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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 10:10
Sons of anarchy, saison 7, épisode 1 (Kurt Sutter)

Sortie en 2014, « Sons of anarchy, saison 7, épisode 1 », marque donc le début de la dernière saison de la série crée par Kurt Sutter.

Sans preuve à charge pour le meurtre de sa femme Tara (Maggie Stiff), Jax Teller (Charlie Hunnam) est finalement libéré par le procureur Pounder (Tyne Patterson) qui se montre étrangement proche en lui livrant quelques confidences intimes sur la mort d’un de ses fils tué par un gang.

Avant de sortir de prison, Jax dont l’accord avec Pounder pour le massacre de Matthew Jenkins, tombe sans plus d’explications, massacre un indicateur qui s’apprêtait à balancer Ron Tully (le goth rocker Marylin Manson) numéro 3 du gang néo nazi des frères aryens.

Le but de Jax est d’apaiser les tensions avec les frères aryens en faisant table rase du passé en leur proposant, chose difficile à accepter, d’entrer en affaire avec August Marks (Billy Brown), proposition devant laquelle Tully reste méfiant et évasif.

De retour dehors, Jax ne perd pas de temps, reprend logiquement ses prérogatives de chef et prête main forte à TJ Cross (Michael Beach) le leader des Grim bastards afin de rechercher les agresseurs de trois de ses hommes.

Les Sons procèdent à l’interrogatoire musclé de Flint (Chris Chalk), un chef de gang noir privé de ses jambes et parviennent à obtenir l’adresse présumé des tueurs.

De son coté Nero Padilla (Jimmy Smits) qui a rejoint à contre cœur l’alliance entre les Asiatiques et les Latinos tente de jouer les intermédiaires entre Jax, Alvarez (Emilio Rivera) et Lin (Kenneth Choi).

Il obtient un statu quo de la part du leader des Sons et se renoue avec Gemma.

En cavale après les meurtres de Tara et du sheriff Roosevelt (Rockmond Dunbar), Juice (Theo Ortiz) bénéficie de l’aide de Gemma (Katey Sagal) et se réfugie chez Wendy (Drea de Matteo) alors en cure de désintoxication.

Mais sans argent et soutien, sa position reste précaire… aussi cède il vite à l’inquiétude lorsque Wendy de retour chez elle lui demande de partir.

En conclusion, après la mort de Tara et Clay, les cartes sont rebattues dans « Sons of anarchy, saison 7, épisode 1 » qui se montre comme un épisode de transition toujours aussi violent.

Jax redevient très voir trop rapidement le chef, effectuant un séjour beaucoup trop rapide en prison et bénéficiant à mon sens d’une trop grande clémence de Pounder.

La mort de Tara est le prétexte à un nouvel exutoire de vengeance dirigée vers les gangs adverses tout en conservant la tête suffisamment froide pour préserver l’alliance économique fragile péniblement acquise dans le sang.

Toujours aussi ambigus, Nero et Juice demeurent à présent les personnages les plus intéressants de la série.

On saluera également l’arrivée d’un nouveau « guest » prestigieux venu du monde du rock, Marylin Manson dont le visage bouffi a pris un sacré coup de vieux !

Sons of anarchy, saison 7, épisode 1 (Kurt Sutter)
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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 09:49
Elephant (Gus Van Sant)

Gus Van Sant toujours avec le film considéré comme son plus grand succès « Elephant » qui lui valu la palme d’or à Cannes et la reconnaissance internationale.

Exploitant comme Michael Moore, le tragique fait divers du massacre de Columbine, « Elephant » qui sort en 2003 raconte le déroulé des évènements menant au drame par l’intermédiaire de plusieurs personnages, principalement John Robinson (John Mc Farland), un des adolescents du lycée qui se rend sur place conduit par son père (Timothy Bottoms) et Elias (Elias Mc Connell) photographe amateur prenant des clichés des autres élèves au gré de son inspiration.

Les filles ne sont pas en reste, notamment Jordan (Jordan Taylor) et ses copines Brittany (Brittany Mountain) et Nicole (Nicole George) mais aussi la malheureuse Michelle (Kristen Hicks) complexée comme beaucoup d’adolescentes par les cours de gym et l’obligation de dévoiler son physique ingrat.

L’un des deux tueurs est Alex (Alex Frost) cancre et souffre douleur du lycée qui ne supporte plus sa condition et décide d’entrainer peu à peu son ami et amant Eric (Eric Deulen) dans un délire morbide sur fond de jeux vidéos, d’armes de guerre et de propagande nazi.

Les deux garçons se motivent dans leur projet morbide et passent ensuite à l’action armés jusqu’aux dents et grimés en commandos de « Call of duty ».

John a juste le temps de fuir et d’échapper à la mort, ce qui n’est pas le cas des autres élèves qui sont massacrés un à un dans les salles de classes à la bibliothèque ou même dans les toilettes.

Alex mène la danse, liquidant le proviseur Luce (Matt Malloy) après lui avoir cruellement laissé un espoir et les corps s’amoncellent dans l’incompréhension et la terreur.

Il élimine Eric sans explication apparente puis Benny (Benny Dixon) un jeune noir du collège qui aidait les élèves à fuir sans se préoccuper retrouve le couple formé par Jordan Taylor) et Carrie (Carrie Finklea) pourtant retranchés dans une chambre froide et laisse planer un faible doute sur leur sort final.

En conclusion, comme la plupart des films de Van Sant, « Elephant » surfe sur un sujet très fort et retrace de manière sobre, éthérée l’horreur de la construction d’un massacre sur fond de malaise adolescent sans que les causes profondes soient explorées.

Le quotidien des lycéens est passé en revue avec la routine des cours, des repas à la cantine, des amourettes et des jalousies entre copines.

Difficile de ne pas éprouver un fort sentiment de dégout au visionnage de ce film trop plat et ennuyeux comparé à la réalité à la violence des actions… comme le montre l’horreur des quelques vidéos filmant le déroulé des attentats terroristes de Paris.

Une palme d’or mais pour récompenser quoi au juste ? La sophistication de l’horreur ? La satisfaction de nos bas instincts de voyeurs-meurtriers ? Tout ceci n’est il pas au fond bien hypocrite et répugnant ?

Elephant (Gus Van Sant)
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 20:15
Trois jours et une nuit (Pierre Lemaitre)

Sorti en 2016, « Trois jours et une vie » est un roman de Pierre Lemaitre, considéré depuis son prix Goncourt en 2013 comme un des maitres du roman noir.

L’histoire se déroule à la fin de l’année 1999 ou Antoine, un jeune garçon d’un petit village du Loire et Cher appelé Beauval, tue par accident dans la foret de Saint Eustache, un autre enfant appelé Rémi Desmedt car il tient son père un ouvrier brutal pour responsable de la mort du chien avec qui il partageait ses sorties de petit garçon.

Paniqué, Antoine trouve néanmoins les ressources mentales et physiques suffisantes pour hisser le corps de Rémi jusqu’à un trou perdu dans la foret et l’y enfouir.

De retour à Beauval, Antoine ment à sa mère divorcée Blanche Courtin, fait un malaise après avoir ingéré plusieurs médicaments et laisse l’inquiétude puis l’angoisse gagner peu à peu les habitants.

Mais malgré les recherches et les battues de la Gendarmerie, rien n’y fait, le corps de Rémi demeure introuvable.

Vu sur place, Andrei Kowalski, le boucher au physique étrange, est arrêté, soupçonné puis relâché faute de preuves.

La tempête Lothar qui ravage la France à la fin de l’année sonne un coup d’arrêt définitif à une enquête qui piétine.

Rongé par la peur d‘être pris, Antoine s’arrache à son village et onze années après termine ses études de médecine.

Il fréquente Laura une étudiante en médecine aussi et compte partir avec elle pour se consacrer à l’humanitaire et donc quitter la France.

Mais son destin le rattrape par l’intermédiaire de sa mère, qui renversée par une voiture, nécessite son retour à Beauval ce qui lui fait prendre conscience des projets de construction d’un parc d’attraction sur la foret de Saint Eustache et donc de futurs travaux mettant probablement à nu le corps de Rémi.

Paniqué, Antoine assiste impuissant à la découverte inéluctable du corps de Rémi, à la relance d’une enquête qui ne donne pas plus de résultats.

Se croyant sorti définitivement d’affaires, Antoine est rattrapé par Emilie Mouchotte son fantasme d’enfance qui le recontacte, enceinte de lui après une étreinte fugace à Beauval.

Les démarches d’Emilie, une fille séduisante, volage et un brin stupide, agace Antoine qui cherche à la faire avorter mais se retrouve pris en tenailles par Mr Mouchotte, qui le menace de lui faire un procès et d’exiger un test ADN pour le forcer à reconnaitre le futur bébé.

Antoine qui sait que le test ADN démontrera de manière univoque sa culpabilité, cède et épouse à contre cœur la ravissante idiote, mettant un terme à sa passion avec Laura.
Pire, il retourne s’établir comme médecin à Beauval prenant la relève de son vieux prédécesseur le docteur Dieulafoy qui l’avait soigné peu après le meurtre de 1999.

Avant de quitter le village pour s’établir dans le sud de la France, le vieux Kowalski lui fait une surprenante confidence : il l’a vu le soir du meurtre mais n’a rien dit car il entretenait une relation secrète avec sa mère et voulait l’épargner.

Abasourdi, Antoine reçoit peu après par la poste sa montre son brassard fluo perdu dans le foret le soir du meurtre.

En conclusion, « Trois jours et une vie » est une découverte permettant de comprendre le succès de cet écrivain au style simple, construisant sa petite histoire de meurtre franchouillard bien maitrisée, mais sans trop forcer non plus.

Généraliste et (trop) grand public, Lemaitre joue distille habilement son suspens s’inspirant d’un de ses maitres, Alfred Hitchcock avec un nœud coulant qui se referme lentement sur le personnage principal.

Il manque donc au final pour moi à « Trois jours et une vie », de l’originalité, du rythme et l’intensité, mais ce succès populaire peut aussi être vu comme un message d’espoir pour tous les apprentis écrivains en mal de sujets…

Trois jours et une nuit (Pierre Lemaitre)
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 10:51
La vie d'Adèle : chapitres 1 et 2 (Abdelatif Kechiche)

Festival de Cannes oblige, j’ai finalement pu voir en entier « La vie d’Adèle : chapitres 1 et 2 » d’Abdelatif Kechiche.

Sorti en 2013 et auréolé de la palme d’or ainsi que d‘une multitude de prix de par le monde, ce film choc raconte la vie d’Adèle (Adèle Exarchopoulos), une lycéenne du Nord de dix huit ans, qui après une expérience ratée avec Thomas (Jeremy Laheurte) un petit ami masculin, découvre brutalement et violemment une attirance homosexuelle avec un baiser fugace échangé avec une copine de classe, Béatrice (Alma Jodoroswky).

Paumée comme beaucoup d’adolescentes, Adèle suit son ami Valentin (Sandor Funtek) dans un bar homosexuel et y rencontre Emma (Léa Seydoux), une étudiante aux beaux-arts au look excentrique, qui elle fréquente de manière assidue les bars lesbiens.

Attirée comme un aimant, Adèle fréquente Emma mais leur relation met vite la lycéenne dans une position inconfortable vis-à-vis de ses copines de classes, qui l’accusent d’être une gouine.

Mais l’amour est plus fort, Adèle découvre le plaisir charnel intense avec Emma, emménage chez elle et se fait présenter à ses parents, très tolérants sur les couples de femmes.

Difficile cependant lorsqu’on est institutrice et qu’on s’occupe d’enfants d’avouer une vie privée « différente » et Adèle qui cache sa relation, finit par éveiller a curiosité de ses collègues, tout particulièrement.

Au cours d’une soirée dans un bar latino, Adèle succombe à et couche avec lui.

Dès lors, Adèle mène une double vie parallèle et lorsque Emma le découvre une violente dispute éclate entre elles et se solde par une rupture.

Adèle souffre violemment dans sa chair et se montre encore plus perdue que jamais.

Avec le temps, les deux femmes parviennent à se revoir notamment lors de la première exposition des peintures Emma, mais leur relation est bien finie.

Adèle part donc seule, tandis que Emma s’est remise avec Lise (Monica Walravens) une de ses ex qui a eu deux enfants.

En conclusion, « La vie d’Adèle : chapitres 1 et 2 » est un film incroyablement long mais très intense et filmé avec une justesse et un réalisme parfois troublant.

Kechiche joue avec ses actrices notamment la fragile Adèle, les poussant à la limite notamment dans des scènes de sexes incroyablement crues qui m’ont personnellement plus dégoutées qu’excitées.

Bien que non réceptif au sujet de la cause "homosexuelle", difficile cependant de faire la fine bouche sur cette histoire de passion et d’adolescence et de ne pas reconnaitre le talent de Kechiche.
Mention spéciale à Léa Seydoux dont le visage énigmatique, crève l’écran d’intensité !

La vie d'Adèle : chapitres 1 et 2 (Abdelatif Kechiche)
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 22:06
La firme (Sydney Pollack)

Envie de me replonger dans les classiques des années 90 comme dans « La firme » ou quand un grand réalisateur, Sydney Pollack, rencontre un grand écrivain John Grisham.

Sorti en 1993 soit deux ans après le roman, « La firme » commence par un conte de fée : Mitch Mc Deere (Tom Cruise) un jeune avocat est débauché d’Harvard par un gros cabinet de droit des affaires.

Avec un salaire mirobolant, une maison et une Mercedes sport de fonction, Mitch s’enflamme vite et entraine sa femme Abigail (Jeanne Tripplehorn) loin de leur ville de Boston pour s’établir à Memphis, siège de la société.

Accueilli par Oliver Lambert (Hal Holbrook) le PDG de la firme, il découvre le mentor qu’on lui a assigné : Avery Tolar (Gene Hackman).

Mais rapidement Mitch découvre la mort étrange de deux collaborateurs de la firme, tué lors d’un accident de plongée au cours d’un séminaire aux iles Bahamas.

L’attitude très froide d’Avery choque également Abigail qui a pu aisément trouver un poste d’enseignante dans la ville mais ceci ne l’empêche pas d’inviter Mitch aux Bahamas pour rencontrer un de ses clients qui apparait comme en liaison avec les Morolto, une famille appartenant à la Mafia.

Après l’entretien ou Mitch se distingue par son culot, Avery l’invite à une soirée arrosée et lui propose une fille, ce que le jeune avocat refuse.

Mais une agression sur la plage le force à secourir une jeune femme maltraitée, qui pour le remercier s’offre à lui.

De retour à Memphis, Mitch qui a trouvé étrange que deux policiers l’abordent dans un restaurant, va voir en Arkansas son frère Ray (David Strathairn) en prison et lui fait part de ses doutes sur les agissements de son entreprise.

Ray lui conseille donc de contacter Eddie Lomax (Garey Busey) un détective privé qui travaille avec sa secrétaire Tammy Hémophile (Holly Hunter).

Mais Lomax ne va pas très loin dans ses recherches puisqu’il est abattu par deux hommes, un chauve trapu (Dean Harris) et un blond albinos (Tobin Bell).

Tammy survit et rejoint Mitch pour l’avertir du danger…

Mitch préfère faire équipe avec elle plutôt que de renseigner le FBI représenté par Wayne Tarrance (Ed Harris) qui lui propose de servir de taupe pour faire chuter la firme.

Il prend la décision courageuse de révéler son infidélité à Abby au risque de la perdre mais pour ne pas dépendre des pressions exercées par William Devasher (Wilford Brimley) le chef de la sécurité de la firme qui tente d’exercer avec le blond un chantage.
Comme on pouvait s’y attendre, Abby désire prendre du recul dans leur relation et rentrer chez ses parents, mais se ravise en acceptant une invitation au Bahamas d’Avery.

Sur place, elle drogue le vieil avocat et obtient d’autres informations supplémentaires qu’elle transmet à Tammy.

Ayant failli, Avery se sait condamné par la firme et meurt.

De son coté, Mitch manœuvre avec doigté et audace, négociant avec le FBI la sortie de prison de son frère, puis dérobant les factures de la firme montrant son implication dans l’arnaque de clients et la fraude fiscale.

Pourchassé par les deux tueurs de la firme, il leur échappe après une course poursuite dans le centre de Memphis et finit par tuer en état de légitime défense Devasher qui avait abattu par erreur le blond.

Il fait jusqu’au bout cavalier seul vis-à-vis du FBI et négocie directement auprès des Morlto (Paul Sorvino et Joe Vitelli) l’utilisation de leurs fausses factures tout leur promettant leur tranquillité.

Afin d’assurer sa sécurité, il leur fait savoir avoir mis un double en lieu sur des documents auxquels il a pu avoir accès et transmet finalement les fausses factures à Tarrance pour démanteler la firme.

Une fois sorti de cet enfer, Mitch qui a appris l’aventure d’Abby aux Bahamas, fait table rase du passé et décide de revenir avec sa belle s’établir dans son cher état du Massassuchetts tandis que son frère débute une nouvelle vie avec Tammy au Bahamas.

En conclusion, bien qu’aujourd’hui un peu daté, « La firme » est un très bon polar surfant sur une atmosphère paranoïaque à souhait et sur son rythme soutenu dans lequel un Tom Cruise alors en pleine jeunesse se donne sans compter.

Appuyé par un acteur aussi charismatique que Gene Hackman toujours parfait en salaud ambigu, le film fonctionne comme une mécanique bien huilée, montrant la réussite individuelle par le courage et l’audace d’un homme seul pris en étau entre puissante société mafieuse et autorités aux méthodes elles aussi brutales.

Trop cliché sans doute pour certains, « La firme » reste pour moi un modèle bien peu égalé de ce type de films.

La firme (Sydney Pollack)
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 20:44
Breaking the waves (Lars Von Trier)

Grand cinéma toujours avec « Breaking the waves » du danois Lars Von Trier.

Sorti en 1996 et récompensé par divers prix européens donc cannois, « Breaking the waves » raconte l’histoire de de Bess Mc Neill (Emily Watson) qui épouse dans les années 70 un ouvrier du secteur offshore Jan Nyman (Stellan Skarsgard).

Le mariage se fait contre l’avis de la petite communauté religieuse de l’ile du nord de l’Ecosse ou le couple réside mais Bess reçoit malgré tout le soutien de sa sœur Dodo (Katrin Cartlidge) qui souhaite son bonheur avant tout.

Restée vierge pour le mariage, Bess découvre le plaisir charnel et l’amour fou avec Jan qui est un amant passionné.

Après quelques semaines, le départ de Jan de retour sur sa plateforme aux cotés de ses collègues Terry (Jean-Marc Barr) et Pits (Mikkel Gaup) est vécu comme un déchirement par Bess qui se tord de douleur à cause du manque.

Un jour Jan a un accident de travail et revient paralysé mais conscient.

Bess doit donc se résigner à l’invalidité de son mari et à suivre les traitements lourds du Docteur Richardson (Adrian Rawlins).

Mais Jan qui n’a plus aucune raison de vivre mis à part son amour pour Bess lui demande de coucher avec des hommes et de lui raconter ses aventures afin de soutenir sa libido.

Malgré quelques réticences notamment par rapport à sa foi, Bess accepte finalement par amour pour son mari et obtient quelques succès qui la font rapidement passer pour une dépravée auprès des autorités religieuses ou médicales de l’ile.

Le point culminant des aventures de Bess consiste à aller rendre visite à de dangereux marins en escale sur un cargo et à finalement s’enfuir pour sauver sa vie.

Incapable de supporter le scandale, Richardson force Jan à signer une décharge pour interner Bess et ainsi se faire éloigner à Glasscow pour subir de nouveaux traitements.

Choquée, Bess erre dans l’ile et se fait excommunier par le pasteur (Jonathan Hackett) pour son attitude et ses propos inconvenants.

Devenue une paria rejetée par sa propre mère (Sandra Voe), agressée par les enfants, Bess apprend par Dodo que Jan est mourant.

S’en est trop pour elle et elle est admise à l’hôpital après une chute ou elle y meurt après avoir vu une dernière fois son mari.

Miraculeusement Jan se remet de ses blessures et réapprend à marcher.

Plutôt que subir les foudres de l’église qui ne souhaite pas donner une sépulture, il dérobe avec ses amis le corps de sa femme et le jette dans la mer lui accordant la liberté à laquelle elle aspirait.

Finalement Richardson reconnait dans son témoignage médical un excès de bonté plutôt qu'une maladie mentale ce qui choque ses collègues médecins.

En conclusion, « Breaking the waves » est un film au sujet fort et dérangeant dont ni l’interprétation, ni la réalisation ne m’a séduit.

Lars Von Trier a visiblement des choses à dire et se montre intéressant sur le fond en tentant de montrer que le véritable amour est celui charnel, organique d’un être humain à un autre humain de chair et de sang et non par celui transcendant d’une religion.

Mais la forme de l’œuvre, sa longueur rébarbative, son atmosphère austère et froide, la simplicité rustique des personnages, la crudité de corps blancs et laids copulant m’ont particulièrement rebuté.

Reste une bande son superbe car rock des années 70 mais complètement décalée par rapport à l’ambiance froide et laide…

Dommage donc.

Breaking the waves (Lars Von Trier)
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 10:43
The raid (Gareth Evans)

Pour le 4500 ième article de ce blog, voici « The raid » film indonésien de Gareth Evans sorti en 2011.

Auréolé d’une réputation d’enfer dans le milieu des films d’action/arts martiaux, « The raid » raconte l’histoire d’une unité de la police, menée par le lieutenant Wahyu (Pierre Gruno) pour éliminer Tama (Ray Sahetapy) un baron de la drogue qui vit retranché dans un immeuble ultra sécurisé de Jakarta.

Mais alors qu’ils foncent tètes baissées dans l’immeuble, les policiers se font surprendre car les trafiquants les attendaient.

De chasseurs, ils deviennent chassés et se font décimés par des tireurs d’élites positionnés stratégiquement.

Les pertes sont énormes et leur moyen de fuite via un véhicule posté dehors éliminé en même temps que les deux chauffeurs.

Dès lors, une poignée de survivants dirigée par Wahyu, le sergent Jaka (Joe Taslim) et Rama (Iko Uwais) tente de sauver leur peau en se cachant dans les appartements de curieux locataires toxicomanes ou trafiquants eux-mêmes et donc soumis aux ordres de Tama.

Le chef qui supervise la situation au travers son réseau de caméras de surveillance, charge ses deux lieutenants Andi (Doni Alamsyah) et Mad dog (Yahian Ruhian), un expert en arts martiaux de retrouver et de tuer la poignée de policiers retranchée dans l’immeuble.

Les policiers vendent chèrement leur peau, progressant pas à pas dans chaque pièce de chaque niveau en affrontant et tuant des trafiquants par armes à feu mais également par armes blanches ou à mains nues dans de spectaculaires corps à corps.

Déchainé, Jaka projette ses adversaires par les fenêtres ou n’hésite pas à faire exploser une bonbonne de gaz dans un frigo pour leur infliger un maximum de pertes.

Blessé et traqué par le cruel Mad dog, Rama est miraculeusement sauvé par Andi, qui est en réalité son frère.

Rama qui va bientôt être père tente de convaincre Andi de quitter l’immeuble avec lui mais celui-ci refuse, invitant seulement son frère de partir maintenant pour échapper à la mort qu’il estime certaine pour les policiers.

Jaka finit par trouver plus fort que lui face à Mad dog, qui le tue après un combat à mains nues d’une violence et d’une explosivité hors normes.

Le petit tueur traine le corps du sergent jusqu’à son maitre et provoque Andi rentré bredouille.

Furieux, Tama plante un couteau dans la main d’Andi car il l’a vu grâce à ses caméras aider Rama.
De son coté Rama qui suspecte Wahyu d’avoir envoyé son équipe au casse pipe exige des explications de son supérieur, dont les dénégations font figure d’aveux.

Le duo décide cependant de monter chez Tama pour le prendre en otage et s’en servir comme bouclier pour quitter vivants l’immeuble de la mort.

Wahyu réussit sa manœuvre mais l’arrogant trafiquant lui annonce qu’il a négocié avec ses supérieurs pour le faire tuer à la sortie.

Furieux, Wahyu le tue et tente de se supprimer sans succès.

De son coté Rama désire sauver Andi torturé par le cruel Mad dog.

Il provoque en duel le tueur et aidé par son frère pourtant blessé à la main, parvient à tuer l’invincible petit guerrier après un combat complètement fou.

Braquant Wahyu le pourri pour le livrer à la justice, Rama parvient à sortir protégé par Andi qui lui ouvre les portes de la forteresse.

Les deux frères se séparent, chacun campant sur ses propres convictions.

En conclusion, malgré son colossal succès, « The raid » est un film assez insupportable par son extrême violence et par la vacuité de son scénario.

150% action et 0% réflexion, tel est le dosage de ce film bas du front accumulant les cadavres (policiers, trafiquants) avec une cadence purement écœurante.

Evans en donne pour son argent à ses spectateurs en faisant la part belle aux combats de Penchak Silat, cet art martial indonésien proche du kung fu, certes spectaculaire mais sans une once de réalisme avec des adversaires se relevant à peine estourbis de coups de coude ou de genoux au visage.

Brutal, sadique, débile comme le plus débile des jeux vidéos, « The raid » recèle un fort gout de plaisir malsain en banalisant la violence comme peut le faire les images continues d’actes terroristes dont on nous abreuve chaque jour.

A vivement déconseiller, sauf pour les plus fanatiques de films d’arts martiaux…

The raid (Gareth Evans)
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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 08:37
Sons of anarchy, saison 6, épisode 13 (Kurt Sutter)

« Sons of anarchy, saison 6, épisode 13 », est donc le dernier numéro de la saga de la saison 6.

Ivre de rage après le départ de Tara (Maggie Stiff), Jax (Charlie Hunnam) demande à Bobby (Mark Boone Jr) de filer son avocat qui ayant rendez vous avec elle dans un parc public pour finaliser signer l’accord avec l’ATF les met logiquement sur la piste de la fuyarde.

Jax accepte ensuite de rencontrer Marcus Alvarez (Emilio Rivera) logiquement inquiet pour l’équilibre entre les gangs d’Oakland après le retrait des Sons du trafic d’armes et surtout la prise de position qu’il estime dominante des One Niners avec la prise de direction d’August Marks (Billy Brown).

Même si Jax lui assure de la neutralité de Marks dans l’affaire, la destruction du gang de Lin met Alvarez sur ses gardes.

Le chef des Mayans double les Niners après une transaction d’armes, tuant un des lieutenants de Tyler Yost (Mo Mac Rae) et empochant la marchandise.

De son coté, Néro Padilla (Jimmy Smits) demande un entretien avec Jax et l’informe de la trahison à son égard de par le meurtre de Darvina Jenkins (Samaire Armstrong) qu’il estimait une victime innocente.

Jax ne peut nier l’évidence et la réaction de Padilla est alors radicale, il se retire de son association avec les Sons, et quitte Gemma (Katey Sagal) déjà traumatisée par le départ de Tara et des enfants.

Padilla écoute alors les conseils de son lieutenant Fiasco (Rey Gallegos) et redevient le chef de gang des Byz Lat, pour entrer dans une alliance avec Alvarez et Henry Lin (Kenneth Choi), ivre de vengeance après l’assassinant de son oncle par les One Niners et les Sons.

Tara est finalement retrouvée et bloquée dans le parc par les Sons.

Tara s’attend à être tuée par Jax mais après une longue discussion à cœur ouvert, le leader des Sons lui assure vouloir le bien des enfants en les éloignant de l’enfer de la vie dans les gangs.

Contre toute attente, Jax pardonne Tara et accepte de se livrer à Pounder (Tyne Patterson) comme seul responsable de la tuerie de Matthew Jenkins (Tate Berney)

Il compte prendre environ 25 ans de prison mais espère que Tara et les enfants soient mis en sécurité.

Le commandement du club sera confié à Bobby (Mark Boone Jr) avec Chibs (Tommy Flanagan) en vice président avec comme consignes de rester dans la légalité loin du trafic d'armes et de drogues.

Interloquée, Poudner accepte finalement l’offre.

Comme on peut s’y attendre, Gemma réagit à la rupture d’avec Nero par la violence, boit et fume plus que de raison pour évacuer son mal être.

Unser (Dayton Callie) tente de la réconforter mais elle lui pique les clés de son pickup.

Gemma se cache chez Tara et la tue ainsi que Eli Roosevelt (Rockmond Dunbar) venu l’escorter.

Juice (Theo Rossi) qui sait qu’il a trahi Jax en parlant à Padilla, vient en aide à Gemma couverte de sang tandis que Jax arrivé sur les lieux du crime et en larmes après la mort de Tara est trouvé gisant dans une flaque de sang…

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 6, épisode 13 » termine la saison 6 par un drame grandiose : la mort de Tara, tuée de manière ultra violente par Gemma et l’accusation probable de Jax qui avait pourtant pardonné dans l’espoir de donner finalement une vie meilleure à ses enfants, Abel et Thomas.

Corrompu par le pouvoir et la violence, Jax était devenu après la mort de Opie (Ryan Hurst), similaire à Clay qu’il a d’ailleurs fini par éliminer mais avait fini par retrouver en lui une once de lucidité face au flot de remords le submergeant intérieurement.

Malheureusement la rage et la jalousie de Gemma sont venus tout gâcher…

Cette saison 6 met donc sur la place des évènements majeurs : la mort de Clay, de Tara et d’Otto, personnages légendaires des premiers épisodes et faisant en quelque sorte partie des fondations de la série.

Si Juice conserve en lui son ambigüité et sa souffrance intérieure, cette sixième saison de haut niveau est l’occasion de voir émerger Nero Padilla dont le personnage de gangster aspirant à la repentance ne cesse de gagner en épaisseur.

Une fin de saison 6 en apothéose donc même si les forces de police apparaissent au final bien en retrait par rapport aux gangsters, à l’exception de l’ex marshal Toric.

Sons of anarchy, saison 6, épisode 13 (Kurt Sutter)
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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 08:09
Sons of anarchy, saison 6, épisode 12 (Kurt Sutter)

Dans « Sons of anarchy, saison 6, épisode 12 », Jax (Charlie Hunnam) tente de présenter la situation sous un jour favorable au procureur Pounder (Tyne Patterson) pour qu’elle arrête net ses investigations sur les Sons.

Il ignore que Tara (Maggie Stiff) s’apprête à prendre l’une des décisions les plus radicales de sa vie, trahir les Sons en les livrant à la police afin d’obtenir une protection dans sa fuite avec ses enfants.

Le leader des Sons tue encore deux Irlandais de la bande à Connor Malone (Scott Anderson) pour amadouer Bohai Lin (Keone Young) le leader du gang asiatique d’Oakland, mais le vieux mafieux demeure inflexible, préférant qu’on lui livre Malone en personne pour assouvir personnellement sa soif de vengeance.

Pour assoir ses exigences, Lin exhibe Happy (David Labrava) toujours prisonnier et met sa vie en jeu.

Machiavélique, Jax fait croire à Malone que les Asiatiques ont tué ses hommes et qu’il a tout intérêt à se rapprocher urgemment d’August Marks (Billy Brown), en parvenant à surmonter la répugnance de l’IRA pour les gens de couleur et à conclure un nouveau deal pour le trafic d’armes.

Pris au piège, Malone accepte de convaincre ses chefs irlandais de tenter une vente d’essais et croyant se rendre à un rendez vous avec Marks tombe dans un guet apens ou surgissent Lin et ses hommes.

Tout en faisant mine de livrer Malone à Lin pour avoir en échange Happy, Jax demande à Tyler Yost (Mo Mac Rae) le nouveau chef des Niners de liquider les asiatiques, laissant Happy porter le coup de grâce à Lin

Malone comprend que sa vie n’a tenu qu’à un fil et accepte le deal avec Marks qui livre un demi million de dollars en avance et lui promet d’irriguer une zone plus large sur la Cote Ouest avec le trafic d’armes.

Affaire conclue.

De son coté, vivant mal la mort de Clay (Ron Perlman), Juice (Theo Rossi) fait une surdose de médicament chez Diosa et tombe inanimé alors qu’il est au lit avec une prostituée.

Appelé à la rescousse par Lyla (Winter Ave Zolle), Nero (Jimmy Smits) parvient à sauver la vie de Juice mais apprend une surprenante confidence : il a tué Darvina Jenkins (Samaire Armstrong), une mère de famille innocente sur ordre de Jax, qui lui a assuré le contraire les yeux dans les yeux.

Ce choc oblige Nero à reconsidérer sa relation avec celui qu’il considérait comme un ami, d’autant plus que Marcus Alvarez (Emilio Rivera) le chef de Mayans, est venu le voir pour lui proposer une alliance avec ses Byz lat, en prévision de la lutte pour le trafic d’armes qui allait survenir à Oakland après le retrait prévu des Sons.

Tara va jusqu’au bout de sa logique et demande que Pounder faxe les conditions de sa protection à son avocat.

Ce délai accepté de mauvaise grâce par la procureur, lui permet d’emmener ses enfants en distrayant l’attention de Gemma en prétextant un malaise de Bobby (Mark Boone Jr) et en menaçant Unser (Dayton Callie) et Wendy (Drea de Matteo) chargé de la garde.

Mais au lieu de revenir vers les fédéraux, Tara va se cacher dans un motel des environs.

La joie de Jax après avoir conclu le deal avec Marks et l’IRA est donc de courte durée et le leader des Sons entre dans une rage folle en découvrant la fuite et sans doute la trahison de Gemma…

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 6, épisode 12 » tient toutes ses promesses en densifiant l’action et le rythme des évènements à l’approche de la fin de la saison 6.

Jax se montre plus impitoyable et calculateur que jamais et même si ses manœuvres brillantes et violentes réussissent à merveille aves les gangs, il ne peut empêcher la défaillances de Juice et la trahison de Tara, qui devient du coup le personnage clé des derniers épisodes.

Le dénouement vite ?

Sons of anarchy, saison 6, épisode 12 (Kurt Sutter)
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 08:19
Paranoid park (Gus Van Sant)

Festival de Cannes oblige, focus sur un cinéma plus « intello » avec « Paranoid park » de Gus Van Sant.

Après la palme d’or de « Elephant » en 2003, le réalisateur adapte un roman de Blake Neslon en 2007.

Alex (Gabe Nevins) un jeune skater de Portland voit son quotidien bouleversé lorsque Richard Lu (Daniel Liu) un détective de police vient enquêter à son collège pour le meurtre d’un agent de sécurité (John Michael Burrows) écrasé par un train.

Lu oriente son enquête sur le milieu des skaters fréquentant un spot mal famé appelé Paranoid park, car le vigile a été blessé avant sa mort horrible part un coup de planche de skateboard.

Mal à l’aise, Alex répond au policier et retrace maladroitement son emploi du temps de la veille que le spectateur découvre au fil du film.

On découvre un ado paumé avec des parents divorcés, trouvant dans la communauté des skaters une famille d’adoption.

Alex se fait entrainer par Scratch (Scott Patrick Green) un des types trainant sur le park dans l’exploration nocturne d’une voie ferrée et après avoir voulu grimper clandestinement dans un train, l’accident avec le vieux vigile se produit avec la mort de l’homme tombé accidentellement sur la voie après une lutte confuse.

Paniqué, Alex se débarrasse du skate dans le fleuve et rentre dans la maison de son ami Jared (Jake Miller) laissée vide pour le laisser conclure sexuellement avec sa petite amie du moment Jennifer (Taylor Momsen).

Dès lors il devient de plus en plus difficile pour Alex de porter ce lourd secret et de mentir à la police mais aussi à ses amis.

Son comportement change, déroutant Macy (Lauren Mc Kinney) une fille au look grunge lui tournant autour.

Peu après, Alex cède finalement à contre cœur à Jennifer et a son premier rapport sexuel.

Toute heureuse de son expérience, la jeune fille ne comprend pas la froideur de son amant qui vit encore rongé par son crime.

Sous les conseils de Macy, Alex couche sur un petit carnet ses pensées profondes et finit par bruler les papiers pour exorciser son mal…

En conclusion, « Paranoid park » est un petit film tout simple au scénario rachitique, surtout remarquable pour la qualité de la réalisation, assez virtuose de Van Sant.

Les images sont superbes et l’adolescence, cette période de fragilité de toutes les expériences même les plus stupides ou dangereuses magnifiquement évoquée.

Intéressant donc pas sa beauté formelle et intimiste, mais de là à se prosterner et à crier au génie…

Paranoid park (Gus Van Sant)
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