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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 21:37
Lost saison 6, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 6, épisodes 15 et 16 ».

L’épisode 15 réalisé Tucker Gates sur un scénario de Carlton Cuse et Damon Lindelof est entièrement consacré à l’exploration du passé de Jacob (Mark Pelligrino).

Une femme appelée Claudia (Lela Loren) est un jour rejetée par la mer sur l’ile.

Enceinte, elle est assistée dans son accouchement par une femme plus âgée (Allison Janney), qui après avoir permis la naissance de jumeaux, la tue à coups de pierre.

Les deux bébés sont élevés par cette mère d’adoption et devenus adolescents, découvrent la présence d’autres hommes sur l’ile, que leur mère leur défend fermement d’approcher en raison de leur dangerosité présumée.

Puis la femme, leur révèle après leur avoir bandé les yeux, l’existence sur l’ile d’une source lumineuse aux propriétés magiques : guérison accélérée, résurrection, électro magnétisme…

Mais plus tard, le frère de Jacob (Titus Welliver) reçoit la visite en rêve de Claudia qui lui avoue la vérité sur ses origines et le fait que la femme qui les a élevés est sa meurtrière.

Révolté, le jeune homme demande des explications puis décide d’aller rejoindre le groupe des hommes dans le but de quitter l’ile, Jacob préférant rester aux cotés de cette mère d’adoption.

Malgré la différence de leur mode de vie, les deux frères se voient périodiquement mais lorsque l’homme en noir montre à sa mère le fait qu’il est découvert l’emplacement de la source magique et qu’il entend bien à l’aide de ses amis exploiter ses propriétés pour quitter l’ile, celle-ci réagit violemment en l’assommant contre la pierre et en massacrant le camp des hommes.

La vieille sorcière paye pourtant cher son geste, puisque l’homme en noir survit et la tue, la délivrant ainsi d’un lourd serment transféré à Jacob : protéger la source magique.

Touché par le remord, l’homme en noir est agressé par Jacob qui ne pouvant pas le tuer en raison d’un sort jeté par leur mère adoptive, le frappe et le jette dans la source magique, faisant de lui ce monstre de fumée noire que l’on connait à présent…

Après que Jacob ait enterré le corps de son frère et de sa mère d’adoption, la boucle semble bouclée puisque on voit Jack, Kate et Locke trouver les squelettes un temps beaucoup plus lointain après.

Dans l’épisode 16 réalisé par Paul Edwards sur un scénario de Edward Kitsis, Adam Horowitz et Elisabeth Sarnoff, Benjamin (Michael Emerson), Richard (David Carbonell) et Miles (Ken Leung) se rendent dans l’ancien camps des Autres pour trouver de la dynamite afin de faire exploser l’avion.

Alors qu’ils puisent dans la réserve secrète de Benjamin ils sont rattrapés par Charles Widmore (Alan Dale) et Zoé (Sheila Kelley) qui recherchent toujours Desmond (Henry Ian Cusick).

Après un échange musclé, l’annonce de l’arrivée proche de Locke (Terry O’Quinn) les obligent à remettre à plus tard leur explication et à se mettre à l’abri dans le bunker de Benjamin.

Seuls Richard et Benjamin osent rester à l’extérieur pour affronter Locke.

Richard est brutalement projeté dans les airs tandis que Benjamin est réembauché par le Monstre qui lui promet de régner à nouveau sur l’ile en échange de son obéissance.

Avant de suivre son nouveau chef, Benjamin livre vicieusement son rival Widmore à Locke.

Zoé est sommairement égorgée puis Widmore tué par balles par Benjamin pour lui faire payer la mort de sa fille.

Mais avant de mourir, Widmore avoue à Locke qu’il cherchait Desmond en raison de sa résistance phénoménale aux rayonnement électromagnétiques.

Locke décide donc d’utiliser Desmond pour détruire l’ile.

De l’autre coté de l’ile, Hurley (Jorge Garcia) entre en contact une dernière fois avec Jacob qui se rendant visible à tous, leur explique qu’il cherche un remplaçant pour protéger la source de lumière avant de disparaitre à tout jamais.

Finalement, Jack (Matthew Fox) accepte la charge et est investi par Jacob de pouvoirs surnaturels.

Dans la réalité alternative, Desmond continue à mettre en relation les survivants d’Oceanic Airlines, se faisant volontairement arrêter par Sawyer (Josh Holloway) pour approcher Kate (Evangeline Lilly) et Sayid (Naveen Andrews) également emprisonnés.

Lors de leur transfert dans une autre prison, le trio est libéré par Ana Lucia (Michelle Rodriguez) payée par Hurley allié de Desmond dans la grande réconciliation.

Les deux hommes continuent leur travail de ralliement vers un concert de bienfaisance donné par Drive shaft.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 15 et 16 » continue de se diriger vers la fin en donnant de précieuses informations sur la raison profonde des phénomènes étranges de l’ile, émanant d’une source aux propriétés surnaturelles.

La rivalité entre Jacob et son frère apparait claire, ce dernier se montrant réellement menaçant et machiavélique sous les traits de Locke.

On comprend également enfin l’origine de la fumée noire alias le Monstre qui massacre les survivants depuis les premiers épisodes.

Dans ces conditions la mort de Widmore passe presque inaperçue, Benjamin reprenant peu à peu de son allant perdu, tandis que sans surprise Jack accède aux plus hautes fonctions de l’ile, se positionnant ainsi en rival n°1 de son vieux rival Locke.

Enfin le personnage jusqu’alors secondaire de Desmond prend une importance toute particulière et inattendue…

Lost saison 6, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 09:15
Lost saison 6, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 6, épisodes 13 et 14 ».

L’épisode 13 réalisé par Steve Semel sur un scénario de Paul Graham et Zbyszewski Roland, Zoé (Sheila Kelley) et les hommes de Widmore (Alan Dale) viennent au camps de Locke (Terry O’Quinn) et le menacent de mort si il ne leur rend pas Desmond (Henry Ian Cusick).

Cet ultimatum appuyé par des déflagrations de bombes confirme la dangerosité de Widmore mais n’affecte en rien la détermination de Locke qui demande à Sayid (Naveen Andrews) de se rendre dans la foret pour abattre Desmond jeté au fond d'un puits.

Lié au Monstre par la promesse de revoir sa femme Nadia, Sayid semble accepter docilement sa mission mais renonce in extremis après que Desmond ait éveillé en lui des remords.

Revenu au camps il annonce à son nouveau maitre avoir rempli sa mission.

Mais Sawyer (Josh Holloway) parvient à convaincre un petit groupe de fidèles de trahir Locke, de se sauver dans la jungle et de prendre le voilier pour partir seuls en avion à l’aide de Fred Lapidus (Jeff Fahey), le seul pilote de l’équipe.

Kate (Evangeline Lilly), Hurley (Jorge Garcia), Sun (Yunjin Kim) et Jack (Matthew Fox) l’accompagnent mais sont rattrapés par Claire (Emilie de Ravin) menaçante avec son fusil.

Kate est alors obligée de négocier avec elle et parvient à la convaincre de venir avec eux pour revoir son fils, contre l’avis de Sawyer qui l’estime folle.

Mais sur le bateau, Jack a un doute et estime que Locke les manipulent pour les pousser à partir.

Il s’en ouvre à Sawyer qui irrité lui intime de quitter son navire, ce que fait Jack en sautant à la mer sous les yeux ébahis de Kate.

Revenu sur la plage, il tombe sur Locke et les siens.

Arrivés sur l‘ile de l‘Hydre, Sawyer et les siens sont trahis par Zoé sur ordre de Widmore et capturés ce qui terni les retrouvailles entre Sun et Jin (Daniel Dae Kim).

Sur le point d’être mis en cage, ils sont secourus par l’intervention de Locke qui changé en Monstre de fumée noire, massacre les gardes.

Dans la réalité alternative, Desmond permet à Claire de rentrer en contact avec Illana (Zuleikha Robinson), devenue avocate, qui traitant également la succession de Christian Shephard, permet à Jack de rencontrer sa demi sœur.

Enfin, Sawyer et Miles (Ken Leung) arrêtent Sayid pour le meurtre de Keamy (Kevin Durand) et ses hommes, sans connaitre sa réelle identité.

On bascule très vite sur l’épisode 14 réalisé par Jack Bender sur un scénario d’Elizabeth Sarnoff et Jim Galasso, Locke après avoir libéré Sawyer et les siens, les devancent vers l’avion en raison de ses capacités surnaturelles, tue les gardes de Widmore en un souffle et exhibe devant Sawyer un détonateur prouvant que l’avion était piégé, ce qui les pousse à se rabattre sur une évacuation par sous marin.

Sous une intense fusillade, Sawyer parvenir à embarquer dans le sous marin, laissant Claire en dehors et intégrant à grand peine Kate, blessée par balle à l’épaule ainsi que Sayid.

Il contraint sous la menace le capitaine à plonger alors que Locke laissé également sur place après un ultime volte face élimine en surface les derniers gardes de Widmore.

Lorsque Jack désireux de soigner Kate fouille dans son sac, il découvre un explosif et comprend que Locke les a trahi désirant les réunir dans un lieu confiné pour les éliminer hors de l’ile.

Commence alors une éprouvante course contre la montre, qui aboutit à une décision courageuse de Sayid se sacrifiant pour protéger ses amis.

Mais l’explosion terrible ouvre une brèche dans la coque du sous marin qui prend l’eau inexorablement.

Prise sous un amas de ferraille, Sun ne peut se libérer et Jin reste avec elle jusqu’à la fin, refusant de l’abandonner encore une fois.

Seuls Jack, Kate, Sawyer et Hurley parviennent à s’extraire et remonter à la surface.

Dans la réalité alternative, Jack opère Locke après la tentative d’assassinat de Desmond et tente de le convaincre, sans succès de suivre un traitement révolutionnaire lui permettant de retrouver l’usage de ses jambes.

Mais avant de laisser Locke repartir, Jack interroge Bernard Adler (Sam Anderson) le dentiste ayant opéré Locke après un grave accident d’avion, qui lui révèle que son père Anthony Cooper (Kevin Tighe) est dans une maison de retraite, quasiment paralysé après cet accident, dont Locke se sent responsable.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 13 et 14 » accélère enfin la cadence dans une ultime course pour quitter l’ile, avec comme leader émergent Sawyer, prêt à jouer sur les deux tableaux avec Widmore et Locke, deux alliés extrêmement dangereux.

Des personnages historiques perdent la vie comme Sayid et les époux Kwon, unis dans une ultime scène d’un romantisme aigu.

Dans cette mêlée intense ou un sous marin est coulé et un avion rendu inutilisable, Jack trouve une place intermédiaire intéressante bien qu’en apparence secondaire face à son vieux rival Sawyer, étant entendu que Locke se situe à présent au dessus du lot.

Les flash backs dans la réalité alternative conservent pour moi un manque évident d’intérêt et revêtent pour moi le caractère d’un simple amusement de scénariste.

Mais le dénouement semble approcher…

Lost saison 6, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 09:37
Lost saison 6, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 6, épisodes 11 et 12 ».

L’épisode 9 réalisé par le trio historique Jack Bender, Carlton Cuse et Damon Lindelof, est entièrement consacré à Desmond Hume (Henry Ian Cusick) repêché par miracle par les hommes de Charles Widmore (Alan Dale) et placé dans un des bunkers de l’ile pour subir une dangereuse expérience en l’exposant à un puissant générateur d’ondes électromagnétiques.

Survivant au bombardement, Desmond se retrouve dans un univers alternatif dans lequel employé de Widmore, il revient d’un voyage en Australie pour s’occuper du bassiste du groupe de son fils, Drive shaft, hospitalisé après une overdose.

L’homme en question est Charlie Pace (Dominic Monaghan), qui était sur le même vol que Desmond de retour de l’ile.

Rebelle et ingérable, Charlie refuse l’aide de Desmond et s’enfuie, le laissant annoncer de manière désemparée la nouvelle à la femme de Widmore, Eloïse (Fionnula Flanagan), dont les pouvoirs de voyante lui permettent de voir que Desmond est en réalité à la recherche de quelqu’un.

Après un entretien avec David (Jeremy Davis) le fils de Widmore dans cette réalité, qui confirme lui aussi son étonnement par ses étranges capacités de physicien alors qu’il n’est que musicien dans cette réalité, Desmond se rend dans un stade ou s’entraine la nuit Penny Widmore (Sonya Walger).

Séduit par cette femme qu’il aimera dans un autre univers, il l’invite à prendre un café.

De retour sur l’ile, Desmond se réveille éberlué et sortant à grand peine de son expérience est secouru par Sayid (Naveen Andrews) envoyé par Locke (Terry O’Quinn) pour le récupérer et l’intégrer au groupe des gens désirant partir.

Dans l’épisode 12 réalisé par Dan Attias sur un scénario d’Edward Kitsis et Adam Horrowitz, Hugo (Jorge Garcia) est atteint par la perte de sa chère Libby (Cynthia Watros) et revoit d’entre les morts Michael (Harold Perrineau Jr) qui lui conseille d’arrêter les plans de Illana (Zuleikha Robinson) pour détruire l’avion de retour que cherche Locke.

Ce conseil semble prémonitoire lorsque la belle métisse explose avec un bâton de dynamite dans la main, mais Hugo ne s’arrête pas là et fait exploser toute la dynamite entreposée dans le Black rock, ruinant ainsi tous les espoirs de Richard Alpert (David Carbonell) principal instigateur du projet.

La scission est alors inévitable avec Richard, Benjamin (Michael Emerson) et Miles (Ken Leung) qui laisse Hurley conduire les autres pour rencontrer Locke.

Il trouve le vieil homme de retour d’une étrange expédition nocturne au cours de laquelle il précipite Desmond dans un puits profond situé en pleine jungle.

Après un échange tendu, Locke remet son couteau à Hugo et les groupe se réunissent.

Dans un univers alternatif, Hugo devenu un milliardaire philanthrope après avoir réussi comme PDG d’une chaine de fast food de poulet, rencontre Libby dans un restaurant et tombe amoureux d’elle, allant jusqu’à la suivre dans l’hôpital psychiatrique ou elle est internée, à sa propre demande.

Le lien qui les unit sur l’ile ressurgit alors dans ce monde alternatif dans lequel Desmond percute en voiture Locke à la sortie de l’école ou il enseigne sous les yeux étonné de Benjamin, lui-même enseignant en histoire.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 11 et 12 » brouille toujours davantage les cartes jusqu’à rendre difficilement compréhensible une histoire, ou plutôt des histoires particulièrement compliquées.

Entre passé/présent/futur et réalités alternatives ou tout le monde acquiert de mystérieux et nouveaux liens de parenté, les scénaristes jouent avec le téléspectateur en donnant l’impression de tirer sur la ficelle pour faire durer la série jusqu’à son terme.

Difficile donc d’adhérer à ses épisodes développant des vies alternatives bien qu’inconsciemment liées au passé, surtout que les personnages de Desmond et d’Hugo ne sont pas les plus intéressants à mes yeux.

On attend donc mieux pour la dernière ligne droite avant la fin !

Lost saison 6, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:36
Wings of tomorrow (Europe)

Peu de gens le savent mais les Suédois d’Europe avaient bel et bien une carrière avant 1986 et « The final countdown » l’un des plus grand succès de hard rock de tous les temps.
Deux ans auparavant, Europe alors quasi inconnu des médias généralistes sort pourtant son second album « Wings of tomorrow ».
Nous sommes certes en 1984 mais avec sa superbe pochette de science fiction sentant bon les années 70, « Wings of tomorrow » débute par « Stormwind » mid tempo efficace aux refrains aussi musclés qu’entrainants.
Le ton se durcit davantage sur « Scream of anger » qui lorgne vers un heavy metal un peu linéaire malgré le jeu de guitare toujours agréable de Jon Norum.
Connu pour ses ballades dont certaines devenues légendaires, Europe montre sur « Open your heart » déjà de belles qualités en la matière en raison principalement de la voix splendide de Joey Tempest.
Difficile de s’enthousiasmer pour « Treated bad again » certes musclé mais terriblement poussif, fort heureusement instantanément effacé du superbe instrumental « Aphasia » sur lequel Norum nous envoute littéralement pour lancer à merveille « Wings of tomorrow » nouvelle pièce maitresse de l’album, s’appuyant sur des refrains immédiatement mémorisables soutenus par des chœurs.
Les Suédois déroulent sans trop forcer sur un rythme de cavalcade « Wasted time », haussent le ton sur le nerveux « Lyin’ eyes » puis se replient prudemment sur une nouvelle ballade « Dreamer » nettement moins réussie avant de terminer en force sur « Dance the night away » qui rock de manière endiablé.
En conclusion, sans avoir la magie hard-fm de son successeur, « Wings of tomorrow » est un disque de hard rock de bonne qualité globale.
Pour son second album, Europe fait preuve de maturité en produisant un album équilibré mélangeant habilement ballades et titres plus rentre dedans.
Bien entendu quelques fois la sauce ne prend pas totalement et certains titres se montrent plus ternes.
Le véritable virage se fera sans doute deux ans plus tard, avec l’incorporation d’un clavier italien brillant Mic Michaelli, plus d’audace dans les choix artistiques et également une plus grande exploitation de la voix de diamant brute de Tempest aux cotés de l’irréprochable Norum à la guitare.

Wings of tomorrow (Europe)
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 19:45
All is lost (Jeffrey C Chandor)

Cinéma à présent avec une œuvre étrange, « All is lost » de Jeffrey C Chandor.
Sorti en 2013, « All is lost » est un film quasi muet dans lequel un navigateur solitaire (Robert Redford), se réveille un matin avec la coque de son catamaran percée par un conteneur dérivant.
Rapidement l’eau pénètre par la brèche et l’homme perdu au milieu de l’Océan indien, se voit obligé de s’activer pour rétablir la situation.
Il parvient à dégager l’énorme masse de métal en utilisant une ancre flottante et à improviser une réparation de fortune permettant de colmater la brèche.
Après avoir péniblement écopé en activant manuellement une pompe d’évacuation, l’homme parvient à stabiliser la situation mais sa situation avec une radio et un GPS hors d’usage reste précaire.
Pire que cela, il est pris dans une violente tempête qui fait chavirer son bateau, manque de le tuer en l’entrainant sous la mer et le pousse à évacuer dans son radeau de sauvetage.
Le navigateur survit à la tempête mais constate que son navire est trop endommagé pour être réutilisé.
Il parvient à revenir à bord, à récupérer des vivres, un sextant et des cartes maritimes, à soigner une vilaine coupure au front et se résout à finalement se laisser dériver dans son radeau pneumatique.
Un petit espoir subsiste lorsque calculant sa position au sextant il comprend qu’il dérive jusqu’à une route maritime.
L’homme tient bon, survit à une nouvelle bascule de son embarcation qui lui fait perdre toutes ses provisions et parvient à produire de l’eau potable par condensation autour d’une bâche en plastique.
Affaibli et brulé par le soleil, l’homme croise plusieurs cargo qui l’ignorent, ne le voyant pas de toute leur hauteur et la puissance de leurs machines.
La présence de requins évoluant sous son embarcations et lui chipant à l’occasion des poissons péchés, ajoute à son angoisse.
Sorti de la route maritime, l’homme voit un dernier cargo et désespéré allume un grand feu qui finit par détruire son radeau.
Alors qu’il se laisse glisser dans les profondeurs de la mort, il perçoit la lumière d’une embarcation et rassemble ses dernières forces pour remonter à la surface.
En conclusion, « All is lost » est un film atypique, dépouillé à l’extrême, narrant de manière sobrissime la lutte pour la survie d’un homme plus tout jeune face à une nature hostile et souveraine.
On ne peut que saluer la performance de Redford, la ténacité de son personnage qui parvient jusqu’au bout à enclencher des mécanismes de survie qui le préservent avec une ténacité impressionnante d’un découragement ou d’une panique mortels.
Admiration et angoisse sont les deux sentiments qui prédominent au visionnage de ce film particulièrement original et marquant.

All is lost (Jeffrey C Chandor)
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 06:50
Fatal (Michael Youn)

Devenu ultra populaire au début des années 2000 à la faveur d’une émission matinale faite dans un esprit « radio libre », Michael Youn capitalise sur son succès pour devenir acteur et réalisateur pour la première fois avec « Fatal ».
Sorti en 2010, « Fatal » raconte la descente aux enfers de Fatal bazooka (Michael Youn) gangsta rap bling bling à la française, qui concurrencé par l’arrivée d’un rival nommé Chris Prolls (Stéphane Rousseau), adepte d’un courant électro-bio, se voulant proche de la nature, va perdre peu à peu son crédit.
Vivant dans la démesure dans une maison digne de Hugues Hefner, conduisant des pick ups surélevés, Fatal qui a construit son succès sur une musique vulgaire, beauf et misogyne a du mal à mettre son égo de coté et tombe grossièrement dans les pièges que lui tend Prolls.
Une première fois ridiculisé dans une pathétique tentative de communication autour d’un enfant bulle, Fatal perd définitivement la face lors d’une soirée récompensant les meilleurs musiciens de l’année ou Prolls rafle tous les prix, révèle ses origines savoyardes et non du ghetto, ce qui le met en rage et le pousse à venir s’exhiber nu sur scène.
Lorsqu’il se réveille après un coma éthylique, Fatal apprend que son manager Tony Tarba (Jean Benguigui) le licencie, que sa compagne potiche Athéna Novotel (Isabelle Funaro) sosie de Parie Hilton, le quitte et ainsi que ses amis les plus proches son manager Bruce Keita (Fabrice Eboué), son ingénieur du son Pedro Summer (Vincent Desagnat) et son garde du corps à la sexualité trouble Hervé Willard (Jérôme Le banner l’ex champion de kickboxing).
Ruiné et brisé, il est expulsé de chez lui et erre seul dans les rues, se clochardisant.
Après une ultime tentative de publicité pour les canapés qui avorte, Fatal quitte la ville, retournant en auto stop dans sa Savoie natale.
Sa mère Milka (Catherine Allegret) l’acceuille dans le chalet familial et lui prodigue ses encouragements.
Redevenu Robert Lafondu, l’ex rappeur retrouve une vie simple dans les montagnes et s’improvise, non sans difficulté berger sous l’œil goguenard de son nouveau beau père chinois Boon Mae (Xiao Sun).
Il renoue également avec Heidi (Armelle) son ex amour de jeunesse qui comme sa mère finit par le motiver pour faire ce qu’il fait de mieux : briller !
Regonflé à bloc après avoir récupéré au péril de sa vie une fleur légendaire pour la famille Lafondu sur une montagne gardée par un bouc maléfique, Lafondu retrouve ses trois amis et repart vers la ville après avoir lancé un défi à Kris Prolls.
Le match est une battle diffusée en direct et Fatal malgré les nouveaux moyens de son rival qui a au passage raflé la vénale Athéna, finit par dominer son rival avec un son nouveau mélangeant hip hop hargneux et musique savoyarde.
Lors de l’ultime face à face, Prolls assène un cri suraigu à Fatal qui réplique par un son plus grave, dite de la fréquence sombre, qui a pour effet de donner aux gens l’envie de déféquer.
Prolls doit donc battre en retraite et la salle être évacuée tandis que Fatal triomphe…
En conclusion, sous des dehors d’une grande bouffonnade ou « Younerie » illustrant l’esprit provocateur et déjanté de son auteur, « Fatal » est un film plutôt habile, équilibré et surtout incroyablement divertissant.
Youn se laisse aller à sa folie débridée, critiquant les rappeurs du show business (on pense à Booba), les écolos faux culs et les blondes écervelées de la télé réalité (voir rubrique Paris Hilton).
Parfaite synthèse de l’esprit « Morning live » émission que j’ai beaucoup regardé au début des années 2000 lorsque je cherchais un travail, « Fatal » a donc tout pour séduire un public jeune et branché.
Le meilleur film de Michael Youn à ce jour ?

Fatal (Michael Youn)
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 18:36
Joe Satriani Live (Joe Satriani)

Peut on encore présenter Joe Satriani, guitariste de hard rock légendaire qui depuis le milieu des années 80 enchantent les fans de guitare du monde entier ?
Sorti en 2006, « Joe Satriani Live ! » est le Cd d’un DVD enregistré en Californie à l’occasion de la tournée de l’album « Super colossal ».
Entouré de Jeff Campitelli (batterie); Dave Larue (basse) et Galen Hanson (guitare), le virtuose débute par « Flying in a blue dream » dont le célébrissime thème aérien enchante la foule.
Suivent ensuite « The extremist » plus quelconque malgré son harmonica en soutien, « Redshift riders » plus agressif dans ses riffs, le bien nommé « Cool # 9» qui renoue avec une certaine légèreté portée par la dextérité du maitre.
Difficile de ne pas trouver le temps long et bailler à l’écoute de « A cool new way » qui malgré quelques passages délicieusement planants s’étale sur dix longues minutes de délire solitaire.
Le tempo s’accélère sur « Satch boogie » qui lance « Super colossal » au thème principal très mélodieux mais quelque peu lassant sur la durée.
Satriani nous fait swinguer sur « Just like lightin’ » et surtout « Ice 9 » sur lequel il s’en donne à cœur joie, jouant enfin (un peu) avec son public jusqu’à alors plus que discret : absent.
On termine le premier disque avec « One robots dream », long morceau assez calme et monotone de huit minutes malgré l’habituelle surenchère de notes du guitariste.
Le second disque débute par « Ten words » agréable, doux et fluide comme une brise du matin, puis enchaine « The mystical potato head groove thing » qui s’étire laborieusement sur plus de sept minutes de gratouillage de corde stérile et « The meaning of love » qui passe à contrario mieux car plus dépouillé, souple et léger.
« Made of tears » constitue un bloc colossal de dix minutes parfait pour plonger en léthargie un public déjà particulièrement amorphe et il faut attendre « Circles » qui combine adroitement passages en toucher et explosions de décibels pour voir ses sens se réveiller.
Le toucher du maitre parle encore sur « Always with me, Always with you » véritable déclaration d’amour de presque dix minutes qui contraste avec la dynamique de « Surfing with the alien ».
Satriani provoque enfin l’interactivité du public avec « Crowd chant » qui ne dure que trois petites minutes (!) et conclue son méga show par « Summer song » interminable.
En conclusion, « Joe Satriani Live ! » m’a rappelé pourquoi je goute assez peu les albums de guitare qui restent pour moi affaires de techniciens.
Avec ces dix neuf titres lorgnant la plupart du temps plus vers les dix minutes interprétés avec une grande froideur, « Joe Satriani Live ! » demeure à mon sens assez inécoutable dans la durée, car fruit d’une individualité aussi brillante soit elle.
Pris dans son monde, Joe Satriani enchaine les morceaux et les notes, dessinant des structures sonores alambiquées qui souvent me lassent et qui lorsqu’elle glissent vers des formes plus éthérées ou statiques, me séduisent davantage.
Impossible donc pour moi quelle que soit la maestria du guitariste, de prendre du plaisir devant cet exercice qui me laisse complètement froid.

Joe Satriani Live (Joe Satriani)
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:17
La charge héroique (John Ford)

Le classicisme absolu de John Fort avec « La charge héroïque ».
Sorti en 1949, « La charge héroïque » raconte en 1876, la dernière mission d’un vieux capitaine de cavalerie Nathan Cunning Brittles (John Wayne), chargé d’évacuer les femmes d’une garnison miliaire soumise à une révolte des indiens Cheyennes.
Homme d’âge mur, veuf, Brittles accepte à contre cœur la mission que lui confie son supérieur le Major Mac Allshard (George O‘Brien), et part avec sa femme Abby (Mildred Natwick) et sa nièce Olivia (Joanne Dru) pour traverser l’Ouest américain de Monument Valley (Arizona) jusqu’à une nouvelle garnison ou une diligence les évacuera.
Mais la jolie Olivia déchaine les passions des hommes et une rivalité éclate à chaque instant du trajet entre le lieutenant Flint Cohill (John Agar) et le sous lieutenant Ross Pennell (Harry Carey Jr) qui bien que d’un grade inférieur a les faveurs de la belle en raison de son origine fortunée.
Pour pacifier le climat, Nathan s’appuie sur le sergent Quicannon (Victor Mc Lagen) un colosse porté sur la bouteille dont la bonhomie a un effet apaisant.
Lorsque le groupe croise les premiers indiens, Nathan perd du temps en détour et envoie Cohill jusqu’à la garnison pour que la diligence les attendent.
En cours de route, le courageux lieutenant est pris à parti par des Cheyennes et ne doit la vie sauve qu’à un saut audacieux qui lui permet de semer ses poursuivants.
Lorsque Nathan arrive sur place, il trouve un camp dévasté et un Cohill qui lui relate impuissant le massacre commis par les Indiens, qui ont ayant volé les fusils du marchand Karl Rynders (Harry Woods) après l’avoir tué se sentent à présent en position de force.
Ayant échoué dans sa mission, Nathan rentre piteusement dans son camp de base et s’apprête à tristement quitter l’armée pour toujours.
Après que Quicannon complètement ivre est provoqué une énorme bagarre dans le bar de la garnison et rossé cinq hommes, Nathan reçoit des mains des ses hommes une montre en cadeau d’adieux.
Emu aux larmes, il quitte la garnison mais comprend en cours de route que les Indiens sont en passe d’attaquer.
Ayant encore quelques heures avant d’être considéré comme rendu à la vie civile, Nathan qui vient d’être finalement promu lieutenant colonel, tente alors de parlementer sans succès avec le chef indien Chemise Rouge (Noble Johnson) et déclenche ensuite une manœuvre audacieuse provoquant la fuite des chevaux indiens afin de les pousser à se retirer à pied.
En guise de récompense, il est ensuite invité à une fête en son honneur et constate non sans amusement la situation toujours ambigüe entre Olivia, Cohill et Pennell…
En conclusion, « La charge héroïque » est un western antique aux personnages assez simples et caricaturaux, desservi principalement par une intrigue mollassonne et surtout une absence criante de spectacle avec la non bataille entre Indiens et Cavalerie américaine qui fait que le spectateur reste constamment sur sa faim.
Malgré le charisme de Wayne, parfait en vieux militaire nostalgique et la sympathie de la brute Mc Lagen, le résultat demeure peu attractif, la seule raison pour moi d’accorder un coup d’œil au film restant les splendides paysages de Monument Valley, magnifiés par la grâce du technicolor.
A réserver donc aux plus mordus du Western.

La charge héroique (John Ford)
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:38
Un quinze août à Paris (Céline Curiol)

Toujours la même thématique avec « Un quinze août à Paris » de Céline Curiol.

Sorti en 2014, « Un quinze août à Paris » est un récit autobiographique qu’on imagine cathartique d’une jeune femme ayant souffert en 2009 d’une dépression de plusieurs mois avant de refaire peu à peu surface.

De manière assez étonnante, Curiol place rapidement son témoignage sous l’angle d’une étude ultra référencée se voulant analytique pour décortiquer les mécanismes profonds d’une maladie intérieure encore mal comprise.

Frappée en plein mois d’août 2009, l’auteur relate tout d’abord une phase de déni visant à minimiser le mal et à vouloir s’en sortir seule, sans doute vis-à-vis de la pression sociale que provoque l’annonce de ce type de maladie.

Mais une succession de douleurs somatiques inhabituelles (mal à la poitrine, aux intestins, palpitations cardiaques) puis réactions parfois violentes comme vouloir descendre d’une voiture en marche, finissent par l’amener à voir la réalité en face et à consulter un psychiatre.

Le symptôme principal devient une immense lassitude, une pesanteur du corps et une perte d’intérêt général pour les choses du quotidien.

En proie à des profonds mécanismes internes, le déprimé sort progressivement de la vie et s’isole dans son mal être.

Ses conversations décousues et son comportement asocial finissent généralement par dérouter ses proches, qui le fuient assez rapidement de peur d’être eux même contaminés par quelque chose qui échappe à leur entendement.

Curiol dit pourtant avoir eu à cet instant de sa vie un besoin impérieux d’une aide venant de l’extérieur, une présence, une parole constituant un appui pour tenter de s’extirper de ce bourbier mental.

Mais livrée à elle-même dans un Paris déserté (y compris par les médecins !) au mois d’aout, elle s’enfonce seule dans son malaise enchainant les crises de paniques et les fantasmes de suicide pour y mettre brutalement un terme.

Après la solitude, le chapitre suivant est consacré au suicide, avec de multiples références comme « Martin Eden » de Jack London ou « Melancholia » de Lars Von Trier, « Le mythe de Sisyphe, » d’Albert Camus ou d’autres plus scientifiques.

Curiol conteste le libre arbitre d’un sujet à se supprimer et préfère considérer un sujet dans un état de déséquilibre émotionnel, psychique, chimique tel que la décision qu’il prend n’est en rien le fruit de sa raison.

Est cité l’exemple de Edwin E Aldrin, l’un des premiers cosmonautes américains à aller sur la lune en 1969, qui sombra après son retour sur terre dans la dépression faute d’avoir trouvé un accomplissement à sa vie et se suicida.

La dépression semble toucher de manière plus prononcée les personnalités artistiques, comme ci le génie créateur devait s’accompagner d’une face sombre et maudite, constitué par certains comme un moteur (Ingmar Bergman) avant de devenir parfois un fardeau impossible à porter qui finit par anéantir son propriétaire.

Une fois avoir pris conscience de la réalité et la gravité de son mal, la route vers les anxiolytiques semblait inéluctable.

Ceux-ci aidèrent à trouver le sommeil, à apaiser le corps mais Curiol tout en reprenant des arguments scientifiques de Julia Kristeva, souligne leur probable insuffisance à soigner le mal à la racine, comme si la question ne résidait que dans un simple déséquilibre d’échanges chimiques.

Après avoir relaté un épisode désagréable ou son médecin ayant oublié avant de partir en vacance de renouveler sa prescriptions, l’auteur erre dans les hôpitaux publics du XVIII ième arrondissement essuyant refus sur refus et suspicions des médecins la considérant comme une toxicomane en manque, Curiol relate ses périodes d’arrêts de prise de médicaments, les effets secondaires qui en résultent (tremblements, pleurs convulsifs) avant finalement d’arriver en accord avec son médecin d’arrêter leur prise six mois après.

Par la suite, Curiol décrit le sentiment de perte de lien avec son corps et suppose que le rapport hiérarchique entre esprit et corps peut être revu, certaines mécanismes émotionnels pouvant s’enclencher directement et de manière automatique sans contrôle possible de l’esprit.

Cette approche, intéressante pourrait expliquer l’impossibilité pour un sujet de réduire la dépression par la seule force de sa volonté, puisqu’elle agirait sur des mécanismes plus enfouis ayant prises directement sur le corps, qui de ce fait se désolidarise de l’esprit.

Le sentiment d’échec personnel, de perte d’envie, de la notion du temps de sa continuité et donc du lien vers l’avenir, du repli continuel vers le passé provoquant une activité cérébrale importante mais parfaitement inutile et néfaste, puisque aboutissant à l’immobilité, sont ensuite décryptés.

Le déprimé parait également profondément handicapé par son incapacité à user de son imagination, faculté importante pour supporter un réel anonyme souvent décevant et anxiogène.

Mais Curiol parviendra peu à peu à remonter la pente, relatant l’effet bénéfique d’un voyage promotionnel au Costa Rica, ou à la faveur d’un bain de mer imprévu, elle sentit enfin son corps se réveiller sous l’action bénéfique du soleil et de la mer.

Le retour ses sensations s’accompagnera de celui du désir, indispensable pour entreprendre quelque chose, désir qui sera entretenu par le retour d’habitudes : marcher, travailler, routines aux vertus constructives et stabilisatrices sur l’esprit humain.

En guise de conclusion, Curiol voit dans le symptôme dépressif le résultat d’une perte de croyance en soi, ce qui explique à mon sens pourquoi les adeptes d’une religion sont généralement mieux protégés que les athées livrés à un libre arbitre parfois embarrassant car source de doutes et de fissurations.

La faculté à se raccrocher à des croyances fortes, ce qu’on appelle communément des « raisons de vivre » permettant d’envisager un futur et de mettre en œuvre des forces propulsives pour l’atteindre ou tout du moins se maintenir à flot, semble pour l’auteur un critère déterminant pour ne pas chuter au moindre événement déstabilisateur (décès d‘un proche, perte d’emploi, déménagement…)

Puis le livre conclut par un message d’espoir mesuré, la perspective d’une guérison pas à pas, le retour de la joie et de la vie en société lors de fêtes de fin d’années 2009.

En conclusion, « Un quinze août à Paris » m’a surpris dans la mesure ou l’auteur a cherché à une analyse méthodique des mécanismes de la dépression en effectuant un travail de recherche quasi universitaire plutôt qu’à privilégier un approche centrée sur les émotions.

On peut y voir le signe d’un esprit rationnel scientifique au détriment d’une approche plus littéraire qui m’aurait je le pense davantage séduit.

Malgré cet écueil principal, « Un quinze août à Paris » demeure instructif, relatant au travers d’une expérience personnelle, le processus infernal de déni initial du mal en le raccrochant à des causes physiques externes, la désoçabilisation du malade rejeté progressivement par ses proches qu’il embarrasse par ses tourments irrationnels, l’impression de se consumer dans l’intérieur dans une angoisse paralysante détruisant toute volonté d’entreprendre une action de survie, la perte de buts, de raisons de vivre pouvant conduire à l’acte ultime et désespéré du suicide pour mettre un terme à des souffrances intolérables.

Fort heureusement, Céline Curiol évoque des pistes de sortie comme se raccrocher à des croyances suffisamment fortes pour stimuler l’imagination et le désir d’accéder à un futur mais également conserver des habitudes garantes d’un certain équilibre, quitte à les modifier de temps à autre pour créer une nouvelle étincelle.

Le témoignage est courageux et l’optimisme modéré, comme le comprend devant la dangerosité du mal.

Un quinze août à Paris (Céline Curiol)
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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 09:42
Ténèbres (Dario Argento)

Détour vers le film d’horreur pure avec « Ténèbres » de Dario Argento, célèbre réalisateur italien devenu culte en raison de l’ultra spécialisation de ses films.
Sorti en 1982, « Ténèbres » se base sur une série de meurtres commis à Rome par un mystérieux tueur s’inspirant d’un livre intitulé « Ténèbres » écrit par Peter Neal (Anthony Franciosa).
L’écrivain venu des Etats-Unis pour la promotion de son nouveau livre, parait choqué d’être relié au meurtre d’une première femme à la gorge tranchée au rasoir (Ania Pieroni)
Accompagné de son staff, son agent Bullmer (John Saxon) et son assistante Anne (Daria Nicoladi), Neal n’en donne pas moins des interviews.
Mais malgré l’enquête de l’inspecteur Germani (Giuliano Gemma), les meurtres se succèdent, avec Tilde (Mirella D’angelo) une journaliste lesbienne vivement opposée au dernier livre de Neal et sa compagne, elles aussi sauvagement égorgées à leur appartement.
Même Maria (Laura Alboretto) la fille du propriétaire qui héberge Neal est assassinée après avoir pénétré sans le savoir dans la maison du tueur pour échapper à un doberman la poursuivant en pleine nuit.
N’écoutant que leur intuition, Neal, Anne et Gianni (Christiano Borromero) un autre jeune assistant du romancier, détermine que le périmètre des meurtres converge vers la maison de Christiano Berti (John Steiner), un autre journaliste lui fervent admirateur de « Ténèbres » contrairement à Tilde.
Neal et Gianni se rendent sur place seuls, mais le premier est assommé tandis que le second assiste impuissant au meurtre à coups de hache de Christiano.
Paniqués et blessés, les deux hommes font marche arrière…
Les suspicions sont Christiano et de curieux aveux avant de mourir font de lui le coupable idéal mais les meurtres continuent, Baxter étant tué en pleine ville d’un coup de couteau…
Prudent, Neal décide de quitter Rome pendant quelques jours pour Paris mais Gianni désireux de continuer seul son enquête, revient à la villa de Christiano pour être étranglé.
Jane (Veronica Lario devenue par la suite la femme de Berlusconi !) l’ex femme de Neal également sur place passe également un étrange coup de téléphone à Anne pour implorer son aide car elle se sent elle-même perturbée et en danger.
Malgré la présence d’une arme à feu, elle est également sauvagement agressée et tuée à la hache.
Arrivés sur place, Anne et Germani trouvent Neal ensanglanté, la hache à la main…
Le romancier avoue tout, avoir effectivement tué Christiano le premier tueur au rasoir puis continuer son œuvre en raison d’intense problèmes psychiques liés à une agression d’une femme sur la plage et au meurtre de celle-ci.
Simulant sa propre mort, Neal trompe Germani et le tue.
Anne échappe miraculeusement au même sort, en empalant accidentellement le romancier criminel.
En conclusion, premier film du maitre italien, qu’il m’est été permis de voir, « Ténèbres » remplit fort bien son office, jouant avec maestria sur une intrigue pleine de rebondissements et des scènes chocs ou de plantureuses italiennes à forte poitrine se font complaisamment tailladées pour tenir en haleine le spectateur.
Film de genre à petit budget, « Ténèbres » séduira les amateurs d’horreur, avec une prédilection pour le meurtre à l’arme blanche (rasoir, hache) perpétrés par des esprits torturés.
Surpassé depuis par des films nettement plus malsains et réalistes, il n’en demeure pas moins respectable compte tenu de son âge à présent vénérable.

Ténèbres (Dario Argento)
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