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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 19:30


En lisant « La planète des singes » de Pierre Boulle, j’avais en mémoire le film incroyable de Franklin J Schaffner avec sans doute l’un des meilleurs rôles de Charlton Heston.

L’histoire racontée par Boulle est similaire à celle racontée par Schaffner mis à part que l’équipage envoyé pour explorer les planètes du système de Bételgeuse à la recherche de vie extra terrestre est ici français (cocorico !) et non américain.

Cette mission scientifique est composée du professeur Antelle chef de l’expédition, son assistant Arthur Levain et de Ulysse Mérou, journaliste et personnage principal de l’histoire.

L’équipage décide d’explorer la planète Soror dont l’atmosphère présente des conditions atmosphériques similaires à celles de la planète Terre.

Sur place les trois hommes rencontrent des tribus d’étranges êtres humains redevenus à l’état sauvage.

Mérou est charmé par une jeune beauté sauvage du nom de Nova.

Mais ils n’ont pas le temps de pousser très loin leurs investigations car ils sont rapidement agressés par les sauvages puis capturés lors d’une rafle organisée par de mystérieux singes aussi évolués que les humains de la planète Terre.

Levain est assassiné, Antelle et Mérou capturés puis séparés et emmenés dans la ville des singes.

Mérou se retrouve détenu dans une cage et en plein cauchemar ou les humains capturés servent de cobayes à d’horribles expérimentations scientifiques réalisés par des singes devenus la race dominante.

Il retrouve Nova qui devient sa compagne de détention.

Assez astucieusement Mérou parvient à se faire remarquer et ses facultés intellectuelles notamment son don de parole provoquent la curiosité d’une jeune scientifique chimpanzé nommée Zira.

Zira sympathise avec Mérou, lui apprend la langue des singes et le protége de la cruauté de la classe scientifique dominante représentée par l’orang-outan Zaius.

Mérou découvre un monde ou tout est inversée, les singes sont doués de pensée, capable de piloter des voitures ou des avions et nient farouchement l’intelligence d’humains réduits à l’état d’animaux.

Encouragé par Zira et son ami le jeune chercheur Cornélius, Mérou parvient lors d’une grande assemblée scientifique à mettre en déroute Zaius et a apporter la preuve de son intelligence.

Sa détention est alors levée et il peut ensuite participer à des fouilles avec son couple d’amis, fouilles qui mettront en évidence que la civilisation humaine était bel et bien présente avant celle des singes.

Mérou retrouve ensuite Antelle, qui a perdu l’esprit, et vit dans un zoo pour singes.

Mais Mérou qui a mis enceinte Nova lors de sa captivité, donne naissance à un enfant doué de parole, ce qui potentiellement fait de lui une menace pour la suprématie des singes.

Menacé par Zaius, Mérou n’a pas d’autre choix que de fuir avec Nova, son fils Sirius en s’embarquant clandestinement dans  programme spatial simiesque.

Alors qu’on pense à un happy end classique, la fin du livre, très astucieuse vient provoquer un habile retournement sur l’éventualité d’un tel scénario ou les rôles seraient renversés.

« La planète des singes » est un court roman qui porté par une idée de base géniale, tient en haleine du début à la fin.

Véritable livre miroir nous mettant en face de notre suffisance et de notre sentiment de supériorité, « La planète des singes » provoque une interrogation quasi philosophique sur la place de l’homme dans son éco système et son droit à l’exploiter sans retenue.

Le choix du singe, animal proche de nous dont les surprenantes facultés mentales n’ont pas fini de nous fasciner est extrêmement bien trouvé car très troublant.

Pourtant malgré toutes ces qualités, je dois avouer avoir préféré le film de Schaffner qui brille par ses scènes chocs notamment la découverte du bras de la statue de la liberté, ce qui contrairement à cette couverture mensongère, n’a pas lieu dans le livre.

Autre détail d’importance, le film attribue la déchéance de l’homme à une catastrophe nucléaire alors que le livre pose le postulat d’une paresse intellectuelle humaine alors que les singes continuaient de se développer.

Mais le roman de Pierre Boulle reste une lecture des plus saines et un indémodable classique de la Science Fiction.

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 21:08


En 1970, un quatuor anglais du nom de Black Sabbah, sort son premier album « Black Sabbath » et vient révolutionner la musique rock en inventant un nouveau style : le heavy metal.

En effet si Led Zeppelin et Deep Purple étaient antérieurs à l’éclosion du Sabbat Noir, leur musique encore profondément ancrée dans ses racines blues et rock’n’roll s’apparentait plus au hard rock originel qu’au style des quatre de Birmingham.

Black Sabbath invente un nouveau son et une nouvelle imagerie ténébreuse, torturée, teintée de sciences occultes, de drogue, de science fiction et de satanisme.

A l’origine de cette révolution sonore, on retrouve le guitariste Tommy Iommi, le bassiste Geezer Butler, le batteur Bill Ward et le chanteur Ozzy Osbourne dit « The Madman » en raison de ses excentricités scéniques sans limites.

La pochette de ce disque est sans nul doute l’une des plus fascinante de l’histoire de la musique, avec cette jeune femme, énigmatique fantôme gothique figurant devant une grande et sinistre bâtisse de la campagne anglaise.

Le morceau d’ouverture, « Black Sabbath » débute par une introduction glaçante, un glas résonne au loin sous une pluie battante avant que ne surgissent des riffs sinistres, inquiétants, d’une lourdeur écrasante.

La voix angoissante, calme, légèrement nasillarde d’Ozzy Osbourne égrène une sorte de prière funèbre dans une atmosphère sulfureuse de cérémonie de messe noire.

L’auditeur hypnotisé, voit le temps se figer et entre à son corps défendant dans ce noir envoûtement.

Après 4 minutes 30 d’apathie cauchemardesque, une brusque cassure dynamique s’opère, le tempo s’accélère, les guitares entrent en action et le morceau se termine en une pluie de décibels.

Lui succédant, « The wizard » est un titre étrange au tempo saccadé, presque jazzy, hanté par un harmonica fiévreux.

Les riffs puissants et plaqués de Iommi lui insufflent une grande impression de puissance.

Inspiré d’un roman de HP Lovecraft, « Behind the wall of sleep », démontre toute la classe du groupe avec une alternance quasi continuelle de passages lents et mélodieux avec d’autres plus violents et puissants qui ensorcellent littéralement l’auditeur charmé par cette redoutable danse hypnotique.

En comparaison on qualifierait presque « N.I.B » de commercial, car ci ce il ne cède en rien à la lourdeur sonore et au coté sulfureux de ses prédécesseurs, il présente en revanche une mélodie plus légère et accessible que ces derniers.

Dynamique toujours, « Evil woman » est une excellente reprise de blues de Wiegand métamorphosée en  hard rock puissant et entraînant.

Le Sabbath redevient Noir sur « Sleeping village » et «  The Warning » (reprise d'un blues ), riffs monolithiques, multiples cassures rythmiques provoquées par un jeu de batterie complètement fou, subites envolées guitaristiques, voix vénéneuse du prêtre Osbourne propulsent l’auditeur médusé dans un océan de ténèbres oppressantes et de pure magie noire.

Le dernier titre « Wicked world » est une véritable bombe, alimentée par une merveille de jeu de balance subtil et gracieux entre la voix envoûtante du Madman et les terribles délires de la guitare de Iommi.

En conclusion, difficile d’émettre la moindre critique sur un album tel que « Black Sabbath ».

Les musiciens tous individuellement d’un niveau fantastique, paraissent en symbiose parfaite et donnent libre court à leur imagination pour donner naissance à une musique nouvelle, incroyablement créative, avec un esprit d’exploration finalement assez proche de celui du jazz.

Pour certains l’atmosphère de ce disque pourra paraître évidemment trop sombre, triste et étouffante.

Pour ma part je dirai que outre son pur aspect historique, ce disque profond, douloureux et dense, se doit d’être écouté par tout amateur de musique quel qu’il soit pour ouvrir son esprit et vibrer au son de ce terrible voyage intérieur vers une autre dimension tapie dans les tréfonds de son ame.

Prêt de quarante ans après « Black Sabbath », n’a pas pris une ride et le choc initial de sa découverte est toujours aussi traumatisant.

 

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 18:13


Grande émotion avec le premier volet de la trilogie du « Pusher » films danois de Nicolas Winding Refn dont le premier opus est sorti en 1996.

« Pusher » est un film choc racontant la vie quotidienne des dealers et mafieux de Copenhague mais il n’est pas ici de mafioso en costume trois pièces menant grand train dans des villa de luxe mais de la petite criminalité, la plus bête, la plus sordide et la plus méchante qui soit.

L’histoire tourne autour de Frank (Kim Bodnia), petit dealer de Copenhague qui travaille avec son associé Tony (Mads Mikkelsen).

Crane rasé, tatouages « Blood, honor, respect », visage taillé au couteau, Tony est d’un niveau intellectuel frôlant la débilité, ses conversations tournent exclusivement autour de délires sexuels et Frank l’utilise comme simple homme de main.

Frank en revanche n’est pas un idiot, c’est un homme complexe, intelligent, capable de faire travailler les autres pour lui (hommes ou femmes) pour le revente de drogues qu’il achète à un puissant fournisseur local Milo (Zlato Buric), d’origine yougoslave.

Le point faible de Frank est Vic, prostituée de luxe, ex toxicomane, qu’il aime mais avec laquelle il refuse de coucher en raison de son métier.

La relation complexe entre Vic et Frank, deux êtres abîmés par la vie, sera la partie la plus émouvante du film majoritairement âpre et glauque.

Au cours d’un mauvais deal avec un Suédois sorti de prison, Frank est arrêté par les policiers et est obligé de se débarrasser de la marchandise pour ne pas aller en prison.

Sorti de garde à vue, Frank se retrouve avec une dette colossale de 230 000 couronnes envers Milo.

Persuadé que Tony est pour quelque chose dans son arrestation, Frank le passe à tabac dans une scène d’une violence inouïe.

Il demande ensuite un délais à Milo, déploie tout ses efforts pour essayer de récupérer de l’argent auprès de ses débiteurs, junkies, prostituées mais toutes ses tentatives se soldent par de pathétiques échecs.

D’abord arrangeant, Milo se fait ensuite de plus en plus menaçant envoyant ses hommes de mains avertir Frank que sa vie est en danger à présent.

Commence alors une angoissante course contre la montre dans le Copenhague des bas fonds, des bars, des caves et des clubs de strip tease les plus glauques.

Petit à petit, Frank se retrouve pris dans un engrenage mortel et ses efforts désespérés ne font qu’aggraver sa situation.

Mis au pied du mur par Milo qui le torture à coups de fil électrique, Frank parvient à s’échapper par un semi miracle et à rejoindre Vic.

Le film se termine sur une scène haletante ou Frank sorti sur un parking d’une boite de nuit se retrouve alors devant une terrible alternative, fuir avec Vic en Espagne, refaire sa vie loin du crime ou alors rester à Copenhague dans ses inextricables embrouilles.

« Pusher » est un film magistral, d’une construction parfaite agissant comme un nœud coulant sur le spectateur, une incroyable gifle cinématographique surpassant tous les classiques du film de mafia, y compris les œuvres de Scorsese, De Palma et Coppola.

Loin du faste des films de mafioso italiens, « Pusher » montre des minables en survêtements crades, se débattant dans d’inextricables combines toutes plus foireuses les unes que les autres et s’enfonçant chaque jour davantage dans les marécages menant à leur perte.

La réalisation confinant au génie, distille un climat de menace et de tension graduellement croissantes dans un Copenhague nocturne apparaissant comme une ville dure, glauque et dangereuse.

La fin très ouverte, laissant le dealer à la croisée des chemins entre l’attraction pour le crime, la violence et l’espoir d’une rédemption avec la femme qu’il aime, touche disons le franchement à la perfection.

On appréciera également la musique, habillant les scènes à bon escient avec un mélange de rock métallique à forte intensité et de techno hypnotique.

Vous avez aimé « Gomorrha » de Staviani/Garrone ? Vous serez alors rapidement complètement accro à « Pusher » comme je l’ai moi même été.

Dans le domaine du polar, il semblerait que l’école nordique soit à présent sans rivale.

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Published by Seth - dans Policier
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 20:27


Les aventures du Tisseur toujours avec « Spider-Man, l’intégrale 1970 ».

A l’aube de cette nouvelle décennie, équipe inchangée ou presque chez Marvel avec toujours Stan Lee au scénario et une alternance John Buscema-John Romita Sr, ce dernier étant largement prédominant durant cette année la.

L’année 1970 n’est pas un grand cru pour Peter Parker, il affronte des vilains de troisième zone comme le caméléon ou le ridicule kangourou, criminel australien capable de faire des bonds prodigieux à force d’avoir observé des marsupiaux dans son pays, on croit rêver !

Electro par contre est déjà un ennemi nettement plus inquiétant, avec son terrible pouvoir de contrôle de l’électricité.

Comme à court d’inspiration, le tandem Lee-Romita exhume cette bonne vieille valeur sure du Caïd, qui doit faire face à un mystérieux concurrent pour le contrôle de la pègre, le Conspirateur ennemi également assez poussif avec ses gadgets copiés à la hâte sur James Bond.

Ces épisodes sont néanmoins l’occasion de découvrir la famille du Caïd, sa femme Vanessa et son fils, et par conséquent de l’humaniser quelque peu.

Le court interlude avec la Veuve Noire frôle l’indigence et alors que Peter Parker a de plus en plus de mal à dissimuler sa double identité à ses proches notamment Tante May, Gwen et le capitaine Stacy, le Docteur Octopus autre personnage suremployé à l’époque refait surface.

Meme emprisonné et séparé de ses puissants tentacules métalliques, Octopus parvient à les contrôler à distance, à s’évader et à prendre en otage le personnel d’un avion en exigeant une rançon.

Spider Man réagit et le combat contre Octopus est sans doute l’un des plus intense qu’il ait jamais livré, tant le Mad Doctor lui donne du fil à retorde.

Après ce haut fait d’arme, on assiste à un drame, la mort du Capitaine Stacy, père de Gwen tué pendant le combat contre Octopus puis à la montée en puissance d’un front anti Spider Man dirigé par un Sam Bullit, un homme politique de tendance droite réactionnaire.

Prêt à tout pour arriver à ses fins, Bullit moleste Parker et enlève Gwen pour attirer Spider Man.

« Spider Man, l’intégrale 1970 » ne me laissera pas un souvenir très vivace.

Les dessins de Romita et surtout de Buscema sont toujours d’excellentes qualité avec un héros gouailleur évoluant dans les gratte ciels New Yorkais, mais Spider Man manque pour moi de renouvellement dans ses challengers charismatiques.

Le seul intérêt de cette intégrale reste les errements personnel de Parker, dévoré par son secret trop lourd à porter et par un terrible sentiment de culpabilité envers Gwen, qui accuse Spider Man de la mort de son père qui au passage avait découvert le secret de Parker.

Malgré cela cette intégrale conserve pour moi un fort goût de réchauffé.

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 20:22



Nicolas Werth est un spécialiste de l’histoire de l’Union Soviétique.

J’ai lu son dernier livre « L’ivrogne et la marchande de fleurs » consacré aux exécutions de masses perpétrées sous le règne de Staline en 1937-1938 durant la période appelée la Grande Terreur.

L’ouvrage s’articule de manière classique, cherchant tout d’abord les causes et évènements précurseurs, éléments déclencheurs avant de décortiquer le processus en lui même puis de s’intéresser de manière plus détaillée aux victimes de cette terrible répression.

En cause, bel et bien le régime Stalinien en lui même, ce système ultra centralisé autour d’un tyran omnipotent paranoïaque obsédé par les complots provenant soit de ses opposants soit de puissances étrangères occidentales ou orientales.

Il y eut d’abord en 1930 le basculement forcé dans le collectivisme, la déportation des koulaks, ex propriétaires terriens aisés, dépossédés de leurs terres et exilés dans des colonies de « peuplement » en Sibérie ou au Kazakhstan.

Après la grande famine de 1932 destinée à briser la résistance paysanne, Staline nomme en 1936 le redoutable Iejov à la tête de la police politique, le très secret et puisant NKVD bras armé du dictateur.

Staline a d’abord commencé se débarrasser des élites lors de spectaculaires procès ou les accusés hommes politiques, généraux ou cadres administratifs, manipulés, conditionnés se chargeaient eux mêmes avant de subir une sentence écrite à l’avance.

Mais ce que l’on sait moins c’est que ces purges vont ensuite s’entendre à toute la population russe.

Face à une Allemagne fasciste menaçante et à une guerre qui se profile, Staline est obsédé par l’idée de contrôle sur son immense territoire ou des clans locaux composés de notables, politiciens, industriels font encore la loi.

Alors il va charger Iejov et le NKVD de mettre en place un vaste système de fichage d’individus « ethniquement nuisibles » ayant pour but soit de les éliminer soit de les déporter.

Chaque région se voit donc doté de représentants locaux du NKVD et de quota dans un premier temps de listes de citoyens à remplir avant dans un second temps de les éliminer.

Les tribunaux locaux, appelés troïka doivent rendre compte périodiquement de l’atteinte des objectifs fixés par le pouvoir central.

La plupart des objectifs sont inatteignables, flirtant avec le délire absolu.

Terrorisées ou désireuses de plaire au tyran, les troïka vont rivaliser de trouvailles pour atteindre leurs objectifs.

Les populations qui seront les plus persécutées seront celles des anciens koulaks privés de leurs terres mais en réalité chaque couche de la population fut frappé aveuglement.

Il suffisait d’avoir une origine étrangère allemande, polonaise, lettone, grecque ou japonaise ou même d’avoir eu des vagues contacts avec ces pays pour se retrouver arrêter.

Les religieux, les anciens membres de partis politiques, les russes « blancs », les criminels de droit commun mais aussi les vagabonds et les chômeurs furent  également abondemment raflés.

Les fonctionnaires zélés inventaient des histoires de complots délirants et les prisonniers torturés avouaient n’importe quoi livrant leurs proches qui se retrouvaient eux même ensuite arrêtés.

Assez étrangement la machine s’emballa et devint folle, les troïka demandant des rallonges de quota au pouvoir centralisé qui accordait sans cesse son feu vert.

Bien entendu tout devait resté secret et les familles de disparus ne surent jamais ce qu’étaient devenus leurs proches, généralement fusillés dans des caves du NKVD et enterrés la nuit dans des fosses communes.

Durant ces années de folie pure, 4 millions de personnes furent condamnés, 800 000 personnes furent exécutés, les autres emprisonnés ou envoyés au goulag ou le taux de mortalité était de 20% par an, les conditions de survie abominables, indignes d’êtres humains.

Le plus cynique la dedans fut que Staline finit par arrêter les purges qui désorganisaient le pays le privant de travailleurs et de cadres pour les remplacer par des fanatiques bien souvent complètement incompétent.

Les anciens bourreaux du NKVD furent eux mêmes arrêtés pour avoir violé la législation soviétique, abusé de leur pouvoir et bien entendu avoir été des espions à la solde de puissances étrangères.

Iejov, le Himmler Russe, appelé le « nabot sanguinaire » en raison de son 1,54m et de sa férocité, tomba en disgrâce, fut démis de ses fonctions, arrêté puis fusillé.

Le livre conclut ce triste bilan par la terrible chape de plombs que maintint le régime Soviétique jusqu’à Mikaël Gorbatchev qui fit enfin la lumière sur l’une des plus grande tragédie de l’histoire de l’humanité et réhabilita l’honneur des victimes innocentes.

Aujourd’hui plusieurs associations dont Mémorial militent pour que les victimes de la Grande Terreur ne soient pas oubliées.

Plusieurs monuments commémoratifs ont fleuris sur les sites des martyrs.

Curieusement alors que nous sommes complètement abreuvés de documentaires et de films sur le génocide perpétré par l’Allemagne nazi, ces meurtres de masses et camps d’éliminations soviétiques restent assez peu souvent mis en lumière.

Peut être parce que ce drame se déroula en interne d’un pays gigantesque et opaque, peut être aussi parce que Staline fut l’un des vainqueurs de la III iéme guerre mondiale et que pendant longtemps on traita avec complaisance l’un des pires criminels de l’histoire de l’Humanité.

Bien qu'un peu austère un livre intéressant sur un thème difficile, terrifiant et parfois insupportable mais qui en dit long sur le fait de pousser au maximum la folie bureaucratique et la froide efficacité du culte aveugle du résultat quel que soient les moyens employés.

Ce système d’ obéissance aveugle à une hiérarchie jugée toute puissante existe toujours chez l’être humain même de nos jours mis à part la fait que dans les entreprises les quota de condamnés à mort ont été remplacés par des quota de futurs licenciés.

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Published by Seth - dans Histoire
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 19:30


Plongée dans le passé et l’histoire du trash metal américain avec « Armed and dangerous » , court EP du groupe Anthrax sorti peu après leurs débuts en 1985.

Anthrax, groupe new yorkais fait partie des pionniers du trash metal au même titre que Metallica, Slayer ou Megadeth même si Anthrax est sans nul doute celui parmi ce carré d’as qui s’en est le plus mal sorti au niveau commercial en raison d’une grande instabilité de ses chanteurs.

Le personnel des débuts comportait les deux guitaristes, Dan Spitz et Scott Ian, bondissant et nerveux,  un bassiste Frank Bello, un redoutable batteur Charlie Benante et un chanteur capable de monter très haut dans les aigus Neil Turbin même si ce dernier sera rapidement remplacé par Joey Belladonna qui fit connaître les plus belles heures de gloire aux New Yorkais.

A la production on retrouve Jon Zazula, l’incontournable gourou du trash de l’époque.

Débutant le disque, « Armed and dangerous » commence par une introduction en forme de  ballade grandiose à l’américaine avant que le tempo ne s’accélère brutalement pour tourner vers un trash metal bastonnant typique des années 80.

Le voix puissante et haut perchée de Belladonna caractéristique d’un style de chant qui a toujours existé dans le hard rock insuffle beaucoup de vigueur à ce titre long et rapide aux refrains faisant figure d’hymne.

Plus lent et compact, « Raise hell » dispose d’un refrain dévastateur couplant la voix suraiguë de Belladonna à des chœurs puissants.

La reprise des Sex Pistols « God saves the queen » trop conforme à l’originale se montre complètement anecdotique.

En revanche « Metal trashing mad » furie trash metal parfaitement maîtrisée est sans nul doute l’un des meilleurs titres jamais écrits par Anthrax et demeure plus de 25 ans après un classique indémodable de leur concerts.

Un live pour continuer, « Panic » très speed et intense avec une rythmique suralimentée faisant penser à une mitrailleuse tournant à plein régime.

Posé sur un tempo plus médian presque rock, « Soldiers of metal » se montre moins incisif malgré les hurlements échevelés de ce diable de Belladonna.

On termine sur « Howling furies » lui aussi plutôt mid tempo et de qualité moyenne.

En conclusion, « Armed and dangerous » est un petit album sympathique, regorgeant d’énergie, de fougue et de fraîcheur.

Bien sur le son de ce type de musique paraît aujourd’hui très daté, mais il subsiste toujours une nostalgie et un attrait inhérents à la naïveté, la fougue et l’énergie qui habitaient les jeunes groupes de gamins comme Anthrax à l’époque.

Anthrax ne semble pas ici encore avoir trouvé son style définitif et se montre  moins à l’aise sur les tempo rock que sur les folles cavalcades du trash.

Une œuvre de jeunesse agréable certes mineur mais de bonne qualité réalisé par un groupe en pleine ascension et surmotivé.

Moins ambitieuse et variée que Metallica ou Megadeth, moins violente et sulfureuse que Slayer, la musique d’Anthrax, simple, énergique et efficace est néanmoins hautement respectable.

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 18:18


Zoom sur Paradise Lost, groupe anglais de métal gothique précurseur de ce style de musique.

Après des débuts orienté death métal, Paradise Lost n’a cessé de muter pour s’orienter vers un métal gothique sombre, mélancolique et élégant avant de basculer de manière surprenante dans la pop-rock électronique au début des années 2000.

Ce changement d’orientation vers une musique plus accessible leur a été sans doute fatal, car le groupe a perdu ses fans de la première heure tout en échouant à conquérir de nouveaux territoires musicaux.

Sorti en 2001, « Believe in nothing » marque un retour timide à une musique plus rock et organique.

On notera la pochette assez incongrue qui fit en son temps un véritable bzz dans le milieu de l’apiculture.

Aux guitares la paire Aaron Aedy-Greg Mackintosh (ce dernier étant le plus influent), à la basse Stephen Edmondson, à la batterie Lee Morris et au chant l’enivrant Nick Holmes.

L’album débute par « I am nothing », mid tempo superbe et inspiré, doté d’un refrain hyper mélodique teinté d’influences celtiques.

La voix grave de Holmes charrie des flots continus d’émotions à fleurs de peau sur « Mouth » plus pesant que son prédécesseur.

Tempo calme, aérien et mélodie de grande classe sur « Fader ».

Avec ses riffs puissants et sa rythmique appuyée, « Look at me now »  rappelle quelques peu les influences métallique lointaines du groupe.

Retour aux ambiances mélancoliques, superbement enivrantes que maîtrisent à la perfection ces dandies dépressifs sur « Illumination » et « Something real » au refrain brillant d’une fascinante lumière blafarde.

« Divided » agrémenté de cordes langoureuses se montre trop cotonneux et moins touchant que ses prédécesseurs.

Sombre et crépusculaire, « Sell it to the world » rappelle par sa lourdeur le passé métallique du groupe.

On touche à l’excellence sur « Never again » qui combine parfaitement lignes vocales à fleur de peau, puissance des guitares électriques, cordes et samples électroniques dans une ambiance tristounette seyant comme un gant au style de Paradise Lost.

Sans relief particulier, « Control » et « No reason » œuvrent dans la moyenne de ce disque homogène et cohérent.

L’album s’achève sur « World pretending » aussi fort que le titre d’ouverture avec son ambiance à la beauté planante et glacée.

En conclusion bien que considéré comme un album de convalescence et de transition « Believe in nothing » recèle de pures merveilles de pures émotions.

Les guitares refont leur apparition mais de manière progressive et discrète, les  machines sont encore présentes mais n’ont ici qu’un rôle d’adjuvant.

« Believe in nothing » n’a pas la puissance et la rage d’un « Draconian times » , ce n’est pas à proprement parler un disque de métal gothique mais plutôt de rock gothique.

Néanmoins malgré un manque évident de punch, les ambiances calmes, mélancoliques, superbement dépressives et incroyablement émouvantes de ces joyeux drilles anglais sont toujours bel et bien au rendez vous.

Un chef d’œuvre sans doute sous estimé, à écouter chez soi au calme pendant une longue après midi d’hiver ou lors d’une promenade dans une foret par une belle matinée d’automne.

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Published by Seth - dans Gothique
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 16:30


Sorti en 1999 alors que son chanteur Layne Staley plongeait dans un voyage sans retour dans l’enfer de la drogue et que le groupe était déjà quasiment mort artistiquement, « Nothing safe : best of the box » est le premier best of d’Alice in Chains.

On remarquera la pochette à l’esthétisme sobre, morbide et glacé avec ce corps humain emprisonné dans un bocal comme victime d’une effrayante expérience scientifique.

L’album débute par un sublime inédit, « Getting born again » synthétisant o surprise a lui tout seul toute la grâce et la beauté fragile de ce groupe hors norme.

Une voix délicieusement traînante, des chœurs enivrants, viennent habiter une musique fiévreuse aussi ténébreuse qu’élégante.

Le best of débute alors vraimment par le cinglant « We die young » l’un des titres les plus rapides et enlevés jamais écrit par la formation de Seattle.

La voix rauque de Staley, pleine de rage, gronde comme un volcan sur une pluie de riffs métalliques.

« Man in the box », typique avec son mid tempo carré, son refrain puissant et fédérateur est l’un des plus grand tubes d’Alice in Chains.

Brutal et malsain, « Them bones » résonne comme une détonation explosive et menaçante.

Le cauchemar continue avec « Angry chair » à l’ambiance dure irrésistiblement sinueuse et étouffante.

Bouleversant de beauté « Down in the hole » révèle la face plus mélodique et aérienne de ce groupe exceptionnel.

Et que dire alors de « Rooster »  déroulant lentement en une version live ses tentacules vénéneux pour mieux capter l’auditeur fasciné avant de faire tonner le puissance de son artillerie ?

« Got me wrong » tiré du sublime « MTV unplugged » touche ensuite en plein cœur par sa beauté et sa légèreté.

Acoustique toujours, « No excuses » est une belle ballade très (trop ? ) douce susceptible de toucher un public plus large mais « I stay away » s’avère prodigieusement renversante avec ses harmonies vocales venues d’ailleurs.

On côtoie la perfection et le ravissement suprême des sens sur « What the hell have I » avec son ambiance orientale et mystique.

Avec leurs ambiances poisseuses, leurs vocaux surnaturels, leurs riffs cycliques tournoyant de manière infernale,« Grind » et « Again » sont des chef d’œuvres hypnotiques de noirceur absolue dont on ne peut se détacher.

Plus grand tube du groupe, « Would ? » , parfaitement équilibré entre puissance dévastatrice et beauté enivrante, achève ce best of magistral.

Pas grand chose à dire sur ce « Nothing safe : best of the box » si ce n’est que c’est un sans faute, extirpant judicieusement dans l’immense répertoire d’Alice in Chains la plus pur essence de leur art.

Je recommande donc l’écoute de ce best of à qui voudrait avoir un aperçu global de la musique de ce groupe mythique avant de commencer à écouter les œuvres de manière détaillée.

Avec un pareil arsenal de tubes, il est alors très probable alors que la séduction opère assez rapidement.

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 15:25


Mercyful Fate est un groupe de heavy metal danois bénéficiant d’un statut culte.

Culte parce que malgré un succès commercial modeste, le groupe a influencé beaucoup de formations de metal  majeures comme Metallica.

Mercyful Fate dispense un heavy metal sophistiqué, aux structures complexes et souvent mélodiques.

Les textes et l’imagerie traitent majoritairement d’occultisme, de satanisme, véritables obsessions pour le chanteur King Diamond, personnage maquillé et grotesque doté d’une voix de castra immédiatement reconnaissable.

Mercyful Fate génère donc toujours une aura de mystère et de noirceur.

Sorti en 1984 après le déjà très renommée « Melissa », « Don’t break the oath » est sans nul doute l’un des classiques de Mercyful Fate et du heavy metal.

Impliqués dans la réalisation de cette œuvre on retrouve les deux guitaristes Hank Shermann et Michael Denner, le bassiste Tim Hansen, le batteur Kim Ruzz mais la véritable ame créatrice reste King Diamond, auteur de tous les textes et d’une bonne partie des musiques.

La pochette est très explicite avec cet immense démon émergeant des flammes de l’enfer, pointant son index menaçant, le message en découlant est suffisamment clair « Ne t’avise jamais petit homme de briser le serment qui nous lie par delà la mort car ton ame m’appartient ».

L’album commence avec « A dangerous meeting » très représentatif de la richesse du style du groupe.

Tempo moyen voir faussement calme, riffs de guitares puissants et mélodiques, solo lumineux de grande classe, vocaux éthérés dessinent une structure complexe et alambiquée ou changements d’ambiances et cassures rythmiques abondent.

« Nightmare » rapide, violent et encore plus étiré, recèle malgré ses longueurs quelques passages étonnants.

« Desecration of souls » laisse une place prédominante aux interminables duels de guitares entre Shermann et Denner qui éclaboussent de tout leur savoir faire ce titre épique.

Le groupe continue dans cette voie avec « Night of the unborn », hanté par les vocalises suraiguës du chanteur possédé.

Titre phare durant plus de 7 minutes, « The oath » débute par une introduction gothique digne des films d’horreur les plus glaçants avant de dérouler des structures alternant vocalises haut perchées et hautes performances guitaristiques.

Après ce morceau fleuve aussi sombre que le Styx, « Gypsy » apporte un peu de fraîcheur par son aspect relativement simple et direct.

« Welcome princess of hell » traiterait il d’amour ? Pas si sur, en tout cas ce morceau grandiose s’inscrit dans la lignée des productions du groupe.

Superbe interlude musical, « To one far away » introduit « Come to the Sabbath » sans nul doute le meilleur morceau du disque en raison de son refrain lui conférant un statut d’hymne.

En conclusion, « Don’t break the oath » est sans nul doute l’album le plus emblématique de la musique de Mercyful Fate.

En raison de sa richesse, de sa complexité, et de ses ambiances ténébreuses, « Don’t break the oath » est néanmoins difficile d’accès et pourra dérouter bon nombre d’amateurs de musiques plus simples, directes et efficaces.

La musique de Mercyful Fate brille par son exigence et part la part prédominante accordée aux guitares toujours grandement mises en avant lors de solos épiques rappelant le meilleur d’Iron Maiden ou de Judas Priest.

Cependant, la ou Priest ou Maiden se montrent capables de proposer des morceaux plus simples susceptibles de devenir des hymnes et de toucher un public plus large, Mercyful Fate ne peut réellement varier son style alambiqué et grandiloquent qui peut quelques fois lasser sur la durée.

La voix de castra de King Diamond peut également irriter en raison de sa constante et  extrême versatilité.

Unique, outrancier, hors norme mais quelques fois sublime, tel est ce disque et Mercyful Fate.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 21:06


C’est dans « Spider Man, l’intégrale 1969 », que les évènements politiques et historiques de la fin des années 60 commencent à entrer dans la vie du jeune étudiant Peter Parker.

Dans ce processus d’évolution, John Romita Sr va céder la place à John Buscema au dessin, Stan Lee conservant la main mise sur le scénario.

« Spider Man, l’intégrale 1969 », commence par un énième retour de l’increvable Caïd, quelque peu suremployé à l’époque.

Ici le parrain de la pègre décide de voler une tablette d’origine antédiluvienne réputée offrir d’extraordinaires secrets à celui qui parviendra à la déchiffrer.

La tablette est exposée à la faculté de science ou étudie Parker mais celle ci est le siége de violentes manifestations étudiantes dirigées contre le doyen de l’université qui refuse de céder un emplacement pour construire de nouveaux logements universitaires, préférant le réserver pour d’anciens étudiants aisés.

Parker fait la connaissance d’un jeune étudiant noir  Randy , fils de Robbie Robertson, rédacteur au Daily Bugle.

Complexé par la réussite de son père, Randy adhére aux mouvements de revendications raciales de l’époque dont le plus connu et le plus violent était les Black Panthers.

Profitant du trouble généré par les manifestations, le Caïd et ses hommes volent la tablette.

Spider Man intervient, récupère la tablette et après une bataille acharnée, défait une nouvelle fois le Caïd qui parvient toutefois à s’évader de prison.

Par la suite, John Buscema prend le crayon et provoque un affrontement entre Spidey et le mutant Vif Argent, capable de se déplacer à des vitesses surhumaines.

Vif Argent espérant capturer Spider Man et le livrer à la police pour réhabiliter son image publique, est un adversaire sérieux pour le Tisseur qui finit néanmoins par résoudre la problème de son insaisissabilité.

Le Shocker, criminel de seconde zone doté de bracelets capables de générer des ondes vibratoires, récupère la tablette que Spider Man avait caché chez Stacy, avant d’être assez facilement arrêté.

Avant cela il parvient à mettre la tablette en lieu sur chez une de ses amies.

Mais la Maggia, organisation criminelle commandée par un vieux parrain du nom de Silvermane, entre en lice et envoie un de ses hommes de main, Marko au surnom ridicule d’homme montagne récupérer ladite tablette.

Silvermane force alors le docteur Connors (alias le Lézard) à la déchiffrer sous la pression d’un enlèvement à l’encontre de sa famille.

Connors décrypte les secrets de la tablette et crée un élixir de jouvence qui fait rajeunir Silvermane.

Mais le processus étant continu, Silvermane ne cesse de rajeunir jusqu'à disparaître dans le néant.

Par la suite, le docteur Connors se transforme en Lézard son alter égo bestial, et se déchaîne aveuglément sur la ville.

Spider Man allié pour l’occasion avec la Torche Humaine, parvient à arrêter le Lézard tout en ménageant le Docteur Connors, et à inverser la transformation pour le rendre à nouveau humain.

Il affronte ensuite le Rôdeur, jeune et ingénieux homme noir, qui par désir de s’affirmer choisit la voie du crime en se confectionnant un costume et quelques armes comme des bracelets à gaz ou lanceur de balles.

Le Rôdeur n’étant pas un criminel endurci est rapidement maîtrisé par le Tisseur qui se montre clément et pédagogue envers lui.

Le dernier épisode mettant Spidey aux prises avec un redoutable télépathe du nom d’Homme Artificiel est le plus étrange du lot.

Spider Man se retrouve attaqué et psychiquement contrôlé, contraint de se rendre à la Nouvelle Orléans ou il échappe par miracle à la un ennemi contre lequel ses pouvoirs ne lui sont d’aucune aide.

« Spider Man, l’intégrale 1969 » est dans la moyenne des aventures du monte en l’air.

L’épisode à rebondissements autour de la tablette permet de mettre en scène de nombreux ennemis du Tisseur, certain de premier rang comme le Caïd ou le Lézard, d’autres plus anecdotiques comme le Shocker et enfin certains franchement minables comme Marko ou même Silvermane.

On appréciera l’élégance et le raffinement du style de Buscema, plus élaboré que celui de Romita mais il manque à cette intégrale un épisode marquant pour être totalement enthousiaste.

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