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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 01:43
Sons of anarchy, saison 2, épisode 4 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 2, épisode 4 », les Sons of anarchy se déplacent en masse pour acheminer leurs armes dans d’autres états pour le compte de la puissante IRA.

Malgré de violentes douleurs d’arthrite, Clay (Ron Pearlman) se rabiboche avec Gemma (Katey Sagal) avant de prendre la route et tient le coup avec des injections de cortisone dans les mains.

De son coté, Zobelle (Adam Arkin) profite de l’éloignement des Sons pour harceler Gemma en lui envoyant un des masques de plastique de ses violeurs.

Gemma vacille, se rend chez le fabricant de cigares puis reconnait AJ Weston (Henry Rollins) comme un de ses agresseurs en le croisant dans la rue.

Tremblante, elle piste l’associé de Zobelle jusqu’à son repère de néo nazis et décide de l’assassiner dans des WC avant de se raviser in extremis en l’entendant parler de ses enfants au téléphone.

Même si elle n’a pu se venger, Gemma bénéficie du soutien massif d’Unser (Dayton Callie), son ami d’enfance, qui n’hésite pas à rendre visite à Zobelle pour le menacer de mort.

Se déplaçant en colonne compacte, les Sons ont un accident lorsque la vieille moto retapée de Bobby (Mark Bonne Jr) connait une défaillance et percute Tiger (Kim Coates) qui finit accidenté.

Blessé à la jambe, Tiger doit aller à l’hôpital couvé par Bobby et Mi-couille (Johnny Lewis) mais voit son passé le rattraper puisqu’il est enlevé par trois chasseurs de prime.

Mi-couille piste la camionnette des chasseurs de prime et renseigne Clay et sa bande.

Une violente dispute éclate alors entre Jax (Charlie Hunnam) et Clay, le vieux chef voulant livrer les armes d’abord tandis que son beau fils préfère secourir leur frère d’arme.

Clay semble l’emporter mais chute lourdement de sa moto, victime d’une crise d’arthrite.

Appuyé par le vieux Piney (William Lucking), Jax enrôle Juice (Theo Rossi) et Chibs (Tommy Flanagan) pour foncer tête la première secourir Tiger.

A l’aide d’une dépanneuse conduite par Piney, ils prennent par surprise les chasseurs de prime retranchés dans un motel de l’Oregon et libère Tiger blessé mais heureux.

La livraison d’armes peut alors se faire en toute régularité, même si l’orage gronde entre Clay et Jax avec Opie au milieu.

Lors d’une tentative d’explication, Clay menace Jax de mort si il parle encore de l’affaire Opie.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 2, épisode 4 » se montre plus dur encore que l’épisode précédent.

Un terrible conflit éclate entre Jax et Clay, le vieux lion se sentant menacé dans son autorité et signifiant clairement à son beau fils qu’il le tuerait si il continuait dans sa rébellion, ce qui laisse le clan divisé sur l’issue de cette lutte de pouvoir…

Gemma se montre toujours aussi déchirante en femme blessée incapable d’exaucer pleinement sa vengeance, mais recevant le soutien inespéré et rassurant du vieux flic Unser contre le dangereux Zobelle et son gang d’aryens.

Un épisode donc riche, intense et dramatique comme on les aime !

Sons of anarchy, saison 2, épisode 4 (Kurt Sutter)
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 01:19
Sons of anarchy, saison 2, épisode 3 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 2, épisode 3 », Gemma (Katey Sagal) toujours marquée par son viol, fuit tout contact physique avec Clay (Ron Pearlman) ce qui finit par l’irriter.

Une violente dispute éclate en public devant les studios de Luann (Dendrie Taylor) qui se rebelle contre la présence imposée de Bobby (Mark Bonne Jr) venu éplucher la comptabilité pour se renflouer financièrement après son incarcération.

Ulcéré par le comportement de Gemma qui ose lui tenir tête devant le gang, Clay brise la vitre de sa voiture et boxe la carrosserie avant de parvenir à se contenir devant les larmes de sa femme.

Jax (Charlie Hunnam) est une nouvelle fois obligé d’intercéder pour sécuriser Ima Tite (Kirsten Renton), une prometteuse actrice X qui a le béguin pour lui.

Agressive comme toutes les filles de ce milieu, Ima provoque Tara (Maggie Stiff) qui a absolument tenu à accompagner Jax sur place.

Ethan Zobelle (Adam Arkin) se rend en personne auprès de David Hale (Taylor Sheridan) pour lui arracher son soutien dans la lutte contre les Sons of anarchy.

Hale semble tenir bon contre l’influent nationaliste mais lorsque Jax lui signale que Ernst Darby (Mitch Pileggi) fabrique de la drogue dans un maison près du fleuve, il décide de ne rien faire afin de laisser les néo nazi diffuser de la drogue à Charming afin de discréditer les bikers.

Clay qui sait à présent que Hale roule pour Zobelle prévient Unser (Dayton Callie) afin qu’il reste sur ses gardes et monte une expédition commando contre la fabrique de Darby.

Opie (Ryan Hurst) fait exploser la baraque prenant des risques inconsidérés aux yeux de Jax.

Une fois leur mission accomplie vient l’heure du repos des guerriers avec une fete d’après tournage organisée par Luann.

Bobby qui a découvert qu’elle détournait de l’argent depuis plus de six ans, passe l’éponge après que l’ex actrice lui montre ses prouesses sexuelles et se joint comme tous les autres à la fete à laquelle participe de nombreuses starlettes.

Ima tente d’interdire l’entrée à Tara mais celle-ci s’obstine et fait l’amour avec Jax sauvagement dans les toilettes sous l’œil sidéré de sa rivale, surclassée.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 2, épisode 3 » continue sur son excellente lancée montrant la puissance de la Ligue nationaliste qui semble être parvenue à acheter le shérif adjoint et capable de manipuler des brutes néo nazis pour arriver à ses fins.

Du coté de la vie privée, Gemma sert les dents pour endurer sa souffrance et ne pas faire exploser son couple, tandis que Tara s’impose de plus en plus dans le milieu graveleux des mauvais garçons pour conserver son Jax chéri…

Sons of anarchy, saison 2, épisode 3 (Kurt Sutter)
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 13:32
(R)Evolution (Hammerfall)

Crée à la fin des années 90 à la faveur d’une vague de renouveau du heavy metal des années 80 (Helloween, Iron-maiden, Judas Priest, Manowar), Hammerfall est un groupe suédois existant maintenant depuis près de vingt ans.

Sorti en 2014, « (R)Evolution » est le premier album du groupe que j’ai écouté.

Avec sa pochette médiévale kistch pleinement assumée, « (R)Evolution » débute par « Hector’s hymn » qui sur un tempo rapide et une pluie de riffs made in Sweden, permet au chanteur Joacim Cans, de poser des refrains soutenus par des chœurs guerriers très fédérateurs.

Hammerfall développe la même formule sur « rEvolution » aux aspects mélodiques toutefois plus marqués pour un résultat tout aussi accrocheur.

On enchaine avec « Bushido » beaucoup moins convaincant car plus lent et statique malgré la présence de gros refrains puis « Live life loud » qui demeure en revanche quasi irrésistible par sa simplicité et sa puissance.

Plus de solennité sur le mid tempo épique « Ex inferis » avant un « We won’t back down » beaucoup plus prévisible.

Comme de coutume, place ensuite à la power ballade« Winter is coming » sur laquelle Cans peut s’en donner à cœur joie pour un résultat un peu lourd à digérer.

Les Suédois repartent à l’assaut de leurs châteaux forts avec « Origins » qui n’offre pas grand-chose si ce n’est ses riffs spectaculaires et son dynamisme et deviennent franchement fatiguant avec « Tainted metal » tournant en boucle.

La fin se profile avec « Evil incarnate » qui comme d’habitude place quelques riffs et beaux solos de la paire Oscar Dronjak/Pontus Norgren mais frôle le ridicule par sa grandiloquence boursouflée, puis « Wildfire » qui frappe surtout fort avec ses refrains puissants.

En conclusion, il est assez aisé de cerner Hammerfall en un seul disque et « (R)Evolution » m’aura permis cet exercice sans trop puiser dans mes ressources.

Hammerfall pratique une musique modernisant le heavy/speed allemand des années 80 et utilise jusqu’à l’épuisement toujours la même formule : tempo rapides, grosse production, refrains épiques et chant grandiloquent.

L’exercice peut fonctionner sur deux ou trois titres mais frise l’indigestion sur un album entier ou la terrible linéarité de la musique et un certain sentiment d’exagération un tantinet ridicule ne manquent pas de s’installer.

Pour autant, malgré ses limites évidentes, « (R)Evolution » est une honnête production de heavy de série B (voir C) et mérite une forme de respect.

Pour ma part, pas sur du tout qu’il y ait une seconde tentative avec les Suédois casqués.

(R)Evolution (Hammerfall)
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:21
Sons of anarchy, saison 2, épisode 2 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 2, épisode 2 », Gemma (Katey Sagal) est retrouvée gisante par Unser (Dayton Callie) dans le hangar glauque ou elle a été violée/violentée.

Le vieux shérif la prend en charge mais elle refuse d’aller à l’hôpital et désireuse de se soigner dans la plus grande discrétion, demande à voir Tara (Maggie Stiff) pour des soins sur mesure.

Tara et Unser sont les seuls à être au courant de l’agression mais doivent jurer de ne rien dire à Clay (Ron Pearlman) et Jax (Charlie Hunnam) car c’est le but recherché par la Ligue Nationaliste Blanche.

Tara prétexte des examens pour Abel afin d’emmener Gemma à l’hôpital sous le regard suspicieux de la nouvelle nounou Netta (Cleo King).

Alors qu’elle se fait soigner et examiner, Unser accidente sa voiture afin de faire à croire à Clay à un accident de la route.

Le chef des Sons of anarchy a de son coté fort affaire car l’initiative personnelle de Jax pour faire accuser les One niners du meurtre d’un biker Mayan est sur le point de déclencher une guerre et le pousse à vouloir livrer Laroy Wayne (Tory Kittles) en armes.

Outre ce business délicat, Clay apprend que les studios pornographique de Luann (Dendrie Taylor) ont été perquisitionnés et fermés par l’ATF en une nouvelle vengeance de June Stahl (Ally Walker) contre Otto (Kurt Sutter).

En difficulté l’ex actrice vient demander de l’aide aux Sons, qui ne pouvant la renflouer financièrement, lui envoie Jax, Chibs (Tommy Flanagan), Juice (Theo Rossi) et Bobby (Mark Boone Jr) pour faire pression sur Georgie Caruso (Tom Arnold ) un producteur rival qui menace de lui voler ses actrices.

Entouré de ses gros bras, Caruso ne se laisse pas intimider par la descente des bikers et moleste violemment une actrice en représailles, ce qui pousse Jax et sa bande à une descente musclée armés de battes de base ball et de fusils pour faire fléchir le producteur.

Mais Luann restant vulnérable sans protection, Jax pousse à ce que les Sons investissent dans sa production et lui fournisse un nouveau hangar/studio pour tourner ses films.

Malheureusement la transaction entre les Sons et les Niners échoue par une descente des Mayans qui ont été alertés par les Nationalistes.

Les Mayans volent les armes et blessent Bobby à l’épaule.

Ce nouveau revers met les nerfs en pelote à Clay de plus en plus irrité par les initiatives et contestations de Jax dans la gestion du club.

Pourtant, Gemma parvient à garder le silence sur son agression, contrant ainsi pour le moment des Nationalistes et trouve du réconfort auprès de son fils Jax dans un émouvante scène finale perchée sur le toit de leur maison à contempler les étoiles.

En conclusion, servi par des acteurs charismatiques de plus en plus attachants et par une intrigue de plus en plus prenante, « Sons of anarchy, saison 2, épisode 2 » continue de fasciner.

En femme battue et humiliée faisant face pour l‘intérêt supérieur de sa famille, Katey Sagal trouve ici l’un de ses rôles les plus forts et donne le frisson…

On est aussi de plus en plus fasciné par la rivalité naissante entre Jax et Clay, le jeune lion tendant à prendre la place du male plus âgé et jusqu’alors dominant du clan.

Pour le reste, flics corrompus, producteurs pornos, gangs hispano et black continuent de composer ce charmant paysage faisant parfois oublier la menace la plus sérieuse : l’arrivée de la Ligue Nationaliste Blanche à Charming.

Sons of anarchy, saison 2, épisode 2 (Kurt Sutter)
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:28
The book of Taliesyn (Deep purple)

Beaucoup moins connu que son prédécesseur, « The book of Taliesyn » est le second premier album de Deep purple.

Sorti en 1968 ce qui équivaut à la Préhistoire aujourd’hui « The book of Taliesyn » s’inscrit dans une période durant laquelle Rod Evans était au chant et Nick Sniper à la basse, en lieu et place des membres les plus emblématiques qui feront la renommée du groupe : Ian Guillian et Roger Glover.

Avec son étrange pochette évoquant les obsessions médiévo-celtiques de Ritchie Blackmore, « The book of Taliesyn » débute par « Listen, learn, read on » qui malgré son tempo rapide et son chant relativement agressif pour l’époque est desservi par une production bien trop faiblarde faisant sonner la batterie de Ian Paice comme une claque de moucheron.

Malgré ces défauts rédhibitoires on remarquera déjà l’originalité du chant d’Evans et les refrains d’une implacable efficacité.

L’instrumental suivant, « Wring that neck » met en avant le fantastique toucher de Ritchie Blackmore à la guitare et lance « Kentucky woman » morceau doté d’un groove fantastique sur lequel Evans démontre qu’il était également un chanteur de très bon niveau.

La gifle se poursuit sur le quatrième morceau « Exposition/We can work out » explosion musicale sur laquelle le génie de Jon Lord communie avec la guitare de Blackmore et le style vocal très typé années 60 d’Evans.

Après plus de sept minute de folle créativité et plaisir, le groupe plus de calme avec le mid tempo agréable « Shield » enchainé de la ballade doucereuse un tantinet ringarde « Anthem » qui permettent de reprendre ses esprits.

Pour clore ce second disque Ovni, Deep purple termine par « River deep, mountain high », incroyable délire de plus de dix minutes sur lequel l’auditeur passe par un multitudes d’univers musicaux emplis de pure magie.

En conclusion, bien que sans aucune comparaison avec « Machine head »,
« The book of Taliesyn » n’en est pas moins un album méconnu et passionnant car totalement débridé et différent sur le plan de la créativité artistique.

Même sans la puissance brutale de Gillian au chant, la musique crée par Blackmore/Lord suffit à ensorceler l’auditeur surtout que Rod Evans remplit plus que largement son office dans son style propre.

Rien à jeter donc sur ce disque des années 60 qui mérite largement d’être exhumé des discothèques réelles ou virtuelles, pour le plus grand plaisir des oreilles.

Talent, ambition, détermination semblaient décidément bien présent dès les premiers pas de Deep purple…

The book of Taliesyn (Deep purple)
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 14:12
Machine head (Deep purple)

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, « Machine head » peut être l’album le plus connu de Deep purple n’avait jamais été chroniqué dans ces colonnes, aussi fallait il en ce jour marquant de la mort de la rock star Lemmy Kilmister, rendre cet hommage au rock 'n' roll.

Deux ans seulement après le choc déjà terrible de « In rock », les Anglais sortent cet album à la pochette psyché-métallique aujourd’hui devenu culte.

En guise d’introduction c’est bel et bien « Highway star » qui vient assommer l’auditeur pour l’écriture d’une nouvelle définition du style hard/heavy, avec tempo rapide, riffs durs et chant agressif et poussées vocales éruptives dans les aigus pour produire ce nouveau son révolutionnaire.

Pour se remettre de l'impact initial, on revient à du plus classique avec un blues chaloupé « Maybe I’m a leo » grandement rehaussé par la voix magique de Ian Guillian puis insuffle une belle dynamique au magnifique « Pictures of home » sur lequel on se régale aussi bien du toucher de Ritchie Blackmore que des effets de claviers de Jon Lord.

Le charme continue d’opérer sur « Never before » titre mineur et un peu étrange combinant mélodie et juste ce qu’il faut d’énergie rock pour ne sombrer dans le mièvre.

Puis Deep purple produit ce qui sera son titre le plus connu, « Smoke on the water » entré dans l’histoire en raison de son célébrissime riff de guitare made sorti des aciéries Blackmore and Co.

En pleine créativité débridée, le groupe se fait plaisir sur « Lazy » virevoltant quasi instrumental de plus de sept minutes sur lequel Guillian ne fait qu’une court mais explosive prestation.

Il est alors temps d’aborder la dernière ligne droite du disque composée de « Space truckin » autre bombe hard rock à la puissance irrésistible faisant écho au « Highway star » introductif.

En conclusion, souvent résumé à tort à l‘unique « Smoke on the water », « Machine head » est un album culte et l’un des meilleurs de hard rock des années 70 qui soient.

Court, homogène et doté d’une belle qualité, il peut aisément se laisser écouter en boucle toute une journée durant.

Derrière le talent incroyable du trio Gillian-Blackmore-Glover se crée un son unique, créatif, brillant mais aussi parfois puissant et agressif.

Plus de quarante ans après sa sortie, « Machine head » demeure une référence musicale phare des années 70 et un monument incontournable pour tout amateur de rock music.

Machine head (Deep purple)
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:39
Antidépresseurs : mensonges sur ordonnance (Guy Hugnet)

Sorti en 2010, « Antidépresseurs : mensonges sur ordonnance » est un court ouvrage choc du journaliste Guy Hugnet.

Construit en trois courtes parties, « Antidépresseurs : mensonges sur ordonnance » débute par une critique en règle de la consommation massive d’antidépresseurs dont la France est le champion mondial.

Au début des années 1990 la firme Lilly met en vente un médicament présenté comme révolutionnaire, le Prozac dit pilule bleu ou « du bonheur », qui bénéficiera d’un gigantesque battage médiatique aux Etats-Unis.

Le Prozac est le premier d’une longue liste d’IRS (Inhibiteurs de Recapture de la Sérotonine), sensé corriger les déséquilibres biochimiques des neurotransmetteurs responsables des dépressions.

En réalité, Hugnet met en évidence des études peu concluantes menées dans les années 80 tout d’abord en interne par Lilly puis par la Food Drug Association, mais revues sous un œil plus favorable en raison de l’énorme potentiel commercial du marché des troubles psychiques.

En réalité les résultats seraient à peine meilleurs que ceux d’un placebo, mais surtout révélateurs d'effets secondaires particulièrement nocifs : augmentation de la nervosité, anxiété, insomnie, nausées et même quelques tentatives de suicides du reste minimisées.

Pourtant avec l’appui de Georges W Bush père, le Prozac finit par se voir autorisé par la FDA en présentant de nouvelles études ne respectant pas pourtant les protocoles de tests : patients présélectionnés sans troubles graves, absence de comparaison avec le placebo et surtout administration en parallèle de tranquillisants comme le Valium venant grandement fausser les résultats.

Ces résultats contestés aujourd’hui par certains chercheurs (Irving Kirsch, Blair Johnson, David Healy) et par certains rares psychiatres français, prouveraient que les performances des antidépresseurs (Prozac, Zoloft, Deroxat, Seropram, Effexnor) traiteraient plutôt 20% des cas que les 70% affichés.

Ceci n’a pas empêché le développement faramineux de ces médicaments en France avec la bénédiction des experts de l’Afssaps (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé), se calant sur l’a priori favorable de la FDA malgré les fortes réserves du médecins Hillary Lee, ayant examiné le cas du Zoloft de Pfizer.

Hugnet avance que du fait des restrictions budgétaires, l’Afssaps est surtout rétribuée par les financements des industriels et que la plupart des experts de ces agences ont des liens forts avec ces mêmes industriels.

Appelés « les hommes de mains » ou « mandarins » des groupes pharmaceutiques, ces grands spécialistes mettent leur prestige à leur service en échange de coups de pouces financiers.

C’est donc à grands renforts de dossiers branlants mais soutenus par des personnalités influentes, de campagnes massives de publicité dans des revues médicales ou dans des séminaires toujours gratifiants, que se propage l’idée présumée de l’efficacité de ses traitements.

Les généralistes n’échappent pas au matraquage, étant eux aussi contactés pour participer à des séminaires ou un spécialiste influent vient leur vanter les mérites dudit produit avant que la redoutable machine commerciale industrielle n’entre en action pour pister ensuite les prescriptions effectuées.

Dans une logique de rentabilité, le généraliste aura lui aussi tendance à prescrire des antidépresseurs pour contenter rapidement une clientèle avide de solutions immédiates.

Ce résultat a été obtenu par l’élargissement des maladies psychiques par le très contesté Diagnostical Statistical Manual of Mental Disorders, la norme américaine qui permet aux spécialistes après avoir fait remplir un questionnaire sommaire de classer dans un vaste fourre tout le « trouble dépressif » ou « bipolaire », ce qui ouvre ensuit un boulevard pour les industriels fabricants d’antidépresseurs.

Même si le défaut d’échange en sérotonine semble être un des marqueurs de la dépression, sa correction ne semble pas être la solution miracle annoncée pour résoudre l’origine de ce mal autrement plus complexe.

Mais Hugnet critique la logique de profits de grands groupes pharmaceutiques qui préfèrent investir dans des médicaments peu efficaces, les IRS, promus à coup de millions de dollars de publicité plutôt que de se concentrer sur la recherche de nouvelles thérapies.

Le monde occidentalisé moderne, étant suite à l’effondrement de systèmes de valeurs que sont la religion, la famille ou même l’Etat, se voyant devoir obéir aux diktats de la quête du bonheur permanent, ne peut que souffrir et ainsi constituer la cible idéale pour englober les troubles existentiels source profonde de la condition humaine, sous le vocable commun de « dépression ».

On aboutit ainsi à des systèmes de « bonheur sur ordonnance » que viennent chercher les patients auprès de généralistes soumis comme tout le monde à l’ère du temps.

Les femmes paraissent plus que les hommes être la cible des médicaments, par leur propension naturelle à prendre plus soin d’elles mais également par le relai des psychologues des magazines féminins.

Pourtant comme l’explique la seconde partie du livre, les effets secondaires des antidépresseurs existent bel et bien : euphorie, agitation, manie, hystérie avec dans certains cas des aggravations brutales pouvant conduire au suicide du patient.

L’influence des grands groupes n’a pas empêché certains procès retentissants aux États-Unis après des crimes ou des suicides commis suite à une mauvaise réaction aux antidépresseurs.

En France, la chape de plomb est de rigueur et semble masquer selon le journaliste entre 3000 et 4000 cas de suicides dus aux antidépresseurs.

L’autre risque principal après la suicide est la dépendance aux antidépresseurs, comme peut l’être celle à la morphine, aux barbituriques, au haschisch, au tabac et à l’alcool.

Là encore, après vingt ans de mise sur le marché, peu de mises en garde sont effectuées auprès des patients qui se voient prescrits des traitements à vie sans réelles améliorations, alimentant le trou de la sécurité sociale et les profits industriels.

Fort heureusement la dernière partie évoque des pistes pour aller mieux sans avoir recours nécessairement aux antidépresseurs ni de manière encore plus provocante aux psychiatres, qui au cours d’un douloureux processus d’introspection mettent à nue des blessures de notre passé sans apporter de compensation pour les supporter.

L’activité physique contient des vertus nécessaires au rétablissement mais de manière plus complexe, est constaté l’effet réel du placebo sur l’organisme tout comme la confiance mise dans le médecin, considéré comme le sorcier des temps modernes.

Une autre approches basée sur le culte afro-brésilien de l’Umbanda, visant à extérioriser les troubles via des cérémonies dirigées par un medium est évoquée pour tenter de briser une approche 100% scientiste, conduisant selon le journaliste à l’échec pour le traitement des maladies mentales.

Enfin, pour terminer, s’intéresser aux enseignements des philosophes grecs redécouverts dans nos société modernes par l’intermédiaire de personnalités médiatiques comme Michel Onfray (qu’aime moins lorsqu’il commente le terrorisme islamique), peut également présenter une source importante de bien être intérieur.

En conclusion, ouvrage courageux, « Antidépresseurs : mensonges sur ordonnance » a pour principal mérite de mettre noir sur blanc ce que la plupart des gens ayant connus des proches dépressifs ou étant eux même victimes de cette maladie, c’est-à-dire l’inefficacité à long terme des traitements médicamenteux.

Sans dénigrer à tout prix les progrès importants de la biochimie, cette approche semble t il trouve ses limites dans le traitement des maladies mentales et il semble donc illusoire voir dangereux de mentir au grand public en lui promettant une guérison rapide dans 70% des cas comme c’est actuellement le cas.

Bien évidement on se doute que comme dans tout business générant des milliards de dollars, des collusions/pressions existent entre pouvoirs politiques, groupes industriels, chercheurs et médecins, mais les industriels ne font pour moi qu’exploiter un filon d’une société occidentale causant dans la plupart des cas sa propre souffrance par sa poursuite d’idéaux inatteignables : richesse, jeunesse, beauté, bonheur éternels centrés sur un individualisme autodestructeur.

Sans doute pour ne pas plomber encore davantage le moral du lecteur, Hugnet propose une dernière partie plus positive, avec des solutions simples brisant parfois quelques tabous comme la toute puissance du médecin ou de la psychothérapie, certes sans doute non décisives à elles seules, parfois plus contraignantes à mettre en œuvre mais certainement moins destructives que l’absorption massive de médicaments aux bénéfices et effets secondaires incertains…

Antidépresseurs : mensonges sur ordonnance (Guy Hugnet)
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Published by Seth - dans Psychologie
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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 12:01
Sons of anarchy, saison 2, épisode 1 (Kurt Sutter)

C’est avec un immense plaisir que je vais m’attacher à la chronique de « Sons of anarchy, saison 2, épisode 1 » de toujours Kurt Sutter.

Nous sommes en 2009 et le premier épisode offre un excellent prétexte à Opie (Ryan Hurst) pour étancher son désir de vengeance suite à l’assassinat de sa femme Donna.

Les Niners étant hors de cause, Clay Morrow (Ron Pearlman) oriente la colère d’Opie sur un membre des Mayans.

Un commando de quatre hommes est mis sur place pour coincer l’homme, l’honneur de la mise à mort revenant à Opie.

Prudent, Jax Teller (Charlie Hunnam) qui sait que Clay est le véritable commanditaire, accompagne Tiger (Kim Coates) et Chibs (Tonny Flanagan) dans l’expédition vengeresse.

Le malheureux biker et finalement serré non sans une belle résistance.

Mais lorsqu’Opie s’apprête à l’interroger pour savoir s’il est réellement le meurtrier de Donna, Tiger intervient et tue le motard afin de couper court aux éventuelles dérives, Jax prenant sur lui l’évacuation du corps.

Seul lui, le sheriff Hale (Taylor Sheridan) et Piney (William Lucking) savent que Clay les a manipulés pour protéger Opie en pleine dérive depuis la mort de sa femme.

En tant que chef de gang, Clay se doit cependant d’aller de l’avant, et est contraint d’accepter temporairement le croit il de convoyer des armes à Washington pour l’IRA afin de renflouer les finances de son clubs toujours dans le collimateur de l’ATF.

Mais cet accord forcé n’est pas son principal problème puisqu’une nouvelle menace fait son apparition, deux hommes appartenant à la Ligue Nationaliste Blanche, viennent le menacer directement car son trafic d’armes avec les Noirs et les Mexicains les dérangent.

Leur chef Ethan Zobelle (Adam Arkin) et son associé AJ Watson (le rocker Henry Rollins) utilisent la couverture d’un magasin de cigares devant ouvrir à Charming pour s’imposer en cherchant l’appui de l’homme d’affaires Jacob Hale (Jeff Kober), le frère du sheriff et du gang de néo nazis d’Ernst Darby (Mitch Pileggi), sensé leur obéir malgré une doctrine moins centrée sur la pureté de la race.

Lors de la fête donné pour le retour de Bobby (Mark Bonne Jr) finalement libéré après l’intimidation du principal témoin, Clay se trouve directement menacé par les deux hommes et leur répond sans se laisser démonter.

Il ignore que peu après cette entrevue musclée, il font enlever sa femme Gemma (Katey Sagal) et la font violer par des hommes masqués dans un hangar glauque.

L’épisode se termine sur la vision de Gemma brisée par ses tortionnaires et celle de Jax rentrant épuisé nerveusement auprès de Tara (Maggie Stiff) en lui avouant avoir tué un homme aujourd’hui…

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 2, épisode 1 » relance habilement la machine en opposant bikers et organisation néo nazi d’un niveau autrement plus puissant que les petites frappes de Darby.

Le malaise reste visible pour Opie et on se doute bien que ni les Mayans qui viennent de perdre un de leur hommes injustement assassiné ni l’ATF ne vont pas non plus baisser les bras dans la traque des Sons of anarchy.

Du souci à se faire en perspective pour Clay et un intrigue se densifiant de manière toujours plus impressionnante au fil des épisodes, pour le plus grand plaisir du spectateur !

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 10:42
So far, so good, so what (Megadeth)

Des quatre groupes fondateurs du thrash californien du début des années 80, Megadeth est assurément celui que j’aime le moins.

Nous sommes déjà en 1988 et le rival de Metallica sort « So far, so good, so what » à la pochette aussi fauchée que militairement provocatrice.

Jeff Young prend la place de second guitariste derrière sa majesté Dave Mustaine et Chuck Behler celle du batteur sortant respectivement les deux membres fondateurs Chris Poland et Gar Samuelson.

Ce troisième album début par un instrumental « Into the lungs of hell » ni assez intense, ni assez original ou ni assez mélodique pour frapper les esprits.

Il faut également attendre une entrée en matière plutôt longue sur « Set the world afire » pour voir le disque démarrer par de folles cavalcades de guitares sur lesquelles Mustaine a les plus grandes peines à (im)poser sa petite voix nasillarde.

Difficile de se caler surtout qu’après les six minutes particulièrement décousues du morceau précédent, surgit un reprise des Sex pistols, « Anarchy in the UK » rappelant l’influence du punk anglais sur les thrashers US.

Megadeth continue de balbutier son trash rapide et informe sans réellement proposer de point d’accroche à l’auditeur qui encaisse de rang « Mary Jane » et « 502 », sur lesquels se superposent grincements de dents du chanteur, riffs débités au kilomètres agrémentés de quelques solo explosifs sortant de nulle part.

Si « In my darkest hour » reste plus notable en raison de son tempo plus posé, « Liar » se montre difficile à supporter en raison de son chant atroce.

On conclue sur « Hook in mouth » plus réussi en raison de sa puissante dynamique de ses riffs indestructibles et de ses effets sonores caverneux.

En conclusion, sans remettre en question la propension de Megadeth à cracher des riffs thrash, je n’ai pas du tout apprécié « So far, so good, so what » qui ressemble pour moi à un album de démo sur lequel on remarque un ou deux morceaux en sus de la reprise (réussie) des Pistols.

Desservi par un son pourri et par la voix de Mustaine éternel point faible à mon sens du groupe, Megadeth balance une mixture assez indigeste de sept titres certes violents mais trop peu linéaires et peu structurés pour atteindre son objectif.

A réserver donc aux fans les plus intégristes du groupe ou amateurs de thrash brut de fonderie mais pour ma part album à oublier rapidement.

So far, so good, so what (Megadeth)
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Published by Seth - dans Thrash Metal
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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 11:49
Mémoires de nos pères (Clint Eastwood)

Retour à plus de classicisme avec « Mémoires de nos pères » de Clint Eastwood.

Sorti en 2006 d‘après un livre de James Bradley et Ron Powers, « Mémoires de nos pères » évoque la première partie de la bataille d’Iwo Jima ou en 1944, les soldats américains luttèrent durement pour prendre cette ile stratégique défendue jusqu’à la mort par les Japonais.

Le réalisateur suit à travers diverses temporalités, l’événement largement médiatisé de l’érection d’un drapeau américain sur le mont Suribachi, au sommet de l’ile, sensé représenté le symbole de l’héroïsme victorieux des Marines.

On suit les trois soldats qui entrerons à la postérité, l’infirmier John Bradley (Ryan Philippe), René Gagnon (Jesse Badford) et l’indien Ira Hayes (Adam Beach) dans leur préparation sommaire puis au cours de l’assaut contre l’ile après un bombardement réduit de l’aviation et de la marine.

Les soldats japonais enterrés pour échapper aux bombardements, attendent en effet de pied fermes les Américains et les cueillent à leur arrivée sur l’ile, déchainant, mitrailleuses et canons embusqués contre eux.

Les pertes sont énormes et les hommes à découvert fauchés brutalement.

Mais sous l’impulsion de sous officiers valeureux comme Mike Strank (Barry Pepper), les Marines continuent d’affluer délogeant leurs ennemis au lance flammes et certaines fois au corps à corps dans leurs trous.

Ils découvrent la détermination des Japonais, qui préfèrent se suicider à la grenade plutôt que de subir le déshonneur d’une capture.

En parallèle de la violence d’un assaut de la Seconde guerre mondiale, Eastwood présente le retour des trois héros aux Etats-Unis, devenus des symboles américains en raison de l’épisode du drapeau.

Mais en réalité, aucun d’entre eux n’a planté le fameux drapeau original et les hommes photographiés sont en réalité tous morts peu après.

La photo trouble certaines familles de disparus comme les Hansen, qui identifie leur fils Hank (Paul Walker) présenté à tort comme Harlon Block (Benjamin Walker).

Soumis à la pression des généraux et des politiques, les trois héros se prêtent à des opérations de propagande visant à récolter des fons pour poursuivre la guerre.

Ira vit très mal cette situation et se sentant comme un imposteur, se réfugie dans l’alcool provoquant des situations embarrassantes qui oblige les services de communication à le sortir discrètement de la propagande.

Après la fin de la guerre, ils retombent dans l’oubli, Ira finissant dans une vie de misère rongé par l’alcool après avoir voulu parler au père d‘Harlon, tandis que les autres trouveront des petits jobs alimentaires, à l’exception de René qui prospèrera dans une entreprise de pompes funèbres.
Sur son lit de mort, il raconte à son fils ses derniers flash backs d’Iwo Jima, la mort de son ami Iggy (James Bell) tué par les Japonais et une curieuse baignade improvisée après le planté du drapeau.

En conclusion, sans être aussi audacieux et avant gardiste que « Lettres d’Iwo Jima » qui racontera le même évènement vu par les Japonais, « Mémoires de nos pères » est un film brillant, solidement mis en scène dans de grandes scènes de bataille ou la violence, la cruauté et l’injustice des combats ne nous sont pas épargnés.

Eastwood traite efficacement et sobrement son sujet en creusant derrière le mythe américain fabriqué de toutes pièces pour chercher l’humanité de trois jeunes hommes ayant fait de leur mieux pour survivre dans une situation qui les dépassaient.

Un peu trop classique pour être génial « Mémoires de nos pères » reste néanmoins une belle œuvre d'un très grand réalisateur n'ayant pas peur de se frotter à des sujets ambitieux.

Mémoires de nos pères (Clint Eastwood)
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Published by Seth - dans Histoire
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