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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 09:40
The immigrant (James Gray)

Cycle James Gray avec « The immigrant » son dernier film en date.

Sorti en 2013, « The immigrant » raconte dans les années 20, la difficile tentative d’une émigrée polonaise Eva Cybulska (Marion Cotillard) pour émigrer aux Etats-Unis, pays de tous les possibles.

Mais la sélection est parfois rude à l’entrée de l’Eldorado, et Eva perd sa sœur Magda (Angela Sarafyan), soupçonnée de tuberculose et mise en quarantaine à Ellis island dans des conditions sanitaires problématiques.

Le verdict des autorités semble le même pour Eva, blafarde et épuisée par un voyage éprouvant depuis l’Europe de l’est, mais Eva évite au refoulement par l’intervention de Bruno Weiss (Joaquin Phoenix), qui fait jouer ses relations au sein de la police pour lui permettre d’entrer à New-York.

Bruno prend Eva perdue et affaiblie sous son aile, l’installant dans un appartement et lui donnant à manger.

Pourtant elle comprend rapidement, que l’homme qui monte des spectacles de danse érotique dans les cabarets, est aussi un proxénète ayant sous sa coupe une dizaine de filles, toutes émigrées comme elle.

En habile souteneur, Bruno alterne menaces et chantage affectif, avec comme argument de poids l’argent nécessaire pour faire sortir Magda d’Ellis island.

Contrainte et forcée, Eva s’initie donc au cabaret avec les autres filles et fait surtout ses premiers pas difficile dans la prostitution, même si Bruno la ménage pour son premier client, un jeune fils de notable à déniaiser.

Bruno arrose en réalité une partie de la police et des fonctionnaires pour acheter sa tranquillité mais il sait que sa position est fragile et que la concurrence du nouveau cinéma est farouche.

Eva perd ses dernières illusions en tentant d’aller voir son oncle Voytek (Ilia Volok) et sa tante Edyta (Maja Wampuszyc), pour leur demander de l’aide.

Après lui avoir offert le gite, le couple la livre aux autorités prétextant l’atteinte à la réputation de commerçant que sa condition de prostituée sans papier fait planer sur eux.

Malgré quelques remords, Edyta obéit à son autoritaire mari et Eva se retrouve une nouvelle fois emprisonnée à Ellis island pour être extradée des Etats-Unis.

Bruno qui semble très attaché à elle, intervient une nouvelle fois et la fait ressortir, pensant ainsi assurer une main mise totale sur elle.

Mais le destin bascule encore une fois lorsqu’Eva est séduite par Orlando (Jeremy Renner), un magicien se produisant pour Bruno, en réalité son cousin.

Une furieuse altercation éclate entre les deux hommes au cabaret, la jalousie de Bruno se révélant au grand jour.

Après ce scandale, Bruno est viré du cabaret et doit proposer ses filles dans un coin discret de Central park.

L’exercice est périlleux et les rafles de police fréquentes.

Réduite à la prostitution en plein air, Eva est de nouveau approchée par Orlando qui lui propose de l’aider à retrouver Magda en utilisant ses relations d’Ellis island ou il se produit occasionnellement.

Mais Bruno découvre les amants et tente de poignarder Orlando, ce qui force Eva à appeler la police.

Après avoir été arrêtés et tabassés, les deux hommes se retrouvent pour un ultime face à face dans lequel Orlando menace Bruno à l’aide d’un pistolet mais hésitant à s’en servir est finalement poignardé par ce dernier.

Devenus complices de crime, Bruno et Eva brulent le corps du magicien dans la foret…

Mais lorsqu’il réalise que la police est à la recherche d’Eva et le harcèle de manière étroite et violente, le proxénète finit par voir l’évidence et accepte de l’aider à retrouver non seulement sa sœur mais à quitter New-York avec elle pour tenter sa chance en Californie.

Il tient parole, graissant encore une fois la patte à un policier d’Ellis island.

Après des retrouvailles émouvantes, les deux femmes quittent l’ile vers un nouveau destin…

En conclusion, « The immigrant » sort du registre habituel de Gray et propose un film historique glacé dans lequel Marion Cotillard joue la petite émigrée fragile perdue dans le monde des loups de la nuit.

L’ambiance est particulièrement glauque, misérable, le rythme plutôt lent et la tentative de triangle amoureux assez plate, manquant peut être de véritable passion charnelle.

Comme à son habitude, Joaquim Phoenix est le meilleur acteur du film mais le jeu de Cotillard, trop sur la réserve, nuit pour moi au développement de cette passion sensée être dévorante.

Encore une fois surestimée, l’actrice française toute auréolée de la gloire de son Oscar, ne convainc pas et participe grandement à l’aspect demi teinte de ce film décevant par son manque de vie et d’allant…

The immigrant (James Gray)
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 18:40
Marvel heroes n°13, pièce à conviction (Jeph Loeb, Ed Mc Guiness, Brian Bendis, Mark Bagley, Dan Slott, Chris N Cage, Stephano Caselli)

Iron-man reste sous les feux de la rampe avec « Marvel heroes n°13, pièce à conviction ».

Sorti en 2008, ce treizième volet des Marvel heroes commence par une histoire signée Jeph Loeb (scénario) et Ed Mc Guiness (dessins), dans laquelle Susan Hill devenue la directrice du puissant S.H.I.E.L.D, enquête sur l’arme responsable de la mort de l’Abomination.

Mais l’héliporteur du S.H.I.E.L.D conçu par Tony Stark en personne est victime d’une attaque surprise du Hulk rouge, beaucoup plus sauvage et meurtrier que son homologue vert.

Une fois Miss Hulk mise KO, Iron-mana reste le seul à être en mesure de stopper cette brute et si il échoue à vaincre ce Hulk maléfique, empêche in extremis l’héliporteur endommagé par la furie rouge de s’écraser sur New-York en mettant à contribution ses autres armures.

On termine ce cours épisode musclé par Bruce Jones, agressé dans le Nevada par ce même Hulk rouge et se transformant en colosse bleu appelé A-bomb rappelant vaguement l’Abomination.

Changement de cadre avec Brian Bendis (scénario) et Mark Bagley (dessins) qui place Sentry et Iron-man en plein décalage temporel dans le New-York du passé proche, après que le Docteur Fatalis ait perdu le contrôle d’une plateforme temporelle.

Piégé dans le temps, ce trio contre nature est forcé de s’allier pour trouver un moyen de revenir dans le présent et décide d’utiliser les installations High tech de Red Richards, le leader scientifique des 4 Fantastiques.

Sentry est envoyé en éclaireur au Baxter building, se débarrasser de manière spectaculaire du pourtant redoutable Chose.

Une fois pénétré dans le laboratoire de Richards, Fatalis effectue les manipulations nécessaires pour revenir dans le présent, dans son château de Latvérie.

Mais à leur arrivée sur place, Sentry et Iron-man sont harponnés par Miss Marvel pour leur éviter une horrible explosion.

Du coté de l’Initiative, courageuse tentative de Dan Slott/Christos Cage (scénario) et Stefano Caselli (dessins) pour renouveler l’équipe des Vengeurs dans laquelle les puissants cerveaux de Iron-man, Mr Fantastic et Hank Pym (Pourpoint jaune), se réunissent pour créer des camps d’entrainement dans chaque états des USA pour discipliner les jeunes super héros.

Le premier d’entre eux Camp Hammond est monté Stamford (Connecticut) et montre de jeunes super héros (L’homme fourmi, Crusader, Mélée, Geldoff, Dragon lord, Geiger, Red 9) sous la responsabilité du Maitre de corvée, ex criminel reconverti en instructeur en raison des ses incroyables capacités d’apprentissage.

Mais une parole de travers de l’homme fourmi alias GI fourmi, provoque la colère de Stature (Cassie Lang) la fille de l’Homme fourmi qui se change en géante pour écraser son adversaire qui réplique de la même manière pour ajuster sa taille à dix mètres, forçant Pourpoint jaune à aussi se transformer en géant.

C’est la confusion la plus totale dans la camp avant que le Maitre de corvée ne réagisse en frappant les jarrets, talons d’Achille des trois géants.

Mais la tentation d’utiliser un clone de Michael Van Patrick, tué lors de la première Initiative est trop forte pour Pym qui déclenche la folie de ce nouveau MVP une fois à nouveau en possession de la redoutable arme appelée le tactigon.

L’horreur reprend, avec la mort du Baron Von Blitzschlag scientifique du projet, la grave blessure de Pym, le massacre des autres clones, des nouvelles recrues, d’une partie des anciennes (Trauma, Thor girl) auquel échappe miraculeusement le Maitre de corvée.

Seul Gantelet armé lui aussi d’un tactigon semble en mesure de rivaliser avec ce nouvel MVP…

En conclusion, « Marvel heroes n°13, pièce à conviction » est une tenative plus ou moins réussie de combiner anciens et nouveaux personnages Marvel.

Du coté des valeurs sures, le style académique de Mc Guiness montrant un Iron-man luttant une énième fois contre un Hulk maléfique et une sucession de gros malabars irradiés frisant l’overdose de rayons gammas.

Du coté de la nouveauté, le pénible projet Intiative prenant une place excessive avec des jeunes héros aux pouvoirs minables, sans une once de charisme ni d’épaisseur avec en supplément le graphisme poussif de Caselli.

Difficile également d’éprouver une quelconque joie face à une bonne vieille histoire de voyage temporelle concoctée par Bendis, même si le trait très 70-80 de Bagley n’est pas dénué de finesse et de charme.

On pourra donc au final se passer de ce Marvel heroes franchement passable !

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 08:53
Marvel icons hors série n°9, programme exécution (Daniel Knauf, Charles Knauf, Patrick Zircher)

Le domaine du comics toujours avec « Marvel icons hors série n°9, programme exécution ».

Sorti en 2006, cet hors série Marvel de Daniel et Charles Knauf (scénario) et Patrick Zircher (dessins) montre un Tony Stark en plein doute après qu’une série de meurtres soit perpétrée par l’armure d’Iron-man activée par un mystérieux jeune homme encapuchonné.

Un homme tué à Londres, un autre un mafieux appelé Gorlovich à Sofia sèment le trouble, tandis que Stark sous les traits d’Iron-man se met à dos ses coéquipiers Vengeurs après l’arrestation brutal de la Dynamo pourpre en plein cœur de New-York.

Surclassant technologiquement de la tête et des épaules son vieux rival, Iron-man arrête son cœur et le fait redémarrer avec une surprenante désinvolture qui irrite ses camarades.

Stark tient tête à Nick Fury le patron du S.H.I.E.L.D qui s’inquiète si depuis l’alliance symbiotique de l’armure provoquée par le virus extremis, le milliardaire ne devient pas progressivement fou.

Tout en demandant à Iron-man comme aux autre Vengeurs d’assurer la sécurité d’un sommet pour la paix ou Najeeb un taliban repenti va s’exprimer en tant que futur prix Nobel, Fury fait le lien entre les meurtres après la mort d’un autre homme d’affaires dans un crash d’un avion d’Air France.

Le Vengeur doré fait encore parler de lui en stoppant l’évasion d’un ennemi encore plus redoutable que la Dynamo, Graviton, qui plaçait Spider-man et Captain america en position désespérée.

Combinant vitesse et puissance de feu hallucinantes, Iron-man domine complètement Graviton et ses immenses pouvoirs gravitationnels et est stoppé au dernier moment par Captain alors qu’il s’apprêtait à tuer son adversaire.

Une nouvelle explication se produit avec Wolverine et Spider-woman pour expliquer le retard inacceptable d’Iron-man face à une menace aussi sérieuse, ce qui finit par inquiéter Stark qui soupçonne un bug logiciel.

C’est ensuite en Colombie que Tanzerian un terroriste ultra protégé est abattu avec une facilité déconcertante.

Les caméra vidéos livrent une preuve accablante de la culpabilité d’Iron-man.

Affecté, Stark revoit son passé et Ho Yinsen, le médecin chinois qui lui a sauvé la vie avant de mourir lors de son évasion et se livre au S.H.I.E.L.D pour tenter de prouver son innocence.

Placé sous haute surveillance à Fort knox, l’armure d’Iron-man se fait activer à distance par le jeune hacker pour attaquer une armée d’islamistes au sud de l’Irak.
Après avoir décimé fantassins, tanks et hélicoptères, Iron-man liquide les deux chefs militaires irakiens en le jetant du ciel.

C’est l’affaire de trop pour Fury qui lâche le puissant Sentry pour enfin stopper Iron-man tandis que Stark cherche de l’aide auprès d’amis médecins (Sal Kennedy et l’ex taularde Maya Hensen) pour identifier l’origine de la mystérieuse tumeur qui altère sa personnalité et le rend « commandable » à distance.

Face au réputé invincible Sentry qui le domine en puissance, Stark montre toute l’étendue de son intelligence en perturbant l’esprit fragile de son adversaire, par l’envoi d’incessants appels aux secours qui paralyse sa capacité d’action.

A Londres le sommet pour la paix a lieu sous haute surveillance des agents du S.H.I.E.L.D , des Vengeurs et des Fantastiques, ce qui n’empêche pas le jeune hacker de pénétrer dans l’enceinte de la conférence dans le but de tuer Najeeb.

Stark parvient à appréhender le gamin qui contrôle son esprit à l’aide d’un implant posé par les talibans et lui révèle entre le fils de Ho Yinsen, animé par un terrible esprit de revanche pour la mort de son père et tous ceux impliqués dans cette affaire, trafiquants, terroristes et hommes d’affaires corrompus.

Abattu par les tireurs du S.H.I.E.L.D, le gamin déclenche alors toutes les armures d’Iron-man pour terminer sa sombre besogne.

Le vrai Iron-man doit donc réparer l’horreur qui se prépare et détruire ses propres créations.

Il secourt d’abord le Prince des mers en fâcheuse posture face à un Iron-man sous marin et après avoir relativement facilement détruit cette armure griffue, puis prête main forte aux Fantastiques face à un redoutable Iron-man foreur menaçant une centrale nucléaire russe.

Pour contrer cette unité renforcée à l’adamantium, Iron-man lui coupe les jambes et le jette de la stratosphère, non sans avoir fait une nouvelle fois étalage de son intelligence en détruisant un Iron-man furtif avec l’aide de la Torche humaine.

On garde le meilleur pour la fin, un Hulkbuster, armure spéciale pour combattre Hulk, qui ravage Time square face des Vengeurs (Spider-man, Miss Hulk, Miss Marvel, Captain america, Wolverine) dépassés.

Face à un adversaire quasi invincible menaçant de tuer Captain america, Stark prend la décision d’arrêter son cœur pour le désactiver, ce qui réussit.

Il survit grâce au virus Extremis, qui attaque peu à peu l’implant dans son cerveau pour évacuer les résidus de ce qui le rendait contrôlable à distance.

Sonné sur son lit d‘hôpital, Stark réalise la menace que son armure représente, et émet pour la première fois l’idée de ce qui constituera la saga « Civil war », l’enregistrement des super héros contrôlés par le gouvernement américain.
En conclusion, aucune critique sur « Marvel icons hors série n°9, programme exécution » qui demeure parfait en tout point avec un scénario complexe, excitant jouant sur la double personnalité et la folie rampante du plus puissant industriel et super héros technologique du monde Marvel.

Les Knauf bâtissent une histoire moderne, intelligente, ultra rythmée, riches en combats dantesques (Dynamo, Graviton, armée irakienne et les avatars d’Iron-man) sublimés par la plume du surdoué Zircher.

On se régale donc dans ce cauchemar technologique, montrant les dangers d’une symbiose trop étroite entre l’homme et la machine, cette dernière se rendant coupable d’altérer le fragile équilibre émotionnel du premier.

A déguster donc comme un must de ses dernières années !

Marvel icons hors série n°9, programme exécution (Daniel Knauf, Charles Knauf, Patrick Zircher)
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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 21:19
Marvel heroes, hors série n°3, house of M : Vengeurs (Chris N Cage, Mike Perkins)

Sorti en 2008, « Marvel heroes, hors série n°3, house of M : Vengeurs » prend place dans le cadre de la réécriture de la réalité Marvel par la Sorcière rouge devenue folle.

Dans ce monde alternatif, les rôles sont inversés, Magneto domine le monde, les mutants devenant la race dominante et les humains la minorité malmenée.

Sur un scénario de Chris N Cage et des dessins de Mike Perkins, on suit l’évolution du charismatique Luke Cage, pur produit de la communauté afro-américaine de New-York, qui fraichement sorti de prison, s’empresse de régler ses comptes avec un gangster mutant de Harlem, un certain Willis Stryker qui bien qu’ami d’enfance, l’a doublé, l’envoyant en prison pour le meurtre de sa petite amie de l’époque, Reva.

Ayant bénéficié en prison d’un traitement scientifique faisant de lui un surhomme au corps invulnérable destiné à faire de lui un soldat contre les mutants, Cage profite de ses nouvelles capacités pour s’enfuir.

Malgré sa mutation faisant de lui un pseudo reptile doté de griffes, crocs et d’un venin, Stryker a clairement le dessous face à Cage dans son club miteux et se résout à se faire exploser plutôt que de se rendre.

Après victoire contre Stryker, Cage s’établit à Hell’s kitchen rebaptisé Sapien town et devient l’un des chefs de bande les plus respecté.

Au fil des rencontres, il délaisse les petits frappes du quartier pour s’entourer d’une équipe de super héros en free lance comme Œil de faucon, Iron-fist, Moon-knight, Oiseau moqueur et enfin Tigra blessée à l’épaule lors d’une mission d’infiltration des mutants.

Mais la police inféodée à présent aux mutants charge Misty Knight d’infiltrer le gang de Cage pour le faire tomber.

Après une bagarre de rue contre les Dragons, gang de super héros asiatiques (Shang-chi, les Fils du tigre, Mantis, Spadassin), Misty fait ses preuves mais tarde à pénétrer les secrets des collègues de Cage, par nature discrets.

Le FBI frappe un grand cou en recrutant le Punisher et en faisant pression sur sa famille pour rejoindre la Confrérie, une équipe gouvernementale composée de Thunderbird, Colosse, Avalanche, Boum-boum, le Maitre de corvée et Feral.

Misty est chargée d’organiser un guet apens à Cage et son équipe afin que la Confrérie lui règle son compte.

L’attaque a lieu en plein affrontement avec les Dragons, mais Tigra sauve in extremis Cage d’une balle en adiamantium tirée par distance par le Maitre de corvée.

Misty est incapable d’achever Cage à l’aide d’un pistolet à adamantium et tire à la place sur le Colosse, blessant son corps invulnérable à l’œil, retournant ensuite la situation à l’aide de son bras bionique.

La Confrérie est contrainte de reculer et même le Punisher voit son arme bloquée par une flèche d’Œil de Faucon.

Au gré d’alliances avec les Dragons et même le vénéneux maitre du crime le Caid et ses super assassins (Elektra, Gladiator, Tireur, Typhoid, Chatte noire).

Un rapprochement a alors lieu entre Cage et le Punisher, qui se propose de les aider en échange d’une mise en sécurité de lui et sa famille au Wakanda.

Découvert pas le Maitre de corvée, Cage charge le tueur de Tigra, résistant à tout son arsenal à l’aide se peau invulnérable et le rendant invalide à vie.

Alors que Cage flirte avec Misty, la Confrérie s’allie avec le vénal Caid, qui lâche ses tueurs impitoyables sur la malheureuse Chatte noire, maillon faible de son organisation et indicatrice de Cage.

Le final montre un combat de grande ampleur entre Cage et ses alliés face à la Confrérie et les tueurs du Caïd.

Cette fois, Cage est contraint de s’enfuir, abandonnant bon nombres de ses alliés de Chinatown et du Bronx pour se faire téléporter par la Cape.

La riposte de chef de Sapien town est néanmoins terrible car il s’en prend directement au Caid dans ses propres bureaux, au cours d’un combat confus ou Typhoid, la seule à pouvoir vaincre Cage en perturbant son esprit, est neutralisée pour permettre un règlement de compte musclé dans lequel le Caid est tabassé à mort.

Une fois le Caid écarté, Cage libère ses alliés en prison pour constituer le maximum de forces afin de prendre d’assaut le commissariat ou se trouve la Confrérie.

Encore une fois le combat est âpre, de grande ampleur et un peu confus, Cage vainquant Thunderbird après un intense face à face physique entre les deux surhommes.

En représailles, Thunderbird est démis de ses fonctions et la Confrérie dissoute par Magnéto en personne, ce qui laisse Cage, Misty et leur groupe en position de force à Sapien town.

En conclusion, « Marvel heroes, hors série n°3, house of M : Vengeurs » est un comic contemporain de bon niveau proposant une plaisante variation de l’univers Marvel, dans lequel Luke Cage, le bagarreur black des rues, devient le chef de nouveaux Vengeurs reconstitués pour faire face à un gouvernement sous la coupe de Magnéto.

Le récit de Cage est très riche, peut être même un peu trop, avec un foisonnement de super héros ou criminels, qui n’apparaissent, revers de la médaille que fugacement.

Malgré cela on appréciera l’atmosphère de guerre des gangs urbains, le rythme de l’histoire, les combats spectaculaires notamment entre Cage et Thunderbird, ainsi que le style soigné et puissant de Perkins.

Peut être pas un chef d’œuvre donc mais très respectable..

Marvel heroes, hors série n°3, house of M : Vengeurs (Chris N Cage, Mike Perkins)
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 21:23
X-men n°129, et si... Légion avait tué Xavier et Magnéto ? (Ed Brubaker, Clayton Henry, Mike Carey, Chris Bachalo, Rick Remender, Dave Wilkins)

Les comics contemporains bien sur avec « X-men n°129, et si... Légion avait tué Xavier et Magnéto » sorti en 2007.

Découpé en plusieurs aventure, « X-men n°129, et si... Légion avait tué Xavier et Magnéto » débute par l’attaque de Vulcan, fils du Corsaire (Christopher Summers), et donc frère de Scott (Cyclope) et Alex Summers (Havok) qui doté d’immenses pouvoirs mutants dopés par la technologie extra terrestre Shi’ar, se rebelle contre eux et cherche par tous les moyens à tuer l’empereur D’Ken.

Sous la plume de Clayton Henry et un scénario d’Ed Brubaker, le jeune homme en rage se heurte à la garde impériale à qui il cause de sérieuses pertes, malgré les vagues d’attaques lancées par Gladiator.

Titan, Immundra, Plutonia, Impulse, Cosmo et Neutron sont grièvement blessés voir pire et même les attaques mentales de Hobgoblin, Oracle et Nightside dirigés par Mentor, font à peine mieux que désorienter ce redoutable adversaire capable de provoquer de meurtrières rafales d’énergie.

Il faudra toute la puissance physique et l’invulnérabilité de Gladiator pour l’arraisonner et le conduire sous ordre du Vice chancelier dans un planète prison ultra secrète Shi’ar.

Soumis à des accès de schizophrénie ou un double de lui-même lui parle, Vulcan est aidé par un traitre Shi’ar qui lui enlève son collier inhibiteur de pouvoirs, lui permet de tuer aisément les gardes et de trouver Deathbird, elle-même détenue dans une cellule ultra sécurisée.

On change de registre avec Mike Carey (scénario) et Chris Bachalo (dessin) pour narrer le combat des X-men (Cyclope, Colossus, Malicia, Wolverine, la Reine blanche, Rocket) face à une race extra terrestre menaçant l’humanité à bord d’un vaisseau spatial High tech appelé le Conquistador.

Mais en détruisant un gros capteur solaire, Mystik retarde l’éradication programmée et permet une lutte au corps à corps face aux extra terrestres emmenés par leur chef Sangre.

Le féroce Dents-de-sabre se laisse surprendre par Sérafina, une ennemie qui attaque son système sanguin, composé de petites minuscules machines, mais Rocket intervient et choque neutralise la belle créature après l’avoir violemment projetée dans les airs.

Le dénommé Fuego, capable de générer un feu intense est tué par Iceberg qui congèle son corps de flammes et Mystik ayant revêtu l’apparence de Sérafina parvient à pénétrer dans le Conquistador et à le détruire après avoir tué Sangre à l’aide de balles à hydrogène.

Les X-men paraissent donc soulagés en ignorant qu’une autre créature prépare la contre attaque des extra terrestres.

On passera sur la tentative d’introduction de nouveaux X-men rajeunis (Rockslide, Dust, Anole, Mercury, Elixir, Match), dans laquelle le jeune Kevin Ford alias Wither quitte le groupe, horrifié par son pouvoir incontrôlable qui le fait tuer par simple toucher tandis que ses camarades se réunissent pour enterrer les leurs fraichement décédés dont Joshua Guthrie.

Traqué par la police, Kevin est pris sous la protection d’une vielle femme qui après avoir tué les policiers venus l’arrêter, se révèle être Séléné, la vampire capable comme lui d’absorber l’énergie vitale de ses proies.

Sans se démonter, la sexy mutante sorcière lui propose ni plus ni moins que d’être son roi.

On termine avec une histoire classique de « Et si » dessinée par Dave Wilkins sur un scénario de Rick Remender dans laquelle suite à la mort de Xavier et Magnéto tués par Légion, Apocalypse prend le dessus chez les mutants provoquant une guerre de grande ampleur avec les gouvernements humains qui font de leur coté appel à leur super héros.

Réfugié en Terre sauvage, Nathan le fils de Jean et Scott se réfugie dans la banquise après qu’un groupe de mutants à la solde d’Apocalypse ait tué ses parents.

Il y rencontre Wolverine et s’allie avec des super héros : la Chose dotée d’un curieux bras robotique, Captain Britain dans une version armure en boite de fer blanc, Captain america capable de manier le marteau de Thor, un curieux Docteur Strange aux traits noirs de Frère Vaudou et surtout l’Homme molécule qu’il aide à déchainer son irrésistible pouvoir pour tuer l’Homme absorbant et Lady deathstrike travaillant pour le camp adverse.

La décisions est alors prise d’attaquer la forteresse d’Apocalypse à New-York mais le mutant déchaine les clones de Vénom et Holocauste une monstrueuse créature de flammes quasi invincible qui décime les héros.

Strange/Vaudou propulse alors les héros en difficulté dans la dimension du puissant démon Dormammu et le repousse vaillamment tandis que de retour sur Terre, ils sont aux prises avec les quatre cavaliers d’Apocalypse: Hulk, Namor, Tornade et le Fléau.

Le choc est décevant, le Fléau étant écrasé d’un seul coup de marteau de Thor dans la tête, Namor poignardé d’un coup de griffes de Wolverine dans la tête avant que celui-ci soit brulé vif par Tornade.

Dopé par la télépathie de Nathan, le pouvoir de l’Homme molécule fait la différence pour tuer Hulk et Apocalypse lui-même.

Que deviennent Holocauste, Venom et Tornade ? On ne s’embarrasse pas de détails…

Nathan investit le corps du mutant immortel et combinant ses pouvoirs avec l’Homme molécule pour modifier la réalité à sa guise pour empêcher la mort de Xavier et Magnéto, ce qui force Captain a lui décocher une terrible rafale d’énergie qui traverse un portail temporel et l’effet opposé tuant net Magnéto et Xavier.

En conclusion, « X-men n°129, et si... Légion avait tué Xavier et Magnéto » se montre très hétérogène sur le fond et la forme.

Sans hésitation aucune, la révolte de Vulcan vire largement en tête, avec un combat de forte envergure dans l’espace face à la garde impériale, une trame au potentiel d’un space opéra et les superbes dessins emplis de force et majesté de Henry.

Le reste plonge à pic : scénario éculé de Carey, dessins horribles de Bachalo, Nouveaux X-men sans charisme englués dans une intrigue stagnante et même le pourtant séduisant « Et si… » au potentiel à la base très excitant sombre en raison de combats bâclés et du graphisme hideux de Dave Wilkins.

Bien peu de sujets de réjouissances donc…

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 20:16
The king of New-York (Abel Ferrara)

On reste dans l’univers du film de mafieux New-yorkais avec « The king of New York » d’Abel Ferrara.

Sorti en 1990, « The king of New York » raconte la sortie de prison de Frank White (Christopher Walken), l’un des plus grand parrains de la pègre New yorkaise qui ne met pas très longtemps à revenir aux affaires.

Vivant comme un nabab du crime avec limousines, drogue, soirées branchées et prostituées dévouées, Frank est bien épaulé par Jimmy Jump (Laurence Fishburne), un gangster noir particulièrement agressif qui n’hésite pas à assassiner un puissant rival colombien, Tito (Ernst Abuba) lors d’une transaction de drogue.

Après l’humiliation de Joey Dalesio (Paul Calderon) le négociateur de Frank, celui-ci est obligé d’éliminer de ses propres mains un autre caïd rival lors d’une mémorable partie de cartes qu’il investit avec tous ses hommes armés jusqu’aux dents.

Rien ne semble arrêter la voracité de Frank, qui fermement décidé à rattraper le temps perdu, élimine également Larry Wong (Joey Chin), un parrain de Chinatown qui ne souhaitait pas lui prêter de l’argent pour réhabiliter un hôpital du Bronx.

Les seuls véritables ennemis sérieux de Frank semblent être les policiers, avec la brigade de choc dirigée par l’inspecteur en chef Roy Bishop (Victor Argo) et les deux jeunes particulièrement déterminés Dennis Gilley (David Caruso) et Thomas Flanigan (Wesley Snipes).

Après avoir menacé Frank à un spectacle de Broadway, les inspecteurs s’en prennent à Jimmy, qu’ils coincent dans un fast food pour le meurtre de Tito.

Mais Frank fait jouer son avocate et maitresse Jennifer (Janet Julian) qui parvient à obtenir la libération du mafieux plus narquois que jamais dans la demi journée.

Ulcéré par ces hommes qui se croient au dessus des lois, Dennis déclare à Roy qu’il va tuer Frank et ainsi régler le problème définitivement.

Le guet apens a lieu dans un club glauquissime du Bronx, ou Frank et ses hommes, défoncés, dansent et partouzent allégrement….

Après une terrible fusillade ou les hommes tombent comme des mouches, Frank et Jimmy parviennent à prendre la fuite en voiture mais son prix en chasse par deux voitures de police dont une avec Dennis et Thomas.

Le face à face se solde par une traque dans un terrain vague ou sous une pluie battante, Jimmy surprend Thomas, le blessant mortellement avant d’être lui-même abattu par Dennis qui en représailles le laisse longuement souffrir.

Le riposte de Frank est pourtant terrible et Dennis est abattu à son tour aux funérailles de son ami.

Seul Roy ose à présent défier le parrain et meurt dans une rame de métro après que Frank ait pris en otage une mère de famille noire.

Mais Frank blessé à l’abdomen, comprend lorsque les voitures de police le cernent en plein Time square que son heure est venue et expire à son tour dans un taxi…

En conclusion, « The king of New-York » est un bon film d’un réalisateur réputé fou à lier et demeure de facture somme toute assez classique dans la description de son intrigue avec parrain surpuissant et flics prêts à tout lorsque les procédures légales ne suffisent plus.

Remarquable par son esthétisme aussi noire qu’un Batman, « The king of New-York » est également un film branché cultivant une ambiance de décadence sur fond de mauvais hip-hop des années 90.

De leur coté, les acteurs sont irréprochables, s’illustrant dans des scènes d’une belle intensité dramatique comme la fusillade dans le Bronx…

Violent, sombre et branché, « The king of New-York » plaira aux amateurs de Batman ou du Daredevil des années 80 dessiné par Frank Miller…

The king of New-York (Abel Ferrara)
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 08:33
Lost saison 5, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Pas évident d’attaquer une nouvelle saison de Lost mais voici « Lost saison 5, épisodes 1 et 2 ».

Diffusée en 2009, l’épisode un est réalisé par Stephen Williams sur un scénario du duo Damon Lindelof-Carlton Cuse.

L’histoire se déroule 3 ans après le retour de l’ile des six rescapés revenus aux Etats-Unis.

Reprenant les rênes, Benjamin Linus (Michael Emerson), est parvenu à convaincre Jack (Matthew Fox) de revenir avec lui sur l’ile pour sauver ceux qui sont restés.

Après avoir enlevé le corps de Locke (Terry O ‘Quinn), le duo des meilleurs ennemis cherche à retrouver les autres membres du vol 815 et découvre que Sayid (Naveen Andrews) à présent employé de Benjamin est en cavale avec Hugo (Jorge Garcia), après avoir tué un homme en planque devant l’hôpital psychiatrique.

Du son coté, Kate (Evangeline Lilly) est obligée de prendre à nouveau la fuite lorsque deux avocats réclament pour le compte d’un mystérieux client des tests de maternité vis-à-vis d’Aaron, le fils de Claire (Emilie de Ravin) qu’elle a élevé.

Enfin Sun (Kim Yoon Jim) se heurte à la puissance de Charles Widmore (Alan Dale) qui la bloque à un aéroport pour établir un accord afin de lutter contre leur ennemi commun : Benjamin Linus.

Sur l’ile la situation est à la totale confusion après les manipulations de Benjamin qui provoquent des déplacement spatio-temporels aléatoires.

Désorienté et agressif, Sawyer (Josh Holloway) menace Daniel Faraday (Jeremy Davis) pour qu’il lui explique les phénomènes physiques à l’œuvre.

Plongé dans le passé, le groupe se trouve en effet privé de camp, de vivres et d’armes, tandis que Locke assiste à la chute de l’avion des trafiquants de drogue africains et reçoit une balle dans la jambe, tirée par Ethan (William Mapother).

Sauvé miraculeusement par un nouveau saut temporel, Locke est soigné par Richard (Nestor Carbonell).

Seul Faraday semble savoir ce qu’il fait et parvient à force d’obstination à entrer en contact avec Desmond (Henry Ian Cusick) alors gardien du bunker avant qu’il n’explose et lui demande de filer dans le temps pour contacter sa mère, également scientifique à Oxford.

De manière stupéfiant, Desmond se réveille au lit avec Penny dans un voilier et met le cap vers l’Angleterre…

Dans l’épisode 2 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, Sayid est contraint de tuer deux hommes tendant un guet apens sous les yeux médusés de Hurley.
Blessé par une fléchette puissamment anesthésiante, Sayid tombe dans le coma ce qui laisse Hurley se débrouiller seul pour l’évacuer alors que tout l’accuse de les meurtres des hommes;

Hurley emmène Sayid dans sa maison et est finalement soutenu par son père David (Cheech Marin) et sa mère Carmen (Lillian Hurst), bien qu’ils ne comprennent rien à ses histoires et le croient psychologiquement atteint.

Toujours inconscient, Sayid est finalement amené par David chez Jake pour recevoir des soins qui le raniment, mais Hurley panique lorsqu’il voit Benjamin, préférant se livrer à la police de Los Angeles plutôt que de suivre l’ex vénéneux gourou des Autres.

Sur l’ile, le chaos règne lorsque le groupe est attaqué par des flèches enflammées qui tuent bon nombre de survivants, dont Neil Frogurt (Sean Whalen) perpétuellement angoissé par le manque de feu et de nourriture.

Contraint à la fuite, le groupe se retrouve isolé dans la jungle et mis en joue par des hommes armés vêtus d’uniformes.

L’intervention au couteau de Locke leur permet à Sawyer et Juliet (Elisabeth Mitchell) de prendre le dessus sur leurs assaillants, même si le mystère s’épaissit de plus en plus…

En conclusion, « Lost saison 5, épisodes 1 et 2 » reprend de manière plutôt difficile tant il est peu aisé de s’y retrouver dans les multiple sauts dans le temps et l’espace.

Les scénaristes semblent prendre un malin plaisir à dérouter le spectateur qui n’y comprend du coup plus grand-chose et doit perpétuellement se tenir en éveil pour comprendre ce qui passé, présent, futur, réel ou vision…

Il faudra probablement attendre quelques épisodes avant qu’un ordre apparent n’émerge de ce fatra spatio-temporel.

L’idée dominante reste cependant que les rescapés de l’ile vont devoir y revenir pour sauver les leurs… ce qui semble du reste coïncider avec leurs aspirations profondes, leur mal être de rescapé, la honte du mensonge et la culpabilité qui intérieurement les rongent…

Lost saison 5, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 12:19
Harry Brown (Daniel Barber)

On quitte l’univers enchanteur et rude des montagnes californiennes pour celui tout aussi sauvage des banlieues londoniennes avec « Harry Brown » de Daniel Barber.

Sorti en 2009, « Harry Brown » se déroule dans une cité glauquissime prêt de Londres ou un gang de jeunes dealers hyper agressifs ont pris le pouvoir.

L’ancien marine Harry Brown (Michael Caine) mène une vie modeste et solitaire dans son petit appartement de la cité, depuis la mort de son épouse.

Devenu un vieil homme, ses seules distractions consistent en des parties d’échecs avec son ami Leonard Atwell (David Bradley) dans le pub de Sid (Liam Cunningham).

Mais Leonard se plaint de l’omniprésence des dealers qui le persécutent, l’insultant et l’intimidant.

Harry tente de persuader son ami d’aller à la police mais celui rétorque qu’il l’a déjà fait et que la prochaine étape sera de se défendre avec une vieille lame de baïonnette qu’il lui a offert.

Un soir le drame survient et Harry reçoit le lendemain la visite de la police, l’inspecteur Alice Frampton (Emily Mortimer) et le sergent Terence Hicock (Charlie Creed Miles) qui lui annonce la mort de Leonard.

Choqué, Harry comprend que Leonard a été tué dans le tunnel squatté par les dealers, tunnel que plus personne ne prend dans la cité, chacun préférant faire un détour pour éviter de faire des mauvaises rencontres.

Si quelques suspects sont rapidement arrêtés, ceux-ci tiennent tête, comme Noel Winters (Ben Drew), le jeune caïd du gang qui insulte les policiers durant ses interrogatoires.

Sans preuves matérielles et avec la vilaine suspicion que Leonard a finalement surgi pour attaquer en premier les jeunes avant de se faire massacrer, la police patine ce qui irrite au plus haut point Harry.

Après avoir tué un junky qui le menaçait au couteau prêt d’un canal, le vieux marine décide alors de se faire justice lui-même et file un des dealers du quartier jusqu’à sa planque.

Prétextant l’achat d’un pistolet automatique, il entre dans un horrible taudis ou vivent Stretch (Sean Harris) et son chef Mary (Jack O’Connell) tout deux consommateurs mais surtout producteurs de drogue, principalement canabis.

Comble de l’horreur, les deux hommes à l’état de junky osseux et menaçants détiennent une jeune toxicomane en état de choc qu’ils violent ou prostituent filmant leurs odieux coïts.

Après un entretien sous tension, Harry plante Stretch à la main, saisit l’arme et blesse par balle Marky au ventre.

Patient, il élimine froidement les deux dealers, après avoir torturé psychologiquement Marky sur son refus d’appeler une ambulance pour porter secours à la fille.

Harry emmène la toxicomane à l’hôpital, lui sauvant ainsi la vie et continue son travail d’observation des dealers depuis l’appartement, saccagé de Leonard.

Il assiste à un ballet d’allées et venues près du tunnel, des passages à tabac de clients insistants et a la venue d’un chef mafieux venu chercher un des jeunes, le fragile Dean (Lee Oakes) pour se faire sucer dans sa voiture.

Harry surgit juste après l’acte, tuant le mafieux d’une balle dans la tête et enlevant Dean pour le torturer et le forcer à parler.

Le petit gangster finit craquer et montre la vidéo du meurtre de Laurence sur son téléphone.

Le sadisme des jeunes révolte Harry qui identifie néanmoins Noel et Carl (Jamie Downey) comme meneurs.

Il part donc les retrouver dans le tunnel, utilisant Dean comme appât.

Les deux gangsters n’hésitent pas à ouvrir le feu dans l’obscurité, tuant leur collègue dans la fusillade.

Carl est abattu par Harry mais parvient avant de mourir à le blesser.

Harry se traine à la poursuite de Noel mais perd conscience près du canal.

Il se réveille à l’hôpital pour apprendre que Childs (Iain Glen), leur supérieur a décidé de lancer une vaste opération anti drogue dans la cité et d’arrêter les principaux chefs des dealers.

Ayant peur que cette opération le prive de sa vengeance, Harry sort de l’hôpital pour retourner à la cité en plein soulèvement face à l’irruption des policiers CRS.

L’émeute bat son plein et les CRS sont obligés de reculer face aux jets de pierres et autres cocktails Molotov.

Profitant de la confusion, Harry retrouve puis Frampton et Hicock, sauvagement agressés par les émeutiers et pense les mettre en sécurité dans le pub de Sid.

Il ignore que Sid est l’oncle de Noel et lorsqu’il l’apprend de Frampton blessée, il est trop tard.

Mal en point, Harry est désarmé par Sid qui tue Hicock par étouffement.

La cruauté de Noel se réveille alors au moment de tuer Frampton mais Harry en un sursaut tue le jeune homme d’une balle dans la gorge.
Au moment ou Sid s’apprête à lui donner le coup de grâce, les commandos interviennent et l’abattent…

Le film termine sur un plan du tunnel, repeint et devenu sur que peut à nouveau emprunter Harry…

En conclusion, « Harry Brown » est un film ultra violent et dérangeant, rappelant la série des « Justiciers » de Charles Bronson dans les années 80.

Forcément taxé d’outrancier et de fasciste par une certaine presse, « Harry Brown » n’en demeure pas moins courageux en dénonçant l’insécurité de certaines banlieues livrées à elle-même ou la loi du plus fort, donc du plus violent et du plus armé s’applique.

Pour ridicule et sans espoir qu’elle puisse apparaitre, la révolte d’un homme seul, âgé, n’ayant au final plus rien à perdre, peut être vue comme celle d’une minorité de citoyens osant combattre le crime organisé au péril de leur vie face à une majorité silencieuse et à la passivité de force de police en sous effectif.

Mais en réalité Harry Brown m’a dégoutté par sa violence extrême, son sadisme gratuit justifiant indirectement l’exécution sommaire des criminels, des adolescents à la dérive, faisant leurs propres lois à coup d’argent facile et de réseaux sociaux.

Scènes de lynchage, viols, torture et de shoot rendent en effet particulièrement pénible son visionnage.

Pour ces raisons, je ne recommande donc pas ce film à la violence douteuse…

Harry Brown (Daniel Barber)
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 09:24
Un été dans la Sierra (John Muir)

Changement radical de climat avec « Un été dans la Sierra » de John Muir.

Ecrivain écossais du XIX ième siècle, Muir a consacré l’essentiel de son existence à des études naturalistes pour satisfaire sa passion pour les montagnes américaines.

Ecrit en 1849, « Un été dans la Sierra » est un carnet de bord jour après jour du voyage de l’écrivain embauché comme gardien de moutons dans la Yosemite valley (Californie), devenu aujourd’hui un des plus grands et beaux parcs naturels des Etats-Unis.

Le périple commence au mois de juin, Mr Delaney le propriétaire d’un troupeau de mouton d’un millier de bêtes, accepte que Muir participe à la transhumance avec certaines largesses d’emploi du temps, permettant à l’écrivain d’assouvir sa soif de découvertes naturelles, la surveillance étroite du troupeau étant dévolue à un véritable berger, Billy.

Aidés par un Indien et un Chinois, les deux hommes commencent leur ascension.

Muir exerce très vite sons sens aigu de l’observation, s’échappant pour de longues expéditions à la recherche de la flore et de la faune qui l’environne.

Il note et recense toutes les espèces d’arbres qu’il rencontre, s’émerveillant devant la hauteur, la beauté et la majesté tranquille des noisetiers, pins, chênes et sapins de la vallée.

On comprend en réalité que Muir a eu à Yosémite une sorte de révélation mystique devant la splendeur du cadre et son émerveillement ne cesse de croitre face aux innombrables forets, montagnes (Hoffman, Cathedral peak), lacs (Tenaya, Mono) et rivières (Tuolumne, Merced) qu’il croise sur son chemin.

Muir ne se lasse pas d’observer les variations infinies des nuages au dessus des montagnes et sous l’effet de violentes pulsions prend parfois des risques en escaladant des roches escarpées pour suivre le cours de rivières tumultueuses finissant en spectaculaires cascades tombant à pic comme à Yosemite et Tamarack creek.

La faune n’est pas non plus oubliée notamment les petits animaux terrestres comme ls fourmis, les lézards, les marmottes et les écureuils qui semblent avoir sa préférence en raison de leur intelligence et de leur vivacité.

Mais le sujet animal numéro un à Yosémite reste l’ours, qui en raison de sa taille et sa qualité de carnivore, représente une véritable menace pour les troupeaux de moutons qu’il décime mais aussi pour l’homme qu’il peut attaquer si il se sent menacé.

Bien aidé par Carlo, le Saint Bernard prêté par Delauney, Muir apprend à ne pas se faire surprendre et se place même en situation de potentiel chasseur avec convenons le peu d’empressement, tant l’empathie qu’il éprouve pour ce « cousin de l’homme » est forte.

Les Indiens qu’il croise en chemin sont aussi source d’intérêt mais si Muir admire leurs capacités à se contenter de survivre avec ce que leur offre la nature : pommes de pins, baies, insectes et lapins, il demeure gêné par leur incroyable saleté et leur gout de l’alcool et du tabac.

Au fil de son ascension, le manque de confort et de nourriture se fait inévitablement sentir et son estomac se révolte face au manque de pain et légumes.

Mais Muir assure que le froid et les privations sont largement compensées par le sentiment de plénitude qui l’étreint face aux merveilles des créations divines qui l’entourent.

Cette extase est loin d’être partagée par son collègue berger, homme trop frustre pour prendre le temps de s’émerveiller et Muir méprise même les touristes bruyants qui selon lui ne prenne pas le temps de lever les yeux pour s’imprégner de la magie des lieux.

Outre cette extase ininterrompue, Muir se préoccupe toute de même de sa tache professionnelle et note la stupidité des moutons, leur instinct grégaire, leur peur panique des traversées de cours d’eau pourtant inévitable, leur manque de stratégie face aux prédateurs, la seule occupation digne d’intérêt pour eux étant de brouter l’herbe des prairies vers lesquels les hommes les conduisent.

Aidés par leurs chiens, Muir et Billy passent beaucoup de temps à courir après les moutons qui s’éparpillent au moindre danger et à veiller auprès d’un feu de camps pour prévenir les attaques nocturnes de prédateurs, loups et ours.

Ces derniers exercent une telle pression par leurs raids qu’ils les contraignent à changer de camps pour arrêter de subir de lourdes pertes provoquées par le piétinement des bêtes paniquées dès qu’un ourse pénètre dans leur enclos.

Il faut souligner également que même armé d’un fusil, l’homme peut s’avérer incapable de faire face à un ours particulièrement agressif et finir par prendre leurs jambes à son cou !

A la fin du mois de septembre, Delauney qui incarne le coté rationnel du récit, finit par demander à son équipe de redescendre dans la vallée afin de ne pas risquer de subir les terribles orages de la fin de l’été.

C’est donc sans trop de pertes par accidents (chute, noyade) ou prédateur, que revient le troupeau dans son ranch d’attache à Tuolumne.

Du coté de Muir, un seul regret, ne pas pouvoir rester plus de trois mois en pleine nature à Yosémite, et la révélation d’un attachement profond, viscéral, mystique à la beauté du parc qu’il défendra bec et ongle toute sa vie afin d’en préserver le beauté et la pureté !

En conclusion, « Un été dans la Sierra » est un ouvrage à recommander à tous les amoureux de la nature et en particulier de la montagne.

On oublie en effet que la Californie ne se réduit pas à San Francisco, Los Angeles et ses plages, mais recèle un trésor naturel, Yosémite park et ses montagnes à plus de 4000 mètres d’altitudes similaires à notre emblème national du Mont blanc.

L’aspect romanesque est ici inexistant, Muir se bornant à tenir un carnet de bord ou il note ses observations minutieuses, ses réflexions intimes et surtout ses formidables élans évoquant la passion que lui inspire la vie en plein air dans les montagnes.

On pourra parfois trouver l’exercice ennuyeux, notamment par son aspect quasi scientifique et trouver fastidieuses les descriptions des innombrables espèces d’arbres du parc auxquelles manque tout de même la plus connue de tous : le séquoia, titan réputé immortel.

Les plus cyniques ricaneront sans doute devant cet énergumène prêt à sacrifier la précieuse civilisation pour trouver la plénitudes intérieure en écumant les bois et sentier en haillons, mort de faim et de froid…

Original, Muir devait sans doute l’être, mais on ne peut que s’incliner devant sa passion communicative et ses qualités de plume…

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 22:05
Mean streets (Martin Scorcese)

Les débuts de Martin Scorcese avec « Mean streets ».

Sorti en 1973, « Mean streets » se déroule dans le New York crasseux de Little italy si cher au réalisateur.

Charlie (Harvey Keitel) un petit gangster étrangement catholique respecté en raison de son oncle, Giovanni Cappa (Cesare Danova) un des pontes de la mafia locale a pris sous son aile un voyou visiblement déséquilibré, Johnny Boy (Robert de Niro).

Ensemble, le duo de voyou au rabais traine dans les bars et restaurants glauques pour racketter sans trop forcer les propriétaires, et finissant par se retrouver souvent chez Tony (David Proval), le ventru barman membre également de leur petite organisation.

Mais l’instable Johnny violent et perclus de dettes, se trouve acculé par Michael (Richard Romanus) qui s’impatiente de retrouver son argent.

Pour éviter que cette vilaine affaire ne dégénère, Charlie s’interpose, se portant garant de Johnny tout en essayant de discipliner son turbulent ami.

Entretenant en effet une relation avec Teresa (Amy Robinson) la sœur de Johnny, Charlie entretient des véritables rapport amicaux avec ce dernier et n’hésite pas à désobéir à son oncle qui lui demande de se détacher de cet homme à problèmes.

Après une bagarre mémorable pour faire payer Joey Scala (George Memmoli) un énorme patron de bar qui soudoie les policiers intervenus sur place, le duo se retrouve une nouvelle fois chez Tony ou est abattu un mafieux joué par David Carradine pour une sombre histoire de règlement de compte.

Profitant de la confusion, Johnny récupère l’arme du crime et fait ensuite des siennes, juché sur le toit d’un immeuble et tirant au jugé en pleine nuit.

Il est finalement rattrapé et calme par son ami avant de commettre l’irréparable.

Mais la protection de Charlie a ses limites et Michael intensifie ses menaces réclamant une somme de 3000 dollars qui Charlie négocie finalement à 2000.

Johnny semble cependant de plus en plus incontrôlable, errant dans les rues, frappant des hommes au hasard, manquant un rendez vous avec Michael et finissant par quitter l’appartement de Teresa après proféré des obscénités sur elle, ce qui déclenche la colère de Charlie rongé par le stress.

Après un ultime face à face, Johnny insulte Michael et le menace avec son pistolet, fanfaronnant en le mettant en fuite.

Il ignore qu’il vient de signer son arrêt de mort car Michael rattrape le trio Charlie-Teresa-Johnny en route pour Brooklyn et fait abattre le mauvais payeur d’une balle en pleine gorge.

En conclusion, « Mean streets » est une des toutes premières œuvre de Scorcese et se montre beaucoup moins abouti que ses plus grands films de gangsters.

Répétitif et parfois usant avec ses deux traines savates violents et stupides, le film traine en longueur, semblant englué dans la crasse des bars et clubs minables des bas quartiers du New-York des années 70.

Reste la qualité d’interprétation du duo Keitel-De Niro et la bande son, majoritairement rock ‘n’ roll et tout bonnement remarquable.

Intéressant pour la description d’un lieu et d’une époque, mais pas suffisant pour faire de « Mean streets » le grand film qu’on serait en droit d’attendre de la part du génie italo-américain qui réalisera trois années après l'un de ses chefs d’œuvre "Taxi driver".

Mean streets (Martin Scorcese)
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