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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 22:31


« British Steel » datant de 1980 est l’album le plus connu de Judas Priest, leur plus grand succès commercial aussi.

Ceci est du à la qualité des morceaux bien sur, mais également à la poursuite d’une évolution vers un style encore plus direct, plus dur et efficace.

Ces paramètres sont sans doute ici poussés à leurs maximum.

Ici pas de place pour les fioritures, les états d’ames, les relents de rock progressif , les inspirations mystiques, ou les ballades remplies d ‘émotion, juste un bloc d’acier de morceaux homogènes de grande qualité, des thèmes plus sociaux ou populaires, susceptibles de toucher un plus large public.

« Breaking the law » est le morceau le plus connu de Judas Priest, c’est un tube immortel, basé sur un riff irrésistible, un refrain fédérateur et le petit plus …les sirènes des voitures de police !

Le clip d’époque est chef d’œuvre kischissime avec le groupe braquant une banque avec ses guitares pour prendre de force des disques d’or !

Ce morceau à forte teneur « sociale » sera beaucoup repris par des groupes punk.

« Rapid Fire » est le morceau le plus rapide et le plus violent jamais écrit par Judas Priest à l’époque, le riff joué à 100 à l’heure et la voix dure d’Halford emportent tout sur leur passage.

Plus fédérateur « Metal Gods » est un hymne encore joué sur scène 30 ans après !

Le tempo lent, pesant contraste avec  le refrain planant appuyé par des guitares stellaires.

Ce morceau est souvent hurlé à plein poumons par des stades entiers.

 « Grinder » poursuit le travail de démolition entrepris avec un riff bulldozer, ultra puissant qui s’insinue dans le cortex l’auditeur à coups de boutoirs répétitifs.

 Le rythme est saccadé, l’ambiance sans concessions me plait beaucoup.

« United » est un morceau plus doux et plus grand public, un véritable hymne composé pour les stades avec son refrain hyper mélodique et entraînant porté par le charisme de Rob Halford.

« Living after midnight » sans doute le plus grand tube de Judas Priest est un morceau qui m’a toujours insupporté, sans doute trop pop et évident à mon goût.

« You dont have to be old to be wise » me séduit beaucoup plus, car très original et plaisant avec son riff lumineux et ses splendides passages aériens : la magie du Priest  dans toute sa splendeur !

« The Rage » est un titre étrange et original également avec un léger coté reggae (!)... Rob y chante très bien mais il manque un petit quelque chose pour moi, peut être une touche d'agressivité ...
« Steeler » qui clôture l’album contient une longue partie instrumentale  finale ou le groupe se déchaîne de manière apocalyptique fort plaisante.

En conclusion, « British Steel » est un bon album, solide avec son lot de tubes et d’hymnes propres à toucher un public généraliste.

Le véritable catalogue de riffs heavy metal d’anthologie qu’il contient explique également  son succès auprès du public de chevelus.

Fort de ce double aspect le disque fut logiquement un grand sucés.

Cependant ce coté grand public me gêne par moments …

Je déplore aussi son coté un peu plus froid et clinique .. ce qui est gagné en efficacité et en impact étant pour moi perdu en émotion pure.

 

 
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 21:38


Judas Priest termine les années 70 en fanfare avec un album live enregistré au Japon lors de la tournée « Killing Machine »,  album considéré comme l’un des meilleurs live de tous les temps.

L’exercice du live est primordial dans le rock et dans le hard rock, il permet d’asseoir la réputation d’un groupe, voir de le couronner en provoquant l’adhésion des masses de fans s’étant déplacés et repartant marqués à vie.

On sera au passage étonné par la folle cadence de production du groupe à quasiment un voir deux albums par an le tout avec une qualité exceptionnelle, phénomène qu’on ne retrouverait plus dans les années 2000 tant les artistes semblent construire leur carrière dans la durée et de manière plus parcimonieuse.

L’album donc, autant le dire tout de suite je ne suis pas un grand amateur de disques de live.

La réputation de celui ci tient à la qualité des morceaux proposés mais ceci est peu étonnant étant donné que tous les albums qu’a produit le groupe à l ‘époque étaient fantastiques, mais également et cela est plus étonnant à la qualité exceptionnelle du son (surtout en remasterisé !) ce qui conduira certains à émettre de fortes présomptions de retouches studio ultérieures pour gommer les inévitables imperfections du direct.

Ce phénomène de surboostage est particulièrement marquant sur les titres des premiers albums, dont l’impact est ici démultiplié.

L’album commence par un « Exciter » d’une puissance rare, « Running wild » qui lui succède est encore plus explosif et échevelé …

L’ambiance est très chaude et vivante avec une bonne restitution de la folie d’un concert de hard rock.

« Sinner » morceau que je goûte moins m’ennuie plus … mais la suite du disque est un sans faute quasi impeccable ….. avec des titres qui prennent une dimension insoupçonnée sur scène .. 

« The Green Manalishi » voit Rob Halford innover en accompagnant la mélodie finale de son chant haut perché, une vraie trouvaille qui enrichit un morceau déjà excellent à la base.

« Diamonds and Rusts » est encore bien meilleur en live que sur disque.

Halford est impérial et fait passer beaucoup d’émotions dans ce titre évoquant la nostalgie.

Le tempo reste toutefois rapide.

Le fin du disque contenant 3 titres de « Sad Wings of Destiny » est un chef d’œuvre  absolu, « Victim of Changes » titre transperçant magnifié par l’émotion de la scène atteint la perfection,  « Genocide » et « Tyrant » plus brutaux remplissent parfaitement leur office avec leurs duels incessant de guitares féroces et mélodiques.

4 bonus (live) parachèvent le tableau, « Rock forever » morceau mineur du groupe passe très bien ici, et puis les costauds et efficaces « Delivering the Goods » ou « Hellbent for leather » et sa Harley Davidson grondante, tirés du dernier album de l’époque.

L’interprétation originale du dernier titre « Starbreaker » est exceptionnelle, surpassant même l’originale pourtant excellente.

En résumé ce live à la set live particulièrement flamboyante est la conclusion idéale à une époque particulièrement fertile pour Judas Priest qui démontre également une présence scénique exceptionnelle, avec l’usage de pyrotechnie, de moto pétaradantes et d’accoutrements de biker tout de cuirs noir vêtus qui feront beaucoup pour leur nouvelle image de durs et pour les codes vestimentaires du heavy metal qui seront adoptés par la suite par des myriade de groupes.

« Unleashed in the East » marque donc l'eclosion d'un nouveau monstre scénique du hard rock
avec des spectacles grandioses et le début d'un changement de stratégie marketing pour le groupe avec un son et une image plus durs.
Adieu donc la poésie un peu reveuse et décalée des débuts ...
Mais « Unleashed in the East » peut également servir de best of pour les gens un peu curieux désirant découvrir le meilleur condensé de ce qu’a fait le groupe dans les années 70, sachant que l’intérêt principal pour moi de ce disque est que les versions de la plupart des titres joués sur scènes parviennent à surpasser les versions originales.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 23:22


Avec « Killing Machine » sorti pourtant la même année que « Stained Class » 1978 (quelle santé ! ) Judas Priest prend une nouvelle et  forte orientation musicale.

A l’image de la superbe pochette plus dure et menaçante, le groupe délaisse en effet quelque peu son heavy metal sophistiqué et mélodique aux structures quelques fois complexes pour un hard rock plus accessible, plus compact et plus direct.

« Delivering the goods » est un mid tempo hard doté d’un rythme saccadé et brutal.

Le morceau bien que très puissant et efficace laisse cependant une impression  de heurté.

Tout est dit ou presque dans le titre … « Rock forever » est morceau sympathique pas franchement inoubliable à l’ambiance un peu rétro entièrement dédiée à la gloire du vieux rock n roll.

 « Evening star » me plait déjà plus, principalement à cause de ses passages mélodiques savamment distillés et  de son refrain très entraînant.

Le premier classique du disque est pourtant « Hellbent for leather », court, rapide et percutant avec un riff ultra dynamique et des paroles entièrement tournées pour la première fois vers le monde des motards virils.

La suite de la carrière de Judas Priest montrera une certaine continuité dans ce thème.

Ce morceau devenu emblématique est encore offert au public comme le coup de grâce des fins de concert même 30 ans après ce qui en dit long sur son impact auprès du public.

« Take on the world » poursuit dans la virilité avec un hymne fédérateur calibré pour les stades.

Ce titre rappelant le « We will rock you » de Queen par son coté martelé est rendu efficace par la force de conviction de la voix d’Halford et par la puissance des paroles.

Ce morceau traduit la volonté, la confiance et l’ambition du groupe à l’époque : il s’agissait donc bien de conquérir le monde et de prendre d’assaut les charts pour exploser internationalement, ce qui de maniére toute prophétique arriva …

Bizarrement le groupe lui préférera par la suite « United » en live.

« Burnin up » est  un peu étrange avec une ambiance de désir fiévreux qui a un peu de mal à s’exprimer mais il se rattrape plutot bien part un final lumineux.

Ensuite on attaque vraiment les moments forts …

Morceau préféré de l’album et parmi ceux de toute la carrière du groupe, grand classique intemporel, « The green manalishi with the two pronged crown » reprise de Fleetwood Mac est un pur chef d’œuvre, avec un riff magique, des solos superbes, et un chant ensorcelant du début à la fin, souvent du reste chanté à l’unisson par des foules en délire en duo avec Rob.

J’adore aussi « Killing machine » souvent snobé par les fans.

Ambiance inquiétante, riffs menaçant, chant charismatique racontant le quotidien d’un tueur à gages, l’efficacité maximale du hard rock est au rendez vous.

Troisième classique immortel de l’album « Running wild » titre très rapide qui déboule sur un riff très punchy joué à toute allure, est à vrai dire rendu complètement irrésistible par le coté épique du chant en fusion d’Halford.

Et la ballade me direz vous ? Elle arrive tardivement mais quand arrive même.

« Before the dawn » n’a peut pas la structure progressive des premiers chef d’œuvres de mélancolie du groupe mais elle est néanmoins bouleversante et constitue également un chef d’œuvre pour moi par sa simplicité lumineuse.

Une belle chanson à jouer pour un enterrement, et rendre un hommage vibrant d’amour et de respect à un proche disparu.

« Evil fantaisies » est le morceau le plus faible du disque, lent avec un riff très axé rock n roll rétro, il n’est pas franchement mauvais mais ne parvient pas à se hisser au niveau des autres compositions.

« Killing Machine »  n’est pas un album très apprécié des fans du groupe qui lui préfèrent son successeur studio le mythique « British Steel ».

Pourtant ce disque est globalement excellent et marque une évolution importante pour le groupe qui délaisse à présent nettement ses influences progressives passées pour présenter un hard rock musclé, carré, à l’efficacité redoutable.

C’est donc toute une époque, celle des années 70 qui s’achève avec la fin de cette mue musicale et le début d’une autre plus triomphante qui commence pour Judas Priest  

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 21:36



Les années 70 se terminent tout doucement et en 1978 Judas Priest propose avec « Stained Class » un album au son plus moderne et plus puissant que leurs précédentes oeuvres.

En réalité je suis complètement amoureux de cet album qui correspond presque de bout en bout à ce que je rêve d’entendre en musique dans mon moi le plus profond, à savoir un son de guitares à la fois puissant, mélodieux et un chanteur doté d’une voix surnaturelle capable de variations incessantes.

« Exciter » est dans la tradition des titres introductifs rapides, violents, puissants, et complexes qui ouvrent souvent les albums du groupe.

Pourtant par rapport à « Sinner » qui avait a peu prêt le même rôle sur l’album précédent, « Exciter » est authentique morceau de heavy metal au sens moderne du terme avec un son beaucoup plus compact et conquérant.

Halford chante de manière puissante et aiguë sur plus de 5 minutes menées tambour battant ; le résultat est proprement renversant.

« White heat, red hot »  est agréable à l’écoute mais il pâtit tout de même de la comparaison avec les monstres qui l’entourent.

« Better by you, better than me » incarne à la perfection l’incroyable degré d’efficacité mélodique que peut atteindre le groupe, un riff entêtant tournoie à l’infini, Rob chante de manière appuyée les couplets et de manière très aérienne les refrains.

C’est ce qu’on appelle un hit incontournable, bizarrement plus jamais joué sur scène , sans doute à cause des mauvais souvenirs qu’il laissa au cours du procès dont fut l’objet le groupe en dans les années 90.

« Stained class » qui lui succède est très réussi, le rythme évoque une belle cavalcade, le chant de Rob Halford est superbement inspiré.

« Invader » est délicieux avec ses bruitages de science fiction un peu kitsch mais ceci ne fait pas oublier que la mélodie de ce titre peu connu est pourtant superbe.

Vient ensuite pour moi le  premier morceau culte de ce disque «  Saints in Hell », sans doute l’un de mes préférés de Judas Priest et de tout ce que j’ai écouté en musique dans ma vie.

En plus de 5 minutes on a droit à des riffs estampillés hors classe, des couplets en apesanteur s’envolant dans la stratosphère contrastant avec un refrain rageur parfaitement maîtrisé, un break monstrueux au milieu ou le temps semble se figer, un passage montant graduellement jusqu’à une accélération évoquant les rotations d’un rotor d’hélicoptère tournant à plein régime, le tout pour se récupérer  en douceur et remonter à des altitudes inaccessibles au commun des mortels.

Impossible de se lasser d’un morceau pareil.

« Savage » qui s’enchaîne est sympathique mais il fait un peu office de digestif après le titre précédent.

Autre grand classique immortel du groupe « Beyond the realm of death » , power ballade complexe, avec ses couplets à pleurer toutes les larmes de son corps et ses refrains puissants et lourds, son interminable solo cristallin, propose un voyage de prêt de 7 minutes d’un plaisir inoubliable.

Toujours joué sur scène 30 ans après … comme disait le groupe c’est un peu leur « Stairway to heaven » !

Mais il faut bien que ce shoot continu de plaisir cesse un jour, « Heroes end » s’en charge.

D’apparence anecdotique ce morceau possède un joli break mélodique en son centre ou Rob se répond à lui même en écho, ce  qui m’a toujours émerveillé.

Vous l’aurez compris, « Stained Class » est l’un de mes albums cultes.

Il contient des classiques intemporels, aucun morceau moyen.

Rob Halford y chante à la perfection, chaque moment est un plaisir qu’on souhaiterait sans fin.

Ce disque présente donc la synthèse parfaite entre les années 70 ou le groupe faisait preuve d’un fantastique foisonnement créatif et les années 80, plus dédiées à la production d’une musique plus efficace et accessible.

 
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 08:01


Battant le fer tant qu’il est encore chaud, Judas Priest produit son troisième album « Sin after Sin » en 1977 soit très peu de temps après « Sad Wings of Destiny ».

Si ce disque paraît légèrement en dessous que son prédécesseur, le niveau des ses compositions est cependant toujours anormalement élevé.

L’ambiance telle que décrite sur la belle pochette est toujours empreinte de mystère et de mysticisme.

« Sinner »  inaugure la tradition des titres rapides, épiques et violents en ouverture des albums de Judas Priest.

Ce morceau long et complexe à la structure alambiquée contient à mes yeux quelques longueurs et doit être considéré comme à part de tout l’album.

La suite en effet est beaucoup plus conçise et accessible.

Il y a tout d’abord la formidable reprise de Joan Baez, « Diamonds and Rusts », que le groupe s’approprie en accélérant le tempo et insufflant de la vie à un morceau originalement un peu calme et tristounet.

Comme tous les grands groupes, Judas Priest vampirise l’original et crée un de ses classiques toujours joué sur scène plus de 30 ans après.

« Starbreaker » est pour moi l’un des meilleurs hits du groupe, avec ses riffs en acier, sa rythmique en béton armé, son refrain irrésistible, son léger break central avant une reprise inexorable.

Rob Halford est impérial au chant sans trop en faire sur ce titre à l'efficacité maximale.

« Last rose of summer » est la ballade de l’album, très douce, délicate et mélancolique bien qu’un peu plate.

Le groupe a déjà fait et fera mieux par la suite.

« Let us prey » lui succéde, morceau ultra rapide et agressif, très efficace bien qu’un peu trop linéaire à mes yeux.

« Call for the priest/Raw deal » est beaucoup plus intéressant avec une première partie originale au rythme saccadé terriblement accrocheur et une seconde beaucoup plus aérienne et mélodique ou la voix de Rob s’envole.

« Here comes the tears » appartient sans doute à la catégorie des plus belles ballades jamais écrites par le groupe, avec encore une fois un début doux et triste à vous fendre l’ame suivi d’une lancinante montée dans l’intensité avec des chœurs irrésistibles.

Le chef d’œuvre incontestable du disque.

« Dissident agressor » avec son intro venue d’ailleurs, son punch, ses couplets fantastiques et son refrain fédérateur ponctue de fort belle manière un excellent album.

« Sin after sin » est donc un album de haut niveau, très inspiré, ou la créativité artistique des années 70 demeure très présente, Judas Priest semblant de plus en plus canaliser et maîtriser son art.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 18:56



Attention chef d’œuvre !

« Sad Wings of Destiny » datant de 1976 est en effet mon disque préféré, tout styles de musique confondus.

C’est en effet le disque qui me procure le plus de plaisir aussi vais je difficilement tenter d’en faire une chronique objective.

Avec le deuxième disque de sa carrière, Judas Priest trouve son propre style et pose  définitivement les bases essentielles de tout ce que sera par la suite appelé le heavy metal moderne.

D’entrée le groupe frappe fort, « Victim of Changes » , en réalité composé de deux morceaux accolés (Whiskey woman/Victim of Changes ) est probablement le morceau que je préfère dans la discographie du groupe.

Apparemment ce morceau parle d’une femme jadis aimée, du temps qui passe impitoyablement alterant tout sur son passage.

Sur la première partie, les guitares sont extrêmement compactes, avec un son terriblement puissant, véloce et accrocheur pour l’époque.

Rob Halford fait un récital, avec son style puissant et ses vertigineuses montées dans les aigus aussi soudaines qu’électriques  …. puis survient un break monstrueux ou le temps semble se figer en une accalmie aussi divine qu’éthérée, Rob atteignant ensuite des sommets d’émotions avant de crucifier l’auditeur au cours d’un final paroxysmique.

Il s’agit pour moi d’une des morceaux les plus cultes du hard rock.

« The Ripper » court morceau inspiré par la légende de Jack L’éventreur est tout à l’opposée, court, surprenant, incisif il bondit à la gorge de l’auditeur trop surpris pour comprendre ce qui lui arrive.

En moins de 3 minutes le groupe en s’appuyant sur un riff irrésistible, parvient à créer une ambiance étrange et vénéneuse, inquiétante comme le Londres victorien à l’époque ou le meurtrier hantait ses rues embrumées.

Le cri d’effroi final d’Halford glace les sangs et laisse l’auditeur sonné, en état de choc.

Vient ensuite le troisième chef d’œuvre du disque, « Dreamer Deceiver » ballade hors classe, rêverie de prêt de 6 minutes avec ses paroles mystiques et cosmiques ….

Le ton est doux, profond, triste bien sur comme tout ce qui est beau ..  le chant de Rob atteint un niveau que je n’entendrai plus jamais de ma vie avec cette hallucinante montée dans les aigus finale, à vous vriller l’ame pour tout le reste de votre existence terrestre.

« Deceiver » lui emboîte le pas dans la foulée en une transition incroyablement bien réussie.

Ce titre, bien que moins hors classe que les trois premiers est très efficace avec son rythme rapide, ses guitares aussi tranchantes que véloces.

Ensuite ça se calme un peu avec la première rupture de rythme.

« Prélude » court et agréable passage au piano surprend et joue à la perfection son rôle d’agent de paix.

Et il fallait bien cela car après le groupe ressort l’artillerie avec « Tyrant » morceau rapide, percutant et agressif bien qu’un peu trop linéaire et prévisible à mes yeux.

« Genocide » en revanche est une magnifique réussite, plus lent, avec un riff entêtant, un style plus aérien et surtout un break absolument monumental en plein milieu avant que les guitares de la paire infernale Tipton/Downing ne poursuivent leur inexorable marche en avant.

« Epitah » répond comme un écho à « Prélude » , Rob y chante magnifiquement comme un crooner accompagné de son piano.

Ce titre a été souvent raillé en raison de sa ressemblance avec ce que faisait Queen à la même époque mais il est superbe et les deux groupes me paraissent du reste avoir beaucoup de points communs plus profonds que le fait d’avoir eu tous les deux deux chanteurs aussi extraordinaires qu’homosexuels.

« Island of Domination » morceau aussi fou que jubilatoire  conclut de manière éclatante un album qu’on pourrait qualifier d’exceptionnel.

En conclusion « Sad Wings of Destiny » est pour moi le sommet artistique de la carrière de Judas Priest, un album inspiré, racé, alliant puissance, émotion, beauté et sophistication.

La musique, plus cadrée que sur « Rocka Rolla » reste néanmoins formidablement inventive.

Rob Halford, Maître Chanteur plus souverain que jamais, capable de faire passer aussi bien l’agressivité que l’émotion à fleur de peau, atteint pour moi sur de nombreux titres la quintessence de la perfection vocale, performance qu’il ne pourra jamais totalement rééditer ultérieurement.

Donc si vous aimez le rock des années 70, ce disque vous comblera de bonheur tant il contient une impressionnante pléiade de classiques immortels.

LE disque de référence du groupe !

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 15:35


 

 

«  Rocka Rolla » datant de 1974 est le premier album de Judas Priest.

Ce qu’a produit le groupe dans les années 70 est généralement snobé par la presse ou les fans, le son et le style de musique pratiqués étant en effet assez éloignés de ceux qui feront sa renommée mondiale prêt d’une décennie plus tard.

Pour ma part, je suis un fan absolu du rock et du hard rock des années 70 et les disques produits par Judas Priest à cette époque sont mes préférés.

Ils contiennent en effet ce surplus de créativité, d’inspiration et de charme suranné qui me font complètement craquer.

« Rocka Rolla » est un album peu coté, sans doute à cause du fait qu’il soit au sein du répertoire du groupe le plus éloigné du style heavy metal.

Sa pochette, assez ridicule, dont le groupe a beaucoup ri a posteriori constitue également un handicap pour une première approche.

Les racines de l’album sont à chercher dans le blues et le rock progressif, choix somme toute logiques tant à l’époque le hard rock en était à ses premiers balbutiements.

L’album débute par une entrée en matière plutôt timide avec « One for the Road » morceau rock assez calme au rythme boitillant, saccadé et répétitif.

La voix d’Halford est surtout agréable sur les couplets ou elle paraît aérienne et ample.

« Rocka Rolla » est le « hit » de l’album, avec un son plus assuré, un refrain irrésistible d’une efficacité redoutable et la présence d’un harmonica en soutien.

Déjà la groupe montre un intéressant début de savoir faire dans la manière de trousser de purs hymnes hard rock.

Après ces débuts encourageant, Judas Priest prend l’auditeur à contre pied et le format classic rock des deux premiers titres fait place à deux ou trois interludes quasi expérimentaux plutôt déroutants 

Ces morceaux bien que non dépourvus d’intérêt ont néanmoins pour effet d’enrayer la belle dynamique des premiers titres et de perdre complètement l’auditeur dans des délires de musique atmosphérique.

Il faut attendre « Cheater » pour voir le groupe renouer avec une structure plus classique et compacte.

Ce titre intense est très influencé par le blues, avec un harmonica venant hanter une histoire de mari trompé et de meurtre sous jacent, thème tout à fait adéquat au cadre dramatique du blues.

Et oui aussi incroyable que cela puisse paraître aujourd’hui, Judas Priest en 1974 a composé du blues …

« Never Satisfied » est sans doute le deuxième hit de l’album.

Ce morceau est une lente ascension progressive permanente .. la superbe voix aérienne d’Halford y contraste avec des refrains plus puissants.

Ensuite alors qu’on croit le groupe remit sur les rails d’un classic rock formaté et efficace, l’atmosphère bascule à nouveau.

« Run of the Mill » est un long et superbe morceau mélancolique, une pièce maîtresse de plus de 8 minutes, avec un riff glaçant à la Black Sabbath tombant subitement comme un couperet et de longs passages façonnés au burin du rock progressif.

Le groupe révèle une autre facette de son talent et sa capacité à écrire une musique plus complexe et ambitieuse.

La voix d’Halford atteint à la perfection sur cette ballade majestueuse, montant très haut dans les aigus au cours d’un final haletant d’intensité et d émotion.

Ce morceau est pour moi le chef d’œuvre intemporel de l’album.

« Dying to Meet you » œuvre dans la meme veine.

Il s’agit également d’un morceau triste, superbe, long et mélodieux ou Rob chante de manière grave et profonde pratiquement comme un crooner avant la aussi un final plus dynamique et enlevé.

En comparaison la conclusion « Caviar and Meths » paraît un tantinet quelconque malgré de belles qualités mélodiques.

Apparemment le producteur de l’époque aurait amputé ce titre jugé initialement trop long ( plus de 10 minutes ), dommage.

En conclusion, « Rocka Rolla » est un album très ancré dans une époque que personnellement j’apprécie toujours de goûter avec plaisir.

On peut lui reprocher un manque d’impact, une cohésion quelque peu bancale, un coté un peu déroutant de part sa multitude d’influences non encore totalement digérées, preuve que le groupe à l’époque se cherchait encore musicalement à l’ombre des autres grands pionniers anglais.

Néanmoins cet album recèle déjà quelques titres somptueux éparpillés comme des perles précieuses dans le limon d’une terre fertile.

« Rocka Rolla » vaut donc le détour surtout pour le fan qui sera intéressé par les prémisses archéologiques de sa découverte.

Les autres passeront sans doute allégrement leur chemin en se dirigeant directement vers les classiques comme j’ai moi même procédé il y a quelques années avant de finalement remonter avec beaucoup de plaisir le cours de l’Histoire.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 13:18

Je pense entrer dans une phase de digression importante autour de la Musique.

J'ai mis longtemps avant de trouver un style musical qui me convenait, cela s'est fait par petite touches.

J'ai été adolescent dans les années 90, mes parents se sont abonnés au câble et j'ai découvert via MTV ce qui s'écoutait Outre Atlantique.

A l'époque outre les premiers pas du Gangsta Rap, la vague du Grunge emmenée par Nirvana déferlait sur le Monde et beaucoup de jeunes blancs des classes moyennes écoutaient ce style de musique faisant écho à leur mal être adolescent.

Il y avait aussi l'émergence de géants du hard rock américain, Metallica et Guns and Roses qui passaient beaucoup dans les radios généralistes comme Sky Rock entre Rage Against the Machine, Offspring ou Noir Désir.

Coté français le rock alternatif et le punk avaient leurs adeptes, avec la Mano Negra, les Béruriers Noirs et les Wampas.

Pour ma part bien que pas spécialement heureux je n'étais pas à proprement parler un adolescent rebelle ou difficile, ni même un premier de la classe, j'étais simplement un type médiocre, perdu dans la masse et qui s'ennuyait prodigieusement sur les bancs de l'école.

Le déclic s'est pourtant produit avec un morceau de Metallica entendu à la radio, il s'agissait de "The Unforgiven" titre hyper mélodique qui m'a tout de suite plu.

Jusqu'alors je n'avais ressenti aucun goût pour ce style de musique que je jugeais comme j'imagine 80 à 90% des Français, braillard, stupide, ridicule, obscène et sans intérêt.

Ayant détecté ce nouveau goût, pour mon anniversaire ma Mère m'a subtilement offert le "Black Album" de Metallica que j'ai écouté pendant des années en boucle en adorant le coté sombre, dur, inquietant, profond couplé à une efficacité mélodique imparable ... quelque chose était en marche ..

Un jour de décembre 1995 après plusieurs jours d'examens, j'ai acheté la plupart des albums de Metallica en cassettes.

Je me suis mis à tout découvrir et a apprécier.....n'écoutant que Metallica jusqu'en 1997.

A cette date, au printemps, un ami rencontré sur les bancs de la Fac m'a prêté une vieille cassette d'un groupe anglais du nom de Judas Priest.

La pochette était assez horrible, avec un dessin grossier figurant un monstre mécanique ressemblant vaguement à un lion mais une fois la casette enclenchée ...cela a été un peu comme un coup de foudre amoureux, à la différence prêt que cette passion pour ce groupe ne m'a jamais quitté de ma vie.

Bien entendu j'ai grandi, ai une vie plus équilibrée et variée, m'intéresse à beaucoup de choses mais prêt de 12 ans après cette découverte, mon amour pour Judas Priest reste intact.

Je pense donc que si cette passion a duré ce n’est pas parce que j’agissais sur un coup de tête passager mais plutôt parce que j’avais trouvé une musique et un groupe qui correspondaient à mon moi profond.

Je n'ai jamais rien lu d'intéressant sur ce groupe qui a changé ma vie, bien souvent la place qui lui est donnée est très subalterne, avec l'étiquette vieille gloire des années 80 vite apposée pour se débarrasser du sujet.

Pourtant la carrière et la musique du groupe mériteraient pour moi qu'on passe plus de temps à développer le sujet sérieusement car si le groupe était effectivement à l'apogée de son succès commercial dans les années 80, son évolution avant et après reste à mes yeux au moins aussi  voir sinon plus passionnante

Ainsi à l'orée d'un concert mythique le 21 Mars 2009 à Paris après 16 ans d'absence sur le territoire français je me propose de mettre ma plume au service de la légende anglaise, de rendre hommage à travers un récapitulatif de toute sa discographie à un groupe fantastique, qui me passionne et qui m'aura marqué au fer au rouge ...

Bien que sachant que la partie image est importante, je ne parlerai pas beaucoup de ce que vous décriront trop souvent les journalistes des magazines comme Rock&Folk à savoir les blousons cloutés, le look sado maso des bars gays, la harley davidson et le ridicule procès dont le groupe fut l'objet aux Etats Unis dans les années 90 après des accusations de messages subliminaux poussant au suicide.

Meme si ces choses font partie de l'Histoire du groupe, mon approche sera essentiellement sous l'angle qui m'intéresse le plus : celui de la Musique de Judas Priest.

Seth, Mars 2009 

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 12:50


J’avais regardé il y a quelques années la série « Fabio Montale » à la télévision.

Bien que n’aimant pas Alain Delon, j’avais bien aimé l’histoire et je m’étais dit un jour que je lirais peut être un jour les romans policiers de Jean-Claude Izzo dont la série avait été adaptée.

« Total Khéops » est le premier volet d’une trilogie de polars ayant pour cadre la ville de Marseille dans une époque indistincte que je situerai approximativement dans la première moitié des années 90.

Le héros est le commissaire Fabio Montale, fils d’immigrés italiens, qui est né et a grandi dans le quartier populaire du Panier,  situé dans le centre ville de Marseille.

En raison de sa forte tête, Montale est mal considéré par ses supérieurs et  fait le sale boulot c’est à dire la maintien de l’ordre dans les quartiers nord de la ville.

La particularité de ce policier est de garder de très profondes attaches avec ses amis d’enfance, Manu, Ugo et la belle gitane Lole que chacun des trois garçons convoitait.

Après une adolescence difficile penchant dangereusement vers  la délinquance, Montale a eu un sursaut et s’est engagé dans la Coloniale à Djibouti.

Il est devenu policier tandis que ses deux amis Manu et Ugo devenaient eux de véritables voyous.

Montale de retour d’une affectation à Paris revient à Marseille et apprend que Ugo vient d’être abattu par les policiers dans des circonstances troubles peu après qu’il ait lui même assassiné Zucca, un très gros bonnet de la Mafia.

Après le meurtre lui aussi trouble quelques années plus tôt de Manu, Montale est terriblement choqué par cette nouvelle et voit son passé lui ressurgir violemment au visage.

Il se lance alors dans une quête éperdue de la vérité qui l’emmènera sur les voies dangereuses du crime organisé.

Le lecteur se trouve donc propulsé dans les rouages d’une enquête extrêmement tortueuse ou toutes le pistes se croisent.

L’intérêt principal de « Total Khéops » est la description d’une ville très particulière en France, Marseille.

Loin des sempiternels et très réducteurs clichés sur le football, Izzo dresse un portrait lucide, sombre, attristé et passionnant de l’évolution d’une ville qu’il aime passionnément.

On apprend à connaître donc Marseille, la beauté de ses cotes, son histoire peuplée de vagues d’immigrations s’échouant à cette porte de l’Orient, sa population métissée, ses vieux quartiers et ses bars nocturnes mal famés, ses zones bourgeoises ou se sont réfugiés les Blancs et aussi ses quartiers Nord principalement occupés par une très forte communauté maghrébine gangrenée par la pauvreté et la délinquance.

Les difficiles questions de la cohabitation ethnique et du racisme sont donc abordées courageusement, Montale de part sa mission étant souvent au contact des cités et de leur population.

Pas de manichéisme pourtant, comme à travers le portrait de Mouloud, habitant des quartiers Nord, ami de Montale, ancien ouvrier des chantiers navals de Fos sur Mer élevant seul courageusement ses enfants, par lequel Izzo témoigne d’un désir de sympathie.

Et puis il y a le personnage Leila, jeune beurette intelligente et prometteuse et ex flirt de Montale, dont la mort abominable accroît le désespoir et le désir de vengeance.

Le fonctionnement du Milieu marseillais est également plutôt bien décrit, avec ses ramifications Corses et Italiennes, ses luttes d’influences, ses trahisons, ses règlements de comptes sanglants.

On pourra trouver quelques fois l’histoire confuse et difficile à suivre, trouver que la bouillabaisse Mafia-Flics-Front National est par instants lourde à ingérer, pourtant « Total Khéops » demeure un roman intelligent, riche en couleurs, saveurs et émotions.

Fabio Montale, personnage esseulé un peu paumé luttant contre un ennemi dangereux et puissant, est un personnage dont l’histoire personnelle oscillant entre voyous et policiers,  rend très attachant.

On appréciera également la richesse et la sensualité toute méditerranéenne des personnages féminins que ce soit la journaliste Babette ou Marie Lou la belle prostituée antillaise.

En résumé, « Total Khéops » constitue pour moi le haut du « Panier » du roman policier français et on ne peut que regretter que Jean-Claude Izzo nous ait quitté si prématurément en 2000.

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 22:20


De Tennessee Williams je ne connaissais que « comme tout le monde » les pièces de théâtre fantastiques comme « Un tramway nommé désir » ou « Baby Doll » toutes  deux  merveilles d’infernales tensions sexuelles, dramatiques et psychologiques.

Aussi la lecture du recueil de nouvelles « Le boxeur manchot » m’a donné envie de découvrir une autre facette de l’homme de théâtre, à savoir l’écrivain.

Et je dois avouer avoir été plutôt enchanté du voyage sous la plume de Monsieur Williams.

Tout est dit ou presque dans ce titre curieux, presque absurde, ces nouvelles ne racontent que des histoires de marginaux, de gens vivants hors des normes de la société ou des convenances mais avec un coté incroyablement émouvant.

Un jeune boxeur mutilé, devenu prostitué et paria de la société, qui s’auto détruit dans la vagabondage, la débauche et le meurtre comprend presque miraculeusement dans l’attente de son exécution qu’il existe une humanité et qu’il a laissé passer son salut …. 

Destinée déchirante que l’auteur compare à celle d’une statue d’un apollon mourant …

Mais ce n’est rien à coté de l’histoire de « Malédiction », cet ouvrier perdu dans une ville étrangère ne vivant que pour la chatte qui partage sa solitude et sa détresse … Une histoire aussi simple que belle qui m’a  purement et simplement transpercé le cœur.

Les récits du « poète » amis des enfants vivant en ermite sur une plage dans des conditions d’extrême dénuement ou « les champs des enfants bleus » magnifique allusion au remord d’une femme par rapport à un amour de jeunesse, contiennent aussi des charges émotionnelles terriblement puissantes.

Mais il y a aussi des récits plus « durs » comme cette mystérieuse et morbide relation entre un petit homme masochiste et son colossal masseur noir qui le tue davantage à chaque séance à sa propre demande dans une volonté d’expiation par la douleur … ou la féroce révolte d’Alma dans « l’oiseau jaune », devenue prostituée indépendante et heureuse pour briser le joug du fanatisme de la religion qui a entraîné la mort de sa mère condamnée pour sorcellerie sur la foi de délirant témoignages des jeunes filles de Salem.

Solitude, misère sociale et affective, personnage décalés, rebelles, inadaptés au monde, poètes ratés, boxeur déchus, vierges hystériques, amantes malheureuses à jamais composent cette bouleversante palette d’humanité ébréchée.

Avec ce recueil j’ai compris que Tennessee Williams n’excellait pas seulement dans le théâtre mais que son art était plus vaste que ce champs déjà immense.

Cet homme possédait en effet le don de raconter des histoires et de toucher directement à la substantifique moelle des êtres humains.

« Le boxeur manchot » est donc un livre merveilleux, une véritable leçon de littérature.

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