Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 22:38

Coda.jpg

3

 

Toute histoire a une fin, et celle des inventeurs du hard rock, Led Zeppelin n’échappe pas à la règle.

Après la mort de son batteur Jon Bonham en 1980, le groupe décide de sortir « Coda » un ultime album à titre posthume en 1982.

Suite au très médiocre « In through your door » on ne s'attendait pas avec « Coda » forcément à grand chose de la part des anglais et la pochette très minimaliste et d’une rare laideur n’était pas à la base pour nous rassurer.

« Coda » débute de très bonne manière par « We’re gonna groove » un titre court, lourd, nerveux, taillé pour la scène ou la voix de Robert Plant fait des étincelles.

Le chaleureux et intime acoustique « Poor Tom » rappelle la classe que peut souvent habiter le groupe avant que l'assomant « I can’t quit you baby »  ne fasse ressurgir les origines de blues enfiévré et lourd du dirigeable de plomb.

A l’instant ou on s’y attend le moins, le hard rock bondit tel un diable de sa boite sur le plaisant « Walter’s walk » qui bénéficie d’un son puissant et intense.

Les titres s’enchaînent alors,  « Ozone baby » qui poursuit dans la même veine de rock lourd mais avec toutefois moins d’impact puis « Darlene » qui allie avec maestria puissance hard et groove rock’n’roll.

L’album se termine alors par un bel hommage à Bonham avec un long solo de batterie « Bonzo’s Montreux » et par une déferlante  très métal « Wearing and tearing » sans nul doute l’un des titres les plus violents du répertoire des anglais.

En conclusion, à ma grande stupéfaction alors que je pensais trouver un groupe abattu, exsangue et en fin de course, « Coda »  surprend par son punch et sa vivacité.

Led Zeppelin met donc un terme à sa carrière en sortant un disque tout à fait respectable présentant une musique plus directe, plus simple et  plus énergique qu’à l’accoutumé.

« Coda »  rend les honneurs à Jon Bonham dont le style à la fois puissant et fluide influencera des générations entières de batteurs de rock.

La suite sera une succession de projets divers et une carrière solo assez réussie de la part de Robert Plant avec une musique plus ouverte aux incorporations ethniques.

Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 21:56

in_troughyourdoor.jpg

1

 

L’orée des années 80 se profile, les modes changent et Led Zeppelin fait déjà office de vétéran sur cette scéne hard rock qu’il a contribué à créer à la fin des années 60.

Mais malgré quelques problèmes internes, les anglais sortent courageusement en 1979 « In through your door » dotée d’une médiocre pochette tentant de recréer bien arficiellement une ambiance de bar.

Le dirigeable de plomb réussit l’entame parfaite avec « In the evening » somptueux tube hard rock au riff de guitare magique avant d’enchaîner sur un rock plus quelconque avec « South bound saurez » et son piano omniprésent.

On poursuit ensuite dans la médiocrité avec « Fool in the rain » rock mollasson légèrement teinté de reggae pour basculer avec « Hot dog » dans une énergique ambiance de country bar certes sympathique mais bien éloignée des fols élancements des premiers albums.

Vient ensuite « Carouselambra »  long titre progressif gorgé d’insupportables sons de  synthétiseur puis une sirupeuse ballade pop « All of my love » sur laquelle on retrouve certes plus discrétement le même abominable synthétiseur.

On termine sur « I’m gonna crawl » le traditionnel blues étiré en longueur, exercice sans intérêt dans la mesure ou Led Zeppelin n’a plus rien à prouver dans ce domaine.

En conclusion, « In through your door » est pour moi l’un des albums les plus faibles de Led Zeppelin.

On pourrait sans doute chercher plusieurs raisons à ce net recul comme invoquer la mauvaise santé du batteur alcoolique Jon Bonham qui décédera l’année d’après et laissera le groupe orphelin et déboussolé.

On peut aussi parler d’une formation usée, ayant fait son temps n’ayant plus grand chose à offrir après plus de dix ans de pratique intensive.

Plus prosaïquement, mis à part son impeccable titre d’ouverture qui fait brièvement illusion, « In through your door » n’a pas grand chose à offrir au fan habitué à plus d’inspiration et de prise de risque de la part d’un groupe de cette envergure.

Peu de titres donc, peu d’inspiration également et une tentative catastrophique de coller à l’air du temps par l’emploi de synthétiseurs défigurant la musique du Zeppelin.

Pour l’ensemble de ces raisons, « In through your door » est à mes yeux un album sans ame largement dispensable.

Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 21:43

Presence.jpg

3

 

Les années se suivent et comme bon nombre de groupes leaders des années 70, Led Zeppelin enchaîne toujours les disques à une cadence élevée.

En 1976 voit le jour « Presence » avec sans nul doute l’une des pires pochettes qu’il m’ait été donné de voir aussi après l’expérience un tantinet traumatisante de « Physical graffiti » me mets soudain je à envisager le pire.

Ma surprise n’en est que plus grande à l’écoute des dix minutes introductives de « Achilles last stand », grande pièce épique portée par une rythmique enlevée et dépositaire de la grâce parfois envoûtante du dirigeable quand il évolue à son meilleur niveau.

Cette tonitruante entrée en matière débouche sur le blues statique et sans intérêt de « For your life ».

On fera preuve d’indulgence avec le funky « Royal orleans » faisant figure d’apéritif avant le déchirant « Nobody’s fault but mine » qui s’avère lui un immense titre de Led Zeppelin avec des riffs d’extra terrestre de Page, la frappe lourde et technique de Bonham et la voix magique de Plant pour couronner le tout.

Le vieux rock’n’roll des origines n’est toujours pas oublié avec l’intense « Candy store rock » et le presque joyeux « Hots on for nowhere » .

L’album se termine par la longue ballade bluesy « Tea for one » qui brille par la classe inimitable de Robert Plant et par la subtilité mélodique de Page.

En conclusion, bien plus court que son prédécesseur, « Presence » se révèle un très bon disque de hard-blues portant la patte du grand Led Zeppelin.

Outre sa grande créativité et son bon équilibre en ballades et titres plus appuyés, « Presence » bénéficie d’un son étincelant mettant formidablement en valeur la voix cristalline de Plant et les trouvailles inspirées de la guitare de Page.

Meme si en raison de son manque de punch, je ne lui réserverai pas les premières places de ma discothèque, « Presence » mérite assurément les honneurs en raison de son élégance et de sa qualité.

Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 21:01

Physical.jpg

1

 

Après le monumental « Led Zeppelin IV », Led Zeppelin s'installe de plein pied dans les années 70 et sort en 1975 « Physical graffiti ».

C’est déjà le sixième album du dirigeable de plomb et la folie hard-rock des débuts s’est déjà apaisée au profit d’un rock plus sage et académique.

« Physical graffiti » et sa pochette assez passe partout vaguement artistique débute avec « Custard pie » qui déploie un rock massif et puissant.

On n’est pas dans la folie destructrice d’un « Communication breakdown » ou dans le riff qui tue d’un « Whole lotta love » mais ce titre tient la route avec sa grosse motorisation de diesel.

Construit sur un très bon groove et des riffs diablement efficaces, « The rover » très bien mis en valeur par la voix de Plant est une aussi belle réussite.

Mais cette belle dynamique est anéantie par les onze minutes bizarres et décousues de « In my time of dying » ou pour le coup c’est l’auditeur qui voit son agonie se prolonger indéfiniment en un lent supplice.

Le son très blues-rock de « House of the holy » insupporte avant que ne survienne les deux meilleurs titres de l’album le très nerveux et tubesque « Trampled under foot » et son groove terrible puis le fameux « Kahsmir » belle pièce orientale épique dont le riff lancinant fut par la suite astucieusement recyclé par le rappeur opportuniste Puff Daddy pour vendre des millions de disques.

Dans la deuxième partie les choses se gâtent avec l’interminablement languissant « In the light » .

La guitare de Jimmy Page se fait caressante, le tempo de John Bonham neurasthénique, les claviers de John Paul Jones sonnent aussi affreusement rétro qu’une pub pour Manpower des années 80 et pour couronner le tout la voix de Robert Plant est en mode chiffe molle.

« Bron-y-saur », la courte ballade acoustique qui lui succède bien que parfaitement insipide à au moins le mérite de la concision.

L’ambiance relax se poursuit avec « Down by the seaside » et « Ten years gone » sur lesquels on se croirait vautré sur le transat d’une plage en train de siroter mollement un cocktail sous un cagnard anesthésiant.

Difficile dans cette grande mélasse cotonneuse de se raccrocher à quelque chose de tangible et ce n’est pas la gentillette dynamique « Night flight » qui changera cette infernale spirale.

Un léger frémissement ce produit avec le plus massif « The wanton song » et le chaloupé « Boogie with stu » qui joue à fond la carte rock’n’roll old school.

Mais ceci n’est qu’illusion et le Zeppelin retombe vite dans ses irritants travers sur la ballade acoustique « Black country woman » et ce même si le final « Sick again »  joue les faux durs airs façon AC/DC de carton pate.

En conclusion, vous l’aurez compris malgré tous les propos élogieux à son sujet « Physical graffiti » ne correspond pas à ma fibre musicale.

Malgré quelques bon titres judicieusement placés dans sa première moitié, « Physical graffiti » délaissant la folie hard rock et l’inspiration nourrie des premiers efforts du groupe au profit d’un classic rock souvent sans ame, ne parvient pas à me passionner, son écoute relevant même de la torture par instant.

C’est sans doute en raison de ce type de production que je suis toujours quelque peu sur la réserve chaque fois qu’on me parle du prétendu génie de Led Zeppelin.

Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article
20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 22:18

doberman.jpg

1

 

Avec « Dobermann » de Jan Kounen, sorti en 1997, on quitte le film de mafia mais on reste dans le registre de la violence voir de l’ultra violence.

Inspiré de la vingtaine des romans de Joël Houssin consacrés à ce personnage récurrent, polars bourrins et efficaces bien que très connotés années 80, « Dobermann »  relate là Paris a lutte à mort entre un gang de pilleurs de banque dirigé par Yann le Pentrec dit le Dobermann (Vincent Cassel) et l’inspecteur Sauveur Cristini (Tcheky Karyo) aux méthodes radicales comparables à celles des voyous qu’il traque.

Le Pentrec s’appuie sur une équipe composée de sa femme Nat (la sculpturale Monica Belucci) gitane muette et sexy, Moustique (Antoine Basler) petit homme surexcité et violent, l’abbé (Dominique Bettenfield) faux religieux adepte de la grenade, Pitbull (Chick Ortega) brute épaisse amateur de chiots et d’un travesti fils de bonne famille appelé Sonia (Stephane Metzger) .

A cette équipe de choc se joint Manu (Romain Duris), gitan vulgaire et obsédé sexuel travaillant dans une casse.

Après une série de braquage d’une violence inouïe ou plusieurs policiers sont tués, Cristini met les bouchée doubles en terme de recherches pour coincer son ennemi de toujours.

Il finit par mettre la main sur Sonia en réalité Olivier Brachet en plein dîner de famille et pratique une torture abjecte pour avoir des informations sur le Dobermann.

Sonia finit par craquer sous la pression policière et accepte de servir d’indic pour piéger le Dobermann dans une boite de nuit située prêt du canal de l’Ourcq.

La boite de nuit ou se terre toute la bande, prêt à consommer sexe et drogue, devient alors le siége d’une sanglante fusillade ou Cristini et ses hommes déciment les voyous.

Le Dobermann et Nat parviennent à s’échapper et à tuer Cristini après une lutte d’une violence inouïe.

En conclusion, boosté par une bande son techno assourdissante, « Dobermann » est un film au scénario simpliste très bande dessinée misant tout sur un cocktail vitesse/violence extrêmes.

Mais la succession de scènes choquantes enchaînées à fond de train ne suffit pas à masquer sa profonde vacuité.

Les acteurs en font des tonnes dans la surenchère jouissant sans doute de leurs personnages excessifs et déjantés qui à vrai dire irritent plus qu’autre chose (surtout Romain Duris insupportable en petite frappe dégueulasse d’une bêtise inouïe).

On ressort plutôt écœuré et irrité de cette machine cocainé et stupide tournant à vide.

Les livres de Houssin, honnêtes polars d’une certaine tradition française des années 80, auraient mérité mieux que cette adaptation branchée et malsaine d’un jeune réalisateur désireux de se faire un nom par le scandale.

A réserver à un public (très) averti, (très) jeune et relativement peu exigeant.


Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 21:26

3Incorruptibles

 

Les films de mafia avec « Les incorruptibles » de Brian de Palma.

Réalisé en 1987, « Les incorruptibles » narre en pleine prohibition sur l’alcool dans le Chicago des années 30, l’affrontement entre le policier Eliot Ness (Kevin Costner jeune et beau) et le parrain de la mafia Al Capone (Robert de Niro).

Régnant sans partage sur le trafic de l’alcool qu’il fait passer aux Etats Unis par le Canada, Al Capone est jugé comme intouchable en raison de ses multiples au sein de la police et des politiciens de Chicago.

C’est donc contre le règne de la violence et de la corruption, que l’inspecteur fédéral de la brigade financière Eliot Ness est chargé de monter une équipe.

Pour se faire il s’entoure d’hommes intègres et fiables comme le vieux policier de terrain bourru et intelligent Jim Malone (Sean Connery), George Stone (Andy Garcia) un jeune tireur d’élite et Oscar Wallace (Charles Martin Smith) expert en comptabilité qui lui suggère d’attaquer Capone sur le terrain de la fraude fiscale.

Entre ces incorruptibles et Capone va alors s’engager une lutte à mort ou la violence va aller crescendo.

Après une saisie d’alcool au Canada, Ness obtient des documents codés (et un témoin) pouvant impliquer Capone pour fraude fiscale.

Mais celui ci le fait assassiner en même temps que Wallace, la veille de son procès par son tueur personnel Franck Nitti (l’effrayant Billy Drago).

Ayant infiltré la police, Capone fait ensuite éliminer Malone qui a découvert l’identité de son comptable Walter Payne (Jack Kehoe).

Prêt à tout, Ness ayant mis en sûreté sa famille, arrête Payne après une mémorable scène de fusillade dans une gare.

Le procès du parrain peut alors reprendre.

Au cours de celui-ci, Ness comprend que Nitti est l’assassin de Malone.

Il le poursuit, le tue et sort un coup de bluff pour déstabiliser la défense de Capone et la forcer à plaider coupable.

En conclusion, « Les incorruptibles » peut considéré à raison comme un grand film de De Palma.

La reconstitution historique des années 30 est très réussie et le film baigne dans une grande sophistication esthétique qui culmine dans la mémorable fusillade de la gare ou un landau avec un bébé descend les marches au ralenti en plein déchaînement de violence.

Les acteurs sont excellents, Sean Connery (oscarisé pour son second rôle) prenant littéralement l’ascendant sur le toujours sobre et effacé Costner.

Bien entendu De Niro est très bon dans ce rôle taillé sur mesure de grand mafieux baignant dans le luxe et l’impunité.

On ajoutera aussi la musique d’Enio Morricone rythmée et efficace.

D’un point de vu personnel, je ne suis pas très friand des films de mafieux et trouve souvent répugnant la fascination dont ils font quelques fois l’objet mais « Les incorruptibles » est intéressant dans le sens ou le personnage du policier fait réellement contre poids au truand puis finit par l’abattre ce qui désacralise la figure du criminel élevé au rang de mythe.

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 20:43

homme_haues_plaines.jpg

5

 

Au début des années 70, Clint Eastwood réalise et tourne beaucoup enchaînant souvent deux films par an.

En 1973 il réalise le western « L’homme des hautes plaines ».

Bien que démarrant de manière classique avec un inconnu de passage qui après avoir tué trois hommes le provoquant en duel est engagé par les autorités de Lago en Californie pour les protéger contre la menace de trois mystérieux prisonniers susceptibles de les attaquer,  « L’homme des hautes plaines » se révèle au fur et à mesure complètement atypique.

L’inconnu (Clint Eastwood) va en effet profiter de la détresse des notables de Lago pour se faire octroyer les pleins pouvoirs et devenir une sorte de tyran local exigeant nourriture, alcool et femmes à volonté.

Il va prendre un malin plaisir à humilier le maire (Stefan Gierasch), le shérif (Walter Barnes) mais aussi le prêtre, le barbier (William O Connell) et une dénommée Sarah Belding (Verna Bloom) femme de petite vertu qu’il viole dans une grange.

Il entraîne les notables maladroits et craintifs à défendre leur ville et pousse même la provocation jusqu'à nommer le nain Mordecai (Billy Curtis) maire et shérif de Lago.

Alors que les trois prisonniers dirigés par Stacey Bridges (Geoffrey Lewis) se dirigent vers Lago pour châtier les notables qui les ont fait arrêter, l’inconnu redouble de cruauté envers la population exigeant de déloger tout un hôtel pour s’y installer, de repeindre la ville en rouge ou d’ériger un banquet pour accueillir les renégats.

Excédé par ces mesures absurdes, les notables se rebellent et tente de l’assassiner mais ils échouent ce qui ne fait que renforcer la position de l’inconnu sur la ville.

L’heure de la confrontation approche et les notables se font massacrer par les trois bandits endurcis.

L’inconnu réagit alors et tue le trois hommes, l’un par le fouet, l’autre par pendaison puis Bridges par balle.

Restant toujours muet quand à ses motivations, l’inconnu finit par dévoiler son nom à Mordecai, Duncan, comme celui du marshal de la ville que les notables ont fait fouetter à mort par Bridges et sa bande alors qu’il avait découvert qu’il s’apprêtait à faire fermer la mine dont Lago tire sa prospérité.

En conclusion, « L’homme des hautes plaines » est un superbe western narrant une histoire de vengeance d’une puissance inouïe.

Construit dans un climat trouble de cruauté, de violence psychologique étouffante augmenté par l’absence de motivation du héros-bourreau, le film révèle tout sa puissance dans le dernier quart d’heure à couper le souffle.

Eastwood alors au top de sa forme et de sa jeunesse est impérial dans un rôle de cow boy charismatique, excessif, cynique et odieux à la Sergio Léone.

La musique inquiétante de Dee Barton et les grands espaces de Yosemite Park rajoutent à l’atmosphère Léonienne du film.

Outre sa forme baroque et onirique, « L’homme des hautes plaines » brille par le fond, la lâcheté et l’hypocrisie des notables des petites villes, prêt à fermer le yeux devant toutes les horreurs pour conserver leur prospérité et leur tranquillité.

Pour sa deuxième réalisation, Eastwood rend hommage à ses maîtres Siegel et Leone et signe un véritable chef d’œuvre du genre.

Repost 0
Published by Seth - dans Western
commenter cet article
20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:39

pale_rider.jpg

3

 

En 1985, Clint Eastwood sortant d’une série de films policiers, revient à ses premiers amours et réalise un western intitulé « Pale rider, le cavalier solitaire ».

Le film prend place au XIX iéme siècle en Californie, alors que des chercheurs d’or indépendants dirigés par Hull Barett (Michael Moriarty) sont harcelés par le fondateur de la ville Coy LaHood (Richard A Dysart) qui convoite la mine ou ils se sont installés.

Puissant et influent, LaHood dirige toutes les exploitations minières de la région ou ses machines hydrauliques fonctionnent à haut rendement.

Mais les mineurs avec à leur tête Barett résistent et ne cèdent pas aux intimidations comme la destruction de leur camps et les agressions physiques.

Un jour qu’il est sauvagement agressé en ville par les hommes de LaHood, Barett est sauvé par un mystérieux cavalier (Clint Eastwood).

Reconnaissant, Barett offre son hospitalité à l’inconnu qui s’avère être un pasteur.

Le pasteur devient donc le défenseur des mineurs contre la brutalité grandissante de LaHood.

Incorruptible, il ridiculise son fils Josh (Chris Penn) et son homme de main le géant Club (Richard Kiel et ses 2,18m) dans une scène finalement assez hilarante.

Il séduit aussi les femmes comme Sarah (Carrie Snodgress) la compagne de Barrett et sa fille la jeune Megan (Sydney Penny) adolescente travaillée par le désir.

Comprenant qu’il a affaire à un pasteur vraiment peu ordinaire, LaHood engage un chasseur de prime corrompu le marshal Stockburn (John Russell) sorte de sosie de Lee Van Cleef accompagné de six suppléants.

Dans la plus pure tradition du western, le film culmine dans l’affrontement final entre le pasteur et Stockburn dans la ville de LaHood.

En conclusion, « Pale rider, le cavalier solitaire » est un western classique contant une histoire simple ou un mystérieux justicier solitaire vient prêter main forte à des faibles opprimés par un industriel sans scrupule.

Les qualités du film résident pour moi dans la constante ambiance mystico-religieuse autour du personnage du cavalier de l’apocalypse annoncé par la Bible et dans la beauté à couper le souffle des paysages montagneux de la région de Sacramento.

Dans un rôle taillé sur mesure, Clint Eastwood homme d’age mur alliant force et compassion est l’archétype même du héros.

Un bon et solide western donc mais trop classique pour être considéré comme un chef d’œuvre.

Repost 0
Published by Seth - dans Western
commenter cet article
20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:04

mystic.jpg

4

 

Après, Michael Connelly, Clint Eastwood adapte en 2003 Denis Lehane, un autre grand auteur de polars américain  avec « Mystic river ».

L’histoire assez originale est celle de trois copains d’enfance de Boston, Jimmy Markum (Sean Penn), Dave Boyle (Tim Robbins) et Sean Devine (Kevin Bacon) qui partagent entre eux un terrible secret puisqu’un jour qu’ils jouaient dans la rue, Dave fut enlevé, séquestré et violé par deux pédophiles.

Le temps a depuis passé et les trois hommes bien qu’étant restés dans le même quartier ont suivi des trajectoires très differentes : Sean bien que séparé de sa femme est  inspecteur de police, Jimmy est devenu un épicier, père de famille respectable après avoir fait de la prison pour braquage quand à Dave il ne travaille pas et apparaît comme ne s’étant jamais remis du traumatisme de son enfance.

Le récit s’articule autour du meurtre de Kathie (Emmie Rossum) la fille de Jimmy, horriblement assassinée un soir alors qu’elle s’apprêtait à partir à Las Vegas avec son petit ami Brendan Harris (Tom Guiry).

Fou de douleur, Jimmy utilise des méthodes de gangsters pour mener sa propre enquête et fait appel à deux hommes de main, les frères Savage (Adam Nelson et Robert Wahlberg).

De son coté, Sean est chargé de l’enquête de police avec son adjoint le sergent Powers (Laurence Fishburne).

Leurs soupçons ne tardent pas à se porter sur Dave, qui a croisé Kathy dans un bar le soir du meurtre et dont le comportement étrange fait de lui un coupable idéal aux yeux de tous.

Mais Brendan le petit ami de Kathy apparaît également lié au meurtre.

Tout le film repose donc sur le progression des recherches menées par Sean et Jimmy et sur les relations complexes entre les trois hommes liés par leur terrible secret.

En conclusion avec « Mystic river » , Eastwood réalise un film complexe, d’une noirceur terrible et par instant d’une grande violence.

La ville de Boston est magnifiquement mise à l’honneur dans des images esthétiquement superbes.

Les acteurs sont parfaits chacun dans leurs rôles respectifs, que ce soit Sean Penn en père ivre de vengeance renouant avec ses vieux démons, Kevin Bacon en policier intelligent et tenace ou sans doute le plus impressionnant Tim Robbins en quadragénaire brisé et psychologiquement perturbé.

Pour toutes ces raisons, « Mystic river » est un très grand film  méritant ses oscars, césar et golden globes car sans nul doute le meilleur polar réalisé à ce jour par Clint Eastwood.

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 22:27

Hulk_1962_64.jpg

2

 

A l’instar des premiers numéros des X-men ou des 4 Fantastiques datant des années 60, « Hulk : l’intégrale : 1962-1964 » de Stan Lee et Jack Kirby donne l’impression de pénétrer dans un véritable musée de la bande dessinée.

Cette série en treize (courts) épisodes ne propose en effet rien d’autre que la genèse du plus célèbre mastodonte vert connu.

On suit donc l’histoire du physicien Bruce Banner victime d’une irradiation aux rayons gamma en voulant sauver Rick Jones un adolescent téméraire s’étend aventuré dans une zone d’essais militaires.

Suite à cet accident, Banner se transforme donc en créature surpuissante incontrôlable de couleur GRISE et cette transformation n’a lieu que à la nuit tombée.

Conscient de sa malédiction et de la terrible menace qu’il représente pour l’humanité , Banner va vivre en se cachant dans un abri anti atomique dont la porte est condamnée par son seul ami, Rick Jones.

Cette relation entre le jeune adolescent fragile membre de la risible « Brigade des jeunes » des années 60 et la brute féroce qui demeure l’aspect le plus intéressant des premiers épisodes ave le développement d’un étrange lien télépathique entre eux suite à une nouvelle irradiation de Hulk dans l’espace qui lui donnera sa fameuse couleur verte.

Pour le reste, le ton anti communiste clairement affiché et les personnages ultra caricaturaux d’espions soviétiques prêts à toutes les bassesses pour dérober le secret de Banner prête plus à rire qu’à se sentir véritablement captivé.

Outre les communistes comme l’improbable Gargouille ( !)  ou le cruel général chinois Fang, Hulk combat dans les premiers épisodes essentiellement des extra terrestres pour la plupart ridicule comme les terribles Hommes-Crapauds, l’improbable Maître du Metal pale copie de Magneto ou bien le sub-humain Tyrannus fortement inspiré l’Homme Taupe.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les histoires sont plus que simplistes.

Hulk devient plus intéressant quand il rejoint les Vengeurs pour former avec Thor, Iron-Man (ressemblant à une grosse boite de conserve jaune) , l’Homme Fourmi et la Guêpes la première mouture de cette équipe légendaire.

Mais après avoir vaincu la menace du Fantôme (un autre extra terrestre usurpateur d’identité !) le Géant Vert complètement incontrôlable fait vite faux bond à ses coéquipiers et devient carrément une menace lorsqu’il s’allie au Prince des mers (Namor) pour les attaquer.

Trop instable et tourmenté, Hulk se montre au final incapable d’être intégré dans l’équipe.

En conclusion, « Hulk : l’intégrale : 1962-1964 » est une vieillerie assez simpliste qui n’a de valeur que par sa dimension historique.

Le personnage de Hulk joue tout de suite la carte du savant maudit hanté par une double identité monstrueuse inspirée du Docteur Jekyll et Mister Hyde de Robert Louis Stevenson.

Traumatisés comme beaucoup d’artistes de l’époque par la guerre froide, Lee et Kirby ne s’embarrassent pas de détails pour planter le décor du monstre vert inspiré Il y a certes donc la peur des communistes mais aussi des armes atomiques et des militaires américain bornés et avides de pouvoir comme l’affreux Général Ross.

Graphiquement le style de Kirby est toujours aussi grossier et Hulk ressemble à ses débuts au monstre de Frankenstein.

Seules les aventures avec les Vengeurs et le Prince des Mers, bien qu’elles aussi simplistes méritent une attention plus soutenue.

Pour le reste, cette intégrale ne séduira que les nostalgiques ou les curieux désireux de voir ce qu’étaient les bandes dessinées au début des années 60.

Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens