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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 15:10
Wolverine n°186, old man Logan (Mark Millar, Daniel Way, Steve Mc Niven, Mike Deodato)

Les super héros sont toujours très présents dans ces colonnes avec « Wolverine n°186, old man Logan » de juillet 2009.

Ce court comic book de Mark Millar (scénario) et Steve Mc Niven (dessins), Wolverine intervient dans un futur proche pour empêcher Ashley Barton la fille d’Œil de Faucon d’assassiner à coups de sabre son père, devenu un homme de 70 ans environ.

Le mutant griffu lui aussi grisonnant arrache Œil de Faucon à ses bourreaux à l’aide de jeep de Spider man qu’il jette d’immeuble en immeuble sans que l’on sache exactement comment elle a pu ne pas être complètement détruite.

Les deux héros fuient donc dans un désert avec une petite armée de tueurs à leurs trousses mais tombent ainsi que leurs poursuivants dans une profonde faille rocheuse.

Les gangsters sont dévorés par d’horribles créatures appelées les taupoides et Wolverine sauve in extremis son ami d’une mort similaire et utilisent les étonnantes capacités de leur jeep pour gravir des parois à 90° et s’extirper de ce piège mortel.

Le duo de choc traverse un monde désertique ou les héros semblent avoir été massacrés sans se douter qu’ils sont observés par Venom et s’arrête dans un bar ou Wolverine raconte son histoire.

Sous la direction de Daniel Way (scénario) et Mike Deodato (dessins), on le découvre à la recherche de son fils eurasien Daken, lui aussi un mutant dont il essaye de canaliser l’agressivité quasi animale puis plonge dans son passé en tant qu’agent du gouvernement canadien avec son premier affrontement devenu légendaire face à un Hulk déchainé avec Wendigo, autre monstre à la force surnaturelle.

Unissant leurs forces de manière incongrue, Hulk et Wolverine assomment Wendigo après un combat d’une violence animale paroxysmique.

Lorsque Wolverine se retourne contre sa cible principale, Hulk, celui-ci le frappe violemment.

L’armée s’interpose à l’aide de gaz qui neutralisent temporairement le monstre vert qui finit par s’échapper de sa prison de fer.

Ayant réussi sa dernière mission pour le gouvernement canadien, Wolverine rejoindra ensuite les X-men de Charles Xavier.

En conclusion, « Wolverine n°186, old man Logan » est un très court récit sur lequel il est difficile de poser un statut clairement défini.

Les dessins de Mc Niven montrent à la fois force et élégance, mais l’histoire bien que mouvementée parait on ne peut plus confuse avec des allusions un brin ridicules au FF, à Loki, Kant et au Shocker dans une même page !

Enfin les plus nostalgiques seront heureux de lire un remake de la première rencontre entre Hulk et Wolverine avec comme arbitre de luxe Wendigo dans le cadre somptueux des Rocheuses canadiennes.

Même si l’originalité de l’histoire frôlé le zéro absolu, le style de Deodato magnifie la rencontre originelle en lui conférant une animalité surnaturelle parfaite pour ses forces de la nature en plein affrontement.

Pas négligeable donc pour cette seule et unique raison, car pour le reste en effet…tout ceci reste bien mince et fragile !

Wolverine n°186, old man Logan (Mark Millar, Daniel Way, Steve Mc Niven, Mike Deodato)
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 13:24
Secret treaties (Blue Oyster Cult)

Nul besoin ici de rappeler mon adoration pour les Américains de Blue Oyster Cult, groupe de hard rock des années 70/80 injustement méconnu à mes yeux.

En 1974 sort déjà leur troisième album en seulement trois ans, « Secret treaties » et sa célèbre pochette ou le groupe est dessiné à coté d’un bombardier portant son logo si mystérieux.

L’album s’ouvre avec « Career of evil » parfait morceau d’introduction en raison de ses riffs et refrains très accrocheurs ou suinte l’influence de Patti Smith co-compositeur du titre aux cotés d’Albert Bouchard.

Le coté inquiétant et ténébreux des Américains surgit ensuite sur « Subhumain », qui alterne ambiances doucereuses et refrains plus appuyés, démontrant si il le fallait encore le talent vocal d’Eric Bloom.

On reste dans le hard rock ultra percutant de « Dominance and submission » qui bouscule tout irrésistiblement sur son passage à l’aide de riffs implacables et refrains géniaux.

Le BOC se fait ensuite plus festif avec « ME 262 » festival de feux d’artifice rock ‘n’ roll ou le clavier de Allen Lanier parvient à tirer son épingle du jeu face au mur de guitares de Bloom et Roeser.

L’infernale usine à riffs tourne encore à plein régime sur « Cagey cretins » qui ajoute à son dynamisme électrique les prouesses de la voix de Bloom pour produire une nouvelle bombe explosant aux oreilles charmées de l’auditeur.

On reste dans le trapu et solide avec « Harvester of eyes » enchainé de « Flaming telepaths » sur lequel Lanier se montre plus présent avant de déboucher sur l’ultime titre de l’album « Astronomy », chef d’œuvre de plus de six minutes mélangeant couplets d’une beauté virginale, refrains ultra virils pour terminer dans une dernière ligne droite époque proprement hallucinante.

En conclusion, si vous ne devez écouter qu’un album du Blue Oyster Cult, je vous plaindrais tout d’abord du fond du cœur puis vous conseillerais vivement de vous diriger vers « Secret treaties ».

Certes le son de ce disque fait son âge celui des années 70 mais vous ne pourrez selon quoi que succomber aux huit titres monumentaux le composant, dont une bonne moitié peuvent prétendre sans difficulté aux titres de chefs d’œuvre du hard rock.

Parfait musicalement à la fois agressif et subtil, « Secret treaties » est propre à mettre à genoux tout amateur de rock musclé vintage qui se respecte, demandez plutôt à Metallica qui reprit « Astronomy » à la fin des années 90 ce qu’il en pense !

Pour ma part, je reste définitivement ébloui par le talent des Américains !

Secret treaties (Blue Oyster Cult)
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 10:04
Astonishing X-men n°37 (Chris Cage, Joss Whedon, Peter David, Tony Bedard, John Cassaday, Andrea Di Vito, Pablo Raimondi, Jim Calafiore)


L’apothéose du genre avec « Astonishing X-men n°37 » qui parait en 2008.

Chris Cage (scénario) et Andrea di Vito (dessins) parachèvent l’affrontement entre Hulk et les X-men de l’équipe B aidés de X-Factor.

Cette diversion permet à Madrox de porter secours à une Emma Frost en fâcheuse posture malgré sa forme de diamant face à l’inarrétable puissance physique de Hulk.

Sirène et ses cris ultra sons, Darwin et ses pouvoirs de drainage de l’énergie ainsi que Felina sont balayés dans un temps record.

L’invulnérable Monet est envoyée dans un autre état et seul le valeureux Warpath et ses couteaux en vibranimum parvient à tenir un peu plus longtemps que ses camarades.

Malabar, capable d’absorber l’énergie cinétique pour gonfler sa propre force, sature face à une puissance physique sans limite et Diablo malgré une action spectaculaire qui fait exploser le Lockheed sur Hulk n’obtient pas de meilleurs résultats.

Hulk s’approche alors de la conclusion même si Wolverine et Colossus blessés forment l’ultime cercle de défense contre Xavier.

Survient alors le Fléau en armure qui après sa défaite a cette fois prêté complètement allégeance à Cyttorak pour obtenir la totalité des ses pouvoirs.

Le choc entre un Hulk et le Fléau au maximum de leur force est digne des plus grands combats Marvel, chacun des deux colosses se rendant coup pour coup dans un véritable match nul, avant que Hulk ne rompt intelligemment l’assaut afin de laisser son rival continuer sur son élan et s’éloigner du champs de bataille.

Contre toute attente, Mercury pourtant plus faible que ses collègues s’interpose une dernière fois et montre les tombes des jeunes mutants tués par la folie des hommes.

Hulk s’arrête et comprend qu’il n’est pas le seul à souffrir, les X-men partageant comme lui des sentiments de deuil et de rejet face à l’humanité.

Il tourne donc les talons et part vers d’autres aventures, laissant les mutants panser leurs plaies.

Joss Whedon (scénario) et John Cassaday (dessins) montrent un Cyclope finalement libéré par ses amis X-men sur Breakworld et s’apprêtant à faire face à une contre attaque de Sylatin le lieutenant de Kruun pour libérer son chef mis KO par la rafale optique.

Le leader naturel des X-men envoie le Fauve et Kitty pour désamorcer le retaliator un missile pointant sur la Terre tandis que le reste des troupes fera face à la contre attaque d’une petite armée de guerriers extra terrestres.

Alors que Colossus réputé par une prophétie être celui qui détruira le Breakworld tente de faire pression sur Kruun en s’approchant de la source d’énergie principale de la planète, Sylatin surgit armé de lames et d’une arme à projection d’énergie.

Passe l’effet de surprise, il est finalement bloqué par Cyclope tandis que Colossus entre dans le brasier d’énergie accompagné d’Aghanne le chef de la rébellion.

Mais les choses ne tournent pas comme prévu, Kitty échoue à désamorcer le missile qui ne contient aucun composant électronique tandis que le coriace Sylatin casse la nuque de Cyclope.

Le retaliator fonce donc sur la Terre…

Le X-Factor de Peter David et Pablo Raimondi revient pour montrer l’arrivée en plein New-York d’un homme mystérieux doté de pouvoirs surnaturels qui cherche à contacter Madrox.

Alors que Rictor tombé en pleine dépression après que ses pouvoirs aient réapparu puis disparu lors du combat contre Vif Argent est consolé par Felina, Guido se voit offert de travailler pour le gouvernement américain par Val Cooper.

Enfin, Sirene et M acceptent de chercher deux enfants chanteurs de chansons anti mutants afin que leurs grands parents puissent les retrouver et réparer la mauvaise influence de leurs parents.

On retrouve ensuite avec plaisir les Exilés de Tony Bedard (scénario) et Jim Calafiore (dessins) face à la terrible menace d’un Proteus ayant investi le corps de Hulk.

Ayant entouré le building de Stark-Fujikawa d’un halo d’énergie, Proteus expulse dans les airs Dents de sabre et Morph qui sont secouru par le Spider-man du futur qui très actif utilise sa toile pour sauver la vie du personnel de la tour également projeté dans les airs dans un mauvais remake du 11 Septembre.

Mais les choses prennent une autre tournure, Proteus assailli par la mémoire de Calvin qu’il a tué, se calme face son ex petite amie Blink, ce qui laisse le temps à Longshot d’intervenir et de l’aider à sortir du halo.

Les caméras du monde entier se braquent alors sur ce qui se passe dans le building de Stark-Fujikawa et la monstruosité scientifique composée de Hulk-Proteus aiguise les convoitises de groupes concurrents parmi lesquels se détache un Fatalis du futur.

Spider-man dont la double identité a été révélé par Proteus au monde entier parvient à raisonner le mutant sur le fait qu’en acceptant un contrat il deviendra un rat de laboratoire exploité et manipulé par les firmes et celui-ci comprenant le risque de rester dans cette réalité, s’enfuit à nouveau, laissant le futur en l’état avec le corps de Hulk.

Se sachant découvert et en danger, Spider-man décide d’accompagner les Exilés dans leur quête contre Proteus et rejoint le groupe pour notre plus grand bonheur !

En conclusion, « Astonishing X-men n°37 » révèle toute la maestria du duo Cage-Di Vito qui se surpassent dans une des plus belles aventures Marvel contemporaine, sans doute la partie de World War Hulk que j’ai le plus aimé, avec des combats extraordinaires, l’héroïsme des X-men, un choc phénoménal et presque trop parfait entre Hulk et le Fléau, deux des plus puissants anti héros de Marvel et une conclusion inattendue pleine de sensibilité et de douleur.

Derrière si on excepte le vilain petit canard de X-Factor que je trouve toujours en dessous des autres, cela reste bon voir très bon avec une classique mais efficace aventures des X-men dans un monde extra terrestre au graphisme élégant et mature, puis mes petits outsider des Exilés, toujours plus surprenant et fun dans leurs trouvailles autour du personnage de méchant culte de Proteus.

Tout concourt donc pour faire de ce numéro 37 un numéro culte, ne serait ce que pour le dénouement de ce World War Hulk spécial !

Astonishing X-men n°37 (Chris Cage, Joss Whedon, Peter David, Tony Bedard, John Cassaday, Andrea Di Vito, Pablo Raimondi, Jim Calafiore)
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 22:05
Astonishing X-men n°36 (Joss Whedon, Chris Cage, Chris Claremont, Tony Bedard, John Cassaday, Andrea Di Vito, Jeremy Haun, Jim Calafiore)

La suite avec « Astonishing X-men n°36 » sorti également en 2008.

On débute avec Joss Whedon (scénario) et John Cassaday (dessins) par une aventure des X-men ou Cyclope est torturé par Kruun, le leader d’une race extra terrestre d’un monde appelé le Breakworld pour lui extorquer des informations en réalité fausses sur la dissidente Aghanne rejointe par Kitty Pride et Colossus.

En guise de diversion, Wolverine lance un assaut frontal contre les gardes armés, semant comme à son habitude mort et destruction face à ses ennemis avant de se faire bloquer par des grenades qui l’assomment et font de lui un prisonnier.

Le récit se termine avec la résistance de Cyclope à la torture enfin est récompensée lorsqu’il guide les autres X-men sur le plais de Kruun et lâche sa rafale à pleine puissance sur ses bourreaux.

On suite ensuite avec fascination Chris Cage (scénario) et Andrea di Vito (dessins), qui montrent la résistance farouchement désespérée des X-men au complet pour empêcher un Hulk accusateur et quasiment invincible de se venger sur un Xavier avouant finalement qu’il aurait sans doute lui aussi exilé Hulk mais seulement temporairement.

La rafale optique de Cyclope à son maximum est certes spectaculaire mais insuffisante pour vaincre Hulk et Wolverine pourtant impatient d’en découdre est également sèchement balayé.

Kitty Pride phase les mains de Hulk dans le sol ce qui ne fait que le rendre plus furieux et tandis que les X-men ne font que ralentir la brute verte, des jeunes mutants alertent d’autres groupes parallèles pour leur prêter main forte : Excalibur, X-Factor ou le reste des X-men non encore arrivés sur site.

La réaction la plus intéressante est celle du Fléau, demi frère de Xavier, qui refait un pacte avec son démon Cyttorak pour accepter de redevenir son agent aveugle de destruction et ainsi bénéficier de toute l’étendue de son pouvoir en principe illimité.

Fidèle à son habitude Colossus rend coup pour coup à Hulk mais finit par céder devant plus fort que lui, les bras brisés.

Wolverine fait alors sa réapparition plus enragé que jamais, tailladant avec furie son colossal adversaire à la recherche de points plus vulnérables comme les yeux.

La lutte est d’une brutalité incroyable mais Hulk prend le dessus, cognant sur Wolverine jusqu’à rendre ses chairs méconnaissables.

Le Fléau surgit alors sans armure mais essuie une surprenante défaite humiliante.

Alors qu’on croit tout perdu, les renforts arrivent avec Diablo confirmant que les X-men sont en réalité une grande famille.

Dans la suite, Chris Claremont (scénario) et Jeremy Haun (dessins) montrent Excalibur et les X-men unis pour voler au secours des habitants d’un Londres privé de technologie par l’action du super criminel Albion qui désire ni plus ni moins que renverser le gouvernement de la Grande Bretagne.

Face aux X-men et à Excalibur, les soldats d’Albion sont surclassés, y compris la puissante et féroce Lionheart.

Sage reste fidèle à Albion, surpassant le rayon de Cyclope et le décapitant de manière spectaculaire.

Tony Bedard (scénario) et Jim Calafiore (dessins) poursuivent les aventures des Exilés, cette fois dans un futur proche à 93 ans devant, dans lequel Proteus s’infiltre dans un portail dimensionnel crée par un scientifique le docteur Jordan Boone de la société Alchemax, prend son contrôle pour chercher Hulk, dont le corps surpuissant représente une proie potentielle parfaite.

Miguel O’Hara, également employé d’Alchemax, se révèle être un Spider-man du futur qui va prêter main forte aux Exilés dans leur combat contre Proteus.

Le puissant mutant trouve John Eisenhart alter égo humain de Hulk en pleine négociation complexe avec les Yakusas de Stark-Fujikawa, qui pris au piège de change en Hulk.

Une fois les Yakuzas dispersés comme des brindilles, Proteus n’a qu’à se glisser dans le corps de ce Hulk du futur et tenir facilement en échec ses adversaires arrivés un souffle trop tard !

En conclusion, le suspens s‘accroit encore dans « Astonishing X-men n°36 » avec un affrontement que je qualifierais d’hors et déjà de légendaire entre Hulk et les X-men.

Le scénario brillant de Cage et les dessins d’une force inouïe de Di Vito rendent parfaitement grâce à la puissance inexorable de Hulk lutant avec des X-men héroïques au plus noble sens du terme, celui de rentrer dans le Panthéon de Marvel.

Comme par un phénomène d’aspiration, les autres aventures se trouvent elles aussi rehaussées, que ce soient les Exilés, qui décroche la palme de l’originalité avec une vision plus futuriste du monde Marvel ou Proteus prend le contrôle de Hulk ou un très correct X-men notamment en raison des dessins si élégants et mature de Cassaday.

Seules restent un peu à la traine, les petits gars d’Excalibur…

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 20:26
Astonishing X-men n°35 (Chris Cage, Peter David, Chris Claremont, Tony Bedard, Andrea Di Vito, Koi Pham, Jeremy Haun, Paul Pelletier)

La saga World War Hulk prend de l’ampleur avec « Astonishing X-men n°35 ».

Sorti en 2008, « Astonishing X-men n°35 » place sous la direction de Chris Cage (scénario) et Andrea Di Vito (dessins), Charles Xavier/Professeur X face à un cas de conscience embarrassant, quelle décision aurait il pris si les Illumnati l’avaient sollicité pour exiler Hulk dans l’espace en raison de sa dangerosité.

A l’Institut Xavier, on suit avec inquiétude l’évolution de la menace World War Hulk et réalise trop tard que la menace est également à leur porte, lorsque Hulk vient en personne chercher Xavier pour étendre sa vengeance.

Prudent le Fauve tente de faire évacuer la jeune équipe des Hellions (Hellion, Dust, Rockslide, Mercury, Wither) qu’il estime incapable de combattre face à un tel adversaire mais les jeunes super héros tentent crânement leur chance pour défendre Xavier.

Le combat est par trop inégal, Hulk écrase ses adversaires malgré une habile manipulation de Wither qui tente de l’affaiblir à l’aide de son toucher mortel et arrache les bras et jambes du solide Rockslide pour les expédier dans le New Jersey.

Seule X-23 parvient à l’aide de ses griffes en adamantium à blesser Hulk aux yeux et à le ralentir un peu mais paye cher son audace.

Après la défaite des Hellions, les véritables X-men entrent alors en lice (Cyclope, Kitty Pride, Colossus, Wolverine, Emma Frost) pour s’interposer.

Hulk ne se départit pas de son aplomb et pose la question de son implication dans son drame personnel à Xavier.

On bascule ensuite brutalement sur X-Factor (James Madrox, M, Felina, Malabar) dans lequel le groupe combat cellule X (Abyss, Reaper, Callisto) de Peter David/ Koi Pham,un groupe de mutants déchus de leur pouvoirs après House of M ayant repris du service à l’aide de cristaux tératogènes récupérés par un Vif argent du futur.

Reaper prend le dessus sur Felindra à l’aide de sa peau toxique et ses faux mais est surclassé par la force brutale de Guido.

Le jeune leader Cross bouscule les doubles de Madrox qui représentent pourtant une petite armée et aident en retour la sculpturale M à se sortir d’une situation délicate face aux tentacules d’Abyss.

Lorsque Cross explose victime d‘une réaction instable, le combat cesse et Abyss use de ses pouvoirs pour évacuer le reste de son équipe.

De son coté Vif argent mis en difficulté par Layla Miller une jeune fille capable de prédire le futur et Rictor, perd le contrôle de ses cristaux et est contraint de se replier prudemment.

Dans la suite, Chris Claremont (scénario) et Jeremy Haun (dessins) placent Excalibur (Fléau, Dazzler, Captain britain, Pete Widsom) face à une version maléfique des X-men première mouture (Angel, Iceberg, Fauve, Cyclope, Strange girl) dirigée par Lionheart, sorte de double so British du Captain contrôle par le super criminel Albion.

Malgré une belle résistance de ces X-men ancienne école sont battus par Excalibur.

Aidé de Lionheart, Albion qui semble en plus d’un sabre magique posséder d’une force et une habilité surhumaines, prend le contrôle d’un base militaire ultra secrète dans le but d’acquérir un autre sabre encore plus puissant lui permettant d’accroire encore davantage ses immenses pouvoirs

Malgré une tentative de Sage pour lui arracher son sabre magique, Albion parvient à ses fins créant un halo d’énergie qui paralyse instantanément Londres et les hélicoptères d’assaut tentant de l’arrêter dans sa quête folle de pouvoir.

On termine par les Exilés de Tony Bedard (scénario) et Paul Pelletier (dessins), qui dans un futur alternatif sue la Terre 15731, montrent un super héros appelé Ken Connell doté de pouvoirs dignes de superman en vertu d’un tatouage sur sa paume appelé Starbrand, ce qui fait de lui la cible du terrible mutant Proteus.

Dans le centre de commande du palais de Crystal, une Heather Hudson noire pactise avec le redoutable Mojo récuper Longshot en échange d’une vue sur les multi univers.

Proteus prend en otage la famille de Connell et se heurte aux Exiles.

Lenore Fenzl utilise ses pouvoirs énergétiques pour endormir non sans difficulté Proteus, puis Keith Ramsen utilise ses pouvoirs paranormaux pour entrer dans les rêves du mutant et tenter de le neutraliser en utilisant son passé.

Malheureusement Proteus se montre trop fort et habile pour Ramsen , le tue dans le monde des rêves et se réveille en pleine forme, modifiant la structure de la réalité pour prendre sa revanche sur Fenzl, écraser la puissance brute de Connell et tenter d’investir ensuite son corps.

Mais Longshot surgit, lâché sur Proteus, le blesse à l’aide de ses lames de fer, seule matière capable d’affecter le monstre et le pousse à fuir de nouveau.

En conclusion, tracté par un World War Hulk très excitant ou les X-men forment une barrière de leur corps pour protéger leur leader Professeur X sérieusement menacé par un Hulk ivre de vengeance, « Astonishing X-men n°35 » parvient à se sortir d’un niveau d’intérêt plutôt moyen tout particulièrement chez X-Factor qui combine histoire confuse, action faiblarde et graphisme plutôt laid.

Seul les Exilés trouvent un créneau plus intéressant en affrontant le légendaire Proteus dans des combats de grande ampleur situés dans plusieurs réalités alternatives.

Astonishing X-men n°35 (Chris Cage, Peter David, Chris Claremont, Tony Bedard, Andrea Di Vito, Koi Pham, Jeremy Haun, Paul Pelletier)
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 10:02
Lost saison 6, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Reprise de « Lost saison 6, épisodes 5 et 6 ».

Dans l’épisode 5 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Damon Lindelof et Carlton Cuse, Jacob bien que mort continue ses apparitions mystérieuses auprès de Hurley (Jorge Garcia) et le convainc de quitter le Temple ave Jack (Matthew Fox) pour réaliser des manipulations complexes sur son phare situé à la pointe de l’ile.

De son coté, Jin (Daniel Dae Kim), sérieusement blessé par un piège à loup est recueillie par Claire (Emilie de Ravin) devenue une sorte de redoutable femme des bois à la Rousseau.

Justin (Dayo Ade) l’un des deux poursuivants des Autres neutralisé par Claire est finalement ramené blessé mais vivant dans une sorte de campement de fortune.

L’homme dit à Jin que Claire est folle à chercher un enfant qui n’est plus sur l’ile et lui demande de le détacher pour ne pas mourir.

Jin hésite, teste la réaction de Claire en lui disant que son fils a été enlevé par Kate (Evangeline Lily) puis se rétracte devant sa violence qui la pousse à achever Justin à coups de hache.

Craignant pour sa vie, Jin dont la jambe a été désinfectée puis recousue, joue le jeu de Claire et lui dit que son bébé est dans le Temple des Autres.

Au final, il a tout de même la désagréable nouvelle de retrouver le Monstre alias Locke (Terry O ‘Quinn) comme principal allié de Claire pour pénétrer dans le Temple.

Sur le phare, Hurley et Jack découvrent un système complexe de miroirs qui permettait à Jacob d’observer l’existence des Survivants.

Fou de rage en voyant sa maison, Jack brise le miroir.

Peu après Jacob réapparait à Hurley et lui révèle que tout ceci était prévu.

Dans le flash back, on découvre que Jack divorcé a un fils d’une quinzaine d’années qui vit à Los Angeles, David (Dylan Minnette), qui le repousse et fugue pour se rentrer à un récital de piano.

Jack découvre la passion de son fils pour la musique classique et rencontre o surprise Dogen (Hiroyuki Sanada) dont le fils passe également l’examen !

Dans l’épisode 6 réalisé par Bobby Roth sur un scénario de Paul Zbyszewski et Graham Roland, Sayid (Naveen Andrews) qui a compris en questionnant Jack que Dogen voulait l’empoisonner se rue sur lui et essaie de le tuer.

Mais le leader des Autres possède d’étonnantes capacités physiques et maitrise des arts martiaux qui lui permettent après un combat intense de prendre le dessus sur l’ex soldat irakien.
Dogen ne tue pas Sayid mais le bannit du Temple.

Alors qu’il s’apprête à partir, Claire apparait et entre dans le Temple pour annoncer que le Monstre désire un entretien avec Dogen.

Celui-ci refuse, préférant se retrancher derrière la protection du Temple, qui en raison de la barrière de poudre de Jacob, forme une barrière infranchissable pour le Monstre.

Claire est jetée dans un trou et s’entretient avec Kate également de retour au camps après le refus de Sawyer (Josh Holloway) de revenir avec elle.

Lorsque Kate lui annonce avoir pris Aaron et l’avoir élevé depuis 3 ans, Claire se fige dans une posture indéchiffrable.

L’habile Dogen propose une mission à Sayid, sortir du camp à sa place et poignarder le Monstre.

Celui-ci accepte mais découvre que le Monstre/Locke ne peut être tué par une lame.

Locke ne le tue pas en retour, lui expliquant que Dogen a essayé de le faire tuer.

Une nouvelle fois furieux, Sayid se retourne contre le Temple et accepte de porter un message de Locke, un ultimatum pour quitter le Temple et le rejoindre afin de quitter l’ile ou la mort dans sur place.

En apprenant la mort de Jacob, l’écrasante majorité des Autres prennent la décision de quitter le Temple pour rejoindre Locke mais Dogen et son lieutenant Lennon (John Hawkes) flairent un piège et reste dans ce qu’il pense être leur meilleure protection.

Après un nouvel entretien ou Dogen révèle à Sayid qu’il expie ses erreurs après avoir causé la mort de son fils dans un accident de voiture ou il était ivre, Sayid le tue en le noyant dans le bassin de résurrection et tranche ensuite la gorge de Lennon accouru à son secours.

L’attaque du Monstre changé en fumée est alors terrible, provoquant la mort des Autres.

Kate a la vie sauve en sautant dans la fosse ou est retenue Claire, tandis que Miles () a également la vie sauve grâce à Illana (Zuleikha Robinson), qui surgit flanquée de Benjamin (Michael Emerson), Frank (Jeff Fahey ) et Sun (Kim Yoon jin) et l’aide à se cacher dans un passage secret pour se protéger de la furie carnassière du Monstre.

Dans un nouveau flash back, Sayid revenu à Los Angeles trouve Nadia (Andrea Gabriel) marié à son frère Omer (Cas Anvar) et mère de deux enfants.

Malgré une gêne évidente entre les anciens amants, Omer se confie à lui en lui expliquant avoir contracté une dette dans son entreprise et être victime d’un chantage de son créancier.

Sayid refuse tout d’abord d’interférer dans les affaires de son frère mais les choses prennent une autre tournure lorsqu’il est sévèrement tabassé par des hommes de mains.

Malgré les supplications de Nadia qui lui demande de ne pas agir, Sayid lui-même est abordé par deux gangsters qui le forcent à le suivre en menaçant la vie des enfants de Nadia.

Il retrouve aves stupeur Keamy ( Kevin Durand) l’ex chef des mercenaires de Widmore tué sur l’ile à la tête du gang.

Toujours aussi arrogant et effrayant, le colosse exige un paiement de Sayid qui en réponse liquide les deux gorilles et finit par le tuer également malgré son brusque revirement.

Avant de partir, Sayid entend des cris dans une chambre froide et découvre Jin ligoté !

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 5 et 6 » continue de se révéler extrêmement difficile à suivre avec des personnages aussi énigmatiques car surnaturels comme Jacob ou le Monstre sous les traits de Locke.

Mais les choses prennent peu à peu forme, avec quelques explications sur Dogen, l’attaque dévastatrice du Monstre, le processus de sélection de Jacob pour son successeur avec comme candidats Jack et Hurley.

On retrouve également avec plaisir une Claire métamorphosé en femme Rambo effrayant et déterminée dans sa quête obsessionnelle de son fils perdue.

Sans comprendre encore tous les tenants et aboutissants, une progression se fait sentir.

Enfin, on se régale du flash back de Sayid et de la courte réapparition de ce salaud de Keamy…

La suite vite ?

Lost saison 6, épisodes 5 et 6 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:01
Depuis que la samba est samba (Paulo Lins)

Break autour de World War Hulk avec la littérature brésilienne de Paulo Lins.
Auteur connu mondialement après l’adaptation de son roman « La cité de Dieu » en série et film, Paulo Lins est également l’auteur de « Depuis que la samba est samba » sorti plus récemment en 2012.
« Depuis que la samba est samba » se déroule également à Rio de Janeiro, sa ville natale mais dans les années 1920 ou est née la musique samba dans les favelas juchées sur les collines (morros) de la ville.
Toute l’histoire ou presque a pour cadre de quartier de l’Estacio, situé au centre de Rio de Janeiro, près de la favela de São Carlos.
Ce quartier appelé communément la Zone dans le roman est connu pour être un haut lieu de la prostitution et dans une moindre mesure du trafic de drogue.
Les malandros, figures locales entrées depuis dans le folklore carioca en raison de leurs tenues élégantes, sont les souteneurs des prostituées et les maitres de la Zone, occupant leurs journées oisives à discuter, boire, arnaquer les gogos au jeu du bonneteau et à gérer leurs affaires.
En pareille ambiance, les rixes sont fréquentes avec les clients récalcitrants ou entre malandros et se règlent à coup de capoeira, couteaux ou pistolets.
Valdirène est la plus jolie prostituée du quartier, une déesse noire convoitée par Sodré, son client le plus assidu qui s’est mis dans l’idée de tuer son souteneur le noir Brancura.
Sodré échoue de justesse dans sa tentative et la haine devient farouche entre les deux hommes.
Lins développe ensuite ses personnages, s’intéressant tout d’abord au coté artiste de Brancura, qui sous les conseils du prêtre de candomblé Seu Tranca Rua, cherche pendant un temps à abandonner sa vie de malandro pour travailler et se consacrer à l’écriture de morceaux de samba.
Un temps docker puis contrôleur sur le port, Brancura fréquente Ismaël Silva, autre musicien du quartier à la vie plus rangée et axée sur la musique.
Pourtant Brancura n’a pas en lui la volonté de devenir musicien et ne tient pas longtemps dans ses bonnes résolutions, revenant trainer auprès des prostituées après un mariage raté avec une jeune Noire, Yvette, qu’il avait épousé après l’avoir violé.
A son retour il découvre avec stupeur que Sodré, le petit fonctionnaire portugais de la Banco do Brasil, a pris le contrôle d’une bonne partie des filles et surtout a l’exclusivité sur Valdirène, qui après avoir été abandonné par son proxénète, a bien du se trouver un autre protecteur, certes moins charmant ou charismatique, mais plus stable et déterminé.
Blanc et fonctionnaire, Sodré vit une véritable double vie, bénéficie de contacts privilégiés avec la police à qui il graisse la patte pour développer ses activités et a de plus passé des accords avec la Zwi Migdal, une organisation juive mafieuse d’Europe Centrale important des prostituées européennes au Brésil.
Après l’intervention de Félintra, sorte d’autorité supérieure dans le quartier des malandros qui instaure une sorte de trêve entre les deux hommes et redonne Valdirène à un Brancura humilié par son indifférence, la situation semble se stabiliser… en apparence.
Derrière ce triangle amoureux, autour de Silva et Brancura se regroupent d’autres musiciens du quartier comme Bide et Rafael, puisant dans les racines africaines du Brésil pour créer une musique nouvelle, destinée à danser en formation (bloco) pour honorer les Orishas, divinités importées d’Afrique par la communauté des Bahianais établis à Rio de Janeiro.
Le groupe se retrouve à l’Apollon, au Compadre ou au Kananga de tante Almeida figure locale de l’Estacio et y expérimente ses dernières trouvailles face aux réactions toujours plus enthousiastes du public.
Ce succès finit par attirer des musiciens plus confirmés et notamment le chanteur Francisco Alves, qui sous contrat avec une maison de disques, passe des accords pour récupérer les trouvailles de Bide puis Silva pour en faire des succès largement diffusés en radio.
C’est ainsi que les sambas comme « Me faz carinho »composées par les artistes noirs des quartiers pauvres furent connues du grand public par l’intermédiaire d’un artiste blanc et plus présentable pour cette époque ou la ségrégation raciale était forte.
Loin de s’en offusquer, les musiciens de l’Estacio continuent de composer contre quelques versements d’argent d’Alves et entrevoient la création d’un bloco, formation de danse pour le populaire carnaval.
Jouant avec les limites imposées par une police blanche ultra violente interdisant le culte du candomblé et les danses africaines jugées indécentes, les musiciens parviennent à imposer leur samba, qui dépouillée de ses instruments à vent, met en valeur de phénoménales percussions et le chant.
De son coté, Valdirène une nouvelle fois délaissée par un Brancura fasciné par les prostituées européennes notamment une opulente Française, couche à nouveau avec Sodré toujours fermement enamouré malgré une épouse officielle Fatima Maria qui ignore tout de ses activités de la Zone.
La soudaine grossesse de Valdirène qui a couché le même jour avec Sodré et Brancura ravive les tensions entre les deux rivaux, même si le dénouement astucieux montre la naissance de jumeaux, l’un blanc et l’autre noir, comme symbole du parfait équilibre trouvé dans un carnaval se transformant en défilé monumental sous fond des premières samba brésiliennes crées…
En conclusion, « Depuis que la samba est samba » est un roman à l’image de son auteur : vif, intelligent, coloré et plaisant.
Même si certain vocabulaire spécifique des années 20 et du portugais brésilien rendent parfois difficile la parfaite compréhension de l’œuvre, le lecteur prend un grand plaisir à découvrir les origines d’une musique connue dans le monde entier avec on pouvait s’en douter des racines africaines importée par les noirs des favelas.
La vie des proxénètes du centre de Rio, sorte de maquereaux flamboyants crée aussi une forte touche de pittoresque sur laquelle un triangle amoureux vient astucieusement se greffer.
La musique, la danse, le sexe et la violence se mêlent donc dans un condensé de Brésil carioca.
Une fort belle expérience qui donne envie de lire les autres romans de Lins !

Depuis que la samba est samba (Paulo Lins)
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 20:21
Marvel heroes n°10, sans frontières (Greg Pak, Jeff Parker, Joseph Michael Straczynscki,  Brian Michael Bendis, Dan Slott, Leonard Kirk, Olivier Coipel, Jim Cheung, Stefano Caselli)

La suite, « Marvel heroes n°10, sans frontières » en 2008.

Priorité est logiquement donnée au World War Hulk de Greg Pak/Jeff Parker (scénario) et Leonard Kirk (dessins), ou les super héros appelés Renégats (Hercule, Namora, Angel, Amadeus Cho) volent au secours de Wong le domestique du Docteur Strange, finalement battu par Hulk après un combat acharné.

Ensemble, ils cherchent à remettre Zom, le démon incontrôlable libéré par Strange dans l’espoir de vaincre l’invincible Hulk et qui après sa défaite, s’est infiltré dans l’armure vide d’Iron-man version Hulkbuster pour continuer à semer la destruction.

Les héros trouvent ici un prétexte à un affrontement classique contre une super puissance brute qui finit par s’enterrer pour trouver une base du S.H.I.E.L.D et faire exploser Manhattan.

Lorsque Zom comprend que Amadeus a piraté ses systèmes il tente de l’investir et se retrouve piégé dans l’urne de Wong.

La situation semble rétablie sous terre ainsi que en surface puisque Sentry a finalement réussi à neutraliser Hulk en lui faisant retourner sa forme humaine.

Jan Michael Straczynscki (scénario) et Olivier Coipel (dessins) continuent ensuite les aventures de Thor qui se rend dans un camps de réfugié au Dahran en Afrique sous les traits de son alter égo le médecin Donald Blake sous le mandat de médecins sans frontières.

Blake tente de faire au mieux son travail de médecin dans des conditions extrêmement précaires et est contraint de se changer en Thor face à une attaque d’envergure du clan Mgare, désireux d’éliminer une autre ethnie.

Après avoir mis en fuite des factions pourtant lourdement armées, Thor identifie ses amis Volstagg, Hogun et Fandral qui se cachaient sous les traits d’agents de sécurité protecteurs des humanitaires.

Les dieux nordiques se heurtent cependant à une ferme volonté des chefs africains à régler leurs problèmes seuls et respectent leur décision après avoir toutefois créer une faille terrestre délimitant le territoire des deux ethnies.

Une fois leur noble tache accomplie, les dieux se rendent dans la nouvelle demeure d’Asgard dans l’Oklahoma et y retrouve Heimdall dont les yeux magiques peuvent tout voir dans l’univers.

On reste dans le héros de premier avec les Illuminati (Flèche noire, Mr Fantastic, Prince des mers, Iron-man, Docteur Strange et Professeur X) qui avec Brian Michael Bendis (scénario), Jim Cheung (dessins) demeurent perplexes face au cadavre d’un Skrull ayant revêtu tous les attributs d’Elektra tout en étant indétectable à toutes les capacités les super héros terrestres.

Dans un climat de paranoïa intense, Flèche noire s’avère être aussi un super Skrull infiltré doté d’une réplique fracassante des pouvoirs de l’authentique monarque des Inhumains.

Les Illuminati survivent d’extrême justesse à une violente rafale de Flèche noire grâce au bouclier défensif d’Iron man déclenché à la dernière seconde.

Combinant tous les pouvoirs des Illuminati le Skrull est quasiment instoppable jusqu’à ce que Namor le saisisse courageusement et ne l’empale sur une roche.

Lorsque deux nouveaux Super Skrulls doté des pouvoirs des X-men et des Thor surgissent, Iron-man a la brillante idée de se connecter à une centrale nucléaire pour libérer une énergie phénoménale et tuer net les deux adversaires.

Malgré la victoire, Namor quitte le groupe qui reste dans un mélange d’angoisse et d’incompréhension face à la nouvelle menace qui se dresse face à eux.

On termine avec l’Initiative de Dan Slott (scénario) et Stefano Caselli (dessins) ou se déroule une enquête pour déterminer qui à sauvagement agressé l’instructeur Gantlet.

Sont mis derrière les barreaux par mesure de précaution Rage, Guignol, Debrii et Justice pour être interrogés séparément.

Alors que l’enquête piétine, Guignol semble avouer dans la cellule qu’il partage avec Rage.

En conclusion, « Marvel heroes n°10, sans frontières » est pour moi d’un niveau supérieur aux précédents numéros.

La version B de World War Hulk tient honnêtement la corde avec un petit soubresaut de Zom la créature lâchée par Strange même si les Renégats font plutôt pale figure face aux héros de niveaux supérieur, n’en déplaise à Hercule qui ne sera jamais Thor dans l’univers Marvel.

On goutera avec plaisir justement aux aventures de Thor, affrontant un sujet souvent délaissé, celui des guerres africaines avec une forte influence de l’horrible conflit au Darfour et une lecture intelligente de la situation visant à laisser la responsabilité de la résolution aux seuls Africains.

Le niveau est au rendez vous également avec les Illuminati, sorte de super équipe composée de l’élite des leaders des super héros face à une invasion Skrull d’une ampleur inédite.

Reste l’Initiative, louable tentative de renouveau qui ne parvient pas à se hisser au même niveau que les autres histoires que ce soit au niveau du scénario de Slott ou des dessins de Caselli.

Tout ceci reste tout de même plutôt bon !

Marvel heroes n°10, sans frontières (Greg Pak, Jeff Parker, Joseph Michael Straczynscki,  Brian Michael Bendis, Dan Slott, Leonard Kirk, Olivier Coipel, Jim Cheung, Stefano Caselli)
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 21:13
Marvel heroes n°8, armes secrètes (Joseph Michael Straczynscki, Greg Pak, Dan Slott, Frank Tieri, Olivier Coipel, Gary Frank, Stefano Caselli, Carlos Ferreira)

La fin des années 2000 marque l’âge d’or pour World War Hulk qui irrigue tout l’univers Marvel.

En 2008 sort « Marvel heroes n°8, armes secrètes » fortement marqué par la saga.

Joseph Michael Straczynscki (scénario) et Olivier Coipel (dessins) montre un Thor fermement décidé à établir le royaume d’Asgard dans un désert de l’Oklahoma, exploit que seul la magie du dieu du tonnerre semble en mesure de réaliser.

Thor balaye de sa superbe les quelques oppositions administratives (policiers, propriétaires) en plaçant le royaume en lévitation juste au dessus du sol et se met ensuite en quête des autres Asgardiens.

Sous la plume de Gary Frank et un scénario de Greg Pak, surgit ensuite une curieuse association de héros renégats composée d’Hercule, Namorita, Angel, Amadeus Cho, qui tentent de se lier d’amitié avec Hulk en comprenant les raisons de sa vengeance, tout en souhaitant épargner l’ensemble de la population humaine.

La tentative d’approche tourne court lorsque les hélicoptères du Général Ross surgissent et tirent sur Hulk à l’aide de projectiles en adamantium ce qui a pour effet de le rendre encore plus enragé.

Contre toute attente, Amadeus et Namora utilisent leur pouvoir pour détruire les missiles lâchés sur les alliés de Hulk, les liés-en-guerre plus vulnérables que leur chef.

Une alliance imprévue surgit notamment lorsque Hercule et Korg unissent leurs forces pour soutenir un immeuble en passe de s’écrouler avant que Hiroim ne le détruise en usant le pouvoir de l’ombre.

Hulk règle ses comptes avec Ross en faisant exploser son hélicoptère avant que ses troupes ne déclinent poliment l’offres des renégats, qui se voient quasiment réquisitionnés par Gabriel Jones, le nouveau commandant du S.H.I.E.L.D pour les aider à secourir les populations civiles touchées par la violence des combats.

Après avoir accompli leur tache, les renégats décident de poursuivre leur action pour raisonner ou arrêter Hulk avec le génial Amadeus en leader naturel.

Persuadé que Hulk n’est pas un tueur, Amadeus parvient à s’infiltrer dans un Madison Square Garden transformé en arène/prison pour héros vaincus mais finit par se heurter à la menace verte en personne.

La suite écrite par Dan Slott et dessinée par Stefano Caselli, montre l’Initiative participer à sa manière au combat contre Hulk puisque l’agent Gyrich envoie un commando composé de Trauma, Bengale, Constrictor, Mutante zéro et des Scarlet spiders pour extraire du Madison Square Garden des jeunes recrues de l’Initiative écrasés par les liés en guerre.

Les gardes robots de Sakaar ne sont pas malgré leur nombre suffisants pour arrêter des professionnels aussi aguerris que Bengale, Trauma et Constrictor, qui bénéficient malgré tout d’un sérieux coup de pouce de Mutante zéro, énigmatique combattante muette aux facultés physiques surhumaines.

Les jeunes héros sont retrouvés, Trauma révélant l’étendue de ses pouvoirs en projetant les pires peurs Korg et Elloe venus à la rescousse.

Alors que l’évacuation est quasiment finie, Hulk surgit furieux et se confronte à Trauma qui essaye de projeter plusieurs peurs de Hulk : Abomination, Fléau, son propre père, son double Bruce Banner avant de comprendre trop tard que Hulk n’avait peur de rien.

Malgré un séjour à l’hôpital de Trauma tabassé par Hulk, la mission d’évacuation est un succès.

Dans l’Escadron gamma, autre équipe bâtarde crée par Frank Tieri (scénariste) et Carlos Ferreira (dessins), on suit un affrontement intense entre une équipe de super héros ayant hérité d’une fraction du pouvoir de Hulk à la suite d’un prélèvement de sang effectué par le général Ryker suite à son premier combat légendaire contre Wolverine au Canada dans l’espoir initial de sauver sa femme atteinte d’un cancer.

Habilement Ryker affaiblit le pouvoir guérisseur de Hulk en le mettant au contact d’un virus contenu dans plusieurs humanoïdes, puis lâchant sur lui le musculeux Monsieur Gidéon, Mess et son bras mutant, un Griffon mutant qui tentent chacun de le prendre par surprise avant de rapidement se faire écraser.

Affaibli par assauts successifs, Hulk finit par se faire briser la nuque par Grey, le dernier et plus puissant membre de l’Escadron devant le regard satisfait de Ryker.

En conclusion, si on excepte l’histoire peu passionnante exécutée de manière froide par Olivier Coipel, « Marvel heroes n°8, armes secrètes » présente une certaine variété d’aventures de second ordre se déroulant de manière parallèle au récit principal de Greg Pak et John Romita Jr.

L’association hétérogène des Renégats peine à convaincre et malgré le graphisme médiocre de Caselli, l’Initiative fait un peu mieux en raison d’une intrigue plaisante : une mission de récupération portée en plein territoire de la brute verte avec un astucieux mélange de vieux briscards (Constrictor, Bengale) et de nouvelle garde comme Trauma, qui reçoit une défaite honorable face à l’invincible Titan vert.

Difficile également de se passionner pour l’Escadron gamma, artificielle équipe composée de membres aussi bodybuildés qu‘ininteressants, réussissant on ne sait trop comment par malmener un Hulk qu’on sait inévitablement gagnant au final…

Bien peu de raisons de s’enthousiasmer au final, comme si il manquait une locomotive à ces Marvel heroes.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 20:08
American gigolo (Paul Schrader)

Film culte en son temps, « American gigolo » de Paul Schrader voit le jour en 1980.

« American gigolo » raconte la vie de Julian Kay (Richard Gere), un prostitué masculin qui vend ses services auprès de riches clientes de la banlieue chic de Los Angeles.

Beau, bronzé, toujours impeccablement habillé, Julian soigne son physique en faisant de la musculation et maitrisant plusieurs langues étrangères comme l’italien ou le suédois qu’il apprend pour une cliente VIP.

Son maquereau est une maquerelle, Anne (Nina Van Pallandt), auprès de laquelle il négocie âprement son pourcentage.

Un soir, Julian rend un service à Léon (Bill Duke), un proxénète noir spécialisé dans les relations homosexuelles et à plusieurs et se rend chez un couple.

L’homme un certain Rheiman (Tom Stewart), lui demande de faire l’amour violemment à sa femme Judy (Patricia Carr) tout en regardant.

Julian s’exécute en bon professionnel puis rencontre dans un bar de nuit Michelle Straton (Lauren Hunton), une femme esseulée qui se méprend sur sa véritable activité.

L’incident semble clôt mais Michelle reprend contact avec lui.

Flatté Julian couche avec elle en l’absence de son mari.

Lorsqu’il découvre dans la presse que la femme de Rheiman a été trouvé assassinée, Julian comprend qu’il va avoir de gros problèmes et ne tarde pas à avoir l’inspecteur Sunday (Hector Elizondo) à ses trousses.

Pour prouver son innocence, Julian se doit d’avoir un alibi le soir du crime, mais son amie Lisa Williams (K Callan) se refuse à lui fournir, pire son mari (Richard Derr) le chasse violemment en lui reprochant son comportement excentrique face à une riche amatrice d’art.

Il subit également des menaces de Charles Stratton (Brian Davies) le mari de Michelle qui s’avère un sénateur puissant et lui interdit de revoir sa femme ce qui ne suffit pas à le dissuader de sa relation.

Malgré cela, l’étau de la police se resserre inéluctablement et le gigolo perd donc peu à peu de sa superbe et s’engouffre dans la paranoïa.

Il soupçonne Léon d’être à l’origine de tout cela lorsqu’il surprend son amant, un jeune blond athlétique dans son garage.

En proie à une excitation intense, Julian retourne son appartement, démonte partiellement sa voiture de sport et trouve les bijoux des Rheiman sous le plancher ce qui prouve pour lui l’implication de Léon.

Julian se tourne vers Anne qui refuse également son aide puis aux abois va trouver Léon.

Léon finit par lui dévoiler la réalité et sa froide décision de le lui faire porter le chapeau du meurtre commis par son

Les supplications de Julian n’y font rien, Léon refuse de la prendre comme tapineur à pédé ou à 100% et le rejette.

Ivre de rage, Julian se rue sur Léon qui bascule dans le vide et meurt.

Inculpé de double meurtre, Julian bénéficie de clémence pour le meurtre d’un proxénète et reçoit l’aide inattendue de Michelle qui lui fournit par amour un alibi pour Rheiman.

Julian comprend alors qu’il a découvert le véritable amour…

En conclusion, « American gigolo » est le parfait film des années 80 ou la matérialité, le fric, le chic, la frime, le culte du corps prennent le dessus sur des valeurs sensées être plus spirituelles.

Avec Blondie en fond sonore, on suit l’évolution du personnage principal, un beau jeune homme riche gagnant sa vie en donnant du plaisir à des femmes riches sans en éprouver aucun remord.

On saluera le choix audacieux de Schrader de traiter d’un sujet tabou et peu représenté, la prostitution masculine et la belle captation de l’époque de la série « Miami vice » ou de « American psycho » si bien dépeinte par Brett Easton Ellis.

Malheureusement la réalisation pèche par un manque de rythme patent, des scènes de sexe ou de violence très édulcorées qui fait qu’on s’ennuie profondément devant ce long vidéo clip des années 80.

A réserver aux fans du beau Richard donc ou à voir comme une curiosité datée et un peu ennuyeuse des années 80...

American gigolo (Paul Schrader)
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