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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 10:29
The incredible Hulk volume 1, n°423 (Peter David, Gary Frank)

La suite évidemment en 1994 avec « The incredible Hulk volume 1, n°423 » de toujours Peter David (scénario) et Gary Frank (dessins).

Avalés d’une traite par le Hoarfen, Hulk et Vali Halfling se retrouvent dans le royaume des morts asgardien ou Héla les accueille.

Mais comme aucun d’entre eux ne souhaite rester sur place, la déesse déchaine contre eux ses hordes de guerriers morts qui déferlent sur Hulk et manquent de le submerger malgré sa légendaire puissance physique.

Fort heureusement dans le monde des vivants, le Thor roux affronte courageusement le Hoarfen dans le but de libérer son allié.

Plusieurs combats se déroulent donc en parallèle avec d’un coté, Hulk luttant pour ne pas mourir dans les affres de l’Enfer, de l’autre Thor et ses alliés nordiques ou grecs contre le Hoarfen et enfin quelques géants de glace désireux de dévorer Andromède, fort heureusement rappelés à l’ordre par leur roi Siingard.

La solution va venir de Vali qui amadoue Héla qui finit par lui accorder un répit et le laisse quitter son royaume avec son musculeux compagnon.

Sorti de la gueule du Hoarfen, Hulk profite de l’effet de surprise pour lui casser la mâchoire et le neutraliser.

Grand seigneur Thor téléporte à l’aide de son marteau les membres du Panthéon sur Terre, ou Vali est néanmoins retenu par ceux qu’il considère comme ses enfants.

En conclusion, l‘action rythme toujours « The incredible Hulk volume 1, n°423 » qui malgré une intrigue toujours tirée par les cheveux, réussi à tenir en haleine par son action non stop et l’inventivité de ses mondes.

On prend plaisir à voir Hulk combattre en Enfer et ce Thor roux affronter une créature mythologique hors de toute proportion.

Mention spéciale également à la qualité graphique de Gary Frank qui fait passer ce Hulk des années 90 dans une nouvelle dimension, beaucoup plus moderne qui lui va fort bien !

The incredible Hulk volume 1, n°423 (Peter David, Gary Frank)
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 10:11
The incredible Hulk volume 1, n°422 (Peter David, Gary Frank)

On passe en 1994 avec « The incredible Hulk volume 1, n°422 » de Peter David (scénario) et Gary Frank (dessins) dans le plus pur univers des légendes nordiques si chères à Marvel dans lequel Hulk aidé de ses alliés surhumains (Cassiopée, Andromède, Hector) appartenant comme lui au groupe du Panthéon, affronte en Asgard un Thor roux qu’il prend à tort pour un imposteur.

Alors qu’un combat brutal a lieu en Asgard, au royaume des géants de glace, le roi Siingard fait allégeance au fils de Loki Vali Halfling, le met en garde contre un Hulk et sa bande, sensés représenter un péril pour son royaume.

Le combat entre Hulk et Thor se solde finalement par un statu quo et une fraternisation entre les belligérants, surtout une fois l'arrivée des amis du dieu du tonnerre (Hogun, Fandral et même le gros excentrique Volstagg).

Lorsque la bande réunifiée va chercher Vali qui se fait nommer Agamemnon, elle se heurte à l’opposition farouche de Siingard qui déchaine un loup géant appelé le Hoarfen contre eux.

Sans même avoir le temps de réagir, Hulk et Vali sont avalés d’une bouchée par l’énorme animal mythique.

En conclusion, « The incredible Hulk volume 1, n°422 » est assez difficile à prendre en cours de route en raison d’une intrigue complexe mélangeant allégrement dieux nordiques, grecs et équipes de super héros.

Malgré cette mayonnaise un peu lourde à digérer, on reste ébahi par l graphisme moderne, puissant et magnifique de Gary Frank qui réussit à humaniser le personnage d’un Hulk « raisonnable » sans lui enlever de son inarretable force physique magnifiquement mise en valeur dans le choc « muscles contre marteau » avec Thor.

The incredible Hulk volume 1, n°422 (Peter David, Gary Frank)
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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 17:38
The incredible Hulk volume 1, n°261 (Bill Mantlo, Sal Buscema)

En 1981 sort « The incredible Hulk volume 1, n°261 » de Bill Mantlo (scénario) et Sal Buscema (dessins).

Dans cet épisode, Hulk arrive épuisé sur une ile de Pâques après des jours entiers de nage dans l’Océan Pacifique.

Transformé sous le coup de la fatigue en Bruce Banner, il git évanoui sur l’ile sans douter que l’Homme absorbant, qui a trouvé un refuge solitaire dans cet endroit après avoir été vaincu par les Vengeurs, l’a détecté.

Alors que son ami Rick Jones tente de le localiser, Banner est entrainé par l’Homme absorbant dans une grotte afin qu’il ne révèle pas le secret de sa cachette au monde extérieur.

Profitant d’un assoupissement de son geôlier, Banner tente de s’échapper mais est rattrapé puis bloqué dans une étroite galerie.

Sous l’effet du stress, Banner se transforme en Hulk et un terrible combat s’engage contre l’Homme absorbant devenu complètement paranoïaque dans sa peur des Vengeurs.

Au cours du combat, l’Homme absorbant décide d’acquérir les propriété de l’ile, voir de la géologie du globe pour prendre sa revanche sur les Vengeurs.

Perdu dans ses rêves de grandeur, il se déconcentre et se trouve projeté par Hulk dans la mer ou le choc lui fait perdre conscience.

Hulk reste donc seul sur l’ile à mesure que son adversaire réduit à l’état d’ile vivante, dérive sur l’océan.

En conclusion, « The incredible Hulk volume 1, n°261 » est un court classique de l’incroyable Hulk relatant sa première rencontre avec celui qui deviendra un de ses plus grands ennemis, le terrible Homme absorbant dont les pouvoirs défiant l’entendement sont toujours au final battus par un mélange de chance ou de manque de lucidité de son esprit limité.

On se régale devant cet affrontement de deux forces de la nature au milieu de l’Océan avec le style puissant et dynamique de Sal Buscema.

Classique on vous dit !

The incredible Hulk volume 1, n°261 (Bill Mantlo, Sal Buscema)
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 22:20
Histoire du mal de vivre, de la mélancolie à la dépression (Georges Minois)

Poursuite de la thématique autour de la dépression avec « Histoire du mal de vivre, de la mélancolie à la dépression » de l’historien Georges Minois.

Sorti en 2003, ce monumental ouvrage retrace comme son nom l’indique toute l’histoire chronologique de cette maladie complexe, effrayante et souvent incomprise.

Dans ce domaine les premières sources nous viennent comme souvent de l’Antiquité ou les grands penseurs Mésopotamiens, Égyptiens ou Grecs avaient déjà cerné ce problème vieux comme l’humanité.

Certains textes de l’Ancien testament comme le livre de Job, l’Évangile de Saint Thomas ou de l’Ecclésiaste de Qohelet, abordent également de manière troublante la question du mal de vivre au point de devenir embarrassants plus tard pour l’Église.

Certains philosophes grecs sont également connus pour leur pessimisme comme l’école cynique ou sceptique, franges dures du stoïcisme mais Aristote laissera une impression durable en la matière en associant la mélancolie avec le génie intellectuel faisant les grands hommes.

D’un point de vue médical, Hippocrate créera la première théorie organiste du genre, en associant mal être et excès d’une substance imaginaire appelée bile noire.

Ceci sera complétée par une vision astrologique faisant de l’influence de la planète Saturne, la cause principale de ce comportement triste, brillant et parfois dangereux de certains hommes d’exception.

Les Romains Lucrèce et Sénèque apportent leurs pierre à l’édifice dans une Rome en proie aux guerres civiles en parlant de « fatigue de vivre », allant jusqu’à apporter par leurs fins de vie tragique une légitimation du suicide.

Un tournant important s’opère au Moyen-âge, ou l’influence du Christianisme assimile l’acédie à une possession du Diable.

Le phénomène frappe d’abord les ermites opérant de longues retraites dans le désert égyptien ou dans des monastères, ou la solitude, la monotonie austère, la privation de liens sociaux et d’activités rend fou.

Face à ses récits, l’Église réagit par la fermeté, condamnant les malades trop faibles pour résister à l’appel du Démon, mais se montrant aussi parfois contradictoire en prônant pour guérir une vie pratique à l’opposée des pratiques monastiques.

Mais l’influence de l’Église va pousser à condamner et diaboliser les dépressifs, avec notamment des positions de plus en plus fermes à l’égard des suicidés condamnés à la damnation et interdits d’enterrement chrétien.

A la fin du Moyen-âge (XIV et XV ième siècle), les calamités qui s’abattent sur l’Europe (Guerre de cent ans et épidémies de peste) ainsi que le schisme de la chrétienté, aboutissent à un regain bien compréhensible du mal de vivre, qu’expriment les écrits de poètes comme Pétrarque ou de nobles lettrés.

Plus tard, la Renaissance qui favorisera les progrès scientifiques, les arts et la libre pensée, aboutira à une revalorisation de la condition du mélancolique.

Le paradoxe est que plus l’homme devient intelligent, plus il s’aperçoit de la petitesse de sa condition de mortel et plus il en souffre.

Mais certains artistes trouvent en cette souffrance la force d’alimenter leur génie créatif.

Les peintres (Michel-Ange, Durer, Bosch, Bruegel) ou ceux des Vanités n’hésitent pas à aborder le sujet dans des œuvres aujourd’hui devenu célèbres par leur profond pessimisme.

Du coté de la littérature, si Shakespeare reste le maitre incontesté des interrogations existentialistes, les langues se délient également, que ce soient auprès l’Italien Marsile Ficin, de l’Allemand Cornelius Agrippa ou de l’Anglais Robert Burton qui publie un colossal ouvrage « Mélancolie » largement inspiré de sa propre vie d’artiste mélancolique frustré et malheureux.

En réalité, chaque esprit un tant soit peu éclairé traite d’une manière ou d’une autre du sujet, Saint Simon dans ses « Mémoires » cruelles pour les gens de cour, vivant dans un monde d’apparences et de rivalités ou le stresse conduit à la dépression ou les grands philosophes comme Montaigne, Diderot, Pascal, Voltaire ou Malebranche.

L’époque dite des Lumières met aussi en évidence que le mal de vivre ne touche pas que les intellectuels coupables d’oisiveté et de trop penser, mais également les hommes de conditions modestes qui alimentent les statistiques des suicidés.

Le romantisme italien (Leopardi), français (De Musset, Châteaubriand, Verlaine, de Nerval) et anglais (Shelley, Keats, Byron) du XVIII ième siècle notamment autour du personnage de Werther créer par Goethe, va conduire à une érotisation gothique du mal de vivre.

Portée par des artistes aussi talentueux, la contagion gagne des jeunes cœurs rapidement lassés de l’existence.

Le mouvement d’industrialisation massif du XIX ième siècle crée son lot de stress et produit de véritables génies nihilistes comme Kierkegaard, Dostoïevski, Nietzsche et Maupassant dont les œuvres radicales et sombres sont connues pour leur pessimisme.

Si l’horreur des guerres mondiales de la première moitié XX ième siècle masquera provisoirement cette tendance en activant une puissante pulsion de vie chez les belligérants, le stress post traumatique de ces conflits conduira certains artistes au désespoir comme Stefan Zweig ou Primo Levi, auquel répondra le profond mal être de Sartre et Cioran.

Les avancées de la médecine avec l’invention de la psychanalyse de Freud et Lacan auront certes un profond impact sur la prise en compte des maladies mentales mais aboutiront à la prise de conscience de l’ampleur de ce mal du siècle, inondant par son flot de malades des médecins dépassés ayant de plus en plus recours à une stratégie médicamenteuse.

Le paradoxe est que notre société centrée sur la liberté, la consommation, la performance, la jeunesse, la beauté, la suractivité, le festif et l’inutile, comme sources de bonheur à tout prix, produit un nombre endémique de dépressifs incapables d’adhérer à ses valeurs artificielles.

Privés de cadre spirituel, étatique ou parental, les hommes évoluent sans repère face à eux même et se noient parfois dans une sourde angoisse indescriptible qui les dévore de l’intérieur, ou les faits basculer dans des courants radicaux (sectes ou religions intégristes).

En conclusion, « Histoire du mal de vivre, de la mélancolie à la dépression » n’est pas un ouvrage de nature enjouée mais une compilation monumentale soigneusement analysée qui montre de manière claire que le mal de vivre ou « dépression » a toujours fait partie de la nature profonde de l’homme en tant qu’animal pensant.

Le mal a certes revêtu plusieurs formes suivant les époques, étant farouchement réprimé durant les longs siècles du Moyen-Age dominés par le Christianisme alors que l’Antiquité se montrait comme souvent plus éclairée sur la question.

Aujourd’hui associée à une faiblesse incompatible avec nos idéaux de « gagneurs » faisant du dépressif un pestiféré social qu’on prétend guérir à grand coups de médicaments faisant la joie des grandes industries pharmaceutiques, la mélancolie était pourtant associée à la Renaissance et dans l’Antiquité au génie créatif et recouvrait de fait une dimension plus positive.

Romantique ou nihiliste, la mélancolie est une tendance naturelle de l’homme qu’il serait stupide de vouloir nier ou combattre à tout prix.

Mais si l’état de bonheur permanent est une absurdité, celui de malheur permanent l’est tout autant.

Incapable de comprendre le pourquoi de sa présence sur Terre, soumis aux aléas de sa fragile constitution de mortel face à des forces divines ou naturelles qui surpassent infiniment ses capacités, l’homme n’a pas pour moi d’autre solution que de mener sa vie avec un sens profond de l’éthique (au sens morale du terme) et de ses responsabilités vis-à-vis de son environnement humain ou naturel, en assumant de subir des échecs, des souffrances comme processus naturels de sa construction physique, psychique et spirituelle…

Histoire du mal de vivre, de la mélancolie à la dépression (Georges Minois)
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 18:41
Le colosse de Rhodes (Sergio Léone)

Sorti en 1961, « Le colosse de Rhodes » est surtout notable pour etre le tout premier film réalisé par Sergio Léone.

Bâti sur une trame classique, « Le colosse de Rhodes » raconte dans l'Antiquité sur l’ile grecque du même nom, les aventures de Darios (Rory Calhoun) chef militaire athénien qui tombant sous le charme de Diala (Lea Massari), la fille de l’architecte ayant crée l’immense statue gardant l’entrée du port, découvre par hasard l’existence d’un complot fomenté par le second de l’ile Thérion (Conrado Saint Martin) contre le roi Xerxès (Roberto Carmadiel) afin de la livrer aux Phéniciens.

Capturé, Darios est finalement libéré par les rebelles emmenés par leur chef Pélioclès (Georges Marshall).

Mais le groupe qui tente de fuir de nuit au moyen d’une trimère pour prévenir les Athéniens est rattrapé après le naufrage de leur embarcation.

Se sachant condamnés à être exécutés lors d’une fête religieuse, les rebelles se révoltent et parviennent après une terrible bataille à tuer les gardes de Thérion.

Pélioclés a alors comme idée de libérer les meilleurs soldats de Rhodes mais doit pour ceci envoyer un commando actionner un mécanisme situé dans le colosse afin d’ouvrir les portes de leur prison.

Darios semble faire cavalier seul, retrouvant Diala, qui accepte de le mener à l’intérieur du colosse pour lui montrer ses secrets mais le livre aux hommes de Thérion qui a dans le même temps fait massacrer les hommes de Pélioclès.

Mais l’habile athénien parvient à s’échapper en sautant du Colosse après avoir tenu en respect plusieurs gardes de Thérion.

Accusé de traitrise par les survivants Koros (Angel Aranda) et Mirte (Mabel Karr), il se rachète en sauvant d’une exécution dans une arène Pélioclès et ses lieutenants.

Dans la confusion, Xerxès est tué par Thérion qui a fait venir des soldats phéniciens déguisés en esclaves afin de préparer son putsch.

L’affrontement entre rebelles et Phéniciens tournent à l’avantage de ces derniers, qui capturent une nouvelle fois Darios en le retenant à l’intérieur du colosse et usent de flammes pour repousser les assauts des rebelles.

Mais un cataclysme éclate, semant la panique chez les Phéniciens qui fuient à l’extérieur du Colosse.

Le sol bouge et Diala qui prise de remord après le suicide de son père écœurée par les manouvre politicienne, a libéré Darios, est tuée dans un éboulement.

Darios tue Thérion alors que la ville est en pleine destruction et parvient à sortir sain et sauf du terrible sinistre qui détruit également le puissant colosse symbole de l’ile.

Apaisé, il décide de rester vivre sur place avec Mirte.

En conclusion, « Le colosse de Rhodes » est une sacrée déception quand on le compare avec le reste de la filmographie flamboyante de Sergio Léone.

Péplum d’un classicisme atroce, il n’a pour lui que ses scènes d’action, aujourd’hui malheureusement rendues complètement has been par les films plus modernes.

Difficile donc de trouver le moindre crédit à ce film poussiéreux remplis d’acteurs de seconde zone dont aucun ne deviendra par la suite d’authentiques stars.

A oublier donc au profit des fameux westerns ou fresques américaines…

Le colosse de Rhodes (Sergio Léone)
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 14:29
Manslaughter (Body count)

J’avais déjà dans ces colonnes prononcé avec regrets le décès artistique de Body count, groupe culte de fusion rap/heavy metal des années 90, aussi quelle ne fut pas ma surprise de voir Ice-T et sa bande de gangsters resurgir en 2014 avec un nouvel album à la pochette et au titre bien provocateurs « Manslaughter ».

Aux cotés du duo de rescapés Ice-T et Ernie C (guitariste) on trouve le batteur Ill will, le guitariste Juan of the dead, le bassiste Vincent Price et aux samples Sean E Sean.

Se devant de marquer les esprits dès les premières mesures, « Manslaughter » débute par « Talk shit, get shot » morceau brutal et intense aux refrains ultra fédérateurs.

Au-delà de la forme terriblement efficace, le fond se montre également intéressant, Ice-T se faisant menaçant auprès des adeptes du « trash talking » par réseaux sociaux interposés, qui insultent en pensant évoluer dans un monde virtuel sans mesurer les risques physiques de se faire descendre par le groupe en cas de manque de respect.

On pensera très fort aux petites guéguerres entre rappeurs français comme Lafouine et Booba...

Lancé tel une locomotive, Body count enchaine avec « Pray for death » violent et direct puis s’autorise un (pénible) intermède rap en reprenant le « 99 problems BC » du rappeur Jay Z.

Difficile après cela de retrouver son rythme, aussi « Back to rehab » malgré sa grosse puissance de feu, se montre il un peu à la peine et cède il la place à « Manslaughter » qui après une entrée en matière au hardcore paroxysmique, pose le tempo pour placer des refrains dévastateurs.

C’est à présent un groupe affuté et déterminé qui envoie un « Get a job » faisant l’effet d’une tornade irrésistible jusqu’à dépasser les bornes sur « Institutionalized 2014 » reprise hardcore de Suicidal tendencies auquel succède « Pop bubble » duo assez inaudible avec Jamey Jasta des brutes de Hatebreed.

Fort heureusement, les gangsters de Los Angeles changent de calibre avec « Enter the dark » mid tempo lourd au final assez plat que vient électrifier « Bitch in the pit » lorgnant par son intensité vers du Slayer en version classée X.

De sexualité trouble sur fond de magie noire, il est également question sur « Black voodoo sex ».

Mais le meilleur semble avoir été gardé pour la fin avec « Wanna be a gangsta » véritable tube (tardif) ou Ice avertit à coups de refrains ultra fédérateurs, les apprentis gangsters du haut de son expérience dans le domaine, « I will Always you » jolie ballade-hommage aux militaires illuminée par le talent de guitariste d’Ernie C et un remake rock des « 99 problems BC » déjà évoqués précédemment.

En conclusion, à défaut d‘être parfait, « Manslaughter » marque un surprenant retour en force de Body count, qui trouve la force insoupçonnée de renouer avec un rapcore fusion extrêmement corrosif.

Authentique, brutal, vulgaire, excessif et parfois brouillon comme une bagarre de rue, « Manslaughter » est tout cela mais démontre que malgré le poids des ans, Ice-T et sa bande peuvent encore toucher juste et faire (très) mal.

Un disque à recommander, aux fans du timbre inimitable d’Ice "Mothafuckin" T, aux fans de musique brutale, rebelle, imprésentable à vos beaux parents… mais savoir qu’en 2014, des gens comme Body count existe est quelque part réconfortant !

Manslaughter (Body count)
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 21:54
Catacombs of the black Vatican (Black label society)

Saut dans le temps pour arriver en 2014 avec « Catacombs of the black Vatican » de Black label society.

Avec ce nouvel album, Zack Wylde change une nouvelle fois de batteur, embauchant Chad Szeliga à la place de Will Hunt, John Deservio restant seul à la basse.

Derrière un titre et une imagerie assez rebutantes, arrivent « Field of unforgivness » et son clone « My dying time » deux mid tempo lourds, déchirants et enveloppants, sur lesquels la voix grave du chanteur en impose.

Tel un bucheron imperturbable sapant la base d’un chêne à coups de hache, BLS continue sa route avec « Believe » puissant, chaleureux et intense puis aligne la première ballade de haut rang de l’album « Angel of mercy » qui foudroie l’auditeur par sa beauté aérienne.

Retour à la force sur le robuste « Heart of darkness » au groove aussi magnifique qu’inexorable enchainé d’un plus conventionnel « Beyond the down » malgré la prestation toujours à propos à la gratte de Wylde.

« Scars » une nouvelle ballade un peu moins impériale fait ensuite surface et laisse la place à un excellent « Damn the flood » nerveux et entrainant en diable.

A la vitesse cède la lourdeur de « I’ve gone away » lorgnant vers le feeling mélodique d’un Ozzy Osbourne au meilleur de sa forme.

Les durs à cuirs connaissent un coup de mou sur un « Empty promises » bien pale et concluent avec « Shades of gray », ultime ballade d’une grâce splendide.

S’ensuivent deux bonus, le mémorable « Dark side of the sun » sonnant comme le meilleur de Black sabbath et « The nomad » nouvelle ballade acoustique de qualité.

En conclusion, sans être aussi renversant que « Shot to hell », « Catacombs of the black Vatican » est un album globalement agréable contenant quatre titres hors normes, le reste étant de bonne voir de très bonne facture.

Très polyvalent, Black Label Society se montre capable de délivrer aussi bien du heavy trapu et accrocheur que de somptueuses ballades.

Même si parfois quelques petites facilités peuvent apparaitre, difficile pour votre serviteur de ne pas succomber à de pareilles combinaisons.

Catacombs of the black Vatican (Black label society)
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 19:56
Shot to hell (Black label society)

Crée à la fin des années 90, Black label society est un groupe de hard rock américain formé par Zakk Wylde, colossale guitariste blond surtout connu pour avoir jouer avec sa majesté Ozzy Osbourne.

En 2006 sort « Shot to hell » à la pochette hilarante montrant trois bonnes sœurs aux gouts pas vraiment catholiques.

Autour de Wylde, Nick Catenese vient l’épauler à la guitare, John Deservio et Craig Nunemacher venant compléter le brelan d’as à la section rythmique.

L’album débute de fort belle manière avec un « Concrete jungle » empli d’un groove hypnotique sur lequel le chanteur guitariste place un chant à la Axl Rose particulièrement convaincant.

Sur cette bonne lancée le plus effacé et court « Black mass révérends » passe comme un rêve et c’est avec un grand plaisir qu’on déguste « Blacked out the world » aussi remarquable du point de vue des solo du grand Zakk que du chant impeccable notamment sur les refrains ultra léchés.

Le gros dur fait ensuite preuve de sensibilité sur les ballades « The last goodbye » et « Nothing’s the same » entrecoupées d‘un « Give yourself to me » en pilotage automatique.

On ressort la machine à riffs gras sur « Hell is high » bigrement rock ‘n’ roll et toujours impeccable au niveau du chant puis après un longue introduction instrumentale de plus deux minutes découvre « New religion » morceau qui ne décolle jamais vraiment si ce n’est sur quelques habituelles fulgurances du guitar héros.

Wylde se fait de nouveau grandiose sur « Sick of it all » qui égale les meilleures ballades des Guns ’n ‘ roses, puis redensifie le son sur « Faith is blind » sonnant comme du bon Soundgarden époque énervée.

Les titres s’enchainent, fluides et de bonne qualité, tel « Blood is thicker than water » mid tempo mélodique soutenu, « Devil’s dime » court et punchy pour aboutir sur une ultime ballade « Lead me to your door » idéale pour conclure en douceur.

En conclusion, premier album que j’ai écouté de Black label society, « Shot to hell » qui n’est pas réputé être pourtant le meilleur m’a réellement séduit par sa formidable qualité et variété musicales.

Zack Wylde se montre un excellent compositeur, ne cherchant pas à tirer toute la couverture à lui en réalisant de longs et fastidieux numéros de guitar héros mais se fond parfaitement dans la cohésion d’un groupe.

Excellent guitariste au jeu riche et varié, Wylde m’a également surpris par la qualité de son chant et son timbre de voix viril chaud et sensuel.

Extrêmement plaisant, « Shot to hell » m’a fait passer un délicieux moment de rock ‘n’ roll me rappelant avec bonheur par instant Guns’n’roses ou le bon Grunge (Alice in Chains, Soundgarden) et ne peut que donner envie de connaitre davantage la discographie trop méconnue de Black label society.

Shot to hell (Black label society)
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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 17:38
Sons of anarchy, saison 1, épisode 8 (Kurt Sutter)

« Sons of anarchy, saison 1, épisode 8 » accentue l’acuité des difficultés des Sons of anarchy pour rembourser leurs dettes vis-à-vis de l’IRA.

Clay (Ron Pearlman) mobilise toutes ses troupes comme Jax (Charlie Hunaman) pour trouver les derniers dollars manquants et même l’inexpérimenté Prospect (Johnny Lewis) est mis à contribution avec des résultats malheureux, comme le vol d’une ambulance, bien invendable hors services publics !

Clay ignore que son gang est la cible d’une alliance entre Ernst Darby (Mitch Pileggi) et Marcus Alvarez (Emilio Rivera), le premier ayant bénéficié d’informations de Kosh (Jay Karnes) qui avant son départ, a tenu à se venger contre l’homme qui l’a éloigné de sa proie Tara (Maggie Stiff).

Après quelques hésitations, Alvarez fait mine de supprimer Clay et ses hommes en échange du monopole du trafic d’armes avec l’IRA, Darby voulant le trafic de drogue à Charming, mais charge en réalité son fils Essai (Kevin Alejandro), d’éliminer également le leader des Nords en qui il n’a aucune confiance.

Jax et Opie (Ryan Hurst) dérobent au culot un camion rempli de fuel à une bande rivale et le livrent à Unser (Dayton Callie) pour compléter les derniers dollars manquants.

Lors du rendez vous avec Cameron (Jamie Mc Shane) dans un bar irlandais,le successeur de leur contact battu à mort par les autorités portuaires, Clay et ses hommes sont attaqués par surprise par les Mayans et réussissent à s’en sortir après avoir violemment répliqué à leurs agresseurs.

Seul Cameron est touché à la fesse et soigné tant bien que mal par Chibs (Tommy Flanagan), ancien infirmier militaire.

Dans le même temps, Darby échappe lui aussi par chance à la mort dans une fusillade qui tue plusieurs prostitués et un de ses proches.

Pour Clay, la guerre est maintenant inévitable contre les Mayans et il demande à toutes ses alliés de se fourbir en armes malgré les réticences visibles de Jax, plus réfléchi depuis la naissance de son fils.

Le second de Clay termine enfin une douloureuse affaire après que Kosh, une nouvelle revenu en ville, s’en prenne physiquement à Tara, avant d’être blessé par balle alors qu’il s’apprêtait à la violer.

Furieux de retrouver une nouvelle fois Kosh, Jax n’hésite pas et le tue d’une balle dans la tête…

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 8 » monte encore d’un cran dans l’intensité et la violence avec la mort du poison Kosh et une nette déclaration de guerre entre les deux bandes rivales, les Sons of anarchy et les Mayans, avec en toile de fond le trafic d’armes de l’IRA et les agissements des fascistes des Nords.

On est donc impatient de découvrir la suite d’une série de plus en plus prenante !

Sons of anarchy, saison 1, épisode 8 (Kurt Sutter)
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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 11:08
Sons of anarchy, saison 1, épisode 7 (Kurt Sutter)

« Sons of anarchy, saison 1, épisode 7 » débute par la découverte de trois corps après des travaux publics sur une route de Charming.

Clay (Ron Pearlman) qui sait qu’il a tué ces hommes en 1992 car ils appartenaient aux Mayans, décide que les corps ne doivent pas être identifiés par Hale (Taylor Sheridan) et l’ATF qui sont sur ses talons.

Il se rend avec Tig (Kim Coates) et Jax (Charlie Hunnam) dans un hôpital mais découvre que les corps ont déjà été identifié.

Une surprise frappe Jax qui découvre que l’un d’entre eux est le père de Lowell (Keir O‘Donnell) un mécanicien du garage, en proie à des problèmes de drogue.

Gêné, Clay est obligé d’avouer à Jax qu’il a tué le père de Lowell, qui bien qu’étant un proche, s’était rallié aux Mayans.

Les Sons of anarchy savent que Hale et Stahl (Ally Walker) vont utiliser cette information pour faire pression sur Lowell et l’obliger à balancer ses amis du gang.

Outre cette menace, le gang est toujours soumis à la contrainte de rembourser les 200 000 dollars qu’il doit aux Irlandais de l’IRA, leurs principaux acheteurs d’armes qu’ils n’ont pu rembourser de leur défaut de livraison suite à l'incendie de leur entrepot par les Mayans.

L’idée vient alors de faire combattre Prospect (Johnny Lewis) dans des matchs de boxe clandestins, en raison de ses belles capacités pugilistiques de poids léger.

Autoritaire, Clay impose une mise en quarantaine de Cherry (Taryn Manning) confiée à la garde libidineuse de Bobby (Mark Boone Jr).

Gênée, la petite prostituée refuse les avances du gros biker et obtient une grâce temporaire.

Prospect remporte ses matchs mais alors qu’il doit se coucher dans la finale pour permettre au club de remporter la mise dans les paris, achève son adversaire en voyant Clay prendre dans ses bras Cherry.

Le mise est donc moins importante que prévue et force Gemma (Katey Sagal) a taxer Luann Delaney (Dendrie Taylor) une vieille productrice de film porno de 55 000 dollars par reconnaissance envers Otto (Kurt Sutter) qui l’a arraché au métier d’actrice X.

Enfin l’insistance de l’agent Kosh (Jay Karnes) autour de Tara (Maggie Stiff) force Jax a réagir et à le menacer de mort.

Kosh qui n’est en réalité par à Charming pour une enquête pour les Sons of anarchy mais pour assouvir sa passion malsaine pour son ex petite amie, est lâché par l’ATF et Hale et violemment tabassé par Jax chez le barbier Floyd (James Carraway).

Embarqué par la police, il est évacué hors de Charming sous l’œil vigilant de Jax, blessé à la jambe d’un coup de ciseaux.

L’épisode se termine par une surprise, le refus de Clay d’assassiner Lowell shooté à mort et gardé en vie à l’arrière d’un van…

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 7 » est un épisode de bonne qualité jouant sur plusieurs tableaux, le combat à distance entre Jax et Kosh pour Tara et de l’autre le quête de Clay pour rembourser l’IRA et effacer les traces d’anciens meurtres compromettant pour l’avenir de son club.

On prend un vif plaisir à entrer à chaque épisode dans les arcanes du fonctionnement d’un gang de bikers californiens ayant mis sous sa coupe une petite ville.

Sons of anarchy, saison 1, épisode 7 (Kurt Sutter)
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Published by Seth - dans Policier
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