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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 21:23
X-men n°129, et si... Légion avait tué Xavier et Magnéto ? (Ed Brubaker, Clayton Henry, Mike Carey, Chris Bachalo, Rick Remender, Dave Wilkins)

Les comics contemporains bien sur avec « X-men n°129, et si... Légion avait tué Xavier et Magnéto » sorti en 2007.

Découpé en plusieurs aventure, « X-men n°129, et si... Légion avait tué Xavier et Magnéto » débute par l’attaque de Vulcan, fils du Corsaire (Christopher Summers), et donc frère de Scott (Cyclope) et Alex Summers (Havok) qui doté d’immenses pouvoirs mutants dopés par la technologie extra terrestre Shi’ar, se rebelle contre eux et cherche par tous les moyens à tuer l’empereur D’Ken.

Sous la plume de Clayton Henry et un scénario d’Ed Brubaker, le jeune homme en rage se heurte à la garde impériale à qui il cause de sérieuses pertes, malgré les vagues d’attaques lancées par Gladiator.

Titan, Immundra, Plutonia, Impulse, Cosmo et Neutron sont grièvement blessés voir pire et même les attaques mentales de Hobgoblin, Oracle et Nightside dirigés par Mentor, font à peine mieux que désorienter ce redoutable adversaire capable de provoquer de meurtrières rafales d’énergie.

Il faudra toute la puissance physique et l’invulnérabilité de Gladiator pour l’arraisonner et le conduire sous ordre du Vice chancelier dans un planète prison ultra secrète Shi’ar.

Soumis à des accès de schizophrénie ou un double de lui-même lui parle, Vulcan est aidé par un traitre Shi’ar qui lui enlève son collier inhibiteur de pouvoirs, lui permet de tuer aisément les gardes et de trouver Deathbird, elle-même détenue dans une cellule ultra sécurisée.

On change de registre avec Mike Carey (scénario) et Chris Bachalo (dessin) pour narrer le combat des X-men (Cyclope, Colossus, Malicia, Wolverine, la Reine blanche, Rocket) face à une race extra terrestre menaçant l’humanité à bord d’un vaisseau spatial High tech appelé le Conquistador.

Mais en détruisant un gros capteur solaire, Mystik retarde l’éradication programmée et permet une lutte au corps à corps face aux extra terrestres emmenés par leur chef Sangre.

Le féroce Dents-de-sabre se laisse surprendre par Sérafina, une ennemie qui attaque son système sanguin, composé de petites minuscules machines, mais Rocket intervient et choque neutralise la belle créature après l’avoir violemment projetée dans les airs.

Le dénommé Fuego, capable de générer un feu intense est tué par Iceberg qui congèle son corps de flammes et Mystik ayant revêtu l’apparence de Sérafina parvient à pénétrer dans le Conquistador et à le détruire après avoir tué Sangre à l’aide de balles à hydrogène.

Les X-men paraissent donc soulagés en ignorant qu’une autre créature prépare la contre attaque des extra terrestres.

On passera sur la tentative d’introduction de nouveaux X-men rajeunis (Rockslide, Dust, Anole, Mercury, Elixir, Match), dans laquelle le jeune Kevin Ford alias Wither quitte le groupe, horrifié par son pouvoir incontrôlable qui le fait tuer par simple toucher tandis que ses camarades se réunissent pour enterrer les leurs fraichement décédés dont Joshua Guthrie.

Traqué par la police, Kevin est pris sous la protection d’une vielle femme qui après avoir tué les policiers venus l’arrêter, se révèle être Séléné, la vampire capable comme lui d’absorber l’énergie vitale de ses proies.

Sans se démonter, la sexy mutante sorcière lui propose ni plus ni moins que d’être son roi.

On termine avec une histoire classique de « Et si » dessinée par Dave Wilkins sur un scénario de Rick Remender dans laquelle suite à la mort de Xavier et Magnéto tués par Légion, Apocalypse prend le dessus chez les mutants provoquant une guerre de grande ampleur avec les gouvernements humains qui font de leur coté appel à leur super héros.

Réfugié en Terre sauvage, Nathan le fils de Jean et Scott se réfugie dans la banquise après qu’un groupe de mutants à la solde d’Apocalypse ait tué ses parents.

Il y rencontre Wolverine et s’allie avec des super héros : la Chose dotée d’un curieux bras robotique, Captain Britain dans une version armure en boite de fer blanc, Captain america capable de manier le marteau de Thor, un curieux Docteur Strange aux traits noirs de Frère Vaudou et surtout l’Homme molécule qu’il aide à déchainer son irrésistible pouvoir pour tuer l’Homme absorbant et Lady deathstrike travaillant pour le camp adverse.

La décisions est alors prise d’attaquer la forteresse d’Apocalypse à New-York mais le mutant déchaine les clones de Vénom et Holocauste une monstrueuse créature de flammes quasi invincible qui décime les héros.

Strange/Vaudou propulse alors les héros en difficulté dans la dimension du puissant démon Dormammu et le repousse vaillamment tandis que de retour sur Terre, ils sont aux prises avec les quatre cavaliers d’Apocalypse: Hulk, Namor, Tornade et le Fléau.

Le choc est décevant, le Fléau étant écrasé d’un seul coup de marteau de Thor dans la tête, Namor poignardé d’un coup de griffes de Wolverine dans la tête avant que celui-ci soit brulé vif par Tornade.

Dopé par la télépathie de Nathan, le pouvoir de l’Homme molécule fait la différence pour tuer Hulk et Apocalypse lui-même.

Que deviennent Holocauste, Venom et Tornade ? On ne s’embarrasse pas de détails…

Nathan investit le corps du mutant immortel et combinant ses pouvoirs avec l’Homme molécule pour modifier la réalité à sa guise pour empêcher la mort de Xavier et Magnéto, ce qui force Captain a lui décocher une terrible rafale d’énergie qui traverse un portail temporel et l’effet opposé tuant net Magnéto et Xavier.

En conclusion, « X-men n°129, et si... Légion avait tué Xavier et Magnéto » se montre très hétérogène sur le fond et la forme.

Sans hésitation aucune, la révolte de Vulcan vire largement en tête, avec un combat de forte envergure dans l’espace face à la garde impériale, une trame au potentiel d’un space opéra et les superbes dessins emplis de force et majesté de Henry.

Le reste plonge à pic : scénario éculé de Carey, dessins horribles de Bachalo, Nouveaux X-men sans charisme englués dans une intrigue stagnante et même le pourtant séduisant « Et si… » au potentiel à la base très excitant sombre en raison de combats bâclés et du graphisme hideux de Dave Wilkins.

Bien peu de sujets de réjouissances donc…

X-men n°129, et si... Légion avait tué Xavier et Magnéto ? (Ed Brubaker, Clayton Henry, Mike Carey, Chris Bachalo, Rick Remender, Dave Wilkins)
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 20:16
The king of New-York (Abel Ferrara)

On reste dans l’univers du film de mafieux New-yorkais avec « The king of New York » d’Abel Ferrara.

Sorti en 1990, « The king of New York » raconte la sortie de prison de Frank White (Christopher Walken), l’un des plus grand parrains de la pègre New yorkaise qui ne met pas très longtemps à revenir aux affaires.

Vivant comme un nabab du crime avec limousines, drogue, soirées branchées et prostituées dévouées, Frank est bien épaulé par Jimmy Jump (Laurence Fishburne), un gangster noir particulièrement agressif qui n’hésite pas à assassiner un puissant rival colombien, Tito (Ernst Abuba) lors d’une transaction de drogue.

Après l’humiliation de Joey Dalesio (Paul Calderon) le négociateur de Frank, celui-ci est obligé d’éliminer de ses propres mains un autre caïd rival lors d’une mémorable partie de cartes qu’il investit avec tous ses hommes armés jusqu’aux dents.

Rien ne semble arrêter la voracité de Frank, qui fermement décidé à rattraper le temps perdu, élimine également Larry Wong (Joey Chin), un parrain de Chinatown qui ne souhaitait pas lui prêter de l’argent pour réhabiliter un hôpital du Bronx.

Les seuls véritables ennemis sérieux de Frank semblent être les policiers, avec la brigade de choc dirigée par l’inspecteur en chef Roy Bishop (Victor Argo) et les deux jeunes particulièrement déterminés Dennis Gilley (David Caruso) et Thomas Flanigan (Wesley Snipes).

Après avoir menacé Frank à un spectacle de Broadway, les inspecteurs s’en prennent à Jimmy, qu’ils coincent dans un fast food pour le meurtre de Tito.

Mais Frank fait jouer son avocate et maitresse Jennifer (Janet Julian) qui parvient à obtenir la libération du mafieux plus narquois que jamais dans la demi journée.

Ulcéré par ces hommes qui se croient au dessus des lois, Dennis déclare à Roy qu’il va tuer Frank et ainsi régler le problème définitivement.

Le guet apens a lieu dans un club glauquissime du Bronx, ou Frank et ses hommes, défoncés, dansent et partouzent allégrement….

Après une terrible fusillade ou les hommes tombent comme des mouches, Frank et Jimmy parviennent à prendre la fuite en voiture mais son prix en chasse par deux voitures de police dont une avec Dennis et Thomas.

Le face à face se solde par une traque dans un terrain vague ou sous une pluie battante, Jimmy surprend Thomas, le blessant mortellement avant d’être lui-même abattu par Dennis qui en représailles le laisse longuement souffrir.

Le riposte de Frank est pourtant terrible et Dennis est abattu à son tour aux funérailles de son ami.

Seul Roy ose à présent défier le parrain et meurt dans une rame de métro après que Frank ait pris en otage une mère de famille noire.

Mais Frank blessé à l’abdomen, comprend lorsque les voitures de police le cernent en plein Time square que son heure est venue et expire à son tour dans un taxi…

En conclusion, « The king of New-York » est un bon film d’un réalisateur réputé fou à lier et demeure de facture somme toute assez classique dans la description de son intrigue avec parrain surpuissant et flics prêts à tout lorsque les procédures légales ne suffisent plus.

Remarquable par son esthétisme aussi noire qu’un Batman, « The king of New-York » est également un film branché cultivant une ambiance de décadence sur fond de mauvais hip-hop des années 90.

De leur coté, les acteurs sont irréprochables, s’illustrant dans des scènes d’une belle intensité dramatique comme la fusillade dans le Bronx…

Violent, sombre et branché, « The king of New-York » plaira aux amateurs de Batman ou du Daredevil des années 80 dessiné par Frank Miller…

The king of New-York (Abel Ferrara)
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 08:33
Lost saison 5, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Pas évident d’attaquer une nouvelle saison de Lost mais voici « Lost saison 5, épisodes 1 et 2 ».

Diffusée en 2009, l’épisode un est réalisé par Stephen Williams sur un scénario du duo Damon Lindelof-Carlton Cuse.

L’histoire se déroule 3 ans après le retour de l’ile des six rescapés revenus aux Etats-Unis.

Reprenant les rênes, Benjamin Linus (Michael Emerson), est parvenu à convaincre Jack (Matthew Fox) de revenir avec lui sur l’ile pour sauver ceux qui sont restés.

Après avoir enlevé le corps de Locke (Terry O ‘Quinn), le duo des meilleurs ennemis cherche à retrouver les autres membres du vol 815 et découvre que Sayid (Naveen Andrews) à présent employé de Benjamin est en cavale avec Hugo (Jorge Garcia), après avoir tué un homme en planque devant l’hôpital psychiatrique.

Du son coté, Kate (Evangeline Lilly) est obligée de prendre à nouveau la fuite lorsque deux avocats réclament pour le compte d’un mystérieux client des tests de maternité vis-à-vis d’Aaron, le fils de Claire (Emilie de Ravin) qu’elle a élevé.

Enfin Sun (Kim Yoon Jim) se heurte à la puissance de Charles Widmore (Alan Dale) qui la bloque à un aéroport pour établir un accord afin de lutter contre leur ennemi commun : Benjamin Linus.

Sur l’ile la situation est à la totale confusion après les manipulations de Benjamin qui provoquent des déplacement spatio-temporels aléatoires.

Désorienté et agressif, Sawyer (Josh Holloway) menace Daniel Faraday (Jeremy Davis) pour qu’il lui explique les phénomènes physiques à l’œuvre.

Plongé dans le passé, le groupe se trouve en effet privé de camp, de vivres et d’armes, tandis que Locke assiste à la chute de l’avion des trafiquants de drogue africains et reçoit une balle dans la jambe, tirée par Ethan (William Mapother).

Sauvé miraculeusement par un nouveau saut temporel, Locke est soigné par Richard (Nestor Carbonell).

Seul Faraday semble savoir ce qu’il fait et parvient à force d’obstination à entrer en contact avec Desmond (Henry Ian Cusick) alors gardien du bunker avant qu’il n’explose et lui demande de filer dans le temps pour contacter sa mère, également scientifique à Oxford.

De manière stupéfiant, Desmond se réveille au lit avec Penny dans un voilier et met le cap vers l’Angleterre…

Dans l’épisode 2 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, Sayid est contraint de tuer deux hommes tendant un guet apens sous les yeux médusés de Hurley.
Blessé par une fléchette puissamment anesthésiante, Sayid tombe dans le coma ce qui laisse Hurley se débrouiller seul pour l’évacuer alors que tout l’accuse de les meurtres des hommes;

Hurley emmène Sayid dans sa maison et est finalement soutenu par son père David (Cheech Marin) et sa mère Carmen (Lillian Hurst), bien qu’ils ne comprennent rien à ses histoires et le croient psychologiquement atteint.

Toujours inconscient, Sayid est finalement amené par David chez Jake pour recevoir des soins qui le raniment, mais Hurley panique lorsqu’il voit Benjamin, préférant se livrer à la police de Los Angeles plutôt que de suivre l’ex vénéneux gourou des Autres.

Sur l’ile, le chaos règne lorsque le groupe est attaqué par des flèches enflammées qui tuent bon nombre de survivants, dont Neil Frogurt (Sean Whalen) perpétuellement angoissé par le manque de feu et de nourriture.

Contraint à la fuite, le groupe se retrouve isolé dans la jungle et mis en joue par des hommes armés vêtus d’uniformes.

L’intervention au couteau de Locke leur permet à Sawyer et Juliet (Elisabeth Mitchell) de prendre le dessus sur leurs assaillants, même si le mystère s’épaissit de plus en plus…

En conclusion, « Lost saison 5, épisodes 1 et 2 » reprend de manière plutôt difficile tant il est peu aisé de s’y retrouver dans les multiple sauts dans le temps et l’espace.

Les scénaristes semblent prendre un malin plaisir à dérouter le spectateur qui n’y comprend du coup plus grand-chose et doit perpétuellement se tenir en éveil pour comprendre ce qui passé, présent, futur, réel ou vision…

Il faudra probablement attendre quelques épisodes avant qu’un ordre apparent n’émerge de ce fatra spatio-temporel.

L’idée dominante reste cependant que les rescapés de l’ile vont devoir y revenir pour sauver les leurs… ce qui semble du reste coïncider avec leurs aspirations profondes, leur mal être de rescapé, la honte du mensonge et la culpabilité qui intérieurement les rongent…

Lost saison 5, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 12:19
Harry Brown (Daniel Barber)

On quitte l’univers enchanteur et rude des montagnes californiennes pour celui tout aussi sauvage des banlieues londoniennes avec « Harry Brown » de Daniel Barber.

Sorti en 2009, « Harry Brown » se déroule dans une cité glauquissime prêt de Londres ou un gang de jeunes dealers hyper agressifs ont pris le pouvoir.

L’ancien marine Harry Brown (Michael Caine) mène une vie modeste et solitaire dans son petit appartement de la cité, depuis la mort de son épouse.

Devenu un vieil homme, ses seules distractions consistent en des parties d’échecs avec son ami Leonard Atwell (David Bradley) dans le pub de Sid (Liam Cunningham).

Mais Leonard se plaint de l’omniprésence des dealers qui le persécutent, l’insultant et l’intimidant.

Harry tente de persuader son ami d’aller à la police mais celui rétorque qu’il l’a déjà fait et que la prochaine étape sera de se défendre avec une vieille lame de baïonnette qu’il lui a offert.

Un soir le drame survient et Harry reçoit le lendemain la visite de la police, l’inspecteur Alice Frampton (Emily Mortimer) et le sergent Terence Hicock (Charlie Creed Miles) qui lui annonce la mort de Leonard.

Choqué, Harry comprend que Leonard a été tué dans le tunnel squatté par les dealers, tunnel que plus personne ne prend dans la cité, chacun préférant faire un détour pour éviter de faire des mauvaises rencontres.

Si quelques suspects sont rapidement arrêtés, ceux-ci tiennent tête, comme Noel Winters (Ben Drew), le jeune caïd du gang qui insulte les policiers durant ses interrogatoires.

Sans preuves matérielles et avec la vilaine suspicion que Leonard a finalement surgi pour attaquer en premier les jeunes avant de se faire massacrer, la police patine ce qui irrite au plus haut point Harry.

Après avoir tué un junky qui le menaçait au couteau prêt d’un canal, le vieux marine décide alors de se faire justice lui-même et file un des dealers du quartier jusqu’à sa planque.

Prétextant l’achat d’un pistolet automatique, il entre dans un horrible taudis ou vivent Stretch (Sean Harris) et son chef Mary (Jack O’Connell) tout deux consommateurs mais surtout producteurs de drogue, principalement canabis.

Comble de l’horreur, les deux hommes à l’état de junky osseux et menaçants détiennent une jeune toxicomane en état de choc qu’ils violent ou prostituent filmant leurs odieux coïts.

Après un entretien sous tension, Harry plante Stretch à la main, saisit l’arme et blesse par balle Marky au ventre.

Patient, il élimine froidement les deux dealers, après avoir torturé psychologiquement Marky sur son refus d’appeler une ambulance pour porter secours à la fille.

Harry emmène la toxicomane à l’hôpital, lui sauvant ainsi la vie et continue son travail d’observation des dealers depuis l’appartement, saccagé de Leonard.

Il assiste à un ballet d’allées et venues près du tunnel, des passages à tabac de clients insistants et a la venue d’un chef mafieux venu chercher un des jeunes, le fragile Dean (Lee Oakes) pour se faire sucer dans sa voiture.

Harry surgit juste après l’acte, tuant le mafieux d’une balle dans la tête et enlevant Dean pour le torturer et le forcer à parler.

Le petit gangster finit craquer et montre la vidéo du meurtre de Laurence sur son téléphone.

Le sadisme des jeunes révolte Harry qui identifie néanmoins Noel et Carl (Jamie Downey) comme meneurs.

Il part donc les retrouver dans le tunnel, utilisant Dean comme appât.

Les deux gangsters n’hésitent pas à ouvrir le feu dans l’obscurité, tuant leur collègue dans la fusillade.

Carl est abattu par Harry mais parvient avant de mourir à le blesser.

Harry se traine à la poursuite de Noel mais perd conscience près du canal.

Il se réveille à l’hôpital pour apprendre que Childs (Iain Glen), leur supérieur a décidé de lancer une vaste opération anti drogue dans la cité et d’arrêter les principaux chefs des dealers.

Ayant peur que cette opération le prive de sa vengeance, Harry sort de l’hôpital pour retourner à la cité en plein soulèvement face à l’irruption des policiers CRS.

L’émeute bat son plein et les CRS sont obligés de reculer face aux jets de pierres et autres cocktails Molotov.

Profitant de la confusion, Harry retrouve puis Frampton et Hicock, sauvagement agressés par les émeutiers et pense les mettre en sécurité dans le pub de Sid.

Il ignore que Sid est l’oncle de Noel et lorsqu’il l’apprend de Frampton blessée, il est trop tard.

Mal en point, Harry est désarmé par Sid qui tue Hicock par étouffement.

La cruauté de Noel se réveille alors au moment de tuer Frampton mais Harry en un sursaut tue le jeune homme d’une balle dans la gorge.
Au moment ou Sid s’apprête à lui donner le coup de grâce, les commandos interviennent et l’abattent…

Le film termine sur un plan du tunnel, repeint et devenu sur que peut à nouveau emprunter Harry…

En conclusion, « Harry Brown » est un film ultra violent et dérangeant, rappelant la série des « Justiciers » de Charles Bronson dans les années 80.

Forcément taxé d’outrancier et de fasciste par une certaine presse, « Harry Brown » n’en demeure pas moins courageux en dénonçant l’insécurité de certaines banlieues livrées à elle-même ou la loi du plus fort, donc du plus violent et du plus armé s’applique.

Pour ridicule et sans espoir qu’elle puisse apparaitre, la révolte d’un homme seul, âgé, n’ayant au final plus rien à perdre, peut être vue comme celle d’une minorité de citoyens osant combattre le crime organisé au péril de leur vie face à une majorité silencieuse et à la passivité de force de police en sous effectif.

Mais en réalité Harry Brown m’a dégoutté par sa violence extrême, son sadisme gratuit justifiant indirectement l’exécution sommaire des criminels, des adolescents à la dérive, faisant leurs propres lois à coup d’argent facile et de réseaux sociaux.

Scènes de lynchage, viols, torture et de shoot rendent en effet particulièrement pénible son visionnage.

Pour ces raisons, je ne recommande donc pas ce film à la violence douteuse…

Harry Brown (Daniel Barber)
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 09:24
Un été dans la Sierra (John Muir)

Changement radical de climat avec « Un été dans la Sierra » de John Muir.

Ecrivain écossais du XIX ième siècle, Muir a consacré l’essentiel de son existence à des études naturalistes pour satisfaire sa passion pour les montagnes américaines.

Ecrit en 1849, « Un été dans la Sierra » est un carnet de bord jour après jour du voyage de l’écrivain embauché comme gardien de moutons dans la Yosemite valley (Californie), devenu aujourd’hui un des plus grands et beaux parcs naturels des Etats-Unis.

Le périple commence au mois de juin, Mr Delaney le propriétaire d’un troupeau de mouton d’un millier de bêtes, accepte que Muir participe à la transhumance avec certaines largesses d’emploi du temps, permettant à l’écrivain d’assouvir sa soif de découvertes naturelles, la surveillance étroite du troupeau étant dévolue à un véritable berger, Billy.

Aidés par un Indien et un Chinois, les deux hommes commencent leur ascension.

Muir exerce très vite sons sens aigu de l’observation, s’échappant pour de longues expéditions à la recherche de la flore et de la faune qui l’environne.

Il note et recense toutes les espèces d’arbres qu’il rencontre, s’émerveillant devant la hauteur, la beauté et la majesté tranquille des noisetiers, pins, chênes et sapins de la vallée.

On comprend en réalité que Muir a eu à Yosémite une sorte de révélation mystique devant la splendeur du cadre et son émerveillement ne cesse de croitre face aux innombrables forets, montagnes (Hoffman, Cathedral peak), lacs (Tenaya, Mono) et rivières (Tuolumne, Merced) qu’il croise sur son chemin.

Muir ne se lasse pas d’observer les variations infinies des nuages au dessus des montagnes et sous l’effet de violentes pulsions prend parfois des risques en escaladant des roches escarpées pour suivre le cours de rivières tumultueuses finissant en spectaculaires cascades tombant à pic comme à Yosemite et Tamarack creek.

La faune n’est pas non plus oubliée notamment les petits animaux terrestres comme ls fourmis, les lézards, les marmottes et les écureuils qui semblent avoir sa préférence en raison de leur intelligence et de leur vivacité.

Mais le sujet animal numéro un à Yosémite reste l’ours, qui en raison de sa taille et sa qualité de carnivore, représente une véritable menace pour les troupeaux de moutons qu’il décime mais aussi pour l’homme qu’il peut attaquer si il se sent menacé.

Bien aidé par Carlo, le Saint Bernard prêté par Delauney, Muir apprend à ne pas se faire surprendre et se place même en situation de potentiel chasseur avec convenons le peu d’empressement, tant l’empathie qu’il éprouve pour ce « cousin de l’homme » est forte.

Les Indiens qu’il croise en chemin sont aussi source d’intérêt mais si Muir admire leurs capacités à se contenter de survivre avec ce que leur offre la nature : pommes de pins, baies, insectes et lapins, il demeure gêné par leur incroyable saleté et leur gout de l’alcool et du tabac.

Au fil de son ascension, le manque de confort et de nourriture se fait inévitablement sentir et son estomac se révolte face au manque de pain et légumes.

Mais Muir assure que le froid et les privations sont largement compensées par le sentiment de plénitude qui l’étreint face aux merveilles des créations divines qui l’entourent.

Cette extase est loin d’être partagée par son collègue berger, homme trop frustre pour prendre le temps de s’émerveiller et Muir méprise même les touristes bruyants qui selon lui ne prenne pas le temps de lever les yeux pour s’imprégner de la magie des lieux.

Outre cette extase ininterrompue, Muir se préoccupe toute de même de sa tache professionnelle et note la stupidité des moutons, leur instinct grégaire, leur peur panique des traversées de cours d’eau pourtant inévitable, leur manque de stratégie face aux prédateurs, la seule occupation digne d’intérêt pour eux étant de brouter l’herbe des prairies vers lesquels les hommes les conduisent.

Aidés par leurs chiens, Muir et Billy passent beaucoup de temps à courir après les moutons qui s’éparpillent au moindre danger et à veiller auprès d’un feu de camps pour prévenir les attaques nocturnes de prédateurs, loups et ours.

Ces derniers exercent une telle pression par leurs raids qu’ils les contraignent à changer de camps pour arrêter de subir de lourdes pertes provoquées par le piétinement des bêtes paniquées dès qu’un ourse pénètre dans leur enclos.

Il faut souligner également que même armé d’un fusil, l’homme peut s’avérer incapable de faire face à un ours particulièrement agressif et finir par prendre leurs jambes à son cou !

A la fin du mois de septembre, Delauney qui incarne le coté rationnel du récit, finit par demander à son équipe de redescendre dans la vallée afin de ne pas risquer de subir les terribles orages de la fin de l’été.

C’est donc sans trop de pertes par accidents (chute, noyade) ou prédateur, que revient le troupeau dans son ranch d’attache à Tuolumne.

Du coté de Muir, un seul regret, ne pas pouvoir rester plus de trois mois en pleine nature à Yosémite, et la révélation d’un attachement profond, viscéral, mystique à la beauté du parc qu’il défendra bec et ongle toute sa vie afin d’en préserver le beauté et la pureté !

En conclusion, « Un été dans la Sierra » est un ouvrage à recommander à tous les amoureux de la nature et en particulier de la montagne.

On oublie en effet que la Californie ne se réduit pas à San Francisco, Los Angeles et ses plages, mais recèle un trésor naturel, Yosémite park et ses montagnes à plus de 4000 mètres d’altitudes similaires à notre emblème national du Mont blanc.

L’aspect romanesque est ici inexistant, Muir se bornant à tenir un carnet de bord ou il note ses observations minutieuses, ses réflexions intimes et surtout ses formidables élans évoquant la passion que lui inspire la vie en plein air dans les montagnes.

On pourra parfois trouver l’exercice ennuyeux, notamment par son aspect quasi scientifique et trouver fastidieuses les descriptions des innombrables espèces d’arbres du parc auxquelles manque tout de même la plus connue de tous : le séquoia, titan réputé immortel.

Les plus cyniques ricaneront sans doute devant cet énergumène prêt à sacrifier la précieuse civilisation pour trouver la plénitudes intérieure en écumant les bois et sentier en haillons, mort de faim et de froid…

Original, Muir devait sans doute l’être, mais on ne peut que s’incliner devant sa passion communicative et ses qualités de plume…

Un été dans la Sierra (John Muir)
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 22:05
Mean streets (Martin Scorcese)

Les débuts de Martin Scorcese avec « Mean streets ».

Sorti en 1973, « Mean streets » se déroule dans le New York crasseux de Little italy si cher au réalisateur.

Charlie (Harvey Keitel) un petit gangster étrangement catholique respecté en raison de son oncle, Giovanni Cappa (Cesare Danova) un des pontes de la mafia locale a pris sous son aile un voyou visiblement déséquilibré, Johnny Boy (Robert de Niro).

Ensemble, le duo de voyou au rabais traine dans les bars et restaurants glauques pour racketter sans trop forcer les propriétaires, et finissant par se retrouver souvent chez Tony (David Proval), le ventru barman membre également de leur petite organisation.

Mais l’instable Johnny violent et perclus de dettes, se trouve acculé par Michael (Richard Romanus) qui s’impatiente de retrouver son argent.

Pour éviter que cette vilaine affaire ne dégénère, Charlie s’interpose, se portant garant de Johnny tout en essayant de discipliner son turbulent ami.

Entretenant en effet une relation avec Teresa (Amy Robinson) la sœur de Johnny, Charlie entretient des véritables rapport amicaux avec ce dernier et n’hésite pas à désobéir à son oncle qui lui demande de se détacher de cet homme à problèmes.

Après une bagarre mémorable pour faire payer Joey Scala (George Memmoli) un énorme patron de bar qui soudoie les policiers intervenus sur place, le duo se retrouve une nouvelle fois chez Tony ou est abattu un mafieux joué par David Carradine pour une sombre histoire de règlement de compte.

Profitant de la confusion, Johnny récupère l’arme du crime et fait ensuite des siennes, juché sur le toit d’un immeuble et tirant au jugé en pleine nuit.

Il est finalement rattrapé et calme par son ami avant de commettre l’irréparable.

Mais la protection de Charlie a ses limites et Michael intensifie ses menaces réclamant une somme de 3000 dollars qui Charlie négocie finalement à 2000.

Johnny semble cependant de plus en plus incontrôlable, errant dans les rues, frappant des hommes au hasard, manquant un rendez vous avec Michael et finissant par quitter l’appartement de Teresa après proféré des obscénités sur elle, ce qui déclenche la colère de Charlie rongé par le stress.

Après un ultime face à face, Johnny insulte Michael et le menace avec son pistolet, fanfaronnant en le mettant en fuite.

Il ignore qu’il vient de signer son arrêt de mort car Michael rattrape le trio Charlie-Teresa-Johnny en route pour Brooklyn et fait abattre le mauvais payeur d’une balle en pleine gorge.

En conclusion, « Mean streets » est une des toutes premières œuvre de Scorcese et se montre beaucoup moins abouti que ses plus grands films de gangsters.

Répétitif et parfois usant avec ses deux traines savates violents et stupides, le film traine en longueur, semblant englué dans la crasse des bars et clubs minables des bas quartiers du New-York des années 70.

Reste la qualité d’interprétation du duo Keitel-De Niro et la bande son, majoritairement rock ‘n’ roll et tout bonnement remarquable.

Intéressant pour la description d’un lieu et d’une époque, mais pas suffisant pour faire de « Mean streets » le grand film qu’on serait en droit d’attendre de la part du génie italo-américain qui réalisera trois années après l'un de ses chefs d’œuvre "Taxi driver".

Mean streets (Martin Scorcese)
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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 20:59
Dommage collatéral (Andrew Davis)

Sorti en 2002, « Dommage collatéral » est un film d’action réalisé par Andrew Davis.

L’histoire est celle d’un pompier de Los Angeles, Gordon Brewer (Arnold Schwarzenegger) qui voit sa femme et sa fille périr dans un attentat à l’explosif visant à éliminer des dignitaires colombiens escortés par la CIA.

Bléssé par des éclats de verre, Gordon réalise en reprenant ses esprits à l’hôpital qu’il a croisé un des terroristes déguisé en policier, Claudio Perrini (Cliff Curtis) El Lobo, en réalité le chef d’un groupe de guérilleros opposés à l’ingérence américaine dans leur pays.

Malgré la sympathie de l’agent Peter Brandt (Elias Koteas) responsable de la zone colombienne, Gordon n’écoute pas les conseils de prudence et aveuglé par son chagrin entreprend le projet fou d’aller dans une zone de la jungle pour tuer El Lobo.

Le trajet à travers l’Amérique central est périlleux, d’autant plus que El Lobo a envoyé des tueurs pour traquer Brewer qui doit en plus échapper à la police colombienne.

Le musculeux gringo ne passe pas inaperçu dans les ports d’Amérique centrale et se fait arrêter par la police après s’être interposé pour protéger une femme Séléna (Francesca Neri) et sa fille prises à parti par des voyous et échapper de justesse aux tueurs d’El Lobo.

Alors qu’on pense tout perdu en prison, Brewer fait la connaissance d’un mécanicien canadien Sean Armstrong (John Turturro) ayant un laissez passer pour aller réparer un des moteurs du chef guérilleros.

L’attaque du commissariat par les hommes d’El Lobo sème la confusion et permet à Brewer de s’enfuir en prenant le laissez passer de son codétenu.

Avec beaucoup d’aplomb, Brewer passe le poste de contrôle de Félix Ramirez (John Leguizamo) et fait mine de réparer un moteur diesel.

Mais repéré par El Lobo qui châtie sévèrement la négligence du garde en le tuant en lui ingérant un serpent venimeux dans la gorge, Brewer est capturé.

Après un face à face nerveux avec le tueur de sa famille, Brewer bénéficie de l’attaque des hommes de Brandt contre le camp des guérilleros pour échapper à son sort mais ne peut empêcher El Lobo de s’enfuir.

Séléna qui se révèle être l’ex femme de Perrini, collabore avec la CIA pour révéler qu’El Lobo prépare un nouvel attentat à Washington.

La course contre la montre reprend mais El Lobo brouille les pistes en déposant une fausse bombe dans un centre commercial, tandis que Séléna en réalité sa complice, tue Brandt ainsi que d’autres agents.

Brewer réagit en bloquant les accès au couple et lutte au corps à corps dans les sous sols du centre commercial, parvenant in extremis à tuer le couple dangereux…

En conclusion, « Dommage collatéral » est sans nul doute l’un des plus mauvais film avec Arnold Schwarzenegger et aurait en d’autres temps atterri directement dans les rayons de vos DVD-thèques sans passer par la case grand écran.

Parasité par l’ombre des attentats du 11 Septembre, ce film poussif combine scénario ridicule justifiant une ultra violence puante par la vengeance d’un père et scènes d’actions mille fois vues et revues.

Avec ses personnages taillés à la hache, ses très vilains guérilleros latino et ses héros US blancs bon teint, « Dommage collatéral » ne parvient pas malgré la présence de la star autrichienne vieillissante, à se tirer de sa fange de série Z.

A oublier de toute urgence donc dans la filmographie de Monsieur Muscles !

Dommage collatéral (Andrew Davis)
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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 08:49
Casa grande (Fellipe Barbosa)

Assez peu représenté en France, le cinéma brésilien s’exporte en 2015 avec « Casa grande » de Fellipe Barbosa.

« Casa grande » se déroule dans la banlieue chic de Rio de Janeiro, dans laquelle vit Hugo (Marcello Novaes) et toute sa famille, sa femme Rita (Clarissa Pinheiro), son fils Jean (Thales Cavalcanti) et sa fille Nathalie (Alice Melo).

La famille semble vivre dans l’aisance avec une magnifique maison, des employés dévoués comme Sonia (Suzana Pires) femme de ménage à domicile, Severino (Gentil Cordeiro) le chauffeur et l’autre femme de ménage Noemia (Marília Coelho).

Agé de 17 ans, Jean va dans une des meilleurs écoles de la ville ou il prépare avec ses camarades les concours pour entrer dans les meilleurs universités.

Comme tous les adolescents, la sexualité est au cœur de ses préoccupations et il se heurte souvent à l’autorité de son père Hugo qui le chaperonne assez étroitement notamment dans ses soirées.

La très libérée Sonia fait souvent office de confidente pour le jeune homme qu’il va rejoindre la nuit tombée dans sa chambre, bien qu’elle refuse obstinément d’avoir toute relation sexuelle avec lui.

Pourtant derrière la façade de la famille parfaite ou on apprend à parler un français parfait, se cache des difficultés croissantes qui ne vont pas tarder à tout fissurer.

Autrefois conseiller financier, Hugo s’est retrouvé au chômage après avoir fait perdre d’énormes sommes d’argent à ses clients.

Endetté et au chômage, son train de vie se réduit peu à peu et l’argent commence à manquer.

La première mesure est le licenciement de Severino et un mensonge fait à Jean, qui était très proche de ce père de substitution.

Sans chauffeur, Jean prend le bus comme la plupart de ses copains et y fait la connaissance de Luiza (Bruna Amaya) une jolie métisse afro-asiatique, qui descend à un arrêt de la favela de Rocinha.

Jean ment pour aller avec elle à un bal de foro et le contact passe plutôt bien entre les deux adolescents.

Pris à la gorge par Wilton (Sandro Rocha), un riche agent immobilier à qui il doit 200 000 reals, Hugo tombe d’un arbre pour éviter un de ses multiples coups de fil de relance.

Ces difficultés financières se ressentent également au niveau de Jean, qui ne peut rembourser l’argent que lui a avancé un camarade dans une fête et qui se trouve également soumis à des relances de plus en plus insistantes.

Rita est elle aussi de plus en plus inquiète et cherche à trouver un petit boulot de représentante en produit de maquillage pour apporter un peu d’oxygène au ménage.

Lorsque Jean présente Luisa à sa famille dans un grand repas dans lequel est convié Wilson, c’est l’explosion autour d’une question politique : l’adoption d’importants quota raciaux (40%) dans les concours pour les universités, ce qui semble juste pour la jeune fille afin de réparer une dette historique provenant de l’esclavage et qui révolte Hugo, qui pense lui que chaque homme doit s’en sortir seul quel que soit sa couleur de peau.

L’échange est vif et contrarie la jeune femme qui accepte finalement l’apaisement de Jean.

Tandis que Wilson commence à négocier avec Hugo la vente de la maison pour rembourser sa dette, Jean excédé par son père fugue avec Luisa et se rend dans un love hôtel, pour faire l’amour avec elle pour la première fois.

Tout se passe correctement jusqu’à ce que Jean doute des affirmations de virginité de sa petite amie…

Au retour, Jean qui n’a pas un sous pour payer l’hôtel, voit Severino reconverti comme chauffeur de bus des favelas et comprend brutalement que son père a menti.

L’explication entre Hugo et Jean est brutale et tourne à l’affrontement physique avant que Rita ne s’interpose.

Mais elle-même a fort à partir entre la découverte de photos impudiques de Sonia réalisées dans la maison ce qui conduit à un licenciement douloureux et la démission de Noemia, qui n’avait pas été payée depuis trois mois.

En plein milieu d’examens décisifs pour son avenir, Jean qui a compris que Luiza l’avait manipulé puisqu’elle sortait également avec un de ses copains, quitte la salle et prend un bus sans payer pour se rendre à Rocinha.

Il cherche alors Severino et finit par le trouver, vivant dans la même baraque de bric et de broc que Noemia.

Les retrouvailles sont émouvantes, Severino réconfortant Jean qui fond en larmes dans ses bras.

Malgré l’inquiétude croissante de ses parents, qui sans nouvelles de Jean, paniquent après un coup de fil anonyme demandant une rançon pour le libérer, Jean reste dans la favela, retrouvant Sonia, dansant le foro et couchant finalement avec elle.

Le film s’arrête sur Jean se réveillant pour fumer un matin dans la chambre dans laquelle dort Sonia, nue.

En conclusion, « Casa grande » est un excellent film d’auteur bénéficiant d’une faible exposition médiatique.

S’appuyant sur d’excellents acteurs, Barbosa montre à merveille les difficultés de l’adolescence avec des relations familiales complexes, la pression sociale de réussir dans ses études et dans sa vie sexuelle mais également tout le spectre des classes sociales de Rio, entre bourgeoisie huppée et domestiques des favelas.

Je ne peux donc que recommander « Casa grande » pour apprécier un film intelligent, subtil évitant les clichés lourdingues sur le Brésil et sur Rio de Janeiro en particulier qui ne sert ici que de belle toile de fond à l’histoire habilement maitrisée.

Casa grande (Fellipe Barbosa)
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 10:42
Brooklyn (Colm Toibin)

Née d’un voyage récent à New-York, ma fascination pour les Etats-Unis perdure actuellement, aussi Est-ce avec grand plaisir que je me suis attelé à « Brooklyn » de l’écrivain irlandais Colm Toibin.

Sorti en 2009, « Brooklyn » a pour personnage principale Eilis Lacey, qui dans les années 50, quitte sa famille et son Irlande natale pour chercher de meilleure opportunités de vie à New-York.

Modeste vendeuse auprès d’une commerçante marâtre, Mrs Kelly, Eilis est en réalité poussée par sa mère et sa sœur ainée Rose, encore célibataire, à quitter le foyer familial qui peine à joindre les deux bouts.

Un prêtre catholique irlandais du nom de Flood, sert d’intermédiaire dans l’affaire et trouve une place à Eilis à New-York dans un magasin de vêtements tenu par des italiens, les Bartocci.

Sans réelles attaches si ce n’est affectives à Dublin, Eilis accepte de partir pour ce long voyage dans cette terre lointaine et exotique à l’époque : les Etats-Unis.

Après avoir dit au revoir à son frère Jack lui aussi émigré mais en Angleterre, Eilis s’embarque dans un gigantesque paquebot transocéanique.

Le voyage en troisième classe est cauchemardesque en raison des mauvaises conditions de mer et Eilis est sévèrement malade, comme d’ailleurs la plupart des passagers.

Georgina, sa voisine de cabine, plus affirmée, lui donne de précieux conseils pour se présenter sous son meilleur jour face aux rudes services d’immigration.

Après trois semaines difficiles en mer, Eilis arrive enfin à New-York et emménage dans une pension de famille tenue par une Irlandaise, Madame Kehoe.

Eilis se voit attribuée une chambre et partage le reste des commodités avec d’autres jeunes femmes également Irlandaises du quartier.

Au magasin, elle est sous les ordres de Madame Fortini et donne déjà par son sérieux de bonnes satisfactions à ses employeurs.

A Brooklyn, Eilis découvre la foule, l’agitation et la proximité des deux autres communautés les plus importantes de l’époque : les Italiens et les Juifs.

Des tensions existent inévitablement entre Irlandais et Italiens, qui sont finalement rivaux en tant qu’émigrés.

Flood veille sur Eilis de manière paternelle, remplaçant un peu son père trop tôt décédé, la soutient lorsqu’elle a énorme coup de cafard provoqué par le mal du pays, en arrondissant les angles avec l’exigeante Madame Fortini.

Pour maintenir le contact avec ses racines, Eilis écrit beaucoup à sa famille et entretient une correspondance à plusieurs niveaux suivant les sujets avec sa mère, Rose et Jack.

Ce lien semble vital pour la jeune femme.

Avec l’arrivée de l’hiver, Eilis découvre l’incroyable froid New-Yorkais et fait comme tout le monde : souffre même si elle apprécie le confort des maisons américaines toujours bien chauffées.

Le magasin connait également une petite révolution lorsque des clientes afro-américaines commencent à le fréquenter.

Le malaise est palpable des deux cotés, mais Madame Fortini se montre intelligente en comprenant l’intérêt financier qu’elle peut tirer de cette nouvelle clientèle de Brooklyn.

Le père Flood intervient une nouvelle fois en proposant à Eilis de suivre des cours du soir afin de décrocher un diplôme de comptable et d’atteindre le statut d’employé de bureau, symbole de réussite sociale.

Eilis se montre une étudiante intelligente et sérieuse, appréciant tout particulièrement son professeur de droit, le brillant Mr Rosenblum.

Entre les journées parfois harassantes au magasin et les cours du soir, Eilis trouve finalement le temps de quelques distractions le week-end et rencontre à un bal irlandais un Italien du nom de Tony.

Au départ, Tony qui est plutôt petit et blond, parvient à lui cacher ses origines italiennes mais finit par lui avouer la vérité.

Plombier à Brooklyn, Tony est un homme sensible, doux et amusant qui fait rire Eilis par ses imitations et blagues.

Tout en dissimulant les origines italiennes de Tony aux autres pensionnaires plutôt xénophobes, Eilis débute une relation, se rendant au cinéma avec lui.

Nerveuse et peu au fait de la sexualité, Eilis se montre prudente, n’hésitant pas à rembarrer le plombier lorsqu’il se montre trop entreprenant.

Elle rencontre néanmoins sa famille, une grande fratrie d’Italiens de Brooklyn vivant à plusieurs dans un petit espace.

Eilis est plutôt bien acceptée et consent même à se rendre à un match de base ball, sport auquel elle ne comprend rien, pour faire plaisir à Tony, ardent supporter des Dodgers.

Avec l’été, la chaleur devient suffocante dans la ville et une invitation de Tony à la plage de Coney island, provoque une véritable embarras chez Eilis qui ne connait pas les codes en vigueur sur les plages américaines.

Sous les conseils de Madame Kehoe elle entreprend un régime et choisit avec soin un maillot de bain avec Madame Fortini, malgré sa gêne de se montrer nue face à elle et quelques troublants attouchements de sa patronne.

Sur les plages surpeuplées de Coney island, Eilis se rapproche de Tony.

Le couple finit par coucher ensemble même si la première fois d’Eilis est plus douloureuse qu’agréable et entraine une confession honteuse auprès de Flood, qui en bon prêtre catholique des années 50, réprouve les relations sexuelles hors mariage.

Après deux ans d’efforts, Eilis décroche son diplôme de comptable mais se trouve dévastée lorsqu’elle apprend la mort subite de sa sœur Rose, terrassée par une crise cardiaque.

Mal à l’aise loin des siens, Eilis éprouve un impérieux désire de revenir en Irlande.

Elle consent néanmoins à épouser avant de partir Tony et lui promet pour apaiser son angoisse à l’idée de la voir repartir pour quelques semaines en Europe, de revenir pour s’établir avec lui à Coney island, sur un terrain que sa famille a acheté.

Le mariage se fait dans la plus grande discrétion et Eilis revient transformée chez elle.

Sa peau est bronzée, ses vêtements et ses manières ont changé, lui conférant plus d’assurance… et de sex appeal !

Les retrouvailles familiales sont émouvantes et Eilis qui ne passe pas inaperçue se trouve courtisée par Jim Farrell, un jeune homme qui la dédaignait lors des bals irlandais.

Patron de bar, Farrell entreprend un jeu de séduction auquel Eilis ne reste pas insensible.

La cours de Farrell, la pression de sa Mère restée seule, ajoutées à une proposition d’embauche comme comptable dans un magasin de la ville, font vaciller la détermination de Eilis à rentrer à New-York.

Mais lorsqu’elle apprend que Mrs Kelly est au courant de son mariage la bas, elle prend la décision pour éviter le scandale de revenir aux Etats-Unis.

En conclusion, malgré un rythme général plutôt lent tour particulièrement dans son démarrage irlandais assez ennuyeux, « Brooklyn » est un beau roman, très bien écrit qui se laisse lire d’une traite avec un vif plaisir.

Toibin traite à merveille le sujet de l’exil, montrant l’ascension à force d’abnégation d’une jeune vendeuse irlandaise vers les classes moyennes avec en prime la vie d’un quartier emblématique de la ville de New-York.

Bien qu’abordée de manière discrète, la sexualité est également présente et offre également matière à un nouvel écartèlement entre l’ouverture cosmopolite avec un italo-américain et la tranquille tradition irlandaise.

Transformée favorablement à son retour des Etats-Unis ou elle revient diplômée et mariée, Eilis penche un moment vers un retour sur terre d’origine pour des raisons mêlant besoin des racines familiales et opportunités professionnelles, mais choisit après quelques rebondissement de revenir dans la ville ou elle s’est finalement construite et épanouie.

Avec « Brooklyn », Toibin prouve qu’on peut écrire un grand roman sans avoir recours aux procédés racoleurs de violence et de sexe.

Je ne peux donc que recommander la lecture de cette œuvre parfaitement maitrisée !

Brooklyn (Colm Toibin)
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 20:43
2 (Mallory)

Après un break des plus compréhensibles, la musique reprend ses droits dans ces colonnes par l’intermédiaire d’un coup de pouce donné à un proche, membre du groupe de rock Mallory.

Formé en 2013, Mallory est un groupe amateur parisien formé de Phil au chant, Jé à la guitare, Mat à la basse et Twist à la batterie.

Mallory s’articule autour d’un concept, la cavale d’une femme mal mariée à travers le Sud-ouest des États-Unis, dans un voyage qu’on devine sans peine environné de grands espaces, de lumière, de chaleur, de poussière mais aussi d’abus en tout genre selon le traditionnel saint triptyque sex, drugs and rock ‘n’ roll.

En 2014 sort « 2 » le second album de la formation.

Articulé en neuf titres racontant à chaque fois une nouvelle péripétie dans les aventures de cette héroïne femme fatale, « 2 » débute par « Awake » un mid tempo qui place assez rapidement de solides riff stoner rock et se démarque par le chant tour à tour mélodique ou rageur de Phil.

Se dessine alors immédiatement l’empreinte musicale de Mallory à la croisée entre rock, blues et métal lourd.

Le coté agressif et pesant du groupe surgit comme un crotale dérangé dans sa sieste en plein désert sur « Big nails » qui fait preuve d’une puissante dynamique métallique.

Avec le plus vaporeux « Ready », l’auditeur est ensuite attiré en douceur dans l’atmosphère hypnotique de ce road trip et peut à loisir au gré du long solo planant de Jé laisser voguer son esprit à travers des paysages désolés.

Mallory continue sur ce faux rythme faussement rassurant en déroulant un « Bad monkeys » étrangement mis en sourdine puis s’accorde une halte rafraichissante sur « Somewhere » court instrumental acoustique.

On ouvre un peu plus la manette des gaz avec « Summer rain » curieuse bête hybride mélangeant couplets en Français aux forts relents de Noir désir et refrains US plus musclés puis retrouve une carburation plus classique sur « Heavy » aux hurlements un tantinet stéréotypés.

La frontière mexicaine semblant se dessiner au lointain, aussi le groupe se densifie-t-il en un « Running » nerveux avant de plonger dans une conclusion apaisée sur la ballade acoustique « Something » un peu trop statique et bluesy à mon gout.

En conclusion, compte tenu du caractère non professionnel de Mallory, « 2 » est un album de haute qualité, parfaitement cohérent dans sa structure et son concept forcément visuel car déjà très référencé cinématographiquement parlant.

Album atmosphérique proposant un rock sableux, tour à tour poisseux ou chauffé à blanc, « 2 » brille par la puissance charismatique du chant de Phil, son large éventail l’autorisant à se risquer jusqu’aux rivages du chant en Français alors que les influences du groupe sont très largement américaines mais également par la richesse du jeu de guitare subtil et varié de Jay.

Mallory écume régulièrement les salles parisiennes, ne les manquez pas sur scène si vous aimez le rock lourd et fiévreux, car il y a fort parier que sa persévérance finira par lui ouvrir des portes…

2 (Mallory)
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Published by Seth - dans Rock Stoner
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