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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 21:06

Anthology Iggy Pop

5

 

Mes amis connaissant mon admiration pour Iggy Pop m’ont offert pour un anniversaire important en 2005 l’anthologie complète d’Iggy Pop intitulée « A million in prizes ».

Ce superbe coffret regroupe en effet deux cd faisant office de best of de la carrière de l’Iguane plus un DVD d’un concert de la tournée « Avenue B » enregistré à Bruxelles en 1999.

Sur le plan musical, le premier cd débute par les indémodables classiques de la période Stooges, « 1969 », « No fun » et le morceau le plus connu de la carrière de l’Iguane « I wanna be your dog » fantastique ode destroy à la soumission canine par amour.

On connaît déjà l’excellence des riffs des frères Asheton et la présence éruptive de l’homme liane alors camé jusqu’à la moelle sur ces morceaux devenus des monuments du punk-rock.

La ballade retour vers les 70’s se poursuit à la vitesse d’un TGV avec le magiquement fiévreux « Down on the streets », le puissant « I got right » et l’ultra nerveux « Gimme some skin » avant de ralentir sur la magnifique ballade glauque « I’m sick of you ».

Les bombes incendiaires continuent de pleuvoir sans pitié avec « Search an destroy » et « Raw Power » tout deux entrecoupés de la superbe ballade « Gimme danger » .

Après que l’apocalypse se soit abattue sur l’auditeur avec un festival des meilleurs morceaux écrits dans l’histoire du (punk) rock on assiste à un changement d’ambiance avec le premier titre de la carrière solo d’Iggy, « Kill city », qui sonne presque comme du Kiss sur les refrains.

J’ai été en ces colonnes assez dur avec l’album « Nightclubbing » mais le titre éponyme tout en froideur et en lourdeur est en réalité un grand morceau de rock robotique.

Pas facile non plus de sauter au plafond sur les macabres et statiques « Funtime » « Sister midnight »  ni sur le pénible « Success » ou  sur le popisant « China girl » que rentabilisera fort bien David Bowie.

Bien sur la mélodie soignée de « Tonight » redonne un peu de couleurs mais franchement on s’ennuie globalement ferme sur cette période que j’apprécie moins avant de reprendre de l’allant avec le virevoltant « Lust for life » et le tube « The passenger » deux des collaborations les plus réussie avec Bowie.

Le deuxième cd poursuit sur cette belle lancée avec « Some weird sin » avant de basculer sur la période la plus noire de la carrière d’Iggy le début des années 80, « I’m bored » pas si déplaisant dans l’absolu avec son riff entêtant, « Pleasure » plutôt pénible avec ces cuivres lourdingues et ses mauvaises lignes de chant.

Mais ce serait oublier les quelques rares réussites de cette période, « Run like a villain » , « Cry for love » les meilleurs titres de l’atroce album « Blah-Blah-Blah » meme si « Real wild child » s’avère trop facilement pop à mon goût.

On sort du marasme en appelant à l’aide le rock plus dur et les salvateurs « Cold metal » , « Home » , la superbe ballade pleine d’émotion« Candy » puis « Well did you Evah » deuxième duo beaucoup moins réussi avec Kate Pierson.

Le riff distordu de « Wild america » fait place à une version live de « T.V eye » aussi musclée que géniale.

L’ambiance est plus calme avec les soporifiques ballades « Look away » et « I’ll be seing you » cette dernière chantée avec notre Françoise Hardy nationale.

Au saccadé « Corruption » d’ « Avenue B » succède assez mal le délire jazzy « I felt the luxury » avant que le tube « In the death car » ne vienne rappeler tout le génie fédérateur d’Iggy Pop.

Le double best of termine en force avec le très métal « Mask » et le très rock « Skull ring ».

Pour ce qui est du concert à Bruxelles, c’est un Iggy Pop au top de sa forme interprétant avec ses musiciens des Trolls vingt et un titres de son répertoire devant une salle d’une taille moyenne mais chauffée à blanc par les performances de l’homme liane dont le corps sec et noueux cingle les airs de manière frénétique.

Bien entendu les passages les plus calmes restent ceux issus de l’album « Avenue B » avec les acoustiques « Nazi girlfriend » « No shit » « Avenue B » et « I felt luxury » qui s’intercalent avec les plus animés « Espagnol » « Corruption » « Shakin all over » « Cold metal » et « Home ».

Les chansons des Stooges sont toujours des monuments d’intensité et de férocité lorsqu’ils sont joués en live que ce soir « Raw Power » « Search and destroy », « I wanna be your dog » « No Fun » ou « I got a  right » mais ce sont sans conteste « Lust for life » et « The passenger » qui remportent la palme de la plus grande adhésion du public avec cette montée sur scène d’une vingtaines de personnes pour chanter avec l’Iguane lui meme.

Iggy finit d’illuminer son incroyable performance scénique avec « Sixteen » et « Louie Louie ».

On peut parler vu son age avancé d’exploit.

En conclusion, ce « A million in prizes » est un très gros morceau qui comblera a n’en pas douter n’importe quel fan d’Iggy Pop tant tout le répertoire du Maître est ici passé en revue.

Bien entendu le premier cd faisant la part belle à la discographie des Stooges est de loin le meilleur pour moi.

Le second plus inégal mais parfaitement représentatif des multiples directions prises par l’artiste durant les années 80/90 n’est pour moi qu’à titre informatif.

Le dvd est en revanche un formidable cadeau qui montre qu’Iggy est toujours par sa présence animale l’homme le plus spectaculaire du monde sur une scène et qu’il donne une dimension sauvage et festive absolument inégalable à sa musique.

On ne peut donc que recommander cette anthologie comme superbe cadeau à offrir à une personne que l'on porte particuliérement dans son coeur.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 16:35

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2

 

Deuxième film sensiblement de la même époque que « Créance de sang » , « Jugé coupable » de Clint Eastwood sorti en 1999.

L’histoire est celle de Steve Everett (Clint Eastwood) vieux journaliste à l’Oakland tribune, cabochard à la vie dissolue entre une relation adultère avec la femme de son patron Bob  Findley (Denis Leary) et un passé d’alcoolique dont il a bien du mal à se défaire.

Remplaçant une jeune journaliste victime d’un accident de voiture, Everett va se retrouver à faire un reportage sur les dernières pensées de Franck Louis Beechum (Isaiah Washington) un jeune père de famille noir condamné à la peine de mort pour le meurtre d’une jeune caissière de supermarché de surcroît blanche et enceinte.

N’écoutant que son instinct, Everett va sentir tout de suite que quelque chose dans cette affaire et va tout faire pour montrer que Beechum est innocent.

De manière assez similaire à « Créance de sang » , Everett est le gêneur, celui qui brave le système juridique américain, s’attire les foudre de sa hiérarchie malgré le soutien du très animé Alan Mann (James Woods) mais dans un registre cette fois nettement moins clean.

Malgré le naufrage de sa vie privée et une femme lassée de ses infidélités qui va le plaquer, Everett montrera que la justice peut parfois se tromper et bâclant une affaire quand elle trouve un coupable idéal (noir, pauvre, peu éduqué) .

En conclusion, « Jugé coupable » est un film lent et long, finalement assez pétri de bons sentiments et qui joue souvent sur le registre émotionnel avec quelque fois grand talent comme lors des adieux de Beechum à sa fille dans une scène quasi insupportable.

Les séquences de préparation à l’exception sont elles aussi très lourdes et destinées à marquer le spectateur de toute la barbarie de cette cruelle coutume.

Le message anti-peine de mort délivré est fondamentalement le même que celui de  « Pendez les haut et court » le western choc de Don Siegel mais dans un registre plus politiquement correct et souvent irritant.

Le fait de chercher systématiquement l’empathie du spectateur pour le condamné m’a également gêné.

Il semblerait assez curieusement que Eastwood cherche à la fin de sa vie à changer dans des films humaniste son image de dur à cuir et à s'attirer la sympathie des minorités ethniques.

Un film donc plutôt décevant de la part d'Eastwood pour moi.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 16:09

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3

 

Après Clint Eastwood acteur, Clint Eastwood réalisateur avec deux de ces films relativement méconnus.

Le premier d’entre eux « Créance de sang » est sorti sur les écrans en 2002.

Comme souvent lorsqu’il passe derrière la caméra, Eastwood s’appuie sur un livre dont il fait l’adaptation en l’occurrence ici un roman de l’auteur de best seller policier Michael Connelly.

L’histoire est somme toute assez classique pour un polar, Terry Mc Caleb (Clint Eastwood) est un agent du FBI de San Diego qui après une course poursuite frénétique pour attraper un tueur en série qui le nargue manque de mourir d’une crise cardiaque.

Il attend deux ans pour recevoir une greffe du cœur qui lui permet de goûter une retraite paisible sur son bateau.

Mais un jour une femme du nom de Graciella Rivers (Wanda de Jésus)  vient le trouver pour lui annoncer qu’elle est la sœur de la donneuse et qu’elle sollicite son aide pour retrouver le meurtrier qui l’a assassiné dans un supermarché.

Se sentant débiteur de la femme, Mc Caleb reprend du service et se lance alors aidé de son voisin glandeur Buddy (Jeff Daniels) dans une enquête pour faire la lumière sur cette sombre histoire.

Dans son enquête, Mc Caleb suit quelques fausses pistes comme celle de l’ouvrier russe Bolotov (Igor Jijikine) avant de trouver finalement un lien entre le meurtre de la sœur de Graciella et d’un dénommé James Cordell assassiné à un distributeur automatique.

Ce lien est le groupe sanguin rarissime des deux victimes et de surcroît similaire au sien.

Malgré ses contacts dans la police notamment auprès de l’inspectrice Jaye Winston (Tina Lifford)  le vieux fonctionnaire doit de plus se heurter à l’hostilité de ses ex collègues de FBI comme le colérique inspecteur Arrango (Paul Rodriguez) qui ne veut pas qu’on lui fasse de l’ombre.

En chemin, Mc Caleb tombe sous le charme de Graciella et de l’enfant de sa sœur.

Il finit par tomber sur la véritable identité du meurtrier, son propre ami Buddy qui est le tueur en série qui le nargue depuis toutes ses années.

Le dénouement final se déroule sur un vieux navire échoué ou sont retenus prisonniers Graciella et son neveu.

En conclusion, « Créance de sang » est un polar américain classique mais de très bonne facture.

Dans une intrigue bien construite avec son lot de revirements et de fausses pistes mais surtout évitant le trop rabaché scénario du tueur semant des indices à tout va, Eastwood en vieux policier têtu bravant sa maladie pour faire justice est comme d’habitude impeccable.

Jeff Daniels, le bon pote parfait de « Dumb and dumber » est véritablement surprenant dans un contre emploi de tueur manipulateur.

Meme si « Créance de sang » ne peut être considéré comme un film majeur dans la carrière d’Eastwood, il n’en demeure pas moins une très bonne réussite qui comblera n’importe quel amateur de polar bien ficelé.

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 14:22

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1

 

Comédie potache régressive avec « Balles de feu » réalisé par Robert Ben Garant en 2007.

Disons le tout de go, ce film volontairement débile se veut une parodie du film de kung fu « Opération dragon » avec Bruce Lee en transposant l’intrigue autour d’une compétition rassemblant les meilleurs joueurs de tennis de table de la planète.

Ex enfant prodige du ping pong, l’américain Randy Daytona (le petit gros Dan Fogler) traîne derrière lui sa défaite humiliante au jeux olympique de Séoul (1988) face au redoutable joueur est allemand Karl Wolfschtagg (Thomas Lennon) qui comme tout allemand est discipliné, arrogant et cruel.

Cette défaite a en effet provoqué la mort de son père (Robert Patrick) assassiné par les triades à la suite d’un pari hasardeux sur son fils.

Devenu artiste de music hall de troisième zone, Randy se produit dans des exhibitions devant des publics clairsemés.

Mais sa vie change lorsqu’il est contact par Rodriguez un agent du FBI pour infiltrer le chef mafieux Feng (Christopher Walken) qui organise un tournoi des meilleurs joueurs de ping pong  de la planète sur son île privée.

Randy accepte sa mission et pour revenir à niveau va trouver Wong (James Fong) un vieux maître asiatique aveugle pour lui enseigner ses secrets.

A l’académie de Wong, Randy découvre que Feng est un ancien élève de Wong mais qu’il n’a jamais terminé sa formation.

Il tombe aussi sous le charme de Maggie (Maggie Q) la fille du maître, acrobate elle aussi experte en maniement de raquettes.

Après une formation ultra intensive qui lui apprend à jouer au ping pong avec des cuillères, Randy défait le meilleur jouer du club rival de Wong, une petite fille du nom de Dragon et est invité par les agents de Feng à disputer la fameuse compétition qui regroupe les meilleurs joueurs du monde.

Randy, Rodriguez, Wong et Maggie se rendent donc sur l’île de Feng ou ils découvrent toute la perversité du maître des lieux dont les activités oscillent entre trafic d’armes en polymère et esclavagisme sexuel (essentiellement masculin !).

Tandis que Rodriguez cherche des preuves pour arrêter Feng, Randy rentre dans un tournoi ou les vaincus sont tués par fléchettes empoisonnées.

Il a la désagréable surprise de retrouver son ennemi de toujours Wolfschtagg plus hautain que jamais qui lui rappelle les échecs de son passé et la mort de son père.

Mais la compétition tourne au drame quand Rodriguez est découvert et Feng met alors tout en œuvre pour éliminer ses dangereux invités.

La fin du film est à peu prêt du grand n’importe quoi, entre explosions et match de ping pong acharné entre Feng et Daytona harnachés d’armures lançant des décharges électriques en cas de perte de balle.

Il y est même fugacement question d’un panda mort que cherche à sauver des flammes un esclave sexuel gay.

En conclusion, vous l’aurez compris « Balles de feu » n’est pas du tout à prendre au sérieux.

Si le scénario initial pastichant les films de karaté des années 70 et même dans une moindre mesure le Bloodsport avec Jean Claude Van Damme, s’avérait prometteur, force est de constater que la réalisation bien palichonne de Grant fait capoter les trois quarts des gags.

Meme l’acteur principal, Dan Fogler doté d’une sympathique physique de petit gros chevelu n’a pas l’abattage nécessaire pour faire rire.

Quand à Christopher Walken, son jeu complètement inexpressif ne convainc pas le moins du monde.

Alors bien sur on rit quatre ou cinq fois dans le film et ce n’est peut être déjà pas si mal.

Les moments les plus sympathiques sont ceux avec le vieux maître asiatique ridicule qui n’y voit goûte et de curieux hommages rendus au vieux groupe de hard rock Def Leppard que semble vénérer Daytona.

Mais tout ceci demeure trop mince pour passer un vrai bon moment, ce qui est du reste demeure fort dommage car l’affiche était alléchante.

Un film à passer à vos enfants un après midi de pluie pour les faire rires aux nombreux gags visuels  qui émaillent les furieuses parties de ping-pong.

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 12:36

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4

 

Toujours cette vénérable institution de Led Zeppelin avec sans nul doute son album le plus réputé « Led Zeppelin IV » sorti en 1971.

Réputé en raison de la fameuse ballade « Stairway to heaven » l’une des plus connues de tous les temps mais bien entendu résumer le succès de ce disque à cette seule ballade serait une grave erreur.

Avec sa pochette étrange mais néanmoins réussie représentant telle une peinture naturaliste du XIX ieme siècle un vieux paysan ployant sous son fardeau de bois, « Led Zeppelin IV » a une entame très rock’n’roll avec le rapide et animé « Black dog »  et le encore plus explicite « Rock and roll ».

La première innovation débute avec « The battle of evermore » ballade folk celtique recelant de purs moments de grâce avec un chant purement envoûtant de Robert Plant.

Ensuite on se retrouve au pied de la montagne, devant l’écrasant « Stairway to heaven » et sa progressive montée en escalier depuis un point de départ doux et paisible jusqu’à atteindre un pur déchaînement de violence hard rock.

Pas grand chose à rajouter si ce n’est chef d’œuvre absolu.

Moins étincelant mais très plaisant on trouve ensuite « Misty moutain hop » au rythme chaloupé entraînant plus accessible que le « Four sticks » lourd et dense qui lui succède.

Le dirigeable se laisse alors porter par des vents calmes et apaisants pour proposer avec « Going to california » une ballade folk ou la voix de Plant fait la différence.

Le disque s’achève sur une autre merveille, « When the levee breaks » , lancinante ballade fiévreuse qui étale son charme magnétique sur plus de sept minutes.

En conclusion, « Led Zeppelin IV » n’a pas usurpé sa réputation et demeure un authentique chef d’œuvre de la musique contemporaine.

La force du disque est contenue pour moi dans ces longue ballades ou une ambiance quasi mystique vous saisit et ne vous lâche irrémédiablement plus.

Album mystérieux et élégant contenant morceaux rapides et efficaces aussi bien que ballades envoûtantes, « Led Zeppelin IV » est un classique intemporel qui se déguste invariablement au fil des ans.

Pour moi ce quatrième album en forme d’apothéose artistique et commerciale marque la fin de l’age d’or du groupe qui avait su à l’époque magnifiquement digérer ses racines blues-rock pour inventer un style nouveau d’une grande richesse.

Quels que soient vos gouts musicaux, si vous aimez la musique, vous avez forcémment du déja écouter et apprécier cette oeuvre transcendant tous les styles, modes et époques.


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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 11:19

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Difficile d’écrire sur un groupe aussi établi que Led Zeppelin.

On a l’impression que tous les plus grands penseurs, rock critics et même adeptes de la branchitude universelle sont déja tous tombés d'accord sur ce groupe fondateur du hard rock.

Aujourd’hui Led Zeppelin est comme la statue de la liberté un monument classé au patrimoine de la musique et il serait aussi mal vu d’oser dénigrer ce groupe que d’avouer ne pas apprécier le David de Michel Ange.

Comme beaucoup de gens j’ai découvert Led Zeppelin par sa réputation sur le tard, prêt de trente ans après son éclosion et n’ai donc pas de rapport affectif ou nostalgique par rapport à une éventuelle histoire commune.

La fin des années 60 et le début des années 70 marqua un tournant social et culturel important en Occident.

La musique fut un vecteur d’expression privilégié par la jeunesse de l’époque et Led Zeppelin participa à ce grand mouvement en créant à partir du rythm and blues et du rock’and’ roll, un style novateur pour l’époque : le hard rock.

Sorti en 1969, « Led Zeppelin II » suit à seulement neuf petits mois d’intervalle le premier et tant remarqué album.

La pochette évoquant une photographie d’aviateurs allemands de la première guerre mondiale sur laquelle se seraient greffés les visages des musiciens rajoute à l’effet pièce de musée du disque.

« Led Zeppelin II » débute en trombe par une reprise électrique du bluesman Willie Dixon« Whole lotta love » portée par un tempo rapide et un riff de guitare exceptionnel qui marquera à jamais l’histoire du rock.

La synergie entre la voix haut perchée de Robert Plant et les effets de guitare de Jimmy Page opère à son maximum.

La transition avec la doucereuse ballade blues « What and what should never be » est rude malgré quelques courts passages plus appuyés.

Nouvelle reprise blues cette fois de Howlin’Holf, « The lemon song » interminablement longue et plate pour qui ne goûte pas ce style particulier.

Led Zeppelin insuffle plus d’originalité et d’émotion sur « Thank you » , ballade folk traversée de belles envolées de grâce fragile.

Le rock trapu se rappelle à notre bon souvenir avec « Heartbreaker » hard-blues s’appuyant sur des riffs plus lourds puis sur le rapide et enlevé « Living loving maid (she’s just a woman) ».

Les anglais nous surprennent avec « Ramble on » , power ballade mariant subtiles passages mélodiques et refrains puissants.

Le batteur Jon Bonham est à l’honneur sur l’instrumental « Moby dick » qui deviendra un des titres phares du groupe sur scène avant de terminer sur une deuxième reprise de Willie Dixon, « Bring it on home » bien entendu 200% blues avec harmonica et tempo répétitif lancinant à souhait.

En conclusion, « Led Zeppelin II » est un album de son temps qui fait largement son age plus qu’avancé.

Avec un tiers de reprises blues, le dirigeable de plomb ne s’est à l’époque pas affranchi de ses encombrantes racines et cet héritage nuit pour moi à l’impact de son bombardement.

Bien entendu, malgré un manque flagrant de punch, « Led Zeppelin II » n’est pas inintéressant pour autant et recèle quelques très bons morceaux d’une grande richesse dont l’amateur de belle musique saura apprécier la quintessence.

Mais au delà de la légende réputée inattaquable, le seul titre absolument impérissable de ce disque demeure à mes yeux « Whole lotta love » pour son riff d’acier et son ambiance hypnotique.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 17:05

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5

 

Comme je l’ai dit souvent dans ces colonnes, j’effectue souvent des découvertes au gré du hasard et abordant quelques fois une œuvre par sa fin.

Bien que souvent anarchique, ce mode d’approche me convient bien car il fait place à l’instinct et à un processus naturel souvent prédominant dans l’existence.

Ainsi j’ai découvert en 2003 par hasard le groupe The exploited par leur dernier album au titre évocateur « Fuck the system »  puis me suis après recherche aperçu que The exploited était un authentique groupe culte dans la droite lignée du mouvement punk originel de la fin des années 70.

Faisant figure de survivants au sein d’un mouvement violent mais éphémère, The exploited était, à l’orée des années 2000, composé du chanteur originel Watie Buchan, du guitariste Gogs, du bassiste Mikkie et du batteur Willie Buchan.

Comme l’indique sa pochette et son titre agressifs, « Fuck the system » n’est pas un album commercial ni mélodique mais un jet de bile punk particulièrement corrosif.

Le titre introductif « Fuck the system » débute à ce titre par un long cri de douleur et de rage qui met tout de suite dans l’ambiance haineuse.

Le style chant est typique du punk, avec des vocaux agressifs braillant des textes nihilistes et antisociaux décriant l’horreur du monde capitaliste.

Le son de guitare surprend par sa puissance dévastatrice et sa résonance très métallique à la limite du thrash ce qui tout compte fait n’est pas si  étonnant car les pionniers du punk ont toujours influencé bon nombre de pointures de ce courant du metal dont Slayer, Metallica, Megadeth ou Anthrax.

Le morceau est assez long et bien construit pour un titre punk et les refrains fédérateurs en démultiplient la puissance.

On revient au traditionnel format punk (2 minutes par morceau) et on rentre dedans tête la première sur « Fucking liar » court, rapide, nerveux et rageur puis sur le très cynique « Holiday in the sun » aux rythmiques surpuissantes.

C’est simple, court, direct et très intense.

Pas le temps de gamberger, juste foncer dan la mêlée et se battre jusqu'à la limite de ses forces et au delà.

La révolte prend de l’ampleur sur « You’are fucking bastard » concentré de rage éruptive asséné à coup de marteau pilon.

Détail plaisant à cette époque j’avais quelques conflits dans mon travail et goûtais avec délectation ce message primal mais o combien salutaire dans certaines occasions extrême ou les règles de bienséances ne suffisent plus.

Donc Jean-Sylvaing et ton acceng du sud, sache que cette chanson te sera dédiée pour l’éternité par ton ex exploité préféré.

Comme des puncheurs asphyxiés après un premier round fracassant ou ils se sont beaucoup trop livrés, les Ecossais peinent un peu « Lie to me » et « There is no point » qui ne fonctionnent qu’en vertu de leur cœur énorme.

Mais le second souffle est vite trouvé avec l’hymne punk « Never sell out » aux formidables refrains gonflés en béton armé.

Très cafouilleux et ultra braillard « Noise annoys » heurte les esprits avant que l’incisif« I never changed » et le très métal « Why are you doing this to me »  ne viennent redresser vigoureusement la barre.

La cadence frénétique est tenue sur l’ultra puissant  « Chaos in my life » et le supersonique « Violent society ».

L’album se termine en fanfare avec « Was it me » doté d’une plus grande (relative !) musicalité qui permet d’assoire encore plus le message virulent délivré par le groupe.

En conclusion, vous l’aurez compris, « Fuck the system » n’est pas un disque à réserver aux amateurs de musique complexe et mélodique ni au fans de punk-pop rigolo à la Blink-182, Offspring ou Sum-41.

Il fera fuir tous les amateurs de jazz et de musique classique par sa brutalité primitive plus que par le look rebutant piercings/dreadlocks rouges du chanteur.

Pour ma part je pense que « Fuck the system » est un chef d’œuvre dans son genre et réalise une hybridation parfaite entre l’agressivité du punk et la puissance du metal.

Les Ecossais peuvent donc être  pour moi dans leur registre comparés à Slayer pour la férocité, l’intensité et le refus de compromis.

Certes la musique est simple, peu mélodique, linéaire et tous les morceaux se ressemblent à peu prêt mais en se détachant de la pure technique on trouvera une œuvre d’un engagement inouï.

Malgré l’évolution technologique actuelle, l’homme n’est pas encore une machine parfaite et dans certaines occasions, l’intellect doit passer en second plan, les passions pendre le dessus et c ‘est ce que je ressens à l’écoute de « Fuck the system », une immense œuvre passionnelle écrite avec les tripes de prolétaires écossais simplement révoltés par ce qu’ils voient et vivent au quotidien.

« Fuck the system » peut être considéré comme l’exutoire idéal à écouter lorsque votre copine ou votre boss vous prend la tête, lorsque vous vous sentez à l’étroit ou sans contrôle dans votre vie, quand assister impuissant au déroulement des événements vous rend fou ou quand simplement vous désirez faire le plein d’énergie pure.

Il pourrait également être l’album idéal des populations arabes luttant actuellement contre leurs oppresseurs.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 14:20

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2

 

Après Marvel, retour vers le concurrent de DC comics avec « Batman : L’asile d’Arkham » publié en 1989 par Grant Morrison et Dave Mc Kean.

Dans l’univers de Batman, l’asile d’Arkham abrite tous les fous les plus dangereux de Gotham City.

C’est donc un véritable repère de dangereux tueurs psychopathes ou résident entre autres sommités du crime le Joker et Double Face en plein traitement.

Un premier avril, le Joker appelle les forces de polices de Gotham pour les informer qu’il a pris en otage le personnel de l’hôpital.

Il exige en échange de leur vie sauve que Batman vienne les rejoindre à l'asile car il estime dans son esprit dérangé que c’est la ou est  sa place.

Malgré la menace, Batman accepte sans sourciller mal et pousse les portes de cet antre de la folie.

Propulsé dans un univers clos démoniaque ou rodent ses pires ennemis, Batman va devoir puiser dans ses plus profondes réserves pour faire face aux jeux imprévisibles, vicieux et cruels organisés par le Joker dont le but est de s’attaquer à son psychisme.

Luttant contre ses démons intérieurs comme la mort de ses parents assassinés sous ses yeux, Batman trouvera la force de vaincre Gueule d’argile, le Chapelier, Killer Croc avant de réaliser que le principal instigateur de cette folie est  Cavendish, le propre docteur de l’asile contaminé par les récits shamaniques de son créateur le professeur Arkham.

Le récit se termine sur une sorte de pacte de non agression passé entre Batman et Joker et Harvey Dent qui le laissent finalement partir sans l'inquiéter.

En conclusion, « Batman : L’asile d’Arkham » est l’une des plus étranges bande dessinées que j’ai lu au cours de ma vie.

Le mode narratif est volontairement atypique et met en parallèle le parcours de Batman avec celui du professeur Arkham qui hérita de la propriété dans les années 1920 pour en faire un asile, avant de lentement basculer dans la folie après le meurtre de sa femme et de sa fille par un de ses malades.

Mais plus que le fond, c’est surtout le style unique de Dave Mc Kean qui se montre complètement en rupture avec l’approche traditionnelle des comic books.

Chaque page est une œuvre en elle même mélangeant dessin avec peinture et photographie pour produire des personnages monstrueux plus suggérés que franchement dessinés évoluant dans une pénombre quasi absolue.

Le résultat est incroyablement terrifiant et donne une grande impression de malaise qui ne vous quitte pas de la première à la dernière page.

Ceci contribue à faire de « Batman : L’asile d’Arkham » une aventure oppressante qui ne laissera aucun lecteur indemne et provoquera par la suite assurément beaucoup de cauchemars.

Principal reproche à cette œuvre, sa noirceur inimaginable proprement étouffante par l’exploration des replis les plus douloureux et abjects de l’être humain.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 12:58

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« Les Eternels : tome 2 : la fin du voyage » voit le jour en 2007 et continue l’histoire initiée dans le premier volume par Neil Gaiman et John Romita Jr.

Les Déviants ayant capturés Sprite et Makkari espèrent toujours réveiller le Céleste dormeur pour qu’il lâche sur la planète terre une horde destructrice.

On apprend que lors d’une guerre passée entre Déviants et Eternels, les Eternels ont fait appel aux Célestes pour décimer leurs ennemis.

Seul un Céleste s’est opposé à ce massacre et il a été en représailles endormi par ses pairs d’ou la volonté des Déviants de le réveiller.

D’autres personnages entrent en jeu comme Ajak le seul capable de parler aux Célestes, qui vient réveiller le père des Eternels, Zuras, vivant sur terre sous les traits d’un clochard alcoolique.

De son coté, Druig étend son pouvoir et prend la tête du Vorozheika.

Il négocie son aide auprès des autres Eternels en échange de leur neutralité dans ses affaires politiques.

Ikaris, Circé et Thena décident alors d’intervenir contre les Déviants mais ceux ci prennent en otage le fils de Thena pour les tenir en respect.

Mais la présence de l’immense corps du Céleste prêt du Golden Gate de San Francisco oblige Iron man, la Guêpe et Pourpoint Jaune à intervenir.

Ceux ci sont également bloqués par les Eternels soit physiquement soit par conditionnement mental.

Les Eternels combinent alors leurs énergie pour pouvoir discuter avec le Céleste dormeur qui leur explique se donner une journée pour juger si le monde est digne ou non de vivre.

Après s’être reconstitués individuellement, les Eternels regagnent dans l'attente du jugement leur royaume Olympia ou ils doivent faire face à une armée de Déviants qui galvanisés par le réveil de leur dieu sont venus les agresser.

Leur chef de guerre Kra, un immense et monstrueux déviant propose un combat loyal à Makkari pour décider du sort de la bataille.

Bien que vainqueur, Makkari accepte de se sacrifier ce qui réveille en Kra l’écho d’une étrange prophétie.

Les Déviants ayant reconnu en Makkari un personnage légendaire, renoncent au combat et se replient.

Le tome 2 se termine sur la préparation du combat contre la horde envoyée par le Céleste dormeur.

En conclusion, progressant dans le récit « Les Eternels : tome 2 : la fin du voyage » est légèrement plus animé et palpitant que son prédécesseur.

L’histoire se met en place et révèle plus de saveur.

Bien entendu, le personnage de cet énigmatique Céleste renégat, mystérieuse divinité omnipotente et menaçante surpassant dans l’univers Marvel même des Galactus ou des Gardiens, est le point fort du récit.

Comme pour le tome 1, les dessins de John Romita Jr sont magnifiques avec cet univers d’énergie pure, de magie et de technologie décrit dans un foisonnement intense de couleurs.

Néanmoins compte tenu du potentiel de l’histoire, on demeure toujours sur sa fin car les personnages des Eternels demeurent malgré leurs formidables pouvoirs bien trop passifs à l’exception de Makkari et dans une moindre mesure d’Ikaris.

Quand aux super héros traditionnels (Pourpoint Jaune et même Iron man) ils n’ont que des rôles de faire valoir dans ce contexte cosmique qui les dépasse.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 12:14

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2

 

En 2007, Neil Gaiman et John Romita Jr décident de redonner vie aux mythiques Eternels crées pas Jack Kirby dans les années 70 et sortent le volume premier de « Les Eternels : tome 1 : dessin intelligent ».

Petit rappel, au sein du foisonnant univers Marvel, les Eternels sont des demi dieux cosmiques de type humanoïde mais quasiment immortels.

Crées à partir d’humains génétiquement modifiés par leurs pères les Célestes d’authentiques divinités cosmiques à l’apparence de gigantesques robots, ils sont ennemis des Déviants qui représentent leurs alter ego monstrueux.

Le récit a pour héros Mark Curry médecin interne à Los Angeles, qui est sujet à d’incroyables rêves qui le mettent mal à l’aise.

Curry est un jour contacté par un étrange homme blond qui lui tient des propos délirants sur le fait qu’il appartiendrait en réalité à une race d’immortels destinés à protéger la terre.

Croyant avoir affaire à un illuminé, il se dérobe dans un premier temps mais l’homme en réalité l’éternel Ikaris le harcèle jusqu’à semer le doute en lui.

Mais Ikaris est kidnappé par deux hommes (en réalité des Déviants) qui le torturent atrocement et finissent par le tuer.

Dans le même temps, Circé elle aussi devenue mortelle, semble également  avoir oublié sa véritable identité et vit en organisant des soirées branchées.

Elle reçoit une belle offre pour organiser une soirée pour le compte du Vorozheika pays de l’ex bloc communiste dont le premier ministre est un certain Druig.

Etant tout deux oiseaux de nuit, Circé et Curry se rencontrent fortuitement et se plaisent instantanément.

Circé invite Curry à sa réception mais un groupe armé fait irruption et enlève les savants présents ce soir la dont l’éternelle Thena travaillant pour Stark Industries.

Druig en réalité un éternel télépathe maléfique est le responsable de cet enlèvement.

C’est alors que Curry retrouve sa véritable identité  Makkari et ses veritables pouvoirs qui lui permettent de désarmer les assaillants en utilisant sa vitesse phénoménale.

A présent convaincu d’être un éternel, il cherche plus d’informations sur son passé en rencontrant Sprite, un  éternel vivant sous les traits d’un enfant de dix ans qui lui révèle qu’il a abusé par illusions les Eternels pour les rendre humains et effacer leurs souvenirs.

Appelé à la rescousse par son employée, Iron man délivre Thena et les savants de leur geôles.

Le premier volume s’achève sur la résurrection d’Ikaris qui s’allie à Thena pour empêcher les Déviants de réveiller le Céleste dormeur dont le réveil provoquera la fin du monde.

En conclusion, construit sur un scénario très tarabiscoté ou il ne se passe finalement pas grand chose, « Les Eternels : tome 1 : dessin intelligent » ne peut être considéré comme une grande œuvre de Marvel.

La raison relève pour moi de la nature même des personnages, les Eternels qui ne sont qu’une pale resucée cosmique de l’univers de la mythologie grecque.

On retrouve dans ce graphic novel, quelques unes des idées qu’avançait Neil Gaiman dans son roman « American gods » avec le fait que les super héros vivent tapis en nous prêt à etre remis en activité si les circonstances l’exigent.

Seul point positif (majeur !) les dessins de John Romita Jr, très soignés et splendides au niveau des couleurs.

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