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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 19:37

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4

 

Voici l’abordage d’un autre géant de la philosophie Emmanuel Kant avec un ouvrage finalement assez mineur dans son œuvre à la portée écrasante « Qu’est que les Lumières ? » .

Dans ce court texte d’une dizaine de page écrites en 1784 juste avant ses plus grandes œuvres, l’un des plus digne représentants de la philosophie des Lumières, incite vivement les peuples à oser penser par eux même et à s’affranchir de la tutelle de maitres régissant leur vie.

Car secouer le joug des dirigeants maintenant sous une chape de lois et de traditions le peuple dans un état végétatif, demande assurément une forte de dose de courage et l’homme y renonce souvent par faiblesse, lâcheté ou paresse.

Accéder aux lumières pour Kant est donc, oser penser librement et publiquement sans craindre d’éventuelles mesures répressives.

Même si le peuple continuera à obéir aux lois pour préserver la cohésion de la communauté, il pourra débattre de leur contenu dans la sphère publique.

Kant insiste sur le fait que cette liberté doit également s’appliquer aux questions militaires et  religieuses avec l’obligation d’obéir dans le domaine privé mais le droit illimité de débattre sur le fond dans le domaine public pour les représentants de ces ordres.

Si ce état idéal dit « éclairé » ne peut être atteint que par un lent processus d’instruction du peuple, Kant considère néanmoins que la progression des peuples dans son atteinte est un mouvement inéluctable qu’il serait criminel de refreiner.

Le souverain éclairé ne doit donc pas hésiter à laisser une liberté d’expression à ses sujets dans les domaines législatifs et religieux.

En conclusion, malgré sa brièveté, « Qu’est que les Lumières ? » est un texte formidable, universel et compte tenu des révolutions qui secouent actuellement le monde arabe d’une actualité brulante.

Ecrit dans une époque bénie pour les sciences et le progrès, « Qu’est que les Lumières ? » ne pouvait être qu’un texte optimiste incitant les peuples à aller de l’avant dans la prise de pouvoir de leur liberté intellectuelle.

Porteur de valeurs de liberté, d’instruction et finalement de laïcité, « Qu’est que les lumières ? » est en ce sens profondément représentatif de la pensée dominante occidentale en ce quelle a pu avoir de plus noble ou de plus utopique.

Aujourd’hui à mon sens, l’Occident repu est maintenu en catalepsie par le matraquage de la société de consommation, du matérialisme, de la télé réalité et de sports comme le football.

Sa mise sous tutelle est donc plus sournoise mais tout aussi redoutable.
Dans ces conditions, le texte de Kant incitant à l’éveil intellectuel n’en a que plus de puissance.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:22

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4

 

 

Tout être humain a je pense ses faiblesses.


La plus grande des miennes en musique est sans nul doute Judas priest.


Il ne faut donc pas chercher plus loin la raison de mon gout pour les clones du groupe anglais comme Primal fear, formation allemande constituée en 1997.

Disons le franchement je me suis souvent interrogé sur mon gout pour cette formation de troisième zone, qui ne fera jamais la couverture des magazines branchés mais qui pratique contre vents et marées avec passion une musique qui me parle profondément.

Je ne sais pas pourquoi les voix comme celles de Rob Halford, Tim Owens ou Ralf Scheepers de Primal fear me bouleversent autant, ces voix aigues d’hommes pourtant virils, ces voix surhumaines, menaçantes, intimant à la révolte ou annonciatrices d’un châtiment divin imminent mais aussi capable d’apaiser l’âme en de plus bienfaisantes mélodies.

Alors que le chant éthéré d’un Pascal Obispo me donne des envies de meurtre en raison de son maniérisme, les chanteurs de heavy metal me donnent une impression de force maitrisée, en disposant de bombes atomiques prêtes à exploser à volonté au sein de leurs cordes vocales.

En 2010, après huit albums studio de qualité variable, Primal fear sort un album live intitulé « Live in the USA » agrémenté du DVD répondant au nom de « All over the world ».

Un mot sur le Cd tout d’abord enregistré sur la tournée « 16.6 before the devil know you’re dead » dans les villes de Los Angeles et d’Atlanta on l’imagine dans des salles de taille modestes et non dans des stades gigantesques.

Bien entendu le concert s’ouvre sur après la courte introduction  « Before the devil know you’re dead » sur le « Under the radar » du dernier album, mid tempo correct sans relief ni punch particulier.

Après cette introduction peu marquante, les allemands réagissent avec l’hymne « Battalions of hate » et ses refrains puissamment fédérateurs.

Issu du dernier album, le mid tempo « Kilbound » fonctionne en revanche parfaitement bien en raison d’un excellent équilibre et de refrains imparables.

Arrive ensuite le plus aérien  « Nuclear fire » qui combine vitesse et mélodie puis un nouveau mid tempo bien à la peine « Six times dead » confirmant le manque d’allant global des nouvelles compositions.

Primal fear aligne pour moi la meilleure séquence du concert avec « Angel in black » doté d’un tempo rapide et d’un chant agressif suraigu hérités de Judas priest puis dans le même genre mais à un niveau sans doute supérieur de par la percussion inouïe de ses refrains « Sign of fear ».

Changement de style avec la superbe ballade « Fighting the darkness » en duo avec la chanteuse Pamela Moore, preuve que Primal fear peut aussi être immense dans un registre plus doux et émotionnel.

Peu d’éclat en revanche sur le trop balisé  « Riding the eagle » avant que le classique « Final embrace » ne renoue avec le heavy metal de grand classe et que le facile « Metal is forever » ne justifie ses fonctions face à un public de rockers.

La vraie surprise intervient avec « Hands of time » magnifique ballade acoustique chantée à plusieurs voix avant un final plus musclé représenté par « Chainbreaker » sorte de « Painkiller » de série B.

Pour le DVD « All over the world », le concert enregistré en Suisse (!) présente quasiment la même liste de morceaux que le Cd.

On se concentre alors sur le visuel et le jeu de scène assez pauvre du groupe.

Seul Ralf Scheepers l’imposant chanteur tout en muscles et au crane rasé, semble disposer d’ un charisme naturel suffisant pour mettre en avant sa voix incroyable digne des plus grands chanteurs de heavy metal modernes.

Les titres sont alignés avec professionnalisme sans véritablement créer de fortes interactions avec le public.

Reste la qualité de la musique, par instant digne des plus grosses pointures du heavy metal mais manquant globalement d’identité propre.

Principaux moments forts, le duo avec Pamela Moore sur « Fighting the darkness » laissant apprécier le physique sculpturale de la blonde chanteuse et « Seven seals » magnifique ballade épique non présente sur le Cd.

En bonus figurent quelques vidéos clips du groupe, toutes globalement fauchées à l’exception de « Fighting the darkness » ou les musiciens se muent en enquêteurs de la série les experts de New York.

La vidéo de « Metal is forever » mélangeant sexe et alcool dans une cave ou le groupe se déchaine est toutefois assez sympathique, pour le reste rien à signaler sur « Kilbound » et « Sign of Fear » ce qui n’enlève rien à leur qualités intrinsèques.

En conclusion, « Live in the USA » et son jumeaux « All over the world » sont deux bons enregistrements de concert pour qui apprécie la musique du groupe composé d’un heavy metal traditionnel, parfois violent, parfois mélodique, parfois excellent mais souvent hélas aussi bien trop conventionnel pour se démarquer.

J’avoue néanmoins avoir passé de très bons moments sur l’interprétation sans faille des meilleurs titres du répertoire de cette solide cylindrée allemande.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 19:58

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2

 

Wolverine toujours.

En 1991, Barry Windsor Smith se voit confier la difficile tache de décrire une bonne fois pour toute les origines du plus célèbre mais aussi du plus mystérieux des X-men.

L’homme s’étant déjà brillamment illustré dans les années 70 en intégrant « Conan le Barbare » à la bande dessinée,  s’attelle à la tache et « Wolverine, tome 4, l’arme X » voit le jour.

Sans surprise le récit s’intègre donc un horrible univers d’expériences scientifiques menées dans un complexe militaire ultra secret, ou un impitoyable savant appelé le Directeur dirige un scientifique le Docteur Cornélius et son assistante Miss Hines pour transformer Logan le mutant aux incroyables pouvoirs régénérateurs en invincible arme gouvernementale canadienne.

Drogué et inconscient, Logan est torturé dans un caisson rempli de liquide médical afin qu’on recouvre ses os d’un métal indestructible appelé adamantium.

Contre toute attente, le métabolisme de Logan tolère la greffe de métal même si son psychisme se trouve considérablement perturbé, le rendant quasi incontrôlable.

La deuxième partie de l’expérience consiste donc à dresser Logan pour le contrôler mentalement à l’aide d’un casque placé sur sa tète et faire de lui une docile machine à tuer.

Malgré la réussite des test de combats contre des fauves (loups, ours, tigre), Logan demeure toujours instable et se rebelle brutalement contre ses tortionnaires.

Il agresse alors le personnel médical et militaire charger de veiller sur lui et s’en prend au Directeur et de ses savants qu’il traque sans merci dans l’ambiance ultra confinée du complexe secret.

Libéré de toute contrainte mais à présent amnésique, Wolverine erre à demi nu dans l’épaisse toundra canadienne, se dirigeant vers le destin de super héros qu’on lui connait par la suite.

En conclusion, « Wolverine, tome 4, l’arme X » est un court récit âpre et intense à l’ambiance médico-scientifique de savant fou assez insupportable.

Difficile en effet dans l’acharnement malsain du Directeur de ne pas éprouver un sentiment de nausée comparable à celui véhiculés par les immondes expérimentations de nazis ou des japonais sur des prisonniers pendant la seconde guerre mondiale.

La réponse du mutant à cet horrible traitement qui l’a rendu à moitié fou ne peut être que la violence la plus primitive.

Personne ne saura épargné dans cette sanglante vendetta, pas même le professeur Cornélius pourtant rétif aux ordres les plus extrêmes du Directeur ou les simples exécutant de ce programme démentiel.
Un mot enfin sur le style de Barry Windsor Smith que je trouve trop chargé pour être pleinement agréable.

Une lecture, toute instructive qu’elle soit à ne pas mettre devant tous les yeux.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 19:17

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3

 

En 1982, Franck Miller alors en plein état de grâce avec « Daredevil » s’associe avec le Monsieur X-men Chris Claremont pour produire un récit consacré à Wolverine qu’on retrouve sous le titre franchement passable  « Wolverine tome 3, je suis Wolverine ».

Le petit mutant griffu se retrouve encore une fois propulsé dans sa patrie de cœur le Japon pour s’enquérir de la santé de son amour Mariko Yashida.

Arrivé à Tokyo, Wolverine apprend que Mariko a été contrainte par son père le chef d’un des plus puissants clans du Japon de se marier.

Refusant de renoncer à son amour, Wolverine décide de la retrouver et découvre que malgré les maltraitances que lui fait subir son mari, Mariko n’a d’autres choix pour obéir au code de l’honneur japonais que d’accepter son sort.

Il affronte ensuite Shingen Yashida, le père de Mariko qui s’avère un maitre du sabre et qui profitant d’une faiblesse passagère l’humilie en combat singulier.

Logan se réveille dans la rue livré aux assassins de l’organisation terroriste ninja appelée la Main et ne doit son salut qu’à une mystérieuse femme appelée Yukio.

Travaillant en réalité pour Shingen, Yukio utilise Wolverine pour éliminer un rival de son maitre sous les yeux effarés de Mariko.

Chargée d’éliminer Wolverine, elle renonce pourtant à cette ultime mission en raison de l’attraction qui lie leurs deux personnalités sauvages.

S’apercevant de la manipulation, Wolverine reprend ses esprits et attaque Shingen en décimant la quasi-totalité des ses gardes du corps de la Main.

La revanche au sabre entre les deux hommes peut ainsi avoir lieu avec cette fois une lutte à mort dans un silence sépulcral qui aboutit cette fois à la mort du chef de clan.

Mariko prend alors subitement conscience des horreurs accomplies par son père et décide de s’affranchir de toute obligation envers lui.

Le récit se termine sur un happy end : un mariage entre Logan et sa dulcinée avec les X-men invités à la noce !

En conclusion, « Wolverine, tome 3, je suis Wolverine » est une solide histoire qui comblera tous les fans de Franck Miller dont on retrouve ici chaque parcelle de l’univers sombre et ce style graphique aussi sobre que précis et puissant dans des combats réglés au millimétre.

L’ambiance est ici propice au dépaysement, aux films d’arts martiaux et au raffinement de l’Asie séculaire.

Claremont et Miller révèlent une autre facette, presque moins bestiale du personnage, avec un sens de l’honneur prononcé et surtout le développement d’un sentiment amoureux assez inattendu.

Comme toujours avec Miller, les femmes sont généralement belles, dangereuses et sources de perdition pour le héros masculin qui se laisse gouverner par ses sentiments.

En ce sens, Yukio se rapproche par exemple d’une Elektra.

La bonne surprise est donc de voir que notre mutant macho et viril est un personnage suffisamment riche pour pouvoir également se couler dans un univers plus feutré et subtil comme celui des films asiatiques.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 22:32

5legende vivante

 

Quand j’étais plus jeune je rêvais avec Marvel devant les aventures spatiales du Surfer d’argent, considérais les X-men comme des membres de ma famille, m’enivrais devant les accès de rage déments de Hulk, souffrais avec le monde torturé de Daredevil, appréciais l’arsenal technologique d’Iron Man … et puis il y avait Captain america qui exerçait sur mon jeune esprit sans doute l’attraction qu’on peut éprouver à cet âge la pour les Etats Unis d’Amérique.

Revêtu d’un costume représentant la bannière étoilée et doté d’un bouclier indestructible, Captain america incarnait pour moi non pas l’ennemi du III iéme Reich mais l’athlète parfait, le super combattant élégant, courageux aux grands idéaux auxquels un enfant peut s'identifier.

Aussi me suis-je jeté sur la réédition des aventures des années 80-81 du vengeur étoilé dans « Captain america : la légende vivante »  avec Roger Stern et John Byrne au scénario, ce dernier assurant également les dessins de sa plume magique.

Les premiers épisodes sont construits de manière simple mais très efficace.

Tandis que amnésique depuis son réveil d’hibernation, Captain america se pose des questions sur son passé, il  affronte une large diversité d’ennemis, comme son vieil adversaire du III iéme Reich, le Baron Von Strucker qui parvient à s’échapper des cellules du S.H.I.E.L.D.

Mais il découvre ensuite que Strucker n’était qu’un robot manipulé par un ennemi plus redoutable encore, un as de la robotique appelé le Machiniste.

Le Machiniste instrumentalise l’Homme dragon, véritable monstruosité de la nature à la force prodigieuse pour s’en prendre à Cap qui s’en sort d’extrême justesse et remonte jusqu’à l’antre du cerveau de l’affaire.

Captain america y affronte une pléiade de robots pour finalement réaliser que le Machiniste n’est qu’un esprit piégé dans un ordinateur désirant qu’on mette fin à ses souffrances en le tuant.

Ayant exaucé son vœux malgré lui, Captain est dévoré par le remord.

On passe ensuite à une dimension plus politique du personnage avec l’enrôlement de Cap dans la campagne présidentielle pour le compte d’un parti fictif appelé parti du peuple.

On découvre par la même occasion la vie privée du héros avec un métier alimentaire de dessinateur free lance qui lui laisse suffisamment de temps libre pour exercer ses activités de super héros et un sympathique flirt avec une voisine nommé Bernie Rosenthal ce qui confirme le gout de Byrne pour les belles rousses aux yeux verts.

Mais trop désireux de son indépendance, Captain america renonce malgré son immense popularité à ses aspirations politiques.

Il fait ensuite face à son vieil ennemi français Batroc, l’as de la savate qui s’allie avec le beaucoup plus dangereux Mister Hyde pour détourner un navire  transportant du gaz naturel liquide.

Le duo criminel menaçant de faire exploser le navire en plein New York exige le paiement d’une rançon et que Captain america se constitue otage comme garantie.

Mais Hyde n’a en réalité que faire de l’argent ou des victimes et désire avant tout se venger de sa défaite face au vengeur étoilé ce qui l’oppose à Batroc et à son code de l’honneur.

Profitant de cette dissension, Captain america s’échappe de lourdes chaines et s’allie avec Batroc pour après un difficile combat faire obstacle à la puissance de Hyde qui termine cryogénisé au fond de l’eau.

On profite ensuite d’une magnifique incursion gothique de Cap en Angleterre pour répondre à la sollicitation de son ami James Falsworth alias Union Jack aux prises avec le vampire du III iéme Reich le Baron Blood.

Captain n’hésite pas à parcourir des milliers de kilomètres pour venir au secours de son ami de la seconde guerre mondiale devenu avec le temps un vieil homme paralytique.

Aidé de Joe Chapman un ami du petit fils de Falsworth qui endossa le costume d’Union Jack, Captain parvient à tuer Blood ce qui permet à Falsworth de mourir en paix en laissant son idéal lui survivre.

La dernière aventure plus anecdotique et dessinée par Kirby, relate le processus qui fit dans les années 30 du malingre Steve Rogers, le super soldat que l’Amérique attendait pour combattre les armées du III iéme Reich.

En conclusion, « Captain america : la légende vivante »  est un vrai régal de comic book.

Pas ici d’esbroufe ou de complications inutiles dans les scenario, juste des histoires de super héros urbain luttant contre ses équivalents en super criminels tout en devant concilier une vie privée fatalement compliquée.

Le duo Stern/Byrne parvient  à dégager beaucoup d’émotion et de chaleur humaine à un personnage qu’on pressent profondément humain car prisonnier d’idéaux (liberté, justice) trop grands pour lui et également en décalage temporel complet avec son époque.

Plaisir suprême, les dessins de Byrne sont à couper le souffle, avec des héros très expressifs dotés de corps à la fois musculeux et élégants.

En résumé pour moi, plus de trente ans après, par le talent de ce duo magique, la magie de Captain america opère toujours.

On ne peut qu’espérer fébrilement que le film prévu pour l’été 2011 soit à la hauteur de la légende.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 21:08


rapture

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Depuis 1984, Ian Gillan a réintégré les rangs de Deep Purple ce qui depuis a donné lieu à huit albums studios en vingt cinq ans même si depuis 1996 le guitariste Richie Blackmore a été remplacé par Steve Morse.

Avec Don Airey aux claviers, « Rapture of the deep » et sa pochette minimaliste vaguement intello d’une pauvreté confondante voient le jour en 2005.

L’album débute avec « Money talks » mid tempo boursouflé aux refrains lourdingues.

Un peu plus de groove sur « Girls like that » sur lequel Ian Gillan croyant sans doute toujours avoir vingt ans se risque à quelques courtes poussées dans les aigus.

Peu de choses à dire en revanche sur le gentillet « Wrong man » qui diffuse son ennui sur cinq interminables minutes.

La tentative vaguement orientale de « Rapture of the deep » rappelle le travail solo de Robert Plant mais ne relève rien ici de bien original.

L’émotion est enfin plus perceptible sur la ballade « Clearly quite absurd » qui rappelle que la voix de Ian Gillan est tout simplement l’une des plus belles du rock.

On retrouve la traditionnelle mélasse pop-rock produite par le groupe avec « Don’t let go » et « Back to back ».

L’énergie semble revenir un tantinet avec « Kiss tomorrow good bye » et « Junkyard blues » ,  légèrement plus vifs et bondissants que leurs prédécesseurs avant de terminer sur l’informe ballade « Before time began ».

En conclusion, à l’écoute de « Raptures of the Deep », on pouvait raisonnablement se demander ce qu’avait encore à offrir un groupe comme Deep Purple en 2005 tant le style pratiqué par ces papys du rock fatigués lorgnait plus vers le pop-rock teinté de blues que vers le hard incandescent de ses débuts.

Alors certes, le niveau technique est toujours solide, Ian Gillan chante bien mais dieu que cette musique fait penser à un vieux lion édenté se trainant péniblement dans sa cage lorsque son gardien vient lui apporter son repas quotidien.

Il peut paraitre normal qu’à son âge avancé, Deep Purple ne fasse plus que du rock traditionnel, mais contrairement à Robert Plant qui peut parfois insuffler par quelques audaces expérimentales un vent de fraicheur à sa musique ethnique, les Anglais ne proposent rien d’autre qu’une musique trop bien balisée, manquant d’énergie et d’ inspiration.

Alors bien sur en continuant à sortir des albums, Deep Purple peut encore se produire dans des salles ou un public de fans (généralement vieillissants) aveuglés par leur amour viendront fidèlement les applaudir soir après soir mais on ne pourra s’empêcher avec un brin de lucidité que tout ceci demeure bien triste …

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 19:34


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4

 

 

J’ai déjà vanté en ces colonnes la qualité des premiers albums de Deep Purple et tout particulièrement « Machine head » et « In rock » aussi après les départs de talents tels que Ian Gillan et de Roger Glover en 1973 l’avenir du groupe anglais  pouvait sembler bien compromis.

Pourtant en une année seulement, un remplaçant à l’électrique chanteur est trouvé en la personne de David Coverdale.

Pour le poste de bassiste, Glenn Hughes également brillant chanteur sera retenu.

La nouvelle formation se met au travail et « Burn » à la pochette ésotérique amusante voit le jour en 1974.

L’album débute à fond de train par « Burn »  titre rapide et hautement énergétique qui vient tout de suite secouer l’auditeur.

L’apport de Jon Lord à l’orgue parfaitement combiné aux riffs accrocheurs de Richie Blackmore est ici nettement visible.

Le tempo se calme pourtant rapidement avec « Might just take your life » que le timbre bluesy et rocailleux de Coverdale rend plaisant.

Reprise de vitesse sur « Lay down, stay down » rapide et musclé avec un duo Coverdale/Hughes incandescent.

Mélodie divine et classe épique sont ensuite au rendez vous sur le somptueux « Sail away » avant que le surprenant funky de « You fool no one » vienne nous rappeler que nous sommes bel et bien dans les années 70.

Avec son rock classique sans surprise « What’s going on here »  fait figure de transition avant la grande tirade blues « Mistreated » encore une fois met superbement le style de Coverdale.

L’album se termine avec l‘instrumental « A 200 » aux audacieux bruitages de claviers.

En conclusion, « Burn » est un très bon album de hard rock des années 70 avec une énergie fantastique et un coté groovy assez peu commun.

Outre la qualité du son remasterisé, on est surtout complètement bluffé par le niveau incroyable de Coverdale et Hughes sans doute inégalables dans le registre flamboyant des purs chanteurs de hard rock à la fois surpuissants et mélodiques.

« Burn » est donc une plongée dans le temps, un retour en arrière dans l'époque bénie des années 70 avec ce qui se faisait sans doute de plus inspiré dans le genre.

Bien que préférant des musiques plus sombres, agressives ou dangereuses, je ne peux que reconnaitre les prodigieuses qualités musicales de l’ensemble.

 

En 1974, Deep Purple réussit donc le tour de se réinventer et de pallier à la défection de deux de ses plus importants piliers.


Inutile donc pour moi d’appeler les pompiers pour éteindre l'incendie, sautez plutôt à pieds joints dans ce brasier incandescent de créativité musicale.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 10:58

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Publié en 1998, « Justice League of america, le clou : tome 2 » est la suite du premier volet de la trilogie instaurée par Alan Davis.

Suite à l’avènement de Superman ayant été obligé pour vaincre Jimmy Olsen de révéler au monde ses pouvoirs et d’endosser ses responsabilités en tant que défenseur de la terre, Davis décide de donner un ton plus cosmique aux aventures de la JLA en développant le conflit entre les New Gods et les Déviants commandés par Darkseid sorte de tyran mégalomane (on pense fortement au Thanos de Marvel ) ayant fabriqué une arme d’une puissance inouïe lui permettant de détruire l’univers.

Compte tenu de la menace que Darkseid fait peser sur l’univers, les Green Lantern sorte de casques bleus de la galaxie sont obligés de prendre parti contre les Déviants.

Après une bataille épique, deux New Gods, Scott Free et sa femme Barda parviennent à déstabiliser la technologie de Darkseid et à le tuer.

Mais cette victoire ne suffit pas à rassurer Green Lantern qui sentant peser une menace sur sa caste dont la puissance s’affaiblit de jour en jour, demande de l’aide à ses compagnons de la JLA.

La théorie de Lantern est que Darkseid aurait caché une arme terrible sur la terre affaiblissant les super héros.

Tandis que Batman torturé par la mort de ses amis et Green Arrow mourant sur son lit d’hôpital demeurent rongés par leurs doutes, des attaques sporadiques de monstres extra terrestres prennent pour cible les héros de la JLA.

Ainsi Batman se voit aux prises avec une émanation démoniaque du Joker tandis que Wonder woman et Aquaman combattent une abomination sous marine capable de changer les organismes vivants en mutants.

Meme Superman ressent en plein combat une terrible baisse de ses pouvoirs.

Comme dans le premier volet, les histoires avec des super héros secondaires s’entrecroisent et un trio de femmes (Saphir, Orchidée noire et Power Girl) enlève le corps de l’androïde Amazo en vue de le réactiver.

Flash et Atom décèlent les premiers un dérèglement des phénomènes temporels.
Ces dérèglements s’amplifient et les réalités alternatives se mélangent, provoquant des chocs entre passé et présent ou l’invasion de monstres d’autres dimensions.

La JLA finit par identifier l’origine de la menace, une monstrueuse créature appelée la cellule infernale, sorte de cancer se développant pour avaler toute forme d’énergie de l’univers.

La seule manière de vaincre la cellule semble être d’utiliser une bombe ultime laissée par Darkseid sur terre pour la détruire.

Cette tache digne d’une équipe de super héros de premier plan sera effectuée par Green Arrow dont l’esprit a été transféré avant sa mort par sa femme Black Canary dans le corps de l’androïde Amazo.

Plus apaisé, Green Arrow accepte de réaliser cette mission suicide pour sauver l’univers.

Utilisant le corps d’Amazo capable d’imiter les pouvoirs des héros qu’il rencontre, Green Arrow absorbe les pouvoirs de Superman, de Firestorm et de Metamorpho pour pouvoir s’approcher de la cellule et ainsi larguer la bombe en son sein.

Symboliquement il utilise son arc légendaire pour l’acte final.

Le récit s’achève sur cet acte digne des plus grands héros grecs.

Batman rejoint à nouveau l’équipe, Superman prend conscience que ses pouvoirs ne permettent pas de résoudre tout les problèmes et qu’il a donc parfois besoin de coéquipiers.

En conclusion, « Justice League of america : le clou : tome  2 »  est nettement inférieur au premier volume.

Les dessin de Davis sont toujours aussi soignés mais l’histoire perd en richesse ce qu’elle gagne en ampleur.

De plus la multiplication de personnages secondaires faisant de courtes apparitions (les Outsiders ou Phantom Stranger) rend le récit embrouillé et souvent pénible à suivre.

Mis à part le beau sacrifice final de Green Arrow, on reste sur sa faim devant cette histoire très classique de menace supérieure venue de nulle part.

De manière plus générale, je suis très étonné de la similitude des super héros de DC Comics avec ceux de Marvel, la comparaison ne tournant pas pour moi forcément à l’avantage de la première nommée.

Ainsi on peut sans difficultés comparer la JLA à des Vengeurs mois réussis, Batman étant pour moi un cas particulier.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 15:13


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3

 

 

L’inhabituelle chaleur estivale de ce mois d’avril donne à beaucoup l’envie d’ouvrir les fenêtres et d’écouter de la musique très fort en un phénomène naturel de célébration de la vie.

D’un premier abord, « California jamming: live 1974 » de Deep Purple présente les caractéristiques idéales pour satisfaire à ces envies primitives.

Enregistré en 1974, ce concert en plein air est l’une des premières occasions de voir en action le chanteur David Coverdale remplaçant de Ian Gillan.

Coverdale est ici bien secondé vocalement par le bassiste Glenn Hughes.

Le concert commence de manière explosive par « Burn » titre rapide et très punchy ou Coverdale impose toute de suite son immense présence vocale.

Les furieuses parties de guitare de Richie Blackmore s’enchevêtrent dans les délires du claviers Jon Lord pour produire un intense maelstrom sonore.

Le son (remasterisé) est excellent, le public californien semble chauffé et blanc et manifeste bruyamment.

Le tempo ralentit sur « Might just take your life »  que la voix brulante de Coverdale vient pourtant ponctuellement à embraser.

On bascule dans une ambiance bluesy très prenante avec « Mistreated »  avec un Coverdale impérial sur les dix minutes épiques de ce titre.

Après le sempiternel passage obligé de la fumée dans les waters « Smoke on the water » dont le célébrissime riff réveille les ardeurs du public californien, viennent le tour des parties instrumentales « You fool no one » couplé à « The Mule » pour la batterie et prêt de dix huit minutes de pure musique heavy rock.

Le concert se termine par la  version surgonflée à vingt cinq minutes de « Space truckin » idéale pour junky défoncé mais un peu pénible à ingurgiter l'esprit clair.

En conclusion, bien que moins connue que « Made in Japan », « California jams: live 1974 » est un très bon album live avec un groupe dynamique porté par un chanteur phénoménal et une participation poussée du public californien il est vrai particulièrement versé dans l’appréciation de concerts de rock.

Je ne saurais dire combien de tonnes de drogues prenaient les musiciens et les fans dans les années 70 mais le résultat quarante ans après prend toujours au tripes tant la musique jouée ici parait inspirée et inventive.

Un très bon disque d’été donc à apprécier en Californie ou dans n’importe quelle partie ensoleillée du globe.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 13:57

cite hommes

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La saison deux de  « La cité des hommes » de Katia Lund, Fernando Meirelles et Cesar Charlone comporte cinq épisodes diffusés à la télévision brésilienne en 2003.

On y suit la suite des pérégrinations des deux jeunes garçons Laranjinha (Darlan Cunha) et Acerola (Douglas Silva) continuant leur apprentissage de la vie dans une favela de Rio de Janeiro.

Mais la teneur des évènements prend un tour plus léger dans les premiers épisodes, ou on assiste aux séances de dragues dans les bals funk du samedi soir puis au mélange des classes sociales sur les plages de Rio.

Il est donc surtout questions des premiers émois adolescents, de la fille qu’on espère fiévreusement pouvoir approcher pour pouvoir l’embrasser au moment propice et ainsi pouvoir épater ses amis en vantant sa maturité sexuelle.

A ce petit jeu la, Laranjinha semble être le plus aventureux des deux, Acerola faisant plus figure de timide.

On comprend également  le rôle fédérateur des plages comme lieu de brassage social voir racial entre deux composantes de la société brésilienne.

Les épisodes deux et quatre sont plus étranges, le premier consistant à un surréaliste périple des deux garçons vers la capitale de Brasilia pour remettre une lettre au président Lula afin de demander la grâce d’un oncle d’une amie d’Acerola encore détenu en prison malgré l’expiration de sa peine.

Les deux copains semblent complètement perdus et émerveillés de changer d’air et de côtoyer le climat pacifié un brin austère de leur capitale.

Le rôle d’une ONG aidant les enfants des favelas à payer le billet parait de bus parait au final bien anecdotique.

L’épisode quatre relate lui aussi une hallucinante virée d’Acerola et Laranjinha réussissant à faire venir dans la favela des enfants de riches qu’ils ont sauvé de la noyade.

Bien entendu les gamins feront les quatre sans coups ensemble et s’offriront de mémorables moments qui viendront l’espace d’un court instant abolir les invisibles frontières sociales entre individus.

Seul le dernier épisode, plus classique mais o combien prenant reprend place dans le business des trafiquants de drogues avec le combat intérieur du dealer Brochette cousin de Laranjinha, pour changer de vie et abandonner le business.

Blessé par la police, soumis à la pression des chefs de gangs (Hibou, BB) impitoyables entre eux pour contrôler le marché et grimper dans la hiérarchie du crime, Brochette va avoir besoin de toute l’aide d’Acerola et de Laranjinha pour s’arracher à cette spirale infernale l’amenant à la mort.

En conclusion, s’ouvrant vers d’autres horizons plus généralistes cette « La cité des hommes, saison  2 » m’a moins passionné que la première.

On retrouve pour moi ces histoires de flirts adolescents dans tous les pays du monde et les transposer dans le cadre particulier et exotique de Rio de Janeiro n’apporte pour moi pas grand-chose.

Il restera effectivement le dernier épisode, le plus intense et le plus dur qui montre l’attrait que peu avoir un caid local pour les enfants et pour les femmes résidant dans ce micro monde sans loi qu’est la favela.

Acerola joue le rôle de l’enfant raisonnable, freinant son ami Laranjinha qui est lui attiré par ce mode de vie semblant en effet receler en apparence beaucoup de pouvoir.

Il ouvre les yeux à son ami sur la condition plus que fragile de son idole, avec une vie passée à se méfier de tout le monde, police, rivaux et proches.

Alors malgré ses petites critiques, « La cité des hommes, saison  2 » offre toujours un formidable dépaysement avec cette immersion profonde dans le quotidien des cariocas les plus défavorisés.

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Published by Seth - dans Société
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