Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:00

undisputted_attitude.jpg

4

 

En 1996, deux après le recrutement de son nouveau batteur Paul Bostaph, Slayer sort un album de reprises punk intitulé « Undisputed attitude ».

La plupart de groupes repris sur ici sont issus de la scène américaine des années 70/80 et demeurent relativement peu connus du grand public.

« Undisputted attitude » démarre sur les chapeaux de roues à une vitesse hallucinante par un medley de reprises du groupe Verbal abuse « Desintegration/free money »  puis « Verbal abuse/Leeches ».

Slayer aligne quatre titres en moins de trois minutes, étouffant littéralement l’auditeur sous un torrent de bastonnade tout azimut.

Les coups assénés pleuvent pieds, poings, tête coupant le souffle et provoquant un sentiment d’incompréhension ahurie.

Impossible en effet de se caler sur le rythme d’un morceau que déjà le suivant vous saute à la gorge tel un punk en état de manque d'alcool ou de drogue.

L’énergie et la rage sont bien au rendez vous et la folle mêlée continue avec « Abolish government/superficial love » du groupe TSOL (True Sound of Liberty) terriblement cinglant.

Le groupe ressort deux compositions de Jeff Hanneman «  Can’t stand you »  et « Ddam » sortes de missiles chargés de punk hardcore minimaliste survitaminé assez médiocre.

C’est ensuite au tour de Minor Threat d’être passé à la moulinette thrash avec « Guilty of being white » et en à peine plus d’une minute le traitement s’avère plus proche de l’électrochoc de bloc de réanimation que de la caresse veloutée.

Slayer revient ensuite sur Verbal abuse et réalise une reprise intéressante de « I hate you » car un peu plus posée.

C’est d’ailleurs ce morceau qui servira de base au vidéo clip de l’époque, avec tout ce qui insupporte le groupe que ce soient les mères au foyer, les flics ou les puritains.

Réaccéleration haineuse sur « Filler/I don’t want to hear it » de Minor Threat  gavé jusqu’à la gueule de speed.

La reprise de « Spiritual law » de D.I s’avère en revanche beaucoup plus hachée et poussive.

Jusqu’ici le sentiment dominant est celui d’une trop grande énergie mal canalisée produisant un résultat suragressif et brouillon, une sorte de tornade sonore version  punk harcdore dans l’esprit sans concession d’un « Reign in blood » .

Mais la deuxième partie du disque surprend, comme si Slayer avait gardé ses meilleurs cartouches pour la fin.

Les morceaux sont légèrement plus longs, passant le cap des 2 minutes 30,  ce qui permet de poser un semblant de structure tout en gardant le punch phénoménal des premiers éclats.

Plus massif « Mr Freeze » de Dr Know atteint sa cible tout comme « Violent pacification » de D.R.I (Dirty Rotten Imbeciles ), qui après un début supersonique parvient à calmer le jeu pour développer de véritables refrains entraînants.

Etalée sur plus de 3 minutes, la deuxième reprise de D.I, « Richard hung himself » est elle fabuleuse avec encore une fois un superbe break central offrant une variation des plus intéressantes.

Slayer s’attaque ensuite au monument historique du punk-rock, le cultissime « I wanna be your dog » des Stooges repris en « I wanna be your god ».

Le groupe réussit à imposer son style, créant une version originale encore plus malsaine que l’originale.

Pour couronner le tout, l’album se termine par une composition originale, « Gemini » en complet décalage avec l’atmosphère punk-hardcore de l’ensemble.

« Gemini » est un lent morceau sombre et envoûtant doté de passages faussement doucereux introduisant une montée en puissance progressive aboutissant à un déchaînement de violence.

En conclusion, cet album complètement atypique divisa bien entendu les fans du groupe.

La violence de Slayer est encore une fois présente à un niveau quasi inégalé jusqu’alors mais le style pratiqué un punk hardcore minimaliste et frénétique a certainement beaucoup dérouté, laissant les rumeurs quand au  manque d’inspiration musicale du groupe s’installer.

Difficile à digérer dans sa première moitié en raison de ses fulgurances ininterrompues, « Undisputted attitude » finit par se laisser apprivoiser dans sa seconde moitié plus structurée et recèle un coté jouissif qui m’a toujours séduit.

Régressif, abrasif, insensé, outrancier, voilà les adjectifs qui me viennent à l’esprit à l’écoute de ce disque.

Mais en réalité, tellement rebelle et rock’n’ roll dans l’esprit qu’il me paraît difficile de ne pas adhérer.

Album idéal pour provoquer une crise cardiaque chez une belle mère indélicate.


Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 18:21

Divine_intervention.jpg

4

 

Retour à la musique bruyante avec « Divine intervention » de Slayer.

J’ai toujours eu un petit faible pour cet album, le premier de Slayer que j’ai acheté et dont la vieille cassette audio à la bande magnétique usée a longuement figurée dans la boite à gant de ma voiture pour les moments de ras le bol général necessitant une révolte immédiate.

Inouï d'ailleurs comme la musique peut parfois vivre avec nous et nous accompagner comme une amie sure dans les épreuves les plus difficiles à traverser.

En 1994, après la tournée « Seasons in the abyss » et l’album live associé, le groupe de thrashers américains connaît son premier gros souci puisque son batteur, le très renommé Dave Lombardo quitte la formation.

Avec son style unique, à la fois technique, rapide et surpuissant, Lombardo était pour beaucoup dans l’élaboration du son de Slayer et par conséquent de son succès.

Déstabilisé par cette perte majeure et enfermé dans un contexte devenu hostile au thrash metal des années 80, le groupe réagit et embauche un nouveau batteur le costaud Paul Bostaph pour se mettre au gout du jour et moderniser un peu son son.

L’imagerie a ici évoluée, délaissant le satanisme de bazard pour une esthétique à la morbidité sobre non sans rappeler les œuvres du sculpteur H.R Giger.

Cette intervention divine inaugure avec « Killing fields » le nouveau son de Slayer, toujours thrash mais plus aseptisé et moins mordant qu’à l’accoutumé.

Passé cet effet de surprise assez déroutant, l’auditeur se cale sans problème sur ce mid tempo efficace mais manquant grandement d’originalité.

On accélère subitement avec « Sex.Murder.Art » qui déboule telle une tornade dotée d’une précision chirurgicale et dévaste tout sur son passage en moins de deux minutes avec un final monumental de puissance.

Domination, déviance, perversion, transgression, torture et meurtre seront les thèmes majeurs associés à ce disque sombre et sans concession.

Abordant un aspect plus politique, « Fictionnal reality » déroule une atmosphère plus rampante et contrastée qui bien que parfaitement maîtrisée fait grandement chuter l’intensité.

Nouvelle poussée de violence avec « Dittohead » et ses influence punk survitaminées.

Rapidité et brutalité forment ici un cocktail difficile à digérer.

Arrive alors le morceau central du disque, « Divine intervention » et son tempo obsédant, trahissant la souffrance ininterrompue d’un homme torturé.

Dans ce cauchemar sans issue, l’auditeur englué dans une gigantesque toile d’araignée et anesthésié par un venin mortel regarde fasciné la mort ramper hideusement jusqu’à lui sans pouvoir esquisser le moindre geste de défense ou de fuite.

Le très musclé et intense « Circle of belief » vient l’arracher vigoureusement à ses fantasmes morbides.

On retrouve ici le Slayer cinglant, dominant son art en tyran implacable.

L’aspect controversé du groupe est de nouveau remis au goût du jour avec « SS-3 », morceau lent et poussif traitant de la vie de Reinhard Heydrich, l’un des principaux dirigeants du III ieme reich.

Slayer renoue avec des ambiances (légèrement) moins pestilentielles avec « Serenity in murder » qui alterne couplets doux et lancinants avec folles envolées guitaristiques pour un résultat légèrement bancal.

Une longue introduction envoûtante sur « 213 » prélude une redoutable montée en puissance ou le groupe renoue avec sa totale maîtrise des tempo médians.

L’album se termine sur la traditionnelle bastonnade de « Mind control » qui remplit honnêtement son office sans bouleverser personne.

En conclusion, « Divine intervention » peut être considéré comme étrange au regard de la discographie antérieure du groupe.

Bien entendu le style pratiqué diffère grandement des premiers albums et le groupe perd en inspiration, en tranchant et en intensité par rapport à ses plus belles années.

Une fois digéré ce changement d’orientation musicale, « Divine intervention » n’est pas dans l’absolu un mauvais disque et recèle son lot de guitares offensives, de rythmiques puissantes, et une belle variété d’atmosphères qui lui confère une certaine richesse musicale.

Outre la légère faiblesse nostalgique dont je suis coupable à son égard, « Divine intervention » est un album sombre, violent, homogène et varié, toujours plaisant l’écoute même si l’absence de Lombardo fait assurément descendre le groupe de son piédestal doré.


Repost 0
Published by Seth - dans Thrash Metal
commenter cet article
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 17:07

cousinek.jpg

4

 

Paru en 2003, « Cousine K » marque une rupture dans l’œuvre de Yasmina Khadra.

L’écrivain délaisse ici en effet ses grands thèmes sociaux et politiques pour produire un court roman, troublant et intime comme une enfance perdue à tout jamais.

Le personnage principal est un enfant algérien traumatisé par la mort de son  père, assassiné par méprise par des villageois.

Depuis ce drame, il vit avec sa mère dans une belle maison d’un village nommé Douar Yatim.

L’environnement est celui d’une famille aisée avec des domestiques et une certaine émancipation qui fait que la mère, personnalité riche et respectée, règne en souveraine autoritaire sur ce petit univers.

Très vite on s’aperçoit du malaise et du manque affectif de l’enfant, solitaire, rêveur et renfermé sur lui même.

Délaissé par sa mère qui idolâtre de manière fusionnelle son frère Amine officier dans l’armée, il va développer une étrange obsession pour sa cousine appelée K, qui séjourne pendant ses vacances dans la maison.

K est en réalité aussi belle que perverse et manipule la mère pour obtenir ses faveurs et persécuter le jeune homme qui fasciné par sa cousine, devient la victime de jeux psychologiques cruels et humiliant.

Dévoré par le sentiment de rejet, la jalousie et l’obsession de ses désirs frustrés, l’enfant finit par basculer dans la folie, poussant sa cousine dans un puit et enlevant une jeune paysanne innocente qu’il séquestrera et assassinera.

En conclusion, « Cousine K » déroutera à n’en pas douter la plupart des lecteurs du grand Yasmina Khadra.

La toile de fond sociale et politique de ses romans est ici absente, la truculence des romans policiers du commissaire Llob évanouie au profit d’un huis clos psychologique oppressant autour de jeux d’enfants malsains.

Le style est en revanche mis très en avant avec une profusion de métaphores et de figures esthétiques qui finissent par instant par devenir pesantes.

Connaissant la cruauté des enfants entre eux et le caractère indélébile que peuvent parfois receler certaines blessures d’enfance, j’ai été pour ma part sensible au thème abordé et n’ai aucune difficulté pour adhérer au récit.

Khadra réussit brillamment à saisir ce moment délicat ou la puberté commence à se manifester, ou le désir sexuel encore flou peut devenir source d’infinie souffrance et ou le jeune adolescent en devenir peut basculer à tout moment de la normalité à la noirceur absolue.

« Cousine K » n’est sans doute pas le premier roman de Yasmina Khadra à lire mais demeure tout de même une belle tentative de diversification.


Repost 0
Published by Seth - dans Psychologie
commenter cet article
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 16:08

Aquoireventloups.jpg5

 

Au premier abord on pourrait penser que lire « A quoi rêvent les loups » de Yasmina Khadra après « Les agneaux su Seigneur » ne présente que peu d’intérêt tant le sujet traité, la guerre civile algérienne qui ensanglanta le pays dans les années 90 est similaire.

Cependant avec « A quoi rêvent les loups » l’écrivain parvient à encore surprendre et innover sans se répéter.

Le livre commence très fort, par la fin tragique de deux terroristes pris au piége par l’armée dans un immeuble de la Casbah algéroise et perdant du meme coup leurs dernières illusions de salut.

Le lecteur est donc ici plongé brutalement au cœur d’un sujet brûlant auquel il est difficile de rester insensible.

Puis Khadra rembobine le film de son roman, en décrivant l’histoire d’un jeune homme, Nafid Walid, né dans les quartiers pauvres de la Casbah d’Alger, et rêvant d’une destinée flamboyante en embrassant la carrière d’acteur de cinéma.

Mais malgré un physique des plus avenants, Nafid ne parvient pas à percer dans un pays ou l’art est peu reconnu et finit par se reconvertir en chauffeur chez les Raja, une riche famille algéroise.

Considéré comme un larbin et un moins que rien, Nafid encaisse les humiliations en échange d’un bon salaire et de petits cadeaux en nature.

Mais un soir il assiste à la mort d’une adolescente, décédée par overdose au cours d’une soirée de débauche chez ses patrons.

Malgré son dégoût, Nafid est contraint de transporter le corps et d’aider à son enterrement dans une foret afin d’éviter d’éclabousser la famille par un scandale.

Menacé de mort pour garder le silence, Nafid est traumatisé par cette nuit de cauchemar et ne supporte pas le choc.

C’est alors que sa vie bascule, il quitte son emploi, trouve refuge dans la religion et se met à fréquenter la mosquée ou l’imam Younes sentant sa fragilité l’endoctrine patiemment.

Dans l’Alger bouillonnante de la fin des années 80 ou les intégristes musulmans du FIS cherchent à prendre le pouvoir contre un état autoritaire et corrompu, Nafid va peu à peu intégrer un réseau de lutte terroriste.

Il commence par faire le taxi pour le compte des cheiks, puis prend de plus en plus de responsabilités, prenant part à un commando qui assassine des personnalités de la magistrature, de la police ou de l’armée.

Au milieu d’étudiants bcbg menant un vie en apparence normale, Nafid finit par surmonter son dégoût de la violence et à exécuter sans états d’ame ses cibles comme ses anciens amis du monde artistique.

Mais la guerre entre l’Etat et l'AIS branche armée du FIS s’intensifie, l’armée intervient, répondant aux attentats par des rafles massives, se soldant par des tortures ou des assassinats.

Soumis à cette forte pression, le mouvement intégriste évolue en permanence, des rivalités entre clans surgissent, les émirs tombés étant remplacés par leurs rivaux encore plus brutaux et avides.

De nouveaux groupuscules apparaissent, revendiquant par la force leur parcelle de légitimité sur leurs rivaux jugés corrompus ce qui entraînent des conflits internes extrêmement violents.

Plus radicaux et plus violents, le GIA et le MIA prennent l’ascendant sur les autres.

L’imam qui protégeait Nafid est tué et subitement tombé en disgrâce, le jeune homme est contraint à l’exil dans le maquis algérois.

Commence alors pour lui une horrible vie de terroriste maquisard, avec des chefs illuminés rivalisant de sauvagerie, réduisant en esclavage des villages entiers, massacrant les populations ou tout membre suspecté de trahison ou de faiblesse.

Entraîné dans une incroyable engrenage de la folie et de la violence sans limite, Nafid participe à des embuscades contre les forces armées, à des massacres contre les populations et finit par devenir un authentique émir du GIA.

Mais la roue tourne, l’armée finit par reprendre possession des campagnes, réduisant peu à peu les troupes terroristes à l’aide d’hélicoptères, de para et de l’appui de populations locales excédées, qui forment des milices d’auto défense.

Nafid perd ses hommes, perd de son influence, perd la tête tout court, désobéit à son émir et devient donc à son tour menacé de mort.

Isolé, traqué, le jeune homme revient vers sa famille pour s’apercevoir qu’elle a été brisée par son départ.

Puis la boucle se boucle et le destin de Nafid Walid se termine.

En conclusion, avec « A quoi rêvent les loups », Yasmina Khadra côtoie encore une fois les cimes de l’excellence.

En choisissant comme personnage principal un jeune homme en apparence normale mais qui miné par la pauvreté, les humiliations et un immense désir de reconnaissance, finit par devenir l’un des plus impitoyables tueurs terroristes, Khadra réussit à décrire tout le redoutable processus d’endoctrinement des groupes terroristes armés du GIA qui puisèrent dans le grand vivier des jeunes chômeurs algériens pour créer de toute pièce leurs armées de fanatiques, tuant comme des automates dépouillés de toute humanité.

Bien entendu la violence est très présente dans se roman, et les multiples descriptions traduisent bien l’horreur de la lutte à mort qui opposa l’armée algéroise aux commandos islamiques.

Le fonctionnement interne du GIA est également soigneusement décortiqué avec tout son système hiérarchique reposant majoritairement sur la force et les  compétences militaires plus que sur une éventuelle érudition religieuse.

Sur le plan de la forme, « A quoi rêvent les loups » réussit à surpasser le pourtant déjà excellent « Les agneaux du Seigneur » par sa construction originale et son rythme rapide qui tiennent en haleine du début à la fin.

Le lecteur hypnotisé suit page après page avec passion et effroi la trajectoire folle et incontrôlable d’un jeune homme happé par une force irrésistible.

« A quoi rêvent les loups » constitue donc une pièce maîtresse de l’œuvre de Khadra et méritera donc d’être relu régulièrement avec un plaisir sans cesse renouvelé.


Repost 0
9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 18:58

Iron_man2.jpg

4

 

En salle depuis le mois mai 2010, « Iron Man 2 » de Jon Favreau est la suite logique du premier volet sorti deux ans auparavant.

On retrouve donc le sémillant Tony Stark (Robert Downey Jr) après l’aveu public de sa double identité concernant Iron Man.

En pleine euphorie, Stark parvient à tenir en respect l’Etat américain qui cherche à récupérer Iron Man pour la Défense Nationale.

Il ridiculise même publiquement son principal concurrent Justin Hammer (Sam Rockwell), le directeur de Hammer Industries.

Comme à son habitude l’excentrique milliardaire fourmille de projets avant gardistes et ambitieux, comme le lancement d’une « Stark exposition »  destinée à poursuivre le travail de son père en développant de nouvelles technologies permettant aux gens de mieux vivre.

Mais derrière cette réussite de façade, sa santé se dégrade considérablement, la pile nourrie au capadium lui permettant de rester en vie le tuant à petits feux.

Se sentant condamné, Stark se désintéresse de ses affaires et nomme sa fidèle Virginia Pepper Potts (Gwyneth Paltrow) présidente de Stark Industries.

Dans le même temps, Ivan Vanko (Mickey Rourke) un nouvel ennemi russe se manifeste.

Semblant tenir personnellement Stark pour responsable de la mort de son père qui travaillait avec Howard Stark avant d’être limogé, Vanko se confectionne une armure et des fouets électromagnétiques surpuissants avant de tenter sous l’identité de Whiplash de l’assassiner au grand prix de formule 1 de Monaco.

Vaincu par Iron Man, Vanko est récupéré par Hammer pour créer une armure capable de rivaliser avec celle de son rival.

Stark se fatigue et perd les pédales, ce qui provoque l’irritation de son ami, le colonel James Rhodes (Don Cheadle) qui endosse une des armures de Tony pour essayer de le ramener sur le droit chemin.

Jugeant Stark irresponsable, Rhodes livre son armure à l’armée américaine et permet à Hammer de la récupérer pour la surarmer et faire de lui War Machine.

Mais Hammer a des difficultés à contrôler Vanko qui s’avère trop brillant et malin pour lui.

Vanko crée une armée de drones d’Iron Man et prend le contrôle de l’armure de James.

Désespéré, Stark reçoit l’aide fortuite de Nick Fury (Samuel L Jackson) , le directeur de l’organisation secrète du S.H.I.E.L.D qui utilise un agent infiltré Natasha Romanoff (Scarlett Johansson) alias la Veuve Noire pour espionner Stark Industries.

La Veuve Noire est une redoutable et séduisante espionne, experte en arts martiaux et dotée de gadgets mortels comme la projection de  capsules de gaz ou de rafales électriques.

Fury permet à Stark de mettre au point un nouveau matériau capable de remplacer le capadium et de le guérir.

Iron Man peut donc se lancer contre Vanko et ses drones tueurs.

La lutte finale est alors épique entre War Machine, Iron Man et Vanko qui utilise ses drones aériens, navals, terrestres et une version améliorée de son armure de Whiplash.

En résumé, on peut considérer cet « Iron Man 2 » comme un bon cru.

L’action est certes un peu longue à démarrer, Favreau prenant son temps pour bâtir son histoire mais on ne sent à vrai dire pas le temps passer tant Robert Downey Jr incarne à la perfection le personnage de Stark play boy flambeur, scientifique surdoué, narcissique,  charismatique, excentrique, amateur de voitures rapides et de belles femmes.

Je ne suis pas un fan absolu d’Iron Man mais ce pilier de l’univers Marvel est un personnage intéressant, l’aspect génial de ses dons technologiques étant compensé par une certaine faiblesse (cardiaque ou mentale) qui le mine inexorablement.

Stark est un créateur et le voir dialoguer avec ses robots et son ordinateur personnel (Jarvis) dans son laboratoire secret est toujours un régal.

De l’autre coté, Mickey Rourke constitue un ennemi charismatique alliant animalité et dangerosité absolue.

Si l’idée d’introduire un Nick Fury noir semble bien ridicule, on reconnaîtra également la remarquable prestation de Scarlett Johansson aussi belle qu’athlétique en Veuve Noire.

Coté effet spéciaux outre la spectaculaire rencontre entre Whiplash et Iron Man à Monaco on notera le final éblouissant entre les trois super héros entourés de dizaines de drones en armure.

Coté bande son, peu d’innovations, on reste dans le vieux rock-hard rustique mais efficace (AC/DC Queen et The Clash).

Comme lors du premier numéro, « Iron Man 2 » se termine sur un teasing … avec la montée en puissance tant attendue des fameux « Vengeurs »,  avec un James Rhodes prenant de plus en plus goût au costume de War Machine ...

Et le Mandarin ? Et la Dynamo Pourpre ?

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 22:33

agneaux_seigneurs.jpg

5.gif

 

Paru en 1998, « Les agneaux du Seigneur » constitue pour moi un des sommets de l’œuvre de Yasmina Khadra.

Le thème choisi est ici d’une force sans égale : la décortication de la montée du terrorisme islamique dans un petit village de montagne algérien au milieu des années 90.

A Ghachimat, Khadra pose patiemment son décor et ses personnages principalement des jeunes hommes minés par le chômage, le désœuvrement et le désespoir d’un avenir sans perspectives.

Il y a Jafer Wahab qui se cherche et hésite, Zane un nain inquiétant et solitaire, Tej Osmane fils d’un ancien harki qui porte cette malédiction comme un fardeau et a versé dans l’Islamisme clandestin, Allal Sidhom le seul qui ait pris son destin en main pour devenir policier à Sidi Bel Abbes, Kada Hillal l’instituteur dévoré par le ressentiment qui flirte dangereusement avec les milieux islamistes, ces deux derniers convoitant la même femme Sarah, la fille du maire.

Au village le pouvoir séculaire des Anciens est de plus en plus contesté par celui des Islamistes et notamment celui du cheikh Abbas, qui depuis sa sortie de prison répand son influence comme une traînée de poudre sur la jeunesse fragile et influençable de Ghachimat.

Dévoré par l’ambition et le désir de laver son humiliation, Osmane se place intelligemment dans l’entourage proche du chef religieux.

Dans toute l'Algérie, les milices islamistes menacent sérieusement le pouvoir en place et le Front Islamique du Salut remporte les élections communales à Ghachimat, entérinant de manière définitive la fin d’une ère et le début d’une nouvelle.

Abbas nomme un de ses lieutenants nouveau maire et plie progressivement le village à ses lois.

Opportuniste, Zane rejoint également le sillon des Islamistes, devenant un redoutable espion dénonçant les gens aux tueurs des milices.

L'affreux nain en profite également pour régler ses comptes personnels et s'enrichir en dépouillant ses malheureuses victimes.

Entre Kada et Allal, la jalousie est à son comble et quand le maire refuse à l’instituteur la main de sa fille au profit du policier, il explose dans un torrent de haine froide qui le conduit à s’engager comme moudjahidin pour aller faire la guerre contre les Russes en Afghanistan.

L’arrestation du cheikh par la police met le feu au poudre et déclenche un infernal cycle de massacres que préside Osmane, intronisé en l'absence d'Abbas comme nouveau chef de guerre.

Kada revient de sa guerre mais alors qu’il attend beaucoup de lui, Osmane s’aperçoit qu’il n’a pas l’étoffe d’un véritable chef militaire et s’arrange pour l’éliminer.

Alors il prend les choses en main et s’appuyant sur le concours de Zane exécute  l’imam modéré du village, l’ancien maire, sa famille et tout ce qui se rapport à l’Etat, soldat, policier, fonctionnaires, intellectuels …

Puis les tueries s’emballent et touchent des familles d’innocents, n’épargnant personne, femmes, vieillards ou enfants.

Mais exaspérée par les horreurs des massacres, la population finit par se rebeller et des groupes de patriotes se forment de ça et la pour lutter contres les Islamistes.

Allal entre dans la lutte mais ne peux empêcher la mort de Sarah ce qui lui fait perdre la tête.

Finalement le rapport de force s’inverse inéluctablement quand les forces militaires algériennes décident d’éliminer les foyers de résistance islamistes et devant des troupes mieux armées et entraînés, les anciens bourreaux perdent rapidement de leur superbe.

Le livre se termine sur une scène d’une intensité inouïe ou Osmane symbole du mal absolu meurt pitoyablement devant l’horrible Zane, nain cynique et cruel jusqu’à la fin.

En conclusion, « Les agneaux du Seigneur » est pour moi un chef d’œuvre absolu.

Le roman, extraordinairement intelligent et bien construit, regorge d’anecdotes tragiques montrant de maniére implacable les mécanismes de propagation de la peste intégriste qui utilise une religion en l’occurrence l’Islam pour assouvir les plus bas instincts d’hommes généralement incultes mais très déterminés et ivres de pouvoir.

L’humour et une certaine truculence présents dans les enquêtes du commissaire Llob sont ici complètement absents au profit d’un ton épuré, sobre, dramatique qui se concentre sur l’essentiel : décrire l’horreur absolue.

Khadra choisit donc de tout nous montrer et de nous dévoiler l’atrocité sans limite de la barbarie humaine en nous présentant l’une des faces les plus sombres de l’humanité.

On peut penser que le personnage de Dactylo, écrivain public, mis cruellement à mort par les milices représente à lui seul le sort qu’ont subi les intellectuels algériens pendant cette période.

Le récit vibre de terribles accents de vérité qui lui confèrent une puissance incomparable, mille fois plus effrayante que n’importe quel livre de Stephen King.

On ressort donc éprouvé, captivé et totalement bouleversé par ce livre coup de poing.

Culte.


Repost 0
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 17:56

automne_chimere.jpg

3.gif

 

Meme si « La part du mort » est sorti bien après, il semble que « L’automne des chimères » soit le dernier volet  du quatuor algérien de Yasmina Khadra.

Comme dans beaucoup de polars, « L’automne des chimères » commence par un enterrement, celui de Idir Nait-Wali, intellectuel algérien assassiné par les intégristes islamistes pendant la guerre civile des années 90.

Idir étant originaire d’Ighider, même petit village dont est issu le commissaire Llob, ce dernier juge opportun de prévenir son frère Arezki  qui se terre lui à Alger dans des conditions déplorables.

A l’occasion de cet enterrement, Llob revient donc dans le village de son enfance et découvre avec effroi qu’il est lui même sous le coup de la menace de groupuscules islamistes qui terrorisent les populations à grand renfort de raids meurtriers et d’horribles assassinats à la violence aveugle.

De retour à Alger, Llob apprend que le livre qu’il a publié a déplu au pouvoir en place et que comme il refuse de faire amende honorable, il est mis en retraite anticipée.

Cette nouvelle ébranle considérablement le commissaire qui cherche du soutien auprès de son ami d’Ighider, Da Achour qui joue le rôle de mentor ou de son collègue d’Alger Dine qui l’emmène au  restaurant puis dans une soirée algéroise huppée pour lui changer les idées.

Entre temps, Llob a la désagréable surprise de constater que son domicile a été saccagé et qu’il est lui même victime de menaces et de filatures.

Il réagit, met sa famille en sûreté, remonte la piste de la personne chargée de la filer et trouve des connections avec le milieu du terrorisme islamique.

Mais la mort de Da Achour ramène de nouveau Llob sur les terres de son enfance à Ighider.

Rattrapé par son passé, le commissaire participe à un raid contre les islamistes avec les patrouilles de son village, aide à les mettre en déroute mais est blessé à la jambe au cours de l’affrontement.

Après cet ultime acte de bravoure qu’on peut assimiler à un baroud d’honneur, Llob se rend à la cérémonie de son départ ou sont réunis toutes ses connaissances, qu’elles soient au nombre des amis ou ennemis.

Le roman se termine de manière particulièrement dure par la nouvelle de son assassinat.

En conclusion, « L’automne des chimères » m’a un peu déçu et ne constitue pas pour moi le meilleur livre de Yasmina Khadra.

L’histoire moins riche et intense qu’a l’accoutumée, ressemble plus à un court épilogue un peu triste sur la carrière du valeureux commissaire, qui fait des allers et retours entre son passé pris en otage par le fanatisme islamique et son présent qui à l’image de sa carrière est sur la pente déclinante.

Bien sur il y a toujours le style formidablement puissant et riche de l’écrivain, la toile de fond dramatique et haletante de la guerre civile avec les attentats terroristes touchant toutes les classes de la population des plus misérables aux plus aisées, mais on pourra remarquer que Khadra a déjà consacré d’autres ouvrages plus détaillés et précis que celui si pour traiter ces questions complexes.

On a donc l’impression qu’avec « L’automne des chimères » , Khadra dit adieu à son commissaire préféré, boucle la boucle de son quatuor algérien avant de passer à d’autres projets …


Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 16:04

la_part_du_mort.jpg

5.gif

 

Il me tardait depuis longtemps de parler de Yasmina Khadra, qui est assurément l’un de mes auteurs favoris et ce depuis de nombreuses années.

« La part du mort » constitue à mon sens un excellent cadre pour présenter l’œuvre de cet écrivain atypique et courageux, ancien militaire algérien, qui choisit pendant longtemps d’écrire sous un pseudonyme féminin pour échapper à la censure en vigueur dans son pays.

Nous sommes à Alger à la fin des années 80, et le commissaire Brahim Llob, héros récurrent du quatuor algérien de Khadra est contacté par un psychiatre, le professeur Allouche, qui lui révèle qu’un dangereux tueur en série nommé SNP, va être relâché sous peu en raison d’une grâce présidentielle.

Compte tenu de la dangerosité du personnage, Llob se laisse convaincre par le professeur de poser une discrète surveillance sur SNP.

Dans le même temps il rencontre des difficultés avec le comportement étrange de son lieutenant Lino, qui se distingue par son absentéisme, son irritabilité et un besoin sans cesse croissant d’argent.

Llob comprend assez vite que Lino est amoureux de Nedjma, une femme de la haute bourgeoisie algéroise mais toujours protecteur avec ses hommes, choisit de le défendre devant sa hiérarchie.

Pourtant il ne tarde pas à subir des pressions émanants d’homme forts du régime algérien et découvre que Nedjma est la protégée du milliardaire Haj Thobane, ancien moudjahid, devenu aujourd’hui l’un des hommes d’affaires les plus dangereux et influents qui soit sur l’échiquier politique.

Fidèle à lui même, Llob fait face avec son franc parler habituel ce qui a le don d’irriter Thobane.

Mais le milliardaire a de la ressource : il  ramène aisément sa dulcinée sous son emprise et humilie Lino qui provoque un scandale dans un restaurant chic ou il sort son arme.

Recherché et en état de choc, Lino demeure introuvable.

Les événements prennent alors tournure complètement inattendue puisque Thobane échappe miraculeusement à un attentat qui coûte la vie à son chauffeur.

Rapidement, le meurtrier est rattrapé puis sommairement exécuté dans des circonstances troubles.

Llob découvre que le tueur est SNP et que l’arme du crime est le pistolet de service de Lino ce qui fait de son lieutenant le principal suspect pour le rôle de commanditaire.

Lino est arrêté, puis torturé dans les geôles du Bureau d’Investigation, sorte de police secrète algéroise.

Faisant fi des évidences, Llob n’écoute que son instinct et met tout en œuvre pour essayer de prouver l’innocence de son lieutenant.

Le professeur Allouche entre encore une fois en scène et lui présente Soria Karadach, une belle journaliste et historienne, qui pense qu’il existe un lien trouble entre SNP et le passé de résistant de Thobane.

Llob ne perd pas de temps, s’allie avec Soria et tout deux vont enquêter dans la région de Sidi Ba, ou Thobane s’illustra comme chef de guerre du FLN lors de la guerre d’Algérie.

A Sidi Ba, ils découvrent l’autre Algérie, celle rurale, isolée, misérable des laissés pour compte ou le taux de chômage plonge les jeunes dans l’inactivité et le désespoir et forme le terreau idéal pour un islamisme rampant.

L’enquête est très difficile, les pressions de la part du maire et de sa police s’accumulent, les rares survivants du passé de la guerre d’indépendance qui acceptent de parler sont rapidement assassinés mais Llob et Soria ne cèdent pas et découvrent finalement que Thobane a en 1962, profité de son statut de chef de guerre pour faire éliminer les familles de notables et ainsi récupérer tous leurs biens.

La famille Talbi à laquelle appartenait SNP, étant celle du trésorier de Thobane, a été pour cette raison entièrement massacrée.

Seul rescapé, SNP a eu comme idée fixe l’obsession de se venger de Thobane mais a été arrêté et fait passé pour un tueur en série afin de le neutraliser.

Fort de sa découverte, Soria fait éclater la vérité dans les journaux, et réalise un documentaire sur les charniers de Sidi Ba en mettant en lumière l’implication de Thobane dans tous ces crimes.

Le milliardaire vacille et lâché par ses appuis se suicide.

Llob fait libérer son lieutenant en piteux état mais pourtant son instinct de flic lui fait comprendre que quelque chose cloche et il réalise à son tour qu’il a été insrumentalisé pour provoquer la chute de Thobane et laisser ainsi la place à de grands bouleversements politiques.

Le livre se termine sur les émeutes qui ensanglantèrent Alger en 1988, ce qui aboutit au mulipartisme et à l’émergence du Front Islamique de Salut qui provoqua une longue et abominable guerre civile.

En conclusion, construit  au départ comme une enquête policière classique avec un tueur en série comme « méchant » un peu trop évident, « La part du mort » prend ensuite progressivement des atours autrement plus séduisants en dévoilant une intrigue incroyablement complexe et alambiquée pour amener le lecteur sur les traces du passé douloureux de la guerre d’Algérie.

Khadra ne choisit donc pas la facilité en se mesurant à l'Histoire, aux massacres commis par le FLN après le retrait des troupes françaises, massacres touchant aussi bien les harkis que des populations civiles simples victimes collatérales d’une machine à tuer devenue incontrôlable.

Le romancier excelle à décrire la corruption qui gangrene les hautes sphères du pouvoir et de la fonction publique d’un pays qu’on sent aimé malgré tout d’un amour infini.

Outre le fond particulièrement riche et dense, le style de Khadra se distingue par le développement de sublimes descriptions, que ce soit dans l’environnement urbain de la vie à Alger ou dans des villages plus ruraux, ces descriptions contrastant avec des dialogues quelques fois abrupts destinés à mettre en lumière le fort caractère d’un commissaire incorruptible qui ne céde devant personne.

Part son talent, Yasmina Khadra nous permet donc de connaître et de comprendre l’Algérie dans ce qu’elle a de plus beau, de plus attachant mais aussi  parfois de plus inquiétant ou de désespérant.

Fort de ces innombrables qualité, on comprendra aisément que pour moi « La part du mort » demeure sans nul doute l’un des meilleurs romans policiers jamais écrits.


Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 21:41

Kick_ass.jpg1 

 Tiré de la bande dessinée de Millar et  de Romita Jr, « Kick-Ass » de Matthew Vaughn est en passe de devenir un phénomène de mode en cette année 2010.

La raison de ce succès assez inattendu est l’astucieux parti pris de prendre le contre pied des films de super héros habituels, dont les personnages sont souvent dévorés par de terribles conflits intérieurs inhérents à leur passé ou au fardeau de leurs super pouvoirs.

Dave Lizewski (Aaron Johnson) est en effet l’adolescent « geek » typique,  féru d’informatique, de comic books et n’ayant aucun succès avec les filles de son lycée.

Pourtant Dave rêve d’exister, de s’inventer une nouvelle vie, de devenir un super héros pour combattre le crime.

Il achète donc un costume d’homme grenouille sur Internet, s’arme de deux bâtons et se teste sur les malfrats de son quartier qui manquent de le tuer.

Malgré cette cuisante déconvenue Dave persévère et parvient par un heureux hasard à empêcher un règlement de compte, devenant par la magie d’une vidéo postée sur  Internet une sorte de héros populaire du nom de Kick-Ass.

Dave se prend au jeu, crée son site et décide malgré les risques de poursuivre sa nouvelle carrière de justicier.

Mais il ne fait pas le poids face au crime organisé et ne parvient à échapper à la mort que grâce à l’aide inattendu de deux vrais justicier : un père et sa fille qui se font appeler Big Daddy (Nicolas Cage) et Hit Girl (Chloé Moretz).

Habillé comme Batman, Big Daddy est un ancien policier dont la femme a été tuée le parrain de la pègre Franck D’amico (Mark Strong) .

Il a élevé sa fille de 11 ans pour combattre et devenir une petite virevoltante machine à tuer, experte en maniement des armes à feu ou blanches.

Ivre de rage, D’amico essaie de faire tuer Kick-Ass et ses nouveaux amis en les attirant dans un piége organisé par son fils déguisé en faux super héros (Red Mist).

La dernière partie du film consiste donc en l’affrontement entre D’amico et l’équipe formée par Kick-Ass.

En conclusion, « Kick-Ass » est un film qu’on pourrait croire parodique mais qui ne l’est au final pas.

Si il prétend enterrer les super héros classiques comme Spider Man, Hulk ou les X-men en inventant un antihéros surfant sur un très jeune public gavé de jeux vidéos et de réseaux sociaux informatiques,  le film présente finalement un intérêt plutôt limité puisque sans pouvoir, Kick-Ass ne peut finalement pas faire grand chose sinon se faire tuer.

Alors le réalisateur a recours au père et à sa fille qui eux ont toute les caractéristiques de super héros traditionnels avec un lourd passé et un but bien précis voir obsessionnel.

Le film de Vaughn ne peut donc toutefois pas se passer du schéma classique instauré par Marvel et Dc Comics, ce qui constitue pour moi sa principale faiblesse.

De plus « Kick-Ass » baigne dans une violence extrême et peut présenter un réel danger en montrant une enfant assassiner sauvagement des adultes.

Caractéristique désormais admise de tous, le cinéma américain baigne régulièrement dans une violence écœurante alors que le sexe est toujours considéré comme tabou.

Admirateur d’un certain classicisme en matière de comics avec des histoires puissantes qui m’emportent réellement, je n’ai donc pas adhéré au concept de ce film boiteux à la forme particulièrement laide.


Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:44

Aliens_predator2.jpg

3

 

Sorti en 2007, « Aliens vs Predator : Requiem » de Colin et Greg Strause est la suite logique du premier (et très moyen ) opus sorti trois ans auparavant.

On reprend donc la saga la ou on l’avait laissée, avec l’éclosion dans l 'espace d’un être étrange et hybride appelé Predalien, issu de la fécondation d’un Predator par un Alien.

Cet hybride séme la confusion dans le vaisseau Predator qui le transporte lui et quelques autres spécimen de facehuggers ce qui provoque leur atterrissage (fortuit ?) sur cette bonne vieille planète terre qui n’avait en fait rien demandé à personne.

Le vaisseau s’écrase dans une immense zone forestière prêt de Gunnison une petite ville du Colorado.

Le Predalien survit au choc et en quête de corps à féconder, ne tarde pas à provoquer de curieuses disparitions humaines qui ne manquent pas d'inquiéter les autorités locales.

Entre temps, les Predators se sont aperçus de la perte de leur vaisseau et envoient l'un des leurs pour éliminer le Predalien.

Le Predator envoyé retrouve le vaisseau et en profite pour se doter d’un arsenal technologique extra terrestre impressionnant : canon laser à visée incorporée, tubes d’acides, harpon géant, disques acérés complètent son habituel attirail composé d’une cuirasse et de systèmes électroniques intégrés lui permettant de devenir invisible et de traquer ses proies en toutes circonstances.

Du coté des terriens, on assiste à la paisible vie d’une petite ville américaine ou un jeune homme du nom de Tim (Sam Trammell) est le souffre douleur d’une stupide bande d’adolescents qui lui interdisent de surcroît l’accès à la Paris Hilton locale.

Mais de gré ou de force toute la ville va se trouver mêlée à la traque du Predalien par le Predator.

Les dégâts résultants seront tels avec une centrale électrique en flammes que l’état de siége va être déclaré et la garde nationale envoyée.

Sam, son frère Dallas (Steven Pasquale) et ses amis vont donc devoir sortir vivants d’une terrible lutte à trois parties, avec d’un coté l’intelligence reptilienne et vicieuse du Predalien, de l’autre la technologie écrasante du Predator et enfin l’armée avec ses chars et ses troupes d’élite au milieu.

Dans cette lutte sans merci, le Predalien marque un point en fécondant les femmes enceintes de l’hôpital de la ville.

Lors d’une scène horrible mais néanmoins classique ( !) les chestbusters perforent les cages thoraciques des femmes et donnent naissance à une terrifiante portée d’Aliens prête à venir en aide à leur géniteur et à s’en prendre directement aussi bien aux humains ou au Predator.

La fin du film culmine donc dans un terrible assaut dans l’angoissante ambiance confinée et glauque d’un hôpital privé d’énergie ou Sam et ses amis se réfugient dans l’espoir de prendre l’hélicoptère que seule Kelly O’Brien (Reiko Aylesworth) militaire de profession serait capable de piloter.

Le dénouement arrive sous le forme d’une lutte à mort sur le toit de l’hôpital entre le Predalien et le Predator, avant que l’armée ne largue une bombe atomique pour traiter de manière définitive un problème insoluble par des moyens propres.

Heureusement, Tim, Dallas et Kelly parviennent à échapper à l’apocalypse dans leur hélicoptère.

En conclusion « « Aliens vs Predator : Requiem » ne brille sans doute pas par l’originalité de son scénario ni par la qualité de ses acteurs qui ne sont finalement que des faire valoir dans une lutte qui les dépasse.

En revanche, les aficionados comme moi des deux franchises seront servis par la violence des combats entre les deux monstres et par la puissance des effets spéciaux.

Bémol de taille, la quasi obscurité qui enveloppe les deux créatures frustre un peu le spectateur qui doit lutter pour deviner les scènes d’action rapides.

Alors plutôt Alien ou Prédator ? J’ai une nette préférence pour la créature issue de l’imagination de Giger, avec ce corps bio-mécanique et cette mentalité d’insecte particulièrement horrifiante même si je respecte le code d’honneur et la bravoure guerrière du Predator, qui est pour moi une sorte de monstrueux demi dieu de l’espace doté d’une technologie mystérieuse et fascinante.

Meme si ce film a donc été largement critiqué car bien entendu très loin des chefs d’œuvre de Scott, Cameron, Fincher, Jeunet ou Mc Tiernan, je serai donc encore largement partant pour un troisième volet.


Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens