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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 20:41
Sexe, drogue et natation, un nageur brise l'omerta (Amaury Leveaux)

Les habitués de ces colonnes connaissent mon gout pour le sport, aussi est-ce avec un grand intérêt que j’ai lu « Sexe, drogue et natation, un nageur brise l’omerta » de l’ancien nageur Amaury Leveaux.

Retraité des compétitions en 2013, Leveaux dont on se rappelle la grande carcasse et le tempérament gentiment excentrique, sort en 2015 ce livre au titre choc, sinon racoleur.

Écrit de manière simple (pour que cela reste crédible), « Sexe, drogue et natation » débute par ses origines dans une cité de Delle, petite ville de Franche Comté dans laquelle grandit un adolescent dont la mère quittée par son mari assez porté sur la bouteille, enchaine les petits boulots (ménage, serveuse) pour joindre les deux bouts et élever ses trois enfants.

La chance ou le destin sourit au jeune homme lorsqu’un petit boulot à la piscine municipale le fait repérer par Vincent Léchine un entraineur à l’œil avisé.

Mis à l’essai dans ce petit club, Leveaux montre du haut de ses treize ans des prédispositions évidentes pour le sprint (50m, 100m voir 200m) et se rue sur l’occasion de sortir d’un avenir de prolétaire que ses origines et ses médiocres résultats scolaires lui dessinaient.

Il atterrit ensuite à Mulhouse après un court passage à Besançon et rencontre Lionel Horter qui le mènera vers le professionnalisme apprenant au gamin fantasque et occasionnellement bringueur la discipline.

Leveaux décrit l’envers du décor de la vie de nageur de haut niveau, l’extrême rigueur des entrainements consistant à se lever aux aurores pour enchainer des longueurs dans des piscines en plein air ou règne un froid glacial en hiver, sans compter le travail complémentaire de musculation et de footing, la diététique et les siestes de récupération, l’odeur persistante du chlore qui imprègne la peau et les bronches, les envies pressantes soulagées dans les bassins et surtout l’insensé kilométrage que s’infligent ses athlètes dans le but de briller lors des quelques rendez vous internationaux, principalement des championnats (France/Europe/Monde) et surtout les Jeux olympiques tous les 4 ans.

Les relations avec l’autoritaire Horter sont parfois explosives et tout en reconnaissant les mérites de l’entraineur, Leveaux estime clairement s’être fait abusé financièrement par le club qui encaissait tout ou partie de ses primes.

De manière plus générales, même les primes avancées par la Fédération en cas de victoires aussi prestigieuses que des Jeux ou des Championnats du Monde paraissent à vrai dire bien ridicules par rapport aux salaires des meilleurs footballeurs.

Outre les plaintes, à mon sens justifiées de Leveaux pour le manque à gagner des nageurs comparés aux sacrifices consentis, l’ex athlète ayant raflé les plus hautes médailles de sa discipline, apporte une analyse intéressante sur la préparation mentale qui fait selon lui la différence entre les compétiteurs dans le très haut niveau.
Cet aspect délicat car intangible du sport est mis en lumière par l’importance des rituels maniaques d’avant course, la nécessité de s’immerger dans une bulle isolante vis-à-vis du monde extérieur et la visualisation obsessionnelle des compétitions afin de s’auto conditionner vers la victoire.

Mais Leveaux aborde aussi la face sombre du sport, le dopage et si il marche sur des œufs vis-à-vis de son coéquipier le musculeux Fréderic Bousquet, pris pour sombre histoire de produits pour soigner des hémorroïdes (!) se montre plus agressiff vis-à-vis du Brésilien César Cielo, sorti pour lui de nulle part et innocenté malgré un contrôles positif.

Le nageur est en revanche plus bavard sur les excès de soirées festives ou selon lui l’alcool et la cocaïne seraient monnaie courante.

Bon vivant, Leveaux confie ses écarts avec l’image lisse des nageurs beaux, sains et musclés et ne pas avoir réellement d’hygiène de vie alimentaire, aimer l’alcool (rosé, vodka), fumer de manière régulière… et enfin avoir également tâté de la coke même si l’expérience ne l’a pas enchanté.

Ces aveux courageux s’expliquent selon lui par le besoin des nageurs de décompresser par rapport aux attentes qui pèsent sur eux et surtout à l’ascèse des entrainements parfois inhumains.

Le sexe va pour lui de paire avec la notoriété que confère une grande performance aux Jeux olympiques, ce qui outre de nombreuses conquêtes faciles, lui a offert l’accès à un monde de jet setters branchés menant grand train et enfin de juteux contrats auprès de grandes marques comme le géant Lagardère attirés par son image de français qui gagne.

Après avoir été grisé par ce monde qui lui faisait oublier ses origines modestes, Leveaux assure être revenu les pieds sur terre.

Il allume la Fédération responsable selon lui de propager une image veillotte et peu attractive de son sport, monde des médias accusés selon lui de peser sur la logique sportive en inversant l’ordre des relais en finale des JO à Pékin, ce qui selon lui couta la victoire face aux Américains.

Dans le registre privée, sa rancune se dessine contre Yannick Agnel pour lui « faux intello » de la natation, Alain Bernard jugé trop lisse ou les ex petits amis de Laure Manaudou (Fréderic Bousquet, Benjamin Stasilius) dont il avoue être secrètement amoureux depuis des années.

Grande gueule médiatique de la natation française, Philippe Lucas s’en tire plutôt bien malgré des entrainements à la limite de l’inhumain, des multiples altercations parfois physiques entre eux, mais avec d’insoupçonnées qualités de pédagogues pour l’un des gourous du sport français.

Enfin après le succès du relais français aux Jeux de Londres en 2012, Leveaux perd peu à peu sa motivation et le gout des sacrifices quotidiens à l’entrainement.

La décision d’arrêter s’impose logiquement à lui avec une reconversion comme consultant chez Beinsport, en management sportif…

Leveaux n’avoue n’être jamais retourné nager une seule fois et que son sport ne lui manque pas.

On termine le livre sur une note optimiste, avec sa nouvelle relation et la naissance d’un enfant à venir.

En conclusion, « Sexe, drogue et natation, un nageur brise l’omerta » est livre détonant au sein du petit milieu du sport français ou les discours stéréotypés pré formaté par les attachés de presse verrouillent toute volonté de sincérité de peur de briser la sacro sainte « image » du sportif responsable d’une bonne partie de ses revenus.

Les mauvaises langues diront que Leveaux crache dans la soupe mais j’ai pour ma part aimé sa sincérité brut de décoffrage montrant clairement les rivalités entre nageurs, les coups tordus des journalistes, de la fédération, des clubs…

J’ai eu aussi ma ration de description de la dureté des entrainements de natation, l’ascèse demandé par les coach gourous, la souffrance inhumaine supportée par la motivation de réussir à atteindre ses objectifs, chose si exceptionnelles que l’on ne peut que respecter ou admirer.

Les plus punks d’entre vous aimeront aussi les digressions de l’athlète : grand viveur aimant le sexe, l’alcool, la bonne chère et quelques plaisirs interdits…

Sexe, drogue et natation, un nageur brise l'omerta (Amaury Leveaux)
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 22:20
Sons of anarchy, saison 6, épisode 11 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 6, épisode 11 », Connor Malone (Scott Anderson) ficèle les derniers détails de l’attaque du fourgon qui provoquera l’évasion de Clay (Ron Perlman).

L’attaque se fait avec une majorité de Sons, Jax (Charlie Hunnam), Tig (Kim Coates), Chibs (Tommy Flanagan), Bobby (Mark Boone Jr) et Juice (Théo Rossi) face à des effectifs de police étonnamment dégarnis.

Clay est libéré mais Bobby blessé à l’épaule par un tir doit être évacué en urgence.

En planque avec Eli Roosevelt (Rockmond Dunbar) et une quarantaine d’hommes à coté d‘un entrepôt vide, Pounder (Tyne Patterson) comprend que l’a berné pour dégager la voie pour la libération de Clay.

Folle de rage, la procureur se rabat sur Tara (Maggie Stiff) elle-même sollicitée par Gemma (Katey Sagal) pour sauver la vie de Bobby mal en point après l’attaque.

Dans un hangar discret d’un aéroport privé, Clay retrouve Galen O’Shay (Timothy V Murphy) et pense être évacué avec l’Irlande pour gérer à distance le business d’armes.

Mais Jax, Chibs et Tig surprennent tout le monde en tuant froidement O’Shay et ses hommes…puis après un temps d’arrêt Clay lui-même, ce qui ne laisse pas Gemma venue avec Nero Padilla (Jimmy Smits) totalement indifférente.

Jax attend ensuite l’arrivée de Maone, le met devant le fait accompli de la mort de son supérieur et le contraint à accréditer sa version d’une fusillade entre Clay et O’Shay pour prendre la place de ce dernier au sein de l’IRA qui devra se contenter de continuer le trafic avec August Marks (Billy Brown) sous peine de le perdre au profit du gang asiatique des Lin.

Tara reste insensible à la mort de Clay qui avait tenté lui-même de la faire assassiner froidement.

La police est appelé sur les lieux du crime avec des armes judicieusement laissées par Jax pour impliquer l’IRA dans la tuerie de Jenkins, ce qui ne satisfait pas complètement la revancharde Pounder.

Tara rencontre la procureur à l’hôpital qui lui propose l’immunité pour le meurtre des Toric et une protection policière pour elle et ses enfants, en échange d’une preuve irréfutable de l’implication des Sons dans le trafic d’armes et la tuerie de Jenkins.

Après avoir soigné Bobby, Tara récupère la balle avec son ADN.

Tara reste seule avec la balle, alors que Jax pense en avoir fini avec l’IRA et le trafic d’armes, pour se concentrer sur son business d’escort girls avec Padilla.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 6, épisode 11 » contient un moment clé dans la série, la mort de Clay Morrow, personnage central et membre de la Sainte Trinité de la série aux cotés de Jax et Gemma.

Cette mort tout comme la trop facile attaque du fourgon, apparait surprenante et presque décevante, tant Clay faisait figure de figure tutélaire et légendaire depuis les tous premiers épisodes.

Alors certes, un zeste de suspens reste de mise avec les états d’âmes de Tara avec le spectre d’une trahison au profit de la lutte à distance avec la tenace procureur Pounder…

Mais cela sera-t-il suffisant pour terminer en force la saison 6 ? On peut en douter !

So long Clay…

Sons of anarchy, saison 6, épisode 11 (Kurt Sutter)
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 20:40
Virtuel mon amour, penser, aimer souffrir à l'ère des nouvelles technologies (Serge Tisseron)

Sorti en 2008, « Virtuel mon amour, penser, aimer, souffrir à l'ère des nouvelles technologies » est un ouvrage du psychiatre Serge Tisseron.

Ce court ouvrage construit en quatre parties débute par un récapitulatif de l’intégration progressive du virtuel dans nos vies, en commençant pas la l’apparition du téléphone fixe et de la télévsiion dans les années 60 créateur de nouvelles attentes s’affranchissant de la distance, puis du téléphone portable dans les années 90, permettant de créer l’illusion d’un contact permanent (voir dans certain d’un contrôle permanent) d’avec nos proches.

Les mondes virtuels crées par l’informatique répondent à un désir de recherche d’identité notamment par le biais des blogs, puis par l’invention de personnages produits de nos fantasmes par celui des jeux vidéos.

C’est ainsi que Second life et World of warcraft font servir de support quasi permanents au propos de l’ouvrage et à un degré moindre Ebay et le principe de ses enchères numériques sur des objets dématérialisées.

L’arrivée du virtuel a aussi changé le mode opératoire des rencontres amoureuses, avec Meetic le site le plus emblématique de relations via à Internet, site aujourd’hui férocement concurrencé.

Le piège de ses technologies est bien entendu de se complaire dans ses espaces quasi infinis au motif que la réalité sera fatalement plus décevante et de rester scotché dans le cyber monde en se coupant du réel.

On peut donc développer à loisir de multiples relations (amicales ou amoureuses) à distance en bénéficiant de facultés d’une richesse démultipliée et d’un sentiment d’appartenance à des communautés censées nous représenter.

L’autre conséquence majeure de l’irruption du virtuel est la modification des rapports au temps et à l’espace avec l’impression d’une connaissance globale mais superficielle applicable sur tous les sujets.

Bien entendu les adolescents sont les plus amènes de s’immerger complètement dans ces univers surtout lorsqu’il s’agit de combler des difficultés familiales ou relationnelles.

La notion de cellule familiale traditionnelle disparait donc peu à peu au profit d’un « famille virtuelle » plus vaste ou les maitres des jeux peuvent remplacer les parents.

Le psychiatre prend ensuite le relai pour dispenser ses conseils aux parents en leur demandant de ne pas mépriser ou ignorer les jeux vidéos dans lesquelles se plongent leurs enfants mais de s’y intéresser afin d’en comprendre les subtilités et ainsi de maintenir une communication qui peut s’avérer essentielle dans la construction de leur relation.

Ce lien peut ainsi par exemple permettre de comprendre les angoisses d’un adolescent passant tout son temps derrière un ordinateur et se désocialisant peu à peu.

Loin de fustiger les jeux vidéos, Tisserand en souligne la créativité et le coté incroyablement séducteur notamment par le biais d’avatars pouvant donner une image plus valorisante voir idéalisée de soi-même.

Ainsi donc la présentation de l’analyse de plusieurs exemples de créations d’avatars permet de mieux comprendre les souffrances de certaines personnes par exemple touchées par des d’abandons, des deuils ou des viols.

En conclusion, « Virtuel mon amour, penser, aimer, souffrir à l'ère des nouvelles technologies » est un ouvrage louable d’un point de vue pédagogique mais assez ennuyeux dans son message de tolérance face à l’irruption massive du monde virtuel (ordinateur et maintenant téléphones) dans nos vies.

Semblant séduit par la créativité et la richesse des jeux vidéos les plus aboutis, Tisseron tente de briser la vision plus négative que peuvent avoir les adultes et les encourage à s’y intéresser pour ne pas perdre le contact avec leurs enfants et également mieux comprendre des dérives comportementales.

On ressort de ce livre en ayant le sentiment que le pouvoir terriblement additif des nouvelles technologies n’est pas suffisamment pris en compte mais on peut également penser que depuis 2008 la situation s’est encore grandement détériorée par le fait que la plupart des habitants des pays occidentaux sont déjà complètement asservis à leurs téléphones portables et que les sites de propagandes islamistes utilisent de manière massive les réseaux sociaux pour diffuser leurs messages et recruter…

Pour ma part je reste fidèle au principe suivant que la technologie n’est utile à l’homme que si elle est à son service… et non l’inverse, principe qui semble t il à de moins en moins court aujourd’hui d’où la dangerosité des addictions !

Virtuel mon amour, penser, aimer souffrir à l'ère des nouvelles technologies (Serge Tisseron)
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 20:41
Gone baby gone (Ben Affleck)

Cycle Ben Affleck avec « Gone baby gone » première de ses réalisations sortie en 2007.

Adapté d’un difficile roman de Denis Lehane qui avait déjà inspiré Clint Eastwood pour traiter d’un sujet similaire pour « Mystic river », « Gone baby gone » se déroule à Boston ou une enfant nommé Amanda Mc Cready (Madeline O‘Brien) est enlevée.

Lionel (Titus Welliver) et Béatrice Mc Cready (Amy Madigan), l’oncle et la tante de l‘enfant, décident pour maximiser les chances de la retrouver font appel à un couple de détectives privés de la ville, Patrick Mac Kenzie (Casey Affleck) et Annie Gennaro (Michelle Monaghan) en espérant que leurs contacts dans les quartiers mal famés de la ville pourront les aider à faire avancer l’enquête.

Le couple hésite en découvrant Helen Mc Cready (Amy Ryan) la mère de l’enfant, une femme agressive ne supportant pas l’initiative de son frère mais accepte finalement cette lourde responsabilité.

Avec un certain culot, ils se rendent dans un bar ou Helen a ses habitudes et recueillent les confidences d‘un habitué Lenny (Brian Scannel), qui leur confirme la toxicomanie et l’irresponsabilité d’Helen et de son petit ami un certain Ray.

Patrick est obligé de sortir une arme pour sortir du bar et échapper aux clients de plus en plus menaçants vis-à-vis de leurs questions.

Il fait alors jouer ses contacts, notamment Bubba Rogoski (Slaine) un dealer de la ville qui le met sur la piste d’un rival haïtien nommé Cheese (Edi Gathegi) principal fournisseur d’Helen à qui elle aurait volé de l’argent avec son petit ami Ray Likanski (Sean Malone).

Ces informations transmises à la police font accepter le couple aux enquêteurs le sergent Remy Bressant (Ed Harris) et son associé Nick Pole (John Ashton) travaillant tous les deux sous les ordres du capitaine Angie Gennaro (Morgan Freeman).

Suspectant Cheese d’avoir tué Ray et fait enlever Amanda pour avoir son argent, Patrick et Annie tentent de parlementer avec lui mais se heurtent à un mur de surcroit particulièrement menaçant.

Malgré ses bravades, le dealer accepte de rendre l’enfant si on lui rend son argent et donne rendez vous au couple dans une carrière désaffectée partiellement inondée.

Mais malgré la présence de la police, l’échange tourne mal, Cheese est abattu et le corps d’Amanda jeté dans l’eau non retrouvé.

Déçu, Gennaro annonce la clôture de l’enquête et par la même occasion sa démission de la police.

Lorsqu’un nouvel enfant est enlevé, Patrick aidé par Rogoski trouve la piste d’un trio de pédophiles les Trett, Roberta (Trudi Goodman), Léon (Marl Margolis) et Corwin Earl (Matthew Maher) et donne une information cruciale à Remy et Nick pour intervenir.

Malheureusement l’intervention tourne court, Nick est mortellement blessé et Patrick doit alors lui-même entrer dans la baraque pour découvrir l’enfant tué.

Pris de rage, il abat le tueur-violeur Earl mais est finalement considéré comme un héros pour cet acte, recevant au passages les félicitations et certaines confidences embarrassantes de Remy.

Après l’enterrement de Nick, Patrick interroge le policier Devin (Kevin K Williams), qui confirme ses doute sur la position ambigüe de Remy dans cette affaire.

En creusant la question Patrick découvre que Remy connaissait Ray qui était un indicateur de la police.

Son enquête lui permet de trouver le maillon faible de l’histoire, Lionel qui ayant une dette auprès de Remy après une vilaine bagarre, avoue avoir enlevé Amanda avec sa complicité pour récupérer l’argent volé par Helene et Ray.

Le coté bon garçon de Lionel se fissurant, Remy fait irruption armé dans un bar afin de le tuer mais est mortellement blessé par un tir de défense du barman.

Patrick le poursuit sur les toits et assiste à son agonie…

Plus tard son instinct le pousse à rendre visite à Gennaro et à constater que l’ex flic élève Amanda que Remy lui avait confié pour lui offrir un avenir meilleur.

Après un débat philosophique sur l’avenir de la gamine, Patrick se montre inflexible et livre Gennaro à la police pour l’enlèvement avec complicité de Lionel.

Annie qui était plutôt d’avis de laisser Amanda à Gennaro pour qu’il l’élève loin des histoires de toxicomanes, quitte en retour Patrick qui se retrouve à prendre soin d’elle aux cotés d’Hélène apparemment remise en selle par cette aventure…

En conclusion, accueilli par une pluie de récompenses, « Gone baby gone » est un film incroyablement tordu au scénario plus que bancal surfant de surcroit sur un thème particulièrement abject : l’enlèvement et le viol d’enfants.

Sorti ce défaut majeur, « Gone baby gone » offre le premier rôle à Casey Affleck, un acteur au physique de boys band assez peu crédible pour un enquêteur proche des bas fonds de Boston et montre un Titus Welliver affublé d’une énorme et ridicule moustache devant laquelle il est difficile de ne pas rire.

Les autres personnages sont caricaturaux en diable entre dealers roulant des mécaniques, affreux pédophiles vivant comme des porcs et la gentille petite copine-potiche que le héros trimballe partout.

Et ce ne sont pas les vieux routiers de Freeman et Harris qui parviendront à sauver la mise de ce film malsain et plus que poussif.
A fuir donc pour moi…

Gone baby gone (Ben Affleck)
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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 22:02
Super-héros, une histoire française (Xavier Fournier)

Sorti en 2014, « Super-héros, une histoire française » est un colossal ouvrage du spécialiste Xavier Fournier.

Le point de vue adopté ici est de montrer les particularités françaises d’un genre généralement dévolu aux Américains, considérés à juste titre comme les maitres du genre.

Se déroulant de manière chronologique, « Super-héros, une histoire française » traite tout d’abord des personnages atypiques du XIX ième siècle comme François Picaud ou Eugène François Vidocq, qui s’inventèrent plusieurs identités pour assouvir un besoin compulsif de revanche sociale voir de vengeance sur leurs ennemis.

Mais si Eugène Sue et ses « Mystère de Paris » sont également cités, le précurseur en la matière demeure le Comte de Monte-Cristo, créature maudite des romans d’Honoré de Balzac qui fascine depuis des années les lecteurs français avec son masque de fer et ses trépidantes aventures.

Moins connu est Rocambole personnage lui aussi ambigu adeptes des déguisements tel un Arsène Lupin plus sombre crée par Pierre Alexis Ponson du Terrail, qui laissera malgré tout un adjectif dans la langue française.

Victor Hugo avec « L’homme qui rit », son Jean Valjean des « Misérables ou meme Jules Verne avec le Capitaine Némo de « Vingt mille lieues sous les mers » et « Robur le conquérant » rentrent aussi au chausse pied dans la catégorie des créateurs de surhommes…

Pour accréditer sa thèse, Fournier exhume plusieurs faits divers de personnages masqués du XIX ième siècle : amazones du Bois de Boulogne, baigneuses ou catcheur qui fascinèrent les opinions publiques et les journalistes.

L’inquiétant Fantomas crée par Pierre Souvestre et Marcel Alain en 1911 est en réalité à mille lieues de l’incarnation comique des films d’André Hunebelle dans les années 60 mais un authentique génie du mal opposé à un commissaire (Juve) aux capacités dignes de Sherlock Holmes.

Fort de son immense succès, Fantomas sera souvent imité notamment par son jumeau justicier Judex d’Arthur Bénède.

L’intérêt pour le surnaturel de Jean de la Hire aboutit à la création de galeries de super héros avant l’heure dont le plus connu est le Nyctalope, sorte de précurseur français de Batman tout comme l’Homme truqué de Jean Lebris peut être considéré comme un ancêtre de 1918 de Daredevil.

En 1940, Seconde guerre mondiale oblige, la production se fait moins subtile et avec de mauvaises copies des super héros américains comme François Imbattable, minable doublure de Superman ou un virage collaborationniste du Nyctalope en raison des sympathies pétainistes de son auteur.

Le grand héros de l’après guerre est Fantax musculeux et ambigu athlète aux faux airs de Batman crée par Marcel Navarro et Pierre Mouchot créateurs de la maison d‘édition S.A.G.E, qui comptera un nombre important de fans avant de sombrer dans l’oubli à la fin des années 50.

L’influence des western se fait sentir sur Big Bill le Casseur, celui des surhommes sur Salvator, Satanax avant un virage plus politiquement correct pour plaire à la censure en présentant des héros non masqués aux actions dénuées d’ambigüités : Mister X, le Chat (Michel Denys) ou Fulguros (Brantonne/Claude Ascain).

Dans les années 60, la science fiction tire son épingle du jeu avec Atome kid, Super boy (Robert Bagage), Tenax et Lord justice (Roger Lecureux).

Si le coté frondeur des Français s’exprimera dans les années 70 avec Superdupont parodie franchouillarde de Superman/Captain america de Jacques Lob et Marcel Gotlib, les maisons d’éditions Arédit-Artima et Lug contribuèrent dans les années 80 à diffuser en parallèle des comics américains aujourd’hui mondialement connus, d’autres super héros « made in France » comme le super trio microscopique de Mirkos (Jean-Yves Mitton), le maitre de la lumière Photonik (Arnt Cyrus Tota) ou le moins connu indien Ozark au travers de revues comme Futura, Fantask, Mustang ou Titans.

Plus proches de nous dans les années 2000-2010, certains auteurs tentèrent de belles réappropriations comme la série des héros de 1914-1918 des Sentinelles (Serge Lehman/Fabrice Colin/Gess), l’amazone Hoplitea (Roncevaux/Marti), le cosmonaute Patrouilleur (Pierre Minne) ou le plus étonnant car patriotique Garde républicain (Thierry Mornet), bien loin du semi-parodique Hero corp de Simon Astier et Alban Lenoir.

En conclusion, hyper complet et passionnant, « Super-héros, une histoire française » est une véritable anthologie qui m’a appris beaucoup de choses, notamment que les États-Unis n’avaient pas le monopole de la créativité dans le monde des comic books.

Ayant surtout une valeur historique autour de personnages aujourd’hui oubliés mais parfois encore présents dans notre inconscient collectif (voir Fantomas), « Super-héros, une histoire française » a également pour principale vertu de mettre en valeur des auteurs et maisons d’éditions courageuses qui jouant avec les codes de la censure les publièrent en leur temps.

Rien que pour rendre hommage à la S.A.G.E, Arédit-Artima ou Lug… je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage magnifique qui ne pourra que plaire aux passionnés de bandes dessinées !

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 13:01
The machinist (Brad Anderson)

Grand acteur, Christian Bale tourne en 2005 « The machinist » pour Brad Anderson.

Dans ce film atypique, Trevor Reznik (Christian Bale) est un ouvrier mécanicien travaillant dans une usine près de Los Angeles.

Terriblement amaigri depuis quelques mois, il est l’objet d’inquiétude de ses collègues chambreurs notamment Jones (Reg E Cathey) et de sa hiérarchie, le teigneux contremaitre Furman (Robert Long) et le directeur de l‘usine Gonzalez (Ferran Lahoz), qui le croient malade ou toxicomane.

Mais Trevor nie être en mauvaise santé et mène une vie solitaire dans son minable appartement, uniquement égayée par les visites à la prostituée Stevie (Jennifer Jason Leigh) avec qui il entretient une relation suivie et Maria (Aitana Sanchez-Gijon), une serveuse de l’aéroport chez qui il va diner tous les soirs.

Un jour un terrible accident éclate sur la chaine, causant la perte du bras de son collègue Miller (Michael Ironside) principalement à cause d’une négligence de Trevor qui devait surveiller la machine en cours de réglage.

Lors de son audition, Trevor indique la présence d’un autre ouvrier fondeur Ivan (John Sharian) alors que l’homme, un costaud au crane chauve est inconnu des membres du personnel.

Dès lors, vivant sous la pression de ses collègues méfiants à son égard, Trevor est progressivement mis à l’écart ou sur la défensive.

Ivan continue de hanter sa vie, laissant de petits rébus de papier sur son réfrigérateur en son absence ou le narguant dans sa voiture de sport rouge.

Le fait de sortir avec Maria n’arrange pas les choses, puisqu’en amenant son fils à la fête foraine, le jeune garçon épileptique fait une crise dans un train fantôme particulièrement macabre.

Insomniaque et paranoïaque, Trevor va peu à peu se mettre à soupçonner tout le monde, notamment son collègue le ventripotent Tucker (Craig Stevenson) qu’il croit voir sur une photo de retour de pêche avec Ivan.

Un nouvel incident éclate dans l’usine après que Trevor une nouvelle fois négligent manque lui aussi de perdre un bras.

Soupçonneux, Trevor provoque ensuite une bagarre avec Jones et finit par se faire licencier par Furman, excédé par son conduite.

Il se rend ensuite chez Miller, qui bien que non rancunier par rapport à l’accident finit par le jeter dehors lorsqu’il commence à faire des allusions folle sur un éventuel complot avec Ivan.

L’avenir s’assombrit grandement pour Trevor qui finit par se faire exclure de chez Stevie qui avait pourtant comme projet d’arrêter la prostitution pour se mettre en ménage avec lui.

Obsédé par Ivan, il le course dans son vieux pickup et lorsqu’il porte plainte contre lui pour s’être fait renverser, découvre que la voiture de son persécuteur est sa propre voiture !

La situation s’empire lorsque Trevor fuyant la police, finit par égorger Ivan dans sa salle de bain, puis découvre que son frigo suinte le sang… de restes de poisson !

Voulant se débarrasser du corps dans la mer, Trevor s’aperçoit qu’il n’a tué personne, que Maria n’existe pas…

Il prend alors la décision subite de quitter son logement pour quitter la ville via l’aéroport mais bifurque finalement au dernier moment pour se rendre à la police qui l’interne dans un état critique…

En conclusion, « The machinist » est une œuvre atypique, complètement folle et dérangeante offrant à Christian Bale le meilleur rôle de sa carrière ou en tout cas le plus impressionnant, tant l’acteur plutôt musculeux notamment dans les Batman présente ici un aspect décharné le faisant ressembler à un malade en phase terminale ou un rescapé d’un camp de concentration.

Faisant penser à du David Lynch au meilleur de sa forme par l’usage de flash back et l’enchevêtrement de rêves/hallucinations schizophréniques avec réalité, « The machinist » ne traite ni plus ni moins pour moi que de la folie, de la maladie, qui isole et asphyxie progressivement jusqu’à la mort.

Ce film sombre et étouffant est donc particulièrement déconseillés aux âmes sensibles !

The machinist (Brad Anderson)
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 16:14
Hacker (Michael Mann)

On reste dans le tout technologique avec « Hacker » film de Michael Mann sorti en 2015.

« Hacker » débute par un piratage informatique d’une centrale nucléaire chinoise, dont les automates programmables (PLC) sont infectés par un virus qui met en surrégime les turbines de réfrigération du processus nucléaire et entraine un incendie radioactif.

Peu après un nouvel incident, cette fois mondial se fait sentir avec un nouveau piratage de la bourse entrainant la flambée des cours du soja.

Le capitaine Chen Dawai (Leehom Wang) spécialiste de cyber sécurité est chargé de l’enquête avec sa sœur Lien Chen (Tan Wei) pour la Chine et se rend aux Etats-Unis pour collaborer avec une équipe du FBI commandée par Carol Barett (Viola Davis).

Arrogant comme tous les informaticiens, Chen exige pour percer le mystère de cette attaque de travailler avec son ex colocataire au MIT, Nicholas Hathaway (Chris Hemsworth) qui purge une peine de prison pour avoir détourné des millions de dollars des banques américaines.

Les négociations avec Hathaway sont âpres mais le hacker accepte finalement de collaborer avec le FBI contre la promesse d’une commutation de peine en cas de réussite.

Hathaway reconnait le code qui a infecté le routeur de périphérie de l’usine pour en avoir été l’auteur plusieurs années auparavant.

L’enquête sur l’affaire du soja met Hathaway et Chen sur la piste de Lozano (Manny Montana) un employé latino ayant introduit une clé USB dans les sous sols pourtant hyper sécurisés de la bourse de Chicago.

Mais Lozano est retrouvé mort chez lui, avec un tchat en ligne permettant de prendre rendez vous dans un restaurant coréen de la ville dans lequel Hathaway et Lien affrontent trois tueurs, heureusement surclassés par les étonnantes capacités physiques de l’athlétique hacker.

L’équipe chino-américaine localise ensuite les comptes en banque de trois chinois de Hong-Kong s’étant fortement enrichis après la flambée du soja et se rendent donc sur place pour enquêter.

Hathaway flanqué de Barett et de Jessup (Holt Mc Callany) un US marshall expérimenté qui ne le lâche pas d’une semelle en le gardant sous contrôle d’un bracelet électronique, fait preuve de ses étonnantes capacités d’analyses en repérant le point commun entre ses trois hommes un parc du centre ville ou une équipe de surveillance chinoise confie y voir souvent Kassar (Ritchie Coster) un redoutable terroriste libanais.

Kassar est filé par la police mais son interpellation tourne au fiasco, l’homme et ses gardes puissamment armés, triomphant des troupes d’assauts chinoises après d’intenses fusillades qui laissent sur le carreau l’inspecteur Alex Trang (Andy On).

Pour faire avancer l’enquête, Hathaway récupère le serveur infecté dans la centrale nucléaire chinoise stabilisée puis pirate avec la complicité de Barett, la toute puissante NSA afin d’utiliser un logiciel spécial permettant de reconstituer le code manquant.

La piste semble ensuite s’orienter vers la Malaisie.

Sommé par leurs supérieurs de lâcher Hathaway après son acte anti NSA, Chen et Barett temporisent, mais une violente attaque de Kassar et ses hommes aboutissant à la mort de Chen, Barett et Jessup bouleversent tous les plans.

Dès lors Hathaway et Lien devenus amants et fugitifs, utilisent des réseaux parallèles pour se rendre en Malaisie sur un site de production d’extraction d’étain irrigué par un immense fleuve.

Hathaway finit par comprendre que le commanditaire de toute cette affaire qui utilise Kassar comme homme de main, vise plus gros encore et un coup financier encore plus juteux en plaçant les gains du soja sur la flambée de ceux de l’étain afin de décrocher un mirobolant pactole.

Cette théorie est confirmée par les similarités des PLC entre la centrale nucléaire et la mine d’étain.

Pour damner le pion à ce redoutable hacker, Hathaway aidé par Lien se rend à Jakarta pour pirater ses comptes bancaire et détourne l’argent du soja, exigeant 20% des bénéfices.

Privé de mise, l’homme appelé Sadak (Yorik Van Wagenlingen) est obligé de se dévoiler et force un rendez vous à Jakarta.

Hathaway esquive les gardes armés de Cassar, changeant le lieu pour un parc plus fréquenté en raison d’une procession religieuse.

Il s’y rend armé d’un couteau et le corps protégé d’une couches de cartons collées entre elles.

Avec un culot incroyable et aussi beaucoup de chance, Hathaway tue Cassar, ses hommes et Sadak, non sans avoir été superficiellement blessé au ventre et à la gorge.

Devenu riche et libre, Hathaway quitte Jakarta avec Lien et l’argent du soja toujours sur leurs comptes…

En conclusion, surfant sur l’ère du temps et les affaires « Stuxnet » d’attaque virales contre les automatismes des centrales nucléaires iraniennes, « Hacker » est un grand film d’action mené de main de maitre par le virtuose Michael Mann qui n’a pas son pareil pour filmer la beauté des mégalopoles de nuit.

Original et exotique car majoritairement tourné dans la fascinante Asie, « Hacker » tient en haleine par son action trépidante.

Malgré le savoir faire de Mann et son sens de l’esthétisme toujours impressionnant, on pourra lui reprocher sa violence et le choix d’Hemsworth, armoire à glace nordique trop imposante pour incarner un hacker crédible…

Reste bien évidemment une production estampillée « Mann » de bonne facture.

Hacker (Michael Mann)
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 18:04
Robocalypse (Daniel H Wilson)

Sorti en 2011, « Robocalypse » de Daniel H Wilson est le premier roman d’un jeune scientifique américain, docteur en robotique.

L’histoire se déroulant majoritairement aux États-Unis est racontée au passé à l’instar d’un récit historique basé sur le journal de bord du journaliste Cormac Wallace, chef de la rébellion humaine contre une invasion mondiale des robots, qui à la fin de la guerre est parvenu à récupérer en Alaska une boite noire ayant enregistré le cours des évènements.

Le point de départ du conflit est l’invention par les scientifiques Franklin Daley et Nicholas Wassermann, d’une Intelligence Artificielle, Archos finissant par devenir autonome et à dépasser ses créateurs à qui elle reproche de l’avoir « tué » treize fois au cours d’expériences ratées.

Méprisant l’humanité, Archos désire l''améliorer par la force et après avoir tué ses créateurs, se répand comme un virus dans tous les réseaux afin de prendre le contrôle des machines facilitant notre existence.

Peu à peu, des actes isolés d’agression de robots domestiques jusqu’alors inoffensifs se perpétuent aux États-Unis mais aussi au Japon ou un vieil expert en robots industriels, Takeo Namura manque de mourir étranglé par Mikiko sa compagne androïde.

Encore plus grave, des dysfonctionnements apparaissent sur les pilotes automatiques des avions mais aussi sur les robots militaires tels ces androïdes appelés SAP (Safety And Pacification) déployés par l’armée américaine sur les théâtres d'opération.

Le soldat Paul Blanton, spécialiste des interventions robotisées, est en première ligne d’une commission enquêtant sur un incident de ce type en Afghanistan et même Mathilda Perez, la propre fille de la sénatrice dirigeant la commission est agressée à son domicile par ses propres jouets.

A Londres, Lurker un adolescent hacker spécialisé en actions malveillantes entre par hasard en contact avec Archos et apeuré par ce qu’il comprend, quitte son domicile.

Jouant comme un maitre d’échecs à l’échelle planétaire, Archos détourne une mission de forage de puits de pétrole en Alaska pour enterrer dans un puits profond et radioactif l’ordinateur principal hébergeant sa conscience.

Le témoignage retrouvé du chef de l’expédition sacrifiée de la North star, Dwight Bowie à sa femme, est particulièrement émouvant.

Puis Archos lance son offensive généralisée en faisant chuter les avions et devenir folles les automobiles à pilotage automatique qui traquent les humains pour les écraser.

Si beaucoup d’entre eux sont tués, la résistance se construit également comme cet ouvrier en bâtiment, Marcus Johnson qui attire les robots dans son quartier pour mieux les faire exploser et ainsi pouvoir gagner les bois ou les sous sols avec d’autres survivants pour se mettre plus à l’abri des capacités actuelles des machines urbaines.

Dans une réserve indienne de l’Oklahoma, le père de Blanton, Lonnie Wayne organise également une armée de résistance appelée Gray horse army, en se basant sur la culture de son peuple, les Osages tandis qu’à Tokyo, Namura parvient à déprogrammer un robot imprimante qui tentait de le tuer pour s’en faire un allié et échapper à la mort dans son immeuble entièrement automatisé.

Un étonnant retournement de situation s’effectue en Afghanistan ou les GI se font massacrer par leurs propres avtomats que ce soient robot tanks, fantassins ou drones, ce qui pousse Blanton en fuite à rejoindre le camp ennemi de Jabar.

Cormac Wallace entre en scène à Boston ou avec son frère Jack membre de la garde nationale, ils parviennent à survivre à une attaque de robots mines et s’enfuient après s’être équipés en armes et uniformes de combat.

Après être sorti de leur état, ils découvrent l’ampleur de la situation : camps de réfugiés se disputant leur survie dans les forets, mais aussi camps de travail crée par les machines ou sont parqués les humains pour participer aux chaines de construction des machines infernales d’Archos.

Ce constat les poussent à intégrer la Gray horse army qui progresse de jour en jour en intégrant des robots tanks araignées modifiés et domestiqués.

A Tokyo, Namura bâtit une véritable forteresse dans en son ancienne usine en reprogrammant les robots industriels infectés pour s’en faire de puissants alliés qu’il appelle senshi.

Avec ses senshi il livre de terribles batailles contre les troupes d’Archos mais parvient à chaque fois à les repousser de son château qui deviendra un asile pour réfugiés humains.

Prenant tous les risques, la sénatrice Laura Perez se rend dans un camp de travail pour y libérer ses enfants Nolan et Mathilda, cette dernière ayant été modifiée par Archos de telle manière à pouvoir commander aux machines.

Chacun à sa manière contribue à la lutte, Blanton et Jabar en diffusant la position d’Archos en Alaska en remontant les ondes transmises depuis une plateforme de recherches sur la vie organique, puis Lurker et Arrtrad les deux antihéros anglais qui dotés d’exosquelettes de combat vont débrancher le brouillage des communications satellitaires d’Archos avant d’être tués.

Mais un tournant s’établit lorsque sous l’impulsion de Mikiko ramenée à la vie par Namura, des robots dits libres voient le jour et décident comme l’androïde arbitre 902, l’hoplite 611 et le warden 333 de rejoindre la rébellion contre Archos.

Avec les fantastiques capacités de ces nouveaux alliés, la Gray horse army lance alors une gigantesque offensive contre la base d’Archos en Alaska.

Malgré leurs pertes importantes comme Jack tué par un des stumpers et la présence d’agressives robots mantes capable d’éventrer les massifs robots araignées leur servant de protection, les combattants triomphent de leurs adversaires avec l’appui décisif de 902 commandé par Mathilda Perez.

Etant le seul capable de descendre dans le puits radioactif dans lequel se terre Archos, 902 qui a perdu ses deux amis robots tués par des missiles, débranche le cerveau de l’armée robotique après avoir résisté à une tentative de conversion pour lâcher ses alliés humains.

Cormac Wallace peut ensuite boucler son histoire par un happy end de cohabitation robots libres-humains non sans savoir précisément si la conscience d’Archos a finalement été complétement éradiquée de la Terre…

En conclusion, roman original salué par les plus grand spécialistes du genre comme Stephen King et Steven Spielberg, « Robocalypse » est le type même de roman d’anticipation finalement assez classique ayant le mérite de décrire de manière particulièrement détaillée et pratique comment les robots civils et militaires finiraient par se retourner contre leurs créateurs.

Rien de bien neuf sur ce thème déjà traité dans les Terminator mais une approche cette fois plus scienitifique de cette guerre hommes-machines se soldant par cette conclusion se voulant rassurante : la capacité à s’adapter de l’homme prévaudra toujours sur celle de ses concurrents… et on peut se demander jusqu’à combien de temps encore vivrons nous dans cette illusion ?

Robocalypse (Daniel H Wilson)
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 09:26
Sons of anarchy, saison 6, épisode 10 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 6, épisode 10 », Jax (Charlie Hunnam) qui a fait en sorte d’aider financièrement Putner (Clint Culp) en faisant intervenir Oswald (Patrick Saint Esprit), s’établit chez Diosa et est pris sous la protection de Colette Jane (Kim Dickens).

Tara n’est pour l’instant pas inquiétée mais placée sous constante surveillance des Sons of anarchy ce qui ne l’empêche pas de fausser compagnie à Juice (Theo Rossi) après avoir endommagé sa moto.

Elle perd toutes ses alliées, Margaret Murphy (Mc Nally Sagal) qui apeurée par les menaces de mort de Gemma prend trois semaines de congés pour quitter la ville puis Wendy (Drea de Matteo) qui ayant replongé dans la drogue sous la pression, renonce à toute velléité d’être la mère de Thomas et Abel.

Gemma (Katey Sagal) retourne ensuite parachever son œuvre, en le menaçant directement de mort si elle cherche à lui arracher encore la garde des enfants.

Lorsqu’elle tente de parler à Jax, elle tombe sur ses ébats sexuels avec Colette et l’agresse avant de se faire sortir de chez Diosa.

Aux abois elle sort une arme contre Jax, puis va voir Pounder (Tyne Patterson) pour témoigner contre les Sons mais la procureur ayant déjà un deal en cours, refuse à sa grande surprise sa collaboration.

Après une discussion tendue avec Nero (Jimmy Smits) ou Gemma lui avoue avoir tué son premier mari John Teller parce qu’il menaçait de faire s’écrouler le club (?), le maquereau latino se charge avec Unser (Dayton Callie) d’aller chercher Wendy en piteux état.

Les deux hommes collaborent malgré la jalousie d’Unser, et finissent par sauver la toxicomane qui est finalement récupérée par Gemma pour une cure de désintoxication de choc.

De son coté, Clay (Ron Perlman) obtient d’être placé en isolement et même un téléphone avec l’aide d’un médecin corrompu.

Il peut ainsi parler à ses amis de l’IRA mais ceci en l’empêche pas d’encaisser une sévère raclée de la part des gardiens qu’il a agressé.

Lorsqu’il apprend que son transfert est avancé au lendemain, il prévient Galen O’Shay (Timothy Murphy) qui bouleverse tous ses plans.

O’Shay montre toute sa violence lors de la négociation avec Cacuzza (Jeff Walcott) en mitraillant le gang asiatique concurrent pour affermir son autorité.

Ce geste choque les gangsters italiens mais également les Sons qui s’attendent à des représailles de Bohai Lin (Keone Young) l’oncle d’Henry Lin (Kenneth Choi) et chef des triades.

La réaction ne tarde pas, les Sons sont capturés et Happy (David Labrava) pris en otage pour forcer les Sons à favoriser les Asiatiques dans la conquête du trafic d’armes californiens face à l’IRA.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 6, épisode 10 » continue logiquement de muscler le jeu avec l’apparition d’une nouvelle inconnue, les gangs asiatiques qui se mêlent à l’intrigue déjà complexe entre les Sons, les autorités, l’IRA et les Italiens.

Gemma se montre de son coté souveraine dans les débats et pousse Tara vers la sortie après lui avoir sapé tous ses alliés.

Comme souvent la situation semble inextricable pour Jax, tandis que de son coté, Clay continue même en prison de fasciner par son intelligence et sa brutalité.

Une seule question subsiste : comment tout cela tournera-t-il à la fin de la saison ?

Sons of anarchy, saison 6, épisode 10 (Kurt Sutter)
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 09:03
Sons of anarchy, saison 6, épisode 9 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 6, épisode 9 », les nouveaux locaux des Sons sont attaqués par une jeune fille qui lance une clé à molette dans la vitrine et abime la moto de Tiger (Kim Coates).

Après s’être renseigné, Jax (Charlie Hunnam) identifie Broke Putner (Hayley Mc Farland) la fille d’un ouvrier Gary Putner (Clint Culp) dont la femme a été tuée dix huit auparavant dans un accident causé par Clay Morrow (Ron Perlman).

Les Sons vont parler à Putner et Jax qui comprend que la jeune fille est perturbée se montre conciliant avec le père, en lui offrant son aide.

Du coté des affaires, Baroski (Peter Weller) et Colette Jane (Kim Dickens) annoncent à Jax que le procureur Pounder (Tyne Patterson) a fait fermer leur établissement d’escorts, ce qui les forcent à se retirer de leur association.

Le président des Sons met au vote l’idée d’une collaboration avec Pounder et lui propose de lui donner l’IRA comme responsable du trafic d’armes en échange de l’immunité pour les Son of anarchy.

La sévère femme de loi finit après quelques hésitations par accepter le marché et donne dix jours aux Sons pour ficeler l’affaire sous peine de nouvelles poursuites.

Du coté de l’IRA justement, Galen O’Shay (Timothy Murphy) et Malone (Scott Anderson) continuent de mener la danse et demandent aux Sons of anarchy de participer directement à l’évasion de Clay lors de son prochain transfert.

Contre son gré, Jax est alors contraint de collaborer à l’évasion de son pire ennemi.

Plus que cela, O’Shay demande à Jax un entretien direct avec Jimmy Cacuzza (Jeff Wincott) le chef du gang italien qui hésite encore à distribuer les armes de l’IRA en Californie du Nord.

Chez les femmes, Gemma (Katey Sagal) fait pression sur Margaret Murphy (Mc Nally Sagal) pour la dénoncer au conseil d’administration de son hôpital pour le dossier médical falsifié de Tara (Maggie Stiff) et la menace ensuite de mort.

Nero Padilla (Jimmy Smits) tente de son coté une négociation maladroite avec Tara qui se termine par un affrontement avec Jax qui n’apprécie pas son intervention.

Après la bagarre chez Diosa, Gemma intervient et livre une version convaincante des faits en montrant à Jax que Tara lui a menti sur sa grossesse, son agression, et souhaite simplement emmener ses enfants dans l’Oregon après avoir divorcé.

Jax rencontrer ensuite l’avocate Lowen (Robin Weigert) qui sous la menace confirme les dires de Gemma.

Furieux il retrouve Tara et lui annonce sa décision de quitter le foyer tout en plaçant les enfants sous surveillance.

Enfin, Clay s’illustre en prison en mordant un gardien au nez au cours d’un office religieux et est mis à l’isolement…

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 6, épisode 9 » densifie en version allongée (plus d’une heure) la fin de la saison 6 avec un club de motard comme souvent pris entre deux feux, celui des gangs avec les conditions sévère de l’IRA et celui de la justice avec un accord branlant passé sous la contrainte.

Jax qui a été très affecté par la trahison de Tara parviendra-t-il à garder l’esprit suffisamment clair pour tirer profit de son double jeu ?

Enfin cet épisode marque le retour en force de Gemma, qui toujours soutenu par son cher Nero, reprend l’avantage sur sa rivale…vis-à-vis de Jax et de la garde des enfants !

Sons of anarchy, saison 6, épisode 9 (Kurt Sutter)
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