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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 21:12


En 1994, Therapy ? Petit trio irlandais de Belfast quasi inconnu du grand public crée la surprise en sortant une véritable bombe : « Troublegum ».

Dans cette petite structure on trouve Andy Cairns au chant/guitare, Martin Mc Keegan à la basse et Fyfe Ewing à la batterie.

Ce « Troublegum » à la pochette étrange, débute par un punch dans l’estomac avec le terrible « The knives » , court, intense et gavé d’agressivité.

Le format, l’attitude nihiliste, je m’en foutiste, le sentiment d’urgence sont punk mais le son lourd et terriblement puissant fait irrémédiablement penser au métal moderne.

 « Screamager » qui arrive après l’électrochoc de « The knives » présente un coté plus accessible avec d’excellents refrains immédiatement mémorisables.

C’est la pour moi que réside la force de Therapy ? Produire une musique très puissante tout en gardant un coté mélodique suffisamment accrocheur pour séduire.

Bourré d’énergie, de riffs et de refrains fantastiques « Hellbelly » produit l’effet d’un irrésistible rouleau compresseur aux effets dévastateurs mais est pourtant surclassé par « Stop it you ‘re killing me » , en raison de son riff infernal et massif, tournoyant inlassablement telle une gigantesque boule de démolition perpétuellement en mouvement.

« Going nowhere » est le morceau le plus connu de Therapy ?, celui qui les fit exploser au plus haut niveau et passer sur les média grand public.

A l’époque j’assistais médusé à la diffusion du clip en boucle à 7h du matin sur M6.

« Going nowhere » court, intense et maîtrisé, condense en lui seul en un peu plus de deux minutes tout le talent et le savoir faire du groupe.

Plus rock, mélodique mais néanmoins bien rythmé, « Die laughing » fut également un des plus grands tubes de Therapy ?  en raison des ses refrains accrocheurs.

Après ce début en fanfare, les Irlandais éprouvent enfin le besoin de souffler avec « Unbeliever » , lent, hypnotique et étrange, assez révélateur du style moins linéaire que le groupe adoptera par la suite.

On revient aux gifles assénées avec une force surhumaine avec « Trigger inside », irrésistible bombe construite à base de riffs et de refrains thermo nucléaires.

Moins évident « Lunacy booth » est pourtant extrêmement intéressant avec son alternance de passages lancinants et de refrains sifflant comme des serpents diaboliques.

« Isolation » est un titre une nouvelle fois parfaitement incroyable à la fois rapide, puissant et terriblement magnétique.

Sur « Turn »  , Andy Cairns pose sa voix rauque sur un magnifique tempo torturé et sombre rappelant fortement le meilleur d’Alice in Chains.

On assiste ensuite à une légère baisse de régime.

Si « Femtex »  a un coté peut être plus facile et  « Unrequited » étrange et plaintif, s’avère plus déroutant,« Brainsaw » brutal et hargneux vient terminer en force cet album explosif.

Avec « Troublegum », Therapy ? signe un coup de maître et sans doute l’un des meilleurs albums de punk rock de l’histoire.

Le niveau des composition est tout bonnement hallucinant, alliant  esprit punk, énorme puissance de feu métallique et o divine surprise quelques légères variations rock plus intimistes pour achever de prendre tout le monde à revers.

Il n’y a pratiquement rien à jeter sur ce disque majeur des années 90.

L’amateur de musique complexe, raffinée, d’ambiances tamisées à la texture subtile ne pourra pas aimer cet album qui s’écoute généralement d’une traite sans même prendre le temps de reprendre sa respiration, saoulé que l’on est par les multiples coups de boutoirs de cet orage de feu et de fer que l’on subit en quasi permanence.

« Troublegum » eut un immense impact et le groupe qui semblait avoir trouvé la formule magique du succès éternel, ne fut jamais en mesure de rééditer un exploit de cette trempe, sombrant au fil des années dans un anonymat progressif ce que l’on ne peut au final qu’ardemment regretter.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 22:10



Après le summum artistique de la Saga du Phénix Noir, il semble difficile de se renouveler et de conserver un niveau de créativité aussi élevé.

Pourtant, poursuivant sur sa géniale dynamique, le duo Claremont-Byrne fait preuve dans la première partie de  « X-Men, l’intégrale 1981 » d’une incroyable vitalité.

Le tandem génial propose alors une aventure dans un futur alternatif (de 2013 ! ) ou les Sentinelles, gigantesques robots crées à l’origine pour tuer les mutants auraient échappé à tout contrôle, pris le pouvoir sur Terre, éliminé la plupart des super héros et parqué les mutants privés de leurs pouvoirs dans des camps.

Seuls quelques mutants survivants dont Magneto, Wolverine, Colossus, Etincelle et Tornade auraient alors rejoint un mouvement de résistance clandestin.

L’histoire se découpe donc en deux parties, le futur et le présent (1980 !)  avec Kitty Pride (Etincelle) comme point de liaison entre les deux époques puisqu’elle semble mystérieusement capable de prévoir la catastrophe annoncée.

L’enjeu de cette aventure est donc d’empêcher l’assassinat du sénateur Kelly, militant anti mutant par la Confrérie des mauvais mutants, élément déclencheur de mesures de répression draconiennes à l’encontre des mutants aboutissant dans le futur au règne totalitaire des Sentinelles.

La Confrérie des mauvais mutants est cette fois ci commandée par Mystique, mutant métamorphe qui s’appuie sur Avalanche capable de créer des ondes sismiques, Pyro, pouvant manipuler le feu, Destinée capable de prédire le futur à court terme et du redoutable Colosse, obèse au corps invulnérable.

La bataille est féroce, superbe, remarquablement équilibrée entre X-men et Confrérie.

Alors que dans le futur Wolverine et Tornade sont assassinés en combattant les Sentinelles, Kitty parvient à empêcher l’assassinat de Kelly et donc la réalisation de ce futur apocalyptique.

Comme pour définitivement lancer le personnage, Etincelle est l’héroïne principale d’un épisode entier ou elle affronte un effrayant démon échappé de la stèle des N’garai.

Puis Byrne passe la main, remplacé temporairement par Bret Anderson dans une aventure exceptionnellement sombre mettant aux prises un Cyclope solitaire reconverti en marin à D’spayre démon capable de faire ressortir les pires peurs chez les être humains.

Pour l’occasion Cyclope trouve un allié  inattendu en la « personne » de  l’Homme Chose, créature boueuse et informe des marais réagissant parfois violemment aux émotions humaines

Confronté à ses pires angoisse, Cyclope puise en lui les ultimes ressources pour vaincre D’spayre.

Dans la suite de l’intégrale, Dave Cockrum reprend le dessin avec son style plus primitif et vieillot.

L’effet est immédiat et l’impact des X-men s’en trouve considérablement amoindri.

Dans la suite des aventures, Cyclope reconverti en marin échoue sur une île contrôlée par Magneto et les X-men se retrouvent face au Docteur Fatalis qui a capturé le tueur Arcade suite à un marché passé avec le Crapaud.

Miss Locke employée dévouée d’Arcade ayant enlevé des proches des X-men, exerce alors un chantage pour qu’ils aillent libérer son maître détenu dans le château de Fatalis.

Les X-men affrontent donc pour la première fois Fatalis, ses robots, ses infernaux gadgets électroniques et ses piéges aussi mortels que sophistiqués.

Dans un premier temps ils sont tous capturés et étudiés par le coté scientifique du Docteur ...

Mais ils s’échappent et Tornade libérée d’une paralysie ayant réveillé ses anciennes phobies claustrophobes manque de tuer Fatalis en déchaînant sur lui toute l’étendue de son pouvoir.

Finalement Fatalis plie devant les X-men et délivre Arcade tandis que pour plus de sûreté une seconde équipe composée de Polaris et Havok libère les proches des X-men à Murderwolrd le domaine d’Arcade.

La dernière partie de l’intégrale est plus poussive selon moi, après la courte apparition de Caliban, un mutant des profondeurs en mal d’affection ( !), les X-men revenus explorer la base de Magneto en Antarctique se débarrassent de Garokk, ex dieu vivant de la Terre Sauvage à moitié mutilé, recruté comme gardien par Magneto.

Ce personnage assez grotesque, aveuglé par un désir de vengeance est  peu crédible car comment Magneto pourrait il contraindre un dieu  de surveiller une base vide ?

Après ceci un Magneto plus fort que jamais menace à nouveau la planète et même si les X-men le mettent en déroute il faut reconnaître que l’affrontement est extrêmement intense et donne tout la mesure de l’immense pouvoir du maître du magnétisme capable de tenir tête à lui seul à tous les X-men réunis.

Les X-men sont ensuite de nouveaux aux prises avec le Club des Damnés, la principale originalité étant cette fois que la Reine Blanche (qui a survécu à son combat contre Phénix !) a interverti son corps avec celui de Tornade pour infiltrer les X-men tandis que son mari Sebastian Shaw fait jouer ses relations pour lâcher à nouveau les Sentinelles sur eux.

Cette attaque combinée manque d’avoir raison de nos valeureux mutants mais ils parviennent encore une fois à contrer le Club, Tornade prenant avec une violence inouïe le dessus sur le contrôle de la Reine Blanche.

Dernier volet de cette intégrale, une aventure extra terrestre assez creuse dessinée par Bret Anderson ou les X-men alliés aux quatre Fantastique volent au secours du royaume d’Arkon envahi par  des envahisseurs reptiliens assez ringards, les frères Badoons.

En conclusion « X-men, l’intégrale 1981 » vaut surtout le détour par les derniers épisodes issus du tandem Claremont-Byrne, même si le spin off avec Cyclope et l’Homme Chose ne manque pas de saveur.

Comme conscient de ses propres insuffisances, Cockrum s’associe avec d’ autres dessinateurs comme Josef Rubinstein et Bob Wlace avant même de laisser la place à Jim Sherman, Bob Mc Leod, Rubinstein et Brent Anderson dans la dernière partie de l’intégrale mais cela ne suffit pas à recréer la magie de l’association Claremont-Byrne.

Néanmoins, Fatalis et Magneto constituent des « valeurs sures » de l’univers Marvels et on ne peut pas dire que ces épisodes soient ratés, ils manquent simplement d’imagination et de style.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 20:40

 


Après une année 1979 déjà fantastique, l’équipe géniale Chris Claremont - John Byrne se surpasse et atteint son apogée en 1980 avec la Saga du Phénix Noir qui figure dans cette « X-men, l’intégrale 1980 ».
 

Les éléments patiemment mis en place en 1979 revêtent subitement toute leur signification et le chef d’œuvre intemporel prend alors forme. 

Cette fois le piége tendu par Jason Wyngarde alias le Cerveau se referme sur une Jean Grey subjuguée par les talents d’illusionniste de ce redoutable mutant qui lui fait vivre un conte de fée dans le milieu de la noblesse du XVIIIi éme siècle. 

L’idée du Cerveau est de s’emparer du formidable pouvoir que recèle Jean Grey depuis qu’elle est habitée du pouvoir du Phenix, qui fait d’elle l’égal d’un dieu du cosmos.  

Le Cerveau travaille en réalité pour le Club des Damnés, officiellement club privé pour richissimes industriels mais dont le cercle intérieur abrite en réalité une redoutable équipe de mutants prêt à tout pour conquérir le pouvoir. 

Le Club est composé de Leland mutant obèse capable d’accroître la masse des individus, Pierce longiligne cyborg hautain et haineux, Shaw le président capable d’absorber l’énergie cinétique pour accroître sa force physique et Emma Frost dit la Reine Blanche, télépathe d'une puissance inouie. 

L’organisation possède également des hommes de main, mercenaires masqués très entraînés et sans états d’ame. 

Du coté des X-men, l’école de Xavier tente de recruter la jeune Kitty Pride (14 ans) , dit Etincelle dont le pouvoir est de se rendre immatérielle et Alison Blaire dit Dazzler chanteuse de disco capable de transformer le son en lumière. 

Pendant que le Cerveau simule un mariage avec Jean Grey pour étendre  définitivement son emprise sur elle, le Club des Damnés envoie des hommes en armure pour capturer les X-men. 

Si les mercenaires échouent en revanche la Reine Blanche capture Wolverine, Tornade et Colossus. 

Mais Cyclope, Diablo et Jean aidés d’Etincelle et de Dazzler parviennent à les libérer. 

Au cours de l’affrontement Jean Grey usant du pouvoir du Phenix tue la Reine Blanche. 

Conscient du danger, les X-men décide alors d’enquêter sur le Club et se rendent à une soirée officielle. 

Ils tombent rapidement dans un piége et sont tous capturés. 

Jean Grey possédée alors entièrement par le Cerveau abat même en personne Cyclope et devient la nouvelle Reine Noire du Club. 

Seul Wolverine, fidèle à sa réputation s’échappe par les égouts. 

Shaw révèle alors le but de cet enlèvement, utiliser les X-men pour dupliquer des mutants à partir de leur gênes. 

Arrive le moment le plus passionnant, Cyclope use de son lien télépathique avec Jean pour affronter Wyngarde dans une succulente illusion de combat à l’épée au XVIII iéme siècle. 

Il est tué au cours de ce combat mais le choc de sa mort psychique libére Jean de l’emprise du Cerveau. 

Jean libére les X-men qui prennent une éclatante revanche sur le Club de Damnés. 

Devenu le Phenix au pouvoir incontrôlable, Jean se venge en tuant le Cerveau. 

Les X-men se retrouvent donc à affronter leurs ancienne amie pour essayer de la raisonner.

Consumée par le pouvoir du Phenix et par une faim inextinguible Jean commet l’irréparable en dévorant un soleil d’une lointaine galaxie ce qui provoque la mort de cinq milliards d’êtres vivants. 

De retour de son lointain voyage, le Phenix abat un croiseur Shi’ar venu l’intercepter.

A son retour le professeur Xavier parvient in extremis à contenir son pouvoir. 

Un alliance extra terrestre composé des Krees, des Skrulls et présidée par les Shi’ar  décide alors d’enlever Jean pour lui faire payer ses crimes. 

Les X-men se retrouvent alors sur Shi’ar à combattre la Garde Impériale pour essayer de sauver la vie de leur amie. 

L’affrontement ayant lieu sur la Lune est épique … les X-men luttent avec heroisme mais tombent un par un, le plus vaillant étant à mon sens Colossus qui tient la dragée haute au quasi invincible Gladiator, chef de la garde impériale. 

Le pouvoir du Phenix se réveille alors soudainement mais Jean se sentant coupable de ses crimes décide de se donner la mort sous les yeux de son bien aimé Cyclope. 

C’est donc pour moi le point culminant de l’histoire des X-men, la mort tragique de Jean Grey après une homérique bataille spatiale. 

La fin de l’intégrale montre l’enterrement de Jean, l’immense douleur des X-men et en particulier de Cyclope qui mentalement brisé, décide de quitter le groupe. 

Après ce chef d’œuvre et se dénouement déchirant, Byrne quitte l’aventure et est remplacé par le duo John Romita Junior-Bob Mc Leod. 

On assiste alors à un bel interlude inspiré de la « Divine comédie » de Dante, menant les X-men dans le monde du Docteur Strange, de la sorcellerie et des cercles de l’Enfer. 

Après ce court interlude, Byrne reprend alors la plume pour signer un somptueux spin off ou Wolverine allié à la Division Alpha règle ses comptes avec le monstre légendaire Wendigo, sorte de monstrueux Big Foot canadien aux pouvoirs d’origine mystique. 

En conclusion, « X-men, l’intégrale 1980 » est pour moi un des sommets de la bande dessinée. 

Le personnage central de cette tragédie est Jean Grey qui lutte contre un pouvoir sans limite capable de menaçer l’univers. 

Jean Grey est donc l’enjeu de la bataille avec le Club des Damnés, Jean Grey est également la raison pour laquelle les X-men acceptent, seuls et contre tous de lutter sur un monde extra terrestre pour la sauver. 

Amitié, amour, sacrifice, mort, deuil, noblesse des sentiments et grandeur des personnages font vibrer le lecteur au rythme d’une saga au souffle purement héroïque. 

Quand on ressort de cette saga on l’impression que les X-men sont des proches et on partage même la douleur cinglante de Cyclope devant la tombe de Jean. 

Bien entendu la splendeur tragique et grandiose des dessins de Byrne sont pour beaucoup pour rendre poignants les scenario géniaux de Claremont. 

Cerise sur le gâteau, l’épisode avec Wendigo, terrifiant de réalisme ne gâche rien à notre plaisir. 

Si vous ne devez en lire qu’un album des « X-men » …il faut que ce soit celui ci.

 

Magique, inoubliable, insurpassable.

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 22:15


En 1999, Skunk Anansie sort son dernier album « Post orgasmic chill » avant de se dissoudre dans le néant deux ans après.

On notera le remarquable effort fait sur la pochette très classe montrant le groupe dans une position d’attente dans un magnifique appartement lumineux avec vue sur l’océan.

Mais quel océan au juste ? Celui de l’inconnu ? Des nouveaux départs ? On ne le sera sans doute vraiment jamais.

« Post orgasmic chill »  débute par une gigantesque gifle avec « Charlie big potato »  véritable chef d’œuvre rampant d’une puissance, d’une noirceur et d’une profondeur que je ne soupçonnais pas chez ce groupe.

« Charlie big potato » diffuse sur une rythmique ultra massive à la « Kashmir » de Led Zeppelin, une atmosphère inquiétante, contrebalancée par d’intenses et dramatiques montées en puissance introduites par des nuages de cordes ou la voix de Skin s’élève vers les étoiles.

De mémoire, le clip chef d’œuvre de noirceur collait parfaitement à l’ambiance de ce titre majeur.

On retrouve avec un plaisir immense le Skunk Anansie du premier album sur « On my hôtel tv » : basse sautillante, riffs métalliques, tempo rapide, incisif, irrésistiblement ravageur.

« We don’t need who you think you are » alterne couplets languissant avec des refrains d’une puissance cataclysmique.

Comment résister à la voix enivrante de Skin sur « Tracy’s flow » , ballade déchirante à vous fendre l’ame ? Impossible pour moi.

« The skank heads » enclenche à nouveau le turbo et l’infernale machine à cracher du rock à haut potentiel électrique.

Continuant son incroyable marche en avant, Skunk Anansie sort « Lately »  mélodique en diable, véritable tube en puissance avec son refrain génialement fédérateur.

Ballade moelleuse dégoulinante de cordes, « Secretly » et « Good things don’t always come to you » plus sobre poussent le bouchon encore très  voir trop loin même si comme à son habitude Skin est irréprochable.

J’ai beau être critique sur l’usage de ballades, le groupe délivre sur « Cheap honesty » power ballade un savoir faire proprement renversant contre lequel on ne peut que s’incliner.

« You’ll follow me down »  avec sa belle mélodie très éthérée n’est pas désagréable mais s’enfonce tout de même dans un océan de guimauve.

« I’m not afraid » marque le retour à un rock terriblement puissant, sautillant et frais, parsemé de furieuses ruades punk judicieusement placées.

Nouvelle et ultime ballade « Post orgasmic sleep » n’a aucun intérêt si ce n’est de finir l’album sur une note endormante pour faire de beaux rêves.

« Post orgasmic chill » aurait sans doute pu être un album exceptionnel et  le meilleur de Skunk Anansie sans sa deuxième partie plombée de lourdes ballades.

Sur la première partie disque, le groupe réalise en effet des prouesses et atteint un niveau parfois prodigieux bien supérieur au pourtant déjà terriblement efficace « Paranoid and sunburnt ».

Alors certes Skin ne manque pas de coffre et de talent, mais le registre adopté mélodique à outrance s’écarte grandement des folles ruades rock pour converger vers une pop boursouflée et sucrée dure à ingurgiter.

La carrière météorique de Skunk Anansie (à peine plus de cinq ans !)  s’achève donc sur ce disque tour à tour impressionnant ou irritant avec le sentiment que le groupe termine sans avoir pu exprimer véritablement tout son potentiel, hésitant trop longuement entre le rock violent des débuts et les sirènes de la pop édulcorée qui leur tendaient logiquement les bras en une tentation que l’on peut logiquement comprendre quand on dispose dans ses rangs d’une chanteuse du calibre de Skin.

En 2009, après huit années de black out et d’éparses carrières solo, des rumeurs de reformations se font connaître, laissant à penser que Skunk Anansie n’a pas forcément dit son dernier mot.

So stay tuned ..

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 20:47



Après le succès foudroyant de leur premier album, les quatre anglais de Skunk Anansie récidivent très (trop ?)  vite avec « Stoosh » sorti un an après en 1996.

Reprenant l’idée de l’artwork précédent, la pochette est cette fois encore plus offensive comme si la chanteuse Skin crevait littéralement l’écran.

Fidèle à sa réputation, Skunk Anansie ouvre avec un « Yes it’s fucking political » , saccadé,  distordu et furieux.

Egalement très affirmé « All I want » oscille brillamment entre couplets pop à fleur de peau et  refrains rock survitaminés.

« She’s my heroin » fiévreux et tortueux, pousse la recette à un stade supérieur en enclenchant des cassures rythmiques toujours plus brutales.

Première véritable ballade, « Infidelity (only you)  » se montre plutôt plate et ennuyeuse malgré les indéniables qualités vocales de Skin.

Par la suite, Skunk Anansie trouve la recette du tempo parfait et signe avec « Hedonism » sa plus belle ballade, sans doute l’un de ses plus grands succès commerciaux.

Mid tempo rock trop aseptisés et contrôlés , « Twisted (everyday hurts) » et « We love your apathy » ronronnent gentiment sans convaincre.

Le groupe dévoile ensuite ses réelles intentions et enchaîne ensuite plusieurs ballades.

Si « Brazen » soutenue par un ensemble de cordes mettant superbement en valeur la voix aérienne de Skin, œuvre dans un style très emphatique, « Pickin on me » évolue elle dans un registre intimiste et minimaliste.

Tentative de réaccélération assez malheureuse sur « Milk is my sugar » qui malgré des percussions exotiques tourne complètement à vide, comme si le groupe n’y croyait pas.

L’album se termine sur « Glorious pop song » , la bien nommée, qui avec un air léger, pop et surtout grâce à la voix brûlante de Skin s’avère très efficace.

En conclusion, après un « Paranoid and sunburnt » gavé de tubes et de rock hautement énergétique,  « Stoosh » marque un très net adoucissement et une nouvelle orientation plus pop.

Une large prédominance de ballades du reste souvent réussies et des morceaux rock plus contrôlés perdant donc de leur tranchant et de leur saveur composent donc ce deuxième disque en demi teinte.

Meme si il donne l’occasion de découvrir une nouvelle facette de l’extraordinaire voix de Skin, « Stoosh » est un abum trop pop et édulcoré pour votre serviteur.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 19:31


Rapide retour en arrière dans les années 90 avec la carrière du groupe de rock anglais Skunk Anansie.

Skunk Anansie sortit son premier album « Paranoid and sunburnt » en 1995 
Il fut un succès incroyable en raison de quelques tubes bien sentis et du look très charismatique de la chanteuse Skin (Deborah Dyer) , jeune femme noire au crane rasé dotée d’un physique élancé proche de celui d’une Grace Jones, égérie de la mode dans les années 80.

La pochette de l’album confirme d'ailleurs clairement l'aura de Skin en la mettant formidablement bien en avant.

Au second plan et plutôt effacés, on trouve un guitariste Ace (Martin Kent), un bassiste Cass (Richard Lewis ) plus le batteur Mark Richardson qui n’apparaît même pas sur la photo.

L’album débute avec un « Selling Jesus », au rythme puissant, heurté et rageur.

La voix de Skin, à la fois explosive et haut perchée, posée sur une musique mélangeant guitare quasi métallique et basse funky, permet de définir immédiatement l’identité du groupe.

Mid tempo doté d’un refrain très efficace, « Intellectualise my blackness » , atteint  pleinement sa cible avec un enthousiasme conquérant.

« I can dream » avec ses guitares acérées, son refrain simple mais très puissant et cette chanteuse incendiaire allumant continuellement des brasiers incandescents, est sans doute LE plus grand tube de Skunk Anansie.

Confirmant une inclinaison politique prononcée, « Little baby swastiskkka » est une merveille alternant passages calmes avec énormes déchaînements de puissance.

Malgré son énergie « All in the name of pity »  se montre linéaire et un cran en dessous de ses petits frères.

Joli ralentissement avec « Charity » power ballade rendue excellente par la voix hors du commun de cette diablesse de Skin.

Avec son ambiance étrange et son rythme décousu, « It takes blood and guts to be this cool but I’m still just a cliché » est le morceau le plus atypique de l'album.

« Weak » bijou pop rock au refrain irrésistible prenant aux tripes est pour moi le deuxième tube incontournable de ce disque.

Sur « And here I stand » chaloupé et dévastateur, le groupe déroule avec une facilité déconcertante.

Lui succédant, « 100 ways to be a good girl » est plus calme et introspectif.

Terminant le disque, « Rise up » fait figure de titre de remplissage, convenu et facile ne tenant que sur la voix de Skin.

En conclusion, « Paranoid and sunburnt » présente la formule idéale de la réussite avec un rock énergique, direct et efficace rehaussé de deux ou trois tubes dévastateurs pour s’ouvrir une voie royale vers le succès mondial.

Mais la clé de ce succès justement, ce qui fait vraiment la différence est la voix de la volcanique Skin, qui séduit, agresse, conquit, bouillonne et surprend par ses milles éclats.

On pourra reprocher néanmoins à « Paranoid and sunburnt »  les défaut de ses qualités, c’est à dire un coté parfois un peu trop linéaire et répétitif.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 18:14


Première rencontre avec l’un des écrivains américains les plus renommés William Faulkner par l’entremise de son livre « Tandis que j’agonise ».

L’histoire se déroule aux Etats Unis, dans l'état du Mississipi au début du vingtième siècle.

Chez les Bundren une famille de fermiers, un drame a eu lieu : Addie la mère de la famille est morte.

C’est donc un peu comme si le centre de gravité de toute la famille, celui qui assurait la stabilité de la vie des Bundren disparaissait.

Prisonnier d’une promesse faite à Addie, son mari Anse, va devoir accomplir un long voyage pour aller l'enterrer dans sa ville natale  de Jefferson.

Commence alors un long et pénible voyage à travers le Sud des Etats Unis.

Durant ce voyage Faulkner va décrire à l’aide d’un procédé de monologue intérieur les pensées de chacun des membres de la famille Bundren face à ce drame, que ce soit Anse ou les enfants, quatre garçons Darl, Jewel, Cash, Vardaman et une fille Dewey Dell.

Malgré ce style novateur, « Tandis que j’agonise » revêt une forme difficile à appréhender car à chaque chapitre on change de personnage et les retours en arrières chronologiques sont nombreux ce qui a pour effet de rentre la lecture déroutante.

Tout au long du récit, on apprend à connaître les differents personnages, que ce soit Anse, chef de famille peu courageux, peu charismatique et peu intelligent , Jewel excellent cavalier au caractère fougueux et difficile, Vardaman très jeune enfant au psychisme perturbé qui compare sa mère à un poisson qu’il a péché, Cash qui déploie une obstination surnaturelle à réaliser le cercueil de sa Mère, Dewey Dell enceinte sans être mariée qui cherche à se faire avorter, et Darl le personnage intelligent et sensible dont le point de vue est le plus représenté dans le roman.

Au cours de ce voyage les difficultés vont se succéder : des inondations suite à un violent orage vont faire s’écrouler les ponts ce qui va entraîner la mort de mulets, une fracture de la jambe de Cash et l’immersion du cercueil dans l’élément liquide.

Au milieu du roman, la défunte s’exprime dans un ultime et cinglant monologue.

On découvre alors une femme haïssant son mari et ses propres enfants dans une vie qu’elle n’a pas vraiment choisie, une femme dévorée par le sentiment du péché du à son adultère avec le pasteur Whitfield, adultère ayant pour conséquence la naissance de Jewel.

Obligée de faire des détours, prise par le temps en raison du pourrissement du corps, la famille va finalement aller dans la douleur au bout de son chemin de croix mais en chemin le jeune Darl va perdre la tête et va devoir se faire interner dans un asile.

Le roman se termine par la présentation de la nouvelle femme de Anse à sa famille.

« Tandis que j’agonise » est un roman difficile, se déroulant dans un climat tragique d’une pesanteur inouïe.

On est saisi par le coté frustre de ces paysans misérables, leurs mœurs simples, rudes, leur absence de communication et leur quasi impossibilité à exprimer leurs sentiments.

Pourtant la douleur du deuil existe bel et bien et les affecte sous diverses formes que ce soit dans les délires hallucinatoires du jeune Vardaman, la violence de Jewel, l’activité physique frénétique de Cash ou le basculement dans la folie de Darl.

Faulkner décrit un monde pauvre, dur, ou les deux valeurs essentielles que sont l’assommant travail de la terre et la soumission à Dieu vont de pair avec des secrets familiaux souvent lourds de haine et de frustration.

Outre le style narratif original, on saluera, la beauté et la force de la langue riche en métaphores pour la plupart sinistres.

Pour autant je n’ai pas été vraimment séduit par ce livre au style déroutant et difficile, d’une noirceur étouffante mettant en scène des personnages trop primitifs pour que je puisse totalement m’identifier à eux.
Etre impressionné ne signifiant pas etre séduit ...

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 21:24


Sorti en 1977, « Lust for life » est le second album de la carrière solo d’Iggy Pop.

Meme si contrairement au premier album « The Idiot » sorti la même année, David Bowie n’en est pas le producteur exclusif, les noms de Bewlay Bros et Colin Thurston apparaissant en sus de celui du sien, la patte du Caméléon se fait tout de même majoritairement sentir sur ce disque majeur dans la carrière de l’Iguane.

Bowie cosigne ici en effet sept titres sur neuf, assurant les chœurs, claviers et piano, sur ce disque culte composé lors de folles nuits de défonces berlinoises.

Les autres musiciens impliqués dans ce projet sont Carlos Alomar et Ricky Gardiner aux guitares, Tony Sales à la basse et Hunt Sales à la batterie.

En pleine vague punk qu’il a assez ironiquement initiée avec ses Stooges prêt de 10 ans auparavant, Iggy Pop choisit à l’image de cette pochette très politiquement correcte (et plutôt ringarde aujourd’hui ) une autre orientation plus rock, commerciale et accessible dans sa carrière solo.

Le début de cet album est une pluie de tubes et de classiques assez incroyable.

« Lust for life » déboule avec sa rythmique sautillante de batterie si caractéristique …

Avec un tel rythme si déroutant de facilité, Iggy n’a à la limite plus qu’a poser sa voix un brin nasillarde et à assurer sur des refrains conférant à ce titre un statut d’hymne immortel dans l’histoire du rock.

Moins prime sautier, « Sixteen » est un court et lancinant rock hanté par de superbes effets de réverbérations vocaux.

« Some weird sin » reprend pratiquement la même formule que « Lust for life » à savoir cette rythmique de batterie sautillante assez irrésistible mais avec je trouve un coté moins évident sur les refrains, peut être plus de compacité vocale bref le petit rien qui le rend encore supérieur au modèle original.

Comment résister à « The passenger » superbe ballade ayant traversée les ages et pratiquement tombée dans le domaine public de nos jours ?

Etonnamment Bowie n’est pas crédité de ce titre incontournable de la carrière de l’Iguane.

« Tonight » en revanche porte très fortement la touche Bowie, avec des refrains très classieux accompagnés de nappes de claviers divines.

La voix d’Iggy Pop bloquée ici en mode crooner caressant fait ici des merveilles.

Jusqu’ici l’album a fait dans l’unique, l’historique, l’exceptionnel.

« Success » marque sans doute le premier morceau sans doute d’un niveau plus commun avec un léger coté country-rock que je goûte assez peu.

« Turn blue » est une interminable ballade bluesy que je trouve profondément ennuyeuse.

Après ce relatif ( et sans doute discutable)  passage à vide « Neighborood threat » à l’atmosphère étrange et envoûtante se montre plus séduisant, avant que « Fall in love in me » long rock agréable et vivant ne parachève ce disque de renom.

Le jour ou Iggy Pop quittera ce monde il est fort probable que « Lust for life »  reste pour la postérité tant il contient quelques uns de ses morceaux les plus emblématiques qui lui (et nous) survivront vraisemblablement tous au fil des ages.

« Lust for life » est sans nul doute le meilleur album produit par le duo Bowie/Pop et constitue un élément clé dans le déclenchement du décollement de la carrière solo de l’Iguane.

En occultant volontairement cet aspect historique de la musique rock, on pourra reprocher un son global vétuste qui ne fait pas réellement honneur à la qualité des morceaux et une deuxième partie (après « Tonight » en fait) d’un niveau objectivement bien plus quelconque après un début aux allures d’infernal juke box cracheur de tubes.

Un classic-album je pense à écouter au moins une fois dans sa vie quelle que soit sa sensibilité musicale propre, si on s’intéresse un tant soit peu à la musique de qualité.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 19:58

 


Pour prendre en main les X-men en 1977,  le dessinateur John Byrne remplace Dave Cockrum et son association avec Chris Claremont va donner naissance aux plus fabuleuses années de la série avec l’apothéose de tragédie épique qui est la saga du Phénix Noir.
 

« X-men, l’intégrale, 1979 » regroupe les épisodes se  situant juste avant ce summum artistique mais le tandem Claremont-Byrne, déjà bien rodé, tourne à plein régime. 

Le récit prend place après une terrible bataille en Antarctique contre Magneto ou les X-men sont laissés pour mort. 

Charles Xavier lui vit avec Lilandra sur la planète Shi’ar et Jean Grey se ressource en Ecosse. 

En réalité les X-men ont survécu au choc avec Magnéto et dérivent en pleine tempête dans le Pacifique Sud  lorsqu’ils sont recueillis par un navire qui les emmène au Japon ou ils découvrent un pays ravagé par Moise Magnum, un industriel rival de Tony Stark, ayant par un accident lors d’un forage trouvé le moyen d’accumuler de puissantes quantités d’énergie pour créer des séismes de grande amplitude. 

Magnum demande la soumission du Japon contre sa clémence et s’appuie dans sa soif de conquête sur des Mandroides, homme de mains équipés d'armures truffées d’armes à haute technologie. 

Meme alliés à Feu du Soleil , le mutant protecteur du Japon, les X-men paraissent surclassés par les immenses pouvoirs de Magnum. 

Le Hurleur pousse alors son pouvoir sonique au maximum pour le contrer mais cet effort quasi surhumain le laisse inconscient et privé de ses facultés. 

Dans la seconde partie de l’intégrale, les X-men se heurtent à leurs homologues de la Division Alpha chargés par le gouvernement canadien de récupérer Wolverine.

La passe d’armes entre les deux équipes de légende est formidable, se soldant par un match quasi nul. 

Entre temps, Tornade à la recherche de son passé, retourne à Harlem pour retrouver l’ancien immeuble ou ses parents ont brièvement habités avant de revenir en Afrique. 

Elle tombe sur des junky squatters qui l’agressent ce qui la choque violemment.

Les X-men tombent ensuite entre les griffes d’Arcade, le tueur professionnel avec qui Tom Cassidy et le Fléau ont passé un contrat pour tuer les X-men. 

Arcade enléve les X-men par ruse et les plonge dans Murderland, un parc d’attraction géant truffés de piéges mortels ou il joue avec eux à la manière d’un tueur psychopathe. 

Les X-men s’échappent de ce cauchemar et se heurtent en Ecosse à un ennemi encore plus redoutable, le mutant Proteus fils de Moira Mc Taggert, capable de modifier la structure de la réalité. 

Pour survivre Proteus a besoin périodiquement de prendre possession de corps humains qu’il finit par vider de leur énergie vitale. 

Sa seule vulnérabilité semble être le métal. 

Les X-men le traquent dans toute l’Irlande et finissent difficilement à en venir à bout après une bataille épique ou Phenix, Wolverine puis au final Colossus achévent la redoutable créature. 

Le dernier volet de cette saga est consacré à Akron, monarque d’un autre monde dont la lumiére est assurée à partir d’une machine qui a besoin d’une énorme puissance d’énergie pour etre rechargée. 

Akron ne trouvant pas Thor, se rabat sur Tornade qu’il enléve en prenant par surprise les X-men. 

Ceux si suivent Akron dans son monde et affrontent toute ses troupes pour délivrer Tornade. 

Entre temps ils comprennent le fond des motivations d’Akron et finissent par conjuguer leurs pouvoirs pour aider Tornade à réalimenter la machine.

 

« X-men, l’intégrale, 1979 » est un très grand cru. 

Graphiquement parlant, on peut avancer sans crainte que si Kirby correspondait à la période de la préhistoire, Cockrum à celle du Moyen-Age, Byrne correspond assurément à celle de la Renaissance avec des dessins d’une beauté, d’une classe et d’une finesse exceptionnelles. 

Les scénario sont déjà fantastiques, car si l’affaire Moise Magnum n’a rien d’hors du commun (un brillant ingénieur rendu fou par le pouvoir qui prend en otage une nation), elle a pour conséquence le sacrifice du pouvoir du Hurleur qui traîne ensuite un terrible sentiment d’impuissance et d’inutilité pendant tout le reste de la série. 

La Division Alpha est une équipe presque aussi sympathique et attachante que les X-men, Arcade tueur psychopathe et inventif à la Joker est un charismatique adversaire quand au face à face avec Proteus il est d’un niveau proprement exceptionnel, plongeant chacun des X-men dans de grands troubles psychologiques. 

Outre ces merveilles on notera les premières passionnantes approches de séduction du Cerveau à l’encontre de Jean Grey, qui prenant l’apparence d’un magnifique gentilhomme, Jason Wyngarde, projette Jean dans un puissant monde d’illusions autour de l’époque du XVIII iéme siècle. 

Approches d’autant plus cruelles que dans le même temps Cyclope se détache de Jean en sortant avec Coleen Wing. 

En résumé « X-men, l’intégrale, 1979 » annonce déjà tout du chef d’œuvre à venir.

 

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 21:50


A la fin des années 60, les premiers X-men imaginés par Stan Lee et Jack Kirby voient leur popularité décliner.

La série est pour tout dire arrêtée en 1969, après 66 épisodes, c’est dire o combien même à partir d’une idée de base géniale, le succès peut mettre du temps à se concrétiser.

En 1975, Marvel revoit sa copie et décide de confier à Len Wein puis Chris Claremont la difficile tache de redonner un nouvel élan aux X-men.

Au dessin ce sera Dave Cockrum qui  aura la lourde tache d’insuffler la vie à ces nouveaux personnages.

« X-men, l’intégrale, 1975-1976 » regroupe les épisodes de cette renaissance.

Pour moi, si les années 60 faisaient surtout figure d’ébauche, 1975 marque la véritable naissance des X-men mythiques.

L’album débute par le recrutement par Charles Xavier de nouveaux X-men après que les X-men d’origine aient soit choisi comme le Fauve de quiter le groupe soit disparu dans des conditions troubles.

Le télépathe sillonne le globe à la recherche de mutants repérés par ses talents.
Il est à noter la remarquable représentatitvité ethnique du choix des nouveaux personnages ce qui montre le coté universel et humaniste de Marvel.

Avec Len Wein on assiste donc tout d'abord à présentation des nouveaux membres, que ce soit Diablo, mutant téléporteur à l’aspect diabolique né en Allemagne, Tornade considérée comme une déesse kenyane en raison de son pouvoir de contrôler les évènements, Colossus, sibérien capable de se transformer en colosse d’acier, le Hurleur, irlandais aux cordes vocales capable de lancer des rafales soniques, Epervier, indien apache à la force et vitesse surhumaines, Feu du soleil, japonais possédant une energie thermique impressionnante et bien entendu  Wolverine, canadien aux squelettes et griffes d’adamantium ajoutés à son pouvoir auto guérisseur.

Seul Cyclope reste le point d’union entre l’ancienne et la nouvelle génération.

La première mission de ces nouveaux X-men est d’aller sur Krakoa, une île du pacifique ou Angel, Iceberg, Marvel Girl, Polaris et Havok ont mystérieusement disparu.

La nouvelle équipe comprend vite que Krakoa est une île vivante irradiée par les essais nucléaires qui cherche à se nourrir de l’énergie des mutants pour croître.

Face à une telle menace, tous les X-men s’unissent et c’est Polaris suralimentée par Tornade, Havok et Cyclope qui parvient en utilisant de puissantes forces magnétiques à éjecter Krakoa dans l’espace.

Malgré le succès de cette première mission, l’effectif recruté par Xavier est trop important et de nombreux conflits éclatent notamment avec Feu du Soleil et Epervier.

Se sentant de trop ou plus à leur place, Feu du Soleil, Angel, Iceberg et Marvel Girl spontanément quittent l’équipe, le départ de cette dernière déchirant le cœur de Cyclope.

La prise d’une base américaine par le Comte Nefaria et ses ridicules créatures les Ani-Men aboutit à un drame, la mort d’Epervier qui se tue dans l’explosion d’un avion.

En tant que leader Cyclope culpabilise énormément de cette mort prématurée.

Les X-men combattent ensuite un mystérieux démon Kierrrok dans ce qui ressemble fort à un interlude.

Puis Charles Xavier hanté par de mystérieux rêves de galaxies lointaines décide de partir en voyage rendre visite à un de ses amis astro physicien de très haut niveau pour tenter de décrypter ce mystère.

Mais possédés mentalement par Eric le Rouge, Havok et Polaris tente de tuer Xavier que les autres X-me sauvent in extremis.

L’affrontement est terrible notamment le duel entre Polaris et Tornade, finalement remportée par cette dernière après une lutte acharnée.

Les X-men n’ont pas le temps de chercher des explications puisqu’ils sont attaqués par leurs ennemis historiques, de nouvelles Sentinelles immnses robots tueurs de mutants, crées par le Docteur Steven Lang à partir des travaux de Larry Trask.

Pris par surprise, Wolverine, Marvel Girl, le Hurleur et surtout Xavier sont capturés et retenus prisonnier sur une station orbitale.

Lang qui a crée des robots copiant les pouvoirs des mutants est finalement mis en déroute par Cyclope, Colossus, Diablo et Tornade venus délivrer leurs amis.

Au cours du retour sur Terre, la navette des X-men est prise dans une tempête cosmique et Jean Grey qui pilotait se retrouve irradiée par des doses d’énergies colossales provoquant sa transformation en Phénix.

Mais Jean tolère mal ce nouveau pouvoir et fait un malaise.

Elle se trouve hors de danger mais mise au repos.

Pour se reposer, les X-men à l’exception de Xavier et Cyclope qui restent au chevet de Jean, partent en vacances en Irlande chez le Hurleur qui possède un immense château sur l’île de Muir.

Mais la bas ils tombent sur un guet append mené par Tom Cassidy et son invincible associé le Fléau.

L’album se termine sur la défaite des X-men vaincu par le terrible pouvoir du Fléau.

Sans être un chef d’œuvre absolu, « X-men, l’intégrale, 1975-1976 » contient déjà pour moi les germes du renouveau et des futurs chefs d’œuvres à venir.

Meme si ils n’atteignent pas encore des sommets artistiques, les dessins de Cockrum sont pour moi considérablement plus fins et travaillés que ceux de Kirby, ce qui confère un coté plus réaliste et dynamique à la série.

A partir d’un effectif de personnage sans doute jugé ingérable par Claremont, un écrémage subtile a lieu, allant de pair avec une éviction progressive des anciens X-men comme Angel ou Iceberg que j’ai toujours trouvé beaucoup moins intéressants que les autres.

Les scénario sont habiles menant souvent à des affrontements fratricides (personnages possédés mentalement ou répliqués technologiquement)  et mènent continuellement aux incessants changements géographiques aux quatre coins du globe qui font toujours fantasmer le lecteur rêveur que je suis.

Coté adversaire, les Sentinelles ou le Fléau font partie de valeurs sures de l’histoire des X-men et on retiendra l’événement sans doute le plus marquant de la saga : la première transformation de la douce en Jean Grey en inquiétant Phénix.

Ici Wein et Claremont créent progressivement leur univers et jettent donc les premières bases de l’une des plus prodigieuse saga du monde de la bande dessinée.

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