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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 12:42

 


En 2008, Judas Priest surprend tout le monde et sort pour la première fois de sa carrière un ambitieux concept album.


« Nostradamus » raconte la vie du prédicateur français sur deux CD et a du demander un travail colossal.

Personnage controversé, ambigu et mystérieux, Nostradamus colle tout à fait à  l’univers de Judas Priest.
 
Musicalement cet album est complètement différent et à part de tout ce qu’a réalisé le groupe précédemment.


La première écoute m’a surpris et franchement déçu.


Quand on pense à Judas on s’attend à trouver des riffs d’anthologie, des tempo rapides, des guitares se chevauchant sur des solos incisifs et un chanteur survolant les débats capable de venir chatouiller la voûte céleste si (et seulement si ) nécessaire.


Il n’y a pas cela sur « Nostradamus », les tempos sont moyens voir lents, le chant est mesuré et médian, les guitares sont en retrait et s’effacent devant des claviers et autres orchestrations.

Pourtant après plusieurs écoutes attentives on entre dans le voyage proposé par le groupe et on commence à apprécier les subtilités de l’œuvre.


La force de l’album réside pour moi dans ses transitions, ces courts morceaux souvent acoustiques créant les liens entre les vrais titres et la cohésion d’ensemble.


Ce sont souvent de petits bijoux de finesse, de beauté créant des atmosphères magiques gorgées d’émotion.


« Nostradamus » n’est donc pas un album à télécharger partiellement, c’est une œuvre complète s’appreçiant dans la durée (et le recueillement ?)


A l’heure de la musique considérée comme bien de consommation jetable je trouve cette démarche élitiste tout à fait extraordinaire.

Après une belle intro instrumentale, « Prophecy » le titre d’ouverture s’annonce de facture classique mais efficace avec un refrain lourd et des couplets scintillants.


Le second morceau s’enlise un peu pour moi, rythme lent et haché, pas une franche réussite.

Le caractère épique et supérieur de l’œuvre commence à se dégager sur « War », ou se dessine une atmosphère dramatique et menaçante.


« Sand of Time » un des morceaux les plus envoûtant jamais écrits par Judas annonce « Pestilence and Plague » titre encore une fois épique où Rob se lance dans le chant façon opéra italien sur les refrains.


« Death » est sans doute le morceau le plus sombre et le plus lourd de la carrière de Judas.

Sans concession il fait penser au meilleur de Black Sabbath et nous entraîne au fin fond d’un gouffre de noirceur.


« Peace » puis « Lost Love » ensoleillent un peu le paysage apportant sérénité et apaisement.


Sur « Persécution » Judas semble se souvenir qu’il est  (aussi) un groupe de heavy metal et balance son premier titre rapide.


Tempo enlevé, refain sur une lame de rasoir, le message est clair : « I will never conform my faith is deep to the core ».


Le deuxième disque est pour moi supérieur au premier.


Les cinq premiers titres sont somptueux  et on se trouve complètement happé par l’ambiance.


« Alone » est un morceau de haute classe avec ses refrains aériens.


« Visions » lui est presque supérieur avec ses couplets fabuleux et un refrain presque terne en comparaison.


Suivent ensuite les deux morceaux que j’aime les moins dont  le trop mièvre « New beginnings » seule et unique faute de goût de l’album pour moi.


La fin du disque nous emmène sur des hauteurs Himalayennes :


« Calm before the storm » délicieux lancement du triomphal « Nostradamus » 2ieme morceau pur Priestien, irrésistible avec son intro façon opéra et ses refrains hauts en couleurs.


On conclut  sur un « Futur of mankind » monstrueux de majesté.


Après 35 ans de carrière Judas Priest aurait pu rester sur ses rails d’acier et telle une vieille locomotive usée par des années de bons et loyaux services rentrer sagement à la gare sous les acclamations de fans respectueux et reconnaissants.


Au lieu de cela pareil à un soleil sur le point de s’éteindre livrant son plus intense rayonnement, le groupe innove avec l’album le plus ambitieux et le plus abouti artistiquement de son histoire.

A la limite le mot « metal » semble être trop restrictif pour qualifier l’œuvre réalisée et il est peu probable que celle-ci soit pleinement comprise et acceptée par les amateurs de gros sons.


Ou nous emmèneront ils la prochaine fois ? Quelles sont les limites à ce jeu  ?
 

Comme je le pressentais le crépuscule du groupe s’annonce passionnant à suivre …

 

 



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Published by Seth - dans Heavy Metal
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 12:20


« Angel of retribution » sorti en 2005 est l’album du grand retour de Rob Halford au sein de son groupe d’origine.

Inutile de dire que après 15 ans d’absence le retour du Metal God était plus qu’attendu.

Que s’est il passé en 15 ans de séparation donc ? Des éphémères projets solo pour Halford, power metal dans Fight, metal industriel dans Two avant un retour au heavy metal dans Halford construit autour de sa personnalité.

De l’autre coté, un changement de chanteur effectué avec Ripper Owens, talentueux, mais incapable de contre carrer le lent essoufflement artistique du groupe.

Finalement les deux parties se sont rendues à l’évidence, Judas Priest sans Rob Halford n’est plus tout à fait Judas Priest et la réciproque est toute aussi vraie tant les deux entités paraissent essentielles au processus de composition.

« Angel of retribution » marque un retour à un certain classicisme et également à (enfin !) un artwork de qualité comme le montre cette superbe pochette représentant l'ange de "Sad Wings of Destiny" en plus conquérant, vengeur et futuriste.

Le son est purement heavy metal, beaucoup plus mélodique et moins lourd que sur « Jugulator » ou « Démolition ».

« Judas rising »  se présente comme une longue montée en puissance suivi d’un refrain terrible ou Halford grimpe dans les aigus pour affirmer le grand retour du Priest.

L’avertissement à au moins le mérite d’être clair : nous sommes de retour et pas pour jouer de la bossa nova.

Plus classique et évident, « Deal with the devil » est un morceau enlevé et rapide avec un refrain appuyé, comme une sorte de marque de fabrique du savoir faire du groupe.

S’ensuivent deux titres plutôt surprenants, « Revolution » tout d’abord, mid tempo assez calme avec une ambiance et des paroles fort séduisantes faisant figure d’hymne en puissance.

Il est étonnant qu’Olivier Besançenot sans doute trop occupé à peaufiner son image de petit postier sympa luttant contre le Goliath capitaliste n’ai pas repris ce morceau pour sa campagne présidentielle en 2006.

« Worth fighting for » plus rock, montre un visage plus commercial et mélodique de Judas Priest.

Ce morceau agréable porté par le chant habité d’Halford est une belle réussite.

« Demonizer » est le premier titre « rentre dedans » et trash de cet album, j’aime beaucoup cette atmosphère apocalyptique à la « Painkiller », le rythme dur et saccadé, et le final éblouissant ou Halford pousse sa voix dans les aigus.

« Wheels of fire » est en revanche plus classique totalement à la gloire des engins motorisés et des bikers comme sait bien faire le groupe qui semble ici tout de même un peu en pilotage automatique.

« Angel » est la superbe ballade de l’album bien aidée il est vrai par la belle sensibilité dégagée par Halford, preuve que même en 2005, Judas Priest sait encore se montrer excellent dans cet exercice périlleux.

Deuxième brûlot trash de ce disque, « Hellrider » est une fresque épique, violente et grandiose, faisant penser à une gigantesque bataille spatiale d’une civilisation pour survivre face à une menace futuriste et divine.

Sans doute le morceau le plus fort du disque.

« Eulogy » est un court et mystérieux interlude atmosphérique triste à en pleurer annonçant « Lochness » titre interminable et pesant de plus de 13 minutes que je n’apprécie pas beaucoup malgré ses refrains lumineux.

En conclusion, « Angel of retribution » est un bon album de reprise, assez varié, comportant quelques passages un peu faciles, mais aussi de vraies tentatives de diversification.

Néanmoins je ne considère pas ce disque comme un des meilleurs de la carrière du groupe, car par trop inégal.

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 21:13


En 2003, alors en perte de vitesse après « Démolition » un album s’étant mal vendu, Judas Priest ressort un double live pour se refaire auprès de son public.

N’appreçiant que de manière tout à fait parcimonieuse les live(s), je dois avouer avoir été au départ excédé par la démarche, quel intérêt en effet de sortir encore un album live 5 ans après le déjà très exhaustif « ’98 Live meltdown » avec déjà à l’époque Ripper Owens faisant ses premières armes sur scène  ?

Selon moi aucun, enfin artistiquement parlant.

« Live in London » enregistré sur les terres de la légende anglaise présente en outre une set list très voisine de celle présente sur le « ’98 Live meltdown ».

De plus par rapport à ce dernier, le public anglais semble moins participatif, le son plus « propre » et l’ambiance bien moins explosive.

Le seul intérêt réside alors pour moi dans l’achat du DVD que je chroniquerai sans doute de manière séparée.

Difficile donc d’évaluer objectivement un album qu’on estime être une pale resucée d’un autre produit précédemment aimé, les sentiments d’ennui et d’agacement prédominant assez rapidement.

Sur le premier disque, rien à signaler, les classiques sont la et du reste toujours très bien interprétés comme le toujours hors classe « Victim of Changes » sur lequel Ripper s’arrache les cordes vocales pour la note finale, le très vivifiant « Running wild », la superbe version semi acoustique de « Diamonds and rusts » ou l’éternel « The green manalishi » .

Seul survivant de « Jugulator », «  Blood Stained » semble avoir conservé les faveurs de la scène.

Au niveau nouveautés, les titres de « Demolition » s’insèrent timidement car  si « One on one » fait office de demi déception tant il paraît moins massif que sur disque, « Feed on me » lui impressionne plus que sur disque grace à un Owens très impliqué.

Sur le deuxième disque, « Hell is home » est également une excellente surprise en live avec son interprétation semi acoustique tout en finesse et la pluie de classique remplit parfaitement son office, entre « Beyond the realm of death » scintillant d’émotion, le classique « You’ve got another thing coming » et autres férocités motorisées telles que « Painkiller » et « Hellbent for leather ».

Au niveau originalité on notera « Desert plains » extrêmement agréable à entendre bien que joué de façon très classique, le génial « Turbo » et son atmosphère envoûtante ainsi que « United » idéal pour un concert en raison de son coté hymne pour stades.

En conclusion, vous l’aurez compris, « Live in London » est dans l’absolu un excellent disque dont le seul défaut majeur est d’être presque entièrement redondant à « ’98 Live meltdown ».

Donc deux options soit vous êtes un dingue d’albums live et donc ce disque sera purement indispensable pour vous, soit comme moi vous appréciez avec réserve l’exercice et donc soit vous n’achèterez qu’un live soit  celui ci et  soit le « ’98 Live meltdown » ou dégusterez tranquillement le DVD du concert car franchement ce « Live in London » a tout pour moi du live de trop.

Judas Priest me semble ici en perte de vitesse, sur le déclin et empêtré dans une impasse artistique, il était donc temps que le retour de Rob Halford dans le monde du heavy metal commence à se faire sentir.

 

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 18:43


Avec « Demolition » sorti en 2002, Judas Priest adopte une curieuse démarche.

En effet bien que plus mélodique que « Jugulator » , « Demolition » ne correspond pas pour autant à un ressource aux sources tant de curieuses sonorités électroniques et industrielles parsèment ce disque.

« Demolition » doit correspondre à l’un des pires revers commerciaux du groupe pourtant je l’aime aussi, suis je pour autant incurable ?

L’album débute par « Machine man » quasi parfait dans la plus pure tradition des immenses titres du Priest à la gloire des motards.

Riff de base fantastique , tempo rapide limite trash et un Owens possédé par son sujet sont les clés de ce petit bijou de heavy puissant et dominateur.

« One on one » a été très critiqué en raison de sa ressemblance avec du Ramstein.

Alors oui ce riff lourd et martial comparable au style du groupe teuton à succès peut paraître étrange sur un album du Priest mais c’est oublier que ce titre bien balancé et puissant fonctionne aussi à merveille.

Beaucoup plus mélodique et lent  « Hell is home » est je trouve extrêmement agréable même si lui aussi doté de fortes sonorités industrielles.

Ripper Owens parvient à faire passer beaucoup d’émotion sur un refrain aussi lancinant que touchant.

Je trouve en revanche « Jekyll and Hyde » sympathique mais un cran en dessous.

« Close to you » est une superbe ballade, la première avec Ripper Owens qui chante magnifiquement dans une registre mélancolique.

Très surprenant « Devil digger » s’éloigne encore plus du style de base de Judas Priest pour défricher des terrains franchement industriels ce qui a du provoquer un certain nombre de crises cardiaques chez les fans de la première heure.

Pour autant ce titre aussi massif et puissant qu’un haltérophile bulgare est très efficace.

Deuxième titre phare de ce disque « Bloodsuckers » renoue avec le coté épique et violent des grands morceaux de Judas Priest.

De multiples changement de rythmes, des riffs tranchants et irrésistibles ainsi que de violente montées dans les aigus donnent ses lettres de noblesse à ce grand morceau.

« In between » est un titre que je trouve génial avec son atmosphère mystérieuse et ses changements incessant d’ambiances.

La performance d’Owens au chant, tour à tour doux et agressif est fantastique.

« Feed on me » est un titre plus classique porté par un refrain efficace.

Owens chante un peu comme Ronnie James Dio ce qui est une bonne comparaison à mes yeux mais le titre dans sa globalité ne me laissera pas un souvenir impérissable.

J’aime davantage « Subterfuge » qui bien que lui aussi très ancré dans le métal industriel est absolument à couper le souffle par son coté brutal et sans concession.

Judas Priest compose donc ici une sorte d’hymne industriel extrêmement réussi.

« Lost and found » qui lui succède, est une ballade sympathique mais que je trouve assez quelconque pour du Judas Priest.

« Cyberface » ressemble à « Subterfuge » mais en moins intense.

L’ambiance inquiétante, le rythme saccadé et rampant couplé à un refrain puissant suffisent pourtant à retenir l’attention.

Sur « Metal Messiah » , le groupe se rate ici totalement pour moi car Ripper Owens se met à rapper les couplets … autant obliger une Ferrari à rouler à 30km/h !

Cette horrible faute de goût vendange un titre bancal doté pourtant d’un refrain plutôt charismatique.

En conclusion, avec « Demolition », Judas Priest tente un pari difficile, plonger son flamboyant heavy metal aristocratique dans un grand bain de musique industrielle.

Les titres rapides et fédérateurs sont rares, la plupart des morceaux étant des mid tempo hyper massifs.

Et les deux ballades composées ici ne sont pas suffisantes pour ne pas dérouter leurs fans qui sanctionneront ce disque par un cuisant échec commercial.

De mon point de vue, l’album bien qu’à dix mille lieues de leur style originel, s’écoute très bien avec son ambiance futuriste, froide et dure ou quelques belles mélodies subsistent de ci de la comme des vestiges d’humanité sur un monde calciné et lunaire.

Pourtant même si je respecte la démarche adoptée, « Demolition » n’est pas mon disque préféré de Judas Priest.

« Demolition » met  ici clairement en évidence l’absence d’Halford dont l’influence dans les compositions demeure un élément primordial au sein de Judas Priest.

C’est en cela que Rob s’avère indispensable au groupe, non en raison des prétendues déficiences vocales de Ripper Owens, excellent chanteur lui aussi mais compositeur plus limité.

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 22:27


Juste après un nouvel album très décrié et aprés avoir embauché un nouveau chanteur devenu la cible humaine de toutes les critiques (faciles !), Judas Priest sort pour mettre toute le monde d’accord en 1998 un double album live enregistré sur le « Jugulator » tour.

Moi qui n’aime en général pas trop les lives, je dois avouer que celui est extraordinaire, sans doute mon préféré du Priest avec o sacrilège un chanteur autre que Halford ...

Les raisons d’aimer ce double disque ? Le son live est excellent sans être trop surproduit (voir les rumeurs concernant « Unleashed in the East » au son trop propre ) , la chaleur, la ferveur d’un public est parfaitement restituée et la set list ….et bien est franchement à exceptionnelle !

On se régale donc, d’autant plus que Ripper Owens interprète souvent les morceaux à sa façon, de manière surprenante et différente d’Halford ce qui est parfois étonnant et souvent formidablement intéressant.

D’entrée l’enchaînement « Electric eye » / « Metal gods » s’avère être la formule magique pour commencer un concert du Priest.

Un « Grinder » hyper rugueux aux forts relents de trash vient accroître cet excellent début.

L’interprétation de « Rapid Fire » brutalement accélérée et durcie est une superbe trouvaille.

Les petits derniers que sont « Burn in hell » (en version raccourcie ) ou le saignant « Blood stained » ne dépareillent pas dans ce tableau de rêve, seul « Bullet train » perd de l’impact sur scène la faute à des chœurs un peu effacés.

Sur « A touch of evil », « The ripper » ou « Beyond the realm of death » Ripper Owens est gigantesque et fait jeu égal avec Halford.

Sur le deuxième disque, après un « Metal meltdown » hyper musclé, on passera sur le très dispensable « Abductors » un peu isolé au milieu de cette chaine himalayenne,  avant de poursuivre le festin sur mon morceau préféré du Priest le très épique « Victim of changes » , une version ralentie et hyper mélodique de « Diamonds and Rusts » , géniale trouvaille que Owens marque au fer rouge de son empreinte vocale.

Ripper tient la distance, son aisance est évidente, son interaction avec le public très forte comme sur « The green manalishi »  morceau que je trouve toujours aussi fascinant.

La fin du disque est une pluie de hits, le nec plus ultra du rock métal avec l’apocalyptique « Painkiller » infligé comme une punition divine, le toujours chaleureux et interactif « You ve got another thing coming » assaisonné d’un « Hellbent for leather » tout deux surboostés par un Ripper Owens écrasant de maîtrise.

Meme « Living for midnight » que je n’aime pas trop passe formidablement bien, grâce à un public exceptionnel qui reprend en chœur le refrain.

« Live Meltdown » est à mes yeux un chef d’œuvre, un des rares live que j’écoute toujours avec grand plaisir, comme si j’avais un superbe double best of dans les oreilles.

Le son est très agréable, très rock et chaleureux.

L’ambiance ultra chaude et les cris passionnés du public donnent véritablement l’impression d’être dans la salle.

Ce disque est aussi la confirmation d’un chanteur exceptionnel, Ripper Owens capable de réussir l’impossible et de faire oublier Rob Halford le temps d’un concert.

Avec ce disque parfait frôlant le sans faute, Judas Priest se relance habilement en tablant sur un passé glorieux et inattaquable, une réputation légendaire de groupe live et tente d’imposer le nouveau chanteur par une démonstration scénique impeccable.

 
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 21:53


Sept années se sont écoulées depuis « Painkiller » et le départ d’Halford, sept longues années ou Judas Priest a délaissé le devant de la scène, laissant de nouveaux courants musicaux comme le grunge ou le trash metal prendre le pouvoir dans le monde du rock lourd.

Le trône est donc resté longtemps vacant en l’absence d’un chanteur capable de reprendre le spectre délaissé par le Metal God.

En 1997, alors qu’on le pensait bon pour le musée, le Priest parvient après de longues auditions à trouver la perle rare en la personne d’un jeune américain quasi inconnu : Tim « Ripper » Owens qui officiait dans un groupe local de reprises du Priest.

Bizarrement Etienne « The Voice » Daho ou Alain « The Scream » Chamfort ne sont pas retenus au grand dam de leurs plus ardent supporters.

Le groupe enregistre donc un nouvel album prénommé « Jugulator ».

Ce disque a tout pour être massacré par avance : un nouveau chanteur inconnu ayant la  tache impossible de remplacer une empreinte vocale légendaire et une nouvelle orientation musicale lorgnant vers un trash-power metal hyper massif comme jamais le groupe n’a pratiqué durant toute sa carrière.

Autant le dire tout de suite, j’adore « Jugulator »  son atmosphère hyper violente futuriste et découvrir Owens a été une révélation pour moi et dieu seul sait o combien je vénère Rob Halford.

« Jugulator » le morceau d’ouverture annonce d’entrée la couleur, nous avons affaire à un impitoyable titan robotisé tueur d'humains, une sorte de mutation monstrueuse du Painkiller !

Tempo lent, guitares accordées très bas, son lourd et grave, accélérations fulgurantes de batterie « blast beats » typiquement trash ..

Le voix de Ripper Owens, à la fois semblable et différente de celle d’Halford  s’affirme plus puissante, agressive dans les graves et colle parfaitement avec ce type de musique très rentre dedans.

« Blood stained » au refrain efficace est plus rapide, plus varié et met bien en valeur les nombreuses possibilités de variations d’Owens.

« Dead meat » lui est pourtant supérieur avec ses riffs titanesques, son déluge de puissance et ses paroles de totale rébellion clamées avec une force herculéenne.

« Death row » calme (relativement ) le jeu avec son étrange introduction évoquant l’ambiance du couloir de la mort avant une électrocution.

Ce titre plutôt bourrin est heureusement sauvé par un refrain haut en couleur et quelques bruitages de fond plutôt réussis.

« Decapitate » n’est pas désagréable mais patine un peu comme un camion trop chargé au départ d’un kilomètre lancé.

« Burn in Hell » est sans doute l’un des titres les plus marquants de ce disque et pourrait être qualifié de classique si les circonstances avaient été autres.

Il est composé d’une fantastique lente et progressive montée en puissance débouchant sur un refrain faisant figure d’hymne pour ce Priest new look , bref un pur régal ou Ripper Owens déchaîne son incroyable talent comme on dit sur M6.

« Brain dead » a malgré la puissance du thème abordé (la situation d’un accidenté de la route hémiplégique et parfaitement conscient de son sort ) quelques fois du mal à prendre son envol, car cloué au sol par ses riffs surheavy.

« Abductors » plus doux et aérien bien que conservant un son lourd, est plutot interessant avec son atmopshére oppressante de science fiction  mais  n’est pas non plus extraordinaire pour du Judas Priest.

Alors je dirais que jusqu’alors « Jugulator » pourrait être considéré comme un album correct voir poussif par un instant mais les deux derniers morceaux viennent subitement changer la donne et se révéler exceptionnels.

« Bullet train » est en réalité une sorte de perfection métallique moderne, l’un des morceaux que j’ai le plus écouté dans ma vie comme ci après quelques tâtonnements quelques fois maladroits Judas Priest finissait enfin par toucher juste et à produire des merveilles.

Ce titre d’anthologie commence par de brefs buitages de gare auxquels succède un cri de guerre suraigu  annonçant un riff impérial, insolent lancé à la face du monde.

Couplets écrasants, refrains aériens en escalade vocale permanente alternent aigus transperçant et retour à terre virils ….avant qu’un break judicieux et un Ripper en état de grâce expédient ce train d’enfer dans les strates de l’espace infini.

« Cathédral Spires » énorme pièce  de plus de 9 minutes portées par des chœurs dantesques et un Ripper Owens transfiguré est un chef d’œuvre épique, violent et beau et tragique comme une tragédie grecque.

En conclusion, « Jugulator » est l’album le plus extrême et le plus éloigné du style de base de Judas Priest.

Souvent détesté pour son manque de mélodie et sa brutalité quelque peu primaire, il recèle pourtant quelques trésors incroyables pour un peu qu’on apprécie le style un peu « dur » du trash des années 90.

Par ce disque Judas Priest, tel un ancien Dieu emprisonné dans les glaces  réveillé par mégarde, refait brutalement surface et satisfait son courroux en proposant la musique la plus violente, la plus brutale et moderne qu’il ait jamais produit.

Quand à Ripper Owens, c’est pour moi la révélation de ce disque avec une voix prodigieuse même si mise ici souvent à profit sur des sons peu mélodiques.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 21:41


En 1990, Judas Priest sort l’un de ses albums cultes intitulé « Painkiller ».

A l'écoute dess premières notes de ce disque on est éberlué par la mue entreprise par le groupe dans la direction d’une musique peu accessible atteignant son paroxysme d’intensité et de violence.

Le recrutement d’un nouveau batteur Scott Travis, connu pour ses « blast beats » dévastateurs sur les grosses caisses n’est certainement pas étranger à cette nouvelle évolution technique.

« Painkiller » débute par l’intro de batterie la plus célèbre du Métal, du reste souvent copiée par la suite et qui préfigure un morceau hallucinant, ultra rapide, avec d’incessantes variations et un son flirtant avec celui du trash metal.

« Painkiller » est pour moi une sorte d’ovni inégalable, un délire apocalyptique et mégalomaniaque de puissance, de folie speed, de feu et de sang.

Rien que pour lui seul, l’album vaut d’être écouté.

« Hell Patrol » qui lui succède est hautement énergétique bien que sur le thème un peu éculé du monde des motards.

« All guns blazing » en revanche produit une impression jouissive, avec son rythme dur, haché et violent.

«Leather rebel » bien qu’appuyé et fort en testostérone n’obtient pas mes faveurs ce qui n’est pas le cas de « Metal Meltdown » joué à une vitesse hallucinante, avec un Halford hystérique au chant.

Deuxième moment « culte » pour moi « Nightcrawler » , autre monstre diabolique sorti de l’imagination fertile du groupe, voit Judas Priest créer une mélodie magique irrésistiblement captivante.

Titre enivrant, « Nightcrawler » parvient en effet à happer littéralement l’auditeur dans une ambiance surnaturelle et menaçante.

« Between the hammer and the anvil » qui lui succède est excellent , très emphatique bien qu’un peu court à mes yeux.

Troisième passage culte, « A touch of evil »  est une power ballade lancinante sur fond de péché, de désir enfoui, de secret et d’attraction irrésistible.

Le chant d’Halford sur ce morceau magistral porté par un riff d’acier donne le grand frisson d’une vie.

L’enchaînement « Battle Hymn/One shot at glory » conclue par une atmosphère épique d’héroïsme guerrier cet album incroyable.

En conclusion tout linéaire qu'il soit, « Painkiller » possède un immense souffle épique d’inspiration créatrice.

Intensité, vitesse, violence, emphase sont les maîtres mots de ce disque hors norme ou Judas Priest se voit prendre tous les risques.

Arrivé pourtant au firmament de sa créativité artistique, de son succès et de sa renommée dans le monde du hard rock, le groupe va connaître de gros problèmes intérieurs et gouter aux affres de l’implosion.

Les raisons évoquées ? L’envie de Rob Halford le légendaire chanteur du groupe de défricher de nouveau horizons musicaux, de se détacher de l’image de Metal God qui était la sienne à l’époque.

Il est aussi probable que le procès pour incitation au suicide qu’a vécu le groupe à cette époque l’ait considérablement affaibli et rongé de l’intérieur.

L’aventure commencée 16 ans auparavant s’achève donc un peu tristement sur un album magistral et novateur, auréolé d’une éternelle gloire dans l’Histoire d

u Métal.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 20:33


Souvent mésestimé par les fans « Ram it down » sorti en 1988 a pourtant le mérite de remettre les pendules à l’heure en renouant avec un pur style heavy metal sans concession, puissant, fluide et mélodique dans lequel Judas Priest n’a à vrai dire jamais eu aucun rival.

« Ram it down » prend tout de suite l’auditeur à la gorge, le son est surpuissant, les guitares véloces et hyper tranchantes, le rythme échevelé et Rob Halford plus dominateur que jamais.

Avec un titre bélier aussi percutant l’album se présente sous les meilleurs augures.

Et la suite ne déçoit pas car Judas Priest sort la grosse artillerie comme jamais encore autant dans sa déjà longue carrière ..

« Heavy metal » morceau assez linéaire mais terriblement puissant introduit par une énorme démonstration de guitare électrique est un vibrant hommage à l’ambiance des concerts de hard rock.

Le groupe annonce la couleur « Nous savons ce que vous voulez et nous vous en fournirons »  et tout l’album est du même tonneau, porté par un son implacable et très modernisé.

« Love zone » est plus légère, mais possède un coté fun et sexy qui m’a toujours bien plu.

De plus, Halford lui insuffle un souffle de vie phénoménal.

« Come and get it » reprend l’inexorable marche en avant avec une puissance, une efficacité incroyable … j’ai toujours considéré ce titre comme un hymne avec ses paroles fédératrices prônant l’union sacrée pour la cause du Metal.

J’aime en revanche moins « Hard as Iron » que je trouve presque anecdotique avec ses effets un peu forcés.

« Blood red skies » power ballade originale emplie d’une ambiance épique de drame sur fond de science fiction est sans doute parmi les meilleurs morceaux jamais écrits par le groupe.

Le chant de Rob Halford cristallin et divin atteint le plus haut degré d’émotion.

Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi ce morceau n’était pas devenu un classique incontournable de leur répertoire …

Retour à une ambiance plus fun avec « I’m a rocker » superbe et mélodique, qui donne envie de chanter à tue tête et de hurler son plaisir de vivre.

Le fameuse reprise de Chuck Berry « Johnny B Goode » à la sauce Judas Priest fera également beaucoup pour la renommée du groupe.

J’y trouve une certaine logique, les Dieux du Métal rendant un  hommage appuyé au Dieu du Rock n Roll.

« Love you to death » un peu à l’instar de « Love Zone » a  un coté plus léger et mineur mais me plait bien avec son rythme heurté, son ambiance de sexe un peu trouble et de sado masochisme sous jacent.

« Monsters of Rock » concluant l’album se voulant un hymne calibré pour les stades a un coté un peu trop lent et pesant à mon goût.

En conclusion, « Ram it down » est l’une des meilleures preuves de l’excellence de Judas Priest dans la production de disques de heavy metal.

Ses gros points forts sont une véritable flamboyance de sons électriques, une grande homogénéité ainsi qu'une fantastique énergie communicatrice.
Certes ce que le groupe gagne en puissance il le perd en finesse mais a
vec cet album, Judas Priest plonge dans une cure de jouvence salutaire, fait preuve de grandes facultés d'adaptation en musclant sa musique, la modernisant pour la préparer à affronter la concurrence et la nouvelle décennie à

venir. 

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 19:35


Suite logique à l’album « Turbo », « Priest … live ! » sort en 1987 afin d’immortaliser les tournées pharaoniques réalisées aux Etats Unis pour promouvoir le disque.

Jamais sans doute, Judas Priest n’aura joué dans des salles aussi immenses et proposé des spectacles avec autant de moyens.

Passons sur la pochette, d’une laideur assez incroyable pour un groupe de cette envergure surtout par rapport aux merveilles d’artwork réalisées sur leurs albums des années 70.

« Out in the cold » n’est pas à mon sens un bon choix pour ouvrir un concert de hard rock car cette longue ballade assez quelconque n’a pas le mordant nécessaire pour enflammer une salle.

Cependant on remarque que le son est bon, l’atmosphère live bien restituée avec un public américain qui paraît très présent.

« Heading the highway » qui lui succéde est un bon morceau, impeccablement exécuté mais auquel j’ai toujours trouvé qu’il manquait quelque chose pour être un grand classique du Priest.

Ceci est tout de meme un bon test pour se rendre compte que Rob Halford est impérial, très en voix.

« Metal Gods » est en revanche lui un classique et toujours un immense moment en concert.

Cette sublime version live ne déroge pas à la règle.

« Breaking the law » lui aussi constitue l’un des plus hauts pics d’intensité d’un concert de Judas Priest et le morceau le plus connu du groupe demeure une valeur sure quasi inaltérable.

Première bonne surprise de ce live, la succession de morceaux issus de l’album « Defenders of the Faith »  qui s’enchaînent naturellement.

« Love bites » paraît toutefois plus terne et moins tranchant que sur disque.

Meme impression sur « Some heads are gonna roll » que je trouvais originellement fantastique mais qui paraît lui aussi amoindri par un son plus en retrait ce qui retire grandement au  plaisir de son exécution.

Plus agressif et intense, « The sentinel »  paraît lui plus convainquant, conservant son coté épique et prenant.

« Private property » s’inscrit parmi les morceaux les plus efficaces sur scène du dernier album en raison de son refrain puissant mais le grand titre phare de « Turbo » s’avère être indiscutablement « Rock you all around the world » .

Cet hymne imparable avec son immense refrain catapulté par Halford fait en effet naître une magnifique interactivité avec le public, qui encouragé par le groupe reprend à tue tête les paroles pour produire l'un des meilleurs moments du disque….

Inoubliable, magique introduction annonçant , « Electric eye » l’un des rares morceaux hérités de « Screaming for Vengeance » mais quel morceau ! Une leçon de heavy metal racé et inspiré.

La bonne série se poursuit avec « Turbo lover » imparable, magnifié par l’interprétation live d’Halford et le supersonique « Freewheel burning » qui paraît bien décalé au sein de cette ambiance de heavy rock festif.

Avec le recul je m’aperçois que le rôle dynamisant de « Freewheel burning » a été remplacé par  celui de « Painkiller » dans les concerts.

Pour moi les deux se valent au firmament de l’excellence …

Avec « Parental guidance » derrière, (l’un des pires titres écrits par Judas ?) on tombe bien évidemment de très haut.

Je passe sur « Living after midnight » passage obligé live du groupe que je ne goûte guère mais qui séduit toujours les foules ravies de l’entonner à l’unisson.

Le grand final est obtenu comme souvent sur « You ve got anothing coming », titre un peu sage sur disque devenant exceptionnel de communion scénique par l’interprétation flamboyante qu’en fait à chaque fois le groupe.

En conclusion, moi qui ne goûte toujours qu’avec parcimonie les albums live, celui ci issu d’un album et d’une période très commerciale pour Judas Priest ne m’a pas forcément emballé.

Les morceaux de « Turbo » s’intercalant en effet difficilement dans le reste du répertoire du groupe, Judas Priest a adapté celui ci pour proposer une set list homogène cadrant avec une atmosphère de grande messe rock festive plus grand public.

Le résultat se trouve donc un peu lisse et décevant à mes yeux, avec toujours quelques classiques indéboulonnables pour sauver l’affaire mais un manque global de folie et d’intensité comme sur les titres issus de « Defenders of the faith » que j’adorais sur disque et qui me déçoivent sur cet enregistrement.

Si « Priest ..live ! » ne remet pas en cause le savoir faire et la terrible efficacité scénique de Judas Priest, il ne cadre en revanche pas avec la période du groupe qui me plait le plus.

D’ailleurs détail édifiant, presque plus aucun morceau de « Turbo » ne sera plus jamais joué sur scène et le groupe reviendra par la suite à des shows plus sobres, plus authentiques bien que toujours spectaculaires.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 18:12


En 1986, après deux albums de heavy metal purs et durs à forte teneur en testostérone, Judas Priest prend avec « Turbo » une nouvelle et surprenante orientation musicale.

Lorgnant plus vers le hard-FM et une musique plus lisse et aseptisée,  cet album peut être considéré comme le plus commercial du groupe.

Le son électrique des guitares est remplacé par celui plus « technologique » des guitares synthétiseurs très en vogues à l’époque et Judas va meme jusqu’à modifier son image abandonnant son accoutrement de biker viril pour un look de minets bien proprets, bronzés et permanentés.

Pour autant, passé le premier choc de surprise, on ne peut pas contester la qualité de l’album.

« Turbo » le morceau d’ouverture peut être considéré comme un chef d’œuvre, avec une atmosphère originale et prenante, une lente et constante montée d’intensité sur les couplets et un refrain fantastique, hyper mélodique auquel on ne peut résister.

« Locked in » est rapide, plaisante, enlevée avec un savoir faire manifeste.

« Private property » est encore plus commercial, mais conserve néanmoins un fort coté heavy avec des gros chœurs puissants qui font que la pilule passe quand meme facilement.

En revanche très (trop ) commercial, « Parental guidance » est l’un des pires titres écrit par Judas Priest, avec des paroles lénifiantes destinées à racoler un public de teen ager.

« Rock you around the world » rapide et puissant renoue avec une veine plus heavy metal que Judas Priest maîtrise à la perfection.

Ce morceau constitue un hymne ultra efficace qui enflammera les stades de l’époque lors de concerts pharaoniques.

« Out in the cold » est la ballade du disque, pas franchement mauvaise mais un peu terne et étirée en longueur avec une intro au synthétiseur assez insupportable.

« Wild nights, hot and crazy days », l’une des chanson les plus commerciale du groupe, propose une atmosphère festive et légère comme les nuits passées aux Bahamas lors de l’enregistrement de ce disque.

Pas forcément indispensable à mes yeux.

Par contre l’album finit très fort, « Hot for love » est un titre énorme, rapide, irrésistible réussissant le tour de force d’allier mélodie de folie et punch d’acier ce qui a toujours produit sur moi un effet incroyable.

« Reckless » qui lui emboîte le pas est lui aussi un joyau heavy trop souvent méconnu à mes yeux.

C’est en réalité un titre fantastique empli de fraîcheur avec un refrain lumineux enflammé par la voix magnifique de Rob Halford.

En conclusion, sur « Turbo » jamais Judas Priest n’est allé aussi loin.

Le groupe a par la suite reconnu sans doute être allé trop loin.

Destiné à percer le marché américain, ce disque s’aligne sur les standards des groupes de hard-FM très en vogue à cette époque outre atlantique.

Le groupe gagna donc un nouveau public mais plus versatile, moins fidèle et plus enclin à suivre les modes par essence changeantes.

Ceci peut donc rebuter les fans de heavy metal, amateurs d’une musique plus sombre et dure qui est ici troquée pour des ambiances plus légères et festives.

Cela étant dit Judas Priest reste un groupe immense et meme lorsqu’il verse dans des penchants plus racoleurs il parvient encore à produire des morceaux de grande qualité.

Aujourd’hui après presque 25 ans, « Turbo » a assez mal vieilli et fait figure de curiosité un peu kitsch au sein de la discographie du groupe, meme si le titre éponyme assez renversant est quelques fois encore joué sur scène afin de surprendre l’auditoire.

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