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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:01
Depuis que la samba est samba (Paulo Lins)

Break autour de World War Hulk avec la littérature brésilienne de Paulo Lins.
Auteur connu mondialement après l’adaptation de son roman « La cité de Dieu » en série et film, Paulo Lins est également l’auteur de « Depuis que la samba est samba » sorti plus récemment en 2012.
« Depuis que la samba est samba » se déroule également à Rio de Janeiro, sa ville natale mais dans les années 1920 ou est née la musique samba dans les favelas juchées sur les collines (morros) de la ville.
Toute l’histoire ou presque a pour cadre de quartier de l’Estacio, situé au centre de Rio de Janeiro, près de la favela de São Carlos.
Ce quartier appelé communément la Zone dans le roman est connu pour être un haut lieu de la prostitution et dans une moindre mesure du trafic de drogue.
Les malandros, figures locales entrées depuis dans le folklore carioca en raison de leurs tenues élégantes, sont les souteneurs des prostituées et les maitres de la Zone, occupant leurs journées oisives à discuter, boire, arnaquer les gogos au jeu du bonneteau et à gérer leurs affaires.
En pareille ambiance, les rixes sont fréquentes avec les clients récalcitrants ou entre malandros et se règlent à coup de capoeira, couteaux ou pistolets.
Valdirène est la plus jolie prostituée du quartier, une déesse noire convoitée par Sodré, son client le plus assidu qui s’est mis dans l’idée de tuer son souteneur le noir Brancura.
Sodré échoue de justesse dans sa tentative et la haine devient farouche entre les deux hommes.
Lins développe ensuite ses personnages, s’intéressant tout d’abord au coté artiste de Brancura, qui sous les conseils du prêtre de candomblé Seu Tranca Rua, cherche pendant un temps à abandonner sa vie de malandro pour travailler et se consacrer à l’écriture de morceaux de samba.
Un temps docker puis contrôleur sur le port, Brancura fréquente Ismaël Silva, autre musicien du quartier à la vie plus rangée et axée sur la musique.
Pourtant Brancura n’a pas en lui la volonté de devenir musicien et ne tient pas longtemps dans ses bonnes résolutions, revenant trainer auprès des prostituées après un mariage raté avec une jeune Noire, Yvette, qu’il avait épousé après l’avoir violé.
A son retour il découvre avec stupeur que Sodré, le petit fonctionnaire portugais de la Banco do Brasil, a pris le contrôle d’une bonne partie des filles et surtout a l’exclusivité sur Valdirène, qui après avoir été abandonné par son proxénète, a bien du se trouver un autre protecteur, certes moins charmant ou charismatique, mais plus stable et déterminé.
Blanc et fonctionnaire, Sodré vit une véritable double vie, bénéficie de contacts privilégiés avec la police à qui il graisse la patte pour développer ses activités et a de plus passé des accords avec la Zwi Migdal, une organisation juive mafieuse d’Europe Centrale important des prostituées européennes au Brésil.
Après l’intervention de Félintra, sorte d’autorité supérieure dans le quartier des malandros qui instaure une sorte de trêve entre les deux hommes et redonne Valdirène à un Brancura humilié par son indifférence, la situation semble se stabiliser… en apparence.
Derrière ce triangle amoureux, autour de Silva et Brancura se regroupent d’autres musiciens du quartier comme Bide et Rafael, puisant dans les racines africaines du Brésil pour créer une musique nouvelle, destinée à danser en formation (bloco) pour honorer les Orishas, divinités importées d’Afrique par la communauté des Bahianais établis à Rio de Janeiro.
Le groupe se retrouve à l’Apollon, au Compadre ou au Kananga de tante Almeida figure locale de l’Estacio et y expérimente ses dernières trouvailles face aux réactions toujours plus enthousiastes du public.
Ce succès finit par attirer des musiciens plus confirmés et notamment le chanteur Francisco Alves, qui sous contrat avec une maison de disques, passe des accords pour récupérer les trouvailles de Bide puis Silva pour en faire des succès largement diffusés en radio.
C’est ainsi que les sambas comme « Me faz carinho »composées par les artistes noirs des quartiers pauvres furent connues du grand public par l’intermédiaire d’un artiste blanc et plus présentable pour cette époque ou la ségrégation raciale était forte.
Loin de s’en offusquer, les musiciens de l’Estacio continuent de composer contre quelques versements d’argent d’Alves et entrevoient la création d’un bloco, formation de danse pour le populaire carnaval.
Jouant avec les limites imposées par une police blanche ultra violente interdisant le culte du candomblé et les danses africaines jugées indécentes, les musiciens parviennent à imposer leur samba, qui dépouillée de ses instruments à vent, met en valeur de phénoménales percussions et le chant.
De son coté, Valdirène une nouvelle fois délaissée par un Brancura fasciné par les prostituées européennes notamment une opulente Française, couche à nouveau avec Sodré toujours fermement enamouré malgré une épouse officielle Fatima Maria qui ignore tout de ses activités de la Zone.
La soudaine grossesse de Valdirène qui a couché le même jour avec Sodré et Brancura ravive les tensions entre les deux rivaux, même si le dénouement astucieux montre la naissance de jumeaux, l’un blanc et l’autre noir, comme symbole du parfait équilibre trouvé dans un carnaval se transformant en défilé monumental sous fond des premières samba brésiliennes crées…
En conclusion, « Depuis que la samba est samba » est un roman à l’image de son auteur : vif, intelligent, coloré et plaisant.
Même si certain vocabulaire spécifique des années 20 et du portugais brésilien rendent parfois difficile la parfaite compréhension de l’œuvre, le lecteur prend un grand plaisir à découvrir les origines d’une musique connue dans le monde entier avec on pouvait s’en douter des racines africaines importée par les noirs des favelas.
La vie des proxénètes du centre de Rio, sorte de maquereaux flamboyants crée aussi une forte touche de pittoresque sur laquelle un triangle amoureux vient astucieusement se greffer.
La musique, la danse, le sexe et la violence se mêlent donc dans un condensé de Brésil carioca.
Une fort belle expérience qui donne envie de lire les autres romans de Lins !

Depuis que la samba est samba (Paulo Lins)
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 20:21
Marvel heroes n°10, sans frontières (Greg Pak, Jeff Parker, Joseph Michael Straczynscki,  Brian Michael Bendis, Dan Slott, Leonard Kirk, Olivier Coipel, Jim Cheung, Stefano Caselli)

La suite, « Marvel heroes n°10, sans frontières » en 2008.

Priorité est logiquement donnée au World War Hulk de Greg Pak/Jeff Parker (scénario) et Leonard Kirk (dessins), ou les super héros appelés Renégats (Hercule, Namora, Angel, Amadeus Cho) volent au secours de Wong le domestique du Docteur Strange, finalement battu par Hulk après un combat acharné.

Ensemble, ils cherchent à remettre Zom, le démon incontrôlable libéré par Strange dans l’espoir de vaincre l’invincible Hulk et qui après sa défaite, s’est infiltré dans l’armure vide d’Iron-man version Hulkbuster pour continuer à semer la destruction.

Les héros trouvent ici un prétexte à un affrontement classique contre une super puissance brute qui finit par s’enterrer pour trouver une base du S.H.I.E.L.D et faire exploser Manhattan.

Lorsque Zom comprend que Amadeus a piraté ses systèmes il tente de l’investir et se retrouve piégé dans l’urne de Wong.

La situation semble rétablie sous terre ainsi que en surface puisque Sentry a finalement réussi à neutraliser Hulk en lui faisant retourner sa forme humaine.

Jan Michael Straczynscki (scénario) et Olivier Coipel (dessins) continuent ensuite les aventures de Thor qui se rend dans un camps de réfugié au Dahran en Afrique sous les traits de son alter égo le médecin Donald Blake sous le mandat de médecins sans frontières.

Blake tente de faire au mieux son travail de médecin dans des conditions extrêmement précaires et est contraint de se changer en Thor face à une attaque d’envergure du clan Mgare, désireux d’éliminer une autre ethnie.

Après avoir mis en fuite des factions pourtant lourdement armées, Thor identifie ses amis Volstagg, Hogun et Fandral qui se cachaient sous les traits d’agents de sécurité protecteurs des humanitaires.

Les dieux nordiques se heurtent cependant à une ferme volonté des chefs africains à régler leurs problèmes seuls et respectent leur décision après avoir toutefois créer une faille terrestre délimitant le territoire des deux ethnies.

Une fois leur noble tache accomplie, les dieux se rendent dans la nouvelle demeure d’Asgard dans l’Oklahoma et y retrouve Heimdall dont les yeux magiques peuvent tout voir dans l’univers.

On reste dans le héros de premier avec les Illuminati (Flèche noire, Mr Fantastic, Prince des mers, Iron-man, Docteur Strange et Professeur X) qui avec Brian Michael Bendis (scénario), Jim Cheung (dessins) demeurent perplexes face au cadavre d’un Skrull ayant revêtu tous les attributs d’Elektra tout en étant indétectable à toutes les capacités les super héros terrestres.

Dans un climat de paranoïa intense, Flèche noire s’avère être aussi un super Skrull infiltré doté d’une réplique fracassante des pouvoirs de l’authentique monarque des Inhumains.

Les Illuminati survivent d’extrême justesse à une violente rafale de Flèche noire grâce au bouclier défensif d’Iron man déclenché à la dernière seconde.

Combinant tous les pouvoirs des Illuminati le Skrull est quasiment instoppable jusqu’à ce que Namor le saisisse courageusement et ne l’empale sur une roche.

Lorsque deux nouveaux Super Skrulls doté des pouvoirs des X-men et des Thor surgissent, Iron-man a la brillante idée de se connecter à une centrale nucléaire pour libérer une énergie phénoménale et tuer net les deux adversaires.

Malgré la victoire, Namor quitte le groupe qui reste dans un mélange d’angoisse et d’incompréhension face à la nouvelle menace qui se dresse face à eux.

On termine avec l’Initiative de Dan Slott (scénario) et Stefano Caselli (dessins) ou se déroule une enquête pour déterminer qui à sauvagement agressé l’instructeur Gantlet.

Sont mis derrière les barreaux par mesure de précaution Rage, Guignol, Debrii et Justice pour être interrogés séparément.

Alors que l’enquête piétine, Guignol semble avouer dans la cellule qu’il partage avec Rage.

En conclusion, « Marvel heroes n°10, sans frontières » est pour moi d’un niveau supérieur aux précédents numéros.

La version B de World War Hulk tient honnêtement la corde avec un petit soubresaut de Zom la créature lâchée par Strange même si les Renégats font plutôt pale figure face aux héros de niveaux supérieur, n’en déplaise à Hercule qui ne sera jamais Thor dans l’univers Marvel.

On goutera avec plaisir justement aux aventures de Thor, affrontant un sujet souvent délaissé, celui des guerres africaines avec une forte influence de l’horrible conflit au Darfour et une lecture intelligente de la situation visant à laisser la responsabilité de la résolution aux seuls Africains.

Le niveau est au rendez vous également avec les Illuminati, sorte de super équipe composée de l’élite des leaders des super héros face à une invasion Skrull d’une ampleur inédite.

Reste l’Initiative, louable tentative de renouveau qui ne parvient pas à se hisser au même niveau que les autres histoires que ce soit au niveau du scénario de Slott ou des dessins de Caselli.

Tout ceci reste tout de même plutôt bon !

Marvel heroes n°10, sans frontières (Greg Pak, Jeff Parker, Joseph Michael Straczynscki,  Brian Michael Bendis, Dan Slott, Leonard Kirk, Olivier Coipel, Jim Cheung, Stefano Caselli)
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 21:13
Marvel heroes n°8, armes secrètes (Joseph Michael Straczynscki, Greg Pak, Dan Slott, Frank Tieri, Olivier Coipel, Gary Frank, Stefano Caselli, Carlos Ferreira)

La fin des années 2000 marque l’âge d’or pour World War Hulk qui irrigue tout l’univers Marvel.

En 2008 sort « Marvel heroes n°8, armes secrètes » fortement marqué par la saga.

Joseph Michael Straczynscki (scénario) et Olivier Coipel (dessins) montre un Thor fermement décidé à établir le royaume d’Asgard dans un désert de l’Oklahoma, exploit que seul la magie du dieu du tonnerre semble en mesure de réaliser.

Thor balaye de sa superbe les quelques oppositions administratives (policiers, propriétaires) en plaçant le royaume en lévitation juste au dessus du sol et se met ensuite en quête des autres Asgardiens.

Sous la plume de Gary Frank et un scénario de Greg Pak, surgit ensuite une curieuse association de héros renégats composée d’Hercule, Namorita, Angel, Amadeus Cho, qui tentent de se lier d’amitié avec Hulk en comprenant les raisons de sa vengeance, tout en souhaitant épargner l’ensemble de la population humaine.

La tentative d’approche tourne court lorsque les hélicoptères du Général Ross surgissent et tirent sur Hulk à l’aide de projectiles en adamantium ce qui a pour effet de le rendre encore plus enragé.

Contre toute attente, Amadeus et Namora utilisent leur pouvoir pour détruire les missiles lâchés sur les alliés de Hulk, les liés-en-guerre plus vulnérables que leur chef.

Une alliance imprévue surgit notamment lorsque Hercule et Korg unissent leurs forces pour soutenir un immeuble en passe de s’écrouler avant que Hiroim ne le détruise en usant le pouvoir de l’ombre.

Hulk règle ses comptes avec Ross en faisant exploser son hélicoptère avant que ses troupes ne déclinent poliment l’offres des renégats, qui se voient quasiment réquisitionnés par Gabriel Jones, le nouveau commandant du S.H.I.E.L.D pour les aider à secourir les populations civiles touchées par la violence des combats.

Après avoir accompli leur tache, les renégats décident de poursuivre leur action pour raisonner ou arrêter Hulk avec le génial Amadeus en leader naturel.

Persuadé que Hulk n’est pas un tueur, Amadeus parvient à s’infiltrer dans un Madison Square Garden transformé en arène/prison pour héros vaincus mais finit par se heurter à la menace verte en personne.

La suite écrite par Dan Slott et dessinée par Stefano Caselli, montre l’Initiative participer à sa manière au combat contre Hulk puisque l’agent Gyrich envoie un commando composé de Trauma, Bengale, Constrictor, Mutante zéro et des Scarlet spiders pour extraire du Madison Square Garden des jeunes recrues de l’Initiative écrasés par les liés en guerre.

Les gardes robots de Sakaar ne sont pas malgré leur nombre suffisants pour arrêter des professionnels aussi aguerris que Bengale, Trauma et Constrictor, qui bénéficient malgré tout d’un sérieux coup de pouce de Mutante zéro, énigmatique combattante muette aux facultés physiques surhumaines.

Les jeunes héros sont retrouvés, Trauma révélant l’étendue de ses pouvoirs en projetant les pires peurs Korg et Elloe venus à la rescousse.

Alors que l’évacuation est quasiment finie, Hulk surgit furieux et se confronte à Trauma qui essaye de projeter plusieurs peurs de Hulk : Abomination, Fléau, son propre père, son double Bruce Banner avant de comprendre trop tard que Hulk n’avait peur de rien.

Malgré un séjour à l’hôpital de Trauma tabassé par Hulk, la mission d’évacuation est un succès.

Dans l’Escadron gamma, autre équipe bâtarde crée par Frank Tieri (scénariste) et Carlos Ferreira (dessins), on suit un affrontement intense entre une équipe de super héros ayant hérité d’une fraction du pouvoir de Hulk à la suite d’un prélèvement de sang effectué par le général Ryker suite à son premier combat légendaire contre Wolverine au Canada dans l’espoir initial de sauver sa femme atteinte d’un cancer.

Habilement Ryker affaiblit le pouvoir guérisseur de Hulk en le mettant au contact d’un virus contenu dans plusieurs humanoïdes, puis lâchant sur lui le musculeux Monsieur Gidéon, Mess et son bras mutant, un Griffon mutant qui tentent chacun de le prendre par surprise avant de rapidement se faire écraser.

Affaibli par assauts successifs, Hulk finit par se faire briser la nuque par Grey, le dernier et plus puissant membre de l’Escadron devant le regard satisfait de Ryker.

En conclusion, si on excepte l’histoire peu passionnante exécutée de manière froide par Olivier Coipel, « Marvel heroes n°8, armes secrètes » présente une certaine variété d’aventures de second ordre se déroulant de manière parallèle au récit principal de Greg Pak et John Romita Jr.

L’association hétérogène des Renégats peine à convaincre et malgré le graphisme médiocre de Caselli, l’Initiative fait un peu mieux en raison d’une intrigue plaisante : une mission de récupération portée en plein territoire de la brute verte avec un astucieux mélange de vieux briscards (Constrictor, Bengale) et de nouvelle garde comme Trauma, qui reçoit une défaite honorable face à l’invincible Titan vert.

Difficile également de se passionner pour l’Escadron gamma, artificielle équipe composée de membres aussi bodybuildés qu‘ininteressants, réussissant on ne sait trop comment par malmener un Hulk qu’on sait inévitablement gagnant au final…

Bien peu de raisons de s’enthousiasmer au final, comme si il manquait une locomotive à ces Marvel heroes.

Marvel heroes n°8, armes secrètes (Joseph Michael Straczynscki, Greg Pak, Dan Slott, Frank Tieri, Olivier Coipel, Gary Frank, Stefano Caselli, Carlos Ferreira)
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 20:08
American gigolo (Paul Schrader)

Film culte en son temps, « American gigolo » de Paul Schrader voit le jour en 1980.

« American gigolo » raconte la vie de Julian Kay (Richard Gere), un prostitué masculin qui vend ses services auprès de riches clientes de la banlieue chic de Los Angeles.

Beau, bronzé, toujours impeccablement habillé, Julian soigne son physique en faisant de la musculation et maitrisant plusieurs langues étrangères comme l’italien ou le suédois qu’il apprend pour une cliente VIP.

Son maquereau est une maquerelle, Anne (Nina Van Pallandt), auprès de laquelle il négocie âprement son pourcentage.

Un soir, Julian rend un service à Léon (Bill Duke), un proxénète noir spécialisé dans les relations homosexuelles et à plusieurs et se rend chez un couple.

L’homme un certain Rheiman (Tom Stewart), lui demande de faire l’amour violemment à sa femme Judy (Patricia Carr) tout en regardant.

Julian s’exécute en bon professionnel puis rencontre dans un bar de nuit Michelle Straton (Lauren Hunton), une femme esseulée qui se méprend sur sa véritable activité.

L’incident semble clôt mais Michelle reprend contact avec lui.

Flatté Julian couche avec elle en l’absence de son mari.

Lorsqu’il découvre dans la presse que la femme de Rheiman a été trouvé assassinée, Julian comprend qu’il va avoir de gros problèmes et ne tarde pas à avoir l’inspecteur Sunday (Hector Elizondo) à ses trousses.

Pour prouver son innocence, Julian se doit d’avoir un alibi le soir du crime, mais son amie Lisa Williams (K Callan) se refuse à lui fournir, pire son mari (Richard Derr) le chasse violemment en lui reprochant son comportement excentrique face à une riche amatrice d’art.

Il subit également des menaces de Charles Stratton (Brian Davies) le mari de Michelle qui s’avère un sénateur puissant et lui interdit de revoir sa femme ce qui ne suffit pas à le dissuader de sa relation.

Malgré cela, l’étau de la police se resserre inéluctablement et le gigolo perd donc peu à peu de sa superbe et s’engouffre dans la paranoïa.

Il soupçonne Léon d’être à l’origine de tout cela lorsqu’il surprend son amant, un jeune blond athlétique dans son garage.

En proie à une excitation intense, Julian retourne son appartement, démonte partiellement sa voiture de sport et trouve les bijoux des Rheiman sous le plancher ce qui prouve pour lui l’implication de Léon.

Julian se tourne vers Anne qui refuse également son aide puis aux abois va trouver Léon.

Léon finit par lui dévoiler la réalité et sa froide décision de le lui faire porter le chapeau du meurtre commis par son

Les supplications de Julian n’y font rien, Léon refuse de la prendre comme tapineur à pédé ou à 100% et le rejette.

Ivre de rage, Julian se rue sur Léon qui bascule dans le vide et meurt.

Inculpé de double meurtre, Julian bénéficie de clémence pour le meurtre d’un proxénète et reçoit l’aide inattendue de Michelle qui lui fournit par amour un alibi pour Rheiman.

Julian comprend alors qu’il a découvert le véritable amour…

En conclusion, « American gigolo » est le parfait film des années 80 ou la matérialité, le fric, le chic, la frime, le culte du corps prennent le dessus sur des valeurs sensées être plus spirituelles.

Avec Blondie en fond sonore, on suit l’évolution du personnage principal, un beau jeune homme riche gagnant sa vie en donnant du plaisir à des femmes riches sans en éprouver aucun remord.

On saluera le choix audacieux de Schrader de traiter d’un sujet tabou et peu représenté, la prostitution masculine et la belle captation de l’époque de la série « Miami vice » ou de « American psycho » si bien dépeinte par Brett Easton Ellis.

Malheureusement la réalisation pèche par un manque de rythme patent, des scènes de sexe ou de violence très édulcorées qui fait qu’on s’ennuie profondément devant ce long vidéo clip des années 80.

A réserver aux fans du beau Richard donc ou à voir comme une curiosité datée et un peu ennuyeuse des années 80...

American gigolo (Paul Schrader)
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 10:43
Lost saison 6, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Reprise de « Lost saison 6, épisodes 3 et 4 ».

Dans l’épisode 3 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, Sayid (Naveen Andrews) qui a miraculeusement survécu à la mort par l’action des bains magiques du temple des Autres est réquisitionné par Dogen (Hiroyuki Sanada) pour subir une torture par électricité.

Au cours de la confusion concernant son cas, Sawyer (Josh Holloway) saisit une arme et s’enfuit dans la jungle, désireux de retourner dans sa maison du camp des Autres afin de ruminer sa tristesse pour la mort de Juliet (Elisabeth Mitchell).

Jack (Matthew Fox) lui aussi rudoyé par les hommes de Dogen tient tête au leader qui lui demande d’administrer une capsule à Sayid.

Il met la capsule dans sa bouche, ce qui provoque une réaction de panique de Dogen qui le force à la recracher puis à lui avouer qu’il s’agit d’un poison pour tuer Sayid, qu’il dit contaminé par un virus.

Dogen envoie deux hommes chercher Sawyer en soutien de Kate (Evangeline Lilly) et Jin (Daniel Dae Kim) mais la jeune femme leur fausse compagnie et Jin pris dans un piège à loups de Rousseau, est miraculeusement sauvé de la mort par Claire (Emilie de Ravin) méconnaissable en femme des bois qui abat les deux Autres.

Dans le flash back, Kate poursuit son évasion en compagnie de Claire dans le taxi détourné à Los Angeles.

Après avoir soudoyé un garagiste pour lui enlever ses menottes, elle décide d’accompagner Claire auprès des futurs parent de son bébé.

Les deux comparses sont accueillies par une femme dévastée par un récente rupture qui refuse l’adoption, ce qui provoque d’intenses contractions pour Claire.

Kate l’amène à l’hôpital en urgence, se cache de la police pour la laisser être prise en charge par le médecin, Ethan (William Mapother).

Paniquée, Claire refuse l’accouchement et préfère prendre des médicaments pour retarder l’échéance.

Dans l’épisode 4 réalisé par Tucker Gates sur un scénario de Elisabeth Sarnoff et Melinda Hsu Taylor, l’histoire se complexifie autour de Locke (Terry O’Quinn) devenu en quelque sorte le monstre de l’ile après le meurtre de Jacob, qui rudoie un Richard Alpert (Nestor Carbonell) terrorisé et vient débusquer un Sawyer alcoolique et déprimé pour lui promettre de lui donner des réponses sur la raison de sa présence sur l’ile si il le suit.

Ayant détecté une anomalie chez Locke l’amenant à douter de sa réelle identité, Sawyer le suit sur ses gardes et le pistolet à portée de main.

Même l’intervention désespérée d’Alpert ne suffit pas à le faire dévier de sa volonté de suivre ce faux Locke qui l’entraine dans une grotte creusée dans une falaise escarpée et dangereuse ou figurent des noms associé à des numéros écrits sur les parois.

Le faux Locke explique à Sawyer que Jacob est la raison principale de leur présence ici et que c’est lui qui a griffonné tous ses noms sur la roche, dont ceux des survivants du vol Oceanic 815.

Le faux Locke lui propose de ne rien faire, de remplacer Jacob ou de quitter l’ile, ce que choisit Sawyer.

Sur l’ile, le vrai Locke est enterré par Benjamin (Michael Emerson), Frank (Jeff Fahey ), Sun (Kim Yoon jin) qui suivent la dynamique Illana (Zuleikha Robinson) qui semble seule être en mesure de comprendre la nature des réelles motivations de ce faux Locke.

Dans un flash back, Locke paralysé des jambes est licencié de son travail après s’être fait payé par son entreprise son voyage en Australie pour un séminaire bidon.

Sur le parking, il rencontre Hurley (Jorge Garcia) propriétaire de l’entreprise qui lui donne une adresse d’une agence d’intérim qu’il possède également.

Choqué par cette décision il finit par l’avouer à Helen Norwood (Katey Sagal) qu’il s’apprêtait à épouser.

Avec cette recommandation, Locke rencontre Rose Nadler (L Scott Caldwell) qui lui avoue être malade d’un cancer et le pousse à ouvrir les yeux sur son handicap pour trouver un poste qu’il soit en mesure d’exercer.

On retrouve donc Locke en professeur remplaçant ou il fait la connaissance de Benjamin Linus en professeur d’histoire.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 3 et 4 » est toujours difficile à suivre tant les réalisateurs semblent se complaire à brouiller les pistes.

Le spectateur tente de se raccrocher à quelque chose mais se laisse embarquer dans un récit toujours plus complexe et opaque ou le surnaturel prend le dessus sur des explications rationnelles, et ou on se demande si Locke n’est pas finalement le personnage le plus important de la série compte tenu de son influence hors de proportion sur l’histoire.

Que ce soit sur l’ile ou dans les flash backs, impossible pour l’instant d’y voir clair… d’où une certaine irritation de ma part.

Peut la suite viendra-t-elle éclaircir la situation ?

Lost saison 6, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 09:49
World War Hulk n°5 (Greg Pak, Paul Jenkins, John Romita Jr, Shawn Martinbrough)

En 2008 sort « World War Hulk n°5 » avec toujours le même tandem Greg Pak (scénario) et John Romita Jr (dessins) aux commandes.

Le match tant attendu entre Hulk et le Docteur Strange possédé par le démon Zom a lieu dans un Madison Square Garden éventré.

Strange commence d’abord par vaincre Hiroim qui résiste pourtant de manière très honorable à ses assauts puis tenant en respect les autres liés en guerre, force Hulk à entrer en lice.

La puissance de Zom semble tout d’abord suffisante pour prendre le dessus sur Hulk mais une hésitation du sorcier face aux dégâts provoqués à l’hostilité de la population permet à Hulk de reprendre ses esprits et un avantage qui se veut décisif dans une lutte à la brutalité animale.

Strange vaincu, il vient compléter la collection des 4 Illuminati retenus prisonniers qui sous soumis au jugement de trois terriens, qui contre toute attente augmentent les charges contre eux en faveur de Hulk.

Après ce procès expéditif, Hulk s’amuse à reproduire ce qu’il a vécu dans l’arène des combattants sur Sakaar, lâchant un monstre pieuvre sur ses anciens bourreaux privés de leurs principaux pouvoirs : armure d’Iron-man, voix de Flèche noire, magie du Docteur Strange.

Mais avec courage, intelligence et adresse, le monstre est tué ce qui force Hulk a demander un affrontement fratricide à mort.

Mus par les disques d’obéissance, Mr Fantastic affronte Tony Stark tandis que Strange lutte contre Flèche noire.

Alors que Mr Fantastic doté encore de ses pouvoirs d’élasticité prend le dessus sur Stark et s’apprête à le mettre à mort en attendant la décision de Hulk transformé en empereur romain, Sentry passe à l’action pour ce qu’on imagine être le dernier et plus terrible combat.

Dans la seconde histoire concoctée par Paul Jenkins (scénario) et Shawn Martinbrough (dessins), Korg furieux malmène son coéquipier le flic Davidson après qu’il lui ait annoncé que le robot Arch-E-5912 se soit suicidé.

Mais l’arrivée du témoin, une SDF nommée Cheryl apaise temporairement les tensions.

Cheryl révèle avoir surpris des pilleurs qui s’apprêtait à lui régler son compte avant que l’arrivée du robot ne les mettent en fuite, mais tout en ignorant que cette contradiction apparente avec la volonté d’intervenir dans tout conflit humain a provoqué un problème insoluble et l’auto destruction de Arch-E-5912.

Les deux enquêteurs alliés contre nature dans une situation qui les dépasse, trinquent timidement donc à leur succès ce qui clôt en douceur cette aventure gentillette.
En conclusion, « World War Hulk n°5 » propose toujours une aventure de haute tenue dans laquelle un Docteur Strange hypertrophié de puissance brute et maléfique décide de défier physiquement un Hulk virtuellement invincible sur ce terrain.

Comme pour Iron-man, le résultat prévisible est une nouvelle défaite de rang, une parodie de procès et une succession de jeux cruels avant d’aboutir à un autre combat larger than life qui se profile, celui contre Sentry réputé lui aussi invincible.

Peu de subtilité donc chez Pak et Romita mais une action/violence non stop qui enivre les fans du géant vert délivré de toute inhibition.

Face à cet Everest, la conclusion du petit polar/SF de Jenkins et Martinbrough passe presque inaperçu…

World War Hulk n°5 (Greg Pak, Paul Jenkins, John Romita Jr, Shawn Martinbrough)
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 18:05
World War Hulk n°4 (Greg Pak, David Jenkins, John Romita Jr, Shawn Martinbrough)

La saga World War Hulk continue avec en 2007 « World War Hulk n°4 ».

Greg Pak (scénario) et John Romita Jr (dessins) continuent leur travail dans un New-York soumis à une pression toujours plus forte d’un Hulk déchainé qui a déjà vaincu de manière spectaculaire Flèche noire, les 4 Fantastiques et Iron-man.

C’est à présent au tour du Général Ross, ennemi historique de Hulk de rentrer dans la mêlée à bord d’hélicoptères capables de tirer des projectiles d’adamantium, seul métal capable d’entamer les chairs du colosse de jade.

Tandis que Ross et ses hommes font souffrir le corps de Hulk sous une pluie de métal, le Docteur Strange utilise un de ses sortilèges pour entrer en communication avec son esprit.

Malgré un dialogue d’apaisement et une apparente reddition de Bruce Banner, l’alter égo humain de Hulk, la colère reste plus forte que tout et Hulk profite d’un moment d’inattention d’un Strange confiant pour lui saisir les poignets et les briser.

Une fois le sortilège rompu, Hulk un instant protégé de la puissance de feu de Ross par les boucliers de ses amis les liés-en-guerre, reprend l’offensive, détruisant chars et hélicoptères emportant Ross combatif jusqu’aux derniers instants dans une chute vertigineuse.

Après ce nouvel échec Susan Hill, commandant du S.H.I.E.L.D obtient du président de la république l’autorisation de lâcher Sentry sur Hulk.

Mais entre temps le monarque vert met en place un jeu cruel dans lequel il oblige les Illuminati à s’affronter dans l’arène du Madison Square Garden dévasté à l’aide de disques d’obéissance.

Strange est attaqué dans sa propre demeure par Elloe et Hiroim qui viennent à bout des défenseurs Iron-fist, Ronin et Echo contraignant le sorcier suprême à invoquer un démon infernal aux pouvoirs en principe illimités Zom.

Zom balaye Hiroim pourtant sorcier et combattant de bon niveau et se dresse imposant face à Hulk pour un nouveau face à face.

Dans la seconde histoire, Paul Jenkins (scénario) et Shawn Martinbrough (dessins) continuent l’enquête entre Korg et le flic Danny Davilson pour élucider la mort du robot Arch-E-5912.

Sous la contrainte d’une sentence de mort, le duo contre nature progresse lorsque Korg révèle la liste d’instructions qui étaient dans le programme du robot et qu’un témoin a semble t il été identifié.

Après avoir examiné quelques indices sur les lieux du crime, Danny affirme à Korg que Arch-E-5912 s’est suicidé.

En conclusion, la dynamique en place continue puissamment sur « World War Hulk n°4 » avec une action de haut niveau permanente, de multiples rebondissements dans les tentatives désespérées pour stopper la machine infernale et la sublimation de certains super héros déterminés à aller au bout de leurs limites dans cette lutte à mort.

Pak et Romita laissent le lecteur face à un Strange métamorphosé, surboosté et méconnaissable, prêt à en découdre physiquement avec Hulk tandis que la dernière histoire continue gentiment sur un air de « Un fauteuil pour deux » version Marvel.

Pas grande chose à critiquer, tout est impeccablement maitrisé et on attend avec impatience la suite !

World War Hulk n°4 (Greg Pak, David Jenkins, John Romita Jr, Shawn Martinbrough)
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 12:29
The mask (Chuck Russell)

1994 est décidément une année record pour Jim Carrey dont la carrière explose avec « The mask » troisième film à succès de rang après « Ace Ventura » et « Dumb and dumber ».

Réalisé par Chuck Russell, « The mask » raconte la découverte de Stanley Ipkiss (Jim Carrey) timide employé de banque dont la vie privée est un échec qui découvre un masque magique d’origine scandinave dans une rivière.

Une fois revêtu, le masque modifie la personnalité de son possesseur et fait de Stanley un être extraverti et sur de lui.

S’aidant des étonnantes capacités du masque qui lui permettent de faire sortir n’importe quel objet du néant, de modifier la structure de son corps pour la rendre élastique ou de sauter tel un Zébulon à des vitesses stupéfiantes, Stanley humilie un gang de petits voyous, et règle ses comptes avec sa logeuse acariâtre malgré le vieux fusil qu’elle avait sorti pour se défendre.

Avec ses nouveaux pouvoirs, Stanley ridiculise des petits voyous cherchant à la détrousser puis récupère l’argent de braqueurs de banque, apeurés par cette étrange apparition.

Croulant sous l’argent, il sort et trouve également le courage d’aborder Tina Carlyle (Cameron Diaz) une séduisante jeune cliente qui lui a tapé dans l’œil à la banque, sans se douter qu’elle faisait des repérages pour le gangster Dorian Tyrrell (Peter Green), organisateur du braquage raté.

Avec son déguisement Stanley pénètre dans le club de Tyrrell et se lance dans un ébouriffant numéro de danse qui fait vibrer sa partenaire et lui fait décrocher un baiser avant de s’enfuir face à l’arrivée de la police.

Après avoir enlevé son masque, le retour à la vie normale est difficile car il doit se défausser des accusations du lieutenant Mitch Kellaway (Peter Riegert) qui le soupçonne d’être l’auteur du vol de la banque et de l’agression d’un garagiste véreux qui tentait de l’escroquer.

La sagacité de Kellaway paye puisqu’il surprend Stanley masqué dans un rendez vous avec Tina.

Malgré d’importantes troupes de police déployés, le charme du masque est tel que les policiers sont subjugués par le numéro de danse et chant que fait Stanley.

Malheureusement, Peggy Brandt (Amy Yasbeck) une journaliste ayant gagné sa confiance le trahit pour Tyrell qui cherche à s’approprier le masque pour grimper dans la hiérarchie du crime.

Tandis que Tyrell prend possession du masque, Stanley est livré à la police qui l’emprisonne.

Nanti de nouveaux pouvoirs et d’une nouvelle assurance, Tyrell se rend dans le club de Nico (Orestes Matacena) le parrain de la ville, déclenche une fusillade dans la boite et le tue en retournant ses propres balles contre lui.

Dopé par la puissance du masque, la volonté de toute puissance de Tyrell peut alors s’exprimer et se venger de Tina qui l’a trompé avec Stanley, en lui plaçant des explosifs à ses pieds.

Secouru par son chien, un jack russell intelligent, Stanley s’échappe de sa cellule et vole au secours de sa belle mais dans le club il se heurte aux gorilles de Tyrell.

Tina utilise une ruse en demandant un dernier baiser à Tyrell pour le faire enlever son masque.

C’est une nouvelle fois le délicieux petit chien qui sauve la situation en récupérant le masque, devenant un effrayant molosse avant de le restituer à son propriétaire.

Avec son masque, Stanley prend aisément le dessus sur les gangsters dont la puissance de feu ne pèse pas lourd face ses pouvoirs magiques et se débarrasse de Tyrell dans fontaine transformée en une chasse d’eau géante.

Il embrasse ensuite Tina sans son masque ayant prouvé sa propre personnalité se débarrasse de l’encombrant artefact dans le fleuve…

En conclusion, « The mask » est une œuvre musicale et visuelle décoiffante qui exploite à fond les énormes progrès de l’informatique au milieu des années 90.

Mais Russell ne se contente pas de placer des effets spéciaux faciles et dresse une histoire assez solide de double personnalité révélée si utilisée dans les comic books.

Autre arme fatale du film, le talent invraisemblable d’un Jim Carrey en pleine jeunesse, dont les grimaces, mimiques et gesticulations comiques décuplent l’impact des effets numériques déjà impressionnants.

Impossible donc de ne pas succomber devant ce film culte, débridé, positif, qui étonne toujours par sa folle créativité qui réussit le tour de force de mettre d’accord les fans de dessins animés et de super héros !

L’un des meilleurs films de Jim Carrey à mes yeux…

The mask (Chuck Russell)
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 23:03
Wolrd War Hulk n°2 (Greg Pak, Paul Jenkins, John Romita Jr, Shawn Martinbrough)

La saga World War Hulk bat son plein en 2008 et le duo Greg Pak (scénario)/John Romita Jr (dessins) sorte le spectaculaire mensuel « World War Hulk n°2 ».

Le motif de la terrible vindicte de Hulk contre la Terre est ici évoqué, son exil sur Sakaar mais encore pire la destruction de la planète et la mort de sa femme Caiera, qu’il estime attribuée aux Illuminati (Mr Fantastic, Iron-man, Flèche noire et Docteur Strange).

En revenant de Sakaar, Hulk fait une étape sur la Lune pour régler ses comptes avec Flèche noire le monarque des Inhumains, dont le son de la voix génère une puissance équivalente à une bombe nucléaire.

Malgré la terrible puissance de Flèche noire, Hulk survit à un premier cri et se rue sur son adversaire.

La suite du combat n’est malheureusement pas raconté mais on comprend que Hulk a réussi l’impossible, vaincre l’un des plus puissants mortels de l’univers, exploit qu’il n’avait jamais réussi auparavant.

Exhibant le corps inanimé de Flèche noire, Hulk accompagné de ses compagnons les liés-en-guerre (Korg, Miek, Elloe, Hiroim et Brood) explique les raisons de sa colère aux populations et demande qu’on lui livre ses autres cibles sous peine de destruction de New-York.

Ces explications provoquent une certaine sympathie d’une fraction de la population qui prennent fait et cause pour la requête du Hulk.

Spider-man et Miss Hulk tente de contenir les mouvements de foule dus à l’exode de la population tandis que très inquiets, les Illumanti prennent contact avec Sentry, seul espoir de l’humanité pour arrêter Hulk mais le super héros fragile psychologiquement hésite à se lancer dans un combat de cette envergure.

C’est donc Iron-man qui se dévoue pour entrer le premier en lice à l’aide d’une armure Hulkbuster sur-renforcée sensée l’aider à tenir le choc contre voir de battre Hulk.

Au terme d’un combat d’une violence effroyable, Iron-man parvient à repousser Hulk hors de la ville pour que deux avions de chasse lui larguent deux missiles.

La puissance de l’explosion réveille chez Hulk le souvenir de la mort de Caiera et augmente encore davantage sa haine, lui donnant la force nécessaire pour prendre le dessus sur Iron-man en lui assénant des coups d’une violence insupportable.

Au final, Hulk émerge victorieux des décombres d’un building détruit par l’impact du combat de titans.

Dans une seconde partie, Paul Jenkins (scénario) et Shawn Martinbrough (dessins) montrent la pittoresque cohabitation entre Korg et le policier Danny Granville pour élucider la mort du robot Arch-E-5912 parti explorer la ville.

Korg révèle les derniers messages reçus du robot à son coéquipier et lorsque Danny comprend que l’engagement pris force le duo à élucider l’affaire en 24h sous peine de mort, l’enquête prend une dimension beaucoup plus dramatique.

En conclusion, « World War Hulk n°2 » fait un début fracassant livrant sans temps mort dès son second épisode un combat haletant et culte entre Hulk et Iron-man mais également un autre certes tronqué entre Hulk et Flèche noire.

Malgré un style toujours peu fin, Romita Jr se donne à fond pour illustrer avec force l’intensité de cette histoire ultime larger than life que les fans adorent.

Comparé à un tel morceau, la petite enquête dans laquelle un flic et un extra terrestre cohabitent passe relativement inaperçue d’autant plus que le graphisme de Martinbrough ne se montre guère exaltant.

A ce stade de dramaturgie, le lecteur n’a qu’une seule envie : se ruer sur la suite pour prendre un nouveau shoot d’adrénaline pur !

Wolrd War Hulk n°2 (Greg Pak, Paul Jenkins, John Romita Jr, Shawn Martinbrough)
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 22:22
World War Hulk hors série n°1 (Paul Jenkins, Daniel Way, Ramon Bachs, Javier Saltares)

On aborde à présent la série World War Hulk dans laquelle notre géant vert enragé après avoir été exilé sur la planète Sakaar, revient sur Terre plus fort que jamais pour se venger contre ses bourreaux, les Illuminati Mr Fantastic, Flèche noire, Iron-man et le Docteur Strange.

En 2008 sort « World War Hulk hors série n°1 » qui sous l’impulsion de Paul Jenkins (scénario) et Ramon Bachs (dessins), commence par montrer l’opiniâtreté de deux journalistes indépendants, Ben Urich et Sally Floyd près à prendre tous les risques pour couvrir l’attaque de Hulk et de ses amis les liés-en-guerre contre la Terre.

Après avoir vaincu Flèche noire de manière spectaculaire sur la lune, Hulk lance
un ultimatum menaçant de détruire New-York si les coupables ne lui sont pas livrés ce qui provoque une évacuation catastrophe de la ville est évacuée.

Alors que Korg le colosse de pierre est chargé de faire le relais des exigences de Hulk, considéré comme monarque absolu, un premier incident intervient lorsque le robot d’études Arch-E-5912 est détruit.

Korg fait alors équipe avec l’inspecteur du NYPD Danny Granville pour enquêter sur ce crime.

Devant les yeux médusés de Ben et Sally qui prennent des risques considérables dans certains quartiers pauvres livrés aux émeutiers seulement encadrés par des héros légendaires comme Daredevil et Luke Cage, Iron-man à l’armure surboostée est finalement vaincu par un Hulk lui aussi doté d’une armure de gladiateur après un combat d’une violence inouïe.

Le flamme de nova de la Torche humaine et le courage surhumain de la Chose ralentissent à peine la terrible colère de Hulk qui peut enfin atteindre son ennemi le très vulnérable Mr Fantastic.

Les chars et hélicoptères de l’armée ne pèsent pas beaucoup plus lourds mais un nouveau protagoniste inattendu entre dans la danse, Ghost rider, envoyé par son alter égo Johnny Blaze dans l’espoir d’arrêter Hulk.

Sur un scénario de Daniel Way et des dessins de Javier Saltares, Blaze conserve un fragile contrôle sur le Rider et tente de raisonner Hulk sans aucun succès.

Le Rider balance un immeuble entier sur le Géant vert puis tente courageusement de le trainer avec sans succès sa chaine hors de la ville.

Dépité, Blaze laisse alors toute la puissance démoniaque du Rider s’exprimer ce qui produit une explosion semblable à une petite bombe nucléaire qui ébranle son adversaire.

Alors que Strange pense que Ghost rider laissé sans aucun contrôle peut virtuellement vaincre Hulk, le démon tourne finalement les talons après avoir sondé l’âme de Hulk et établi qu’il n’était coupable d’aucun péché.

Par ce volte face, Ghost rider ajoute donc du poids à la culpabilité des Illuminati.

En conclusion, « World War Hulk hors série n°1 » commence très fort mettant immédiatement le lecteur au cœur d’un drame d’une ampleur encore inédite dans le monde Marvel.

Si la première partie se montre plus terne sous la plumme du fade Bachs avec un résumé sous l’angle de deux journalistes de terrain ambitieux des divers échecs des super héros pour endiguer la colère d’un Hulk invincible, la seconde se montre en revanche prodigieusement excitante, avec un face à face inattendu entre le colosse de jade et Ghost rider, anti héros dont les pouvoirs libérés de leurs entraves se montrent potentiellement capables de rivaliser avec ceux en principe inégalables d’un Hulk lui aussi déchainé.

Le graphisme de Saltares se montre à la hauteur de cet évènement grandiose qui se solde par une sortie élégante du Rider, incapable de chatier un ennemi innocent sans que l’on sache réellement si il aurait pu réellement rivaliser avec un Hulk de cette trempe.

World War Hulk hors série n°1 (Paul Jenkins, Daniel Way, Ramon Bachs, Javier Saltares)
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