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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 11:10
Generation iron (Vlad Yudin)

Sorti en 2013, « Generation iron » est un documentaire sur le culturisme de Vlad Yudin.

Suivant les traces du « Pumping iron » de George Butler, « Génération iron » propose le portrait de plusieurs candidats pour le titre de Mr Olympia.

On suit donc le champion en titre Phil Heath, métis au physique monstrueux habité par une détermination/confiance en soi frisant l’arrogance.

Heath étant désigné comme l’homme à abattre, le dauphin se présente en la personne de Kai Greene, un noir pauvre de Brooklyn, ayant grandi de foyer en foyer, fait un passage par la case prison avant de trouver dans le body building un sens à sa vie et surtout un ardent désir de revanche.

Si Heath est un ancien basketteur pro raté ayant mis sa rage de compétition dans le body building, Greene est une personnalité plus attachante, solitaire, meurtrie et artiste à ses heures en peignant et en faisant des happenings masqués dans le métro.

Derrière cette dualité piaffent d’autres candidats comme le Texan Branch Warren, fermier teigneux de quarante ans, s’entrainant comme un forcené au mépris de ses articulations et d’une méthode réellement structurée, contrairement au jeune Jacob Wilson qui vante les mérites de sa préparation scientifique avec une équipe de médecins/chercheurs à ses cotés.

Coté européen on trouve l’Allemand Dennis Wolf, qui vient aux Etats-Unis pour marcher sur les traces de son idole Arnold Schwarzenegger et peut être devenir acteur comme lui, le Hollandais Roelly Winklar, curieux métis décérébré chaperonné comme un enfant par une femme entraineuse légendaire dans son pays.

Viennent compléter le tableau le Japonais Hidetada Yamagishi grandement handicapé par son 1m65 et Victor Martinez porto ricain sortant de prison, qui sera recalé à l’entrée faute d’entrainement suffisant entre les quatre murs de sa cellule.

Pendant près d’une heure quarante cinq, les hommes exposent leur existence, l’ascèse de l’entrainement, de la nutrition visant à prendre de la masse sans graisse et même les injections de stéroïdes dont les effets sur la santé sont minimisés.

De toute façon comme l’expliquent les coaches, tous les sportifs de haut niveau prennent des produits pour améliorer leurs performances, c’est juste que pour les culturistes c’est plus spectaculaire.

D’autre part, les athlètes connaissent les risques et les acceptent dans leur quête obsessionnelle de reconnaissance.

Puis vient le jour de la compétition à Las Vegas et le jeu des intimidations commence.

Les athlètes prennent des poses, gonflant leurs muscles à les faire exploser pour plaire aux juges.

Malgré leurs efforts, Yamagishi, Winklar et Wilson sont recalés de la finale.

Wolf termine sixième, Branch cinquième malgré une spectaculaire chute de cheval peu avant la compétition.

Le duel final met aux prises Heath et Greene dans un face à face supplémentaire.

A un point près le champion conserve son titre… et exulte.

Amer Greene encaisse la défaite mais le fait d’être passé si près de la consécration le motive pour détrôner son rival la prochaine fois.

En conclusion, « Generation iron » réactualise le « Pumping iron » des années 70 en montrant les avancées des athlètes dont les proportions feraient maintenant passer Schwarzenegger pour fluet.

Gavés de régimes hyper protéinés et de médicaments, les culturistes ressemblent à des cubes de muscles aux veines prêtes à exploser sous la tension.

Obsédés par leurs corps, ils scrutent le moindre défaut et désire muscler chaque partie afin d’atteindre une symétrie parfaite allant de pair avec une masse volumique défiant l’imagination.

A l’origine de tous ces hommes, probablement une blessure intime, une fragilité, qui les poussent à vouloir être reconnus, admirés comme des super héros.

Ce documentaire laisse donc rêveur sur cette quête en apparence absurde consistant à repousser sans cesse les limites du corps humain au péril de sa propre santé et montre des hommes plutôt pathétiques dans l’alimentation d’un égo aussi boursouflé que leurs corps, qui sera par nature périssable et voué à la décadence avec le poids des ans…

Generation iron (Vlad Yudin)
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 17:23
Mafia blues (Harold Ramis)

Un peu de comédie en cette fin d’année avec « Mafia blues » de Harold Ramis.

Sorti ne 1999, « Mafia blues » voit un chef de la Mafia New-Yorkaise, Paul Vitti (Robert de Niro) atteint de dépression après une fusillade ayant tué un de ses proches.

De moins en moins capable de faire valoir son autorité et sa férocité, Vitti fait malaises sur malaises et comprend à contre cœur qu’il a besoin de voir un psychiatre.

Il charge son homme de confiance, l’énorme Jelly (Joe Viterelli) de lui trouver quelqu’un dans la plus grande discrétion.

Jelly qui n’est pas bien malin se souvient néanmoins avoir eu un accrochage avec un psychiatre du nom de Ben Sobol (Billy Crystal).

Sobol reçoit donc terrifié la visite d’un patron de la Maffia qui le contraint à le soigner.

Lors de son mariage à Miami avec Laura (Lisa Kudrow) Vitti et ses hommes s’invitent dans le même hôtel que lui et exigent une attention de tous les instants.

Sobol se retrouve donc en pleine nuit dans le sous sol d’une piscine à parler des problèmes sexuels de son encombrant client.

Mais Primo Sidone (Chazz Palminteri), le rival de Vitti qui a juré sa mort envoie des tueurs lui régler son compte.

Après un mano à mano dans sa chambre d’hôtel, un des tueurs est expédié d’un balcon et s’écrase au sol en plein milieu de la cérémonie de mariage de Ben et Laura.

Son mariage gâché, Sobel pousse Vitti a parler à parler à Sidone dans le cadre de sa thérapie.

Le résultat est un savoureux mélange de jargon de psy et de menaces de gangsters.

De retour à New-York, Sobel découvre les encombrants cadeaux de Vitti mais également la pression du FBI qui le manipule en lui faisant croire que le mafieux va l’éliminer prochainement.

Forcé de coopérer avec les fédéraux, Sobel porte un micro sur lui dans l’espoir de piéger Vitti mais se montrant calamiteux dans l’exercice, finit par l’enlever dans les WC d’un restaurant italien ou il déjeune avec le mafieux.

Vitti qui soupçonne Sobel de trahison décide de l’emmener dans un terrain vague pour le tuer mais un ultime face à face lui fait prendre conscience de la loyauté de son docteur et de la nature de son traumatisme, sa relation avec son père, assassiné sous ses yeux dans un restaurant sans qu’il ne puisse rien y faire.

Mais Vitti demeure trop effondré pour participer à une rencontre au sommet entre boss de la Mafia.
Jelly intervient donc une ultime fois, bâclant la nouvelle cérémonie de mariage de Sobel et Laura, pour forcer le psy à prendre la place de son patron.

L’entrevue dans un hangar ou siège une impressionnante assemblée dont le fameux Sidone, est des plus comiques, Sobel baratinant son rival par un mélange de techniques de psychiatre et de phrases de mafieux captées aléatoirement.

Sobel parvient à brouiller juste assez les pistes pour permettre à Vitti d’arriver pour annoncer son retrait des affaires.

Bien entendu les choses ne se passent pas si facilement et une fusillade éclate entre les hommes de Vitti et ceux de Sidone.

Le FBI arrive alors embarquant les gangsters tandis que Sobel qui a pris une balle pour Vitti est envoyé à l’hôpital.

Bonne pate, il se rend en prison voir son ancien patient qui lui communique sa gratitude en invitant le chanteur Tony Benett pour chanter dans son jardin.

En conclusion, « Mafia blues » est une comédie légère ne fonctionnant que sur le duo comique de Niro-Crystal.

De Niro parodie avec un plaisir évident ses traditionnels rôles de mafioso italien pour camper un gangster dépressif dans l’incapacité de menacer et tuer des gens.

On oubliera la minceur du scénario et les multiples invraisemblances pour ne retenir que les sourires provoquées par les situations incongrues, sourires ne signifiant pas pour autant éclats de rires...

Beau succès au box office, « Mafia blues » bénéficiera d’une suite tournée trois ans après.

Mafia blues (Harold Ramis)
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 14:02
Raise your fist (Doro)

Bien connu du petit milieu underground du heavy metal, Doro est un groupe centré autour de sa chanteuse l’Allemande Doro Pesch qui après des débuts avec Warlock dans les années 80 décida de tenter sa chance en solo.

Sorti en 2012 « Raise your fist » bénéficie d’une pochette soignée mettant en avant le physique avantageux de la chanteuse.

Autour d’elle on trouve telle une garde prétorienne, Bas Maas (guitare), Luca Princiotta (guitare+claviers), Johnny Dee et Nick Douglas (basse-batterie).

On commence par un titre se voulant un hymne entrainant, « Raise your fist » beaucoup trop convenu à mon gout.

La suite arrive avec « Cold hearted lover » mid tempo beaucoup mieux balancé enchainé d’un « Rock till death » hargneux et énergique à défaut d’être génial.

Lemmy Kilmister vient ensuite prêter main forte à son amie sur la jolie ballade pleine d’émotions « It still hurts » puis le tigresse ressort ses griffes acérées pour un « Take no prisoner » dans la plus pure tradition du heavy metal radical.

Doro martèle son heavy sur « Last man standing » particulièrement assommant et tente de clamer le jeu avec « Engel » et « Freiheit » deux ballades plombées par un chant allemand lourdingue.

Retour de l’anglais et de la dynamique avec « Little headbanger » servi par un riff de top niveau et des refrains très rentre dedans, puis « Revenge » dont la vitesse d’exécution ne saurait masquer la très grande linéarité.

Comme en politique française l’alternance semble de mise puisqu’une nouvelle ballade « Free my heart » déboule sans convaincre davantage que les précédentes malgré de louables efforts d’interprétation et d’orchestration.

On s’ennuie ferme sur « Victory » et arrive sur l’ultime ballade du disque, « Hero » dédié au regretté Ronnie James Dio, qui réussit pour la première fois à toucher juste, c’est-à-dire en plein cœur.

En conclusion, pour une découverte « Raise your fist » ne constitue en rien une révélation ou un même un plaisir particulier.

Doro délivre un heavy metal des années 80 certes modernisé mais sans grande envergure ni originalité.

Beaucoup de ballades, presque toutes ratées, particulièrement celles en allemand et une majorité de titres rapides d’une linéarité et d’une pauvreté confondante composent l’essentiel de cette mixture germanique.

Reste la voix correcte de la chanteuse et quelques coups au but se comptant sur les trois doigts d’une main, ce qui compte tenu de la concurrence actuelle demeure largement insuffisant.

Raise your fist (Doro)
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 19:54
Marvel méga hors série n°21, la fin (Jim Starlin)

On se dirige sans plus attendre vers « Marvel méga hors série n°21, la fin » toujours de Jim Starlin (scénario et dessins).

Le combat entre le commando de super héros de Thanos et les dieux de l’Ordre fait rage dans le vaisseau spatial mais en mourant, le Prince des mers et le Docteur Strange ne savent pas qu’ils ne faisaient que participer à une manœuvre de diversion pour permettre au Titan fou de pénétrer dans leur source d’énergie et ainsi prendre possession du cœur cosmique de l’Univers.

Nanti du pouvoir suprême, Thanos détruit les dieux de l’Ordre céleste et surclasse Akhenaton malgré un farouche résistance.

Thanos change le conquérant en papillon inoffensif et se projette dans le passé ou il détruit la race de l’Ordre céleste avant qu’elle ne découvre le cœur de l’Univers, empêchant de fait l’avènement d’Akhenaton.

Seuls les plus grandes puissances de l’Univers s’émeuvent de la prise de pouvoir de Thanos, les autres ne conservant aucun souvenirs des évènements gommés par le Titan.

Devenu l’Univers, Thanos se grise un instant de son pouvoir mais constate rapidement qu’il ne peut empêcher sa destruction programmée et la fin de l’équilibre permanent entre Bien et Mal, Vie et Mort.

Perdu dans ses sombres lamentations, il est pris par surprise par une attaque d’Eternité qu’il domine outrageusement, comprenant ensuite que tous les autres super héros et puissances cosmiques se sont ligués après le jugement du Tribunal vivant contre lui.

Malgré les forces inconcevables de tout l’univers Marvel qui s’abattent sur lui, Thanos réalise l’inconcevable, triomphant de tous y compris Galactus ou les Célestes et finissant par absorber la totalité de ses adversaires y compris les trois plus puissants : Eternité, Infini et le Tribunal vivant.

Il réaliste plus tard la stupidité de son acte car restant seul dans le néant le plus absolu.

Thanos dieu ultime est alors contacté par Adam Warlock resté sauf car venant d’une autre réalité.

Après un long dialogue en présence de la Mort, ex amour de Thanos, Warlock parvient à faire comprendre l’absurdité de la situation à laquelle Thanos a abouti et l’amène à revoir sa position en recréant l’Univers tel qu’il était sans toutefois l’existence d’Akhenaton.

Le processus a néanmoins un prix, la disparition de Thanos lui-même.


En conclusion, « Marvel méga hors série n°21, la fin » élève sensiblement le niveau pour une nouvelle fois charmer par l’avènement sans faille de Thanos devenant cette fois l’Univers tout entier et défaisant seul contre tous, l’ensemble du monde Marvel, de l’Homme fourmi à Eternité avant devant le vide obtenu de considérer l’absurdité de sa situation et de se rétracter quitte à disparaitre… jusqu’à on s’en doute la prochaine fois !

Épique, grandiose, peuplée de dessins dont la démesure défie l’entendement, cette conclusion rappelle à tous que Jim Starlin est le plus grand dans ce type d’histoires « larger than life » !

Meme si on aurait sans doute espéré être un tantinet plus surpris...

Marvel méga hors série n°21, la fin (Jim Starlin)
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 19:19
Marvel méga hors série n°20, la fin (Jim Starlin)

Sorti en 2004, « Marvel méga hors série n°20, la fin » est une grande épopée cosmique concoctée par le légendaire Jim Starlin (scénario et dessins).

Ici Thanos, le titan fou raconte la montée en puissance d’Akhenaton, arraché à son règne de pharaon terrestre par des dieux cosmiques de l’Ordre céleste qui le conditionnèrent pour dominer la planète Terre .

L’approche d’un pouvoir aussi important ne manque pas d’alerter la plupart des super héros, que ce soit le Surfer d’argent qui trouve un Gladiator agonisant au milieu des débris de la flotte Shi’ar, les dieux Thor et Zeus, ainsi que les autres super héros de la Terre comme Mr Fantastic, le Professeur X, Jean Grey ou le Docteur Fatalis.

Mais Akhenaton les prend de vitesse, enlevant dans l’espace en un seul tour de main tous les dirigeants du monde (dont Fatalis, le Prince des mers, l’Homme taupe et la Panthère noire) pour les soumettre à sa propre volonté.

Alertés, les Vengeurs, les 4 Fantastiques sont également enlevés.

Malgré leurs pouvoirs, les dieux antiques grecs, nordiques, aztèques, japonais, indiens ou même égyptiens sont anéantis par Akhenaton mais avant de périr Horus révèle à Thor et Zeus le passé du conquérant.

Seuls Fatalis qui a réussi à placer un robot espion pour observer Akhenaton et Thanos qui constitue une équipe composée du Surfer d’argent, Captain marvel, Docteur strange, Hulk et le Prince des mers semblent en mesure de contrer les vues du tyran cosmique.

Eternité, Infini, Messire Ordre et Seigneur Chaos, réputés faisant partie des puissances supérieures de l’Univers se réunissent pour constater la gravité du danger qui les menacent.

Tandis qu’Akhenaton impose sa loi sur Terre par le biais de super criminels de gros calibre contrôlés mentalement, Fatalis exploite les informations concernant son passé pour remonter le temps et tenter de le stopper avant qu’il ne soit enlevé par l’Ordre céleste et prendre sa place pour être instruit du pouvoir cosmique suprême.

Mais malgré son ingéniosité, Fatalis est découvert par son ennemi et échoue dans sa quête de toute puissance.

Fidèle à lui-même, Thanos déjoue les systèmes de sécurité de l’Ordre céleste et introduit son commando de luxe dans le vaisseau spatial ou résident ces dieux vaguement humanoïdes constitués d’énergie pure.

Ayant trouvé la source de leur énergie, le commando se fait pourtant repérer par Hulk décidément intenable…

En conclusion, « Marvel méga hors série n°20, la fin » offre le plaisir de retrouver un des mes scénaristes/dessinateurs préférés du monde Marvel, auteur de classiques enchanteurs de Thanos ou Captain marvel.

Avec Akhenaton, Starlin recycle le concept de la menace irrésistible venue du néant mettant en péril la survie de l’Univers et donc de la Terre, avec en embuscade nos super criminels favoris : Thanos et Fatalis.

Bien que riche et complexe, le scénario parait aujourd’hui en 2004 plus qu’usé et relativement sans surprise.

Reste bien évidemment la qualité exceptionnelle du graphisme de Starlin et la beauté des dessins soulignés par le style coloré et moderne d’Al Milgrom.

Un Marvel méga hors série cosmique plus notable sur la forme que sur le fond…

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 23:22
Sons of anarchy, saison 1, épisode 13 (Kurt Sutter)

On termine avec excitation la première saison de « Sons of anarchy, saison 1, épisode 13 ».

La mort de Donna (Sprague Grayden) est un choc pour les Sons of anarchy qui demeurent paralysés de douleur dans l’attente de l’enterrement.

Dévoré de chagrin, Opie (Ryan Hurst) se préoccupe de ses enfants mais son père Piney (William Lucking) malgré son âge avancé et la bouteille d’oxygène qu’il trimballe avec lui décide de désobéir à Clay (Ron Pearlman) et de se faire justice lui-même en se rendant à Oakland sur le territoire des One niners afin de trouver Laroy Wayne (Tory Kittles) et d’exiger qu’on lui livre le tueur.

Prospect (Johnny Lewis) file le vieux biker revanchard et le suit dans un bar des niners ou Piney n’hésite pas à braquer pour qu’on lui amène Laroy.

Bien entendu Laroy nie farouchement toute implication dans le meurtre de Donna mais menace de surcroit les deux Sons of anarchy de mort si ils n’évacuent pas son territoire.

La situation semble désespérée mais Jax (Charles Hunaman) envoyé sur place sauve la situation, extrayant les deux bikers égarés sans autre chose qu’un avertissement de Laroy.

Lorsque Jax qui a compris l’innocence des niners est prévenu par un Hale (Taylor Sheridan) rongé par le remord, que c’est Clay l’auteur du meurtre, il se sent envahi d’une violente rage intérieure.

Emma (Katey Sagal) sent que son fils connait la vérité et s’en ouvre à Clay qui réagit violemment, rejetant ses doutes ainsi que la volonté présumée de Jax de suivre les traces de son père pour donner une autre orientation au club.

Le leader des Sons a d’autres préoccupations plus urgentes comme localiser le témoin de Stahl (Ally Walker) s’apprêtant à accuser Opie et Bobby du meurtre du responsable de la sureté portuaire d’Oakland.

Pour ceci il fait pression sur Elliott Oswald (Patrick Saint Esprit) le plus riche entrepreneur de Charming en lui rappelant son implication dans le meurtre du violeur de sa fille pour le contraindre à lui livrer l’adresse.

Le shérif Trammel (Glenn Plummer) également corrompu par Clay finit le travail et permet à un commando de trois hommes mené par Tiger (Kim Coates) et Happy (David Labrava) de neutraliser les gardes.

Au moment d’abattre le témoin, une adolescente noire de 17 ans, Jax surgit et empêche les tueurs d’accomplir leur sale besogne, éloigne la fille en lui faisant la peur de sa vie et finit par régler brutalement ses comptes à coups de poings avec Tiger.

Jax qui a couché au cimetière se réveille pour l’enterrement de Donna en présence d’une impressionnante colonne de motards.
La cérémonie est poignante et lors d’une entrevue secrète, Piney remet à Jax des documents confidentiels émanant de son père afin d’amener du changement dans la gestion du club.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 13 » conclut en apothéose la saison 1.

Si l’ATF semble finalement tenue en échec par le retrait de Stahl rappelée par ses supérieurs sur un autre secteur et si le seul témoin capable de faire chuter les Sons semble neutralisé, les manœuvres machiavéliques de Clay finissent par se retourner contre lui, le plaçant dans une situation délicate vis-à-vis des gangs ennemis (Mayans et Niners) mais plus grave encore vis-à-vis de son propre beau fils, Jax, choqué par le procédé de faire assassiner le fidèle Opy et rêvant de marcher sur les traces de son père élevé au rang de mythe.

Avec son univers riche décrivant la complexité d’un gang d’une petite ville usant de corruption, manipulations et assassinats pour arriver à ses fins, « Sons of anarchy » frappe très fort alliant le fond et la forme, disons le franchement puissamment rock ‘n’ roll.

Sons of anarchy, saison 1, épisode 13 (Kurt Sutter)
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 21:02
Sons of anarchy, saison 1, épisode 12 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 1, épisode 12 », Clay (Ron Pearlman) tente un plan audacieux visant à contacter Laroy Wayne (Tory Kittles) le chef des One niners, afin de lui proposer de doubler les Mayans, en les prenant à revers dans un traquenard représenté par une transaction de vente d’armes.

Clay espère ainsi éliminer Alvarez (Emilio Rivera), décimer les Mayans, et récupérer de l’argent en vendant les armes aux Niners.

Le deal est conclu entre Sons of anarchy et Niners mais rien ne se passe comme prévu au moment de la transaction, les Niners chargeant indistinctement les deux bandes, ce qui oblige Clay et ses hommes à riposter pour sauver leur peau.

L’échec est également au rendez vous dans le plan qui visait à profiter du chaos pour éliminer Opie (Ryan Hurst) en collant son meurtre sur le dos des Niners.

Lors de la fusillade Opie sauve en effet la vie de Tiger (Kim Coates) qui ne peut l’abattre de sang froid.

Lors de la fête célébrant l’arrivée d’Abel dans le foyer de Jax (Charlie Hunaman), Tara (Maggie Stiff) provoque Wendy (Drea de Matteo) en embrassant le beau blond qui l’invite à plus de retenue.

Clay charge une nouvelle fois Tiger de liquider Opie mais le colosse barbu change au dernier moment de voiture avec sa femme Donna (Sprague Grayden) qui est tuée à sa place.

Le choc est total pour tout le monde à Charming, aussi bien bikers que policiers comme Hale (Taylor Sheridan), Unser (Dayton Callie) qui avait prévenu Clay trop tard de sa méprise.

Meme l’agent Stahl (Ally Walker) semble ébranlée par les conséquences tragiques de ces manœuvres.


En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 12 » franchit un cran supplémentaire dans la violence et la tragédie.

Outre le fiasco de l’élimination des Mayans et la position difficile des bikers face aux autres gangs, vient la mort cruelle d’une mère de famille qui dévaste toute la communauté de Charming.

Des répercussions sont à attendre pour le dernier épisode qui s‘annonce passionnant …

Sons of anarchy, saison 1, épisode 12 (Kurt Sutter)
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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 09:21
Sons of anarchy, saison 1, épisode 11 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 1, épisode 11 », l’agent June Stahl (Ally Walker) met sa menace à exécution contre les Sons of anarchy, inculpant sur la foi d’un témoin oculaire, Bobby (Mark Boone Jr) pour le meurtre du chef de la sureté portuaire d'Oakland.

Bien que non formellement identifié sur les lieux du crime, Opie (Ryan Hurst) est également manipulé, arrêté ainsi que sa famille, Donna (Sprague Grayden) et leurs enfants et détenus à Stockton.

La disparition d’Opie plonge les Sons of anarchy dans le chaos et le doute.

Le fait que ses dettes aient été habilement épongées par l’ATF laisse à penser qu’il a trahi le gang et donné Bobby.

Jax (Charlie Hunaman) ne peut se résoudre à condamner hâtivement son ami et tente de le protéger des plus virulents du gang comme Tiger (Kim Coates).

Egalement coffré par Stahl, Unser (Dayton Callie) n’est d’aucune aide pour Clay (Don Pearlman) et sa bande.

Pire, son adjoint Hale (Taylor Sheridan) devenu l’amant de Stahl, est entièrement sous sa coupe.

Tout en menant son enquête dans l’entourage d’Opie, Jax découvre le retour de cure de désintoxication de Wendy (Drea de Matteo), qu’il accepte de retour à sa maison pour le bien être de son bébé Abel, à présent assez fort pour sortir de l’hôpital.

Malgré sa peur, Wendy est finalement acceptée en apparence par la farouche Emma (Katey Sagal).

A Stockton, Bobby nie farouchement les faits et Opie parvient à résister à la pression de l’ATF qui fait miroiter à Donna le statut de témoin sous protection pour lui offrir une nouvelle vie pour toute la famille, loin du crime…

Opie parvient à convaincre Donna de rester fidèle au club, et est finalement relâché même si son téléphone et sa voiture sont truffés de micro.

Les enfants sont confiés à leur grand-mère, Mary Winston (Julie Ariola) qui tente de dissuader Donna de suivre la vie de criminel d’Opie.

De retour à Charming, il plaide son innocence de manière convaincante face à un jury présidé par Clay, mais la découverte des micro par Tiger fait pencher la balance du coté de la culpabilité.

Dans la plus complète confidentialité, Clay et Tiger décident de l’assassiner sans en parler à Jax, jugé trop proche.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 11 » marque la vengeance féroce de Stahl contre les Sons of anarchy avec un plan redoutable resserrant toujours plus l’étau contre les motards.

Cet épisode passionnant se centre autour d’Opie maillon faible du groupe, incapable de tuer, criblé de dettes et soumis à la pression de sa femme de trouver une vie normale.

Malgré sa loyauté au club, le gentil colosse se trouve pris dans un piège en apparence inextricable qui semble tout droit le conduire à sa perte.

On est dévoré de curiosité pour découvrir la suite !

Sons of anarchy, saison 1, épisode 11 (Kurt Sutter)
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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 19:00
Basic instinct n°2 (Michael Caton Jones)

Pour les gens de ma génération, « Basic instinct » fut un film particulièrement marquant, aussi est-ce avec une belle pointe d’excitation que j’ai visionné « Basic instinct n°2 », la suite de 2006 de Michael Caton Jones.

Sorti 25 ans après l’original de Verhoeven, « Basic instinct n°2 » se déroule à Londres, ou la sulfureuse Catherine Trammel (Sharon Stone) est accusée du meurtre d’un joueur de football Kevin Franks (Stan Collymore) après que sa voiture de sport se soit crashée dans la Tamise.

Protégée par un brillant avocat, Trammel tient pourtant à tenir tête à Michael Grass (David Morrissey), le psychiatre chargé d’établir son état de santé mental pour le procès.

Dès le début, Trammel instaure un jeu de séduction cherchant à mettre Grass mal à l’aise.

Soutenu par David Ferguson (Neil Maskell)le policier chargé de l‘affaire, le psy tient en apparence bon mais est stupéfait de voir que l’écrivaine est innocentée en un temps records malgré la présence suspecte de drogue dans le corps du footballeur.

Sa surprise va en croissant lorsque la belle revient vers lui pour lui demander d’être sa patiente.

Fasciné, Michael accepte tout en se confiant à son amie Milena Gardosh (Charlotte Rampling), également psychiatre et conseillère.

On découvre progressivement les failles de sa vie, son divorce douloureux avec Denise (Indira Varma) qui entretient une liaison avec Adam Towers (Hugh Dancy), un journaliste connu pour fouiller dans son passé.

En pleine séance de sexe avec sa jeune maitresse Michelle Broadwin (Flora Montgomery), Michael reçoit un coup de fil de Denise, terrorisée en apprenant la mort d’Adam étranglé dans son lit.

Il aide son ex femme à gérer la situation mais se trouve logiquement soupçonné par Ferguson car Towers s’apprêtait à mettre à jour une douloureuse affaire ou il ne peut empêcher un de ses patients de commettre un meurtre.

Michael réalise que Catherine est derrière ce meurtre, qui était également l’amante de Towers mais de manière plus vicieuse de Denise, retrouvée morte la gorge tranchée.

L’écrivaine s’immisce en effet peu à peu dans sa vie, le déstabilisant et inversant le rapport de force pour en prendre le contrôle.

Michael la suit dans le quartier chaud de la ville, ou elle couche brutalement avec un prostitué skinhead, lui aussi retrouvé mort peu après étranglé et piqué.

L’inévitable survient alors lorsque Michael devient l’amant de Catherine qui l’initie à la strangulation.

Le psychiatre découvre cependant la présence d’un flacon dans son frigo et le confie à Ferguson pour analyse.

Le résultat tombe et apporte la preuve de l’utilisation de drogue par Trammel.

Une brutale confrontation a lieu chez l’écrivaine que Michael manque de tuer de rage dans sa piscine avant que celle-ci ne lui fournisse une arme à feu et une copie de son futur roman, inspiré dit elle par son psychiatre.

Eprouvé, Michael découvre que Catherine semble avoir planifié tous les meurtres et que Milena sera la prochaine victime.

Apeuré, il se rue chez son amie qui semble déjà sous l’influence de la glaciale blonde.

Après un nouveau face à face, Michael manipulé par Trammel qui exploite le passé trouble de Ferguson pour le faire abattre et se trouve maitrisé par les policiers avant d’avoir pu retourner son arme sur l’écrivaine.

Déclaré irresponsable de ses actes, il est interné à vie dans un hôpital psychiatrique.

Très cyniquement, Trammel lui rend une ultime visite, lui dédicaçant son dernier livre devenu grâce à son inspiration un véritable best seller.

En conclusion, complètement démoli par la critique, « Basic instinct n°2 » est un polar efficace marchant avec bonheur sur les pas du premier opus.

Avec son scénario tortueux et la présence impressionnante de la toujours sublime Sharon Stone, « Basic instinct n°2 » s’en tire plus qu’honorablement, même si David Morrissey n’est pas Michael Douglas.

Avec son univers sophistiqué et glacé empli de manipulation, de sexe et de violence, « Basic instinct n°2 » continue de glorifier le mythe de femme fatale et de sex symbol de Sharon Stone…

Pour ma part, quelles que soient les critiques formulées, respect.

Basic instinct n°2 (Michael Caton Jones)
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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 17:56
La Vierge des tueurs (Barbet Schroeder)

En 2000, Barbet Schroeder adapte l’écrivain colombien Fernando Vallejo et sort « La Vierge des tueurs ».

Fernando (German Jaramillo) est un vieil écrivain à succès revenant dans sa ville natale de Medellin pour dit il y mourir.

Homosexuel assumé, il fait la connaissance au bordel d’Alexis (Anderson Ballesteros), un jeune voyou des quartiers pauvres qui se prostitue.

Tombant sous le charme du jeune homme, Fernando le prend sous son aile, l’invitant à vivre chez lui.

Amoureux, Fernando lui achète ce qu’il désire, nourriture, vêtements et chaine hi-fi sur lequel il doit endurer un éprouvant metal hardcore.

Mais Alexis qui se sait menacé de mort par un gang rival, est en permanence sur ses gardes, prêt à sortir son arme pour n’importe quelle raison.

Ce couple étrange déambule dans un Medellin changé, gangréné par une violence endémique.

Incapable de tenir sa langue, Fernando s’attire des ennuis qui dégénèrent rapidement et pousse Alexis à tuer un chauffeur de taxi, un braqueur des rues et même deux types belliqueux dans le métro.

Ecœuré par tant de violence, Fernando tente sans grande conviction de raisonner son jeune amant surtout après la mort d’un jeune batteur punk qui faisait trop de bruit la nuit en répétant.

Malgré ceci, la menace qui pèse sur les épaules d’Alexis est belle est bien réelle et oblige le jeune homme à abattre deux commandos d’assassins motorisés.

Tout en jouissant du corps juvénile du voyou, Fernando bien que non croyant écume les églises et cherche à retrouver les lieux de son enfance pour éprouver un dernier parfum de nostalgie.

Après la perte de son pistolet dans un égout ou se gémissait un chien blessé à mort, Alexis est rattrapé par son destin et abattu en protégeant de son corps Fernando.

Sa mort est un drame pour l’écrivain qui après avoir rendu visite à sa famille dans une favela misérable du nord de la ville, reséduit un autre jeune homme Wilmar (Juan David Restrepo) dans un centre commercial.

Fernando recommence le même cycle, couvrant Wilmar de cadeaux tout en profitant de sa jeunesse.

Lorsqu’il comprend que Wilmar est en réalité l’assassin d’Alexis, il pense à le tuer dans son sommeil puis se ravise, comprenant que Wilmar n’a fait qu’obéir à un infernal cycle de règlement de comptes entre bandes rivales.
Il propose alors à Wilmar à son tour menacé, de quitter la ville ce qu’accepte le jeune homme après avoir acheté et livré un frigo à sa mère qui vit dans une favela.

Mais Fernando apprend que Wilmar a été assassiné avant d’avoir pu réaliser leur projet commun.

Ébranlé, il disparait dans la nuit…

En conclusion, « La vierge des tueurs » est un film choc bousculant toutes les convenances pour livrer un désespoir brut qu’il est difficile à absorber.

Homosexualité flirtant avec la pédophilie, violence extrême dans une ville sans police ou on tue pour un oui ou un non et surtout nihilisme profond marqué par un rejet de toutes les valeurs traditionnelles : religion, politique, famille…sont les ingrédients du film d’un cinéaste habitué à sortir des sentiers battus.

On reste néanmoins choqué, écœuré et mal à l’aise sur le résultat qui offre de surcroit une image de Medellin et de la Colombie catastrophique et certainement erronée.

De mon coté, l'insupportable malaise prend donc le dessus sur la virulence du propos.

La Vierge des tueurs (Barbet Schroeder)
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