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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 20:42

wevecome.jpg2

 

En 2003, après cinq longues années d’absence, Anthrax revient sur le devant de la scène avec « We’ve come for you all » à l’artwork soigné réalisé par le dessinateur de comic books Alan Moore.

Après la courte et insipide introduction « Contact », les New Yorkais alignent tout de suite une pièce maîtresse en la présence de « What doesn’t die » , sorte d’hybride thrash modernisé extrêmement puisant et efficace avec une magnifique accélération terminale pour emballer le tout.

A la fois véloce, lourd et agressif, « What doesn’t die » est sans nul doute le meilleur titre de l’album.

Lui succédant, « Superhero » s’avère moins inspiré avec son mid tempo balancé et ses refrains poussifs.

Toujours dans le registre lourdingue, le quart d’heure patriotique ou nationaliste américain est de mise avec « Refuse to be denied », mid tempo correctement troussé sans vraiment décoller.

Anthrax puise dans les grandes capacités vocales de son chanteur pour produire avec « Safe home » une honnête power ballade dont les refrains mélodiques compensent les couplets assez atroces.

Un poil plus nerveux, « Any place but here » déroule un heavy carré mais sans grand éclat.

L’ennui poli guette alors l’auditeur et ce n’est pas le très bizarre « Nobody knows anything » très saccadé au rythme de batterie à contre temps qui viendra le tirer de sa torpeur.

Les choses s’améliorent pourtant avec « Strap it on » , certes toujours assez loin des folles calvacades thrashisantes, mais sympathique mid tempo heavy tout à la gloire du coté old school du groupe.

Furie absolue sur le court « Black Dahlia »  qui atteint de sommets inaccoutumés de violence sur les pré refrains.

Le résultat est très brouillon et chaotique.

Après ce choc bien désagréable, l’embellie survient avec « Cadillac rock box » , superbe mid tempo gavé d’excellent groove très rock’n’roll chanté par un John Bush comme souvent vocalement parfait.

Que dire ensuite sinon que « Taking the music back » et « Think about an end » manquant d’accroche et de fluidité sont aussitôt entendus et oubliés, que « Crash » passe complètement inaperçu ?

Le dernier titre, « W.C.F.Y.A » est certes plus prenant et possède une énorme potentiel d’hymne scénique mais ne peut suffire à lui seul à masquer le déception d’ensemble.

En bonus, on aura droit à la version acoustique de « Safe home » qui passera beaucoup mieux car plus en douceur, et à une reprise surboostée bien qu’incongrue des Ramones « We’re a happy family ».

En conclusion, malgré son succès critique, « We’ve come for you all » qui devait signer le grand retour d’Anthrax m’a profondément déçu.

Très peu de titres m’ont accrochés sauf bien entendu le très trompeur« What doesn’t die » et le très fluide « Cadillac rock box » .

Cela fait bien maigre pour un album du renouveau dont la plupart des titres se traînent dans un heavy mid tempo terriblement plat.

Le succès commercial ne fut d’ailleurs pas au rendez vous.

Suite à d’inextricables embrouilles entre les chanteurs Joey Belladonna (le looser qui voulait revenir) et John Bush (viré comme un malpropre malgré ce qu’il apporta artistiquement au groupe durant de si longue années ) « We’ve come for you all » est à ce jour le dernier album d’Anthrax et sept après sa sortie, Anthrax est aujourd’hui au point mort dans une belle impasse artistique.

Les années 2000 seront finalement assez tristes pour les thrashers New Yorkais, marquant un inéluctable déclin.


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Published by Seth - dans Thrash Metal
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 17:24

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En 1987, John Mc Tiernan frappait un coup de maître dans le monde de la science fiction en réalisant « Predator » film aujourd’hui absolument culte à mes yeux.

Ambiance jungle, mélange de terreur, de surnaturel, d’action et de science fiction pour ce chef d’œuvre impérissable ou une équipe de Marines surentraînés devenait les fragiles victimes d’une créature de l’espace les chassant pour le sport.

Meme si un deuxième opus plus urbain vu le jour en 1990 et si le duel avec Alien seul autre monstre extra terrestre digne de rivaliser, alimenta les fans jusqu’alors il était temps de redonner au monstre dreadlocké ses lettres de noblesse.

C’est donc 13 ans après le premier opus choc que Nimrod Antal reprend le flambeau en 2010 pour sortir son « Predators » avec en sous titre classique mais efficace "Fear is reborn".

La peur revient donc et la donne est ici complètement changée puisque un groupe d’hommes se trouve enlevé et parachuté sur une planète inconnue recouvert d’une vaste végétation.

On s’aperçoit bien vite que ces hommes n’ont pas été choisi au hasard puisqu’ils sont tous des soldats, des mercenaires, des mafioso ou des criminels individualistes.

Royce (Adrien Brody) incarne le mercenaire indépendant, cynique, leader né habitué à prendre les devants dans un environnement hostile.

Seule femme du groupe mais quelle femme ( !), Isabelle (Alice Bagra) est elle un membre des forces spéciales de son pays et à ce titre d’une certaine éthique qui la fait s’opposer au leadership de Royce.

Les autres personnages apparaissent en retrait que ce soit Oleg Taktarov (Nikolai) , stepznatz russe un peu largué, le yakusa Hanzo (Louis Ozawa Changchien), Cuchillo (Danny Trejo) membre d’un gang mexicain, le rebelle sierra léonais Mombassa (Mahershalalahhashbaz Ali)  ou le tueur en série américain Stans (Walton Goggins).

Seule incongruité dans cette galerie de gros durs, Edwin (Topher Grace), un jeune homme doux au physique fragile.

Sous l’autorité conjugué de Royce et de Isabelle le groupe progresse dans un environnement forestier dense et inquiétant.

Ils ne tardent pas à découvrir d’autres cages issues d’un parachutage similaire au leur puis sont pris en chasse par d’horribles quadrupèdes, sorte de chiens géants et mutants.

Le groupe fait preuve de toute sa férocité en se défendant éliminant la plupart de leurs agresseurs.

Mais Cuchillo est tué lors de l’assaut et une voix mystérieuse émanant de son corps mort tente de les attirer dans un piége qu’ils évitent in extremis.

Se sachant épié et chassé comme du gibier, le groupe demeure sur ses gardes et découvre un campement ou trônent les squelettes d’êtres cruellement dépecés.

Ils tombent ensuite sur un prédator blessé enchaîné à un arbre et même sans en comprendre la raison, prennent la mesure de leurs ennemis.

Mombassa est la seconde victime d’un guet-apens et les Predators en personne attaquent le groupe de front, provoquant une fuite éperdue dans la foret et la rivière.

Usant de leurs armes technologiques leur permettant de devenir invisibles et de tuer à distance les Predators semblent invincibles.

Se sentant dépassés, les mercenaires reçoivent l’aide d’un mystérieux inconnu Nolan (Laurence Fishburne) qui leur explique qu’il a survécu pendant sept ans aux chasses de Predator, en dérobant une partie de leur matériel et en en tuant un ou deux.

Nolan les emmène dans une ancienne mine futuriste désaffectée ou il a trouvé refuge.

Il leur révèle des informations précieuses sur l’organisation des Predators, leur nombre, leur motivations, la rivalité entre deux espèces l’une plus grande avec des défenses chassant la plus petite et la présence d’un vaisseau spatial mais l’homme paraît rendu à demi fou par le stress et la solitude.

Après que Nolan eut essayé de les tuer, la lutte entre humains provoque leur détection par les Predators qui les traquent dans les sous sols métalliques de la mine.

Nolan est éliminé, Oleg grièvement blessé parvient à tuer un Predator en se suicidant à la grenade.

Stans est brutalement tué non sans avoir chèrement vendu sa peau, Hanzo décide de mourir en solitaire lors d’un mémorable duel en un contre un au sabre que le Predator fidèle à son code de l’honneur accepte.

Il parvient o miracle à tuer son adversaire.

Obsédé par l’idée de s’échapper avec le vaisseau, Royce a comme idée d’utiliser le Predator emprisonné rival des autres Predators pour s’en faire un allié.

Pari osé mais qui fonctionne a moitié puisque une fois libéré le Prédator affronte son ravisseur et malgré sa mort parvient à permettre à Royce de faire décoller le vaisseau laissant Isabelle aider Edwin mutilé à la jambe.

Mais cette initiative est contrée par le dernier Predator restant qui fait exploser le vaisseau au décollage.

C’est alors que l’insignifiant Edwin révèle subitement sa vraie nature et sa double personnalité psychotique en paralysant Isabelle ..

Coup de théâtre, Royce n’ayant pas pris le vaisseau, ressurgit et élimine Edwin en le livrant en pâture au Predator.

Le duel final entre Royce couvert de boue comme Arnold Scharzwenegger dans le premier opus et le Predator peut alors se dérouler.

Usant du feu et de la boue pour masquer sa présence, Royce parvient à surprendre l’animal et à le tuer.

Le film se termine sur un plan de Royce et Isabelle uniques survivants de cette mortelle chasse.

En conclusion, « Predators » bien qu’inférieur à la version originale contient quelques idées et scènes intéressantes.

Bien entendu la première partie, la plus mystérieuse et la plus inattendue et la plus intéressante, même si les personnalités des protagonistes ne sont souvent qu’esquissées.

L’idée de replacer l’action dans un environnement sauvage extra terrestre ou les humains deviennent les proies d’êtres supérieurs les chassant pour le sport est brillante.

Laurence Fishburne livre une prestation remarquable en ermite illuminé, quand à Adrian Brody, musclé et longiligne, il est très crédible bien que n’ayant pas le charisme écrasant du body builder autrichien.

Dépaysant, surprenant, tout en effectuant quelques clins d’œils appuyés au premier opus, « Predators » n’est peut être pas le film culte qu’on attendait mais constitue une suite tout à fait honnête pour les aficionados du genre.


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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 18:52

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5

 

Alors que fidèle à sa légende médiévale on le croyait plongé en hibernation pour au moins une bonne dizaine d’années, Armored Saint surprend ses fans en sortant en 2001 une double compilation d’anciens titres agrémentés de quelques nouveautés et autres raretés intitulé « Nod to the old school ».

Avec son livret sympathique retraçant les premiers pas du groupe dans une salle de classe forcément « vieille école », l’album démarre  avec l’inédit « Real swagger » .

C’est puissant, solide, carré, sans fioriture ni esbrouffe, bref du pur Armored Saint dans le texte.

Plus intéressant est « Unstable » car alternant couplets féroces et refrains aériens propres à la relaxation des neurones.

John Bush livre ici une performance vocale extraordinaire.

Le troisième éclat est une version reliftée du « March of the Saint » datant de la préhistoire (1984).

Encore une fois c’est très propre, trés bien executé et pas forcément digne d’un immense intérêt.

Plus intéressant en revanche l’inédit « Day of the eagle », mid tempo rock formidablement enthousiasmant qui donne envie de chanter à tue tête dés le réveil et surtout la superbe (et originale !) reprise planante du « Never satisfied » de Judas Priest, morceau rarissime réussissant l’exploit d’au moins égaler l’original des British Metals Gods.

Le (Sylvia ?) Saint continue de surprendre divinement avec une agréable version acoustique et rocailleuse de « Tainted past » .

Deux petit live pour varier les plaisirs,  l’explosif brulot « After me, the flood » et le solide « Creepy feelings » tirés tous deux de la tournée US de l’album « Revelations ».

Le groupe sort alors de ses tiroirs poussiéreux quatre raretés datant de leur premier EP paru en 1983, « Lesson well learned » , l’obscur « Stricken by fate » et le très Maidenien « On the way » heavy corrects mais sans grande envergure, « False alarm » au refrain plus entêtant.

Cette période ne sera pas forcément la plus exaltante artistiquement parlant mais aura le mérite de poser les bases d’une futur carrière alors balbutiante.

Viennent ensuite les démo ’88-89 du toujours très emballant « Reign of fire » , de « Betty ‘79 » sorte de pseudo transition instrumentale pompée sur AC/DC, d’un très pugnace « People » avant de terminer sur trois authentiques pierre précieuses.

Puissants, groovy et rythmés, « Get lost », « Nothing between the ears » imposent le coté charismatique du groupe s’appuyant sur des riffs en acier trempé et des refrains quasi irrésistibles.

Dernier titre du premier CD, « Pirates » est sans nul doute un pur chef d’œuvre de folles cavalcades heavy à en perdre haleine.

Il paraît inouïe que cette merveille heavy rock n’est jamais vue le jour et n’est jamais dépassé le statut de démo.

Déjà passablement rassasié par cette excellente première galette au miel, le fan glouton se jette néanmoins éperdument sur la deuxième contenant pas moins de quatre vidéo d’époque de nos héros casqués du heavy métal.

Si « Long before I die » et « March of the Saint » ne sont que des plaisantes versions live et récente de ces titres ancestraux, « Symbol of salvation » et surtout le magique « Last train » sont d’authentiques vidéo clips très professionnels ou nos alors jeunes chevelus se donnent à fond.

Le reste oscillant entre couvertures d’album et histoire du groupe est plutôt à l’avenant.

En conclusion, ce « Nod to the old school » s’avère au final un éblouissant cadeau pour les fans.

Très varié, il contient un assortiment de raretés revisitées, de démo quasi oubliées, de live fracassants et de nouveaux titres d’excellente facture.

La cible est atteinte, le fan comblé, ravi.

Indispensable pour tout amoureux du groupe et amateur de pur heavy allergique à Diam’s et à Grand Con Malade.

Finalement la vieille école du heavy métal peut encore donner des leçons à plusieurs générations de jeunes apprentis branleurs de manches.


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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 14:01

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Meme si à la base peu enclin à me plonger dans l’univers de l’heroic fantasy, je me devais un jour de lire les écrits des années 30 de Ron E Howard.

C’est chose faite avec « Conan » qui regroupe sept aventures du barbare immortalisé dans les années 80 sur grand écran par le physique hypertrophié d’Arnold Schwarzenegger.

Meme si certaines nouvelles sont également à mettre au crédit De Camp et Carter, le premier volume de « Conan » permet de bien s’immiscer dans le monde Hyborien primitif et imaginaire crée par Howard.

L’histoire de Conan est celle d’un jeune barbare issu d’un rude pays du Nord appelé Cimmérie.

Grand et robuste, le jeune homme est l’incarnation de l’idéal masculin viril, à la fois aventurier, séducteur, voleur et guerrier quasi invincible.

Dans un monde fictif situé après la chute de l’Atlantide et avant l’arrivée des premières civilisations connues, Conan erre de ville en ville, se tirant par sa force brute et son audace des situations les plus compromises.

Telle une épreuve initiatique, la première nouvelle intitulée « La chose dans la crypte », permet au héros de dérober une épée au cadavre d’un ancien roi enfermé dans une crypte hantée par des forces maléfiques.

Ayant vaincu la momie du roi et surmonté l’obstacle, Conan se lance à l’assaut du monde des villes en devenant voleur professionnel.

« La tour de l’éléphant » met en scène l’une des aventures les plus célèbres du Cimmérien tentant avec son allié Taurus de Nemedia de dérober au sorcier Yara des pierre précieuses situées dans une vertigineuse tour gardée par des lions et une araignée géante .

Le récit bascule ensuite dans le fantastique avec la découverte d’un extra terrestre détenu et torturé par Yara.

Emu par le destin de cette créature, Conan la libère et lui permet d’exercer sa vengeance sur le sorcier qu’elle élimine par l’usage de magie.

Dans « La chambre des morts » , le Cimmérien poursuivi par une milice de Shadizar, pénètre à Larsha, cité maudite gardée par des limaces gigantesques.

Ayant décimé ses poursuivants, Conan reçoit l’aide inattendu de leur chef Nestor qui se rallie à lui dans l’espoir d’un plus large butin et lui permet de triompher des morts vivants gardiens du trésor de la ville.

« L’esprit dans l’urne » est une étrange enquête autour de la mort inexpliquée d’un riche propriétaire de Numalia ayant reçu un présent un sarcophage stygien.

Présent sur les lieux du crime, Conan est pris pour le meurtrier et arrêté, doit se justifier devant la police locale.

Plus tortueuses que les précédentes, cette nouvelle nimbée de mystère met aux prises Conan avec la magie noire du puissant sorcier Toth-Amon responsable des morts subites dans la grande demeure.

De facture plus classique, « Le rendez vous des bandits » voit Conan servir Murio un riche aristocrate Corinthien, qui lui demande d’exécuter Nabonidus redoutable sorcier qui l’a menacé de mort.

Conan et Murio pénètre dans la demeure du prêtre qui est chargé de piéges mortels.

Ils découvrent également Thak, grotesque créature mi homme mi singe à la force prodigieuse qui devenu incontrôlable menace non seulement le duo d’aventurier mais également Nabonidus lui même.

Après une lutte féroce Conan pavient à vaincre le monstre puis est contrait de tuer le sorcier dont la traîtrise s’exprime une fois la menace Thak écartée.

Dans « La main de Nergal » , Conan rejoint le pays de Turan et s’engage dans l’armée du roi Yildiz qu’il sert comme soldat dans la guerre contre le satrape Munthassem Khan.

Sur les champs de batailles, le Cimmérien lutte contre des ombre noires invoquées par le sorcier détenteur de la main de Nergal qui lui donne des pouvoirs occultes.

Mais lui même possesseur du cœur de Tammuz, un talisman annulant cette puissante magie, il parvient à défaire l’ennemi du royaume de Yidliz.

La dernière nouvelle « La cité des cranes » , de loin la plus exotique, propulse Conan en Hyrkania dans le royaume des Meruviens ressemblant à un mélange entre civilisation Maya et Hindou.

Chargé d’escorter une princesse nommée Zosara à sa noce, Conan tombe dans une embuscade, est capturé avec son ami noir Juma et enmené au royaume des cranes du roi Jalung Thongpa désireux d’épouser la princesse Zosara.

Les deux hommes sont ensuite vendus comme esclaves et condamnés aux galéres.

Fidèle à sa réputation indomptable, Conan se révolte et aidé par son ami va combattre Thongpa qui malgré l’aide de son dieu Yama est irrémédiablement vaincu.

Ayant accompli sa mission, Conan rend la princesse à son destin, lui préférant sa liberté à une vie plus rangée.

En conclusion, « Conan » est une juxtaposition de récits d’aventures certes parfois un peu répétitifs ou un barbare courageux, rude, simple et fonceur vient à bout de puissants sorciers de villes usant d’esprits maléfiques.

Ces constructions parfois simplistes ne sauraient faire oublier le remarquable sens narratif de Howard qui n’a pas son pareil pour planter un univers même complètement toc mais nourri en permanence d'un foisennement d’influences diverses allant des légendes des civilisations Grecques, Nordiques à celles de l’Egypte ou de l’Amérique du Sud.

Alors certes Conan est un personnage larger than life d’invincible brute fantasmée, prêtant flanc à la caricature et à la moquerie, mais on reconnaît la bien avant Tolkien l’acte majeur d’un nouveau courant littéraire : l’heroic fantasy.

Pour cela donc, Howard mérite le respect.


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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 12:35

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J’étais resté sur un a priori peu avantageux par rapport à Bernard Werber et ses Thanatonautes, j’ai donc voulu lire son plus grand succès paru en 1991 « Les Fourmis ».

« Les fourmis » raconte deux histoires en parallèle, l’une d'un interet variable à l’échelle humaine avec la découverte par un serrurier au chômage du nom de Jonathan Wells d’un appartement légué par son oncle Edmund Wells, brillant entomologiste à la vie jonchée de mystères, l’autre complètement inattendue se situant à l’échelle des insectes avec la vie d’une cité- fourmilière de la foret de Fontainebleau appelée Bel-o-kan.

En grosse difficultés financières, Jonathan choisit d’emménager avec sa famille dans l’appartement situé dans le sous sol d’un immeuble non loin de la foret de Fontainebleau.

Réalisant qu’il ne connaissait pas très bien Edmund, Jonathan va faire des recherches et tomber sur une Encyclopédie du Savoir Absolu résumant les pensées scientifiques et philosophiques de son oncle désireux de faire progresser la science en pensant differement.

A l’intérieur de l’appartement figure une porte condamnée donnant sur un escalier semblant descendre encore plus profondément sous terre.

Le testament de son oncle lui interdisant formellement d’ouvrir cette porte, Jonathan parvient un temps à juguler la curiosité de sa famille avant que l’inévitable ne se produise avec l’irruption du chien du foyer à l’intérieur.

Forcé à descendre Jonathan va mystérieusement disparaître laissant sa femme et son fils dans le plus grand désarroi.

L’enquête de police en résultant va amener a la disparition de toute personne se risquant à l’intérieur de ce mystérieux passage, que ce soit les policiers ou les pompiers.

Mais la véritable trouvaille du roman est de décrire de manière précise et quasi anthropomorphique la vie de quelques fourmis rousses de la foret de Fontainebleau tentant de résoudre une étrange affaire de complot et d’armes mortelles ayant décimé un groupe d’éclaireurs de leur colonnie.

Le 327iéme male et la 58iéme femelle sont ainsi les protagonistes d’une incroyable odyssée à l’échelle miniature permettant de comprendre l’univers si complexe et fascinant de ses êtres au collectif incroyablement organisé ou chaque individu a sa fonction propre.

Qu’il soit ouvrier, gardien, artilleurs, fantassins ou sexués en vue de la reproduction de l’espèce, chaque individu oeuvre pour le bien de sa cité-empire, servant sa Reine, infatigable reproductrice et livrant des guerres sans merci contre les autres colonies de fourmis qu’elles soient naines, rouges ou noires.

Werber décrit donc les mœurs des fourmis, leur capacités à s’auto adapter à une situation donnée lors par exemple de l’épique bataille entre fourmis naines et rousses.

Le duo contre nature du male et de la femelle rousse va ainsi se trouver aux prises avec les proies et prédateurs naturels des fourmis que ce soient les pucerons, les limaces, les coléoptères, les araignées, les fourmillons, les lézards, les oiseaux et leurs ancêtres et ennemis de toujours les termites dont la civilisation atteint un niveau de complexité similaire.

Si 327 ne verra pas la fin du récit, 58 ieme aura l’immense honneur d’être fécondée, de fonder à son tour une nouvelle cité et de devenir la nouvelle reine de Bel-o-kan.

A la fin du roman, Werber fait coïncider les deux mondes en expliquant que Jonathan a découvert le laboratoire secret de son oncle enfoui sous terre et complétement auto suffisant.

Passionné par les fourmis, Edmund vivait en dessous de l’immense colonie Bel-o-kan de plusieurs millions d’individus et est parvenu à mettre au point une méthode de communication entre les humains et ses « protégés ».

Piégé volontaire dans ce laboratoire avec les autres personnes descendus avec lui, Jonathan décide donc de poursuivre l’œuvre de son oncle et d’opérer la grande jonction entre les deux espèces les plus évoluées de la planète dans le but de faire franchir un nouveau cap à la science.

En conclusion, « Les fourmis » m’a littéralement envoûté par le fond et la forme.

L’odyssée de ces deux petites fourmis luttant dans une jungle miniature et complexe est il est vrai fascinante.

Véritable vulgarisateur scientifique, Werber permet donc de mieux connaître la physiologie et le comportement de ces êtres régnant en maîtres sur le domaine de l’infiniment petit.

Bien sur les démêlées scientifico-philosphiques de Wells sont à mes yeux beaucoup moins captivantes mais il n’en demeure pas moins que « Les fourmis » reste un ouvrage unique, formidablement réussi et au succés largement mérité.

Mea culpa donc à propos de Bernard Werber.


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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 18:14

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4

 

2004 fut une année riche pour les fans d’Anthrax qui après le retour de leur groupe fétiche après cinq ans d’absence, seront honorés par une compilation et un album live intitulé « Music of mass destruction ».

« Music of mass destruction » est un double produit composé d’un CD  et d’un DVD enregistrés à Chicago durant la tournée « We’ve come for you all » .

Pour cette tournée, Rob Caggiano vient appuyer Scott Ian aux guitares.

On noter l’artwork sympathique d’Alan Moore rendant hommage au monde des comic books et à Captain America en créant une sorte de mascotte du groupe Captain Thrax ( !).

A ce propos on recommandera chaudement le DVD qui propose un extra d'une vingtaine de minutes narrant la collaboration du dessinateur avec le groupe.

Le concert démarre fort avec le surmusclé «What doesn’t die » véritable hit gonflé aux stéroïdes et sans nul doute meilleur morceau du dernier album.

Compte tenu de sa notoriété restreinte, Anthrax se produit surtout dans des petits clubs ce qui fait qu’on sent la proximité avec un public très présent et chaleureux.

Après une introduction de ce calibre, John Bush flatte bassement son auditoire en proclamant  Chicago « capitale du heavy metal ».

Le punkisant et sautillant « Got the time » allume des incendies festifs avant que « Caught in a mosh » ne vienne raviver la flamme vacillante de l’ancien répertoire du groupe.

Anthrax pioche dans les succès plus récents de la période Bush avec la power ballade « Safe home » reprise à tue tête par le fans et l’excellent « Room for one more » avec ses refrains hachant menus les plus récalcitrants.

Interet poli pour la reprise de Trust, le trop connu « Antisocial », rare exemple d’exportation de succès français outre atlantique, qui fait toujours son effet sur une scène.

Tiré du dernier album en date, «  Nobody knows anything » dont le rythme très haché me donne beaucoup de difficultés.

Grosse impression produite avec « Fueled » véritable bolide suralimenté à la TNT puis avec « Inside out » morceau difficile aux pré-refrains ultra massifs alternés avec des couplets et des refrains mélodiques.

Speech nationaliste et lourdingue de John Bush sur la fierté d’être américain et le soutien des soldats en Irak, sur « Refuse to be denied » tiré du dernier album.

Le morceau en lui même, un mid tempo énergique passe plutôt bien sans être absolument transcendant.

Anthrax termine sur deux classiques, l’un très thrash old school issu de leurs débuts « I’m the law », l’autre  « Only » dont les refrains hyper mélodiques sont repris par le public, de la plus récente.

Entre les deux répertoires mon cœur va assurément au plus récent nettement plus intéressant et varié.

Pour compenser sans doute cette maigre heure de concert, le groupe a adjoint un DVD reprenant quasi à l’identique le concert audio.

Le groupe y apparaît au meilleur de sa forme, délivrant comme à son habitude une performance énergique et rafraîchissante par sa générosité dans l’effort.

John Bush, trapu et complètement chauve à présent, en impose en tant que vrai leader par sa présence scénique et sa voix surpuissante.

Scott Ian, petit homme à longue barbichette et crané rasé, incarne le guitariste nerveux et explosif tournoyant sur lui meme et headbanguant en permanence.

Rob Caggiano a tout l’accoutrement du heavy metalleux, crête iroquoise et bracelets de force hérissés de pointes.

Franck Bello, grand chevelu mince paraît plus en retrait arc bouté en quasi permanence sur sa basse, quand à Charlie Benante il impressionne surtout par sa dextérité aux baguettes.

Plusieurs inédits dans le concert vidéo, « Belly of the beast » et « Be all end all », mid tempo que j’ai toujours trouvé particulièrement ennuyeux (même sur scène) , l’ultra tonique (mais trop bref !) « 604 », le toujours très apprécié « Indians », le pseudo rap déclencheur de pogo « Bring the noise » , le cultissime « Metal thrashing mad » et une reprise de l’explosif « Whiplash» de Metallica.

Au rayon bonus, outre le reportage sur Alex Ross, on aura droit à quelques petites séquences pour partager l'intimité des membres du groupe que ce soit le coin intimité et picole de Bush, la passion pour les tatouages de Ian ou bien celle pour les figurines de comics de Benante.

En conclusion, ce « Music for mass destruction » comblera les fans d’Anthrax par sa complétude audio et visuelle.

Le concert est de bonne qualité, faisant la part belle aux titres les plus récents ce dont je ne me plaindrai pas.

Les New Yorkais se dépensent sans compter livrant une prestation digne de la légende des groupes de thrash ayant survécus aux années 80 mais ayant vu leur succès considérablement amoindri et devant donc lutter de toute leur ame pour conserver la poignée de fans fidèles restants.

« Music for mass destruction » constitue donc le bel album live qui manquait jusqu’alors dans la carrière du groupe.


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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 16:17

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Une de mes connaissances, grande admiratrice de Pierre Desproges m’a prêté « Chroniques de la haine ordinaire II » .

J’ai gardé le livre chez moi prêt d’un an avant de me décider finalement à le lire.

Pour les plus jeunes d’entre nous, le nom de Desproges ne dira pas sans doute pas grand chose tant l’humoriste à l’instar de Thierry Le luron est aujourd’hui quelque peu tombé dans un relatif oubli.

« Chroniques de la haine ordinaire II » est le deuxième volet d’une compilation de billets d’humeur radiophoniques que réalisait quotidiennement Desproges sur France Inter durant l’année 1986.

Dans un style très littéraire peut être trop par moment, Desproges s’attaque avec un ton féroce, sarcastique et bien souvent absurde aux cibles « people » de son époque, les Grimaldi, Rika Zarai, Chantale Goya et plus étonnamment le groupe Indochine.

On trouvera l’humoriste un peu facile dans cet exercice mais les billets d’humeur tournent également autour de sujets plus généraux comme la politique, les média, les jeunes (qu’il abhorre) ou le cancer (dont il sera lui même victime en 1988).

L’humour de Desproges se caractérise par un sens prononcé de la provocation et une extrême habileté à manier la langue française ce qui l’autorisera à réaliser un nombre impressionnants de détournements et de jeux de mots.

Elitiste, Desproges déteste le bas peuple qui sort l’été, les sportifs, les rockers et va même jusqu’à rire de ses propres fans en se moquant de leurs lettres d’admiration qu’il lit et tourne en dérision à l’antenne.

Le jazz, le sexe et le bon vin trouvent en revanche toujours grâce à ses yeux.

Pour toutes ses raisons, on qualifiera souvent l’humour de Desproges de « fin » voir « intellectuel » et il est clair que son public était plutôt composé d’intellectuels que de masses populaires.

Pour ma part, je n’ai étonnamment pas apprécié ce livre, décelant sans doute trop nettement le désespoir d’un homme rongé par la maladie derrière le ton corrosif et cynique.

Le style trop littéraire et sophistiqué de Desproges nuit pour moi à la spontanéité et à la fraîcheur de son humour.

De plus la plupart des références ancrées dans les années 80 donnent un coté fort daté à cet humour très en prise avec l’actualité de son époque car en effet qui rirait aujourd’hui de blagues à répétitions sur le syndicaliste Henri Krasucki ?

Le Luron, Desproges, Balavoine, Dalida, Coluche, autant de références françaises à des années qu'il serait temps de dépasser aujourd’hui.

Aujourd’hui on pourrait penser que Stéphane Guillon voir Didier Porte eux aussi chroniqueurs à France Inter officient dans un créneau assez proche de celui de Desproges.


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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 20:58

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Découverte d’une autre facette du talent de Guy de Maupassant avec l’intégrale de ses « Contes fantastiques » regroupant 34 courtes nouvelles traitant d’un domaine ou on ne s'attendait pas à trouver forcémment l’un des plus écrivains français.

Ecrites entre 1880 et 1890, ces œuvres marquées par le sceau de l’étrange voient Maupassant marcher sur les traces d’Edgar Poe et de Charles Baudelaire pour dévoiler une face plus sombre et mystérieuse de sa personnalité complexe.

Bien entendu, compte tenu du nombre important de textes proposés ici, on ne peut pas dire que tout soit au même niveau d’aboutissement.

Maupassant aborde donc le thème de l’horreur pure avec des histoires de mains de défunts cherchant à venger leur maître (« La main d’écorché », « La main » ) , d’esprits voleurs de meubles dans « Qui sait ? » ou possédant des gens dans « Le conte de Noël ».

Il le fait bien mais sans égaler ses illustres maîtres.

Les thèmes pseudo scientifiques sont également traités que ce soit avec « Magnétisme » , « Un fou »  ou « L’homme de Mars » plutôt décevants car superficiels.

Pas grand chose à dire non plus sur la traditionnelle fascination des écrivains pour les drogues dans « Rêves » ou pour les félins dans « Sur les chats » .

Un court hommage est rendu aux théories philosophiques de Pythagore dans « Heraclius Gloss » et à Arthur Schopenhauer dans « Auprès d’un mort ».

Maupassant est en revanche plus convainquant lorsqu’il nous entraîne dans des atmosphères naturellement angoissantes comme les solitudes enneigées de « L’auberge », les crises de paniques nocturnes de « La nuit » ou brumeuses de « Sur l’eau ».

L’auteur prend une toute autre dimension lorsqu’il flirte avec des thèmes plus profonds comme les fantasmes nostalgiques autour de portraits d’être absents « Le portrait », « A vendre », d’une chevelure , « La chevelure », l’impossibilité d’aimer toutes les femmes qu’il compare à des fleurs dans « Un cas de divorce » ou qu’il traque en vain dans « Une inconnue », le suicide avec « l’endormeuse » ou de la mort « La morte » déchirant d’émotion.

Le summum artistique est pour moi atteint avec les nouvelles traitant de la folie, comme « Madame Hermet » abasourdissant de puissance pyschologique avec l’effondrement mental d’une mère ayant lâchement abandonné son fils atteint de petite vérole, ou les deux versions du  « Horla », véritables bijoux de schizophrénie ou l’auteur imagine la présence d’un être invisible, maléfique, prédateur surnaturel de l’homme buvant son ame la nuit à la manière des vampires du Brésil.

En conclusion, ces « Contes fantastiques » m’ont agréablement surpris et ont révélé pour moi la part intime de souffrance de Maupassant retranscrite  ici sous la forme de métaphores fantastiques.

La quête perpétuellement inassouvie des femmes,  la hantise du souvenir, de la maladie menant à la folie, à la déchéance puis à la mort sont pour moi les thèmes dominant des ces œuvres.

Maupassant n’est pas meilleur que Poe ou Baudelaire pour nous effrayer dans le registre de l’horreur pure mais demeure redoutable pour nous troubler et nous émouvoir par l’absolue légèreté et subtilité de son style.

Ses contes d’un homme malade et torturé sublimant sa douleur par l’écriture ne saurait donc laisser quiconque insensible.


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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 19:26

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Avec son titre détournant astucieusement Françoise Sagan, « Bonjour paresse » est un court essai de Corinne Maier qui eut un succès inattendu à sa sortie en 2004.

L’auteur, alors employée à mi temps chez EDF, y prend pour cible le fonctionnement des grandes entreprise françaises afin de promouvoir une forme de résistance passive chez le cadre moyen à qui ce livre est destiné.

Usant d’un ton insolent, parfois humoristique et largement cynique, Maier dénonce la vacuité des grandes entreprises modernes ou règne la pensée unique uniformisant les employés par l'application de méthodes de management inefficaces s’appuyant sur un langage barbare issu de l’anglais et de l’informatique qu’elle assimile à la novlangue du roman 1984 de George Orwell.

Dans ces gigantesques structures à l’organisation incompréhensible, le salarié devenu un pion interchangeable effectuant une tache sans ame, perd le sens de ce qu’il fait et fonctionne comme un robot.

Maier s’inspire légèrement de la psychanalyse (Lacan) , de l’histoire contemporaine (Marx, Mao, De Gaulle) mais aussi de certains de ses prédécesseurs (Beigbeider et surtout Houellebecq) pour dénoncer l’absurdité de s’investir dans une entreprise qui ne contribuera de toute façon jamais à son bien être personnel.

Afin de ne pas devenir fou, Maier préconise au cadre moyen qui n’a pu se placer dans une administration de ne rien faire sans que cela se voit en occupant des postes transverses loin du théâtre de opérations tout en recherchant ses semblables.

C’est la pour moi que réside la principale faiblesse de cet essai.

Autant la description de l’évolution du monde professionnel ne manque pas de saveur, autant le constat qui en ressort s’avère particulièrement faible : la fermer, se cacher, ne rien faire et attendre que ça passe en espérant que le système s’effondre de lui même.

En conclusion, « Bonjour paresse » fera passer un moment sympathique à l’employé de bureau lambda, assez mal dans sa peau dans un monde professionnel aux codes ridicules mais apportera pour moi en terme de soulagement l’équivalent de pansements sur une jambe de bois.

Par son cynisme, son coté déprimant et sociologique, « Bonjour paresse » s’inscrit dans la même filière que les romans de Houellebecq dont l’auteur se réclame fréquemment.

Il manque bien entendu le style froid et précis comme une lame, le coté sulfureux et sexuel morbide du Maître.

Pour ma part ayant travaillé dans le monde privé et dans le monde public, je me suis toujours attaché à ne pas perdre le sens de ce que je faisais et n’ai donc jamais vraiment ressenti les sentiment évoqués par Maier.

Il me semble toutefois important d’avoir plusieurs centres d’intérêts extra professionnels dans l’existence comme autant de points d’ancrage pour conserver l’équilibre psychique nécessaire à la vie de tout être humain.

PS : En novlangue moderne, je traduirai le terme "benchmarking" par étude de marché ...


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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 13:36

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La fin des années 90 approche à grand pas et Anthrax ne déroge pas à sa nouvelle orientation musicale plus en phase avec les courants musicaux brutaux de l’époque en sortant en 1998 son « Volume 8 : the threat is real ».

Le groupe toujours en personnel réduit à quatre, propose ici un artwork délirant non dénué d’humour autour des films de science fiction des années 50 narrant l’envahissement de notre bonne vieille planète terre par des races extra terrestres bien entendu belliqueuses.

Pourtant le début de l’album ne prête pas à rire, « Crush » le bien nommé déboule à toute vitesse, soufflant l’auditeur pris à froid par autant de classe concentrée en plus de quatre minutes.

Construction impeccable, équilibre parfait, puissance et mélodie font de « Crush » un titre majeur.

Lui succédant « Catharsis » lui est pourtant supérieur et donne l’impression d’être embarqué sur un long parcours de montagnes russes ou les émotions fortes se succèdent les unes aux autres.

Après deux titres supersoniques et quasi parfaits, Anthrax ralentit la cadence avec « Inside out » titre pesant et chaloupé jouant sur coté massif.

Le plan de relance intervient sur « Piss n vinigar » , rapide nerveux, enlevé et « 604 » court interlude supersonique.

Vient ensuite le tour de la belle ballade, « Toast to the extras » influencée par le rock sudiste pour un résultat formidablement entraînant.

Le groupe reprend les hostilités avec « Born again idiot » incroyablement véloce qui ne laisse aucun répit à l’auditeur sonné.

En comparaison, « Killing box » est certes moins fluide mais sa lourdeur et son originalité parviennent à créer une atmosphère tout à fait prenante.

Deuxième ballade du disque, « Harms way » fonctionne cependant largement moins bien que son prédécesseur mais cette petite déception est bien vite avalée par « Hog tied » morceau rapide, jouissif et fantastiquement inspiré.

D’humeur décidément aventureuse, Anthrax s’essaye à la power ballade avec « Big fat » pour un résultat surprenant et largement réussi.

Après le petit interlude gagesque et surviolent « Cupajoe », « Alpha male » regule tranquillement la tension sans forcer avant qu’une nouvelle superbe power ballade « Stealing from a chief » ne vienne conclure ce disque magnifique.

En conclusion, vous l’aurez compris en lisant mes commentaires pour le moins dithyrambiques, « Volume 8 : the threat is real » est de loin pour moi mon album préféré des New Yorkais.

Les raisons en sont simples, tout d’abord le son ici est moins massif que sur les deux précédents albums et les titres rapides, superbement fluides et inspirés sont en quantité abondante assurant le minimum de quota de bombes explosives nécessaire à un grand album de metal.

Deuxième raison majeure, le groupe se « lâche » enfin véritablement musicalement, tentant et réussissant de très belles ballades ou power ballades.

C’était sans doute le cas également sur « Sound of white noise » lui aussi aventureux sur le plan mélodique mais « Volume 8 : the threat is real » pousse l’exercice encore plus loin ce qui me ravit.

Troisième et dernière raison, John Bush chante moins en force sur ce disque, il module plus son superbe organe et le résultat n’en est que plus réussi.

Alors bien entendu nous sommes très loin du thrash metal bas du front des débuts mais plutôt dans une évolution lente et mature d’un groupe en recherche artistique se découvrant une plus large palette de talent.

« Volume 8 : the threat is real » est donc pour moi un album de très haut niveau éclaboussant de toute sa classe la concurrence de l’époque déjà assez malmenée à l’époque.


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