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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 20:32

JP_killin_machine.JPG

3

 

« Killing machine » de Judas Priest est un étrange Dvd live que j’ai trouvé par hasard dans une Fnac de Lorient.

Etrange quand on sait que ce Dvd sorti apparemment en 2008 n’est même pas référencé sur le site officiel du groupe,  même si il semble l’être sur celui de Rob Halford.

En réalité la pochette montrant le groupe en configuration récente après la réformation de 2005 est ultra trompeuse et ressemble fort à une arnaque car en réalité la plupart des extraits musicaux présents sur ce Dvd sont issus de tournées passées principalement durant les années 80.

L’absence de livret ou d’explications renforce ce sentiment de produit fait à la va vite et à la limite en douce.

Pourtant le visionnage des concerts vient contrebalancer ces a priori très négatifs.

Si le choix de « Hellbent for leather » seul morceau interprété récemment pour commencer les concerts alors qu’il a pour habitude de les finir (!) peut surprendre en revanche, on découvre en position cinq un « Take on the world » issu de la tournée d’origine (1979).

L’image semble dater de Mathusalem avec un Rob Halford barbu et chevelu tout de cuir vêtu et un groupe délivrant une performance d’une puissance inouïe dans une toute petite salle avec un son à la limite presque trop parfait pour un live !

Dans le même ordre d’idée, « Killing machine » morceau peu connu à l’ambiance envoûtante et joué ici lors de la même tournée est également l’autre divine surprise de ce live.

Mis à part ces deux raretés, on notera des extraits peu connus de la tournée « Defenders of the faith »  de 1984 (Le classique « Electric eye » et le supersonique « Freewheel burning » ) avec un Rob Halford jeune, vif et musclé ou encore de la tournée « Painkiller » de 1990 (« Green Manalishi », « Living after midnight » ) avec cette fois un Halford fatigué d’une maigreur affolante.

On ressent alors les résultats des tensions qu'il devait ressentir à l'époque avec le procés en cours, diverses addictions et son départ du groupe sitot la tournée achevée.

Pour le reste la plupart des extraits proviennent d’une tournée allemande effectuée en 1983 ou du très connu « Live vengeance ‘82 » de Memphis, ou Rob est il faut le reconnaître au sommet de sa forme, comme figé pour l'éternité comme le symbole d’un heavy metal puissant, racé et dominateur.

Ainsi les « Victim of changes », « You got another thing coming » ,« Heading out the higway », « Sinner », « The Ripper » et enfin « Riding on the wind»  meme d’excellente qualité n’apporteront au final rien de bien nouveau aux fans.

Enfin, l’excitation autour du pseudo inédit « Between heaven and hell/The lost boys », instrumental truffé d’étranges bruitages de synthétiseurs des plus pénibles retombe très vite devant autant de médiocrité.

Au final, « Killing machine », peut être vu par le profane et avec beaucoup d’indulgence comme un best of multi époques des performances scéniques du groupe, mais aura de forts relents de foutage de gueule pour le collectionneur averti.

Mis à part les quelques petites raretés sympathiques des années 70 (ou même 90) , ce Ddv  ressemble fort à un produit bâclé produit avec un minimum d’efforts pour engranger des bénéfices faciles comme en témoigne l'absence de packaging et l’insupportable biographie infligée comme cadeau bonus.

Néanmoins meme réchauffé, il restera  toujours le plaisir quasi inégalé de voir le grand Judas Priest au fait de sa gloire sur une scène.


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Published by Seth - dans Heavy Metal
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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 19:54

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4

 

Yukio Mishima encore et toujours avec « Le soleil et l’acier », sans doute l’une des ses œuvres les plus personnelles, certains la considérant même comme son testament puisque il se suicida deux ans seulement après sa publication.

« Le soleil et l’acier » est un court essai introspectif ou Mishima  raconte sa rencontre tardive avec son corps et trace un parallèle saisissant entre son métier purement intellectuel d’écrivain et cette découverte emplie de matérialité.

Tout l’enjeu du livre est en effet de parvenir à réconcilier ces deux mondes en apparence disjoints.

Mishima a semble t il été longtemps complexé par sa faible constitution, sa fragilité physique qui en 1945 l’empêcha d’exaucer ses rêves exacerbés de mort sur un champs de bataille et c’est fort logiquement qu’il développa ensuite son intellect par le biais des ses talents littéraires.

Mais ayant atteint l’age mur, il décida de concrétiser ses fantasmes de beauté classique et de se forger un corps correspondant aux canons de la beauté grecque.

L’écrivain pratiqua donc intensément la musculation, la course à pied mais aussi la boxe et l’escrime ou plutôt le kendo, art martial du sabre japonais.

Les quelques photos de lui prises à l’époque montrent l’impressionnante transformation qu’il subit, acquièrant une masse musculaire proche de celle d’un culturiste.

Mishima exalte donc la beauté et la vigueur de son corps par l’exposition au soleil et les exercices physiques symbolisés par l’acier.

Mais contrairement aux disciples du corps sain dans un esprit sain, l’unique but de l’écrivain est de se doter d’un corps parfait en vue d’une mort tragique et par essence romantique.

Mishima décrit son exaltation lors de son court séjour dans l’armée avec le sentiment de plénitude atteint par la succession d’épuisants exercices physiques effectués en groupe, en uniforme et en pleine nature.

Sachant qu’au bout de la préparation du soldat l’attend presque assurément la mort, Mishima retrouve donc dans cette courte période de sa vie tout le cadre nécessaire à la réalisation de son fantasme ultime.

L’écrivain se penche également sur les écrits des pilotes kamikazes, cherchant dans leurs ultimes lettres les indices d’une conciliation entre le monde des mots et celui de l’action dans le cadre d’un suicide romantique.

Les dernières pages mettent en application cette approche puisque après des tests en chambre de pressurisation, Mishima embarque à bord d’un avion F-104 pour vivre une expérience de vol à haute altitude, guettant le moment ou le corps rencontrera l’esprit lors d’une ascension vertigineuse qu’il espère sans doute secrètement sans retour.

On pourra donc voir dans cette expérience et par la métaphore empruntée à la légende d’Icare, la réaffirmation sous une forme particulièrement vigoureuse de son obsession du suicide seul acte à ses yeux capable de réunir esprit et corps dans une fin ultime.

En conclusion, « Le soleil et l’acier » est un livre particulièrement fort, un testament unique et troublant sur la démarche extrémiste d’un homme obsédé depuis son plus jeune age par un destin idéalisé symbolisé par une mort romantique à la Saint Sébastien, Icare ou Alexandre le Grand.

Dans « Le soleil et l’acier », Mishima finit après moult circonvolutions quelques fois difficiles à suivre, par livrer les clés pour comprendre son œuvre, sa vie et sa pensée.

Il est rare que les suicidés laissent autant d’indices concernant leurs motivations, Mishima réalise l’exercice en s’inscrivant dans une démarche de longue haleine et cohérente de son point de vue.

Comme dit la publicité "A ne surtout pas essayer de faire cela chez vous" !


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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 20:28

Choc_titans.jpg

3

 

En salle sur nos écrans depuis le mois d’avril 2010, « Le choc des Titans » de François Leterrier.

Pour être honnête ma connaissance des péplum est limitée et n’ayant pas vu l’original de Desmond Davis en 1981, je n’avais donc pas beaucoup de points de repères en allant voir le remake de Leterrier.

Néanmoins le point de départ de cette histoire est bel et bien la mythologie grecque et la légende de Persée inscrite de manière plus ou moins précise dans l’inconscient collectif.

Le film de Leterrier prend toutefois ses distances avec les écrits d’Homère, Hésiode, Eschylle ou d'Ovide.

L’histoire est en effet remaniée et Persée (l’épatant Sam Worthington de Terminator 4) est ici un demi dieu fils de Zeus lui même et de Danaé reine d’Argos abusée par magie après une union illégitime.

Condamné à mort par son père le roi Acrisios (Jason Flyming), Persée est recueilli par des pêcheurs et se trouve pris à parti dans une guerre mettant aux prises les dieux de l’Olympe et les hommes, ces derniers s’étant révoltés contre leurs maîtres.

En jeu de ce terrible conflit, la belle Andromède (Alexa Davalos) fille du roi d’Argos, destinée à être donnée en sacrifice à un monstre marin appelé Kraken pour apaiser la colère des dieux.

En réalité, Hadès (Ralph Fiennes), le dieu des enfers complote contre son frère Zeus (Liam Neeson) , et cherche à déchaîner ce monstre redouté de tous uniquement pour accroître sa propre puissance et régner sur l’Olympe.

Etant détecté comme demi dieu, Persée est enrôlé dans un commando argien commandé par Draco (Mads Mikkelsen, le meilleur acteur du monde ! ) afin de trouver un moyen de vaincre le kraken.

Comme dans tout récit mythologique, Persée est aidé dans son parcours par la muse Io (Gemma Arterton), qui le guide, le conseille et intervient au moments opportuns.

Entre temps, Hadès insuffle une partie de sa force à un Acrisios défiguré et ivre de haine contre Zeus, afin d’en faire le bras armé qui tuera son fils Persée.

Le commando traverse plusieurs épreuves, évite Acrisios, triomphe de monstrueux scorpions géants, rencontre des djinns mystérieux sorciers nomades des déserts à mi chemin entre morts et vivants.

Malgré les pertes, Persée prend de l’assurance, se complétant avec le plus expérimenté Draco.

Io lui transmet une épée magique et met sur sa route Pégase, le cheval ailé.

Persée obtient par l’intermédiaire de monstrueuses sorcières diseuse d’avenir, un moyen de terrasser le kraken, il s’agit de tuer Méduse, monstre mi femme mi serpent dont le regard change en pierre tout être vivant.

Le héros traverse donc le Styx pour débusquer la bête et après avoir perdu la totalité de ses compagnons parvient à la décapiter en usant de son bouclier comme miroir.

Persée peut donc revenir en Argos et juché sur Pégase, sauver Andromède du monstrueux kraken et renvoyer Hadès en personne dans les profondeurs des enfers.

En conclusion, « Le choc des Titans » est un film spectaculaire valant le coup d’œil pour ses effets spéciaux réellement impressionnants.

Les monstres mythologiques que ce soi les terribles scorpions géants, la superbe et venimeuse méduse ou le titanesque kraken créent d’intenses scènes d’actions.

Les dieux sont aussi à la hauteur même si en fait, seuls la richesse du Panthéon se résume à une dualité entre Zeus et Hadès.

Bien sur d’incroyables libertés ont été prises avec l’histoire mythologique, les plus énormes étant Hadès remplaçant un Poséidon quasi inexistant, et le monstre marin censé être une baleine géante remplacée par une pieuvre au nom hérité de la mythologie scandinave.

J’ai été également circonspect sur l’intérêt de l’intervention des jinns qui jouent un rôle ici complètement mineur mais ce qui m’a le plus gêné est véritablement la sous représentation des dieux de l’Olympe dont les interventions continuelles en faveur des héros rendent des récits comme l’Iliade ou l’Odyssée réellement magiques.

Alors si on prend l’histoire au pied de la lettre, on pourra toujours arguer que Hollywood a ici défiguré la mythologie grecque, mais on peut aussi voir ce film comme un superbe divertissement qui malgré ses grossières imperfections peut constituer une belle porte d’entrée pour attirer de jeunes générations vers un univers fascinant.

Malgré la qualité du spectacle et quelques scènes fortes, on reste donc un peu sur sa fin en déplorant un certain manque de fond.


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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 18:49

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En 1992, deux ans après le dernier volet de sa trilogie du « Parrain, » Françis Ford Coppola change radicalement d’univers et égal à lui même dans ses projets toujours ambitieux décide de tourner son adaptation de « Dracula ».

Les puristes qui tiennent le roman culte de Bram Stocker comme la source originelle du mythe ne seront pas déçus par la fidélité de cette adaptation qui colle très étroitement aux écrit de l’écrivain irlandais.

Coppola consacre le début de son film à expliquer l’origine de la légende de Dracula, noble chevalier roumain du XV ieme siècle, qui après une lutte sanglante face aux troupes Ottomanes renia le Christ à la suite de la mort tragique de sa femme et fut condamné à errer pour l’éternité en se repaissant de sang pour survivre.

L’histoire se déroule ensuite au XIX iéme siècle et débute avec Jonathan Harker (Keanu Reeves) , clerc de notaire anglais qui doit se rendre en Transylvanie, région reculée des Carpates pour signer l’acte de vente de plusieurs propriétés de Londres par un richissime noble nommé Dracul.

Meme si le prédécesseur d’Harker a apparemment sombré dans la folie après sa visite chez le comte, ceci ne suffit par à décourager le jeune et ambitieux Harker qui décide de fidèlement s’acquitter de sa mission.

Harker laisse donc sa fiancée Mina (Winona Ryder) enamourée à Londres et se rend chez son client.

Après un voyage étrange dans un pays hostile envahi par des hordes de loups et de bohémiens peu sympathiques, Harker est accueilli dans un château sinistre par le comte Dracul (Gary Oldman) homme excentrique à la peau blafarde, qui devient rapidement inquiétant voir menaçant.

Isolé et à la merci du comte, Harker s’acquitte bravement de sa mission mais est assailli une nuit par trois femmes mystérieuses qui le charment et boivent une partie de son sang.

Le maître de maison intervient brutalement et Harker s’aperçoit qu’il est détenu prisonnier.

Entre temps, Mina est victime d’étonnants rêves et malaises car Dracula a jeté son dévolu sur elle et est capable de la tourmenter même à des milliers des kilomètres de distance.

Dracul se rend ensuite par bateau en Angleterre son corps caché dan un cercueil rempli de sa terre natale seule amène de le régénérer la nuit tombée.

Lucy (Sadie Frost) l’amie plutôt délurée de Mina est sa première victime et reçoit la première morsure destinée à faire d’elle une femme vampire.

Son ami le docteur Seward (Richard E Grant) constate l’impuissance de la médecine traditionnelle à la soigner et décide d’appeler le Docteur Van Helsing (Anthony Hopkins) spécialiste d’occultisme et de vampirisme.

Puis Dracul séduit par son charme maléfique la douce Mina, afin d’en faire sa chère nouvelle épouse.

Mais Van Helsing combat activement le vampire, tuant une Lucy changée en cruelle femme vampire et contre carrant les plans du comte.

Contre toute attente un Harker prématurément vieilli parvient à revenir à Londres et à s’allier à Van Helsing pour arracher sa belle aux griffes de Dracul.

La fin du récit ramera tout le monde jusqu’en Transylvanie pour un dénouement final intense et empli de romantisme.

En conclusion, Coppola a su dans son « Dracula » capter toute l’essence du mythe de Dracula, en créant un climat gothique d’horreur mêlée à un érotisme sensuel comme en témoigne la scène ou Keanu Reeves devient le jouet de trois femmes lascives dont Monica Belluci dans un  de ses premiers rôles au cinéma.

Les acteurs sont excellents tout particulièrement Gary Oldman à qui échoie ici un rôle de séducteur maléfique en or.

Les effets spéciaux sont impressionnants et permettent de mieux prendre la mesure des pouvoirs de Dracula, aussi fort que vingt hommes, capable de se changer en fumée, en rats, en horrible chauve souris, de commander les loups et de déchaîner des tempêtes.

Mais la force principale du film repose pour moi dans l’intense romantisme de la passion de Mina pour son tourmenteur qui la mène jusqu’à délaisser son fiancé désigné.

« Dracula » est donc le reflet d’un amour impossible entre un monstre maudit, une créature de la nuit condamnée à tuer pour survivre et une innocente jeune femme prête à tout pour le rejoindre y compris à trahir sa race et à vendre son ame.

Coppola signe donc ici une très belle version des plus classiques du mythe de Dracula.


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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 21:24

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Dans la même lignée que « Une matinée d’amour pur » , « La mort en été » regroupe elle aussi une dizaine de nouvelles de Yukio Mishima et certaines comme « Les septs ponts » , « Patriotisme », « Dojoji » ou « La perle » se recoupent.

Je ne rechroniquerai pas ici ces dernières et laisserai au lecteur intéressé  le soin de se reporter à ma chronique sur « Une matinée d’amour pour ».

« La mort en été » raconte l’horrible tragédie vécue par un jeune couple de Tokyo qui lors d’une magnifique journée au bord de mer perd deux de ces trois enfants par noyade.

Mishima déploie son habituelle finesse psychologique pour dépeindre le traumatisme vécu du coté de la femme Tomoko qui dévorée par une culpabilité absurde vit une terrible torture intérieure puis du coté du mari Masaru qui bien que souffrant lui aussi intensément réagit à l’aide de mécanismes de défense plus efficaces.

Tout y est, beauté et élégance naturelle de la langue et scanner de toute la palette des émotions humaines qu’on peut éprouver dans le cas réputé le plus violent du deuil d’un de ses enfants.

La fin, particulièrement frappante prouve pour moi toute la vanité des entreprises de compensation que les gens pratiquent en de telles circonstances puisque même la naissance d’un nouvel enfant n’efface pas le mal.

« Trois millions de yens » est une courte nouvelle très déroutante ou un jeune couple vagabonde dans le parc d’attraction d’un centre commercial dans l’attente d’un mystérieux rendez vous avec une vielle dame.

Ce couple semble en manque d’argent et cette information prend toute sa saveur lorsque la rencontre avec la vielle dame se réalise.

Sublime étrangeté et mordante amoralité règnent donc ici en maître.

Malgré son titre quelconque « Bouteille thermos » crée un magnifique cadre nostalgique lors de retrouvailles entre deux anciens amants japonais qui se rencontrent par hasard lors de voyages d’affaires à San Francisco.

Asaka est une ancienne geisha qu’aimait passionnément  Kawase avant que la vie ne les séparent.

Aujourd’hui marié, Kawase souffre de l’éloignement avec sa famille restée au japon et semble obsédé par la bouteille thermos qui fait tenir son fils tranquille.

De son coté Asaka est aux Etats Unis avec sa jeune fille et cette présence va intensément troubler Kawase, son subconscient faisant une transposition de son propre enfant sur celui d’Asaka.

Mishima joue de manière cruelle avec son personnage masculin, abusant de ses sens, introduisant de lancinants souvenirs du passé dans une réalité tailladée d’étranges coïncidences défiant le sens de la raison.

« Le prêtre du temple Shiga et son amour » se situe à un niveau encore supérieur, car métaphysique, et démontre par l’obsession fatale d’un vieux prêtre bouddhiste pour une jeune concubine impériale, la vanité de la quête spirituelle par rapport à la puissance de la chair symbolisée par la beauté absolue d’un visage.

Malgré une vie entière fondée sur la vertu et le renoncement à la matérialité, le prêtre finit par succomber à la fin de sa vie aux tentations terrestres alors qu’il se croyait solidement protégé par une pratique religieuse exemple de toute faille.

« Onnagata » narre la passion de Mishima pour le théâtre kabuki, qui a la particularité de donner la possibilité à des acteurs masculins travestis d’interpréter des personnages féminins.

A travers la passion secrète de Masuyama jeune acteur secrètement amoureux du très féminin Mangiku qui est lui un acteur travesti reconnu, le lecteur pourra déceler les fantasmes homosexuels de Mishima et sa fascination pour les mises en scènes spectaculaires.

« Les langes » est pour moi une courte nouvelle mineure, étalée sur cinq petites pages.

Elle décrit encore fois le trouble intérieur d’une femme Toshiko, traumatisée par l’accouchement impromptu dans son salon de la jeune femme nurse de son fils.

Toshiko est choquée par le fait que le mépris dont fait l’objet ce bébé né hors mariage et effectue un transfert sur son propre enfant.

En conclusion, le talent habituel de Mishima brille encore une fois de mille feux dans ce recueil de nouvelles de grande classe.

Bien entendu toute les nouvelles n’atteignent pas les sommets de profondeur du « Prêtre du temple de Shiga » , de « Bouteille thermos » ou de « La mort en été » mais même des récits qu’on pourrait qualifier de mineurs contiennent néanmoins une dose importante de finesse psychologique, d’étrangeté voir d’amoralité perverse.

On ne sort donc pas tout à fait indemne de ces voyages intérieurs et profonds qui accrochent l’ame et l’esprit dans leurs sinueuses circonvolutions.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 20:01

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L’univers de comics adaptés au cinéma toujours avec « Judge Dredd » de Danny Cannon sorti en 1995.

Adapté d’un comics des années 70 narrant les dérives d’un futur ultra violent et fasciste, « Judge Dredd » prend au premier degré l’histoire et décrit la vie en 2139 ou après un apocalypse atomique, l’humanité survivante survit dans Mega-City une immense ville ou la criminalité explose.

Pour pallier à ce phénomène, le gouvernement a nommé les Juges, qui sont à la fois policier, juges et bourreau, exécutant leur sentence souvent expéditive à même la rue.

Casqués, armés de pistolets intelligents, chevauchant d’énormes motos, les juges constituent un bataillon d’élite redoutable et redouté.

Le juge Dredd (Sylvester Stallone) est réputé comme le plus dur et le plus inflexible de ces nouveaux juges et administre sa célèbre répartie « La loi c’est moi » aux malheureux criminels qu’il a le malheur de croiser sur sa route comme Herman Ferguson (Rob Schneider) insignifiant petit escroc pris par malheur dans une guerre des gangs.

Mais un complot se trame contre Dredd et il se retrouve accusé du meurtre d’un autre juge.

Ce complot est fomenté par le criminel Rico (Armand Assante) qui cherche à créer une nouvelle race de juges en s’appuyant sur des complicités internes

Malgré la défense de son élève la jeune et belle juge Hershey (Diane Lane) et la clémence du juge suprême (Max von Sydow) , Dredd est condamné à la déportation à vie dans une prison d’état situé dans une zone désertique hors de Mega-city.

Dans la navette il rencontre Ferguson qu’il a lui même fait condamner mais contre toute attente les deux hommes sont interceptés par un commando de rebelles mutants vivants dans le désert.

Dredd et Ferguson échappe à leur ravisseurs mutants, reçoivent l’aide du juge suprême qui meurt dans leurs bras en leur révélant le secret du complot et surtout le fait que Dredd et Rico sont des frères issus de manipulations génétiques.

Dredd aidé par Hersey et Ferguson va alors revenir à Mega-City pour arrêter Rico.

En conclusion, « Judge Dredd » est considéré pour beaucoup comme un navet complet.

Il est vrai que le jeu de Stallone, tout en muscle et en premier degré, hyper contracté et rigide prêt malgré lui à rire avec ses épouvantables répliques comme « J’étais sur que vous alliez dire ça » ou « cette pièce est maintenant pacifiée ».

Habillé en coulant moulant Versace, roulant des mécaniques, grimaçant ses répliques de sa bouche tordue, maniant des armes aussi grosses que lui, Stallone est une caricature de Rambo ou de sa marionnette des guignols …

Ferguson sensé adoucir le personnage est un petit marrant tout aussi ridicule, quand au méchant Rico, il tient lui aussi assez peu la route.

Le film a en revanche pour lui ses effets spéciaux, son univers futuriste à la « Blade runner » ou « 5iéme élément » , ses poursuites en moto volantes, ses robots garde du corps, et ses mutants cyborgs particulièrement vicieux.

Mais si ceci suffit pour moi  à passer au dessus du niveau navet, cela n’est pas en revanche suffisant pour échapper à l’étiquette « mauvais film ».


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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 19:12

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Fan de films musicaux j’ai vu par curiosité « Control » de Anton Corbijn.

Ce film datant de 2007 est un biographie autour de la vie de Ian Curtis chanteur du groupe de rock estampillé cold-wave Joy Division.

Dans une ambiance glacée en noir et blanc, Corbijn décrit la vie de Ian (Sam Riley), jeune homme solitaire et taciturne de Manchester, qui travaille vaguement dans une ANPE locale pour gagner sa vie mais surtout écrit des textes, fume, rêve, et écoute beaucoup de musique la quasi totalité de son temps.

Nous sommes à la fin des années 70 en Angleterre et le mouvement punk des Sex Pistols bat son plein.

Ian est également fasciné par David Bowie qu’il imite devant sa glace.

Il fonde un groupe de rock nommé Warsaw avec quelques amis, Bernard Sumer (James Pearson) à la guitare, Peter Hook (Joe Anderson) à la basse, Stephen Morris (Harry Treadaway) à la batterie,  et commence à se produire dans les clubs locaux.

Le groupe change rapidement de nom pour prendre le nom plus provocateur de Joy Division et le succès est alors fulgurant, il faut dire que le style du groupe, mélange de rock minimaliste dur et froid avec de subtiles nappes synthétiques est assez novateur à l’époque.

Ian impose sa belle voix grave et sensuelle, ses textes intelligents et sombres, et un style scénique original et intense composé de mouvements saccadés issus des crises d’épilepsie dont il est quelques fois atteint.

Ian rencontre Deborah (Samantha Morton) , l’épouse très vite et a rapidement un enfant avec elle.

Mais le succès happe le groupe qui signe avec Tony Wilson (Craig Parkinson) animateur reconnu et habile qui fera beaucoup pour faire connaître le groupe en Grande Bretagne et en Europe.

Ian se retrouve pris dans un tourbillon qu’il ne maîtrise plus et perd les pédales.

Il rencontre Annik (Alexandra Maria Lara) une belle brune élancée pseudo journaliste belge admiratrice de la musique de Joy Division et se met à tromper Deborah qui ne peut le suivre en raison de l’éducation qu’elle doit donner à leur bébé.

Ian semble très mal vivre cette situation, il est rongé par le remord, le succès le dépasse, le rythme de concerts l’épuise, ses crises d’épilepsie se font pus fréquentes et surviennent même pendant un spectacle.

Il s’enfonce dans la souffrance, la drogue et la dépression.

Cruel paradoxe, alors que en 1980 le groupe s’apprête à partir pour la première fois en tournée aux Etats Unis, Ian Curtis craque et se suicide en se pendant dans sa cuisine.

En conclusion, « Control » est un film bien à l’image de son personnage principal et de la musique de son groupe, glacé, triste, torturé et quelques fois émaillé de superbes passages qui sont en fait ceux ou Joy Division joue sur scène.

On ne pourra s’empêcher de penser au destin de Kurt Cobain, lui aussi dépressif et mort prématurément car il ne supportait pas le succès, même si on est ici bien loin du de l’ampleur et du faste des groupes de rock américains.

Je ne recommande pas à quiconque à une baisse de moral ou traverse une mauvaise passe de voir ce film sombre et dépressif narrant les tourments intérieurs d’un artiste malade et fragile.

En revanche, « Control » fut pour moi une magnifique occasion de découvrir le musique de Joy Division et la voix envoûtante de Ian Curtis, dont je suis à présent grand amateur.

Rien que pour ça ..


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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 17:14

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Je n’ai pas encore parlé de tennis dans ces colonnes.

Pourtant j’ai longtemps aimé et pratiqué ce sport dans mes plus jeunes années et aujourd’hui je reste attaché aux champions des années 80/90 que j’admirais à l’époque derrière mon téléviseur.

Andre Agassi était assurément l’un d’entre eux et c’est donc tout naturellement que j’ai lu « Open » son autobiographie.

Pour coucher sa vie par écrit, le champion aux huit titres du grand chelem a eu ici l’intelligence de s’adjoindre les services du journaliste et écrivain JR Moehringer titulaire d’un prix Pulitzer gagné en 2000.

Au cours des 500 pages de ce livre on découvre donc toute la vie du champion avec ses doutes, ses faiblesses avec la délicieuse sensation de passer de l’autre coté du rideau pour pénétrer l’intimité d’un sportif de haut niveau.

L’enfance du petit Andre a Las Vegas ne fut pas heureuse en raison de son père Mike, ex boxeur arméno-iranien de niveau olympique qui quitta son pays pour vivre son rêve américain.

Mike travailla dans un casino, épousa une américaine et fut rapidement obsédé par la réussite de ses enfants dans le domaine du tennis qu’il avait un peu pratiqué dans son pays, leur imposant une vie infernale autour de ce sport.

Dans la famille Agassi, le tennis était un sacerdoce mais ni les deux sœurs aînées, ni le frère aîné Phil joueur pourtant de niveau national ne furent à la hauteur des ambitions du papa-tyran, qui reporta tous ses désirs de réussite sur le cadet, le jeune Andre doté apparemment de véritables dons pour ce sport.

Andre fut donc soumis dés son plus jeune age à un entraînement démentiel accumulant les heures avec un appareil à lancer les balles trafiqué par son père pour propulser des balles à une vitesse vertigineuse et développer ainsi ses réflexes de relanceur.

Malgré sa haine de ce sport, Andre va pourtant montrer d’étonnantes prédispositions avec un coup d’œil et une adresse phénoménales qui vont l’amener a rapidement gagner tournois sur tournois contre des joueurs plus âgés que lui.

Mike envoie ensuite son fils en Floride chez Nick Bollitieri, le gourou du tennis qui se targuait dans les années 80 de fabriquer les champions à la chaîne dans ses camps d’entraînements à la discipline quasi militaire.

Eloigné de son environnement familial dans une sorte de prison pour adolescents, le jeune Andre est de plus en plus mal dans sa peau.

Il déserte l’école, boit, se rebelle en portant des boucles d’oreilles et des coupes à l’iroquoise.

Malgré leurs affrontements, Bollitieri détecte pourtant le diamant brut que représente  l’adolescent pour lui et finit par lui céder, lui proposant de suivre des cours par correspondance et devenir semi pro à l’age de seize ans.

Agassi quitte donc l’école accompagné de son frère Phil et devient rapidement une terreur des tournois ATP dés l’année 1986.

Avec Bollitieri comme coach, il gravit les échelons et accumule les performances pour atteindre les demi finales à Roland Garros en 1988.

Agassi devient un phénomène médiatique avec son look extravaguant, sa coupe de cheveux punk, ses shorts en jeans et son style de jeu flamboyant.

Le jeune public le suit en masse, les sponsors se bousculent et les jalousies auprès de ses rivaux ne font que croître.

On citera parmi les pires ennemis du joueur, Boris Becker, Thomas Muster, Jim Courrier et à un degré moindre Michael Chang ou Jeff Tarango qu’il n’apprécie guère.

Mais le jeune homme s’aperçoit qu’il n’a pas le physique suffisant pour résister aux exigences d’une carrière au plus haut niveau.

Il s’adjoint donc les services de Gil Reyes, coach sportif de football américain qui va devenir son préparateur physique, son garde du corps, son confident et l’un de ses meilleurs amis.

Andre se bâtit un physique d’athlète, parvient en finales de deux Roland Garros en 1990 et 1991 mais craque à chaque fois mentalement dans les moments importants.

On s’aperçoit alors de son extrême fragilité mentale, de sa haine viscérale d’un sport ou il excelle mais qu’il n’a pas choisi, mais également de ses complexes physiques comme la hantise de sa calvitie qui l’amena à porter de perruques pendant des années.

Malgré des douleurs récurrentes à l’épaule et au dos, Andre remporte pourtant Wimbledon en 1992 et change de statut, gagnant en respectabilité.

Il accède à un monde de stars, rencontre l’actrice Brooke Shields et l’épouse peu après vivant une relation vide assez stérile entre deux personnes que tout oppose.

Puis vient l’émergence de Pete Sampras, son éternel rival et peu être le seul joueur à être plus doué que lui dans l’histoire du jeu avec Roger Féderer.

Sampras remporte un nombre important de grands titres, battant souvent Andre en finale et leur étincelante rivalité au sommet nourrit pendant de nombreuses années la légende du tennis.

S’étant débarrassé de Nick Bollitieri qui le trahit rapidement avec son ennemi Becker, Agassi cherche un nouveau coach et trouve Brad Gilbert, ex numéro 4 mondial réputé pour l’excellence de ses stratégies.

Gilbert devient l’entraîneur d’André et comme Gil un véritable ami, l’aidant à lui forger un mental d’acier digne de lui faire franchir un nouveau cap.

Avec pareille association de talents, le team Agassi ne tarde pas à accumuler les titres et ses duels avec le très introverti Sampras vont vite atteindre des sommets.

Puis après son titre olympique en 1996, le champion traverse une période de doute terrible, son mariage bat de l’aile, il se blesse au poignet, doit se faire opérer, son classement chute, il consomme de la drogue …

Heureusement son entourage est la pour le soutenir, l’empêcher de sombrer définitivement et le faire repartir sur de bons rails en  reprenant sa vie en mains.

Agassi rejoue des petits tournois anonymes, finit par divorcer d’avec Brooke Shields, et focalise toutes ses attentes amoureuses sur Steffi Graf, la championne allemande qu’il a toujours admiré en secret.

Aidé par Gilbert, Agassi rame pendant des mois avant de parvenir à ses fins et à séduire l’allemande.

Agassi et Graf ont beaucoup de points communs, comme le fait d’avoir été tyrannisés par des pères abusifs qui les ont privé d’enfance et de vouloir aider les autres en participant à des œuvres de charité.

Il découvre alors peut être pour la première fois de sa vie un semblant de bonheur ce qui dope sa carrière et lui permet d’opérer un des plus formidables come back de l’histoire du tennis se soldant par une victoire tardive à Roland Garros en 1999.

Ayant accompli l’exploit de gagner les quatre tournois du grand chelem, étant marié, heureux et père de deux beaux enfants avec Steffi, André continuera sa carrière jusqu’en 2006 et jusqu’à ce que son corps brisé ne puisse plus lui permettre de jouer.

Le livre se termine sur un happy end ou le champion parle de son heureuse vie de famille avec Steffi et de fondation pour enfants en difficulté qu’il a établi à Las Vegas et qui permet à des gamins en échec scolaire de se remettre aux études dans un cadre protégé.

En conclusion « Open » est un livre passionnant sur le destin exceptionnel d’un champion hors norme qui a quasiment tout connu dans sa vie.

Sans fard, Agassi se dévoile au risque parfois d’écorner son image lorsqu’il avoue avoir par exemple pris de la drogue.

Un doute toutefois subsiste sur l’usage de dopage, notamment la fameuse « eau magique » que lui fait boire son préparateur plusieurs heures avant les matchs.

J’ai adoré les histoires de rivalités entre champions à forte personnalité comme Becker, Connors ou Nastase qui passent ici pour de bien sales types.

J’ai surtout été frappé par les souffrances physiques qu’il a du supporter lors de sa carrière de tennisman, usant parfois d’injection de cortisone entre ses multiples opérations et ses duels titanesques déroulés dans des chaleurs accablantes.

L’aspect préparation mentale dont Agassi livre quelques clés et qui permet de faire tourner un match favorablement ou défavorablement est également des plus passionnants.

Difficile donc de rester insensible à cette personnalité si attachante, à cet être humain sensible, généreux, souffrant et doutant comme tout un chacun.

« Open » permet de sentir la fragilité mentale du champion et l’importance de l’entourage, coach, préparateur, soigneur, épouse qui sont des éléments indispensables à sa réussite.

Un livre captivant donc pour tout ceux qui aiment ou ont aimé le sport.


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 19:09

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3

 

« Resident evil » même moi qui ne suis pas fan de jeux vidéo je connaissais de réputation ce célébrissime titre et les films associés.

Poussé par la curiosité j’ai donc visionné « Resident evil : extinction » le troisième volet de la série, réalisé en 2007 par Russell Mulcahy.

L’histoire débute de manière oppressante un peu comme le film « Cube » : Alice une belle jeune femme (Mila Jovovich) se réveille hébétée et titubante dans les sous sols d’un laboratoire secret truffé de piéges mortels.

Elle est assassinée et son corps est mis au rebut dans une fosse contenant d’innombrables répliques d’elles.

Après ce début déroutant, on recolle les morceaux dans un futur ou la terre a été dévastée par un virus (le virus T) qui a contaminé et décimé la quasi totalité de la population animale et humaine, les transformant en hordes d’affreux zombies agressifs attaquant les rares rescapés humains qui s’organisent en bandes autonomes surarmées.

Les représentants de Umbrella Corporation, responsables de ce désastre se terrent dans une base secrète au fin fond de l’Alaska cherchant fébrilement un remède au terrible virus.

A la tête de ce programme de recherche, Sam Isaacs (Iain Glen) est un scientifique sans scrupule dévoré par une ambition dévorante qui confine à la folie.

On apprend qu’Alice est un ancien cobaye de Umbrella et qu’elle est traquée par Umbrella dans l’espoir de récupérer un peu de son sang afin de synthétiser le fameux vaccins anti virus.

Mais la belle Alice a de la ressource, c'est une combattante aguerrie dotée d'étonnantes capacités physiques et d’impressionnants pouvoirs psioniques qu’elle utilise avec parcimonie.

En cavale Alice rencontre un groupe de survivants humains prêt de Las Vegas.

Ceux ci vivent armés jusqu’aux dents dans des camions blindés afin de se protéger des zombies.

Alice se joint à eux, combat à leurs cotés, se liant d’amitié avec leur chef Claire Redfield (Ali Carter).

Alice échappe aux tentatives d’Umbrella pour la capturer ce qui conduit Isaacs à utiliser les multiples clones d'elle qu’il a fabriqué pour utiliser le précieux sang et à se l’injecter lui même pour aller au bout de sa folle logique.

Alice découvre l’existence de la base secrète située en Alaska, ultime refuge pour se protéger de l’invasion et  parvient à convaincre son groupe de s’y rendre pour sa survie.

En chemin l’équipe doit lutter contre de féroces attaques zombies et subit d’importantes pertes.

Finalement Alice parvint à pénétrer dans la base et affronte Isaacs transformé en horrible mutation aux pouvoirs surhumains.

Isaacs se dit immortel et la lutte est farouche entre la créature qu’il est devenu et Alice l’impitoyable chasseresse en quête de revanche …

En conclusion, pour une découverte « Resident evil : extinction » m’a plutôt séduit.

Son univers futuriste et horrifique se situe à la croisée de Mad Max et de La nuit des morts vivants.

Les femmes sont d’une beauté à couper le souffle que ce soit Mila Jovovich bien entendu mais également Ali Carter ou la sublime chanteuse de RnB Ashanti que je ne connaissais pas avant de voir ce film.

Les scènes d’actions sont très nerveuses et gore, avec des zombies particulièrement mobiles et des animaux (chiens, corbeaux) infectés tout aussi redoutables.

Bref on ressent tout à fait le climat d’angoisse et de paranoïa de l’histoire et on est captivé par la présence quasi magnétique de l’ex madame Besson.

Un film qui passe donc au final plutôt bien.


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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 14:47

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2

 

Sorti en 1984, « March of the saint » est le premier album d’un jeune groupe américain alors en devenir : Armored Saint.

Malgré leur origine californienne et la popularité d’un nouveau mouvement alors émergent à l’époque le thrash metal US, Armored Saint s’est toujours démarqué de ses rivaux en restant fidèle depuis ses premières heures à un heavy metal de tradition influencé par la scène européenne du début des années 80.

Le groupe est ici formé de cinq bons copains originaires du même quartier de Los Angeles : John Bush au chant, Dave Prichard à la guitare, Joey Vera à la basse et les frères Sandoval Gonzo à la batterie, Phil à la guitare.

On sera ici indulgent avec la pochette, certes un peu simpliste mais conforme à l’imagerie finalement très heroic fantasy du heavy metal l’époque avec la version invincibles chevaliers en armure coté recto et la version motards chevelus tout droit sortis de « Mad Max » coté verso.

L’album démarre par un titre fort, « March of the saint », véritable déclaration de guerre lancée à la face du monde pour affirmer tel un nourrisson sortant du ventre de sa mère une identité encore neuve et vacillante.

Rapide, nerveux et enlevé « March of the saint » déploie le style pratiqué par le groupe : un heavy metal direct, puissant et carré basé sur les riffs, les solo et sur quelques touches mélodiques encore ici peu développées.

« Can U deliver » poursuit dans cette approche avec cependant plusieurs tons en dessous et un impact sensiblement amoindri.

En revanche « Mad house » rapide et incisif avec son refrain entraînant renoue avec la forte intensité du premier titre.

Dans un registre beaucoup plus calme et rock mélodique, on goûtera également la saveur inattendue de « Take a turn » qui montre déjà le beau potentiel du groupe et de son chanteur le très prometteur John Bush.

Egalement calme, « Seducer » surprend lui aussi mais demeure à mes yeux moins réussi car moins inspiré.

Forte présence de Bush et belle énergie décisive emportent la décision sur « Mutiny on the world » au titre très punk, et sur « Glory hunter » aux structures néanmoins bien classiques et prévisibles.

Après c’est un peu l’effondrement :  « Stricken by fate » et « Envy » patinent sur place ne parvenant pas à faire décoller la musique du groupe pour la hisser vers des cimes plus élevées avant que « False alarm » ne  parvienne finalement à rehausser péniblement le niveau.

En conclusion, il faut voir « March of the Saint » non comme un coup de maître mais comme un début encourageant avec un ensemble toutefois très inégal, imparfait et bien tatonnant comme en témoignent les quelques tentatives maladroites de John Bush pour chanter dans les aigus pour singer les ténors de l'époque officiant dans ce style de musique (Rob Halford ou King Diamond).

On sera peut être aussi séduit par l’aspect témoignage historique d’une époque ou le look heavy metal à cheveux longs, blousons de cuirs et chaînes de moto était à la mode et incarnait une sorte de rébellion prenant le relais de l’essoufflement du mouvement punk tout en incorporant des références évidentes aux gangs de motards des années 50.

Néanmoins, à mes yeux « March of the saint » est pour moi l’album le plus fragile et le moins abouti de nos Saints en Armure Californiens.


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