté sur place.

Dans le vieux centre ville délabré de la ville, le quatuor traque les dealers et après une course poursuite animée sur les toits, Rafael sauve la vie d’Angel, pris à revers par un dealer plus expérimenté que lui en technique de corps à corps.

Choqué, Angel retrouve sa femme Elena (Inmena Cuesta) et leur jeune fils.

Il tient à cacher à ses collègues qu’il est diabétique et doit se faire régulièrement des injections d’insuline pour survivre.

Après une nouvelle rafle dans le milieu des toxicomanes, les quatre hommes usent de méthodes brutales pour obliger Joaquin (Julian Villagran) un drogué du centre ville à devenir leur indicateur.

Une prostituée d’âge mur appelée la Rouquine (Estefania de los Santos) pour qui Mateo semble en pincer complète le dispositif de renseignement.

Désobéissant aux consignes de leur hiérarchie, le groupe se rend sur les indications d’un patron de bar homo dans une cité de la périphérie de la ville qui sert de plaque tournante pour acheminer la drogue dans le centre.

Les quatre homme pénètrent en force et Angel se fait remarquer par une interpellation violente en plein milieu de la cité.

Narguant les trafiquants, il se retrouve peu à peu lui aussi menacé, avec des inscriptions ou des petites agressions contre sa voiture ou son chien.

Le groupe 7 est aussi vivement critiqué par la presse pour ses bavures après la plainte d’un fils d’avocat sérieusement tabassé après une descente.

Mais il riposte, intimidant la journaliste Marisa Morales (Diana Lazaro) auteur de l’article et continue son travail de nettoyage.

Après avoir arrêté une fausse ambulance qui servait à acheminer le drogue, le groupe 7 porte un coup dur aux trafiquants qui ripostent en brulant la Rouquine, installée comme indicatrice dans la cité.

Au mépris de leur vie privée qui souffre de leur engagement, avec Elena peu à l’aise avec la peur ou Lucia (Lucia Guerrero) une jeune toxicomane fugueuse hébergée par Rafael, le groupe 7 cherche à venger la Rouquine et tombe dans un guet apens dans lequel Joaquin sert d’appât.

Pris à revers dans la cité, ils sont désarmés, déshabillés, exhibés et humiliés devant la haine de la population avant de pouvoir rentrer chez eux avec une menace de mort à la clé.

Même la blessure par morsure d’un toxicomane séropositif de Miguel, n’entrave pas la résolution de Rafael et Angel qui retournent dans la cité pour tuer le caïd local.

Ils y parviennent avec quelques blessures par balles et terminent promus comme le reste du groupe.

L’exposition universelle démarre donc en 1992 avec le succès que l’on sait…

En conclusion, « Groupe d’élite » est un film atypique car espagnol et se déroulant dans le Séville des années 80.

Ceci lui confère donc un cachet un peu roots, avec des acteurs peu connus sur le plan international mais incroyablement charismatiques.

Très rythmé, intense, « Groupe d’élite » montre la guerre sans merci entre trafiquants et policiers aux méthodes radicales, n’hésitant pas à avoir recours à la violence et à l’intimidation jusqu’à déraper pour répondre à un meurtre par un meurtre.

Avec pour un cadre la très méditerranéenne capitale catalane, sa chaleur, son centre ville décrépi et ses banlieues pourries ressemblant aux cités françaises, « Groupe d’élite » s’inscrit comme un polar nerveux, atypique et radical.

A découvrir donc pour les amateurs du genre qui ne seront pas déçus de l’expérience !

Groupe d'élite (Alberto Rodriguez)
Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 09:29
La nuit nous appartient (James Gray)

Sorti en 2007, « La nuit nous appartient » est le dernier film de James Gray que je n’avais pas encore vu.

L’histoire se déroule à New-York à la fin des années 80.

Bobby Grusinsky (Joaquim Phoenix) est le gérant d’une énorme boite de nuit de Brooklyn, El Caribe qui tourne à plein régime et lui assure un important succès.

Fréquentant la jolie entraineuse Amanda (Eva Mendes), il ne rend des comptes qu’au patron, un vieux Russe appelé Marat Buzhayev (Moni Moshonov) avec qui un rapport quasi filial s’est instauré.

Mais Bobby cache un secret, son père Burt (Robert Duvall) et son frère Joseph (Mark Wahlberg) appartiennent au NYPD et après lui avoir demandé de servir d’indicateur, font une descente musclée dans sa boite pour arrêter Vadim Nezhinzki (Alex Veadov), un gros trafiquant de drogue s’apprêtant à prendre le contrôle du marché de la ville.

En prison, un des hommes de Nezhinzki préfère se trancher la gorge plutôt que de parler et mis hors de cause, le voyou prouve sa dangerosité en envoyant un tueur qui tire sur Joseph au visage.

Tout d’abord furieux contre son père et son frère qui l’ont également embarqué pour consommation de drogue, Bobby change d’attitude lorsqu’il apprend que son frère est entre la vie et la mort.

Il accepte donc de servir d’indicateur pour le NYPD en prenant avec lui un micro caché dans son briquet et se rend à une invitation de Nezhinzki qui souhaite lui faire découvrir son laboratoire clandestin afin de profiter de son réseau dans le monde de la nuit pour vendre sa drogue à New-York.

La peur au ventre, Bobby se rend sur place, dans un quartier délabré de la ville tenu par des gardes armés.

Sa nervosité le trahi et le rusé Nezhinzki sent la traitrise.

Bobby utilise donc un code pour faire venir la police et une terrible fusillade éclate, aboutissant à la mort de et l’arrestation de Nezhinzki qui malgré sa détention réussit le tour de force de s’évader.

Déterminé à tuer Bobby, Nezhinzki met un contrat sur sa tête, l’obligeant à fuir de lieu en lieu avec Amanda et une protection policière.

Louis Falsetti (Danny Hoch) son bras droit fait tourner la boite en son absence.

A la sortie d’un hôtel, pourtant protégé par deux voitures de police dont une dans laquelle se trouve son père, Bobby et Amanda sont pris en chasse par Nezhinzki et ses hommes.


Une fusillade terrible éclate et se solde par la mort de Burt.

Bobby et Amanda survivent par miracle après un gros accident de voiture.

Choqué et écœuré, Bobby ne supporte plus de vivre en animal traqué et prend la courageuse décision de s’engager dans la police pour lutter à armes égales face à son ennemi.

Amanda le quitte et Joseph réintègre lentement la police lui aussi choqué.

Après un entretien musclé, il comprend que le débonnaire Louis l’a vendu et qu’en réalité le vieux Buzhayev est derrière tout cela en jouant pour son neveu Nezhinzki.

Les policiers sont orientés sur les activités de Buzhayev et découvre que le vieil homme utilise ses petits enfants comme passeur de drogues.

Profitant d’une information concernant un gros arrivage de drogue, ils montent un guet apens dans une zone marécageuse.

Les mafieux russes sont pris au piège, et sont soit tués soit pris en fuite.

Buzhayev est arrêté, Joseph demeure paralysé dans l’action et Bobby se lance seul dans les marais à la recherche de Nezhinzki qu’il tue lui-même pour venger sa famille.

Lui et son frère sont promus…

En conclusion,« La nuit nous appartient » est un chef d’œuvre, le meilleur film de James Gray avec « Little Odessa ».

Véritable polar noir, il montre avec maestria le monde des boites de nuit, des trafiquants et des policiers de la fin des années 80 luttant contre l’invasion du cocktail héroïne/cocaïne à New-York.

Autour de solides acteurs avec un Mark Wahlberg pour un fois passable, Joaquim Phoenix fait exploser son talent, jouant à merveille un homme écartelé entre la tradition familiale de policiers aux valeurs rigides et sa réussite professionnelle obtenue en fréquentant des hommes influents du monde de la nuit.

Après les événements dramatiques qui suivent, il est obligé de prendre parti et de choisir l’ordre pour venger son père et frère aux prises avec un ennemi puissant et déterminé.

En bonus, Eva Mendes, qui bien que jouant le rôle de la petite amie sexy du héros, tire également son épingle du jeu dans ce monde de brutes testostéronées…

Intense, puissant, élégant, dramatique, « La nuit nous appartient » est à posséder dans sa vidéothèque pour être vu et revu régulièrement.

La nuit nous appartient (James Gray)
Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 21:37
Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise (Guy Solenn, Alexandre Civico)

Avec « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » de Guy Solenn et Alexandre Civico, on tient un de ses best sellers de poche facile à lire et touchant un point sensible à l’heure de la morosité économique, le secteur de l’emploi.

Sorti en 2009, « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » se propose en quatre parties de décortiquer les mécanismes de communication permettant à un salarié lambda pas particulièrement compétent de garder son travail voir de grimper dans la hiérarchie.

Attention, le ton emprunte au verbiage des gourous du management pour verser dans un ton humoristique particulièrement caustique.

La première partie vise simplement à communiquer plus efficacement pour se faire son autopromotion en faisant siennes les idées de la Direction (même si elles sont parfaitement nulles et détestables), en ayant recours à l’inflation verbale visant à gonfler voir transformer des activités sommes toutes modestes et rébarbatives en exploits quotidiens.

Il est bien entendu recommandé de s’approprier les succès des autres et de se désolidariser des échecs dans le but de soigner sa communication vers le haut de la pyramide hiérarchique de l’entreprise.

Le mensonge peut être employé avec parcimonie pour atténuer un échec cuisant en raison de sa dangerosité.

On retrouve en souriant le jargon habituelle des boites, « être charrette, » « sous la vague » « challenge » « ASAP » « je reviens vers vous » cette véritable novlangue digne du roman « 1984 » de Georges Orwell qui pollue nos existences.

Le but est de tenir à distance ses rivaux et de continuer à mettre sous pression ses subalternes.

Bien entendu dans cet exercice, la machine à café ou la cantine sont des lieux hautement stratégiques ou manœuvrer à sa guise.

On l’aura compris, l’ouvrage ne voit volontairement que des personnes à contrôler, écarter ou écraser dans l’entreprise et ne considère aucunement le coté humain qui peut surgir.

Le profil type qui revient non sans humour le plus souvent est celui de l’informaticien, personnage décalé de bout de chaine mais omnipotent car capable de réduire à néant toutes vos activités.

Suivent non loin, le stagiaire pistonné je m’en foutiste, le coursier et la secrétaire acariâtre qu’on peut amadouer avec un peu de doigté.

Plus discutable est le chapitre sur le marquage du territoire afin de lutter contre l’uniformisation, la deshumanisation de nos espaces de travail (open space et autres bureaux itinérants) en ayant recours à une organisation stricte mais artificielle visant à imposer sa présence à coups de dossiers, agrafeuses, calculatrices, post its suffisamment évocateurs pour renforcer l’impression de compétence indiscutable qu qui en découle et dissuader une éventuelle annexion de son espace personnel.

On termine par les plus inquiétantes techniques de manipulation en faisant mine de sympathiser avec des rivaux plus jeunes ou plus compétents, pour leur sous tirer des informations compromettantes pouvant être utilisées contre eux le moment venu pour les discréditer.

L’usage des réseaux sociaux peut à ce titre s’avérer particulièrement rentable mais les fréquentations hors du travail par exemple le weekend end également.

Mais la stratégie s’étend jusqu’aux chefs (N+2 mais surtout N+1), avec un questionnaire psychologico-comique permettant de profiler la personne en face de soi en vue de trouver des sujets de conversation avec elle, de gagner ses faveurs ou de la faire couler.

Il est même avancé comment retourner une situation en sa faveur après s’être fait doublé par un rival en gagnant ses faveurs en lui prêtant un semblant d’allégeance.

Une fois arrivé à un poste de chef, on apprend comment siphonner les idées de ses subalternes (via des reportings réguliers ou des travail de groupes) et minimiser leurs mérites auprès de la hiérarchie.

Une technique plus vicieuse consiste à choisir des favoris pour diviser le groupe.

Le cas particulier des Syndicats n’est pas oublié, et tout en concédant leur anachronisme dans ce monde individualiste, leur influence est sous lignée avec de réelles possibilités d’immunité au licenciement en cas d’adhésion massive et d’horaires forcément aménagés par rapport à ses collègues.

Enfin pour terminer, d’autres techniques plus élaborées apprennent comment échapper à une évaluation avant un plan de licenciement ou rebondir après un bouleversement d’organigrammes.

En conclusion, le succès de « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » n’est pas une surprise quand on considère l’époque emplie de cynisme et d’individualisme qui nous entoure.

Avec une belle verve et un sens inné de la formule, le duo d’auteurs pousse en la matière le bouchon bien loin et en rajoute en comparant le monde de l’entreprise à un champs de bataille ou il faut tuer pour sa survie.

Difficile de savoir si cette comparaison n’a uniquement trait qu’à une tentative d’humour poussée ou si un fond de vérité subsiste.

En tout cas, « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » propose un véritable arsenal de techniques pour se vendre, grimper les échelons, profiter des autres, éliminer des rivaux, bref devenir la pire des pourritures sans foi ni loi pour accéder à un surplus de petits privilèges matériels symboles aujourd’hui de la réussite dans ce monde corrompu.

Si comme moi, vous êtes rétif à leur emploi, les connaitre vous permettra au moins de ne pas vous faire manipuler et mettre en difficulté lorsque d’autres personnes y auront recours… ce qui après tout n’est peut être pas si inutile.

A réserver donc aux cyniques aux dents longues convaincus que pour réussir le seul moyen est de tuer père et mère…

Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise (Guy Solenn, Alexandre Civico)
Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens