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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 17:50
Nuits tranquilles à Belém (Gilles Lapouge)

Gilles Lapouge est un amoureux du Brésil comme le prouve la production de quelques ouvrages remarqués sur le sujet comme « Nuits tranquilles à Belém ».

Sorti en 2015, ce court roman prend place dans la ville de Belém, dans l’immense état de l’Amazonie.

Le héros est un français amnésique et baroudeur qui étant reconnu par erreur comme son père par un gamin brésilien, décide de s’inventer une nouvelle vie en recollant un à un des nouveaux morceaux ou se mélangent des bribes de France métropolitaine, de Guyane et même d’Inde.

Etant venu au départ pour marcher sur les traces de l’explorateur géographe de Louis XIV Blaise de Pagan, le héros décide de rester à Belém en devenant le faux père du petit garçon nommé Ricardo.

Après avoir loué petite maison dans une favela à Marcelo Marboni, un ex employé de banque à la retraite, le héros reçoit le nom Louis Carlos, lutte contre la réputation de chercheur d’or baroudeur qu’on tente de lui faire endosser et comprend qu’il est un homme à femmes, avec toutes les complications que cela peut engendrer.

Marié à Maria de Lurdes, une belle indienne qui se refuse à trop d’intimité avec lui, il fréquente assidument un prêtre d’origine belge Olivier Vieira particulièrement expansif et travaille sur le port à décharger les poissons ramenés par les pécheurs du fleuve.

Pourtant le passé de cavaleur de Carlos le rattrape et une de ses anciennes conquêtes l’aborde au marché d’un ton menaçant.

Il comprend alors que son double a fui Belém pour une histoire de femmes et de règlement de comptes.

Mais il est trop tard lorsqu’il découvre avec stupeur son propre assassinat et assiste à son enterrement avec sa femme en deuil, son petit garçon immobile de tristesse et son chien Euclides.

En un dernier hommage il est honoré par l’Excelencia, le chant des morts entonné en son honneur par les femmes.

En conclusion, « Nuits tranquilles à Belém » est un roman étrange, lent, chaud et indolent comme des nuits sous les tropiques.

L’idée de disparaitre pour s’inventer une nouvelle vie dans est un vieux fantasme qui a agité plus de l’un d’entre nous mais… et le choix de Lapouge d’un pauvre docker de Belém au sang chaud vivant dans une favela se montre pour le moins original.

Mais malgré l’intérêt de l’idée de départ et la démarche générale, « Nuits tranquilles à Belém » peine à séduire par son manque de rythme, son ton introspectif satisfait de lui-même et donneur de leçon….

Court et faiblement construit, le livre ne parvient aucunement à captiver et reste pour moi au rang de l’anecdotique exercice de style.

Nuits tranquilles à Belém (Gilles Lapouge)
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:00
Roar (Noel Marshall)

Sorti en 1981, « Roar » est un film animalier et atypique de Noel Marshall.

Se déroulant en Afrique de l’Est, « Roar » raconte le projet fou de Hank (Noel Marshall) scientifique américain qui a comme projet fou d’élever ensemble plusieurs grands félins comme les lions, tigres, panthères, jaguars et même pumas et guépards.

Luttant en permanence pour se faire accepter parmi des fauves agressifs, Hank est bien en peine de convaincre de l'interet de son projet son adjoint Mativo (Kyalo Mativo) et les visiteurs comme Prentriss (Steve Miller) et Frank (Frank Tom) qui repartent furieux et menaçants du camps après s’être fait molestés.

Mais sa famille composée de sa femme Madeleine (Tippi Hedren), sa fille Melanie (Melanie Griffith), son compagnon Rick (Rick Glassey) et ses deux fils Jerry (Jerry Marshall) et John (John Marshall) inconsciente des périls encourus, décide de venir le rejoindre sur place.

Leur venue en l’absence de Hank occasionne une nouvelle situation de danger avec une horde de félins qui se met à les poursuivre dans chaque recoin de la maison.

Ils tentent de fuir, se cacher dans d’invraisemblables placards, coffres ou même tonneaux mais sont invariablement traqués.

L’embarcation sur une barque de fortune est un véritable fiasco et se termine face à un énorme éléphant en furie qui détruit leur moyen de fuite et empoigne même Madeleine de sa trompe pour la jeter à terre.

Pour ne rien arranger, Prentriss et Frank mettent leur menace à exécution pour retourner armés au domaine.

Lorsqu’il est informé de la situation Hank revient en urgence avec Mativo mais il est trop tard pour sauver les deux hommes, massacrés par les fauves après avoir ouvert le feu sur eux.

Hank parvient en revanche à voler au secours de sa famille en fâcheuse posture face à des félins déchainés.

Au final, tout se termine en un happy en familial et animalier.

En conclusion, « Roar » est un projet expérimental complètement barré compensant partiellement son scénario indigent par des scènes fortes ou des monstres tout en dents et en crocs manipulent des êtres humains comme des poupées de chiffons mais sans jamais occasionner aucune blessure léthale !

Les multiples blessures parfois graves occasionnées par le tournage suffirent à créer la réputation d’étrangeté du film mais passé cet effet de curiosité mais également de frisson soutenu, « Roar » se montre à vrai dire plus qu’anecdotique.

Et lorsqu’en plus Marshall possède la même voix française que Sylvester Stallone, il est difficile de ne pas parfois sourire.

A réserver donc aux amateurs d’exotisme et d’images de félins filmés au contact des hommes.

Roar (Noel Marshall)
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 09:13
Sons of anarchy, saison 7, épisode 9 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 7, épisode 9 », Jax (Charlie Hunnam) fait finalement mine de céder aux exigences d’August Marks (Billy Brown) et accepte de lui restituer le corps du pasteur Haddem (Marc Lear), le téléphone avec les vidéos compromettantes et même de lui livrer en prime Grant (Arjay Smith), le fils qui a tenté de fuir à sa surveillance.

En réalité la manœuvre est plus complexe : Jax fait déterrer le corps d’Haddem, couper sa tête et la placer sur celui d’un autre homme noir de même corpulence.

De la même façon les vidéos montrant clairement le pasteur sont effacées du téléphone.

Lors de la transaction, difficile près d’un puits de pétrole, Marks dupe Jax en dissimulant une arme sur le corps martyrisé de Bobby (Mark Boone Jr) et le tue en guise d’avertissement.

Cette mort est un électrochoc pour Jax…

En prison, les faux témoignages de Juice (Theo Rossi) et Gemma (Katey Sagal), impliquant les hommes de Lin (Kenneth Choi) dans la mort de Tara (Maggie Stiff) tombent lorsque le principal suspect est rapporté comme avoir été incarcéré dans un autre état le soir du meurtre.

Ce retournement invalide les accords entre Juice et Althéa Jarry (Annabeth Gish).

Le portoricain qui a déjà reçu un poinçon en prison par les hommes de Tully (Marylin Manson) est placé à l’isolement sans possibilité d’approcher sa cible : Lin.

Mis au courant, Unser (Dayton Callie) continue de chercher le véritable meurtrier de Tara.

Jax qui vient d’être informé de la décision des Indian Hills de voter pour des actes de représailles concernant la mort de leur chef Jury White (Michael Shamus Wiles), a fort à faire pour annoncer la mort de Bobby aux autres.

Alors que Gemma se recueille devant la dépouille du vieux biker et étanche sa culpabilité devant Abel (Evan Londo), Jax contre attaque en utilisant la déposition de Loutres (April Grace), les restes du corps de Haddem enterrés dans le chantier de Marks et demande à Chibs (Tommy Flanagan) que Jarry l’arrête.

Après quelques rebuffades, la shérif au jeu trouble finit par accepter.

Brown est alors arrêté sous les yeux des bikers mais son bras droit Moses Cartwright (Mathew Saint Patrick) est toujours libre…

La lute ne fait que continuer entre les deux organisations.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 7, épisode 9 » produit un évènement majeur avec la mort de Bobby, vieux soldat à la lente et douloureuse agonie.

L’arrestation de Marks constitue également une affaire notable même si le voyou a encore plusieurs cordes à son acte, légales ou non pour se sortir d’affaire.

En arrière plan, la stratégie pour inculper Lin du meurtre de Tara s’effrite peu à peu et Juice perd une nouvelle fois pied…

On notera également le jeu trouble et malsain de Jarry, qui reste visiblement sous le charme de mauvais garçon de Chibs.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour lancer une fin de saison 7 explosive !

Sons of anarchy, saison 7, épisode 9 (Kurt Sutter)
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 18:53
Before Watchmen, Minutemen, volume 6 (Len Wein, Joe Michael Straczynski, Steve Rude, Eduardo Risso, John Higgins)

Toujours en 2013 sort « Before Watchmen, Minutemen, volume 6 ».

Dans la première partie, Len Wein (scénario) et Steve Rude (dessins) s’intéressent au destin de William Benjamin Brady, ex footballeur de Texas, qui à la suite d’une blessure handicapante abandonne le sport pour tenter sa chance comme acteur à New-York.

Essuyant refus sur refus, le jeune homme accepte de prêter son physique athlétique à un personnage costumé appelé Bill Dollar censé protéger les banques des gangsters.

Alliant chance et marketing, Bill Dollar devient une star New-Yorkaise et intègre sur la foi de sa popularité les Minutemen avec lesquels il se distingue par des actions courageuses.

Mais la chance finit par tourner un jour et Bill meurt stupidement en tentant d’empêcher un nouveau braquage.

Son mythe survira néanmoins…

Dans un genre plus sombre, Joe Michael Straczynski (scénario) et Eduardo Risso (dessins) décrivent le parcours d’Eddie Jacobi, enfant victime de persécutions en raison de son physique difforme qui tua un jour un de ses camarades par déception amoureuse.

Dans les années 60, Jacobi sera ensuite tenté par une carrière de magicien sous le nom de Moloch puis embrassa une carrière de criminel, devenant un caïd régnant sur le proxénétisme et le trafic de drogue.

Mais ses ambitions furent souvent contre carrées par les Minutemen qui le conduisirent en prison.

Entre quatre murs, Moloch fit son mea culpa et se convertit à la religion catholique.

A sa sortie dans les années 80, le milliardaire Adrian Veidt alias Ozymandias profite de sa volonté de rédemption pour le prendre sous son aile et l’assigner à une tache factice de contrôle des calculs d’une équipe de scientifiques œuvrant sur une programme nucléaire censé changer le monde.

Moloch se laisse manipuler, apporte à Janey Slater, l’ex femme du Docteur Manhattan, un colis comportant des médicaments contre la bronchite.

Mais Slater meurt peu à peu, s’ajoutant à la liste déjà longue des victimes de l’homme radioactif.

Moloch, comprend trop tard par l’intervention du Comédien puis de Rorschach, qu’on l’a instrumenté et lui a inoculé une substance radioactive qui le condamne à une mort lente par cancer de la prostate.

Veidt manipule en réalité l’opinion publique en faisant croire que Manhattan tue tous ses proches et Moloch ex adversaire des Watchmen.

Lorsque Veidt lui révèle la vérité, il parvient également à le convaincre qu’il a expié ses fautes en participant à un projet d’envergure qui changera à tout jamais l’avenir de l’humanité.

Moloch se suicide donc peu avant l’arrivée de Rorschach.

En guise de bonus, Len Wein et John Higgins (dessins) racontent l’histoire d’un ex officier de marine anglais Gordon Mc Clachlan, qui à la suite d’un naufrage doit accomplir des actes étranges pour racheter son âme possédée par une créature surnaturelle appelée le Corsaire sanglant.

Durant des aventures aussi exotiques que fantastiques Mc Clachlan s’allie avec la sorcière Juju qui l’aide à échapper à des Indiens adeptes de sacrifices humains et à triompher d’esclavagistes espagnols commandé par un homme appelé Tête de serpent.

Mais à la fin de son périple, Mc Clachlan comprend qu’i la été dupé et devient le nouveau Corsaire sanglant…

En conclusion, « Before Watchmen, Minutemen, volume 6 » est un album varié et hétérogène.

Les aventures de Bill Dollar sont d’un classicisme total et d’un intérêt limité, si ce n’est de provoquer une émotion vive au vu du destin de ce faux super héros crée de toute pièces, celles de Moloch sont plus sophistiquées et sombres, dans le plus pur esprit polar des Watchmen, quand au Corsaire sanglant, il se montre quelque peu décalé avec son mélange d’exotisme et d’horreur.

Malgré cette disparité, l’intérêt pour la démarche demeure intact avec des histoires de belles qualité portée par des artistes talentueux.

Before Watchmen, Minutemen, volume 6 (Len Wein, Joe Michael Straczynski, Steve Rude, Eduardo Risso, John Higgins)
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 17:46
Before Watchmen, Minutemen, volume 1 (Darwyn Cooke)

Très belle initiative de DC comics en 2013 de relancer une série de Watchmen la célèbre bande dessinée des années 80 d’Alan Moore et de Dave Gibbons considérée aujourd’hui comme un classique.

Le premier d’entre eux, « Before Watchmen, Minutemen, volume 1 » est l’œuvre de Darwyn Cooke utilise le projet de Hollis Mason, ex Hibou, d’écrire en 1960 ses mémoires de super héros, pour raconter l’histoire des Minutemen, groupe de justiciers des années 40.

Policier, Mason décide d’endosser une carrière de super héros lorsqu’il constate la popularité d’un autre justicier appelé le Juge masqué, individu colossal exécutant sommairement les criminels.

Peu à peu les Minutemen se forment avec Sally Jupiter, une jeune femme sexy au physique de star dont la publicité est entretenue par son agent/amant Larry Schexnayder et le Comédien, jeune homme violent et psychotique.

L’Homme insecte, un riche industriel utilise ses compétences techniques pour se confectionner un costume lui permettant de voler, puis Bill Dollar, défenseur des banques, la Silhouette, ténébreuse jeune femme issue d’Autriche rejoignent le groupe dirigée par Capitaine Metropolis alias Nelson Gardner, un ancien officier de Marine qui leur trouve une base secrète à New-York.

Metropolis, Sally et Larry deviennent les leaders naturels des Minutemen mais leur premier acte d’éclat contre un dépôt d’armes se solde par un fiasco total qu’un plan de communication d’urgence via la presse parvient à masquer.

La Silhouette et le Hibou enquêtent ensuite sur une sombre histoire d’enlèvements d’enfants qui les mènent vers un cirque puis le Comédien se fait exclure du groupe pour ses actes incontrôlés.

Le jeune homme mène sa barque seul et ses capacités de tueurs le font se faire recruter pour servir dans les forces spéciales pendant la guerre entre les Etats-Unis et le Japon.

Malgré d’évidentes qualités de tueur, le Comédien fait preuve d’indiscipline vis-à-vis de la hiérarchie militaire et tue son Capitaine qui avait lui-même abattu une japonaise qui lui avait sauvé la vie.

Après la guerre, la Silhouette qui était en réalité lesbienne est assassinée avec sa compagne dans un horrible crime homophobe.

Les Minutemen traquent le tueur, un psychopathe appelé le Liquidateur mais Sally retrouve seule le meurtrier et le torture avant de le tuer puis démissionner.

En 1947, Bill Dollar qui n’avait lui-même aucune capacité physique surhumaine est abattu dans un hold up, ce qui réduit encore les effectifs des héros.

Aidé de la Tunique bleue et de l’Eclaireur, les Minutemen déjouent un acte terroriste japonais à New-York puis par fidélité envers la Silhouette, très sensibilisée par son histoire personnelle à la cause des maltraitance des enfants, le Hibou reprend l’enquête sur les enfants enlevés pour se heurter à l’énigmatique Juge masqué, principal suspect de l’affaire.

Le Juge est finalement lâché par Capitaine Metropolis et attaqué dans sa tanière par le Hibou et l’Homme insecte.

Après une lutte confuse, le Juge est tuée ce qui provoque la souffrance de Metropolis, qui était son amant.

Mais dans les années 60 le Comédien resurgit et démontre qu’il a manipulé le Hibou pour lui faire croire que le Juge était l’auteur des agressions pour enfants.

Le Comédien fait ensuite chanter le Hibou pour censurer certaines parties compromettantes de son livre, ce qu’il accepte… en partie seulement.

Le livre sort pourtant et le Hollis Mason fatigué de la vie de super héros se range en devenant un petit mécanicien de quartier, tandis que d’autres après lui vont prendre la relève.

En conclusion, « Before Watchmen, Minutemen, volume 1 » ouvre donc le bal de cette nouvelle et passionnante série.

Le procédé narratif adopté par Cooke est brillant et montre les souvenirs d’un ancien super héros ayant fréquenté des personnages peu recommandables, qui derrière leur masques de justiciers cachaient de grand troubles névrotiques.

Le fait marquant est que les Minutemen ressemblent plutôt à une imposture, un coup marketing des années 40 et que la plupart d’entre eux n’avaient aucune faculté particulière tel le ridicule emblème du capitalisme Bill Dollar.

Homosexualité, pédophilie et schizophrénie émaillent donc l’univers des Minutemen.

Parmi les personnages les plus intéressants on retiendra surtout le Comédien qui vole a vedette au Hibou et à un degré moindre le sinistre et mystérieux Juge masqué.

Une critique au travail de Cooke cependant, son style graphique assez pauvre voir à la limite de l’enfantin, qui ne rend pas assez justice selon moi au coté obscur de son œuvre.

Before Watchmen, Minutemen, volume 1 (Darwyn Cooke)
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 09:06
Northwest (Michael Noer)

Cinéma nordique avec « Northwest » film danois de Michael Noer.

Sorti en 2013, « Northwest » raconte la vie d’un petit voyou d’une cité danoise, Casper (Gustav Dyekjaer Diese), qui avec son ami Robin (Nicholas Westwood Kidd) réalise des cambriolages qu’il remet à Jamal (Dulfi Al Jabouri), le caid de sa cité.

Avec cet argent, Casper améliore la vie de sa famille, sa mère Olivia (Lene Maria Christensen), son frère Andy (Oscar Dyekjaer Diese) et sa petite sœur Freja (Annemieke Bredahl Peppink)

Mais gagnant trop peu et s’estimant floué par Jamal, Casper décide de changer de distributeur en travaillant pour Bjorn (Rolland Moller), un caid d’un autre quartier.

Après avoir réalise un premier et lucratif cambriolage pour lui, Casper découvre la réseau mis en place par Bjorn et notamment la prostitution.

Remplaçant au pied levé son chauffeur et garde du corps abruti Theis (Clement Blach Petersen), Casper conduit les filles à leurs rendez vous, veille à leur sécurité et récupère l’argent pour le remettre à Bjorn.

La réaction de Jamal est brutale, le voyou l’agresse et brise le bras de Robin qui s’apprêtait à faire une livraison de drogue à scooter.

Andy qui a une dispute avec Ali, un des hommes de Jamal, insiste alors pour remplacer le peureux Robin et fait la livraison.

Surpris, Bjorn accepte finalement de mettre Andy à l’essai.

Les deux frères découvrent la puissance d’un réseau structuré : l’argent qui coule à flot et les fêtes dans des boites de nuit tenues par le supérieur de Bjorn.

Casper se sent à présent fort et aidé par les hommes de Bjorn, tient tete à l’agressif Jamal.

Il fait profiter sa famille en l’enemenant dans un luxueux SPA, sa petite amie Irem (Sandra El Hussein) et provoque même Jamal dans un restaurant en lui offrant une bouteille de champagne.

Pourtant le gang rival réagit en mitraillant les vitres de la maison de Bjorn.

Une fille est blessée, les autres membres choqués.

Bjorn qui a déjà enseigné des rudiments de boxe aux frères, décide de les envoyer dans une mission pour assassiner Jamal.

Mais une fois face à sa cible, Casper ne peut l’abattre, souillant son pantalon.

Contre toute attente, c’est Andy qui prend le relais et tue le trafiquant.

Craignant les représailles les deux frères fuient leur appartement de Northwest.

Casper fait des adieux déchirants à sa mère et sa petite soeur puis rejoint Andy chez Bjorn.

Malgré les félicitations du caïd qui est prêt à l’intégrer dans son gang, Casper n’aspire qu’à prendre la fuite, ce que refuse Andy qui finit par balancer sa faiblesse dans le meurtre d’Amal.

Casper prend une nouvelle fois la fuite, mais lâché par les hommes de Bjorn et malgré une tentative d’aide d’Irem, il est traqué par les hommes de Jamal qui l’isolent dans un cimetière.

Après une course poursuite haletante dans les jardins, Casper est rattrapé…

En conclusion, « Northwest » est un film d’une brutalité radicale montrant l’engrenage terrifiant de la petite criminalité menant aux gangs locaux.

Les acteurs tous danois et inconnus, sont parfaits dans leurs rôles respectifs.

Pauvreté, isolement social, fonctionnement en vase clos et attrait de l’argent facile poussent les jeunes sans perspectives ou repères aux crimes, puis à la recherche de structure criminelles plus puissantes pour les protéger et augmenter leurs bénéfices.

Le résultat est généralement une montée dans la violence: de cambriolage on passe à proxénétisme, trafic de drogue, agression à l’arme blanche puis assassinats et fusillades.

Le personnage principal se montre finalement trop faible pour avoir l’étoffe d’un grand criminel et finit par payer de sa vie ses mauvais choix et son indécision.

Bien qu’inférieur au génie de la réalisation de « Pusher », « Northwest » séduit par son approche sociale et quelque scènes d’accalmie particulièrement touchantes…

A découvrir pour tous les amateurs de sombres joyaux nordiques.

Northwest (Michael Noer)
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 21:15
Sons of anarchy, saison 7, épisode 8 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 7, épisode 8 », après avoir eu un œil arraché, Bobby (Mark Boone Jr) se retrouve en tête à tête avec son bourreau le redoutable Moses Cartwright (Mathew Saint Patrick) qui cherche à lui faire avouer par tous les moyens ou se trouve le corps du pasteur Haddem (Marc Lear).

Soutenu par Chibs (Tommy Flanagan), Jax (Charlie Hunnam) se ressaisit et se lance à corps perdu dans la traque d’une balance au sein du club.

Gib O’Leary (Tanc Sade) est logiquement soupçonné sur la foi du témoignage du chasseur de prime Sergio Coletti (Jeffrey R Newman), mais Renée (Dale Dickey) la propre mère du jeune assassiné par les Sons, qui vit en marginale armée jusqu’aux dents, avoue aux Sons que Gib était le fils de Jury White (Michael Shamus Wiles), le chef des Indians, groupe de biker allié des Sons.

Sonnés, les Sons repartent et trouvent Jury que Jax soupçonne à présent d’être la balance.

Malgré ses dénégations et ses révélations concernant le passé de John Teller, Jury est brutalement assassiné par Jax, ce qui provoque des remous au sein du gang des Indians.

De son coté, Marks (Billy Brown) accentue la pression sur ses ennemis en organisant un raid dans la maison de Gemma (Katey Sagal) et en tuant des deux corneilles.

Heureusement Thomas et Abel (Evan Londo) viré de l’école pour violence, sont épargnés mais le message est parfaitement clair : Marks peut frapper n’importe qui, n’importe ou et quand.

En prison, Juice (Théo Rossi) dicte avec aplombs ses exigences à Althéa Jarry (Annabeth Gish) et Unser (Dayton Callie) : être mis à l’isolement pour des révélations concernant les tueurs chinois de Tara (Maggie Stiff).

L’expérimenté Unser voit clair dans son jeu et en informe la shérif.

Au final devant la résistance obstinée de Bobby, Cartwright passe la vitesse supérieure et décide de l’amputer.

Atterré, Jax reçoit une boite contenant les membres de son ami…

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 7, épisode 8 » est un épisode assez malsain en raison des tortures sadiques auxquelles est soumis Bobby et de la justice expéditive que rend un Jax impitoyable qui n’accepte pas qu’un ancien ami de son père lui tienne tête et lui rappelle la corruption de ses idéaux.

L’histoire semble quelque peu s’enliser dans ce huitième épisode particulièrement dure à encaisser…

Sons of anarchy, saison 7, épisode 8 (Kurt Sutter)
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 20:06
Le professeur de violon (Sergio Machado)

En 2015, « Le professeur de violon » est un film brésilien de Sergio Machado.

Laerte (Lazaro Ramos) est un violoniste talentueux ayant raté son examen pour entrer dans le prestigieux orchestre philharmonique de São Paulo.

En difficulté financière, il refuse d’annoncer la nouvelle à ses parents et finit par accepter par nécessité de donner des cours à des enfants de la favela d’Héliopolis.

Sur place, il est accueilli par la directrice d’école Alzira (Sandra Corveloni) mais le premier contact avec les élèves est difficile.

Indisciplinés, parfois violents et sans bases techniques, les élèves sont difficiles à gérer, tout particulièrement VR (Elzio Vieira) un jeune en liberté conditionnelle qui en relation avec les trafiquants de la favela.

Mais certains comme Samuel (Kaique de Jesus) démontrent un réel potentiel à l’état brut.

Peu à peu, Laerte comprend que les conditions de vie dans la favela pèse sur ses gosses, avec des familles détruites, la pauvreté et la violence qui les gangrènent mais décide de persévérer dans ses cours…

Ses cours finissent par porter leurs fruits et les enfants commencent à prendre gout à la musique classique.

Si Samuel parvient à se tenir à l’écart des trafiquants en acceptant un travail de nuit, VR reste sur le fil avec une dette embarrassante qu’il doit rembourser à un caïd local, appelé Squelette.

Malheureusement la violence finit par rattraper les adolescents et Samuel finit tué par la police après une course poursuite sur une moto volée par VR.

La mort d’un jeune, musicien talentueux de surcroit provoque un embrasement de la favela et des heurs de plusieurs jours avec la police.

La situation dépasse Laerte qui vient de réussir finalement son examen d’entrée dans l’orchestre de São Paulo et s’apprête à changer de vie.

Sensibilisé à la cause des gosses des favelas, Laerte profite d’une invitation du chef des trafiquants Cleitão (Criolo) à jouer pour les 15 ans de sa fille, pour négocier une diminution de la dette de VR.

Il prend alors sur son propre temps de travail dans l’orchestre pour diriger son groupe afin de les rendre capables de jouer une valse pour Cleitão.

Après plusieurs semaines de travail acharné, les résultats se montrent à la hauteur de l’évènement : la fête est réussie et le groupe prend rendre également un hommage vibrant à Samuel, enfant martyr de la favela.

En conclusion, « Le professeur de violon » est un très bon film dépassant les clichés habituels sur les favelas pour donner une image plus positive par le biais de l’apprentissage de la musique classique.

Les acteurs sont fantastiques, surtout Lazaro Ramos, épatant en austère violoniste de haut permettant à des jeunes de se réaliser à travers une activité.

Bien sur le coté social est présent mais juste pour poser un cadre global, un point de départ et un environnement défavorable pas pour excuser ou justifier une nullité crasse.

Méconnu en France, « Le professeur de violon » surclasse de la tête et des épaules l’horrible « Entre les murs » et son vide boursouflé de bon sentiments, et mériterait assurément une reconnaissance internationale en accord avec ses formidables qualités.

Le professeur de violon (Sergio Machado)
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 15:04
Greatest hits (Boston)

Retour à la musique avec « Greatest hits » du groupe de rock américain Boston, qui sortit quelques albums notables au milieu des années 70 avant d’exploser et de se reformer chaque décennie.

Garni de seize titres, « Greatest hits » qui reprend l’emblème du groupe avec la célèbre soucoupe volante, débute par e mauvaise manière par « Tell me » languissante ballade aux insupportables relents de hard-fm.

Les guitares se font plus agressives sur « Higher power » beaucoup plus puissant et efficace malgré une approche toujours mélodique notamment sur le chant de Brad Delp.

On reste dans le registre soft/éthéré avec « More than a feeling » ballade des années 70 à qui les envolées impressionnantes confèrent un indubitable statut de tube, ayant parait il inspiré jusqu’à Kurt Cobain lui-même.

Lui succédant, « Peace of mind » ronronne gentiment sans faire d’étincelles puis « Don’t look back » se montre plus massif et convaincant.

Le rock ‘n’ roll est certes présent sur « Cool the engines » mais injecté de manière cafouilleuse malgré une présence toujours imposante des guitares de la paire Tom Scholz-Brad Delp.

Tube majeur du groupe dans les années 90, « Livin for you » est pourtant une atroce ballade hard-FM qui n’aurait pas dépareillée dans le Top 50 des années 80.

Boston continue de proposer la même mixture : claviers irritants, chœurs éthérés et guitares appuyées mais pas trop sur « Feelin satisfied », l’affreusement festif « Party » puis assène à l’auditeur près de huit minutes de « Foreplay/Long time » par ailleurs très bien maitrisé et plutôt plaisant en raison de la qualité de ses parties instrumentales.

Difficile de supporter les ballades fadasse « Amanda » « A man I‘ll never be »
, à peine plus d’intérêt pour le trop sage « Rock & roll band » bien moins inspiré dans le genre que le remuant « Smokin ».

En bons américains qui se respectent, les Bostoniens rejouent l’hymne (tient personne n’y avait pensé avant eux ?) terminent avec une seconde version sans intérêt du musclé « Higher power ».

En conclusion, malgré son statut de groupe culte des années 70, Boston m’est apparu comme beaucoup trop sage et hard-fm…

Les musiciens en particulier les guitaristes sont certes talentueux mais le résultat est un son lisse, retenu, propret avec d’horribles claviers aujourd’hui sonnant très datés…

Chanteur réputé, Delp avait certes une jolie voix mais rien pour moi qui ne le fasse sortir du lot de manière notable.

Si rien n’est donc parvenu à m’accrocher notablement dans ce « Greatest hits », il y a fort à parier que je m’arrête au bord du chemin.

Greatest hits (Boston)
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 22:36
Gangster squad (Ruben Fleischer)

Sorti en 2013, « Gangster squad » est un film de Ruben Fleischer.

L’action se situe en 1949 à Los Angeles, avec un affrontement direct et brutal entre la police commandée par Bill Parker (Nick Nolte) et Mickey Cohen (Sean Penn) le plus gros mafieux de la ville qui en prend par la violence de ses méthodes peu à peu le contrôle.

Sachant à qui il a affaire Parker charge l’incorruptible sergent John O’Mara (Josh Brolin) de mettre sur pieds une équipe de flics durs à cuirs capable de rendre coup pour coup au gangster, quitte à fouler les méthodes légales de la police.

Sceptique, John écoute les conseils de sa femme Connie (Mireille Enos) et recrute plusieurs hommes : Coleman Harris (Anthony Mackie) expert en maniement de couteau et lutte contre le trafic de drogue, le vieux tireur d’élite Max Kennard (Robert Patrick) accompagné de son apprenti Navidad Ramirez (Michael Pena) et le frêle Conway Keeler (Giovanni Ribisi) pour ses aptitudes au renseignement.

Son ami Jerry Wooters (Ryan Gosling) grand coureur qui fréquente la petite amie de Cohen, Grace Faraday (Emma Stone), les rejoints finalement après une énième fusillade ayant causé la mort d’innocents.

Ensemble l’équipe frappe Cohen directement là ou se situent ses intérêts : transports de drogue et maisons de jeux avec plus ou moins de bonheur et quelques passages périlleux comme une arrestation par les gardes corrompus de Cohen ou l’explosion de grenades.

Cohen comprend rapidement la menace et tente de répliquer violemment… avec une énorme explosion à Chinatown, l’attaque de la maison de O’Mara, avec Connie qui échappe de justesse à la mort ainsi que son fils. en se cachant dans une baignoire.

Keeler a malheureusement moins de chance en se faisant coincer par les tueurs.

Alors que Parker lui-même vacille sous la menace d’un remplacement, le groupe décide de lancer un assaut final sur un grand hôtel ou Cohen vit retranché avec une petite armée pour le protéger.

Les balles fusent pendant l’assaut et les hommes tombent des deux cotés.

Harris et Wooters sont blessés, Kennard trouve une mort héroïque en tuant le bras droit de Cohen qui se retrouve face à face avec O’Mara pour un combat à mains nues.

Malgré son statut d’ancien boxeur, Cohen est battu après un sanglant combat, puis embarqué par la police sur la foi d’un témoignage de Grace qui a échappé de peu à la mort en raison de la jalousie de son amant.

Le film se conclut sur un happy end à l’américaine, couples formés, victoire contre le crime et hommage à LA.

En conclusion, « Gangster squad » est un film franchement moyen compensant son scénario filiforme par sa distribution prestigieuse, une reconstitution année 40 stylé et une réalisation aussi rythmée que violente fortement inspirée par « Les incorruptibles » de Brian Depalma.

Dans ce monde ultra masculinisé ou les femmes ne sont que des accessoires et les hommes comparent en permanence leur virilité, Penn modifié physiquement pour incarner un monstre sanguinaire et mégalomane flirte souvent avec le ridicule.

Pour le reste : aussitôt vu, aussitôt oublié !

Gangster squad (Ruben Fleischer)
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Published by Seth - dans Policier
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