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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 10:40
Groupe d'élite (Alberto Rodriguez)

On reste dans l’univers viril des policiers de terrain avec « Groupe d’élite » un film espagnol d’Alberto Rodriguez.

Sorti en 2012, « Groupe d’élite » se déroule lui aussi à la fin des années 80 à Séville qui s’apprêtant à accueillir l’exposition universelle, entreprend de nettoyer son centre ville des activités de vente de drogues.

Quatre hommes sont chargés de mener à bien cette opération, le groupe 7 composé de Rafael (Antonio de la Torre) un flic barbu, bourru et violent, Mateo (Joaquin Nunez) un petit rondouillard jovial, Miguel (Jose Manuel Poga) grand et mince et enfin Angel (Mario Casas), le petit dernier, jeune flic fraichement affecté sur place.

Dans le vieux centre ville délabré de la ville, le quatuor traque les dealers et après une course poursuite animée sur les toits, Rafael sauve la vie d’Angel, pris à revers par un dealer plus expérimenté que lui en technique de corps à corps.

Choqué, Angel retrouve sa femme Elena (Inmena Cuesta) et leur jeune fils.

Il tient à cacher à ses collègues qu’il est diabétique et doit se faire régulièrement des injections d’insuline pour survivre.

Après une nouvelle rafle dans le milieu des toxicomanes, les quatre hommes usent de méthodes brutales pour obliger Joaquin (Julian Villagran) un drogué du centre ville à devenir leur indicateur.

Une prostituée d’âge mur appelée la Rouquine (Estefania de los Santos) pour qui Mateo semble en pincer complète le dispositif de renseignement.

Désobéissant aux consignes de leur hiérarchie, le groupe se rend sur les indications d’un patron de bar homo dans une cité de la périphérie de la ville qui sert de plaque tournante pour acheminer la drogue dans le centre.

Les quatre homme pénètrent en force et Angel se fait remarquer par une interpellation violente en plein milieu de la cité.

Narguant les trafiquants, il se retrouve peu à peu lui aussi menacé, avec des inscriptions ou des petites agressions contre sa voiture ou son chien.

Le groupe 7 est aussi vivement critiqué par la presse pour ses bavures après la plainte d’un fils d’avocat sérieusement tabassé après une descente.

Mais il riposte, intimidant la journaliste Marisa Morales (Diana Lazaro) auteur de l’article et continue son travail de nettoyage.

Après avoir arrêté une fausse ambulance qui servait à acheminer le drogue, le groupe 7 porte un coup dur aux trafiquants qui ripostent en brulant la Rouquine, installée comme indicatrice dans la cité.

Au mépris de leur vie privée qui souffre de leur engagement, avec Elena peu à l’aise avec la peur ou Lucia (Lucia Guerrero) une jeune toxicomane fugueuse hébergée par Rafael, le groupe 7 cherche à venger la Rouquine et tombe dans un guet apens dans lequel Joaquin sert d’appât.

Pris à revers dans la cité, ils sont désarmés, déshabillés, exhibés et humiliés devant la haine de la population avant de pouvoir rentrer chez eux avec une menace de mort à la clé.

Même la blessure par morsure d’un toxicomane séropositif de Miguel, n’entrave pas la résolution de Rafael et Angel qui retournent dans la cité pour tuer le caïd local.

Ils y parviennent avec quelques blessures par balles et terminent promus comme le reste du groupe.

L’exposition universelle démarre donc en 1992 avec le succès que l’on sait…

En conclusion, « Groupe d’élite » est un film atypique car espagnol et se déroulant dans le Séville des années 80.

Ceci lui confère donc un cachet un peu roots, avec des acteurs peu connus sur le plan international mais incroyablement charismatiques.

Très rythmé, intense, « Groupe d’élite » montre la guerre sans merci entre trafiquants et policiers aux méthodes radicales, n’hésitant pas à avoir recours à la violence et à l’intimidation jusqu’à déraper pour répondre à un meurtre par un meurtre.

Avec pour un cadre la très méditerranéenne capitale catalane, sa chaleur, son centre ville décrépi et ses banlieues pourries ressemblant aux cités françaises, « Groupe d’élite » s’inscrit comme un polar nerveux, atypique et radical.

A découvrir donc pour les amateurs du genre qui ne seront pas déçus de l’expérience !

Groupe d'élite (Alberto Rodriguez)
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 09:29
La nuit nous appartient (James Gray)

Sorti en 2007, « La nuit nous appartient » est le dernier film de James Gray que je n’avais pas encore vu.

L’histoire se déroule à New-York à la fin des années 80.

Bobby Grusinsky (Joaquim Phoenix) est le gérant d’une énorme boite de nuit de Brooklyn, El Caribe qui tourne à plein régime et lui assure un important succès.

Fréquentant la jolie entraineuse Amanda (Eva Mendes), il ne rend des comptes qu’au patron, un vieux Russe appelé Marat Buzhayev (Moni Moshonov) avec qui un rapport quasi filial s’est instauré.

Mais Bobby cache un secret, son père Burt (Robert Duvall) et son frère Joseph (Mark Wahlberg) appartiennent au NYPD et après lui avoir demandé de servir d’indicateur, font une descente musclée dans sa boite pour arrêter Vadim Nezhinzki (Alex Veadov), un gros trafiquant de drogue s’apprêtant à prendre le contrôle du marché de la ville.

En prison, un des hommes de Nezhinzki préfère se trancher la gorge plutôt que de parler et mis hors de cause, le voyou prouve sa dangerosité en envoyant un tueur qui tire sur Joseph au visage.

Tout d’abord furieux contre son père et son frère qui l’ont également embarqué pour consommation de drogue, Bobby change d’attitude lorsqu’il apprend que son frère est entre la vie et la mort.

Il accepte donc de servir d’indicateur pour le NYPD en prenant avec lui un micro caché dans son briquet et se rend à une invitation de Nezhinzki qui souhaite lui faire découvrir son laboratoire clandestin afin de profiter de son réseau dans le monde de la nuit pour vendre sa drogue à New-York.

La peur au ventre, Bobby se rend sur place, dans un quartier délabré de la ville tenu par des gardes armés.

Sa nervosité le trahi et le rusé Nezhinzki sent la traitrise.

Bobby utilise donc un code pour faire venir la police et une terrible fusillade éclate, aboutissant à la mort de et l’arrestation de Nezhinzki qui malgré sa détention réussit le tour de force de s’évader.

Déterminé à tuer Bobby, Nezhinzki met un contrat sur sa tête, l’obligeant à fuir de lieu en lieu avec Amanda et une protection policière.

Louis Falsetti (Danny Hoch) son bras droit fait tourner la boite en son absence.

A la sortie d’un hôtel, pourtant protégé par deux voitures de police dont une dans laquelle se trouve son père, Bobby et Amanda sont pris en chasse par Nezhinzki et ses hommes.


Une fusillade terrible éclate et se solde par la mort de Burt.

Bobby et Amanda survivent par miracle après un gros accident de voiture.

Choqué et écœuré, Bobby ne supporte plus de vivre en animal traqué et prend la courageuse décision de s’engager dans la police pour lutter à armes égales face à son ennemi.

Amanda le quitte et Joseph réintègre lentement la police lui aussi choqué.

Après un entretien musclé, il comprend que le débonnaire Louis l’a vendu et qu’en réalité le vieux Buzhayev est derrière tout cela en jouant pour son neveu Nezhinzki.

Les policiers sont orientés sur les activités de Buzhayev et découvre que le vieil homme utilise ses petits enfants comme passeur de drogues.

Profitant d’une information concernant un gros arrivage de drogue, ils montent un guet apens dans une zone marécageuse.

Les mafieux russes sont pris au piège, et sont soit tués soit pris en fuite.

Buzhayev est arrêté, Joseph demeure paralysé dans l’action et Bobby se lance seul dans les marais à la recherche de Nezhinzki qu’il tue lui-même pour venger sa famille.

Lui et son frère sont promus…

En conclusion,« La nuit nous appartient » est un chef d’œuvre, le meilleur film de James Gray avec « Little Odessa ».

Véritable polar noir, il montre avec maestria le monde des boites de nuit, des trafiquants et des policiers de la fin des années 80 luttant contre l’invasion du cocktail héroïne/cocaïne à New-York.

Autour de solides acteurs avec un Mark Wahlberg pour un fois passable, Joaquim Phoenix fait exploser son talent, jouant à merveille un homme écartelé entre la tradition familiale de policiers aux valeurs rigides et sa réussite professionnelle obtenue en fréquentant des hommes influents du monde de la nuit.

Après les événements dramatiques qui suivent, il est obligé de prendre parti et de choisir l’ordre pour venger son père et frère aux prises avec un ennemi puissant et déterminé.

En bonus, Eva Mendes, qui bien que jouant le rôle de la petite amie sexy du héros, tire également son épingle du jeu dans ce monde de brutes testostéronées…

Intense, puissant, élégant, dramatique, « La nuit nous appartient » est à posséder dans sa vidéothèque pour être vu et revu régulièrement.

La nuit nous appartient (James Gray)
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 21:37
Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise (Guy Solenn, Alexandre Civico)

Avec « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » de Guy Solenn et Alexandre Civico, on tient un de ses best sellers de poche facile à lire et touchant un point sensible à l’heure de la morosité économique, le secteur de l’emploi.

Sorti en 2009, « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » se propose en quatre parties de décortiquer les mécanismes de communication permettant à un salarié lambda pas particulièrement compétent de garder son travail voir de grimper dans la hiérarchie.

Attention, le ton emprunte au verbiage des gourous du management pour verser dans un ton humoristique particulièrement caustique.

La première partie vise simplement à communiquer plus efficacement pour se faire son autopromotion en faisant siennes les idées de la Direction (même si elles sont parfaitement nulles et détestables), en ayant recours à l’inflation verbale visant à gonfler voir transformer des activités sommes toutes modestes et rébarbatives en exploits quotidiens.

Il est bien entendu recommandé de s’approprier les succès des autres et de se désolidariser des échecs dans le but de soigner sa communication vers le haut de la pyramide hiérarchique de l’entreprise.

Le mensonge peut être employé avec parcimonie pour atténuer un échec cuisant en raison de sa dangerosité.

On retrouve en souriant le jargon habituelle des boites, « être charrette, » « sous la vague » « challenge » « ASAP » « je reviens vers vous » cette véritable novlangue digne du roman « 1984 » de Georges Orwell qui pollue nos existences.

Le but est de tenir à distance ses rivaux et de continuer à mettre sous pression ses subalternes.

Bien entendu dans cet exercice, la machine à café ou la cantine sont des lieux hautement stratégiques ou manœuvrer à sa guise.

On l’aura compris, l’ouvrage ne voit volontairement que des personnes à contrôler, écarter ou écraser dans l’entreprise et ne considère aucunement le coté humain qui peut surgir.

Le profil type qui revient non sans humour le plus souvent est celui de l’informaticien, personnage décalé de bout de chaine mais omnipotent car capable de réduire à néant toutes vos activités.

Suivent non loin, le stagiaire pistonné je m’en foutiste, le coursier et la secrétaire acariâtre qu’on peut amadouer avec un peu de doigté.

Plus discutable est le chapitre sur le marquage du territoire afin de lutter contre l’uniformisation, la deshumanisation de nos espaces de travail (open space et autres bureaux itinérants) en ayant recours à une organisation stricte mais artificielle visant à imposer sa présence à coups de dossiers, agrafeuses, calculatrices, post its suffisamment évocateurs pour renforcer l’impression de compétence indiscutable qu qui en découle et dissuader une éventuelle annexion de son espace personnel.

On termine par les plus inquiétantes techniques de manipulation en faisant mine de sympathiser avec des rivaux plus jeunes ou plus compétents, pour leur sous tirer des informations compromettantes pouvant être utilisées contre eux le moment venu pour les discréditer.

L’usage des réseaux sociaux peut à ce titre s’avérer particulièrement rentable mais les fréquentations hors du travail par exemple le weekend end également.

Mais la stratégie s’étend jusqu’aux chefs (N+2 mais surtout N+1), avec un questionnaire psychologico-comique permettant de profiler la personne en face de soi en vue de trouver des sujets de conversation avec elle, de gagner ses faveurs ou de la faire couler.

Il est même avancé comment retourner une situation en sa faveur après s’être fait doublé par un rival en gagnant ses faveurs en lui prêtant un semblant d’allégeance.

Une fois arrivé à un poste de chef, on apprend comment siphonner les idées de ses subalternes (via des reportings réguliers ou des travail de groupes) et minimiser leurs mérites auprès de la hiérarchie.

Une technique plus vicieuse consiste à choisir des favoris pour diviser le groupe.

Le cas particulier des Syndicats n’est pas oublié, et tout en concédant leur anachronisme dans ce monde individualiste, leur influence est sous lignée avec de réelles possibilités d’immunité au licenciement en cas d’adhésion massive et d’horaires forcément aménagés par rapport à ses collègues.

Enfin pour terminer, d’autres techniques plus élaborées apprennent comment échapper à une évaluation avant un plan de licenciement ou rebondir après un bouleversement d’organigrammes.

En conclusion, le succès de « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » n’est pas une surprise quand on considère l’époque emplie de cynisme et d’individualisme qui nous entoure.

Avec une belle verve et un sens inné de la formule, le duo d’auteurs pousse en la matière le bouchon bien loin et en rajoute en comparant le monde de l’entreprise à un champs de bataille ou il faut tuer pour sa survie.

Difficile de savoir si cette comparaison n’a uniquement trait qu’à une tentative d’humour poussée ou si un fond de vérité subsiste.

En tout cas, « Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise » propose un véritable arsenal de techniques pour se vendre, grimper les échelons, profiter des autres, éliminer des rivaux, bref devenir la pire des pourritures sans foi ni loi pour accéder à un surplus de petits privilèges matériels symboles aujourd’hui de la réussite dans ce monde corrompu.

Si comme moi, vous êtes rétif à leur emploi, les connaitre vous permettra au moins de ne pas vous faire manipuler et mettre en difficulté lorsque d’autres personnes y auront recours… ce qui après tout n’est peut être pas si inutile.

A réserver donc aux cyniques aux dents longues convaincus que pour réussir le seul moyen est de tuer père et mère…

Comment glander au bureau en passant pour un pro et autres techniques de survie en entreprise (Guy Solenn, Alexandre Civico)
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 19:57
Lolita (Stanley Kubrick)

« Narcisa » de Jonathan Shaw ayant laissé quelques traces, je me suis logiquement dirigé vers « Lolita » l’adaptation de Stanley Kubrick du roman de Nabokov.

Sorti en 1952, « Lolita » montre un écrivain américain d’âge mur, Humbert Humbert (James Mason), faire irruption chez un réalisateur excentrique Clare Quilty (Peter Sellers) pour le menacer à l’aide d’une arme à feu.

Troublé et désespéré, Quilty cherche par tous les moyens à détourner l’attention de son agresseur à l’aide d’un verbiage permanent et de proposition loufoques : parties de ping-pong, compositions de piano… mais ceci ne détourne par Humbert de son explosive vengeance qui le fait finalement tuer le malheureux.

Puis sans le savoir le spectateur remonte le temps, retrouvant Humbert en pleine phase d’installation dans une petite ville du New Hampshire.

Malheureusement pour lui, Humbert tombe sous le charme de Lolita Haze (Sue Lyon), la fille de sa logeuse, âgée d’une quinzaine d’années.

Incapable de résister à cette attraction surpuissante soigneusement entretenue par le caractères ambigu et rebelle de la jeune fille, Humbert prend le logement et accepte d’épouser la mère, Charlotte (Shelley Winters) veuve en quête d’un nouveau mari pour briser le cercle infernale de sa solitude.

Les disputes sont continuelles entre Charlotte et Lolita qui tient tête et refuse son autorité à tel point que ceci se termine par un placement de la jeune fille en pension.

Privé de son égérie, Humbert a toutes les peines du monde à contenir ses pulsions de meurtre à l’égard de sa femme.

Le voile se déchire finalement lorsque Charlotte lit son journal intime, découvrant ses pensées profondes et les termes peu élogieux dans lesquelles il décrit sa femme.

La réaction de Charlotte est brutale et se solde par un départ précipité dans lequel elle meurt renversée par une voiture.

Tout en singeant l’affliction, Humbert manœuvre pour récupérer Lolita, lui mentir sur le sort de sa mère pour ensuite lui révéler la réalité et l’emmener dans une folle cavale d’hôtels en hôtels ou il peut ainsi devenir son amant.

Après avoir croisé Quilty dans une réception, le « couple » étrange s’établit dans une autre petite ville mais le tempérament léger et épris de liberté de Lolita s’accommode fort mal avec le désir de possession de Humbert qui lui interdit toute sortie non autorisée et de fréquenter les jeunes de son âge.

Il faut l’intervention du mystérieux prof de piano allemand de Lolita, le Docteur Zempf pour fléchir la volonté d’Humbert et laisser sa belle fille s’inscrire dans la troupe de théâtre de son école.

Mais les mensonges de Lolita irritent au plus haut point Humbert qui trop jaloux la convainc de quitter une nouvelle fois la ville pour fuir un hypothétique policier lancé à leurs trousses.

Après beaucoup d’angoisses sur la route, Lolita tombe malade et doit se faire hospitaliser.

Humbert reçoit un coup de fil anonyme très menaçant le traitant de malade mental ce qui le pousse à se ruer à l’hôpital pour découvrir que Lolita a pris la fuite avec un mystérieux « oncle ».

Désespéré, Humbert reçoit finalement une lettre de Lolita lui annonçant qu’elle était mariée avec Dick Schiller (Gary Cockrell) et avoir un grand besoin d’argent.

Lorsqu’il se rend chez le jeune couple, Humbert tente de convaincre Lolita de quitter son mari pour revenir vivre avec lui mais celle-ci refuse, en raison d’une grossesse.

L’insistance de Humbert aboutit à ce que Lolita lui annonce tout de sa relation avec Quilty, qui a profité de l’aura de sa condition de réalisateur pour la charmer, lui faire miroiter des rôles au cinéma puis abuser de sa naïveté/jeunesse.

La révélation de cet amour réel pour Quilty est un choc insupportable pour Humbert qui part le cœur brisé en ayant remis à sa douce protégée l’argent qu’elle demandait.

Pour en finir, Humbert se rend chez le réalisateur… et une voix off annonce son décès par crise cardiaque avec son procès pour meurtre.

En conclusion, « Lolita » est un vieux film au charme encore incroyablement vénéneux malgré la censure qui s’exerçait encore à l’époque.

Kubrick réussit avec brio a porter ce sujet difficile, la passion insensée d’un homme mur pour une adolescente, le décalage profond du à leur âge et la souffrance engendrée par la jalousie.

Amoral, scabreux, malsain, telle est l’histoire de « Lolita », qui à mon avis continuera d’inspirer pour longtemps les artistes en quête de tabous à briser.

Lolita (Stanley Kubrick)
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 20:30
Nord et Sud, saison 1, épisodes 5 et 6 (Richard T Effron)

Fin de la saison un avec « Nord et Sud, saison 1, épisodes 5 et 6 » de Richard T Effron.

Dans l’épisode 5, l’horrible Justin Lamotte (David Carradine) va jusqu’au bout des menaces avec Madeleine (Lesley Ann Down) l’affamant jusqu’à la conduire aux limites de la mort avant de la présenter à un médecin qui abusé diagnostique des troubles psychologiques nécessitant un traitement à base de laudanum, ce qui offre sur un plateau au vicieux mari un moyen de contrôler sa femme en permanence.

La transformation de Madeleine est spectaculaire et elle se mue à présent en femme distante et soumise à son mari sous le regard désespéré d’Orry (Patrick Swayze).

De son coté l’ambitieuse et perverse Ashton (Terri Garber) épouse finalement James Hunton (Jim Metzler) qui se place comme une des figures politiques dominantes du Sud au bord de la Sécession.

Ceci n’entache en rien l’appétit sexuel de la dame et ses idées fixes visant à pousser à assassiner sa sœur Brett (Genie Françis) et son ami Billy (John Stockwell) affecté à Fort Sumter près de Charleston.

Après une nouvelle violente dispute avec Virgilia (Kirstie Alley), plus fanatique que jamais au point d’avoir épousé l’ex esclave Gready (Georg Stanford Brown), le ton monte et l’amitié entre Orry et George (James Read ) est mise à rude épreuve alors que le conflit entre le Nord et le Sud s’embrase à l’approche des élections ou Lincoln (Hal Holbrook), favorable aux thèses abolitionnistes part favori.

Mais Virgilia, qui a rejoint John Brown (Johnny Cash) un leader abolitionniste partisan de la lutte armée contre le Sud, met ses menaces à exécution et bloque le train de retour vers le Sud de Orry et Brett à l’aide de la bande de Brown.

Orry échappe de justesse à une exécution sommaire d’un Gready surexcité par le sentiment de revanche par l’interposition de Priam (David Harris), l’ex esclave épargné lors de sa fuite.

Mais le groupe de Brown se trouve pris par la milice sudiste, Priam et Grady sont tués dans une héroïque mais désespérée lutte contre plus nombreux qu’eux.

Virgilia survit, ravagée par la douleur.

Enfin Bent (Philip Casnoff) un autre démon à l’extrême dangerosité refait surface, obtenant par hasard des informations incroyables dans un bordel, ou il découvre que la mère de Madeleine était une prostituée épousé par le respectable Fabray.

Pour couronner le tout, Bent s’acoquine avec Burdetta Halloran (Morgan Fairchild) dans une relation malsaine ou l’argent se mêle au sexe.

Du coté historique, la Sécession semble inévitable lorsqu’on annonce l’élection de Lincoln comme nouveau président des Etats-Unis.

Dans l’épisode 6, Orry finit après l’intervention de George par accepter l’union entre Brett et Billy non sans redouter les conséquences du conflit militaire entre le Nord et le Sud.

Sachant le temps compté et une réaffectation proche à Washington, Billy profite d’un généreuse permission d’une journée pour épouser rapidement Brett.

Le couple, déjà menacé par des hommes de main recrutés par l’atroce Ashton, se voit à présent traqué par Forbes Lamotte (William Ostrander) et un acolyte envoyé par Justin, fervent sympathisant de la cause sudiste et décidé à éliminer tous les Nordistes qui croisent à proximité.

Mais l’entretien terrible entre les trois hommes est intercepté par Madeleine, qui parvient à secouer l’apathie causée par les drogues pour tenir tête à son mari et à la blesser grièvement à l’œil à l’aide d’un sabre alors que celui-ci se ruait sur lui avec sa férocité habituelle.

Prenant une carriole, Madeline se rue chez Orry pour le prévenir.

Celui envoie à leur secours Charles (Lewis Smith), qui a quitté sa garnison du Texas pour rester fidèle à la défense de la propriété des Main à Charleston.

L’arrivée de Charles sauve le malheureux Billy piégé dans un duel truqué ou Forbes est sur de le tuer au pistolet.

Après une lutte confuse, Forbes est tué par Billy d’un coup de sabre et son acolyte blessé au bras, mis en fuite.

C’est une équipe de forcenés armés jusqu’aux dents qui emmenée par Justin à présent borgne vient exiger la restitution de Madeleine chez les Main.

Mais Justin est reçu lui aussi par les Main surarmés et reçoit de la part d’Orry des menaces de mort si il ose venir sur son domaine chercher Madeleine, qui sauvée reprend gout à la vie avec son amour de toujours.

Prudemment, Justin recule…et Ashton violemment prise à partie par Orry est chassée de la maison en proférant de sombres menaces autour de la future position de leader de son mari.

Enfin le calvaire de Virgilia ne semble plus avoir de fin : après avoir été sortie de l’asile ou on l’avait internée, elle refuse par fierté l’aide d’un politicien du Nord qui voulait en faire sa maitresse et finit par échouer dans la rue.

C’est une femme à l’agonie, échevelée et morte de faim qui toque à la porte des Hazard pour demander refuge.

Seule Constance (Sandra Kilbourne) a assez bon cœur pour l’accueillir malgré l’hostilité de Isabel (Wendy Fulton) et Stanley Hazard (Jonathan Frakes), le frère aigri de la réussite éclatante de George.

Mais cette décision va s’avérer désastreuse pour Orry remonté dans le Nord après un périlleux voyage pour rembourser George de l’argent qu’il avait investi dans sa plantation.

Livré par Virgilia, Orry est menacé de mort par une foule haineuse et ne doit la vie sauve qu’à George qui s’interpose au péril de sa vie pour éviter qu’il ne se fasse lyncher.

Choqués, les deux amis se séparent à la gare, dans un au revoir ayant valeur d’adieux lorsque Fort Stumer est canonné, ce qui déclenche officiellement la guerre de Sécession…

En conclusion, « Nord et Sud, saison 1, épisodes 5 et 6 » s’emballe dans sa dernière ligne droite, ultra condensée et riche en rebondissements.

Du coté des amoureux, tout s’accélère, Madeleine parvenant à briser l’infernale emprise de Justin pour retrouver la protection de son amour Orry tandis que la jeune Brett se lance dans une difficile union avec le Yankee Billy Hazard.

Les personnages maléfiques sont redoutables, jusqu’à en devenir effrayants.

A ce jeu, le brutal, cruel et manipulateur Justin dispute le leadership à l’infernale Ashton, aussi ambitieuse que dépravée, perverse et manipulatrice.

Un peu en retrait en cette fin de saison, Bent se rappelle à notre bon souvenir, en se profilant de manière menaçante comme profiteur de la guerre…

Impossible d’oublier non plus l’inclassable Virgilia, femme engagée corps et âme dans une cause qui la dépasse jusqu’à en devenir dangereusement asociale et fanatique.

Par son extrémisme, Virgilia rappelle de manière déplaisante les fanatiques religieux qui sévissent aujourd’hui…

Enfin, pour haut que tout subsiste l’amitié magnifiques des deux copains de Westpoint, Orry et George sans que l’on sache réellement si elle survivra à la guerre qui vient d’éclater.

Impossible donc de résister à cette formidable saga épique et romanesque qui par la grâce d’acteurs charismatiques et attachants, vous emporte davantage à chaque épisode…

La saison 2 vite ?!

Nord et Sud, saison 1, épisodes 5 et 6 (Richard T Effron)
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 19:02
Nord et Sud, saison 1, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)

On enchaine avec un vif plaisir sur « Nord et Sud, saison 1, épisodes 3 et 4 » de Richard T Effron.

Dans l’épisode 3, alors que Orry (Patrick Swayze) et Madeleine (Lesley Ann Down) cultivent leur liaison clandestine dans une chapelle abandonnée, Tilet Main (Mitchell Ryan) décède logiquement, laissant Orry comme nouveau directeur de la plantation.

Ceci pique son orgueil et le pousse à aller de l’avant en licenciant Salem Jones (Tony Frank), le brutal et vicieux contremaitre qui prenait à malin plaisir à torturer les esclaves noirs.

Tout en cédant la place au nouveau maitre, Salem professe de sombres menaces.

Il trouve en la personne de Charles Main (Lewis Smith), un jeune cousin éloigné en mal de reconnaissance, un parfait exutoire à son ressentiment et une violente bagarre de bar intervient alors avant qu’Orry ne désarme Salem et ses hommes tout en sermonnant son indigne cousin.

Mais le bouillant Charles continue ses frasques et est forcé de se battre en duel avec un notable qui s’estime offensé.

Habilement coaché par Orry, Charles apprend à maitriser ses nerfs dans le duel au pistolet et profite de la lâcheté de son adversaire qui s’effondre en larmes une fois son tir manqué.

Après avoir gracieusement épargné son adversaire, Charles regagne l’estime d’Orry qui accepte avoir plaisir de le voir s’inscrire à Westpoint.

Charles ne va pas pour autant seul à la prestigieuse académie et Billy Hazard (John Stockwell) le jeune frère de George (James Read) y est également admis.

Les deux familles resserrent leurs liens à l’occasion du mariage de George avec la douce Constance (Sandra Kilbourne) en présence d’Orry témoin du marié.

Malgré les incessantes provocations de Virgilia (Kirstie Alley) plus revendicative que jamais dans son engagement abolitionniste, l’amitié entre les deux hommes est au beau fixe, l’idée même d’une coopération économique pour mécaniser la plantation des Main est évoquée tout en considérant la condition express de ne plus utiliser d’esclaves.

Au cours d’un séjour empli de convivialité en Pennsylvanie, Asthon (Terri Garber) devenue une belle et provocante jeune femme, joue à séduire Billy pour meurtrir sa sœur Brett (Genie Françis), amoureuse du jeune homme.

Le caractère pervers et manipulateur d’Ashton se révèle alors tandis qu’elle vise un mariage d’intérêt avec James Hunton (Jim Metzler) promis à un bel avenir politique au sein de la Caroline du Sud.

Mais les positions pro radicales pro-esclavagistes de Hunton et sa concurrence amoureuse avec Billy provoque une bagarre générale qui gâche quelque peu les réjouissances.

Dans l’épisode 4, les Main rendent la pareil aux Hazard en les recevant dans leur plantation près de Charleston.

Ashton, grande amatrice des plaisirs de la chair, tombe sous le charme animal de Forbes Lamotte (William Ostrander), sous les yeux effarés de Billy qui comprend trop tard la mise en garde de Charles et reporte avec raison son intérêt sur la douce Brett.

Diabolique, Ashton joue sur plusieurs tableaux en usant de ses charmes pour manipuler les hommes.

Du coté des Lamotte, la mort de Nicholas Fabray (Lee Bergere) père de Madeleine affaiblit encore plus la position déjà fragile de Madeline auprès de son mari, l’horrible Justin (David Carradine).

Avant de voir son père mourir, Madeleine découvre qu’une des aïeuls était noire et comprend l’intérêt de ne rien révéler à Justin qui y verrait un prétexte pour la rabaisser encore davantage.

Alors que Virgilia demeure intenable dans la plantation, allant jusqu’à coucher avec un des esclaves de Hunton, Grady (Georg Stanford Brown) et de le pousser à s’échapper pour trouver refuge dans le Nord, un conflit terrible éclate entre les deux familles, les Hazard étant contraint de quitter la maison des Main.

Les retrouvailles ont pourtant lieu à Westpoint ou Charles et Billy sont reçus avec les honneurs.

Lors de la cérémonie de remise de diplôme, Ashton se révèle encore plus féroce qu’à l’accoutumée, couchant avec six soldats proches de Billy pour le faire souffrir.

Lorsque Charles le découvre il gifle sa cousine mais doit pourtant reculer face aux menaces de scandale.

Ashton tombe pourtant enceinte et doit se faire avorter avec la complicité de Madeleine, devenue experte dans l’aide aux jeunes femmes noires.

Madeleine paye cher sa générosité, puisque Lamotte furieux de ses allées et venues mais également de ne pas avoir de descendance, la violente et décide de la séquestrer afin de la laisser mourir de faim.

Impitoyable, Lamotte tue à mains nues Miss Sally (Olivia Cole) la Noire affranchie qui accompagnait et défendait Madeleine comme son ombre.

Le projet de fuite vers le Nord en compagnie d’Orry est donc avorté et celui se morfond dans l’absence de sa bien aimée.

En conclusion, « Nord et Sud, saison 1, épisodes 3 et 4 » se révèle encore plus excitant que les deux premiers numéros.
L’action est rapide, rythmée, rapidement évolutive, proposant l’arrivée soudaine de nouveaux personnages comme le fougueux incompris Charles, le simple(t) Billy mais surtout l’incroyable montée en puissance d’Ashton véritable diablesse aux dangereuses séductions.

Le coté hardcore de la série prend tout son sens lors de scène torrides ou Ashton demande qu’on lui envoie six soldats pour satisfaire ses vices mais également dans les terribles colères de Lamotte, avec des scènes insupportables ou on le voit battre des femmes jusqu’à la mort.

Difficile de ne pas avoir envie de rendre la pareille à Lamotte…

Mais entre les turbulences familiales et les divergences fondamentales de politiques entre Nord et Sud, subsiste plus forte que tout l’amitié sacrée de George et Orry… mais pour combien de temps encore ?

Impossible donc à vrai dire de s’ennuyer pour le spectateur qui n’a qu’une seule envie, découvrir la suite !

Nord et Sud, saison 1, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 18:37
Nord et Sud, saison 1, épisodes 1 et 2 (Richard T Effron)

Petit plaisir nostalgique coupable avec la série « Nord et Sud » remarquable adaptation télévisuelle de Richard T Effron d’un roman historique de John Jakes qui fit le bonheur de ma famille durant des beaux étés de la fin des années 80, soit il y a pratiquement trente ans à présent (!).

Dans « Nord et Sud, saison 1, épisodes 1 et 2 » on débute fort logiquement par l’exposition des personnages en 1842, avec Orry Main (Patrick Swayze) fils d’un riche propriétaire de coton de Charleston en Caroline du Sud, Tilet Main (Mitch Ryan).

Orry vient d’être admis à Westpoint la prestigieuse académie militaire américaine qui forme l’élite des officiers de l’armée de terre, ce qui fait la fierté de son père qui le laisse partir pour son destin le cœur léger, après des adieux simples et émouvants.

En chemin, Orry secourt Madeleine Fabry (Lesley Ann Down) belle jeune femme créole dont la voiture a versé dans un fossé.

Après avoir écarté un serpent, il parvient à gagner la confiance de Madeleine qui tombe sous son charme et accepte qu’il la raccompagne à la demeure de Justin Lamotte (David Carradine), propriétaire voisin des Main, chez qui elle doit se rendre pour retrouver son père.

Avant de la laisser à destination, Orry obtient un baiser et un gage de Madeleine qui jure de l’attendre jusqu’à son retour de l’académie.

Se rendant dans l’état de New-York, Orry est secouru à la gare par une autre recrue George Hazard (Jim Read), qui l’aide à se débarrasser de voyous qui cherchaient à le dépouiller.

Les deux jeunes hommes sympathisent et décident de faire chambre commune à Westpoint avec un troisième homme, Ned Fisk (Andrew Stahl) qui rapidement s’en prend à Orry en raison de l’emploi d’esclaves dans les plantations du Sud, ce qui à ses yeux présente un concurrence déloyale pour sa famille d’agriculteurs issue du Nord.

George intervient et parvient à arracher un statut quoi de bon aloi.

Lui-même fils d’un richissime industriel de Pennsylvanie, ne partage pas la politique esclavagiste des états du Sud mais reste sur la réserve par amitié pour Orry.

Les trois hommes oublient leurs différents et souffrent ensemble sous l’instruction du cruel caporal Elkanah Bent (Philip Casnoff), aussi beau que sadique avec les hommes.

Fort de caractère, Orry humilie Bent dans un duel à l’épée avant que le jeune Ulysse Grant (Mark Moses) en personne n’intervienne pour apaiser les esprits.

L’amitié entre George et Orry se consolide dans l’adversité et se solde par une invitation chez les Hazard pour profiter de la première permission après deux ans passés à l’académie.

Orry est éberlué par l’organisation des Hazard, l’usage de la mécanisation pour accroitre le rendement de la production d’acier alors que son père est opposé par principe à l’usage de machines.

Un incident éclate cependant à table lorsque Virgilia (Kirsty Alley) la sœur de George, prend également à parti Orry en affichant clairement ses activités abolitionnistes.

Dans une position difficile, Orry est encore une fois soutenu par son ami.

Mais son esprit est ailleurs vers Madeleine a qui il écrit régulièrement et qui ignorant ses pensées, a fini par se résigner à épouser le riche Lamotte, pour faire plaisir à son père.

Bien que plus âgé et dur notamment avec ses esclaves qu’il fait battre régulièrement pour n’importe quel motif, Lamotte parvient à force de persévérance à ses fins et épouse Madeleine sous les yeux ravagés de tristesse d’Orry, revenu en permission auprès des siens.

Le couple comprend que le père de Madeleine a manœuvré pour intercepter leurs lettres et provoquer ce mariage d’intérêt avec le fourbe Lamotte.

L’épisode 2 montre le soutien permanent à Westpoint de George à Orry, déprimé par le mariage de Madeleine,

George aide Orry pour réviser ses cours et va même jusqu’à lui proposer une prostituée pour se détendre, ce qu’accepte le jeune homme tout en continuant de penser à sa chère Madeleine.

Même après un épisode tragico-comique ou de retour d’une échappée dans un bar, les deux hommes sont coursés par Bent avant de le secourir lorsqu’il tombe sous une plaque de glace, la dureté du caporal reste maximale et aboutit à de sévère punitions à l’encontre d’Orry, obligé de monter la garde malgré une intense fièvre.

Prié par Grant de laisser tranquille les deux cadets, Bent se rabat Ned qu’il fait monter sur un cheval lancé à plein galop pour le faire chuter et le blesser gravement aux jambes interrompant de fait son parcours à Westpoint.

Après que Bent ait échappé de justesse à la sanction d’une cours martiale, George et Orry décident de lui faire payer sa cruauté en le compromettant avec la prostituée.

Pris en flagrant délit, Bent est renvoyé de Westpoint et profère de terribles menaces contre les deux amis en faisant état de ses amis haut placés.

Ceci n’empêche pas George et Orry de sortir diplômés de Westpoint pour participer à la guerre contre le Mexique pour la possession du Texas entre 1846 et 48.

Malheureusement, Bent tient ses promesses et promu lieutenant par l’appui de son père biologique un sénateur du Nord, envoie les deux amis dans une mission suicide au cours de laquelle Orry est grièvement blessé.

Grace au talent du médecin militaire Patrick Flynn (Robert Mitchum), Orry est sauvé mais perd l’usage de sa jambe.

Le sympathique Flynn permet également à George de rencontrer Constance (Wendy Kilbourne) sa splendide fille, qu’il demande en mariage en un temps record.

En réaction à la blessure de son ami, George quitte lui aussi l’armée, dégouté par les horreurs de la guerre.

Orry revient à la plantation en compagnie de son ami mais dépressif, se sent inutile et se met à boire plus que de raison.

Rongé par son infirmité et par la perte de Madeleine, Orry broie du noir, se sachant de surcroit barré dans la direction de la plantation par l’aura de son père, seul maitre à bord.

Charles Main subit l’influence du terrible Lamotte, qui le pousse à plus de dureté envers ses esclaves et fait preuve d’une grande violence à l’égard de Madeleine qui a eu l’audace de le contredire en public en exprimant son opinion sur la politique, ce qu’il assimile à une humiliation insupportable.

Le paroxysme de violence est atteint lorsque Priam (David Harris), un des esclaves les plus indisciplines, s’évade de la plantation.

Lamotte lance la traque mais il ignore que Madeleine en personne va aider l’infortuné à fuir.

La jeune femme ne peut en effet supporter le joug brutal de son mari et parvient à organiser des rendez vous clandestins dans une chapelle abandonnée avec son cher Orry…

En conclusion, « Nord et Sud, saison 1, épisodes 1 et 2 » plonge immédiatement le spectateur dans une fresque historique grandiose ou se débattent des personnages aussi beaux que charismatiques.

Swayze y trouve un rôle en or, lui permettant d’interpréter un personnage complexe, fils de planteur esclavagiste, ami d’un homme aux idées radicalement différentes et amoureux d’une femme qui lui inaccessible en raison du pouvoir de l’argent.

Le romantisme un peu affecté incarné par la superbe Lesley Ann Down, est contrebalancé par les scènes de cruauté de Casnoff ou de Carradine, qui démontrent toute l’étendue de leur talent dans des rôles de véritables salauds.

Et derrière le destin des deux amis, se profile l’affrontement qu’on devine inévitable entre le Nord riche et industrialisé, et le Sud, pauvre et rural…

Nord et Sud, saison 1, épisodes 1 et 2 (Richard T Effron)
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 13:51
Narcisa (Jonathan Shaw)

Le Brésil toujours mais sous un angle totalement différent avec « Narcisa » premier roman de Jonathan Shaw, ex tatoueur américain des stars du rock et du cinéma, proche notament de Johnny Depp.

Sorti en 2008, « Narcisa » est une volumineuse variation du « Lolita » de Nabokov version Rio de Janeiro.

Écrit sous la forme d’un journal, « Narcisa » raconte en 2003, la rencontre coup de foudre à Copacabana de Ignacio Valencia Lobos dit Cigano en raison des ses origines gitanes et Narcisa une adolescente de seize ans.

Âgé de plus de quarante ans, Cigano est un homme un perdu qui sort d’une prison mexicaine après avoir purgé une peine pour trafic de drogue et revient vers sa ville natale, son amour de jeunesse, Rio de Janeiro qu’il connait comme sa poche dans le but de se consacrer à l’écriture.

Bénéficiant d’un appartement en héritage d‘une tante adepte de Macumba, Cigano peut s’établir dans le quartier populaire de Catete et acheter une moto qui lui permet de se déplacer aisément en ville.

Le visage de madone, les longues jambes, la blancheur et les formes juvéniles de Narcisa frappent instantanément le vieux gitan tatoué et chevelu qui aborde fasciné la jeune créature.

D’emblée le dialogue est électrique, décousu voir complètement fou avec Narcisa, qui se déclarant comme une fille libre, sans attache, vivant ou bon lui semble, aligne sans sourciller tout un ensemble de théories mélangeant philosophie nietzschéenne, théories kabbalistiques et surtout violent rejet du monde tel qu’il lui parait.

Cigano emmène Narcisa chez lui et couche avec elle, entamant sans le savoir une relation incroyablement mouvementée.

Peu à peu Narcisa se dévoile à lui, évoquant un passé douloureux dans une petite ville de campagne de l‘état de Rio, l’absence de père, la pauvreté, la violence familiale puis une adolescence de fuyarde, partagée entre retraites mystiques dans les profondeurs de la jungle, défonces en tout genre et prostitution auprès de routiers afin de subvenir à ses besoins.

Cette histoire emplie de souffrances trouve un écho en Cigano, lui-même accidenté par la vie et hanté par une terrible malédiction s’abatant sur les gens de sa race.

Avec une incroyable tolérance, Cigano qui a décidé de ne plus prendre ni drogue ni alcool après son séjour en prison, entretient sa jeune compagne, lui fournissant de quoi s’approvisionner en drogue.

Le sexe occupe une place importante dans leur relation et rapidement, Cigano développe à ce sujet une très forte dépendance envers Narcisa.

Mais il comprend après un plan à trois avec une petite prostituée, qu’en réalité Narcisa déteste les hommes et ne les considère que comme une source d’argent.

Derrière la façade rebelle et bohème de l’adolescente se cache une réalité plus sordide, la dépendance à la drogue et la prostitution à Copacabana auprès de gringos étrangers de passage.

Un autre personnage ne tarde pas à faire son apparition dans la vie des deux amants, le dénommé Doc, mystérieux fonctionnaire bedonnant entre deux âges, se présentant comme le « tuteur » ou le « protecteur » de Narcisa.

Déjà animé par la jalousie, Cigano exige des explications mais Narcisa qui avec une répartie déroutante lui assure que sa relation avec Doc est platonique, intellectuelle, qu’elle tient le vieil homme sous sa coupe en lui sous tirant de l’argent à volonté.

Les explications tirées par les cheveux de Narcisa ajoutées à la relative apparence d’inoffensivité du Doc, qui recule vite face aux intimidations physiques, suffisent à apaiser relativement Cigano qui doit pourtant se rendre à l’évidence : sa muse est une prostituée toxicomane.

Ceci ne suffit pas à détourner Cigano de sa passion dévorante qui lui fait endurer les crises continuelles de Narcisa, capable d’insulter, provoquer des bagarres en pleine rue pour des motifs en apparence futiles, de retourner son appartement ou de voler ses affaires afin de se faire un peu d’argent.

Connaissant l’ascendant qu’elle a sur son amant plus âgé, Narcisa n’hésite pas à exercer un chantage affectif, le menaçant de le quitter ou de retourner se prostituer si il ne cède pas à ses moindres caprices.

Le lecteur suit donc cette alternance de ruptures/réconciliations chaotiques jusqu’au jour ou Narcisa disparait pour de bon, partie épouser un riche américain israélite du nom de James Gold.

Privée de son égérie, Cigano éprouve les affres du manque et tente vainement de combattre cette irrépressible sensation de dépression fréquentant les plages (Ipanema, Copacabana), les prostituées du quartier Vila Mimosa puis en voyageant un peu, sans succès loin de l’enfer urbain de Rio de Janeiro.

Puis alors qu’il ne pensait jamais revoir Narcisa, Cigano la retrouve méconnaissable dans la rue.

Elle semble amaigrie, sale et vieillie prématurément à seulement 19 ans.

Cigano reconnait toute de suite les effets du crack et vole sans hésiter au secours de sa protégée.

Peu à peu il découvre ce qui s’est passé avec Gold, le voyage en Israël pour la présenter à la famille, la vie de femme au foyer oisive à New-York pendant que Monsieur travaille, puis l’instabilité chronique de Narcisa se réveillant avec la mise en pratique des mécanismes d’emprise mentale sur le mari dépassé par la furie qu’il finit par trouver chez lui.

Malgré un début de carrière réussi dans le monde du tatouage branché de New-York, Narcisa craque une nouvelle fois, quitte son beau domicile et fréquente les franges de marginaux du Bronx et de Harlem.

Dans la rue, elle rencontre le crack et devient accro, vivant de passes en passes minables pour se procurer la prochaine dose.

Les ravages sont immédiats finit par quitter les Etats-Unis pour échouer dans l’enfer de Crackolandia à Sao Paulo, le ghetto des drogués de la ville.

Mue par un ultime réflexe de survie, elle quitte Sao Paulo pour Rio afin d’échapper aux menaces de mort des policiers payés par les commerçants pour nettoyer périodiquement la zone.

Se sentant en mission pour sa propre rédemption d’ex toxicomane, Cigano en frémissant le récit des épouvantables aventures de Narcisa au pays des Yankees et accepte une nouvelle fois de la prendre sur son aile.

Il comprend pourtant qu’il est bien démuni face aux ravages du crack et regarde impuissant son amour s’enfoncer chaque jour un peu plus dans la folie et l’auto destruction.

Le comble est atteint lorsque Cigano accepte par amour d’aller chercher de la drogue à Narcisa en s’enfonçant la peur au ventre dans les favelas de la Boca ou de Sante Teresa, ou de jeunes voyous lourdement armés exercent une loi impitoyable.

Mais Narcisa semble de plus en plus incontrôlable, rentrant et fuguant, allant se défoncer avec d’autres marginaux pseudo artistes ratés de la Casa Verde, se prostituer dans un motel de Lapa, ou n’hésitant pas à se rendre elle-même dans les favelas pour s’approvisionner en drogue.

Rongé d’inquiétude, Cigano prend lui aussi des risques et sillonne sur sa moto les rues de Rio pour retrouver sa belle dans l’espoir de la préserver un peu de cet enfer.

Narcisa a un ultime sursaut en acceptant de quitter Rio pour revenir dans son village natal de Penedo et se sevrer loin des tentations de la ville mais l’expérience tourne au fiasco intégral, l’emprise du crack s’avérant malgré tout trop forte.

De retour à Rio, Cigano doit en plus des crises toujours plus violentes de sa compagne, lutter contre le Doc, qui tente avec la complicité de sa mère de la faire interner en hôpital psychiatrique pour subir des traitements dangereux à base d’électro chocs visant à la détruire plutôt qu’à la soigner.

Cigano résiste, menace mais vit avec la peur au ventre d’une descente de police pour lui enlever Narcisa.

C’est pourtant elle qui part après une ultime dispute, d’une violence paroxysmique avec blessure superficielle au couteau et destruction de son totem, l’orisha Ogum.

Mais Cigano qui a consulté une prêtresse du Candomblé et son vieil ami Mateus Segatto, qui a connu la même situation de dépendance que lui avec une jeune putain toxicomane, a maintenant compris qu’il a accompli son destin, réalisant vers sa propre rédemption après avoir enduré l’enfer aux cotés de Narcisa.

Le vieux gitan demeure donc assez fort pour ne pas replonger une nouvelle fois et l’esprit enfin apaisé, laisse partir à tout jamais, la comète qui bouleversa sa vie pendant quelques années.

En conclusion, « Narcisa » est un chef d’œuvre contemporain, un roman d’une grande force qui parlera à tous ceux ayant été victime d’une intense passion amoureuse, capable d’engendrer des mécanismes vicieux de dépendance et d’emprise psychologique.

Le style magnifique de Shaw, à la fois fluide, puissant et vivant est pour l’essentiel dans ce résultat et porte le lecteur envouté par cette macabre danse de Salomé tropicale pendant plus de 400 pages de pure délectation.

Derrière cette histoire d’amour de marginaux cabossés par la vie, se cache la fascination d’un homme en quête de rédemption fasciné par l’intelligence, la sensibilité et la lucidité d’une femme trop libre et sauvage pour s’intégrer dans un modèle de société « normale ».

Enfin pour terminer, Shaw en bon carioca qu’il fut, excelle dans la description de l’underground de Rio de Janeiro, avec des avis captivants et sans concession sur la vie sans but dans les favelas rongées par le trafic de drogue, la poussée des églises évangélistes, les policiers violents et corrompus taxant les habitants pour les laisser tranquilles mais aussi le Carnaval de Rio transformant la ville en gigantesque bordel pour gringos du monde entier venant tout claquer en quelques jours dans les bars et les prostituées.

Même si « Narcisa » reste un roman hors norme traitant de sujets difficiles, je ne peux qu’en conseiller la lecture qui vous emportera comme un fétu de paille.

Pour moi, LA lecture de l’été…

Narcisa (Jonathan Shaw)
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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 19:55
L'inspecteur ne renonce jamais (James Fargo)

Rien de tel qu’un bon vieux Clint Eastwood pour profiter de l’été aussi voici à présent « L’inspecteur ne renonce jamais » de James Fargo.

Sorti en 1976, ce troisième volet du sale flic de San Francisco montre cette fois Harry Callahan (Clint Eastwood) une nouvelle fois en proie à des difficultés avec sa hiérarchie le capitaine Mc Kay (Bradford Dillman) après une arrestation musclée ou l’inspecteur défonce la vitrine d’un bar avant de tuer un à un des preneurs d’otages particulièrement déterminés.

Relégué au recrutement du personnel après les frais et les plaintes résultantes, Harry y croise Kate Moore (Tyne Daly) une candidate au concours d’inspectrice bénéficiant des quotas féministes de la municipalité.

Macho et sceptique, Callahan se montre infecte avec la jeune femme en mettant en doute ses compétences face au danger du terrain.

Le flic est pourtant alerté par une affaire particulièrement grave au cours de laquelle un commando surarmé appel la Force de Frappe du Peuple, pénètre dans un dépôt de missiles pour dérober les charges explosives après avoir assassiné le gardien, deux employés du gaz mais surtout avoir blessé l’inspecteur Di Giorgio (James Mitchum), collègue d’Harry qui arrivé sur place avait lui-même tué une des membres du commando, la sexy Miki (Jocelyn Jones).

Sur son lit de mort, Di Giorgio met son ami sur la piste d’un ancien proxénète qu’Harry identifie comme Bobby Maxwell (Deveren Bookwalter), ancien du Viet Nam viré des Marines pour troubles psychologiques.

Obligé de faire équipe avec Moore, Callahan bénéficie pourtant du sens de l’observation de la jeune femme qui repère un poseur de bombe noir Henry Lee (Tim Burrus) membre du commando.

Après une course poursuite haletante dans les cours, toits et jardinets de la ville, Harry coince le fuyard dans une église du père John (MG Kelly) et fait ensuite pression sur Big Ed Mustapha (Albert Popwell), le leader d’un mouvement noir activiste mais pacifique pour remonter jusqu’au groupe de Maxwell qui menace à présent de faire d’autres attentats.

Mais l’arrivée de Mc Kay et ses hommes brouille la donne, le capitaine avide d’avancement coffrant Mustapha et sa bande pour lui faire porter la responsabilité des crimes du FFP.

Fidèle à sa réputation Callahan refuse de se ridiculiser devant les journalistes et n’hésite pas à flanquer sa démission à Mc Kay devant le maire (John Crawford).

Il est pourtant rappelé lorsque ce même maire se fait enlever par le FFP à la sortie d’un match de base ball.

Reprenant le travail avec Mustapha, Callahan obtient sa libération puis des informations précieuses sur une certaine Wanda (Samantha Doane) travaillant dans un salon de massage.
Après avoir retourné le salon, tabassé le videur et mis la pression au patron proxénète, Callahan oriente ses recherches sur l’église de John qui aurait couvert les agissement du FFP.

Dans l’église, Moore sauve la vie de Callahan en tuant Wanda qui cherchait à l’abattre.

Pris de remords, le prêtre donne la planque du FFP qui détient le maire dans la prison désaffectée d’Alcatraz.

N’écoutant que leur courage et leurs armes, Moore et Callahan prennent d’assaut l’ile pourtant étroitement défendue, tuant un à un les membres du FFP.

Malheureusement Moore est tuée en sauvant une nouvelle fois Harry après avoir elle-même libérée le maire d’une prison.

Pris de rage, Callahan traque Popwell qui s’enfuit avec le maire et le fait exploser à coup de missile une fois le tueur séparé de son otage.

Reste pour lui le souvenir de sa valeureuse coéquipière…

En conclusion, « L’inspecteur ne renonce jamais » tient sans surprise et solidement la rampe, offrant ce que le spectateur attend : une intrigue simple mais musclée, des courses poursuites rythmées, des dialogues percutants et des acteurs de qualité sur lesquels trône la star Eastwood alors au fait de sa classe naturelle.

Même si cette histoire de commando terroriste vaguement inspiré des brigades rouges parait tout juste passable, Eastwood adoucit un peu son personnage de dur à cuir réactionnaire en lui faisant sympathiser avec des minorités noires pacifiques et une femme dont il mesure la juste valeur sur le terrain après avoir émis un jugement hâtif.

Sans crier au chef d’œuvre, « L’inspecteur ne renonce jamais » demeure une valeur sur du film d’action des années 70 et comblera de plaisir les fans d’Eastwood.

L'inspecteur ne renonce jamais (James Fargo)
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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 14:53
La féline (Paul Schrader)

Sorti en 1982, « La féline » est le remake du film culte mais oublié à présent du Français Jacques Tourneur.

Paul Schrader se colle donc à l’hommage rendu au maitre du fantastique des années 40 et met en scène Iréna Gallier (Nastassja Kinski), une jeune femme débarquant à la Nouvelle Orléans pour rejoindre son frère plus âgé Paul (Malcom Mc Dowell).

Soudé par la mort précoce de leurs parents, le couple frère-sœur parait rapidement étrange et Iréna se soustraie assez rapidement à la pesante présence de Paul pour sortir le soir et se rapprocher d’un zoo ou a été placée une énorme panthère noire responsable de l’agression d’une prostituée dans un motel crasseux du centre ville.

Sur place, Iréna fait la connaissance d’Oliver Yates (John Heard), le spécialiste qui a réussi la difficile capture de l’animal retranché dans une chambre d’hôtel.

Une troublante séduction s’installe mais un drame surgit lorsque la panthère happe le bras du soigneur Joe (Ed Begley) et le laisse agonisant à terre avant de s’enfuir dans la nuit.

L’opposition farouche de Paul à une éventuelle liaison entre sa sœur et Oliver, fait comprendre à Iréna la malédiction qui plane sur eux, les descendants de la panthère, se transformant en félins la nuit pour chasser et ne devant s’accoupler qu’entre eux.

Malgré cette loi universelle, Iréna refuse de coucher avec Paul qui se retrouve lui aussi pourchassé après que des restes humains ait été retrouvé dans la cave de sa maison.

Se sachant traquée par son frère, Iréna trouve refuge auprès d’Oliver qui l’emmène loin du centre ville dans le marais (bayou) de la Nouvelle-Orléans.

Bien que séduite, Iréna refuse in extremis l’acte sexuel et se rend la nuit nue dans les marais ou elle chasse un malheureux lapin plutôt que d’assassiner son amant qui comprend la situation en la voyant revenir ensanglantée au petit matin.

Peter lui aussi doit assouvir ses instincts de prédateur et jette son dévolue sur Billy (Theresa Richarde) une blonde opulente, fille facile rencontrée dans un bar, qu’il dévore sauvagement dans une chambre d’hôtel avant de s’enfuir.

Dans un ultime face à face, Peter tente de tuer Oliver mais comprenant qu’Iréna se refusera complètement à lui préfère se jeter dans le vide et périr.

Malgré sa peine, Iréna maintient son choix initial même si son comportement parfois sauvage la rend inquiétante comme lorsqu’elle poursuit Alice (Annette O’Toole) la collègue soignante d’Oliver qu’elle jalouse profondément.

Alice a finalement la vie sauve mais est quitte pour une peur mémorable dans une piscine baignée d’obscurité ou un fauve la traque avant de lacérer ses vêtements.

Sur de son amour, Oliver ligote Iréna et fait l’amour avec elle avant de l’enfermer dans un zoo, obéissant ainsi aux volontés de la jeune femme quand à leur amour impossible.

En conclusion, « La féline » est un film fort qui sans avoir le charme suranné et les effet d’ombres noir et blanc de la première œuvre de Tourneur, demeure un remake tout à fait respectable.

Schrader utilise les technologie de son époque, réussissant quelques spectaculaires transformations physiques et scènes de pur fantastique ou on peut voir l’héroïne vivre avec son peuple de panthères immortelles.

Mais bien sur le succès de « La féline » réside principalement dans ses acteurs prodigieux, Nastassja Kinski, alors âgée de vingt ans à peine aussi troublante, sexy et allumée que son père, le génial Klaus puis Mc Dowell, lui aussi impressionnant en frère incestueux au comportement animal.

Plus violent, sexuel, explicite et gore que le premier, « La féline » demeure pour moi un classique du cinéma fantastique des années 80 à voir et revoir pour tous les amateurs du genre…

La féline (Paul Schrader)
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