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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:39

En 1975, Alice Cooper fait table rase du passé, changeant tous ces musiciens pour partir sur des basses neuves : aux guitares Steve Hunter, Dick Wagner mais surtout Bob Erzin (également producteur/claviériste), Joseph Chirowski (claviers), deux bassistes Prakash John, Tony Levin et un seul batteur Whitey Glan.
Avec cette formation grand luxe voit le jour « Welcome to my nightmare » l’un des ses albums conceptuels les plus ambitieux à la pochette ouvertement psychédélique.
C’est un avec un groove quasi funky ultra surprenant que « Welcome to my nightmare » vient cueillir l’auditeur pour lui proposer un long et beau voyage musical dans l'esprit d'un jeune homme cherchant à sortir du coma.
Tempo lent, ambiance feutrée, bizarre, hypnotique sur « Devil’s food » habité par le chant rauque d’Alice qui se surpasse ensuite sur « The black widow » déchirante déclamation ténébreuse sur fond de film d’horreur…
On passe ensuite au monde du cabaret sur « Some folks » pour notre plus grand plaisir et surprise.
Pièce maitresse du répertoire du maitre, « Only women bleed » est en réalité une ballade doucereuse trop éthérée à mon gout.
Après un retour hard rock plus classique avec « Department of youth » enchainé de « Cold ethyl » aux riffs plutôt plaisants, Alice renoue avec ses atmosphères dérangeantes sur « Years ago » qui évoque la nostalgie du passé sur fond de de B.O de film d’horreur.
La folie est ensuite à l’honneur avec « Steven » lui aussi grandiose dans son ambiance torturée et malsaine, avec des parties de claviers assez géniales d’Erzin.
Alice continue de distiller son venin avec le très atmosphérique « The awakening » et termine en beauté sur « The escape » au groove plus rock ‘n’ roll plus chaleureux.
En conclusion, « Welcome to my nightmare » est un album unique, inclassable, dépassant de loin le cadre trop étriqué du hard rock.
Œuvre d’art à part entière, « Welcome to my nightmare » déploie une large palette d’ambiances et démontre la créativité exceptionnelle du musicien adepte d’un rock ténébreux, dérangeant et théâtral se nourrissant de multiples influences.
En 1975, Alice Cooper aidé par sa rencontre avec le talentueux producteur Bob Erzin déploie ses ailes de corbeau, montrant qu’il appartient à la race des plus grands artistes.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 14:32

Dans « Luke Cage, saison 1, épisode 5  », Claire Temple (Rosario Dawson) héroïne bien connue de Daredevil revient dans son quartier natal de Harlem et se distingue en courant après un voleur pour récupérer son sac à main.

De son coté, sonné après les lourdes pertes financières occasionnées par l’intervention musclée de Luke Cage (Mike Colter) contre sa réserve centrale, Cornell Cottonmouth Stokes (Mahershala Ali) lance une vaste campagne de racket visant à accuser son ennemi de la détérioration des conditions de vie à Harlem.

Lorsqu’il a vent de l’affaire, Cage qui prépare une cérémonie en l’honneur de Pope (Frankie Faison), décide de riposter et d’agresser à son tour les hommes de Cottonmouth.

Lors d’un face à face tendu avec le parrain local dans son club de Harlem, Cage est reconnu par Shades (Theo Rossi) qui a essayé de le tuer sans succès en prison.

Parfaitement au courant de l’invulnérabilité physique de Cage, Shades oriente Cottonmouth sur une nouvelle arme usant des technologies extra-terrestres pour tenter de percer la peau du super-héros.

Malgré le prix, Cottonmouth accepte de passer un marché avec Diamondback le patron de Shades et fait jouer ses contacts dans la police, notamment le lieutenant de police ripoux Scarfe (Frank Whaley) pour se faire livrer ladite arme.

Lors de la cérémonie hommage à Pope, Cage vole la vedette à Cottonmouth en déclarant vouloir ouvrir Harlem au monde et le débarrasser des criminels de son espèce .

A la sortie, de l’église, Misty (Simone Missick) qui semble au courant des malversations possible de Scarfe, avertit Cage sur le fait que la guerre avec Cottonmouth va ensanglanter le quartier et que le super héros devrait plutôt travailler avec la police.

En conclusion, « Luke Cage, saison 1, épisode 5  » continue de se construire en marquant à présent une opposition plus marquée entre Cage et Cottonmouth avec une police bien dépassée et parfois corrompue faisant office d’arbitre.

Cette lutte à distance semble dessiner le futur de Harlem entre volonté d’ouverture et d’évolution ou repli communautaire gangréné par le crime.

Mais toujours sans opposant réellement à sa hauteur, le balèze black peine encore à trouver son rythme de croisière !

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 21:12

Les films colombiens sont assez rares dans nos contrées, aussi « Rosario » d’Emilio Maille, sorti en 2005 fait-il figure de curiosité.
Adapté d’un roman de Jorge Franco Ramos, « Rosario » montre l’attraction irrépressible d’Antonio (Unax Ulgade) et Emilio (Manolo Cardona), deux fils de bonne famille de Medellin envers une vaporeuse brune repérée dans une discothèque.
Emilio est le plus entreprenant et séduit la belle qui se nomme Rosario (Flora Martinez) et qui d’entrée se montre vénéneuse en raison de son appartenance à un gang de tueurs de la ville.
Emilio entreprend une relation complexe avec Rosario, qui revendique fièrement son mode de vie et son indépendance en n’hésitant pas à tenir la dragée haute à ses parents dans un diner familial plus que houleux.
Travaillant avec son frère Johnefe (Rodrigo Oviedo) et Ferney (Alonso Arias) également tueur, Rosario bénit chacune de ses sorties pour tuer des gens pour le compte des caïds locaux.
Mais l’inéluctable finit par arriver et Johnefe par se faire tuer.
Sa mort est un déchirement pour Rosario qui vivait avec lui depuis sa fuite de sa famille après avoir castré à coups de ciseaux un père qui abusait d’elle.
L’enterrement de Johnefe est particulièrement pénible, ses amis gangsters s’échinant à trimballer son cadavre jusque dans une boite de nuit pour lui faire passer sa dernière soirée avec les vivants.
Alors que le cœur de Rosario penche à présent du coté d’Antonio, le cycle infernal de la vengeance s’enclenche et la pousse à vouloir tuer les meurtriers de son frère.
Pour arriver à ses fins, Rosario combine sa sublime beauté et ses talents de tueuse.
Mais également traquée à son tour, elle se replie sur elle-même, s’éloignant de ses amants.
Elle finit par subir le même sort que ses victimes et reçoit plusieurs balles dans une discothèque sous les yeux d’Antonio qui paniqué se rue à l’hôpital dans l’espoir de la sauver.
Mais Rosario finit par mourir de ses blessures…après que la police recueille son témoignage.
En résumé, « Rosario » est un film à petit budget d’une violence et d’un désespoir quasi insupportable.
Flora Martinez crève littéralement en morena fatale, sillonnant les boites de nuit branchés et les ruelles sordides des bidonville de la ville pour accomplir ses basses besognes.
Histoire d’amour vénéneuse sur fond de minables trafiquant s’entretuant sur des motos, « Rosario » reste un petit film dur trop stéréotypé pour réellement sortir du lot des habituels sujets latino-américains.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 19:15

Les super héros ne sont jamais loin de ces chroniques, aussi voici « Hancock » de Peter Berg.
Sorti en 2008, « Hancock » est une création originale racontant la vie de John Hancock (Will Smith) super héros dépressif et clochard vivant dans la ville de Los Angeles.
Doté d’une force invraisemblable et d’une invulnérabilité digne de Superman, Hancock peut en outre faire des bonds dignes de Hulk le propulsant à des kilomètres de hauteur au dessus des gratte-ciels de la ville.
Mais son tempérament autodestructeur et son penchant pour la bouteille rendent chacune de ses interventions catastrophiques pour la municipalité.
Après avoir sauvé la vie de Ray Embrey (Jason Bateman) en bloquant un train fou d’une seule main, Hancock est pris en main par ce publicitaire qui entend redorer son image catastrophique à grands coups de plans communication.
Bon an mal an Hancock qui a été pris en sympathie par Aaron (Jae Head) et Mary (Charlize Theron) le fils et la femme de Ray, accepte de se plier au jeu et se rend en prison pour payer sa dette à la société.
Là il retrouve tous les criminels qu’il a fait arrêté et en humilie deux taulards, un géant blanc (David Mattey) et un petit noir (Mars Crain).
Red Parker (Eddie Marsan) un ancien braqueur à qui Hancock a sectionné la main propose aux deux malfrats de prendre leur revanche…
Lassé par la prison, Hancock finit par sortir d’un bond gigantesque et reprend ses pérégrinations.
Il se sait attiré par Mary qui repousse farouchement ses avances puis comprend qu’elle appartient à la dernière de sa race, des anges immortels aux pouvoirs surhumains traversant les âges.
Mais lorsque les deux finissent par se rapprocher, les pouvoirs d’Hancock faiblissent brusquement et le laissent se faire toucher par balle au cours d’un braquage raté.
Hospitalisé, il se sait vulnérable face aux hommes de Red qui débarquent pour régler leurs comptes.
Devenue elle aussi mystérieusement vulnérable, Mary est grièvement blessée dans la fusillade, mais Hancock parvient à surmonter ses blessures pour tuer à l’aide de Ray, Red et ses hommes.
Hancock prend alors la subite décision de monter dans l’espace, provoquant par son éloignement la guérison miraculeuse de Mary.
Alors que la jeune femme reprend sa vie de couple quasi normale, Hancock refait parler de lui en revenant sur Terre, cette fois en tant que super-héros responsable.
En conclusion, « Hancock » est un très mauvais film de super héros pensant à tort pallier son absence de scénario par des effets spéciaux à l’esbroufe et la présence de deux super stars, dont le très surestimé Will Smith.
Sans trame, sans épaisseur, sans ennemi valable que des pauvres cloches de faire valoirs, cet antihéros en forme de double négatif Superman, ne contient aucun ingrédient lui permettant de mériter plus qu’un oubli rapide…
Et dire lorsqu’on sait qu’un second opus est prévu en 2017 on ne peut que mesurer l’extrême rentabilité du filon des super héros pour les majors hollywoodiennes !

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 22:29

Complément idéal aux ouvrages précédents sur l’Amérique latine et le Brésil, « Le Brésil au XXIème siècle, naissance d’un nouveau grand » du spécialiste Alain Rouquié est un massif ouvrage sorti en 2006.
Contrairement à ce que son titre l’indique, « Le Brésil au XXIème siècle, naissance d’un nouveau grand » ne commence pas au XXIème siècle mais par un inévitable rappel l’immensité géographique de ce pays-continent doté d’innombrables richesses naturelles (océan, rivières, forets).
Puissance agricole de premier plan, le Brésil est également une puissance industrielle en devenir avec les secteurs porteurs de l’aviation et de l’automobile mais cette richesse apparente ne parvient pas à masquer les importantes inégalités en son sein entre par exemple l’état de São Paulo dont le PIB est similaire à celui de la Belgique ou de l’Arabie saoudite et les états du Nordeste dont le niveau de vie est comparable à celui des régions les plus pauvres et sèches de l’Inde.
Mais même si le Nordeste reste à la traine du pays, lui aussi se développe derrière quelques locomotives comme Salvador de Bahia, Recife, Campina grande, Juazeiro, Petrolina et Aracaju.
Si l’état de Sao Paulo reste le premier pole économique du pays (café, aéronautique, automobile, pharmaceutique, métallurgie, électricité), sa domination est moins exclusive avec un rééquilibrage au profit du Mina Gérais, du Sud (Parana, Rio grande do Sul, Santa Catarina), Rio de Janeiro restant un état riche mais en difficulté notamment en raison de sa violence endémique.
Consacré à la partie historique du pays, le chapitre deux met en évidence  l’importance l’esclavage aboli tardivement (1888),  qui a laissé encore aujourd’hui son empreinte dans une hiérarchie raciale inconsciente ou l’Indien et le Noir sont malgré leur héritage culturel majeur, au mieux méprisés, au pire niés.
Paradoxalement, le Brésil reste le pays le plus métissé du monde au travers notamment de ses importantes vagues migratoires européennes (Portugal, Italie, Espagne, Allemagne), asiatiques (Japon), arabes (Syrie, Liban) qui viennent se superposer au métissage afro-indien-portugais précédents.
Au niveau politique, le Brésil se caractérise par l’existence de pouvoirs locaux hérités du « coronelismo » marqué par l’influence de propriétaires terriens capables de mobiliser une population à leurs bottes à des fins électorales en échange de la protection accordée.
Certains de ces colonels connurent des réussites spectaculaires jusqu’à devenir maires, députés ou gouverneurs tels Ademar de Barros ou Antionio Carlos Maglhaes, mais de manière générale le Brésil des usines et des grandes villes se caractérise par un fort esprit de citoyenneté capable de s’opposer à des régimes autoritaires comme celui de Getulio Vargas ou des généraux qui lui succédèrent après sa mort en 1954.
Au niveau social, les fortes inégalités renforcées par un racisme latent envers les Noirs appartenant aux couches les plus pauvres, aboutissent à la création d’une police militaire violente, n’hésitant pas à abattre ou torturer les bandits plutôt que d’encombrer les tribunaux de procédures.
L’église catholique, traditionnellement en faveur des pauvres quitte à prendre des positions sociales irritant le Vatican, est aujourd’hui concurrencée par les mouvements évangéliques importés des Etats-Unis, dont l’influence notamment par le biais des chaines de télévisions et d’une présence de terrain impressionnant, ne cesse de croitre.
Dernière force majeure du pays, le Syndicalisme capable par ses grèves d’exercer une forte influence politique et d’engendrer de grands leaders, dont Luiz Inacio Lula da Silva est la plus célèbre émanation.
L’Etat reste au Brésil dominant, employant une fonction publique importante et catalysant le plan de développement (planejamento) du pays via ses entreprises nationales dont les plus célèbres sont Volta redonda (sidérurgie), Petrobras (pétrole), Eletrobras (électricité) et Banco do Brasil, Caixa economica federal, BNDES (banque).
Dans les années 60-80 sous le régime des militaires (Costa e Silva, Emilio Garrastazu Medici, Castelo Branco, Orlando Geisel, Joao B Figueiredo), le Brésil se développe avec un taux croissance de plus de 10% et permet l’accès à la population aux biens de consommation durables (automobile, électroménager, télévision) mais après le choc pétrolier de 1973, la dictature militaire continue d’appliquer une politique couteuse de dépenses publiques qui maintient la croissance à 7% au prix d’un endettement dangereux (100 milliards de dollars en 1985).
En 1985, les généraux, soutenus par les Etats-Unis qui ont utilisé la peur des Communistes pour établir un régime de fer supprimant toute opposition dure et n’hésitant pas à employer la force (torture, exécution), acceptent finalement de revenir à un véritable système démocratique laisse se dérouler des élections libres qui font émerger un président de la société civile Tancrado Neves.
Porteur d’un immense espoir, Neves qui meurt malheureusement peu après d’une septicémie et est remplacé au pied levé par Josey Sarney.
Dépassé par une inflation non maitrisée, le Brésil tente plusieurs plans de redressement  par Sarney, puis le très médiatique Fernando Collor finalement destitué en 1992 en raison des scandales de corruption qui entachent sa présidence, qui se soldent par des échecs cuisants.
Il faudra attendre le lettré Fernando Henrique Cardoso en 1994 pour trouver l’homme providentiel capable de redresser la situation économique désastreuse de l’après règne des généraux.
Cardoso change la monnaie pour le real indexé sur le dollar américain, diminue la corruption par un contrôle plus étroit des états fédéraux et terrasse l’inflation au prix de libéralisations étatiques l’inflation.
Revers de la médaille le chômage explose notamment dans l’industrie avec une perte de 2,4 millions de travailleurs mis dehors pares les privatisations massives.
L’insécurité augmente également…faisant des favelas les coupe-gorges les plus célèbres et Brésil l’un des pays les plus criminogènes du monde.
Le leader du PT, l’ex syndicaliste de la métallurgie Lula qui a déjà échoué trois fois à la présidence, prend sa chance et parvient en nouant bon nombres d’alliance à accéder à la présidence en 2002.
Issu d’une famille misérable du Nordeste, Lula qui est a vendu des cacahouètes pour survivre et travaillé à l’usine, met en avant ses origines modestes pour devenir le symbole d’un sucess-story brésilienne et devient l’une des personnalités les plus influentes au monde.
Il ouvre le Brésil vers l’étranger, libéralise et tente de nouer des  relations avec les « non alignés » comme la Chine, l’Inde et les pays arabes afin de faire contrepoids face aux Européens et aux Etats-Unis et de négocier des accords commerciaux avantageux pour ses exportations principalement agricoles.
Le Brésil s’affirme comme la puissance dominante de l’Amérique du sud et accentue ses échanges avec ses voisins du marché du Mercosur ou des pays-andins.
En conclusion, « Le Brésil au XXIème siècle, naissance d’un nouveau grand » est un ouvrage intéressant brassant ce que l’on sait déjà du Brésil : gigantisme, brassage ethnique, inégalités, violences, corruption pour décrire les grandes lignes de son évolution moderne.
Le constat est globalement celui d’un marche en avant vers le progrès, même dans les régions les plus pauvres du Nordeste, que ce soit sous le règne controversé des dictateurs (Vargas, militaires) malgré tout source d’un développement accéléré voulu par l’Etat puis après une période de turbulence inflationniste dans les années 85-94, une nouvelle marche en avant inspirée par Cardoso puis Lula, qui maitrisant la dette, réussirent le tour de force de combiner avancée sociales et développement économique en multipliant l’influence du Brésil sur la scène internationale.
Arrêtant malheureusement son constat en 2006 avec un Brésil en pleine ascension, « Le Brésil au XXIème siècle, naissance d’un nouveau grand » passe à coté du revers de la médaille du règne du PT, la corruption endémique qui ronge le pays, le scandale de lava jato qui aboutira à la destitution de Dilma Roussev et à la mise en cause de Lula lui-même, plongeant le Brésil dans une profonde phase de récession économique sans qu'un début de solution ne soit à l'horizon sur les difficultés sociales (inégalité, violence)... Un constat donc à minorer vis à vis de l'actualité !

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Published by Seth - dans Histoire
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:40

Dans « Luke Cage, saison 1, épisode 4  », Luke Cage (Mike Colter) frappé par une roquette lancée par Cornell Cottonmouth Stokes (Mahershala Ali) git sous les décombres du restaurant asiatique ou il discutait avec Connie Lin (Jade Wu).

Vivant mais inconscient, Cage revit son passé carcéral.

Dans ce flash back on découvre un ancien policier et sans doute militaire (?) détenu pour une raison inconnue et se faisant remarquer par Albert Rackham (Chance Kelly), le chef de la sécurité en raison de ses impressionnantes qualités de combattant.

Malgré le refus de Cage de rentrer dans le circuit de combats clandestins de Rackham, ce dernier s’entête et fait pression sur son ami Squabbles (Craig Mus Grant) pour le forcer à combattre.

Coaché par Squabbles qui a pratiqué la boxe à bon niveau, Cage devient rapidement une terreur des combats clandestins filmés par les gardiens.

Sa psychologue Reva (Pariza Fitz Henley) avec qui il a établi une relation de confiance, ne tarde pas à le questionner sur les marques de coups sur son visage et l'amène à avouer les combines de Rackham et du même coup ses interrogations sur le sort des combattants vaincus.

Troublée par ses révélations, Reva promet de l’aider à faire la lumière sur toute cette histoire mais Rackham ayant eu vent des projets de Cage de mettre fin à son business envoie deux de ses hommes le tabasser à mort à l’aide de barres de métal.

Inconscient, Cage est pris en main par Aisha qui demande à Gabe Krasner (John Scurti) un médecin particulier de la prison de tout tenter pour le sauver.

Cage subit donc un processus scientifique nouveau et risqué visant à régénérer ses cellules.

Mais Rackham intervient et fait exploser la machine, ce qui lui coute la vie ainsi que celle de Krasner.

Lorsqu’il se réveille, Cage se trouve changé et doté de superpouvoirs : force et invulnérabilité.

Reva est présente et lui annonce qu’elle ne l’a pas trahi, Rackham ayant tué Squabbles après l’avoir fait parlé.

Usant de ses nouveaux dons, Cage brise les murs de la prison et s’enfuit avec Reva.

De retour dans le présent, ce même Cage réussit à forer un passage sous les décombres et extirpe Connie blessée mais vivante qui retrouve son mari.

Face aux policiers Rafael Scarfe (Frank Whaley) et Misty Knight (Simone Missick).
et aux journalistes, Cage annonce fièrement son identité, reconnaissant implicitement son statut de super-héros.

En conclusion, « Luke Cage, saison 1, épisode 4  » est un épisode flash-back assez lent et pénible censé être la révélation des fameux super pouvoirs du héros.

Incomplet dans ses informations (on ne sais pas pourquoi Cage est en prison !), cet épisode grossier accumule les clichés carcéraux sur la violence entre prisonniers sauvages, gardiens blancs cruels et psychologue gentille/super mignonne.

Alourdi par sa masse et par des coupes de cheveux improbables, Colter semble figé dans son jeu d’acteur et délivre une prestation bien peu convaincante.

A quand une réelle envolée de la série ?

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:01

Bon an mal an, Accept continue sa route et sort en 2014 « Blind rage » à la pochette simplissime que ne renierait pas la Vache-qui-rit jurassienne.
De charge aveugle il est bel et bien question avec l’horriblement brouillon « Stamped » qui confond ici largement vitesse et précipitation.
Passablement échaudé, l’auditeur poursuit avec « Dying breed » qui vient à grands renforts de chœurs guerriers tenter de faire oublier son aspect bancal et il faut attendre « Dark side of my heart » pour retrouver le coté accrocheur et souvent imparable du groupe.
Accept retombe dans ses vieux travers (de porc) et force la dose sur « The fall of the empire » d’une lourdeur et d’une répétitivité inouïes, puis met le turbo avec « Trail of tears » aussi rapide que creux.
Les titres s’enchainent, plus mélodique « Wanna be free » ne laisse pas un souvenir très marquant tandis que « 200 years » touche le fond de par son horrible caractère poussif.
En pareilles conditions, il devient difficile de poursuive l’écoute malgré la rugosité des riffs heavy de « Bloodbath mastermind », les chœurs puissants de « From the ashes we rise », le tempo rapide tournant à vide de « The curse » et autres « Final journey ».
En conclusion, « Blind rage » est pour moi un naufrage, une catastrophe et de loin l’un voir le plus mauvais album d’Accept.
Sans aucune inspiration, le groupe aligne ici les titres en recyclant tous les vieux trucs et astuces de son répertoire : riffs heavy, tempos soutenus, vocaux hauts éraillés haut perchés et surtout profusion de grands chœurs souvent à coté de la plaque.
En 2014, l’avenir semble donc s’obscurcir pour les Allemands qui semblent ici franchement entamer un déclin que le départ d’Herman Frank et Stephan Schwarzmann silence de 3 ans sans nouvel album studio semble aujourd’hui confirmer….jusqu’à une éventuelle nouvelle tentative de renaissance ?

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 10:28

En 2012, Accept se sent revigoré par l’arrivé de son nouveau chanteur Mark Tornillo et enchaine avec un nouvel album « Stalingrad » rappelant si besoin l’accointance des Allemands pour les ambiances slave dures et froides.
L’entame se fait par « Hung, drawed and quarted » morceau dynamique dont les refrains haut perchés font immanquablement mouche puis le très réussi « Stalingrad » vient rappeler la dimension épique indissociable de la musique du groupe avec notamment l’apport de longues et belles parties de guitares de la paire Wolf Hoffman/Herman Frank.
On continue sur cette bonne lancée avec « Hellfire » surtout remarquable par ses solo travaillés mais également ses refrains simples et puissants.
Tornillo pousse sur sa voix dans un style quasi Halfordien sur le très explosif « Flash to the bang time ».
Plus de douceur avec « Shadow soldiers » nouvelle power ballade épique extrêmement séduisante suivie de « Revolution » et « Us against the world » morceaux construits dans le même moule, fluides, rythmés et efficace.
Le niveau s’étiole un peu avec « Twist of fate » qui passe presque inaperçu avec sa douceur mélancolique puis le lourdingue « The galley » entrecoupés de « The quick and the dead » bref sursaut tonique.
En conclusion, « Stalingrad » tient ses promesses et délivre un très bon inespéré second album avec Tornillo au chant dont le timbre se cale à présent quasi parfaitement sur celui du regretté Dirkschneider.
Puissant, dense et de bonne qualité, « Stalingrad » tient fermement la route et peut laisser entrevoir l’avenir d’Accept sous de bon augures : ceux d’un groupe de vétérans en ayant encore sous la pédale avant de remiser les motos et perfectos à la casse !

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 23:10

Univers fascinant si il en est, la boxe est ici mise à l’honneur avec « Histoire de la boxe » du philosophe Alexis Philonenko.
Sorti en 1991, « Histoire de la boxe » retrace en quatre longues parties toute l’évolution de ce qu’on appelle le noble art.
Au commencement était l’Antiquité, mais les quelques écrits d’Homère, de Virgile ou d’Enée si ils ne permettent que d’entrevoir ce qu’était réellement le pugilat pratiqué lors des Jeux Olympiques, sont néanmoins assez parlants sur la violence de combats pratiqués munis de lanières de cuir déchirant les chairs et pouvant entrainer la mort.
Bien plus tard, il faut se tourner du coté de l’Angleterre pour retrouver les racines de la boxe moderne, avec les bagarreurs comme Jim Figg qui défiait à coups de poings, pied ou canne des hommes pris au hasard dans les amphithéâtres d’Oxford au milieu du XVII ième siècle.
Plus tard, les combats sauvages se trouvent codifiés par  l’édification des London prize ring rules. Le ring apparait tout comme les conditions des KO mais l’absence de règles sur les catégorie de poids et les coups interdits permet encore bien des dérives.
Daniel Mendoza boxeur anglais d’origine espagnole va devenir une superstar du début du XIXième siècle en vainquant malgré son gabarit modeste (1m70 pour 72 kg) des colosses bien plus grands et lourds que lui mais moins véloces et moins techniques.
Les bourgeois se pressent alors pour voir les matchs et les paris des bookmakers confèrent rapidement une aura sulfureuse de tricherie autour de ce sport.
Sans sourciller, Philonenko établit comme « principe Mendoza » le fait que les poids moyens concentrent le parfait compromis entre vitesse et punch, ce qui les rend capables d’abattre des adversaires plus massifs.
Puis la boxe s’exporte aux Etats-Unis, se professionnalise, les boxers tentant de curieux régimes, se mettant au travail au sac, à la gymnastique, au footing et à la corde à sauter.
La plupart sont exploités par des managers sans scrupule et courent le cachet dans des matchs minables ou ils sont bien peu récompensés compte tenu des risques pour leur intégrité physique.
Malgré la forte ségrégation qui règne aux Etats-Unis et barre l’accès au ring pour les boxers noirs, le poids lourd australien Peter Jackson est une exception et put faire jeu égal avec les plus grands champions blancs de son époque, James Corbett dit Gentleman Jim et son compatriote Frank Slavin avec qui il eut une mémorable bagarre dans une Auberge près de Sydney avant de le battre à la régulière sur un ring.
Le Bostonien, John L Sullivan qui ne pesait que 86 kg pour 1m 78 devient le premier poids lourd de l’histoire et livre des combats épiques face à des challengers intelligents et courageux comme Charlie Mitchell qu’il affronta sur une des propriétés du baron de Rothschild.
Mais c’est surtout un poids moyen anglais Robert Fitzimmons qui attire l’attention de l’auteur, en raison de son maitre coup qui assommait à coup sur ses adversaires en un enchainement parfaitement meurtrier au cœur.
Champion des poids moyens, ce champion dur au mal changea de catégories et réalisa l’exploit de vaincre le technicien Corbett, devenant ainsi champion du mondes poids lourds, puis des mi-lourds en triomphant du coriace Tom Sharkey.
On remarquera comme une curiosité le style contre nature du champions des poids légers du début du XX ième siècle Oscar Nielson ce Danois vivant aux Etats-Unis, qui encaissait les coups sans broncher de ses adversaires avant de les frapper une fois épuisés.
En 1910, le poids lourd Jim Jeffries qui a bénéficié du déclin de Fitzimmons et de Corbett, trouve son maitre en la personne de Jack Johnson, premier champion lourd noir, connu pour ces provocations incessantes déstabilisant ses adversaires.
Mais l’Amérique blanche outragée par ce Noir flamboyant et alcoolique, trouve une revanche lorsque le géant lourdaud Jess Willard l’abat en 1915 à la Havane.
Dans ce grand panthéon dominé par les Américains et les Anglais, certains français ressortent du lot comme le petit prodige Georges Carpentier, ex champion de boxe française, qui après avoir conquis le titre de champions du monde mi lourd en 1920, perdit en 1921 contre Jack Dempsey, et surtout le monstre physique Marcel Cerdan, le plus connu d’entre eux, qui croisa les gants avec d’autres légendes : les terribles puncheurs Tony Zale et Jack la Motta et accède au yeux de l’auteur au statut d’âme simple mais noble, rongée par les blessures infligés à ses adversaires.
Philonenko explique ensuite sa fascination pour Gene Tunney, seul boxeur comparable à Mohamed Ali sur le plan du talent pur et de l’intelligence de combat qui accéda au titre en 1926 en prenant le meilleur sur Dempsey et vainquit ensuite Carpentier en un combat mémorable.
Bien évidement, la catégorie se taille la part du lion avec le bon boxeur allemand Max Schmeling, qui récupéré par les nazis, eut un geste d’une grande classe pour l’un des ses anciens adversaires, le géant italien simple et attachant Primero Carnera de 2m05, à qui il évita le peloton d’exécution.
Autre grand champions de la Seconde guerre mondiale, Joe Louis surnommé le Bombardier noir devient le héros symbolique de l’Amérique par sa victoire sur Schmeling en 1938 et Rocky Marciano, sans doute le meilleur poids lourd blanc en raison de son invraisemblable force physique, qui se retira invaincu en 1969 en évitant, chose rare pour la majorité des boxeurs, d’effectuer le combat de trop, pour néanmoins connaitre une fin tragique dans un accident d’avion.
On comprend finalement qu’aucun boxer, mis à part Tunney, ne peut aux yeux de l’auteur être comparé au grand, à l’unique Mohamed Ali, dont le style souple et vif ainsi que la grande intelligence tactique confine au génie qui lui permit de vaincre des de grands techniciens Sugar Ray Robinson, ou des forces de la nature comme Sonny Liston, Joe Frazier ou Georges Foreman, tous curieusement rabaissés.
Lorsqu’en plus Ali, ex Cassius Clay ajoute une dimension politique en devenant un défenseur des droits des Noirs et un objecteur de conscience pendant la Guerre du Viêt-Nam, on comprend que son aura dépasse de beaucoup le petit monde de la boxe.
En conclusion, « Histoire de la boxe » est un ouvrage très détaillé qui ne brille pas par son impartialité, Philonenko avouant de manière très tranchée ses préférences, n’hésitant pas abattre des légendes en les critiquant sur le plan moral mais également sur le plan de leurs facultés intellectuelles pour certains limitées.
Si la multitude d’histoires de boxeurs, souvent tragiques en ce qui concerne l’état de santé déplorable dans lequel la plupart d’entre eux finit, diminués par trop de combats, manipulés par plus malins qu’eux ou ruinés par leur propre inconséquence d’une vie de plaisirs (mondanités, alcool, drogue, femmes) peut parfois lasser par son aspect tristement répétitif, l’aspect technique, tactique et parfois psychologique des grands combats parvient souvent à passionner et à communiquer la passion, assez communicative de l’auteur pour le concept le plus pur du monde : celui de voir deux hommes à demi nus s’affronter avec leurs poings.
Enfin, terminé en 1991, « Histoire de la boxe » occulte volontairement quelques grands champions français (Christophe Tiozzo ? Fabrice Benichou ?) ou internationaux (et Mike Tyson ? Evander Holyfield ?) ce qui pour moi constitue sa faiblesse majeure !

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Published by Seth - dans Sport
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 20:19

Plombé commercialement après « Predator », Accept va connaitre une longue éclipse, chacun des musiciens vaquant à ses propres projet solos.
En 2010 pourtant, les vétérans décident à la surprise générale d’une reformation sans le mythique chanteur Udo Dirkschneider mais avec l'américain Mark Tornillo et émergent de l‘oubli avec « Blood of the nations » à la sobre pochette ensanglantée.
L’entame se fait plutôt au premier abord rassurante sur un « Beat the bastards » certes relativement peu original mais musclé et nerveux avec le timbre éraillé de Tornillo finalement assez similaire à celui de Dirkchneider.
Lui succédant, « Teutonic terror » se montre supérieur atteignant par la puissance de ses refrains et chœurs épiques le statut d’authentique hymne heavy-metal.
Gros riffs, ambiances variées plus travaillées et moins bestialement frontales confèrent à « The abyss » un certain cachet même si les hurlements de Tornillo se montrent parfois pénibles à supporter sur près de sept minutes.
On s’ennuie ensuite ferme sur « Blood of nations » très linéaire, lourd et braillard puis enlise les chenilles du Panzer sur « Shades of death » plombé de pesants arrangements néo-classiques sur sept minutes et demi interminables.
Accept fait parler la poudre sur « Locked and loaded » rapide et rageur puis sort les extincteurs avec la ballade « Kill the pain » sur laquelle la prestation de Tornillo se fait agréable à défaut d’atteindre les sommets de l’ère Dirkschneider.
On s’excite un peu sur « Rollin’ thunder » rappelant le meilleur d’un groupe affuté et tranchant puis déroule sans trop forcer « Pandemic » enchainé d’un « New world coming » sombrant dans la facilité.
En guise de bonus, le live « No shelter » un live musclé puis « Bucket full of hate » impressionnant de puissance épique.
En conclusion, il fallait bien qu’Accept tente un jour de redémarrer un jour la machine mais malgré les efforts de Turillo dont le chant éraillé manque de variété et de feeling, « Blood of nations »  demeure d’une grande platitude.
Nous sommes certes en présence d’un authentique album de heavy metal viril et brutal mais sans grande innovation ou prise de risques permettant de passer à la catégorie supérieure et de côtoyer les sommets du groupe dans les années 80.
A réserver donc aux plus inconditionnels du cuirassé allemand qui malgré de louable effort ne saurait faire oublier la perte incommensurable de son nabot mentor…

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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