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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 15:52


A mes yeux l’« Odyssée » d’Homère appartient sans doute à la catégorie des livres les plus influents dans l’Histoire de l’Humanité juste après les livres des trois grandes religions monothéistes.

Son universalité et sa force épique sont il est vrai sans pareil, mais si comme chacun d’entre nous je connaissais quelques épisodes de manière souvent incomplète, je n’avais jamais pris le temps de lire le récit d’Homère.

Et je dois avouer ne pas avoir été déçu par ce voyage hors du commun.

L’ « Odyssée » prend place chronologiquement après l’  « Iliade »,  les héros grecs (dit Achéens ) viennent de prendre la ville de Troie grâce à la ruse d’Ulysse après un long et pénible conflit de plus de dix années.

Pourtant Ulysse ne revient pas dans son royaume sur l’île d’Ithaque.

Il est porté disparu ou mort et ses rivaux, les nobles issus des grandes familles des îles environnantes convoitent le trône laissé vacant.

Restée seule à attendre son cher époux, la très belle et sage Pénélope se morfond dans son palais, désespérée à l’idée de devoir épouser un des nombreux prétendants au trône.

Alors elle gagne du temps en faisant et défaisant les fils de laine de la tunique funéraire qu’elle dit tisser pour les funérailles de son mari.

Télémaque, le jeune fils d’Ulysse, désespère également du retour de son père et a bien du mal à contenir la horde de prétendants qui s’est installée au château du roi, et qui profitant de l’absence du maître de maison banquette en terrain conquis.

Aussi se lance t il dans un voyage en mer vers Pylos puis Sparte pour en savoir davantage sur ce qui a pu arriver à son père tant aimé.

C’est ainsi que de fil en aiguille le parcours d’Ulysse ou tout du moins son « odyssée » se reconstitue.

On apprend que Ulysse a offensé Zeus en refusant un sacrifice dit hécatombe après la victoire contre Troie.

Ulysse a dans un premier temps mis pied à terre sur l’île des Cyclopes, fils de Poséidon, monstrueux géants à un seul oeil et retenu prisonnier avec ses compagnons par le terrible Polyphème, n’a pas eu d’autre choix que de l’éborgner pour se sauver.

L’ennemi d’Ulysse devient donc le puissant dieu de la mer, Poséidon qui va tout faire pour contrarier la route de ce mortel audacieux ayant mutilé un de ses fils.

Heureusement Ulysse a à ses cotés la déesse Athéna qui veillera sur lui tout le long du voyage et le tirera de biens des mauvais pas.

C’est donc ainsi que la légende commence.

On redécouvre donc avec ravissement les épisodes les plus fameux de cette histoire mythologique.

Des drogues du peuple des Lotophages, des griffes de Circé la magicienne qui change les hommes en animaux ou de l’attraction mortelle du chant des sirènes, Ulysse se sort plus facilement que je ne l’aurais pensé.

Il est il est vrai à chaque fois aidé par Athéna ou Hermès.

Mes passages préférés sont multiples, il y a le terrifiant passage maritime entre Charybde et Scylla, les deux invincibles monstres divins mais surtout le voyage jusqu’au royaume d’Hadès pour interroger un devin.

Au cour de ce passage, Ulysse entre en contact avec les ombres des morts.

Ce moment fantastique devient terriblement émouvant lorsque Ulysse retrouve ses proches tombés au combat, son ami Agamemnon trahi par sa femme ou sa propre mère.

Finalement, « l’homme aux mille ruses » comme il est appelé par ses pairs, parvient à revenir en Ithaque après que Zeus l’ait arraché à la déesse Calypso qui le retenait prisonnier durant des années sur son île.

La dernière partie du récit consiste donc à la reconquête de son trône et à la vengeance contre les traîtres.

Ulysse déguisé en mendiant rentre en catimini dans son palais, seul son fils Télémaque et sa vielle nourrice l’ayant reconnu.

Il remporte un tournoi destiné à déterminer qui devait épouser Pénélope, tournoi d’adresse et de force puisqu’il est le seul à pouvoir bander son arc et à pouvoir tirer entre douze haches alignées.

Ulysse, aidé par Athéna et Télémaque se venge alors impitoyablement et massacre les prétendants ainsi que les servantes de sa femme ayant trahies.

Les retrouvailles ave Pénélope sont émouvantes, celles ave Laërte le propre père d’Ulysse également.

L’ « Odyssée » est un livre d’une richesse extraordinaire baignant constamment le lecteur dans une atmosphère poétique de magie et de merveilleux.

Ce livre rend également hommage au courage humain ainsi qu’à son ingéniosité puisque c’est à chaque fois par la ruse qu’Ulysse, simple mortel triomphe d’êtres surnaturels ou d’ennemis plus nombreux.

On peut aussi avoir un lecture romantique de ce récit, avec Pénélope la vertueuse qui ne cède pas aux pressions et reste fidèle à son mari.

Ulysse le marin , l’aventurier, le meneur d’hommes, de son coté, n’aspire au final qu’à retrouver sa femme et sa patrie tant aimées.

Meme la belle Calypso qui lui promet l’immortalité ne parvient pas à le détourner de ces nobles pensées.

L’émotion n’est donc pas absente et c’est sans doute cette fragilité du héros dans les épreuves que les Dieux mettent contre lui qui le rend si formidablement proche de nous.

Pour toutes ses raisons, l ‘ « Odyssée » , livre mystérieux écrit à une époque indéterminée par un poète dont on ne sait rien, reste un récit inoubliable dont l’influence flotte encore sur nos cultures et ce même prêt de 3000 ans après.

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 10:02


Suite et fin de la série des DVD sortis par Judas Priest, « Live in London » complète le CD audio paru la même année en 2002.

Il s’agit donc du même concert à la Brixton Academy de Londres mais avec cette fois un packaging plus intéressant.

Si j’avais été en effet plutôt critique sur l’intérêt du CD, le DVD me parait  lui plus agréable.

« Live in London » est  l’unique concert de Judas Priest officiellement filmé et commercialisé avec Tim Ripper Owens.

Et au vu des images, on est forcé de reconnaître objectivement (les fans intégristes en sont ils capables ?) que le « Bleu » s’en sort avec les honneurs, en ne dénaturant pas l’esprit originel du Priest.

La Brixton Academy apparaît comme une grande salle moderne, agréable avec un public anglais très présent.

Sur scène, Owens a un style différent de celui d’Halford, il est en apparence moins solennel, plus décontracté mais paradoxalement moins fluide dans son chant.
Il aime également bien jouer  les mauvais garçons et boxer dans le vide un ennemi imaginaire sur les passages violents.

La set list est comme d’habitude excellente, « Blood Stained » plus rugueux passe bien le cap de la scène, « Victim of changes » est magnifiquement interprété, Owens y montre toute l’étendue de son talent vocal en atteignant des notes très hautes.

« One on one » tiré de « Demolition » s’avère massif et plaisant.

L’un des meilleurs moments des shows avec Ripper restera « Diamonds and Rusts » remaniée en version semi accoustique avec un final ahurissant de beauté.

« Burn in hell » l’un des derniers vestiges de « Jugulator » se confirme comme un morceau intense et fantastique sur scène mais j’ai une faiblesse pour « Hell is home » avec ses alternances de couplets mélancoliques et de refrains plus appuyés.

Après ces interludes du Priest « new look » on revient aux classiques incontournables, « Breaking the law », « Desert Plains » morceau superbe mais interprété dans une version moins haute en couleurs que celle avec Halford.

La magie éternelle de « Turbo Lover » précède la furia de « Painkiller » ou Ripper juché sur la traditionnelle Harley semble moins souffrir physiquement qu’Halford il est vrai considérablement plus âgé.

Un final classique vient terminer le spectacle, « United » morceau toujours sympathique à entendre sur scéne avant qu’un « Hellbent for leather » merveille d’instantanéité et de punch ne vienne clôturer la démonstration.

« Live in London » en DVD présente un bon voir un très bon concert de Judas Priest avec Ripper Owens.

Celui ci sans avoir le charisme magnétique d’Halford montre qu’il sait tenir une scéne et interprète légèrement les morceaux du répertoire avec des variations rafraîchissantes.

En bonus, le soundcheck du concert avec quelques inédits comme le fantastique « Machine Man » , le classique « Sentinel » ou  la jolie ballade « Lost and Found » dont sera d’ailleurs tirée une vidéo en noir et blanc assez sobre.

Sur le deuxiéme bonus, on suit le groupe en tournée dans les loges, dans le bus ou le train.

Les passages très sympathiques, montrent une excellente ambiance dans le groupe tout particulièrement ceux tournés au Japon.

« Live in London » est donc le dernier produit de l’ère Owens.

Celui ci n’a à mon sens pas à rougir de ses cinq années passées au sein d’un groupe de cette envergure.

Lui qui tournait dans un modeste groupe local de reprises dans l’Ohio a vu sa vie bouleversée et a pu faire le tour du monde, arpenter des scènes immenses et vivre à fond la vie de rockstar tellement fantasmée par des millions d’amateurs.

En résumé il a pu vivre le genre d’expérience qu’on oublie jamais dans une vie d’ou peut être les jalousies de certains autres chanteurs du milieu qui auraient sans doute bien voulu être à sa place.

« Live in London » est donc un bon produit mais je recommande davantage les DVD des concerts avec Halford.

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 20:48


Pour fêter sa reformation « historique » et ses 30 ans de carrière, Judas Priest sort en 2005 un DVD intitulé « Rising in the east » issu de la tournée de l’album « Angel of retribution ».

L’idée d’enregistrer un concert dans la salle du Budokan de Tokyo est un clin d’œil au live « Unleashed in the East » des années 70, considéré comme le meilleur du groupe et l’un des meilleurs de tous les temps.

Bien, la première impression visuelle est que après 15 ans sans concert ensemble, les musiciens ont vieilli et n’ont plus la même fougue sur scène que durant leurs jeunes années.

Ceci est surtout visible sur Rob Halford qui a vieilli, grossi, qui se déplace peu (ou en marchant à petits pas) et dont la voix est moins impressionnante qu’avant.

Pour autant, le vieillissement est un phénomène inéluctable, un processus naturel que tout à chacun se doit d’accepter avec sagesse.

Aussi, la voix d’Halford possède suffisamment de réserves et subtilités pour me séduire encore sans avoir besoin de déchirer les cieux et le fait que le « Metal God » soit statique me gêne autant que de voir Pavarotti déclamer des chefs d’œuvres en restant parfaitement immobile.

Le concert en lui même présente une set list ahurissante et le moins qu’on puisse dire c’est que les fans japonais ont été pourris-gatés, ce qui ne va pas sans provoquer chez moi une certaine jalousie.

Après un alignement de classiques incontournables, la première surprise non jouée depuis longtemps (en tout cas avec Rob Halford sur scène) survient : « A touch of evil » est une divine surprise avec son riff puissant repris par la foule et son ambiance majestueuse de drame épique.

Les morceaux du dernier album font mouche comme « Judas rising » terriblement convainquant ou l’on voit Rob Halford chanter au dessus de flammes artificielles !

« Revolution » plus calme contient néanmoins un coté hymne très plaisant sur scène.

Arrivent ensuite deux merveilles que je considère comme souvent injustement « oubliées » sur scène comme « Hot rockin » chef d’œuvre au groove irrésistible que le public reprend en chœur, puis « I’m a rocker » hyper mélodique chanté à tue tête par le Budokan, quels connaisseurs ces Japonais, génial !

Et la fête continue, que dis je l’orgasme sonore !

« Diamonds and rusts » jouée de façon ralentie et émouvante est le seul petit vestige de la période Ripper Owens.

« Worth fighting for » elle aussi mélodique est un bonheur pour les oreilles et l’ame avant que « Deal with the devil » ne vienne faire à nouveau parler la poudre.

Que dire encore sur « Beyond the realm of death » ? Que c’est l’une des mes chansons préférées et que l’interprétation déchirante de Rob me donne des frissons dans le dos.

La pluie de classiques ne faiblit pas, je ne sais pas comment je vais finir le concert car c’est un festival, « Turbo lover » immortel et indémodable prépare « Hellrider » sans doute le meilleur morceau du dernier album, très puissant avec un refrain aussi fantastique qu’ irrésistible.

Suit un « Victim of changes » scintillant de mille feux, hors classe avec ses guitares qui s’enchevêtrent et copulent sauvagement dans un déluge de décibels avant le passage planant et atmosphérique que j’aime tant .. argh je suis déjà KO debout, une nouvelle fois vaincu par la magie du Priest.

« Exciter » morceau ultra speed que j’adore, introduit son cousin « Painkiller » tellement intense que Rob ne peut le jouer que les yeux fermés, arc bouté par terre.

Trois classiques pour terminer, qui eux me surprennent mois malgré leur terrible efficacité notamment le punch d’un « Hellbent for leather » pétaradant en diable.

En conclusion, même à plus de 50 ans, les musiciens de Judas Priest restent capable d’offrir un spectacle fabuleux.

La raison est simple, un inépuisable réservoir de merveilles sonores dans lequel le groupe peut puiser à l’infini pour surprendre et ne pas lasser son auditoire.

Meme en prenant encore de l’age et en voyant leur moyens encore plus amoindris, ils sont suffisamment intelligents pour adapter leur répertoire et en faire apparaître toutes les subtilités.

« Rising in the east » sorte de jubilé metal de Judas Priest, fait pour toutes ces raisons passer un incroyable moment de fête dans une ambiance chaude de fans nippons dévoués et connaisseurs.

Et si finalement vieillir pouvait présenter quelques divines surprises ?

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 19:50


En 2006, les musiciens de Judas Priest poursuivent la réédition des classiques de leur longue carrière en proposant un passage sur DVD de leur concert à Memphis (Etats Unis) lors du « Live Vengeance’82 » tour issu de l’album « Screaming for vengeance ».

Autant le dire d’entrée, le passage VHS-DVD n’a pas été sans dégâts et certaines traces noires assez disgracieuses provenant sans doute de l’altération de la bande magnétique viennent un peu polluer l’image aux extrémités.

Heureusement ce phénomène est relativement mineur et insignifiant.

En 1982, le spectacle proposé à Memphis est relativement sobre comparé à la grandiloquence des shows ultérieurs.

L’imagerie par contre est très heavy metal.

Rob Halford apparaît très musculeux, très mobile et en pleine forme physique.

Son accoutrement de cuir noir le moulant de la tête au pied le rend plus impressionnant et dominateur que jamais.

J’adore sa manière de pousser ses guitaristes pendant les solos, je trouve cela fantastique.

La set list en acier trempé est compacte, homogène, parfaite.

Il est vrai que cette période correspond pour le groupe à une orientation heavy metal sans concession.

Les titres de « Screaming for vengeance » passent merveilleusement bien l’épreuve de la scène, « Electric eye » s’avère être l’ouverture parfaite, « Riding on the wind » est étourdissant de maestria et de puissance, « Devil’s Child » une sorte d’extase cosmique avec son riff d’anthologie et ses multiples variations.

Les classiques sont également la, « The Ripper, » « Victim of Changes », « Breaking the law » , « Hellbent for leather » interprétés avec une force et une conviction hors norme.

Petit bonus génial « Desert plains » joué d’une façon accélérée et mordante, avec une hallucinante démonstration vocale de Rob au milieu.

Si vous voulez voir à quoi ressemblait Judas Priest à l’apogée de sa forme c’est ce DVD qu’il faut regarder.

En 1982 Judas Priest était en effet le plus grand groupe du monde et une force naturelle sur scène quasi insurpassable.

Aujourd’hui le groupe a comme tout le monde vieilli et ne possède plus l’ incroyable abattage physique de son age d’or.

Ce qui ne rend ce DVD que plus indispensable et ne me fait que regretter de ne pas avoir eu 20 ans à cette époque !

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 11:03


En 2003, peu après l’annonce de sa reformation avec Rob Halford, Judas Priest fait un très beau cadeau à ses fans en sortant le DVD intitulé « Electric Eye ».

Ce DVD présente en effet le concert de Dallas lors de la tournée « Fuel for life » issue de l’album « Turbo » déjà immortalisé sur le cd « Priest … live ! » en 1987 mais également toutes les vidéo-clips promotionnelles tournées par le groupe au cours de sa carrière ainsi que, en suprême bonus les (rares) apparitions télévisées de Judas Priest à la BBC anglaise lors des années 70.

Commençons par les vidéos donc, toujours agréable de voir son groupe favori utiliser le support visuel et on peut dire que Judas Priest fut l’un des pionniers du heavy metal en la matière.

Les vidéos sont souvent très kitch et amusantes en raison du peu de moyens de l’époque.

Ma préférée est sans nulle doute « Breaking the law »  sans doute le clip le plus drôle du monde, ou on voit les musiciens braquer une banque avec leurs guitares pour voler leur premier disque d’or, un flic séduit par la musique, et une décapotable fonçant à toute vitesse sur le périphérique anglais … quel plaisir sans limite et quelle crise de rire !

J’aime beaucoup également la vidéo de « Freewheel burning » avec son jeu vidéo d’arcade vintage et ses puissants jeux de lasers sur les avant bras cloutés de Rob.

« Hot rockin » très plaisante aussi montre le groupe dans une salle de gym, sous la douche ou au sauna, ce qui montre une certaine auto-dérision.

Les autres vidéos sont plus sages, celles de « Turbo » évoquent un univers futuriste à la Mad Max assez surprenant, notamment sur « Locked In » assez moyenne et « Turbo » plus réussie avec sa course poursuite contre une sorte de robot à tête de mort.

Arrivée à la fin des années 80, les vidéo se modernisent et le groupe opte pour un style plus sobre et sophistiqué comme sur « A touch of evil » sans doute la plus aboutie de toute la carrière du groupe.

Les passages télévisés de Judas Priest à l’émission « Top of the pops » de la BBC anglaise ne prêtent en revanche pas à rire, le groupe y apparaissant juvénile et déjà très talentueux, très à l’aise sur scène devant un public très sage et plus pop que hard rock.

J’ai une faiblesse pour les tous premiers extraits d’émissions de l’année 1975 ou le groupe habillé en hippie à cheveux longs interprète « Rocka Rolla » ainsi que « Dreamer deceiver/Deceiver ».

Il s’agit de véritables raretés d’une valeur inestimable.

Le concert de Dallas pour terminer.

Si j’avais été un peu critique et mitigé sur l’album audio « Priest … live ! » , le DVD m’a lui complètement séduit.

Le son a été remasteurisé, il est donc extrêmement puissant, fluide, sans faille et fait honneur aux morceaux du groupe.

Le concert est pharaonique, la salle immense, déchaînée.

On peut sourire devant le look de bellâtre adopté par le Judas Priest à l’époque, on peut aussi sourire devant le public plus féminin qu’à l’habitude mais la qualité intrinsèque du concert est phénoménale avec des effets spéciaux fantastiques et un groupe qui se livre à 110%.

Rob Halford apparaît alors dans une condition physique éblouissante, dansant, bougeant, sautant magnifiquement tandis que sa voix atteint un niveau de maîtrise hallucinant tout particulièrement sur les notes aiguës.

Certes la set list est plutôt axée sur « Turbo » mais en dehors d’un ou deux titres passables, tous les morceaux ressortent magnifiés de ce traitement.

En résumé, « Electric eye » est sans nul doute le meilleur DVD sorti par Judas Priest.

Il contient un programme de rêve, avec un concert américain « larger than life » parfait, ainsi que des raretés historiques absolument indispensables pour tout amateur de ce nom.

Un superbe objet donc à posséder et à conserver religieusement.

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 18:56


Sorti en 2001, le DVD « British steel » appartient à la collection Classic Albums, cette série de documentaires sur les albums pop ou rock ayant eu le plus d’influence dans l’histoire de la musique.

Judas Priest s’est donc vu gratifié de l’honneur d’un documentaire à propos de leur album le plus célèbre « British steel » enregistré  en 1980 au Parc de Tittenhurst ancienne demeure de John Lenon et de Yoko Ono ou le couple composa et enregistra le légendaire morceau « Imagine ».

Dans ce film le groupe revient donc plus de 20 ans après, sur la genèse de cet album devenu « historique ».

Ainsi Rob Halford alors séparé de Judas Priest livre ses commentaires et ses anecdotes de manière séparée du reste du groupe composé de Glenn Tipton, KK Downing et Ian Hill, Dave Holland le batteur originel ayant été écarté du film pour des raisons ayant sans doute trait à ses problèmes judiciaires.

Autre commentateur éclairé, Tom Allom, producteur dudit album et vieux complice de longue date du groupe.

Les analyses sur les morceaux, le son et les effets sont extrêmement intéressantes.

On décortique « Breaking the law » titre phare du disque, son coté universel, ses paroles sociales intemporelles.

Puis vient « United » clairement composé pour créer un hymne.

Au cours de cette analyse, Judas Priest va plus loin que la déjà intéressante explication de texte, les musiciens parlent également de leur passé, de leurs racines ouvrières dans la région des Midlands, de leur solidarité, de leur rage de s’en sortir, de faire leurs preuves et d’embrasser le monde.

D’ailleurs pour l’anecdote, le titre « British steel » outre son fort coté symbolique (nous sommes anglais, durs et affûtés comme des lames d’acier ) est également le nom d’une entreprise de métallurgie ou a travaillé Glenn Tipton.

Sur « Metal gods » Glenn et KK expliquent l’impact novateur qu’a eu le fait de jouer à deux guitares complémentaires pour renforcer le son et créer une musique plus agressive jamais entendue jusqu’alors.

Rob ajoute qu’il a été influencé par les vieux films de science fiction pour le thème choisi et créer une ambiance d’invasion de robots futuristes avant que le sujet original ne leur échappe et qu’ils soient eux même qualifiés de « Metal gods », titre apparemment pleinement assumé.

Les trucages de ces morceaux cultes sont aussi révélés, la plupart provenant d’idées géniales et de bricolage en tout genre étant donné le peu de moyens technologiques de l’époque.

« The rage » semble avoir les faveurs du groupe par son coté atypique, son intro de basse, son mélange audacieux de légère touches de reggae avec des riffs heavy metal.

Enfin on apprend que« Living after midnight » plus gros succès commercial du groupe fut déterminant pour leur percée aux Etats Unis.

Sans doute son coté simple et festif y est pour beaucoup.

Glenn analysera fort lucidement cette chanson comme « un titre d’été » très agréable à jouer contrairement à d’autres morceaux plus ambitieux mais procurant moins de plaisir.

Mine de rien le sorcier nous dévoile l’art de faire un tube … simple, direct et efficace.

En résumé un documentaire agréable et intelligent nous montrant que les musiciens de Judas Priest ont toujours beaucoup réfléchi sur leur musique et su exactement ou ils allaient.

Bien entendu, la musique bien que présente n’est pas toujours mise au premier plan.

Ce DVD instructif s’adressera je pense essentiellement aux passionnés de musique, mais également aux fans désirant aller un peu plus loin dans la réflexion que la simple dégustation d’une galette de dix à douze pistes packagée en produit fini par une maison de disque.

Enfin ce DVD m’ayant été offert jadis en cadeau de départ par des collègues particulièrement sympathiques, garde pour moi une valeur sentimentale assez marquée.

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 09:30


J’ai quelque peu hésité avant de chroniquer l’album live « Concert classics » de Judas Priest.

 

Je possédais en effet cet album depuis une dizaine d’années, je l’avais acheté chez un disquaire d’occasion dans le Sud de la France et comme il n’apparaissait pas dans la discographie officielle du groupe j’ai pensé alors à un enregistrement pirate.

 

Mais en 2007, Judas Priest l’a ressorti en version officielle et remasteurisée, ce qui m’a ôté quelques scrupules par rapport à la version originale.

 

« Concert classics » est l’enregistrement d’un concert de Judas Priest en 1980, date de la tournée américaine  du « British Steel » , album le plus connu du groupe.

 

Un rapide mot à propos de la pauvreté artistique de la pochette, un vulgaire copier/coller de la couverture du « British Steel ».

 

Assez ironiquement celle de la version initiale (pirate ?) était beaucoup plus vivante et réussie.

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce disque commence de manière inattendue,  alors qu’on pense à un « Metal Gods » en entrée, on entame par « Hellbent for Leather » morceau toujours très percutant mais que le groupe, placera systématiquement à la fin de ses shows par la suite.

 

D’entrée le son paraît bien étouffé, faiblard et ne restitue pas la puissance habituelle du groupe sur scène, on a ainsi l’impression que Judas Priest joue dans un petit club (ce qui est bien entendu faux ) mais cela n’enlève rien à la qualité intrinsèque des morceaux et à celle de leur interprétation.

 

Bel enchaînement avec le « Ripper » toujours une leçon de dramaturgie épique en moins de trois minutes.

 

« Running wild » qui passe derrière est aussi un excellent morceau mais son tempo rapide et nerveux pâtit quelque peu du manque de puissance du son.

 

La place de « Living after midnight » en début de concert, a aussi de quoi surprendre …

 

Le public est inexistant et on sent le groupe jouant presque seul, un peu perdu dans un gouffre de solitude.

 

Premier véritable morceau complexe et épique du concert, « Sinner » contraste avec les premiers morceaux joués avec sa structure a rallonge et ses multiples changements d’ambiances.

 

La réverbération sur les cris aigus d’Halford est saisissante.

 

Jusqu’alors mitigé, je commence à prendre réellement du plaisir sur « Beyond the realm of death » , perle noire que le coté intimiste du concert rend encore plus fragile, superbe, émouvante.

 

Première rareté du disque, « You dont have to be old to be wise » que je trouvais génial sur la version studio est un bonheur à entendre sur une scéne avec son riff fabuleux et la voix magique d’Halford.

 

Judas Priest fait intelligemment participer le public sur le refrain final et même si on ne l’entend pas beaucoup, l’ambiance de fête est fantastique.

 

Après ce live prend des allures de sans faute et d’Eden musical , avec « Grinder » terriblement puissant et menaçant avec son tempo saccadé et brutal, enchaîné d’un  « Victim of changes » de prêt de 8 minutes ou Rob semble quelques fois exceptionnellement se louper sur les aigus avant de tout emporter par son feeling à pleurer toutes les larmes de son corps dans la deuxième partie de ce titre éternel.

 

Deuxième rareté du disque, « Steeler » morceau très rapide et paroxysmique du « British Steel » est interprété de façon magistrale en live, c’est la fête !

 

Et la fête continue avec un version dantesque de « Genocide » rallongée d’un long passage instrumental ressemblant presque à une improvisation entre musiciens.

 

Avec ses 10 minutes de haute intensité et de symbiose musicale, « Genocide » est sans nul conteste LE morceau le plus incroyable de ce disque.

 

La fin de l’album plus classique est néanmoins excellente avec « Tyrant » puissant et efficace ainsi que « The green manalishi with the two pronged crown » toujours mythique.

 

En conclusion, « Concert classics » s’avère malgré une entrée en matière  un peu hésitante, un fantastique album live, avec une sélection parfaite de l’excellence musicale qu’avait atteint Judas Priest à l’époque.

 

De plus quelques raretés sympathiques figurant sur ce disque sont susceptibles d’aiguiser la curiosité des collectionneurs.

 

Toutefois la production quasi inexistante bien que conférant un coté intimiste (involontaire !) au disque, est  cependant assez indigne du standing d’un groupe comme Judas Priest et peut s’avérer un obstacle sérieux pour certains quand à  l’appreçiation de la musique.

 

Peut être la remasterisation aura t elle gommée ce phénomène assez rédhibitoire.

 

 

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 07:28


Les circonstances de la vie m’ont données envie de « changer de braquet » et de m’attaque à des ouvrages réputés difficiles mais qu’il me paraît indispensable d’avoir lu au moins une fois dans sa vie.

Finies donc les inhibitions, tel un prédateur mis peu à peu en confiance par ses prises successives je m’attaque à des proies de plus en plus grosses.

La «  Métaphysique » d’Aristote en fait assurément partie.

Si j’avais souffert sur la « Physique », cela a été encore pire sur la « Métaphysique » !

Déjà cet ouvrage est très volumineux, il contient 14 livres qui ne sont pas absolument tous certifiés avoir été écrit par Aristote lui même.

Il en résulte qu’il n’y a pas de plan général, pas toujours de liant entre les parties et qu’il est donc difficile de se repérer aisément dans le cheminement de la pensée du « Maître de ceux qui savent ».

A ces difficultés pratiques s’ajoutent des difficultés par rapport au sujet abordé, sans doute le plus fondamental qui soit.

Aussi ne vais je pas faire une analyse linéaire livre après livre, ceci serait aussi fastidieux qu’ inutile mais simplement livrer ce que j’ai retenu d'une premiére lecture.

L’objet de la « Métaphysique » est la recherche d’une science traitant de la recherche des principes, des causes ordonnant le monde mais également de l’étude des êtres « en tant qu’ils sont  êtres » c’est à dire par leur matière, forme, actes, entéléchie ou puissance.

Cette science qu’Aristote ne nommera jamais est donc un prolongement de la « Physique » qui étudie les substances en mouvement (au sens large du terme) .

Au cours de ses réflexions, Aristote reprend beaucoup les théories de ses prédécesseurs, bien entendu les Pré-Socratiques (Héraclite, Démocrite, Empédocle …) mais les deux principales écoles auxquelles il s’attaque sont celle de la théorie des nombres des Pythagoriciens et surtout celle des Idées de son ancien maître Platon.

Aussi me suis je aperçu que de ne pas bien posséder les rouages de ces deux dernières écoles était un handicap important dans la compréhension de la « Métaphysique » tant Aristote s’y réfère souvent.

Une partie importante du live tourne autour de la détermination de la science qui doit traiter des thèmes précédemment évoqués.

Aristote parvient à la conclusion que c’est à la philosophie de traiter ces questions car la philosophie est la science la plus élevée des sciences théoriques, compte tenu du fait qu’elle recherche les causes et principe premiers des choses en vue du bien de l’être.

La philosophie est donc la science se rapprochant le plus du divin.

Le livre cinq définit un grand nombre de concepts comme l’être, la substance, l’identité, la puissance, la qualité, la quantité ou le genre.

Aristote semble ainsi fourbir ses armes pour ses démonstrations futures.

Les questions centrales autour de l’être en substance prise sous le rapport de matière ou de forme,  de la puissance ou  de l’acte antérieur à celle ci m’ont le plus intéressées.

De manière très synthétique, on peut dire qu’Aristote décrie la théorie des Idées de Platon qui place les idées comme substances éternelles, universelles et  reflets du monde sensible.

La théorie d’Aristote est que tous les principes convergent vers un seul principe premier, éternel, séparé du monde des sensibles, immobile mais imprimant au monde un mouvement perpétuel.

Aristote identifie clairement ce principe au Dieu même si il ne croit pas à l’anthropomorphisme des fables mythologiques.

Finalement, la Métaphysique recherchant les principes premiers et l’étude de l’être en tant qu’individu, touche à la théologie.

A la lecture de cette conclusion on comprend pourquoi l’influence d’Aristote sera gigantesque sur les trois religions monothéistes.

En effet, la « Métaphysique » offre un terrain idéal pour le développement d’une justification philosophique à l’existence d’un dieu unique.

C’est donc au Moyen Age, qu’une nouvelle science, la Scolastique, tentera la réunification des thèses aristotéliciennes avec la religion.

Je savais que l’église chrétienne avait été influencée par Aristote par l’intermédiaire des travaux de Thomas d’Aquin mais j’ignorais que le Judaïsme  par les travaux de Maimonide ou l’Islam par ceux d’Averroès, avaient également subi cette influence.

Il est à noter cependant que contrairement à ceux de Maimonide, les travaux d’Averroès furent massivement rejetés par les autorités religieuses musulmanes.

Pour ces raisons on peut considérer la « Métaphysique » d’Aristote comme l’un des livres les plus importants ou influents de l’Histoire de l’homme, à égalité peut être avec le dernier bouquin de Ségolène Royal « Ma plus belle histoire c’est vous ».

Après avoir bien étudié ce philosophe, je dois admettre être toujours impressionné par l’étendue et la portée de ces travaux visant à atteindre une sorte de savoir total multi disciplinaire.

Certes, le style d’Aristote est souvent austère, professoral, difficile, peu littéraire (surtout comparé à  celui de Platon) mais je suis impressionné par sa rigueur scientifique et son coté « savant ».

J’aime cette approche de la vie intellectuelle, spéculative et méditative à qui il attribue la part de divinité de l’homme.

Les écrits d’Aristote ne traitent pas majoritairement de morale ou d’une philosophie pratique de l’existence, (même si l’ « Ethique à Nicomaque » s’en rapproche le plus), ils traitent de concepts plus absolus à mon sens.

Toutefois beaucoup de ses arguments reposent sur l’étude des astres qu’il imagine éternels.

Il ne pouvait savoir que l’astrophysique démontrerait plus tard que les astres comme les galaxies naissent et meurent et que à part peut être l’univers dans sa globalité plus rien n’est considéré comme éternel de nos jours.

Aussi me demande je parfois (un peu vainement ) ce qu’aurait écrit un tel esprit visionnaire si il avait été doté d’outils technologiques aussi affûtés que les nôtres.

Nul doute que son prodigieux sens de l’observation, son esprit curieux et son intelligence aiguë auraient amené l’Humanité encore plus en avant sur les chemins escarpés de la connaissance.

Je pense donc relire un jours plus tard la « Métaphysique » mais doté moi même d’outils intellectuels plus performants pour me hisser davantage au niveau du Maitre.

Malgré tout le voyage n’ a pas été sans bienfaits.

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 19:30


Sorti en 2006, « Rocky Balboa » se veut l’ultime et tardif hommage de Sylvester Stallone à son personnage fétiche qui lui rapporta 3 oscars et lança sa carrière cinématographique en 1976.
 

Qui en effet ne connaît pas ce film, cette musique et ce personnage mythiques ?

 

Il est curieux de constater que jamais Stallone ne fut vraiment capable de faire mieux que son premier film, car si le premier « Rambo » présente des qualités, sa carrière ne fut ensuite qu’une longue série de films d’actions plutôt caricaturaux et basiques avec même dans les années 80 un assez détestable fond de propagande anti communiste.

 

Alors avec une carrière au point mort, à 60 ans Stallone décide de renouer avec son personnage culte.

 

Le ton plutôt intimiste du film surprend, l’atmosphère est  en effet très mélancolique et nostalgique.

 

Boxeur retraité, Rocky a perdu sa femme (Adrienne) il y a 3 ans et a du mal à s’en remettre.

 

Pour survivre il a ouvert un restaurant italien et raconte ses anciens exploits à ses clients.

 

Ses relations avec son fils sont très distantes.

 

Vieille gloire des années 80, Rocky paraît un peu dépassé par un monde nouveau, plus rapide, aseptisé et moins humain alors il se réfugie dans ses souvenirs et vit dans le passé de son quartier de Philadelphie avec son éternel beau-frère râleur  Paulie (Burt Young) ou Marie, jeune mère célibataire que Rocky tente de prendre sous son aile.

 

Pourtant l’envie de reboxer pour oublier son chagrin le titille et il fait une demande de licence.

 

En parallèle le monde de la boxe poids lourd outrageusement dominé par un jeune champion noir du nom de Mason Dixon, doué mais peu charismatique, étouffe.

 

Un jour au moyen d’un logiciel, les experts de la boxe simulent un combat entre Balboa et Dixon et ce combat donne le jeune champion perdant.

 

Ses promoteurs ont alors l’idée d’organiser à Las Vegas un match exhibition contre Balboa pour faire remonter la cote de leur poulain.

 

Rocky voit dans cette opportunité une occasion de guérir de son mal et enclenche la traditionnelle séquence de préparation physique avant le match.

 

Encensé par les critiques pour son coté émotionnel, « Rocky Balboa » ne m’a cependant pas autant bouleversé qu’un film comme « The Wrestler » qui me semble aller encore plus loin dans le désespoir et l'émotion.

 

Le ressort de la simulation logicielle me paraît peu crédible, quand au corps de Stallone, il est effrayant, flasque, quasi difforme et néanmoins bouffi d’anabolisants.

 

J’aurais plus apprécié un film complètement intimiste centré sur la douleur d’un homme en deuil, sur les difficultés des relations pére-fils mais sans le match de boxe et les vains efforts physiques pour tenter de retrouver une jeunesse perdue à jamais, la j’aurais trouvé  que Stallone serait allé au bout de son œuvre.

 

Néanmoins contrairement aux autres films de Stallone ou il incarne des brutes impitoyables mono expressives « Rocky Balboa » contient toujours un capital sympathie incommensurable.

 

Rocky avec son air de chien battu, c’est le looser sympathique au cœur d’or, si proche de nous et tellement humain ,qui finalement à force de courage et d’espérance parvient au sommet en une vibrante incarnation du rêve américain.

 

Contre un tel mythe il sera toujours impossible de lutter.

 

Le film vaut cependant le coup d’œil, tout en espérant que Stallone soit assez raisonnable pour s’arrêter la et ne pas gâcher ce  joli baroud d’honneur.

 

Je conseillerai également « Copland »  excellent film méconnu ou un Stallone en sheriff malentendant et gras du bide se montre fantastique face à  De Niro, chef d’une police corrompue.

 

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 22:02


Vous y connaissez quelque chose, vous en paléoanthropologie ?

Bien moi pas plus que cela et pourtant nous devrions tous nous sentir concernés puisque cette science complexe mixant archéologie, médecine, biologie et physique s’intéresse à l’évolution de l’homme au cours de son histoire.

De plus, la France compte parmi elle un de ses plus éminents représentants au niveau mondial en la personne d’Yves Coppens, chercheur au CNRS et membre du collège de France.

Coppens a publié bon nombre d’ouvrages de vulgarisation dont « L’histoire de l’homme » qui regroupe en réalité les cours qu’il donna entre 1985 et 2003 au collège de France.

Bien, autant le dire tout de suite, cet ouvrage dit de vulgarisation est en réalité très ardu à aborder pour le néophyte et s’adresse plutôt à des gens (étudiants ?) ayant un certain nombre de prérequis nécessaires à sa pleine compréhension.

Néanmoins on découvre tout de même les théories de Coppens en matière d’études de l’évolution de l’homme, théories qui se sont en réalité grandement imposées au niveau mondial.

Le livre traite tout d’abord des origines, situées à plusieurs millions d’années … la théorie de l’évolution produit l’apparition des petits mammifères plus résistants aux variations climatiques  avant  l’apparition de la lignée des Hominines (grands singes ) qui elle même se découpe entre familles de Primates (Gorilles, Orangs-outans, Chimpanzés) et des Hominidés (Australopithèques et Hommes).

L’australopithèque apparu il y a 4 millions d’années bien que non affilié à l’homme comporte déjà un certain nombre de caractéristiques physiologiques proches de l’espèce humaine notamment le fait d’être un bipède omnivore.

Coppens affirme plusieurs fois l’origine africaine indéniable des premiers hommes caractérisés par un ensemble complexe de critères comme la taille des jambes, du bassin (bipèdes) , la forme des mains (présence d’un pouce ) , du crane (traduisant développement du cerveau) ou de la dentition (traduisant une alimentation omnivore).

La grande théorie de Coppens appelée « East Side Story » est celle d’un événement tectonique il y a 17 millions d’années autour de la Rift Valley avec le choc des plaques Africaine et Eurasiatique

Ce choc va engendrer d’intenses transformations dans l’habitat de cette région, initialement tropicale et humide.

A l’ouest la foret va subsister tandis qu’à l’est elle va disparaître.

Ainsi les grand singes vont rester à l’ouest tandis que les ancêtres des  australopithèques et d’autres espèces bipèdes plus mobiles vont aller vers l’est.

Soumis au rythme des saisons et à d’intenses variations climatiques ces espèces vont devoir s’adapter et évoluer …

Elles vont continuer à se redresser, développer leur motricité sur les pattes arrières, la nourriture plus variée qu’elles vont trouver va conduire à une évolution de leur dentition, leur cerveau va aussi croître pour s’adapter à ce nouveau mode de vie.

Il y a 2,5 millions d’années a lieu la migration vers l’Eurasie des homo erectus d’Afrique.

Il y en aura plusieurs allant jusqu’en –30 000.

La théorie de Coppens est que piégés par des glaciers, les homos erectus vont subir une dérive génétique et se détacher de leur origine africaine pour donner en –100 000 les hommes de néandertal ancêtres des homo sapiens.

Au final on retrouve donc un condensé des théories dominantes à l’heure actuelle dans le domaine de l’évolution de l’homme :

Le darwinisme des espèces soumises à des conditions environnementales changeantes aboutissant à une sélection par l’adaptation au nouveau milieu.

L’origine africaine de l’humanité puis d’un peuplement des autres continents par migrations successives avec en dernier lieu le peuplement des Amériques puis des îles comme Madagascar ou l’Australie.

L’affirmation basée sur la proximité génétique et morphologique d’un lien de cousinage étroit entre l’homme et le singe, tout particulièrement le chimpanzé.

Cette dernière affirmation a je pense de quoi hérisser les religions qui pensent toujours que Dieu a crée l’homme à son image et donc que l’origine de l’homme serait de source divine.

Le livre insiste également sur les erreurs commises au fil des siècles, notamment fruit de préjugés refusant de considérer l’homme de néandertal au faciès grossier comme un ancêtre des hommes modernes dit « évolués ».

Bien entendu la paléoanthropologie n’est pas une science exacte et les recherches dans ce domaine continuent au fil des découvertes.

Ainsi au cours de ces dernières années certaines théories de Coppens ont été partiellement remises en cause.

En conclusion « L’histoire de l’homme » est un ouvrage scientifique plutôt dense dont l’aspect vulgarisateur pourrait être à mon sens plus développé, par exemple en rappelant en annexe les grandes période étudiées, les échelles de temps d’apparition et de disparition des espèces ainsi qu’en incluant un lexique des termes latins, extrêmement complexes à décrypter pour le non initié.

 

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