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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 22:34


« Telluric Chaos » est un album live des Stooges enregistré en 2005 à Tokyo pour célébrer leur tournée de reformation.

La groupe était composé pour l’occasion d’Iggy Pop au chant, des frères Asheton, Ron à la guitare, Scott à la batterie, de Mike Watt à la basse et de Steven Mc Kay au saxophone.

Bien que non fan d’album live à la base, je me devais d’écouter ce disque ne serait ce que par respect pour les performances volcaniques d’Iggy Pop sur scène..

Je ne connais pas la contenance exacte du Shibuya Axe de Tokyo, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un petit club mais pourtant ce disque donne une grande impression chaleur, de proximité avec le public qu'on entend manifester et participer activement ce qui n'est pas toujours le cas dans des albums live surproduits.

Le son de la guitare infernale de Ron Asheton est ici prodigieusement fluide et intense.

Que ce soit sur le très dynamique « Loose », les fiévreux  « Down on the street » ou « TV Eyes », la musique proposée évoque ni plus ni moins qu'un séisme accompagné d'écoulement de torrents de lave en fusion donc je trouve le titre évoquant un chaos élémentaire parfaitement approprié.
Riffs anthologiques, solos atomiques couplés à un Iggy Pop galvanisé aussi sauvage que dominateur nous font prendre un plaisir libérateur et vivre une jouissance animale quasi primitive.
On nourrit avidement son corps et son esprit de ces flots d'énergie brute comme un malade accroché à sa perfusion de morphine tout en priant pour que cela ne s'arrête jamais.
Les Stooges n’oublient pas leurs classiques, ces morceaux de rock punk immortels comme "I wanna be your dog" et "No fun" interprétés avec rage et envie.
Si ce n'est pas cela l'extase rocknrollienne alors je ne sais pas ce que c'est ....

Passé les 3/4 du disque pourtant, les Stooges embrayent sur le répertoire de l'Iguane en interprétant des titres de son dernier album de l'époque "Skull Ring".
Ces morceaux sont loin d'être mauvais mais provoquent une rupture avec le répertoire originel Stoogien.
Il faut dire que prêt de 25 ans les séparent.
A mes yeux ils leur manquent le coté instinctif, destructeur et purement "evil" des premières bombes incendiaires du gang lorsque celui ci dos au mur n'avait rien à perdre.

Je n’aime pas non plus l’emploi quasi systématique d’un saxophone sauf sur « My idea of fun » nouveau morceau inédit plutôt réussi.
Ceci conduit donc à une petite baisse de régime sur la fin du cet album qui aurait pu être un album de légende vu l'exceptionnel gifle du début.
Mais la bonne nouvelle c'est qu'en 2005, les Stooges assuraient encore sacrément bien.
Ne cherchez plus, le VRAI rock, charnel, sauvage, dangereux, c'est sur ce genre de disque que vous le trouverez mais bien entendu le véritable must réside dans le fait de les voir en réel sur scène, l’expérience se révélant souvent marquante au fer au rouge.
Seule inconnue de taille au moment ou j’écris cette chronique, le décès du génial guitariste Ron Asheton en janvier 2009 conduira t il à la fin des tournée du groupe ?

Question difficile à laquelle il est impossible de répondre à l’heure actuelle.

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Published by Seth - dans Punk Rock
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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 20:52


« Sabotage » de Black Sabbath sorti en 1975, constitue pour moi le dernier extraordinaire album de la période magique dés débuts avec Ozzy Osbourne.

On notera au passage le ridicule de la pochette avec son coté kisch absolu.
Mais la « dream team » est cette fois encore une fois au complet avec Tony Iommi à la guitare, Geezer Butler à la basse et Bill Ward à la batterie.

 « Hole in the sky » qui ouvre le disque est le genre de morceau immortel qu’on pourrait écouter indéfiniment en boucle dans sa voiture pour débuter une journée dans la joie et la bonne humeur tant il contient une énergie positive communicative absolument irrésistible.

J’ai d’ailleurs toujours été surpris qu’un groupe aussi sombre soit capable d’écrire des morceaux au rythme aussi joyeux mais c’est bien connu le bonheur des tristes est lorsqu’il éclate pareil à une lame de fond.

Le court interlude acoustique « Dont start (too late) »  qui lui succède ressemble à une bonne blague avant que « Symptom of the universe » ne débute.

Ozzy pose sa voix aiguë et angoissée sur un tempo rapide doté  d’un riff métallique très punchy.

A mi chemin, après un supersonique solo de guitare, le morceau explose subitement en une deuxième partie aussi divine qu’aérienne ou le groupe calme superbement le jeu.

L’alternance entre violence typiquement heavy metal et mélodie apaisante est absolument ahurissante et très révélatrice des formidables qualités du groupe.

Sur « Megalomania » Black Sabbath semble utiliser sa capacité à figer le cours du temps en emprisonnant l’auditeur dans une dimension parallèle, sombre, profonde et dense.

Les notions d’espace et de temps se trouvent brusquement abolies et captivé par ce riff hypnotique l'auditeur embarque avec ravissement dans le voyage spatio-temporel de prêt de 10 minutes proposé par ce groupe état de grâce.

La seconde partie du titre plus tranchante et dynamique vient quelque peu stimuler les sens pour empêcher l’auditeur de sombrer dans une extase léthargique sans doute sans issue.

La magie noire opère encore sur « Thrill of it all » avec son riff venu d’ailleurs et sa  variation à la richesse lumineuse  dont le ton enjoué et optimiste surprend encore une fois.

« Supertzar » est un délire instrumental grandiloquent  de puissance inspiré par les chœurs russes.

Sa dimension épique et baroque en ferait sans doute la bande son parfaite pour un film de Sergio Léone ou pour le Conan le Barbare de John Milius.

Il en fallait une, la voici, la ballade « Am I going insane » , avec entre parenthèses inscrit « radio » pour signifier sans nul doute un format plus classique et accessible.

Bien que de structure plus simple et moins alambiquée que les précédents chef d’œuvres « Am I going insane » passe également bien.

« The writ » qui termine l’album est un morceau fleuve, riche, superbe, porté par des vocalises stellaires d’Ozzy Osbourne.

Vous l’aurez compris, « Sabotage » n’est pas pour moi une chanson délire des Beastie Boys mais un authentique chef d’œuvre du rock et de la musique contemporaine.

Je ne sais si cela est du à la consommation intensive de substances hallucinogènes mais rarement Black Sabbath ne me sera paru aussi inspiré que sur ce disque parfait.

Etrangement « Sabotage » ne distille pas une ambiance aussi sombre et inquiétante que sur la plupart des chefs d’œuvres du Sabbath Noir mais la musique proposée est ici en revanche fantastique, vivante, surprenante, rafraîchissante.

Ozzy bien loin du spectre filmé dans la série des Osbournes sur MTV, semble ici au meilleur de sa forme et livre ici un performance vocale parfaite.

« Sabotage » n'est donc ni plus ni moins qu'à ranger dans la catégorie des disques magiques, proposant un voyage spirituel, une intense stimulation sensorielle aboutissant à une élévation de l’ame de la personne rentrant dans le cercle d’attraction mystique que pouvait exercer cet astre noir sur l’auditeur dans les années 70.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 19:27


La carrière de Black Sabbath aura connu bien des péripéties.

Après des albums fantastiques sortis dans les années 70 avec Ozzy Osbourne au chant et Bill Ward à la batterie, puis quelques très bons disques avec Ronnie James Dio dans les années 80, le groupe a vécu d’innombrables changements de personnel ayant aboutis à de multiples zones de turbulences et à des hauts et bas artistiques.

Le chanteur Tony Martin (non pas le frère de Ricky !) , embauché à la fin des années 80, apportera un semblant de stabilité au groupe et réalisera six albums avec Black Sabbath, performance en elle même tout à fait respectable même si l’ère Martin sera sans doute l’une des moins inspirées de la carrière du Sab’’.

« Cross Purposes » sorti en 1994 est le cinquième album de cette période  et le premier que j’ai écouté avec Martin au chant et un certain Bobby Rondinelli à la batterie.

« I witness » qui le débute est rapide, assez nerveux et pourvu d’un refrain appuyé plutôt efficace.

La voix de Martin est agréable dans un registre mélodique, puissant, assez haut perché.

« Cross of thorns » fonctionne aussi bien dans un style pus lent et mélancolique.

« Psychophobia » est un mid tempo moins fluide qui peine à convaincre.

« Virtual death » est le premier morceau dans la veine la plus pure et sombre du style originel de Black Sabbath, ambiance sombre, sinistre, oppressante d’un cauchemar qui n’en finit pas.

Le groupe invite la Mort à manger à sa table, mais une mort lente, point d’orgue à une longue déchéance ou la victime à le temps de souffrir et de se voir dépérir.

Magnifique.

Afin de s’extraire de ce dangereux marécage, « Immaculate deception » alternant superbes couplets aériens et refrains plus rapides constitue un sursaut salutaire.

Le solo de Iommi est comme souvent d’une beauté limpide et Martin chante il faut en convenir formidablement bien.

La bonne série continue avec « Dying for love »,  superbe ballade ou Iommi sort de ses doigts magique une introduction tout en finesse à en pleurer toutes les larmes de son corps.

Ce morceau quasi parfait contient un souffle épique puissant et une mélodie lumineuse irrésistible.

Comme souvent Black Sabbath déroule un rock de grande classe et de haute volée.

On redescend ensuite sur terre avec deux titres plutôt quelconques sans être mauvais « Back to eden » et « The hand that rocks the cradle » plus mélodique qui bien que correctement exécutés demeurent trop prévisibles à mon goût.

« Cardinal sin » est de nouveau un titre fort, puissant, épique et sombre avec une rythmique lourde à la « Kashmir » de Led Zeppelin et un refrain assez emblématique.

Je trouve que le thème du péché va comme un gant (de cuir)  à Black Sabbath …

« Evil eye » plutôt faiblard, qui conclut le disque est le titre le plus moyen de l’ensemble des compositions.

En conclusion « Cross purposes », est à mes yeux un bon album de heavy-rock mélodique.

On pourra reprocher un certain manque de punch aux compositions, un coté mélodique trop prononcé, auquel colle bien il faut le dire la voix plutôt rock de Martin.

Ce disque n’a il est vrai plus grand chose à voir avec la magie noire des débuts et les prodiges d’inventivité qui ponctuaient chacun des albums sortis dans les années 70.

Néanmoins, Black Sabbath dans un registre plus formaté, sage et tranquille reste tout de même capable de produire de la musique d’un haut niveau de qualité ce qui est tout à fait respectable.

Ce disque est donc tout à fait à l’image de la performance de Tony Martin, honnête et respectable, alors qu’au regard du passé du groupe on le souhaiterait bouleversant et génial.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 18:32


« Bonjour tristesse » est sans doute l’un des romans les plus connus de la littérature française mais je n’avais jamais rien lu de Françoise Sagan, peut être un peu rebuté par l’image que je voyais d’elle à la télévision, c’est à dire celle d’une femme sans doute toxicomane parlant à toute vitesse en avalant la moitié des mots.

« Bonjour tristesse » raconte l’été de Cécile, jeune fille de 17 ans en vacance avec son père Raymond, sa maîtresse Elsa et Anne une amie de sa mère décédée.

L’action se passe dans une villa du Sud de la France, prêt de Cannes.

Cécile qui a raté son bac, et qui doit réviser pour l’obtenir en Septembre n’a pas le cœur aux études, elles préfère vivre ses premiers émois amoureux avec Cyril, un beau jeune homme pratiquant la voile.

Cécile ayant été placé 10 ans en pensionnat à la mort de sa mère, a développé une relation fusionnelle aussi intense que trouble avec son père.

Celui ci est un homme léger, jouisseur, volage, courant de conquête féminine en conquête féminine.

Il s’entoure souvent de femmes belles mais frivoles et fait souvent partager à Cécile ses éphémères relations.

Elsa appartient à ce type de conquête temporaire, très belle et plus jeune que Raymond, elle fait quelque peu office de pion dans le roman.

L’arrivée d’Anne vient pourtant bouleverser l’équilibre dans la villa.

Anne sort du lot de leurs fréquentations habituelles, elle a le même age que Raymond, elle est intelligente, sensible, cultivée.

Rapidement elle s’impose dans le petit ménage a trois, sépare Raymond d’Elsa et annonce un beau jour à Cécile qu’elle et son père vont se marier.

Pour l’adolescente, cette nouvelle est un vrai traumatisme.

Elle perçoit Anne comme une menace qui va les changer, elle et son père.

Cécile ne veut pas d’une vie sage, intelligente à l’image d’Anne.

Elle va donc instaurer un jeu de manipulation diabolique pour se débarrasser de cette menace.

Cécile va manipuler Cyril et Elsa pour arriver à ses fins, jouant sur l’amour du premier pour elle et sur la vanité blessée de la seconde de l’autre.

Le remord la travaille parfois car en réalité Anne la fascine .. elle ne la hait pas personnellement mais ne supporte pas ce qu’elle représente et qu’elle interfère entre elle et son père.

Au fur et à mesure qu’Anne prend le pouvoir dans la villa, s’imposant à son père et à elle comme une future mère lui dictant quoi faire, la détermination de Cécile croit.

Finalement Cécile arrive à ses fins et le roman se termine par un drame qu’elle n’avait même pas envisagé.

La vie reprend son cours, le souvenir d’Anne s’estompe lentement, l’appétit naturel de vie de Raymond reprend le dessus, Cécile construit une vie de jeune femme à Paris.

L’année suivante, le couple pére-fille retourneront en toute insouciance sur la Cote d’Azur mais en louant une autre villa.

« Bonjour tristesse » fit en son temps (1954 !) scandale.

Les sentiments en effet de cette jeune adolescente ne sont pas nobles et l’absence de morale a pu choquer mais cela serait nier la puissance, le caractère exclusif d’une relation que peut développer une jeune fille privée de mère avec son propre père mais aussi les quelques tourments intérieurs vécus par Cécile à l'origine d'ailleurs du titre.

De plus en réalité ces comportements de manipulations sont relativement courants chez les êtres humains même si ils ne sont pas souvent mis en lumière car jugés comme condamnables au sens moral du terme.

Je crois aussi que ce qui a pu choquer est qu’une adolescente certes supérieurement intelligente parvienne à manipuler quatre adultes ce qui est il faut le noter assez exceptionnel.

Ce livre m’a aussi fait penser par son climat au film « L’année des méduses », même climat estival, même oisiveté et superficialité ensoleillées, même jeu infernal autour d’une adolescente tirant les ficelles d’adultes manipulés comme des marionnettes.

« Bonjour tristesse » est donc pour moi surtout un excellent roman  doté d’une incroyable finesse psychologique et d’une remarquable analyse des comportements humains dans ce qu’ils peuvent avoir de plus troubles.

Chapeau bas, Madame Sagan.

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Published by Seth - dans Psychologie
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 17:10


Heaven & Hell ou comment faire du nouveau avec de l’ancien, car cette formation est composée d’anciens membres de Black Sabbath groupe précurseur du heavy metal dans les années 70.

Mais Black Sabbath a eu plusieurs vies, celle passionnante des débuts avec Ozzy Osbourne au chant et celle(s) plus inégales avec d’autres chanteurs, le plus charismatique étant Ronnie James Dio qui prend part ici à Heaven & Hell, les autres membres étant Tony Iommi à la guitare,  Geezer Butler à la basse et Vinny Apice à la batterie.

Etant grand amateur de la musique de Black Sabbath, je me devais d’écouter par simple curiosité le résultat de cette quasi reformation.

En 2009, à la surprise générale, Heaven & Hell sort donc un album intitulé « The devil you know » .

Attention ne pas se fier à la pochette très sombre et agressive, la musique ici proposée est plutôt calme, lente, pesante tout en restant bien entendu sombre.

« Atom and evil » placé en ouverture, mérite bel et bien cet honneur.

On reconnaît tout de suite la patte de Iommi, les riffs lourds, menaçants, l’atmosphère inquiétante et étouffante des meilleurs morceaux du grand Sabbath.

Le rythme lent, la mélodie superbe portée par la voix divine de Dio confère à ce morceau un statut de classique de haute volée.

Attiré par cette succulente mise en bouche, j’aurais aimé en dire tout autant de la suite.

Malheureusement le disque ne parvient pas à garder pareil niveau.

Plus péchu, « Fear » n’est pas mauvais avec son riff légèrement orientalisant, mais est plombé par un refrain plutôt médiocre et téléphoné.

« Bible black » démarre par une magnifique introduction, vibrante de sensibilité et de beauté qui vrille l’ame de l’auditeur, avant qu’un riff plus puissant ne vienne amorcer le décollage vers une formule plus classique, moins surprenante mais néanmoins efficace.

Passé la demi déception de « Bible black », « Double the pain » se présente favorablement avec son mid tempo rythmé doté d’un refrain percutant.

Jusqu’ici tout va bien, certes on n’applaudit pas des nageoires comme une otarie de cirque mais on trouve que les vieux briscards de plus de 60 ans, mènent encore honnêtement leur barque.

Cependant la suite va voir s’amorcer une lente érosion.

« Rock and roll angel » plat et mou comme la poitrine de Jane Birkin, n’est guère enthousiasmant, si ce n’est avec son superbe break central dans lequel Iommi place un solo tout en classe et en finesse.

Un peu léger …

« The turn of the screw » est encore plus quelconque, terne voir carrément médiocre.

Mince alors, serait ce la crise même pour les plus brillants ex musiciens du glorieux Sabbath Noir ?

« Eating the cannibals » (quel beau titre !) plus percutant et enlevé passe mieux, avec son riff et son solo électrique de hard rock nerveux fort plaisant.

Retour à la lourdeur et à la noirceur originelle avec « Follow the tears » .

Ambiance mystico-gothique, riff d’une lourdeur titanesque, refrain envoûtant, Heaven & Hell parvient sur ce titre à recréer la magie du Black Sabbath des premiers jours ..

Impossible pour moi de résister à cette noire attraction de plus de 6 minutes.

« Neverwhere » qui lui succède, renoue avec la moyenne basse des titres rapides sans grand souffle ou originalité qui peuplent ce disque.

Sur « Breaking into heaven » , le groupe parvient de nouveau à se transcender sur ce long morceau fleuve, épique ou Dio côtoie de nouveau les cimes de la perfection vocale.

A l’arrivée, « The devil you know » est un album qu’on aurait aimé adorer mais qui séduit en réalité à moitié en raison de ses multiples « creux » artistiques.

Tout est dit dans le titre ou presque, Heaven & Hell ne réserve pas de surprise, il marche sur un terrain extrêmement balisé et sombre quelques fois dans le moyen.

Néanmoins le disque est sauvé par 3 ou 4 titres forts aux mélodies envoûtantes qui montrent que ces musiciens sexagénaires ont encore de beaux restes tout particulièrement Dio dont la voix magique emblématique du vrai heavy metal côtoie toujours l’excellence.

Alors peut être met on la barre trop haut concernant ces « Eternal Idols » en se référant à un glorieux passé datant aujourd’hui de prêt de 30 ans.

« The devil you know » est un album globalement solide et bien maîtrisé, dans la lignée de l’esprit heavy/doom de Black Sabbath sans en avoir la folie créatrice originelle.

Resteront les anciens disques pour être de nouveau émerveillé 

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 21:28


Dans les salles en cet été 2009, « Terminator 4 : Renaissance »  réalisé par Joseph Mac Ginty.

Plus jeune j’avais vu en 1984 une affiche du premier Terminator au cinéma, j’étais alors trop jeune pour aller voir ce type de film mais même avec mes yeux d'enfants j’avais été impressionné par la carrure et le look façon blouson de cuir d’Arnold Schwarzenegger.

Plus tard j’ai découvert le film, ai adoré cette série B jouissive ou un invincible tueur cyborg de métal venu du futur distribuait les bourre pifs dans notre présent tout en mariant impassibilité mécanique et humour à froid assez dévastateur.

Fasciné par la Robotique, je suis donc devenu un fan, ne manquant aucune des aventures de mon  cyborg autrichien préféré.

On peut donc dire que j’ai grandi avec ce personnage en allant du premier émoi d’enfant au stade de jeune adulte en passant par celui de l’adolescent passionné se repassant en1991 le clip des Guns and Roses « You could be mine » en boucle.

Le 4 ieme opus se déroule en 2018, pour la première fois sans Schwarzengger (ou presque !) et après le jour du Jugement Dernier c’est à dire le déclenchement de la guerre nucléaire par Skynet l’intelligence artificielle déclarant par la même occasion l'ouverture de la guerre entre machines et hommes.

Le film commence par mélanger les trajectoires de personnages sans lien apparent.

Si Joseph Connor interprété par Christian Bale (acteur que j’adore) est bien connu des fans de la saga comme celui qui mettra fin au régne des machines, le personnage de Marcus Wright (Sam Worthington) condamné à mort ayant légué son corps à la science en 2003 est plus surprenant car sans lien apparent avec la mythologie.

Lors d’une offensive contre une base tenue par les machines, Joseph Connor découvre un moyen de les vaincre en utilisant un signal qui a une certaine fréquence les met hors service.

La base est ensuite rasée par une explosion et Connor demeure apparemment le seul humain survivant.

Mais Wright enfermé dans les sous terrains de la base est lui aussi mystérieusement libéré après 15 ans d’oubli depuis son exécution.

Il erre dans le décombres d’un monde en ruine ou les humains font partie d’un mouvement de Résistance dont l’un des chefs emblématique est Connor.

Wright fait la connaissance d’une petite fille muette et de Kyle Reese, adolescent, qui sera le futur père de Joseph Connor puisque celui ci vient d’un futur encore plus éloigné.

Tous les trois passent par bien des épreuves …

Lors d’un assaut des machines, Kyle et la petite fille sont enlevés et emmenés dans l’antre de Skynet à San Francisco.

Wright échappe aux machines et entre en contact avec la Résistance.

Mais une surprise attend Connor qui découvre que Wright est réalité un cyborg doté d’un cœur et d’un cortex humain …

Le plus troublant est que Wright est lui même persuadé d'etre un humain.

Après plusieurs rebondissements, les deux « hommes » décident de collaborer pour aller chercher Kyle dans l’antre de Skynet avant que la Résistance ne lance une grande offensive pour détruire Skynet à l’aide du signal désactivant les machines …

Sans vouloir tout raconter, j’ai trouvé « Terminator 4 : Renaissance » époustouflant.

Alors oui l’absence de Schwarzenegger constitue un handicap mais le film parvient pour moi à compenser ce manque.

Le scénario est redoutable, avec de multiples revirements et changements de rapports de forces entre les hommes et les machines.

Le personnage de Wright terriblement ambigu puisque « cyborg » poussé à l’extrême, presque plus humain que robot est fantastiquement attachant.

La réalisation est incroyablement musclée, avec l’utilisation de caméra mobiles à hauteur d’épaule créant une formidable impression de réalisme et de choc visuel permanent durant les scènes d’actions.

Les effets spéciaux m’ont bluffé, la créativité autour des machines étant exceptionnelle entre Terminator soldats classiques T-600, lourds, puissants, aussi impitoyables que malhabiles, gigantesques fantassins robotisés grands comme des immeubles, robots espions volants, robots chasseurs de combat ou forteresses volantes, robots-motos aux trajectoires infernales ou robots aquatiques ressemblant à de redoutables serpents mécaniques …

Et puis la cerise sur le gâteau, le T-800, le Terminator ultime, un Arnold Scharzenegger de 25-30 ans dopé à l’énergie nucléaire.

J’ai aussi adoré les clins d’œils aux anciens opus, les répliques « cultes » replacées au bon moment, l’allusion aux Guns and Roses et celle plus surprenante en forme d’hommage à Alice in Chains groupe que je vénère et qui me donne envie de pleurer chaque fois que je l’écoute.

Les deux scènes les plus fortes pour moi : l’attaque du Terminator géant sur la station service avec la poursuite entre camion citerne et robots-moto, digne d’un Mad Max robotique et bien entendu l’affrontement final dans une usine-fonderie, lui aussi superbe clin d’œil au premier volet.

De plus les acteurs sont beaux, charismatiques, hommes comme femmes …

J’ai donc retrouvé tout ce que j’aime dans ce 4ieme volet, un film de science fiction sombre au scénario captivant, des magnifiques trouvailles technologiques et des scènes d’action tenant en haleine dans un esprit finalement très heavy metal.

 « Terminator » contrairement à « Matrix » ne montre pas des bellâtres aseptisés et asexués faisant du kung fu avec arrêt sur images dans un monde virtuel, il traduit une lutte entre l’organique et le mécanique, la contestation d’une domination des machines basée sur une supériorité physique réelle et non virtuelle ce qui est bien plus effrayant pour moi.

En résumé, le film de SF parfait pour moi …

Et cette question cruciale qui restera en suspens : « Qui gagnera la bataille des robots de l’été entre Terminators et Transformers » ?

Pour ma part mon choix est fait, Spielberg aura bien du mal avec ses "jouets" …

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 16:15


Pour beaucoup « Matrix » des frères Wachowski, sorti en 1999 est un film culte, voir sans doute l’un des meilleurs films de Science Fiction de tous les temps à l’égal de la Guerre des Etoiles.

Pour ma part j’avais vu le film à sa sorti en salle, je n’avais pas spécialement accroché, j’avais par acquis de conscience vu le second avant devant mon insatisfaction croissante de tout  laisser brutalement tomber.

J’ai donc revu 10 ans après le premier volet avec je l’espère un œil neuf, plus mature.

Le résultat est que « Matrix » est un bon film de Science Fiction mélangeant habilement action, technologie et philosophie.

La force du premier Matrix réside pour moi dans son scénario, complexe, ambitieux et très abouti.

L’histoire est il est vrai dense, assez paranoiaque, truffée de personnages et de rebondissements.

Elle marque aussi une progression pour le spectateur dans la compréhension du récit.

Finalement le héros, Thomas Anderson (Keanu Reeves) ce cadre dans une multi nationale high tech aseptisée, hacker informatique la nuit qui se retrouve happé par des événements qui le dépassent, pourrait être beaucoup de gens dans la société moderne compte tenu du nombre croissant de « geeks »  ingénieurs informaticiens dans notre société.

Bon évidemment la sédentarité et le régime coca-pizza ne garantissent pas forcément le physique musclé et athlétique de Keanu Reeves mais le cinéma n’est il pas fait pour rêver après tout ?

Dans le film, Anderson alias « Mister Nobody » est donc contacté par une organisation mystérieuse présidée par un certain Morpheus (Laurence Fishburne).

Morpheus lui révèle que le monde dans lequel il vit n’est pas la réalité mais un monde virtuel et factice appelé Matrice contrôlé par des Intelligences Artificielles.

Ces I.A ont combattu et vaincu les hommes lors d’une guerre nucléaire et ceux ci sont à présent réduit à l’état d’élevage, fournissant le combustible énergétique pour faire tourner le mondes des machines.

Les humains croient donc vivre leur vie dans la Matrice alors qu’ils sont en réalité maintenu dans des cocons, inconscients et nourris artificiellement.

Meme leur reproduction est assurée par les I.A.

Seuls quelques humains « survivants » comme le groupe de Morpheus luttent encore et se cachant dans les repli sous terrains du monde réels.

Ces survivants mènent des actions commando en pénétrant dans la Matrice via les connections téléphoniques.  

Ils sont pourchassés par les I.A qui leurs envoient des virus logiciel comme l’Agent Smith (Hugo Weaving ) ou des pieuvres traquant dans le monde réel leurs vaisseaux.

Selon un Oracle, Anderson a été annoncé comme étant Néo, l’Elu qui libérerait l’humanité de l’emprise de la Matrice.

Anderson voit donc toute sa réalité s’écrouler et doit combattre son incrédulité devant ce qu’il découvre.

Morpheus lui sert de mentor, il l’entraîne, enfin il lui apprend surtout tous les arts martiaux et le maniement des armes à feu plutôt que de passer du temps au développement de ses capacité intellectuelles.

Mais malgré cela, le doute plane, Anderson est il vraiment l’Elu ?  Sera t il à la hauteur de cette tache quasi christique ?

C’est tout l’enjeu du premier film pour moi, la consolidation des capacités d’Anderson a accomplir la prophétie de l’Oracle.

Bien, voilà donc pour les cotés plaisants.

Ce que j’aime moins dans Matrice se situe dans l’esthétique, avec ce mélange de neo gothique sado maso branché, de technologie et de vague philosophie martiale.

Ce mélange s’avère globalement peu crédible et assez indigeste.

Je suis également toujours surpris que pour un film sensé se passer dans un futur évolué et hyper technologique, les combats se passent encore à base d’arts martiaux et de fusillades à l’arme à feu !

Les combats justement, certes il y a l’utilisation de procédés techniques révolutionnaires pour « figer » les personnages en l’air, de leur faire esquiver les balles et grimper aux murs mais la majeur partie d’entre eux restent très basiques avec un déluge de balles à la limite du ridicule dans la scène ou Néo vient délivrer Morpheus capturé par l’Agent Smith.

L’Agent Smith peu impressionnant physiquement n’est pas aussi pour moi pas un « ennemi » crédible, avec son costume et son look de cadre supérieur trop propre sur lui.

Quand à la pseudo histoire d’amour avec Trinity alias Carrie Anne Moss (dont l’un des mes amis était amoureux à l’époque !)  je n’y ai pas cru non plus …

En conclusion, Matrix repose sur une bonne idée à base dans la grande tradition de la Science Fiction à la Philippe K Dick ( Ce que nous vivons est il  réel ? ) , à savoir un scénario fouillé et prenant mais ni les acteurs ni l’imagerie ni les scènes d’action ne m’ont fait pleinement adhérées à ce joli produit high tech (pour l’époque).

Matrix demeure néanmoins une audacieuse incursion dans le monde de la SF, ce qui par rapport à la médiocrité de la production cinématographique n’est pas à négliger.

Quand au succès du film il s’explique bien évidemment par ses multiples niveaux de lectures, film d’action/kung fu pour les moins cérébraux, film de réflexion à tiroirs quasi philosophiques sur le monde moderne pour les autres.

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 14:01


Poursuite dans la douleur cette fois des découvertes platoniciennes avec un recueil regroupant trois dialogues « Parménide, Théétète, le Sophiste ».

Disons le d’emblée j’ai eu beaucoup de mal avec Parménide.

Dans ce dialogue, Platon fait parler le philosophe pré-socratique Parménide qu’il n’a jamais connu et semble retranscrire sa pensée aidé grandement en cela par Socrate.

Les autres participants, Phythodore, Zénon et Aristote jouent un rôle essentiellement passif.

Le début du dialogue expose la théorie des formes , universelles, existantes de manière intelligibles mais non sensibles et dont les objets réels ne sont que la copie.

Parménide cependant met en doute le caractère accessible et connaissable de ces formes à l’être humain, il s’agit donc d’une réfutation de la théorie de Socrate et d’un revirement surprenant chez Platon.

Ensuite le dialogue bascule dans différentes études et hypothèses autour de l’Un, de ses propriétés physiques comme sa constitution, son rapport au Tout, au mouvement, au temps puis ses relations avec les Autres, en terme de comparaison, ressemblance.

Il m’a été très difficile de suivre ce dialogue très abstrait reposant sur plusieurs hypothèses contradictoires sans que l’une se détache clairement.

Je n’ai donc pas compris ou voulait en venir le philosophe sur ce terrain.

Second dialogue de cet ouvrage, le « Théétète » m’a plus intéressé.

Le dialogue a lieu entre Socrate et le jeune mathématicien Théétète, élève prometteur de Théodore de Cyrène qui intervient sporadiquement.

Socrate questionne son jeune interlocuteur autour d’une définition de  la science.

Théétète qui soutient les thèses du sophiste  Protagoras, sert de faire valoir à Socrate pour réfuter les thèses de son rival.

Progressivement, Socrate amène par la dialectique son élève à construire sa réflexion.

La science n’apparaît ni réduite à la sensation, ni à l’opinion qui sont par nature trop variables et relatives aux individus.

Les exemples des rêves ou des maladies altérant la perception humaine sont à mis en avant par Socrate pour ces appuyer ces réfutations.

Finalement après un raisonnement très bien construit les deux hommes arrivent à une définition satisfaisante en proclamant que la science est une opinion à laquelle s’est jointe la raison, et la science de la différence d’une chose à une autre.

Le « Sophiste » dernier dialogue du recueil est une plaisante charge contre les meilleurs ennemis de Socrate, les Sophistes dont le philosophe se propose d’établir une définition.

Ce dialogue a toujours lieu entre Socrate et Théétète mais un mystérieux « Etranger » vient se joindre à eux pour finalement mener la discussion un peu à l’instar de Parménide dans le dialogue du même nom.

La conclusion à laquelle arrivent les trois hommes est que le Sophiste est un maître dans l’art de la mimétique.

L’objet de son imitation porte sur la connaissance, puisque le Sophiste prétend tout connaître sur tout.

Le Sophiste utilise donc l’art des discours pour duper ses élèves, qu’il choisit généralement jeunes et riches afin de pouvoir leur monnayer son enseignement.

Cette réflexion autour du Sophiste amène les trois hommes à une étude sur le non être puisque les Sophistes estiment que tout discours est vrai puisque le non être ne peut être prouvé.

Cette partie du dialogue est la plus difficile puisque l’Etranger essaie de montrer l’existence du non être afin de pouvoir contrer les arguments sophistiques.

L’étude améne à discuter les thèses de Parménide (l’être est un Tout immobile ) et celles des matérialistes comme Héraclite (tout est toujours en mouvement) ainsi que celles des Idées ( tout appartient aux Formes, éternelles, transcendantes et immuables ).

L’étranger conclut par le fait que l’être et le non être participant chacun à l’être lui même, peuvent ainsi se mélanger et par conséquent que l’opinion fausse peut exister.

En résumé, j’ai diversement apprécié ce recueil.

Le Parménide m’est apparu trop abstrait, doté d’une structure confuse, difficilement appréhendable.

J’ai préféré le « Théétète » d’une construction plus claire et magnifique exemple de dialectique Socratique.

Quand au « Sophiste » si le début et la fin du dialogue sont relativement plaisants, la longue démonstration autour de l’existence du non être m’a été difficile à suivre, tant cette démonstration faisait appel à des théories d’autres philosophes Pré-Socratique que je ne connaissais pas très bien.

Dans ces dialogues, Platon semble nuancer ses théories premières sur les Idées.

L’influence de Parménide puis de cet étranger dans le Sophiste paraissent révélatrices d’une évolution voir d’une  auto critique sur les thèses jusqu’alors mises en avant par Socrate.

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 23:10


Electricsix est un groupe américain de Detroit qui sortit en 2003 un album intitulé « Fire » auquel je voulais rendre hommage dans ces colonnes.
 

La musique pratiquée par ce groupe de timbrés est une sorte de mariage contre nature entre le disco, le punk et le rock, pour former un cocktail assez improbable hautement énergétique. 

« Fire » mélange donc la puissance d’une guitare électrique offensive (Rock-n-roll indian)  avec des lignes rythmiques de basse-batterie (Disco, M) , des claviers (Sorge Joebot) , qui viennent lui insuffler un groove disco-funk absolument dévastateur. 

Elément important de la réussite de cette formule, la voix du chanteur Dick Valentine, parfaite incarnation du rockeur au timbre puissant, viril mais également chaud, sensuel voir sexuel capable également de monter assez haut. 

Sa performance sur « I’am the bomb » est à ce propos une démonstration assez ébouriffante de son gigantesque talent. 

De plus Electricsix propose une imagerie dotée d’un humour décalé, cynique, provocateur absolument irrésistible. 

Avec pareilles conditions réunies, les hits pleuvent sur l’auditeur comme des grenades explosives sur les plages de Normandie le 6 Juin 1944, « Dance commander »  , « Electric deamons in love » au martèlement implacable, « Nuclear war » et ses 1’15 de puissance pure, mais surtout « Danger, high voltage » avec son saxo, sa voix féminine et « Gay bar » les deux meilleurs morceaux de l’album sont des monuments de jouissance rock n roll. 

« I invented the night » plus calme et doux, dévoile une belle et surprenante facette plus intimiste du groupe. 

Le seul reproche qui pourrait être adressé à cet album est celui d’une certaine linéarité mais « Fire » regorge d’une telle énergie, d’un tel punch, d’une telle fraîcheur qu’il faudrait vraiment être un sacré pisse froid pour maintenir sérieusement cette critique. 

Et oui n’en déplaise à certains, le rock est aussi cela, une certaine simplicité, une spontanéité alliées à un coté potache, sexuel, irrévérencieux, bruyant de garnements mal élevés. 

En 2003, un jeune groupe américain donnait donc un grand coup de pied aux fesses à une scène rock quelque peu embourgeoisée. 

« Fire » est pour moi l’album idéal pour mettre de l’ambiance chez soi, démarrer une journée en trombe ou faire la fête sur un son rock puissant et dansant. 

Ce disque peut également servir de centrale électrique de secours en cas de défaillance du réseau EDF. 

Pour ceux qui aimeraient en savoir plus, je recommande aussi le visionnages des vidéo clips absolument hilarants comme « Gay bar », auquel je pense chaque fois que je vois des hommes métro sexuels prendre soin de leurs corps dans les salles de gym.

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 21:53


« Le souci du bien » est une compilation de deux des premiers dialogues de Platon : le « Lysis » traitant de l’amitié et le « Charmide » de la sagesse.

Ses deux textes obéissent aux traditionnels échanges dialectiques entre Socrate et ses adversaires ou disciples.

Dans le « Lysis », Socrate vient apparemment en aide à Hippothalès amoureux transi du jeune, beau et intelligent Lysis.

Le philosophe vient donc trouver Lysis et débattre avec lui et ses jeunes amis Ménexène et Ctésippe sur le thème de l’amitié y compris au sens sexuel.

Socrate s’interroge sur la nature des relations d’amitié et si c’est le propre de l’être aimé ou de l’amant de se voir attribué le qualificatif d’ami.

Mais aucune des deux définitions ne le satisfait.

L’amitié ne naît pas non plus des êtres semblables, qu’ils soient des gens méchants par nature inconstants ou des gens de bien par nature auto suffisants.

L’amitié ne naît pas non plus des contraires.

Socrate utilise l’analogie du patient désirant la santé et du médecin la dispensant par ses soins pour établir que l’amitié naît quand un être intermédiaire ni bon ni mauvais recherche le bien pour éviter la présence du mal.

Mais au final, Socrate revient sur sa théorie, en expliquant que l’amitié ne peut être entièrement due à la présence du mal car si celui ci disparaissait, les désirs survivraient et par la même la recherche de l’amitié.

C’est sur cet échec apparent que le dialogue s’interrompt brutalement lorsque les pédagogues des jeunes hommes viennent les chercher.

Dans le « Charmide » , le dialogue a lieu tout d’abord entre Socrate et Charmide, puis entre Socrate et un Critias beaucoup plus virulent par la suite.

L’objet initial du texte est la recherche de la sagesse en la personne de Charmide, jeune homme apparemment magnifique qui plait beaucoup à Socrate.

Les deux hommes esquissent plusieurs définitions, assez grossières pour commencer.

La sagesse n’est ni le fait de la modération, du calme, ni de la pudeur, ni le fait de s’occuper de ses affaires.

Avec l’arrivée du redoutable Critias, la discussion prend plus d’ampleur.

Les deux hommes débattent autour de la phrase fameuse symbolisant généralement à elle seule la philosophie grecque le « Connais toi toi même » inscrit sur les murs du temple d’Apollon à Delphes.

Critias défend l’affirmation selon laquelle la sagesse est la connaissance de ce que l’on sait et de ce que l’on ne sait pas.

Alors que j’étais prêt à me ranger à cette définition, j’ai été surpris de la réfutation de Socrate, qui explique qu’on peut savoir qu’on sait ou qu’on ne sait pas mais de manière générale, sachant que les connaissances particulières se font par l’intermédiaire des ses sciences particulières auxquelles ne saurait se substituer la sagesse.

De manière encore plus surprenante, Socrate affirme que la sagesse ne rend pas heureux celui qui la possède car elle ne saurait distinguer le bien et le mal.

Au final, Socrate conclut à son échec dans l’élaboration d’une définition de la sagesse.

Tout juste reconnaît il que intuitivement la sagesse doit être un grand bien ce qui est à mes yeux un peu mince.

Malgré cela, il semble au moins avoir atteint un résultat heureux puisque le beau Charmide demande à devenir son disciple.

En conclusion, j’ai trouvé le « Lysis » intéressant car même si Socrate ne parvient pas totalement à atteindre son but, il avance dans sa réflexion et développe des arguments intéressants sur un sujet complexe.

A mes yeux, l’amitié ou l’amour, répondent à une recherche d’agréments, d’équilibre, de bienfaits physiques et mentaux, donc de meilleure vie pour la personne désirante.

Le « Charmide » m’a en revanche dérouté tant il semble contredire la doctrine générale qu’on attribue à Socrate, la sagesse source de bonheur, comme connaissance de soi même, du bien, du mal.

Dans ce dialogue on se rangerait presque pour une fois à l’avis du futur tyran et bourreau Critias.

Néanmoins, ces deux dialogues du Platon jeune, pour plaisants qu’ils soient, ne semblent pas absolument aboutis tant leurs conclusions semblent rester en suspens.

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