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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 16:38
Iron-man, intégrale, 1969 (Archie Godwin, George Tuska, Johnny Craig)

Retour aux comics books de la vieille école avec « Iron-man, l’intégrale 1969 » d’Archie Godwin (scénario) et George Tuska (dessins).

A la fin des années 60, on retrouve notre bonne vieille tête-de-fer aux prises avec une nouvelle attaque du Mandarin, qui implanté dans un vieil entrepôt de Manhattan lâche en apparence ni plus ni mois que l’incroyable Hulk sur son ennemi.

De son coté, Tony Stark qui cherchant à acquérir la société de Drexel Cord, était en pleine négociation avec Janice, la jolie fille de l’industriel et son avocat véreux Sandhurst, est obligé de réagir lorsque Hulk enlève Janice.

Sous l’armure de son alter égo Iron-man, il entame un difficile combat contre la brute verte, tout en essayant de préserver Janice.

L’affrontement se termine dans une centrale électrique ou la rage aveugle de Hulk le conduit à s’exposer à d’énormes tensions, révélant de fait qu’il n’était qu’un robot.

Malgré son échec apparent, le Mandarin exulte, car il estime avoir réussi que Stark et Iron-man ne faisait qu’un.

Usant de sa technologie et du dévouement de sa jolie servante Mei-Ling, le Mandarin sort des photos compromettantes de Stark dans la presse, le montrant en pleine négociation avec la Chine communiste.

Stark qui malgré son sens des affaires, a entrepris de séduire Janice, est pris dans la tourmente et voit ses principaux contrats d’armes avec l’Etat annulés.

Devant l’urgence, il revêt la carapace d’Iron-man, évite une arrestation de Nick Fury et Jasper Stiwell du S.H.I.E.L.D et se rend à un rendez vous fixée par Mei-Ling pour affronter le Mandarin.

Iron-man défait non sans peine deux statues de marbre lâchées sur lui par le Mandarin mais se retrouve bloqué par un puissant appareil.

Triomphant, le Mandarin lui enlève son casque mais découvre les traits d’un homme blond qui n’a rien à voir avec Stark.

Atteint d’une rage immature, le Mandarin quitte les lieux, permettant ainsi à Iron-man doté d’un masque grossier de s’évader.

Sans le savoir le Mandarin attaque un LMD (Life Model Decoy) un androïde à l’effigie de Stark pour donner le change dans la vie publique mais Iron-man le rattrape et un nouveau combat intense s’engage avec toujours Janice placée au mauvais endroit au mauvais moment.

Tenu en échec par un adversaire aussi puissant sinon plus que le pouvoir de ses dix anneaux, le Mandarin prend en otage Janice et s’envole vers un fusée futuriste (des années 60) pour fuir.

Dans la fusée la situation dégénère car Mei-Ling réalise que son amour pour son Maitre n’est pas partagé et paye sa rébellion du prix de sa vie.

Ses anneaux neutralisés par Iron-man, le Mandarin fait exploser sa fusée, juste après que le vengeur doré ait le temps d’exfiltrer sa chère Janice.

Le monde en revanche qui a trouvé un Stark sans vie après l’attaque du Mandarin croit à la mort de l’industriel sans se douter qu’il ne s’agit que d’un robot.

Iron-man intervient alors de nouveau en prenant la place du LMD,

Mais une autre menace en la personne du Contrôleur alias Basil Sandhurst, frère de l’avocat Sandhurst avec le profil typique du savant fou/ingénieur contrarié par son patron, Mr Cod et devenu un super criminel à la suite d’un accident l’ayant aspergé de produits chimiques.

Devenu le Contrôleur, Sandhurst est à présent un être défiguré doté d’une armure lui donnant une force surhumaine directement proportionnelle au nombre de personnes qu’il peut contrôler mentalement à l’aide de disques de sa création.

Drainant toujours plus d’énergie mentale dont celle de son propre frère, le Contrôleur se sent à présent assez fort pour attaquer une ville côtière sinon plus.

Tony et Janice désireux de retrouver leur avocat, tombe sur le Contrôleur qui comme d’habitude enlève la belle, ce qui force Iron-man à intervenir.

Simulant une soumission à un de ses disques, Iron-man pénètre jusque dans l’antre du criminel et s’aperçoit qu’il affronte un terrible adversaire doté d’une force égale sinon supérieure à la sienne mais également de nombreuses armes technologiques comme des lasers ou des bras automatisés.

Iron-man est donc obligé de battre en retraite mais affronte de nouveau le Contrôleur qui devenu assez fort pour arrêter et détourner un train lancé à pleine vitesse, marche sur New-York.

L’affrontement a l’intérieur du train ne tourne toujours pas en faveur d’Iron-man, mais la situation est miraculeusement sauvée par Stiwell qui décroche les wagons ou se situaient la machine du Contrôleur l’amenant ainsi progressivement à perdre ses pouvoirs.

Vient ensuite une aventure décalée et exotique ou Iron-man se rend dans une ile perdue pour combattre le Fantôme, en réalité un vieil écrivain paraplégique Travis Hoyt, fermement opposé à l’arrivée des usines Stark, avant que celui-ci tirant sa force surhumaine d’un source sous terraine ne finisse par y être englouti.

Les artistes créent ensuite une histoire un tantinet plus élaborée en redonnant la parole à la Licorne, super criminel russe ivre de revanche contre Iron-man, qui est contraint par un de ses compatriotes le Fantôme rouge, à servir ses plans en échange de la réparation de sa ceinture batterie et de mystérieuse injections le maintenant en vie.

La Licorne est chargée de voler un appareil conçu par Stark, le prisme à rayons cosmique et attaque une fusée d’expérimentation ou se trouvaient Stark lui-même et Stiwell du S.H.I.E.L.D.

Stark parvient à sauter en parachute contrairement à son ami et affronte sous les traits d’Iron-man son vieil ennemi la Licorne, chargé à bloc contre lui.

Tandis que la Licorne occupe Iron-man, le Fantôme rouge utilise le prisme cosmique pour retrouver ses pouvoirs perdus ainsi que ceux de ses fameux singes.

Ayant retrouvé ses facultés, le Fantôme rouge prend la fuite et fait exploser sa base.

Protégés par leurs armures, la Licorne et Iron-man survivent et s’allient pour combattre leur ennemi commun, Iron-man acceptant de fournir l’énergie nécessaire à son ancien adversaire pour l’aider à se recharger en permanence.

La Fantôme rouge qui cherche à créer une armée de singes dotés de super pouvoirs, met à exécution son programme fou en détournant un complexe scientifique situé en plein cœur de l’Afrique (!) mais est attaqué par le nouveau duo improvisé Licorne-Iron-man.

Mais les deux singes alpha et beta, dotés de super force et de pouvoir de contrôle mental, entravent sérieusement leur attaque, aussi seule une rébellion surprise des singes devenus pensants contre leur Maitre, aboutit à sa défaite.

Opportuniste, la Licorne frappe Iron-man et profite de la défaite du Fantôme pour l’enlever dans l’espoir de trouver un remède au mal qui le ronge.

Iron-man affronte ensuite un nouvel adversaire, le riche homme d’affaires grec Midas, qui à la tête d’une organisation criminelle cherche à prendre possession de Stark Industries avec la complicité de Morgan Stark, le propre cousin de Tony.

La situation se complique lorsque le LMD prend la place de son créateur et entreprend de le chasser de la direction de Stark industries.

Ayant revêtu et contrôlé l’armure d’Iron-man, le LMD chasse le vrai Stark par la force et fait de lui un paria.

Errant des les rues, il est aisément capturé par Madame Masque, chef opérationnelle de Midas qui ignorant qui est qui charge le vrai Stark de le remplacer lui-même face au LMD !

Faisant équipe avec Madame Masque qu’il tente d’amadouer par la séduction, Stark pénètre dans ses propres usines et revêt l’ancienne armure d’or d’Iron-man pour espérer vaincre le LMD.

En difficulté en raison de son infériorité technologique, Stark souffre et sous l’œil de ses collègues Vengeurs, parvient in extremis à projeter le LMD dans une cuve de métal fondu, qui le détruit.

Mais choqué par le combat, le cœur de Stark s’arrête et nécessite une opération risquée qui fort heureusement réussit en lui implantant un nouveau cœur artificiel.

Malgré une certaine réticence à présent à se livrer à fond dans un combat, Iron-man en finit par le coriace Midas dont les innombrables gadgets de son trône finissent par s’épuiser.

L’ile du tyran explose avec lui, laissant Madame Masque soudainement apaisée et séduite par le sex appeal de l’industriel, le mettre en lieu sur.

Par la suite, Iron-man affronte par le biais de Charlie Gray un ex policier avide de revanche sociale, son vieil ennemi Lucifer, dont les puissantes rafales ioniques manquent de terrasser, avant que sa femme Wilma ne parvienne à le raisonner et à mettre en fuite cet adversaire virtuellement invincible.

Enfin une dernière aventure bonus servie par le graphisme ultra moderne de Johnny Craig, montre Iron-man du point de vue de Happy Hogan, un ex boxeur devenu chauffeur et homme de confiance de Stark, amoureux de sa secrétaire la belle Pepper Potts.

Fidèle à son patron, Happy soupçonne en revanche Iron-man son alter ego de vouloir le trahir avec une entreprise rivale (futur Roxxon Oil) ayant dépêché un dénommé Krieger pour le faire chuter.

Iron-man cherche en réalité à infiltrer l’organisation de Krieger pour faire déjouer ses plans et y parvient lorsqu’il intervient pour empêcher des mercenaires appelés chiens de combat, de prendre le contrôle d’une réunion au sommet sur un héliporteur du S.H.I.E.L.D.

L’aide de Happy est néanmoins décisive pour aider Iron-man à vaincre ces mercenaires surarmés et à faire tomber Krieger, qui sera impitoyablement assassiné par ses anciens collègues.

En conclusion, « Iron-man, l’intégrale 1969 » constitue une intégrale dense et peu avare en aventures.

L’action est donc au rendez vous avec certains ennemis historiques d’Iron-man comme la caricature de chinois du Mandarin ou les bons vieux ex soviétiques Licorne et Fantôme rouge, aux pouvoirs du reste tout à fait crédibles.

Trimballant sa jolie potiche d’aventures en aventures, Iron-man frôle l’arnaque en combattant un faux Hulk, triomphe de super méchants aussi mégalomanes que caricaturaux avec mention spéciale pour la jolie petite copine chinoise du Mandarin, le servant par amour avant de le trahir pour le même motif ou pour les délires d’armée de super singes du Fantôme rouge !

On rira très fort de ces histoires de robot remplaçant le vrai Stark ou de l’usage à répétition de masques pour duper ses adversaires, mais trouvera beaucoup plus intéressants et crédibles des personnages révoltés et plus ambigus comme la Licorne , l’inquiétant Contrôleur, qui frôle l’exploit dans une aventure haletante ou le puissant Lucifer semblant nettement supérieur au simple mortel ingénieux constitué par Iron-man.

Beaucoup d’indulgence donc dans certaines histoires tirées par les cheveux, années 60 obligent mais chapeau bas à la créativité des auteurs et au style empli de dynamisme à défaut de finesse de Tuska !

Iron-man, intégrale, 1969 (Archie Godwin, George Tuska, Johnny Craig)
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 11:14
Sons of anarchy, saison 1, épisode 6 (Kurt Sutter)

« Sons of anarchy, saison 1, épisode 6 » démarre par une transaction entre les Sons of anarchy et un groupuscule d’extrême droite dont le chef Nate Meineke (Tim de Zarn ) est un ancien camarade d’armée de Piney (William Lucking).

Avec leurs AK-47, Meineke et ses hommes attaquent un convoi de transport de prisonnier et libère des membres de leur gang mais la fusillade occasionné aboutit à la mort de trois personnes dont un sheriff local noir, ami de Vic Trammel (Genn Plummer) acheté par les Sons.

Effondré par la mort de son collège, Trammel menace de rompre l’accord qui le lie aux bikers mais Jax (Charlie Hunnam) le dissuade en usant de menaces à peine voilées.

Mais Trammel n’est pas le problème principal des Sons, puisque June Stahl (Ally Walker), agent de l’ATF débarque également à Charming pour enquêter sur les bikers incriminés par la présence d’un téléphone portable laissé par Meineke sur les lieux du crime.

Clay (Ron Pearlman) qui doit déjà faire face à la jalousie de Gemma (Katey Sagal) devant l’arrivée de Cherry (Taryn Manning), la prostituée du Nevada venue chercher Prospect (Johnny Lewis), est arrêté pour complicité de meurtre et interrogé par Stahl qui collabore avec Kosh (Jay Karnes) et Hale (Taylor Sheridan).

Tandis que Clay tient tête aux enquêteurs, Jax décide de régler le problème à la source en éliminant des les extrémistes meurtriers.

De son coté, Gemma qui se sait atteinte de ménopause, perd le contrôle de ses nerfs et agresse Cherry en lui cassant le nez à coups de skateboard.

En prison, elle retrouve son mari et continue la dispute sous les sourires goguenards des policiers.

Revenant aux affaires, Piney, Opie (Ryan Hurst) et Jax qui ne parviennent pas à écouler les AK-47 restant aux One Niners en raison de la présence de l’ATF, obtiennent un rendez vous avec la bande de Meineke pour leur vendre le reste à bas prix.

Réalisée en pleine foret, la transaction est un prétexte pour éliminer Meineke et sa bande ce que ce résout Piney à faire après avoir dit un dernier adieu à son ancien camarade de feu.

Au final, Clay est libéré faute de preuves et fait la paix avec Gemma qui accepte finalement la présence de Cherry après qu’elle jurée de ne pas approcher son mari pour se réserver sur Prospect.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 6 » pèche par une intrigue basique mêlant gangs d’extrême droite et agents fédéraux avec une nouvelle victoire sans trop forcer des Sons of anarchy.

Seuls les sentiments de vieillesse et de jalousie de Gemma revêtent un réel intérêt pour cet épisode qui ne restera pas dans les annales de la série.

Sons of anarchy, saison 1, épisode 6 (Kurt Sutter)
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 21:09
Chasseur blanc, coeur noir (Clint Eastwood)

La carrière de Clint Eastwood avec « Chasseur blanc, cœur noir » réalisation toute personnelle assez peu connue sortie en 1990.
Adapté d’un roman de Peter Viertel qui parlait du tournage cauchemardesque de "African Queen" de John Huston, « Chasseur blanc, cœur noir » raconte le projet fou de John Wilson (Clint Eastwood), réalisateur américain qui décide sur un coup de tête de quitter son confortable manoir d’Angleterre, dans le but de tourner un film en Afrique.
Flanqué de son scénariste Pete Verill (Jeff Fahey), Wilson parvient à convaincre le producteur Paul Landers (George Dzundza) d’investir dans ce projet.
Excentrique et flamboyant, Wilson débarque avec son équipe au Zimbabwe avec comme autre objectif principal et moins avouable d’abattre un éléphant à l’aide des multiples fusils achetés avant de partir.
Logé dans un hôtel cossu, Wilson mène une vie confortable et oisive, se faisant remarquer par une spectaculaire sortie visant à insulter Miss Wilding (Charlotte Cornwell) sa propre secrétaire, qui tenait des propos extrémistes sur les juifs, malgré le fait que Verill lui ait signalé faire partie de cette communauté ou en se faisant rosser par le patron raciste de l’hôtel, un homme plus grand et jeune que lui (Clive Mantle ).
Remis de ses blessures, Wilson joue avec les nerfs des acteurs Kay Gibson (Marisa Berenson), Phil Duncan (Richard Vanstone) et producteurs dépêchés sur place comme Lockart (Alun Armstrong), Zibelinski (Alex Norton) pour suivre l’avancement du projet.
N’écoutant que sa curieuse passion, il prend un avion pour arriver sur les meilleurs spots de chasse à l’éléphant près du lac Victoria.
Guidé par le pisteur Kivu (Boy Mathias Chuma) il se trouve en position de tir mais est dissuadé par les autres membres du safari en raison du nombré élevé d’éléphants sur place.
Dès lors, Wilson va tout faire pour ne jamais tourner son film, invoquant prétexte sur prétexte, avant de se trouver finalement devant son éléphant et ne pas pouvoir tirer, seul le sacrifice de Kivu lui permettant d’avoir la vie sauve.
Eprouvé, Wilson comprend la vanité de sa quête et reprend sa caméra…
En conclusion, « Chasseur blanc, cœur noir » est un de ces films d’auteurs dans lesquels Eastwood pense plus à se faire plaisir qu’à faire plaisir au spectateur.
Jouant à merveille à casser son image de flic ou cow boy, l’acteur campe ici avec délectation un réalisateur fantasque prenant le dessus sur ses producteurs en leur imposant ses caprices.
Mis à part ce parti pris amusant et la beauté exotique des paysages africains, le film se traine un peu en longueur et insiste lourdement sur le racisme et l’anti sémitisme de manière peu subtile.
Un Eastwood mineur sans doute qui ne restera pas dans les annales de la longue carrière du grand Clint.

Chasseur blanc, coeur noir (Clint Eastwood)
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 20:00
Ronnie James Dio, this is your life (Tribute to Dio)

On continue avec un nouvel hommage à Ronnie James Dio au travers de l’album « Ronnie James Dio, this is your life » compilation de quatorze reprises des stars du heavy metal.
Sorti en 2014, « This your life » débute très fort avec l’imparable « Neon knights » interprété sans faille par Anthrax avec o surprise un Joey Belladonna faisant jeux égal avec le Maitre étalon vocal qu’était le petit elfe.
Encore plus surprenante et impressionnante est l’interpretation de « The last in line » par Tenacious D, avec l’acteur Jack Black qui parvient à proposer une version tout à fait personnelle et convaincante de l’originale.
On baisse de niveau sur « The mob rules » au rythme déjà saccadé dont Adrenaline mob ne peut se dépêtrer et « Rainbow in the dark » inutilement alourdi par un ensemble de musiciens dont Corey Taylor de Slipknot, dont le chant clair semble pourtant ici tout à fait correct.
Place à la jeune garde de Halestorm qui délivre une interprétation hard rock plaisante de « Straight to the heart » avec la révélation vocale de Lizzy Hale, chanteuse à la voix rauque et puissante.
Les dinosaures anglais de Motorhead et Saxon arrivent à la rescousse sur « Strarstruck » pour un mariage cafouilleux ou la contribution de Lemmy Kilmister se fait à peine audible, avant d’être secourus par d’autres dinosaures encore plus anciens les allemands des Scorpions qui eux se sortent à merveille du magnifique « The temple of the king » grandement il est vrai par le timbre de voix similaire entre Klaus Meine et Dio.
On reste entre teutons avec « Egypt (the chains are on) » à la majesté mystérieuse joliment soulignée par la sculpturale Doro puis passe à un groupe plus contemporain avec les gros durs américain de Killswitch engage, qui revitalisent « Holy diver » en une version néo métal transfigurée par le style explosif et versatile de Howard Jones.
Retour au classicisme de « Catch the Rainbow » avec une dream team de musiciens proche de Dio parmi lesquels Glenn Hughes « Catch the Rainbow » qui ne parvient pas à égaler la performance surnaturelle du chanteur original dans la reprise.
Sans vouloir se montrer offensant, l’association de troisième couteaux du heavy metal formée par Oni Logan, Rowan Robertson, Jimmy Bain et Brian Tichy s’acquitte sans grand éclat de sa tache sur « I » ce qui n’est pas le cas de l’autre formation d’anciens membre de Dio, dopée par la présence de Rob Halford sur « Man on the silver mountain » puis des super stars de Metallica qui gratifient l’auditeur d’un medley de neuf minutes composé de « A light in the black », « Tarot woman » « Stargazer » et « Kill the king ».
Après pareille démonstration, on peut conclure l’album sur un inédit du Maitre, « This is your life » magnifique ballade ou la voix déchirante de Dio sur un simple piano arrache son lot de larmes.
En conclusion, « Ronnie James Dio, this is your life » est un hommage catégorie Oscar des pairs de Ronnie James Dio dont la mort en 2010 marquera a tout jamais l’histoire du heavy metal.
La plupart des stars du heavy metal ont répondu présents (à l’exception notable d’Iron maiden) et réalisent des interprétations souvent magistrales de classiques de la si riche carrière du chanteur.
Difficile d’établir une hiérarchie tant le niveau global reste élevé, mais on retiendra parmi les plus belles performances, celles des Scorpions , de Doro, de Metallica, de Killswitch engage ou des outsiders Tenacious D et Halestorm, et parmi les plantades Saxon/Motorhead et Glenn Hughes.
Un tribute album décidément mémorable qui ne pourra que donner le sourire aux fans de heavy metal en général et de Dio en particulier !

Ronnie James Dio, this is your life (Tribute to Dio)
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 22:16
Sacred heart (Dio)

Un peu de musique en ces temps troublés avec « Sacred heart » de Dio.
Troisième album solo de Dio « Sacred heart » et sa pochette niaise sortent en 1985 avec un groupe bien soudé autour du légendaire petit chanteur à la gueule de bois.
On débute avec « King of rock ‘n’ roll » mid tempo puissant et efficace mais sans grande originalité malgré son ambiance live.
Alors qu’on aurait pu penser à une mise en orbite sur « Sacred heart » titre de l’album, Dio continue sur la même voie et ne force pas son talent sur ce morceau sans surprise d’une intensité moindre évoquant une pale copie de « The last in line ».
Les riffs de Vivian Campbell se durcissent sur « Another lie » plus hargneux puis alors qu’on sentait le vent de la déception s’abattre sur les oreilles délicates de l’auditeur, surgit « Rock ‘n’ roll children » premier authentique tube du génial elfe, qui pond ici un véritable hymne irrésistiblement entrainant.
Surfant sur la bonne dynamique, le groupe enchaine un « Hungry for heaven » lui aussi remarquable par ses refrains hauts en couleur.
Le ton est toujours au heavy dur à cuir sur « Like the beat of a heart » et « Just aanother day » qui malgré leur énergie rageuses se montrent au final plutôt anecdotiques.
Dernière ligne droite composé du dense « Fallen angels » tenant sur la voix d’acier du maitre puis d’un « Shoot shoot » sympathique malgré un rythme tournant au ralenti.
En conclusion, « Sacred heart » un indiscutablement un album de heavy metal trapu obéissant à tous les canons du genre mais qui peine sur ses neuf titres à surprendre ou passionner, un peu sans doute comme un résumé de toute la carrière solo de Dio.
Attention même si mis à part sur deux titres se détachant du lot, « Sacred heart » se contente de tracer un chemin déjà bien balisé, la qualité de la voix de Dio allié à la puissance brute de la musique de ses compères, peuvent suffire à séduire les plus mordus de heavy metal des années 80.

Sacred heart (Dio)
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 20:31
Valérian, les héros de l'equinoxe (Pierre Christin, Jean-Claude Mézières)

Comme beaucoup de gosses des années 80, j’ai lu les bandes dessinées de Valérian de Pierre Christin (scénario) et Jean-Claude Mézières (dessins).
Sorti en 1978, « Valérian, les héros de l’équinoxe » m’avait à l’époque fortement marqué, c’est pourquoi je l’ai relu en 2015 avec un vif intérêt.
Dans un futur lointain, Valérian et Laureline, le couple d’agents spatio-temporels sont chargés par leur entreprise Galaxy de se rendre sur la planète Simlane pour représenter la Terre dans une compétition d’envergure cosmique.
Sur place, le couple est accueilli par des représentants d’un monde à l’architecture magnifique mais jugé décadent par ses habitants.
L’origine de cette décadence provient des échecs récurrents de la population pour passer une série d’épreuves physiques et mentales donnant le droit aux vainqueurs les plus valeureux d’assurer une descendance à une génération à présent vieillissante.
Seul représentant de la Terre, Valérian se trouve en compétition avec trois autres champions, Irmgaal issu d’un monde guerrier volcanique maniant un glaive enflammé aux pouvoir destructeur, Ortzog colosse blindé aux chaines électriques représentant un monde d’inspiration soviétique industrialisé et rationalisé à l’extrême, Blimfilm, ermite capable de commander aux forces végétales et animales de la Nature.
A coté de ses trois puissants guerriers, Valerian dont les seules capacités résident dans son équipement de cosmonaute et dans un pistolet laser, fait bien pale figure.
Il ne se lance pas moins à leur cotés dans la compétition se déroulant sur Filène une ile éloignée.
Se séparant, les quatre hommes tracent chacun leur route en affrontant des périls naturels comme la traversée volcans pour Irmgaal, de glaciers pour Ortzog , de déserts pour Blimfilm et de montagne pour Valérian.
Ils franchissent les obstacles aidés de leurs pouvoirs et de leur détermination et se heurtent le second jour à des obstacles animaliers.
Irmgaal tue d’énormes reptiles dans des marais fétides, Ortzog surclasse en force un troupeau de gigantesques aurochs dans un défilé montagneux, Blimfilm réussissant à apprivoiser un pélican pour s’extraire d’une jungle tropicale.
Plus modestement, Valérian a affaire avec des rats qu’il brule au laser.
Le dernier jour, les trois champions arrivent les premiers au but et s’affrontent brutalement en se neutralisant mutuellement avant qu’un examinateur ne les séparent pour les préparer à la dernière épreuve de l’esprit.
Valérian arrive plus tard mais est finalement accepté par l’examinateur malgré les protestations des trois premiers arrivés qui l’estiment indigne de concourir à leurs cotés.
Chacun des champions doit donc exposer sa vision de Simlane, Irmgaal décrivant une société militariste axée sur une série de conquêtes sans fin, Ortzog une société collectiviste, industrielle, réglée à l’extrême, Blimfilm un monde dépouillé matériellement centré sur l’ascétisme et la méditation, avant que Valérian un peu embarrassé ne déclare que vouloir que laisser les habitants disposer de leur monde à leur guise.
Moqué pour son manque d’ambition, Valérian remporte pourtant à la surprise générale la compétition.
Ses rivaux sont expulsés sans ménagement et Valérian accède à la Mère suprême, divinité géante à la peau dorée chargée de féconder Simlane.
De leur union née une nouvelle génération d’enfants chargée de repeupler Simlane.
Esseulée, Laureline prend son courage à deux mains et se rend seule à Filène pour retrouver son compagnon.
Elle le retrouve réduit à l’état miniature aux cotés des autres hommes ayant fécondé la Mère suprême et le ramène dans cet état à bord de leur vaisseau spatial.
En conclusion, malgré le poids des ans, « Valérian, les héros de l’équinoxe » ne m’a pas déçu et conserve plus de quarante après toute sa séduction.
Construit sur une intrigue basique mais diablement excitante mettant en compétitions trois surhommes évoquant des super héros américains à la mentalité étroite face aux forces de la nature, « Valérian, les héros de l’équinoxe » tient en haleine en raison du style riche et puissant de Mézières pour aboutir à une conclusion beaucoup plus subtile et cérébrale.
Un petit bijou de Science Fiction des années 70 donc qui se déguste avec délectation…

Valérian, les héros de l'equinoxe (Pierre Christin, Jean-Claude Mézières)
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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:55
Paris est une fête (Ernest Hemingway)


Ernest Hemingway est il le plus grand écrivain américain de tous les temps ?

Beaucoup le pensent sans doute ..

Pour tenter de me faire une idée je me devais de le lire un jour.

Ceci est fait avec « Paris est une fête » roman narrant le récit de la vie de l’écrivain américain à Paris dans les années 1921-1926 aux cotés de sa femme Hadley.

A cette époque, Hemingway ayant décidé de quitter le Canada, d’arrêter le journalisme et de changer de style connaît des difficultés financières car il ne parvient pas à écrire des romans et ses contes se vendent mal.

Il vit donc pauvrement à Paris, passe beaucoup de temps dans les cafés pour écrire, se promène dans le jardin du Luxembourg ou près des quais de Seine, va jouer aux courses à Longchamp non sans quelques remords.

Quand l’hiver est trop rude, il va en Autriche faire du ski.

Mais l’intérêt principal de ce livre réside dans la description d’anecdotes concernant les artistes qu’il fréquente à cette époque.

Il retrouve ceux ci souvent à la Closerie des Lilas dans le quartier du Montparnasse, célèbre pour avoir été historiquement le plus grand vivier artistique de Paris avec Montmartre.

Sont donc relatées de brèves rencontres avec des écrivains, des critiques littéraires, des poètes ou des peintres majoritairement anglo-saxons.

Ceci est donc l’occasion pour le lecteur de voir s’installer dans la vie quotidienne des Ford Madox, Ezra Pound, James Joyce, Evan Shipman que je ne connaissais pas avant d’avoir lu le livre.

Mais la personne la plus importante pour l’auteur dans ce Paris très intellectualisé est la poétesse et écrivain Gertrude Stein qui lui fait office de conseillère littéraire et de guide artistique alors qu’il traverse une période de doute et de remise en question sur son art et ses capacités.

On sent un beaucoup de respect et de tendresse pour cette femme de haut niveau intellectuel et plutôt rigide dans ses jugements.

L’autre « héros » du livre est l’écrivain Scott Fitzgerald le premier « mentor » d’Hemingway dont la présence occupe plusieurs chapitres d’un intérêt tour relatif à mes yeux.

Apparemment rien ne prouve que les deux hommes se soient côtoyés à Paris et il est du reste probable qu’Hemingway ait fantasmée certaines de ses rencontres.

« Paris est une fête » est pour moi une touchante déclaration d’amour d’un écrivain américain pour une ville qui l’a toujours inspirée par ses lieux, ses cafés, ses musées, ses monuments mais aussi par l’univers artistique foisonnant d’une époque exceptionnellement riche.

C’est aussi une belle photographie du Paris des années 20.

Paris est elle aujourd’hui toujours aussi magique ? Question à laquelle il est difficile de répondre.

Il paraît plus difficile d’y mener une vie de bohème, de vivre en se contentant de peu comme le faisait Hemingway dans ses jeunes années.

Elle s’est probablement embourgeoisée, la vie y est devenue chère, chassant sans doute quelques artistes en herbe et la plupart des Français n’apprécient plus tellement cette ville à sa juste valeur, qu’ils soient Parisiens ou Provinciaux.

Reste pourtant pour les étrangers sa légende qui n’a jamais pâli et à laquelle ce livre a certainement contribué de part le monde.

Et bien évidemment les mythiques restaurants de Montparnasse (le Dome, la Rotonde, La Closerie des Lilas) si souvent cités par Hemingway.

Pour ma part connaissant relativement bien Paris et trouvant les anecdotes trop superficielles ou trop sages, je n’ai eu qu’un intérêt modéré pour cet ouvrage.

Je n’ai pas été non plus très sensible au questionnement artistique d’Hemingway.

Je ne suis donc pas ressorti ébloui de cette lecture publiée il est vrai à titre posthume.

Paris est une fête (Ernest Hemingway)
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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:40
Sons of anarchy, saison 1, épisode 5 (Kurt Sutter)

« Sons of anarchy, saison 1, épisode 5 » tourne autour d’une fête de charité organisée par Gemma (Katey Sagal) afin de donner une image positive du clan auprès de Charming.

Elle est approchée par, April (Liane Curtis), l’ex femme de Kyle Obart (Brian Van Holt) ex membre des Sons of anarchy, viré sans ménagement après avoir fait arrêter Opie (Ryan Hurst) à cause de sa défection, qui lui transmet son désir de venir à la fête.

Gemma demande à Clay Morrow (Ron Pearlman) d’étudier la question et après un vote houleux, Kyle est finalement autorisé à venir avec la bénédiction de Opie, finalement apaisé.

Du coté du business, Clay saute sur une opportunité émanant de Otto Delaney (Kurt Sutter lui-même !) un membre des Sons of anarchy emprisonné, qui leur demande de protéger un ex taulard, Chuck (Michael Marisi Ornstein) qui a escroqué un gang asiatique, leur dérobant 416 000 dollars.

Les Sons of anarchy escortent donc Chuck a sa sortie de prison même si ils restent interloqués devant son curieux tic de masturbation spontanée.

Guidé par l’ex taulard, ils se rendent dans un des restaurants asiatique de Lin (Kenneth Choi), le chef du gang, et mettent la main sur le magot caché dans un plafond.

Mais à la sortie du restaurant, Clay négocie avec Lin, lui donnant les plaques pour fabriquer des faux billets et lui livrant Chuck en échange de l'argent.

A la fête de Gemma, Kyle qui a refait sa vie avec une jolie et jeune blonde, est pris a parti par Opie et les deux hommes s’expliquent à coups de poings dans un gymnase.

Kyle exprime ses regrets, sa vie sans but depuis son exclusion du club et propose pour se racheter une affaire de trafic de pièces détachées volées.

Ayant besoin d’argent, Jax informe Clay de la proposition de Kyle qui l’accepte en apparence.

Malheureusement le but du leader des Sons est tout autre et Kyle se trouve brulé au fer rouge pour avoir eu l’audace de conserver le tatouage des Sons of anarchy sur son dos.

Au final, alors que le groupe du fils de Kyle joue une reprise d’Alice Cooper à la fête, Gemma remarque la présence de l’agent Kosh au barbecue et finit par comprendre qu’il rode autour du gang.

Une autre information est donnée sur Kosh, qui semble être l’ex petit ami de Tara Knowles (Maggie Stiff), soumis à une injonction de ne pas l’approcher, qui s’efface pour les besoins de son enquête.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 5 » continue de délivrer des épisodes simples mais de haute qualité.

Le monde carcéral et ses rencontres douteuses est effleuré, puis la face respectable du gang s’affiche avec une action caritative s’apparentant à une opération de communication rassurante vis-à-vis des populations locales, ce qui ne fait pas oublier la politique de châtiment impitoyable à l’égard des traitres.

L’intensité reste on ne peut plus élevé dans ce cinquième épisode !

Sons of anarchy, saison 1, épisode 5 (Kurt Sutter)
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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 10:04
Sons of anarchy, saison 1, épisode 4 (Kurt Sutter)

« Sons of anarchy, saison 1, épisode 4 » introduit la nécessité d’une fusion entre les Sons of anarchy et leurs alliés des Devil’s tribe du Nevada afin de bénéficier de moyens logistiques plus importants permettant de stocker les armes.

Surveillé par l’agent de l’ATF Kohn (Jay Karnes) pour les besoins de son enquête sur le trafic d’armes, Jax (Charlie Hunnam) part avec Bobby (Mark Boone Jr) pour négocier cet accord avec Jury (Michael Shamus Wiles) le chef des tribes qui en sous effectif est soumis à la pression des Mayans, le gang rival de bikers latino.

Après un accrochage sur la route et une courte fusillade avec les Mayans, le duo arrive à destination en récupérant au passage Susie (Mircea Monroe) une jeune femme maltraitée par son boy friend, un rustre ayant eu l’audace de s’assoir sur la moto de Jax.

Au Nevada, Jax est accueilli comme un fils par Jury dont la bande contrôle plusieurs établissements de prostitution, légale dans cet état.

Après quelques hésitations, Jury finit par accepter de rencontrer Clay Morrow (Ron Pearlman) qui se déplace en personne avec le reste de la bande à l’exception de Tiger (Kim Coates) et Juice (Théo Ortiz) chargé de dérober un camion d’armes dans un entrepôt surveillé par Unser (Dayton Caille) et de l’acheminer jusqu’au Nevada.

Du coté de Charming, Gemma (Katey Sagal) surveille Tara (Maggie Stiff) qui tourne trop à son gout autour de Jax notamment au garage.

La tension perdure entre les deux femmes lorsque Gemma découvre que Tara possède une arme dans son sac à main et lui a caché la véritable raison de son retour à Charming, ville qu’elle considérait comme arriérée pour aller à Chicago.

Clay obtient l’accord de Jury pour l’union des deux bandes mais l’adhésion des membres des Devil’s tribe doit rester soumise à un vote à huis clos.

Une fois la cérémonie expédiée, la fête bat son plein avec alcool et prostituées.

Epps (Johnny Lewis) qui était tombé sous le charme de Cherry (Tarin Manning) une des prostituées de Jury, doit céder la place à Clay qui l’embarque sans ménagement, marquant ainsi ses prérogatives de chef.

Jax couche avec Susie qui ayant également sympathisé avec Cherry découvre les règles régissant les gangs de bikers.

Tiger et Juice arrivent après la fête mais bon prince Jury accorde au premier quelques filles pour sa peine.

L’épisode se solde par une bataille rangée avec les Mayans qui attaquent le club des tribes.

Avec l’aide des Sons, les bikers latino sont finalement repoussés après une intense fusillade.

Le danger semble écarté et l’accord entre les deux clans scellés.
Susie est abandonnée sans ménagement par Jax qui retrouve son fils à l’hôpital.

Également présente à l’hôpital, Tara reçoit des photos de Jax en pleine action avec Susie ce qui gâche le plaisir des retrouvailles.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 4 » montre les capacités stratégiques de Clay, qui intègre une nouvelle bande de bikers plus petite que la sienne pour bénéficier d’entrepôts pour son business d’armes en échange d’une protection contre les Mayans.

Les Sons s’agrandissent donc, s’implantent au Nevada et se diversifient dans le business de la prostitution.

Malgré la présence de Kohn qui rode autour d’eux, cet épisode montre plutôt un gang renforcé par la politique habile de son leader.

Sons of anarchy, saison 1, épisode 4 (Kurt Sutter)
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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 19:41
La possibilité d'une ile (Michel Houellebecq)

Sorti en 2005, « La possibilité d’une ile » est le troisième roman de Michel Houellebecq chroniqué en ces colonnes.
« La possibilité d’une ile » commence comme un roman de Science Fiction ou des humains reliés entre eux par des systèmes informatiques complexes communiquent leurs observations d’une Terre réduite à l’état de destruction puis introduit progressivement un aspect plus contemporain en apparence dissocié ou Daniel un humoriste rencontre un vif succès de part son style corrosif et ses blagues provocatrices sur les minorités ethniques, la pédophilie et le meurtre.
Avec une grande dose de cynisme à l’égard de son public, de son agent, des journalistes ou de « people » comme Jamel Debbouze, Daniel accède à la célébrité et à la richesse en surfant sur des thèmes que n’aurait pas renié Dieudonné et rencontre Isabelle, rédactrice en chef du magazine « 20 ans ».
Un peu plus jeune que lui, Isabelle qui n’en va pas moins sur ses 40 ans, tombe sous le charme de Daniel et une idylle amoureuse nait rapidement.
Intelligente et sportive, mais surtout doté d’un recul appréciable sur le magazine pour petites pétasses qu’elle dirige, Isabelle est une personne attachante dont les réticences à l’égard du sexe gênent Daniel qui attache lui une importance cruciale à la chose.
La vie du couple oscille entre Paris, Biarritz ou vie la mère d’Isabelle et Almeria, magnifique région côtière d’Espagne ou Daniel a acheté une belle maison.
Pourtant passée la quarantaine, Isabelle s’effondre complètement psychologiquement et sombre dans une terrible dépression.
Elle quitte son emploi, se néglige physiquement en prenant une vingtaine de kilos et quitte Daniel pour aller vivre avec sa mère à Biarritz.
Lui aussi également profondément défaitiste et obsédé par le vieillissement, Daniel accepte froidement cette rupture et s’enfonce lui aussi dans une spirale négative, ou la quête de jeunes corps d’adolescentes devient un leitmotiv.
Se sachant lui aussi perdu à terme avec l’approche de la cinquantaine, Daniel estime que la seule raison de vivre est le sexe et que lorsqu’un homme perd sa capacité d’érection, il n’a plus de raison de vivre.
Ces fantasmes troubles l’amènent à rencontrer Esther une jeune aspirante actrice espagnole de vingt ans.
Séduit par sa peau blanche, sa blondeur, son corps mince d’adolescente mais surtout sa sensualité et son absence de tabous sexuels, Daniel tombe immédiatement amoureux et noue avec la starlette une relation basée sur le sexe.
Daniel retrouve le plaisir de faire l’amour, allant jusqu’à utiliser des crèmes pour retarder l’éjaculation et explore avec sa jeune amante, toutes les figures imposées des films pornographiques.
Le destin de Daniel bascule lorsqu’il rencontre par l’intermédiaire de voisins en Espagne, un couple adepte d’une secte appelée les Elohimites croyant en l’existence d’êtres supérieurs assimilés à des dieux extra terrestres.
Il se rend à l’une de leurs séminaires par curiosité et se trouve traité comme un VIP par le gourou, un homme entouré de jeunes femmes prêtes à assouvir docilement ses moindres désirs.
Lors du séminaire, Daniel rencontre Vincent, un jeune artiste peintre contemporain traité lui aussi en VIP, puis d’autres personnes qu’il prénomme Flic ou Comique en raison de leur profession ou de leur trait de caractère dominant.
Daniel gagne vite les faveurs du prophète-gourou qui lui ouvre les portes des secrets de la secte et lui montre le projet de Savant, chercheur en génie génétique menant d’audacieuses recherches sur le clonage humain.
Trouvant un intérêt à fréquenter les Elohimites, Daniel se rend à un nouveau séminaire sur une ile volcanique reculée mais au climat agréable d’Espagne et découvre une nuit prophète assassiné par l’amant italien jaloux d’une belle italienne s’étant donné à lui suivant le rituel de la secte.
Tout d’abord paniqués, Flic et Savant s’affrontent avant de reprendre leurs esprits, faisant disparaitre le corps du prophète dans un volcan, éliminant les témoins gênant dont le couple italien.
Ayant révélé être le fils du prophète, Vincent accepte de se jouer le rôle de sa réincarnation auprès des fidèles donnant ainsi crédit aux expériences de clonages humains de Savant.
La révélation du miracle scientifique à la presse donne un incroyable coup de projecteur à la secte qui acquiert immédiatement un statut international.
Mais lorsqu’Esther le quitte pour suivre une formation aux Etats-Unis, le monde de Daniel s’effondre.
Il se rend compte brutalement de son âge, du ridicule de sa présence au milieu de jeunes faisant la fête de manière débridée lors de la dernière soirée d’adieux d’Esther et décide que sa vie est finie.
Après un bref passage à Biarritz, il constate la mort par suicide d’Isabelle et récupère son adorable petit chien Fox, dernier être vivant qui le rattache à la vie.
Retranché dans sa maison d’Almeria qu’il cherche désespérément à vendre pour tout liquider avant son départ, Daniel rédige sa biographie et assiste à la prise de pouvoir spirituelle des Elohimites qui surclassent les autres religions en offrant à l’homme ce à quoi il aspire : la jeunesse éternelle par le fruit de multiples réincarnations de clones.
La mort de Fox, écrasé par un ouvrier vicieux et stupide, est un drame pour Daniel qui se décide à le faire cloner.
La fin du récit se situe dans le futur ou le 25ième clone de Daniel décide d’imiter une e ses correspondantes appelée Marie et de quitter sa station d’observation pour s’aventurer avec Fox dans les vestiges de la civilisation humaine détruite par le dérèglement climatique et les guerres nucléaires.
N’ayant pas besoin de nourriture solide en raison des merveilleuses améliorations génétiques de Savant sur la structure de l’homme, Daniel25 parcourt avec Fox de vastes territoires ou il trouve des surhumains réduits à l’état de meutes crasseuses pratiquant le cannibalisme pour réguler leur population.
Il survit grâce à un fusil qui terrorise les sauvages mais ne peut les empêcher de tuer Fox.
Arrivé épuisé à l’extrémité de l’Espagne, Daniel25 pénètre seul dans une ultime zone inhabitée, se régénère par photosynthèse et absorption de sels minéraux et reste à contempler le vaste Océan qu’il voit pour la première fois de sa vie.
Ayant perdu toute faculté de réflexion, il mène une vie contemplative centrée sur ses émotions.
En conclusion, « La possibilité d’une ile » est un roman impressionnant d’une construction remarquable dans lequel Houellebecq ressasse ses vieux thèmes récurrents centrés sur le déclin de l’Occident, sa perte de repères spirituels et moraux, sa haine des vieux, sa poursuite du matérialisme et de la jeunesse éternelle dans une optique finalement purement sexuelle.
Extrêmement féroce envers son époque ou les humoristes et les journalistes sont les personnalités dominantes, Houellebecq agrandit sa perspective en insufflant une forte dose de science fiction, montrant une voie possible pour l’évolution de l’humanité : le progrès scientifique anéantissant les religions et la sexualité pour créer des hommes améliorés, détachés des contraintes, contemplant les vestiges de leur monde dans des stations en réseau.
Difficile de ne pas se montrer admiratif devant l’ambition du fond et le style corrosif, désabusé, provocateur, sexuel ou parfois comique de l’écrivain qui parvient à se renouveler tout en conservant ses caractéristiques propres.

La possibilité d'une ile (Michel Houellebecq)
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