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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 19:01
Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)

La suite de cette passionnante saga historique « Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 » de Richard T Effron.

Dans l’épisode trois, la proclamation de l’émancipation des esclaves par Abraham Lincoln (Hal Halbrook) produit un effet dévastateur dans le Sud, entrainant une série de défection jusque chez les Main comme Cuffey (Forest Whitaker) qui quitte sans regret la plantation.

Même si Sémiramis (Erica Gimpel) et Ezra (Beau Billingslea) décident de rester et aident leurs anciens maitres à cultiver le coton par eux-mêmes en développant un nouveau système d’irrigation, les Main très affaiblis reçoivent la visite de la terrible Ashton (Terri Garber) qui finit par dérouler son impitoyable vengeance à l’égard de Madeleine (Leslie Ann Down) en la menaçant d’un scandale en divulguant les origines de sa mère, prostituée de la Nouvelle Orléans d’origine noire.

Très choquée, Madeleine choisit de quitter Mont royal avec le fils d’Orry pour s’établir à Charleston.

Vivant modestement sous la fausse identité de Madame Picard, elle contacte un oncle notaire et prend la décisions de vendre tous ses biens dont la fortune de son premier mari, Justin Lamotte (David Carradine) dans le but de porter secours aux réfugiés de la guerre.

Elle est assistée dans sa difficile tache rédemptrice par Rafe Baudeen (Lee Horsley), un ex capitaine ayant quitté l’armée à cause de l’horreur de la guerre et qui la courtise activement.

Il est vrai que la guerre a redoublé de violence notamment à Antietam ou Billy (Parker Stevenson) et Charles (Lewis Smith) manquent de se tuer.

Après Gettysburg, l’un des tournants de la guerre avec la défaite du Sud, Billy écœuré par tant de violence, décide de retourner à Mont Royal prendre des nouvelles de Brett (Genie Francis).

Il se heurte à Ashton qui non contente d’avoir déjà nui à Madeleine et Orry (Patrick Swayze) menace de le dénoncer comme déserteur.

La violence devient alors la seule réponse à la dangerosité d’Ashton et le couple est alors contraint de la séquestrer pour permettre à Billy de fuir.

Dans l’épisode 4, George (James Read) est capturé par les Sudistes alors qu’il dirigeait un train de ravitaillement pour les soldats du Nord.

Son grade de général ne lui sert pas à grand-chose dans la prison de Libby ou il doit subir le sadisme du capitaine Turner (Wayne Newton) qui humilie et torture en toute impunité ses prisonniers.

Orry n’ont plus n’est pas épargné par le conflit et blessé à la poitrine est soigné en urgence par Virgilia (Kristie Alley) qui surmontant son antipathie naturelle pour les Sudistes, lui permet de bénéficier des meilleurs traitements et lui donne la possibilité de s’échapper de l’hôpital avant d’être interrogé.

Mais Virgilia connait de sérieux problèmes lorsqu’elle est accusée par sa supérieure Madame Neal (Olivia de Havilland) d’avoir laissé mourir un blessé Sudiste.

Cette altercation est de trop pour Virgilia qui pousse violemment Madame Neal et se trouve sous le coup d’une inculpation pour meurtre.

Elle n’a d’autre choix à présent que de se tourner vers Sam Green (David Odgen Stiers) et de céder enfin à son désir en échange d’une protection difficile à assurer.

Du coté plus positif, Charles retrouve enfin Augusta (Kate Mc Neil) et après l’avoir sauvée d’un viol devient son amant.

En conclusion, « Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 » continue de tenir en haleine avec une multitude de revirements passionnants alors que le conflit atteint des sommets de violence.

Au milieu de sanglantes batailles, les personnages s’endurcissent pour survivre mais le couple terrible Bent-Ashton continue de distiller son venin, touchant de plein fouet Madeleine contrainte à l’exil sous peine de voir son douloureux passé exhumé.

George et Orry souffrent chacun le martyr, le premier torturé par un capitaine sadique dans une prison insalubre et le second frôlant la mort avant d’être secouru par l’instable Virgilia, qui s’enfonce davantage dans la clandestinité après de violentes altercations avec sa supérieure.

Dans l’ombre, Green qui a tissé sa toile, se jette à présent sur sa proie…

Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)
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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 21:01
Brésil 25, 2000-2015 (Luis Ruffato)

Sorti en 2015, « Brésil 25, 2000-2015 » représente l’occasion rêvée pour découvrir des auteurs brésiliens contemporains par l’intermédiaire de texte soigneusement compilés par Luis Ruffato.

En 25 textes donc pour 25 auteurs, on débute par « On devrait interdire » curieux extrait du « Budapest » du chanteur de Musique Populaire Brésilienne, Chico Buarque, qui raconte en quelques pages son irritant sentiment d’étranger essayant de percer une langue inconnue pour lui, le Hongrois dont les possesseurs semblent jalousement garder les secrets hermétiquement clos.

Ronaldo Correia de Brito nous perd ensuite avec « Un homme traversant des ponts » extrait de « Retratos imorais » dans les errements d’un écrivain dans les rues de Récife, qui dans ses pensées profondes pense à sa femme qui le dédaigne pour le sexe tantrique de son professeur de yoga, aux crabes hideusement entremêlés dans la boue du fleuve Capibaribe et au suicide du haut d’un pont.

Dans « Les hivers de Barbara » tiré de « A cidade ilhada » Milton Hatoum évoque le douloureux exil d’un couple d’opposants brésiliens Lazaro et Barbara, échoué à Paris pendant les années de dictature.

Dans ce milieu intellectuel un peu vain face à la puissance des militaires, la saudade de Barbara ne tarde pas à se muer en jalousie féroce.

Lorsque Lazaro disparait, Barbara décide de revenir à Rio de Janeiro et le retrouve avec une maitresse brésilienne alors qu’elle suspectait une française, Francine.

Le choc est de trop pour Barbara qui saute dans le vide de leur appartement.

Puis Cristovao Tezza nous fait découvrir « Beatriz et la vieille dame » tiré de « Beatriz » dans laquelle une jeune journaliste chargée de rédiger la biographie d’une vieille dame Dona Dolores, découvre le récit pervers de l’assassinat de son mari militaire après le choc de l’avoir surpris un jour en pleine action avec une maitresse.

Impossible de ne pas parler de Paulo Lins qui nous charme avec « Chronique de deux grandes amours » narrant la quête de baskets flashy de garçon déshérités d’une favela de Rio pour pouvoir séduire deux filles à un bal funk.

On se régale de cette entreprise de débrouille à coup de nettoyage de pare brise d’esquives de policiers et de trafiquants d’un gang d’une favela rivale pour arriver au but fixé.

Difficile de suivre l’émotion de Cintia Moscovich dans « Le toit et le violoniste » tiré de « A arquitectura do arco-iris » récit dans lequel une jeune enfant juive se prend d’affection pour une poule et lui évite de peu la casserole.

Marçal Aquino dans « Sept épitaphes pour une dame blanche » tiré de « O amor e outros objeitos pontiagudos » rend un vibrant hommage à une maitresse connue lors de la construction d’une centrale hydraulique à Tucurui à 400 kms de la ville de Belém.

Cet amour avec la femme, mariée d’un un chef de chantier irascible aura le gout sucré de l’interdit, de l’éphémère et se brisera définitivement avec l’annonce brutale d’un décès après un accident de voiture, ce qui marquera à vie l’amant.

En comparaison, malgré un sujet similaire, l’annonce à un metteur en scène de la mort de sa femme lors d’une scène ou un acteur est sensé regretté celle de sa femme, « C’est juste une répétition » de Bernardo Caravlho émeut moins, peut être parce que la passion amoureuse et l’exotisme de l’Amazonie y sont absents.

Dans « Milagres » tiré de « Domingos sem deus », l’organisateur des textes, Luiz Ruffato s’en sort bien avec une rencontre fortuite entre un père de famille perdu au fin fond du et un vieux garagiste ayant fui Minas Gérais en raison d’une paternité non désiré.

Le lecteur est transpercé par la prose de Beatriz Bracher dans « Ce qui n’existe pas » tiré de « Garimpo » texte superbe dans lequel Helena une photographe vit une expédition semi onirique matinale dans une fazenda familiale de l’état Sao Paulo, ou revivant un passé marquant ou elle assistait avec ses frères à l’abattage des bœufs, elle tente désespérément de sauver un veau pris dans la boue avant de se résigner à le faire tuer pour arrêter les horribles bêlements de sa mère.

Patricia Melo rate sa cible dans un glauque triangle amoureux de « Je t’aime » tiré de « Escrito no escuro » et Fernando Bonassi nous éclaire par la lucidité de son analyse sur la difficulté du statut d’écrivain moderne dans « Littérature contemporaine ».

La profondeur de « Condition du temps » d’Adriana Lunardi narrant une cérémonie d’enterrement du point de vue de l’esprit de la défunte émeut aux larmes, quand à Paulo Scott, il prend aux tripes en narrant dans « Amorces vers l’abime » le choc d’une femme Madalena qui n’intègre pas la mort de son mari poète Juliano qui dénonçait les crimes des favelas.

« La parasite » d’Eliane Brum raconte une incroyable histoire ou une femme dévore ses amants à la manière d’un serpent, tandis qu’Adriana Lisboa nous divertit avec « Le succès » nouvelle légère sur le quotidien de jeunes adolescentes de Rio de Janeiro influencée par les Etats-Unis.

Dans « Outsiders », José Luis Passos explore dans un style austère le douloureux passé d’un émigré Hongrois au Brésil après la Seconde guerre mondiale, puis Michel Laub s’intéresse dans « Animaux » un peu décousu à la fragilité de l’existence, que ce soit celles des animaux ou de proches.

Pas grand-chose à dire sur la courte scène de ménage de « Coexistence » de Carola Saavedra, qui précède l’énorme choc émotionnel de « Mains vides » de Rogeirio Pereira dans lequel un adolescent décrit la folie de son père ou le coté tabou de « Francisco n’a pas de conscience » de Andrea del Fuego dans laquelle une modeste employée de banque séduit un vieillard à demi paralysé pour finir par partager sa vie et s’approprier ses biens.

Paloma Vidal refait le coup du voyage aux sources en Argentine dans « Ainsi va la vie » tiré de Mais ao sul.

L’émotion est encore au rendez vous de « Temps perdu » de Tatiana Salem Levy ou Lucia met un collier dans le cercueil de son amant André avec qui elle a partagé des années de combat clandestin contre la dictature militaire.

Daniel Galera parle d’un amour d’enfance qui le poursuit à vie dans « Laila » et la jeune Luisa Geisler termine sur un irritant zapping international dans « Requiem pour un souvenir ».

En conclusion, « Brésil 25, 2000-2015 » n’échappe pas compte tenu du nombre important des auteurs, à une impression de relative inhomogénéité mais globalement la sélection de Ruffato est très bonne et permet de découvrir de nombreux talents.

Aux cotés des célèbres Paulo Lins et Milton Hatoum, d’autres belles découvertes comme Adriana Lunardi, Marçal Aquino, Beatriz Bracher, Paulo Scott, Andrea del Fuego voir Fernando Bonassi qui chacun dans leur style respectif provoquent la surprise, l’étonnement ou l’admiration.

A déguster avec avidité pour les plus curieux d’entre vous en quête de nouvelles littératures contemporaines.

Brésil 25, 2000-2015 (Luis Ruffato)
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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 20:40
Nord et Sud, saison 2, épisodes 1 et 2 (Richard T Effron)

On retrouve la série crée par Richard T Effron en 1986 « Nord et Sud, saison 2, épisodes 1 et 2 ».

Dans l’épisode un, chacun des deux camps s’organise après l’attaque de Fort Sumter, et les deux amis Orry (Patrick Swayze) et George ( James Read) se trouvent en vertu de leur statut d’officiers de Wespoint chacun affectés à des hauts postes de commandement, l’un auprès du président des Etats Confédérés, Jefferson Davies (Lloyd Bridges) à Richmond, l’autre auprès d’Abraham Lincoln (Hal Halbrook) en personne à Washington.

Revenant en Caroline du Sud, Charles (Lewis Smith) secourt une jeune femme en détresse Augusta Barclay (Kate Mc Neil) attaquée par des soldats Yankees en Virginie.

Le contact passe plutôt bien avec la jolie veuve qui se dévoue pour soigner les soldats blessés mais Charles doit quitter à regret son domaine ou elle vit seule avec deux esclaves.

Du coté du Sud, la terrible Ashton (Terri Garber) se désole des gaffes de son mari, James Hunton (Jim Metzler) qui ose contredire Davies en public, signant par là-meme la fin des ses hautes ambitions.

Mais la diablesse ne manque pas de culot et se rétablit immédiatement en sautant sur l’occasion de rencontrer Elkanah Bent (Philip Casnoff) qui traite au Nord, se heurte au refus de Hunton pour réaliser du marché noir en vendant des marchandises de luxe à travers le blocus maritime du Nord.

Entre les deux démons, le contact passe à merveille et Ashton s’empresse de coucher avec Bent, dont l’ambition démesurée va de paire avec son absence de scrupules.

Troisième personnage terrifiant de la série, Justin (David Carradine) rejoint l’armée Confédérée, met sur pied une petite compagnie privée et s’empresse d’aller chercher sa femme Madeleine (Lesley Ann Down) en l’enlevant par la force dans une demeure désertée par Orry et Charles.

Vicieux, Justin incendie une grange à coton pour couvrir sa fuite et sous des airs d’apaisement, séquestre Madeleine, pour le moment contrainte à obéir.

Au Nord, la fanatique Virgilia (Kristie Alley) se fait recaler pour entrer comme infirmière en raison de ses antécédents psychiatriques et de son gout malsain de la violence supérieure à sa volonté de soigner les blessées.

Mais tout en refusant de se donner à lui, elle fait appel au député Sam Green (David Ogden Stiers) qui bien que trouvant le temps long, accepte de faire une lettre de recommandation en sa faveur.

A Bull Run en 1961, George et Constance (Wendy Kilbourne) prennent avec la déroute des Yankees la mesure de l’épouvantable bain de sang que la guerre va provoquer avec les charges meurtrières sous la mitraille et la canonnade.


Dans l’épisode 2, Orry finalement alerté de la situation dans sa plantation de Charleston, obtient une permission pour revenir régler ses problèmes.

Il ne fait pas dans la demi mesure, fonçant directement chez Justin et le tuant après une lutte féroce en le jetant d’une fenêtre.

Libérée, Madeleine accepte de l’épouser finalement.

Après avoir exprimé sa crainte pour Billy (Parker Stevenson), sélectionné parmi les tireurs d’élite du Nord, Brett (Genie Francis) revient également à Charleston mais après que sa carriole soit immobilisée dans un ruisseau, voit Sémiramis (Erica Gimpel) son esclave favorite agressée et enlevée par deux soldats Yankees.

N’écoutant que son courage, Brett (Genie Françis) déguisée en soldat Yankee pénètre dans le camp et enlève Sémiramis pour la sauver des griffes des soldats.

Chargé d’une mission de la plus haute importance par Davies, Orry doit démasquer un réseau de contrebandiers du Sud et oriente ses soupçons sur Bent, en association avec la terrible Ashton.

Lors de sa remontée vers le Nord, Orry est pris en chasse par des soldats nordistes mais sauvé par son ami George, qui éloigne la patrouille.

Les deux amis se retrouvent autour d’un feu de camp, mais divergent sur les responsabilités des deux camps dans la déclenchement de la guerre.

Après avoir quitté George, Orry accomplit sa mission et détruit la marchandise de Bent, ce qui entraine la destruction de ses autres navires par la Marine du Nord et l’anéantissement de son lucratif réseau.

Ivre de rage, il se jure de se venger d’Orry, mais Ashton le conseille pour le faire souffrir lentement en révélant le passé honteux de Madeleine, fille de prostituée aux racines nègres.

Le couple ignore qu’Orry dispose d’une aide inattendue en la personne de Burdetta Halloran (Morgan Faichild) l’ex maitresse de Bent, rendue folle par sa trahison avec Ashton et disposée à lui fournir toutes les informations pour se venger de son amant.

Du coté des personnages secondaires, Virgillia obtient finalement son affectation comme infirmière au front par l’appui de Greene, qui la menace en retour d’exiger plus d’elle la prochaine fois, Charles poursuivi et blessé par une patrouille nordiste trouve refuge chez Augusta et s’arrache à grand peine à son agréable compagnie.

Chez les Hazard, Stanley (Jonathan Frakes) et Isabel (Mary Crosby) se lancent dans des affaires troubles en fournissant leurs précieux aciers de Pennsylvanie à un fabricant de canon véreux, Morgan, dans le but de faire d’énormes bénéfices même si les canons explosent lorsque les soldats les utiliseront.

En conclusion, « Nord et Sud, saison 2, épisodes 1 et 2 » tient toutes ses promesses en tenant un rythme soutenu.

Les quelques batailles sont spectaculaires et épiques (Bull run, Manassas) et chaque personnage prend individuellement place dans un conflit historique qui le dépasse.
Justin est finalement (trop) rapidement tué dans un face à face brutal et un peu bâclé avec Orry.

Virgilia continue avec acharnement son combat en jouant un jeu dangereux avec Greene, tandis que Bent et Ashton nouent la plus vénéneuse des alliances.

Par delà les conflits personnels, un aspect intéressant de ses premiers épisodes est la tendance des profiteurs de guerre, que ce soit du coté du Nord (industriels prêts à vendre du matériel défectueux à l’armée) ou contrebandiers du Sud prêts à tout pour briser le blocus maritime.

Les prochains épisodes laissent deviner une lutte à mort entre Orry et Bent avec Ashton en soutien…

Nord et Sud, saison 2, épisodes 1 et 2 (Richard T Effron)
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 18:36
While we're young (Noah Baumbach)

Changement radical d’ambiance après les flics gros bras avec « While we’re young » de Noah Baumbach.

Sorti en cet été 2015, « While we’re young » montre un couple de New-yorkais, Josh (Ben Stiller) et Cornelia Schrebnick(Naomi Watts) en pleine crise de la quarantaine alors que le premier, réalisateur de documentaire, piétine depuis huit ans à sortir son prochain film et que la seconde a semble t il tiré un trait sur toute possibilité de maternité.

En plein décalage avec Fletcher (Adam Horovitz) et Marina (Maria Dizza) qui vivent intensément la naissance de leur enfant, Josh et Cornelia font la connaissance de Jamie (Adam Driver) et Darbie Massey (Amanda Seyfried) un couple d’une vingtaine d’années par l’intermédiaire d’un cours donné par Josh.

Egalement réalisateur de documentaire, Jamie se montre un parfait admirateur du travail de de Josh et les deux couples deviennent rapidement amis.

Appréciant la fraicheur et la générosité des Massey, Josh et Cornelia se mettent à les fréquenter, se rendant dans plusieurs soirées intello-artistiques.

Ils se détachent alors de leurs amis quadragénaires et vivent alors une seconde jeunesse à coups de cours de hip hop et de séances chamaniques péruviennes.

Josh accepte d’aider Jamie et l’accompagne pour filmer ses retrouvailles avec un ami d’enfance Kent (Brady Corbet) recontacté via Facebook.

L’entretien est émouvant lorsque Jamie avoue avoir pris modèle sur Kent athlète et poète pour faire face au cancer de sa Mère puis prendre une dimension supplémentaire lorsqu’on découvre que Kent est un vétéran d’Afghanistan multi décoré ayant du mal à reprendre une vie normale dans le civil.

Alors que lui-même a les plus grande peines à boucler son film trop long et ambitieux, Josh présente Jamie à son beau père le célèbre réalisateur Leslie Breibart (Charles Grodin) tout en refusant les conseils d’un homme dont il cherche à se détacher de l’ombre trop envahissante à ses yeux.

Si on met de coté des histoires de flirts sans conséquences lors de l’étrange session chamanique, l’histoire entre Josh et Jamie prend une autre tournure lorsque ce dernier décroche un financement avec un producteur qui accepte de sortir le film.

Dévoré par la jalousie, Josh comprend que Jamie a utilisé l’appui de Leslie pour approcher un producteur mais l’a également manipulé en truquant son reportage avec Kent.

Tombant de haut, Josh se rebelle, retourne voir Kent et Darbie en passe de séparation avec l’ambitieux jeune homme pour confirmer ses craintes et accumuler des preuves.

Il se rend ensuite à une soirée d’avant première du film à laquelle assistent Cornelia et Leslie et tente de discréditer son rival, sans succès.
Se rabibochant avec Cornelia, le couple décide de tirer profit de cette expérience pour se remettre en question, reconnaitre que Josh se cache derrière un film interminable et invendable pour ne rien faire et décide de se rendre à Port au Prince pour adopter un petit Haïtien.

En conclusion, « While we’re young » emboite le pas à « Greenberg » de la même réalisatrice en 2010 en montrant un Ben Stiller dans un registre différent, plus intime et intellectuel loin des énormes blockbusters dans lequel il officie régulièrement.

Intelligent et sensible, « While we’re young » traite de la crise de la quarantaine, entre rêves de jeunesse qui s’envolent peu à peu, premiers pépins de santé et désir de ne pas laisser tout à fait filer les choses.

Face à un jeune homme ambitieux et manipulateur derrière une façade sympathique et cool, les quadragénaires n’y voient que du feu et tombent dans le panneau.

Du coté plus négatif, on reprochera au film une certaine branchitude se caractérisant par un langage crypté aux propos incompréhensibles visant à en masquer la vacuité et le jeu particulièrement agaçant et maniéré d’Adam Driver.

On trouvera donc le film un tantinet moins touchant et réussi que la précédente collaboration entre Stiller et Baumbach.

A réserver donc aux quadra en mal de repères ?

While we're young (Noah Baumbach)
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 10:40
Groupe d'élite (Alberto Rodriguez)

On reste dans l’univers viril des policiers de terrain avec « Groupe d’élite » un film espagnol d’Alberto Rodriguez.

Sorti en 2012, « Groupe d’élite » se déroule lui aussi à la fin des années 80 à Séville qui s’apprêtant à accueillir l’exposition universelle, entreprend de nettoyer son centre ville des activités de vente de drogues.

Quatre hommes sont chargés de mener à bien cette opération, le groupe 7 composé de Rafael (Antonio de la Torre) un flic barbu, bourru et violent, Mateo (Joaquin Nunez) un petit rondouillard jovial, Miguel (Jose Manuel Poga) grand et mince et enfin Angel (Mario Casas), le petit dernier, jeune flic fraichement affecté sur place.

Dans le vieux centre ville délabré de la ville, le quatuor traque les dealers et après une course poursuite animée sur les toits, Rafael sauve la vie d’Angel, pris à revers par un dealer plus expérimenté que lui en technique de corps à corps.

Choqué, Angel retrouve sa femme Elena (Inmena Cuesta) et leur jeune fils.

Il tient à cacher à ses collègues qu’il est diabétique et doit se faire régulièrement des injections d’insuline pour survivre.

Après une nouvelle rafle dans le milieu des toxicomanes, les quatre hommes usent de méthodes brutales pour obliger Joaquin (Julian Villagran) un drogué du centre ville à devenir leur indicateur.

Une prostituée d’âge mur appelée la Rouquine (Estefania de los Santos) pour qui Mateo semble en pincer complète le dispositif de renseignement.

Désobéissant aux consignes de leur hiérarchie, le groupe se rend sur les indications d’un patron de bar homo dans une cité de la périphérie de la ville qui sert de plaque tournante pour acheminer la drogue dans le centre.

Les quatre homme pénètrent en force et Angel se fait remarquer par une interpellation violente en plein milieu de la cité.

Narguant les trafiquants, il se retrouve peu à peu lui aussi menacé, avec des inscriptions ou des petites agressions contre sa voiture ou son chien.

Le groupe 7 est aussi vivement critiqué par la presse pour ses bavures après la plainte d’un fils d’avocat sérieusement tabassé après une descente.

Mais il riposte, intimidant la journaliste Marisa Morales (Diana Lazaro) auteur de l’article et continue son travail de nettoyage.

Après avoir arrêté une fausse ambulance qui servait à acheminer le drogue, le groupe 7 porte un coup dur aux trafiquants qui ripostent en brulant la Rouquine, installée comme indicatrice dans la cité.

Au mépris de leur vie privée qui souffre de leur engagement, avec Elena peu à l’aise avec la peur ou Lucia (Lucia Guerrero) une jeune toxicomane fugueuse hébergée par Rafael, le groupe 7 cherche à venger la Rouquine et tombe dans un guet apens dans lequel Joaquin sert d’appât.

Pris à revers dans la cité, ils sont désarmés, déshabillés, exhibés et humiliés devant la haine de la population avant de pouvoir rentrer chez eux avec une menace de mort à la clé.

Même la blessure par morsure d’un toxicomane séropositif de Miguel, n’entrave pas la résolution de Rafael et Angel qui retournent dans la cité pour tuer le caïd local.

Ils y parviennent avec quelques blessures par balles et terminent promus comme le reste du groupe.

L’exposition universelle démarre donc en 1992 avec le succès que l’on sait…

En conclusion, « Groupe d’élite » est un film atypique car espagnol et se déroulant dans le Séville des années 80.

Ceci lui confère donc un cachet un peu roots, avec des acteurs peu connus sur le plan international mais incroyablement charismatiques.

Très rythmé, intense, « Groupe d’élite » montre la guerre sans merci entre trafiquants et policiers aux méthodes radicales, n’hésitant pas à avoir recours à la violence et à l’intimidation jusqu’à déraper pour répondre à un meurtre par un meurtre.

Avec pour un cadre la très méditerranéenne capitale catalane, sa chaleur, son centre ville décrépi et ses banlieues pourries ressemblant aux cités françaises, « Groupe d’élite » s’inscrit comme un polar nerveux, atypique et radical.

A découvrir donc pour les amateurs du genre qui ne seront pas déçus de l’expérience !

Groupe d'élite (Alberto Rodriguez)
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 09:29
La nuit nous appartient (James Gray)

Sorti en 2007, « La nuit nous appartient » est le dernier film de James Gray que je n’avais pas encore vu.

L’histoire se déroule à New-York à la fin des années 80.

Bobby Grusinsky (Joaquim Phoenix) est le gérant d’une énorme boite de nuit de Brooklyn, El Caribe qui tourne à plein régime et lui assure un important succès.

Fréquentant la jolie entraineuse Amanda (Eva Mendes), il ne rend des comptes qu’au patron, un vieux Russe appelé Marat Buzhayev (Moni Moshonov) avec qui un rapport quasi filial s’est instauré.

Mais Bobby cache un secret, son père Burt (Robert Duvall) et son frère Joseph (Mark Wahlberg) appartiennent au NYPD et après lui avoir demandé de servir d’indicateur, font une descente musclée dans sa boite pour arrêter Vadim Nezhinzki (Alex Veadov), un gros trafiquant de drogue s’apprêtant à prendre le contrôle du marché de la ville.

En prison, un des hommes de Nezhinzki préfère se trancher la gorge plutôt que de parler et mis hors de cause, le voyou prouve sa dangerosité en envoyant un tueur qui tire sur Joseph au visage.

Tout d’abord furieux contre son père et son frère qui l’ont également embarqué pour consommation de drogue, Bobby change d’attitude lorsqu’il apprend que son frère est entre la vie et la mort.

Il accepte donc de servir d’indicateur pour le NYPD en prenant avec lui un micro caché dans son briquet et se rend à une invitation de Nezhinzki qui souhaite lui faire découvrir son laboratoire clandestin afin de profiter de son réseau dans le monde de la nuit pour vendre sa drogue à New-York.

La peur au ventre, Bobby se rend sur place, dans un quartier délabré de la ville tenu par des gardes armés.

Sa nervosité le trahi et le rusé Nezhinzki sent la traitrise.

Bobby utilise donc un code pour faire venir la police et une terrible fusillade éclate, aboutissant à la mort de et l’arrestation de Nezhinzki qui malgré sa détention réussit le tour de force de s’évader.

Déterminé à tuer Bobby, Nezhinzki met un contrat sur sa tête, l’obligeant à fuir de lieu en lieu avec Amanda et une protection policière.

Louis Falsetti (Danny Hoch) son bras droit fait tourner la boite en son absence.

A la sortie d’un hôtel, pourtant protégé par deux voitures de police dont une dans laquelle se trouve son père, Bobby et Amanda sont pris en chasse par Nezhinzki et ses hommes.


Une fusillade terrible éclate et se solde par la mort de Burt.

Bobby et Amanda survivent par miracle après un gros accident de voiture.

Choqué et écœuré, Bobby ne supporte plus de vivre en animal traqué et prend la courageuse décision de s’engager dans la police pour lutter à armes égales face à son ennemi.

Amanda le quitte et Joseph réintègre lentement la police lui aussi choqué.

Après un entretien musclé, il comprend que le débonnaire Louis l’a vendu et qu’en réalité le vieux Buzhayev est derrière tout cela en jouant pour son neveu Nezhinzki.

Les policiers sont orientés sur les activités de Buzhayev et découvre que le vieil homme utilise ses petits enfants comme passeur de drogues.

Profitant d’une information concernant un gros arrivage de drogue, ils montent un guet apens dans une zone marécageuse.

Les mafieux russes sont pris au piège, et sont soit tués soit pris en fuite.

Buzhayev est arrêté, Joseph demeure paralysé dans l’action et Bobby se lance seul dans les marais à la recherche de Nezhinzki qu’il tue lui-même pour venger sa famille.

Lui et son frère sont promus…

En conclusion,« La nuit nous appartient » est un chef d’œuvre, le meilleur film de James Gray avec « Little Odessa ».

Véritable polar noir, il montre avec maestria le monde des boites de nuit, des trafiquants et des policiers de la fin des années 80 luttant contre l’invasion du cocktail héroïne/cocaïne à New-York.

Autour de solides acteurs avec un Mark Wahlberg pour un fois passable, Joaquim Phoenix fait exploser son talent, jouant à merveille un homme écartelé entre la tradition familiale de policiers aux valeurs rigides et sa réussite professionnelle obtenue en fréquentant des hommes influents du monde de la nuit.

Après les événements dramatiques qui suivent, il est obligé de prendre parti et de choisir l’ordre pour venger son père et frère aux prises avec un ennemi puissant et déterminé.

En bonus, Eva Mendes, qui bien que jouant le rôle de la petite amie sexy du héros, tire également son épingle du jeu dans ce monde de brutes testostéronées…

Intense, puissant, élégant, dramatique, « La nuit nous appartient » est à posséder dans sa vidéothèque pour être vu et revu régulièrement.

La nuit nous appartient (James Gray)
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 21:37
Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise (Guy Solenn, Alexandre Civico)

Avec « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » de Guy Solenn et Alexandre Civico, on tient un de ses best sellers de poche facile à lire et touchant un point sensible à l’heure de la morosité économique, le secteur de l’emploi.

Sorti en 2009, « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » se propose en quatre parties de décortiquer les mécanismes de communication permettant à un salarié lambda pas particulièrement compétent de garder son travail voir de grimper dans la hiérarchie.

Attention, le ton emprunte au verbiage des gourous du management pour verser dans un ton humoristique particulièrement caustique.

La première partie vise simplement à communiquer plus efficacement pour se faire son autopromotion en faisant siennes les idées de la Direction (même si elles sont parfaitement nulles et détestables), en ayant recours à l’inflation verbale visant à gonfler voir transformer des activités sommes toutes modestes et rébarbatives en exploits quotidiens.

Il est bien entendu recommandé de s’approprier les succès des autres et de se désolidariser des échecs dans le but de soigner sa communication vers le haut de la pyramide hiérarchique de l’entreprise.

Le mensonge peut être employé avec parcimonie pour atténuer un échec cuisant en raison de sa dangerosité.

On retrouve en souriant le jargon habituelle des boites, « être charrette, » « sous la vague » « challenge » « ASAP » « je reviens vers vous » cette véritable novlangue digne du roman « 1984 » de Georges Orwell qui pollue nos existences.

Le but est de tenir à distance ses rivaux et de continuer à mettre sous pression ses subalternes.

Bien entendu dans cet exercice, la machine à café ou la cantine sont des lieux hautement stratégiques ou manœuvrer à sa guise.

On l’aura compris, l’ouvrage ne voit volontairement que des personnes à contrôler, écarter ou écraser dans l’entreprise et ne considère aucunement le coté humain qui peut surgir.

Le profil type qui revient non sans humour le plus souvent est celui de l’informaticien, personnage décalé de bout de chaine mais omnipotent car capable de réduire à néant toutes vos activités.

Suivent non loin, le stagiaire pistonné je m’en foutiste, le coursier et la secrétaire acariâtre qu’on peut amadouer avec un peu de doigté.

Plus discutable est le chapitre sur le marquage du territoire afin de lutter contre l’uniformisation, la deshumanisation de nos espaces de travail (open space et autres bureaux itinérants) en ayant recours à une organisation stricte mais artificielle visant à imposer sa présence à coups de dossiers, agrafeuses, calculatrices, post its suffisamment évocateurs pour renforcer l’impression de compétence indiscutable qu qui en découle et dissuader une éventuelle annexion de son espace personnel.

On termine par les plus inquiétantes techniques de manipulation en faisant mine de sympathiser avec des rivaux plus jeunes ou plus compétents, pour leur sous tirer des informations compromettantes pouvant être utilisées contre eux le moment venu pour les discréditer.

L’usage des réseaux sociaux peut à ce titre s’avérer particulièrement rentable mais les fréquentations hors du travail par exemple le weekend end également.

Mais la stratégie s’étend jusqu’aux chefs (N+2 mais surtout N+1), avec un questionnaire psychologico-comique permettant de profiler la personne en face de soi en vue de trouver des sujets de conversation avec elle, de gagner ses faveurs ou de la faire couler.

Il est même avancé comment retourner une situation en sa faveur après s’être fait doublé par un rival en gagnant ses faveurs en lui prêtant un semblant d’allégeance.

Une fois arrivé à un poste de chef, on apprend comment siphonner les idées de ses subalternes (via des reportings réguliers ou des travail de groupes) et minimiser leurs mérites auprès de la hiérarchie.

Une technique plus vicieuse consiste à choisir des favoris pour diviser le groupe.

Le cas particulier des Syndicats n’est pas oublié, et tout en concédant leur anachronisme dans ce monde individualiste, leur influence est sous lignée avec de réelles possibilités d’immunité au licenciement en cas d’adhésion massive et d’horaires forcément aménagés par rapport à ses collègues.

Enfin pour terminer, d’autres techniques plus élaborées apprennent comment échapper à une évaluation avant un plan de licenciement ou rebondir après un bouleversement d’organigrammes.

En conclusion, le succès de « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » n’est pas une surprise quand on considère l’époque emplie de cynisme et d’individualisme qui nous entoure.

Avec une belle verve et un sens inné de la formule, le duo d’auteurs pousse en la matière le bouchon bien loin et en rajoute en comparant le monde de l’entreprise à un champs de bataille ou il faut tuer pour sa survie.

Difficile de savoir si cette comparaison n’a uniquement trait qu’à une tentative d’humour poussée ou si un fond de vérité subsiste.

En tout cas, « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » propose un véritable arsenal de techniques pour se vendre, grimper les échelons, profiter des autres, éliminer des rivaux, bref devenir la pire des pourritures sans foi ni loi pour accéder à un surplus de petits privilèges matériels symboles aujourd’hui de la réussite dans ce monde corrompu.

Si comme moi, vous êtes rétif à leur emploi, les connaitre vous permettra au moins de ne pas vous faire manipuler et mettre en difficulté lorsque d’autres personnes y auront recours… ce qui après tout n’est peut être pas si inutile.

A réserver donc aux cyniques aux dents longues convaincus que pour réussir le seul moyen est de tuer père et mère…

Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise (Guy Solenn, Alexandre Civico)
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 19:57
Lolita (Stanley Kubrick)

« Narcisa » de Jonathan Shaw ayant laissé quelques traces, je me suis logiquement dirigé vers « Lolita » l’adaptation de Stanley Kubrick du roman de Nabokov.

Sorti en 1952, « Lolita » montre un écrivain américain d’âge mur, Humbert Humbert (James Mason), faire irruption chez un réalisateur excentrique Clare Quilty (Peter Sellers) pour le menacer à l’aide d’une arme à feu.

Troublé et désespéré, Quilty cherche par tous les moyens à détourner l’attention de son agresseur à l’aide d’un verbiage permanent et de proposition loufoques : parties de ping-pong, compositions de piano… mais ceci ne détourne par Humbert de son explosive vengeance qui le fait finalement tuer le malheureux.

Puis sans le savoir le spectateur remonte le temps, retrouvant Humbert en pleine phase d’installation dans une petite ville du New Hampshire.

Malheureusement pour lui, Humbert tombe sous le charme de Lolita Haze (Sue Lyon), la fille de sa logeuse, âgée d’une quinzaine d’années.

Incapable de résister à cette attraction surpuissante soigneusement entretenue par le caractères ambigu et rebelle de la jeune fille, Humbert prend le logement et accepte d’épouser la mère, Charlotte (Shelley Winters) veuve en quête d’un nouveau mari pour briser le cercle infernale de sa solitude.

Les disputes sont continuelles entre Charlotte et Lolita qui tient tête et refuse son autorité à tel point que ceci se termine par un placement de la jeune fille en pension.

Privé de son égérie, Humbert a toutes les peines du monde à contenir ses pulsions de meurtre à l’égard de sa femme.

Le voile se déchire finalement lorsque Charlotte lit son journal intime, découvrant ses pensées profondes et les termes peu élogieux dans lesquelles il décrit sa femme.

La réaction de Charlotte est brutale et se solde par un départ précipité dans lequel elle meurt renversée par une voiture.

Tout en singeant l’affliction, Humbert manœuvre pour récupérer Lolita, lui mentir sur le sort de sa mère pour ensuite lui révéler la réalité et l’emmener dans une folle cavale d’hôtels en hôtels ou il peut ainsi devenir son amant.

Après avoir croisé Quilty dans une réception, le « couple » étrange s’établit dans une autre petite ville mais le tempérament léger et épris de liberté de Lolita s’accommode fort mal avec le désir de possession de Humbert qui lui interdit toute sortie non autorisée et de fréquenter les jeunes de son âge.

Il faut l’intervention du mystérieux prof de piano allemand de Lolita, le Docteur Zempf pour fléchir la volonté d’Humbert et laisser sa belle fille s’inscrire dans la troupe de théâtre de son école.

Mais les mensonges de Lolita irritent au plus haut point Humbert qui trop jaloux la convainc de quitter une nouvelle fois la ville pour fuir un hypothétique policier lancé à leurs trousses.

Après beaucoup d’angoisses sur la route, Lolita tombe malade et doit se faire hospitaliser.

Humbert reçoit un coup de fil anonyme très menaçant le traitant de malade mental ce qui le pousse à se ruer à l’hôpital pour découvrir que Lolita a pris la fuite avec un mystérieux « oncle ».

Désespéré, Humbert reçoit finalement une lettre de Lolita lui annonçant qu’elle était mariée avec Dick Schiller (Gary Cockrell) et avoir un grand besoin d’argent.

Lorsqu’il se rend chez le jeune couple, Humbert tente de convaincre Lolita de quitter son mari pour revenir vivre avec lui mais celle-ci refuse, en raison d’une grossesse.

L’insistance de Humbert aboutit à ce que Lolita lui annonce tout de sa relation avec Quilty, qui a profité de l’aura de sa condition de réalisateur pour la charmer, lui faire miroiter des rôles au cinéma puis abuser de sa naïveté/jeunesse.

La révélation de cet amour réel pour Quilty est un choc insupportable pour Humbert qui part le cœur brisé en ayant remis à sa douce protégée l’argent qu’elle demandait.

Pour en finir, Humbert se rend chez le réalisateur… et une voix off annonce son décès par crise cardiaque avec son procès pour meurtre.

En conclusion, « Lolita » est un vieux film au charme encore incroyablement vénéneux malgré la censure qui s’exerçait encore à l’époque.

Kubrick réussit avec brio a porter ce sujet difficile, la passion insensée d’un homme mur pour une adolescente, le décalage profond du à leur âge et la souffrance engendrée par la jalousie.

Amoral, scabreux, malsain, telle est l’histoire de « Lolita », qui à mon avis continuera d’inspirer pour longtemps les artistes en quête de tabous à briser.

Lolita (Stanley Kubrick)
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 20:30
Nord et Sud, saison 1, épisodes 5 et 6 (Richard T Effron)

Fin de la saison un avec « Nord et Sud, saison 1, épisodes 5 et 6 » de Richard T Effron.

Dans l’épisode 5, l’horrible Justin Lamotte (David Carradine) va jusqu’au bout des menaces avec Madeleine (Lesley Ann Down) l’affamant jusqu’à la conduire aux limites de la mort avant de la présenter à un médecin qui abusé diagnostique des troubles psychologiques nécessitant un traitement à base de laudanum, ce qui offre sur un plateau au vicieux mari un moyen de contrôler sa femme en permanence.

La transformation de Madeleine est spectaculaire et elle se mue à présent en femme distante et soumise à son mari sous le regard désespéré d’Orry (Patrick Swayze).

De son coté l’ambitieuse et perverse Ashton (Terri Garber) épouse finalement James Hunton (Jim Metzler) qui se place comme une des figures politiques dominantes du Sud au bord de la Sécession.

Ceci n’entache en rien l’appétit sexuel de la dame et ses idées fixes visant à pousser à assassiner sa sœur Brett (Genie Françis) et son ami Billy (John Stockwell) affecté à Fort Sumter près de Charleston.

Après une nouvelle violente dispute avec Virgilia (Kirstie Alley), plus fanatique que jamais au point d’avoir épousé l’ex esclave Gready (Georg Stanford Brown), le ton monte et l’amitié entre Orry et George (James Read ) est mise à rude épreuve alors que le conflit entre le Nord et le Sud s’embrase à l’approche des élections ou Lincoln (Hal Holbrook), favorable aux thèses abolitionnistes part favori.

Mais Virgilia, qui a rejoint John Brown (Johnny Cash) un leader abolitionniste partisan de la lutte armée contre le Sud, met ses menaces à exécution et bloque le train de retour vers le Sud de Orry et Brett à l’aide de la bande de Brown.

Orry échappe de justesse à une exécution sommaire d’un Gready surexcité par le sentiment de revanche par l’interposition de Priam (David Harris), l’ex esclave épargné lors de sa fuite.

Mais le groupe de Brown se trouve pris par la milice sudiste, Priam et Grady sont tués dans une héroïque mais désespérée lutte contre plus nombreux qu’eux.

Virgilia survit, ravagée par la douleur.

Enfin Bent (Philip Casnoff) un autre démon à l’extrême dangerosité refait surface, obtenant par hasard des informations incroyables dans un bordel, ou il découvre que la mère de Madeleine était une prostituée épousé par le respectable Fabray.

Pour couronner le tout, Bent s’acoquine avec Burdetta Halloran (Morgan Fairchild) dans une relation malsaine ou l’argent se mêle au sexe.

Du coté historique, la Sécession semble inévitable lorsqu’on annonce l’élection de Lincoln comme nouveau président des Etats-Unis.

Dans l’épisode 6, Orry finit après l’intervention de George par accepter l’union entre Brett et Billy non sans redouter les conséquences du conflit militaire entre le Nord et le Sud.

Sachant le temps compté et une réaffectation proche à Washington, Billy profite d’un généreuse permission d’une journée pour épouser rapidement Brett.

Le couple, déjà menacé par des hommes de main recrutés par l’atroce Ashton, se voit à présent traqué par Forbes Lamotte (William Ostrander) et un acolyte envoyé par Justin, fervent sympathisant de la cause sudiste et décidé à éliminer tous les Nordistes qui croisent à proximité.

Mais l’entretien terrible entre les trois hommes est intercepté par Madeleine, qui parvient à secouer l’apathie causée par les drogues pour tenir tête à son mari et à la blesser grièvement à l’œil à l’aide d’un sabre alors que celui-ci se ruait sur lui avec sa férocité habituelle.

Prenant une carriole, Madeline se rue chez Orry pour le prévenir.

Celui envoie à leur secours Charles (Lewis Smith), qui a quitté sa garnison du Texas pour rester fidèle à la défense de la propriété des Main à Charleston.

L’arrivée de Charles sauve le malheureux Billy piégé dans un duel truqué ou Forbes est sur de le tuer au pistolet.

Après une lutte confuse, Forbes est tué par Billy d’un coup de sabre et son acolyte blessé au bras, mis en fuite.

C’est une équipe de forcenés armés jusqu’aux dents qui emmenée par Justin à présent borgne vient exiger la restitution de Madeleine chez les Main.

Mais Justin est reçu lui aussi par les Main surarmés et reçoit de la part d’Orry des menaces de mort si il ose venir sur son domaine chercher Madeleine, qui sauvée reprend gout à la vie avec son amour de toujours.

Prudemment, Justin recule…et Ashton violemment prise à partie par Orry est chassée de la maison en proférant de sombres menaces autour de la future position de leader de son mari.

Enfin le calvaire de Virgilia ne semble plus avoir de fin : après avoir été sortie de l’asile ou on l’avait internée, elle refuse par fierté l’aide d’un politicien du Nord qui voulait en faire sa maitresse et finit par échouer dans la rue.

C’est une femme à l’agonie, échevelée et morte de faim qui toque à la porte des Hazard pour demander refuge.

Seule Constance (Sandra Kilbourne) a assez bon cœur pour l’accueillir malgré l’hostilité de Isabel (Wendy Fulton) et Stanley Hazard (Jonathan Frakes), le frère aigri de la réussite éclatante de George.

Mais cette décision va s’avérer désastreuse pour Orry remonté dans le Nord après un périlleux voyage pour rembourser George de l’argent qu’il avait investi dans sa plantation.

Livré par Virgilia, Orry est menacé de mort par une foule haineuse et ne doit la vie sauve qu’à George qui s’interpose au péril de sa vie pour éviter qu’il ne se fasse lyncher.

Choqués, les deux amis se séparent à la gare, dans un au revoir ayant valeur d’adieux lorsque Fort Stumer est canonné, ce qui déclenche officiellement la guerre de Sécession…

En conclusion, « Nord et Sud, saison 1, épisodes 5 et 6 » s’emballe dans sa dernière ligne droite, ultra condensée et riche en rebondissements.

Du coté des amoureux, tout s’accélère, Madeleine parvenant à briser l’infernale emprise de Justin pour retrouver la protection de son amour Orry tandis que la jeune Brett se lance dans une difficile union avec le Yankee Billy Hazard.

Les personnages maléfiques sont redoutables, jusqu’à en devenir effrayants.

A ce jeu, le brutal, cruel et manipulateur Justin dispute le leadership à l’infernale Ashton, aussi ambitieuse que dépravée, perverse et manipulatrice.

Un peu en retrait en cette fin de saison, Bent se rappelle à notre bon souvenir, en se profilant de manière menaçante comme profiteur de la guerre…

Impossible d’oublier non plus l’inclassable Virgilia, femme engagée corps et âme dans une cause qui la dépasse jusqu’à en devenir dangereusement asociale et fanatique.

Par son extrémisme, Virgilia rappelle de manière déplaisante les fanatiques religieux qui sévissent aujourd’hui…

Enfin, pour haut que tout subsiste l’amitié magnifiques des deux copains de Westpoint, Orry et George sans que l’on sache réellement si elle survivra à la guerre qui vient d’éclater.

Impossible donc de résister à cette formidable saga épique et romanesque qui par la grâce d’acteurs charismatiques et attachants, vous emporte davantage à chaque épisode…

La saison 2 vite ?!

Nord et Sud, saison 1, épisodes 5 et 6 (Richard T Effron)
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 19:02
Nord et Sud, saison 1, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)

On enchaine avec un vif plaisir sur « Nord et Sud, saison 1, épisodes 3 et 4 » de Richard T Effron.

Dans l’épisode 3, alors que Orry (Patrick Swayze) et Madeleine (Lesley Ann Down) cultivent leur liaison clandestine dans une chapelle abandonnée, Tilet Main (Mitchell Ryan) décède logiquement, laissant Orry comme nouveau directeur de la plantation.

Ceci pique son orgueil et le pousse à aller de l’avant en licenciant Salem Jones (Tony Frank), le brutal et vicieux contremaitre qui prenait à malin plaisir à torturer les esclaves noirs.

Tout en cédant la place au nouveau maitre, Salem professe de sombres menaces.

Il trouve en la personne de Charles Main (Lewis Smith), un jeune cousin éloigné en mal de reconnaissance, un parfait exutoire à son ressentiment et une violente bagarre de bar intervient alors avant qu’Orry ne désarme Salem et ses hommes tout en sermonnant son indigne cousin.

Mais le bouillant Charles continue ses frasques et est forcé de se battre en duel avec un notable qui s’estime offensé.

Habilement coaché par Orry, Charles apprend à maitriser ses nerfs dans le duel au pistolet et profite de la lâcheté de son adversaire qui s’effondre en larmes une fois son tir manqué.

Après avoir gracieusement épargné son adversaire, Charles regagne l’estime d’Orry qui accepte avoir plaisir de le voir s’inscrire à Westpoint.

Charles ne va pas pour autant seul à la prestigieuse académie et Billy Hazard (John Stockwell) le jeune frère de George (James Read) y est également admis.

Les deux familles resserrent leurs liens à l’occasion du mariage de George avec la douce Constance (Sandra Kilbourne) en présence d’Orry témoin du marié.

Malgré les incessantes provocations de Virgilia (Kirstie Alley) plus revendicative que jamais dans son engagement abolitionniste, l’amitié entre les deux hommes est au beau fixe, l’idée même d’une coopération économique pour mécaniser la plantation des Main est évoquée tout en considérant la condition express de ne plus utiliser d’esclaves.

Au cours d’un séjour empli de convivialité en Pennsylvanie, Asthon (Terri Garber) devenue une belle et provocante jeune femme, joue à séduire Billy pour meurtrir sa sœur Brett (Genie Françis), amoureuse du jeune homme.

Le caractère pervers et manipulateur d’Ashton se révèle alors tandis qu’elle vise un mariage d’intérêt avec James Hunton (Jim Metzler) promis à un bel avenir politique au sein de la Caroline du Sud.

Mais les positions pro radicales pro-esclavagistes de Hunton et sa concurrence amoureuse avec Billy provoque une bagarre générale qui gâche quelque peu les réjouissances.

Dans l’épisode 4, les Main rendent la pareil aux Hazard en les recevant dans leur plantation près de Charleston.

Ashton, grande amatrice des plaisirs de la chair, tombe sous le charme animal de Forbes Lamotte (William Ostrander), sous les yeux effarés de Billy qui comprend trop tard la mise en garde de Charles et reporte avec raison son intérêt sur la douce Brett.

Diabolique, Ashton joue sur plusieurs tableaux en usant de ses charmes pour manipuler les hommes.

Du coté des Lamotte, la mort de Nicholas Fabray (Lee Bergere) père de Madeleine affaiblit encore plus la position déjà fragile de Madeline auprès de son mari, l’horrible Justin (David Carradine).

Avant de voir son père mourir, Madeleine découvre qu’une des aïeuls était noire et comprend l’intérêt de ne rien révéler à Justin qui y verrait un prétexte pour la rabaisser encore davantage.

Alors que Virgilia demeure intenable dans la plantation, allant jusqu’à coucher avec un des esclaves de Hunton, Grady (Georg Stanford Brown) et de le pousser à s’échapper pour trouver refuge dans le Nord, un conflit terrible éclate entre les deux familles, les Hazard étant contraint de quitter la maison des Main.

Les retrouvailles ont pourtant lieu à Westpoint ou Charles et Billy sont reçus avec les honneurs.

Lors de la cérémonie de remise de diplôme, Ashton se révèle encore plus féroce qu’à l’accoutumée, couchant avec six soldats proches de Billy pour le faire souffrir.

Lorsque Charles le découvre il gifle sa cousine mais doit pourtant reculer face aux menaces de scandale.

Ashton tombe pourtant enceinte et doit se faire avorter avec la complicité de Madeleine, devenue experte dans l’aide aux jeunes femmes noires.

Madeleine paye cher sa générosité, puisque Lamotte furieux de ses allées et venues mais également de ne pas avoir de descendance, la violente et décide de la séquestrer afin de la laisser mourir de faim.

Impitoyable, Lamotte tue à mains nues Miss Sally (Olivia Cole) la Noire affranchie qui accompagnait et défendait Madeleine comme son ombre.

Le projet de fuite vers le Nord en compagnie d’Orry est donc avorté et celui se morfond dans l’absence de sa bien aimée.

En conclusion, « Nord et Sud, saison 1, épisodes 3 et 4 » se révèle encore plus excitant que les deux premiers numéros.
L’action est rapide, rythmée, rapidement évolutive, proposant l’arrivée soudaine de nouveaux personnages comme le fougueux incompris Charles, le simple(t) Billy mais surtout l’incroyable montée en puissance d’Ashton véritable diablesse aux dangereuses séductions.

Le coté hardcore de la série prend tout son sens lors de scène torrides ou Ashton demande qu’on lui envoie six soldats pour satisfaire ses vices mais également dans les terribles colères de Lamotte, avec des scènes insupportables ou on le voit battre des femmes jusqu’à la mort.

Difficile de ne pas avoir envie de rendre la pareille à Lamotte…

Mais entre les turbulences familiales et les divergences fondamentales de politiques entre Nord et Sud, subsiste plus forte que tout l’amitié sacrée de George et Orry… mais pour combien de temps encore ?

Impossible donc à vrai dire de s’ennuyer pour le spectateur qui n’a qu’une seule envie, découvrir la suite !

Nord et Sud, saison 1, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)
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