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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 21:31
Fantasmes de femmes (divers auteures)

Atypisme toujours avec « Fantasmes de femmes » recueil de nouvelles érotiques de diverses auteures françaises.

Paru en 2001, « Fantasmes de femmes » débute par « Chienne de vie » de Marianne Angot, qui relate les fantasmes de domination d’une femme qui réduit son amant au rang de fidèle quadrupède lui procurant docilement jouissance avant de finir étranglé par sa laisse !

Moins directement puissant, « Laida » de Marie Boman surpasse en revanche en originalité la précédente nouvelle en racontant la vie d’une culotte sexy de type string portée par Melissa une jeune et sexy danseuse noire à la sexualité libérée.

La culotte connait diverses aventures au gré des partenaires et des envies de sa maitresse, connait un moment d’angoisse en ayant peur d’être abandonnée à un inconnu dans une cabine téléphonique, avant retrouver sa propriétaire.

« L’anniversaire avec un grand A » de Sophie Caladen raconte un fantasme d’amour thrash d’une femme pour les 30 ans de son mari.

Plus intéressant, « Bleu piscine » d’Anne Cécile exploite l’érotisme moite des piscines municipales pour décrire une relation sexuelle bridée avec un inconnu athlétique surmembré digne des performances sexuelles d’un Rocco Siffredi.

L’ambiance vire au cauchemar noir dans « Une concession à perpétuité » de Laure Clergerie, narrant les désirs d’humiliation d’une femme se prostituant par simple jouissance d’expiation jusqu’à atterrir la mort et l’Enfer.

On passe au mauvais plan à 3 de « Champagne » d’Estelle avec un serveur servant de complément à un couple en mal de situations fortes à la bizarrerie d’un fantasme d’amour pervers vécu par cryogénisation dans le « Ressuscitée » d’Elisabeth Herrgott.

« Echanges de petites culottes » d’Isabelle Deschamps de Paillette, traite d’un plaisir fétichiste aboutissant à une fin ridicule, « Fantôme d’amour » d’Hélène Girard ajoute une pointe de surnaturel avec les ébats d’un couple de fantômes assassinés.

On passe au plaisir exhibitionniste d’un peintre noir avec « La chair de la chair » de Michèle Larue, à celui plus crade de l’amour menstruel de « Jouissance menstruelle » de Sandrine le Coustumer.

Sexualité morbide sur fond de danse sur « Paso noble » de Caroline Lamarche, brutale et pornographique sur « Affinités » d’Agnès Pareyre, puis apothéose de délire mêlant sexualité dégradante et mort sur « L’homme d’Albuquerque » de Julie Saget ou une femme court les ports pour s’offrir à des marins étrangers afin de terminer en victime volontaire d’un snuff movie au Soudan.

On termine sur des réminiscences de désirs adolescents dans « Papier couché » de Fabienne Swiataly puis un classique fantasme de plan à trois dans un train avec « Paris-Bruxelles » de Geraldine Zwang.

En conclusion « Fantasme de femmes » recèle les défauts de ce type de recueil une certaine hétérogénéité dans les productions, certaines étant à mon sens très peu dignes d’intérêt car trop classiques.

Mais bien sur quelques œuvres plus audacieuses et radicales se détachent du lot avec en mention spéciale à « Concession pour l’éternité » et « L’homme d’Albuquerque » d’une incroyable violence sexuelle, suivies de prés par « Bleu piscine » et « Laida » dans un registre heureusement plus sensuellement positif.

Mis à part ce quatuor de tête, on reste dans des fantasmes moins surprenants et/ou des nouvelles moins abouties recelant une écriture plus terne…

Malgré cela, « Fantasmes de femmes » pourra émoustiller certains lecteurs ou lectrices avide des fantasmes se voulant finalement parfois aussi directs et extrêmes que ceux de leurs homologues masculins.

Fantasmes de femmes (divers auteures)
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 19:53
Nèg marron (Jean-Claude Flamand Barny)

Sorti en 2005 « Nèg marron » est un film atypique de Jean-Claude Flamand Barny produit par l’affreux Mathieu Kassovitz.

Atypique car se déroulant en Guadeloupe, ile connue surtout pour ses clichés de carte postale.

Ici « Nèg marron » s’intéresse à un sujet très peu traité au cinéma, celui de la détresse de certains jeunes des quartiers pauvres (Sainte Rose).

Josua (Admiral T) et Silex (D Daly) deux petits délinquants sont contactés par un voyou béké appelé Marcus (François Levantal) pour récupérer une enveloppe contenant des documents lui appartenant.

Raciste et flambeur, Marcus provoque Silex que son ami Josua a bien du mal à calmer.

Refusant obstinément d’accepter le sale boulot de Marcus, Silex préfère orienter son ami sur un cambriolage d’une maison de luxe.

Après s’être goinfrés, les deux voyous partent avec du matériel volé retrouver Pedro (Stomy Bugsy) une petite frappe de la région parisienne venue se ranger dans l’ile.

Au moment de lui rendre sa voiture chez le coiffeur, une nouvelle dispute éclate avec un automobiliste qui sort une machette, à laquelle Silex réplique en sortant également une machette.

Le pire est évité de justesse et les trois compères partent dans la Mercédès de Pedro chercher deux amis petits dealers du centre ville.

En stationnant, Pedro aperçoit Gwladys (Murielle Barlagne) une femme mal mariée qu’il convoite et se fait rabrouer sous l’œil moqueur de ses copains.

Agacé, Pedro explose lorsqu’il découvre le butin de Marcus et Silex dans sa voiture puis se calme quand la petite bande se retrouve dans un local pour fumer et délirer sur les motos…

On découvre par la suite que Josua est très perturbé par la situation de son père (José Jerdinier) un ex activiste ayant sombré dans l’alcool après avoir défendu son quartier menacé d’expropriation par des entrepreneurs sans scrupules.

En rupture avec la société, Josua tient tête à sa mère (Jocelyne Beroard) qui tente malgré tout de le remettre sur le droit chemin.

Malgré les remontrances de Siwo (Alex Descas) un habitant du coin qui lui rappelle l’importance de son père dans l’histoire du quartier, Josua méprise cet alcoolique et finit par entrainer Silex dans la mission voulue par Marcus.

Après quelques difficultés provoquées par la réaction d’un fusil d’un vieux gardien, le duo finit par prendre l’enveloppe mais demeure choqué par les photos esclavagistes de la maison qu’il a du cambrioler.

Au moment de retrouver Marcus, il trouve l’homme assassiné d’une balle dans la tête dans sa voiture.

Paniqués, les deux garçons fuient en moto mais dans sa fuite, Josua laisse l’enveloppe pleine d’empreinte sur le lieu du crime.

La suite n’est qu’une longue torture pour le jeune homme qui rongé de l’intérieur envisage de se rendre seul tandis que Silex qui entretien une liaison secrète avec sa sœur Louise (Emilie Cerito) tergiverse…

Fuyant la lourde morale de Siwo et sa mère, Josua se fait embringuer dans une histoire de règlement de compte entre Pedro et le mari de Gwladys, tabassée pour son infidélité.

Il intervient dans une bagarre aux poings entre les deux hommes et manque de tuer le mari qui avait le dessus sur Pedro.

Tandis que Pedro savoure son triomphe avec Gwladys, Josua échappe de justesse à une vengeance du mari armé d’un fusil par l’intervention de Silex qui dégaine le pistolet de Marcus pour le faire fuir.

Troublé par cette vision, Josua exige des explications de son ami qui lui avoue avoir tué Marcus par « accident » mais également avoir mis enceinte Louise.

Le choc que ces révélations provoque sur Josua est énorme et Silex se sentant honteux décide d’aller se rendre pour porter seul la responsabilité de ses actes.

Il est tué sur la route par un poids lourd et son enterrement provoque un sursaut chez le père de Josua qui décide de renouer avec son fils…

En conclusion, « Nèg marron » est un film à petit budget au scénario bien faiblard que la médiocrité des acteurs s’exprimant en créole ne parvient pas à compenser.

Malgré ces tares rédhibitoires, il reste une curiosité montrant la face cachée des Antilles françaises : le désœuvrement d’une jeunesse paupérisée vivant dans un paradis naturel et pour ceci mérite une certaine (petite ) indulgence.

Nèg marron (Jean-Claude Flamand Barny)
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 23:00
State of euphoria (Anthrax)

Petit parfum de nostalgie avec « State of euphoria » vieil album (1988) des vétérans du thrash d’Anthrax.

A la fin des années 80 le style a encore le vent en poupe et Anthrax entend bien capitaliser avec ce quatrième album son statut de référence du genre même si il est à vrai dire déjà largement distancé en terme d’innovation, dextérité et…chiffres de vente par Metallica et Megadeth.

Avec sa pochette débile digne d‘un dessin de gosse de dix ans, « State of euphoria » débute par « Be all, end all » titre rapide et teigneux aux refrains fédérateurs.

Même si « Be all, end all » incarne un son aujourd’hui daté, mention spéciale doit être accordée à la dynamique imposée par le batteur Charlie Benante pendant plus de six minutes ainsi qu’à la performance vocale de Joey Belladonna, parfait dans son style clair et aérien.

Sans être aussi bien ficelé que son prédécesseur, « Out of sight, out of mind » délivre un son encore plus lourd et des refrains toujours plus agressifs.

Puis « Make me laugh » bien que bénéficiant de toute l’énergie et l’engagement du groupe, marque le pas en proposant une certaine linéarité et des refrains un peu moins tranchants.

Heureusement, Anthrax se rattrape en reprenant fort bien le « Antisocial » de Trust, en un des rares cas d’hommage d’un groupe de fort calibre américain au hard rock hexagonal.

Comme pour la bande à Bernie, « Antisocial » deviendra un des plus grands succès d’Anthrax et un des classiques des explosifs concerts des américains.

Mais ce coup d’éclat ne serait masquer le fort coté rengaine de « Who cares wins » qui lasse inexorablement malgré sa grosse puissance de feu et la débauche de décibels des guitares de Scott Ian/Dan Spitz.

Alors certes le niveau se redresse fortement sur « Now it’s dark » qui combine riffs puissants et refrains implacables mais l’embellie provoquée par cette fusée éclairante est de courte durée tant l‘ennui que provoque le linéaire « Schism » et l’effroyable « Misery loves compagny » semble nous entrainer irrésistiblement vers le fond.

Aussi on aborde avec un certain soulagement après le sympathique interlude de « 13 » un « Finale » débridé et qui vient boucler ce disque sur une note plus flamboyante.

En conclusion, malgré quelques titres majeurs faisant figure encore aujourd’hui de classiques dans les répertoire des vieux thrashers, « State of euphoria » reste un album d’un autre temps, plombé par un son maigrelet ne parvenant pas à compenser les limites artistiques du bon groupe de seconde division qu’est Anthrax.

Dans les années 80, « State of euphoria » constituait sans doute la pointe de son époque et peut encore séduire certains fans nostalgiques en raison de la vitesse de frappe de Benante, de la qualité du chant mélodieux de Belladonna ou de quelques riffs bien trapus de la paire Scott-Spitz mais ne peut en aucun cas être rangé pour moi dans la catégorie des albums de premier plan.

State of euphoria (Anthrax)
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:22
Sons of anarchy, saison 4, épisode 9 (Kurt Sutter)

Passer d’Albert Cohen aux Sons of anarchy relève sans doute du grand écart mais j’assume parfaitement cette versatilité comme partie intégrante de l’âme humaine aussi voici « Sons of anarchy, saison 4, épisode 9 ».

Ici la tentative de suicide de Juice (Theo Rossi) est constatée par Jax (Charlie Hunnam) qui pressent une exclusion pour faiblesse impardonnable mais Chibs (Tommy Flanagan) couvre son jeune ami de manière surprenante en se remémorant avec émotions ses propres errements lorsqu’il a du tuer son premier homme en Irlande.

Pourtant les deux hommes ignorent les pressions sur Juice, car Roosevelt (Rockmond Dubar) aiguillonné par Potter (Ray Mc Kinnon) continue de le harceler sans relâche malgré sa répugnance.

Lorsque Potter le rencontre personnellement et lui délivre l’étendue de son dispositif pour le faire craquer et obtenir sa coopération Juice explose et agresse Roosevelt.

Une fois calmé, Potter lui apprend qu’il a déjà retourné Otto Delauney (Kurt Sutter) condamné à mort, en lui montrant que Bobby (Mark Boone Jr) lui avait menti et était probablement le violeur-tueur de sa femme.

Du coté du business, Laroy Wayne (Tory Kittles) le leader black des One niners est suspecté d’avoir conclu un deal avec le Lobo sorona le cartel mexicain rival de Galindo, en affaires lui avec les Sons.

Cette alliance perturbe les relations entre Sons et Niners, aussi Clay (Ron Pearlman) organise t il un rendez vous d’affaires avec Laroy.

Mais à son arrivée sur le lieu de deal, Laroy est pris en tenailles entre les Sons et Galindo commandés par Luis Torres (Benito Martinez).

Le choix est alors simple pour les Niners, être exécutés par Torres et ses hommes ou se soumettre aux cotés des Sons.

Affolé par la réaction de Sorona, Laroy hésite et court sans le savoir vers la mort, que lui évite de justesse Jax en plaidant pour la nécessité de conserver des alliances locales entre gang à Charming pour la stabilité du business.

Sa plaidoirie passe et Laroy est épargné en promettant de rouler à présent pour Galindo.

Du coté plus privé, Tara (Maggie Stiff) va voir Gemma (Katey Sagal) avant de partir pour l’Oregon pour lui demander ou sont passées les lettres de Jax Teller.

Gemma lui avoue qu’Unser (Dayton Callie) les a volé pour lui mais que même si elles ont été détruites, la menace qui plane sur elle n’en est pas moins réelle.

La reine mère des Sons se propose d’intervenir auprès de Clay pour lui faire suspendre l’exécution de la sentence de mort.

Gemma qui a pris connaissance de la mort de Piney (William Lucking) tué par Clay tente d’empêcher un nouveau bain de sang et demande à Unser d’intervenir pour « arranger » le décès du vieux biker.

Partisan de livrer Clay à Roosevelt, Unser renâcle mais finit par accepter par amour pour Gemma.
Lors d’un entretien à la pleine lune, Gemma assure Clay que Tara n’a plus les lettres de John Teller et qu’elle ne fera rien contre lui, préférant plutôt changer de vie avec Jax.

Le vieux chef semble accepter de lever sa sentence, mais sort le téléphone du tueur de Galindo une fois sa femme partie…

Il ignore cependant que Jax a prévu de partir avec Tara pour l’Oregon, quittant plus tôt que prévu son ancienne vie de gangster.

En conclusion, comme à chaque fin de saison, la machine infernale s‘emballe et « Sons of anarchy, saison 4, épisode 9 » continue de tutoyer les sommets.

Clay confirme sa nature profonde de pourri n’hésitant pas tuer quiconque le menace, y compris les membres de sa famille ou de son club comme John Teller, Piney ou même Tara.

On apprécie fortement l’intervention de Gemma parfaite pour conserver la paix et la cohésion dans le club, sauver la vie de Tara et empêcher une guerre à mort entre Jax et Clay.

Impossible de prédire l’issue de cette lutte incertaine.

A un niveau moindre, Juice continue de se débattre contre les mailles du filet qui l’enserre de plus en plus inextricablement et même le vieux Otto éborgné semble vaciller en prison, sa fidélité étant mise à l’épreuve par la pression infernale de Potter.

Derrière ces drames personnels, on en oublierait presque la guerre entre cartels, c’est dire la qualité de la série !

Sons of anarchy, saison 4, épisode 9 (Kurt Sutter)
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 09:34
Le livre de ma mère (Albert Cohen)

Virage à 180° du mondes des durs à cuir tatoués avec « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen.

Sorti en 1954, « Le livre de ma mère » est un roman autobiographique traitant de la perte de la mère de l’auteur, survenue une dizaine d’années auparavant.

Construit comme un long et douloureux monologue en forme d’hommage à la disparue, « Le livre de la mère » retrace toute l’existence de la famille Cohen, depuis son départ de l’ile de Corfou en Grèce pour arriver à Marseille en 1900.

Tout tourne autour des souvenirs des Cohen, leur pauvreté et leur isolement dans une ville nouvelle et pas forcément accueillante avec les étrangers, juifs de surcroit.

Le caractère protecteur de cette mère au foyer ne vivant que pour son enfant est largement mis en évidence : l’obsession pour l’éducation se devant être catholique pour s’intégrer, le devoir de bien manger, de bien s'habiller et aussi de bien paraitre en société, même si on en a ni les moyens, ni les manières.

De cette femme simple, aimante et dévouée, Cohen dresse un portrait particulièrement touchant.

On comprend la grande complicité qui liait la mère et le fils, notamment dans leurs longues promenades sur le front de mer marseillais.

Avec cette mère qui occupait une place si centrale dans sa vie, la souffrance intérieure de la perte n’en est que plus grande.

Lorsque Cohen s’établit à Genève ou il travaille comme fonctionnaire dans un service de diplomatie internationale, sa mère folle de fierté vient le voir chaque année et chacune de ses visites fait alors figure d’évènement pour lequel elle doit se préparer plusieurs mois auparavant en soignant sa ligne et ses toilettes.

A posteriori, Cohen fustige l’égoïsme des jeunes hommes, qui délaissent un peu trop vite l’amour maternel pour courir quelques aventures galantes, qu’il juge plus fragiles et éphémères car guidées par des sentiments moins nobles et moins profonds.

Il se rappelle avec peine ses réactions lorsque sa mère se faisant trop envahissante et perturberait pensait il ses relations amoureuses… et regrette amèrement son aveuglément.

Mais comme tout le monde, Cohen reconnait devoir jouer le jeu du rôle social et faire bonne figure dans ses relations pour « continuer à vivre ».

Il estime alors porter un masque et profiter de ce livre pour délivrer ses pensées profondes et sa douleur intérieure.

La mort de la mère équivaut à la mort de son enfance et la brutale prise de conscience de sa propre finitude, aussi Cohen prend il du recul avec la futilité des comportements de ses congénères humains, dont la beauté, la santé et la vigueur s’éteindront de manière elle aussi définitive.

Le Dieu des Juifs est alors invoqué mais pour le critiquer dans le jeu cruel qu’il met en place sur Terre, en donnant la vie, la santé et la jeunesse puis en la reprenant sans plus d’explications.

Dans l’attente d’une hypothétique rencontre au Paradis avec sa mère, Cohen s’estime donc lui aussi un condamné et attend son tour en se noyant dans des rêves moites et de sombres pensées.

Au final, Cohen justifie l’existence de ce livre comme un hommage, un exercice cathartique et un message envoyé aux autres fils du monde entier pour tenter de leur ouvrir un peu les yeux sur l’importance du lien maternel.

En conclusion, tout est ou presque dans « Le livre de ma Mère » et la plupart des gens ayant un jour perdu une mère aimée se reconnaitront forcément dans cet ouvrage à la portée universelle.

Cohen décrit fort bien ce que nous appelons l’amour maternel, avec ce mélange de fierté lorsqu’un enfant « réussit » et de craintes parfois irrationnelles autour du mode de vie (santé, amour, religion, tradition).

Mais plus qu’un lien avec le monde de l’enfance ou celui des traditions, le lien avec la mère évoque quelque chose de plus transcendant encore : celui de l’amour inconditionnel, qui ne tient pas compte de la beauté, de la santé et de l’argent.

Cohen lui en reconnait cette puissance extraordinaire et adresse un vibrant témoignage se voulant être un message aux autres fils et filles du monde : reconnaitre le caractère précieux de cette relation avant d’en connaitre sa valeur au travers d’une perte cuisante.

Avec ce drame de sa vie, Cohen a acquis comme beaucoup d’autres un sentiment de profondeur et de lucidité sur a brièveté et la fragilité de l’existence humaine, ce qui peut s’avérer parfois douloureux à porter face à la multitude, mais peut aussi se révéler une force lorsqu’on parvient à en tirer le meilleur profit pour sa propre vie.

« Le livre de ma mère » n’est donc pas un livre léger qui vous fera sortir dehors vous rouler dans l’herbe fraiche mais vous réconfortera si vous avez déjà vécu un drame similaire tout en vous invitant à la méditation sur le sens profond de notre présence ici bas.

Le livre de ma mère (Albert Cohen)
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 15:35
Sons of anarchy, saison 4, épisode 8 (Kurt Sutter)

On enchaine sans coup férir avec « Sons of anarchy, saison 4, épisode 8 ».

Ce huitième épisode commence aussi fort que la fin du septième avec Juice (Theo Rossi) qui survit miraculeusement a sa pendaison, sa branche ayant craqué sous le poids de la lourde chaine qu’il avait enroulé autour de son cou.

Ramassé hagard en pleine nuit et foret par Chibs (Tommy Flanagan) et Ope (Ryan Hurst), Juice est ramené au club pour le vote de destitution de Clay (Ron Pearlman) au profit de Bobby (Mark Boone Jr).

Mais en plein milieu du vote, une nouvelle attaque au fusil mitrailleur survient.

Les Sons ripostent et parviennent à repousser les assaillants dont l’un d’entre eux est récupéré blessé.

Sans autres dégâts que matériels, les Sons découvrent avec horreur les têtes décapitées de trois de leur franchise de Tucson en Arizona, dont le chef Armando (Lobo Sébastian) avec un message fort du cartel de Lobo Sorona.

Bien entendu, Roosevelt (Rockmond Dubar) et ses hommes sautent sur l’occasion pour rappliquer et perquisitionner.

Chucky (Michael Marisi Ornstein) se distingue encore une fois en subtilisant les tetes, les cachant dans une marmite servant à cuisiner du chili con carne pour la soirée de soutient aux jardins de Rita (Merle Dandrige), la femme du shérif.

De manière plutôt humoristique, Chucky fait gouter le chili con carné à la tête de bikers morts aux policiers en plein travail.

Mis sous pression les Sons exigent des explication de Parada (Danny Trejo) qui envoie son bras droit Luis Torres (Benito Martinez) et quelques hommes en soutien des Sons et des Mayans sérieusement malmenés par plus forts qu’eux.

Le nom d’une taupe des Mayans est lâché par le Lobo torturé et l’homme est utilisé pour donner une fausse information au Lobo Sorona afin de les attirer dans un guet append et de les éliminer.

Malheureusement le plan de Luis et Jax échoue complètement, les Lobos ayant été prévenus laissent juste un camion avec le reste des corps des trois Samtaz décapités.

Le doute est encore plus présent que jamais chez les Sons, Ope (Ryan Hurst) et Jax s’en voulant d’avoir voulu suivre Clay dans une voie trop périlleuse pour leur gang.

Mais tout n’est pas perdu pour Clay également qui lors de la soirée de soutien aux jardins de Rita, fait un discours populiste pour redorer l’image de son club et avec l’appui d’Elliott Oswald (Patrick Saint Esprit) aligne les 75000 dollars manquant pour empêcher Hale (Jeff Kober) de s’accaparer les terrains.

Le maire enrage lorsqu’il comprend que Oswald soutenu par Clay va de nouveau s’opposer à lui.

De son coté, Tara (Maggie Stiff) repousse l’aide de Roosevelt et prend la décision en accord avec Jax de quitter Charming pour passer quelques temps de l’Oregon avec les enfants afin de s’éloigner des menaces pesant sur elle.

Le malheureux Juice décide une nouvelle fois d’en finir mais est rattrapé par Chibs (Tommy Flanagan) qui comprenant son acte désespéré, le réconforte dans la nuit.

De nouveau violemment contesté dans ses choix, Clay est menacé par Piney (William Lurcking) de révéler la contenu des lettres de John Teller aux autres membres du club dont Jax qui veut tirer un trait sur le passé.

Le vieux lion réagit à sa manière, brutale et tue l’un des neufs bikers fondateurs du club chez lui après lui avoir menti en lui promettant d’arrêter le trafic avec Galindo.

Cet épisode encore riche en émotion se solde donc par la mort du légendaire « Piney » pilier essentiel du club.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 4, épisode 8 » reste fantastique, prenant tout le monde de court avec la fausse mort de Juice et son puissant désarroi intérieur et la vrai mort de Piney, puissant contre pouvoir à Clay, de part son ancienneté et son statut de membre fondateur des Sons of anarchy.

Au milieu de tant d’émotions entre Piney et Juice, le reste des activités semblerait presque anodin, entre situation critique avec le cartel de Sorona trop puissant pour les Sons et les Mayans seuls, la menace pesant sur la vie de Tara et les manœuvres de communication du club pour repousser le maire et torpiller son programme immobilier…

Du grand art, assurément, qui vient vous submerger sans répit, pour votre plus grand plaisir !

Sons of anarchy, saison 4, épisode 8 (Kurt Sutter)
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 14:56
Sons of anarchy, saison 4, épisode 7 (Kurt Sutter)

Toujours les gros bras tatoués dans « Sons of anarchy, saison 4, épisode 7 ».

Ce septième épisode commence fort avec l’attaque du gang de Marcus Alvarez (Emilio Rivera) par hommes masqués lourdement armés en voiture.

Présents chez les chef des Mayans au moment de l’attaque, les Sons répliquent, protégeant Alvarez blessé à l’épaule, tandis que le fougueux Jax (Charlie Hunnam) se lance à la poursuite des tueurs sur sa moto.

Après une course poursuite haletante et la mort d’un des assaillants blessé par Jax puis achevé par ses complices pour ne pas qu’il parle, le beau blond des Sons parvient à localiser les deux derniers survivants du commando.

Alors qu’Alvarez est évacué dans le garage des Sons pour être mis en sécurité et soigné, le reste des Sons rejoint Jax et lance l’assaut contre l’appartement du commando responsable de l’attaque.

Ils tombent sur des familles entières de Mexicains avec femmes et enfants qui refusent par peur de parler.

Sous la pression, l’un des deux tueurs est abattu après avoir lui-même tué des membres de sa propre famille qui menaçaient de céder aux bikers.

Le dernier survivant avoue avoir été chargé par le cartel Lobo Sorona de liquider Alvarez très étroitement lié au cartel rival de Galindo.

De retour de leur expédition vengeresse, les Sons tentent d’établir un lien entre cette agression et les menaces de mort à l’encontre de Tara (Maggie Stiff), puis rassemblent tous leurs proches pour se retrancher dans leur club transformé en forteresse solidement gardée.

Dans un intérieur transformé en cocotte minute, Bobby (Mark Boone Jr) demande un vote pour destituer Clay (Ron Pearlman) responsable selon lui de cette situation en s’étant mis en affaires avec les redoutables trafiquants de drogues mexicains.

Avant le vote, Roosevelt (Rockmond Dubar) qui a été également prévenu par Margaret Murphy (Mc Nally Sagal) des menaces contre Tara, trouve le temps de venir embarquer Juice (Tito Rossi) pour l’inculper sur ordre de pour du tout puissant Potter (Ray Mc Kinnon) de détention de drogue.

Toujours en position inconfortable le pauvre Juice est finalement relâché après que Roosevelt ait fait part de son dégout à Potter.

Le jeune portoricain en proie à un violent tourment intérieur entre sa fidélité passionnel au club, la quête de son père et la peur d’être rejeté ou pire pour ses origines noires, finit par craquer et se rend dans la foret pour se pendre à un arbre.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 4, épisode 7 » rehausse encore si il en était besoin le niveau avec un épisode de haute tenue mélangeant action/violence sur fond de guerre contre un cartel extrêmement dangereux et puissant, mais aussi drame intérieur autour de la personnalité si attachante et fragile de Juice, le portoricain des Sons dont les qualités de hacker informatique ont toujours été utiles au club.

La souffrance et la mort de Juice provoquent une émotion très puissante et font de cet épisode 7 un des meilleurs de la saison 4 voir de la série tout court !

Sons of anarchy, saison 4, épisode 7 (Kurt Sutter)
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 20:17
Sons of anarchy, saison 4, épisode 6 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 4, épisode 6 », l’enquête interne autour du vol de drogues gardées par les Mayans et les Sons of anarchy fait rage.

Marcus Alvarez (Emilio Rivera) soutient que le voleur fait parti des rangs des Sons et Clay (Ron Pearlman) tout en sauvant la face, se met en quête de preuve en questionnant deux des prospects gardiens de l’endroit, Philip Russell (Christopher Douglas Reed) et Ratboy (Niko Nicotera) avec la complicité du troisième et Eric Miles (Frank Potter) faussement torturé dans un hangar par Happy (David Labrava).

La tension monte quand aucun des deux ne se décide à avouer et face à l’arrivée prochaine de Romero Parada (Danny Trejo) qui face au manque à gagner va exiger la mort d’un homme.

La roulette russe ayant échoué, la décision est prise de les laisser s’entretuer.

Mais Juice (Theo Rossi) le réel voleur ne peut accepter la mort d’un innocent et demande à Happy et Chibs (Tommy Flanagan) un délai de quinze minutes hors du hangar pour tirer les vers des nez des prospects-suspects.

Juice en profite pour récupérer le paquet de drogue mais est surpris par Miles qui comprend qu’il est le coupable.

Sans réfléchir, Juice bondit sur lui et le tue après avoir pris une balle et un coup de couteau dans la jambe.

Blanchi comme héros, Juice sauve la situation au prix du sacrifice d’un innocent et apaise le duo Alvarez-Parada.

Mais le malaise sur ses origines black continue de le ronger et de créer un problème potentiel vis-à-vis de sa présence dans le club.

Du coté plus « léger » des Sons, Dawn (Rachel Trager) la fille de Tiger (Kim Coates) revient le voir pour lui réclamer 12000 dollars à partir d’une histoire à dormir debout pour aider sa sœur anorexique, somme que Tiger paye pour avoir la paix.

Le coupe d’Opie (Ryan Hurst) et Lyla (Winter Ave Zoli) n’en finit pas de se déchirer lorsque le fragile bucheron couche avec Ima Tite (Kristen Renton) briseuse de couple numéro un des Sons, qui quitte le club en menaçant avec une arme Gemma (Katey Sagal) et Tara (Maggie Stiff) deux autres de ses irréductibles ennemies.

Mais Ima ne l’emporte pas bien et est frappée par Jax (Charlie Hunnam) en représailles.

De manière plus inquiétante, Clay passe un marché avec Romero en lui demandant de tuer Tara afin de faire disparaitre la menace interne contre son club.

Mais Unser (Dayton Callie) veille au grain, alertant Roosevelt (Rockmond Dubar) d’une menace sur la médecin et allant jusqu’à déposer une première lettre de menace sur la siège de sa voiture.
En conclusion, « Sons of anarchy, saison 4, épisode 6 » dépeint un univers d’une grande dureté ou les chefs mafieux sont prêts à sacrifier leurs hommes lorsque les circonstances l’exigent, notamment le business ou la survie du club.

Si Juice se tire à court terme d’une situation désespérée, sa situation reste fragile avec peut être quelques soupçons du coté de Chibs.

Mais plus que la sacrifice d’un prospect par essence faisant parti des consommables, le choix de Clay de mettre un contrat sur sa future belle fille peu après l’annonce de ses fiançailles avec Jax, se montre des plus choquant, montrant toute la brutalité du vieux chef mafieux lorsqu’il se sent menacé.

De quoi réserver des émotions fortes avec Jax qui mettra tout en œuvre pour protéger sa chère et tendre !

Sons of anarchy, saison 4, épisode 6 (Kurt Sutter)
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 21:48
Noah par Noah (Yannick Noah)

Le sport n’a pas été à l’honneur dans ces colonnes depuis quelques temps.

Sorti en 2005 « Noah par Noah » est un recueil mêlant photos et textes du célèbre tennisman français devenu un chanteur à succès et l’une des personnalités préférées des Français en raison de ses engagements en faveurs de l’enfance défavorisée.

« Noah par Noah » se déroule de manière chronologique, commençant par l’enfance particulière de Yannick Noah, partagée dans les années 60 entre la ville de Kribi au Cameroun et celle de Sedan en France.

Métis d’un père footballeur camerounais vainqueur de Coupe de France en 1961 et d’une mère enseignante et joueuse de tennis de bon niveau national, Noah vit très tôt sa condition de « biculturel » trop blanc ou trop noir selon les pays d’appartenance.

L’influence de ce père compétiteur et travailleur acharné s’avère prégnante pour forger très tôt le mental du petit Yannick qui sera repéré à Yaoundé par le champion noir américain Arthur Ashe.

Malgré la mort prématurée d’Ashe en 1993, Noah s’attarde longtemps sur le rôle de modèle qu’a eu Ashe sur lui, surtout dans l’incarnation du premier grand champion noir.

Ash figurera comme Martin Luther King, Nelson Mandela, Bob Marley, Mohamed Ali et Phil Jackson au rang des modèles « blacks » d’un athlète dénotant par sa personnalité excentrique de showman.

De sa mère, il recueillera le don de soi au travers de son association pour l’aide des enfants défavorisés.

Impossible également de ne pas parler de son grand père tant aimé Simon Papa Tara, mort dans un coup d’état au Cameroun en 1985, à qui il dédiera une chanson plus tard.

Suivent des photos d’adolescence avec des amis tennismen mais aussi footballeur (José Touré) ou musiciens (Louis Bertignac).

Mais c’est la période de l’athlète qui nous intéressent le plus avec d’incroyables clichés montrant toute la rage de vaincre et l’incroyable engagement physique du Noah des années 80.

Pris en charge par son entraineur-mentor Patrice Hagelauer et son préparateur physique Tiburce Daru, Noah développe un mental de gagnant et un physique athlétique lui permettant de jouer un tennis d’attaque mettant la pression sur la plupart des champions de l’époque aux styles beaucoup plus défensifs (Ivan Lendl, Mats Wilander, Guillermo Vilas…)

L’importance du dépassement de soi à l’entrainement est jugée essentielle pour atteindre le haut niveau, afin d’apprendre à gérer les zones rouges ou on est au bord de l’explosion et de se forger un mental permettant de surpasser sa propre douleur, fatigue ou peur pendant les grandes compétitions.

On comprend que les succès sportifs de Noah n’ont pas été du au hasard mais à un processus de conditionnement physique et mental visant à l’amener au sommet.

Le champion parle du plaisir qu’il obtient dans les moments clés des matchs ou les joueurs sont au coude à coude, notamment un fameux duel à Key Biscane en 1987 contre Mats Wilander dans lequel les deux joueurs quasiment en même temps à leur meilleur niveau.

De Wilander il est bien sur question avec cette fameuse victoire à Roland Garros en 1983 qui restera la sommet sportif de sa carrière et tout simplement l’un des sommets du sport français.

Noah parle du tournoi, du tournant du ¼ de finale face à Lendl, son meilleur ennemi qu’il détestait en raison de son coté « politiquement correct », de l’écroulement de son copain Roger Vasselin en ½, avant d’arriver à la finale, du reste de médiocre qualité.

Le plus important reste cependant l’après victoire avec les émotions qui le submergèrent, l’euphorie lors d’une fête gigantesque à 500 personnes dans sa maison de grande banlieue parisienne, puis les lettres étranges reçues, certaines très racistes à propos de ses origines camerounaises ou ses tresses aux cotés de celles des hommes politiques français ou camerounais de premier plan de l’époque.

Pourtant après cette victoire survient une période de dépression avec le tourbillon de mondanités qui s’abattent sur lui, mondanités dont il s’échappe en se lançant dans ses associations « Les enfants de la Terre » et « Fete le mur » afin de rester au contact des « vrais gens ».

Noah s’attarde brièvement sur sa fin de carrière, sur le fait qu’il aurait pu gagner Roland Garros en 1986 sans une stupide blessure à la cheville, mais ne regrette rien avec le sentiment que rien ne sera plus beau que la victoire de 1983.

On passe donc en un clin d’œil à l’aventure du capitanat de Coupe Davis avec les superbes victoires de 1991 et 1996 en ayant su faire se sublimer un collectif composé de ses copains Henri Leconte et Guy Forget avant d’être rejoint plus tard par Arnaud Boetsch et Cédric Pioline meilleur joueur français des années 90.

La célébrité permet à Noah de faire la connaissance de musiciens comme Téléphone, qui représentait le groupe de rock n°1 de l’époque et comptera au nombre des ses amis.

Car Noah va rapidement bifurquer vers son autre passion : la musique qui lui permet d’exaucer son désir de spectacle et de partage émotionnel avec les autres.

Avec son groupe les Zam-zam formé en 1990, il connait depuis 2000 une grande réussite populaire depuis que les Goldman lui composent des chansons.

Les nombreuses tournées donnent l’occasion de diffuser de spectaculaires photos d’un Noah en pleine action/communion avec son public.

La famille est également une autre valeur essentielle pour Noah, qui a cinq enfants nés de trois mariages successifs dont les deux plus connus sont Yelena superbe mannequin et Joakim, le pivot géant des Chicago bulls.

Noah s’épanche sur son coté humanitaire, sa pratique du Yoga pour se ressourcer et son expérience de marathonien à New-York avec un 3h33 des plus honorables compte tenu de son grand gabarit et termine enfin sur son envie non assouvie de revenir à ses racines camerounaises.

En conclusion, « Noah par Noah » est fidèle à ce personnage hors du commun mais n’a que très partiellement rempli mes attentes.

Je dois avouer n’avoir aucun affect pour ses engagements, ne pas aimer chanteur mais nourrir une grande admiration pour l’athlète exceptionnel qu’il était.

Préférant la forme (les jolies photos) au fond, qui reste très superficiel, « Noah par Noah » ne montre pas assez les premières années qui contribuèrent à tout décider dans l’avenir de la future star.

J’aurais aimé à la limite n’avoir qu’un livre sur le passé du tennisman, ses préparations physiques/mentales démentes et ses rivalités avec les champions de l’époque John Mc Enroe, Mats Wilander, Ivan Lendl, Jimmy Connors, Henri Leconte voir Boris Becker ou Stefan Edberg…

Impossible de comprendre ce qui fit gagner Noah en 1983, joueur à la technique limitée tout particulièrement en revers et au retour, mais compensant ses relatives lacunes par son impact physique, mental et ses coups forts dont le service et la volée.

Mis à part Roland Garros et la Coupe Davis, aucune photo ou allusion à l’US open ou à l’Australian open, Wimbledon étant rapidement évacué.

Quel que soit la suite de la vie/carrière de Noah, je ne me souviendrais donc que cela, ce félin plongeant sur chaque balle faisant de chaque match une tragédie nous tenant en haleine ! Mais pas dans ce recueil trop lisse et politiquement correct pour moi.

Noah par Noah (Yannick Noah)
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 20:54
And before Elf... they were Elves (The electric elves)

Peu de gens le savent mais Ronnie James Dio avait bel et bien une vie non seulement avant Black sabbath mais aussi Rainbow et sortit trois albums au début des années 70 avec le groupe Elf.

Sorti en 2011 , « And before Elf… they were Elves » est une compilation de douze titres s’intéressant à la période précédent Elf à l’époque ou la formation New-Yorkaise appelée The electric elves comptait David Fenstein/Nick Pantas aux guitares, Gary Driscoll à la batterie, Doug Thaler aux claviers, Dio assurant également la basse en plus du chant.

Nous sommes donc à la fin des années 60, le hard rock n’existe pas encore et The electric elves débute par une reprise blues déchirante « You shook me » de Willie Dixon et J.B Lenoir.

Déjà la voix de Dio, mélange de puissance et d’émotion pures, en impose dans ce registre pourtant ultra balisé.

Ce blues pesant s’éveille cependant dans son dernier tiers beaucoup plus rythmé en flirtant avec un rock ‘n’ roll plus endiablé.

On reste dans le même registre avec « Stay with me » reprise blues de Rod Stewart certes correctement exécutée mais manquant par trop d’originalité et d’intensité pour séduire.

Plus court, « Four day creep » reprise de Jesse Crump balance un peu plus un groove sexy enchainé d’un intense « Buckingham blues » aux faux airs de « Purple haze » de Jimmy Hendrix.

The electric elves changent registre avec « Wakeup sunshine » et « Driftin » deux ballades, l’une cristalline et légère, l’autre plus longue et triste sur lesquelles la voix d’or de Dio se fait déjà renversante de beauté.

Porté par un chanteur aussi exceptionnel, il parait impossible de résister à « Smile for me lady » nouvelle ballade atteignant pleinement sa cible : activer nos glandes lacrymales.

On finit malgré tout par trouver le temps long et à s’endormir franchement sur les trop doucereuses « You felt the same way » et « Simple man » reprise de Graham Nash.

Le son lourd des guitares électriques revient sur « Drown me in the river » qui flirte par son agressivité avec le hard rock avant l’heure.

L’album se termine par « Cold ramona » bien faible malgré son rythme soutenu et « Little queenie » archétype de la reprise blues rock linéaire et ennuyeux sauvé in extremis par une reprise de « Johnny b Goode » de Chuck Berry.

En conclusion, « And before Elf… they were Elves » est un album sympathique pour tous les amateurs de vieilleries blues rock… mais pas que ! Tant le son de guitare de la paire Fenstein/Pantras dense et puissant lorgne déjà vers ce que le style dans lequel Dio explosera : le hard rock.

Alors certes les reprises blues/folk se montrent parfois pesantes, mais réduire « And before Elf… they were Elves » à cela constituerait une grave erreur qui ferait passer l’auditeur à coté de petites pépites principalement illuminées par le talent vocal déjà hors normes dans les années 60 de Dio.

Rien que pour écouter Dio chanter dans ce registre plus feutré, je ne peux que recommander cet album enfoui sous les strates de l’histoire musicale.

And before Elf... they were Elves (The electric elves)
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