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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 17:06


Je propose une suite logique aux chroniques sur les albums de Judas Priest avec le suivi des divers projets solos ultérieurs ou postérieurs des membres du groupe anglais.

A tout « saigneur » tout honneur, Rob Halford en premier donc.

Halford quitte Judas Priest en 1991 après la tournée promotionnelle de « Painkiller » et fonde en 1993, un groupe du nom de « Fight » influencé par le trash métal lourd américain à la Pantera très en vogue à l’époque.

L’imagerie du groupe se veut plus sobre et directe que celle de Judas Priest.

Une pochette et un logo simples, en noir et blanc, des musiciens habillés de manière décontractée jouant en jeans et tee shirt comme les groupe de trash de l’époque.

Halford parvient a convaincre Scott Travis, le dernier batteur de Judas Priest, de se lancer dans l’aventure Fight.

Les autres musiciens sont de quasi inconnus du grand public, un guitariste  du nome de Marc Chaussee, un bassiste du nom de Jay Jay  et deux guitariste/claviers : Rush Parish et Brian Tilse.

Tout ce beau monde donne naissance à un premier album en 1993 « War of Words ».

Dés le début l’auditeur est percuté en pleine figure par deux dévastatrices tornades tournant sur elles même à 400km/h, « Into the pit » tout d’abord ou Rob chante dans son registre aigu et dominateur sur un tempo rapide martelé sans concession puis « Nailed to the gun » morceau encore plus terrible et lourd, tous deux agrémentés de break judicieux magnifiant leur puissance.

La musique bien que violente est différente de celle de Judas Priest.

Le son est plus direct, brutal, massif, les mélodies apparaissent très en retrait.

Alors que échaudé par ces deux gifles surheavy infligées en pleine face, l’auditeur s’imagine basculer dans un maelström de brutalité sonore, l’album change subitement d’orientation vers une musique plus calme, sombre et introspective.

« Life in black » splendide, lent, lancinant, au riff magique voit Halford tutoyer les cimes de la perfection sur un refrain aérien.

J’ai toujours été fasciné par le thème très sombre de ce morceau et par la force des paroles.

« Immortal sin » bien qu’inférieur à ce joyau noir est également réussi avec son tempo médium et son ample refrain mélodique.

Après une introduction aussi étrange qu’envoûtante, « War of words » s’avère efficace avec une alternance de couplets aériens et de refrains plus durs portés par un riff influencé par le trash metal.

Deuxième merveille de subtilité et de classe envoûtante, « Laid to rest », est un titre mélodique fantastique avec son atmosphère orientalisante et mystérieuse.

Je dois avouer que ce morceau très fort reste l’un de mes préférés, en incluant même le travail de Rob avec Judas Priest.

De premier abord « For all eternity » ressemble à une ballade d’apparence plus traditionnelle.

Cependant le voix de Rob Halford lui fait atteindre des sommets d’émotion pure tout particulièrement sur les légers emballement encadrant le solo lumineux.

« Little crazy » plutôt anecdotique surprend encore l’auditeur avec une influence blues insoupçonnée jusqu’alors.

Arrive ensuite le léger passage à vide du disque, un « Contortion » terriblement lent, lourd, linéaire et prévisible suivi d’un « Kill it »  brutalement trash mais trop répétitif.

L’album termine heureusement de manière plus forte avec un « Vicious » plus enlevé dynamique et surtout « Reality, a new beginning » morceau plutôt lent, mélodique, fascinant, au texte fort emblématique du nouveau départ pris par Rob Halford dans sa vie de l’époque.

« War of Words » est donc pour moi un excellent album.

Bien qu’assez éloignée du style de Judas Priest, la musique de ce premier disque s’avère incroyablement variée et riche.

Présenté comme un concept de musique dure, dépouillée et sans concession, Fight montre en réalité de grandes subtilités dans des compositions aux influences diverses soigneusement distillées dans un metal pourtant à la base lourd et massif.

De plus, j’ai découvert ce disque en 1999, à une époque ou moi même je prenais une nouvelle direction dans ma vie.

Par un curieux et divin hasard, la musique de Fight m’a donc accompagnée dans ce changement, me donnant force, inspiration et courage.

C’est sans doute aussi pour cela que j’attache une grande valeur sentimentale à ce premier album, culte pour moi.

Ultime preuve de son excellence, « War of Words »  n’a pas pris une ride et s’écoute toujours avec grand plaisir plus de 15 ans après sa sortie.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 14:42


Poursuite de la découverte des grands classiques avec l’ « Iliade » d’Homère.

Il est amusant voir navrant de constater que j’aurais lu avant  le classique originel « Ilium » l’indigeste et inutile version de science fiction de Dan Simmons.

Certes comme pour l’ « Odyssée » l’histoire est à peu prêt connue de tous pourtant, l’ « Iliade » est assez différente de l’ « Odyssée », c’est  en effet un pur livre de guerre, beaucoup plus violent et âpre, dont l’action se situe dans un lieu fixe.

Tout le livre d’Homère décrit l’affrontement entre les Achéens (ou Grecs) venus par la mer sur leurs navires (ou nefs ), assiégeant la ville fortifiée de Troie dans le but de récupérer Hélène la femme d’Agamemnon, enlevée par Paris le troyen.

Le récit est extrêmement dense, voir minutieux, les forces en présence ainsi que les caractères des principaux belligérants étant méticuleusement décrits.

Coté Achéens, le chef des armées est incontestablement Agamemnon le roi de Mycènes qui a poussé à cette guerre pour récupérer sa femme.

Il jouit d’une autorité quasi souveraine sur le commandement de part le nombre d’hommes qui lui sont dévoués.

Le seul à s’opposer à lui est Achille, le demi dieu fils de la déesse marine Thétis.

L’objet de leur différent est une jeune et jolie Troyenne du nom de Briseis qu’Achille a enlevée et garde comme esclave.

Agamemnon qui lui aussi tient en otage la fille d’un prêtre d’Apollon, provoque la colère du dieu de la lumière qui décime les rangs de ses soldats.

Pour l’apaiser il rend la fille du prêtre mais prend en dédommagement non sans autorité la captive d’Achille, ce qui froisse grandement la fierté de ce dernier.

L’ « Iliade » commence donc par un affrontement fratricide entre les deux Grecs les plus dominateurs de l’armée.

Finalement la dispute se solde par un violent rejet d’Achille qui décidant de ne plus combattre se retire à l’écart dans sa nef avec son fidèle ami-amant le vaillant Patrocle.

Le retrait d’Achille revêt une grande importance car le demi dieu, considéré comme invincible sur un champs de bataille, inspire une immense terreur aux Troyens.

D’autres personnages importants du contingent achéen sont Ménélas le roi de Sparte et frère d’Agamemnon, le puissant Diomède roi d’Argos appelé le « dompteur de cavales », les deux Ajax, le petit aux pieds rapides et le grand, sorte de terrifiant colosse, mais aussi dans des registres plus intellectuels le rusé Ulysse et Nestor, le vieux monarque dont la sagesse et les conseils tactiques sont écoutés de tous, y compris Agamemnon et Achille.

Coté Troyen, les héros sont plus rares, le chef incontesté est Hector, fils du roi de Troie, le vieux Priam, trop âgé pour combattre.

Il y a aussi bien entendu la cause du conflit le beau Paris, plus connu pour ses dons d’amants et d’archer que pour sa vaillance au combat.

Et puis fourmille une multitude de personnages secondaires comme Glaucos, Sarpédon ou les innombrables fils de Priam.

Le point important de cette bataille est que les Dieux de l’Olympe y jouent un rôle prépondérant.

Ils n’hésitent pas à intervenir personnellement en faveur d’un camps ou l’autre, et l’enjeu entre mortels devient vite un objet d’affrontement entre Immortels.

L ‘  « Iliade » est une longue succession de batailles entre les deux camps, d’attaques et de contre attaques, chaque camps prenant alternativement l’avantage à la faveur de nombreux retournements de situations provoqués par les Dieux.

Les Achéens bénéficient du soutien d’Athéna, de Poséidon, d’Héra et Hephaistos.

Les Troyens de celui de Zeus, Apollon, Arès ou Aphrodite.

Parmi tous ces soutiens, celui de Zeus prévaut sur tous les autres.

Les luttes entres les hommes sont dures, âpres et sanglantes et les morts nombreux.

Homère décrit admirablement l’action, utilisant de nombreuses métaphores poétiques comme « l’ombre vint sur ses yeux » pour décrire la mort ou « la flèche lourde de sanglots » pour un trait fatal.

Il utilise également abondamment les comparaison avec les animaux, principalement les fauves (lions, loups, sangliers ) ou les insectes (abeilles, guêpes, sauterelles) pour dépeindre les coups d’éclats.

En réalité malgré une certaine répétitivité dans les affrontements indécis, Homère insuffle un formidable souffle de réalisme dans ces combats.

Il s’agit souvent de batailles rangées, ou les hommes fortement cuirassés, casqués, utilisent leurs longues lances de bronze pour tuer, leurs boucliers multi couches pour se protéger ou plus rarement leurs épées pour le corps à corps.

Les arcs sont utilisés pour le combat à distance, les chars pour la cavalerie.

La première partie du récit est marquée par l’aristie, la folie guerrière de Diomède, transformé en surhumaine machine à tuer par Athéna, et qui met en déroute presque à lui tout seul l’armée troyenne.

Diomède dans sa fureur va même jusqu’à blesser deux Immortels, Aphrodite et Arès, avant d’être stoppé de justesse par Apollon lui même.

Après cette première percée achéenne, les rôles s’inversent, les Troyens reprennent l’avantage grâce à Hector qui les fait pousser jusqu’au nefs des assaillants afin des les incendier.

Lors de ces assauts, Diomède, Agamemnon et Ulysse sont blessés et mis hors combat.

La Achéens se retrouvent donc à leur tour assiégés et à deux doigts de reprendre la mer pour s’enfuir du sol troyen.

A ce moment critique, les manigances des Dieux atteignent leur paroxysme.

Le tournant du conflit est la mort de Patrocle, l’ami d’Achille, tué par Hector alors que les dieux défenseurs de Troie l’avaient mis en position de faiblesse.

Cette mort douloureuse fait sortir Achille de sa réserve boudeuse et aiguillonne une soif de vengeance sans limite contre Hector et les Troyens, vengeance du reste considérée comme juste par Zeus lui même.

La dernière partie du récit est la plus passionnante avec un paroxysme d’intensité provoqué par la rage destructrice d’Achille, le plus puissants des hommes que sa mère Thétis a rendu invulnérable en lui faisant confectionner une armure indestructible par Hephaistos.

Achille fait un carnage, irrite même le dieu du fleuve Scamandre qui essaie de le tuer avant d’être dompté par les efforts conjugués d’Héra et Hephaistos.

Dans le même temps les Dieux redoublent d’intensité de part et d’autre, soutenant chacun leur camps, favorisant leurs champions.

Finalement Achille retrouve Hector et les deux hommes s’affrontent en combat singulier.

Achille venge son ami mort en tuant Hector.

Il refuse de rendre sa dépouille à Priam et traîne son corps derrière son char pour le ramener au camps achéen.

A cette époque, il était important de rendre les derniers hommages au corps des morts en les incinérant après moultes sacrifices.

Achille fait pour Patrocle les funérailles d’un roi et recueille les cendres de son ami dans une urne d’or.

Les Dieux autorise Priam a récupérer le corps de son fils et le récit se conclut sur ce status quo apparent.

En conclusion, j’ai moins légèrement moins aimé « L’Iliade » que « L’Odyssée ».

Le récit bien qu’accordant également une place non négligeable à l’irrationnel m’est apparu moins poétique et merveilleux que celui du voyage d’Ulysse.

Autre petite déception, le récit de la prise de la ville par le fameux cheval ne figure par dans l’ « Iliade », ce qui minimise quelque peu le rôle pourtant décisif d’Ulysse.

Les affrontements quasi permanents entre les deux camps créent à mon goût une certaine uniformité qui peut quelque fois lasser.

Ainsi lorsqu’un homme d’importance mineure est tué, Homère brosse à chaque fois un portrait de plusieurs ligne de la personnalité du défunt.

Malgré ces critiques mineures, la langue d’Homère m’a séduit par son inventivité et par sa richesse exceptionnelle.

A travers le récit d’un des plus vieux conflits (imaginaire ou non ) de l’histoire de l’Humanité, se dessine le portrait d’authentiques modèles, ces héros, ces demi dieux, ses surhommes aimés des dieux pour qui les notions d’honneur et de courage sont supérieurs en valeur à celle de leur propre vie.

Alors évidemment la grandeur, puis le souffle épique de l’ « Iliade » finissent par nous emporter comme le fleuve puissant emporte un rondin de bois et il est très agréable de céder à tant de majesté.

Pour toutes ces raisons, par Zeus !  L’ « Iliade » n’a pas fini de nous fasciner et de nous inspirer.

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 17:38


Je suis tombé un jour par hasard sur « Le petit voleur » , petit film français de Erick Zonca sorti en 1999 et je n’ai pu m’en détacher.

Ce film a révélé l’acteur Nicolas Devauchelle.

L’histoire est celle de Esse, un jeune homme de 17-18 ans, apprenti boulanger à Orléans qui se fait brutalement virer de son emploi.

Très révolté, il prend alors le parti de se rebeller, de ne plus vivre « comme un esclave » et décide de rentrer dans la délinquance.

Avant de partir il laisse sa petite amie, non sans, signe de sa nouvelle dureté, la dépouiller de toute sa paye de caissière.

Esse débarque à Marseille et rejoint une bande de petits malfrats du centre ville.

Très jeune, d’un physique maigre, il commence en bas de l’échelle et participe à des cambriolages.

Il fréquent une salle de boxe thaïlandaise pour s’endurcir physiquement avec les autres membres de la bande.

Le rythme du film est trépidant, il vous happe dés les premières minutes et ne vous lâche pas.

Le réalisme, l’âpreté des images vous prend à la gorge.

Nicolas Devauchelle est captivant d’intensité dans ce rôle de jeune homme à la fois plein de rage mais aussi de fragilité.

Avec les malfrats marseillais la vie est cependant difficile, Esse doit respecter une hiérarchie de bande, faire le ménage pour la mère du chef (Sylvain) et surveiller la prostituée du caïd local, le propre frère de Sylvain, un homme dur et brutal.

Un jour, Esse progresse en boxe et bat son jeune rival lors d’un combat cruel.

Il prend symboliquement du poids dans la hiérarchie et devient chauffeur du caïd.

La, les choses prennent une autre tournure avec des menaces de mort et au contact de cet homme violent, Esse se trouve salement malmené puisqu’il est même violé lors d’un accès de folie de son chef.

Mais cette folle spirale s’achève plus tôt que prévue, et lors d’un cambriolage qui tourne mal, Esse pousse Sylvain qui tombe, se casse le dos avant de se faire ramasser par les policiers.

La suite est une longue errance dans les rues de Marseille avec le reste de la bande qui cherche à le rattraper pour le tuer.

Livré à lui même dans une ville soudain menaçante, Esse s’avère pitoyable en faux dur et fini la gorge tranchée lors d’une scène assez insoutenable.

Mais Zonca termine son film de manière plus positive en montrant son héros ayant survécu à cette blessure et reprenant une vie dans la légalité.

« Le petit voleur » est un film très fort, dur, mené sur un rythme très tendu.

Les acteurs, Devauchelle en tête, y sont quasiment tous excellents.

Le héros est ce jeune en perte de repère pensant mener une vie libre et aisée dans la délinquance mais bien loin des clichés sur le grand train de vie de la mafia italienne, il ne rencontre que des vexations et une condition d’homme à tout faire encore plus humiliante.

La fin positive est je pense intéressante puisque le jeune homme prend conscience de son erreur certes un peu tard puisqu’il manque de perdre la vie.

Un film puissant, sans concession à montrer à des enfants difficiles tentés par la face obscure de l’existence ?

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Published by Seth - dans Policier
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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 15:52


A mes yeux l’« Odyssée » d’Homère appartient sans doute à la catégorie des livres les plus influents dans l’Histoire de l’Humanité juste après les livres des trois grandes religions monothéistes.

Son universalité et sa force épique sont il est vrai sans pareil, mais si comme chacun d’entre nous je connaissais quelques épisodes de manière souvent incomplète, je n’avais jamais pris le temps de lire le récit d’Homère.

Et je dois avouer ne pas avoir été déçu par ce voyage hors du commun.

L’ « Odyssée » prend place chronologiquement après l’  « Iliade »,  les héros grecs (dit Achéens ) viennent de prendre la ville de Troie grâce à la ruse d’Ulysse après un long et pénible conflit de plus de dix années.

Pourtant Ulysse ne revient pas dans son royaume sur l’île d’Ithaque.

Il est porté disparu ou mort et ses rivaux, les nobles issus des grandes familles des îles environnantes convoitent le trône laissé vacant.

Restée seule à attendre son cher époux, la très belle et sage Pénélope se morfond dans son palais, désespérée à l’idée de devoir épouser un des nombreux prétendants au trône.

Alors elle gagne du temps en faisant et défaisant les fils de laine de la tunique funéraire qu’elle dit tisser pour les funérailles de son mari.

Télémaque, le jeune fils d’Ulysse, désespère également du retour de son père et a bien du mal à contenir la horde de prétendants qui s’est installée au château du roi, et qui profitant de l’absence du maître de maison banquette en terrain conquis.

Aussi se lance t il dans un voyage en mer vers Pylos puis Sparte pour en savoir davantage sur ce qui a pu arriver à son père tant aimé.

C’est ainsi que de fil en aiguille le parcours d’Ulysse ou tout du moins son « odyssée » se reconstitue.

On apprend que Ulysse a offensé Zeus en refusant un sacrifice dit hécatombe après la victoire contre Troie.

Ulysse a dans un premier temps mis pied à terre sur l’île des Cyclopes, fils de Poséidon, monstrueux géants à un seul oeil et retenu prisonnier avec ses compagnons par le terrible Polyphème, n’a pas eu d’autre choix que de l’éborgner pour se sauver.

L’ennemi d’Ulysse devient donc le puissant dieu de la mer, Poséidon qui va tout faire pour contrarier la route de ce mortel audacieux ayant mutilé un de ses fils.

Heureusement Ulysse a à ses cotés la déesse Athéna qui veillera sur lui tout le long du voyage et le tirera de biens des mauvais pas.

C’est donc ainsi que la légende commence.

On redécouvre donc avec ravissement les épisodes les plus fameux de cette histoire mythologique.

Des drogues du peuple des Lotophages, des griffes de Circé la magicienne qui change les hommes en animaux ou de l’attraction mortelle du chant des sirènes, Ulysse se sort plus facilement que je ne l’aurais pensé.

Il est il est vrai à chaque fois aidé par Athéna ou Hermès.

Mes passages préférés sont multiples, il y a le terrifiant passage maritime entre Charybde et Scylla, les deux invincibles monstres divins mais surtout le voyage jusqu’au royaume d’Hadès pour interroger un devin.

Au cour de ce passage, Ulysse entre en contact avec les ombres des morts.

Ce moment fantastique devient terriblement émouvant lorsque Ulysse retrouve ses proches tombés au combat, son ami Agamemnon trahi par sa femme ou sa propre mère.

Finalement, « l’homme aux mille ruses » comme il est appelé par ses pairs, parvient à revenir en Ithaque après que Zeus l’ait arraché à la déesse Calypso qui le retenait prisonnier durant des années sur son île.

La dernière partie du récit consiste donc à la reconquête de son trône et à la vengeance contre les traîtres.

Ulysse déguisé en mendiant rentre en catimini dans son palais, seul son fils Télémaque et sa vielle nourrice l’ayant reconnu.

Il remporte un tournoi destiné à déterminer qui devait épouser Pénélope, tournoi d’adresse et de force puisqu’il est le seul à pouvoir bander son arc et à pouvoir tirer entre douze haches alignées.

Ulysse, aidé par Athéna et Télémaque se venge alors impitoyablement et massacre les prétendants ainsi que les servantes de sa femme ayant trahies.

Les retrouvailles ave Pénélope sont émouvantes, celles ave Laërte le propre père d’Ulysse également.

L’ « Odyssée » est un livre d’une richesse extraordinaire baignant constamment le lecteur dans une atmosphère poétique de magie et de merveilleux.

Ce livre rend également hommage au courage humain ainsi qu’à son ingéniosité puisque c’est à chaque fois par la ruse qu’Ulysse, simple mortel triomphe d’êtres surnaturels ou d’ennemis plus nombreux.

On peut aussi avoir un lecture romantique de ce récit, avec Pénélope la vertueuse qui ne cède pas aux pressions et reste fidèle à son mari.

Ulysse le marin , l’aventurier, le meneur d’hommes, de son coté, n’aspire au final qu’à retrouver sa femme et sa patrie tant aimées.

Meme la belle Calypso qui lui promet l’immortalité ne parvient pas à le détourner de ces nobles pensées.

L’émotion n’est donc pas absente et c’est sans doute cette fragilité du héros dans les épreuves que les Dieux mettent contre lui qui le rend si formidablement proche de nous.

Pour toutes ses raisons, l ‘ « Odyssée » , livre mystérieux écrit à une époque indéterminée par un poète dont on ne sait rien, reste un récit inoubliable dont l’influence flotte encore sur nos cultures et ce même prêt de 3000 ans après.

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 10:02


Suite et fin de la série des DVD sortis par Judas Priest, « Live in London » complète le CD audio paru la même année en 2002.

Il s’agit donc du même concert à la Brixton Academy de Londres mais avec cette fois un packaging plus intéressant.

Si j’avais été en effet plutôt critique sur l’intérêt du CD, le DVD me parait  lui plus agréable.

« Live in London » est  l’unique concert de Judas Priest officiellement filmé et commercialisé avec Tim Ripper Owens.

Et au vu des images, on est forcé de reconnaître objectivement (les fans intégristes en sont ils capables ?) que le « Bleu » s’en sort avec les honneurs, en ne dénaturant pas l’esprit originel du Priest.

La Brixton Academy apparaît comme une grande salle moderne, agréable avec un public anglais très présent.

Sur scène, Owens a un style différent de celui d’Halford, il est en apparence moins solennel, plus décontracté mais paradoxalement moins fluide dans son chant.
Il aime également bien jouer  les mauvais garçons et boxer dans le vide un ennemi imaginaire sur les passages violents.

La set list est comme d’habitude excellente, « Blood Stained » plus rugueux passe bien le cap de la scène, « Victim of changes » est magnifiquement interprété, Owens y montre toute l’étendue de son talent vocal en atteignant des notes très hautes.

« One on one » tiré de « Demolition » s’avère massif et plaisant.

L’un des meilleurs moments des shows avec Ripper restera « Diamonds and Rusts » remaniée en version semi accoustique avec un final ahurissant de beauté.

« Burn in hell » l’un des derniers vestiges de « Jugulator » se confirme comme un morceau intense et fantastique sur scène mais j’ai une faiblesse pour « Hell is home » avec ses alternances de couplets mélancoliques et de refrains plus appuyés.

Après ces interludes du Priest « new look » on revient aux classiques incontournables, « Breaking the law », « Desert Plains » morceau superbe mais interprété dans une version moins haute en couleurs que celle avec Halford.

La magie éternelle de « Turbo Lover » précède la furia de « Painkiller » ou Ripper juché sur la traditionnelle Harley semble moins souffrir physiquement qu’Halford il est vrai considérablement plus âgé.

Un final classique vient terminer le spectacle, « United » morceau toujours sympathique à entendre sur scéne avant qu’un « Hellbent for leather » merveille d’instantanéité et de punch ne vienne clôturer la démonstration.

« Live in London » en DVD présente un bon voir un très bon concert de Judas Priest avec Ripper Owens.

Celui ci sans avoir le charisme magnétique d’Halford montre qu’il sait tenir une scéne et interprète légèrement les morceaux du répertoire avec des variations rafraîchissantes.

En bonus, le soundcheck du concert avec quelques inédits comme le fantastique « Machine Man » , le classique « Sentinel » ou  la jolie ballade « Lost and Found » dont sera d’ailleurs tirée une vidéo en noir et blanc assez sobre.

Sur le deuxiéme bonus, on suit le groupe en tournée dans les loges, dans le bus ou le train.

Les passages très sympathiques, montrent une excellente ambiance dans le groupe tout particulièrement ceux tournés au Japon.

« Live in London » est donc le dernier produit de l’ère Owens.

Celui ci n’a à mon sens pas à rougir de ses cinq années passées au sein d’un groupe de cette envergure.

Lui qui tournait dans un modeste groupe local de reprises dans l’Ohio a vu sa vie bouleversée et a pu faire le tour du monde, arpenter des scènes immenses et vivre à fond la vie de rockstar tellement fantasmée par des millions d’amateurs.

En résumé il a pu vivre le genre d’expérience qu’on oublie jamais dans une vie d’ou peut être les jalousies de certains autres chanteurs du milieu qui auraient sans doute bien voulu être à sa place.

« Live in London » est donc un bon produit mais je recommande davantage les DVD des concerts avec Halford.

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 20:48


Pour fêter sa reformation « historique » et ses 30 ans de carrière, Judas Priest sort en 2005 un DVD intitulé « Rising in the east » issu de la tournée de l’album « Angel of retribution ».

L’idée d’enregistrer un concert dans la salle du Budokan de Tokyo est un clin d’œil au live « Unleashed in the East » des années 70, considéré comme le meilleur du groupe et l’un des meilleurs de tous les temps.

Bien, la première impression visuelle est que après 15 ans sans concert ensemble, les musiciens ont vieilli et n’ont plus la même fougue sur scène que durant leurs jeunes années.

Ceci est surtout visible sur Rob Halford qui a vieilli, grossi, qui se déplace peu (ou en marchant à petits pas) et dont la voix est moins impressionnante qu’avant.

Pour autant, le vieillissement est un phénomène inéluctable, un processus naturel que tout à chacun se doit d’accepter avec sagesse.

Aussi, la voix d’Halford possède suffisamment de réserves et subtilités pour me séduire encore sans avoir besoin de déchirer les cieux et le fait que le « Metal God » soit statique me gêne autant que de voir Pavarotti déclamer des chefs d’œuvres en restant parfaitement immobile.

Le concert en lui même présente une set list ahurissante et le moins qu’on puisse dire c’est que les fans japonais ont été pourris-gatés, ce qui ne va pas sans provoquer chez moi une certaine jalousie.

Après un alignement de classiques incontournables, la première surprise non jouée depuis longtemps (en tout cas avec Rob Halford sur scène) survient : « A touch of evil » est une divine surprise avec son riff puissant repris par la foule et son ambiance majestueuse de drame épique.

Les morceaux du dernier album font mouche comme « Judas rising » terriblement convainquant ou l’on voit Rob Halford chanter au dessus de flammes artificielles !

« Revolution » plus calme contient néanmoins un coté hymne très plaisant sur scène.

Arrivent ensuite deux merveilles que je considère comme souvent injustement « oubliées » sur scène comme « Hot rockin » chef d’œuvre au groove irrésistible que le public reprend en chœur, puis « I’m a rocker » hyper mélodique chanté à tue tête par le Budokan, quels connaisseurs ces Japonais, génial !

Et la fête continue, que dis je l’orgasme sonore !

« Diamonds and rusts » jouée de façon ralentie et émouvante est le seul petit vestige de la période Ripper Owens.

« Worth fighting for » elle aussi mélodique est un bonheur pour les oreilles et l’ame avant que « Deal with the devil » ne vienne faire à nouveau parler la poudre.

Que dire encore sur « Beyond the realm of death » ? Que c’est l’une des mes chansons préférées et que l’interprétation déchirante de Rob me donne des frissons dans le dos.

La pluie de classiques ne faiblit pas, je ne sais pas comment je vais finir le concert car c’est un festival, « Turbo lover » immortel et indémodable prépare « Hellrider » sans doute le meilleur morceau du dernier album, très puissant avec un refrain aussi fantastique qu’ irrésistible.

Suit un « Victim of changes » scintillant de mille feux, hors classe avec ses guitares qui s’enchevêtrent et copulent sauvagement dans un déluge de décibels avant le passage planant et atmosphérique que j’aime tant .. argh je suis déjà KO debout, une nouvelle fois vaincu par la magie du Priest.

« Exciter » morceau ultra speed que j’adore, introduit son cousin « Painkiller » tellement intense que Rob ne peut le jouer que les yeux fermés, arc bouté par terre.

Trois classiques pour terminer, qui eux me surprennent mois malgré leur terrible efficacité notamment le punch d’un « Hellbent for leather » pétaradant en diable.

En conclusion, même à plus de 50 ans, les musiciens de Judas Priest restent capable d’offrir un spectacle fabuleux.

La raison est simple, un inépuisable réservoir de merveilles sonores dans lequel le groupe peut puiser à l’infini pour surprendre et ne pas lasser son auditoire.

Meme en prenant encore de l’age et en voyant leur moyens encore plus amoindris, ils sont suffisamment intelligents pour adapter leur répertoire et en faire apparaître toutes les subtilités.

« Rising in the east » sorte de jubilé metal de Judas Priest, fait pour toutes ces raisons passer un incroyable moment de fête dans une ambiance chaude de fans nippons dévoués et connaisseurs.

Et si finalement vieillir pouvait présenter quelques divines surprises ?

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 19:50


En 2006, les musiciens de Judas Priest poursuivent la réédition des classiques de leur longue carrière en proposant un passage sur DVD de leur concert à Memphis (Etats Unis) lors du « Live Vengeance’82 » tour issu de l’album « Screaming for vengeance ».

Autant le dire d’entrée, le passage VHS-DVD n’a pas été sans dégâts et certaines traces noires assez disgracieuses provenant sans doute de l’altération de la bande magnétique viennent un peu polluer l’image aux extrémités.

Heureusement ce phénomène est relativement mineur et insignifiant.

En 1982, le spectacle proposé à Memphis est relativement sobre comparé à la grandiloquence des shows ultérieurs.

L’imagerie par contre est très heavy metal.

Rob Halford apparaît très musculeux, très mobile et en pleine forme physique.

Son accoutrement de cuir noir le moulant de la tête au pied le rend plus impressionnant et dominateur que jamais.

J’adore sa manière de pousser ses guitaristes pendant les solos, je trouve cela fantastique.

La set list en acier trempé est compacte, homogène, parfaite.

Il est vrai que cette période correspond pour le groupe à une orientation heavy metal sans concession.

Les titres de « Screaming for vengeance » passent merveilleusement bien l’épreuve de la scène, « Electric eye » s’avère être l’ouverture parfaite, « Riding on the wind » est étourdissant de maestria et de puissance, « Devil’s Child » une sorte d’extase cosmique avec son riff d’anthologie et ses multiples variations.

Les classiques sont également la, « The Ripper, » « Victim of Changes », « Breaking the law » , « Hellbent for leather » interprétés avec une force et une conviction hors norme.

Petit bonus génial « Desert plains » joué d’une façon accélérée et mordante, avec une hallucinante démonstration vocale de Rob au milieu.

Si vous voulez voir à quoi ressemblait Judas Priest à l’apogée de sa forme c’est ce DVD qu’il faut regarder.

En 1982 Judas Priest était en effet le plus grand groupe du monde et une force naturelle sur scène quasi insurpassable.

Aujourd’hui le groupe a comme tout le monde vieilli et ne possède plus l’ incroyable abattage physique de son age d’or.

Ce qui ne rend ce DVD que plus indispensable et ne me fait que regretter de ne pas avoir eu 20 ans à cette époque !

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 11:03


En 2003, peu après l’annonce de sa reformation avec Rob Halford, Judas Priest fait un très beau cadeau à ses fans en sortant le DVD intitulé « Electric Eye ».

Ce DVD présente en effet le concert de Dallas lors de la tournée « Fuel for life » issue de l’album « Turbo » déjà immortalisé sur le cd « Priest … live ! » en 1987 mais également toutes les vidéo-clips promotionnelles tournées par le groupe au cours de sa carrière ainsi que, en suprême bonus les (rares) apparitions télévisées de Judas Priest à la BBC anglaise lors des années 70.

Commençons par les vidéos donc, toujours agréable de voir son groupe favori utiliser le support visuel et on peut dire que Judas Priest fut l’un des pionniers du heavy metal en la matière.

Les vidéos sont souvent très kitch et amusantes en raison du peu de moyens de l’époque.

Ma préférée est sans nulle doute « Breaking the law »  sans doute le clip le plus drôle du monde, ou on voit les musiciens braquer une banque avec leurs guitares pour voler leur premier disque d’or, un flic séduit par la musique, et une décapotable fonçant à toute vitesse sur le périphérique anglais … quel plaisir sans limite et quelle crise de rire !

J’aime beaucoup également la vidéo de « Freewheel burning » avec son jeu vidéo d’arcade vintage et ses puissants jeux de lasers sur les avant bras cloutés de Rob.

« Hot rockin » très plaisante aussi montre le groupe dans une salle de gym, sous la douche ou au sauna, ce qui montre une certaine auto-dérision.

Les autres vidéos sont plus sages, celles de « Turbo » évoquent un univers futuriste à la Mad Max assez surprenant, notamment sur « Locked In » assez moyenne et « Turbo » plus réussie avec sa course poursuite contre une sorte de robot à tête de mort.

Arrivée à la fin des années 80, les vidéo se modernisent et le groupe opte pour un style plus sobre et sophistiqué comme sur « A touch of evil » sans doute la plus aboutie de toute la carrière du groupe.

Les passages télévisés de Judas Priest à l’émission « Top of the pops » de la BBC anglaise ne prêtent en revanche pas à rire, le groupe y apparaissant juvénile et déjà très talentueux, très à l’aise sur scène devant un public très sage et plus pop que hard rock.

J’ai une faiblesse pour les tous premiers extraits d’émissions de l’année 1975 ou le groupe habillé en hippie à cheveux longs interprète « Rocka Rolla » ainsi que « Dreamer deceiver/Deceiver ».

Il s’agit de véritables raretés d’une valeur inestimable.

Le concert de Dallas pour terminer.

Si j’avais été un peu critique et mitigé sur l’album audio « Priest … live ! » , le DVD m’a lui complètement séduit.

Le son a été remasteurisé, il est donc extrêmement puissant, fluide, sans faille et fait honneur aux morceaux du groupe.

Le concert est pharaonique, la salle immense, déchaînée.

On peut sourire devant le look de bellâtre adopté par le Judas Priest à l’époque, on peut aussi sourire devant le public plus féminin qu’à l’habitude mais la qualité intrinsèque du concert est phénoménale avec des effets spéciaux fantastiques et un groupe qui se livre à 110%.

Rob Halford apparaît alors dans une condition physique éblouissante, dansant, bougeant, sautant magnifiquement tandis que sa voix atteint un niveau de maîtrise hallucinant tout particulièrement sur les notes aiguës.

Certes la set list est plutôt axée sur « Turbo » mais en dehors d’un ou deux titres passables, tous les morceaux ressortent magnifiés de ce traitement.

En résumé, « Electric eye » est sans nul doute le meilleur DVD sorti par Judas Priest.

Il contient un programme de rêve, avec un concert américain « larger than life » parfait, ainsi que des raretés historiques absolument indispensables pour tout amateur de ce nom.

Un superbe objet donc à posséder et à conserver religieusement.

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 18:56


Sorti en 2001, le DVD « British steel » appartient à la collection Classic Albums, cette série de documentaires sur les albums pop ou rock ayant eu le plus d’influence dans l’histoire de la musique.

Judas Priest s’est donc vu gratifié de l’honneur d’un documentaire à propos de leur album le plus célèbre « British steel » enregistré  en 1980 au Parc de Tittenhurst ancienne demeure de John Lenon et de Yoko Ono ou le couple composa et enregistra le légendaire morceau « Imagine ».

Dans ce film le groupe revient donc plus de 20 ans après, sur la genèse de cet album devenu « historique ».

Ainsi Rob Halford alors séparé de Judas Priest livre ses commentaires et ses anecdotes de manière séparée du reste du groupe composé de Glenn Tipton, KK Downing et Ian Hill, Dave Holland le batteur originel ayant été écarté du film pour des raisons ayant sans doute trait à ses problèmes judiciaires.

Autre commentateur éclairé, Tom Allom, producteur dudit album et vieux complice de longue date du groupe.

Les analyses sur les morceaux, le son et les effets sont extrêmement intéressantes.

On décortique « Breaking the law » titre phare du disque, son coté universel, ses paroles sociales intemporelles.

Puis vient « United » clairement composé pour créer un hymne.

Au cours de cette analyse, Judas Priest va plus loin que la déjà intéressante explication de texte, les musiciens parlent également de leur passé, de leurs racines ouvrières dans la région des Midlands, de leur solidarité, de leur rage de s’en sortir, de faire leurs preuves et d’embrasser le monde.

D’ailleurs pour l’anecdote, le titre « British steel » outre son fort coté symbolique (nous sommes anglais, durs et affûtés comme des lames d’acier ) est également le nom d’une entreprise de métallurgie ou a travaillé Glenn Tipton.

Sur « Metal gods » Glenn et KK expliquent l’impact novateur qu’a eu le fait de jouer à deux guitares complémentaires pour renforcer le son et créer une musique plus agressive jamais entendue jusqu’alors.

Rob ajoute qu’il a été influencé par les vieux films de science fiction pour le thème choisi et créer une ambiance d’invasion de robots futuristes avant que le sujet original ne leur échappe et qu’ils soient eux même qualifiés de « Metal gods », titre apparemment pleinement assumé.

Les trucages de ces morceaux cultes sont aussi révélés, la plupart provenant d’idées géniales et de bricolage en tout genre étant donné le peu de moyens technologiques de l’époque.

« The rage » semble avoir les faveurs du groupe par son coté atypique, son intro de basse, son mélange audacieux de légère touches de reggae avec des riffs heavy metal.

Enfin on apprend que« Living after midnight » plus gros succès commercial du groupe fut déterminant pour leur percée aux Etats Unis.

Sans doute son coté simple et festif y est pour beaucoup.

Glenn analysera fort lucidement cette chanson comme « un titre d’été » très agréable à jouer contrairement à d’autres morceaux plus ambitieux mais procurant moins de plaisir.

Mine de rien le sorcier nous dévoile l’art de faire un tube … simple, direct et efficace.

En résumé un documentaire agréable et intelligent nous montrant que les musiciens de Judas Priest ont toujours beaucoup réfléchi sur leur musique et su exactement ou ils allaient.

Bien entendu, la musique bien que présente n’est pas toujours mise au premier plan.

Ce DVD instructif s’adressera je pense essentiellement aux passionnés de musique, mais également aux fans désirant aller un peu plus loin dans la réflexion que la simple dégustation d’une galette de dix à douze pistes packagée en produit fini par une maison de disque.

Enfin ce DVD m’ayant été offert jadis en cadeau de départ par des collègues particulièrement sympathiques, garde pour moi une valeur sentimentale assez marquée.

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 09:30


J’ai quelque peu hésité avant de chroniquer l’album live « Concert classics » de Judas Priest.

 

Je possédais en effet cet album depuis une dizaine d’années, je l’avais acheté chez un disquaire d’occasion dans le Sud de la France et comme il n’apparaissait pas dans la discographie officielle du groupe j’ai pensé alors à un enregistrement pirate.

 

Mais en 2007, Judas Priest l’a ressorti en version officielle et remasteurisée, ce qui m’a ôté quelques scrupules par rapport à la version originale.

 

« Concert classics » est l’enregistrement d’un concert de Judas Priest en 1980, date de la tournée américaine  du « British Steel » , album le plus connu du groupe.

 

Un rapide mot à propos de la pauvreté artistique de la pochette, un vulgaire copier/coller de la couverture du « British Steel ».

 

Assez ironiquement celle de la version initiale (pirate ?) était beaucoup plus vivante et réussie.

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce disque commence de manière inattendue,  alors qu’on pense à un « Metal Gods » en entrée, on entame par « Hellbent for Leather » morceau toujours très percutant mais que le groupe, placera systématiquement à la fin de ses shows par la suite.

 

D’entrée le son paraît bien étouffé, faiblard et ne restitue pas la puissance habituelle du groupe sur scène, on a ainsi l’impression que Judas Priest joue dans un petit club (ce qui est bien entendu faux ) mais cela n’enlève rien à la qualité intrinsèque des morceaux et à celle de leur interprétation.

 

Bel enchaînement avec le « Ripper » toujours une leçon de dramaturgie épique en moins de trois minutes.

 

« Running wild » qui passe derrière est aussi un excellent morceau mais son tempo rapide et nerveux pâtit quelque peu du manque de puissance du son.

 

La place de « Living after midnight » en début de concert, a aussi de quoi surprendre …

 

Le public est inexistant et on sent le groupe jouant presque seul, un peu perdu dans un gouffre de solitude.

 

Premier véritable morceau complexe et épique du concert, « Sinner » contraste avec les premiers morceaux joués avec sa structure a rallonge et ses multiples changements d’ambiances.

 

La réverbération sur les cris aigus d’Halford est saisissante.

 

Jusqu’alors mitigé, je commence à prendre réellement du plaisir sur « Beyond the realm of death » , perle noire que le coté intimiste du concert rend encore plus fragile, superbe, émouvante.

 

Première rareté du disque, « You dont have to be old to be wise » que je trouvais génial sur la version studio est un bonheur à entendre sur une scéne avec son riff fabuleux et la voix magique d’Halford.

 

Judas Priest fait intelligemment participer le public sur le refrain final et même si on ne l’entend pas beaucoup, l’ambiance de fête est fantastique.

 

Après ce live prend des allures de sans faute et d’Eden musical , avec « Grinder » terriblement puissant et menaçant avec son tempo saccadé et brutal, enchaîné d’un  « Victim of changes » de prêt de 8 minutes ou Rob semble quelques fois exceptionnellement se louper sur les aigus avant de tout emporter par son feeling à pleurer toutes les larmes de son corps dans la deuxième partie de ce titre éternel.

 

Deuxième rareté du disque, « Steeler » morceau très rapide et paroxysmique du « British Steel » est interprété de façon magistrale en live, c’est la fête !

 

Et la fête continue avec un version dantesque de « Genocide » rallongée d’un long passage instrumental ressemblant presque à une improvisation entre musiciens.

 

Avec ses 10 minutes de haute intensité et de symbiose musicale, « Genocide » est sans nul conteste LE morceau le plus incroyable de ce disque.

 

La fin de l’album plus classique est néanmoins excellente avec « Tyrant » puissant et efficace ainsi que « The green manalishi with the two pronged crown » toujours mythique.

 

En conclusion, « Concert classics » s’avère malgré une entrée en matière  un peu hésitante, un fantastique album live, avec une sélection parfaite de l’excellence musicale qu’avait atteint Judas Priest à l’époque.

 

De plus quelques raretés sympathiques figurant sur ce disque sont susceptibles d’aiguiser la curiosité des collectionneurs.

 

Toutefois la production quasi inexistante bien que conférant un coté intimiste (involontaire !) au disque, est  cependant assez indigne du standing d’un groupe comme Judas Priest et peut s’avérer un obstacle sérieux pour certains quand à  l’appreçiation de la musique.

 

Peut être la remasterisation aura t elle gommée ce phénomène assez rédhibitoire.

 

 

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