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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 21:02
Sons of anarchy, saison 1, épisode 12 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 1, épisode 12 », Clay (Ron Pearlman) tente un plan audacieux visant à contacter Laroy Wayne (Tory Kittles) le chef des One niners, afin de lui proposer de doubler les Mayans, en les prenant à revers dans un traquenard représenté par une transaction de vente d’armes.

Clay espère ainsi éliminer Alvarez (Emilio Rivera), décimer les Mayans, et récupérer de l’argent en vendant les armes aux Niners.

Le deal est conclu entre Sons of anarchy et Niners mais rien ne se passe comme prévu au moment de la transaction, les Niners chargeant indistinctement les deux bandes, ce qui oblige Clay et ses hommes à riposter pour sauver leur peau.

L’échec est également au rendez vous dans le plan qui visait à profiter du chaos pour éliminer Opie (Ryan Hurst) en collant son meurtre sur le dos des Niners.

Lors de la fusillade Opie sauve en effet la vie de Tiger (Kim Coates) qui ne peut l’abattre de sang froid.

Lors de la fête célébrant l’arrivée d’Abel dans le foyer de Jax (Charlie Hunaman), Tara (Maggie Stiff) provoque Wendy (Drea de Matteo) en embrassant le beau blond qui l’invite à plus de retenue.

Clay charge une nouvelle fois Tiger de liquider Opie mais le colosse barbu change au dernier moment de voiture avec sa femme Donna (Sprague Grayden) qui est tuée à sa place.

Le choc est total pour tout le monde à Charming, aussi bien bikers que policiers comme Hale (Taylor Sheridan), Unser (Dayton Callie) qui avait prévenu Clay trop tard de sa méprise.

Meme l’agent Stahl (Ally Walker) semble ébranlée par les conséquences tragiques de ces manœuvres.


En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 12 » franchit un cran supplémentaire dans la violence et la tragédie.

Outre le fiasco de l’élimination des Mayans et la position difficile des bikers face aux autres gangs, vient la mort cruelle d’une mère de famille qui dévaste toute la communauté de Charming.

Des répercussions sont à attendre pour le dernier épisode qui s‘annonce passionnant …

Sons of anarchy, saison 1, épisode 12 (Kurt Sutter)
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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 09:21
Sons of anarchy, saison 1, épisode 11 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 1, épisode 11 », l’agent June Stahl (Ally Walker) met sa menace à exécution contre les Sons of anarchy, inculpant sur la foi d’un témoin oculaire, Bobby (Mark Boone Jr) pour le meurtre du chef de la sureté portuaire d'Oakland.

Bien que non formellement identifié sur les lieux du crime, Opie (Ryan Hurst) est également manipulé, arrêté ainsi que sa famille, Donna (Sprague Grayden) et leurs enfants et détenus à Stockton.

La disparition d’Opie plonge les Sons of anarchy dans le chaos et le doute.

Le fait que ses dettes aient été habilement épongées par l’ATF laisse à penser qu’il a trahi le gang et donné Bobby.

Jax (Charlie Hunaman) ne peut se résoudre à condamner hâtivement son ami et tente de le protéger des plus virulents du gang comme Tiger (Kim Coates).

Egalement coffré par Stahl, Unser (Dayton Callie) n’est d’aucune aide pour Clay (Don Pearlman) et sa bande.

Pire, son adjoint Hale (Taylor Sheridan) devenu l’amant de Stahl, est entièrement sous sa coupe.

Tout en menant son enquête dans l’entourage d’Opie, Jax découvre le retour de cure de désintoxication de Wendy (Drea de Matteo), qu’il accepte de retour à sa maison pour le bien être de son bébé Abel, à présent assez fort pour sortir de l’hôpital.

Malgré sa peur, Wendy est finalement acceptée en apparence par la farouche Emma (Katey Sagal).

A Stockton, Bobby nie farouchement les faits et Opie parvient à résister à la pression de l’ATF qui fait miroiter à Donna le statut de témoin sous protection pour lui offrir une nouvelle vie pour toute la famille, loin du crime…

Opie parvient à convaincre Donna de rester fidèle au club, et est finalement relâché même si son téléphone et sa voiture sont truffés de micro.

Les enfants sont confiés à leur grand-mère, Mary Winston (Julie Ariola) qui tente de dissuader Donna de suivre la vie de criminel d’Opie.

De retour à Charming, il plaide son innocence de manière convaincante face à un jury présidé par Clay, mais la découverte des micro par Tiger fait pencher la balance du coté de la culpabilité.

Dans la plus complète confidentialité, Clay et Tiger décident de l’assassiner sans en parler à Jax, jugé trop proche.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 11 » marque la vengeance féroce de Stahl contre les Sons of anarchy avec un plan redoutable resserrant toujours plus l’étau contre les motards.

Cet épisode passionnant se centre autour d’Opie maillon faible du groupe, incapable de tuer, criblé de dettes et soumis à la pression de sa femme de trouver une vie normale.

Malgré sa loyauté au club, le gentil colosse se trouve pris dans un piège en apparence inextricable qui semble tout droit le conduire à sa perte.

On est dévoré de curiosité pour découvrir la suite !

Sons of anarchy, saison 1, épisode 11 (Kurt Sutter)
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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 19:00
Basic instinct n°2 (Michael Caton Jones)

Pour les gens de ma génération, « Basic instinct » fut un film particulièrement marquant, aussi est-ce avec une belle pointe d’excitation que j’ai visionné « Basic instinct n°2 », la suite de 2006 de Michael Caton Jones.

Sorti 25 ans après l’original de Verhoeven, « Basic instinct n°2 » se déroule à Londres, ou la sulfureuse Catherine Trammel (Sharon Stone) est accusée du meurtre d’un joueur de football Kevin Franks (Stan Collymore) après que sa voiture de sport se soit crashée dans la Tamise.

Protégée par un brillant avocat, Trammel tient pourtant à tenir tête à Michael Grass (David Morrissey), le psychiatre chargé d’établir son état de santé mental pour le procès.

Dès le début, Trammel instaure un jeu de séduction cherchant à mettre Grass mal à l’aise.

Soutenu par David Ferguson (Neil Maskell)le policier chargé de l‘affaire, le psy tient en apparence bon mais est stupéfait de voir que l’écrivaine est innocentée en un temps records malgré la présence suspecte de drogue dans le corps du footballeur.

Sa surprise va en croissant lorsque la belle revient vers lui pour lui demander d’être sa patiente.

Fasciné, Michael accepte tout en se confiant à son amie Milena Gardosh (Charlotte Rampling), également psychiatre et conseillère.

On découvre progressivement les failles de sa vie, son divorce douloureux avec Denise (Indira Varma) qui entretient une liaison avec Adam Towers (Hugh Dancy), un journaliste connu pour fouiller dans son passé.

En pleine séance de sexe avec sa jeune maitresse Michelle Broadwin (Flora Montgomery), Michael reçoit un coup de fil de Denise, terrorisée en apprenant la mort d’Adam étranglé dans son lit.

Il aide son ex femme à gérer la situation mais se trouve logiquement soupçonné par Ferguson car Towers s’apprêtait à mettre à jour une douloureuse affaire ou il ne peut empêcher un de ses patients de commettre un meurtre.

Michael réalise que Catherine est derrière ce meurtre, qui était également l’amante de Towers mais de manière plus vicieuse de Denise, retrouvée morte la gorge tranchée.

L’écrivaine s’immisce en effet peu à peu dans sa vie, le déstabilisant et inversant le rapport de force pour en prendre le contrôle.

Michael la suit dans le quartier chaud de la ville, ou elle couche brutalement avec un prostitué skinhead, lui aussi retrouvé mort peu après étranglé et piqué.

L’inévitable survient alors lorsque Michael devient l’amant de Catherine qui l’initie à la strangulation.

Le psychiatre découvre cependant la présence d’un flacon dans son frigo et le confie à Ferguson pour analyse.

Le résultat tombe et apporte la preuve de l’utilisation de drogue par Trammel.

Une brutale confrontation a lieu chez l’écrivaine que Michael manque de tuer de rage dans sa piscine avant que celle-ci ne lui fournisse une arme à feu et une copie de son futur roman, inspiré dit elle par son psychiatre.

Eprouvé, Michael découvre que Catherine semble avoir planifié tous les meurtres et que Milena sera la prochaine victime.

Apeuré, il se rue chez son amie qui semble déjà sous l’influence de la glaciale blonde.

Après un nouveau face à face, Michael manipulé par Trammel qui exploite le passé trouble de Ferguson pour le faire abattre et se trouve maitrisé par les policiers avant d’avoir pu retourner son arme sur l’écrivaine.

Déclaré irresponsable de ses actes, il est interné à vie dans un hôpital psychiatrique.

Très cyniquement, Trammel lui rend une ultime visite, lui dédicaçant son dernier livre devenu grâce à son inspiration un véritable best seller.

En conclusion, complètement démoli par la critique, « Basic instinct n°2 » est un polar efficace marchant avec bonheur sur les pas du premier opus.

Avec son scénario tortueux et la présence impressionnante de la toujours sublime Sharon Stone, « Basic instinct n°2 » s’en tire plus qu’honorablement, même si David Morrissey n’est pas Michael Douglas.

Avec son univers sophistiqué et glacé empli de manipulation, de sexe et de violence, « Basic instinct n°2 » continue de glorifier le mythe de femme fatale et de sex symbol de Sharon Stone…

Pour ma part, quelles que soient les critiques formulées, respect.

Basic instinct n°2 (Michael Caton Jones)
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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 17:56
La Vierge des tueurs (Barbet Schroeder)

En 2000, Barbet Schroeder adapte l’écrivain colombien Fernando Vallejo et sort « La Vierge des tueurs ».

Fernando (German Jaramillo) est un vieil écrivain à succès revenant dans sa ville natale de Medellin pour dit il y mourir.

Homosexuel assumé, il fait la connaissance au bordel d’Alexis (Anderson Ballesteros), un jeune voyou des quartiers pauvres qui se prostitue.

Tombant sous le charme du jeune homme, Fernando le prend sous son aile, l’invitant à vivre chez lui.

Amoureux, Fernando lui achète ce qu’il désire, nourriture, vêtements et chaine hi-fi sur lequel il doit endurer un éprouvant metal hardcore.

Mais Alexis qui se sait menacé de mort par un gang rival, est en permanence sur ses gardes, prêt à sortir son arme pour n’importe quelle raison.

Ce couple étrange déambule dans un Medellin changé, gangréné par une violence endémique.

Incapable de tenir sa langue, Fernando s’attire des ennuis qui dégénèrent rapidement et pousse Alexis à tuer un chauffeur de taxi, un braqueur des rues et même deux types belliqueux dans le métro.

Ecœuré par tant de violence, Fernando tente sans grande conviction de raisonner son jeune amant surtout après la mort d’un jeune batteur punk qui faisait trop de bruit la nuit en répétant.

Malgré ceci, la menace qui pèse sur les épaules d’Alexis est belle est bien réelle et oblige le jeune homme à abattre deux commandos d’assassins motorisés.

Tout en jouissant du corps juvénile du voyou, Fernando bien que non croyant écume les églises et cherche à retrouver les lieux de son enfance pour éprouver un dernier parfum de nostalgie.

Après la perte de son pistolet dans un égout ou se gémissait un chien blessé à mort, Alexis est rattrapé par son destin et abattu en protégeant de son corps Fernando.

Sa mort est un drame pour l’écrivain qui après avoir rendu visite à sa famille dans une favela misérable du nord de la ville, reséduit un autre jeune homme Wilmar (Juan David Restrepo) dans un centre commercial.

Fernando recommence le même cycle, couvrant Wilmar de cadeaux tout en profitant de sa jeunesse.

Lorsqu’il comprend que Wilmar est en réalité l’assassin d’Alexis, il pense à le tuer dans son sommeil puis se ravise, comprenant que Wilmar n’a fait qu’obéir à un infernal cycle de règlement de comptes entre bandes rivales.
Il propose alors à Wilmar à son tour menacé, de quitter la ville ce qu’accepte le jeune homme après avoir acheté et livré un frigo à sa mère qui vit dans une favela.

Mais Fernando apprend que Wilmar a été assassiné avant d’avoir pu réaliser leur projet commun.

Ébranlé, il disparait dans la nuit…

En conclusion, « La vierge des tueurs » est un film choc bousculant toutes les convenances pour livrer un désespoir brut qu’il est difficile à absorber.

Homosexualité flirtant avec la pédophilie, violence extrême dans une ville sans police ou on tue pour un oui ou un non et surtout nihilisme profond marqué par un rejet de toutes les valeurs traditionnelles : religion, politique, famille…sont les ingrédients du film d’un cinéaste habitué à sortir des sentiers battus.

On reste néanmoins choqué, écœuré et mal à l’aise sur le résultat qui offre de surcroit une image de Medellin et de la Colombie catastrophique et certainement erronée.

De mon coté, l'insupportable malaise prend donc le dessus sur la virulence du propos.

La Vierge des tueurs (Barbet Schroeder)
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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 09:57
Difficult to cure (Rainbow)

Après 1978, Ronnie James Dio quitta Rainbow qui s’engouffra dans une période d’instabilité.

En 1980, les Américains recrutent Joe Lynn Turner à la place de Graham Bonnet au chant, Bob Rondinelli à la place de Cozy Powell, seul le trio Ritchie Blackmore (guitare)- Roger Glover (basse)- Don Airey (claviers) se voulant garant de la légitimité artistique du groupe.

Avec sa pochette médico-comique, « Difficult to cure » débute de manière tonitruante par « I surrender » magnifique tube aux refrains enflammés par le timbre chaud et groovant de Turner.

De groove rock ‘n’ roll des familles il est encore question sur « Spotlight kid » qui sonne parfois comme du Iron maiden période Paul di Anno.

Rainbow continue de se montrer enchanteur sur un « No release » flamboyant et place un autre hit mémorable avec « Magic » ou la voix de Turner se fait incroyablement entrainante.

Place au maitre Blackmore qui caresse son manche tout en douceur sur l’instrumental très agréable « Vielleicht das nachste mal ».

Tout s’enchaine avec une grande fluidité/classe sur « Can’t happen here » et même si « Freedom fighter » se montre un peu moins marquant.

On calme le jeu avec le blues lourd de « Midtown tunnel vision » sur lequel Turner se montre toujours impeccable puis termine par un ultime instrumental néoclassique « Difficult to cure (Beethoven’s ninth) idéal pour laisser Blackmore exprimer son art de la gratte.

En conclusion, « Difficult to cure » est un album superbe, magique, étincelant de mille feux.

Le style de chant si particulier de Turner, expressif et mélodique à la limite du hard FM parfois est ici exploité à bon escient pour se marier avec le talent des autres musiciens pour former un ensemble homogène, fluide, très dynamique et entrainant.

Que des hits ou presque ici ou presque, même si « I surrrender » et « Magic » se détachent nettement du lot contribuent à faire passer un excellent moment.

Je ne peux donc que recommander ce « Difficult to cure » comme cure d'énergie positive rock 'n' roll !

Difficult to cure (Rainbow)
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:50
Dépressives, hystériques ou bipolaires ? Les femmes face aux psys (Thierry Delcourt)

La thématique de la dépression toujours avec « Dépressives, hystériques ou bipolaires ? Les femmes face aux psys » de Thierry Delcourt.

Psychiatre de formation, Delcourt sort ce court ouvrage au titre provocateur en 2013 dans la volonté de s’intéresser aux particularités des troubles psychiques féminins.

On commence par battre les idées reçues en parcourant les habituels stéréotypes attachés aux femmes qu’on constate étroitement liés à leur évolution dans la société.

Dans un monde à dominance masculine, l’histoire a fréquemment associé les femmes au mot « hystérie » sans réellement chercher à approfondir la problématique.

La condition particulière de la femme liée à sa capacité d’enfanter offrait sur un plateau une explication à une sensibilité exacerbée se manifestant par de multiples et imprévisibles sautes d’humeur aux obscures raisons biologiques.

Sous l’influence des travaux de Martin Charcot, qui parquait les femmes réputées aliénées dans des asiles pour justifier complaisamment ses théories classant tous les troubles féminins en « hystérie », cette idée s’est largement répandue pour faire partie à présent du langage commun dans un registre resté peu flatteur.

Après l’arrivée des psychanalystes (Freud, Lacan), se développa une véritable écoute et la possibilité d’étudier moins sous l’emprise des préjugés sociétaux les psychoses féminines.

Delcourt évoque ensuite de nombreux exemples de cas issus de son expérience personnelle, de femmes en étant de souffrance avancé.

L’idée générale est de montrer l’unicité de chaque cas et de ne pas sombrer dans une classification sommaire poussée par la norme américaine du DSM (Diagnostic and statistical manual of mental disorders) aboutissant à propose rapidement un traitement médicamenteux ne résolvant rien dans la durée.

Les différentes stades de la vie de femmes sont ensuite abordés au travers d’exemples de femmes en détresse avec en premier lieu l’adolescence avec le cap difficile de la puberté et des modifications pas toujours acceptées de son corps allant de pair avec l’éveil de la sexualité pouvant jouer le rôle de catalyseur mettant à nue des troubles plus profonds liés aux parents.

Scarification, adoption de look gothique ou idées morbides peuvent alors surgir comme manifestations d’un mal être.

La maternité semble également une épreuve difficile, surtout dans les phases post accouchements ou on demande aux femmes de conserver le même niveau de performance au travail, de gérer les taches ménagères tout en prenant soin de l’éducation de leur enfant.

En effet contrairement aux idées reçues, l’évolution de la société montrent que statistiquement la répartition des taches ménagères n’a pas beaucoup évoluée que les hommes s’y consacrent peu.

Ce surcroit d’activités allié à la pression sociale « d’être heureuse » puisqu’on est mère, peut conduire certaines femmes à l’explosion et à de graves crises psychologiques dont leur progéniture peut aussi être victime.

Outre de spectaculaires effondrements de « Wonder women » qu’on pensait indestructible et se disant prêtes à tout mener de front, d’autres cas plus graves aboutissent à des tentatives de suicides ou de meurtre d’enfant.

Enfin, dans une société faisant la part belle à l’apparence et au jeunisme, la ménopause peut aussi conduire à de spectaculaires troubles, certaines femmes divorçant, se trouvant seules, inutiles car vieilles, sans énergie et non désirables alors que les progrès de la médecine promettent une vie encore active bien après 50 ans en Occident.

Le troisième chapitre bat en brèche la mode de la « bipolarité » véritable fourre tout nosographique dans lequel chacun tend à se classer, sachant que de manière générale, la bipolarité est une caractéristique inhérente à chaque être humain.

Le risque de classer chaque dépression sous le terme de bipolarité est d’aboutir à une surconsommation d’anti dépresseurs réputés efficace pour réguler les troubles de l’humeur.

Delcourt critique le risque de prescriptions hâtives en réponse automatique à un trouble passager sans effectuer une analyse plus profonde, ce qui peut aboutir à « accrocher » un patient à des traitement de longues durées à l’efficacité plus que contestable.

La puissance des groupes pharmaceutiques est mise en avant avec les campagnes de conditionnement qu’ils mènent pour transformer les psychiatres en machines à prescrire.

Opposé à cette approche, Delcourt réclame un investissement du psychiatre visant à comprendre les causes profondes du trouble et à mettre en place des solutions personnalisées indépendantes de toute classification dogmatique.

Il est en effet nécessaire de prendre en compte pour chaque cas l’histoire personnelle du sujet ainsi que son contexte socio-économique, génétique et organique afin d’effectuer un diagnostic le plus précis possible.

Lors de ces séances, le psychiatre doit donner de sa personne pour établir une relation de confiance en se montrant attentif, chaleureux sans être complaisant vis-à-vis d’un patient pouvant être se montrer manipulateur.

D’autres exemples de femmes hyper actives bien insérées socialement et/ou de mère de familles surinvesties sombrant dans corps et âmes dans des « burn out » viennent étayer le discours, avec à chaque fois un chemin vers un retour à la normalité après une période de mise en retrait pour se soigner, en précisant les conditions de ce retour et parfois sa fragilité.

Outre la disparité rémanente entre les hommes et les femmes dans la société avec des salaires moindres, une plus grande précarité et toute la gestion souvent d’un foyer… s’ajoute le triste statut de victime de la violence conjugale.

Si les femmes peuvent également se montrer capables de crise de furie extrêmement violentes, le nombre élevé de femmes violées, battues parfois à mort reste en effet un facteur non négligeable de souffrance féminine.

Impossible également de parler de psychologie sans parler de sexe, avec les difficultés que peuvent rencontrer certaines femmes aux comportements de « collectionneuses » d’amant face aux stéréotypes sociaux encore profondément ancrés voulant voir les femmes comme incapables de coucher sans aimer, plus douces, romantiques, sentimentales et amènent de se dévouer à un seul et unique amour.

Le culte de l’apparence frappe les femmes plus fort que les hommes, avec pour certaines l’obsession de la chirurgie esthétique visant à masque un problème de confiance en soi ou le cercle vicieux de l’anorexie, monstre rampant aboutissant à la jouissance absolue de l’illusion de contrôler le monde par son alimentation.

Ce dernier cas illustré par un exemple de comportement radical, se montre réellement effrayant par son apparente impossibilité d’échappatoire.

Le dernier chapitre, ayant valeur de conclusion, met en exergue les vertus dites positives d’un rapprochement progressif de la souffrance psychique des hommes et des femmes allant de pair avec celui de la société, ou les différences peu à peu se gomment.

En conclusion, « Dépressives, hystériques ou bipolaires ? Les femmes face aux psys » est un ouvrage parfois difficile d’accès en raison de son vocabulaire de spécialiste, de certaines tournures de phrases assez lourdes et de la multiplicité de ses exemples se voulant didactiques.

Le propos est souvent corrosif, se voulant bousculer les idées reçues et proposer des alternatives aux traitements stéréotypées en particularisant le patient, en amenant le psy à s’impliquer et à mettre en œuvre certains procédés artistiques comme l’écriture ou la peinture pour surpasser des situations de blocage.

Plaidoyer féministe penchant nettement du coté de la thèse de la « femme victime » d’une société globalement machiste, « Dépressives, hystériques ou bipolaires ? Les femmes face aux psys » force parfois trop le trait à mon gout mais atteint globalement son but en informant sur les spécificités des troubles féminins, les différences les plus marquées avec les hommes apparaissant pour moi dans les phases de jeune mère ou de ménopause.

Un ouvrage instructif donc même si le style de déménageur pourra rebuter plus d’un (ou une) lecteur(rice).

Dépressives, hystériques ou bipolaires ? Les femmes face aux psys (Thierry Delcourt)
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 15:57
Orca (Michael Anderson)

A la fin des années 70 le succès des « Dents de la mer » fit des émules, aussi le moins connu « Orca » de Michael Anderson vit il le jour en 1977.

Au cours d’une plongée exploratoire dans les eaux de Terre Neuve (Canada), un épaulard sauve de la mort un plongeur appelé Ken (Robert Carradine) en massacrant un requin blanc de manière impressionnante.

Le capitaine Nolan (Richard Harris) pécheur professionnel qui traquait lui aussi le grand blanc, assiste médusé à la scène en même temps que Rachel Bedford (Charlotte Rampling) la scientifique dirigeant la plongée.

De retour sur la terre ferme, Nolan fait mine de s’intéresser aux épaulards en assistant aux conférences de Rachel, qui explique les étonnantes capacités intellectuelles de ses mammifères classés parmi les plus grands prédateurs du globe.

Mais ses motivations sont tout autre : capturer un épaulard vivant pour le vendre à un parc aquatique et empocher ainsi une jolie somme.

Malgré les réticences de Rachel, Nolan monte donc une expédition avec son équipe.

Malheureusement celle-ci tourne au fiasco, car ayant raté sa cible, il harponne une mère qui tractée sur le bateau, perd son bébé.

Lors du retour sur la terre, le male suit le navire et cogne la coque au moyen de violents assauts contraignant le vieux Nowak (Keenan Wynn) à couper relâcher le cadavre dans la mer de l’animal agonisant, exploit qu’il paye de sa vie.

De manière surprenante, l’épaulard lance des raids contre les navires de pèche amarré au port dans un désir de vengeance.

Soumis à la pression du syndicat des pêcheurs furieux du manque à gagner, Nolan fait mine de vouloir quitter la région une fois son navire réparé mais désire en réalité secrètement toujours capturer l’animal.

Les attaques de l’épaulard se font toujours plus violentes, aboutissant à un incendie dans le port ou à la mort d’Annie (Bo Derek) une des membres d’équipage de Nolan, tuée après avoir sapé les fondations de sa maison sur pilotis.

Poussé par Jacob (Will Sampson) un imposant indien lui demandant d’affronter l’animal, Nolan qui comprend pourtant les sentiments de son adversaire pour avoir aussi perdu sa femme enceinte dans un accident de voiture causé par un chauffard, décide d’accepter le duel emmenant avec lui Rachel et Ken

Mais l’épaulard se montre aussi redoutable que prévu, tuant les membres de l’équipage un par un, avant d’attirer Nolan dans les glaces du Grand Nord pour piéger son navire.

Nolan mise sur la nécessité de l’épaulard de remonter pour respirer et le suit dans ce duel à mort.

En un ultime sursaut avant l’ultime face à face il demande aux survivants d’évacuer ce qu’ils refusent.

Nolan parvient à blesser l’épaulard à l’aide d’un harpon mais celui-ci pousse un iceberg sur le navire, déchirant ainsi sa coque et le faisant irrémédiablement couler.

Seuls Nolan et Rachel parviennent à sortir vivant du traquenard mais leur position seuls sur la banquise demeure fragile.

L’animal assouvie cependant sa vengeance, isolant Nolan sur une plaque de glace et le catapultant dans les airs d’un coup de queue.

Rachel reste seule en vie alors que le corps de Nolan sombre dans les eaux glacées…

En conclusion, comparé souvent à tort selon moi aux « Dents de la mer »,
« Orca » est un efficace film d’horreur au scénario haletant et aux effets spéciaux de qualité pour l’époque.

Les acteurs sont très bons et contribuent fortement à immerger le spectateur dans une ambiance de traque maritime dans le Grand Nord canadien.

Anderson n’oublie pas non plus de s’intéresser à la dimension psychologique de son histoire avec une relation complexe entre les failles intime d’un vieux chasseur et sa proie, dont l’intelligence et les émotions rivalisent voir surpassent la sienne.

« Orca » a de plus le mérite de nous faire nous intéresser aux épaulards, l’une des plus formidables machines à tuer de la surface du globe, qu’on prend à tord souvent pour un gros dauphin placide de parcs d’attraction.

Lorsqu’en plus Ennio Morricone réalise la musique, on ne peut donc que militer pour une réhabilitation de ce petit bijou des années 70 !

Orca (Michael Anderson)
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 21:27
Les chroniques de Spawn n°20 (David Hine, Mike Mayhew, Brian Holguin, Brian Haberlin, Philip Tan)

Sorti en 2008, « Les chroniques de Spawn n°20 » de David Hine (scénario) et Mike Mayhew (dessins), se replace dans un futur recrée après l’Armageddon, dans lequel un soldat anglais de la Première guerre mondiale, le capitaine Thomas Coram se débat en pleine bataille de la Somme.

Dans les tranchées, Coram revit son passé en Angleterre ou jeune homme de bonne famille, il nourrit une liaison clandestine avec Selma une domestique noire de son père.

De cette union secrète et taboue nait un enfant métisse Michael, que Coram ne peut reconnaitre du fait des préjugés raciaux encore en vigueur au XIX ième siècle.

Il verse néanmoins périodiquement de quoi subvenir à ses besoins et lui rend visite en 1915 juste avant de partir au front.

Reçu avec froideur voir hostilité, Coram apprend de surcroit que Michael s’est engagé dans l’armée et va partir au front en France.

Pris d’un terrible sentiment de remord, Coram s’engage auprès de Selma à veiller sur son fils mais ne peut empêcher dans la boucherie de la Somme de le voir mourir, éventré sous ses yeux lors d’un assaut contre les lignes allemandes.

En plein champs de bataille, Coram est contacté par le démon Mammon, qui lui propose de sauver son fils en devenant son hellspawn, un guerrier de l’enfer semant la mort et la destruction sur le champs de bataille.

Dans la suite de sa vie, Michael donne naissance dans les années 60 à Wanda…

David Hine (scénario) et Brian Haberlin (dessins), présentent ensuite Séverin un vampire de Macédoine appartenant à la race des Vrykolacas, manipulé par Morana, un démon mystérieux à la solde de Mammon pour mordre dans un but inconnu Spawn.

A son corps quasi défendant, Séverin accomplit sa mission, accédant à un oubli éternel mettant fin à la malédiction qui le déchire.

On termine avec une ultime aventure de Brian Holguín (scénario) et Philip Tan (dessins) dans laquelle, Godslayer évolue comme un vagabond dans un monde antique imaginaire inspiré du royaume de Sumer.

Magicien et voleur, le Godslayer raconte sa vie à ses amis sur un navire, depuis sa formation par Gérent, un vieil homme rencontré dans une prison, qui lui apprend les ficelles du métier avant de périr pendu.

Le Godslayer termine par le récit d’une aventure à Hy-Surell, ville repaire de voleurs et de tueurs, ou après avoir été poursuivi par les hommes de main d’un chef de gang escroqué au jeu, il constate que la ville est elle-même constituée d’un gigantesque monstre hideux.

En conclusion, « Les chroniques de Spawn n°20 » se montre remarquable par une aventure d’une force inouïe présentant une variante passionnante du mythe de Spawn sur fond de Première guerre mondiale et d’amour impossible entre un blanc aisé et une servante noire.

On se régale avec cette histoire combinant scénario poignant et dessins de premier ordre à coté de laquelle le récit vampirique de Hine/Haberlin ou la surprenante variation heroic fantasy de Holguín et Tan, se montrent d’un niveau inférieur.

Au final, la franchise Spawn est toujours un gage de qualité à peu près constante !

Les chroniques de Spawn n°20 (David Hine, Mike Mayhew, Brian Holguin, Brian Haberlin, Philip Tan)
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:37
Sons of anarchy, saison 3, épisode 10 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 1, épisode 10 », June Stahl (Ally Walker) l’agent de l’ATF change radicalement de tactique et s’en prend aux maillons faibles du gang de Clay Morrow (Ron Pearlman) : les femmes.

Tara (Maggie Stiff) est questionnée sur ses allées et venues au sein du gang, sur son parcours universitaire brillant à San Diego pour un retour minable à Charming pour tomber selon Stahl bien bas en raison d’un vieil amour de jeunesse sans avenir pour le voyou Jax (Charlie Hunaman).

Donna (Sprague Grayden), la femme d’Opie (Ryan Hurst) en grave désaccord sur la décision de son mari d’abandonner un métier normal de bucheron pour rejoindre le gang, est également approchée par Stahl mais ses cibles privilégiées sont Luann (Dendrie Taylor) et Cherry (Taryn Manning) emprisonnées pour faire pression sur le taulard Otto Delaney (Kurt Sutter) et le jeune Prospect (Johnny Lewis).

Juste avant d’être incarcérée, Cherry tente de parler désespérément à Emma (Katey Sagal) et lui révèle être en réalité un femme mariée poursuivie pour abandon de domicile conjugal et l’incendie de sa maison.

Stahl qui a délogé Unser (Dayton Callie) de son commissariat, travaille au corps Otto pour qu’il balance ses amis dans l’espoir d’une libération conditionnelle.

Sentant sa perte arriver, Clay s’unit avec Unser pour sortir de ce traquenard qui les menace tous les deux.

Avec la complicité du vieux policier corrompu, il fait entrer Jax dans la prison, qui avertit Luann pour qu’Otto ne dise rien et ému par le désespoir de Cherry accepte de la faire évader pour ne pas qu’elle parle.

Clay déploie une contre attaque cinglante, amenant Otto à agresser Stahl en prison au moment de signer sa déposition et faisant évacuer Cherry par le dévoué Happy (David Labrava) dans un autre état.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 10 » décrit une offensive de masse de Stahl contre les Sons en évoquant un loi spéciale permettant de lier plusieurs affaires entre elle pour les faire tomber.

Elle se montre proche de réussir mais le rusé Clay, peut avec l’aide du vieux shérif corrompu à sa main, déjouer ses plans et lui faire payer cher sa manœuvre.

La guerre entre Stahl et Morrow parait encore monter d’un cran dans la haine.

Autre information, la fragile et paumée Cherry est évacuée sans trop de remord de la série… On attend avec impatience la suite !

Sons of anarchy, saison 3, épisode 10 (Kurt Sutter)
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:12
Sons of anarchy, saison 1, épisode 9 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 1, épisode 9 » Clay Morrow (Ron Pearlman) panse ses blessures de l’attaque surprise des Mayans et prépare sa riposte.

Blessé à la fesse, l’Irlandais Cameron (Jamie Mc Shane) est caché dans l’arrière cours des Sons of anarchy mais soumis à une hémorragie voit son pronostic vital engagé.

Avec la complicité du shérif Unser (Dayton Callie) qui coffre Darby (Mitch Pileggi) le chef des Nords lui aussi visé par l’attaque, Clay obtient des informations sur les véritables intentions des Mayans et parvient à le dissuader de représailles.

Unser accepte de lui ramener aussi Marcus Alvarez (Emilio Rivera), le leader des Mayans pour une explication en tête à tête.

Voulant préserver Charming d’une guerre civile perturbant son précieux business, Clay propose à Alvarez d’oublier sa revanche et de lui vendre des armes pour prendre le dessus sur le gang black des Niners en échange d’une neutralité contre les activités de Sons of anarchy au Nevada.

Cette décision passe difficilement auprès des Sons, mais emporte l’adhésion lorsque Clay annonce qu’il fera exécuter Essai (Kevin Alejandro) le propre fils d’Alvarez, responsable du raid meurtrier.

De son coté, Jax (Charlie Hunaman) se remet à grand peine du meurtre de Kosh (Jay Karnes) et parvient à calmer les remords de Tara (Maggie Stiff).

Kosh est enterré dans un endroit discret et Jax réintègre ensuite le gang malgré l’hostilité de Emma (Katey Sagal) à l’encontre de Tara.

Marcus accepte sans sourciller l’exécution de son fils d’un coup de couteau en pleine tête par Happy Lowman (David Labrava) et Tara est finalement appelée au secours pour secourir le malheureux Cameron, enfin tiré d’affaire.

A la fin de l’épisode, Opie (Ryan Hurst) connait une nouvelle défaillance en hésitant au moment d’abattre le chef de la sureté portuaire d’Oakland, responsable de la mort de Michael, le prédécesseur de Cameron dans l’IRA et c’est Bobby (Mark Boon Jr) qui réalise l’exécution présentée comme un acte fort vis-à-vis des Irlandais.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 9 » montre les talents de politicien de Clay, qui refusant de céder à une sanglant des guerre des gangs qui décimerait ses hommes et anéantirait son juteux business, préfère jouer la négociation avec ses rivaux mortels des Nords et des Mayans.

Les rebondissements se succèdent, la disparition de Kosh, le sauvetage de Cameron, le rapprochement de Tara au sein du groupe malgré Emma et enfin un nouvel échec d’Opie…

On se régale dans cette partie d’échec plus subtile qu’il n’y parait…

Sons of anarchy, saison 1, épisode 9 (Kurt Sutter)
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