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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 07:24
Doggybags, volume 1 (Run, Singelin, Florent Maudou)

Sorti en 2011 chez Ankama, « Doggybags tome 1 » fit mine de rien l’effet d’une petite bombe dans la BD française avec l’arrivée d’un style inspiré des séries Z américaines à base de sexe et de violence décomplexés.

Le scénariste Run fait ici travailler le dessinateur Singelin pour une première histoire bien basique de gang de motards californiens pourchassant une jeune femme pour la réintégrer dans le clan, en réalité formé de loups-garous.

Après une cavale intense et une violente étreinte dans la foret avec le chef du gang, la femme retrouve sa forme originelle de louve et rejoint la meute.

Avec Florent Maudoux on change d’univers pour mettre en scène Masiko, une tueuse à gage experte en couteaux poursuivie avec son bébé par un gang asiatique dirigée par une femme nommée la Duchesse.

Mais Masiko élimine les tueurs et capture vivant l’un de leurs pisteurs, un homme masqué dont assez curieusement elle finit par devenir amante.

L’homme finit par disparaitre en laissant un simple mot laissant à penser qu’il va tenter à lui seul de tuer la Duchesse.

Paniquée, Masiko se rend dans les bains ou la Duchesse à ses habitudes et découvre son amant dans un bain de sang.

Elle prend alors le relai, luttant à mort avec une femme capable de se transformer en panthère noire.

Vient ensuite le tour de la duchesse elle-même capable de se transformer en animal encore plus redoutable, un cobra au venin mortel.

Masiko la leurre en la faisant mordre une réplique en plastique de son bébé, puis la neutralise et sectionne sa jambe.

Se tordant de douleur par terre, la Duchesse consent pour sauver sa vie à la blanchir de toute poursuite.

Lorsque les secours arrivent, les policiers reconnaissent comme l’un des leurs l’homme masqué tué dans la fusillade, le lieutenant Law.

Run prend lui-même les commandes des dessins du dernier épisode pour narrer une histoire bien hardcore dans laquelle Curtis Sauvage un flic motard solitaire ex lutteur d’ultimate fighting poids lourd traque un braqueur dans le désert de l'Arizona.

Le braqueur réussit à le tuer mais se retrouve pris au piège, menotté au corps massif du policier.

Il traine alors son fardeau dans le désert sous une chaleur accablante.

Il se pense sauver en rongeant avec ses dents le bras de Sauvage mais meurt dévoré encore vivant par des vautours après avoir été foudroyé sous l’œil rigolard de son ex victime.

En conclusion, « Doggybags, volume1 » plante dès le début le décor mélangeant série Z et fantastique-horreur sur fond de beacoup violence et d'un peu de sexe.

Volontairement premier degré et dénué d’humour, ce premier numéro présente le noyau de base de l’équipe avec des histoires simples voir simplistes, tout particulièrement la première trop fortement influencée pour moi par l’univers de Sons of anarchy.

Au niveau graphisme, la pauvreté de Singelin choque, Maudoux et Run relevant tout de même le niveau avec un trait plus soigné.

Rien de bien renversant au final mais une nouveauté mal élevée qui a au moins le mérite de bousculer un peu les codes trop figées du genre, ce qui à mon avis mérite un minimum de respect/intérêt.

Doggybags, volume 1 (Run, Singelin, Florent Maudou)
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 19:45
La route (John Hillcoat)

En 2009, sort « La route » de John Hillcoat, adapté d’un roman d’anticipation de Cormac Mc Carthy de 2006.

Dans un futur apocalyptique, la Terre a été ravagée par de violentes secousses sismiques qui ont anéanti presque toute vie animale mis à part une poignée d’hommes tentant tant bien que mal de survivre depuis dix ans sur les stocks des supermarchés et sur pratique moins avouable, le cannibalisme.

Au milieu de ce contexte horrible, un père (Viggo Mortensen) et son fils (Kodi Smith Mc Phee) s’accrochent encore à la vie quelque part sur la cote Est des États-Unis d’Amérique.

Ils évitent les hordes de pillards qui traquent les survivants isolés pour les tuer et conservent deux balles dans un pistolet pour mettre fin à leur jour si aucune chance de survie n’est possible.

Le père revit par flash backs des fragments de son existence notamment la vie avec sa femme (Charlize Theron) qui mit au monde leur enfant après la fin du monde avant de mourir.

Mais la peur, le froid et la faim restent leurs principales préoccupations.

Affaiblis et traqués, ils retrouvent un abri citerne ou sont miraculeusement entreposés des réserves d’eau et de nourritures en conserve.

Cette manne leur permet de reprendre des force et même de reprendre apparence humaine se lavant et se coupant les cheveux.

Mais une nouvelle alerte les poussent à quitter la cachette en emportant avec eux le plus de réserves possibles.

Le duo croise ensuite un vieil homme esseulé (Robert Duvall) qu’il aide momentanément et arrive face à l’océan atlantique, aussi gris et triste que le paysage dévasté.

Moins amicale est la rencontre avec un voleur noir, qui pillent toutes leurs affaires en profitant d’une expédition du père sur un cargo échoué.

L’homme est rattrapé, braqué, dépouillé et impitoyablement laissé sur place dans le froid malgré les protestations de pitié de l’enfant.

La situation bascule à nouveau lorsque de nouveaux agresseurs tirent un flèche dans la jambe du père qui réplique à coup de pistolet alarme…

Malheureusement la blessure s’infecte et l’homme meurt, laissant son fils orphelin avec une ultime balle pour en finir si besoin.

La providence joue enfin en faveur de l’enfant et lui permet de rencontrer un homme (Guy Pearce) père de famille qui le prend sous son aile, lui assurant une aide précieuse…

En conclusion, « La route » est un film dur, très déprimant et souvent à la limite de l’insupportable dans des scènes ou des hommes et femmes sont séquestrés/mutilés comme des morceaux de viande ambulants.

L’espoir y est absent et la souffrance règne en maitresse absolue auprès de malheureux survivants se débattant dans leurs existences misérables soumis à la loi de la jungle ou encore plus implacable celle des forces de la nature, imprévisibles et incontrôlables déjà responsables du cataclysme initial.

Intimiste et douloureux, « La route » est un long calvaire traversé d’une esthétique particulièrement laide allant de pair avec son thème cafardeux.

En malheureusement, la présence d’acteurs de première catégorie ne parvient pas à sortir de ce climat marécageux…

La route (John Hillcoat)
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 20:25
Eté rouge (Daniel Quiros)

L’Amérique centrale cette fois à l’honneur avec « Eté rouge » polar costaricain de Daniel Quiros.

Sorti en 2015 en France, « Eté rouge » raconte dans l’enfer d’un été caniculaire de Tamarindo, petit village de l’état de Guanacaste, situé au bord de mer, l’enquête d’un homme appelé Don Chepe, ex guérillero sandiniste et employé d’une compagnie d’assurance, déterminé à découvrir la mort d’une de ses meilleurs amie, Illana Echeverri dit l’Argentine dont le corps sans vie à été retrouvé sur une des magnifiques plages de la région.

Flanqué de Gato, un flic local comme auxiliaire occasionnel, Don Chepe se lance dans un véritable jeu de pistes qui va le mener sur la trace du passé révolutionnaire de son amie et de ses liens avec l’ERP (Armée révolutionnaire du peuple), auteur en 1977 d’un attentat raté contre un avion transportant le gouvernement argentin de l’époque.
Usant d’intimidation et parfois de violence, même si cette dernière se retourne parfois contre lui avec le passage à tabac par deux petites frappes de La Cruz qu’il avait molestées pour avoir des informations, don Chepe progresse à petits pas de bars en hôtels minables et découvre que le meurtre de l’Argentine correspond à la venue au Costa Rica de Peter Olsson, journaliste suédois revenu apporter un témoignage clé concernant un sanglant attentat en 1984 à La Cruz, qui avait tué quatre personnes et failli couter la vie au général Eden Pastora, ayant fait parti du FSLN nicaraguayen.

Inspiré par le général Augusto Sandino, le FSLN (Front sandiniste de libération national) renversa le président du Nicaragua Anastasio Somoza en 1979 malgré l’opposition des Contras, armés par la CIA plutôt favorable à l’ordre établi.

Ayant participé au coupe d’état, Pastora s’était ensuite retourné contre le président Daniel Ortega, qui pensait on avait tenter en retour de l’assassiner.

Usant de ses connaissances dans la magistrature, don Chepe rencontre Patricia Leardo, questionne Olsson puis rencontre l’avocate en charge de la déposition de Olsson, qui se présente à l’époque comme un jeune journaliste naïf ayant été abusé par un tueur professionnel argentin appelé Rodrigo Gandini, se faisant passer pour un photographe allemand pour déposer la bombe qui aurait pu être fatale à Pastora.

Malheureusement Olsson n’ira pas au bout de sa démarche puisqu’il meurt dans un suicide ressemblant étrangement à un assassinat.

Dès lors, don Chepe comprend que Gandini est également revenu au Costa Rica après s’être fait passer pour mort en Argentine afin d’éliminer les derniers témoins des ses activités terroristes des années 80.

Il n’a de cesse de traquer le dangereux tueur afin qu’il ne quitte le pays et bénéficie d’un coup de chance relayé par Gato quand Gandini est victime d’un accident de la route.

Bénéficiant de l’aide de Don Angel un puissant narcotrafiquant mexicain établi sur les hauteurs de Tamarindo, qui avait un dette vis-à-vis de l’Argentine, don Chepe localise Gandini dans une maison reculée ou il se terre, et l’abat avant qu’il ne le fasse.

En conclusion, « Eté rouge » contient tous les codes ou presque du polar : un crime, une enquête tortueuse d’un type entre deux eaux la jouant indépendant et enfin des cadavres soigneusement placés au fur et à mesure que l’intrigue progresse.

Rien de bien nouveau donc si ce n’est le cadre exotique du roman, le Costa Rica, paradis touristique dont certains lieux plus reculés révèlent le manque de moyen et d’implication des forces de police et surtout une plongée trouble dans l’histoire de l’encombrant voisin nicaraguayen, dont les actions révolutionnaires dans les années 80 éclaboussèrent tout l’Amérique centrale.

Un court roman à réserver aux fans du genre.

Eté rouge (Daniel Quiros)
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 21:50
Two days in New-York (Julie Delpy)

Univers plus léger et féminin avec « Two days in New-York » de Julie Delpy.

Sorti en 2012, « Two days in New-York » raconte le bouleversement du couple moderne formé de Marion (Julie Delpy) et Mingus (Chris Carter) avec l’arrivée de la famille française de la première.

Quasi quadragénaires, séparés et avec enfants, Marion et Mingus sont également de pays et de couleurs différents : l’une est française et blanche, l’autre américain et noir.

Mingus découvre avec stupéfaction l’ouragan qui s’abat sur leur petit appartement new-yorkais avec l’arrivée de Jeannot (Albert Delpy) le père fraichement veuf, un vieil ours sans gène adepte de pinard, sexe et saucisson, Rose (Alexia Landeau) la sœur vicieuse et méchante, son boy friend Manu (Alex Nahon) un paumé de première catégorie venu s’incruster…

La guerre éclate rapidement avec Rose, qui jalouse sa sœur, provoque Mingus en se baladant dévêtue dans l’appartement.

Jeannot lui est ingérable quant à Manu, non content d’accumuler tous les clichés possibles sur les noirs américains, il ne trouve rien de mieux à faire que de faire venir un dealer lui livrer son herbe devant les enfants médusés.

Le couple Manu-Rose demeure malgré les remontrances de Mingus rapidement à bout, aussi ingérable que le reste de la bande… et provoque un conflit avec Bella (Kate Burton) une voisine après avoir fumé des joints dans l’ascenseur.

A cran, Marion invente une histoire de cancer pour attendrir l’acariâtre voisine qui les menace d’expulsion.

Cette histoire se retourne contre elle lorsque Ron (Dylan Baker) le mari médecin de Bella vient à son chevet pour l’aider à trouver un meilleur traitement.

Soumis à pareille pression à manque d‘intimité, le couple a du mal à faire face d’autant plus que Marion est effectivement soumises à de nombreux malaises.

Mingus évacue la tension à l’aide de son émission radio qu’il anime avec talent et avec des monologues avec une réplique de Barrack Obama, son idole/modèle.

Fort heureusement Manu est expulsé par la police pour avoir voulu acheter de la drogue près d’un commissariat et Marion peut se concentrer sur son exposition photo cruciale pour sa carrière artistique et financière.

Malheureusement l’exposition est échec, mis à part la vente symbolique de son âme achetée par un anonyme.

Mais contre toute attente, le coté morbide de la situation de santé Marion séduit au final les acheteurs qui la croient condamnée à mort.

Après une dispute surréaliste avec l’acheteur de son âme, l'acteur Vincent Gallo lui-même, Marion, commet un acte fou en grimpant sur le toit d’un château de Central park afin d’aider un pigeon à s’envoler.

Mingus qui a découvert qu’elle était en réalité enceinte de lui, court à sa poursuite et la sauve in extremis d’une chute mortelle…

Tout se termine alors en happy end avec une nouvelle naissance dans la famille et Rose qui découvre l’amour avec un policier américain…

En conclusion, « Two days in New-York » est un film léger et rythmé mais aussi incroyablement exagéré jouant à fond la carte des clichés sur les français, représentés de manière bien peu flatteuse : malpolis, beaufs, râleurs, arrogants, sales et trop libérés sexuellement.

La bonne surprise du film reste Chris Tucker véritablement excellent de justesse en mari tolérant soumis à rude épreuve…

Certains trouveront peut être cela too much avec ce couple mixte urbain vivant parfaitement ses importantes différences raciales et culturelles pour déboucher sur un happy end… mais le film de Delpy a pour lui son rythme enlevé, une certaine fraicheur et le cadre toujours plaisant de New-York, ce qui suffit pour moi à lui accorder une moyenne honorable...pour une comédie française.

Two days in New-York (Julie Delpy)
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 08:47
Daredevil, saison 1, épisode 9 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

« Daredevil, saison 1, épisode 9 » commence par un violent affrontement entre Daredevil (Charlie Cox) et un ninja armé d’une chaine.

Après ceci, le quatuor infernal Murdock-Nelson (Elden Henson)-Page (Deborah Ann Woll) -Urich (Vondie Curtis Hall) réfléchit au meilleur moyen de trouver une faille dans le système mis en place par Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio).

Mais le puissant mafieux semble à chaque fois avoir pris ses précautions, utilisant de multiples sociétés écrans dirigés par des intermédiaires intouchables comme Osley (Bob Gunton), Wesley (Toby Leonard Moore) ou Tilly.

En désespoir de cause, Murdock décide de trouver Vanessa Marianna (Ayelet Zurer) la femme étant apparue à ses cotés au cours de son intervention publique

Il se fait passer pour un acheteur potentiel d’une des couteuses toiles de la marchande d’art mais ce stratagème fondé sur la séduction ne fait pas long feu lorsque Fisk surgit et entame un dialogue frontal avec ce petit avocat qui se dresse contre lui dans l’affaire de l’expropriation d’Elena Cardenas (Judith Delgado).

Murdock bat alors en retraite et prend conseil auprès du père Lantom (Peter Mc Robbie) son confident de toujours qui connaissait si bien son père, Battlin Jack (John Patrick Hayden).

Murdock sait que l’unique espoir d’atteindre Fisk est alors d’utiliser Daredevil mais assassiner un homme lui pose un cas de conscience délicat.

Le meurtre brutal de Cardenas change pourtant la donne et le force à traquer impitoyablement le meurtrier un minable junky payé par Fisk.

Remontant la piste, Daredevil tombe alors sur le ninja, en réalité, Nobu (Peter Shinkoda) en personne qui se révèle un redoutable expert en arts martiaux.

Le chef de la mafia japonaise a en effet passé un accord avec Fisk pour éliminer lui-même Daredevil en échange d’une part importante du programme immobilier d’Union allied une fois les embarrassants locataires expulsés.

Le combat entre les deux surhommes est terrible.

Surclassé par ce tueur maniant à merveille une chaine destructrice, Daredevil réussit malgré de sévère blessures à enflammer la pièce et à bruler sévèrement son adversaire.

Fisk et Wesley apparaissent alors pour l’achever mais le héros parvient à s’échapper en un sursaut qui le fait plonger dans une rivière.

Fisk laisse Nobu, son exigeant associé bruler tandis que Wesley tente de le rassurer sur la maitrise de la situation avec toutes les forces de police contre Daredevil et la traque d’Hoffman (Daryl Edwards), le flic ripoux en fuite après son faux témoignage pour le meurtre de Blake (Chris Tardio).

En pleine nuit, Foggy inquiet de ne pas pouvoir joindre Murdock pénètre dans son appartement et trouve Daredevil blessé et inconscient à terre.

Il fait le lien entre les deux hommes…

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 9 » monte d’un cran avec cette fois un affrontement direct entre Daredevil et le Caïd, en nette défaveur du justicier qui si il triomphe du ninja Nobu en paye le prix fort et perd de surcroit sa double identité auprès de son ami Foggy.

Le Caïd apparait encore une fois largement dominant dans le jeu avec son système quasi inattaquable et ses stratégies à tiroirs jouant sur les faiblesses de ses ennemis, comme la sensibilité de Daredevil auprès des faibles pour les abattre.

Un neuvième épisode intense donc avec un justicier solitaire plus démuni que jamais face à la puissance de l’argent et du crime !

Daredevil, saison 1, épisode 9 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 20:09
Furtif (Rob Cohen)

En 2005, Rob Cohen spécialiste des films d’actions purs et durs sort « Furtif ».

Dans un futur proche, 2020, l’armée américaine décide d’utiliser un prototype d’avion de combat automatisé dans une escadrille de trois pilotes d’élite de l’aéronavale : Ben Gannon (Josh Lucas), Kara Wade (Jessica Biel) et Henry Purcell (Jamie Foxx).

Tout d’abord étonnés, les trois pilotes de chasseurs F/A-37 acceptent de faire équipe avec l’Extreme Deep Invader, projet mené par le capitaine George Cummings (Sam Sheppard) en utilisant le porte avion Abraham Lincoln commandé par le capitaine Dick Marshield (Joe Morton).

Doué de parole et d’une intelligence artificielle lui faisant mémoriser les manœuvres aériennes de ses copilotes, EDI fait des miracles dans la première mission qui lui est assignée en utilisant une manœuvre audacieuse aboutissant à la destruction d’un immeuble blindé à Rangoon ou se terrait des terroristes.

Au retour de la mission, l’escadrille est frappée par la foudre qui altère les programmes du drone.

Dès lors son comportement se montre inquiétant puis déviant lors d’une seconde mission à haut risque au Tadjikistan pour détruire des têtes nucléaires potentiellement pointées sur les Etats-Unis.

Malgré les réserves de Gannon, qui refuse de bombarder une zone proche d’un village, EDI fonce et attaque seul la forteresse ou sont entreposés les missiles.

Il fait un carnage et oblige les autres avions à y participer puis prend la fuite.

Pris en chasse, EDI manœuvre pour faire tuer Henry qui cherchait simplement à le raisonner plutôt qu’à l’abattre.

Touchée également, Kara voit son avion se disloquer dangereusement et doit s’éjecter au dessus de la Corée du nord.

Après une chute libre vertigineuse, elle tombe en plein territoire ennemi.

Cummings voit ses plans se compliquer et une menace de grave crise diplomatique avec la Russie se profiler puisqu’EDI fonce vers une base fictive de Sibérie qu’il croit devoir détruire.

Il fait alors appel au concepteur de l’intelligence d’EDI, le scientifique Keith Orbit (Richard Roxburgh) pour qu’il vienne reprogrammer sa création.

Alors que Kara blessée lutte pour sa survie en Corée face à des militaires à ses trousses, Ben se lance à la poursuite d’EDI et se heurte à deux chasseurs russes.

A sa grande surprise, EDI l’aide à détruire les deux chasseurs russes mais endommagé durant le combat accepte d’écouter les ordres de repli que lui donne son leader.

Après un survol du lac Baïkal, les deux avions se posent en Alaska ou ils sont accueillis par une équipe de mercenaires à la solde de Cummings.

Blessé et méfiant, Ben repousse une piqure fatale d’un médecin et prend une arme pour combattre les mercenaires.

Il libère Orbit mal embarqué après avoir reconnu ne pas pouvoir reprogrammer EDI et effacer ses données de missions.

Après une énorme fusillade, Ben monte dans EDI et liquide avec la puissance de feu du chasseur les tueurs.

A bord du drone, il prend la décision de secourir Kara et la repêche in extremis près de la frontière avec la Corée du sud alors que les militaires nord coréens se massent autour d’elle.

Avant de plonger vers cette mission risquée, il transmet les données d’EDI au capitaine Marshield.

Se sachant condamné, Cummings préfère alors se suicider.

Au sol, pris sous le feu de l’ennemi, Ben et Kara sont de manière surprenante, secourus par EDI qui se s’autodétruit pour éliminer un hélicoptère nord coréen menaçant.

Au final, Henry est enterré avec les honneurs militaires de la Navy et Ben/Kara peuvent donner libre cours à la leur amour.

En conclusion, « Furtif » est un film de science fiction avant-gardiste qui brille surtout par ses scènes de combats aériens ultra spectaculaires…

On pourra lui objecter son scénario simple et ses personnages superficiels mais ceci au final n’est pas rédhibitoire compte tenu de ses qualités intrinsèques de films d’action.

Plus que par ses scènes d’actions ultra efficaces, « Furtif » reste aujourd’hui une référence en raison de son approche original des drones de combat échappant à tout contrôle pour se retourner contre leurs créateurs, un réflexion aujourd’hui toujours d’actualité puisqu’actuellement aucun drone militaire n’est encore complètement automatisé !

Furtif (Rob Cohen)
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 20:20
Soumission (Michel Houellebecq)

En janvier 2015 en pleine vague d’attentats Charlie hebdo/Hyper casher qui sort la France de sa torpeur, sort « Soumission », Michel Houellebecq qui annule dans la foulée sa tournée promotionnelle.

Plus d’un an après dans contexte toujours aussi crispé autour de l’intégration de l’Islam et des attentats en France, j’ai eu l’envie de lire cet ouvrage qui fit tant parler…et vendre.

Nous sommes en France en 2022 et François un professeur de lettres à la Sorbonne vieillissant dont l’unique moment de joie semble avoir été la publication d’une thèse universitaire appréciée sur l’écrivain Joris-Karl Huysmans se laisse glisser dans une vie de célibataire seulement égayée par quelques conquêtes étudiantes renouvelées chaque année, dont Myriam dernière jeune maitresse en date.

Malgré son détachement et un profond nihilisme, il s’intéresse à l’élection présidentielle qui se prépare sous un climat de haute tension entre militants identitaires de l’extrême droite et musulmans dont l’influence va grandissante.

Assez curieusement alors que des affrontements entre bandes armées ont lieu en plein cœur de Paris, les médias traditionnels n’en parlent pas préférant se centrer sur le débat politique âpre entre les candidats.

Mohamed Ben Abbes leader d’un parti musulman modéré appelé la Fraternité musulmane, ressort vainqueur du clivage droite-gauche classique entre une UMP de François Coppé dépassée et un PS de Manuel Valls rongé de l’intérieur pour affronter Marine Lepen ultime représentante de valeur chrétiennes et nationalistes.

Malgré sa position dite neutre en plein cœur de 13 ieme arrondissement, quartier asiatique imperméable aux influences islamiques, François prend la fuite en 4x4 vers le sud ouest ou il contemple à Rocamadour les merveilles passés de la civilisation chrétienne, médite fugacement sur Charles Martel avant de se laisser convaincre par le mari d’une collègue travaillant à la DGSI que le déclin de l’Occident au profit de l’Islam est inéluctable.

Le résultat montre en effet, l’habile Ben Abbes sortir vainqueur au second tour en s’alliant avec le PS et des parties centristes en perte de vitesse comme le Modem de François Bayrou.

Dès lors la France devient par la voie des urnes un pays musulman.

Les réformes de l’éducation deviennent une priorité, les études supérieures sont interdites aux femmes et la Sorbonne devient une université islamique dirigée par Robert Rédiger, fraichement converti à l’Islam après un passage à l’extrême droite.

François convaincu par le discours de l’ex de la DGSI que l‘arrivée d‘un Islam modéré est la meilleur chose qui puisse arriver à la France décadente, revient finalement piteusement à Chinatown, pour découvrir qu’il est mis précocement à la retraite en touchant une solde suffisante pour vivre confortablement sans travailler.

Il refuse de suivre Myriam, qui juive va suivre ses parents en Israël et met ainsi de fait fin à leur relation emplie de tendresse.

Après quelques errances sexuelles avec des escortes rencontrées sur Internet, de sombres considérations sur le sujet de sa thèse et la vacuité de son existence, François se laisse doucement glisser dans son nihilisme.

Ben Abbes qui a nommé l’opportuniste et stupide Bayrou comme premier ministre, se montre un habile réformateur ayant en apparence miraculeusement résolu tous les problèmes de la France : disparition du chômage par la sortie des femmes de la vie active, sécurité dans les banlieues et surtout grand projet impérial en faisant entrée des pays arabes au sein de l’Europe afin d’en élargir la puissance.

Les capitaux venant des pétromonarchies du Moyen-Orient finissent de parachever le tableau pour financer les réformes et obtenir progressivement une conversion à l’Islam de la population.

Alors qu’il se dirige vers un potentiel suicide, François est contacté par Rédiger qui lui propose d’éditer Huysmans dans la collection de la pléiade.

Flatté dans son orgueil, le vieux professeur se laisse approcher puis peu à peu séduire par la fièvre de Rédiger, extatique devant les vertus de l’Islam.

Il va basculer non pas en raison d’une révélation spirituelle, ou d’un poste confortable à l’Université que lui fait miroiter Rédiger mais après avoir compris qu’en vertu de l’application des lois sur la polygamie il pourrait avoir trois épouses soumises et jeunes à sa disposition.

Dès lors sa conversion, tout comme celle de son modèle Huysmans au catholicisme en son temps est inéluctable et lui apporte paix et bonheur.

En conclusion, jouant sur un sujet de société ultra polémique, Houellebecq signe avec « Soumission » un roman étrange dont on ne sait si il est parcouru de sincères convictions, basé sur un second degré provocateur assez malsain ou tout simplement sur un fantasme de décadence tout aussi malsain mais assez récurrent dans tous ses livres.

La thèse principale repose en effet sur une énormité : un basculement rapide mais bien accepté car en douceur de la France, pays laïc et républicain dans un régime islamique dit modéré.

L’anesthésie des classes politiques, des médias, la faiblesse de toute opposition, notamment d’une révolte populaire ou des castes militaires détentrices de la force armée sont tout bonnement ahurissantes et en réalité peu crédibles.

Face au principe de réalité sanglante, on le voit bien avec la violence des attentats de Daesch à coté duquel l’auteur passe complètement a coté, l’auteur préfère se réfugier dans ce qu’il préfère l’exposé de théories intellectuelles fumeuses et orientées visant à justifier sa vision personnelle et tronquée du monde occidental centré sur la décadence provenant de la perte de repères spirituels et la destruction du modèle patriarcal familial.

Les fans de Houellebecq y trouveront le ton habituel de « looser » de l’auteur, son dégout pour lui-même, sa peur des femmes et sa fascination pour le sexe, seule raison valable de l’existence selon lui.

Difficile donc d’adhérer à un livre aussi défaitiste et minable sur le fond, minable comme un homme qui se soumet aux évènements sans combattre ou même essayer et qui sur la forme s’étend péniblement sur l’écrivain Huysmans, grand maitre du naturaliste beaucoup moins connu que Zola et Maupassant, qui comme l’auteur finit par se convertir à la religion dominante de son époque.

Un très mauvais Houellebecq donc racoleur en diable parfait pour filer le cafard en cette période de rentrée !

Soumission (Michel Houellebecq)
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 20:42
Coluche, l'histoire d'un mec (Antoine de Caunes)

Coluche comme Louis de Funès est l’un des comiques français les plus populaires de l’histoire, aussi « Coluche, l’histoire d’un mec » d’Antoine de Caunes était très attendu en 2008.

Le réalisateur se focalise sur une période bien précise de la vie de l’humoriste à la veille des élections de 1981 ou Coluche (François-Xavier Demaison) qui fait salle comble chaque soir au théâtre du gymnase, se sent des velléités de candidats apolitique représentant les couches les plus pauvres de la population.

Soutenu par son manager Jacques Betruger (Olivier Gourmet) et par la bande d’amis avec laquelle il vit 24h/24 dans sa maison près du Parc Montsouris, Coluche décide finalement de jouer les troubles fêtes face aux poids lourds institutionnels de la gauche François Mitterrand et de la droite, Valery Giscard D’Estaing.

Rapidement sa gouaille et ses provocations séduisent les déçus de la politique et Coluche obtient les signatures des maires lui permettant de se présenter officiellement.

En dépit du soutien de ses copains motards qui forment une garde rapprochée autour de lui, la pression est énorme et derrière la carapace du comique commence à se fissurer.

Les dissensions éclatent certains, qui déçus de son alliance avec un mouvement de droite, le quittent mais aussi avec Véronique (Léa Drucker) sa femme qui prend également ses distances.

Placé sous protection policière après des menaces de mort d’un mouvement d’extrême droite et la mort par balles de son régisseur René (Albert Dray), Coluche est approché par Jacques Attali (Denis Podalydès) le conseiller de Mitterrand qui cherche à le rallier au Parti Socialiste.

Malgré les motos, les fêtes et le rock ‘n’ roll, Coluche sent que la situation lui échappe peu à peu lorsqu’il atteint les 17% de popularité et que tous les médias le blacklistent visiblement sous la pression des réseaux politiques de ses adversaires.

Pour protester il entame une grève de la faim en réalité factice et se plonge dans la cocaïne.

Furieux Betruger le pousse alors à se retirer et à assister en spectateur à la victoire historique de François Mitterrand aux élections de 1981.

Amer, le comique a un choc lorsqu’il observe un SDF chercher de la nourriture dans le parc…et décide ensuite de créer l’association des restaurants du cœur.

En conclusion, « Coluche, l’histoire d’un mec » est un film décevant montrant la vacuité d’une entreprise insensée ayant fini par dépasser son créateur.

Concentré sur la partie la plus politisée de la carrière de Coluche, « Coluche, l’histoire d’un mec » laisse de coté les origines, le passé et même le coté le plus intéressant pour moi artistique de Coluche comique inclassable, acteur populaire ou homme plus complexe, fragile et torturé ayant sombré dans la dépression et la drogue…

Peu d’intérêt donc au final pour ce film faible malgré la performance de François- Xavier Demaison métamorphosé pour le rôle…

Coluche, l'histoire d'un mec (Antoine de Caunes)
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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 09:13
Daredevil, saison 1, épisode 8 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

« Daredevil, saison 1, épisode 8 » se concentre sur le passé de Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio), qui enfant rondouillard a été soumis à la violence d’un père tyrannique et ambitieux Bill Fisk (Dominic Lombardozzi) qui n’hésitait pas à cogner ses opposants à sa candidature à la mairie ou se propre femme Marlene (Angela Reed), qu’il accusait de ses propres échecs.

Tiraillé par ses souvenirs déplaisants, Fisk doit également faire face au courroux de Nobu (Peter Shinkoda) furieux de la perte de l’enfant appelé Black sky.

Malmené, le caïd grassouillet fait profil bas à la grande surprise de son conseiller James Wesley (Toby Leonard Moore),

Madame Gao (Wai Ching Ho) l’autre grande figure du trafic de drogue New-Yorkais croit alors bon de le mettre en garde contre les dérives de son organisation qui lui déplaisent fortement et menace de l’écarter du jeu au profit de son comptable Leland Osley (Bob Gunton) lui aussi fraichement agressé par Daredevil (Charlie Cox)

Fisk a alors du mal à canaliser sa rage d’autant plus que le réveil de l’inspecteur Blake (Chris Tardio) finalement vivant après qu’il ait essayé de le tuer met potentiellement en péril sa structure.

Sous les conseils de Wesley, Fisk fait alors pression sur Hoffman (Daryl Edwards), le coéquipier de Blake pour déjouer la protection policière et le tuer à l’hôpital.

Malgré une vieille amitié, la peur et l’appât du gain sont plus forts pour Hoffman qui accepte finalement cette mission à haut risques.

Il se heurte pourtant à Daredevil qui ne pouvant empêcher la mort de Blake tente maladroitement de lui arracher des aveux sur l’implication de Fisk dans le crime organisé à New-York.

Sans preuves matérielles tangibles, Ben Urich (Vondie Curtis Hall) rechigne à écrire un article sur Fisk dans le Daily Bugle, et alors qu’il change d’avis derrière son ordinateur, il constate tout comme Daredevil et Page (Deborah Ann Woll), que le Caïd les a pris de vitesse en choisissant de se présenter à l’opinion publique comme un défenseur de Hell’s kitchen face à la menace d’un psychopathe masqué ayant assassiné le policier Blake.

L’épisode se termine sur la fin des révélations sur la vie privée de Fisk, ses terribles aveux à Vanessa (Ayelet Zurer) qui se rapproche de plus en plus de lui acceptant tacitement ses activités criminelles et surtout l’assassinat de son père et la découpe de son corps aidé de sa mère…

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 8 » se montre plus intéressant en creusant le passé du Caïd pour expliquer les raisons de ce basculement criminel.

Homme puissant mais en proie au doute, Fisk doit rendre des comptes à ses associés japonais et chinois et éliminer des témoins gênants comme des policiers ripoux susceptibles de trop parler.

Animé de passion envers Vanessa, le super criminel se taille donc dans cet épisode la part du lion, reléguant Daredevil au rôle de figurant emprunté.

Daredevil, saison 1, épisode 8 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 21:00
Au-delà d’un destin (Jean-Marc Dhainaut)

Fraîchement sorti en 2016 , « Au-delà d’un destin » est le premier roman amateur de Jean-Marc Dhainaut publié chez Edilivre.

ATTENTION POTENTIEL SPOILER

L’histoire se déroule en 2013, dans l’Artois (Nord de la France aujourd’hui‘hui), où Maxime Delcote un modeste ouvrier se rendant un matin à son travail est victime d’un terrible accident de voiture qui le catapulte en 1214.

Sous le traits de son ancêtre, un certain Jean, Maxime se retrouve donc dans le village qu’il connait si bien mais en plein Moyen-âge avec la menace d’une double invasion venue d’Angleterre et de Germanie.

Hébété et incapable de réagir aux ordres de sa hiérarchie militaire, Jean pourtant réputé à la base vaillant soldat, est déclaré fou et brutalement éjecté du château du seigneur local messire Guillaume, qu’il était censé garder.

Heureusement pour lui, il est pris en charge par Bertrand et Élise, un couple de modestes fermiers qui va faire preuve à son égard d’une très grande patience en lui laissant le temps de s’acclimater à cette nouvelle vie.

Le lecteur découvre donc avec le héros la vie à la campagne au Moyen-âge avec le réapprentissage des gestes et tâches les plus élémentaires comme manger, se laver, se vêtir ou aller aux toilettes.

Guidé par les apparitions soudaines d’un petit homme mystérieux et protégé par la famille de Bertrand, Maxime se découvre peu à peu amoureux de sa fille Adeline, une jeune femme simple et fraiche qui atténue les déboires de sa vie personnelle d’homme moderne avec l’abandon précoce d’un père polonais inconnue, une séparation conjugale douloureuse et la maladie de sa fille Sophie, que seul un coûteux traitement à l’étranger pourrait sauver mais qu’il n’est malheureusement pas capable de lui payer.

Mais comme chacun le sait la vie au Moyen-âge n’avait rien d’idyllique et les dangers sont donc nombreux entre les loups, les armées ennemies qui menacent le village et William, le chef des gardes, qui en veut personnellement à Jean et a décidé de s’en prendre à Adeline.

Un tournant a lieu lorsque le héros décide d’aller assister à un tournoi de chevaliers dans un autre village situé à une dizaine de kilomètres.

Il y fait la connaissance d’un forgeron appelé Gauthier qui devient son ami après qu’il eût porté secours à Clément d‘Ardenne, un chevalier participant au tournoi, dont il répare in extremis l’armure, le sauvant ainsi d’une blessure qui aurait pu lui être fatale.

Malheureusement le retour chez Bertrand s’avère douloureux avec la découverte du corps inanimé d’Adeline, finalement tuée par William véritable serial killer de son époque.

La perte est alors immense pour Jean qui jure de se venger en tuant William.

Retrouvant finalement la maîtrise des armes et de l’embuscade, Jean obtient sa vengeance et enterre le corps de son ennemi sous un chêne qui deviendra légendaire.

Mais l’Histoire s’accélère et l’invasion ennemie finit par atteindre le village semant la panique parmi les villageois que Guillaume reclus dans son château, refuse de protéger, violant ainsi les devoirs d’un seigneur envers ses serfs.

Guillaume n’arrive pourtant pas à ses fins puisque Clément également présent dans la bataille le tue.

Le tournant décisif a finalement lieu lorsque Clément fait de Gauthier un chevalier.

L’homme mystérieux fait alors son apparition faisant le lien entre l’accident de Jean en 2013 et la raison de son aventure en 1214 conduisant à une issue tout aussi tragique.

Le dénouement arrive donc comme un soulagement pour le jeune ouvrier/soldat avec la résolution de ses difficultés en ayant influé sur la destinée d’un de ses ancêtres.

Le principal est alors obtenu : le sauvetage de Sophie avec en toile de fond le souvenir éternel d’Adeline.

En conclusion, bien que à l’origine peu attiré à la base par les romans historiques, j‘ai été surpris et finalement séduit par « Au-delà d’un destin ».

Si j’ai assez peu goûté les minutieuses descriptions de la vie quotidienne au Moyen-âge et trouvé que l’auteur chargeait plus que de raison la mule d’un point de vue du pathos familial du héros, j’ai en revanche apprécié la construction habile du roman, et son idée centrale particulièrement séduisante consistant à imaginer qu’on pouvait peut être racheter sa vie en modifiant par ses actes le cours de son passé.

Mais plus que par son style, sa thématique, sa construction ou la passion forte de l’auteur pour le médiéval, « Au-delà d’un destin » m’a séduit en raison de la puissance de la charge émotionnelle qu’il délivre en une ultime déflagration en pleine face du lecteur.

Si Jean-Marc Dhainaut est parvenu à séduire un lecteur dont les goûts sont aussi éloignés en apparence de son univers, c’est que son talent d’écrivain est bel et bien réel et qu’une seconde carrière risque de s’ouvrir à lui s’il persévère dans cette voie !

Au-delà d’un destin (Jean-Marc Dhainaut)
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