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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 21:48
Noah par Noah (Yannick Noah)

Le sport n’a pas été à l’honneur dans ces colonnes depuis quelques temps.

Sorti en 2005 « Noah par Noah » est un recueil mêlant photos et textes du célèbre tennisman français devenu un chanteur à succès et l’une des personnalités préférées des Français en raison de ses engagements en faveurs de l’enfance défavorisée.

« Noah par Noah » se déroule de manière chronologique, commençant par l’enfance particulière de Yannick Noah, partagée dans les années 60 entre la ville de Kribi au Cameroun et celle de Sedan en France.

Métis d’un père footballeur camerounais vainqueur de Coupe de France en 1961 et d’une mère enseignante et joueuse de tennis de bon niveau national, Noah vit très tôt sa condition de « biculturel » trop blanc ou trop noir selon les pays d’appartenance.

L’influence de ce père compétiteur et travailleur acharné s’avère prégnante pour forger très tôt le mental du petit Yannick qui sera repéré à Yaoundé par le champion noir américain Arthur Ashe.

Malgré la mort prématurée d’Ashe en 1993, Noah s’attarde longtemps sur le rôle de modèle qu’a eu Ashe sur lui, surtout dans l’incarnation du premier grand champion noir.

Ash figurera comme Martin Luther King, Nelson Mandela, Bob Marley, Mohamed Ali et Phil Jackson au rang des modèles « blacks » d’un athlète dénotant par sa personnalité excentrique de showman.

De sa mère, il recueillera le don de soi au travers de son association pour l’aide des enfants défavorisés.

Impossible également de ne pas parler de son grand père tant aimé Simon Papa Tara, mort dans un coup d’état au Cameroun en 1985, à qui il dédiera une chanson plus tard.

Suivent des photos d’adolescence avec des amis tennismen mais aussi footballeur (José Touré) ou musiciens (Louis Bertignac).

Mais c’est la période de l’athlète qui nous intéressent le plus avec d’incroyables clichés montrant toute la rage de vaincre et l’incroyable engagement physique du Noah des années 80.

Pris en charge par son entraineur-mentor Patrice Hagelauer et son préparateur physique Tiburce Daru, Noah développe un mental de gagnant et un physique athlétique lui permettant de jouer un tennis d’attaque mettant la pression sur la plupart des champions de l’époque aux styles beaucoup plus défensifs (Ivan Lendl, Mats Wilander, Guillermo Vilas…)

L’importance du dépassement de soi à l’entrainement est jugée essentielle pour atteindre le haut niveau, afin d’apprendre à gérer les zones rouges ou on est au bord de l’explosion et de se forger un mental permettant de surpasser sa propre douleur, fatigue ou peur pendant les grandes compétitions.

On comprend que les succès sportifs de Noah n’ont pas été du au hasard mais à un processus de conditionnement physique et mental visant à l’amener au sommet.

Le champion parle du plaisir qu’il obtient dans les moments clés des matchs ou les joueurs sont au coude à coude, notamment un fameux duel à Key Biscane en 1987 contre Mats Wilander dans lequel les deux joueurs quasiment en même temps à leur meilleur niveau.

De Wilander il est bien sur question avec cette fameuse victoire à Roland Garros en 1983 qui restera la sommet sportif de sa carrière et tout simplement l’un des sommets du sport français.

Noah parle du tournoi, du tournant du ¼ de finale face à Lendl, son meilleur ennemi qu’il détestait en raison de son coté « politiquement correct », de l’écroulement de son copain Roger Vasselin en ½, avant d’arriver à la finale, du reste de médiocre qualité.

Le plus important reste cependant l’après victoire avec les émotions qui le submergèrent, l’euphorie lors d’une fête gigantesque à 500 personnes dans sa maison de grande banlieue parisienne, puis les lettres étranges reçues, certaines très racistes à propos de ses origines camerounaises ou ses tresses aux cotés de celles des hommes politiques français ou camerounais de premier plan de l’époque.

Pourtant après cette victoire survient une période de dépression avec le tourbillon de mondanités qui s’abattent sur lui, mondanités dont il s’échappe en se lançant dans ses associations « Les enfants de la Terre » et « Fete le mur » afin de rester au contact des « vrais gens ».

Noah s’attarde brièvement sur sa fin de carrière, sur le fait qu’il aurait pu gagner Roland Garros en 1986 sans une stupide blessure à la cheville, mais ne regrette rien avec le sentiment que rien ne sera plus beau que la victoire de 1983.

On passe donc en un clin d’œil à l’aventure du capitanat de Coupe Davis avec les superbes victoires de 1991 et 1996 en ayant su faire se sublimer un collectif composé de ses copains Henri Leconte et Guy Forget avant d’être rejoint plus tard par Arnaud Boetsch et Cédric Pioline meilleur joueur français des années 90.

La célébrité permet à Noah de faire la connaissance de musiciens comme Téléphone, qui représentait le groupe de rock n°1 de l’époque et comptera au nombre des ses amis.

Car Noah va rapidement bifurquer vers son autre passion : la musique qui lui permet d’exaucer son désir de spectacle et de partage émotionnel avec les autres.

Avec son groupe les Zam-zam formé en 1990, il connait depuis 2000 une grande réussite populaire depuis que les Goldman lui composent des chansons.

Les nombreuses tournées donnent l’occasion de diffuser de spectaculaires photos d’un Noah en pleine action/communion avec son public.

La famille est également une autre valeur essentielle pour Noah, qui a cinq enfants nés de trois mariages successifs dont les deux plus connus sont Yelena superbe mannequin et Joakim, le pivot géant des Chicago bulls.

Noah s’épanche sur son coté humanitaire, sa pratique du Yoga pour se ressourcer et son expérience de marathonien à New-York avec un 3h33 des plus honorables compte tenu de son grand gabarit et termine enfin sur son envie non assouvie de revenir à ses racines camerounaises.

En conclusion, « Noah par Noah » est fidèle à ce personnage hors du commun mais n’a que très partiellement rempli mes attentes.

Je dois avouer n’avoir aucun affect pour ses engagements, ne pas aimer chanteur mais nourrir une grande admiration pour l’athlète exceptionnel qu’il était.

Préférant la forme (les jolies photos) au fond, qui reste très superficiel, « Noah par Noah » ne montre pas assez les premières années qui contribuèrent à tout décider dans l’avenir de la future star.

J’aurais aimé à la limite n’avoir qu’un livre sur le passé du tennisman, ses préparations physiques/mentales démentes et ses rivalités avec les champions de l’époque John Mc Enroe, Mats Wilander, Ivan Lendl, Jimmy Connors, Henri Leconte voir Boris Becker ou Stefan Edberg…

Impossible de comprendre ce qui fit gagner Noah en 1983, joueur à la technique limitée tout particulièrement en revers et au retour, mais compensant ses relatives lacunes par son impact physique, mental et ses coups forts dont le service et la volée.

Mis à part Roland Garros et la Coupe Davis, aucune photo ou allusion à l’US open ou à l’Australian open, Wimbledon étant rapidement évacué.

Quel que soit la suite de la vie/carrière de Noah, je ne me souviendrais donc que cela, ce félin plongeant sur chaque balle faisant de chaque match une tragédie nous tenant en haleine ! Mais pas dans ce recueil trop lisse et politiquement correct pour moi.

Noah par Noah (Yannick Noah)
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 20:54
And before Elf... they were Elves (The electric elves)

Peu de gens le savent mais Ronnie James Dio avait bel et bien une vie non seulement avant Black sabbath mais aussi Rainbow et sortit trois albums au début des années 70 avec le groupe Elf.

Sorti en 2011 , « And before Elf… they were Elves » est une compilation de douze titres s’intéressant à la période précédent Elf à l’époque ou la formation New-Yorkaise appelée The electric elves comptait David Fenstein/Nick Pantas aux guitares, Gary Driscoll à la batterie, Doug Thaler aux claviers, Dio assurant également la basse en plus du chant.

Nous sommes donc à la fin des années 60, le hard rock n’existe pas encore et The electric elves débute par une reprise blues déchirante « You shook me » de Willie Dixon et J.B Lenoir.

Déjà la voix de Dio, mélange de puissance et d’émotion pures, en impose dans ce registre pourtant ultra balisé.

Ce blues pesant s’éveille cependant dans son dernier tiers beaucoup plus rythmé en flirtant avec un rock ‘n’ roll plus endiablé.

On reste dans le même registre avec « Stay with me » reprise blues de Rod Stewart certes correctement exécutée mais manquant par trop d’originalité et d’intensité pour séduire.

Plus court, « Four day creep » reprise de Jesse Crump balance un peu plus un groove sexy enchainé d’un intense « Buckingham blues » aux faux airs de « Purple haze » de Jimmy Hendrix.

The electric elves changent registre avec « Wakeup sunshine » et « Driftin » deux ballades, l’une cristalline et légère, l’autre plus longue et triste sur lesquelles la voix d’or de Dio se fait déjà renversante de beauté.

Porté par un chanteur aussi exceptionnel, il parait impossible de résister à « Smile for me lady » nouvelle ballade atteignant pleinement sa cible : activer nos glandes lacrymales.

On finit malgré tout par trouver le temps long et à s’endormir franchement sur les trop doucereuses « You felt the same way » et « Simple man » reprise de Graham Nash.

Le son lourd des guitares électriques revient sur « Drown me in the river » qui flirte par son agressivité avec le hard rock avant l’heure.

L’album se termine par « Cold ramona » bien faible malgré son rythme soutenu et « Little queenie » archétype de la reprise blues rock linéaire et ennuyeux sauvé in extremis par une reprise de « Johnny b Goode » de Chuck Berry.

En conclusion, « And before Elf… they were Elves » est un album sympathique pour tous les amateurs de vieilleries blues rock… mais pas que ! Tant le son de guitare de la paire Fenstein/Pantras dense et puissant lorgne déjà vers ce que le style dans lequel Dio explosera : le hard rock.

Alors certes les reprises blues/folk se montrent parfois pesantes, mais réduire « And before Elf… they were Elves » à cela constituerait une grave erreur qui ferait passer l’auditeur à coté de petites pépites principalement illuminées par le talent vocal déjà hors normes dans les années 60 de Dio.

Rien que pour écouter Dio chanter dans ce registre plus feutré, je ne peux que recommander cet album enfoui sous les strates de l’histoire musicale.

And before Elf... they were Elves (The electric elves)
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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 11:19
Sons of anarchy, saison 4, épisode 5 (Kurt Sutter)

De manière très différente « Sons of anarchy, saison 4, épisode 5 », tourne autour du chantage de Piney (William Lucking) autour des lettres de John Teller pour faire arrêter Clay (Ron Pearlman) son dangereux trafic de drogue avec le cartel Galindo.

Piney sa fait aussi menaçant avec Clay que le leader des Sons l’avait été à son égard.

Inquiété par des preuves accablantes montrant son implication ainsi que celle de Gemma (Katey Sagal) dans le meurtre du père de Jax, Clay entreprend de réagir, demandant au vieux Unser (Dayton Callie) de s’introduire dans le bureau de Tara (Maggie Stiff) afin de dérober les lettres et de les lui remettre.

Embarrassé par une requête similaire de Gemma, le vieux ex shérif s’exécute mais ne trouve que des photocopies, qu’il ne peut s’empêcher de lire.

Choqué par ce qu’il lit, Unser tente de détruire les lettre mais est arrêté juste à temps par Clay furieux qu’il n’est pas respecté ses consignes.

Gemma intervient donc directement auprès de Tara, lui racontant sa version de l’histoire entre John et elle, son départ pour l’Irlande ou il a rencontré Maureen (Paula Malcomson) et la perte d’un fils, Thomas qui était le frère de Jax.

La reine mère des Sons tente ainsi d’apaiser Tara et de ne pas provoquer une guerre interne poussant Clay à vouloir la tuer ainsi que Piney ou pire Jax.

Gemma intervient également pour apaiser Otto (Kurt Sutter) ébranlé par les révélations de Potter (Ray Mc Kinnon) sur l’implication possible de Bobby (Mark Boone Jr) dans le meurtre de sa femme et demande à Jax de coincer l’affreux producteur porno Georgie Caruso (Tom Arnold), le véritable meurtrier.

Jax et les Sons utilisent les contacts de Lyla (Winter Ave Zolle) dans le porno notamment le producteur rival Dondo (David Hasselhoff !) pour attirer Georgie dans un piège et le livrer aux Sons.

Ligoté et menacé, Caruso n’en mène pas large mais est finalement épargné par Clay au motif qu’il peut lui livrer le nom d’investisseurs japonais susceptibles de vouloir faire mine de rentrer dans le programme immobilier de Hale (Jeff Kober) pour mieux le torpiller.

En retour, Bobby est chargé d’apaiser Otto en lui avouant sa liaison avec Luann mais en mentant sur l’exécution de Caruso.

De son coté Potter, demande à Roosevelt (Rockmond Dunbar) de coffrer le jeune Juice (Theo Rossi) afin de le menacer de révéler aux Sons les origines noires de son père New-Yorkais, ce qui l’exposerait à des graves menaces compte tenu du racisme supposé des Sons.

Pris au piège, Juice doit dérober un échantillon de drogue au dépôt gardé conjointement par les Mayans et les Sons afin de le rapporter aux policiers pour analyse.

Prenant de gros risques, Juice vole un paquet au dépôt mais dévoré par un conflit intérieur ne peut le remettre à la police.

Il s’endort dans la foret et y laisse le paquet enfoui.

Lorsque les gangsters comptent la marchandise ils découvrent inévitablement le manque…

En conclusion, toujours brillant « Sons of anarchy, saison 4, épisode 5 » continue de remplir parfaitement son rôle, délivrant de multiples histoires enchevêtrées.

Comme Stahl avec Opie, Potter cherche le point faible des Sons, s’attaquant au jeune et fragile Juice dont les origines portoricaine new yorkaise restent mystérieuse.

Soumis à la pression et mis dans une position quasi intenable, Juice craquera-t-il ?

Mais la grande affaire reste le tiraillement autour du passé de John Teller, l’ex leader des Sons et père de Jax avec un nouvel élément Unser, mis dans la confidence par la force des choses.

L’affaire se complique donc pour Clay, face à Piney et Tara… avec Gemma et Unser en intermédiaires.

On est également ravi et étonné de revoir David Hasselhof parfait dans un rôle de producteur porno à contre courant de tout ce qu’il a pu réaliser dans sa jeunesse de jeune premier aux muscles saillant et aux dents blanches !

Un régal !

Sons of anarchy, saison 4, épisode 5 (Kurt Sutter)
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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 10:39
Sons of anarchy, saison 4, épisode 4 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 4, épisode 4 », le vote permet aux Sons de partir pour un long trajet en Arizona afin d’acheminer les armes au cartel Galindo avec en retour le convoyage de drogue.

Pour se faire un contact est pris avec Samtaz, une filiale des Sons en Arizona dirigée par Armando (Lobo Sebastian).

Après un long voyage ou les mains remplie d’arthrose de Clay (Ron Pearlman) sont mises à la torture, les Samcro rencontrent leurs collègues à Tucson et découvrent qu’ils se sont mis au trafic de drogue sans leur autorisation.

Une discussion orageuse éclate alors entre Clay et Armando qui tient tête, revendiquant son autonomie et un vote réalisé en interne.

Suspicieux, Jax (Charlie Hunnam) découvre que ce vote a été obtenu dans des circonstances troubles avec la mort de Little Paul un biker opposé à cette décision et au départ d’un autre Reggie (John Bishop).

Alors que la transaction finale avec le cartel Galindo est repoussée en raison de la présence de policiers en planque que les motards doivent écarter pour rassurer les trafiquants mexicains par nature méfiant, les Sons vont trouver Reggie dans le magasin animalier ou il s’est reconverti.

Soumis à la pression de Jax, Reggie avoue que son ami Little Paul est mort pour son opposition au trafic de drogue et que le vice président Huff (Brian Goodman) et son lieutenant Benny (Rolando Molina) l’ont fait partir en raison de ses liens avec l’ex femme de Little Paul.

Les Sons amènent alors Reggie et un skinhead local faisant du trafic de drogue avec Huff et Benny pour montrer à Armando la vérité des faits et l’implication de Huff et Benny.

Ceci ne change rien au résultat et Armando tout en continuant à revendiquer son droit de dealer, assurer à Clay de sa discrétion pour ses propres transactions avec Galindo.

Un accord à contre cœur est passé et les Sons peuvent ainsi livrer Romero Prada (Danny Trejo) et son adjoint Luis Torres (Benito Martinez).

Les Sons reçoivent en retour un paiement confortable pour les armes, une avance pour la prochaine livraison et la drogue (héroïne) à convoyer aux Etats-Unis.

Pour des armes plus puissantes voulues par le cartel contre son rival mexicain des Lobos sonoro, un rendez vous doit être organisé avec l’IRA avec les Sons en intermédiaires.

Pendant qu’ils font affaires en Arizona, Piney (William Lucking) fait une crise cardiaque et doit être hospitalisé.

Bien soigné par Tara (Maggie Stiff) il se remet doucement et partage avec elle le secret des lettres.

Une union de circonstances semblent s’établir entre eux autour de l’opposition présumée de John Teller aux activités mafieuses (armes, drogues) des Sons.

De son coté, Gemma (Katey Sagal) ne reste pas inactive et prend contact avec Rita (Merle Dandrige), la femme fleuriste du shérif Roosevelt, qui a crée un comité de soutien pour combattre les visées expansionnistes du programme immobilier de Hale (Jeff Kober).

Enfin, Lincoln Potter (Ray Mc Kinnon) réadapte sa stratégie après la perte de son agent russe infiltré chez Putlova (Keith Szarabajka) et établie une liaison entre les Sons et Galindo.

Prada et Torres sont profilés comme ex militaires des forces spéciales anti cartel ayant démissionné pour rejoindre le Galindo.

La dernière action de Potter consiste à influencer Otto Delauney (Kurt Sutter) mis à l’isolement en prison pour ses crimes, en lui faisant croire que Bobby (Mark Boone Jr) est le meurtrier de sa femme en raison du sperme retrouvé sur son corps…

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 4, épisode 4 » hausse encore le niveau, ajoutant de l’ampleur aux activités de Sons avec la virée en Arizona, des conflits à régler avec une filiale de bikers et l’activité principale mais risquée avec le cartel Galindo.

En parallèle, l’action continue de se développer à Charming avec une stratégie de Potter visant à utiliser les Sons et le sheriff Roosevelt pour arriver à ses fins : faire tomber Galindo et l’IRA.

Du grand art on vous dit !

Sons of anarchy, saison 4, épisode 4 (Kurt Sutter)
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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 09:48
Sons of anarchy, saison 4, épisode 3 (Kurt Sutter)

Grosse pincée de « Sons of anarchy, saison 4, épisode 3 ».

Tout commence par l’agression de Kozik (Kenny Johnson) qui répond stupidement à un défi de basketball lancé par quelques jeunes noirs mais se fait agressé et volé le camion transportant le précieux chargement d’armes destiné au cartel Galindo.

Arrivés sur place, Jax (Charlie Hunnam), Tiger (Kim Coates) et les autres Sons suspectent Vivica (Marianne Jean-Baptiste) une mère de famille noire trafiquant avec ses enfants, d’avoir récupéré les armes mais la marâtre tient tête, niant farouchement toute implication.

Lorsque les Sons tombent par hasard sur les voleurs, une course poursuite acharnée s’engage et mène à la prise des deux basketteurs qui finissent par avouer avoir effectivement traité avec Vivica.

Face à la pression, Vivica comprend que ce sont ces deux idiots de fils qui ont fait affaire avec le petit gang local et les sermonnent violemment.

Les Sons récupèrent les armes recevant au passage un petit dédommagement financier.

En interne, la tension est toujours forte dans la perspective du vote pour accepter ou non de servir de mulet pour convoyer la drogue du cartel Galindo en Californie du Nord.

Clay (Ron Pearlman) et Jax manœuvrent politiquement pour obtenir une courte majorité contre l’avis de Bobby (Mark Boone Jr) pourtant assuré par Clay de prendre la tête du club après son départ et celui de Jax, Chibs (Tommy Flanagan) et surtout Piney (William Lucking) qui tente d’utiliser Gemma (Katey Sagal) pour influencer Clay.

Gemma reste toujours préoccupée par la possession des lettres de John Teller par Tara et cherche par tous les moyens à en découvrir le contenu.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 4, épisode 3 » est un épisode intermédiaire dans la saison 4 mais toujours réalisé avec brio et savoir faire.

L’intrigue reste soutenue avec comme objectifs principaux, le vote pour une alliance sulfureuse avec des trafiquants de drogue et la question du passé venant hanter Gemma et Clay avec la mort trouble du père de Jax…

Sons of anarchy, saison 4, épisode 3 (Kurt Sutter)
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 13:20
Samba triste (Jean-Paul Delfino)

Le Brésil toujours avec « Samba triste » de Jean-Paul Delfino, écrivain marseillais mais brésilien de cœur.

Sorti en 2008, « Samba triste » évoque une période dite noire pour le Brésil, les années de dictature ou les généraux étaient au pouvoir entre les années 60 et 80.

Journaliste de Globo et opposante politique exilée à Marseille avec son jeune fils Jorge, Lucina Zumbi décide en 1972 de revenir dans sa ville à Rio de Janeiro après avoir reçu l’autorisation des autorités.

Mais dès son arrivée à l’aéroport elle est interceptée par le SNI, le Syndicat National d’Information la police secrète du gouvernement qui lui fait subir un interrogatoire afin de lui intimer de se tenir à carreau.

Tétanisée par le souvenir des séances de torture, Lucina se promet pour Jorge de rester à distance de la politique en se cantonnant à des critiques musicales pour Globo et reprend peu à peu ses habitudes à Rio auprès de son père Bartolomeu et de sa mère Eilis, personnages emplis de spiritualité de la religion du candomblé, le vaudou brésilien.

La ville qu’elle retrouve la surprend par l’explosion de la pauvreté et de la violence.

Les favelas ont poussé comme des champignons sur les morros de la ville, gangrenant la ville en charriant ses hordes de gosses des rues, les pivetes qui mendient, volent ou se prostituent pour simplement survivre ou se droguer.

Lucina fait néanmoins quelques belles rencontre, le père Thomas Fragoso qui aide les pivetes et Ze Biscate, un de ces gosses qu’elle prend en amitié.

Dans les hautes sphères du pouvoir, Haroldo de Mello tire les ficelles demandant à Paulinho Domar da Cunha, le chef du SNI et ex amant de Lucina, d’utiliser tous les moyens pour faire évacuer la favela de Catacumba et pouvoir ainsi bâtir des résidences haut de gammes pour touristes avec vue sur le Corcovado.

Mais Catacumba ne se laisse pas faire, les habitants se coalisant en associations afin de résister à l’expropriation forcée.

C’est alors que Domar entre en action, agressant ceux qui ne veulent pas se faire acheter ou céder à l’intimidation.

Bien entendu, les favelados ne pèsent pas lourd face à l’armée et les bulldozers finissent par démolir un des multiples verrues défigurant le Rio maravilhoso des cartes postales.

Muté dans le Nord du pays ou il s‘emploie à aider les classes les plus pauvres, Thomas entretient une correspondance enflammée avec Lucina, lui déclarant son amour, qui s’avère du reste réciproque.

Proche des décideurs qui ouvrent volontairement le Brésil aux capitaux étrangers pour s’enrichir, Paulinho mène en réalité un double jeu, continuant devant son père et Bartolomeu à se prétendre comme le protecteur de Lucina mais menant en secret une étroite surveillance de son ex petite amie qui se rapproche de plus en plus des mouvements d’oppositions clandestins de gauche.

Lorsque Thomas revient à Rio et mettant de coté son engagement de prêtre, pour devenir l’amant de Lucina, la jalousie de Paulinho explose et le tout puissant directeur du SNI décide en profitant du passe droit que lui offre de Mello, de faire liquider le prêtre.

Les Escadrons de la mort, groupes d’élite de la police, recruté pour leur violence et leur absence de remords, sont alors envoyés pour rafler et tuer les pivetes, déclarés « bêtes noires » par de Mello.

Lors de l’assassinat de Thomas, Dido, un pivete proche de Biscate devenu un trafiquant respecté de tous dans les favelas de Rio, voit Paulinho sur place et devient un témoin clé dans son implication.

Après quelques péripéties, Ze parvient à prévenir Lucina qui découvre horrifié les mensonges de Paulinho.

La mort Thomas et l’implication de Paulinho, sont un électrochoc pour Lucina qui décide, avec l’aide de Ze de Rio, de pénétrer dans Rocinha la plus grande favela de Rio pour observer le quotidien de misère et désespoir des habitants puis celui des pivetes opérant à Copacabana, Ipanema ou Leblon.

En 1985, sous la poussée des mouvements populaires et libertaires du Brésil, les militaires sont contraints de laisser la place à un système plus démocratiques.

Cette ouverture relâche la censure sur les médias et permet à Lucina, soutenue par la direction de Globo de publier des articles décrivant la réalité du quotidien des laissés pour compte du Brésil.

En couple à présent avec Roberto Guimarães, journaliste réputé de Globo au sein duquel travaille également Jorge également passionné à 20 ans par le journalisme, Lucina assiste au tournant décisif avec l’élection de Tancredo Neves opposant à la dictature par le congrès.

Inquiété par ce revirement les Etats-Unis de Ronald Reagan sont soupçonnés d’avoir assassiné Neves qui incarnait l’espoir de tout un peuple au profit de José Sarney, réputé plus favorable à leur régime.

La mort de Neves est une commotion nationale pour tout le Brésil mais vient télescoper celle de Eilis, parti rejoindre ses ancêtres.

Peu après, Bartolomeu part rejoindre sa chère au cours d’une belle nuit étoilée bénie par le Corcovado.

En conclusion, « Samba triste » est un roman particulièrement abouti et documenté, se penchant sur une période assez oubliée de l’histoire, celle de la dictature militaire qui enserra dans une poigne de fer la population pendant une vingtaine d’années.

On retrouve certes les clichés négatifs souvent associé au Brésil et à Rio de Janeiro en particulier, c’est-à-dire la violence, la misère et le désespoir des favelas poussant des enfants sur le chemin de la drogue, de la prostitution ou des gangs.

La corruption et la violence agite aussi les hautes sphères de la politique et de la police dont les célèbres Escadrons de la mort, tristement célèbres mis au service d’assassinat politiques ou de simples opérations de « nettoyages ».

Delfino brosse donc un portrait particulièrement sombre et déprimant de Rio de Janeiro par les yeux d’une journaliste revenant au pays pour témoigner.

Un livre intéressant donc même si souvent caricatural dans ses personnages et dans ses descriptions de Rio qui ne se limite pas au clivage Copacabana/Favelas.

Samba triste (Jean-Paul Delfino)
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:40
Sons of anarchy, saison 4, épisode 2 (Kurt Sutter)

Les motards ne sont jamais loin ici avec « Sons of anarchy, saison 4, épisode 2 ».

Ici Clay (Ron Pearlman) passe un nouveau et surprenant accord avec Romero Prada (Danny Trejo) le chef d’un puissant cartel mexicain appelé Galindo.

Marcus Alvarez (Emilio Rivera) le chef des Mayans sert d’intermédiaire dans cet accord dans lequel les Sons reçoivent plus d’un million de dollars pour la vente des armes de Putlova (Keith Szarabajka), acceptant de devenir fournisseurs officiels de Galindo mais aussi pourvoyeurs de drogue en Californie.

Offusqué par cet entorse au code « éthique » des Sons, Jax (Charlie Hunnam) finit par accepter d’appuyer Clay dans ce choix douteux en échange de la possibilité de se retirer après son départ dans un an.

Surpris par la décision de Jax de quitter le club, Clay accepte du bout des lèvres surtout par crainte de la réaction de Gemma (Katey Sagal) qui se fait du soucis pour son fils après avoir découvert les lettres de John Teller en la possession de Tara (Maggie Sitff).

La véritable raison de la décision de Jax et Clay semble d’ordre financière, gagner un beau magot avant de se retirer, quels que soient les risques.

Mais les autres membres du club se montrent très réticents à s’engager sur la pente savonneuse d’une alliance avec un cartel de trafiquants de drogue, Opie (Ryan Hurst) et Bobby (Mark Boone Jr) étant les plus fervents opposés.

Un évènement va pourtant changer la donne, la séquestration de Jax et Opie venus chercher des balles fabriquées par leurs alliés Indiens.

Les deux Sons sont pris par surprise par les derniers hommes de Putlova qui exigent la restitution des armes en échange de leur vie.

L’intervention de Clay est ralentie par une action musclée de Roosevelt (Rockmond Dunbar), qui prétextant une alerte incendie, saccage le club des Sons en représailles au dépôt du corps des mafieux russes sur les terrains de construction de Jacob Hale (Jeff Kober).

Après avoir laissé passer l’orage, Clay se rue au secours de Jax avec l’ensemble de ses hommes mais découvre que Prada a fait le nécessaire en liquidant les mafieux russes et en délivrant Jax et Opie.

Ce coup d’éclat de Galindo va donc peser dans le vote pour l’alliance avec le cartel.

Dans un club house dévasté, les Sons trouvent malgré tout le cœur à fêter les fiançailles de Jax et Tara…

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 4, épisode 2 » se comporte toujours comme une série de haut niveau offrant son lot d’actions et de péripéties à chaque épisode.

Ici le danger de la mafia russe semble écarter au prix d’une alliance avec un ennemi encore plus puissant et dangereux en apparence : un cartel mexicain.

Cette évolution a tout pour inquiéter…

Sons of anarchy, saison 4, épisode 2 (Kurt Sutter)
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 19:30
La tour Montparnasse infernale (Charles Nemes)

Avec la sortie de « La tour de contrôle infernale » petit retour sur « La tour Montparnasse infernale » film de Charles Nemes sorti déjà en 2001.

Ici on retrouve deux laveurs de carreaux (le duo Eric Judor et Ramzy Bedia) en plein travail sur la célèbre Tour Montparnasse, qui sont les témoins malgré eux d’une prise d’otage de grande envergure.

Les preneurs d’otage sont emmenés par Michel Vignault surnommé Machin (Serge Riaboukine) et font pression sur Lanceval (Michel Puterflam) le PDG d’un grand groupe international pour qu’il leur délivre le code pour ouvrir un coffre fort dans lequel se situent 50 millions d’euros.

Les laveurs de carreaux sont terrifiés par l’horreur de la situation d’autant plus que les gangsters semblent voir pris le total contrôle de la tour.

Tout se mélange dans leurs esprits simples, habités par des fantasmes de culturisme pour le plus longiligne des deux obsédé par un couteux programme de « force pure » ou pour le plus trapu un amour aussi passionné qu’irréaliste avec Marie Joëlle (Marina Fois) la nièce de Lanceval.

Face à la résistance du vieux PDG, Michel n’hésite pas à abattre Marie Joëlle, en réalité un complice n’hésitant pas à trahir sa famille pour de l’argent.

Mais une fois le code obtenu, un nouvel écueil se dresse : seule la main de la femme de Lanceval est capable d’ouvrir le coffre.

Le gang semble encore une fois avoir tout prévu et achemine la main de la femme qui a été préalablement exécuté.

Lorsque le petit laveur de carreau réalise que sa chère et tendre est en danger de mort, ceci déclenche en lui une réaction de courage/inconscience insoupçonnée.

S’élançant du haut de la tour retenu par un seul tuyaux d’arrosage, il percute violemment la vitre et s’assomme, restant suspendu dans le vide.

Son ami tente maladroitement de le secourir et le duo de gaffeurs réussit par un coup de chance inespéré à assommer le premier homme qui se rend sur le toit pour régler la situation.

Usant de chance ou de dissimulation, les laveurs de carreaux parviennent à échapper aux tueurs lancés par Michel qui semble obéir aux ordre de la froide Marie Joëlle.

Le duo parvient même à provoquer un gigantesque black out en faisant exploser par inadvertance une charge explosive et tuent Ming (Bo Gaultier de Kermoal) amenant la main de madame Lanceval dans la Tour.

Avec la police alertée et la main récupérée par les laveurs de carreau, Marie Joëlle décide d’utiliser la bêtise et l’affection du plus petit des deux pour le localiser et l’éliminer mais une succession de bêtises et de contre temps font échouer ses plans.

Chang (Bo Gaultier de Kermoal) le frère de Ming, expert en arts martiaux poursuit les deux gaffeurs de sa haine mais ne peut les attraper dans les gaines de ventilation de la gigantesque tour.

Trouvant fortuitement deux armures médiévales, les laveurs de carreaux tuent par ricochet Chris (Bruce L Johnson) un noir athlétique membre du gang.

C’est pareillement attifé que le duo affronte Chang qui manque de les tuer après un hilarant combat d’art martiaux copié sur « Le jeu de la mort ».

Chang rate son coup et saute dans le vide à la place de ses victimes…

Les gangsters tiennent tête à la police et le coffre est finalement ouvert.

Mais le duo de gaffeurs attend son heure sur le toit ou un hélicoptère est chargé de récupérer les truands.

Après avoir dupé les pilotes, ils prennent leur place et font mine d’embarquer la cupide Marie Joëlle qui a préalablement abattu Michel.

Le décollage a finalement lieu dans une cacophonie sidérante et des tirs entre policiers et gangsters, Michel blessé s’accrochant désespérément à l’hélico avant de chuter en voulant prendre la main coupée pour se hisser.

Les deux laveurs de carreaux finissent par se poser en catastrophe en se crashant dans le hall de la gare Montparnasse.

Marie Joëlle utilise un stratagème pour les amener à courir sans se retourner mais réalise trop tard qu’elle a récupéré une valise pleine de billets gribouillés.

En conclusion, « La tour de contrôle infernale » est un film 100% comique et délirant à réserver aux fans de l’humour d’Eric et Ramzy qui délivrent un véritable festival de blagues souvent très drôles.

Des deux acolytes, Eric est sans doute le plus drôle des deux avec son personnage de minable/abruti à la Jean-Claude Dus teinté d’une touche d’enfantillage de niveau 5 ans.

Son imitation laborieuse de l’accent chinois face à un sosie de Bruce Lee constitue sans doute l’un des pics du film.

Mais Ramzy n’est pas en reste non plus, jouant sur son physique maigre et son intérêt pour la musculation pour masquer une homosexualité refoulée.

Autour d’eux, une pléiades de guets/potes dont Omar et Fred, Pierre-François Laval ou Joey Starr font quelques apparitions amusantes.

Même si le scénario est volontairement débile et régressif, on se régale avec cette parodie de « Piège de cristal » de « La tour infernale » teintée de référence au « Jeu de la mort ».

Un premier film qui ne pourra que plaire aux fans d’humour à « Dumb and dumber » !

La tour Montparnasse infernale (Charles Nemes)
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 22:04
Le fils du loup (Jack London)

Littérature toujours avec « Le fils du loup » recueil de courtes nouvelles « nordiques » de Jack London parues entre 1899 et 1900 dans The Overland monthly.

La première d’entre elles « Le silence blanc » met en scène Malemute kid, alter égo de l’auteur lorsqu’il s’était brièvement et sans succès lancé à la conquête de l’or du Yukon, qui se trouve obligé pour abréger ses souffrances d’abattre Mason, un compagnon d’aventure, grièvement blessé après la chute d’un arbre et sans possibilité d’aucun secours car perdu dans le Grand Nord canadien.

Dans « Le fils du Loup », Scruff Mackenzie un téméraire chasseur d’or joue d’habileté et de courage pour arracher Zarinska, une jeune épouse indienne à son peuple, les Sticks.

Face à l’opposition de Thling-Tinneh, père de Zarinska et chef de tribu, Mackenzie doit âprement négocier puis affronter et tuer un robuste guerrier appelé Ours et le shaman, autorité spirituelle du clan.

« Les hommes de Forty-mile » décrit un affrontement entre deux chercheurs d’or désœuvrés, Jim Belden et Lon Mc Fane, sur le point de s’entretuer dans un duel à l’ancienne au pistolet, avant de renoncer à leur projet par un habile stratagème de Malemute kid.

Moins comique, « En pays lointain » montre la lente dégradation de deux hommes, le fonctionnaire Carter Weatherbee et l’artiste Percy Cuthfert, tous deux attirés par le gout du profit ou de l’aventure mais parfaitement inadaptés aux rudes conditions de la vie au Grand Nord.

Restés seuls dans une cabane en attendant leurs compagnons, les deux hommes vont soigneusement gâcher leurs provisions, s’enfonçant progressivement dans une lente décrépitude physique et mentale les menant à des délires paranoïaques.

Malades et fous, ils finiront par s’entretuer et trouver ensemble le repos éternel.

« A l’homme sur la piste » raconte de la bouche de Malemute kid une anecdote sur Jack Westondale un aventurier fuyant la police canadienne qui le pourchasse pour un vol de 40 000 dollars afin de compenser le don de tous ses biens à un ami s’étant empressé de tout perdre au jeu.

En raison de son but de retrouver sa femme et son fils avec cette somme en s‘élançant seul dans le Grand Nord, Westondale bénéficie finalement de circonstances atténuantes et de la protection des chercheurs d’or.

Dans « La prérogative du prêtre » traite d’un sujet d’adultère autour d’un couple de chercheurs d’or, les Bentham Edwin et Grace, qui succombe au charme d’un autre chercheur d’or Clyde Wharton.

Séduite par les belles promesses de Wharton, la courageuse Edwin est prête à tout plaquer pour le suivre mais est raisonnée in extremis par le père Paul Roubeau qui met parvient à la maintenir au sein de son foyer conjugal avec un homme colérique et incapable.

Variante autour du même sujet, « La sagesse de la piste » montre le changement de mentalité de l’Indien Sitka Charley en raison du comportement exemplaire sur les pistes du Grand Nord d’une femme blanche du nom Mrs Eppingwell.

Lorsque deux Indiens de l’expédition maquent à leur devoir en volant les vivres avant de tenter de s’enfuir, Charley n’hésite pas un instant et abat les deux hommes menaçant par leur comportement la survie de sa patronne.

Dans « La femme d’un roi » honneur est fait au Indiens avec Madeline une métisse indienne épousant un chercheur d’or Cal Galbraith de Circle city et profitant de son absence pour apprendre à maitriser à la perfection les danses de salon avec Malemute kid et le surprendre par son habileté dans un bal masqué.

On garde le meilleur pour la fin avec « Une Odyssée dans le Grand Nord » ou un Indien des iles Akatan nommé Naas raconte une véritable Odyssée digne d’Homère pour poursuivre un colossal chercheur d’or lui ayant dérobé Unga la femme dont il était tombé amoureux étant jeune.

Naas poursuit le couple partis à la chasse aux phoques dans le détroit du Béring, traverse la Russie, le Japon, se rend en Angleterre dans des conditions de pauvreté et de danger incroyables, le ratant à chaque fois de peu.

Revenu dans le Yukon en même temps que le couple qui avait perdu toute leur fortune, Naas profite de l’attrait de l’or pour se faire embaucher comme guide et s’arrange pour faire mourir le mari de faim et de froid dans la neige.

Mais à sa grande surprise, Unga méprise son acte et préfère rester mourir dans la neige avec son époux.

Ayant raconté son périple et son crime à Malemute kid et les siens, Naas bénéficie également de leur clémence au regard de son histoire hors du commun.

En conclusion, « Le fils du loup » ravira les admirateurs du grand Jack London tant il contient tout l’univers de ce baroudeur du Grand Nord Canadien qui a si bien su sublimer ses aventures d’apprenti chercheur d’or.

Bien sur, l’ensemble est assez inégal, certaines nouvelles relevant plus de l’anecdote que d’histoires bien construites et émouvantes, à l’exception notable de « Une Odyssée dans le Grand Nord », pour moi au dessus du lot.

London relate la rigueur de la vie dans des conditions aussi extrêmes et inhospitalières, ne pardonnant pas aux intrépides mal préparés, la folie des hommes aveuglés par la quête de l’or, la violence des relations avec les chiens parfois exploités jusqu’à la mort et les Indiens, dominés, arnaqués en prenant leurs femmes.

Une pointe de racisme affleure parfois à propos de la supériorité de la race/civilisation de l’homme blanc mais London sait aussi donner les premiers rôles aux Indiens et Indiennes ce qui pour moi se montre susceptible d’atténuer voir gommer ses critiques.

Le fils du loup (Jack London)
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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:33
Refresh the demon (Annihilator)

Une petite pincée de thrash metal pour réchauffer nos âmes engourdies par la pluie glaciale secouant l’Hexagone actuellement.

Enfourchant notre machine à remonter le temps nous voici à présent en 1996 année durant laquelle les Canadiens d’Annihilator sortent « Refresh the demon » dans une période difficile pour leur style de prédilection reculant sous les assauts de la concurrence, le power metal de Pantera, les grunge même déclinant et les premières poussées du néo metal considéré alors comme incarnant la nouvelle donne genre.

Ici le groupe est quasiment réduit à Jeff Waters à lui tout seul, seul Randy Black assurant la batterie face au maitre/tyran incontesté de la formation.

Avec sa pochette peu inspirée, « Refresh the demon » débute par le morceau éponyme posant un chant sec et nerveux sur des riffs thrash acérés sans oublier la traditionnelle touche mélodique incarnée par un break central.

Après cette introduction estampillée 100% thrash des années 80 surgit « Ultraparanoïa » qui tombe sur le paletot de l’auditeur aussi subitement qu’une embuscade nocturne, ne lui laissant à vrai dire aucune chance de survie.

Waters continue dans son style direct, puissant, sans concession mais se montre moins inspiré dans le trop linéaire « Syn kill 1 ».

Une courte, étrange et très réussie respiration atmosphérique de « Awaken » plus tard et « The pastor of disaster » ne fait pas forte impression malgré une louable mais insuffisante tentative de chant originale à la manière d’un prédicateur.

Le hard rock traditionnel, l’autre amour de Waters vient colorer « City of ice » d’une touche un peu plus groovy avant de lancer « A man called nothing » remarquable surtout par sa superbe introduction mélodique tranchant avec une suite thrash bien plus conventionnelle.

« Innocent eyes » occupe la place de la ballade réglementaire acoustique de grande qualité puis laisse la place à « Voices and victims » au feeling plutôt hard rock velu et plaisant.

On termine avec « Anything for money » titre rapide bien loin d’atteindre les sommets d’intensité/d’efficacité auxquels le groupe nous avait habitués et « Hunger » mid tempo presque gentillet inoffensif.

En conclusion, malgré quelques belles cartouches principalement placées dans sa première partie, « Refresh the demon » est un album manquant pour moi d’allant et d’inspiration.

Jeff Waters conserve toujours un certain savoir faire principalement guitaristique et un chant des plus corrects dans son registre certes limité mais ne fait pas beaucoup d’efforts pour surprendre ou se renouveler.

Le résultat est un album en pilotage automatique, certes encore vigoureux mais à ne réserver qu’aux fans les plus indéfectibles du genre, qui pourraient ne surcroit n’être qu’à moitié satisfait du résultat trop peu suffisamment engagé à leur gout.

Les années 90, pas la meilleure période pour le trop individualiste gratteux Canadien qui semble surtout vouloir verser dans l'auto satisfaction !

Refresh the demon (Annihilator)
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