Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 10:11
Comment en faire un gentleman (Eugénie Saint Antoine)

Sorti en 2012, « Comment en faire un gentleman ? » est un ouvrage Eugénie Saint Antoine, adressé principalement au public féminin pour à l’aide de quelques conseils judicieux inculquer quelques principes de bonnes manières à son compagnon.

En cinq chapitres, l’auteur balaye sur le ton d’un humour piquant finalement très « parisian-girly » les grandes thématiques visant à transformer un homme certainement charmant mais mal dégrossi en Darcy, incarnation du parfait gentleman dans « Orgueil et préjugés ».

On commence par travailler sur le sujet en lui-même, en lui intimant de se tenir droit en toute circonstances, tout particulièrement lorsqu’il est assis, de porter des vêtements repassés, chemises à manches longues, costumes, chaussures noires ou marrons avec quelques accessoires supplémentaires : écharpe, gilet, gants en cuir.

Son élocution ainsi que son orthographe doivent également être irréprochables, quitte à le travailler.

Savoir garder le silence ou une certaine réserve est également le signe du gentleman à contrario des assommants moulins à paroles.

Connaitre quelques textes de poésie est un plus pour accentuer son charme romantique.

L’humour est à manier avec précaution : il doit rester dans la retenue, ne jamais être méchant sauf dans l’auto dérision.

Dans le monde moderne, le travail conditionne pour beaucoup la place de l’homme dans la société.

Le gentleman devra donc s’épanouir dans celui-ci, avoir de l’ambition si et seulement si elle passe en second plan par rapport à sa partenaire.

Corollaire du travail, l’argent doit être maitrisé, pour être suffisamment à l’aise afin d’être généreux sans ostentation synonyme de vulgarité.

L’une des caractéristiques principales du gentleman est le contrôle du soi en toute circonstance, vis-à-vis des enfants, de sa compagne ou au volant.

Il doit entretenir son corps et être à l’aise dans ses déplacements, même si une certaine maladresse peut être touchante.

Dans le registre du contrôle, il doit boire avec parcimonie et en connaisseur et ne pas fumer, même si une pipe ou un cigare peuvent receler une certaine virilité.

Dans sa relation avec les autres, il doit mettre sa compagne sur un piédestal, la faire accepter à ses parents, charmer ses beaux parents, être à l’aise avec les enfants, avoir des amis de qualité (méfiance toutefois sur les amies féminines), avoir tendance à défendre les faibles, être loué pour ses qualités humaines vis-à-vis-à-vis de ses collègues, son patron ou ses employés.

Il doit également conserver une réserve sur ses amours passés et sur ceux de sa compagne.

En plus de ses qualités intellectuelles et humaines, il doit être à l’aise dans les taches manuelles comme le bricolage, le ménage, la cuisine, les courses quitte à l’inciter/l’encourager.

Pour les plus campagnards, la culture d’un jardin ou d’un potager est une extension de ses qualités manuelles.

Dans l’inimité il n’oubliera pas de donner du plaisir à sa compagne, respectera son intimité dans la salle de bain, ne repoussera jamais le contact physique.

L’un des passages les plus drôles traite de la maladie avec la tendance à l’exagération des hommes dès qu’ils ont un rhume, tendance, qui devra être combattue en faveur d’un stoïcisme de rigueur à l’instar d’un John Wayne touché par une balle à l’épaule.

En société, il passera avant sa compagne au restaurant, conseillera le menu, réglera l’addition même si la frontière entre le rôle homme/femme reste volontairement floue sur ces questions sensibles.

Il sera cultivé goutant l’opéra, le théâtre, à l’aise à la plage, discret, bon nageur et aura une grande adaptabilité dans les voyages les plus lointains et exotique, conservant sang froid, bonne humeur et curiosité.

Bien entendu, son gout pour les langues étrangères viendra parfaire ce tableau avantageux.

Dans les mariages, il sera bon danseur maitrisant la plupart des danses (quitte à prendre des cours au préalable), dansant avec des tantes ou des grands-mères âgées si il le faut, sera réconforter dans les enterrements par sa présence forte et rassurante.

Si il fait une demande en mariage, il respectera les traditions, demandant au père la main de la mariée avec les risques que cela comporte, saura se faire accepter ou faire accepter sa compagne.

Il ne fuira pas ses responsabilités en cas de paternité, aidera sa compagne dans la grossesse en l’assistant ou réglant les détails pratiques.

Il aura une bonne mémoire des dates clés (anniversaires, première rencontre, mariage…) et saura surprendre par quelques cadeaux bien choisis.

Même son comportement en cas de rupture qu’elle soit de son fait ou de sa compagne, sera exemplaire, en refusant de sombrer dans l’agressivité ou la rancune.

Pour conclure sur l’aspect ludique de l’ouvrage, figure en annexe un questionnaire à choix multiples permettant d’évaluer son niveau de gentleman et quelques recommandations simples pour s’améliorer…
En conclusion, « Comment en faire un gentleman ? » trouvera son intérêt chez les femmes mais aussi chez certains hommes désireux de séduire ou de conserver l’être aimé.

Même si (comme moi) vous ne pouvez ou ne désirez pas suivre toutes les recommandations du livre sous peine de perdre vos particularités forgées par votre éducation, votre histoire et qui font votre unicité, il existera forcément des conseils qui trouveront écho chez vous afin de vous améliorer.

Certes la plupart des hommes trouveront ridicule fantasme d’un homme parfait, toujours à élégant, à l’aise et maitrisant les situations les plus inattendues ou délicates avec un flegme britannique.

Mais vouloir coller au fantasme féminin d’un gentleman à la fois érudit et manuel, sportif et poète, viril et protecteur, généreux et ambitieux, pourra aider les plus astucieux des hommes à séduire une femme.

D’un point de vue plus formel, « Comment en faire un gentleman ? » se lit plutôt agréablement en raison de son humour sarcastique malgré un coté parisian trendy parfois un tantinet agaçant…

Comment en faire un gentleman (Eugénie Saint Antoine)
Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 09:57
Voir Naples et mourir (Neil Griffiths)

Le polar avec « Voir Naples et mourir » de Neil Griffiths, journaliste et scénariste anglais.

Sorti en 2004, « Voir Naples et mourir » raconte l’histoire de Jim Wolf, un anglais approchant la quarantaine, un peu perdu dans sa vie, décidant sur un coup de tête, de se rendre à Naples pour y passer quelques jours avant de reprendre son travail de psychothérapeute pour sans domiciles fixes, dépressifs et drogués.

Peu enthousiaste à l’idée de reprendre un travail usant et peu gratifiant, Jim arrive à Naples et pris d’une violente fièvre, se laisse prendre en main par un taxi qui le conduit jusqu’à une maison d’hôte tenue par une femme d’âge mur, la signora Maldini qui le prend sous son aile protectrice.

Dans un état semi conscient, Jim reçoit de l’aide, un lit et de la nourriture qui lui permettent de reprendre peu à peu pied.

Ne parlant pas italien, il se rend à l’aventure dans une ville particulière, réputée mystérieuse et dangereuse.

Son esprit tourne à plein régime, imaginant que chaque individu croisé dans les ruelles salles du vieux Naples et un voyou en puissance, prêt l’agresser.

Il croise par hasard Louisa, une ancienne amante de la Fac, qui lui dit avoir repris des études d’histoire mais surtout être mariée à un italien, Alessandro Mascagni, président de la cour d’assises de Naples, au cœur d’un retentissant procès contre un groupe de la Camorra, la mafia napolitaine, connue pour sa violence, le trafic de drogue et le racket.

La curiosité et l’attirance que ressent Jim pour Louisa sont plus fortes que la peur et il accepte une invitation à diner chez les Mascagni dans une villa située à l’écart de la ville.

Alessandro est un homme plus âgé que Louisa, très charismatique, intelligent et mêlant une sorte de puissance paysanne brute à un raffinement intellectuel le poussant à jouer du Chopin au piano pour se détendre, comparer les systèmes politiques anglais et italiens, et s’intéresser à la psychologie des criminels qui passent entre ses mains au tribunal.

Jim pâlit de la comparaison et sent l’attraction qu’exerce le président, qui l’invite à assister au procès de neufs hommes de la famille Savarese chargé par leur ancien chef le repenti Sonino, en échange d’une impunité pour ses propres crimes.

Les Savarese sont accusés d’avoir posé des bombes dans le centre ville pour régler leurs comptes et avoir ainsi provoqué la mort de nombreux innocents.

Mal à l’aise au tribunal mais excité malgré tout de côtoyer les familles de personnages aussi dangereux, Jim aide Eugenia Savarese, la mère devenue chef mafieuse par intérim du clan à gravir des marches ce qui lui octroie une sympathie inattendue.

Le jeu dangereux avec les Mascagni continue, Jim découvrant les coins cachés de la ville en compagnie de Louisa, devenue une italienne d’adoption, sentant son désir pour son ancienne amante se raviver.

Mais la présence régulière de Jim aux audiences notamment filmées finit par attirer l’attention du clan Savarese et pousse Giovanna, la sœur de Lorenzo le principal accusé, à prendre contact avec lui.

La jeune femme est attirante malgré une allure de garçon manqué savamment étudiée.

Elle pose des questions à Jim et demande à être rassurée sur ses intentions.

En échange, elle lui livre son malaise et sa volonté de révolte face à l’inéluctabilité de son destin de fille et sœur de mafioso.

Jim la suit très imprudemment jusqu’au fief des Savarese, découvrant la brutalité des hommes du clan à son égard et des menaces lourdes de sens si il continue de trainer à proximité de cet environnement dangereux.

Révolté lui aussi, il prend progressivement fait et cause pour Giovanna.

Tout en prenant de plus en plus de risques au fil des rendez vous, Jim profite d’un voyage d’Alessandro à Rome et finit par passer à l’acte avec Louisa, couchant avec elle dans sa villa de Sorrente, après une baignade érotique dans une plage isolée.

Ceci ravive leur passion commune, fait éclater le malaise de Louisa mal mariée à un homme plus vieux dans un pays inconnu et celui plus aigu encore de Jim, empêtré dans le doute existentiel de sa crise de la quarantaine.

L’annonce de l’acquittement des Savarese est un coup de théâtre majeur, faisant s’écrouler le témoignage du repenti, planer des doutes sur la corruption de juges mais surtout remettre en liberté des hommes très dangereux, déterminés à sa venger.

De plus en plus pressé par Giovanna, Jim accepte de l’aider à quitter la ville pour lui offrir une nouvelle vie.

Il obtient l’aide de Louisa, qui bien que très jalouse, consent à lui prêter de l’argent pour le laisser partir et mettre ainsi un terme à leur aventure.

Après un face à face nerveux avec un Alessandro furieux de la trahison de sa femme, Jim reçoit la visite de Lorenzo Savarese le frère libéré de Giovanna qui si il ne le tue pas lui assène un coup à la tête d’une grande violence à l’aide de la crosse de son pistolet.

Choqué et apeuré par l’avertissement, Jim ne recule pourtant pas dans son désir d’aider Giovanna, retrouve Louisa qui lui remet et l’argent et par rejoindre Giovanna dans un Mc Donald de la gare pour fuir.

Mais il est filé sur le chemin par les frères Savarese et il commet l’erreur de penser qu’il peut semer ces deux truands napolitains dans les ruelles de la ville, erreur qu’il paie en étant abattu au moment d’arriver à la gare.

Le livre se termine sur la sensation de flottement qu’éprouve Jim au moment de mourir dans l’ambulance qui le prend en charge.

En conclusion, « Voir Naples et mourir » est un premier roman noir magistralement mené par Griffiths.

On comprend que cet anglais entre deux âges à la dérive dans sa vie professionnelle et privée, trouve dans le charme mystérieux et la dangerosité de Naples, tout ce qui manque à sa vie actuelle.

Dans le dédale des ruelles connues dans le monde entier pour ses vespas, ses murs lézardés ou pend le linge, Jim prend plaisir à se perdre pour retrouver le charme de l’imprévu, de l’instinct et de l’action.

La rencontre avec Louisa est l’occasion de fréquenter un homme côtoyant de près les fameux gangsters napolitains, ce qui rajoute de l’excitation à cette aventure.

Fasciné par la Camorra, le fantôme d’une ancienne relation avec une femme devenue mariée à présent, Jim augmente progressivement les risques, préférant sans doute inconsciemment mourir à Naples en ayant vécu quelque chose de vraiment palpitant plutôt que e retourner vivoter dans sa crasse minable à Londres.

Son souhait est finalement exaucé dans un final digne d’un grand film de gangster.

Plus qu‘un polar excitant et superbement ficelé, « Voir Naples et mourir » est une belle plongée dans un Naples intime, dévoilant peu à peu ses mystères sous une apparence dure et chaotique.

A consommer sans modération donc !

Voir Naples et mourir (Neil Griffiths)
Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 17:55
Le sous-sol de la peur (Wes Craven)

Rien de tel en plein été qu’un petit film d’horreur de derrière les fagots comme « Le sous-sol de la peur » de Wes Craven.

Sorti en 1991, après que le réalisateur se soit déjà établi avec des classiques du genre comme l’un des maitres de l’horreur, « Le sous-sol de la peur » met en scène un adolescent du nom de Tout fou (Brandon Adams), qui pour venir en aide à sa mère, atteinte d’une tumeur opérable mais mise à la porte en raison de l’inflexible politique des propriétaires, décide contraint et forcé d’accepter l’offre de Leroy (Ving Rhames), un voyou du quartier de cambrioler la cossue maison des propriétaires eux-mêmes.

Le couple, composé de Papa (Everett Mc Gill) et Maman (Wendy Robie) laisse en effet volontairement la situation des logements se dégrader pour faire partir les locataires de ce quartier pauvre de Los Angeles et pouvoir ainsi revendre à des prometteurs et ainsi faire une belle plus value.

Déguisé en réparateur, Spenser (Jeremy Roberts) le troisième homme du trio parvient à pénétrer dans l’enceinte de la haute maison mais ne revient pas.

Inquiets, Tout fou et Leroy entrent à leur tour par effraction et sont rapidement attaqués par un molosse particulièrement féroce appelé Prince.

Mais l’étrange maison révèle d’autres secrets plus inquiétants, comme de nombreuses trappes au travers desquels des êtres étranges et décharnés apparaissent, tentant de saisir les cambrioleurs.

Spenser est retrouvé mort, le visage méconnaissable et le duo restant panique lorsque Papa et Maman détectent leur présence.

Traqués dans une maison hermétiquement close par un homme armé de fusil et une femme utilisant le chien, les cambrioleurs paniquent.

Leroy est tué, ses entrailles données en pâture à la horde des créatures souterraine et son corps abandonné dans une fosse.

Tout fou ne doit la vie sauve qu’à Cafard (Sean Whalen) un jeune garçon du sous sol persécuté par ses « parents » au point d’avoir la langue coupée.

Cafard aide Tout fou à s’orienter dans les murs et sous terrains de la maison dans lesquels Papa n’ose pas s’aventurer.

Alice (AJ Langer) la fille actuelle du couple, également persécutée, s’avère aussi être une aide précieuse pour Tout fou en lui donnant des indications sur le nature de ses gens rejetés en sous sol par la cruauté des propriétaires et devenus des monstres des profondeurs mais également sur un chemin pour s’enfuir en passant par les galeries centrales.

Cette aide n’est pas de refus tant la police du quartier s’avère inefficace pour percer les stratagèmes diaboliques du couple.

Après une course poursuite haletante dans laquelle Papa atteint de névrose tire à tout bout de chant dans les murs lorsqu’il découvre qu’il a tué par erreur son chien, ce qui finit par attirer policiers et locataires avides de revanche.

Dans une grande confusion, Alice se révolte également, blesse grièvement Maman à l’aide du couteau qu’elle pointait sur elle pour la laisser mourir ainsi que son mari dans les sous sols, dévorés par leurs « enfants » bannis.

Le film se conclut sur l’argent du couple criminel volant dans la rue pour le plus grand bien des locataires déshérités.

En conclusion, « Le sous-sol de la peur » est un film au scénario basique, simpliste à souhait (pour ne pas dire plus méchant) servant de prétexte à de folles cavalcades dans une maison inquiétante occupée par des monstres sortant des murs et un couple plus hystérico grotesque que réellement effrayant.

On pourra donc avec pas mal d’indulgence trouver quelques crédits comme celui de la mise en scène très rythmée pour ne pas dire frénétique à ce film qui globalement ne tient pas ses promesses aussi bien d’un point de vue de l’horreur pure que du scénario ou du jeu des acteurs, franchement mauvais…

A réserver donc aux fans du genre !

Le sous-sol de la peur (Wes Craven)
Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article
20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:33
Les bruits de Recife (Kleber Mendonça Filho)

Cinéma plus intimiste avec « Les bruits de Recife » film brésilien de Kleber Mendonça Filho.

Sorti en 2012, « Les bruits de Recife » se déroule dans la ville du même nom au nord du Brésil dans laquelle on suit la vie d’un quartier plutôt aisé du bord de mer dans lequel João (Gustavo Jahn), agent immobilier tente de savoir qui a vandalisé la voiture de sa nouvelle copine Sofia (Irma Brown).
João ne ménage pas sa peine, interrogeant les employés, son voisin Anco (Lula Terra) avant d’aller toquer chez son jeune cousin Dinho (Yuri Hollanda) connu pour ses frasques dans la rue.
Après un face à face tendu, Dinho accepte de rétrocéder un auto radio dérobé, qui s’avère ne pas être celui de Sofia.
Perpétuellement taciturne, la jeune femme se rappelle avoir vécu dans ce quartier il y a vingt ans de cela et est envahi par les souvenirs liée à son ancienne maison.
Autre personnage de la rue, Bia (Maeve Jinkings), est une mère de famille de deux enfants en apparence sans histoire, si ce n’est son obsession pour un chien du voisinage aboyant en permanence et une consommation régulière de haschisch qu’elle se fait livrer par un livreur d’eau à domicile.
Un jour João est approché par Clodoaldo (Irandhir Santos), qui se dit à la tête d’une entreprise de sécurité privée offrant ses services pour sécuriser la rue au moyen de patrouilles et d’une présence nocturne quotidienne.
Malgré la réticence de João, Clodoaldo réussit à convaincre son grand père Francisco (W J Solha) le propriétaire de la plupart des immeubles de la rue, un vieil homme riche et influent, avec la restriction concernant les bêtises de Dinho.
Clodoaldo accepte mais met la pression sur Dinho qui réagit mal, provoquant à son tour l’équipe composée de deux à trois hommes.

Peu à peu, Clodoaldo et ses hommes s’installent et prennent le contrôle de la rue, dans un climat de paranoïa nocturne latente.
Clodoaldo utilise ses accès aux propriétés pour coucher avec Luciene (Clebia Souza), la jolie bonne de Francisco.

Les vigiles aident un touriste argentin égaré à retrouver son chemin et molestent un jeune garçon sauvage passant sur les toits et les arbres afin de lui faire quitter le quartier.
Le dealer vendeur d’eau est toléré…
Les habitants continuent d’évoluer entre rêves et réalité, angoisse, passé et présent…
Francisco emmène João et Sofia visiter sa propriété à la campagne et montre une maison jadis occupée et aujourd’hui abandonnée ce qui ajoute au climat de trouble.
Après une fête de quartier, le voile se déchire lorsque Clodoaldo répond à une demande de Francisco accompagné de son frère Claudio (Sebastão Formiga) qui souhaite les engager comme gardes du corps à la suite de la mort de son homme de confiance dans sa fazenda.
Après avoir écouté la proposition du vieil homme, les deux vigiles lui annoncent être les fils d’un homme qu’il a fait tué dans le passé pour une histoire de clôture.
Francisco comprend donc, trop tard le piège de la vengeance se refermer sur lui.


En conclusion, « Les bruits de Recife » est un film brésilien atypique, original mais surtout desservi par un rythme d’une lenteur irritante.
Les acteurs trainent leur nonchalance ou leur mal être existentiel sur plus de deux heures incroyablement longues ou Filho se centre surtout sur son propre plaisir à décrire le quotidien de la classe moyenne de Recife dans un climat de sournoise paranoïa soigneusement distillée.
Surestimé, intello et prétentieux, « Les bruits de Recife » est un film que je ne recommande pas.

Les bruits de Recife (Kleber Mendonça Filho)
Repost 0
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 20:29
Mission impossible : rogue nation (Christopher Mc Quarrie)

Énorme blockbuster de l’été 2015, « Mission impossible : rogue nation » de Christopher Mc Quarrie envahit actuellement toutes les salles de cinéma.

Cinquième volet d’une saga commencée en 1996, soit il y a quasiment vingt ans à présent, « Mission impossible : rogue nation » montre l’IMF en proie à un ennemi féroce en la personne du mystérieux Syndicat, dont les motivations plutôt obscures de changement de l’ordre mondial aboutissent plus explicitement à une succession d’actes terroristes.

L’agent Ethan Hunt (Tom Cruise) fait échouer une première livraison d’armes chimiques dérobés en Biélorussie en grimpant sur un A400-M en pleine phase de décollage.

Il se rend ensuite chez un disquaire anglais et est pris en traitre par un tueur mystérieux, Solomane Lane (Sean Harris) qui tue son contact local et le capture à l’aide d’un gaz paralysant.

Avant de succomber au gaz, Hunt a le temps d’avertir sa hiérarchie, William Brandt (Jeremy Renner), directeur de l’IMF qui doit faire face à une menace de dissolution suite aux violentes accusation d’irresponsabilité portées par le directeur de la CIA, Alan Hunley (Alex Baldwin).

Détenu et torturé par Janik (Jens Hulten) un spécialiste du Syndicat particulièrement sadique, Hunt bénéficie de l’aide inattendue de Ilsa Faust (Rebecca Ferguson) en réalité un agent double du MI-6 qui tue la plupart des gardes et l’aide à s’échapper.

A Londres, Benji Dunn (Simon Pegg) doit faire face à un interrogatoire serré de sa hiérarchie qui l’accuse d’aider Hunt, devenu indésirable depuis la dissolution de l’AMF.

Le sympathique et fantasque geek n’en fait qu’à sa tête et met ses compétences informatiques au service de son ami.

Il se rend à Vienne pour empêcher l’assassinat du chancelier d’Autriche en plein opéra.

Mais à l’intérieur du splendide édifice la situation se complique, forçant Hunt à intervenir face un colossal tueur blond.

Hunt parvient à triompher de son coriace adversaire après une lutte échevelée sur le complexe système de plateformes élévatrices mais Ilsa également présente, tire sur le chancelier le blessant assez superficiellement pour le faire évacuer et l’aider à échapper à un second tueur.

Le chao règne alors dans la ville lorsque le chancelier est évacué avant de mourir dans l’explosion de sa voiture.

De nouveau unis dans la fuite, Ilsa, Benji et Ethan sont pris en chasse par les tueurs du Syndicat.
Ilsa parvient à convaincre Ethan de l’éjecter de sa voiture afin de couvrir sa fuite et de donner le change à Lane, son employeur officiel, qui malgré de forts doutes sur son efficacité de tueuse, lui accorde le bénéfice du doute.

Afin de prouver l’existence du Syndicat et de le démanteler, Ethan et Billy se rendent au Maroc pour retrouver Ilsa qui leur indique un plan risqué visant à dérober un fichier de registres informatiques situé dans un complexe ultra sécurisé.

Ethan plonge pour une apnée de trois minutes pour changer le profil d’accès des protections informatiques et permettre ainsi à Billy de dérober le précieux fichier à l’intérieur même du complexe.

L’opération réussit mais Ilsa dérobe le fichier et s’enfuit à moto.

Une ahurissante course poursuite débute alors dans les rues de Casablanca, avec des motards du Syndicat, le duo Ethan/Billy à bord d’une BMW ultra rapide et enfin Brandt aidé de l’informaticien Luther Stickwell (Ving Rhames) à bord d’un robuste 4x4.

Les motards sont éliminés, la BMW fait un spectaculaire saut périlleux mais Ethan qui continue la poursuite en moto à une cadence infernale, échoue à rattraper la belle agent double.

A Londres, elle remet tente de remettre le fichier à son supérieur Atlee (Simon Mc Burney) qui lui ordonne de le remettre à Lane.

Mais le fichier est en réalité vide et Benji qui a fait un double découvre qu’il est triplement crypté, ne pouvant être déverrouillé que par le premier ministre britannique lui-même.

Ce qui reste de l’IMF comprend donc que le Syndicat va enlever le premier ministre et décide de le prendre de vitesse au grand désespoir de Brandt, qui finit par trahir ses amis en alertant Hunley.

La situation se tend lors d’une cérémonie caritative ou assiste le premier ministre (Tom Hollander).

Hunton se joue de la sécurité de la CIA et à l’aide d’un grossier masque à l’effigie de Atlee, plante une fléchette dans le premier ministre pour lui faire avouer l’existence d’un projet de Atlee pour créer une organisation para militaire afin d’exécuter les basses besognes du gouvernement britannique.

Sous l’effet du sérum, le premier ministre déverrouille les fichiers officialisant l’existence du Syndicat, ce que confirme le vrai Atlee lui aussi frapper d’une fléchette.

Après une négociation tendue dans une gare de Londres, Hunt fait virer 50 millions sur le compte de Lane et parvient à faire libérer le malheureux Benji harnaché avec une bombe.

Il lui assure avoir détruit la liste mais mémorisé tous les contacts.

Lane lance alors ses tueurs sur Ethan et Ilsa.

La jeune femme tue Janik le boucher après un face à face au couteau, tandis que Ethan attire Lane dans un piège et lui rend la monnaie de sa pièce en le gazant.

Beau joueur, Hunley reconnait avoir démantelé l’IMF pour forcer le Syndicat à s’exposer. La CIA accepte donc de réactiver cette organisation concurrente.

En conclusion, « Mission impossible : rogue nation » contient tous les ingrédients du blockbuster à succès, avec des scènes d’actions ultra spectaculaires visant à masquer un scénario complexe mais ridicule à souhait ou des méchants terroristes blonds menace l’ordre établi pour des motifs inconnus dont tout le monde se fout.

Tom Cruise est du haut de ses cinquante trois printemps, éclatant de forme, réalisant des cascades ébouriffantes et tuant à mains nues ou armes à feu autant d’hommes que sa partenaire féminine la belle et athlétique Rebecca Ferguson.

Le spectateur en prend donc plein la tête, avec des scènes aériennes, sous marines ou motorisées ayant valeur d’anthologie dans le genre action pure et dure.

Malgré cela et la présence du comique Pegg, pour insuffler un peu d’humour et de second degré dans le récit, on ne peut s’empêcher de trouver un peu sans âme cette grosse machine hollywoodienne tournant à plein régime.

A réserver donc aux fans d’action ne voulant pas se claquer de neurones cet été..

Mission impossible : rogue nation (Christopher Mc Quarrie)
Repost 0
Published by Seth - dans Espionnage
commenter cet article
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 21:48
Black (Patrice Laffarge)

Changement radical de sujet et sans doute de niveau avec « Black » film français de Patrice Laffarge.

Sorti en 2009, « Black » donne le premier rôle au rappeur controversé MC Jean Gab’1, grande gueule gouailleuse du rap français qui réussit un unique coup en clashant avec ses collègues les plus connus en 2002.

Celui-ci incarne Black, un gangster de région parisienne qui après un braquage manqué dans le XVIII ième arrondissement de Paris contre un fourgon blindé, voit son équipe décimée par la police et est contraint de se cacher.

Il est alors contacté par un cousin de Dakar, Lamine (Ibrahima Mbaye) qui lui propose de voler des diamants entreposés dans une banque peu sécurisée de la capitale.

Grillé à Paris le gangster réunit en urgence une équipe composée de Al Kaid (Youssef Hadji), Beauzeux (Louis Karim Neabti) et une armoire à glace nommée Masta (François Bredon) pour se rendre au Sénégal.

Sur place, Black et ses amis sont un peu perdus dans un pays et un continent qu’ils ne connaissent pas mais parviennent à se fournir en armes auprès d’un trafiquant local.

Mais ils ignorent que les diamants proviennent de l’argent sale du financement des partis politiques et que Kumassi (Michel Duperial) le directeur corrompu de la banque a mis un de ses amis mafieux sur le coup, le fournisseur d’armes Degrand (François Levantal) lui-même sous la pression d’un chef de mercenaires russes, Ouliakov (Anton Yakolev).

Après une reconnaissance grossière dans la banque pour ouvrir un compte, Black décide après la défection de ses proches, enlevés par des petits voyous locaux, de faire le coup avec le seul Lamine.

Mais l’attaque musclée des mercenaires d’Ouliakov change la donne, bouleversant les plans des cousins.

Opportuniste, Black utilise l’effet de surprise et des grenades pour prendre seul le dessus sur des mercenaires sur entrainés et dérober les diamants.

Après que Lamine, devenu gourmand soit tué après avoir essayé de l’éliminer, Black tombe sous la coupe de Pamela (Carole Karemera) une agente d’Interpol infiltrée.

Très efficace et déterminée, la jeune femme tient en échec les tueurs russes, avec avouons le une certaine aide du gangster.

Koumassi est éliminé par Fatoumata (Mata Gabin), la vénéneuse compagne de Degrand dont la peau mue comme un serpent, sensé représenter son totem.

La résistance du duo improbable irrite au plus haut point Ouliakov qui menace de plus en plus Degrand.

Pour l’aider, Fatoumata fait appel à des lutteurs Sénégalais qui s’en prennent aux mercenaires et manquent de coincer Pamela et Black.

Ouliakov trouve ses limites et voit ses hommes massacrés et par les lutteurs et par l’arme fatale formée par Black et Pamela.

Après la mort du chef russe, seul reste Degrand.

Comprenant que leur sort se jouera également sur le plan mystique le duo va trouver un sorcier qui au travers d’un puissant rite révèle la vrai nature de Black, le lion et celle de Paméla, la panthère.

Revêtus de peintures de guerre et nanti d’une force spirituelle nouvelle, le couple se rend chez Degrand lui aussi à un stade avancé de transformation physique.

La confrontation tourne à leur avantage et se solde par la mort du trafiquant.

De retour à Paris, Black devenu une légende dans la petite communauté africaine, retrouve Pamela…

En conclusion, malgré un budget plus que correct pour un film français et un usage massif d’action pure et dure, « Black » demeure un piètre film d’action au scénario minable.

Les acteurs sont aussi bons que dans des mauvais téléfilms de France 2, la palme revenant aux méchants, affreusement caricaturaux comme le gesticulant Yakolev dont les propos sont la plupart du temps purement incompréhensibles.

Exotisme africain de pacotille, gros muscles stéroïdés, cranes rasés, gros flingues et grosses bagarres constituent l’essentiel de ce navet à réserver aux fans absolus de MC Jean Gab’1, qui en gangster minable poursuivi par la poisse se montre plus risible que convaincant.

Il faudra attendre cinq longues années pour que le rappeur retrouve le chemin des plateaux de cinéma.

On comprend hélas pourquoi à la vision de ce black navet !

Black (Patrice Laffarge)
Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 11:06
Lost saison 6, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Série toujours avec la sixième et dernière saison de Lost, diffusée en 2009-2010.

Les leaders Jack Bender (réalisation), Damon Lindelof-Carton Cuse (scénario) prennent les commandes pour un premier épisode de transition extrêmement difficile dans laquelle on découvre que la théorie de Jack (Matthew Fox) a échoué et que les survivants se retrouve toujours dans l’ile après l’explosion de la bombe à hydrogène, mais juste après l’explosion de la trappe.

Fou de rage après la mort de Juliet (Elisabeth Mitchell), Sawyer (Josh Holloway) menace Jack de mort mais se ravise en entendant faiblement la voix de son aimée bloquée dans un trou partiellement bouché par un amas de ferraille.

Jin (Daniel Dae Kim), Sawyer, Jack et Kate (Evangeline Lilly) unissent donc leurs efforts pour tenter de dégager la malheureuse, malheureusement sans résultat.

Toujours blessé par balle, Sayid (Naveen Andrews) reçoit une aide inattendue de Hurley (Jorge Garcia) qui reçoit une information cruciale de Jacob (Mark Pelligrino) tué depuis peu par Benjamin (Michael Emerson), lui demandant d’amener le blessé au temple et de remettre à ses occupants une mallette à guitare.

Dans une autre réalité, les survivants se retrouvent dans l’avion du crash mais arrivent cette fois à destination à Los Angeles non sans quelques péripéties, dans laquelle Charlie (Dominic Monaghan) est retrouvé inanimé dans les toilettes après avoir fait une overdose dans les toilettes.

Durant le vol, de courts dialogues apparaissent et montre des personnages anciens ou non prévus initialement comme Boone (Ian Somerhalder) ou Desmond (Henry Ian Cusick).

Dans l’épisode 2, Sawyer dépité se résigne à enterrer Juliet et exige de Miles (Ken Leung) une communication qu’il est incapable d’établir.

De l’autre coté de l’ile, le groupe armé commandé par Ilana Verdansky (Zuleikha Robinson) et Bram (Brad William Henke) pénètre dans le temple de Jacob peu convaincu par les propos rassurants de Benjamin.

Ils trouvent Locke (Terry O’Quinn) et comprenant que Jacob a été tué, lui tirent dessus, sans succès.

La chose qui a alors pris l’apparence de Locke se transforme alors en monstre et tue à l’aide de la fumée noire les assaillants, laissant Benjamin seul et choqué.

De retour hors du temple, la confusion est totale avec ce nouveau Locke et le corps de l’ancien.

Seul Richard Apert (Nestor Carbonell) semble savoir de quoi il retourne et au fait de la menace représenté par ce nouveau Locke.

A Los Angeles, Kate saisit l’occasion d’un passage aux toilettes pour fausser compagnie au marshal Edward Mars (Frederic Lehne) qui l’escorte et prend la fuite, en bénéficiant de la complicité de Sawyer en braquant un taxi dans lequel se trouve Claire (Emilie de Ravin).

De leur coté, Jin (Daniel Dae Kim) et Sun (Kim Yoon Jim) connaissent des difficultés en passant à la douane, en raison de la forte somme d’argent liquide que transporte son mari.

Sur l’ile, Sayid est emmené dans un temple dirigé par les Autres.

Ce groupe semble être dirigé par Dogen (Hirkoyuki Sanada) un asiatique dont les propos sont traduits par Lennon (John Hawkes).

Cindy Chandler (Kimberley Joseph), hôtesse à bord du vol 815, fait également partie du groupe.

Très agressifs, ils menacent de les exécuter sommairement avant que les propos de Hurley sur l’aide de Jacob et le contenu de l’étui à guitare, ne les fassent brutalement changer d’avis.

Sayid est acheminé jusqu’à un temple ou se trouve une source bouillonnante.

Suivant les instructions de Lehn, il est immergé pendant un temps long dans l’eau, ce qui provoque l’inquiétude des ses camarades.

Après ce étrange processus qui semble avoir échoué, Sayid est laissé pour mort puis finit par se réveiller pour le plus grand soulagement de Hurley, Kate, Jack, Sawyer et Miles.

L’annonce de la mort de Jacob semble terroriser ces Autres, qui se barricadent dans le temple dans l’attente d’une attaque du monstre de l’ile.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 1 et 2 » contient toutes les caractéristiques d’une transition avec le raccrochage parfois difficile avec la fin de la saison 5, riches en émotions.

Il est parfois difficile de s’y retrouver entre les différentes réalités spatiales et temporelles qui s’entremêlent.

L’action se déroule donc à la fois sur l’ile et à Los Angeles.

De nouveaux personnages toujours aussi mystérieux apparaissent, tandis que d’autres plus anciens réapparaissent pour notre plus grand plaisir.

Seul le personnage de Locke intrigue, car devenant malgré sa mort de plus en plus dangereux au point de terroriser Benjamin et Richard eux même…

Lost saison 6, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 10:09
Nord et Sud, saison 2, épisodes 5 et 6 (Richard T Effron)

Il était bien évident que j’allais me ruer sur la fin de la série « Nord et Sud, saison 2, épisodes 5 et 6 » de Richard T Effron.

Dans l’épisode 5, Orry (Patrick Swayze) est finalement contacté par la famille Hazard pour venir sauver son ami George (James Read) en danger de mort dans la prison de Libby.

Jouant de son prestige de général, Orry aidé de Charles (Smith) pourtant devenu beaucoup plus dur en raison de la guerre, se rend sur place et tente d’exiger la libération du prisonnier pour subir un interrogatoire.

Mais Turner (Wayne Newton) se méfie et résiste, ce qui aboutit à un dur combat dans lequel le capitaine psychopathe trouve la mort.

Sauvé par son fidèle ami, George peut regagner le Nord ou il doit faire face à une enquête militaire en raison de l’explosion de canons Hazard sur le front.

Comprenant la machination dont il fait l’objet, George aidé de sa fidèle Constance (Wendy Kilbourne), cherche Morgan le vendeur de canons défectueux et après l’avoir malencontreusement tué dans une bagarre de bar, se replie sur son frère Stanley (Jonathan Frakes) et sa femme Isabel (Mary Crosby) dont l’ambition dévorante et l’appât du gain, ont poussé à conclure cet accord démentiel.

Sous la pression de son frère, Stanley avoue tout et promet d’assumer l’entière responsabilité du scandale pour l‘entreprise Hazard, évitant ainsi à George la prison.

De son coté, Elkanah Bent (Philip Casnoff) l’esprit toujours enfiévré de rêves de grandeur politique et militaire, pousse Ashton (Terri Garber) a coucher avec un vieil homme d’affaires afin de gonfler sa provision d’armes et de munitions.

Se voyant en révolutionnaire, il envisage sérieusement de renverser Jefferson Davies (Lloyd Bridges) et d’être le nouveau Napoléon du Sud des Etats-Unis.

Mais ses projets ayant un besoin vital d’argent, le poussent à se rendre à Charleston afin d’obtenir un financement supplémentaire.

Mis sur la trace d’une certaine Madame Picard en réalité Madeleine (Leslie Ann Down), connue pour faire œuvre de charité, Bent cherche à la contacter pour lui extorquer de l’argent.

Fort heureusement, Madeleine soutenue par Rafe Baudeen (Lee Horsley) , flaire le danger et engage à sa place Rose Sinclair (Linda Evans), une actrice pour connaitre les véritables intentions de Bent.

Après un face à face sous tension, Bent comprend la supercherie et traque Madeleine qui s’apprête à le livrer aux autorités du Sud.

Agressée dans un cimetière, Madeleine ne doit la vie sauve qu’à la courageuse intervention de Rafe qui rosse brutalement Bent, le forçant ainsi à le tuer d’un coup de pistolet.

Le fidèle Rafe expire dans les bras de Madeleine après avoir obtenu d’elle une déclaration d’amour.

Informé de la situation par une nouvelle approche beaucoup plus insistante de Bent pour faire de lui son partenaire, James Hunton (Jim Meltzer) décide d’en référer à Davis en personne qui charge le général Main d’arrêter le dangereux révolutionnaire.

L’ultime face à face à lieu dans le dépôt de munition de Bent dans lequel se trouve Ashton.

Orry surgit aux cotés de Hunton, et une lutte à mort s’engage ensuite entre Bent, ivre de haine et son ennemi juré.

Voulant à tout prix sauvé ses munitions, Bent se jette dans le hangar en flamme et périt dans une violente explosion.

Seule reste Ashton, soumise au feu roulant des questions de son mari qui a découvert sa trahison et de Orry qui la presse pour savoir ce qu’elle a fait de Madeleine.

Dans l’épisode 6, la fin du conflit à Petersburg en 1865 libère les soldats des deux camps après la guerre la plus meurtrière du XIX ième siècle.

Le célébrissime général Lee (William Schallert) vient en personne signer l’armistice face à son rival Ulysse Grant (Anthony Zerbe).

Mais Lincoln (Hal Holbrook) ne peut jouir longtemps de son difficile triomphe et est assassiné, faisant ainsi vaciller la fragile paix obtenue par les armes.

Demeuré du coté des vainqueurs, George doit pourtant se rendre une dernière fois pour voir Virgilia (Kristie Alley) condamnée à mort après avoir tué son protecteur Sam Green (David Ogden Stiers), lui annonçant qu’il la laissait tomber pour privilégier sa carrière politique.

Soulagé, Charles part retrouver Augusta dans sa propriété mais découvre que enceinte de lui, elle est décédée après avoir donné naissance à un fils.

Courageusement, Charles décide de prendre l’enfant et de l’élever dans la demeure des Main à Mont Royal.

Il est rejoint peu après par Billy (Parker Stevenson) qui ayant frôlé la mort sur le champs de bataille et sauvé in extremis son jeune ami tambour, provoque la joie de Brett (Genie Francis) qui l’attendait la peur au ventre.

De son coté, Orry secouru par son ami George après une grave blessure au front, ne reste pas inactif et parvient à retrouver Madeleine, lui assurant de tout son amour malgré son passé trouble.

Ensemble, ils décident également de revenir dans le Sud pour y élever leur enfant.

Ils ne savent pas que Mont Royal est devenu la proie de l’ancien contremaitre Salem Jones (Tony Franck) qui a contracté une alliance contre nature avec Cuffey (Forest Withaker) l’esclave affranchi devenu bandit.

Autant par appât du gain que par vengeance personnelle, les deux criminels attaquent avec une bande importante Mont Royal, en l’incendiant.

Malgré la défense acharnée de Charles, Billy et Brett qui manie le fusil avec aplomb, les Main sont submergés par le nombre et ne doivent leur survie qu’à l’arrivée de George et Orry qui aident à tuer Jones et Cuffey.

Malheureusement, Clarissa Gault Main (Jean Simmons) la mère déjà âgée et fatiguée par des années de guerre et de privation, succombe dans la lutte.

Sa mort est une tragédie pour Orry qui l’enterre dans la demeure familiale de Mont Royal, réduite en fumée…

Pourtant malgré la tragédie, George se propose d’investir pour aider son ami à tout reconstruire, insufflant un peu d’espoir…

Détail notable, Séminaris (Erica Gimpbel) et Ezra (Beau Billingslea), obtiennent l’acquisition d’une parcelle du domaine et le droit de s’y établir pour faire fructifier leur couple.

En conclusion, Effron se sublime dans la dernière ligne droite de « Nord et Sud, saison 2, épisodes 5 et 6 ».

Tout concourt en effet à une fin en apothéose, la violence des combats ou les charges meurtrières dans les sous bois sous le feu des canons et de fusils se succèdent, avec de terribles corps à corps fratricides ou des hommes sans doute cousins s’entretuent.

Nos héros ne sont pas épargnés par l’horreur de la situation, connaissant les blessures , des scandales ou la détention dans des conditions plus que critiques.

La figure de Bent émerge encore une fois comme le criminel numéro 1 de la série, avec ses visions délirantes d’un pouvoir sans limite, son utilisation froide des femmes et son appétit vorace pour l’argent.

Après sa mort (supposée ?), on devine avoir perdu un des plus féroces ennemis historique du couple Orry-George.

Mais plus que la violence ou les bas instincts de chacun exacerbés par tout conflit d’envergure, surnage l’aspect positif de la série : les valeurs de l’amour et de l’amitié, s’exprimant au travers de la relation superbe entre les deux amis de Westpoint mais également dans la relation complexe et douloureuse entre Orry et la splendide Madeleine.

Récit épique sur fond de drame historique, grand spectacle, acteurs charismatiques au physique de rêve, tout concourt à faire de cette saison 2 une pure merveille illustrée par la musique de Bill « Rocky » Conti !

Nord et Sud, saison 2, épisodes 5 et 6 (Richard T Effron)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 19:01
Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)

La suite de cette passionnante saga historique « Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 » de Richard T Effron.

Dans l’épisode trois, la proclamation de l’émancipation des esclaves par Abraham Lincoln (Hal Halbrook) produit un effet dévastateur dans le Sud, entrainant une série de défection jusque chez les Main comme Cuffey (Forest Whitaker) qui quitte sans regret la plantation.

Même si Sémiramis (Erica Gimpel) et Ezra (Beau Billingslea) décident de rester et aident leurs anciens maitres à cultiver le coton par eux-mêmes en développant un nouveau système d’irrigation, les Main très affaiblis reçoivent la visite de la terrible Ashton (Terri Garber) qui finit par dérouler son impitoyable vengeance à l’égard de Madeleine (Leslie Ann Down) en la menaçant d’un scandale en divulguant les origines de sa mère, prostituée de la Nouvelle Orléans d’origine noire.

Très choquée, Madeleine choisit de quitter Mont royal avec le fils d’Orry pour s’établir à Charleston.

Vivant modestement sous la fausse identité de Madame Picard, elle contacte un oncle notaire et prend la décisions de vendre tous ses biens dont la fortune de son premier mari, Justin Lamotte (David Carradine) dans le but de porter secours aux réfugiés de la guerre.

Elle est assistée dans sa difficile tache rédemptrice par Rafe Baudeen (Lee Horsley), un ex capitaine ayant quitté l’armée à cause de l’horreur de la guerre et qui la courtise activement.

Il est vrai que la guerre a redoublé de violence notamment à Antietam ou Billy (Parker Stevenson) et Charles (Lewis Smith) manquent de se tuer.

Après Gettysburg, l’un des tournants de la guerre avec la défaite du Sud, Billy écœuré par tant de violence, décide de retourner à Mont Royal prendre des nouvelles de Brett (Genie Francis).

Il se heurte à Ashton qui non contente d’avoir déjà nui à Madeleine et Orry (Patrick Swayze) menace de le dénoncer comme déserteur.

La violence devient alors la seule réponse à la dangerosité d’Ashton et le couple est alors contraint de la séquestrer pour permettre à Billy de fuir.

Dans l’épisode 4, George (James Read) est capturé par les Sudistes alors qu’il dirigeait un train de ravitaillement pour les soldats du Nord.

Son grade de général ne lui sert pas à grand-chose dans la prison de Libby ou il doit subir le sadisme du capitaine Turner (Wayne Newton) qui humilie et torture en toute impunité ses prisonniers.

Orry n’ont plus n’est pas épargné par le conflit et blessé à la poitrine est soigné en urgence par Virgilia (Kristie Alley) qui surmontant son antipathie naturelle pour les Sudistes, lui permet de bénéficier des meilleurs traitements et lui donne la possibilité de s’échapper de l’hôpital avant d’être interrogé.

Mais Virgilia connait de sérieux problèmes lorsqu’elle est accusée par sa supérieure Madame Neal (Olivia de Havilland) d’avoir laissé mourir un blessé Sudiste.

Cette altercation est de trop pour Virgilia qui pousse violemment Madame Neal et se trouve sous le coup d’une inculpation pour meurtre.

Elle n’a d’autre choix à présent que de se tourner vers Sam Green (David Odgen Stiers) et de céder enfin à son désir en échange d’une protection difficile à assurer.

Du coté plus positif, Charles retrouve enfin Augusta (Kate Mc Neil) et après l’avoir sauvée d’un viol devient son amant.

En conclusion, « Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 » continue de tenir en haleine avec une multitude de revirements passionnants alors que le conflit atteint des sommets de violence.

Au milieu de sanglantes batailles, les personnages s’endurcissent pour survivre mais le couple terrible Bent-Ashton continue de distiller son venin, touchant de plein fouet Madeleine contrainte à l’exil sous peine de voir son douloureux passé exhumé.

George et Orry souffrent chacun le martyr, le premier torturé par un capitaine sadique dans une prison insalubre et le second frôlant la mort avant d’être secouru par l’instable Virgilia, qui s’enfonce davantage dans la clandestinité après de violentes altercations avec sa supérieure.

Dans l’ombre, Green qui a tissé sa toile, se jette à présent sur sa proie…

Nord et Sud, saison 2, épisodes 3 et 4 (Richard T Effron)
Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 21:01
Brésil 25, 2000-2015 (Luis Ruffato)

Sorti en 2015, « Brésil 25, 2000-2015 » représente l’occasion rêvée pour découvrir des auteurs brésiliens contemporains par l’intermédiaire de texte soigneusement compilés par Luis Ruffato.

En 25 textes donc pour 25 auteurs, on débute par « On devrait interdire » curieux extrait du « Budapest » du chanteur de Musique Populaire Brésilienne, Chico Buarque, qui raconte en quelques pages son irritant sentiment d’étranger essayant de percer une langue inconnue pour lui, le Hongrois dont les possesseurs semblent jalousement garder les secrets hermétiquement clos.

Ronaldo Correia de Brito nous perd ensuite avec « Un homme traversant des ponts » extrait de « Retratos imorais » dans les errements d’un écrivain dans les rues de Récife, qui dans ses pensées profondes pense à sa femme qui le dédaigne pour le sexe tantrique de son professeur de yoga, aux crabes hideusement entremêlés dans la boue du fleuve Capibaribe et au suicide du haut d’un pont.

Dans « Les hivers de Barbara » tiré de « A cidade ilhada » Milton Hatoum évoque le douloureux exil d’un couple d’opposants brésiliens Lazaro et Barbara, échoué à Paris pendant les années de dictature.

Dans ce milieu intellectuel un peu vain face à la puissance des militaires, la saudade de Barbara ne tarde pas à se muer en jalousie féroce.

Lorsque Lazaro disparait, Barbara décide de revenir à Rio de Janeiro et le retrouve avec une maitresse brésilienne alors qu’elle suspectait une française, Francine.

Le choc est de trop pour Barbara qui saute dans le vide de leur appartement.

Puis Cristovao Tezza nous fait découvrir « Beatriz et la vieille dame » tiré de « Beatriz » dans laquelle une jeune journaliste chargée de rédiger la biographie d’une vieille dame Dona Dolores, découvre le récit pervers de l’assassinat de son mari militaire après le choc de l’avoir surpris un jour en pleine action avec une maitresse.

Impossible de ne pas parler de Paulo Lins qui nous charme avec « Chronique de deux grandes amours » narrant la quête de baskets flashy de garçon déshérités d’une favela de Rio pour pouvoir séduire deux filles à un bal funk.

On se régale de cette entreprise de débrouille à coup de nettoyage de pare brise d’esquives de policiers et de trafiquants d’un gang d’une favela rivale pour arriver au but fixé.

Difficile de suivre l’émotion de Cintia Moscovich dans « Le toit et le violoniste » tiré de « A arquitectura do arco-iris » récit dans lequel une jeune enfant juive se prend d’affection pour une poule et lui évite de peu la casserole.

Marçal Aquino dans « Sept épitaphes pour une dame blanche » tiré de « O amor e outros objeitos pontiagudos » rend un vibrant hommage à une maitresse connue lors de la construction d’une centrale hydraulique à Tucurui à 400 kms de la ville de Belém.

Cet amour avec la femme, mariée d’un un chef de chantier irascible aura le gout sucré de l’interdit, de l’éphémère et se brisera définitivement avec l’annonce brutale d’un décès après un accident de voiture, ce qui marquera à vie l’amant.

En comparaison, malgré un sujet similaire, l’annonce à un metteur en scène de la mort de sa femme lors d’une scène ou un acteur est sensé regretté celle de sa femme, « C’est juste une répétition » de Bernardo Caravlho émeut moins, peut être parce que la passion amoureuse et l’exotisme de l’Amazonie y sont absents.

Dans « Milagres » tiré de « Domingos sem deus », l’organisateur des textes, Luiz Ruffato s’en sort bien avec une rencontre fortuite entre un père de famille perdu au fin fond du et un vieux garagiste ayant fui Minas Gérais en raison d’une paternité non désiré.

Le lecteur est transpercé par la prose de Beatriz Bracher dans « Ce qui n’existe pas » tiré de « Garimpo » texte superbe dans lequel Helena une photographe vit une expédition semi onirique matinale dans une fazenda familiale de l’état Sao Paulo, ou revivant un passé marquant ou elle assistait avec ses frères à l’abattage des bœufs, elle tente désespérément de sauver un veau pris dans la boue avant de se résigner à le faire tuer pour arrêter les horribles bêlements de sa mère.

Patricia Melo rate sa cible dans un glauque triangle amoureux de « Je t’aime » tiré de « Escrito no escuro » et Fernando Bonassi nous éclaire par la lucidité de son analyse sur la difficulté du statut d’écrivain moderne dans « Littérature contemporaine ».

La profondeur de « Condition du temps » d’Adriana Lunardi narrant une cérémonie d’enterrement du point de vue de l’esprit de la défunte émeut aux larmes, quand à Paulo Scott, il prend aux tripes en narrant dans « Amorces vers l’abime » le choc d’une femme Madalena qui n’intègre pas la mort de son mari poète Juliano qui dénonçait les crimes des favelas.

« La parasite » d’Eliane Brum raconte une incroyable histoire ou une femme dévore ses amants à la manière d’un serpent, tandis qu’Adriana Lisboa nous divertit avec « Le succès » nouvelle légère sur le quotidien de jeunes adolescentes de Rio de Janeiro influencée par les Etats-Unis.

Dans « Outsiders », José Luis Passos explore dans un style austère le douloureux passé d’un émigré Hongrois au Brésil après la Seconde guerre mondiale, puis Michel Laub s’intéresse dans « Animaux » un peu décousu à la fragilité de l’existence, que ce soit celles des animaux ou de proches.

Pas grand-chose à dire sur la courte scène de ménage de « Coexistence » de Carola Saavedra, qui précède l’énorme choc émotionnel de « Mains vides » de Rogeirio Pereira dans lequel un adolescent décrit la folie de son père ou le coté tabou de « Francisco n’a pas de conscience » de Andrea del Fuego dans laquelle une modeste employée de banque séduit un vieillard à demi paralysé pour finir par partager sa vie et s’approprier ses biens.

Paloma Vidal refait le coup du voyage aux sources en Argentine dans « Ainsi va la vie » tiré de Mais ao sul.

L’émotion est encore au rendez vous de « Temps perdu » de Tatiana Salem Levy ou Lucia met un collier dans le cercueil de son amant André avec qui elle a partagé des années de combat clandestin contre la dictature militaire.

Daniel Galera parle d’un amour d’enfance qui le poursuit à vie dans « Laila » et la jeune Luisa Geisler termine sur un irritant zapping international dans « Requiem pour un souvenir ».

En conclusion, « Brésil 25, 2000-2015 » n’échappe pas compte tenu du nombre important des auteurs, à une impression de relative inhomogénéité mais globalement la sélection de Ruffato est très bonne et permet de découvrir de nombreux talents.

Aux cotés des célèbres Paulo Lins et Milton Hatoum, d’autres belles découvertes comme Adriana Lunardi, Marçal Aquino, Beatriz Bracher, Paulo Scott, Andrea del Fuego voir Fernando Bonassi qui chacun dans leur style respectif provoquent la surprise, l’étonnement ou l’admiration.

A déguster avec avidité pour les plus curieux d’entre vous en quête de nouvelles littératures contemporaines.

Brésil 25, 2000-2015 (Luis Ruffato)
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens