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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 11:33
Daredevil, saison 1, épisode 2 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 2 » de Steven S Deknight et Drew Goddard, Claire Temple (Rosario Dawson) une habitante hispanique d’un modeste immeuble de Hell’s kitchen, récupère Daredevil (Charlie Cox) très mal en point dans une benne à ordures.

Médecin de formation, elle le recueille et le soigne avec les moyens du bord constatant des entailles profondes et fractures notamment aux cotes.

Reconnaissant, Daredevil refuse de s’étendre sur ses activités pour protéger la médecin et bien lui en prend puisque Semyon (Alex Falberg) un faux policier travaillant pour la mafia russe le recherche dans l’immeuble.

Claire accepte de le couvrir mais Daredevil comprend aux battements du cœur du flic que cela ne suffira pas.

Les deux versions de l’histoire s’affrontent en effet : d’un coté le flic parle d’un cambriolage ayant mal tourné et de l’autre Daredevil avoue s’être fait piégé par l’enlèvement d’un enfant pour l’attirer dans un piège tendu par les Russes afin de le liquider.

Se reprenant, Daredevil assomme le flic en jetant adroitement un extincteur sur lui.

Lorsqu’il reprend ses esprits, il n’hésite pas secondé par Claire masquée, à le torturer pour obtenir des informations.

Le russe finit par avouer sous la pression que le gosse est détenu dans les sous sols d’un restaurant mais se montrant provocateur à l’égal du super héros finit lui aussi jeté dans une benne à ordure.

Daredevil demande à Claire de quitter l’immeuble pour se mettre à l’abri des représailles russes et se lance à la recherche du gosse enlevé.

De son coté, Foggy Nelson (Elden Henson) embarque la jolie Karen Page (Deborah Ann Woll) dans une virée nocturne dans les bars de Hell’s kitchen, notamment le minable Josie's (Susan Varon) ou les deux avocats ont leurs habitudes.

Enivrée, la belle blonde semble céder au charme de l’excentrique avocat mais les deux noctambules préfèrent rentrer sagement chez Matt…pour trouver porte close.

Le justicier masqué est en train en vérité d’affronter de robustes gangsters russes dans les sous sols glauques d’un restaurant et fini même diminué physiquement par les terrasser à main nues pour sauver le gosse.

En d’émouvants flash backs, Murdock jeune revoit le destin tragique de son père Jack (John Patrick Hayden) tué par des mafieux pour avoir refusé par fierté de se coucher dans un combat truqué.

En conclusion, on ne peut pas dire que « Daredevil, saison 1, épisode 2 » élève franchement le niveau par rapport au premier épisode mais assomme plutôt l’intrigue par une très (trop) longue scène ou le héros diminué et fragile se fait soigner par une bonne samaritaine de passage.

Lorsqu’enfin ils émerge de son état comateux, c’est pour livrer un combat franchement poussif face à des gorilles bons à pas grand-chose sinon servir de punching balls humains.

Il y a certes le flash back convenu sur l’histoire tragique du jeune Matt et un début de séduction entre Foggy et Karen, mais tout ceci ne suffit pas à lancer pour moi la série à ce stade…

Daredevil, saison 1, épisode 2 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 14:34
Daredevil, saison 1, épisode 1 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Piqué au gout de série, me voici à présent sur « Daredevil, saison 1, épisode 1 » de Steven S Deknight et Drew Goddard .

Sorti en 2015 et diffusé uniquement sur Netflix, « Daredevil, saison 1, épisode 1 » revisite le mythe du célèbre super héros aveugle crée dans les années 60 par la paire Stan Lee-Jack Kirby et qui connaitrait une exploitation au cinéma malheureuse en 2003.

Ici on découvre deux avocats débutants et fauchés, Matt Murdock (Charlie Cox) et Foggy Nelson (Elden Henson) qui faute de ressources s’établissent dans le quartier ravagé par le 11 Septembre de Hell’s kitchen à New-York.

La première affaire du duo d’idéalistes concerne une jeune femme Karen Page (Deborah Ann Woll), accusée du meurtre de Daniel Fischer son collègue au service juridique.

Murdock qui est aveugle après un accident dans sa jeunesse, dispose en réalité d’une exacerbation de ses autres sens qui lui confère des capacités surhumaines comprend assez rapidement que Karen lui ment.

Après qu’elle ait échappé de justesse à une tentative de meurtre dans sa cellule par un policier victime de chantage, Karen est hébergée par les deux avocats qui gagnent progressivement leur confiance.

Karen leur avoue avoir eu accès par erreur à un fichier compromettant dans l’entreprise ou elle travaillait Union allied, qui sous couvert d’une fondation pour reconstruire New-York, blanchissait de l’argent sale.

Après avoir voulu contacter Fischer pour l’avertir du problème, Karen s’est retrouvé droguée et accusée de meurtre.

Mais lorsqu’elle tente de récupérer le clé USB contenant les fichiers compromettant, Karen est agressée par un tueur travaillant pour son employeur, en réalité un homme de paille d’une organisation criminelle dont le bras droit est James Wesley (Toby Leonard Moore).

Très irrité par une intervention de Daredevil, l’alter ego costumé de Murdock sur les docks pour empêcher le trafic de femmes, Wesley l’est encore plus lorsque celui-ci intervient pour sauver Page de son tueur.

Décidant que la meilleure défense était l’attaque, Murdock convainc le timoré et fantasque Nelson de faire éclater l’affaire de blanchiment d’argent d’Union allied afin de protéger Page d’autres attaques mortelles.

Dans le même temps, Wesley fait liquider les tueurs ayant failli et rend compte à son mystérieux patron d’une situation plus qu’agaçante.

Alors que Murdock va boxer dans le gymnase miteux ou son père Jack (John Patrick Hayden) boxeur minable mais courageux s‘entrainait, on comprend la puissance de l’organisation de Wesley qui contrôle le trafic d’armes, de drogue de la ville et a une position dominante sur les autres gangs de la ville : les Russes, les Japonais de Nobu (Peter Shinkoda) et les Chinois de Madame Gao (Wai Ching Ho).

Mais Page qui a décidé d’intégrer le cabinet miteux de Murdock et Nelson en guise de reconnaissance, vient à présent renforcer cette nouvelle équipe contre le crime !

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 1 » pose les personnages en un premier round d’observation.

Les origines de DD sont exposées par petites touches : son accident de jeunesse, son père boxeur, même si l’accent est plus mis sur l’aspect civil du personnage avec son implication comme avocat des causes perdues, contrairement à son copain Foggy, truculent et rondouillard sidekick.

L’aspect super héros n’est ici donc qu’esquissé qu’avec quelques combats contre le crime : gangsters des docks ou tueur professionnel expert au maniement de couteau.

Le choix de Charlie Cox est celle d’un homme de taille moyenne au physique étrangement « banal » sans musculature ou signe distinctif larger than life, évoluant en parfait défenseur des faibles dans un univers sombre ou règne la toute puissante pègre de New-York.

On attend donc de voir la suite de l’histoire se développer pour se forger un avis.

Daredevil, saison 1, épisode 1 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 12:43
Doggybags, volume 6 (Céline Tran, Run, Jeremie Gasparutto, Florent Maudoux, Guillaume Singelin)

La franchise Doggybags tourne fort en 2014 avec « Doggybags, volume 6 ».

Cette fois l’originalité est de mise avec une carte blanche offerte à la star du porno Katsuni qui signe plusieurs histoires sous un nom plus civil : Céline Tran.

Associée à l’équipe de Doggybags : Run (scénario), Guillaume Singelin, Florent Maudoux et Jeremie Gasparutto (dessins), Kastuni parle de ce qu’elle connait : l’industrie du porno américaine.

Sous la plume de Gasparutto, deux recruteurs-casteurs abusent sans vergogne des velléités de succès de Sandy une ex paumée de la téléréalité, une blonde tatouée à belle poitrine pour la livrer en pâture à des démons-brutes désireux de se repaitre de son corps et de son sang dans un des multiples petits studios de la porn valley californienne.

Mais en plein calvaire, Celyna, une Némésis guerrière fait alors son apparition sous les traits de la porn star asiatique et massacre les démon à coup de katana.

Après avoir liquidé les monstres, Celyna termine en émasculant le recruteur.

Puis avec Maudoux le récit vire quelque peu à l’autobiographie d’une hardeuse, qui dit avoir plongé dans le milieu après une douloureuse rupture amoureuse.

Agressée par des monstres violeurs suceurs de sang, sa résistance hors du commun lui permet de devenir la favorite d’un démon supérieur qui lui alloue ses pouvoirs de tueuse-vampire.

Devenue Celyna la sépulkre, elle traque elle aussi ses proies hommes ou femmes pour se sustenter en sang frais avant de se rebeller contre ses créateurs et de les assassiner.

Dans la dernière partie, Singelin présente François Donatien un abominable notable très (trop ?) fortement inspiré du personnage de Sade et Dominique Strauss Kahn, pour décrire un monstre pervers aimant torturer des jeunes femmes et se repaitre de sang.

Traqué par Celyna qui n’a aucun mal à se débarrasser de ses gardes du corps, Donatien est finalement exécuté après avoir été forcé d’ingurgiter toute la collection de sang millésimé qui faisait l’objet de sa fierté malsaine.

En conclusion, « Doggybags, volume 6 » varie quelque peu les plaisirs en mixant cette fois les influences gore vampiriques avec le thème de la sexualité, abordé sous l’angle aujourd’hui moderne de l’envahissante pornographie.

La porn star Kastuni trouve dans ce style volontairement régressif l’occasion d’extérioriser d’autres facettes de ses « talents » artistiques produisant des scénarios basiques et autobiographiques ou on devine une certaine brutalité dans les tournages de style « gang bang ».

Pour le reste, les amateurs retrouveront le coté crade et grossier du graphisme des auteurs habituels.
Avec cet apport ponctuel et particulier, ce volume six change un peu la donne, sans bouleverser pour autant par son audace ou son génie.

Doggybags, volume 6 (Céline Tran, Run, Jeremie Gasparutto, Florent Maudoux, Guillaume Singelin)
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 13:10
Battleship (Peter Berg)

Sorti en 2012, « Battleship » est une adaptation cinématographique de Peter Berg d’un jeux vidéo.

Au milieu des années 2000, le gouvernement américain découvre l’existence d’une planète « G » potentiellement similaire à la Terre et établit un programme de communication spatial via l’émission d’un signal sur l’ile de Oahu (Hawai) pour le relayer par un satellite vers « G ».

Sur cette même ile, Alex Hopper (Taylor Kitsch) un turbulent jeune homme de 26 ans se fait arrêter par la police pour avoir voulu voler un burrito afin de séduire Sam (Brooklyn Decker) une jolie jeune femme rencontrée dans un bar.

Alex est alors repris en main par son frère Stone (Alexander Skarsgard), capitaine de frégate dans la Marine américaine qui le pousse à entrer dans la Marine.

Mais alors qu’il noue une relation amoureuse avec Sam, Alex arrive en retard pour le discours de l’amiral Terrance Shane (Liam Neeson) propre père de sa chérie.

Shane achève de lancer une grande parade navale à laquelle va participer le Japon par l’intermédiaire du capitaine de vaisseau Yuki Nagata (Tadanobu Asana) commandant d’un destroyer japonais le Myoko.

Lieutenant de vaisseau spécialisé dans les systèmes d’armes, Alex embarque sur le destroyer John Paul Jones.

Son tempérament explosif lui cause des problèmes, aboutit à une bagarre avec Nagata et à son possible renvoi de la Marine.

Mais une brusque invasion extra-terrestre va changer la donne : des vaisseau surviennent de l’espace et viennent s’enficher près d’Hawai.

Les navires de la parade se rendent sur zone, puis Alex avec le second maitre Cora Raikes (Rihanna) et le maitre d’équipage Ordy (Jesse Plemons) embarquent sur un zodiac pour aller à la rencontre des étranges vaisseaux.

Alex déclenche malgré lui l’attaque des extra terrestres qui envoient une énorme pulse électromagnétique pour paralyser les systèmes de communication des navires et isoler via un champs de force une zone autour d’Oahu, stratégique pour établir un poste de liaison avec le gros de leurs troupes.

Commandant du Samson, un autre destroyer, Stone fait donner du canon contre les aliens mais paye cher son initiative par la destruction de son navire et la mort de son équipage.

La guerre est inévitable et les aliens déploient d’infernales machines rotatives sur terre, capables de détruire une base aéronavale et de paralyser une large part des axes routiers de Los Angeles.


Avec la perte du Myoko et la plupart des officiers supérieurs, Alex devient le chef du dernier destroyer sur zone le John Paul Jones et doit collaborer avec Nagata, seul survivant japonais.

Courageusement, il exploite la découverte d’un aliens retrouvé inconscient et examine la créature vaguement humanoïde qui est finalement secourue par les siens quasi invincibles en raison de leurs exosquelettes de combat.

Le robuste second maitre Beast (John Tui) combat courageusement une des créatures qui voulait détruire le système de propulsion du navire et est aidé par Alex et Raikes.

Mais l’armure de la créature la rend invulnérable aux tirs d’armes automatiques et il faut une courageuse manœuvre d’une pièce d’artillerie par Raikes pour en venir à bout.

Ordy découvre un des points faibles des aliens, une extrême sensibilité à la luminosité, ce qui permet au John Paul Jones grandement aidé par les compétences marines de Nagata de détruire trois vaisseaux aliens à coup de missiles anti navires avant d’être détruit par la férocité des sphères rotatives.

Pour contrer les aliens qui ont investi la station spatiale d’Oahu, Sam qui travaille comme thérapeute avec le lieutenant colonel Mark Canales (Gregory D Gadson), ayant perdu ses deux jambes dans l’explosion d’une mine, lance sa jeep contre leur système de transmission, les perturbant temporairement.

Plein de ressources, Alex fait réarmer le vieux cuirassé le Missouri avec un équipage de 1939-1945 avec propulsion à vapeur et systèmes analogiques pour combattre les aliens.

En un face à face terrible avec le dernier vaisseau mère, le Missouri parvient par une manœuvre audacieuse à le surprendre et à l’endommager gravement en faisant donner à la fois toutes ses armes : canons, missiles, torpilles et même mitrailleuses lourdes.

Se sachant perdu, il tire sa dernière bombe pour détruire la station de communication sur l’ile.

Mais l’US Air Force intervient finalement détruisant les sphères destructrices lâchées sur le vieux cuirassé.

L’invasion alien est repoussée, les décorations pleuvent sur Alex, Stone (à titre posthume), et Canales pour son corps à corps héroïque face aux aliens.

Bourru, Shane consent enfin finalement à ce qu’Alex se marie avec sa fille Sam.

Pourtant en Ecosse, un alien est découvert par des adolescents…

En conclusion, « Battleship » est un film au premier abord basique US navy contre aliens, mais recèle au final une réelle efficacité dans sa réalisation simple, efficace et ses effets spéciaux spectaculaires.

Les personnages sont certes brossés à gros traits mais l’intérêt principal du film est ailleurs : la belle opposition entre des extra-terrestres à l’armement ultra technologique et celui plus primitif mais employé à bon escient de nos frères humains.

On passe donc un très bon moment à son visionnage, découvrant par la même occasion avec plaisir une Rihanna tout à fait à son aise en courageuse sous officière de marine…

Battleship (Peter Berg)
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 22:17
Curse of the hidden mirror (Bue oyster cult)

Bouclons donc la boucle avec « Curse of the hidden mirror» dernier album en date de Blue osyter cult.

Sorti en 2001, « Curse of the hidden mirror » bénéficie cette fois d’une pochette d’un meilleur gout que les derniers très laids artworks des albums précédents et du soutien de l’écrivain John Shirley toujours coauteur de la majeur partie des morceaux.

Dharma Roeser chante sur le titre d’ouverture « Dance on stilts » qui balance gentiment sur six longues minutes avant de céder la place à la voix magique d’Eric Bloom sur un « Showtime » étrangement planant et flirtant même par instant avec un beat reggae (!).

Malgré quelques effets originaux sur ses refrains et une atmosphère théâtrale en diable, « The old god returns » manque de dynamisme pour demeurer un titre de premier plan.

Tout ronronne gentiment sur un « Pocket » pop-guimauve chanté par Roeser et « I just like to be bad » à la limite du ridicule entrecoupés d’un « One step ahead the devil » plus sombre et méchant.

Le style doucereux de Roeser refait surface avec un « Heres comes that feeling » aussi agréable qu’inintéressant et on trouve le chemin bien long sur le bluesy classieux « Out of the darkness » pourtant brillamment interprété par Bloom.

Dans la dernière ligne droite, le Blue oyster cult montre un Roeser utilisé à bon escient sur le splendide « Stone of love », un Bloom qui joue sans grande réussite au gros dur sur « Eye of the hurricane » avant un « Good to feel hungry » plombé par un horrible son de clavier daté.

En conclusion, « Curse of the hidden mirror » commet pour moi l’erreur tactique de délaisser les rives du hard/heavy punchy et mélodique assez inclassable de ce qu’était le Blue oyster cult des années 70 pour se diriger vers une musique plus aseptisée bien que toujours vectrice d’un certain niveau minimal de qualité avec des musiciens de premier plan.

Bien dénué de tout immense classique ou titre marquant sauf peut être « Stone of love, « Curse of the hidden mirror » n’est pourtant pas dans l’absolu un album catastrophique et pourra séduire certains amateurs de rock mélodique.

Une sortie par la petite porte malgré tout bien triste et injuste au regard de tout ce qu’a apporté le Blue oyster cult à la musique dans les années 70.

Curse of the hidden mirror (Bue oyster cult)
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 21:34
Heaven forbid (Blue oyster cult)

Mis complètement KO à la fin des années 80 en raison d’une baisse importante d’inspiration, Blue oyster cult tente en 1998 un retour complètement inattendu avec « Heaven forbid ».

L’écrivain John Shirley est alors embauché pour épauler les musiciens toujours férus de Science fiction et autre bizarreries occultes.

Nanti d’une pochette affreuse…ment ringarde, « Heaven forbid » surprend d‘entrée avec « See you in black » qui sonne comme un morceau de heavy metal compact et enlevé.

Le plus doux Buck Roeser prend ensuite la relève au chant pour un « Harvester moon » aux antipodes du titre précédent de par son approche pop-rock éthérée à souhait.

L’alternance avec Eric Bloom semble de mise puisque le leader de l’huitre bleue reprend les rênes sur « Power underneath despair » qui renoue par instant avec le souffle épique de la grande époque des années 70 par la qualité des riffs et le coté larger than life des refrains.

Difficile de trouver son rythme lorsque « X-ray eyes » funk-rock léger lui succède avec un Roeser toujours aussi pop/guimauve au chant.

Malgré son titre très heavy, de bonnes parties de guitare et la présence de Bloom, « Hammer back » manque légèrement de puissance pour écraser tout sous son impact.

Déroutant jusqu’au bout, le Blue osyter cult retrouve la magie créatrice des 70’s avec « Damaged » fantastique titre faisant la part belle aux claviers de Allen Lanier et aux rythmiques latinas évoquant le Carlos Santana des meilleurs heures.

On calme le jeu sur « Cold ray light of dawn » solide mi tempo illuminé par un Bloom inspiré au chant puis « Real life » à forte connotation country-rock.

Le style aérien de Roeser achève l’album sur un « Still burning » lourd et statique.

En conclusion, « Heaven forbid » constitue une agréable surprise d’un groupe qu’on pensait mort, enterré et remisé au rang des vieilles gloires des années 70.

Avec quelques pépites faisant revivre la magie des temps glorieux et un ensemble homogène à défaut d‘être génial, Blue oyster cult retrouve un peu de son lustre d’antan et livre un album de retour tout à fait honorable.

De quoi redonner du baume au cœur aux fans !

Heaven forbid (Blue oyster cult)
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 22:05
L'homme qui fait mal (Danielle d'Auteuil)

Littérature toujours avec en souvenir du passé un petit coup de projecteur sur une écrivain amateur, Danielle d’Auteuil, qui publia en 2005 chez Kalumé un court récit semi-poétique « L’homme qui fait mal ».

En une quarantaine de page à peine, « L’homme qui fait mal » tente de narrer l’une des choses les plus universelles que chacun d’entre nous a vécu : une rupture amoureuse.

Dans une ambiance onirique, flottante et bleutée, le récit navigue entre Paris ou eut lieu la dernière étreinte dans le mythique hôtel Lutetia et Marseille ou réside l’homme, qui a abandonné la femme, qui souffre.

L’homme qu’on devine grand et beau, est avocat à Marseille mais a d’autres activités plus sensuelles : musicien de rock, nautisme et plongée sous-marine.

Il a également vécu son enfance en Afrique et demeure très attaché à ce continent.

Mais on devine en lui une dureté, une froide insensibilité de prédateur une fois l’histoire jugée terminée.

Face à cette créature enjôleuse mais finalement reptilienne, la compagne délaissée souffre le martyr, réalimentant son désir en se remémorant les courts instants de bonheur passés au lit, imaginant la vie de l’amant de retour dans sa ville en un processus particulièrement pénible.

Les mots comme souvent sont un refuge et permettent d’extérioriser sa douleur.

Alors la femme écrit, écrit, écrit des mails sans réponse ou le récit de leur courte et douloureuse histoire…

En conclusion, « L’homme qui fait mal » est surtout remarquable par son style métaphorique, fluide, aérien et élégant qui masque la douleur intime et violente de se sentir en position de faiblesse vis-à-vis de quelqu’un qui ne partagera jamais la réciprocité des sentiments.

L’absence, le manque, l’attente vaine et impossible de quelque chose qui ne reviendra jamais sont des sentiments profonds, inconscients qui peuvent déstabiliser les plus forts d’entre nous et laisser des cicatrices durables.

Dans une vision plus positive, on peut aussi voir la courte mais intense aventure vécue comme une nouvelle expérience de vie à haute valeur ajoutée venant enrichir notre base de données interne.

Mais si ceci n’est pas le propos de l’auteure, « L’homme qui fait mal » demeure une œuvre délicate à savourer en esthète….

L'homme qui fait mal (Danielle d'Auteuil)
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 20:19
Les racines du mal (Maurice G Dantec)

J’ai voulu rendre hommage à Maurice G Dantec, écrivain fou de techno-polar disparu au mois de juin dernier dans une quasi indifférence générale.

Quoi de mieux donc que de relire « Les racines du mal » volumineux roman de 750 pages qui confirma son talent alors naissant en 1995 ?

Dans sa première partie, « Les racines du mal » raconte au début des années 90 la cavale folle d’un tueur en série, Andreas Schaltzmann, qui persuadé d’être victime d’un complot mondial mêlant aliens et nazis, se met à tuer des animaux pour se nourrir de leur sang, avant d’abattre au gré de ses errances psychotiques, des humains dans la banlieue parisienne.

Pyromane, obsédé par une vision purificatrice du feu, Schaltzmann est un véritable danger public qui est finalement pris vivant sur une plage de Normandie après une tentative de suicide ratée.

En prison, son chemin croise celui d’une équipe de scientifiques aux méthodes révolutionnaires, menée par le docteur Stefan Gombrowicz, son assistance russe Svetlana Terekhovna et Arthur Darquandier, tous spécialisés en modélisation des systèmes cognitifs humains.

Mais même si l’équipe peut interroger et enregistrer les confessions mystico-criminelles de Schaltzmann plusieurs fois pour ainsi nourrir un ordinateur intégrant une neuromatrice qui détecte des incohérences comportementales dans la série de meurtres attribués au tueur, leurs méthodes peu orthodoxes leur attirent les foudres des médecins traditionnels qui les écartent de l’affaire.

Déçu, Darquandier qui reste au fond de lui persuadé que Schaltzmann a endossé des crimes qu’il ne pouvait matériellement pas avoir pu commettre, s’exile au Canada puis en Australie pour travailler sur des programmes de recherches spatiaux avancés.

En France, Schaltzmann est déclaré irresponsable de ces actes et interné.

L’affaire se tasse jusqu’au retour de Darquandier en France en 1999 pour une mission de recrutement de nouveaux scientifiques devant intégrer le programme Biosphère australien.

Toujours attiré par le charme slave de Svetlana, Darquandier s’arrange pour la retrouver en vue de la convaincre d’intégrer son programme de recherches.

La jeune femme lui apprend que Schaltzmann est à présent mort après avoir réussi à s’échapper pour finalement se suicider par crémation emportant avec lui ses secrets.

Svetlana avoue aussi à Darquandier être en relation avec un journaliste de la région Rhône Alpes qui en contact avec deux policiers de la région grenobloise, l’a alerté sur un étrange série de meurtres dans les régions montagneuses non seulement de France mais aussi d’Europe avec des corps retrouvés dans des lacs.

Prudents, le journaliste et les policiers utilisent des pseudo littéraires : Chellay, Byron et Shelley.

Darquandier décide alors d'abandonner sa mission de recrutement pour se replonger dans l’affaire et nourrir de nouvelles données sa neuromatrice à présent améliorée par des années de recherche avancée,

La neuromatrice appelée Docteur Schizzo dont la personnalité de base est calée sur celle de Darquandier, est capable de déjouer les pare-feux informatiques les plus sophistiqués pour s’infiltrer dans les systèmes et voler des données, pour ensuite les analyser et en déduire des conclusions.

Elle met rapidement en évidence l’existence d’un réseau européen de tueurs travaillant en équipe, se stimulant à travers des rituels et des défis.

Logiquement Darquandier se rapproche de la source policière à Grenoble et en consultant les archives de la mairie, et en faisant recouper les dates des crimes avec les profils des habitants, localise une famille potentielle de tueurs vivant dans une casse rachetée par Auguste Jimmy Bartel un ancien pilote automobile marié à sa cousine Irène Grenada.

Le Docteur Schizzo dont la personnalité a partiellement fusionné avec l’invasif Schaltzmann et qui est à présent victime d’inquiétants délires mystiques mais aussi de géniales intuitions, fournit une aide précieuse à Darquandier pour l’aider à s’introduire
dans les systèmes des tueurs qui utilisent un réseau de cybersex spécifique pour communiquer.

Le duo réalise alors un casse virtuel et dérobe la majeur partie des fichiers du groupe : ce qui révèle leur nom Ceux des ténèbres, certains de leurs crimes barbares, leurs rituels iniatiques avec déguisements, offrandes sacrificielles à leur mythologie tordue et surtout leur grand objectif de tuerie de masse pour célébrer le nouveau millénaire.

Ecœuré et effrayé, Darquandier décide d’intervenir physiquement et demande l’aide de Schizzo/Schaltzmann pour s’introduire dans la casse grenobloise en leurrant les défenses des tueurs.

Sur place, il y découvre un musée des horreurs avec salles de tortures, système d’enregistrements des supplices des victimes et fours à haute température pour faire disparaitre les restes.

Après ce raid, la quête de la famille emmène toute l’équipe vers la Cote d’Azur puis en Italie ou près du Lac majeur ils possèdent une autre base secrète.

La traque est cependant retardé par l’effondrement temporaire du Docteur Schizzo incapable de juguler la personnalité dévorante de Schaltzmann qui le met en surrégime.

Pressé par le temps et l’imminence du réveillon, Darquandier et Svetlana se font passer pour un autre groupe de tueurs désireux d’intégrer Ceux des Ténèbres et sèment également le doute sur la fiabilité de leur expert informatique un certain Minox.

La ruse prend puisque Ceux des Ténèbres finissent par s’entretuer en pleine nuit près du Lac majeur et que leur base piégée par Darquandier explose de manière spectaculaire sans faire toutefois de victimes directes.

Malheureusement les deux victimes qu’ils comptaient sacrifier ne peuvent en réchapper mais le rituel n’est pas pour autant accompli.

Resté seul avec Jérôme Granada le frère d‘Irène, Darquandier ne peut s’empêcher de l’immoler avec un cocktail Molotov.

Conséquence de l’affrontement, la neuromatrice provoque au passage à l’an 2000 un effet Electro Magnétique Pulse qui paralyse temporairement tous les systèmes de communication du globe.

Resté seul après la rupture prévisible avec Svetlana, Darquandier retourne à ses premiers amours de chercheur assistant à l’implantation de ses chères neuromatrices dans des lanceurs spatiaux.

En conclusion, tout ou presque suffit à définir Dantec dans « Les racines du mal », une première partie polar ultra haletante et ciselée comme une lame puis le basculement progressif vers un univers technologique ou l’écrivain peut à loisir développer voir dériver autour de ses théories pseudo scientifiques ou spirituelles (la Kabbale, le Gnosticisme).

Trop long, excessif dans tout (théories scientifiques avant-gardistes ou pure description des horreurs des psycho-tueurs), « Les racines du mal » n’en demeure pas moins une œuvre impressionnante dans sa construction et dans sa créativité débridée, marque de fabrique de Dantec qui restera comme un écrivain brillant, marginal et passablement cintré.

Les racines du mal (Maurice G Dantec)
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 22:18
Doggybags, volume 8 (Noellie Pravia, El diablo, Johnatan Garnier, Juliette le hégarat, Mathieu Bablet)

Fidèle à sa réputation sanglante et exotique, « Doggybags, volume 8 » voit le jour en 2015.

Ici, deux auteurs Noellie Pravia et Juliette Le hégarat sont mises en avant pour raconter une histoire de fantastique gore au Nicaragua, pays oublié d’Amérique centrale.

Soledad, une modeste serveuse d’un bar minable d’un petit village est victime d’un viol et d’un cruel assassinat par des truands locaux dirigés par leur chef Tuco.

Son frère Luis, endetté dans de stupides paris de rodéos ne tarde pas à la rejoindre sous terre.

Mais l’esprit de Soledad se réincarne dans celui d’une créature légendaire, une sorcière appelée la cégua qui est protégée par un chien surnaturel le cadejo.

Patiemment Soledad traque donc ses bourreaux et les étripe un par un, acceptant son statut de déesse vengeresse.

El diablo fait ensuite son retour pour compter l’horrible histoire de Jeffrey Dahmer tueur en série homosexuel du Milwaukee, qui massacre sa malheureuse jeune victime, un enfant de quatorze ans appelé Konerak malgré la courageuse intervention de deux femmes noires qui avaient tenté d’alerter deux stupides policiers blancs sur la détresse de la victime hagarde et blessée en pleine rue.

Habile et manipulateur comme tous les tueurs en série, Dahmer n’a aucune difficulté à berner les policiers qui gobent sans sourciller son histoire de dispute d’amoureux.

Pour finir, Jonathan Garnier (scénario) et Mathieu Bablet (dessins) nous entrainent dans le ghetto de Kowloon à Hong-Kong, ou Eddie un postier joue de la rumeur pour faire accuser le boucher Zhang, d’une série de meurtres horribles afin de mieux détourner les soupçons sur ses propres activités criminelles.

Sans remord, Eddie révèle sa vraie nature et tue celui qui demandait son aide.

En conclusion, « Doggybags, volume 8 » tourne à présent bien en rond, se contentant de recycler les mêmes histoires de vengeance sur fond de légendes latino-américaines.

Derrière ce nettoyage pour le moins radical des criminels, on goutera moins la fascination repoussante pour les tueurs en série, qu’ils soient américains ou asiatiques…

Ce volume 8 desservi par l’habituel graphisme grossier de ses dessinateurs, passe donc les bornes de l’abject et se montre d’un intérêt plutôt faible, comme si le soufflet finissait finalement par retomber.

Doggybags, volume 8 (Noellie Pravia, El diablo, Johnatan Garnier, Juliette le hégarat, Mathieu Bablet)
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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 20:36
Imaginos (Blue Oyster Cult)

En 1988, Blue Oyster Cult renoue avec son claviériste Allen Lanier et tente de briser la spirale infernale d’un lent déclin entamé depuis « Fire of unknown origins ».

« Imaginos » et sa pochette dark sont l’œuvre du batteur Albert Bouchard, auteur de la totalité de titres qu’il destinait à son album solo (!).

Faisant fi de tout préjugé et jetons nous sur « I m the one you warned me of » qui heureuse surprise voit un Eric Bloom inspiré poser sa voix de mâle dominant sur un tempo puissamment heavy metal.

On se prend donc à rêver du retour du grand BOC impérial des années 70, mais on revient vite sur terre avec « Les invisibles » qui malgré le jeu de guitare toujours ciselé des musiciens se révèle un mid tempo poussif et sans âme chanté par Buck Dharma.

Heureusement, « In the presence of another world » et ses six longues minutes font mouche dans le registre mélodique, travaillé, mystérieux et inquiétant des américains.

Avec ses refrains poussifs, « Del Rio’s song » tente d’insuffler sans grande réussite un nouvel élan rock ‘n’ roll.

Les influences horrifiques de l’album se font sentir avec « The siege and investiture of Baron Frankenstein’s Castle at Wesseira », qui derrière son titre imprononçable délivre une merveille heavy metal épique à la Dio avec la participation active de Joe Satriani à la guitare et de Joey Cerisano au chant.

Très habilement, le Blue Oyster Cult recycle un de ses plus grands tubes, « Astronomy » dans une version adoucie chantée par Dharma mais la magie s’essouffle sur le très mollasson et peu inspiré « Magna of illusion ».

Dans la fin du disque, « Blue Oyster cult » se fait sensuel et original sous la voix de Dharma tandis que « Imaginos » glisse sans imprégner l’auditeur.

En conclusion, « Imaginos » est une timide tentative de retour aux sources vers hard/heavy rock plus musclé mais le résultat demeure bien trop inégal, comme si le génie de Blue oyster cult s’était évaporé et ne ressurgissait que par éclipses, du reste plutôt agréables.

Mais malgré cette louable tentative, on obtient un résultat en demi teinte qui ne parviendra pas à remettre les américains sur les rails du succès.

Une seconde partie de carrière bien difficile donc

Imaginos (Blue Oyster Cult)
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