Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 18:43


Avec « Demolition » sorti en 2002, Judas Priest adopte une curieuse démarche.

En effet bien que plus mélodique que « Jugulator » , « Demolition » ne correspond pas pour autant à un ressource aux sources tant de curieuses sonorités électroniques et industrielles parsèment ce disque.

« Demolition » doit correspondre à l’un des pires revers commerciaux du groupe pourtant je l’aime aussi, suis je pour autant incurable ?

L’album débute par « Machine man » quasi parfait dans la plus pure tradition des immenses titres du Priest à la gloire des motards.

Riff de base fantastique , tempo rapide limite trash et un Owens possédé par son sujet sont les clés de ce petit bijou de heavy puissant et dominateur.

« One on one » a été très critiqué en raison de sa ressemblance avec du Ramstein.

Alors oui ce riff lourd et martial comparable au style du groupe teuton à succès peut paraître étrange sur un album du Priest mais c’est oublier que ce titre bien balancé et puissant fonctionne aussi à merveille.

Beaucoup plus mélodique et lent  « Hell is home » est je trouve extrêmement agréable même si lui aussi doté de fortes sonorités industrielles.

Ripper Owens parvient à faire passer beaucoup d’émotion sur un refrain aussi lancinant que touchant.

Je trouve en revanche « Jekyll and Hyde » sympathique mais un cran en dessous.

« Close to you » est une superbe ballade, la première avec Ripper Owens qui chante magnifiquement dans une registre mélancolique.

Très surprenant « Devil digger » s’éloigne encore plus du style de base de Judas Priest pour défricher des terrains franchement industriels ce qui a du provoquer un certain nombre de crises cardiaques chez les fans de la première heure.

Pour autant ce titre aussi massif et puissant qu’un haltérophile bulgare est très efficace.

Deuxième titre phare de ce disque « Bloodsuckers » renoue avec le coté épique et violent des grands morceaux de Judas Priest.

De multiples changement de rythmes, des riffs tranchants et irrésistibles ainsi que de violente montées dans les aigus donnent ses lettres de noblesse à ce grand morceau.

« In between » est un titre que je trouve génial avec son atmosphère mystérieuse et ses changements incessant d’ambiances.

La performance d’Owens au chant, tour à tour doux et agressif est fantastique.

« Feed on me » est un titre plus classique porté par un refrain efficace.

Owens chante un peu comme Ronnie James Dio ce qui est une bonne comparaison à mes yeux mais le titre dans sa globalité ne me laissera pas un souvenir impérissable.

J’aime davantage « Subterfuge » qui bien que lui aussi très ancré dans le métal industriel est absolument à couper le souffle par son coté brutal et sans concession.

Judas Priest compose donc ici une sorte d’hymne industriel extrêmement réussi.

« Lost and found » qui lui succède, est une ballade sympathique mais que je trouve assez quelconque pour du Judas Priest.

« Cyberface » ressemble à « Subterfuge » mais en moins intense.

L’ambiance inquiétante, le rythme saccadé et rampant couplé à un refrain puissant suffisent pourtant à retenir l’attention.

Sur « Metal Messiah » , le groupe se rate ici totalement pour moi car Ripper Owens se met à rapper les couplets … autant obliger une Ferrari à rouler à 30km/h !

Cette horrible faute de goût vendange un titre bancal doté pourtant d’un refrain plutôt charismatique.

En conclusion, avec « Demolition », Judas Priest tente un pari difficile, plonger son flamboyant heavy metal aristocratique dans un grand bain de musique industrielle.

Les titres rapides et fédérateurs sont rares, la plupart des morceaux étant des mid tempo hyper massifs.

Et les deux ballades composées ici ne sont pas suffisantes pour ne pas dérouter leurs fans qui sanctionneront ce disque par un cuisant échec commercial.

De mon point de vue, l’album bien qu’à dix mille lieues de leur style originel, s’écoute très bien avec son ambiance futuriste, froide et dure ou quelques belles mélodies subsistent de ci de la comme des vestiges d’humanité sur un monde calciné et lunaire.

Pourtant même si je respecte la démarche adoptée, « Demolition » n’est pas mon disque préféré de Judas Priest.

« Demolition » met  ici clairement en évidence l’absence d’Halford dont l’influence dans les compositions demeure un élément primordial au sein de Judas Priest.

C’est en cela que Rob s’avère indispensable au groupe, non en raison des prétendues déficiences vocales de Ripper Owens, excellent chanteur lui aussi mais compositeur plus limité.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 22:27


Juste après un nouvel album très décrié et aprés avoir embauché un nouveau chanteur devenu la cible humaine de toutes les critiques (faciles !), Judas Priest sort pour mettre toute le monde d’accord en 1998 un double album live enregistré sur le « Jugulator » tour.

Moi qui n’aime en général pas trop les lives, je dois avouer que celui est extraordinaire, sans doute mon préféré du Priest avec o sacrilège un chanteur autre que Halford ...

Les raisons d’aimer ce double disque ? Le son live est excellent sans être trop surproduit (voir les rumeurs concernant « Unleashed in the East » au son trop propre ) , la chaleur, la ferveur d’un public est parfaitement restituée et la set list ….et bien est franchement à exceptionnelle !

On se régale donc, d’autant plus que Ripper Owens interprète souvent les morceaux à sa façon, de manière surprenante et différente d’Halford ce qui est parfois étonnant et souvent formidablement intéressant.

D’entrée l’enchaînement « Electric eye » / « Metal gods » s’avère être la formule magique pour commencer un concert du Priest.

Un « Grinder » hyper rugueux aux forts relents de trash vient accroître cet excellent début.

L’interprétation de « Rapid Fire » brutalement accélérée et durcie est une superbe trouvaille.

Les petits derniers que sont « Burn in hell » (en version raccourcie ) ou le saignant « Blood stained » ne dépareillent pas dans ce tableau de rêve, seul « Bullet train » perd de l’impact sur scène la faute à des chœurs un peu effacés.

Sur « A touch of evil », « The ripper » ou « Beyond the realm of death » Ripper Owens est gigantesque et fait jeu égal avec Halford.

Sur le deuxième disque, après un « Metal meltdown » hyper musclé, on passera sur le très dispensable « Abductors » un peu isolé au milieu de cette chaine himalayenne,  avant de poursuivre le festin sur mon morceau préféré du Priest le très épique « Victim of changes » , une version ralentie et hyper mélodique de « Diamonds and Rusts » , géniale trouvaille que Owens marque au fer rouge de son empreinte vocale.

Ripper tient la distance, son aisance est évidente, son interaction avec le public très forte comme sur « The green manalishi »  morceau que je trouve toujours aussi fascinant.

La fin du disque est une pluie de hits, le nec plus ultra du rock métal avec l’apocalyptique « Painkiller » infligé comme une punition divine, le toujours chaleureux et interactif « You ve got another thing coming » assaisonné d’un « Hellbent for leather » tout deux surboostés par un Ripper Owens écrasant de maîtrise.

Meme « Living for midnight » que je n’aime pas trop passe formidablement bien, grâce à un public exceptionnel qui reprend en chœur le refrain.

« Live Meltdown » est à mes yeux un chef d’œuvre, un des rares live que j’écoute toujours avec grand plaisir, comme si j’avais un superbe double best of dans les oreilles.

Le son est très agréable, très rock et chaleureux.

L’ambiance ultra chaude et les cris passionnés du public donnent véritablement l’impression d’être dans la salle.

Ce disque est aussi la confirmation d’un chanteur exceptionnel, Ripper Owens capable de réussir l’impossible et de faire oublier Rob Halford le temps d’un concert.

Avec ce disque parfait frôlant le sans faute, Judas Priest se relance habilement en tablant sur un passé glorieux et inattaquable, une réputation légendaire de groupe live et tente d’imposer le nouveau chanteur par une démonstration scénique impeccable.

 
Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 21:53


Sept années se sont écoulées depuis « Painkiller » et le départ d’Halford, sept longues années ou Judas Priest a délaissé le devant de la scène, laissant de nouveaux courants musicaux comme le grunge ou le trash metal prendre le pouvoir dans le monde du rock lourd.

Le trône est donc resté longtemps vacant en l’absence d’un chanteur capable de reprendre le spectre délaissé par le Metal God.

En 1997, alors qu’on le pensait bon pour le musée, le Priest parvient après de longues auditions à trouver la perle rare en la personne d’un jeune américain quasi inconnu : Tim « Ripper » Owens qui officiait dans un groupe local de reprises du Priest.

Bizarrement Etienne « The Voice » Daho ou Alain « The Scream » Chamfort ne sont pas retenus au grand dam de leurs plus ardent supporters.

Le groupe enregistre donc un nouvel album prénommé « Jugulator ».

Ce disque a tout pour être massacré par avance : un nouveau chanteur inconnu ayant la  tache impossible de remplacer une empreinte vocale légendaire et une nouvelle orientation musicale lorgnant vers un trash-power metal hyper massif comme jamais le groupe n’a pratiqué durant toute sa carrière.

Autant le dire tout de suite, j’adore « Jugulator »  son atmosphère hyper violente futuriste et découvrir Owens a été une révélation pour moi et dieu seul sait o combien je vénère Rob Halford.

« Jugulator » le morceau d’ouverture annonce d’entrée la couleur, nous avons affaire à un impitoyable titan robotisé tueur d'humains, une sorte de mutation monstrueuse du Painkiller !

Tempo lent, guitares accordées très bas, son lourd et grave, accélérations fulgurantes de batterie « blast beats » typiquement trash ..

Le voix de Ripper Owens, à la fois semblable et différente de celle d’Halford  s’affirme plus puissante, agressive dans les graves et colle parfaitement avec ce type de musique très rentre dedans.

« Blood stained » au refrain efficace est plus rapide, plus varié et met bien en valeur les nombreuses possibilités de variations d’Owens.

« Dead meat » lui est pourtant supérieur avec ses riffs titanesques, son déluge de puissance et ses paroles de totale rébellion clamées avec une force herculéenne.

« Death row » calme (relativement ) le jeu avec son étrange introduction évoquant l’ambiance du couloir de la mort avant une électrocution.

Ce titre plutôt bourrin est heureusement sauvé par un refrain haut en couleur et quelques bruitages de fond plutôt réussis.

« Decapitate » n’est pas désagréable mais patine un peu comme un camion trop chargé au départ d’un kilomètre lancé.

« Burn in Hell » est sans doute l’un des titres les plus marquants de ce disque et pourrait être qualifié de classique si les circonstances avaient été autres.

Il est composé d’une fantastique lente et progressive montée en puissance débouchant sur un refrain faisant figure d’hymne pour ce Priest new look , bref un pur régal ou Ripper Owens déchaîne son incroyable talent comme on dit sur M6.

« Brain dead » a malgré la puissance du thème abordé (la situation d’un accidenté de la route hémiplégique et parfaitement conscient de son sort ) quelques fois du mal à prendre son envol, car cloué au sol par ses riffs surheavy.

« Abductors » plus doux et aérien bien que conservant un son lourd, est plutot interessant avec son atmopshére oppressante de science fiction  mais  n’est pas non plus extraordinaire pour du Judas Priest.

Alors je dirais que jusqu’alors « Jugulator » pourrait être considéré comme un album correct voir poussif par un instant mais les deux derniers morceaux viennent subitement changer la donne et se révéler exceptionnels.

« Bullet train » est en réalité une sorte de perfection métallique moderne, l’un des morceaux que j’ai le plus écouté dans ma vie comme ci après quelques tâtonnements quelques fois maladroits Judas Priest finissait enfin par toucher juste et à produire des merveilles.

Ce titre d’anthologie commence par de brefs buitages de gare auxquels succède un cri de guerre suraigu  annonçant un riff impérial, insolent lancé à la face du monde.

Couplets écrasants, refrains aériens en escalade vocale permanente alternent aigus transperçant et retour à terre virils ….avant qu’un break judicieux et un Ripper en état de grâce expédient ce train d’enfer dans les strates de l’espace infini.

« Cathédral Spires » énorme pièce  de plus de 9 minutes portées par des chœurs dantesques et un Ripper Owens transfiguré est un chef d’œuvre épique, violent et beau et tragique comme une tragédie grecque.

En conclusion, « Jugulator » est l’album le plus extrême et le plus éloigné du style de base de Judas Priest.

Souvent détesté pour son manque de mélodie et sa brutalité quelque peu primaire, il recèle pourtant quelques trésors incroyables pour un peu qu’on apprécie le style un peu « dur » du trash des années 90.

Par ce disque Judas Priest, tel un ancien Dieu emprisonné dans les glaces  réveillé par mégarde, refait brutalement surface et satisfait son courroux en proposant la musique la plus violente, la plus brutale et moderne qu’il ait jamais produit.

Quand à Ripper Owens, c’est pour moi la révélation de ce disque avec une voix prodigieuse même si mise ici souvent à profit sur des sons peu mélodiques.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 21:41


En 1990, Judas Priest sort l’un de ses albums cultes intitulé « Painkiller ».

A l'écoute dess premières notes de ce disque on est éberlué par la mue entreprise par le groupe dans la direction d’une musique peu accessible atteignant son paroxysme d’intensité et de violence.

Le recrutement d’un nouveau batteur Scott Travis, connu pour ses « blast beats » dévastateurs sur les grosses caisses n’est certainement pas étranger à cette nouvelle évolution technique.

« Painkiller » débute par l’intro de batterie la plus célèbre du Métal, du reste souvent copiée par la suite et qui préfigure un morceau hallucinant, ultra rapide, avec d’incessantes variations et un son flirtant avec celui du trash metal.

« Painkiller » est pour moi une sorte d’ovni inégalable, un délire apocalyptique et mégalomaniaque de puissance, de folie speed, de feu et de sang.

Rien que pour lui seul, l’album vaut d’être écouté.

« Hell Patrol » qui lui succède est hautement énergétique bien que sur le thème un peu éculé du monde des motards.

« All guns blazing » en revanche produit une impression jouissive, avec son rythme dur, haché et violent.

«Leather rebel » bien qu’appuyé et fort en testostérone n’obtient pas mes faveurs ce qui n’est pas le cas de « Metal Meltdown » joué à une vitesse hallucinante, avec un Halford hystérique au chant.

Deuxième moment « culte » pour moi « Nightcrawler » , autre monstre diabolique sorti de l’imagination fertile du groupe, voit Judas Priest créer une mélodie magique irrésistiblement captivante.

Titre enivrant, « Nightcrawler » parvient en effet à happer littéralement l’auditeur dans une ambiance surnaturelle et menaçante.

« Between the hammer and the anvil » qui lui succède est excellent , très emphatique bien qu’un peu court à mes yeux.

Troisième passage culte, « A touch of evil »  est une power ballade lancinante sur fond de péché, de désir enfoui, de secret et d’attraction irrésistible.

Le chant d’Halford sur ce morceau magistral porté par un riff d’acier donne le grand frisson d’une vie.

L’enchaînement « Battle Hymn/One shot at glory » conclue par une atmosphère épique d’héroïsme guerrier cet album incroyable.

En conclusion tout linéaire qu'il soit, « Painkiller » possède un immense souffle épique d’inspiration créatrice.

Intensité, vitesse, violence, emphase sont les maîtres mots de ce disque hors norme ou Judas Priest se voit prendre tous les risques.

Arrivé pourtant au firmament de sa créativité artistique, de son succès et de sa renommée dans le monde du hard rock, le groupe va connaître de gros problèmes intérieurs et gouter aux affres de l’implosion.

Les raisons évoquées ? L’envie de Rob Halford le légendaire chanteur du groupe de défricher de nouveau horizons musicaux, de se détacher de l’image de Metal God qui était la sienne à l’époque.

Il est aussi probable que le procès pour incitation au suicide qu’a vécu le groupe à cette époque l’ait considérablement affaibli et rongé de l’intérieur.

L’aventure commencée 16 ans auparavant s’achève donc un peu tristement sur un album magistral et novateur, auréolé d’une éternelle gloire dans l’Histoire d

u Métal.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 20:33


Souvent mésestimé par les fans « Ram it down » sorti en 1988 a pourtant le mérite de remettre les pendules à l’heure en renouant avec un pur style heavy metal sans concession, puissant, fluide et mélodique dans lequel Judas Priest n’a à vrai dire jamais eu aucun rival.

« Ram it down » prend tout de suite l’auditeur à la gorge, le son est surpuissant, les guitares véloces et hyper tranchantes, le rythme échevelé et Rob Halford plus dominateur que jamais.

Avec un titre bélier aussi percutant l’album se présente sous les meilleurs augures.

Et la suite ne déçoit pas car Judas Priest sort la grosse artillerie comme jamais encore autant dans sa déjà longue carrière ..

« Heavy metal » morceau assez linéaire mais terriblement puissant introduit par une énorme démonstration de guitare électrique est un vibrant hommage à l’ambiance des concerts de hard rock.

Le groupe annonce la couleur « Nous savons ce que vous voulez et nous vous en fournirons »  et tout l’album est du même tonneau, porté par un son implacable et très modernisé.

« Love zone » est plus légère, mais possède un coté fun et sexy qui m’a toujours bien plu.

De plus, Halford lui insuffle un souffle de vie phénoménal.

« Come and get it » reprend l’inexorable marche en avant avec une puissance, une efficacité incroyable … j’ai toujours considéré ce titre comme un hymne avec ses paroles fédératrices prônant l’union sacrée pour la cause du Metal.

J’aime en revanche moins « Hard as Iron » que je trouve presque anecdotique avec ses effets un peu forcés.

« Blood red skies » power ballade originale emplie d’une ambiance épique de drame sur fond de science fiction est sans doute parmi les meilleurs morceaux jamais écrits par le groupe.

Le chant de Rob Halford cristallin et divin atteint le plus haut degré d’émotion.

Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi ce morceau n’était pas devenu un classique incontournable de leur répertoire …

Retour à une ambiance plus fun avec « I’m a rocker » superbe et mélodique, qui donne envie de chanter à tue tête et de hurler son plaisir de vivre.

Le fameuse reprise de Chuck Berry « Johnny B Goode » à la sauce Judas Priest fera également beaucoup pour la renommée du groupe.

J’y trouve une certaine logique, les Dieux du Métal rendant un  hommage appuyé au Dieu du Rock n Roll.

« Love you to death » un peu à l’instar de « Love Zone » a  un coté plus léger et mineur mais me plait bien avec son rythme heurté, son ambiance de sexe un peu trouble et de sado masochisme sous jacent.

« Monsters of Rock » concluant l’album se voulant un hymne calibré pour les stades a un coté un peu trop lent et pesant à mon goût.

En conclusion, « Ram it down » est l’une des meilleures preuves de l’excellence de Judas Priest dans la production de disques de heavy metal.

Ses gros points forts sont une véritable flamboyance de sons électriques, une grande homogénéité ainsi qu'une fantastique énergie communicatrice.
Certes ce que le groupe gagne en puissance il le perd en finesse mais a
vec cet album, Judas Priest plonge dans une cure de jouvence salutaire, fait preuve de grandes facultés d'adaptation en musclant sa musique, la modernisant pour la préparer à affronter la concurrence et la nouvelle décennie à

venir. 

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 19:35


Suite logique à l’album « Turbo », « Priest … live ! » sort en 1987 afin d’immortaliser les tournées pharaoniques réalisées aux Etats Unis pour promouvoir le disque.

Jamais sans doute, Judas Priest n’aura joué dans des salles aussi immenses et proposé des spectacles avec autant de moyens.

Passons sur la pochette, d’une laideur assez incroyable pour un groupe de cette envergure surtout par rapport aux merveilles d’artwork réalisées sur leurs albums des années 70.

« Out in the cold » n’est pas à mon sens un bon choix pour ouvrir un concert de hard rock car cette longue ballade assez quelconque n’a pas le mordant nécessaire pour enflammer une salle.

Cependant on remarque que le son est bon, l’atmosphère live bien restituée avec un public américain qui paraît très présent.

« Heading the highway » qui lui succéde est un bon morceau, impeccablement exécuté mais auquel j’ai toujours trouvé qu’il manquait quelque chose pour être un grand classique du Priest.

Ceci est tout de meme un bon test pour se rendre compte que Rob Halford est impérial, très en voix.

« Metal Gods » est en revanche lui un classique et toujours un immense moment en concert.

Cette sublime version live ne déroge pas à la règle.

« Breaking the law » lui aussi constitue l’un des plus hauts pics d’intensité d’un concert de Judas Priest et le morceau le plus connu du groupe demeure une valeur sure quasi inaltérable.

Première bonne surprise de ce live, la succession de morceaux issus de l’album « Defenders of the Faith »  qui s’enchaînent naturellement.

« Love bites » paraît toutefois plus terne et moins tranchant que sur disque.

Meme impression sur « Some heads are gonna roll » que je trouvais originellement fantastique mais qui paraît lui aussi amoindri par un son plus en retrait ce qui retire grandement au  plaisir de son exécution.

Plus agressif et intense, « The sentinel »  paraît lui plus convainquant, conservant son coté épique et prenant.

« Private property » s’inscrit parmi les morceaux les plus efficaces sur scène du dernier album en raison de son refrain puissant mais le grand titre phare de « Turbo » s’avère être indiscutablement « Rock you all around the world » .

Cet hymne imparable avec son immense refrain catapulté par Halford fait en effet naître une magnifique interactivité avec le public, qui encouragé par le groupe reprend à tue tête les paroles pour produire l'un des meilleurs moments du disque….

Inoubliable, magique introduction annonçant , « Electric eye » l’un des rares morceaux hérités de « Screaming for Vengeance » mais quel morceau ! Une leçon de heavy metal racé et inspiré.

La bonne série se poursuit avec « Turbo lover » imparable, magnifié par l’interprétation live d’Halford et le supersonique « Freewheel burning » qui paraît bien décalé au sein de cette ambiance de heavy rock festif.

Avec le recul je m’aperçois que le rôle dynamisant de « Freewheel burning » a été remplacé par  celui de « Painkiller » dans les concerts.

Pour moi les deux se valent au firmament de l’excellence …

Avec « Parental guidance » derrière, (l’un des pires titres écrits par Judas ?) on tombe bien évidemment de très haut.

Je passe sur « Living after midnight » passage obligé live du groupe que je ne goûte guère mais qui séduit toujours les foules ravies de l’entonner à l’unisson.

Le grand final est obtenu comme souvent sur « You ve got anothing coming », titre un peu sage sur disque devenant exceptionnel de communion scénique par l’interprétation flamboyante qu’en fait à chaque fois le groupe.

En conclusion, moi qui ne goûte toujours qu’avec parcimonie les albums live, celui ci issu d’un album et d’une période très commerciale pour Judas Priest ne m’a pas forcément emballé.

Les morceaux de « Turbo » s’intercalant en effet difficilement dans le reste du répertoire du groupe, Judas Priest a adapté celui ci pour proposer une set list homogène cadrant avec une atmosphère de grande messe rock festive plus grand public.

Le résultat se trouve donc un peu lisse et décevant à mes yeux, avec toujours quelques classiques indéboulonnables pour sauver l’affaire mais un manque global de folie et d’intensité comme sur les titres issus de « Defenders of the faith » que j’adorais sur disque et qui me déçoivent sur cet enregistrement.

Si « Priest ..live ! » ne remet pas en cause le savoir faire et la terrible efficacité scénique de Judas Priest, il ne cadre en revanche pas avec la période du groupe qui me plait le plus.

D’ailleurs détail édifiant, presque plus aucun morceau de « Turbo » ne sera plus jamais joué sur scène et le groupe reviendra par la suite à des shows plus sobres, plus authentiques bien que toujours spectaculaires.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 18:12


En 1986, après deux albums de heavy metal purs et durs à forte teneur en testostérone, Judas Priest prend avec « Turbo » une nouvelle et surprenante orientation musicale.

Lorgnant plus vers le hard-FM et une musique plus lisse et aseptisée,  cet album peut être considéré comme le plus commercial du groupe.

Le son électrique des guitares est remplacé par celui plus « technologique » des guitares synthétiseurs très en vogues à l’époque et Judas va meme jusqu’à modifier son image abandonnant son accoutrement de biker viril pour un look de minets bien proprets, bronzés et permanentés.

Pour autant, passé le premier choc de surprise, on ne peut pas contester la qualité de l’album.

« Turbo » le morceau d’ouverture peut être considéré comme un chef d’œuvre, avec une atmosphère originale et prenante, une lente et constante montée d’intensité sur les couplets et un refrain fantastique, hyper mélodique auquel on ne peut résister.

« Locked in » est rapide, plaisante, enlevée avec un savoir faire manifeste.

« Private property » est encore plus commercial, mais conserve néanmoins un fort coté heavy avec des gros chœurs puissants qui font que la pilule passe quand meme facilement.

En revanche très (trop ) commercial, « Parental guidance » est l’un des pires titres écrit par Judas Priest, avec des paroles lénifiantes destinées à racoler un public de teen ager.

« Rock you around the world » rapide et puissant renoue avec une veine plus heavy metal que Judas Priest maîtrise à la perfection.

Ce morceau constitue un hymne ultra efficace qui enflammera les stades de l’époque lors de concerts pharaoniques.

« Out in the cold » est la ballade du disque, pas franchement mauvaise mais un peu terne et étirée en longueur avec une intro au synthétiseur assez insupportable.

« Wild nights, hot and crazy days », l’une des chanson les plus commerciale du groupe, propose une atmosphère festive et légère comme les nuits passées aux Bahamas lors de l’enregistrement de ce disque.

Pas forcément indispensable à mes yeux.

Par contre l’album finit très fort, « Hot for love » est un titre énorme, rapide, irrésistible réussissant le tour de force d’allier mélodie de folie et punch d’acier ce qui a toujours produit sur moi un effet incroyable.

« Reckless » qui lui emboîte le pas est lui aussi un joyau heavy trop souvent méconnu à mes yeux.

C’est en réalité un titre fantastique empli de fraîcheur avec un refrain lumineux enflammé par la voix magnifique de Rob Halford.

En conclusion, sur « Turbo » jamais Judas Priest n’est allé aussi loin.

Le groupe a par la suite reconnu sans doute être allé trop loin.

Destiné à percer le marché américain, ce disque s’aligne sur les standards des groupes de hard-FM très en vogue à cette époque outre atlantique.

Le groupe gagna donc un nouveau public mais plus versatile, moins fidèle et plus enclin à suivre les modes par essence changeantes.

Ceci peut donc rebuter les fans de heavy metal, amateurs d’une musique plus sombre et dure qui est ici troquée pour des ambiances plus légères et festives.

Cela étant dit Judas Priest reste un groupe immense et meme lorsqu’il verse dans des penchants plus racoleurs il parvient encore à produire des morceaux de grande qualité.

Aujourd’hui après presque 25 ans, « Turbo » a assez mal vieilli et fait figure de curiosité un peu kitsch au sein de la discographie du groupe, meme si le titre éponyme assez renversant est quelques fois encore joué sur scène afin de surprendre l’auditoire.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 22:44


Tache difficile avec « Defenders of the Faith » sorti en 1984, comment en effet parler objectivement d’un album qui a changé le cours de votre vie ?

C’est en effet par l’intermédiaire de ce disque que j’ai découvert Judas Priest par de belles journées d’insouciance étudiante du printemps de 1997.

Je me rappellerai toujours combien j’étais en forme grâce à cet album chaque matin avant de prendre mon RER pour aller à mon premier stage professionnel.

Coup de foudre immédiat, à l’instar d’une rencontre amoureuse, chose qui arrive si peu souvent dans une vie terrestre qu’on en reste toujours pantois comme à chaque fois qu’on se trouve aux prises avec une force qui nous dépasse.

Pantois, me laisse toujours cet album, même 25 ans après sa sortie car il n’a à l’instar de Karen Cheryl toujours « pas pris » une ride.

« Defenders of the Faith » est en effet malgré la laideur de sa pochette un chef d’œuvre du heavy metal des années 80, l’album ultime qui donne la leçon à tous et définit la ligne directrice à un courant musical.

« Freewheel burning » entame les hostilité pied au plancher, le rythme est ultra rapide, frénétique, le son est gigantesque, incomparablement plus puissant que sur « Screaming for Vengeance » , les guitares jouent à une vitesse inimaginable frôlant  celle du mur du son, le débit de parole de Rob Halford est fulgurant mais le plus fou c’est que ce morceau parvient à garder une fluidité et un aspect mélodique très prononcés !

De quoi être complètement assommé par tant de maestria déployée dans cette pure déflagration sonore de heavy racé et conquérant.

Mais pas vraiment le temps de se ressaisir car le disque ne s’arrête pas comme souvent après un premier coup d’éclat sporadique et creuse par la suite un profond sillon  de pure flamboyance de fer et de feu.

« Jawbreaker » est le relais idéal au premier morceau, lui aussi rapide quoique que moins hystérique que son prédécesseur, il est néanmoins très musclé et punchy.

« Rock hard, ride free » est un immense hit, un hymne irrésistible à la gloire du heavy metal avec son refrain entraînant que tous les stades ont envie d’hurler à l’unisson.

Dieu si on ne tutoie pas la perfection ici …

L’auditeur a alors peur que le soufflet retombe et que le groupe ne parvienne pas à tenir la distance …mais il n’en rien ..la fête continue.

« Sentinel » est aussi un hymne, certes moins immédiat que le morceau précédent mais terriblement puissant et efficace, avec son superbe break central, avant une reprise toute en puissance parfaitement contrôlée.

« Love bites » plus commercial peut être, séduit tout autant par ses couplets conquérants, son refrain génial et la déconcertante facilité avec laquelle Halford produit son explosive montée finale dans les aigus.

« Eat me alive » renoue avec les rythmes rapides, ce morceau véritable rouleau compresseur, écrase tout sur son passage sans discussion possible avec son refrain massif destiné à enfoncer les dernier mur d’enceinte protégeant la volonté de l’auditeur.

« Some head are gonna roll » est également un hymne mais n’avez vous pas compris que pratiquement tous les titres de cet album le sont ?

Mélodie géniale, refrain superbement aérien, Halford monstrueux…comment résister ? Je m’incline, séduit et vaincu.

Seul moment doux de l’album, la ballade « Night comes down » est émouvante et quasi parfaite …on comprend alors que Judas Priest va réaliser le grand chelem avec ce disque.

Le coup de grâce est asséné par « Heavy Duty/Defenders of the Faith » sorte de monstre hybride avec son rythme à la « We will rock you » qui semble calibré pour conquérir les foules d’immenses stades emportées par son coté inexorable.

On finit l’écoute de cet album sonné, désorienté, saoulé de coups, étourdi par le choc.

Judas Priest accouche ici d’un monstre d’énergie nucléaire, de ni plus ni moins que de l’album de heavy metal des années 80 parfait ou se disputent grande maestria technique et maîtrise mélodique surnaturelle.

Le groupe paraît ici dans chacune des 10 bombes à fragmentations, irrésistiblement, conquérant dans ce exercice de force pure.

L’auditeur enivré par ce déferlement de vitesse et de violence raffinée, n’a finalement pas d’autre choix que de succomber, de s’agenouiller, vaincu par un groupe alors en parfait état de grâce.

Ne chercher plus l’album de heavy parfait des années 80 est la !

Difficile après avoir goûté à cette musique « larger than life »  d’apprécier le rap, la variété ou la chanson française intimiste

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 13:43


Après un album en demi teinte, Judas Priest corrige le tir en 1982 par un retour au source avec « Screaming for Vengeance » l’un des albums les plus appréciés des fans en raison de sa veine purement heavy metal.

Pour ma part bien qu’aimant certaines choses sur ce disque je suis loin de partager cet engouement…

« The Hellion » est sans doute l’une des intro les plus célèbres du hard rock, avec ce riff de guitare lancé à la face du monde sur un air de défi annonçant triomphalement la suite.

Cet atmosphère me fait  penser à ces trompettes romaines résonnant puissamment pour annoncer l’entrée en lice des gladiateurs dans l’aréne.

L’impact sur le public devait être immense lors des concerts de l’époque.

Rien à reprocher non plus à « Electric Eye » devenu un classique incontournable du groupe  avec son savant mélange de vélocité guitaristique et de mélodie.

Sur ce titre très efficace, Rob alterne couplets chantés d’ une voix nasillarde de robot rouillé avec des refrains plus aériens.

« Riding on the wind » morceau ultra rapide et enlevé porté par une rythmique d’enfer accroît encore l’intensité du début.

J’aime en revanche moins « Bloodstone » que je trouve plutôt répétitif et prévisible.

Après ce déluge de sons s’entame alors un  double passage mélodique.

« Take these chains » tout d’abord, est une touchante power ballade ou Rob parvient à transmettre toute l’émotion unique que peut transporter sa voix.

« Pain and pleasure » plus quelconque, passe moins bien.

Retour au gros heavy qui tache avec « Screaming for Vengeance » , heurté et poussif que je n’ai jamais apprécié malgré sa grande renommée.

« You’ve got another thing comin » plus doux est un hit incontournable « vendu » avec riffs et refrains immédiatement mémorisables.

Ce morceau est toujours joué sur scène plus de 20 après dans une version ou l’interactivité avec le public est poussée à son maximum.

« Fever » est elle aussi une superbe ballade emplie de mélancolie comme le groupe sait fort bien faire, aidé en cela par la voix magique d’Halford.

« Devil’s Child » morceau dur porté par un riff fantastique et de nombreuses variations contient un coté inexorable qui emporte tout sur son passage et conclut l’album de manière très convaincante.

Vous l’aurez compris en lisant mes commentaires contrastés, « Screaming for Vengeance »  ne fait pas partie de mes disques de chevet, je le trouve très inégal, avec quelques grandes leçons de heavy classique des années 80 et d’autres tentatives qui m’irritent comme rarement chez ce groupe.

Le succès de cet album, outre son coté « retour aux sources » tient pour moi à son juste équilibre entre puissance et grandes mélodies.

Toutefois la production sonne assez datée et années 80 ce qui n’est pas un compliment pour un album sensé etre basé sur la puissance.

Enfin « Screaming for Vengeance » inaugure le début d’une série de pochettes agressives assez clichesques à l’artwork que j’ai toujours trouvé plutôt laid et infantile.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 11:48


Après l’énorme succès de « British Steel », Judas Priest sort en 1981 « Point of Entry » , album que je considère comme le plus faible de sa discographie.

Délaissant le coté « rentre dedans » de son prédécesseur, « Point of Entry » est un album lorgnant vers une musique plus rock et calme que le heavy metal racé dans lequel officiait le groupe depuis ses débuts.

Virage commercial trop accentué ou simple volonté d’évolution pour ne pas s’enfermer dans une formule trop formatée et de sortir un « British Steel numéro 2 » ?

On ne le saura sans doute jamais.

« Heading the highway » qui ouvre la route de cet l’album est un bon titre de heavy mélodique efficace hérité d’un savoir faire que le groupe maîtrise à la perfection.

Après ces débuts rassurants pour le fan de la première heure, la première surprise surgit : « Don’t go » a un tempo lent, saccadé, appuyé par quelques chœurs , tout ceci est un peu inhabituel et étrange …mais le refrain fait l’effet d’une lame de fond emportant tout sur son passage.

Bien que faisant figure de curiosité pour du Judas Priest j’ai toujours été bouleversé par la spontanéité, la simplicité et la fraîcheur de ce morceau.

« Hot rockin » réenclenche la terrible machine à produire des tubes heavy.

Celui en est colossal de la première à la dernière note, et sans doute l’un des plus réussis jamais écrit par le groupe.

Nouvelle surprise avec « Turning circles » morceau plus rock qui passe aussi très bien porté par de belles qualités mélodiques et par l’incomparable voix de Rob Halford.

« Desert plains » poursuit dans cette veine …

Souvent joué à l’époque en concert dans une version plus musclée, ce morceau à l’atmosphère calme et envoûtante met encore en avant la science de la mélodie du groupe.

Avec « Solar angels » le groupe pousse le bouchon encore plus loin .. avec un titre planant évoquant une atmosphère de voyage spatial.

Pas leur meilleur titre mais pas déplaisant non plus.

C’est ensuite que cela se gâte quelque peu, avec des morceaux plutôt faibles pour terminer l’album de manière un peu plus poussive.

« You say yes » a un fort groove rock n roll plutôt plaisant mais un refrain simpliste et très répétitif qui peut agacer ..

« All the way » est le titre le plus faible de l’album  et sans être totalement mauvais n’a pas un niveau digne du standing habituel de Judas Priest.

« Troubleshooter » a un rythme tranquille assez sympathique mais demeure également mineur.

« On the run » conclue ce disque de manière plus musclée, Rob Halford remontant dans ses vertigineux aigus sur les refrains pour insuffler le punch nécessaire pour booster l’ensemble.

En conclusion « Point of Entry » laisse une impression mitigée, plutôt en demi teinte avec quelques titres de « heavy metal » des années 80 à fort impact, des tentatives de rock plus calme et commercial plutôt réussies mais aussi un certain nombre de morceaux très faibles, limite bâclés ou sentant les fonds de tiroir.

Il semblerait donc qu’après le colossal succès artistique et commercial de « British Steel » , Judas Priest ait eu envie de souffler ou ait eu une légère baisse d’inspiration comme en connaissent souvent les groupes un peu pris de court par leur réussite soudaine.

Pour toutes ces raisons, « Point of Entry » ne figure pas parmi les classiques du groupe selon moi et s’écoute en picorant de ci delà quelques titres rock sympathiques et originaux.

 
Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens