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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 19:42
Metro Manila (Sean Ellis)

Plus d’originalité avec « Metro Manila » de Sean Ellis.

Sorti en 2013, ce petit film se déroule aux Philippines, ou un couple de paysans, Oscar Ramirez (Jake Macapagal) et Mai (Althea Vega) fuient la misère de leur campagne avec leurs deux filles en bas âge pour tenter leur chance dans à la capitale Manille.

L’arrivée dans cette ville de plus d’un million d’habitants est un choc pour cette famille de paisibles paysans.

Perdu dans cette immensité, Oscar fait la connaissance à la gare routière d’un homme (Danny Magisa) qui lui propose un logement à un prix modéré.

Sautant sur cette occasion inespérée, les Ramirez emménagent dans un petit appartement en dur en payant avec l’essentiel de leurs économies.

Courageux et vaillant, Oscar repart tout de suite pour se faire embaucher à la journée par un des entrepreneurs locaux cherchant des hommes pour des travaux de force.

Après plusieurs heures d’un travail harassant à porter des pierres avec trois autres hommes, il a la désagréable surprise de n’avoir qu’un maigre repas comme salaire.

Pire que cela, sa famille se trouve délogée par la police en son absence, victime d’une arnaque par l’homme de la gare.

Sans ressources, les Ramirez échouent logiquement dans un des bidonvilles de Manille.

Mae se résigne à travailler dans un bar à entraineuses chez Charlie (Mailes Kanapi) ou elle doit danser et faire consommer les clients en acceptant au minimum d’être touchée et embrassée.

Ses enfants l’accompagnent, restant dans les vestiaires pendant qu’elle se produit dans la salle principale.

La chance semble finalement sourire à Oscar qui à sa grande surprise est pris dans une entreprise de convoyage de fonds, aidé par un généreux employé, Ong (John Arcilla) qui lui explique comment s’attirer les bonnes grâces du patron (Moises Magisa).

Devenu à présent un convoyeur chez Metro Manila, Oscar reçoit un uniforme, un casque, un gilet pare balles et un fusil mitrailleur.

Il est formé au métier par son coéquipier Ong qui participe à son intégration au sein de l’équipe de convoyeurs au cours d’une soirée arrosée et l’invite même à manger chez son épouse.

Les deux hommes se rapprochent et Ong se montre très intime avec lui, allant jusqu’à lui révéler sa liaison avec une maitresse.

En échange, Oscar lui révèle avoir perdu son emploi dans un usine de textile après que le patron Mr Santos (Johnny Burnes) ait été assassiné par des voyous payés par un concurrent sans scrupules, ce qui a conduit son fils Alfred (JM Ramirez) à un acte de braquage désespéré dans un avion et à sa mort.

De manière encore plus surprenante, Ong permet à sa famille de s’installer dans sa garçonnière ce qui permet aux Ramirez de s’extirper du bidonville pour connaitre un certain confort avec eau courante et douche.

Mais après une livraison à un jeune mafieux arrogant, Ong laisse éclater sa rage devant ce système si injuste qui favorise les pourris.

Il révèle ensuite à Oscar que lors du braquage fatal qui a cause la mort de son coéquipier il a subtilisé une des boites contenant des milliers de pesos et qu’il la garde chez lui.

Mais sans la clé permettant de l’ouvrir gardé au Central il ne peut rien.

Ong révèle sa vraie nature et exerce un chantage sur Oscar pour qu’il vole la clé pour se partager le butin.

Il va même jusqu’à organiser un faux braquage en payant quelques jeunes voyous pour permettre à Oscar d’avoir une excuse pour retourner au Central mais son stratagème échoue et il est tué par un réel voyou.

Sans son coéquipier, Oscar est tiraillé par la tentation.

Enceinte, Mae devient moins excitante pour les clients et doit accepter de prostituer sa fille pour espérer garder son emploi.

Soumis à une puissante pression psychologique, Oscar agit, découvre la boite cachée sous le plancher de l’appartement de Ong, résiste aux menaces de sa veuve et profite de sa visite au dépôt Central pour pénétrer dans la salle des clés.

Mais il est vu par les caméras de sécurité et finit abattu par les fonctionnaires de Metro Manila.

Lorsque son dernier coéquipier remet à Mae ses effets personnels, elle découvre un moule de la clé du coffre qui lui permet d’accéder au butin.

Elle comprend alors le sacrifice d’Oscar pour assurer un avenir meilleur à sa famille et l’arracher à la misère…

En conclusion, « Metro Manila » est un chef d’œuvre trop peu récompensé malgré quelques distinctions anglaises, française et américaines.

Film magistral racontant le destin trop commun de tous ces pauvres fuyant la misère des campagnes pour s’entasser dans les villes et y perdre leurs illusions, « Metro Manila » est soutenu par un scénario puissant, des acteurs inconnus en Occident et une réalisation à l’esthétisme superbe.

L’univers des convoyeurs des fond a certes été maintes fois explorés notamment par le cinéma français avec l’efficace « Le convoyeur » ou « 11.6 » mais aucune de ces productions ne contient le puissance émotionnelle et la qualité de réalisation de « Metro Manila ».

A voir de toute urgence pour tous les amoureux du « grand cinéma » !

Metro Manila (Sean Ellis)
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 20:00
Scream (Wes Craven)

Hommage à Wes Craven disparu en 2015 avec « Scream ».

Sorti en 1996, « Scream » marque le retour d’un des maitres de l’horreur après un passage à vide commercial de plus de dix ans.

L’histoire prend place dans une de ces petites villes typique de banlieue américaine, Woodsboro dans laquelle est commis un horrible meurtre d’une baby sitter Casey Becker (Drew Barrymore) et de son petit ami Kenneth Jones (W Earl Brown), vidés de leurs tripes après un jeux cruel de questions-réponses au téléphone.

Ce tragique évènement met la ville en émoi, d’autant plus que une année auparavant, Sydney Prescott (Neve Campbell) une jeune collégienne a vu sa mère sauvagement assassinée.

Restée très affectée par ce meurtre atroce, Sydney se refuse pour l’instant sexuellement à son petit ami Billy Lomis (Skeet Ulrich) qui grimpe sur les toits pour des rendez vous clandestins.

Malheureusement l’histoire se répète puisque Sydney devient elle aussi la cible du tueur qui la pourchasse dans sa grande maison.

La jeune fille parvient miraculeusement à échapper au tueur affublé d’un masque de fantôme et Billy présent juste après le drame est logiquement arrêté par la police.

L’enquête sur Billy ne donne rien et Sydney est mise sous protection policière de Dwight Riley (David Arquette) le frère de sa plus proche amie Tatum (Rose Mc Gowan) qui la soutient face à la rapacité de la journaliste-arriviste Gale Weathers (Courtney Cox).

Au collège, les réactions sont diverses mais l’ambiance est plutôt à la moquerie du cynique Stu (Matthew Lillard) qui contraste avec ses blagues stupides à la froide technicité du spécialiste de films d’horreur qu’est Randy Meeks (Jamie Kennedy).

Le proviseur du collège, Arthur Himbry (Henry Winkler) est alors lui aussi assassiné sans raison apparente alors que la disparition de Neil Prescott (Lawrence Hecht) père de Sydney met la police sur sa piste comme suspect potentiel.

Au cours d’une soirée étudiante trop arrosée au cours de laquelle Weathers a pu placer des micros afin de surveiller les allées et venus des protagonistes, le tueur frappe encore, tuant Tatum en la coinçant dans la porte automatique du garage.

Il attend ensuite patiemment le départ des fêtards pour se ruer sur la malheureuse Sydney qui vient d’avoir son premier rapport sexuel avec Billy.

Randy est blessé, Weathers et Riley un tantinet troublé sexuellement par cette femme forte mis hors d’état de nuire par le redoutable tueur et Sydney se trouve acculée dans la maison après une haletante course poursuite.

Le tueur se révèle donc être une association de Billy et Stu, les deux étudiants psychotiques tuant par perversion.

Le duo macabre révèle avoir tué la mère de Sydney et se blesse à coup de couteau pour simuler une agression et faire porter le chapeau à Neil.

Mais une intervention de Weathers armée d’un pistolet distrait suffisamment leur attention pour permettre à Sydney de reprendre ses esprits.

Stu est tué d’un coup de télé en pleine tête et Billy finalement éliminé à l’aide du pistolet.

Tout se termine donc pour le mieux dans la petite ville de Woodsboro après la mort des deux tueurs.

En conclusion, succès colossal au box office en son temps, « Scream » est un film roublard recyclant tous les codes du film d’horreur pour servir une intrigue tarabiscotée en diable.

Il est difficile en revanche d’adhérer au jeu des acteurs, tous trop caricaturaux dans leurs postures d’adolescents américains décérébrés victime d’un criminel châtiant de son bras vengeur leurs supposés péchés.

Teenage movie facile d’accès et finalement assez pauvre, « Scream » brille essentiellement par deux scènes mémorables de meurtre, celle introductive avec la baby sitter et celle dans le garage mais ne saurait pour moi prétendre à un chef d’œuvre de l’angoisse comme les plus grandes réussites du genre.

Scream (Wes Craven)
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 10:10
Sons of anarchy, saison 4, épisode 11 (Kurt Sutter)

On caracole vers la fin de la saison 4 avec « Sons of anarchy, saison 4, épisode 11 ».

Long d’une heure soit vingt minutes de plus que les quarante réglementaires des chaines US, ce onzième épisode se montre particulièrement riche en évènements/rebondissements.

Wendy Case (Drea de Matteo) tout d’abord refait surface et vient trouver une Tara (Maggie Stiff) alitée pour faire valoir ses droits de visite à Abel pour dit elle lui apprendre la vérité.

Cette visite perturbe beaucoup une Tara fragile qui frappe violemment son plâtre, se fracturant de nouveau la main.

Lorsque Jax (Charlie Hunnam) découvre le visage de Gemma (Katey Sagal) il a toutes les peines du monde à ne pas se ruer sur Clay (Ron Pearlman).

Gemma parvient à le raisonner et préfère mijoter sa vengeance en solo.

De son coté, Clay fait face avec son habituel arrogance, balayant les critiques de Jax et détournant son attention sur les corps de deux Lobos exhibés par Parada (Danny Trejo) et Torres (Benito Martinez) pour tenter d’apaiser son désir de vengeance.

Mais Jax exhibe de participer avec Galindo à la traque du troisième tueur ce que le cartel accepte en grinçant des dents.

Il reçoit un appui massif des autres Sons qui se lancent dans une opération à haut risques pour débusquer les Lobos dans leur tanière en pleine foret.

Les éclaireurs tombent sur un champs de mines qui tue le malheureux Kozik (Kenny Johnson) et piège Clay, Parada et Juice (Théo Rossi).

En posture délicate, Jax se fait livrer en urgence des lance roquettes de l’IRA pour surclasser leurs adversaires.

Les Lobos finissent par être massacrés et Juice marque les esprits par son comportement suicidaire pour sortir du champs de mines.

Chibs (Tommy Flanagan) a un entretien avec lui et le rassure sur ses origines noires car il est écrit « hispanique » sur ses papiers d’identité.

Il pense avoir tiré d’embarras le jeune portoricain mais ignore qu’il est à présent dans les griffes de Potter (Ray Mc Kinnon) qui cherche à piéger à travers luis les cartels mexicains et les chefs de l’IRA avec en bonus possible les Sons.

Clay qui a déjà fort affaire avec ses problèmes conjugaux et de cartel, envoie Bobby (Mark Boone Jr), Opie (Ryan Hurst) et Tiger (Kim Coates) régler le problème Georgie Caruso (Tom Arnold) le producteur de films porno qui n’a pu empêcher des investisseurs japonais de financer le programme immobilier de Hale (Jeff Kober).

Sorti de ses studios de X, Georgie est finalement liquidé sur un parking et avoue avant de mourir à Bobby être bien l’auteur du meurtre de Luann Delauney (Dendries Taylor).

Même si Bobby s’apprête donc à parler à Otto (Kurt Sutter) pour lui dire la vérité sur la mort de sa femme, il est pris de vitesse par Potter qui passe un deal avec le prisonnier : lui livrer tous les Sons (Clay compris) contre quelques avantages en prison, notamment une exécution plus rapide.

Pourtant l’accord n’est pas encore scellé, Otto désirant toujours que son ami Lenny bénéficie également d’un traitement de faveur à sa mort.

De son coté, Gemma (Katey Sagal) sort d’un entretien musclé avec Wendy, qui se disant guérie et stable, lui tient tête pour revoir Abel.

Agissant sous ses ordres, Unser (Dayton Callie) menace Clay de mort et parle ensuite à Ope très affecté par la découverte du corps de son père.

Unser révèle tout à Opie et désigne Clay comme l’assassin de son père et de sa femme.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 4, épisode 11 » se surpasse en intensité et délivre un épisode d’une puissance et d’une richesse insoupçonnées.

Les affaires de famille se complexifient avec le retour de la première femme de Jax et un jeu mortel Gemma-Clay-Unser se met en place avec comme pions potentiels Ope ou Jax.

Le vieux chef apparait de plus en plus contesté/isolé au sein du gang, même son fidèle bras droit Tiger renonçant à ses prérogatives de sergent après avoir découvert le visage défiguré de Gemma.

Avec ses personnages fragiles et hauts en couleur comme Opie et Juice, ou le plus complexe Otto, cet épisode onze atteint de véritables sommets scénaristiques pour notre plus grand plaisir !

Sons of anarchy, saison 4, épisode 11 (Kurt Sutter)
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 20:43
Sons of anarchy, saison 4, épisode 10 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 4, épisode 10 », Jax (Charlie Hunnam) accompagne Tara (Maggie Stiff) ainsi que leurs deux enfants, Abel et Thomas pour quelques jours de vacances dans l’Oregon.

Mais ils ignorent que Clay (Ron Pearlman) a lancé le tueur du cartel Galindo sur leur piste pour le croit il uniquement tuer Tara.

Gemma (Katey Sagal) comprend que Clay est passé aux actes lorsqu’il prend les 40 000 dollars de leur coffre personnel pour payer le tueur.

En plein pic nic sur une pelouse, les tueurs tentent d’enlever Tara dans un van mais Jax intervient, ouvrant le feu et parvient à récupérer sa femme sérieusement blessée à la main.

L’opération est un échec total pour Clay et Tara est rapatriée à Charming pour subir une opération de la main, qui le pense t elle restera paralysée et l’empêchera d’exercer son métier son chirurgien.

Furieux, Jax est aiguillé habilement par Clay sur un règlement de compte avec les Lobos sorona.

Parada (Danny Trejo) et Torres (Benito Martinez) passent outre la volonté de Clay d’arrêter l’opération et projette de finir le sale boulot à l’hôpital.

Mais Gemma intervient auprès lui rappelant qu’il a menti à sa parole donnée.

Une violente dispute éclate qui se termine à coups de gifles et de poings sur la malheureuse Gemma qui a osé émettre une objection à sa souveraineté.

De nouveau incarcéré, Juice (Théo Rossi) subit la pression de Potter (Ray Mc Kinnon ) qui dit vouloir faire tomber les mafieux russes et épargner son club de motards.

Le jeune homme est finalement libéré avec les excuses de Roosevelt (Rockmond Dunbar) furieux d’avoir été manipulé par Potter mais doit pointer toutes les 4 heures au téléphone sous peine d’une descente de l’ATF au club.

Lorsque Unser (Dayton Callie) qui a maquillé la mort de Piney (William Lucking) découvre le visage tuméfié de Gemma il prend la décision de se venger de Clay en le livrant à la police, ce que Gemma refuse, préférant le faire tuer par un des membres du club.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 4, épisode 10 » crée un climat réellement malsain avec la machine infernale de mort enclenchée par Clay vis-à-vis de Tara, une scène d’une immense violence à l’égard de Gemma, qui en représailles décide de le faire assassiner avec la complicité de son amour Unser.

Difficile de savoir comment tournera la fin haletante de cette saison et si Juice parviendra à se défaire des mâchoires d’acier de l’ATF contre lui.

De quoi se ruer sur les derniers épisodes ?

Sons of anarchy, saison 4, épisode 10 (Kurt Sutter)
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 21:31
Fantasmes de femmes (divers auteures)

Atypisme toujours avec « Fantasmes de femmes » recueil de nouvelles érotiques de diverses auteures françaises.

Paru en 2001, « Fantasmes de femmes » débute par « Chienne de vie » de Marianne Angot, qui relate les fantasmes de domination d’une femme qui réduit son amant au rang de fidèle quadrupède lui procurant docilement jouissance avant de finir étranglé par sa laisse !

Moins directement puissant, « Laida » de Marie Boman surpasse en revanche en originalité la précédente nouvelle en racontant la vie d’une culotte sexy de type string portée par Melissa une jeune et sexy danseuse noire à la sexualité libérée.

La culotte connait diverses aventures au gré des partenaires et des envies de sa maitresse, connait un moment d’angoisse en ayant peur d’être abandonnée à un inconnu dans une cabine téléphonique, avant retrouver sa propriétaire.

« L’anniversaire avec un grand A » de Sophie Caladen raconte un fantasme d’amour thrash d’une femme pour les 30 ans de son mari.

Plus intéressant, « Bleu piscine » d’Anne Cécile exploite l’érotisme moite des piscines municipales pour décrire une relation sexuelle bridée avec un inconnu athlétique surmembré digne des performances sexuelles d’un Rocco Siffredi.

L’ambiance vire au cauchemar noir dans « Une concession à perpétuité » de Laure Clergerie, narrant les désirs d’humiliation d’une femme se prostituant par simple jouissance d’expiation jusqu’à atterrir la mort et l’Enfer.

On passe au mauvais plan à 3 de « Champagne » d’Estelle avec un serveur servant de complément à un couple en mal de situations fortes à la bizarrerie d’un fantasme d’amour pervers vécu par cryogénisation dans le « Ressuscitée » d’Elisabeth Herrgott.

« Echanges de petites culottes » d’Isabelle Deschamps de Paillette, traite d’un plaisir fétichiste aboutissant à une fin ridicule, « Fantôme d’amour » d’Hélène Girard ajoute une pointe de surnaturel avec les ébats d’un couple de fantômes assassinés.

On passe au plaisir exhibitionniste d’un peintre noir avec « La chair de la chair » de Michèle Larue, à celui plus crade de l’amour menstruel de « Jouissance menstruelle » de Sandrine le Coustumer.

Sexualité morbide sur fond de danse sur « Paso noble » de Caroline Lamarche, brutale et pornographique sur « Affinités » d’Agnès Pareyre, puis apothéose de délire mêlant sexualité dégradante et mort sur « L’homme d’Albuquerque » de Julie Saget ou une femme court les ports pour s’offrir à des marins étrangers afin de terminer en victime volontaire d’un snuff movie au Soudan.

On termine sur des réminiscences de désirs adolescents dans « Papier couché » de Fabienne Swiataly puis un classique fantasme de plan à trois dans un train avec « Paris-Bruxelles » de Geraldine Zwang.

En conclusion « Fantasme de femmes » recèle les défauts de ce type de recueil une certaine hétérogénéité dans les productions, certaines étant à mon sens très peu dignes d’intérêt car trop classiques.

Mais bien sur quelques œuvres plus audacieuses et radicales se détachent du lot avec en mention spéciale à « Concession pour l’éternité » et « L’homme d’Albuquerque » d’une incroyable violence sexuelle, suivies de prés par « Bleu piscine » et « Laida » dans un registre heureusement plus sensuellement positif.

Mis à part ce quatuor de tête, on reste dans des fantasmes moins surprenants et/ou des nouvelles moins abouties recelant une écriture plus terne…

Malgré cela, « Fantasmes de femmes » pourra émoustiller certains lecteurs ou lectrices avide des fantasmes se voulant finalement parfois aussi directs et extrêmes que ceux de leurs homologues masculins.

Fantasmes de femmes (divers auteures)
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 19:53
Nèg marron (Jean-Claude Flamand Barny)

Sorti en 2005 « Nèg marron » est un film atypique de Jean-Claude Flamand Barny produit par l’affreux Mathieu Kassovitz.

Atypique car se déroulant en Guadeloupe, ile connue surtout pour ses clichés de carte postale.

Ici « Nèg marron » s’intéresse à un sujet très peu traité au cinéma, celui de la détresse de certains jeunes des quartiers pauvres (Sainte Rose).

Josua (Admiral T) et Silex (D Daly) deux petits délinquants sont contactés par un voyou béké appelé Marcus (François Levantal) pour récupérer une enveloppe contenant des documents lui appartenant.

Raciste et flambeur, Marcus provoque Silex que son ami Josua a bien du mal à calmer.

Refusant obstinément d’accepter le sale boulot de Marcus, Silex préfère orienter son ami sur un cambriolage d’une maison de luxe.

Après s’être goinfrés, les deux voyous partent avec du matériel volé retrouver Pedro (Stomy Bugsy) une petite frappe de la région parisienne venue se ranger dans l’ile.

Au moment de lui rendre sa voiture chez le coiffeur, une nouvelle dispute éclate avec un automobiliste qui sort une machette, à laquelle Silex réplique en sortant également une machette.

Le pire est évité de justesse et les trois compères partent dans la Mercédès de Pedro chercher deux amis petits dealers du centre ville.

En stationnant, Pedro aperçoit Gwladys (Murielle Barlagne) une femme mal mariée qu’il convoite et se fait rabrouer sous l’œil moqueur de ses copains.

Agacé, Pedro explose lorsqu’il découvre le butin de Marcus et Silex dans sa voiture puis se calme quand la petite bande se retrouve dans un local pour fumer et délirer sur les motos…

On découvre par la suite que Josua est très perturbé par la situation de son père (José Jerdinier) un ex activiste ayant sombré dans l’alcool après avoir défendu son quartier menacé d’expropriation par des entrepreneurs sans scrupules.

En rupture avec la société, Josua tient tête à sa mère (Jocelyne Beroard) qui tente malgré tout de le remettre sur le droit chemin.

Malgré les remontrances de Siwo (Alex Descas) un habitant du coin qui lui rappelle l’importance de son père dans l’histoire du quartier, Josua méprise cet alcoolique et finit par entrainer Silex dans la mission voulue par Marcus.

Après quelques difficultés provoquées par la réaction d’un fusil d’un vieux gardien, le duo finit par prendre l’enveloppe mais demeure choqué par les photos esclavagistes de la maison qu’il a du cambrioler.

Au moment de retrouver Marcus, il trouve l’homme assassiné d’une balle dans la tête dans sa voiture.

Paniqués, les deux garçons fuient en moto mais dans sa fuite, Josua laisse l’enveloppe pleine d’empreinte sur le lieu du crime.

La suite n’est qu’une longue torture pour le jeune homme qui rongé de l’intérieur envisage de se rendre seul tandis que Silex qui entretien une liaison secrète avec sa sœur Louise (Emilie Cerito) tergiverse…

Fuyant la lourde morale de Siwo et sa mère, Josua se fait embringuer dans une histoire de règlement de compte entre Pedro et le mari de Gwladys, tabassée pour son infidélité.

Il intervient dans une bagarre aux poings entre les deux hommes et manque de tuer le mari qui avait le dessus sur Pedro.

Tandis que Pedro savoure son triomphe avec Gwladys, Josua échappe de justesse à une vengeance du mari armé d’un fusil par l’intervention de Silex qui dégaine le pistolet de Marcus pour le faire fuir.

Troublé par cette vision, Josua exige des explications de son ami qui lui avoue avoir tué Marcus par « accident » mais également avoir mis enceinte Louise.

Le choc que ces révélations provoque sur Josua est énorme et Silex se sentant honteux décide d’aller se rendre pour porter seul la responsabilité de ses actes.

Il est tué sur la route par un poids lourd et son enterrement provoque un sursaut chez le père de Josua qui décide de renouer avec son fils…

En conclusion, « Nèg marron » est un film à petit budget au scénario bien faiblard que la médiocrité des acteurs s’exprimant en créole ne parvient pas à compenser.

Malgré ces tares rédhibitoires, il reste une curiosité montrant la face cachée des Antilles françaises : le désœuvrement d’une jeunesse paupérisée vivant dans un paradis naturel et pour ceci mérite une certaine (petite ) indulgence.

Nèg marron (Jean-Claude Flamand Barny)
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 23:00
State of euphoria (Anthrax)

Petit parfum de nostalgie avec « State of euphoria » vieil album (1988) des vétérans du thrash d’Anthrax.

A la fin des années 80 le style a encore le vent en poupe et Anthrax entend bien capitaliser avec ce quatrième album son statut de référence du genre même si il est à vrai dire déjà largement distancé en terme d’innovation, dextérité et…chiffres de vente par Metallica et Megadeth.

Avec sa pochette débile digne d‘un dessin de gosse de dix ans, « State of euphoria » débute par « Be all, end all » titre rapide et teigneux aux refrains fédérateurs.

Même si « Be all, end all » incarne un son aujourd’hui daté, mention spéciale doit être accordée à la dynamique imposée par le batteur Charlie Benante pendant plus de six minutes ainsi qu’à la performance vocale de Joey Belladonna, parfait dans son style clair et aérien.

Sans être aussi bien ficelé que son prédécesseur, « Out of sight, out of mind » délivre un son encore plus lourd et des refrains toujours plus agressifs.

Puis « Make me laugh » bien que bénéficiant de toute l’énergie et l’engagement du groupe, marque le pas en proposant une certaine linéarité et des refrains un peu moins tranchants.

Heureusement, Anthrax se rattrape en reprenant fort bien le « Antisocial » de Trust, en un des rares cas d’hommage d’un groupe de fort calibre américain au hard rock hexagonal.

Comme pour la bande à Bernie, « Antisocial » deviendra un des plus grands succès d’Anthrax et un des classiques des explosifs concerts des américains.

Mais ce coup d’éclat ne serait masquer le fort coté rengaine de « Who cares wins » qui lasse inexorablement malgré sa grosse puissance de feu et la débauche de décibels des guitares de Scott Ian/Dan Spitz.

Alors certes le niveau se redresse fortement sur « Now it’s dark » qui combine riffs puissants et refrains implacables mais l’embellie provoquée par cette fusée éclairante est de courte durée tant l‘ennui que provoque le linéaire « Schism » et l’effroyable « Misery loves compagny » semble nous entrainer irrésistiblement vers le fond.

Aussi on aborde avec un certain soulagement après le sympathique interlude de « 13 » un « Finale » débridé et qui vient boucler ce disque sur une note plus flamboyante.

En conclusion, malgré quelques titres majeurs faisant figure encore aujourd’hui de classiques dans les répertoire des vieux thrashers, « State of euphoria » reste un album d’un autre temps, plombé par un son maigrelet ne parvenant pas à compenser les limites artistiques du bon groupe de seconde division qu’est Anthrax.

Dans les années 80, « State of euphoria » constituait sans doute la pointe de son époque et peut encore séduire certains fans nostalgiques en raison de la vitesse de frappe de Benante, de la qualité du chant mélodieux de Belladonna ou de quelques riffs bien trapus de la paire Scott-Spitz mais ne peut en aucun cas être rangé pour moi dans la catégorie des albums de premier plan.

State of euphoria (Anthrax)
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:22
Sons of anarchy, saison 4, épisode 9 (Kurt Sutter)

Passer d’Albert Cohen aux Sons of anarchy relève sans doute du grand écart mais j’assume parfaitement cette versatilité comme partie intégrante de l’âme humaine aussi voici « Sons of anarchy, saison 4, épisode 9 ».

Ici la tentative de suicide de Juice (Theo Rossi) est constatée par Jax (Charlie Hunnam) qui pressent une exclusion pour faiblesse impardonnable mais Chibs (Tommy Flanagan) couvre son jeune ami de manière surprenante en se remémorant avec émotions ses propres errements lorsqu’il a du tuer son premier homme en Irlande.

Pourtant les deux hommes ignorent les pressions sur Juice, car Roosevelt (Rockmond Dubar) aiguillonné par Potter (Ray Mc Kinnon) continue de le harceler sans relâche malgré sa répugnance.

Lorsque Potter le rencontre personnellement et lui délivre l’étendue de son dispositif pour le faire craquer et obtenir sa coopération Juice explose et agresse Roosevelt.

Une fois calmé, Potter lui apprend qu’il a déjà retourné Otto Delauney (Kurt Sutter) condamné à mort, en lui montrant que Bobby (Mark Boone Jr) lui avait menti et était probablement le violeur-tueur de sa femme.

Du coté du business, Laroy Wayne (Tory Kittles) le leader black des One niners est suspecté d’avoir conclu un deal avec le Lobo sorona le cartel mexicain rival de Galindo, en affaires lui avec les Sons.

Cette alliance perturbe les relations entre Sons et Niners, aussi Clay (Ron Pearlman) organise t il un rendez vous d’affaires avec Laroy.

Mais à son arrivée sur le lieu de deal, Laroy est pris en tenailles entre les Sons et Galindo commandés par Luis Torres (Benito Martinez).

Le choix est alors simple pour les Niners, être exécutés par Torres et ses hommes ou se soumettre aux cotés des Sons.

Affolé par la réaction de Sorona, Laroy hésite et court sans le savoir vers la mort, que lui évite de justesse Jax en plaidant pour la nécessité de conserver des alliances locales entre gang à Charming pour la stabilité du business.

Sa plaidoirie passe et Laroy est épargné en promettant de rouler à présent pour Galindo.

Du coté plus privé, Tara (Maggie Stiff) va voir Gemma (Katey Sagal) avant de partir pour l’Oregon pour lui demander ou sont passées les lettres de Jax Teller.

Gemma lui avoue qu’Unser (Dayton Callie) les a volé pour lui mais que même si elles ont été détruites, la menace qui plane sur elle n’en est pas moins réelle.

La reine mère des Sons se propose d’intervenir auprès de Clay pour lui faire suspendre l’exécution de la sentence de mort.

Gemma qui a pris connaissance de la mort de Piney (William Lucking) tué par Clay tente d’empêcher un nouveau bain de sang et demande à Unser d’intervenir pour « arranger » le décès du vieux biker.

Partisan de livrer Clay à Roosevelt, Unser renâcle mais finit par accepter par amour pour Gemma.
Lors d’un entretien à la pleine lune, Gemma assure Clay que Tara n’a plus les lettres de John Teller et qu’elle ne fera rien contre lui, préférant plutôt changer de vie avec Jax.

Le vieux chef semble accepter de lever sa sentence, mais sort le téléphone du tueur de Galindo une fois sa femme partie…

Il ignore cependant que Jax a prévu de partir avec Tara pour l’Oregon, quittant plus tôt que prévu son ancienne vie de gangster.

En conclusion, comme à chaque fin de saison, la machine infernale s‘emballe et « Sons of anarchy, saison 4, épisode 9 » continue de tutoyer les sommets.

Clay confirme sa nature profonde de pourri n’hésitant pas tuer quiconque le menace, y compris les membres de sa famille ou de son club comme John Teller, Piney ou même Tara.

On apprécie fortement l’intervention de Gemma parfaite pour conserver la paix et la cohésion dans le club, sauver la vie de Tara et empêcher une guerre à mort entre Jax et Clay.

Impossible de prédire l’issue de cette lutte incertaine.

A un niveau moindre, Juice continue de se débattre contre les mailles du filet qui l’enserre de plus en plus inextricablement et même le vieux Otto éborgné semble vaciller en prison, sa fidélité étant mise à l’épreuve par la pression infernale de Potter.

Derrière ces drames personnels, on en oublierait presque la guerre entre cartels, c’est dire la qualité de la série !

Sons of anarchy, saison 4, épisode 9 (Kurt Sutter)
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 09:34
Le livre de ma mère (Albert Cohen)

Virage à 180° du mondes des durs à cuir tatoués avec « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen.

Sorti en 1954, « Le livre de ma mère » est un roman autobiographique traitant de la perte de la mère de l’auteur, survenue une dizaine d’années auparavant.

Construit comme un long et douloureux monologue en forme d’hommage à la disparue, « Le livre de la mère » retrace toute l’existence de la famille Cohen, depuis son départ de l’ile de Corfou en Grèce pour arriver à Marseille en 1900.

Tout tourne autour des souvenirs des Cohen, leur pauvreté et leur isolement dans une ville nouvelle et pas forcément accueillante avec les étrangers, juifs de surcroit.

Le caractère protecteur de cette mère au foyer ne vivant que pour son enfant est largement mis en évidence : l’obsession pour l’éducation se devant être catholique pour s’intégrer, le devoir de bien manger, de bien s'habiller et aussi de bien paraitre en société, même si on en a ni les moyens, ni les manières.

De cette femme simple, aimante et dévouée, Cohen dresse un portrait particulièrement touchant.

On comprend la grande complicité qui liait la mère et le fils, notamment dans leurs longues promenades sur le front de mer marseillais.

Avec cette mère qui occupait une place si centrale dans sa vie, la souffrance intérieure de la perte n’en est que plus grande.

Lorsque Cohen s’établit à Genève ou il travaille comme fonctionnaire dans un service de diplomatie internationale, sa mère folle de fierté vient le voir chaque année et chacune de ses visites fait alors figure d’évènement pour lequel elle doit se préparer plusieurs mois auparavant en soignant sa ligne et ses toilettes.

A posteriori, Cohen fustige l’égoïsme des jeunes hommes, qui délaissent un peu trop vite l’amour maternel pour courir quelques aventures galantes, qu’il juge plus fragiles et éphémères car guidées par des sentiments moins nobles et moins profonds.

Il se rappelle avec peine ses réactions lorsque sa mère se faisant trop envahissante et perturberait pensait il ses relations amoureuses… et regrette amèrement son aveuglément.

Mais comme tout le monde, Cohen reconnait devoir jouer le jeu du rôle social et faire bonne figure dans ses relations pour « continuer à vivre ».

Il estime alors porter un masque et profiter de ce livre pour délivrer ses pensées profondes et sa douleur intérieure.

La mort de la mère équivaut à la mort de son enfance et la brutale prise de conscience de sa propre finitude, aussi Cohen prend il du recul avec la futilité des comportements de ses congénères humains, dont la beauté, la santé et la vigueur s’éteindront de manière elle aussi définitive.

Le Dieu des Juifs est alors invoqué mais pour le critiquer dans le jeu cruel qu’il met en place sur Terre, en donnant la vie, la santé et la jeunesse puis en la reprenant sans plus d’explications.

Dans l’attente d’une hypothétique rencontre au Paradis avec sa mère, Cohen s’estime donc lui aussi un condamné et attend son tour en se noyant dans des rêves moites et de sombres pensées.

Au final, Cohen justifie l’existence de ce livre comme un hommage, un exercice cathartique et un message envoyé aux autres fils du monde entier pour tenter de leur ouvrir un peu les yeux sur l’importance du lien maternel.

En conclusion, tout est ou presque dans « Le livre de ma Mère » et la plupart des gens ayant un jour perdu une mère aimée se reconnaitront forcément dans cet ouvrage à la portée universelle.

Cohen décrit fort bien ce que nous appelons l’amour maternel, avec ce mélange de fierté lorsqu’un enfant « réussit » et de craintes parfois irrationnelles autour du mode de vie (santé, amour, religion, tradition).

Mais plus qu’un lien avec le monde de l’enfance ou celui des traditions, le lien avec la mère évoque quelque chose de plus transcendant encore : celui de l’amour inconditionnel, qui ne tient pas compte de la beauté, de la santé et de l’argent.

Cohen lui en reconnait cette puissance extraordinaire et adresse un vibrant témoignage se voulant être un message aux autres fils et filles du monde : reconnaitre le caractère précieux de cette relation avant d’en connaitre sa valeur au travers d’une perte cuisante.

Avec ce drame de sa vie, Cohen a acquis comme beaucoup d’autres un sentiment de profondeur et de lucidité sur a brièveté et la fragilité de l’existence humaine, ce qui peut s’avérer parfois douloureux à porter face à la multitude, mais peut aussi se révéler une force lorsqu’on parvient à en tirer le meilleur profit pour sa propre vie.

« Le livre de ma mère » n’est donc pas un livre léger qui vous fera sortir dehors vous rouler dans l’herbe fraiche mais vous réconfortera si vous avez déjà vécu un drame similaire tout en vous invitant à la méditation sur le sens profond de notre présence ici bas.

Le livre de ma mère (Albert Cohen)
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 15:35
Sons of anarchy, saison 4, épisode 8 (Kurt Sutter)

On enchaine sans coup férir avec « Sons of anarchy, saison 4, épisode 8 ».

Ce huitième épisode commence aussi fort que la fin du septième avec Juice (Theo Rossi) qui survit miraculeusement a sa pendaison, sa branche ayant craqué sous le poids de la lourde chaine qu’il avait enroulé autour de son cou.

Ramassé hagard en pleine nuit et foret par Chibs (Tommy Flanagan) et Ope (Ryan Hurst), Juice est ramené au club pour le vote de destitution de Clay (Ron Pearlman) au profit de Bobby (Mark Boone Jr).

Mais en plein milieu du vote, une nouvelle attaque au fusil mitrailleur survient.

Les Sons ripostent et parviennent à repousser les assaillants dont l’un d’entre eux est récupéré blessé.

Sans autres dégâts que matériels, les Sons découvrent avec horreur les têtes décapitées de trois de leur franchise de Tucson en Arizona, dont le chef Armando (Lobo Sébastian) avec un message fort du cartel de Lobo Sorona.

Bien entendu, Roosevelt (Rockmond Dubar) et ses hommes sautent sur l’occasion pour rappliquer et perquisitionner.

Chucky (Michael Marisi Ornstein) se distingue encore une fois en subtilisant les tetes, les cachant dans une marmite servant à cuisiner du chili con carne pour la soirée de soutient aux jardins de Rita (Merle Dandrige), la femme du shérif.

De manière plutôt humoristique, Chucky fait gouter le chili con carné à la tête de bikers morts aux policiers en plein travail.

Mis sous pression les Sons exigent des explication de Parada (Danny Trejo) qui envoie son bras droit Luis Torres (Benito Martinez) et quelques hommes en soutien des Sons et des Mayans sérieusement malmenés par plus forts qu’eux.

Le nom d’une taupe des Mayans est lâché par le Lobo torturé et l’homme est utilisé pour donner une fausse information au Lobo Sorona afin de les attirer dans un guet append et de les éliminer.

Malheureusement le plan de Luis et Jax échoue complètement, les Lobos ayant été prévenus laissent juste un camion avec le reste des corps des trois Samtaz décapités.

Le doute est encore plus présent que jamais chez les Sons, Ope (Ryan Hurst) et Jax s’en voulant d’avoir voulu suivre Clay dans une voie trop périlleuse pour leur gang.

Mais tout n’est pas perdu pour Clay également qui lors de la soirée de soutien aux jardins de Rita, fait un discours populiste pour redorer l’image de son club et avec l’appui d’Elliott Oswald (Patrick Saint Esprit) aligne les 75000 dollars manquant pour empêcher Hale (Jeff Kober) de s’accaparer les terrains.

Le maire enrage lorsqu’il comprend que Oswald soutenu par Clay va de nouveau s’opposer à lui.

De son coté, Tara (Maggie Stiff) repousse l’aide de Roosevelt et prend la décision en accord avec Jax de quitter Charming pour passer quelques temps de l’Oregon avec les enfants afin de s’éloigner des menaces pesant sur elle.

Le malheureux Juice décide une nouvelle fois d’en finir mais est rattrapé par Chibs (Tommy Flanagan) qui comprenant son acte désespéré, le réconforte dans la nuit.

De nouveau violemment contesté dans ses choix, Clay est menacé par Piney (William Lurcking) de révéler la contenu des lettres de John Teller aux autres membres du club dont Jax qui veut tirer un trait sur le passé.

Le vieux lion réagit à sa manière, brutale et tue l’un des neufs bikers fondateurs du club chez lui après lui avoir menti en lui promettant d’arrêter le trafic avec Galindo.

Cet épisode encore riche en émotion se solde donc par la mort du légendaire « Piney » pilier essentiel du club.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 4, épisode 8 » reste fantastique, prenant tout le monde de court avec la fausse mort de Juice et son puissant désarroi intérieur et la vrai mort de Piney, puissant contre pouvoir à Clay, de part son ancienneté et son statut de membre fondateur des Sons of anarchy.

Au milieu de tant d’émotions entre Piney et Juice, le reste des activités semblerait presque anodin, entre situation critique avec le cartel de Sorona trop puissant pour les Sons et les Mayans seuls, la menace pesant sur la vie de Tara et les manœuvres de communication du club pour repousser le maire et torpiller son programme immobilier…

Du grand art, assurément, qui vient vous submerger sans répit, pour votre plus grand plaisir !

Sons of anarchy, saison 4, épisode 8 (Kurt Sutter)
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