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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:37
Sons of anarchy, saison 3, épisode 10 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 1, épisode 10 », June Stahl (Ally Walker) l’agent de l’ATF change radicalement de tactique et s’en prend aux maillons faibles du gang de Clay Morrow (Ron Pearlman) : les femmes.

Tara (Maggie Stiff) est questionnée sur ses allées et venues au sein du gang, sur son parcours universitaire brillant à San Diego pour un retour minable à Charming pour tomber selon Stahl bien bas en raison d’un vieil amour de jeunesse sans avenir pour le voyou Jax (Charlie Hunaman).

Donna (Sprague Grayden), la femme d’Opie (Ryan Hurst) en grave désaccord sur la décision de son mari d’abandonner un métier normal de bucheron pour rejoindre le gang, est également approchée par Stahl mais ses cibles privilégiées sont Luann (Dendrie Taylor) et Cherry (Taryn Manning) emprisonnées pour faire pression sur le taulard Otto Delaney (Kurt Sutter) et le jeune Prospect (Johnny Lewis).

Juste avant d’être incarcérée, Cherry tente de parler désespérément à Emma (Katey Sagal) et lui révèle être en réalité un femme mariée poursuivie pour abandon de domicile conjugal et l’incendie de sa maison.

Stahl qui a délogé Unser (Dayton Callie) de son commissariat, travaille au corps Otto pour qu’il balance ses amis dans l’espoir d’une libération conditionnelle.

Sentant sa perte arriver, Clay s’unit avec Unser pour sortir de ce traquenard qui les menace tous les deux.

Avec la complicité du vieux policier corrompu, il fait entrer Jax dans la prison, qui avertit Luann pour qu’Otto ne dise rien et ému par le désespoir de Cherry accepte de la faire évader pour ne pas qu’elle parle.

Clay déploie une contre attaque cinglante, amenant Otto à agresser Stahl en prison au moment de signer sa déposition et faisant évacuer Cherry par le dévoué Happy (David Labrava) dans un autre état.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 10 » décrit une offensive de masse de Stahl contre les Sons en évoquant un loi spéciale permettant de lier plusieurs affaires entre elle pour les faire tomber.

Elle se montre proche de réussir mais le rusé Clay, peut avec l’aide du vieux shérif corrompu à sa main, déjouer ses plans et lui faire payer cher sa manœuvre.

La guerre entre Stahl et Morrow parait encore monter d’un cran dans la haine.

Autre information, la fragile et paumée Cherry est évacuée sans trop de remord de la série… On attend avec impatience la suite !

Sons of anarchy, saison 3, épisode 10 (Kurt Sutter)
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:12
Sons of anarchy, saison 1, épisode 9 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 1, épisode 9 » Clay Morrow (Ron Pearlman) panse ses blessures de l’attaque surprise des Mayans et prépare sa riposte.

Blessé à la fesse, l’Irlandais Cameron (Jamie Mc Shane) est caché dans l’arrière cours des Sons of anarchy mais soumis à une hémorragie voit son pronostic vital engagé.

Avec la complicité du shérif Unser (Dayton Callie) qui coffre Darby (Mitch Pileggi) le chef des Nords lui aussi visé par l’attaque, Clay obtient des informations sur les véritables intentions des Mayans et parvient à le dissuader de représailles.

Unser accepte de lui ramener aussi Marcus Alvarez (Emilio Rivera), le leader des Mayans pour une explication en tête à tête.

Voulant préserver Charming d’une guerre civile perturbant son précieux business, Clay propose à Alvarez d’oublier sa revanche et de lui vendre des armes pour prendre le dessus sur le gang black des Niners en échange d’une neutralité contre les activités de Sons of anarchy au Nevada.

Cette décision passe difficilement auprès des Sons, mais emporte l’adhésion lorsque Clay annonce qu’il fera exécuter Essai (Kevin Alejandro) le propre fils d’Alvarez, responsable du raid meurtrier.

De son coté, Jax (Charlie Hunaman) se remet à grand peine du meurtre de Kosh (Jay Karnes) et parvient à calmer les remords de Tara (Maggie Stiff).

Kosh est enterré dans un endroit discret et Jax réintègre ensuite le gang malgré l’hostilité de Emma (Katey Sagal) à l’encontre de Tara.

Marcus accepte sans sourciller l’exécution de son fils d’un coup de couteau en pleine tête par Happy Lowman (David Labrava) et Tara est finalement appelée au secours pour secourir le malheureux Cameron, enfin tiré d’affaire.

A la fin de l’épisode, Opie (Ryan Hurst) connait une nouvelle défaillance en hésitant au moment d’abattre le chef de la sureté portuaire d’Oakland, responsable de la mort de Michael, le prédécesseur de Cameron dans l’IRA et c’est Bobby (Mark Boon Jr) qui réalise l’exécution présentée comme un acte fort vis-à-vis des Irlandais.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 9 » montre les talents de politicien de Clay, qui refusant de céder à une sanglant des guerre des gangs qui décimerait ses hommes et anéantirait son juteux business, préfère jouer la négociation avec ses rivaux mortels des Nords et des Mayans.

Les rebondissements se succèdent, la disparition de Kosh, le sauvetage de Cameron, le rapprochement de Tara au sein du groupe malgré Emma et enfin un nouvel échec d’Opie…

On se régale dans cette partie d’échec plus subtile qu’il n’y parait…

Sons of anarchy, saison 1, épisode 9 (Kurt Sutter)
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 12:34
The incredible Hulk volume 1, n°456 (Peter David, Adam Kubert, Joe Kubert)

Léger saut temporel en 1997 avec « The incredible Hulk, volume 1, n°456 ».

Peter David est toujours aux commandes du scénario mais les frères Kubert Adam et Joe ont pris la place du surdoué Gary Frank aux dessins.

A la Nouvelle Orléans, Rick et sa petite fille du futur Janis Jones sont contactés par Crusher Creel alias l’Homme absorbant, qui cherche de l’aide contre un Hulk possédé par le mutant Apocalypse.

Usant de ses immenses pouvoirs psychiques issus de la technologie des Célestes, Apocalypse a en effet soumis Hulk à sa volonté en pénétrant ses failles mentales et se subsistant à son père dans sa quête profonde de reconnaissance.

Tandis que Betty la femme de Bruce Banner retrouve son père le Général Ross enfin assagi dans sa quête éperdue contre Hulk, Apocalypse fait voyager Hulk dans le temps lui montrant ses origines dans l’Egypte des pharaons.

L’Homme absorbant a en réalité été contacté par Ozymandias, l’ex fidèle serviteur d’Apocalypse qui a trahi sous maitre par crainte de ses projets fous de contrôle de l’humanité.

Mais ceci ne suffit pas empêcher l’attaque en pleine Egypte de ce nouveau Hulk devenu War, un combattant casqué armé d’une épée et d’un fouet.

Capable de déplacer des pyramides, Hulk détruit par les pouvoirs de son épée l’Homme absorbant mais se retrouve nez à nez avec le puissant Fléau, allié de Creel dans la coalition dirigée par Ozymandias.

En conclusion, « The incredible Hulk, volume 1, n°457 » est une nouvelle aventure incroyablement excitante dans laquelle Hulk devient le pion de luxe du plus puissant mutant qui soit, Apocalypse qui en plus d’assoir son contrôle mental sur lui, augmente encore ses pouvoirs au point de balayer le pourtant redoutable Homme absorbant.

Ce numéro laisse le lecteur pendant dans le décor somptueux des pyramides d’Egypte, face au renfort inattendu et formidable que représente le Fléau…

Meme si les frères Kubert n’égalent pas le graphisme génial de Frank, on ne peut que vibrer d’émotion et d’excitation devant cette aventure mettant aux prises des super héros/criminels aussi excitants !

The incredible Hulk volume 1, n°456 (Peter David, Adam Kubert, Joe Kubert)
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 10:29
The incredible Hulk volume 1, n°423 (Peter David, Gary Frank)

La suite évidemment en 1994 avec « The incredible Hulk volume 1, n°423 » de toujours Peter David (scénario) et Gary Frank (dessins).

Avalés d’une traite par le Hoarfen, Hulk et Vali Halfling se retrouvent dans le royaume des morts asgardien ou Héla les accueille.

Mais comme aucun d’entre eux ne souhaite rester sur place, la déesse déchaine contre eux ses hordes de guerriers morts qui déferlent sur Hulk et manquent de le submerger malgré sa légendaire puissance physique.

Fort heureusement dans le monde des vivants, le Thor roux affronte courageusement le Hoarfen dans le but de libérer son allié.

Plusieurs combats se déroulent donc en parallèle avec d’un coté, Hulk luttant pour ne pas mourir dans les affres de l’Enfer, de l’autre Thor et ses alliés nordiques ou grecs contre le Hoarfen et enfin quelques géants de glace désireux de dévorer Andromède, fort heureusement rappelés à l’ordre par leur roi Siingard.

La solution va venir de Vali qui amadoue Héla qui finit par lui accorder un répit et le laisse quitter son royaume avec son musculeux compagnon.

Sorti de la gueule du Hoarfen, Hulk profite de l’effet de surprise pour lui casser la mâchoire et le neutraliser.

Grand seigneur Thor téléporte à l’aide de son marteau les membres du Panthéon sur Terre, ou Vali est néanmoins retenu par ceux qu’il considère comme ses enfants.

En conclusion, l‘action rythme toujours « The incredible Hulk volume 1, n°423 » qui malgré une intrigue toujours tirée par les cheveux, réussi à tenir en haleine par son action non stop et l’inventivité de ses mondes.

On prend plaisir à voir Hulk combattre en Enfer et ce Thor roux affronter une créature mythologique hors de toute proportion.

Mention spéciale également à la qualité graphique de Gary Frank qui fait passer ce Hulk des années 90 dans une nouvelle dimension, beaucoup plus moderne qui lui va fort bien !

The incredible Hulk volume 1, n°423 (Peter David, Gary Frank)
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 10:11
The incredible Hulk volume 1, n°422 (Peter David, Gary Frank)

On passe en 1994 avec « The incredible Hulk volume 1, n°422 » de Peter David (scénario) et Gary Frank (dessins) dans le plus pur univers des légendes nordiques si chères à Marvel dans lequel Hulk aidé de ses alliés surhumains (Cassiopée, Andromède, Hector) appartenant comme lui au groupe du Panthéon, affronte en Asgard un Thor roux qu’il prend à tort pour un imposteur.

Alors qu’un combat brutal a lieu en Asgard, au royaume des géants de glace, le roi Siingard fait allégeance au fils de Loki Vali Halfling, le met en garde contre un Hulk et sa bande, sensés représenter un péril pour son royaume.

Le combat entre Hulk et Thor se solde finalement par un statu quo et une fraternisation entre les belligérants, surtout une fois l'arrivée des amis du dieu du tonnerre (Hogun, Fandral et même le gros excentrique Volstagg).

Lorsque la bande réunifiée va chercher Vali qui se fait nommer Agamemnon, elle se heurte à l’opposition farouche de Siingard qui déchaine un loup géant appelé le Hoarfen contre eux.

Sans même avoir le temps de réagir, Hulk et Vali sont avalés d’une bouchée par l’énorme animal mythique.

En conclusion, « The incredible Hulk volume 1, n°422 » est assez difficile à prendre en cours de route en raison d’une intrigue complexe mélangeant allégrement dieux nordiques, grecs et équipes de super héros.

Malgré cette mayonnaise un peu lourde à digérer, on reste ébahi par l graphisme moderne, puissant et magnifique de Gary Frank qui réussit à humaniser le personnage d’un Hulk « raisonnable » sans lui enlever de son inarretable force physique magnifiquement mise en valeur dans le choc « muscles contre marteau » avec Thor.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 17:38
The incredible Hulk volume 1, n°261 (Bill Mantlo, Sal Buscema)

En 1981 sort « The incredible Hulk volume 1, n°261 » de Bill Mantlo (scénario) et Sal Buscema (dessins).

Dans cet épisode, Hulk arrive épuisé sur une ile de Pâques après des jours entiers de nage dans l’Océan Pacifique.

Transformé sous le coup de la fatigue en Bruce Banner, il git évanoui sur l’ile sans douter que l’Homme absorbant, qui a trouvé un refuge solitaire dans cet endroit après avoir été vaincu par les Vengeurs, l’a détecté.

Alors que son ami Rick Jones tente de le localiser, Banner est entrainé par l’Homme absorbant dans une grotte afin qu’il ne révèle pas le secret de sa cachette au monde extérieur.

Profitant d’un assoupissement de son geôlier, Banner tente de s’échapper mais est rattrapé puis bloqué dans une étroite galerie.

Sous l’effet du stress, Banner se transforme en Hulk et un terrible combat s’engage contre l’Homme absorbant devenu complètement paranoïaque dans sa peur des Vengeurs.

Au cours du combat, l’Homme absorbant décide d’acquérir les propriété de l’ile, voir de la géologie du globe pour prendre sa revanche sur les Vengeurs.

Perdu dans ses rêves de grandeur, il se déconcentre et se trouve projeté par Hulk dans la mer ou le choc lui fait perdre conscience.

Hulk reste donc seul sur l’ile à mesure que son adversaire réduit à l’état d’ile vivante, dérive sur l’océan.

En conclusion, « The incredible Hulk volume 1, n°261 » est un court classique de l’incroyable Hulk relatant sa première rencontre avec celui qui deviendra un de ses plus grands ennemis, le terrible Homme absorbant dont les pouvoirs défiant l’entendement sont toujours au final battus par un mélange de chance ou de manque de lucidité de son esprit limité.

On se régale devant cet affrontement de deux forces de la nature au milieu de l’Océan avec le style puissant et dynamique de Sal Buscema.

Classique on vous dit !

The incredible Hulk volume 1, n°261 (Bill Mantlo, Sal Buscema)
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 22:20
Histoire du mal de vivre, de la mélancolie à la dépression (Georges Minois)

Poursuite de la thématique autour de la dépression avec « Histoire du mal de vivre, de la mélancolie à la dépression » de l’historien Georges Minois.

Sorti en 2003, ce monumental ouvrage retrace comme son nom l’indique toute l’histoire chronologique de cette maladie complexe, effrayante et souvent incomprise.

Dans ce domaine les premières sources nous viennent comme souvent de l’Antiquité ou les grands penseurs Mésopotamiens, Égyptiens ou Grecs avaient déjà cerné ce problème vieux comme l’humanité.

Certains textes de l’Ancien testament comme le livre de Job, l’Évangile de Saint Thomas ou de l’Ecclésiaste de Qohelet, abordent également de manière troublante la question du mal de vivre au point de devenir embarrassants plus tard pour l’Église.

Certains philosophes grecs sont également connus pour leur pessimisme comme l’école cynique ou sceptique, franges dures du stoïcisme mais Aristote laissera une impression durable en la matière en associant la mélancolie avec le génie intellectuel faisant les grands hommes.

D’un point de vue médical, Hippocrate créera la première théorie organiste du genre, en associant mal être et excès d’une substance imaginaire appelée bile noire.

Ceci sera complétée par une vision astrologique faisant de l’influence de la planète Saturne, la cause principale de ce comportement triste, brillant et parfois dangereux de certains hommes d’exception.

Les Romains Lucrèce et Sénèque apportent leurs pierre à l’édifice dans une Rome en proie aux guerres civiles en parlant de « fatigue de vivre », allant jusqu’à apporter par leurs fins de vie tragique une légitimation du suicide.

Un tournant important s’opère au Moyen-âge, ou l’influence du Christianisme assimile l’acédie à une possession du Diable.

Le phénomène frappe d’abord les ermites opérant de longues retraites dans le désert égyptien ou dans des monastères, ou la solitude, la monotonie austère, la privation de liens sociaux et d’activités rend fou.

Face à ses récits, l’Église réagit par la fermeté, condamnant les malades trop faibles pour résister à l’appel du Démon, mais se montrant aussi parfois contradictoire en prônant pour guérir une vie pratique à l’opposée des pratiques monastiques.

Mais l’influence de l’Église va pousser à condamner et diaboliser les dépressifs, avec notamment des positions de plus en plus fermes à l’égard des suicidés condamnés à la damnation et interdits d’enterrement chrétien.

A la fin du Moyen-âge (XIV et XV ième siècle), les calamités qui s’abattent sur l’Europe (Guerre de cent ans et épidémies de peste) ainsi que le schisme de la chrétienté, aboutissent à un regain bien compréhensible du mal de vivre, qu’expriment les écrits de poètes comme Pétrarque ou de nobles lettrés.

Plus tard, la Renaissance qui favorisera les progrès scientifiques, les arts et la libre pensée, aboutira à une revalorisation de la condition du mélancolique.

Le paradoxe est que plus l’homme devient intelligent, plus il s’aperçoit de la petitesse de sa condition de mortel et plus il en souffre.

Mais certains artistes trouvent en cette souffrance la force d’alimenter leur génie créatif.

Les peintres (Michel-Ange, Durer, Bosch, Bruegel) ou ceux des Vanités n’hésitent pas à aborder le sujet dans des œuvres aujourd’hui devenu célèbres par leur profond pessimisme.

Du coté de la littérature, si Shakespeare reste le maitre incontesté des interrogations existentialistes, les langues se délient également, que ce soient auprès l’Italien Marsile Ficin, de l’Allemand Cornelius Agrippa ou de l’Anglais Robert Burton qui publie un colossal ouvrage « Mélancolie » largement inspiré de sa propre vie d’artiste mélancolique frustré et malheureux.

En réalité, chaque esprit un tant soit peu éclairé traite d’une manière ou d’une autre du sujet, Saint Simon dans ses « Mémoires » cruelles pour les gens de cour, vivant dans un monde d’apparences et de rivalités ou le stresse conduit à la dépression ou les grands philosophes comme Montaigne, Diderot, Pascal, Voltaire ou Malebranche.

L’époque dite des Lumières met aussi en évidence que le mal de vivre ne touche pas que les intellectuels coupables d’oisiveté et de trop penser, mais également les hommes de conditions modestes qui alimentent les statistiques des suicidés.

Le romantisme italien (Leopardi), français (De Musset, Châteaubriand, Verlaine, de Nerval) et anglais (Shelley, Keats, Byron) du XVIII ième siècle notamment autour du personnage de Werther créer par Goethe, va conduire à une érotisation gothique du mal de vivre.

Portée par des artistes aussi talentueux, la contagion gagne des jeunes cœurs rapidement lassés de l’existence.

Le mouvement d’industrialisation massif du XIX ième siècle crée son lot de stress et produit de véritables génies nihilistes comme Kierkegaard, Dostoïevski, Nietzsche et Maupassant dont les œuvres radicales et sombres sont connues pour leur pessimisme.

Si l’horreur des guerres mondiales de la première moitié XX ième siècle masquera provisoirement cette tendance en activant une puissante pulsion de vie chez les belligérants, le stress post traumatique de ces conflits conduira certains artistes au désespoir comme Stefan Zweig ou Primo Levi, auquel répondra le profond mal être de Sartre et Cioran.

Les avancées de la médecine avec l’invention de la psychanalyse de Freud et Lacan auront certes un profond impact sur la prise en compte des maladies mentales mais aboutiront à la prise de conscience de l’ampleur de ce mal du siècle, inondant par son flot de malades des médecins dépassés ayant de plus en plus recours à une stratégie médicamenteuse.

Le paradoxe est que notre société centrée sur la liberté, la consommation, la performance, la jeunesse, la beauté, la suractivité, le festif et l’inutile, comme sources de bonheur à tout prix, produit un nombre endémique de dépressifs incapables d’adhérer à ses valeurs artificielles.

Privés de cadre spirituel, étatique ou parental, les hommes évoluent sans repère face à eux même et se noient parfois dans une sourde angoisse indescriptible qui les dévore de l’intérieur, ou les faits basculer dans des courants radicaux (sectes ou religions intégristes).

En conclusion, « Histoire du mal de vivre, de la mélancolie à la dépression » n’est pas un ouvrage de nature enjouée mais une compilation monumentale soigneusement analysée qui montre de manière claire que le mal de vivre ou « dépression » a toujours fait partie de la nature profonde de l’homme en tant qu’animal pensant.

Le mal a certes revêtu plusieurs formes suivant les époques, étant farouchement réprimé durant les longs siècles du Moyen-Age dominés par le Christianisme alors que l’Antiquité se montrait comme souvent plus éclairée sur la question.

Aujourd’hui associée à une faiblesse incompatible avec nos idéaux de « gagneurs » faisant du dépressif un pestiféré social qu’on prétend guérir à grand coups de médicaments faisant la joie des grandes industries pharmaceutiques, la mélancolie était pourtant associée à la Renaissance et dans l’Antiquité au génie créatif et recouvrait de fait une dimension plus positive.

Romantique ou nihiliste, la mélancolie est une tendance naturelle de l’homme qu’il serait stupide de vouloir nier ou combattre à tout prix.

Mais si l’état de bonheur permanent est une absurdité, celui de malheur permanent l’est tout autant.

Incapable de comprendre le pourquoi de sa présence sur Terre, soumis aux aléas de sa fragile constitution de mortel face à des forces divines ou naturelles qui surpassent infiniment ses capacités, l’homme n’a pas pour moi d’autre solution que de mener sa vie avec un sens profond de l’éthique (au sens morale du terme) et de ses responsabilités vis-à-vis de son environnement humain ou naturel, en assumant de subir des échecs, des souffrances comme processus naturels de sa construction physique, psychique et spirituelle…

Histoire du mal de vivre, de la mélancolie à la dépression (Georges Minois)
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 18:41
Le colosse de Rhodes (Sergio Léone)

Sorti en 1961, « Le colosse de Rhodes » est surtout notable pour etre le tout premier film réalisé par Sergio Léone.

Bâti sur une trame classique, « Le colosse de Rhodes » raconte dans l'Antiquité sur l’ile grecque du même nom, les aventures de Darios (Rory Calhoun) chef militaire athénien qui tombant sous le charme de Diala (Lea Massari), la fille de l’architecte ayant crée l’immense statue gardant l’entrée du port, découvre par hasard l’existence d’un complot fomenté par le second de l’ile Thérion (Conrado Saint Martin) contre le roi Xerxès (Roberto Carmadiel) afin de la livrer aux Phéniciens.

Capturé, Darios est finalement libéré par les rebelles emmenés par leur chef Pélioclès (Georges Marshall).

Mais le groupe qui tente de fuir de nuit au moyen d’une trimère pour prévenir les Athéniens est rattrapé après le naufrage de leur embarcation.

Se sachant condamnés à être exécutés lors d’une fête religieuse, les rebelles se révoltent et parviennent après une terrible bataille à tuer les gardes de Thérion.

Pélioclés a alors comme idée de libérer les meilleurs soldats de Rhodes mais doit pour ceci envoyer un commando actionner un mécanisme situé dans le colosse afin d’ouvrir les portes de leur prison.

Darios semble faire cavalier seul, retrouvant Diala, qui accepte de le mener à l’intérieur du colosse pour lui montrer ses secrets mais le livre aux hommes de Thérion qui a dans le même temps fait massacrer les hommes de Pélioclès.

Mais l’habile athénien parvient à s’échapper en sautant du Colosse après avoir tenu en respect plusieurs gardes de Thérion.

Accusé de traitrise par les survivants Koros (Angel Aranda) et Mirte (Mabel Karr), il se rachète en sauvant d’une exécution dans une arène Pélioclès et ses lieutenants.

Dans la confusion, Xerxès est tué par Thérion qui a fait venir des soldats phéniciens déguisés en esclaves afin de préparer son putsch.

L’affrontement entre rebelles et Phéniciens tournent à l’avantage de ces derniers, qui capturent une nouvelle fois Darios en le retenant à l’intérieur du colosse et usent de flammes pour repousser les assauts des rebelles.

Mais un cataclysme éclate, semant la panique chez les Phéniciens qui fuient à l’extérieur du Colosse.

Le sol bouge et Diala qui prise de remord après le suicide de son père écœurée par les manouvre politicienne, a libéré Darios, est tuée dans un éboulement.

Darios tue Thérion alors que la ville est en pleine destruction et parvient à sortir sain et sauf du terrible sinistre qui détruit également le puissant colosse symbole de l’ile.

Apaisé, il décide de rester vivre sur place avec Mirte.

En conclusion, « Le colosse de Rhodes » est une sacrée déception quand on le compare avec le reste de la filmographie flamboyante de Sergio Léone.

Péplum d’un classicisme atroce, il n’a pour lui que ses scènes d’action, aujourd’hui malheureusement rendues complètement has been par les films plus modernes.

Difficile donc de trouver le moindre crédit à ce film poussiéreux remplis d’acteurs de seconde zone dont aucun ne deviendra par la suite d’authentiques stars.

A oublier donc au profit des fameux westerns ou fresques américaines…

Le colosse de Rhodes (Sergio Léone)
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 14:29
Manslaughter (Body count)

J’avais déjà dans ces colonnes prononcé avec regrets le décès artistique de Body count, groupe culte de fusion rap/heavy metal des années 90, aussi quelle ne fut pas ma surprise de voir Ice-T et sa bande de gangsters resurgir en 2014 avec un nouvel album à la pochette et au titre bien provocateurs « Manslaughter ».

Aux cotés du duo de rescapés Ice-T et Ernie C (guitariste) on trouve le batteur Ill will, le guitariste Juan of the dead, le bassiste Vincent Price et aux samples Sean E Sean.

Se devant de marquer les esprits dès les premières mesures, « Manslaughter » débute par « Talk shit, get shot » morceau brutal et intense aux refrains ultra fédérateurs.

Au-delà de la forme terriblement efficace, le fond se montre également intéressant, Ice-T se faisant menaçant auprès des adeptes du « trash talking » par réseaux sociaux interposés, qui insultent en pensant évoluer dans un monde virtuel sans mesurer les risques physiques de se faire descendre par le groupe en cas de manque de respect.

On pensera très fort aux petites guéguerres entre rappeurs français comme Lafouine et Booba...

Lancé tel une locomotive, Body count enchaine avec « Pray for death » violent et direct puis s’autorise un (pénible) intermède rap en reprenant le « 99 problems BC » du rappeur Jay Z.

Difficile après cela de retrouver son rythme, aussi « Back to rehab » malgré sa grosse puissance de feu, se montre il un peu à la peine et cède il la place à « Manslaughter » qui après une entrée en matière au hardcore paroxysmique, pose le tempo pour placer des refrains dévastateurs.

C’est à présent un groupe affuté et déterminé qui envoie un « Get a job » faisant l’effet d’une tornade irrésistible jusqu’à dépasser les bornes sur « Institutionalized 2014 » reprise hardcore de Suicidal tendencies auquel succède « Pop bubble » duo assez inaudible avec Jamey Jasta des brutes de Hatebreed.

Fort heureusement, les gangsters de Los Angeles changent de calibre avec « Enter the dark » mid tempo lourd au final assez plat que vient électrifier « Bitch in the pit » lorgnant par son intensité vers du Slayer en version classée X.

De sexualité trouble sur fond de magie noire, il est également question sur « Black voodoo sex ».

Mais le meilleur semble avoir été gardé pour la fin avec « Wanna be a gangsta » véritable tube (tardif) ou Ice avertit à coups de refrains ultra fédérateurs, les apprentis gangsters du haut de son expérience dans le domaine, « I will Always you » jolie ballade-hommage aux militaires illuminée par le talent de guitariste d’Ernie C et un remake rock des « 99 problems BC » déjà évoqués précédemment.

En conclusion, à défaut d‘être parfait, « Manslaughter » marque un surprenant retour en force de Body count, qui trouve la force insoupçonnée de renouer avec un rapcore fusion extrêmement corrosif.

Authentique, brutal, vulgaire, excessif et parfois brouillon comme une bagarre de rue, « Manslaughter » est tout cela mais démontre que malgré le poids des ans, Ice-T et sa bande peuvent encore toucher juste et faire (très) mal.

Un disque à recommander, aux fans du timbre inimitable d’Ice "Mothafuckin" T, aux fans de musique brutale, rebelle, imprésentable à vos beaux parents… mais savoir qu’en 2014, des gens comme Body count existe est quelque part réconfortant !

Manslaughter (Body count)
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 21:54
Catacombs of the black Vatican (Black label society)

Saut dans le temps pour arriver en 2014 avec « Catacombs of the black Vatican » de Black label society.

Avec ce nouvel album, Zack Wylde change une nouvelle fois de batteur, embauchant Chad Szeliga à la place de Will Hunt, John Deservio restant seul à la basse.

Derrière un titre et une imagerie assez rebutantes, arrivent « Field of unforgivness » et son clone « My dying time » deux mid tempo lourds, déchirants et enveloppants, sur lesquels la voix grave du chanteur en impose.

Tel un bucheron imperturbable sapant la base d’un chêne à coups de hache, BLS continue sa route avec « Believe » puissant, chaleureux et intense puis aligne la première ballade de haut rang de l’album « Angel of mercy » qui foudroie l’auditeur par sa beauté aérienne.

Retour à la force sur le robuste « Heart of darkness » au groove aussi magnifique qu’inexorable enchainé d’un plus conventionnel « Beyond the down » malgré la prestation toujours à propos à la gratte de Wylde.

« Scars » une nouvelle ballade un peu moins impériale fait ensuite surface et laisse la place à un excellent « Damn the flood » nerveux et entrainant en diable.

A la vitesse cède la lourdeur de « I’ve gone away » lorgnant vers le feeling mélodique d’un Ozzy Osbourne au meilleur de sa forme.

Les durs à cuirs connaissent un coup de mou sur un « Empty promises » bien pale et concluent avec « Shades of gray », ultime ballade d’une grâce splendide.

S’ensuivent deux bonus, le mémorable « Dark side of the sun » sonnant comme le meilleur de Black sabbath et « The nomad » nouvelle ballade acoustique de qualité.

En conclusion, sans être aussi renversant que « Shot to hell », « Catacombs of the black Vatican » est un album globalement agréable contenant quatre titres hors normes, le reste étant de bonne voir de très bonne facture.

Très polyvalent, Black Label Society se montre capable de délivrer aussi bien du heavy trapu et accrocheur que de somptueuses ballades.

Même si parfois quelques petites facilités peuvent apparaitre, difficile pour votre serviteur de ne pas succomber à de pareilles combinaisons.

Catacombs of the black Vatican (Black label society)
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