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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:40

Vivre_deuil.jpg4

 

Je vais sans doute aborder un des sujets les plus intimes pour moi avec « Vivre le deuil au jour le jour » de Christophe Fauré, psychiatre et spécialiste dans l’accompagnement des malades en fin de vie.

Qui a déjà vécu le deuil d’un proche connaît la souffrance psychique que cette épreuve peut engendrer et comprendra le caractère délicat du sujet abordé.

De manière analytique et sans prétendre détenir toutes les clés de ce problème complexe car dépendant étroitement de chaque individu particulier, « Vivre le deuil au jour le jour » se propose comme une aide pour tenter de comprendre le processus du deuil et de l’accompagner du mieux possible.

La première partie du livre consiste à la définition des differentes phases du deuil, commençant par la phase de choc pouvant se manifester par la sidération, le déni devant cette réalité insupportable ou l’esprit cherche à se préserver en activant des mécanismes de protection automatique.

Quand la réalisation de la perte prend effet, vient une phase de fuite rendue visible par une hyper activité ou de recherche pour compenser la perte irrémédiable du disparu.

Puis vient la phase la plus redoutable dite de déstructuration ou l’individu se trouve frappé de plein fouet et ébranlé dans tout son être à de multiples niveaux, émotionnels, sexuels, sociaux, matériels et spirituels.

Le phénomène intervient généralement plusieurs mois après la perte et se caractérise par un état dépressif cyclique alternant phases de colère avec phases de désespoir plus profondes.

On en veut à tout le monde entier qui continue de tourner comme si de rien n’était, à la médecine, à dieu, au destin, à ses proches sourds au mal qui vous ronge.

Assailli par un terrible sentiment de culpabilité, on en veut aussi à soi même et parfois même au défunt qui nous a abandonné.

C’est la phase la plus critique du deuil car certaines personnes ne s’en remettent jamais allant jusqu’à développer des pathologies, à se suicider ou à mal enfouir leur mal pour le traîner ensuite toute leur vie.

Quand on parvient à surmonter cette phase, vient ensuite la restructuration qui passe par une « digestion » du deuil (qui n'est pas un oubli du défunt !) se caractérisant par des redéfinitions de ses relations avec les autres, avec le défunt et avec soi même.

Le troisième chapitre m’a moins intéressé.

Il décortique quelques types de deuil en insistant sur le comportement à adopter vis à vis d’un enfant ou d’un adolescent par définition plus fragiles que les autres personnes.

Les cas traumatisants de la fausse couche, de l’avortement, de la mort subite du nourrisson sont également considérés comme des deuils à part entière.

Le Dr Fauré établit également un fort clivage entre les réactions des hommes, habitués socialement à masquer leurs émotions pour paraître « forts » et les femmes, qui étant plus enclines à divulguer leurs émotions, souffrent plus socialement et matériellement.

Le dernier chapitre est sans nul doute le plus intéressant car il donne des clés pour s’aider à mieux accompagner son deuil.

Battant en brèche les idées reçues de la société qui vont dans le sens d’un enfouissement rapide en espérant que le temps résorbe naturellement les plaies, le Dr Fauré met en avant la nécessité de valider ses émotions autour de questions simples tournant autour de la personne qu’on a perdue, du séquencement des évènements puis d’un bilan physique, matériel, social, psychologique et spirituel de l’individu.

Une aide extérieure peut être la bienvenue, celle d’un psychologue, de groupes de paroles, d’associations, de communautés religieuses si les cellules familiales ou amicales s’avèrent insuffisantes.

Mais quelle que soit l’issue du processus, celle ci aboutit à une réorganisation profonde de l’individu.

En conclusion, même si on est ici à des années lumières de la prose épurée d’un Mishima ou de l’élégance poétique d’un Lucrèce, « Vivre le deuil au jour le jour » est un livre qui m’a malgré son sujet difficile beaucoup intéressé.

Si il n’apporte pas de réponse à toutes les questions, il met en avant quelques clés pour mieux vivre le processus du deuil, tout d’abord en le considérant comme inéluctable, nécessairement douloureux et solitaire puis en encourageant les personnes à exprimer leurs émotions comme si leur évacuation dans un cadre constructif contribuait fortement à la mise en place du processus de restructuration qui de toute façon n'effacera pas les sentiments de perte.

Pour ma part même si certains mécanismes salutaires m’ont sans doute épargnés le pire, je n’ai toujours pas résolu la quête de sens provoqué par le deuil ce qui ne m’empêche pas d’avoir bricolé une doctrine de fortune me permettant d’avancer encore jour après jour à pas mesurés.

Je noterai tout de même deux remarques personnelles, l’intolérance de la société moderne vis à vis d’une personne en deuil, avec le refus de comprendre que plus de six mois après une personne soit dans un état de déstructuration puis la générale lâcheté de l’être humain, se caractérisant par le refus d’affronter des éléments pénibles s’étalant dans la durée comme l’assistance à une personne en proie à une longue maladie.

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Published by Seth - dans Psychologie
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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 21:20

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2

 

Surfant sur l’énorme popularité du trio de comiques le plus en vogue au début des années 90, le deuxième volet du best of des Inconnus, « La télé en folie » sort en 1992.

Si la première compilation avait provoqué chez moi un avis plutôt favorable, ce second volet m’est apparu d’un niveau moindre.

L’aspect musical est tout d’abord mis à l’honneur avec « Rap tout (vampire) », réchauffé habile de « Auteuil, Neuilly, Passy » en version ministère des finances.

Outrancier et caricatural, « Les sous-sous dans la popoche » précède « Les envahisseurs » qui reprend de nouveau le thème pas très fin du racisme anti maghrébin.

On sourit sur « Stade 2 » et le fameux gimmick « Cela ne nous regarde pas » si chers aux journalistes sportifs.

Ramassis facile de clichés européens, « Les préservatifs européens » confirment le peu d’inspiration des Inconnus dans le registre des fausses pubs.

La réputation sulfureuse de la région PACA est ensuite soigneusement mise en avant avec un Didier Bourdon plus vrai que nature dans « Antenne 3 Marseille ».

Peu d’intérêt en revanche à « Le jeu de la vérité vraie » pastiche long et bavard de la langue de bois des politiciens dans les émissions télévisées.

Second extrait musical, « Chanson hard rock » parodie à merveille le monde très clichesque du hard rock avec le groupe toulousain Douceur de Vivre pour un résultat musical des plus respectables.

Le sketch « Hôpital » bien qu’ayant eu un énorme succès laisse un arrière goût amer sur un sujet bien délicat, celui du manque de soin dans les hôpitaux publics entre infirmières antillaises fainéantes et médecins aussi avides qu'incompétents.

Après une fausse pub vite expédiée « La Seinoise », le trio croque ensuite l’univers des sectes (« Les sectes »)  avec Campan en savoureux gourou marseillais d’origine tibétaine.

Les Inconnus se plantent complètement sur « Vice et versa », parodie du TOP50 mettant en scène un groupe de new wave ( ?) intellectuel dépressif évoluant dans un monde champêtre.

Pas grand chose à dire sur le très outrancier « Hamburger family », satire féroce des débiles séries américaines.

On sera en revanche plus touché par « Enseignement » et son contenu social marqué avec le difficile métier de professeur.

Facile, le troisième extrait musical reprend le thème du rap , « Y’en a marre du rap » mais montre tout de même les excellentes qualités de comédien de Bernard Campan en abruti zonard au râtelier impressionnant (NTM n'a qu'a bien se tenir ?).

La compilation s’achève sur « Trouble jeu » qui descend en flamme Thierry Ardisson et son acolyte Laurent Baffie dans ses émissions trash lunettes noires pour nuits blanches.

En conclusion, on ressort avec un avis des plus mitigés sur « La télé en folie » des Inconnus sur laquelle plane un arrière goût de déjà vu.

On sent le trio peinant à trouver de nouvelles idées et recyclant efficacement ses vieilles recettes.

Le résultat tient bien entendu toujours la route mais finit par néanmoins trouver ses limites et le début d’un essoufflement.

Fort judicieusement, après 1992 les Inconnus arrêteront de parodier la télévision française et passeront ensuite à d’autres projets plus cinématographiques.


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Published by Seth - dans Humour
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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 16:24

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4

 

Retour vers le passé, en 1990 une irrésistible vague comique déclenchée par trois hommes déferle sur la France, envahissant les bureaux, les lieux publics et tout particulièrement les cours d’écoles ou les enfants reprennent les bons mots des comédiens.

Ces trois hommes étaient appelés les Inconnus.

Après des débuts dans le café théâtre au milieu des années 80, le trio infernal composé de Bernard Campan, Didier Bourdon et Pascal Legitimus décide de parodier la télévision française de l’époque dans une série de sketchs compilés ici dans « Le meilleur de la télé des Inconnus ».

On pourrait pense que vingt ans après les sketchs de Inconnus ont pris un coup de vieux, mais il n’en est rien.

La compilation débute avec l’hilarant « Tournez ménages », parodie de tournez manège, l’émission de la dernière chance pour célibataires déjà bien ringarde à l'époque.

Bourdon en débile profond et Légitimus dit « Momo » en arabe roublard tentant de convaincre une pétasse incarnée par Campan sont à vrai dire parfaits déployant une cascade de jeux de mots à base d’éclectisme (pris pour athlétisme) ou polygamie (pris pour Polynésie).

« Les Miseroides » , parodie des films de Jean Claude Van Damme (comme Universal Soldiers) est plus basique même si on sent que les compères ont du s’amuser comme des gosses à tourner de vraies fausses scènes de combats musclées.

On trouvera tout le coté cynique du trio dans « Gag video » avec un Bernard Montiel caricaturé avec brio par Campan en débile incapable de parler sans ses fiches.

Le petit interlude « Ben.et.ton » sera vite oublié avant d’exploser de rire devant « Biouman » la parodie des séries japonaises diffusées alors par le Club Dorothée.

Mention spéciale à Bourdon, redoutable imitateur de Bernard Minet.

Mais la force du trio aura toujours été d’être capable de faire des tubes à partir de chansons parodiant un style musical très précis, le premier exemple étant « La mano verda negra bouch beat » singeant avec bonheur feu le groupe neo punk de Manu Chao avec l’enlevé et destroy « C’est toi que je t’aime ».

Après un « Ushaia dans son froc » un peu facile ou Campan grimmé en Nicolas Hulot risque sa vie en insultant les communautés noires et arabes de Barbés, on retrouve un des plus grands succès du trio « Stade 2 », avec sans doute mon sketch préféré celui ou le tennisman Henri Toubon (Henri Leconte) en haillon et harassé de fatigue commente sa défaite humiliante face à Bjorn Brendel l’impeccable champion de tennis suédois, sorte de croisement entre Borg, Wilander et Lendl.

Moins réussi est « Jésus II, le retour » plaçant Sylvester Stallone en Jésus Christ, sketch qui avec le recul aurait pu choquer la communauté catholique par son coté iconoclaste et « Perdu de recherche » trop cynique tout comme les mini parodies de pub « La foumoila » ou « schwoups » avec des cariocas obèses.

On sourira à l’évocation de « Florent Brunel » vrai faux rebelle de synthèse avec ce mélange entre Patrick Bruel et Florent Pagny, ce dernier ayant au passage réussi une formidable transformation pour changer son image de chanteur énervant.

Grand moment avec « Youpi matin », avec un William Lemergye abruti de sommeil et ce fameux cuisinier du sud ouest joué par Bourdon qui se sectionne l’avant bras sur fond de « J’ai beau être matinal .. j’ai mal. »

Après la critique plutôt fine d’une certaine insupportable intelligentsia parisienne avec « Cinéma cinéma » , on oubliera vite les moqueries facile sur les Belges essayant de jouer aux chiffres et aux lettres et une nouvelle fausse pub sur les chats « Sheba » pour arriver aux deux morceaux de choix de la carrière des Inconnus, les sketchs cultes que sont « Les chasseurs » et « Le commissariat de police ».

Dans ces deux parodies devenus des classiques de l’humour français, les Inconnus se moquent des chasseurs, véritables brutes avinées du terroir tirant sur tout ce qui bouge et des policiers, stupides et inefficaces.

Ces deux féroces satires donneront naissance à des gimmicks célèbres, la fameuse différence entre le bon et le mauvais chasseur et le « a fortiori » cher aux forces de l’ordre.

Après un « Exterminabeur » pas très drôle, la compilation s’achève avec le plus grand tube du trio « C’est ton destin », facile imitation de rap qui trusta par sa simplicité et son efficacité longtemps la tête des hits parades hexagonaux.

En conclusion, « Le meilleur de la télé des Inconnus » semble avoir traversé les affres du temps sans prendre une ride.

Il est vrai que la qualité des textes et les formidables dons d’acteurs du trio capable d’incarner tout type de personnages, y compris féminin  ont placé la barre très haut.

Meme si certains passages (notamment les fausses pubs) sont plus faibles, ce best of fait toujours passer un bon moment et rire à nouveau avec plaisir à des sketchs qu’on pourrait penser à présent bien usés.

Aujourd’hui chacun des trois membres est passé à de nouveaux horizons, voguant de manière individuelle vers divers succès d’acteurs mais de mémoire d’homme du XX ieme siècle on ne retrouvera pas depuis lors pareil succès comique d'aussi grande ampleur fédératrice.

Dans l’humour français, les Inconnus trônent aux cotés de Coluche derrière Defunès, Bourvil et Galabru.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 20:08

De la nature

5

 

J’ai découvert récemment le philosophe latin Lucrèce par l’unique ouvrage qui soit parvenu jusqu’à nous « De la nature » .

Relativement peu connu par rapport aux autres monstres de la philosophie, Lucrèce est le principal vecteur de la doctrine d’Epicure, son maître incontesté.

Divisé en six livres, « De la nature » a la particularité de mélanger le fond et la forme, puisqu’il s’agit d’un long poème philosophique écrit dans une langue superbe.

Lucrèce consacre le livre premier à développer une approche matérialiste du monde centrée sur les théories atomistes déjà introduites par Epicure et avant lui Démocrite.

Le monde se voit en effet régi par les mouvements des atomes, corps indivisibles, indestructibles le composant et se déplaçant dans le vide.

Lucrèce insiste sur le coté cyclique de l’existence avec des transferts permanents de matière entre les phases de naissance, de croissance puis de dégénérescence et de mort des etres et des choses dans un gigantesque ballet permanent.

Selon lui même le monde est périssable.

Le philosophe réfute les théories cosmologiques de ses prédécesseurs (Héraclite, Empédocle, Anaxagore) car il voit l’univers infini et en mouvement perpétuel avec d'innombrables créations et destructions.

Dans le livre second, l’épicurien poursuit ses théories atomistes tout en introduisant une part de libre arbitre dépendante de la volonté des êtres vivant.

Il termine en niant l’intervention des Dieux dans l’agencement du monde.

Le livre troisième plus philosophique, débute par une louange directe adressée à Epicure, avant de développer une théorie matérialiste de l’ame, dépendante du corps à ce titre également périssable.

Lucrèce termine en montrant que l’ame disparaissant à la mort du corps, l’homme privé de toutes sensations n’a pas à redouter d’éventuels châtiments dispensés dans un au delà qui n'existe pas.

Le livre quatrième assez hétérogène s’intéresse à la physique des choses et aux sens.

Fidèle à son idéologie matérialiste, Lucrèce pense que l’organe crée à la fonction.

Le livre cinquième, ambitieux et passionnant, décrit tous les stades de la formation du monde (terre, ciel, astres) et du développement de l’humanité du stade primitif jusqu’à celui plus évolué capable de vivre dans des cités organisées régentées par des lois tout en insistant sur les évolutions techniques dans l’art de la guerre avec la maîtrise des métaux comme le bronze puis le fer.

Dans le dernier livre, Lucrèce se replonge dans une approche physique de la nature avec l’étude de phénomènes climatiques (foudre, nuage, arc-en-ciel, séismes …) avant de terminer par une tentative d’explication du magnétisme.

Les dernières pages très sombres sont consacrées aux épidémies comme la peste qui ravagea Athènes.

En conclusion, « De la nature » est une formidable révélation et constitue pour moi un parfait prolongement aux rares textes connus au final assez austères d’Epicure.

J’ai trouvé la matérialisme radical de Lucrèce et son refus des religions particulièrement actuel et en phase avec le monde occidental moderne même si celui ci n’est pas encore parvenu à se débarrasser de la peur de la mort.

Outre le fond, souvent captivant, on se laisse bercer par la beauté poétique d’un style exceptionnel à la fois clair et élégant.

Après avoir sué sang et eau sur le style difficile (car mutilé) d’Averroès, « De la nature » a constitué une magnifique bouffée d’oxygène et il n’est pas étonnant que Lucrèce par l’audace de ses positions fut longtemps banni par les autorités religieuses des diverses époques d’ou son relatif anonymat.

« Et quand les grandes légions envahissent les plaines,

en leur course agitant les images de la guerre

l’éclat des armes s’élève jusqu’au ciel,

toute la terre à la ronde reflète l’airain,

le sol s’ébranle sous la charge des guerriers,

leurs pas résonnent, les montagnes frappées de clameurs

renvoient l’écho jusqu’aux astres de l’orbe céleste

les cavaliers volent alentour puis soudain

s’élancent et les plaines tremblent sous leur assaut.

Pourtant, sur les hautes montagnes, il est un lieu

D’ou tout semble au repos, éclair immobile dans la plaine »

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 21:55

Murder ballads

1

 

En 1996, soit deux ans après le déjà très abouti « Let love in », Nick Cave and the Bad Seeds récidivent avec « Murder ballads », concept album autour d’histoires de meurtres écrite par Cave.

Avec sa pochette bien anodine rappelant celle des contes populaires d’hiver, « Murder ballads » débute avec « Song of joy », long morceau monotone ou Nick Cave parle plus qu’il ne chante.

Malgré l’indéniable qualité littéraire du texte, il reste difficile de s’enthousiasmer pour une chanson aussi monocorde.

Le deuxième titre dédié à un tueur nommé, « Stagger lee » semble issu de la même cuvée aride, avec un long chant narratif et une intensité sous jacente qui a du mal à éclater au grand jour.

La mélodie apparaît enfin sur « Henry lee » qui voit pour la première fois  l’adjonction de la belle voix féminine de P.J Harvey alors compagne du chanteur à l'époque.

« Henry Lee » incarne fort bien le coté ballade belle et triste sur fond de drame sanglant qu’a voulu créer le groupe.

Une brusque poussée de fièvre se produit alors avec « Lovely creature », morceau intense à l’atmosphère hantée plutôt prenante.

Arrive ensuite le duo avec Kylie Minogue, « Where the wild roses grow », énorme succès commercial qui fit connaître Nick Cave auprès du grand public par la multi diffusion du vidéo clip.

Porté par une mélodie soignée et une atmosphère gothique sensuelle et romantique, « Where the wild roses grow » fut un succès imprévu mais totalement mérité, prouvant que le grand public peut parfois aussi avoir bon goût.

On sera néanmoins surpris de l’incongruité de ce duo entre le rocker-crooner à l’univers si dark et la pétillante chanteuse de pop sexy qui deviendra par la suite l’égérie des pistes de danses et du public gay.

Le groupe enchaîne ensuite avec « The curse of Millhaven » l’un des rares morceaux rapides de l’album un peu trop long et linéaire à mon goût puis avec sans doute la plus belle ballade du disque « The kindness of strangers » ou la voix solitaire de Cave vient provoquer l’émotion sur une splendide mélodie triste à en pleurer.

Pourtant on ne peut ensuite s’empêcher de bailler d’ennui en écoutant les trop lents et soporifiques « Crow jane » et « O’malley’s bar » déclamés sur un ton monocorde, ce dernier s’avérant particulièrement usant avec ses quatorze interminables minutes.

Ces ballades meurtrières se terminent par une reprise de Bob Dylan, « Death is not the end » chantée avec une multitude de chanteurs dont PJ Harvey et Kylie Minogue.

En conclusion, si le concept de base de conter des histoires horribles sur un ton doucereux paraissait formidablement intéressant, difficile en raison du manque d'allant et de mélodie des compositions de pleinement adhérer à cette tentative de Nick Cave et de ses mauvaises graines.

Et on se dit que malgré les qualités de conteur-écrivain de Nick Cave, écouter des ballades sans éclat s’étalant régulièrement sur plus de six minutes peut réellement tourner au drame pour l’auditeur.

Assez ironiquement, si « Murder Ballads » demeure un album assez pauvre voir parfois indigeste au niveau de la musique, il sera par la grâce du duo avec la populaire Kylie, l’un des plus grands succès du groupe.

A réserver pour moi aux mordus du grand Nick.

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 22:34

Let lovein

5

 

Coup de projecteur sur un artiste talentueux à l’univers bien particulier touchant des domaines aussi divers que la musique, la littérature ou le cinéma  : l’australien Nick Cave.

Avec son groupe The Bad Seeds composé de Mick Harvey/Blixa Bargeld aux guitares, Conway Savage à l’orgue, Martyn P Casey à la basse, de Thomas Wydler à la batterie et d’une pléiade de guest occasionnels, Nick Cave a depuis plus de vingt cinq ans creusé son sillon et est aujourd’hui un artiste reconnu et respecté dans le monde du rock.

Sorti en 1994,  « Let love in » est le huitième album du grand corbeau dégingandé.

L’album débute avec « Do you love me ? » qui charrie avec lui sa superbe mélodie d’orgue sur les couplets ou se love la belle voix grave du chanteur et ses refrains aussi puissants que fédérateurs.

Morceau prenant à l’atmosphère hypnotique, « Do you love me ? » incarne à merveille le mélange de belles mélodies sombres et de subites poussées de fièvre composant le style de Nick Cave.

De la même manière on ne pourra qu’être touché par la beauté et la classe de la sublime ballade « Nobody’s baby now ».

Arrive ensuite « Loverman », plus difficile d’accès en raison de sa longueur sinueuse, de ses variations continuelles et de son caractère rampant/violent très malsain.

Pour information, ce titre dérangeant à souhait sera repris par Metallica en 1998 sur l’album Garage Inc.

Le groupe enchaine avec « Jangling jack » direct, rapide, brutal et assez difficile à supporter avec son coté cradingue puis avec « Red right hand » véritable conte narré sous fond d’ambiance de western crépusculaire.

Décidément très inspirés, Cave et ses mauvaises graines sortent ensuite « I let love in » , qui avec sa splendide mélodie d’orgue demeure pour moi la plus éblouissante réussite d’un album quasi parfait.

On varie les plaisirs avec le très échevelé « Thirsty dog » galvanisant l’auditeur par son énergie punk avant de replonger dans « Ain’t gonna rain anymore » l’une des plus belles et des plus tristes ballades qui m’ait été donné d’entendre dans ma vie.

Après avoir pleuré sur « Ain’t gonna rain anymore », le sourire n’est toujours pas de mise sur « Lay me low » ballade cafardeuse sur fond d’enterrement.

L’album s’achève sur la deuxième partie pas vraiment indispensable à mes yeux de « Do you love me ? » beaucoup plus apaisée et aérienne que la première partie.

En conclusion, « Let love in » est un quasi sans faute, un formidable album à écouter le soir, car reflétant à merveille le talent de Nick Cave and the Bad Seeds pour composer de splendides morceaux baignant dans des univers sombres, inquiétants et parfois dérangeants.

Très complet, « Let love in » propose également des passages plus rythmés et violents rappelant les influences punk du compositeur principal.

Bien entendu la magie véhiculé par le groupe repose en grande partie sur la voix grave et élégante de son chanteur-écrivain.

Mon conseil, si vous ne devez écouter qu’un album de Nick Cave, choisissez celui ci, il vaut largement le détour.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 18:18

Led zeppelin remasters3

 

Après avoir chroniqué un pourtant bon best of assez représentatif des premiers (et meilleurs albums) de Led Zeppelin voici un article sur le double cd « Remasters » consacré au groupe en 1990.

Meme si le livret assez maigrelet laisse plutôt sur sa faim, on sera tout de même séduit par la pochette représentant l’ombre immense du dirigeable planant sur un champ de blé ou sont dessinées de curieuses inscriptions d’origine extra terrestre.

Comme son nom l’indique, « Remasters » propose un best of des titres du groupe dans des versions retravaillées à l’aide de technologies plus modernes d'une époque qui a quand meme vingt ans aujourd'hui.

Le disque premier commence par la gifle cinglante de « Communication breakdown », concentré de heavy metal rentre dedans avant l’heure avec tempo rapide, guitares tranchantes et voix suraiguë puis enchaîne avec le blues classieux « Babe I’m gonna leave you » se terminant dans une tornade de décibels.

Le chaloupé et efficace bien qu’un peu retro « Good times, bad times » introduit le splendide joyau noir « Dazed and confused » et son malaise suintant à travers chaque note avant que « Whole lotta love » porté par un des meilleur riffs de l’histoire du hard rock, ne vienne finir de tramautiser l’auditeur.

Le solide mid tempo « Heartbreaker » se trouve ensuite illuminé par la voix superbe de Rober Plant et par les longs délires rock and roll de la guitare de Jimmy Page.

Au charme indéfinissable et assez irrésistible d’un « Ramble on » succède le très intense et violent « Immigrant song ».

Atteignant jusqu’alors le sans faute le plus absolu, le disque propose ensuite le pénible « Celebration day » puis l’interminable blues « Since I’ve been loving you » avant de nouveau mobiliser l’auditeur de manière active avec les pêchus « Black dog » et « Rock and roll ».

On termine alors cette première cuvée avec le folk « The battle of evermore » gracieux et aérien à en pleurer, puis le sympathiquement chaloupé « Misty moutain hop » avant d’aboutir sur la ballade mythique « Stairway to heaven » et son escalier montant peu à peu vers un paroxysme d’intensité.

Si après l’écoute de ce premier cd exceptionnel, pareil talent peut laisser pantois, le deuxième cd se montre lui nettement moins enthousiasmant.

Changement de style en effet avec ce deuxième disque, commençant par le bien timide « The song remains the same » aux insupportables relents country, enchaîné d’une longue et indigeste ballade mollassonne « The rain song ».

L’horreur se poursuit avec l’introduction de sonorités reggae sur « D’yer mak’er » , bien loin des furies hard rock des premiers opus lâchées sur le monde incrédule par le Dirigeable de Plomb du début des années 70.

Seul titre véritablement digne d’intérêt de l’album « Houses of the holy », le mystérieux « No quarter » déroule son charme hypnotique sur sept minutes d’envoûtement pur.

On passera bien vite sur le blues-rock sous somnifères « Houses of holy » pour enchaîner avec « Kashmir » dont le riff légendaire couplé à de magnifiques influences orientales produiront un des plus joyau du répertoire du groupe, joyau qui sera ensuite complaisamment vendu au rapper Puff Daddy pour réaliser un de ses plus grands tubes.

Ambiance rock électrique et musclée sur « Trampled underfoot » sautillant comme du James Brown avant de rebasculer dans le bien terne et peu inspiré « Nobody’s fault but mine ».

Malgré son tempo un peu soutenu et la qualité des riffs de Page, « Achille’s last stand » pêche par manque de puissance, tandis que la poussive ballade « All my love » vient achever de plonger l’auditeur dans une léthargie profonde.

Le disque s’achève avec « In the evening » , véritable sursaut en forme d’éclat de génie pur avec son riff étincelant et ses vocaux ultra compacts à la Rob Halford, qui vient rappeler brutalement que sous la poussière se trouvent les fondations d’un des groupes de rock les plus brillant de tous les temps.

En conclusion, vous l’aurez compris à la lecture de mes commentaires que d’aucun jugeront un tantinet sévères sur le disque numéro deux, j’ai une nette préférence pour la première partie de la carrière de Led Zeppelin, celle des quatre premiers albums s’étalant de 1969 à 1971.

A partir de 1973 il s’agit pour moi d’un autre groupe, moins intense et moins inspiré, s’ouvrant à divers courants musicaux avec un inégal bonheur.

Pour autant, dans la foret des innombrables compilations honnêtement loin d’être toujours indispensables consacrées à Led Zeppelin « Remasters » se taille une place des plus respectables en présentant un juste aperçu de la carrière de ce groupe phare de l'histoire du rock.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 17:02

Les proies

3

 

Dans la catégorie thriller qui fait mal « Les proies » de l’espagnol Gonzalo Lopez-Gallego s’est en 2008 taillé une jolie petite réputation.

L’histoire de ce survival se déroulant dans un environnement naturel par essence hostile commence de manière très basique avec un automobiliste du nom de Quim (Leonardo Sbaraglia) qui s’arrête dans une station service pour faire un plein d’essence.

Dans cette station service isolée et sinistre, il rencontre une jeune femme du nom de Bea (Maria Valverde) avec qui il a une courte et intense relation sexuelle dans les toilettes.

Quand il reprend ses esprits, Quim s’aperçoit que la jeune femme lui a volé son portefeuille et a gracieusement payé la note pour lui.

Choqué, il reprend la route et apercevant la voiture de sa voleuse décide de bifurquer pour prendre une petite route menant vers une région montagneuse reculée.

La il se fait soudainement tirer dessus par un mystérieux chasseur et blesser à la jambe.

Blessé et stressé, Quim percute dans sa fuite le chasseur et le tue.

Il prend néanmoins conscience que l’homme n’était pas seul et retrouve Bea qui semble aussi choquée que lui et ne rien comprendre à ce qui arrive.

Quim délaisse sa voiture endommagée et le couple de fortune embarque dans la voiture de Bea pour tenter de fuir leurs mystérieux poursuivants.

En chemin, ils rencontrent ensuite une patrouille de police qui ne croit pas à leur histoire et les menotte à l’arrière de leur véhicule afin d’avoir l’esprit libre pour tirer cette affaire au clair.

Grâce aux indications de Quim, les policiers retrouvent le corps du chasseur accidenté mais sont pris sous le feu de tirs lointains provenant des montagnes.

Seul un policier (Pablo Menasanch) survit et se joint au couple pour lui aussi tenter de sortir vivant à pied de ce traquenard mortel.

La fin du film est une haletante course poursuite dans une inextricable et sauvage région forestière.

Seul Quim parvient à miraculeusement vivre assez longtemps pour découvrir la véritable nature de ses agresseurs, des adolescents croyant dans un jeu vidéo grandeur nature ou le but est de chasser puis tuer des êtres humains.

Mais poussée par l’instinct de survie, la proie devient à son tour prédateur …

En conclusion, « Les proies » n’est pas un grand film ni un film culte mais distille son suspens de manière suffisamment efficace pour remplir son office.

On pourra reprocher un certain manque de punch dans la réalisation qui compte tenu de ce sujet pourrait être encore plus musclée.

Le personnage féminin de Bea reste assez peu étoffé et on ne comprend pas réellement les motivations et le rôle de la jeune femme dans l’histoire.

Malgré un début prenant dans une atmosphère glacée impressionnante, « Les proies » ne parvient pas à pleinement exploiter son sujet de base pourtant fort, des enfants tueurs traquant des adultes dans une foret isolée et reste à des années lumières de l’ambiance traumatisante d’un « Délivrance » de Boorman ou de l’enfer psychologique du film homonyme de Don Siegel.

Dommage.


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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 16:39

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Retour à la pensée profonde avec « L’intelligence et la pensée » du philosophe musulman Averroès.

Surnommé Le Commentateur, Averroès est surtout connu pour cet ouvrage commentant le déjà très renommé « De l’ame » d’Aristote.

Centré sur un seul livre, le numéro III du traité d’Aristote, « L’intelligence et la pensée » est un véritable commentaire critique qui tente de prolonger la pensée du philosophe grec tout en développant de nouvelles idées plus personnelles.

Averroès reprend méticuleusement phrase après phrase le texte d’Aristote pour le décortiquer, traquer le sens de chaque mot et tenter ensuite d’en éclairer les nombreux passages obscurs.

Il faut bien le dire, la lecture de « L’intelligence et la pensée » est terriblement ardue tant les multiples traductions du grec à l’arabe en passant par le latin puis le français ont conduit à produire une prose souvent bien difficile à décrypter pour le profane que je suis.

Pourtant avec un peu de persévérance et en acceptant humblement de ne pas saisir toute la pensée de l’auteur au premier survol, le lecteur motivé parviendra finalement à comprendre les idées avancées par le philosophe.

Averroès accrédite en effet les idées d’Aristote sur l’existence d’un intellect agent, immortel et incorruptible venant provoquer l’acte de penser auprès d’un intellect passif et corruptible car mélangé à la matière et en contact avec les facultés imaginative et sensitive du corps.

Mais il ajoute un troisième intellect appelé lui matériel qui vient à la manière d’un diaphane recevoir la lumière de l’intellect agent pour activer l’intellect passif et produire les intelligibles qu'il compare à des couleurs.

L’intellect agent, universel et extérieur à l’homme, agit de manière divine pour éclairer la conscience de chaque homme.

L’intellect matériel lui aussi immortel et incorruptible, n’existant tout d’abord qu’en puissance joue le rôle de récepteur à la lumière divine et s’unit à l’intellect agent pour atteindre la perfection qui est l’acte de penser.

Au cours de ses réflexions, Averroès prend ses distances avec les théories de ses prédécesseurs notamment celles de Théophraste, d’Avicenne et d’Alexandre d'Aphrodise qui voit l’ame comme essentiellement matérielle donc périssable, .

En conclusion, on ressort passablement éprouvé de cette lecture.

Outre le style plutôt rebutant de l’ouvrage, les idées heurtent notre sensibilité d’occidentaux modernes élevés sur des concepts de liberté de penser et d’individualisme forcené.

En faisant de l’intelligence de l’homme le jouet d’une intelligence divine, supérieure venant collectivement éclairer l’humanité, Averroès choqua par l’audace de ses idées.

Banni du monde musulman et considéré comme hérétique, le mouvement qu’il engendra appelé Averroïsme fut également condamné par l’église catholique en 1277.

Mais malgré les condamnations, la portée de l’œuvre passera les siècles pour venir encore de nos jours irriguer les esprits.

« L’intelligence et la pensée » m’a fait ressentir que j’étais encore un peu léger pour aborder des auteurs aussi fondamentaux mais m’a aussi donné envie de travailler pour m’améliorer.

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 22:29

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4

 

En direct corollaire de la chronique précédente voici l’application de la technique du best of à un géant encore plus immense encore que Deep Purple, Led Zeppelin, sans nul doute considéré par les spécialistes comme LE groupe de rock le plus important de l’histoire car fédérateur de multiples courants ancestraux ayant donnés naissance à la fin des années 60 au hard rock moderne.

Sorti en 1999 avec un packaging soigné faisant la part belle à des photos d’époque, « Early days best of vol 1 » est le premier volet d’un double best of consacré à cette légende anglaise.

Le disque débute par « Good times, bad times », qui se montre particulièrement efficace avec son groove rock’n’roll énergique.

Puis « Babe I’m gonna leave you » produit une intéressante jonction entre le blues-folk le plus classique des débuts et une envolée hard finale d’une puissance inouïe.

On perçoit alors tout l’impact du chant haut perché si expressif de Robert Plant, de la richesse des variations guitaristiques de Jimmy Page et de la terrible force de frappe du batteur John Bonham capable de déchaîner à lui seul si besoin les marteaux de l’enfer.

Le dirigeable de plombs nous plonge ensuite avec « Dazed and confused » dans un interminable et grandiose cauchemar cafardeux ou suinte un lancinant mal etre.

On pense à Black Sabbath qui s’inspirera peu après de ce coté angoissant, sombre et monolithique pour donner naissance à leur heavy metal ésotérique.

Mais ce sont les fusées « Communication breakdown » et « Whole lotta love » qui marquent les premières vraie tentatives de pur hard rock, avec ces riffs infernaux devenus cultes aujourd’hui, ces tempo surapides et ce chant aigu si offensif.

Après avoir écrit sans doute l’une des pages les plus importante du rock avec ces titres phares, le groupe retourne se vautrer avec délice dans « What is and what should never be » et « Since I’ve been loving you »  interminables et pénibles blues entrecoupés par l’explosif « Immigrant song » et son hard rock formidablement inspiré.

Difficile également de résister au groove rock’n’roll d’un « Black dog » débordant de classe.

On poursuit avec une magnifique incursion dans le folk  de « The battle of evermore » brillant de mille sonorités celtiques.

La magie opère toujours sur « When the levee breaks » folk hanté par des sublimes mélodies venues d’autres dimensions.

La dernière pierre à l’édifice est le célébrissime « Stairway to heaven » , sans nul doute la ballade la plus connue de l’histoire.

Véritable escalier vers les étoiles d’une durée de plus de huit minutes, ce titre complexe débutant par une introduction acoustique tout en finesse et finissant en une apothéose de décibels est entré pour toujours au Panthéon des grands morceaux du rock.

En conclusion, centré sur les quatre premier albums de la carrière du dirigeable, « Early days best of vol 1 » joue sur du velours tant ces albums d’une qualité exceptionnelle ont marqué au fer rouge l’histoire de la musique.

Bien sur Led Zeppelin ne peut etre considéré comme un groupe de heavy metal pur et dur mais son hard rock inspiré agrégeant avec bonheur les bases blues, rock’n’roll de la musique noire avec d’autres influences plus européennes (comme le folk celtique) a produit un mélange d’une richesse inouïe.

On notera au passage un « Latter days  best of vol 2 » sorti un an après et d’un niveau nettement inférieur à celui ci.

On pourra donc approuver avec justesse le pochette représentant les membres du groupe habillés en cosmonautes : ces quatre venaient vraimment d'une autre planéte ou ont tout du moins réussi à décrocher en leur temps la lune de son lointain ciel étoilé.

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