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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 14:58


« Don’t worry about me » album solo de Joey Ramone sorti en 2002 recèle assurément une aura particulière compte tenu de ses conditions d’enregistrements quelques mois avant la mort du chanteur atteint d’un cancer de la lymphe.

Pour cet album aux allures de testament, Joey s’était entouré d’une pléiade de musiciens en plus de sa formation de base composée de Daniel Rey à la guitare, Andy Shernoff à la basse, Joe Mc Ginty aux claviers.

On trouve donc outre des stars comme Captain Sensible et Marky Ramone en soutien, plusieurs guitaristes, bassistes, choristes ou batteurs de studio pour la réalisation de cet album unique.

« Don’t worry about me » commence par une reprise rock de la chanson de Ray Charles « What a wonderful world » qui fit le tour du monde et fut un succès mondial.

L’impact de ce titre fut tel que Michael Moore le choisit pour habiller son documentaire « Bowling for Columbine »  récompensé au festival de Cannes 2002 et que ce morceau est encore régulièrement réutilisé dans bon nombre de publicités.

La version de Joey Ramone donne il est vrai le frisson mais j’ai toujours trouvé injuste que le grand public ne découvre le talent de cet homme qu’au moment ou il finissait sa vie dans la maladie et la souffrance.

« What a wonderful world » est donc un tube mondial dépassant allégrement le cadre de la musique quand on connaissait la situation du chanteur au moment de son enregistrement.

Derrière ce tube écrasant on trouve « Stop thinking about it » , rock mid tempo mélodique et sympathique habité par la voix magique de Joey.

« Mr Punchy » est tout à fait dans l’esprit potache des Ramones avec des paroles décalées et fun.

Le chanteur fait preuve ici d’un optimiste et d’un courage exceptionnels.

« Maria Bartiromo » est une surprenante déclaration d’amour pour une journaliste italo-américaine de CNBC spécialisée dans le domaine de la finance.

Apparemment à la fin de sa vie Joey s’était pris de passion pour la bourse ...mais pour être honnête la chanson très pop ne provoque qu’un ennui poli.

« Spirit in my house » sans doute la meilleur composition de l’album est en revanche très inspirée avec ses riffs rock très accrocheurs.

       « Venting (It’s a different world today) » montre de la part du vieux punk malade une sorte d'  amertume et d’incompréhension par rapport au nouveau Monde des années 2000. 

« Like a drug I never did before » aborde de manière plus précise le thème de la souffrance.

Musicalement parlant ces morceaux sont plutôt pop-rock mélodiques.

« Searching for something » qui leur succède est une semi ballade acoustique sans grand intérêt.

Plus rock, « I got knocked down (But I’ll get up) » est un très bon morceau doublé d’une immense leçon de courage racontant le combat de Joey cloué sur son lit d’hôpital luttant vaillamment contre sa maladie.

Après l’hommage à Ray Charles, celui aux pères spirituels du punk, la reprise de « 1969 » des Stooges exécutée avec conviction et un son de guitare particulièrement puissant.

« Don’t worry about me » trés poussif termine un peu tristement la carrière et la vie d’une des plus grandes voix de l’histoire du rock.

En conclusion, si on tente d’oublier le contexte tragique de son enregistrement, si on met de coté tout le respect et l’empathie qu’on peut éprouver pour un personnage aussi sympathique et talentueux que Joey Ramone, « Don’t worry about me » n’est pas globalement le grand disque qu’on a bien voulu dire.

Bien sur la voix unique et inoubliable du chanteur est bel et bien courageusement au rendez vous mais les compositions réalisées en solo par Joey n’ont ni l’éclat ni le panache de ce qu’il réalisait avec ses frères des Ramones.

Mis à part son premier tube extraordinaire, « Don’t worry about me » est donc un album de pop-rock sympathique destiné aux fans de la star désirant une dernière fois éprouver le plaisir sans limite d’entendre cette voix qui les fit tant rêver.

Apparemment la ville de New York a baptisé une place en l’honneur du musicien trop tôt disparu.

Pour ma part respect, tendresse et admiration sont les sentiments qui m’habitent quand je pense à ce qu’il a accompli dans sa vie.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 17:35


Sorti en 1980, « End of the century » marque un tournant dans la carrière des Ramones et pas seulement à cause de la fin d’une décennie magique les 70’s ou d’un mouvement punk qui commence (déjà !) à s’essouffler.

Pour la première fois en effet le groupe quitte sa chère ville de New York pour aller enregistrer à Los Angeles avec Phil Spector,  producteur aussi légendaire que sulfureux.

Spector, tyrannique et monomaniaque va imposer une discipline de fer aux Ramones ce que Johnny et Dee Dee supporteront très mal contrairement à Joey et Marky qui seront eux fascinés par la personnalité du gourou du son.

Le résultat de ce travail de forçat est donc « End of century » avec cette pochette ridicule basée sur un jeu de couleur assez peu heureux.

Le disque débute par « Do you remember rock ’n’ roll radio ?», très rythmé, musclé dont le coté rock and roll rétro et la surcharge d’instruments (piano, saxophone, clappements de mains) ont un rendu trop poussé à mon gout.

« I’m affected » qui suit sonne de manière plus sobre mais étonnamment agressive.

Ballade subtile et douce « Danny says » est aussi vite oubliée qu’entendue.

Premier titre rapide, « Chinese rock » se situe dans une veine punk rock efficace qui ne soulèvera néanmoins pas les foules.

Les morceaux s’enchaînent et on attend toujours avec espoir le titre phare qui viendra lancer l’album.

Ces espoirs sont vite douchés par « The return of jackie and judy » tentative franchement médiocre de capitaliser sur les anciens hits du groupe.

Et meme si « Let’s go »  très rapide, intense et violent renoue avec la furia punk des débuts, « Baby, I love you » ballade sirupeuse truffée d’arrangements insupportables coule à pic dans un océan de mièvrerie sans fond.

Alors qu’on s’apprête à décrocher définitivement et à en terminer avec cet album décevant, le groupe se réveille enfin et parvient à rectifier quelque peu le tir.

Si « I can’t make it on time » est encore plombé par des bruitages lourdingues, il est sauvé par des riffs solides et un refrain particulièrement réussi.

« This ain’t havana » déboule à toute vitesse et emporte tout son passage à coup de riffs accrocheurs et de refrains aussi amusants que décalés.

Alors qu’on ne l’attendait plus « Rock ‘n’ roll high school » LE tube de l’album arrive enfin avec toute la simplicité, la naïveté, la fraîcheur et l’efficacité mélodique dont a toujours su faire preuve le groupe depuis ses débuts.

L’album termine par « All the way » et «  High risk insurance » tous deux puissants et explosifs comme des grenades à main.

En conclusion avec « End of the century »,  les Ramones sentant le vent tourner, tentent de modifier et adoucir légèrement leur style pour prendre leurs distances avec le mouvement punk.

L’apport de Spector ne fait pour moi qu’alourdir, surcharger, sophistiquer inutilement une musique originellement faite pour être jouée rapidement et simplement afin d’obtenir un maximum d’efficacité.

Je ne pense donc pas que les Ramones avaient besoin de travailler avec Spector si ce n’est pour gonfler leur ego de jeunes musiciens impressionnés à l’époque par la réputation de faiseur de tubes du gourou cinglé.

Heureusement, cet album qui aurait pu être un naufrage complet est sauvé in extremis de la catastrophe par une deuxième moitié gavée de titres puissants et enlevés que n’a pu complètement dénaturer leur producteur-dictateur de l’époque.

Pour l’anecdote, si cet album plus commercial se vendit bien, il provoqua en revanche la perte d’une bonne partie des fans de base du groupe.

Pour moi « End of the century » est donc tout à fait dispensable.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 11:16


Enchaînant les classiques à une cadence qu’un dealer de Central Park dans les années 70 aurait qualifiée de stupéfiante, les Ramones sortent en 1978 leur déjà quatrième album, « Road to ruin » .

Preuve que tout va plus vite avec les petits gars du Queens, le batteur Tommy Ramone a ici délaissé son instrument de travail pour être remplacé par Marky Ramone.

Mais comme les Ramones semblent être une « happy family » Tommy passe néanmoins à la production du disque enregistré comme il se doit dans leur fief New Yorkais.

On notera le léger effort artistique sur la pochette, empruntant au monde des bandes dessinées cher à ces éternels adolescents.

Ouvrant ce disque, « I just want to have something to do » puissant et magique, est typique du style et de l’excellente qualité de musique que pouvait atteindre le groupe à l’époque.

La production semble plus aboutie, le son est beaucoup plus puissant et fluide que sur leur premier opus.

L’excellente impression du début se poursuit sur « I wanted everything » hymne punk-rock irrésistiblement conquérant.

Les Ramones sortent alors de leur chapeau une ballade au style rétro « Don’t come close » ou la voix magique de Joey Ramone fait comme souvent le différence.

« I don’t want you » bien que assez ordinaire pour un groupe de ce calibre, s’avère néanmoins tout à fait honnête.

Deuxième ballade langoureuse de ce disque, « Needles and pins » sympathique n’a pas tout à fait le même impact que « Don ‘t come close ».

Difficile de faire plus punk que « I’m against it » , tant tout l’esprit de ce mouvement se trouve condensé dans  2’49 puissantes et enlevées.

Arrive LE tube de l’album et sans doute mon morceau préféré de leur carrière « I wanna be sedated » , irrésistible tube punk-rock agrémenté de lignes de chants fantastiques et de la touche rétro habituelle des New Yorkais.

Aussi génial qu’intense et inspiré, « Go mental » déboule ensuite à toute vitesse, dévastant tout sur son passage, conquérant les ames et les cœurs.

« Questionningly » troisième ballade de l’album offre un moment tranquillement relaxant avant un final digne d’un 14 juillet punk rock.

« She is the one » est il le meilleur titre punk rock jamais écrit ? En tout cas les Ramones arrivent avec leur style inimitable encore à produire un hit devant lequel on ne peut que s’incliner avec gratitude après avoir connu un tel orgasme musical.

« Bad brain » , rapide et efficace fonctionne magnifiquement bien.

« It’s a long way back » racontant le retour douloureux des Ramones d’un voyage en Allemagne, s’avère un titre à la mélodie prodigieusement touchante.

Après un prodigieux  « Rocket to Russia » , j’étais assez sceptique sur la capacité du groupe à se renouveler et pensais même assister à un effritement artistique bien naturel.

Pourtant les Ramones parviennent avec ce « Road to ruin » a pratiquement se hisser à la même hauteur que le précédent opus.

L’album est sans doute légèrement moins homogène que son prédécesseur avec plus de ballades pop dont certaines bien que bien exécutées me paraissent un peu ternes, mais se trouve en contre partie surboosté par quelques uns des tubes les plus fantastiques jamais écrits dans la carrière du groupe.

Loin de constituer une route vers un éventuel déclin, « Road to ruin » termine les années 70 en maintenant fermement le cap vers la mise en orbite programmée de la fusée punk rock la plus impressionnante de l’histoire de la musique.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 10:13


Nous sommes aux Etats Unis à la fin des années 70, en 1977 plus exactement, et en pleine explosion du mouvement punk, l’époque est  à l'action, pas à la perte de temps et au triturage de méninges.

Les Ramones enregistrent donc en l’espace d’une même année deux albums : « Leave home » et « Rocket to Russia » dont la pochette minimaliste calquée sur le premier opus contraste avec l’humour provocateur du titre en pleine période de guerre froide USA-URSS.

« Cretin hop »  ouvrant les hostilités laisse présager que la formule n’a pas trop changée, gros riffs, tempo rapides et refrains fédérateurs composent toujours la musique des New Yorkais.

Pourtant « Rockaway beach » véritable tube empruntant à la surf music, une musique de plage festive et légère, présente une innovation notable pour un groupe qui se proposait de nous démonter la tête à coup de batte de base ball lors de leur premier disque.

Plutôt calme et mélodique, « Here today, gone tomorrow » est une intéressante ébauche de ballade rendue très touchante par la voix magnifique de Joey Ramone.

Retour au rythme avec« Locket love » qui contient un coté frais, simple, direct prodigieusement efficace.

« I don’t care » typique du style originel du groupe, est très bon  malgré des chœurs quelques peu ratés.

« Sheena is a punk rocker » (la petite sœur de Judy ? ) est un tube incontournable, rendu irrésistible par des chœurs fantastiques et une touche rétro de rock and roll des années 60.

On poursuit dans la démonstration éclatante avec « We’re a happy family » au punch dévastateur, aux paroles totalement décalées et hilarantes, « Teenage lobotomy » sonnant comme un hymne punk puis « Do you wanna dance ?» irrésistiblement festive.

« I wanna be well » n’est certes pas le meilleur morceau de l’album mais il remplit plus qu’honorablement son office.

Le groupe réussit le tour de force de pondre  un autre imparable hymne de punk-rock « I cant give you anything » déroutant de facilité et d’efficacité mélodique.

Plus doux et truffé d’énormes chœurs rétro, « Ramona » glisse avec délice comme un morceau de beurre fondu dans la gorge.

Deuxième titre influencé par la surf musique, « Surfin bird » est un tube incroyable, au rythme irresistiblemnt minimaliste.

L’album termine en fanfare sur « Why is it always this way ? » encore un tube décapant contre lequel il raisonnablement est impossible de lutter.

« Rocket to Russia » est sans nul doute le meilleur album des Ramones.

Moins dur et agressif que « Ramones », il développe un ton plus léger, plus pop, et une efficacité mélodique d’un niveau exceptionnel.

« Rocket to Russia » appartient aux disques « Feel good music » qui font se sentir bien, qui donnent envie de se lever, de bouger, de chanter, de danser et de faire la fete jusqu’à en perdre en haleine.

Ce disque insensé, décalé, naïf et touchant comme un adolescent enamouré percera les défenses les plus endurcies par sa lumineuse simplicité pour atteindre directement le cœur de son auditeur.

Un chef d’œuvre incontournable tel que les Russes n’ont jamais pu répliquer !

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 21:25


Voici donc le moment de s’attaquer à un monument du punk rock et même du rock tout court avec « Ramones » le premier album d’un des groupes les plus influents de l’histoire de la musique : les légendaires Ramones.

Quand au pense aux punks, on pense en effet généralement immédiatement à la fin des années 70 , aux coiffures à crêtes, aux anglais, aux Sex Pistols, pourtant à mes yeux les Ramones bien qu’étant américains et à cheveux longs furent au moins sinon plus à l’origine de ce mouvement.

En 1976, quatre faux frères au look de zonards issus du Queens à New York sortent leur premier album.

Le gang se compose de Joey Ramone, grand escogriffe au chant, Tommy Ramone à la batterie,  Johnny et Dee Dee Ramone assurant respectivement la guitare, la basse et les chœurs.

La pochette devenue légendaire les montrent posant contre un mur de brique lugubre avec un look destroy finalement très punk : cheveux longs, perfecto, jeans déchirés.

L’album débute par « Blitzkrieg pop » , morceau mythique, devenu l’hymne des Ramones avec leur cri de ralliement « Hi, ho let’s go ».

La son de guitare est offensif, la musique est rapide, rythmée, très simple, mais dotée d’une incroyable efficacité mélodique.

Les titres très courts (autour des 2 minutes de moyenne) s’enchaînent sans se retourner à la vitesse d’un train lancé à pleine vitesse.

 « Beat on brat » plus fluide est encore meilleur, la voix de Joey Ramone, si particulière, chaude et mélodique rendant immédiatement unique le style des Ramones.

Deuxième tube légendaires du groupe « Judy is a punk » , est irrésistible avec un son de batterie caractéristique, des chœurs magnifiques et un refrain emblématique.

« I wanna be your boyfriend » sorte de déclaration d’amour adolescente en une semi ballade aussi magnifique que pure et naive, constitue la première surprise du disque : les Ramones peuvent aussi émouvoir !

Après cette avalanche de tubes, « Chain saw » simplement moyen montre le premier fléchissement notable.

« Now I wanna sniff some glue » plus efficace, contient un furieux passage de guitare et un refrain à l’esprit très punk parlant de défonce, martelé à l’envie.

« I dont wanna go down to the basement »   authentique merveille de punch et d’efficacité, montre tout à lui seul tout le savoir faire du groupe dans la composition d’hymnes punk-rock insurpassables.

Ensuite une certaine linéarité s’installe « Loudmouth » et « Listen to my heart » paraissent bien plus ternes de même que « Havana affair » qui bénéficie pourtant d’un implacable son de batterie.

« 53 rd & 3 rd » plus original et enlevé, fait référence au passé de prostitué de Dee Dee Ramone pour se payer sa dose d’héroïne.

« Let’s dance » ultra rythmée, rapide et festive est un véritable tube punk-rock susceptible d’animer n’importe quel fête de campus américain.

« I dont wanna walk around with you » rapide et fun, est dans la lignée de la bonne qualité globale du disque.

« Today your love, tomorrow the world » , est à l’instar de son titre conquérant et positif mais un peu plombé par un refrain laborieux.

En résumé, « Ramones » album précurseur et historique ayant influencé bon nombres d’artistes allant de U2 à Metallica, est une déferlante punk-rock de moins de 30 minutes.

La réputation de ce disque tient pour moi grandement à ces quatre premiers titres qui sont il est vrai de parfaits tubes.

En 1976, les Ramones créent donc un nouveau style et un nouveau son avec des morceaux courts, frais, directs, simples, énergiques mais conservant un agréable feeling mélodique rétro influencé par la pop et le rock and roll des années 60.

Leur univers est celui de la rue, du désœuvrement, de la baston, de la défonce mais sur lequel peut aussi parfois germer l’amour.

Bien sur l’album a vieilli, sa production n’est pas surpuissante et de plus objectivement il contient peu de variations ainsi que quelques titres plus faibles.

« Ramones » est donc à ingurgiter d’une seule traite en tapant du pied, en remuant la tête et en se disant qu’on passe un excellent moment en écoutant du rock incroyablement efficace.

Un beat plus rock and roll que les Ramones ? Ne cherchez pas, cela n’existe pas.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 18:54


« Souvenirs d’un pas grand-chose » est le roman sans doute le plus autobiographique de Charles Bukoswki.

L’écrivain américain y raconte son enfance avec beaucoup de talent, de lucidité, sans user de ses habituelles outrances,  de son désir de choquer.

L’histoire de ce pas grand chose c’est l’histoire de Henry Chinaski un jeune garçon fils unique  d’immigrés allemands aux Etats Unis après la première guerre mondiale.

Le jeune Henry grandit dans un milieu extrêmement modeste dans la banlieue de Los Angeles, pendant le Grande Dépression des années 30.

Henry a pour père un laitier au chômage, dur, frustré, brutal, qui terrorise la famille par ses crises de violence.

Bien qu’aimante, sa mère est complètement effacée et soumise à son mari qu’elle craint également physiquement.

Henry est souvent battu par son père à coup de lanière de cuir, pour des motifs généralement futiles voir délirants comme une pelouse mal tondue.

Enfant solitaire grandi dans un milieu misérable, il apprend la violence à l’école ou les bagarres entre clans sont continuelles.

Henry découvre très tôt son mal être, taraudé par la sexualité, il n’aime ni l’école, ni l’autorité et  les rares amis qu’il  se fait sont généralement des exclus, des marginaux comme lui.

Il rêve d’être un grand joueur de base ball ou de football américain et malgré ses difficultés à s’intégrer dans un groupe, montre de bonnes qualités dans ces sports lors des tournois inter collèges.

Son père qui nourrit toujours de grande espérances pour son fils, l’envoie dans un lycée de jeunes gens aisés à Chelsey High.

La bas, Henry côtoie la jeunesse dorée de Californie et apprend a haïr tous ces jeunes gens beaux, riches et insouciants à qui tout réussit dans la vie.

Il met à point d’honneur à se bâtir une réputation de dur à cuir, prompt à se battre et à boire, de type étrange et peu fréquentable et continue d’attirer malgré lui les paumés.

Le bal de fin d’année qu’il regarde à travers une vitre avant de se faire chasser comme un paria est un immense moment d’humiliation.

A l’adolescence survient un événement dramatique, Henry à des poussées d’acné incroyables qui le défigurent avec d’énormes furoncles purulents sur le visage, le dos et la poitrine.

Cette malédiction lui interdit toute vie affective ou sociale, le complexant énormément.

Il est même renvoyé du lycée pour suivre un traitement douloureux et relativement peu efficace compte tenu de l’avancée de la dermatologie à l’époque.

Exclus du monde et très malheureux, le jeune homme va développer son imagination pour tromper la solitude.

La découverte des livres de la bibliothèque municipale va être une révélation et Henry va pouvoir ainsi se former en lisant des auteurs comme Lawrence, Huxley, Dostoïevski, et son maître Hemingway.

Henry commence à écrire des nouvelles sur une machine à écrire qu’on lui a offerte.

A la sortie de l’école, il décroche pour faire plaisir à ses parents un travail de magasinier dans une boutique de vêtements.

La description de sa seule et unique semaine de travail est fantastique à la fois lucide, émouvante et drôle.

Henry s’est fait un seul vrai ami au lycée, Robert Becker qui veut comme lui devenir écrivain.

Les deux jeunes sympathisent même si Bukowski qui se dit moins talentueux a une vision plus sombre et radicale de l’écriture que son ami.

Un jour, le père de Henry trouve ses écrits et ivre de rage le jette dehors.

Mis à la rue, il apprend donc à se débrouiller, allant d’hôtels minables en hôtels minables, fréquentant les bars, les ivrognes, les clochards avec toujours en tête l’envie d’être écrivain.

Le roman se termine quand Henry apprend que Becker qui s’est engagé dans les Marines va partir à la guerre après l’attaque de Pearl Harbor alors que lui meme est anti militaire.

Les deux hommes boivent une dernière fois ensemble tendrement et leurs vies se séparent à tout jamais …

« Souvenirs d’un pas grand chose » est jusqu’alors le meilleur livre que j’ai lu de Bukowski.

L’écrivain raconte avec style pur et un immense talent les tourments d’une enfance  et d’une adolescence difficiles d’un petit garçon que tout destinait à échouer : son milieu social, familial et sa laideur physique.

Bukowski parvient avec beaucoup de pudeur à nous faire ressentir sa douleur mais en même temps on sent en lui une sorte de rage, de rébellion très forte s’exprimant par la violence puis de manière plus constructive par l’écriture.

Malgré ses handicaps, Bukowski disposait selon moi d’une intelligence et d’un esprit supérieur mais trop complexé et mal dans sa peau, il ne s’en rendait pas forcément compte à l’époque.

L’écriture d’une rédaction ou il imagine avoir assisté à la venue du président est à ce titre très révélatrice sur le formidable potentiel dont il disposait étant gamin.

En conclusion, épuré de provocations, « Souvenirs d’un pas grand chose » est un roman sublime, douloureux et émouvant d’un homme vidant son cœur.

Et si finalement, ce « pas grand chose »  l’avait obtenu par la puissance de sa plume sa revanche sur la pauvreté, la misère sexuelle et le mal de vivre ?

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 12:08


Après un « Avenue B » folk et intimiste, Iggy Pop, insaisissable caméléon musical attaque le nouveau millénaire avec sans doute l’album le plus violent  de sa carrière: le très rageur « Beat’em up » .

« Beat’em up » a été souvent jugé indigeste, le reproche principal étant que Iggy s’était trop écarté de ses racines.

Mais en 2001, l’Iguane fait une nouvelle mue, sa nouvelle peau étant plus dure et recouverte de métal.

Il s’entoure de ses musiciens de The Trolls (les frères Kirst à la guitare et à la batterie ) et de Lloyds Roberts dit Moosmean le bassiste du groupe de fusion métal Body Count, assassiné peu après la sortie du disque.

La pochette du disque semble volontairement cheap avec un dessin de style BD assez infantile, agressif et vulgaire avec cette femme sur laquelle figure un pistolet au niveau du sexe prêt à décharger sur l’auditeur.

Les chiennes de gardes apprécieront sans nul doute cette chatte flingueuse !

Dés le premier morceau « Mask » le son paraît très lourd, très cru et métallique.

Iggy hurle « You’re wearing a mask, which mask are you ? » ce que j’aime bien car tout le monde dans la vie porte un masque selon moi.

Sa voix rageuse et éraillée se marie fort bien avec les riffs colossaux de son groupe.

La suite est encore plus lourde avec un fantastique « L.O.S.T » au son typiquement heavy metal.

Sur « Howl » la Bête pousse des hurlements de loup, réveillant son coté sauvage.

Bien qu’un peu long ce titre s’avère très original.

« Football » et « Savior » sont deux bonnes ballades qui semblent égarées dans ce monde de gros bras tatoués.

« Beat’em up » surprend avec un phrasé presque rappé et sonne aussi violemment que du Body Count.

Le morceau est néanmoins efficace bien que très éloigné du style original d’Iggy.

Nouveau ralentissement avec une autre ballade « Talking snake » créant une aération bienvenue après la furia métal précédente.

« The jerk »  avec son riff entêtant et « Death is certain » avec son solo haut en couleurs délivrent des rock plaisants et efficaces sans être hors du commun.

La suite de l’album d’inscrit dans une veine sans concession au culte du gros son.

« Go for the throat » au style heurté alterne passages menaçants avec explosions de violence syncopée sur le refrain.

« Weasels » au tempo plutôt médian et au chant aérien propose une fantastique accélération sur sa dernière partie.

Aussi puissant qu’un bulldozer « Drink new blood » très rude avec son refrain asséné comme des coups de marteau en pleine face sonne aussi un peu comme du Body Count matiné d’Iggy Pop.

Plus calme  « It’s all shit » ressemble à une bonne récréation au feeling rock.

Violent et jouissif « Ugliness » écrase toute volonté de rebellions de son poing d’acier.

Le dernier morceau « V.I.P » est une longue et savoureuse tirade parlée ou Iggy Pop se moque des gens connus et des phénomènes ridicules autour de la célébrité.

Le sentiment dominant à l’écoute de « Beat’em up » est qu’Iggy Pop a fait de la musculation et pris de la masse.

Sa musique s’est alourdie gagnant en puissance ce qu’elle a un peu perdu en émotion.

Certes les ballades sur cet album sont d’un niveau inférieur aux chefs d’œuvres composés par l’Iguane lors de sa prolifique carrière mais il ne faudrait pas oublier que l’objet de ce « Beat’em up » est de développer une grande puissance de feu pas de faire pleurer dans les chaumières.

Cette parenthèse métallique dans le parcours du Pop of Punk m’a donc séduit très fortement par son coté brutal et sans concession.

Dernière remarque sur la dernière page du livret, Iggy pose dans une vieille décapotable aux cotés d’une superbe latino américaine qui la tête renversée en arrière semble au comble de l’extase.

So rock and roll.

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 14:01


En cette angoissante fin de millénaire qu’était 1999, Iggy Pop prend tout le monde à contre pied, délaisse l’électricité et la sauvagerie du punk rock et sort « Avenue B »  un album de folk parsemé de compositions entièrement acoustiques.

Arrivé à l’aube de la cinquantaine, Iggy éprouve en effet un besoin de solitude, de calme afin de faire un bilan de sa vie vie, de ses échecs, de ses amours tout en réfléchissant sur sa mort éventuelle à venir.

Pour mettre ses états d’ame en musique, l’Iguane s’entoure du producteur Don Was, et d’une équipe à géométrie variable composée de Hal Cragin/Chris Wood à la basse, de Larry Mullins à la batterie et de Whitey Kirst qui le seconde sur certaines parties de guitares mais également de claviériste, organiste, programmeur, percussionniste lorsqu’il estime que le feeling du morceau le requiert.

L’introduction « No shit » terriblement poignante en dit long sur la démarche de l’homme.

Iggy parle de sa voix de crooner sur  le ton calme, posé de la confidence.

« Nazi girlfriend » morceau habile et provocateur transporte beaucoup de grâce mélancolique.

Empli de sonorités rétro inhérentes à l’utilisation d’un orgue Hammond, « Avenue B » déroule un groove planant.

« Miss Argentina » est un très beau morceau hommage à une femme qui a visiblement beaucoup compté dans la vie du chanteur.

 « Afraid to get close » est un court morceau de transition ou Iggy Pop utilise un style narratif très litteraire.

« Shakin all over » reprise de Johnny Kidd, est le seul morceau rock n roll du disque.

Repris par l’Iguane il sonne fantastiquement bien.

Après ce court éclat, « Long distance » renoue avec le ton triste et glacé de l’album.

« Corruption » est un excellent morceau dynamique et intense porté par un super riff de guitare.

Nouvelle transition narrative, dramatique et littéraire avec « She called me daddy », sonorités jazzy sur « I felt the luxury » étrange et envoûtant, ambiance de musique latine festive sur « Espagnol », Iggy Pop se lâche sans tabou, se fait plaisir et à nous aussi.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser « Motorcycle » n’est pas un titré rapide et pétaradant mais un court morceau folk très calme avec sifflements  du Reptile en prime.

« Facade » long et prenant, termine de manière plaisante ce disque.

« Avenue B » est pour moi à ce jour la tentative artistique la plus osée d’Iggy Pop.

Album hors normes, à mille lieues de tout ce qu’a pu proposer la star du Punk au cours de sa longue carrière, « Avenue B » propose la musique profonde, calme, détachée et terriblement émouvante d’un homme mettant son ame à nue.

L’Iguane sort pour moi grandi de cet exercice ou s’exprime toute l’étendue de son talent et son incroyable intégrité artistique.

Tout est dit ou presque sur la pochette, un homme de cinquante ans au visage marqué par la vie, nous regarde droit dans les yeux sans ciller de son regard clair et profond.

« Avenue B » est pour moi un must des albums à écouter le soir ou la nuit, dans le calme, la solitude, la dignité et le recueillement pour se connecter à l’esprit de son auteur.

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 12:16


En 1993, en pleine vague Grunge, Iggy Pop sort « American caesar » qui fait suite à un « Brick by brick » sympathique mais un peu boiteux.

La pochette laisserait penser à un des innombrables live jalonnant la carrière du torse le plus célèbre de l’histoire du rock mais il n’en est rien, « American caesar » est bel bien un album studio.

Hal Cragin à la basse, Larry Mullen à la batterie, Erich Schermerhorn à la guitare, Malcom Burn  qui assure guitare/claviers/harmonica composent la base de l’entourage de la star sur ce disque.

Après « Character » une belle et courte introduction à la guitare sèche, on rentre dans le vif du sujet avec « Wild america » , assez faiblard avec son riff répétitif, déglingué et une timide participation du musculeux Henry Rollins, figure du punk hardcore américain.

Plus inspirée, « Mixin the colors » est une belle ballade acoustique humaniste ou vient se superposer le son d’un harmonica à la voix magnifique du Pop of Punk.

Ce titre original voit l’apparition de musiciens additionnels,  Jay Joyce, Bill Dillon, aux guitares, Darryl Johnson aux percussions et Katell Keineg aux chœurs.

« Jealousy » poursuit dans une veine calme, sombre et introspective.

Après la jalousie, la haine ! « Hate »  est interminable et franchement moins réussi que son prédécesseur.

« It’s our love » est une langoureuse ballade, trop mièvre à mon goût.

« Plastic and concrete » franchement passable, est le premier titre estampillé punk du disque avec son tempo rapide.

Iggy retourne ensuite au ton principal de cet album, la ballade acoustique avec « Fuckin alone » déclamée de façon parlée et dotée d’un refrain peu emballant d’une grande tristesse.

« Highway song » est une chanson sympathique ou Iggy prend sa belle voix de crooner.

« Beside you » est LE tube du disque, avec une superbe mélodie émouvante chantée en duo avec la chanteuse Lisa Germano.

Ce formidable duo rappelle quelque peu la réussite de « Candy » réalisé sur l’album précédent.

L’album prend alors une tournure plus rock et électrique.

Doté de riff puissants et d’un refrain charismatique, « Sickness » est un excellent morceau.

« Boogie boy » avec son feeling rock n roll très prononcé est une merveille à l’écoute.

« Perforation problem » est un rock solide et dynamique.

 « Social life » curieusement placé avec son rythme lent et acoustique vient complètement casser ce bel élan relancé avec « Louie Louie » l’irrésistible reprise très rock n roll de Richard Berry qui deviendra un des classiques d’Iggy sur scène.

Avec ces 7 minutes passées, « Caesar » sorte de long discours halluciné, déclamé à la manière mégalomane d’un empereur romain régnant aux Etats Unis, s’avère être un temps fort.

« Girls of N.Y » ultime ballade acoustique constitue un digestif agréable de ce disque aussi copieux que déroutant.

« American caesar » est un album plutôt difficile d’accès ou Iggy Pop semble avoir voulu montrer une facette plus intimiste et sensible de sa personnalité.

Les ballades acoustiques introspectives sont ici prédominantes.

Elles sont globalement de bonne qualité même si à mon sens certaines auraient pu ne pas figurer sur le disque.

Quatre ou cinq titres plus rock viennent un peu curieusement animer par instant cet album calme, intelligent et surtout triste comme une journée d’hiver sans lumière.

« American caesar » n’est sûrement pas le disque que vous écouterez le matin pour démarrer au quart de tour ou pour faire la fête, c’est un disque à écouter le soir au calme chez soi plusieurs fois d’affilée pour en saisir pleinement le feeling.

On saluera ici la démarche de l’artiste, son courage, son honnêté et son refus de sombrer dans la facilité en proposant un facile copier/coller des ses disques précédents.

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 21:04


En 1988, après un « Blah-Blah-Blah » trop commercial et édulcoré,  Iggy Pop le caméléon, revient brutalement au rock et même au rock dur.

La pochette le montre clairement, Iggy n’a plus son look de gendre idéal de  l’album précédent mais aborde un retour aux cheveux longs, aux grosses chaines, au cuir et à un logo baignant dans l’acier chromé.

Exit la collaboration avec David Bowie, il s’entoure ici d’une vraie équipe de rockers avec le guitariste Steve Jones qui lui avait écrit son meilleur titre sur « Blah-Blah-Blah », de Seamus Beachen aux claviers, de Leich Foxx à la basse et de Paul Caristo à la batterie.

Le premier titre « Cold metal » annonce la couleur avec du hard rock, lourd, puissant, ou Iggy Pop déploie une voix d’une froide efficacité sur un refrain assassin broyant tout sur son passage.

L’album ne déviera jamais de cette ligne directrice forte.

« High on you » devenue l’un des classiques du répertoire de l’Iguane est une éclatante réussite alliant puissance des guitares et mélodie vocale mélancolique en une combinaison parfaitement fatale.

« Strong girl » est efficace, porté par la voix rauque d’Iggy sur une rythmique pesante ou Steve Jones place un superbe solo typiquement heavy metal.

Plus linéaire « Tom Tom » poursuit dans la même direction, avec un refrain original apportant un peu de fraîcheur dans ce monde saturé en acier trempé.

Emblématique et inspiré, « Easy rider », avec un rythme rapide et un refrain irrésistible, est le deuxième classique de ce disque.

Avec ses riffs puissants et son refrain efficace « Power and freedom » à défaut de proposer du génie, tient fermement la route.

« Lowdown » chanté d’une voix grave magnifiquement mélancolique, dévoile  l’autre facette plus sensible de l’Iguane.

Dopé par un riff terrible et un refrain prodigieux divinement accompagné aux claviers, « Instinct » est assurément l’une des plus belles réussites de ce disque.

« Tuff baby » sur lequel la voix d’Iggy répond habilement à la guitare de Steve Jones, continue sur la voie de l’excellence.

« Squarehead » parachève ce disque de manière particulièrement agressive.

En conclusion avec « Instinct » Iggy Pop se frotte avec bonheur au son lourd et puissant du heavy metal en parvenant à couler sa superbe voix dans un ensemble massif, cohérent et robuste.

Le résultat peut paraître par instants un peu trop linéaire et froid mais demeure globalement d’une efficacité et d’une maîtrise absolument imparables.

Aucune faiblesse n’est donc à déplorer sur ce disque puissant, sans concession et même si d’aucuns penseront que le style d’Iggy Pop se doit d’être plus varié et riche qu’un heavy metal froid et efficace, « Instinct » à le mérite après un « Blah-Blah-Blah » cauchemardesque de remettre l’Iguane sur une orbite plus salutaire pour sa carrière.

L’album suivant « Brick by brick » adoucira le ton en essayant avec plus ou moins de réussite de combiner mélodies intimistes et hard rock musclé.

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