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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 21:52

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1

 

 

Vous l’avez sans doute compris en lisant mes critiques plutôt sévères à l’encontre d’Ac/Dc période Brian Johnson,  je ne goute pas spécialement ce groupe de boogie-hard-and-roll qui remplit des stades entiers à grands coups de tournées à grand spectacle.

Toujours est il que malgré ces réticences, Ac/Dc est toujours la après trente ans de carrière et ceci en tant que dinosaures du rock force le respect.

Huit longues années après « Stiff upper lip » , les australiens qu’on pensait rangés des voitures a plus de soixante ans remettent le couvert avec un « Black ice » à la pochette sobre et aux volumineux quinze titres.

« Rock’n roll train » ouvre le bal, on est loin des rythmes survoltés de l’autoroute de l’enfer mais sur un mid tempo très chaleureux et au groove extrêmement sympathique.

L’insipide « Skies on fire » passe comme un spectre vite chassé par un « Big jack » aux gros refrains ronflants comme un vieux moteur de pickup fatigué.

Etonnamment « Anything goes » sort des sentiers battus par son aspect plus doux et par le chant de Johnson plus mesuré que d’habitude.

Un peu de testostérone et de punch surgit enfin avec « War machine » aux refrains plus incisifs mais l’embellie est de courte durée et tout s’écroule brutalement avec « Smash N grab » qui fait plutôt office de tapette à mouche que de presse hydraulique.

L’auditeur se prend presque à y croire avec « Spoilin for a fight » un peu plus appuyé mais « Wheels » manque de vitesse, « Décibels » est un blues quelconque, « Stormy may day » un blues franchement insupportable de nullité.

Ac/Dc en pilotage automatique balance sans trop y croire « She likes rock and roll » usé jusqu’à la corde, puis « Money made » d’une lenteur atroce.

On aimerait aimer le plus émouvant « Rock n roll dream »  mais le poussif « Rocking all the way » et même le bien terne « Black ice » n’apporte franchement rien.

En conclusion, malgré ses très bonnes critiques dans une presse trop respectueuse et complaisante pour toute la légende que représente Ac/Dc, « Black ice » est un album long, sans intérêt et complètement insipide.

Privés d’inspirations, de punch, Ac/Dc se recycle en mode petit braquet.

Je laisse les fans à leur adoration béate, mais il y a pour moi beaucoup de groupes plus petits, plus intéressants et moins surestimés que le Ac/Dc de la fin années 2000.

Il serait je pense sage pour ces musiciens vieillissants de songer à la retraite.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 20:11

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Comme dit dans la chronique précédente, le hard rock bourrin d’Ac/Dc prit une sévère claque dans les années 80 et le groupe de kangourous moribonds ne redressa vraiment la barre qu’avec le puissant « The Razor’s edge ».

Cinq après ce joli sursaut et un double live copieux assez remarquable, les australiens gonflés à bloc revinrent s’offrir une deuxième jeunesse inattendue avec « Ballbreaker » qui marqua le retour du batteur historique du groupe Phil Ruud absent depuis prêt de douze ans.

Autant j’ai été sévère sur la couverture de « Flick of the switch » autant celle de « Ballbreaker » se montre superbe tout avec cet artwork de comic book emprunté à Marvel.

C’est donc nanti d’un véritable optimisme qu’on s’attelle à « Hard as a rock » , grand tube de hard rock, aux riffs de guitare assez géniaux portant un morceau juste assez bien calibré pour cartonner sur les radios du monde entier.

Le clip, sorte de pastiche des péplums des années 60, fut également remarquable.

Malheureusement on déchante assez vite avec le lent, mou et informe « Cover you in oïl ».

Comme des vieux boxeurs se reprenant après un mauvais coup ayant troué leur garde, les vétérans se reprennent sur le plus cinglant « Furor »  avec un Brian Johnson grondant comme un vieux lion.

La facette blues du groupe est appelée avec « Boogie man » dont  le style trop statique me laisse complètement indifférent.

Ac/Dc ne fait pas mieux sur le très faible « The honey roll » qui ne fait pas de mal à une mouche, puis se ressaisit fugacement sur  le plus mordant « Burnin’ alive » ou « Hail Caesar » dont les solides refrains sauvent de la noyade.

Horriblement mauvais sont « Love bomb » et « Caught with you pants down » aussi excitants que des quinquagénaires bedonnants parlant de sexe.

La version poivrot « Whiskey on the rocks » est toute aussi navrante et cet album naufrage se clôt sur un « Ballbreaker » tendant bien tardivement de redonner un souffle plus hard à cet ensemble bien flaccide.

En conclusion, « Ballbreaker » et son titre lourdingue (casse-couilles) porte bien son nom.

Malgré le succès considérable qu’il reçut, ce disque montre pour moi un groupe vieillissant, en panne d’inspiration et d’énergie.

Mou, lent et pénible, « Ballbreaker » ne parvient à faire illusion que par de pales éclipses (comme le titre introductif « Hard as a rock »).

Un album bien dispensable à mes yeux donc.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 18:58

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3

 

 

En 1983, Ac/Dc atteint désormais sa pleine vitesse de croisière avec son nouveau chanteur Brian Johnson qui est déjà présent sur son troisième album en trois ans.

Sort alors le peu connu « Flick of the switch » à la pochette au minimaliste assez scandaleux pour un groupe decette envergure.

« Flick of the switch » débute avec « Rising power » qui déroule un mid tempo lourd au groove efficace.

On poursuit sur cette bonne impression avec « This house is on fire » fusion idéale de hard et de blues dans un tourbillon de haute énergie en condensation.

Ac/Dc garde le cap et continue a envoyer la sauce sur « Flick of the switch », avec un Brian Johnson dosant parfaitement son chant tout en puissance et en hurlements.

Le groupe semble reprendre son souffle sur le plus placide « Nervous shakedown » avant de produire une brutale accélération sur « Landside » et « Guns for hire » aux refrains cinglants.

Passé ce court moment de démonstration de puissance, Ac/Dc retrouve son rythme de croisière sur « Deep in the hole » puis sur le massif  « Bedlam in belgium » au groove façon bulldozer proprement irrésistible.

La petite passade blues « Badlands » introduit le rush terminal « Brain shake » véritable bombe hard vicieuse et méchante en diable.

En conclusion, « Flick of the switch » est en réalité une bonne surprise et un album assez injustement mésestimé dont aucun titre ne passa à la postérité.

Il manque certes d’originalité et demeure trop linéaire mais ces défauts se retrouvent quasi systématiquement dans la musique des australiens.

Avec son hard rock, direct, nerveux et accrocheur, « Flick of the Switch » n’a pourtant pas à rougir de la comparaison avec les standards du genre et mérite à mon sens plus de respect que le relatif anonymat qu’il subit depuis plusieurs années.

Seule explication sans doute, le début des années 80 voit le développement du heavy métal anglais de haut vol à la Priest/Maiden et l’émergence d’un nouveau style, le thrash metal américain.

Pris de vitesse par cette nouvelle vague, Ac/Dc et son hard rock daté vont alors connaitre la décennie la plus noire de leur existence, ce qui n'empeche pas ce disque d'etre dans l'absolu de bonne facture.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 21:20

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2

 

 

Explorant toujours les multiples familles du hard rock, voici Statovarius groupe finlandais adepte d’un speed métal mélodique cousin de celui déjà décrit avec les allemands de Gamma ray.

Bien que lancée à la mi 80, la carrière des finlandais prit un nouvel essor au milieu des années 90 avec l’arrivée d’un nouveau chanteur Timo Kotipelto laissant se concentrer le guitariste Timo Tolki sur le travail de composition.

En 2000, Statovarius alors a l’apogée de sa renommée sort son huitième album « Infinite ».

Comme le montre la pochette de l’album, plutôt jolie voir gentillette, la musique du groupe n’est pas sombre ni particulièrement agressive mais plutôt énergique, entrainante et positive.

« Infinite » entame avec « Hunting high and low » , titre plaisant aux refrains particulièrement entrainants ou la voix mélodieuse de Timo Kotipelto s’impose.

Le clip montrant un cadre supérieur se débarrassant de son égoïsme et de la société de consommation pour retrouver des instincts plus simples et naturels est du reste assez réussi.

On retrouve toutes les caractéristiques du speed sur « Millenium » : tempo rapide, batterie omniprésente, gros refrains et voix aigue avant de basculer sur une longue ballade « Mother gaia » très bien exécutée influencée par Queen mais sans saveur ni émotion particulière.

La force du groupe apparait sur « Phoenix » passage rapides sans toutefois commettre l’erreur de la surcharge comme le fait Gamma ray puis refrains ultra mélodiques pour adoucir le propos.

Statovarius retombe ensuite dans tous les travers du genre sur « Glory of the world », titre faible et lourdingue surchargé des claviers bien inutiles de Jens Johansson tandis que « A million light years away » vient aérer le propos avec un arrière gout de hard-FM au final pas désagréable.

L’insipide « Freedom » précède le grandiloquent « Infinity » truffé de chœurs et de grandes envolées s’étalant sur plus de neuf minutes.

L’album se termine avec « Celestial dream » qui surpasse absolument tout en matière d’exaltation pompeuse.

En conclusion, « Infinite » n’est ni un bon ni un mauvais album.

Le style de Statovarius est plus supportable que celui de Gamma ray, avec une musique moins violente, plus aérée et mélodique.

Mais ceci ne suffit pas pour autant à vraiment faire accrocher à ces compositions efficaces mais manquant de tranchant, de punch ou tout simplement de personnalité à l’image du chant de Kotipelto, lisse, propre et trop stéréotypé.
Avec son propos proche de la nature et cosmos, on a quelques fois envie de mettre des baffes au groupe pour l’obliger à se réveiller un peu et viriliser un peu sa musique et de lui dire que les dauphins c'est aussi sympa bien cuit dans son assiette.

« Infinite » ou le parfait album pour ceux qui n’aime pas le rock, sale, méchant et dangereux.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 13:25

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3

 

 

Voici à présent le traitement d’un ouvrage central dans l’univers DC comics et du comic book en général, « Crisis on infinite earths » de Marv Wolfman et George Perez au dessin.

Publié en 1985, « Crisis on infinite earths » est le premier cross over d’envergure mélangeant tous les super héros historiques de l’univers DC dans une gigantesque histoire épique dont l’issue viendra bousculer l’ordre établi.

Ce procédé sera ensuite repris, notamment par Marvel mais aussi par d’autres dessinateurs de DC.

Le cross over a ses adeptes mais aussi ses détracteurs.

Celui crée par Wolfman relate ni plus ni moins que la fin du monde, ou plutôt de tous les mondes alternatifs de l’univers DC, sombrant les uns après les autres dans une succession de catastrophes naturelles provoquées par un flux destructeur d’anti matière.

Si les mondes actuels sont touchés, ceux du passé le sont également, et les bouleversements touchent donc toutes les époques avec des effets de bords assez déroutants consistant en des mélanges entre passé et présent, ou entre des mondes alternatifs situés à une même époque.

Dison le franchement, il n’est pas facile quand on ne maitrise pas par cœur toute la cosmogonie de DC de se repérer dans les premières pages du récit, qui se chevauchent de manière particulièrement embrouillée.

Un personnage sert pourtant de fil conducteur à travers ce flot de catastrophes anxiogènes, Paria, dont les apparitions énigmatiques semblent montrer un être rongé par la culpabilité dans le tour tragique des évènements.

Le super héros Flash, parcourant le temps grâce à sa vitesse surnaturelle jouera un rôle équivalent de messager de l'apocalypse.

Ensuite apparait le Monitor, être surnaturel de l’espace envoyant sa messagère Avant Courrier(Harbringer) pour recruter des super héros de différents mondes et époques afin de constituer une équipe capable d’entraver la marche de cette catastrophe.

Sont recrutés Superman, un Green Lantern noir, Cyborg, Geoforce, le sombre Obisidian, le singe savant Solovar , la belle Dawnstar, Firebrand, le ridicule homme gadjet  Blue Bettle, Psycho Pirate,  le magicien Arion, Firestorm, le pale sosie de Magnéto Dr Polaris et le télépathe Psimon.

Leur tache principale est de combattre des spectres envahissant les terres alternatives pour précipiter leurs fins mais également de protéger une machine crée par le Monitor pour entraver le flux d’antimatière.

Au cours d’une de leurs intervention, Psycho pirate est enlevé par une être supérieur qui désire utiliser ses immenses facultés à contrôler les émotions des gens.

Cet être supérieur s’avère être l’Anti-Monitor, double maléfique du Monitor et instigateur de ce phénomène de destruction.

Contraint d’aider son nouveau maitre qui augmente ses pouvoirs et lui promet des mondes à contrôler, Psycho pirate aura pour compagnon d’infortune Flash lui-même retenu prisonnier.

Très puissant, l’Anti monitor manipule Harbringer pour tuer le Monitor mais celui l’avait prévu aussi avait-t-il chargé Alex Luthor fils de Luthor et Lois Lane dans le monde alternatif Terre-3, de reprendre son combat.

Rendu capable de manipuler les flux de matière et d’antimatière, Alex est en effet un régulateur à lui tout seul et est la principale arme contre l’Anti-Monitor.

Alex convoque une assemblée de héros encore plus large chargée de défendre les mondes non encore avalés pour retarder le processus.

Les combats sont alors innombrables sur de multiples mondes tandis qu’Alex aidé par Harbringer éloigne les mondes restant du flux d’antimatière.

Alex envoie ensuite à un commando de super héros pour aller frapper l’Anti Monitor dans son monde d’antimatière.

La bataille est épique face au monstre surpuissant qui a même le dessus sur Superman.

C’est alors Supergirl qui se sacrifie en parvenant à endommager suffisamment l’Anti Monitor pour le faire reculer.

Cette mort héroïque et l’enterrement réalisé par Superman, sont parmi les moments les plus émouvant du récit.

La suite du récit consiste en de multiples résurrection de cet ennemi increvable qui chaque fois revient à la charge pour accomplir son œuvre de destruction.

Dans cette lutte âpre et semblant sans fin, Flash contraint Psycho-pirate a se retourner contre son maitre puis se sacrifie pour détruire le canon anti matière de l’Anti-Monitor.

Les choses se compliquent avec l’arrivée d’une armée de super criminels contrôlée par le robot Brainiac et un avatar en armure de Luthor.

Le but de cette alliance est la prise de pouvoir de terres restantes.

L’affrontement d’envergure avec les super héros est alors inévitable.

La virulence de la menace de l’Anti-Monitor contre le Spectre a l’affronter

De leur lutte nait un univers unique ou certains héros apparaissent et d’autres ont disparu.

Mais alors que le récit pourrait s’arrêter la, une ultime bataille contre l’Anti-Monitor a lieu.

Conjuguant alors toutes leurs énergies et leurs talents, les héros restant affrontent le monstre dans une lutte épique.

Superman parvient à l’affaiblir assez pour que Alex Luthor le détruise et rétablisse enfin l’harmonie dans l’univers.

En conclusion, on comprend à sa lecture que « Crisis on infinite earths »  soit vu par bon nombre de lecteur de comic book comme l’une des meilleurs histoires écrites.

Le cross over crée par Wolfman est en effet une saga cosmique hyper complexe dotée d’histoires et de sous histoires à tiroirs.

On retrouve donc les principaux ingrédients de ce type de récit, une menace supérieure mobilisant les énergies de chacun et provoquant l’union sacrée des individualités, l’ampleur des aventures avec des luttes épiques dans des mondes multiples et souvent spatiaux puis les hauts sentiments nécessaires à glorifier l’attitude du héros.

Rien à dire également sur la qualité des dessins de Perez, proche du top absolu avec un mélange de classicisme et de force très impressionnant.

Les quelques reproches que je ferais sont donc, le coté interminable de la saga avec un ennemi qui n’en finit pas de mourir et de revenir et le trop grand enchevêtrement des histoires qui nuit parfois à la clarté de l’intrigue.

Le problème de ce type d’histoire est que la multiplicité des personnages oblige souvent à n’avoir que des visions superficielles des héros considérés comme secondaires.

Batman ne joue ici par exemple qu’un rôle de figurant, la part du lion étant réservée à Superman, Supergirl et Flash.

« Crisis on infinite earths » introduit un remaniement important dans l’univers DC, mettant fin à ses ridicules histoires de terres alternatives ou vivent des super héros bis, copies en toc des héros d’origine de la planète terre.

Coté méchant, mention spéciale au torturé Psycho-pirate et au télépathe rebelle Psi-mon.

Même si mon cœur appartiendra toujours à Marvel, « Crisis on infinite earths » est donc une œuvre colossale d’auteurs obsédés, un monument pharaonique du comics, qu’on peut aujourd’hui considérer avec le plus grand des respects.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:56

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5

 

 

Malgré le succès d’estime de « THX 1138 » oeuvre intellectuelle et torturée, c’est véritablement en 1977 avec le premier volet de la guerre des étoiles « Star wars IV : un nouvel espoir » que la carrière de George Lucas va décoller pour atteindre des sommets je pense à ce jour inégalés dans le domaine de la science fiction.

Car oui, Star wars est une saga cosmique culte qui charma et charmera plusieurs générations de jeunes et de plus âgés à présent.

Généralement on commence par la voir étant enfant, puis on la revoit plusieurs fois au cours de sa vie toujours avec tendresse, passion ou indulgence nostalgique en revenant inlassablement au même sentiment : mon dieu que c’est bien fait.

Ma prétention en chroniquant l’épisode IV de la série n’est donc pas de supplanter les aficionados du genre et les geeks de tout poil qui auraient une lecture plus fouillée et minutieuse de l’œuvre mais de livrer mon ressenti à une époque de ma vie donné de jeune adulte des années 2010.

L’histoire est connue de tous ou presque, mais il convient de la rappeler.
Dans un passé (ou un futur ?) indéterminée et imaginaire, l’univers est dominé par les armées de l’Empire, vaste organisation militaire régnant par la force et luttant contre les derniers bastions de la Rébellion, formée majoritairement d’humains dirigés par la princesse Leia (Carrie Fisher).

Leia est parvenu a dérober les plans d’une arme terrifiante crée par l’Empire, l’Etoile noire, base secrète de la taille d’une planète, disposant de la capacité de détruire à distance n’importe quel monde.

Prise en chasse par un croiseur de l’Empire, elle est finalement capturée mais a le temps d’envoyer deux de ses robots droides, C3-PO (Anthony Daniels) et D2R2 (Kenny Baker) chercher de l’aide.

Les deux robots échouent sur une planète pseudo désertique appelée Tatooine, sont capturés puis vendus comme esclaves domestiques à une famille de modestes fermiers de la région.

Le neveu des fermiers, le jeune Luke Skywalker (Mark Hamill) vit dans le souvenir d’un père mort lors de combat contre l’Empire.

Excellent pilote, curieux et intrépide, Luke va s’intéresser aux droides et découvre le message envoyée par Leia pour aller chercher de l’aide auprès de Obiwan Kenobi (Alec Guinness), vieil et mystérieux ermite vivant dans une région reculée de Tatooine.

Prêt à toute les aventures, Luke part à l’aventure chercher Obiwan, et découvre plus tard que sa famille a été massacrée par les troupes de l’Empire à la recherche des droides.

Il décide alors de s’engager dans la Rebellion avec Obiwan et de retrouver la princesse Leia sur sa planète d’origine Alderaan.

Mystique et sage, Obiwan enseigne à Luke qu’il est un chevalier Jedi, un ordre aujourd’hui disparu de chevaliers maitrisant la Force, source d’énergie qu’un Jedi est capable de mobiliser pour déplacer des objets, user de télépathie ou développer ses aptitudes physiques mais que l’ordre a été massacré par Dark Vador (David Prowse), son ancien élève, devenu Jedi félon ayant rejoint les troupes de l’Empire.

Luke se montre intéressé et commence à suivre quelques enseignements du maitre.

Mais les deux hommes ont besoin d’un transport pour se rendre sur Alderaan.

Ils le trouvent en passant un contrat avec Han Solo (Harrison Ford), contrebandier des plus louches uniquement intéressé par le profit mais possesseur d’un incroyable vaisseau spatial le Faucon Millénium capable de voler dans l’hyper espace plus vite que la vitesse de la lumière.

Hâbleur et peu fiable, Solo travaille avec son associé Chewbacca (Peter Mayhew) un immense gorille de race Wooky lui servant de pilote, mécanicien et de garde du corps.

Toute l’équipe embarque et se retrouve capturée par l’Etoile noire.

Astucieux, courageux et grandement aidé par les pouvoirs de Kenobi, la débrouillardise de Solo et les capacités techniques de droides, Luke parvient à libérer Leia et à s’enfuir sur la planète Yavin IV ou se situe la base secrète de la Rébellion.

Mais au moment de partir, Obiwan est tué au cours d’un duel au sabre laser avec Dark Vador.

Très affecté par la perte de son mentor, Luke accepte de participer à une attaque quasi suicide contre l’Etoile noire afin de déposer en un point stratégique une bombe visant à la faire imploser.

Le peu courageux Solo se détache de cette mission et après quelques tentatives infructueuses de séductions envers la princesse Leia décide de quitter l’aventure.

Luke joint donc une escadrille de chasseur X et la bataille spatiale commence donc contre les chasseurs Tai de l’empire.

C’est la le point culminant d’un film par ailleurs assez déjà assez génial, avec des combats épiques ou les lasers crépitent et ou les appareils réalisent d’impressionnantes manœuvres.

L’héroïsme est bien entendu présent avec la notion de sacrifice pour une mission plus haute que son intérêt personnel.

Mettant à profit ses dons de pilote et les enseignement d’Obiwan sur la maitrise de la Force, Luke parvient à s’infiltrer entre les défenses de l’Etoile noire et aidé par une intervention in extremis de Solo et de son Faucon Millenium qui lui permet d’écarter Vador, dépose la bombe permettant la destruction de la base.

L’épisode IV se termine donc sur un happy end avec Vador seul rescapé d’un coup d’éclat fracassant de la Rébellion contre l’Empire.

En conclusion, « Star wars IV : un nouvel espoir » est un pur chef d’œuvre.

D’une richesse et d’une créativité insensée, le film emmène le spectateur dans un monde fantastique qui stimule fortement son imagination avec des images de toute beauté que ce soit dans le design des vaisseaux spatiaux (la pureté des lignes du Faucon Millenium) ou dans les mondes exotiques peuplés d’espèces extra-terrestres.

A partir d’un schéma basique, la lutte du bien contre le mal, Lucas crée de toute pièce un univers merveilleux et insuffle un incroyable souffle épique à ses folles aventures spatiales.

Pas de temps mort, tout est ici parfaitement dosé, équilibré et disons le franchement passionnant.

On apprécie le jeune Luke, archétype du héros idéaliste, courageux et attachant parfaitement contre balancé par le coté voyou de charme de Solo, sans nul doute le meilleur rôle d’Harrison Ford avec Indiana Jones.

Le film revêt plusieurs niveaux de lecture, l’un plus ludique voir comique avec ces personnages de dessins animés que pourraient être les deux robots droides fortement inspirés de Laurel et Hardy, entre un C3-PO délicat et sensible et un D2-R2 débrouillard et joueur, l’autre plus adulte avec la dimension mystique de la maitrise d’un pouvoir absolu (la Force) allant de paire avec le code moral d’un chevalier.

Mais le personnage le plus fascinant et énigmatique de l’épisode IV demeure Dark Vador avec son masque, armure noire, sa voix issue caverneuse issue d’un caisson de survie et le versant maléfique du pouvoir corrompu qu’il incarne.

Les combats au sabre laser firent beaucoup pour le renommée de la saga, pour ma part je retiens surtout de ce premier épisode l’hallucinante séquence de fin avec l’assaut contre l’Etoile noire.

Agrémenté d’une superbe remasterisation, de l’adjonction de petite scènes introduisant par exemple Jabba le Hutt « Star wars IV : un nouvel espoir » est un film formidable justement récompensé artistiquement (par une pluie d’oscars) et commercialement par des entrées colossales.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:08

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Peu de gens savent finalement que bien avant le premier Star wars, George Lucas alors sortant de ses études de cinéma réalisa son premier long métrage appelé « THX 1138 ».

Produit en 1970 par son ami Francis Ford Coppola,  « THX 1138 » introduit dès les premières secondes le spectateur dans un univers oppressant de science fiction ou l’homme standardisé, chimiquement contrôlé n’est qu’un maillon élémentaire d’un grand système productif.

THX 1138 (Robert Duvall) est un de ces travailleurs d’un monde sous terrain.

Il assemble toute la journée des barres radioactives à l’aide de pinces manipulatrices dans une enceinte surprotégée surveillée par un poste de contrôle qui voit et entend tout.

Le soir il rentre dans son logement retrouver LUH 3417 (Maggie Mc Omie), sa compagne au crane rasé tout comme lui.

Il  se nourrit de médicaments, regarde de stupides programmes holographiques, se masturbe à l’aide de machine et effectue la prière avec LUH devant une sorte de prêtre également holographique.

Mais THX 1138 ne supporte pas cette vie abrutissante et aspire à plus de liberté.

Poussé par LUH  à la rébellion contre le système, il ne prend plus ses traitements, brave les interdits en ayant un rapport sexuel avec elle.

La réaction du système est brutale et rapide.

THX se voit séparé de LUH mais il supporte il pas qu’on lui enlève sa présence.

Son comportement devient alors déviant et entraine un accident à l’usine de nucléaire.

Il est jugé expéditivement incurable et condamné à être retraité.

Commence alors une sorte de purgatoire pour THX.

Enfermé dans une immense pièce blanche sans aucun relief ni objet, il est inlassablement épié et torturé par des policiers robots au visage de masque impassible.

Dans sa prison, il rencontre d’autres détenus comme lui, SEN 5241 (Donald Pleasance) et un hologramme noir nommé SRT (Pedro Colley) qui leur permet de s’enfuir.

Les trois hommes se retrouvent donc en cavale et pourchassés par les policiers robots.

Seul parmi eux, THX qui comprend que LUH a été exécutée, parvient à aller au bout de sa révolte en quittant le monde sous terrain après une mémorable course poursuite voiture contre moto.

Le film se termine sur la vision de THX enfin à l’air libre d’un monde en apparence désertique et baigné d’une lumière solaire quasi surnaturelle.

En conclusion, « THX 1138 » est un film impressionnant malgré son manque de moyen et intéressant dans son propos inspiré des visions totalitaires futuristes des romans de George Orwell ou d’Aldous Huxley.

Son esthétique froide et austère pourra rebuter certains et sembler bien sinistre mais le monde que décrit Lucas est ici à cette image, sans lumière, sans couleur, sans variété, privé de pulsions vitales et dominé par un pouvoir politique totalitaire s’appuyant sur une science castratrice.

Le reproche principal qu’on pourrait faire au film est un certain manque de rythme et un aspect parfois contemplatif dans certaines scènes.

Seul la scène finale avec la course poursuite entre une Ferrari customisée en engin du futur et des policiers robots juchés sur des motos montre un aspect embryonnaire du talent de Lucas pour ce type de scènes qui contribueront à sa renommée par la suite.

Finalement peu connu car trop intello, austère et empreint d’idées d’extrême gauche, « THX 1138 » est film à découvrir ou à redécouvrir avec plaisir.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:53

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Suite logique et quasi immédiate au premier opus, « Kill Bill volume 2 » de Quentin Tarantino sort dans la foulée en 2004.

On y suit la poursuite de la vengeance de la Mariée (Uma Thurman) avec au fur et à mesure du récit la divulgations d’informations concernant le massacre en lui-même dans l’église de Two Pins au Texas et les motivations du principal commanditaire Bill (David Carradine) leader du Détachement International des Vipères Assassines.

On découvre donc que Bill était l’amant de la Mariée et qu’il l’a poussée à suivre les enseignements d’un expert en arts martiaux chinois appelé Pai Mei (Gordon Liu).

Dans ce long flash back, on suit tous les clichés des films d’art martiaux sur l’enseignement du vieux maitre à la jeune recrue ignorante sans réellement savoir quelle est la part de moquerie (Pai Mei est en réalité un jeune acteur affublé d’un ridicule accoutrement de vieillard) et la part de sérieux (la rudesse du traitement infligé à la Mariée).

Etrange donc pour ne pas dire irritant, mais toujours est il que ceci explique les stupéfiantes capacités en arts martiaux de la Mariée.

Sa vendetta l’amène à la rencontre de Sidewinder (Michael Madsen) devenu une caricature de beauf américain bedonnant, buveur et vivant dans une caravane.

Pourtant Sidewinder surprend la Mariée et lui tire au fusil en plein plexus.

Comment la Mariée survivra à cet impact, cela le film ne le dira jamais.

Toujours est il que Sidewinder décide d’enterrer sa victime vivante dans l’une des scènes les plus pénibles à endurer de tout le film.

La Mariée parvient grâce aux techniques de Pai Mei à se sortir de ce cauchemar claustrophobe et n’a qu’à affronter California moutain snake (Daryl Hannah) après qu’elle eut elle-même tué ce brave Sidewinder aveuglé par sa cupidité.

Après une lutte au sabre d’une violence extrême dans la roulotte, la Mariée se débarrasse du dernier employé de Bill et se rend chez son ex mentor et amant.

Mais Bill lui montre une facette inattendue de sa personnalité en se montrant comme un bon père ayant pris soin de leur fille commune recueillie après la tentative de meurtre à l’Eglise.

Commence alors une scène interminable se voulant la plus introspective du film.

Finalement l’affrontement a lieu et le happy end annoncé également.

En conclusion, meme si on peut avoir de la sympathie pour le régrétté David Kung Fu Carradine, « Kill bill volume 2 » est pour moi moins bon que le premier opus.

On perd en effet la grâce relative de l’univers du combat de sabre asiatique, pour basculer dans quelques chose de plus commun, brutal et finalement plus laid.

 

Avec ses quelques scènes fortes jetées pèle mêle, des références aux westerns et aux films d’arts martiaux s’entrechoquant on ne sait pas très bien pourquoi ni comment et surtout de grandes longueurs dans des dialogues entre Carradine et Thurman à franchement mourir d’ennui, « Kill Bill volume 2 » s’est finalement avéré une mixture trop indigeste pour moi.

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Published by Seth - dans Action
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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:17

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En proie à des influences extérieures, j’ai regardé le premier volume des Kill Bill, avec « Kill Bill volume 1 » de Quentin Tarentino.

Sorti en 2003, « Kill Bill volume 1 »  raconte l’histoire de la sombre vengeance d’une femme appelée la Mariée (Uma Thurman) laissée pour morte d’une balle dans la tete alors qu’elle répétait sa cérémonie de mariage au Texas.

Lorsque la Mariée sort de quatre ans de coma, elle prend conscience qu’elle a perdu toute sa famille et ses amis, massacrés lors de la cérémonie.

Elle décide alors de mettre à profit ses dons d’ex tueuse pour retrouver les cinq personnes qu’elle soupçonne d’avoir commis ses crimes, ses ex associés de la bande du Détachement International des Vipères Assassines commandée par un certain Bill (David Carradine).

Après avoir éliminé Copperhead (Vivia A Fox) sous les yeux de sa propre fille, la Mariée se lance alors dans la traque d’une ennemie encore plus redoutable, Cottonmouth (Lucy Liu) tueuse sino-américaine devenue l’une des figures les plus établies des clans Yakuza de Tokyo.

Très protégée, notamment par une horde de quatre vingt huit gardes du corps et par sa gardienne privée la teenager Gogo Yubari (Chiaki Kuriyama) aux airs d’héroïne de manga, Cottonmouth est une proie difficile voir impossible à atteindre.

Pour s’armer dans sa quête, la Mariée se rend chez Hattori Hanzo (Sonny Chiba), expert ancestral dans la fabrication de sabre de samouraïs, appelé katana.

Ayant sensibilisé le vieil homme reconverti en restaurateur de sa responsabilité de fournisseurs d’armes aux Vipères, la Mariée parvient à le convaincre de lui forger un ultime et merveilleux sabre.

Regonflée à bloc, la Mariée affronte Cottonmouth et son armée dans une succession de combats non stop, ou le sang gicle à torrent et les membres volent comme si ils étaient ceux de volailles à l’abattoir.

Après cette interminable hystérie de violence, la Mariée peut après s’être débarrassée de la coriace Gogo, affronter Cottonmouth dans un combat singulier et se venger dans la plus pure tradition des samouraï.

Le premier volet s’achève donc sur la première partie de la vengeance de la Mariée et l’assassinat de deux personnes sur cinq dans la fameuse liste.

En conclusion, « Kill bill volume 1 » est un film étrange, construit sur un scenario de type western (la grâce et le mystère en moins) et réalisé comme un pur film d’arts martiaux asiatiques traditionnels.

Coté positif une certaine folie et une certaine esthétique notamment lors du combat final superbe dans un décor de neige, viennent étonner.

Il est également indéniable que Tarantino sait filmer des scènes d’action, sauf qu’il verse systématiquement dans l’outrance et finit par lasser lors de ses interminables combat au sabre ou les morts tombent comme dans un jeu vidéo.

Toujours gêné par cette représentation ludique de la violence, c’est le principal reproche que j’adresserai à ce film rythmé.

Coté acteur, si Lucy Liu m'est remarquable de beauté cruelle, je suis resté complètement insensible au charme de Uma Thurman et demeuré sceptique sur ses invraisemblables performances physiques.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 19:32

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Dans le monde toujours vaste et évolutif des super héros Marvel, j’ai découvert assez tardivement Deadpool avec l’album « Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson » de Duane Swirczynski sur des dessins de Jason Pearson.

Sorti en 2010, « Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson » (quel excellent titre ! ) est un court récit ayant le mérite de remettre en lumière les origines d’un super héros au comportement fascinant car aussi détestable que jouissif en raison de sa haute teneur psychotique.

Arrêté par le gouvernement américain, Deadpool est alors contraint par les sénateurs de se défendre après le massacre par lui et son équipe de narco trafiquants sur le sol mexicain.

A cette occasion, Wade Wilson explique donc qu’il est un ancien soldat qui après avoir appris qu’il était atteint d’une tumeur incurable au cerveau, a servi de cobaye à l’armée américaine pour expérimenter un facteur auto guérisseur similaire à celui de Wolverine.

Bien que défiguré et rendu à moitié fou par les traitements, Wilson survécut et intégra le projet arme X avec d’autres cobayes comme le Tireur (Bullseye) bien connu des fans de Daredevil et de deux femmes Silver Sable et Domino, tous devenus de formidables machines à tuer pour les opérations ultra secrètes du gouvernement americian.

L’essentiel du récit consiste donc dans les élucubrations d’un type masqué, malade mental imprévisible mentant et jouant avec un jury chargé de lui extirper un semblant de vérité.

L’exercice est rendu plaisant par le coté délirant de la personnalité de Deadpool, tueur quasi immortel capable de tout y compris de faire croire que son vrai visage est celui de Michael Jackson !

En conclusion, en permanence sur le fil du rasoir, oscillant comme un funambule sur son fil entre réalité et pur délire, Swirczynski réussit son pari à priori délicat et à donner des informations sur un héros par nature insaisissable, mystérieux et  anti politiquement correct.

Mais l’humour et l’auto dérision (Deadpool n’hésite pas interpeller le lecteur en lui faisant prendre conscience qu’il sait qu’il lit un comic !) sont en permanence contre balancés par une violence sauvage, comme lors des horribles exactions du commando de l’arme X.

Enfin, même si je ne suis pas un grand fan des dessins sombres et anguleux de Pearson, son style sec et nerveux donne suffisamment de punch au récit pour maintenir l’attention du lecteur embarqué sur des chemins souvent sinueux.

Deadpool, un personnage à suivre pour moi pour son coté hors norme même si dans le registre fou dangereux, le Tireur qui fait ici quelques apparitions aura toujours assurément ma préférence.

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