Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 15:17


Poursuite de l’œuvre d’Aristote avec cette fois le « Poétique ».

Ce court livre traite de la question de l’art et plus particulièrement de l’art poétique.

L’art poétique à l’époque d’Aristote s’exprime surtout par le théâtre.

Aristote exprime le fait que l’homme a depuis des temps très éloignés une propension naturelle à aimer les imitations, les images de la vie.

Celles ci lui procurent de l’agrément, le plaisir de la connaissance.

De plus la représentation poétique a une valeur de purgation morale en permettant à l’homme de prendre de la distance avec la vie.

Puis Aristote traite des différents types d’art théâtral comme la tragédie, l’épopée ou la comédie.

Cependant la comédie a sans doute étudiée dans un livre séparé perdu aujourd’hui et l’exposé se concentre plus sur l’art de la tragédie qui met en scène des personnages  nobles et élevés contrairement à la comédie qui met en scène des personnages inférieurs et remplis de défauts.

Aristote définit donc les règles nécessaires selon lui pour faire de bonnes tragédies.

Celles ci doivent éveiller de la crainte et de la pitié pour provoquer de l’empathie avec le public.

Pour être belles elles doivent comme toute œuvre d’art allier l’ordre et l’étendue suffisante pour être appréciées.

La complexité est souhaitée, car elle induit des péripéties et des reconnaissances.

Elles doivent mettre en scène des acteurs aux caractères bons et nobles mais victimes d’erreurs.

Aristote dissèque les parties d’une tragédie (prologue, épisode, exode) s’interroge sur le rôle des chants, passe aussi en revue la métrique, l’élocution nécessaires pour définir les standards qui deviendront la norme du théâtre classique.

Eschyle et Sophocle sont souvent cités favorablement, Euripide plus vivement critiqué.

La fin du livre porte sur l’épopée qui contient beaucoup de points communs avec la tragédie mais qui lui est inférieure car beaucoup plus étendue en terme de temps.

Homère est cependant souvent cité comme une référence absolue.

Aristote apprécie chez lui l’usage de l’impossible, de l’irrationnel dans un récit logique pour créer la notion de merveilleux susceptible de plaire.

En effet Aristote donne le droit  au poète de modifier la réalité des choses, et même de réinventer l’histoire pour servir son récit.

En ce sens le talent du poète est pour lui supérieur à celui de l’historien qui se borne à énoncer ce qui s’est réellement passé et non ce qui aurait pu ou du se passer.

De manière analogue au « Politique » , le « Poétique » est une référence dans son domaine certes moins ambitieux.

Il définit néanmoins les standards de la tragédie et du théâtre classique.

Je soulignerai également la pénible préface de Philippe Beck, à elle seule plus longue que le livre d’Aristote lui même, ce qui en dit long sur l’ego démesuré de ce monsieur et qu’on peut allégrement passer pour profiter pleinement de l’ouvrage certes mineur comparé aux monstres que sont le « Politique » ou l’ « Ethique à Nicomaque ».
Cependant quel que soit le sujet Aristote fait mouche !

Repost 0
Published by Seth - dans Philosophie
commenter cet article
19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 16:19

yacoubian_livre.jpg
« L’Immeuble Yacoubian » est un best seller d’un avocat et écrivain égyptien Alaa El Aswany, best seller dont a été tiré un film (que je n’ai pas vu ).

Toujours méfiant sur les « best sellers » et les produits grand public à la Marc Lévy et consorts, j’ai quelques peu hésité avant de me plonger dans sa lecture.

Pourtant j’ai rapidement été happé par l’histoire et surtout par le style limpide, précis et superbe de El Aswany.

J’ai aussi compris très vite que je lisais un chef d’œuvre de la littérature.

« L’Immeuble Yacoubian » raconte l’histoire de plusieurs personnages emblématiques chacun à leur façon d’une partie de la société égyptienne d’aujourd’hui.

Leur point commun ? La fréquentation à un instant donné de leur vie de ce bel immeuble situé dans un vieux quartier du Caire, immeuble ayant traversé les époques et étant passé de mains en mains au fil des évolutions politiques de l’Egypte.

L’idée de départ de tout rattacher à cet immeuble et à ses occupants pour décrire une société est je trouve particulièrement brillante voir géniale.

Les personnages principaux de cette fresque haute en couleur sont Zaki, vieil aristocrate copte ayant fait ses études dans les universités françaises, courant les femmes pour oublier sa vieillesse, sa solitude et les conflits avec sa sœur cupide et teigneuse, El Hazzam homme d’affaire véreux manœuvrent en eaux troubles entre politique et religion pour arriver à ses fins, Hatem directeur  d’un journal cairote vivant en secret son homosexualité puis enfin Taha et Boussaina couple de jeunes amoureux que la vie va violemment séparer.

A travers ses personnages, El Aswany s’attaque à des sujets difficiles et rentre en profondeur dans les arcanes de la société égyptienne.

Ainsi nous dépeint-il les codes utilisés par les homosexuels pour vivre dans une société ou la religion islamique et les traditions exercent une pression vivace sur les mentalités.

Nous comprenons aussi toute la corruption gangrenant ce pays, la violence de la police qui toute puissante use fréquemment de la torture et du meurtre,  les moyens également très hypocrites de contourner la religion qui finalement n’est souvent qu’une façade de bonne réputation dans la société.

Mais l’aspect le plus fort du livre est l’histoire de Taha, refusé à l’examen de la police malgré ses bonnes notes en raison de son origine modeste, qui de frustrations en frustrations va basculer dans l’Islamisme et le terrorisme avant de terminer sa jeune existence de la manière la plus dramatique qui soit.

El Aswany livre une vision sans fard de la société égyptienne et le plus important sans porter de jugement, passant avec une égale aisance d’un point de vue à l’autre ,aussi radicalement différents soient ils les uns des autres.

La constat final est tout de même celui d’un fort message politique avec une population volontairement laissée dans la pauvreté et l’ignorance dans un pays autrefois prospère et influencé par les lumières de l’Europe puis socialisé sous Nasser, devenu faussement démocratique par la suite avec un régime très militarisé et subissant une forte poussée islamique depuis.

A ce titre les désirs d’immigration en Occident ou dans les Pays du Golfe émis par les personnages sont très révélateurs des aspirations de la jeunesse.

Pourtant « l’Immeuble Yacoubian »  n’est pas un livre misérabiliste ou triste, El Aswany parvient à distiller une émotion quasi constante et à nous attacher presque viscéralement aux personnages.

Le style clair et brillant  insuffle un formidable souffle de vie au roman qui fait qu’on le dévore avec un plaisir incroyable.
Alors oui on peut lire « L’Immeuble Yacoubian » dans l'idée de comprendre l'Egypte d'aujourd'hui  et de pénétrer sa société mais on peut tout simplemet lire « L’Immeuble Yacoubian » pour découvrir un véritable bijou de la littérature car il appartient au genre de livre qu'on oublie tout simplement jamais.

     

Repost 0
14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 22:09

serail.jpg

« Sérail killers » est un roman policier d’un journaliste nommé Lakhdar Belaid.

Belaid a en quelque sorte la « double nationalité » puisque d’origine algérienne et chti mi.

L’histoire que raconte ce livre est celle d’un tandem composé d’un journaliste (Kamel Khodja ) et d’un policier (Belcacem) tout deux d’origine algérienne embarqués dans une affaire de meurtres dans la communauté musulmane de Roubaix.

Détail important si Khodja est issu d’une famille de sympathisants de l’Algérie indépendante, Belcacem est lui fils de harki, pourtant les deux hommes amis d’enfance s’apprécient et se respectent malgré des heurts parfois violents entre eux.

Au fil de ce roman, leur enquête va les mener dans un grand jeu de piste, la plus évidente étant tout d’abord le règlement de compte entre descendants de harkis et descendants de pro FLN.

Puis le mystère va s’avérer plus épais, le duo trouvant sur sa route l’Alphabet un groupe para militaire extrêmement dangereux.

En arrière plan se dresse la ville de Roubaix, ville ouvrière ravagée par le chômage, première ville musulmane de France, ville également ou le Front National peut prétendre accéder au pouvoir.

Au détour de cet imbroglio politico-mafieux, nos deux héros découvriront que certaines personnes ont intérêt à raviver le spectre le guerre d’Algérie pour provoquer un embrasement de la communauté musulmane à Roubaix puis en France.

« Sérail killers » est un polar typique dans son écriture.

Le style est rugueux, bourrin, drôle ce qui m’irrite en général assez vite.

 Belaid emploie beaucoup de mots arabes et chti pour colorer son récit.

Si l’intrigue tarabiscotée de ce complot para-militaire peut quelques fois laisser perplexe, on appréciera l’analyse fine des répercussions de la guerre d’Algérie sur les Algériens, cette analyse montrant toute la complexité de ce conflit.

Belaid brosse également un portrait sans concession de l’Islam tel qu’il est pratiqué par la plupart des musulmans de France, c’est à dire avec plus de libertés qu’on ne le croit vis à vis des traditions.

Le livre n'est donc pas ininteressant mais reste cependant trés loin d'égaler en ampleur et en émotion les ouvrages de Yasmina Kahdra à qui il est d'ailleurs humoristiquement rendu hommage au cours du récit.

 

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 18:05

Voici quelques temps que je me suis lancé dans ce blog que je voulais au départ centré sur la littérature.

Pourtant au fil du temps d'autres idées plus générales me sont venues, pourquoi ne pas en effet l'ouvrir, le rendre plus conforme à mon monde intérieur particulier autour d'oeuvres artistiques  musicales ou cinématrographiques.

Le risque pour moi est de se disperser et de perdre de vue l'objectif premier de ce blog : la littérature.

Par contre essaimer plusieurs autres blogs satellites mineurs ne me parait pas non plus une solution satisfaisante.

J'avoue pour l'instant ne pas avoir tranché la question et reporter à plus tard la décision finale.

Seth


Repost 0
Published by Seth - dans général
commenter cet article
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 17:55

attrapeur.jpg1-copie-1
« L’attrapeur d’ombres » est un roman d’un journaliste et photographe répondant au nom de  Patrick Bard.

L’histoire est celle d’un polar sous fond de guerre en Yougoslavie dans les années 90.

Sébastien Meyer, photographe français est un jour victime d’un tir de sniper alors qu’il fait un  reportage sur la guerre dans les rues de Sarajevo.

Il frôle la mort et revient à Paris privé de son œil droit.

Il lui est alors impossible de retravailler et il sombre dans la déchéance aussi bien physique que sociale et économique.

Le conflit se règle au milieu des années 90 par les bombardements de l’OTAN mais Sébastien n’a plus qu’une seule obsession, retourner en Yougoslavie pour comprendre ce qui lui est arrivé et aussi tuer l’homme qui l’a éborgné.

Pendant 400 pages, l’auteur construit un récit solide foisonnant de nombreux personnages d’importance variable avant que tous ces fragments de vie épars convergent pour offrir les clés de l’intrigue.

Mais « L’attrapeur d’ombres » ne traite pas que de la guerre en Yougoslavie, il se veut plus global et aborde bon nombres des aspects les moins reluisants de l’ame humaine.

Ainsi le destin des femmes africaines victimes de la guerre dans leur pays et enrôlées de force dans des filières de prostitutions jusqu’en Europe est un des thèmes centraux du roman notamment par le personnage d’Amélie, jeune centrafricaine martyre ballottée par un destin difficile.

L’Afrique donc tout comme la Yougoslavie ou finalement n’importe quel pays ravagé par la guerre, se retrouvent la cible de mafia composées d’ex mercenaires reconvertis en trafiquants d’armes ou de chair humaine.

A coté de cela, l’auteur nous dépeint quelques Occidentaux, européens ou américains riches et oisifs, cherchant à assouvir leur pulsions voyeuristes en participants à des « tours operators » les emmenant voir la mort en direct.

Quand aux ONG, elles ne sont pas vraiment épargnées non plus, souvent présentées comme composées d’idéalistes irresponsables et dangereux.

Dans ce monde empreint de noirceur et de pessimisme, seul le héros Sébastien semble faire preuve d’intégrité et de révolte, photographiant frénétiquement les victimes de guerre pour témoigner de la barbarie du monde.

On trouvera cette vision du monde quelques peu manichéenne et simpliste.

Mon sentiment par rapport à ce livre n’est pas fameux, on devine que l’auteur lui même photographe et reporter a mis beaucoup de lui même dans le personnage principal mais sans réellement se remettre en question.

Qu’est ce qui en effet pousse ces reporters à se jeter sur tous les grands conflits de ce monde, à quelques fois outrepasser toutes les consignes de sécurité pour décrocher le « scoop » , eux même ne sont ils pas accro à une forme drogue d’adrénaline pure  et quelques fois eux aussi voyeuristes  sans aucune morale ?

Je pense en cela à l’affaire du photographes de Paris Match faisant complaisamment poser les Talibans avec les effets personnels des soldats français tués.

Sur le thème du fond encore, le livre présente une vision abominable du monde entre pays sous développés ravagés par la guerre et pays développés récupérant dans leurs couches les plus basses les débris de ces drames.

La description détaillée du conflit yougoslave est en effet à désespérer du genre humain, notamment avec ce personnage de Goran Milkovic, sniper serbe tirant dans les rotules des enfants pour faire accourir les adultes afin d’éliminer plus de monde.

Alors oui ces choses la existent, mais l’être humain est aussi capable de belles choses et ces visions monolithiques d’enfer terrestre permanent sont lourdes à supporter pendant 400 pages.

Au niveau du style et des détails, le récit ne brille pas non plus par sa légèreté.

Certains personnages sont découpés à la hache, comme le body builder californien accro aux snuff movies et Kamel, le « rebeu de service » et son langage de cité absolument pas crédibles pour un sous.

Les seuls points qui m’ont intéressés dans ce livre sont la découverte des séquelles psychologiques des rescapés du conflit yougoslave et la consternation devant la passivité des forces de l’ONU lors du massacre de Srebrenica.
Au final un roman policier extremment glauque et lourd qu'on oubliera je pense aussi vite qu'un article de Paris-Match sur Yves Rénier.

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 22:51

Ilium.jpg
Question qui peut tarauder un moment le lecteur  : « Ilium » de Dan Simmons est il un chef d’œuvre, un space opéra magistral de la trempe d’ « Hyperion » ou bien une grosse bouse intergalactique ?

Difficile en effet de trancher immédiatement en effet quand on achève ce monumental pavé de 600 pages en version 20 x 15 centimètres.

Alors on cogite quelques temps, on relit des passages pour digérer et analyser le tout.

Dans cette saga de Science Fiction, Dan Simmons décrit un monde futuriste alambiqué et complexe avec une histoire découpée en trois groupes de personnages chacun dessinant peu à peu une parcelle de ce monde pour au final être sensée former un grand tout compréhensible.

Le premier groupe qu’on pourra qualifier de principal constitue  la partie « historique » du roman, c’est à dire la description d’un scholiaste du futur chargé d’assister des ses yeux au conflit de la guerre de Troie pour en vérifier sa conformité avec le récit d’Homère.

Hockenberry, scholiaste extrait du XX iéme siècle est le narrateur principal de ce conflit épique mettant aux prises Argiens et Troyens.

Hockenberry s’avère rapidement balourd, plutôt vulgaire (américain ?) mais surtout dépassé par les évènements et manipulé par les Dieux de l’Olympe.

Ceux ci semblent dotés de pouvoirs mêlant technologie et magie.

Hockenberry manipulé par sa « Muse » se voit doté de gadgets électroniques pour se télé porter ou se défendre et du fameux casque d’Hadès pour observer en étant invisible même des Dieux.

Par ce personnage, analogue au poète d’Hyperion, Dan Simmons met  à mon sens beaucoup de sa vision personnelle des évènements et réalise sans doute un fantasme caché : marcher sur les traces d’Homère.

Le deuxième groupe est constitué d’un groupe d’humains errants.

Leur aventures sont mystérieuses et difficile à suivre.

On comprend par leur intermédiaire que la race humaine est en voie d’extinction et que des post humains ont pris le pouvoir, créant des esclaves robotisés pour les assister (les voynex ) ainsi qu’une gigantesque  entité biosphère produit de la fusion d’internet, du monde vivant et de programmes d’intelligence artificielle.

Cette entité baptisé Prospero  devenue autonome s’est apparemment rebellé et a créé des monstres mutants (les calibani ) pour lutter contre ses anciens maîtres les post humains.

Le point commun avec le premier groupe reste Odysseus, nom grec d’Ulysse qui égaré dans le temps par Circé participe se joint en cour de route à leurs aventures.

Le troisième groupe est constitué de deux robots (Ophu d’IO  et Mahmut ) envoyés en mission sur Mars pour analyser une mystérieuse activité d’hommes verts manipulant des sources d’énergie quantique et terra-formant la planète.

Ces deux robots appartiennent aux Moravecs des Intelligences Artificielles semées par les humains autour des planètes extérieures pour une raison inconnue.

Leur particularité est d’être des fanas de littérature, l’un citant Proust, l’autre Shakespeare.

Ces deux robots sont également plutôt sympathiques car comme Hockenberry souvent victimes des évènements.

Le roman plutôt dense et difficile à suivre laisse une quantité importante de questions laissées sans réponse (le rôle de Caliban, le personnage de Sétébos ? ) et se conclut par un fort « teasing » avec un prélude à une gigantesque bataille mettant aux prises troupes Moravecs et héros Argiens aux Troyens appuyés par les Dieux de l’Olympe courroucés de cette rébellion contre leur omnipotence.

A l’arrivée cette mixture historico-quantique demeure particulièrement lourde à digérer comme si Dan Simmons avait mis cette fois trop d’ingrédients dans la composition de sa recette.

Les batailles antiques sont il est vrai formidablement bien décrites mais le mélange avec les explications scientifiques et les technologies utilisées par les Dieux pour favoriser tel ou tel camps me paraît complètement tuer le charme de ce type de récit.

En effet, d’une part Dan Simmons malgré tout son talent n’égalera jamais Homère et d’autre part le charme de la mythologie est justement de ne pas faire appel au rationnel, à la science ou au compréhensible.

Donc en résumé pour connaître la guerre de Troie je préfère lire Homère et sa magie plutôt que Simmons et sa technologie qui m’explique que des Immortels ont besoin de séjourner dans des cuves énergétiques pour se réparer en cas de blessure.

Pour  l’aspect plus Science Fiction du livre, on ne remettra pas en cause l’imagination fertile et le sens de la narration de l’auteur, cependant j’ai eu du mal à accrocher à cette approche filandreuse d’internet ayant mal tourné.

Quand aux  petits hommes verts télépathes de Mars, j’ai cru d’abord à un gag mais au final ce n’en est pas un ..

L’idée des robots citant Proust ou Shakespeare me semble complètement superflue mis à part pour rendre un hommage artificiel à deux auteurs que Simmons admire sûrement.

On retrouve le même procédé dans Hyperion ou les poètes Byron et Keats sont abondamment cités.

En résumé je crois ne pas aimer quand les auteurs de Science Fiction s’inspirent du passé, comme si en manque d’inspiration ils cherchaient à puiser un regain d’inventivité (ou de respectabilité ? ) dans des sources quasi inépuisables comme l’Iliade.

Peut être en se confrontant trop directement à Homère, Dan Simmons a t il simplement visé trop haut.
Malgré son ambition « Ilium» demeure donc inférieur à « Hyperion» et ce de très loin.

Repost 0
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 22:19

irakien.jpg
Les auteurs arabes ne sont pas fortement médiatisés dans notre pays à quelques exceptions prêt.

Pourtant il est quelques fois intéressant de sortir des sentiers (ra)battus  pour faire des découvertes et découvrir d’autres façons de voir le monde  quelques fois complémentaires avec celles des écrivains occidentaux.

« Un Irakien à Paris » de Samuel Shimon est un roman autobiographique qui raconte l’histoire un peu folle d’un Irakien passionné de cinéma américain, qui dans les années 80 va quitter son pays pour essayer d’aller à Hollywood dans le but de devenir réalisateur ou écrivain.

Bien entendu le périple ne se passe pas comme prévu et mille déconvenues surviennent à Samuel.

La quasi totalité du roman se déroule en réalité à Paris ou le voyageur imprudent échoue et finalement s’y plait.

A Paris Samuel va mener une vie de bohème, vivre comme un semi-clochard, hébergé de ci de la par des amis ou des maîtresses de passage.

Mais il va aussi et surtout découvrir la littérature à la bibliothèque Beaubourg, fréquenter le milieu des artistes  et les intellectuels du monde arabe principalement des journalistes le tout dans une ambiance très Saint Germain des Prés avec ses bars et ses cafés.

« Un Irakien à Paris » raconte donc mille anecdotes, quelques fois humoristiques, quelques fois tragiques d’un doux rêveur qui à défaut de Californie découvre une grande métropole européenne et la culture française.

On notera le très grande solidarité des Arabes entre eux dans les années 80 et ce quelle que soit leur origine.

Ainsi Samuel issu d’une famille assyrienne chrétienne et affublé d’un nom juif fréquentera principalement des Maghrébins avec qui le seul point commun  outre le fait d’être « exilé » est la connaissance de la langue arabe.

Ce qui frappe aussi c’est que Samuel ne fait jamais allusion au racisme, il a plusieurs amis français et fréquente aussi bien des femmes françaises que des maghrébines émancipées, comme si ce rêveur vivant dans son monde cinématographique était au final au dessus de cela.

La plupart des embrouilles qu’aura Samuel auront lieu avec des Arabes, les plus sérieuses ayant lieu au  Moyen Orient avec ses passages à tabac en Syrie et au Liban alors qu’ il est pris pour un espion  Israélien à cause de son nom.

Le passage dans un centre de réfugiés près de Melun est finalement lui aussi plutôt attachant.

En effet malgré le tragique de la situation, Samuel mettra en évidence la formidable solidarité entre des peuples hétéroclites et les relations quelques fois surprenantes pouvant se créer dans ce type de conditions hors normes.

Pendant tout le roman, Samuel s’accroche à son rêve et ne lâche jamais sa machine à écrire avec son idée fixe d’écriture.

Il évoque aussi toute la tendresse pour son enfance et sa famille, notamment son père sourd muet de naissance avec qui il avait une grande complicité et dont il apprendra la mort pendant son voyage.

Cet événement tragique lui donnera envie d’écrire un scénario autour de la vie de son père avec l’idée fixe et folle d’engager Robert de Niro pour interpréter le rôle.

Les évocations constantes et obsessionnelles du cinéma américain sont extrêmement plaisantes, notamment son quasi fétichisme à propos de John Ford, le réalisateur de films de western qui aura décidément considérablement marqué les gens.

« Un Irakien à Paris » parvient donc à nous faire sourire avec ses anecdotes comiques (notamment la ressemblance du héros avec Aldo Maccione quand il se rase la moustache ou sa façon de séduire une postière en lui faisant croire qu’il est ami intime avec De Niro )  mais aussi à nous toucher comme à l’évocation du père ou de François l’ami français tué par un bombardement  dont  le héros retrouve la tombe au Pére Lachaise.

Nous ne sommes donc pas tellement dans la réflexion ou dans un roman très poussé au niveau politique, histoire ou sociologie mais plus dans l’émotion pure, le ressenti.

Ainsi la prise de pouvoir de l’Irak par Saddam Hussein est à peine évoquée, la terrible guerre Iran-Irak se déroulant pourtant à la même période que l’histoire non plus, même si nous l’apprendrons plus tard elle coûtera la vie à de nombreux proches de Shimon.

On regrettera peut être ce manque de perspective et d’ampleur.
Finalement le roman de Samuel Shimon est celui d'une intégration à une culture étrangére, intégration passant par l'amour des livres et du cinéma, ce qui pourra paraitre un peu simpliste à certains mais qui à mon sens demeure un des moyens les plus efficaces pour pénétrer une culture qui n'est pas la sienne.

     
Repost 0
Published by Seth - dans Biographie
commenter cet article
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 19:29

passante_soucis.jpg


« La passante du Sans-Souci » autre grand classique de Joseph Kessel est un livre étrange et plutôt déroutant.

L’histoire raconte dans le Paris des années folles (vers 1935 ) une étrange relation entre le narrateur, un écrivain sur la pente descendante et une jeune femme du nom d’Elsa Wiener.

Tout d’eux évoluent dans l’univers fascinant et dangereux du Montmartre nocturne avec ses cabarets, ses usines à plaisirs et la foule hétéroclite de marginaux, prostituées, voyous et  artistes qui la composent.

Un matin à la lueur d’une nuit blanche alors qu’il déprimait dans un bar du nom du Sans-Souci, l’écrivain est  séduit par la vue d’une belle femme marchant très vite dans la rue.

Il la revoit passer plusieurs jours de suite, parvient à l’aborder et entre progressivement dans sa vie.

Elsa Wiener est une chanteuse allemande de cabaret qui a fui son pays alors que son mari  Michel avait été capturé par les Nazi et envoyé dans un camps de concentration pour avoir été soupçonné de vendre de la littérature dite « de gauche ».

Elsa a fait le voyage avec Max, un jeune juif enfant rendu infirme par les Nazi, passionné de littérature et qui veille jalousement sur elle.

Tout deux forment donc un étrange couple donc, complètement atypique vivant en réfugiés dans des conditions plus que modestes dans un petit hôtel de Montmartre.

L’écrivain devient vite le confident de ce curieux duo et une étrange et très forte relation commence ainsi.

En réalité la roman tourne autour tout entier autour d’Elsa, qui tel un soleil dans un océan de plaisir nocturnes artificiels fascine complètement l’écrivain.

Elsa est obsédé par son mari détenu en Allemagne.

Elle vit une sorte d’amour par procuration, une relation quasi divinisée par l’éloignement.

Elle va consacrer toute sa vie et son énergie à envoyer de l’argent en Allemagne pour la survie de son mari.

Rapidement comme l’écrivain, le lecteur devient lui même fasciné par la personnalité d’Elsa, à la fois fantasque, sensible, fragile et émouvante.

Meme Max enfant-adulte grandi trop vite par les circonstances de la vie devient formidablement attachant.

Le livre dépeint la lente déchéance morale et physique d’Elsa, qui criblée de dettes va s’enfoncer par amour pour son mari dans la prostitution, la drogue et l’alcool.

L’écrivain essaiera de toutes ses forces d’aider Elsa, en lui trouvant par exemple des petits rôles dans le cinéma mais on comprend vite qu’il ne peut assister comme nous  qu’à la lente descente aux enfers d’une belle jeune femme.

Je dois avouer que pendant les trois quarts du livre j’ai pensé qu’on ne verrait jamais Michel, le mari d’Elsa et que cette homme n’existait que dans l’esprit d’une femme angoissée jusqu’à la paranoïa.

J’avoue que cette fin purement Hitchcockienne m’aurait grandement séduit.

Mais finalement Michel prend place dans la réalité, sort de son camps et retrouve sa femme, entre temps devenue une épave desséchée par les excès.

Bien sur les trois compères cachent la vérité de la situation d’Elsa pendant cette année de séparation mais bien vide le couple s’aperçoit que leur relation n’a plus rien d’amoureuse.

Elsa ne plait plus à Michel et Kessel nous fait comprendre que cet amour distant et idéalisé qui constituait le moteur de la vie d’Elsa n’est plus la pour la soutenir.

La détresse de Max, petit homme fidèle dévoré par la douleur de sa femme-soleil est elle aussi poignante.

Finalement tout cela finit mal et Elsa se tue.

Cruelle destinée, cruel parcours.

« La passante du Sans-Souci » est un roman dur, qui met mal à l’aise et émeut tant Kessel parvient à nous faire entrer en empathie avec les personnages.

A mon sens Kessel a du connaître une Elsa, une belle femme fragile et artiste dont il a vu la tragique destinée et il a voulu coucher sur le papier cette histoire qui l’a fortement marquée pour quelque part lui donner une part d’immortalité.

En toile de fond, le livre nous montre également la fin d’une époque avec la montée de l’Allemagne Nazi et la fin des années folles dans le Paris des années 30.

Bref une histoire triste et bouleversante magnifiée par le talent de l’auteur.
Je déconseille ce livre à tout amateur/trice de la "positive attitude" si chère à la chanteuse Lorie.

Repost 0
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 17:50

Belle_jour.jpg

I
ll y a des films comme cela qui vous marquent à vie.

« Belle de Jour » de Luis Bunuel en fait partie avec une Catherine Deneuve inoubliable de beauté et de séduction glacée évoluant dans un univers d’érotisme onirique.

Aussi me devais je un jour de lire le livre de Joseph Kessel dont il avait été tiré.

Pas de déception à l’arrivée mais en réalité j’étais quasiment déjà vaincu d’avance tant mon a priori était puissamment favorable.

« Belle de Jour »  est un livre complexe, osé, qui fit scandale en son temps, obligeant Joseph Kessel a se justifier contre des accusations de pornographie dans une préface assez lamentable quand on pense combien ce livre est loin de ce domaine.

En effet au sens étymologique du mot, pornographie signifie description de l’acte sexuel, hors ce n’est quasiment jamais le cas dans le roman de Kessel.

« Belle de Jour » raconte la descente aux enfers de Séverine, une jeune bourgeoise aisée incapable de dominer ses profondes pulsions masochistes.

Séverine est une jeune mariée à Pierre, jeune et beau chirurgien parisien.

Tous deux mènent la vie de la haute bourgeoisie, fréquentations de leurs semblables, ski, tennis, sorties culturelles, dîners mondains, essayage.

Pierre et Séverine sont un peu les Ken et Barbie des années 30, jeunes, beaux à qui tout réussit.

Inutile de vous dire que toute cette perfection et ce bonheur lisse me donnent particulièrement la nausée.

Séverine aime Pierre qui est décrit comme le plus parfait des deux.

Elle mène une vie oisive, totalement dépendante de son mari qui est sur protecteur à son égard.

Bonheur étouffant, crispant, d’une vie monochromatique.

Pourtant la ou le bas blesse c’est que cet amour trop chaste et presque spirituellement divin ne leur procure pas de plaisir sexuel, le fameux vertige des sens « la volupté à laquelle tout être vivant aspire »

Survient l’événement déclencheur, Séverine tombe gravement malade, une congestion pulmonaire qui l’amène aux portes de la mort.

A son réveil quelque chose en elle a changé.

Des pulsions profondes qu’elle ne soupçonnait pas se sont réveillées en elle.

Poussée par un instinct irrépressible, Séverine se rend dans une maison close ou elle rencontre Madame Anaïs, la maquerelle de l’établissement.

Séverine va donc mener une double vie en se prostituant  la journée et rentrer le soir à 17 heures pour accueillir son cher mari , d’ou son surnom de Belle de Jour.

Séverine contrairement aux autres femmes n’est pas la pour combler un manque d’argent.

Ses fantasmes sont liés à un désir d’abaissement, de soumission.

Elle recherche des hommes rudes, brutaux, au physique lourd et grossier bref l’antithèse de son mari parfait et lisse qui l’aime jusqu’à l’en diviniser.

Malgré l’intense culpabilité qui la taraude vis à vis de Pierre, les passes chez Madame Anaïs deviennent rapidement une drogue dont rien ne peut la détourner.

Séverine ne parvient en effet à atteindre le  plaisir que dans son abaissement.

Au fur et à mesure Séverine plonge dans la déchéance.

Elle fréquente Marcel, un petit voyou à la mâchoire dorée qui tombe amoureux d’elle.

Les description des virées nocturnes dans le milieu parisien sont d’une puissance aussi effrayante que fascinante.

Séverine découvre des hommes dangereux, oisifs, menaçant et brutaux, ce qui en comparaison de son univers ouaté et confortable l’excite.

Bien entendu cette double vie ne peut durer éternellement et tout ce système implose quand Séverine est découverte par un des amis de son mari, lui même client de la maison close.

Ecartelée entre le monde du vice et celui de la vertu, la vie de Séverine bascule dans le drame.

La fin du roman est d’une cruauté infinie, son mari Pierre devenant la victime muette des excès de sa femme et tous deux se retrouvent enchaînés dans une double culpabilité inextricable sur fond de maladie et de mort.

Terrible châtiment donc pour Séverine.

« Belle de Jour » est un roman que je trouve formidable.

Ce qui a choqué les mœurs il me semble est que cette femme se prostitue de son plein gré, même si pour Séverine à mon sens la prostitution n’est qu’un outil pour assouvir des pulsions plus profondes.

En effet le cliché le plus répandu est de voir la prostituée comme victime, pas comme maîtresse de son sort.

Pourtant cette vision réductrice et bien pensante des choses nie le fait que les femmes comme les hommes sont capables d’éprouver des pulsions sexuelles profondes n’obéissant à aucune logique.

Kessel parle du divorce du corps et de l’esprit , Séverine recherchant ce que jamais son mari ne pourra lui donner.

Selon mon point de vue, Séverine n’est pas malade, nous avons simplement tous nos cotés obscurs et nos fantasmes, qui sont plus ou moins complexes et sophistiqués selon la personnalité des individus.

Bien entendu le masque social et moral nous oblige à mentir, à jouer un rôle pour être conforme à l’image que nous voulons projeter autour de nous.

Il me paraît stupide de nier notre coté sombre, la vie n’étant jamais noire ou blanche  et totalement gouvernée par la raison mais pleine de contrastes, d’irrationnel et d’inconscient.

Kessel  a pour moi décelé toutes ces finesses dans son roman.

C’est à mon sens le signe d’un esprit d’un niveau supérieur que finalement peu de gens peuvent atteindre d’ou les critiques autour du livre jugé sans doute offensant pour la bourgeoisie de l’époque et sans doute encore offensant pour notre époque ou le politiquement correct règne.

« Belle de Jour » est une puissante analyse de l’esprit humain,  de ces choses enfouies en nous qui nous font souvent peur et que nous cherchons à nier comme essaie de le faire Séverine en se mentant à elle même.

La question sous jacente à cela est peut on partager tous ses fantasmes avec son conjoint ou certaines choses doivent elles rester à jamais secrètes ?

A mon sens on ne connaît jamais totalement son conjoint l’esprit humain étant d’une complexité et d’une profondeur sans grande limite aussi est il bon d’en avoir conscience.

« Belle de Jour » en plus d’être un film superbe, onirique et subversif est un des chefs d’œuvre de la littérature française, surpassant à mon sens par sa puissance psychologique les écrits enfiévrés du Marquis de Sade.

Repost 0
27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 21:38

Mongol_houssin.jpg


Entre Joël Houssin et moi c’est (déjà !) une longue histoire.

Je l’ai découvert il y a prêt de dix ans et ai rapidement accroché à certains de ses livres au point de vouloir presque tout lire de lui, chose pratiquement réalisée aujourd’hui.

Mais l’homme a de multiples visages et tous ne m’ont pas séduit.

Ainsi j’adore la plupart de ces livres de science fiction comme par exemple « Masques de clowns » , « Les Vautours » ou « Argentine » son chef d’œuvre absolu à mes yeux, en revanche je goutte moins ses polars notamment la série du Doberman adaptée au cinéma par Jan Kounen.

« Mongol » publié en 1990 se situe dans la veine « polar » de Joel Houssin.

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas replongé dans un de ses livres et j’avoue avoir été plutôt déçu par ce livre.

« Mongol » raconte l’histoire d’un voyou embringué dans une histoire tarabiscotée ou il récupère un jeune mongolien quasi autiste mais prodige de la passe anglaise, qui n’a rien à voir avec la clé ou la pipe du même nom mais qui est un jeu de dés aux règles assez simples.

Le fil conducteur de l’intrigue est Julie la fille du voyou qui est constamment kidnappée et après laquelle il court sans cesse.

« Mongol » est donc une histoire embrouillée, avec un retournement final inattendu sensé corser le tout.

Mais ce qui m’a le plus gêné dans ce livre c’est le style de Houssin.

Certes j’étais habitué notamment dans Doberman a un style cru, brutal, argotique et machiste mais « Mongol » étant sensé être raconté par un voyou, Houssin force la dose en terme de vocabulaire.

L’usage de l’argot ne se fait guère plus dans le milieu et son emploi confère un coté assez désagréable au livre, comme dépassé, ringard, à coté de la plaque.

Cette question de style est suffisante à mon avis pour rebuter la quasi totalité du lectorat féminin.

Quand à ceux (ou celles !) qui passeraient outre ou affectionneraient ce style, ils découvriraient une intrigue sans grande épaisseur.

Toute juste noterais je une certaine tendresse et fascination de l’auteur pour la déviance par rapport à la norme, celles ci s’exprimant ici par l’attitude amicale du voyou par rapport au jeune mongolien.

« Mongol » est à ce jour le roman de Houssin qui m’a le plus déçu.

J'éspère corriger le tir un jour en chroniquant ses meilleurs livres.

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens