Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 22:48


Les déplacements professionnels peuvent être à mon sens formidables lorsque vous voyagez avec un livre qui vous captive.
Cela a été mon cas récemment avec "Le club du suicide".

Voyager avec Stevenson est un peu pour moi comme prendre des leçons de natation avec Michael Phelps tant cet écrivain me subjugue. 

Le grand public le connaît surtout par ses romans d’aventure dont l’impérissable chef d’œuvre «  Ile au Trésor » (non ce n’est pas un livre tiré du téléfilm ou on voit Gérard Jugnot en « effrayant » pirate ) mais le génie de cet écrivain est en réalité universel et capable de s’exprimer dans plusieurs genres.

« Le club du suicide » appartient donc à la veine « non exotique » de Stevenson.

Il n’en est pas moins passionnant, s’inscrivant dans une thématique plus sombre flirtant avec l’étrange.

D’entrée le titre m’a accroché et ce malgré une couverture il faut bien le dire franchement minable en regard de la qualité de l’ouvrage

(A cela Folio pourrait répondre que les 2 euros que j’ai payés pour ce livre de poche justifient la platitude de la présentation. )

A mes yeux toute la force du roman repose sur l’idée de départ.

A Londres au XIX ieme siècle existe une société secrète, un club privé réunissant chaque soir des membres las de l’existence dont le but est de mourir mais qui n’ont pas assez de courage pour mettre leur projet à exécution.

Le président de ce club du suicide est le seul à ne pas mettre sa vie en jeu.

Il demande 40 livres d’adhésion et exploite en quelque sorte le détresse humaine de gens soit criblés de dettes, soit malades, soit déshonorés ou en passe de l’être soit sous le coup d’un désespoir amoureux

Le principe est simple, un jeu de cartes, celui qui tire l’as de pique mourra le soir même, celui qui tire l’as de trèfle sera l’exécuteur.

Les personnages principaux sont le Prince de Bohème et son fidèle écuyer le colonel Géraldine.

Le Prince est un aristocrate excentrique en permanence en recherche d’aventures extraordinaires.

Ces personnages hors nomes, assez décalés et peu réalistes sont pour moi de complets aventuriers, à l’instar des Phileas Fogg et Passe Partout voir des Sherlock Holmes et Watson pour le coté plus british.

Leur quête les méne à entrer en contact avec ce club et à y pénétrer en se faisant passer pour des candidats au suicide.

Le Prince et son écuyer découvrent donc les terrifiantes pratiques de ces jeux morbides.

Désigné pour mourir le deuxième soir, le Prince est sauvé par ses serviteurs et décide d’arrêter les agissements de ce club.

Il rembourse les dettes des malheureux et décide en parfait gentilhomme que le président doit mourir en duel honorable, tué par le jeune frère de Géraldine.

Il reporte ce duel le temps de trouver le frère et laisse partir le président en disposant deux espions pour surveiller ces faits et gestes.

Mais les président est habile, retors et échappe à ses gardiens.

La deuxième partie du roman, se présente en apparence complètement dé corrélée de la première avec l’apparition de Saratoga, jeune américain vivant à Paris victime d’un inquiétant coup monté visant à le faire accuser d’un crime qu’il n’a pas commis en déposant le corps d’un homme dans sa chambre.

Puis les fils se relient entre eux, on découvre que le corps en question est celui du frère de Géraldine, qu’il a été exécuté par le président du club du Suicide pour échapper au duel.

Victime innocente, bouc émissaire promis au sacrifice, Saratoga sera soutenu par le Prince qui lui permettra de ce débarrasser du corps en le transportant dans une malle jusqu’en Angleterre.

Dernière partie de ce livre à l’intrigue surprenante, l’affrontement final entre le prince et le président du club constitue peut être la partie la moins intéressante du roman.

Roman sans doute mineur  de Stevenson, « Le club du suicide » constitue néanmoins un délicieux divertissement reposant sur les surprises que nous distille savamment l’écrivain dans une atmosphère d’aventure et de mystère.

On pourra certes objecter quelques invraisemblances dans les liaisons des parties constitutives entre elles mais celles ci sont pour moi balayées par la richesse, la beauté de la langue et par la force émotionnelle de la première partie relatant le processus de ce jeu de la mort.

Stevenson dans un registre ou il m’était peu connu, parvient à me surprendre et à me séduire encore une fois.

La marque d’un immense écrivain parfaitement maître de son art.

 

Repost 0
Published by Seth - dans Aventure
commenter cet article
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 21:12


Changement de décor avec un classique de la littérature américaine «  L’attrape-cœur » de J.D Salinger.

Autant le dire tout de suite ce livre ne fait pas partie de ceux que j’aurais lu en suivant mes envies, je l’ai donc plutôt considéré comme un passage obligé.

Salinger, ce nom me disait quelques chose, je connaissais en effet une chanson d’Indochine « Des fleurs pour Salinger » qui lui était consacrée.

L’élément déclencheur fut de voir un jour sur un plateau de télévision Frédéric Beigbeider clamer avec une force convaincante son amour pour cet écrivain avant de décrire comment il était allé aux Etats-Unis pour tenter d’être le premier à l’interviewer depuis plus de quarante ans.

Cet écrivain vivant en effet en reclus depuis les années 60 a su créer un mythe nimbé de mystère autour des sa personne.

« L’attrape-cœur » traite d’un état universel : l’adolescence, passage charnière délicat entre l’enfance et l’age adulte.

Le héros, Holden Caulfield, est un jeune homme de 17 ans de la bourgeoisie New Yorkaise, qui à la suite de son renvoi d’un collège huppé dans le quel il était pensionnaire va entamer une errance de plusieurs jours dans l’attente de son retour chez ses parents.

Dans un premier temps ce qui frappe dans ce roman c’est la langue utilisée.

Salinger écrit de la manière dont parlerait un adolescent.

Le style est donc peu sophistiqué, impétueux, rageur et émaillé d’expressions récurrentes comme « ça m’a tué » .

J’ai toute de suite senti que « L’attrape-cœur » était un roman quasi autobiographique.

Les détails étaient trop précis et avaient trop de réalisme pour être totalement inventés.

Holden est un adolescent qui a grandi trop vite, il est très mal dans sa peau, n’a aucun goût pour les études (il a déjà été renvoyé de plusieurs établissements ), il est complexé par son physique trop maigre et n’arrive pas à se fondre dans les us et coutumes de la vie d’un pensionnat pour enfants de riches.

Il fait un complexe par rapport aux joueurs de football, dont les corps musclés et la popularité leur assurent un succès important parmi les jeunes filles.

Après son renvoi, Holden loue une chambre dans un hôtel minable à New York et découvre la vie nocturne, animée et glauque des boites de la ville la plus agitée du monde.

Volonté de s’affirmer par l’alcool et la danse, de vivre sa première expérience sexuelle, d’avoir des fréquentations valorisantes intellectuellement ou physiquement se mêlent aux craintes et doutes d’un adolescent déboussolé et peu sur de lui confronté à un monde dont il ne maîtrise pas tout les codes.

Salinger décrit donc les expériences de ce jeune homme ballotté par la vie dans une ville trop grande pour lui.

J’ai noté une haine farouche du cinéma et des acteurs, dont Holden dénonce de manière épidermique la renommée boursouflée.

On peut donc déjà y déceler le dégoût de Salinger pour les honneurs et l’exposition médiatique.

En réalité je partage en partie ce point de vue, trouvant que le cinéma et les acteurs sont adulés de manière démesurée comme par exemple lors l’insupportable cirque médiatique annuel du festival de Cannes et j’ai toujours été frappé du fait que 80 à 90% des acteurs n’avaient rien à dire en dehors des banalités promotionnelles d’usage.

Dans ce ténébreux et chaotique apprentissage  de la vie perce cependant une lueur d’amour : Phoebe dit la « Mome Phoebe » , la petite sœur de Holden qu’il chérit plus que tout.

Les passages traduisant leur relation quasi fusionnelle sont des instants de pure grâce et constituent les meilleurs moments du livre avec une émotion qui vous noue la gorge et embue vos yeux.

Celui ou la petite veut accompagner son frère qui lui annonce qu’il va fuguer et s’enfuir pour vivre dans le Maine est bouleversant.

Phoebe incarne donc l’innocence et la pureté de l’enfance dans laquelle Holden trouve refuge pour se protéger du monde corrompu, faux, sale et dégoûtant des adultes.

Au final les choses rentrent pourtant dans l’ordre.

Mon sentiment sur ce livre est mitigé.

A l’origine (ni même à la conclusion ! ) je ne me sens pas concerné ni touché par les déboires d’un jeune américain fils de bonne famille.

Je trouve qu’il y a beaucoup de sujets plus forts et intéressants.

Néanmoins je reconnais que ce roman est réussi, subtil, riche, avec un style particulier qui m’a touché mais uniquement par intermittence.

Ce livre est aussi une réflexion sur la connaissance et l’éducation.

En effet, on sent Holden mu par une envie larvée de connaissance mais que les professeurs ne parviennent pas à suffisamment stimuler pour éclore.

Mais je crois que ce type de situation n’a rien d’exceptionnel et a été vécue par  la majeure partie des étudiants.

En effet pour un professeur captivant, combien vous dégoûteront  à vie de leur matière ?

« L’attrape-cœur » n’est donc pas un roman culte pour moi et je me dis que sans l’attitude enigimatique de Salinger, son aura aurait été sans doute atténuée, restant au niveau de sa source : celle d’un bon roman.

 

Repost 0
28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 20:08


J’ai longtemps nourri un complexe à l’égard des ouvrages philosophiques.

Je pensais que je n’avais pas la formation pour les comprendre et qu’ils étaient de ce fait hors de ma portée.

Alors j’y suis allé pas à pas, commençant par lire des ouvrages résumant et commentant les œuvres majeures, pour me familiariser avec ce monde et jauger mes capacités avant d’envisager un choc frontal.

Ce travail préliminaire ayant été fait avec les principaux courants de philosophie grecque, je me suis donc attaqué à l'« Ethique à Nicomaque » d’Aristote.

En commençant ce livre on se sent un peu dans la peau d’un alpiniste amateur s’entraînant à Fontainebleau le week end qui décide un jour de s’attaquer au Mont Blanc ou à un des sommets de l’Himalaya tant cet ouvrage fait figure de référence historique incontournable.

On se demande si on aura assez de souffle, si ses forces ne nous trahiront pas à la première montée et si on ne dévissera pas avant d’arriver au sommet.

Je n’ai donc pas la prétention de brosser une analyse parfaite d’un livre de ce niveau, mais simplement d’exprimer mes impressions par rapport à cette confrontation, sachant qu’à mes yeux une oeuvre pareille ne peut s’assimiler d’une traite et nécessite d’être lue et relue plusieurs fois dans une vie pour en saisir toute les nuances et les richesses.

Dans l’« Ethique à Nicomaque », Aristote s’interroge sur le sens de la vie.

L’ouvrage contient 11 livres (ou parties) .

Ce qui frappe c’est la remarquable construction logique de cette entreprise.

Le style d’Aristote n’est certes pas des plus plaisants à lire, il est plutôt froid et professoral surtout quand on le compare à certaines envolées littéraires de Platon.

La raison peut être la suivante : les seuls ouvrages d’Aristote qui  nous sont parvenus sont des notes des cours qu’il dispensait dans son académie le Lycée.

Pourtant Cicéron parle de « fleuve d’or» en évoquant son écriture ce qui laisse à penser que la partie la plus littéraire de son œuvre a été perdue sans doute à jamais.

Toujours est il que l’« Ethique à Nicomaque » se présente comme une gigantesque machine logique, cohérente et d’une puissance inouïe.

Aristote commence par définir ce qui est pour lui le Bien suprême, c’est à dire le but ultime de la vie.

Il démontre que c’est le Bonheur.

Pour lui le moyen d’arriver à atteindre le bonheur est la pratique de ou plutôt des vertus.

Cependant il nuance ce point de vue en ajoutant que l’accession au bonheur sera facilitée si on dispose d’une niveau suffisant de santé, de richesse et de fortune.

Et si par malheur il ne dispose pas de ces biens l’homme vertueux ne sera cependant pas abattu et tirera le meilleur de ce que la Nature lui a donnée.

C’est par exemple une différence avec le Stoïcisme qui lui prône une indifférence totale à ces paramètres indépendants de nous.

Aristote distingue les vertus morales et les vertus intellectuelles.

Dans les vertus morales il range et analyse le courage, la tempérance, la générosité, la magnificence, la magnanimité, l’honneur, l’ambition, la douceur, l’amabilité, la franchise, l’enjouement, la pudeur.

Rapidement se dessine la notion d’équilibre à atteindre pour chaque homme entre l’excès de ou le défaut de vertu.

Ainsi si le courage est une vertu son défaut (la lâcheté) ou son excès (la témérité) peuvent en faire un vice.

L’équilibre est donc ce qu’il faut chercher à atteindre.

Cet équilibre dépend de la nature de chaque homme mais peut également être atteint par l’éducation ou l’enseignement.

La justice considérée comme une vertu morale particulière fait l’objet d’un livre entier, le livre V.

Son analyse est d’une acuité et d’une finesse exceptionnelle, surtout quand on pense que c’est un homme du IViéme avant JC qui a écrit cela.

Les notions d’équité dans son principe et de proportionnalité dans son action correctrice apparaissent comme cruciales.

Les injustices commises par passion, ignorance ou folie sont considérés avec plus d’indulgence que celles commises après une décision réfléchie.

Les vertus intellectuelles sont analysées dans le livre VI, on y dénombre la science, l’intelligence, le savoir faire technique, la sagesse, la sagacité, .

Pour Aristote la sagacité permet d’exercer les vertus morales tandis que la sagesse permet d’exercer les vertus intellectuelles.

Le livre VIII traite du plaisir, notion fondamentale qui sera source de biens des débats avec les Epicuriens.

Aristote ne place pas le plaisir comme souverain bien mais comme un bien auxiliaire venant parachever une action juste.

Chose étonnante, l’amitié fait l’objet d’un livre complet, preuve qu’elle est très importante pour le philosophe.

J’ai adoré ce  livre dans lequel Aristote se fait plus humain, délaissant la froideur de son implacable machine logique pour s’intéresser à un sujet plus chaleureux.

Pour Aristote, on est toujours amis par agrément, mais le but de cet agrément peut varier.

Ainsi les amitiés par intérêt ou plaisir ont souvent une durée limitée, celles construites autour d’un agrément vertueux  durent plus longtemps car elles ne reposent pas sur un paramétre sujet à variation.

Aristote insiste sur la difficulté de trouver des amis vertueux et sur le fait que leur nombre ne peut être que limité.

Il dit aussi qu’une vraie amitié est rare, met du temps à s’acquérir et doit s’entretenir par des actes.

Lorsqu’un ami change, (basculant dans le vice par exemple) et qu’on ne trouve plus d’agrément à ses cotés, il vaut mieux rompre pour le philosophe mais conserver toujours un respect pour cette personne du fait des anciennes relations.

L’amitié vertueuse chez les puissants peut difficilement exister, car elle se nourrit d’intérêts.

Aristote traite l’amour comme un cas particulier de l’amitié.

On construit des familles pour se reproduire mais aussi pour se ménager tout ce qui est utile à l’existence, l’homme et la femme jouant des rôles complémentaires.

Mais il ne s’y attarde pas plus que cela, on sent bien que cette question n’est pas très importante pour lui …et je pense qu’il a raison.

Ce qui me donne l’occasion de fustiger la place déraisonnable qu’a prise l’amour dans nos sociétés.

Non aimer n’est pas plus fort que tout comme le chantait la philosophe australienne Tina Arena.

Le dernier livre est la conclusion de cette démonstration magistrale.

Elle constitue à mes yeux l’apothéose, la révélation ultime.

Le Bonheur sera atteint par l’exercice des vertus.

La sagacité permettra d’exercer les vertus morales.

Cet exercice permettra d’atteindre le bonheur mais un bonheur de niveau humain donc secondaire.

En effet la sagesse  permettra d’exercer les vertus intellectuelles qui elles sont d’origine divine et donc supérieures aux vertus humaines.

C’est la qu’Aristote prend donc toute sa force à mes yeux.

Pour Aristote la particularité de l’homme par rapport aux animaux est sa capacité d’intelligence.

Celle ci le distingue des animaux et le rapproche des Dieux.

En exerçant sans cesse ce dont ce pour quoi il a été crée l’homme accède donc à un niveau supérieur le rapprochant du divin.

Le résultat est de cette pratique sera le bonheur accompagné de plaisir.

La fin de l’ouvrage est passionnante.

Aristote réfléchit à la manière d’amener le plus grand nombre sur la voie de la vertu.

Le moyen des lois lui apparaît tout d’abord le plus radical mais il constate que les Cités ne se préoccupent pas de ces questions.

Il réfute également le droit légitime aux politiciens et aux sophistes  d’enseigner la vertu.

Il reste donc le moyen individuel et privé passant par les habitudes et donc par l’éducation.

Cette éducation permettant de façonner les individus pour les rendre réceptifs à la vertu.

Mais comment trouver la meilleure éducation à dispenser  ? 

Une solution peut être d’étudier toutes les lois et les constitutions existantes pour avec son expérience personnelle en tirer le meilleur.

L’ouvrage se termine ainsi en posant l’introduction aux « Politiques » l’autre grand ouvrage du Maître Grec.

En conclusion « l’Ethique à Nicomaque » est un livre qui peut paraître tout d’abord plutôt ardu et qui demande une attention soutenue pour ne pas se perdre en route.

L’énumération un peu scolaire des vertus et des vices peut paraître parfois ennuyeuse mais lorsqu’on arrive à la dernière partie, on comprend toute la cohérence et la puissance de l’ensemble.

On se trouve donc emporté comme un morceau de bois par un puissant fleuve de montagne , avec une seule envie : tout relire pour comprendre toutes les innombrables finesses et subtilités.

Le surnom d’Aristote est « le bâtisseur » , je trouve que cela lui va fort bien tant il a posé les bases de réflexions pour les millénaires à venir.

Certes l’ampleur des disciplines couvertes par son œuvre contribue fortement à sa grandeur, mais autant que  la quantité c’est la qualité des raisonnements qui est étourdissante.

Je partage tout à fait la conclusion du livre, à savoir un goût pour l’activité intellectuelle qui nous élève mais même sans partager ce point de vue  l’« Ethique à Nicomaque » constitue un ouvrage incontournable pour qui se pose des questions de fond sur la nature des choses traitant à la vie humaine.

En ces temps un peu troubles ou le système financier mondial s’écroule sur lui même faute d’éthique, j’avoue que la lecture de  l’« Ethique à Nicomaque » constitue une lecture des plus nécessaires.

Je pense tout à fait sincèrement que les théories d’un génie comme Aristote seraient capable de changer le monde en le rendant meilleur mais comme lui même le dit si modestement « les arguments sont insuffisants pour changer le plus grand nombre ».

Restent l’éducation et les habitudes …encore faut il avoir la volonté de les mettre en application.

Pour ma part entre recherche d’équilibre et activités intellectuelles j’essaie de m’y atteler en suivant à mon modeste niveau les traces du Maître.

Et vous, quand commencez vous ?
Ethiquement votre

Repost 0
Published by Seth - dans Philosophie
commenter cet article
21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 21:44

faucheur.jpg
Je suis quelqu’un qui aime les variations, retour donc vers la Science Fiction avec « le Faucheur » de David Gunn.

Le choix de cet ouvrage m’a été dicté par une impulsion, j’ai en effet été impressionné par la couverture morbide et le résumé au dos qui promettait un livre sans concession.

« Le Faucheur » raconte les péripéties d’un homme du nom de Sven Tveskoeg, légionnaire rebelle évoluant dans un futur indéterminé.

Dans ce monde se déroule une guerre entre deux factions, les Exaltés et les Octoviens à laquelle appartient Sven.

Les Exaltés semblent être dirigés par des machines complexes répondant au nom d’Exarches.

Les Exarches utilisent en plus de leurs troupes régulières, des humains génétiquement modifiés disposant de capacités surhumaines : les Casques d’Argent dont la puissance est proportionnelle au nombre de tresses poussant sur leur tête.

En face on ne sait rien si ce n’est qu’un empereur  Exarche renégat Octo V, dispose d’une troupe d’élite répondant au nom de Faucheurs pour combattre aux cotés des soldats classiques et auxiliaires.

Au sein de l’univers, ces deux factions ne sont pourtant pas majoritaires, en effet au dessus d’elle règne une force majoritaire et dominante U/Libre qui observe le conflit en toute neutralité.

Rien ne nous est donné sur l’origine de cette lutte mais les explications ne semblent pas être  le point fort de ce premier roman.

Sven est une sorte de super soldat, il n’est pas tout à fait humain, dispose d’un pouvoir auto guérisseur lui permettant de survivre à d’atroces blessures et l’un de ses bras a été remplacé par une prothèse métallique.

La première partie du livre se déroule dans un monde désertique et brûlant ou Sven rencontre des monstres effrayants répondant au nom de Ferox avec lesquels il parvient à communiquer par un mystérieux processus télépathique.

Suite à ses facultés de combattant Sven est recruté par les Faucheurs et se voit envoyé à la guerre sur la planète Farllight

Les Faucheurs lui incorporent un être symbiotique, un kip, qui lui permet de communiquer par télépathie avec sa hiérarchie.

Mais Sven  supporte mal ce corps étranger et le maîtrise mal.

Une fois sur Farllight le roman s’oriente vers un long récit guerrier un peu assommant de testostérone.

Au final, Sven s’illustre brillamment dans cette guerre et parvient à infliger de lourdes pertes aux Exaltés : il élimine deux Exarches et deux Casques d’Argent un général et sa sœur.

Le livre se termine sur un coup de théâtre laissant augurer une suite.

Je n’ai pas apprécié « le Faucheur » .

Certes, il y a la une séduisante idée d’avoir voulu créer un space opéra, une grande aventure épique avec grand nombre de personnages et des séjours successifs sur plusieurs planètes.

Il y a aussi de bonnes idées comme le passage dans la tribu des Ferox, leur rôle pour l’instant très mystérieux dans ce conflit et le SIG Diablo, le pistolet intelligent de Sven, doté de parole et de réactions quasi humaines le plus souvent extrêmement amusantes.

Mais j’ai été gêné par le style d’écriture et le manque de complexité des personnages.

Apparemment David Gunn est un militaire, cela se sent dans son écriture.

Son style est brutal et peu recherché.

On sent chez lui un intense plaisir à décrire le monde militaire, sa hiérarchie et son mode opératoire.

On pourrait aussi parler de jouissance primaire à décrire de sanglants combats.

Le héros est une brute ultra virile, une machine à tuer invincible ne s’embarrassant pas de réflexions métaphysiques ou de sentiments très profonds.

Je n’apprécie pas ce type de personnages trop caricaturaux à la psychologie sommaire.

J’ai plusieurs fois pensé à Vin Diesel et aux chroniques de Riddick que je trouvais néanmoins plus abouties avec un aspect religieux plus intéressant.

Ces défauts de style ont nuit à mon plaisir et ne me donneront pas envie de poursuivre le cycle entamé.

Repost 0
17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 19:57


Voila série achevée avec la lecture du dernier tome de la suite romanesque de Max Gallo sur les Romains :
"Constantin le Grand, l'Empire du Christ".

Nous sommes avec ce dernier tome dans la conclusion d'une ère, avec l'émergence quasi définitive du Christianisme comme religion d'état adoptée par l'Empire Romain.

Constantin I er qui fut le premier empereur à se convertir au christianisme est donc sans nul doute l'un des empereurs les plus importants de l'Histoire.

Dans le livre Max Gallo réutilise le mode narratif avec le témoin des événements parlant à la première personne du singulier.

Il s'agit ici de Denys l'Ancien, chrétien proche de Constantin qui va intriguer pour le pousser vers la religion chrétienne.

Après la mort de Marc Aurèle et de Septime Sévère, est venu le règne de Dioclétien en 284 ap JC.

Cet empereur va instaurer un régime extrêmement complexe, nommant un autre empereur pour gouverner en Occident (Maximien) et tandis que lui régnerait sur l'Orient.

Ces deux empereurs auront deux césars pour les seconder, Galére en Orient et Constance Ier Chlore en Occident.

Ce système appelé la tétrarchie divise le pouvoir et est déjà pour moi un aveu de faiblesse.

Dioclétien instaure le culte d'un nouveau dieu Soleil (Sol Invictus ) appartenant à la mythologie romaine mais supplantant tous les autres dieux traditionnels.

Dioclétien sera connu comme le plus grand persécuteur des Chrétiens en organisant de terribles massacres pour endiguer la montée des conversions, cette période étant appelée la Grande Persécution.

Pourtant en Gaule, Constance Ier Chlore est le seul césar à ne pas martyriser les Chrétiens alors qu'aux quatre coins de l'Empire ceux ci sont mis au supplice.

Son fils Constantin Ier retenu en otage par Maximien en gage de sa fidélité montre quand à lui d'exceptionnelles qualités au combat, se taillant une réputation de brave en terrassant bêtes fauves et gladiateur que Dioclétien place vicieusement sur sa route.

Pourtant , fait rare dans l'Histoire Romaine, après 20 ans de règne Dioclétien abdique en 305 se retirant dans son palais.

Après lui les esprits s'échauffent et la guerre civile pour l'Empire éclate entre ses successeurs.

A la mort de son père en Bretagne, Constantin est proclamé César par ses troupes.

Il s'illustre lors de brillantes campagnes militaires contre les Barbares du Rhin.

Il reçoit  le surnom de « Vainqueur Perpétuel » .

Constantin à l'ame d'un chef mais il comprend également tout l'avantage qu'il peut tirer des Chrétiens.

En effet ceux ci sont déjà très nombreux dans l'Empire et il jouit de la bonne réputation de son père qui les avaient épargnés lors de la Grande Persécution.

Désirant rassemble un maximum de forces pour vaincre Constantin incorpore des Chrétiens dans son armée et se lance à l'assaut de Rome.

En octobre 312 sur le Pont de Milvius à la veille de livrer bataille à Maxence le fils de Maximilien, il voit le signe de la croix se dessiner dans le ciel et entend la voix de Dieu lui disant " Par ce signe tu vaincra".

Ayant conquis Rome, il se montre alors reconnaissant auprès des Chrétiens et prend tout une série de mesures visant à les réhabiliter : leurs biens leur sont rendus, la liberté de culte leur est accordé.

Mais si Constantin soutient les Chrétiens, prudent il n'en maintient pas moins sa croyance officielle à l'ancien dieu païen Sol Invictus.

Constantin est alors présenté comme un homme double, jouant sur deux tableaux.

Au moins aura t il eu l’intelligence politique qui a fait défaut à ses prédécesseurs.

Comme tous les grands empereurs, Constantin se lance dans des grands travaux.
Il renomme Byzance Constantinople et en fait la nouvelle Rome chrétienne.

Il fait bâtir de nombreuses églises dont la célèbre Sainte Sophie, sans doute le monument le plus connue d'Istanbul aujourd'hui.

Dans le roman Denys l'Ancien se demande quand Constantin basculera t il vraiment dans le Christianisme, il doute de ce nouvel empereur, se demandant si il est sincère dans sa foi ou purement opportuniste.

Jusqu'au bout l'ambiguïté demeurera.

Néanmoins sentant la mort approcher, Constantin se fera baptiser sur son lit de mort, devenant ainsi officiellement le premier empereur Chrétien.

Constantin a donc inauguré une nouvelle ère, l'Histoire est en marche ...Denys pense alors  naïvement que l'avènement du Christianisme apportera la paix dans l'Empire mais malheureusement les Chrétiens se divisent déjà sur la question de la Sainte Trinité entre partisans de l'Arianisme et Chrétiens Orthodoxes ...

Par la suite en 361 l'Empereur Julien tentera de rétablir le polythéisme mais échouera.

De manière forte habile Max Gallo ne prend pas parti pris sur la religion et termine par un plaisant statut quo sa série.

Me voila donc arrivée au terme de la série.

On peut s'interroger en voyant le rythme des parutions de Max Gallo sur sa manière de travailler, comment en effet fournir un travail de fond en conservant une production aussi intense et sur des sujets aussi divers ?

Cependant si certains jugeront que ses œuvres sont quelques peu superficielles,  je dois avoir été complètement aspiré par les récits proposés.

Ceux ci constituent pour moi une formidable porte d'entrée vers l'Histoire Romaine, histoire passionnante peuplée d'être fascinants, d'empereurs plus grands que des hommes se prenant pour des Dieux, de violence ,de guerre mais aussi d'avancées administratives, techniques, architecturales, législatives.

Ainsi se termine cette série qui aura abordée l'utopie sociale avec Spartacus (tome 1) , la folie et la démesure avec Néron (tome 2 ), la révolte des Juifs avec Titus (tome 3), la montée du Christianisme avec Marc Aurèle (tome 4) et son avènement avec Constantin le Grand (tome 5).

Pour ma part j'ai particulièrement aimé Néron car rien n'est plus fascinant que la folie pure couplée au pouvoir absolu et Marc Aurèle en raison du questionnement entre Christianisme et Stoïcisme.

Mais en réalité tous ces livres valent le détour et je me dis que les réalisateurs Hollywoodiens tiendraient des  sujets en or si ils se donnaient un peu la peine d’ouvrir plus souvent quelques livres d’histoire pour étudier d’un peu plus prêt le destin des grands hommes.








Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 22:19


Hasard inouï, en cette période de venue historique du Pape en France, je viens d'achever le 4ieme volet de la série consacrée aux Romains par Max Gallo, "Marc Aurèle, le martyre des Chrétiens" qui est sans nul doute le plus spirituel de la série.

Après un 3iéme opus largement consacré à la révolte Juive, le thème du central du roman est essentiellement la montée du Christianisme dans l'Empire romain.

Gallo suit toujours le même procédé de la narration par le "je" d'un témoin de l'époque.

Le personnage principal est cette fois-ci Julius Priscus, chevalier et proche de Marc Aurèle.

Priscus fidèle de Marc Aurèle, est tiraillé entre la fidélité aux préceptes de son ancien maître, aux traditions polythéistes romaine et son attirance pour cette nouvelle religion qui se répand comme une traînée de poudre au sein de l'Empire.

L'Histoire débute à la mort de Marc Aurèle en 180.

On peut dire que depuis 86 ans et même depuis plus d'un siècle si on fait exception du règne de Domitien, l'Empire Romain n'a connu que des "bons empereurs", des hommes d'envergure, brillants, mesurés, apportant à Rome d’énormes avancées sur le plan architectural mais aussi social tout en consolidant la stabilité des frontières de l'Empire par leurs succès militaires.

Que ce soient Hadrien le Grand, Antonin Le Pieux ou Marc Aurèle le Sage, tous ont laissés des traces glorieuses.

Oui mais voila avec l'ascension du brutal et pervers Commode, l'Empereur renoue avec les cotés les plus sombres du pouvoir et de nouveau le doute traverse l'esprit de Priscus.

Ce doute s'infiltre par le biais de ses esclaves Chrétiens qui lui font rencontrer Eclectos un vieux prêtre tentant de le convertir à la nouvelle foi.

Les 200 premières pages du roman sont presque à sens unique en faveur d
u Christianisme.

La philosophie de Marc Aurèle semble dépassée et est présentée comme inapte à contre balancer les arguments Chrétiens plus en phase avec leur temps.

La raison en est simple : Priscus est un homme âgé sentant la mort arriver et il n'a pas le courage de suivre la froide résignation stoïcienne de Marc Aurèle, il se sent donc plus proche de personnes lui parlant de résurrection et d'espoir.

La lutte semble donc dans un premier temps décevante, puis alors qu'il est sur le point de céder, Priscus se rappelle des maximes de son ancien maître et s'aperçoit que la philosophie de Marc Aurèle et le discours Chrétien peuvent se rejoindre ....

Au final on ne sait ce qu'il choisit mais les deux systèmes sont largement exposés et mis en balance.

Mis à part cette quête spirituelle passionnante et ce dilemme entre philosophie et polythéisme d’un coté et religion monothéiste de l’autre, le roman met en lumière le règne de Marc Aurèle et les persécutions dont furent victimes les Chrétiens.

Depuis Hadrien en effet,  les Chrétiens furent systématiquement martyrisés et suppliciés au motif qu'en ne respectant pas les Dieux romains, ils troublaient l'ordre public.

En réalité, inquiets par la progression alarmante des conversions les Empereurs cherchaient à endiguer le phénomène pour préserver la stabilité de l'Empire.

Malgré toutes leurs qualités tous les "bons" empereurs massacrèrent donc allégrement les disciples de Christos.

Marc Aurèle qui fut donc assurément l'Empereur le plus sage, le plus pacifique ne fit pas exception.

Cependant il assurait la vie sauve à celui qui abjurait sa foi, interdisait les dénonciations sans témoignage et fit passer une loi pour améliorer le traitement des esclaves en leur reconnaissant un statut d'être humain.

Bien que philosophe, Marc Aurèle avait un empire à gérer et même si tout laisse à supposer qu' il ne croyait probablement pas aux Dieux romains, il connaissait le pouvoir de la religion pour cimenter son peuple.

A la différence des Juifs qui se révoltèrent de nombreuses fois et défièrent militairement Rome (en payant le prix fort ), les Chrétiens se font pacifistes, ils vont au martyr en chantant, croyant à la résurrection.

Leur exemple impressionne les foules et les répressions ne parviennent pas à endiguer ce raz de marée.

En choisissant la voie de la conversion des ames au lieu de la lutte armée, les Chrétiens réussissent donc la ou les Juifs ont échoués.

Leur succès par rapport aux anciens Dieux romains tient aussi par le fait que leur Dieu promet la vie éternelle.

De ce livre, je retiendrais surtout les puissantes citations de Marc Aurèle, philosophe dont je me sens proche et dont je partage la froide lucidité.

Priscus semble reprocher à Marc Aurèle de ne pas avoir d'espoir, mais il oublie de préciser que en bon stoïcien Marc Aurèle n'avait pas de crainte non plus.

Pas d'espoir, pas de crainte, seul le présent compte, le passé et le futur ne nous appartenant pas ...

Ce tome 4 traitant de religion, de philosophie, de politique dans un cadre historique passionnant est donc à conseiller comme le plus cérébral de la série.

Je ne peux résister à livrer une citation de Marc Aurèle pour finir, citation qui reflète à mes yeux la réalité des choses, ce que toute sa vie l'être humain essaie de se cacher en se voilant la face  :

"  La durée de la vie humaine ? Un point.
Sa substance ? Fuyante.
La sensation ? Obscure.
Le composé corporel dans son ensemble ? Prompt à pourrir.
L'ame ? Un tourbillon.
Le sort ? Difficile à deviner.
La réputation ? Incertaine.
Pour résumer au total, les choses du corps s'écoulent comme un fleuve, les choses de l'ame ne sont que songe et fumée.
La vie est une guerre et un séjour à l'étranger, la renommée qu'on laisse, un oubli.
Qu'est ce qui peut la faire supporter ? Une seule chose la philosophie."

A titre personnel un Marc Aurèle m'apportera toujours plus que n'importe quelle religion car je n'ai pas besoin de croire à quelque chose pour vivre.

Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 10:04


3iéme volet de la série consacrées aux Romains par Max Gallo : "Titus, le martyr des Juifs".

A mon sens il est préférable d'avoir lu avant le tome 2 consacré à Néron pour une meilleure compréhension.

On retrouve ainsi Sérènus, l'ancien disciple de Sénèque comme narrateur principal.

Sur le front de l'Orient, Vespasien est appelé pour réprimer la révolte du peuple Juif emmené par plusieurs courants de combattants : zélateurs, dévots, sicaires.

Son fils Titus le seconde en temps que légat.

En 68 la mort de Néron fait place à une grande période d'instabilité.

L'année 69 pas vraiment érotique donne lieu à de féroces luttes pour le pouvoir.

4 empereurs se succèdent en 1 an et une sanglante guerre civile fait 50 000 morts avant que n'émerge de cette mêlée furieuse Vitellius.

En Orient, Vespasien est presque désigné  d'office empereur pas ses troupes en raison de son immense popularité et de ses succès militaires.

Il se rend donc à Rome, écrase Vitellius et devient empereur en 69.

Homme mesuré et lettré, son règne sera celui de la clémence, de la culture ,de la stabilité et des grandes constructions comme l'édification du Colisée.

Son fils Titus prend le relais de la guerre de Judée.

Titus est présenté initialement comme un jeune homme peu fréquentable ayant côtoyé Néron dans ses sorties perverses mais rapidement ses nouvelles responsabilités lui conférent une nouvelle dimension.

L'ouvrage relate les batailles sanglante entre légions romaines et insurgés Juifs avec les siéges de Jotapa, Massana et culmine avec la prise de Jérusalem en 70 après une lutte acharnée.

Jérusalem sera incendiée, pillée, sa population massacrée et ce malgré les directives de Titus qui pour une fois ne parviendra pas à faire obéir ses légions ivres de haine après de féroces combats.

Le récit atteint un paroxysme de violence, supérieur pour moi à tous les autres livres de la série pourtant déja plutot bien dotées en la matiére.

Par moment s'en est même écœurant, on souhaiterait sortir un peu de cette ambiance de mort et de massacre, mais aprés tout c'est la guerre qu'on nous raconte par une partie de colin-maillard fripon.

On remarque l'acharnement des Juifs, leur fanatisme, leur refus de plier face à une armée supérieure militairement.

Certains Juifs (apostats) se rallient à la cause des Romains, proclamant que Yahvé les avait choisi.

Le livre pose donc une question de fond très intéressante : Vaut il mieux vivre en esclavage mais en restant vivant propager sa religion, sa culture au fil des ages ou au contraire lutter jusqu'à son dernier souffle en refusant l'assimilation au risque de courir à l'extinction ?

Plusieurs courants s'affrontent chez les Juifs.

Flavius Joseph juif rallié à la cause Romaine, protégé par Vespasien car il lui avait prédit qu'il serait empereur joue un rôle charnière dans le récit, créant un lien entre le point de vue Romain et Juif.

Titus apparaît comme un chef de guerre, certes dur et cruel quand il le faut, mais désirant éviter les bains de sang, le massacre des populations civile et proposant toujours aux insurgés de se rendre en leur garantissant le respect de leur culte.

Mais la résistance inflexible des citadelles juives le force à pratiquer le massacre, à crucifier des prisonniers afin de montrer que sa pitié n'est pas de la faiblesse.

Titus s'éprend même d'une reine juive Bérénice, ralliée à la cause des Romains.

Cette liaison lui vaudra quelques problèmes et le conduira à la chasser lors de son accession au titre d'Empereur tant la présence d'une juive à ses cotés déplaisait à Rome.

Comme quoi passer un certain niveau de pouvoir, politique et affaires de coeur semblent incompatibles.

Titus entretient donc une relative clémence instauré par son père Vespasien.

En 70 à  la mort de Vespasien, mort par maladie semble t il , Titus revient à Rome pour régner.

Son règne sera marqué encore une fois par la clémence, exil des délateurs professionnels, jeux sans mort d'homme, soutien aux victimes de la catastrophe de Pompéi, achèvement du Colisée.

Malheureusement il mourra 2 ans après, victime de la peste.

Son frère Domitien qui lui succédera sera surnommé le "Néron chauve" , titre somme toute plutôt évocateur.

Titus restera donc pour la postérité comme celui qui aura le premier pris Jérusalem et réduit la révolte de Judée.

Sur le roman en lui même,  comme je l'ai dit précédemment j'ai été effaré de la violence non stop des batailles et un peu saoulé par ce bain de sang quasi continu.

Sérènus, apparemment converti au Christianisme semble complètement délaisser la philosophie de son ancien maître Sénèque et basculer du coté des religions monothéistes.

Pour ma part étant athée, j'adopte presque toujours inconsciemment le point  de vue plus pragmatique des Romains perplexes devant tant d'acharnement et d'intransigeance.

En effet Chrétiens et Juifs s'insultaient même à quelques instants de leur crucifixiction, s'excluant mutuellement.

Un roman intéressant donc bien que plus éprouvant et difficile à digérer que les autres.

 

 

Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 13:04


Ayant bien apprécié le premier livre de Max Gallo que j'ai lu je poursuis sa série sur les Romains.

Chronologiquement  "Spartacus, la révolte des esclaves" est le premier de la série.

L'action raconte en -73 av JC la troisième (et plus connue ) des guerres serviles avec la révolte des esclaves contre Rome.

Max Gallo adopte son mode le même mode de narration que pour  son "Néron" c'est à dire une narration par un témoin oculaire des événements sur le mode du "je".

La différence majeure est qu'ici ce "je" est successivement plusieurs personnes différentes :  Jair un juif guérisseur,  Possidionos un rhéteur grec affranchi mais également  Curitus un maître d'arme des gladiateurs et Fucscus Salinator un légat romain.

Ceci pourrait donc en théorie permettre de recueillir plusieurs points de vue différents mais en réalité mis à part pour Jair qui marque clairement sa différence , les récits ne différent que faiblement d'un narrateur à l'autre.

La multitude des narrations n'est donc pas selon moi pleinement exploitée.

Dans le roman on apprend que Spartacus était un roi de Thrace, région partagée entre la Grèce, la  Turquie et la Bulgarie d'aujourd'hui, connue pour ses forets et sa rudesse.

Capturé par les Romains, il est en raison de sa forte constitution envoyé à Capoue pour devenir gladiateur.

L'accompagnent Apollonia, prêtresse Thrace qui est également sa concubine et Jair le guérisseur rencontré en chemin.

Au camp de laniste de Capoue, Spartacus découvre la vie de gladiateur et a bien du mal à se plier à cette discipline.

Les gladiateurs sont mieux traités que des esclaves, formés aux armes, il leur est théoriquement possible  d'être affranchis si ils se couvrent de gloire dans l'aréne.

Ils fascinent aussi les femmes et il n'est pas rare que de riches Romaines leur rendent visite, excitées par leur imposante musculature et l'imminence de leur mort.

Mais en réalité leurs chances de survie sont infimes et ils finissent souvent dévorés par les fauves.

Lors d'un combat, Spartacus est épargné par un colosse Dace qui préfère s'empaler sur les lances des soldats plutôt que de l'achever.

Cette épisode le traumatise et le décide à répandre un sentiment de révolte auprès de ses frères d'armes.

Ceux ci s'échappent donc une nuit et avec eux naîtra une des plus célèbre révolte contre Rome.

Rapidement beaucoup d'hommes se joignent à eux, d'autres esclaves des champs, des gens de la plèbe très pauvre, d'anciens gladiateur comme Curitus, des Gaulois, des Germains, des Celtes, des Phrygiens ...

A cette époque Rome a besoin de beaucoup d'esclaves, ils travaillent très dur dans les champs ou les mines, sont considérés comme des animaux.

Spartacus, intelligent, fin stratège trouve donc une puissante caisse de résonance.

Pareils à des sauterelles, l'armée d'esclaves ravage les province romaines, pillant les précieux champs de blé et humiliant les premiers magistrats, trop sur d’eux, venus mater la rébellion.

A cette occasion Spartacus révèle toute son habilité, il évite les affrontement directs avec les légions mieux entraînées et mieux armées et les prend par surprise en simulant des retraites ou en profitant des conditions naturelles comme sur le Mont Vésuve ou acculé par les légionnaires , il fait descendre des cordes la nuit venu et massacre le soldats pendant leur sommeil.

A son apogée, son armée atteindra les 100 000 hommes.

Rome prend conscience de la menace et de la sous estimation de celle ci.

Licinius Crassus, proconsul dévoré d'ambition, reçoit les plein pouvoirs et lève 10 légions pour écraser Spartacus.
Il est appuyé par un tribun militaire, un certain Jules César.

Accusant ses légionnaire de couardise, il instaure la loi de la décimation pour ceux qui reculent ( exécution d'un homme sur 10 pris au hasard ) et nomme le légat Fucscus Salinator responsable des opérations.

Salinator, qui sera capturé deux fois par Spartacus, sera relâché en échange d'épargner ses plus fidèles compagnons (Possidionos, Jair, Curitus et Apollonia ).

Gallo nous présente Salinator comme celui qui racontera l'histoire de cette guerre.

Conscient qu'il ne pourra tenir tête éternellement, Spartacus ne commet pas l'erreur de marcher sur Rome et tente de fuir par la mer jusqu'en Sicile , lieu de la première guerre servile.

Utopiste, il compte fonder un régime sans esclave sur cette île.

Mais Spartacus est berné par les pirates qui devaient le faire prendre la mer.

Acculé à Bruttium, il doit faire face à des dissensions auprès de ses propres compagnons qui ne veulent pas entendre parler de discipline.

Le groupe se scinde en plusieurs et ils sont alors tous massacrés.

En guise de représailles et pour marquer les esprits rebelles (célèbre film avec Michelle Pfeiffer et l'inénarrable Coolio ) , Crassus fait crucifier les derniers survivant sur la voie Appia entre Rome et Capoue.

Ce sont donc 6000 croix macabres qui viennent clore le chapitre de la rébellion.

Spartacus reste donc un symbole, celui qui pendant 2 ans aura défié Rome et mis à mal ses légions, montrant donc que son invincibilité n'était qu'un mythe.

Certains esprits hardi y voient même le symbole de la première révolte populaire, une sorte de Lénine avant l'heure.

Il me parait difficile de comparer les époques et peu probable que Spartacus ait été un théoricien ou même un humaniste.

Cependant sa position intenable et son combat perdu d'avance avec son armée de gueux contre la plus puissante armée de l'époque confère un certain romantisme à son destin tel un David défiant Goliath.

Alors à quand le remplacement des tee shirt Che Guevara de l'extrême gauche par des tee shirt Spartacus ?

D'un point de vue historique, la fin de la révolte de Spartacus marque l'accession au pouvoir de Crassus et Pompée avec Jules César tapi dans l'ombre attendant son heure ...glorieuse.

Ultime question que je me pose , Spartacus a t il servi d'inspiration au film Gladiator de Ridley Scott ?

Possibilité non nulle selon moi.

  En tout cas bien qu’ayant moins apprécié ces récits  que les intrigues de cour de Néron ou Caligula, force est de   constater que le destin inhabituel de cet homme est une nouvelle fois admirablement bien raconté par Max Gallo et  vous emporte complètement dans le monde incertain des guerre antiques.




Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article
26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 15:21


Pris au gré de mes envies, une biographie de Jack London : « Jack London » écrite par Jennifer Lesieur.

 

London correspond pour moi à mes premières lectures d’enfance, « l’Appel de la foret » et « Croc Blanc » étant des classiques qu’on donne à lire aux enfants.

 

Mon grand père aimait beaucoup Jack London et il avait un livre de photos illustrées le représentant cherchant de l’or dans le Grand Nord.

 

Dans notre maison à la montagne prêt d’une grande foret, ces lectures trouvaient immédiatement un écho chez moi et me faisaient rêver.

 

Plus proche de nous, l’écho surprenant qu’a trouvé le film « Call of the wild » de Sean Penn va à mon avis sûrement remettre à la mode les ouvrages de Jack London.

 

Pourtant qui sait vraiment au fond qui était cet homme qu’on présente comme le chantre de la vie au grand air ?

 

Le livre répond de manière plutôt exhaustive à la question, à savoir que London était un être complexe multi facettes certes amoureux de la Nature (mer, montagne) mais également militant socialiste et amateur de boxe.

 

Jack London est né à la fin du XIXiéme siècle, d’une famille très modeste prêt de San Fransico.

 

Il n’a jamais connu son père, un homme instable et rétif à toute forme d’autorité.

 

La première partie de sa vie colle bien avec l’image que l’on se fait de lui.

 

Il commence d’abord par être ouvrier mais s’aperçoit que cette vie n’est pas faite pour lui.

 

Il faut dire que les droits des ouvriers sont quasiment inexistants à l’époque, ils sont considérés comme des bêtes de sommes et travaillent jusqu’à en tomber malade.

 

Fasciné par la littérature, Jack London rêve de s’élever de changer de vie.

 

Il se sent d’abord attiré par la mer et se fait voleur d’huître, métier clandestin à hauts risques ou il cotoie la mort.

 

Logiquement son intérêt pour le grand large prenant de l’ampleur, il embarque ensuite  sur un bateau chassant le phoque au Japon et en Sibérie.

 

Ce qu’il vécut en mer durant ces expériences maritimes le marquera à jamais.

 

De retour dans sa ville d'Oakland, il apprend que de l’or a été découvert au Yukon région située en Alaska.

Il décide donc de tenter sa chance et se rend la bas.

 

Le voyage sur le fleuve Yukon est épique et jalonné de morts.

 

La bas il découvre la rudesse de la vie au Grand Nord avec les hivers interminables, l’acheminement difficile des vivres dans une région gelée et la dangerosité des hommes attirés par le gain.

 

Son expérience de chercheur d’or n’est pas couronnée de succès.

L’hiver est tellement rude qu’il tombe malade et attrape le scorbut.

 

Rapatrié à Oakland, il a de la même manière que pour ces expériences maritimes engrangé un vécu précieux qu’il va  par la suite faire fructifier avec sa plume et son imagination.

 

C’est alors qu’il se décide de se lancer dans l’écriture.

 

Ces premiers récits sont médiocres, il essaie de copier les auteurs à succès de l’époque et son style n’est pas encore affirmé mais il travaille sans relâche ne dormant que 5h par jour.

 

London se nourrit d’influences diverses, il a comme maîtres Kipling, Melville et Stevenson pour les romans d’aventures, Edgar Poe pour son goût de l’étrange mais également des philosophes comme Marx, Nietzsche, Kant ou Hobbes.

 

London connaît ses premiers succès en relatant ses aventures du Grand Nord, plusieurs magazines de la cote Est  les publient mais son premier best seller est véritablement « l’Appel sauvage ».

 

A l’origine ce roman est âpre, violent, traduisant la lutte pour la survie dans un monde hostile.

 

Il faut savoir que les versions françaises pour enfants furent censurées pendant des années.

 

Avec « Croc Blanc » il devient un auteur internationalement connu.

 

Il se diversifie remarquablement avec des ouvrages sur le monde de la mer comme le «  Loup des mers »  ou sur le monde de la boxe qu’il pratique et qui le fascine  ( «  La brute » ).

 

Ce que je savais  moins c’est que London était un socialiste convaincu.

 

Il était membre du parti socialiste, croyait en la révolution, donnait des conférences ou il enjoignait les étudiants à se rebeller.

 

Il se rend même à Londres pour vivres avec les nécessiteux, il en sort un pamphlet explosif traduisant la vie des pauvres.

 

Mais ce que je savais encore moins et que le livre m’a appris c’est que Jack London était raciste.

Il était convaincu de la supériorité de la race blanche, et surtout de la plus pure à ses yeux :
l’Anglo-Saxonne.

 

Ceci transparaît dans certains de ses écrits, notamment une haine farouche du métissage.

 

Ceci peut paraître étonnant, que lui qui donnait la part belle aux Indiens dans ses récits, qui soutenait la cause des femmes, parlait de la fraternité des peuples opprimés soit raciste et pourtant nul doute la dessus.

 

Jack London suit en fait l’opinion la plus répandue à son époque, qui est de croire l’Homme Blanc supérieur.

 

A prêt de 30 ans devenu riche par ses succès littéraires, London accède à un certain statut social, achète un ranch en Californie et part faire un tour du monde avec sa femme sur un bateau.

 

Marchant sur les traces de Stevenson, il découvre la Polynésie et la Mélanésie.

Hawaï, Iles Salomon, Marquises ,Samoa …

 

Dans son bateau il écrit sans relâche, se nourrissant de ses expériences avec les peuples rencontrés.

Mais il finit par tomber malade sous les tropiques et très affaibli est rapatrié en Australie ou il est opéré.

 

Son tour du monde s’arrête donc brutalement.

A 30 passés London est très malade, il boit et fume beaucoup trop se soigne en s’administrant morphine et arsenic.

 

Il finit ses jours en Californie et meurt à 40 ans en plein milieu de la guerre de 14-18.

 

Curieusement ses œuvres furent dénigrées aux Etats Unis, et ce sont les Européens (Français surtout ) qui les remirent au goût du jour.

 

Cette biographie permet de prendre conscience de la richesse de l’écrivain qui dépasse de très loin le roman d’aventure et écrivit même un roman de science fiction politique à la Orwell « le Talon de Fer »  livre qui fut salué par Trostky lui même (! ) ainsi qu’un de ses chef d’œuvre « Martin Heden » , réflexion sur le métier d’écrivain.

 

Cette bio met aussi en  lumière les contrastes jalonnant la vie d’un homme.

 

Jack London prit apparemment le parti de vivre fort et intensément, de brûler la vie par les deux bouts.

 

Cela se traduisit par ses engagements politiques, sa curiosité  son goût de l’aventure.

 

La partie plus trouble de sa personnalité notamment son racisme, montre que l’être humain est souvent multiples avec plusieurs facettes quelques fois contradictoires.

 

Il me paraît également difficile de juger moralement un homme de la fin du XIX iéme siècle avec les yeux d’un homme du XXI iéme siècle.

 

Un biographie très complète qui donne envie à la fois de relire les classiques mais également de découvrire les autres œuvres moins connues mais tout aussi intéressantes d’un des écrivains les plus lus dans le monde, et ce avec raison.

 

 Votre Serviteur ..

Repost 0
Published by Seth - dans Biographie
commenter cet article
19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 21:47


Aiguillonné par mes récentes lectures, je poursuis me lectures dans une veine historique.

Après les passionnantes turpitudes de l'Empire romain j'ai donc lu un ouvrage sur les Vikings.

Il s'agit de "Les Conquérants de la Terre verte" de Daniel Lacotte.

Ce livre raconte de façon romanesque l'épopée d'Eric Le Rouge qui découvrit le Groenland au X ieme siècle après Jésus Christ.

Ayant gardé depuis mon plus jeune age une tendresse particulière pour les romans d'aventures je me suis dit que ce type de saga nordique allait me plaire.

L'histoire racontée est celle d'Eric dit  Tête Rouge en raison de sa chevelure rousse, chef  de clan Norvégien banni en deux temps de la Norvège puis de l'Islande après un double meurtre suite à une rixe entre clans.

Eric ,embarque donc sur un knorr (drakkar) avec une cinquantaine de ses fidèles (dont sa femme Thornhild ) et ses fils avec pour but de trouver une nouvelle terre.

Après plusieurs jours de navigation d'un périple  hasardeux au milieu des glaces et des tempêtes le navigateur trouve une terre inconnue qu'il nomme terre verte (Groenland) en raison de sa verdeur.

Il s'établit donc et devient le roi d'un nouveau monde.

La colonie prospère ,exploitant au mieux les ressources de cette île 20 fois plus grande que l'Islande.

Eric revient en Islande convaincre d'autres Vikings d'embarquer et plusieurs vagues de colonisation suivirent.

J'ai trouvé le récit agréable, la langue riche et belle, on sent que l'auteur (spécialiste de la Normandie ) était véritablement passionné par son sujet.

Les récits des voyages en mer couplés aux légendes nordiques sont des plus emballant.

Les mœurs des Vikings sont également décrites.

J'ai été frappé par leur attachement aux forces de la Nature, de la relative tolérance de leurs mœurs, de la place très importante donnée aux femmes considérées pratiquement au même rang que les hommes.

Je me dis qu'on doit retrouver aujourd'hui cette mentalité dans les pays Scandinaves réputés les plus progressistes au Monde.

Leur mythologie semblait également être un puissant moteur, en effet Odin et Thor les dieux principaux étaient réputés sourire aux audacieux qui mourraient soit au combat soit en mer.

Deux aspects très intéressants sont développés dans le livre :

- La découverte de l'Amérique du Nord par Leif le fils d'Erik le Rouge qui y accosta vers 980.
Il nomma cette terre le Vinland en raison des vignes qu'il y trouva.

Aujourd'hui on a situé cette zone au niveau de Terre Neuve.

Ce fait démontré historiquement prouve que les Vikings étaient sans doute les plus incroyables navigateurs qui aient jamais existé.

-  L'irrésistible montée du Christianisme gagnant comme une traînée de poudre les pays du Nord suite à la conversion du roi de Norvège, Olav.

Cet aspect est abordé par le retour de Leif au Groenland après sa conversion au Christianisme.

Ainsi les Vikings abandonnèrent progressivement leur dieux forts et inspirants pour la religion chrétienne plus calme et passive.

J'ai trouvé ses aspects instructif néanmoins les Vikings tels que présentés dans le livre m'ont paru totalement idéalisées et "clichesques".

Ils sont tous grands, de force surhumaine, méprisent la mort et aiment faire d'énormes fêtes.

Quand à Eric le Rouge il est présenté comme un demi dieu digne d'Hercule , guerrier invincible, stratège parfait ,roi juste et navigateur infaillible.

On déplorera  donc  la peinture simpliste des personnages principaux.

C'est certainement de cette manière idéalisée qu'a du être dépeint Eric le Rouge dans les sagas nordiques qui sont parvenues jusqu'à nous mais je pense qu'une vision plus humaine et réalise des personnages aurait donné plus d’intérêt au récit.

Mais finalement on trouve ce que recherche dans ce livre , à savoir  la porte d’entrée  vers des voyages périlleux aux milieux des flots déchaînés ou l’homme écrit sa propre légende en s’inspirant de personnages mythologiques …


Repost 0
Published by Seth - dans Histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens