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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 16:06

Spider_man_1979.jpg2

 

 

La suite des aventures de l‘homme araignée avec « Spider-man, l’intégrale 1979 » ou officient Bill Mantlo et Tony Isabella au scenario avec toute une tripotée de dessinateurs Jim Mooney, Franck Miller, Lee Elias, Mike Esposito, Rich Buckler.

Le lecteur est ici tout de suite dans le vif du sujet puisque le plus urbain des super héros se trouve immédiatement en grande difficulté car atteint de cécité après avoir été frappé par une rafale optique du Maraudeur masqué, super criminel désirant par ses capacités scientifiques prendre le contrôle de la Maggia.

Outre son casque, le Maraudeur utilise comme homme de main un étrange androïde appelé le Tri-man doté d’une force surhumaine et capable de se transformer en avion voir en bombe.

Privé de sa vue, Spider-man n’est plus que l’ombre de lui-même, manquant de chuter dans ses évolutions aériennes au milieu des gratte ciels new yorkais.

Complètement désespéré, il reçoit l’aide de Daredevil qui le rassure quand à sa prochaine guérison et lui apprend à mieux utiliser ses hyper sens arachnéens pour compenser son handicap.

A eux deux et sous la plume de Miller, les super héros mettent en déroute les plans du Maraudeur qui avait implanté une bombe nucléaire dans son Tri-man en menaçant de la jeter contre New-York.

Miller rend ensuite le crayon à Mooney pour la suite des aventures de l’homme araignée.

A peine tiré d‘affaire, Spider-man est sérieusement menacé par Carrion, monstrueux clone cadavérique du Professeur Warren ex professeur de biologie devenu le Chacal puis tué au cours d‘un combat contre le Tisseur, que ses pouvoirs (intangibilité, destruction de tout corps organique par toucher, force surhumaine, téléportations, télépathie limitée)  rendent beaucoup trop fort pour notre monte en l’air.

L’aide que lui apporte le Tigre blanc est insuffisante et Spider-man échappe par miracle à une sorte d’amibe crée par Carrion afin de cloner ses pouvoirs.

Spider-man retourne l’amibe contre Carrion qui annule fort heureusement les pouvoirs de son créateur et lui permet de se débarrasser d’un ennemi cauchemardesque.

L’épisode suivant avec l’apparition d’un nouveau criminel appelé Iguana (sorte de Lézard bis en plus méchant) ne dépasse pas le cadre de l’anecdotique.

Tout juste permet il de revoir le torturé Docteur Connors, criminel ambigu maudit par son terrible secret et d’éjecter en trois planches le sympathique porto ricain Hector Ayala alias le Tigre blanc, du cercle des amis de Peter Parker.

L’équipe de scénariste (Tony Isabella) et de dessinateurs (Lee Elias et Mike Esposito) est alors complètement changé pour un médiocre épisode autour de Psychum, faux criminel télépathe que Spider-man parvient à remettre dans le droit chemin.


On retrouve ensuite le duo Mantlo/Mooney pour l’affrontement d’un autre médiocre super criminel appelé l’Essaim, dont le corps est constitué d’abeilles mutantes !

Plus classique et efficace est le dernier épisode avec une lutte au couteau contre le Docteur Octopus plus fou que jamais et désireux de s’emparer d’un sous marin nucléaire américain.

En conclusion, dans la continuité des années précédentes, « Spider-man, l’intégrale 1979 » ne révèle pas d’intenses moments d’émotions dans la vie du monte en l’air arachnéen.

Seul l’apport sympathique de Miller qui apporte son univers avec Daredevil et le cadavre ambulant Carrion sauvent réellement de la dégringolade les aventures de Spidey.

Pour le reste, même si le travail de Mooney est propre, Spider-man affronte des ennemis peu crédibles (qu’on ne reverra du reste jamais) comme l’improbable Essaim, le fade Iguana ou le limite ridicule Psychum.

Pour les valeurs sures il reste ce bon vieux Doc Oc qu’on ressort des cartons mais ceci demeure au final tout juste moyen.

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 22:08

Ecstasy.jpg

3

 

 

A l’instar de Houellebecq ou Nothomb, Fréderic Beigbeider est l’un des auteurs français les plus lus mais aussi les plus hais, tant  le personnage médiatique peut hérisser par instant même si de mon point de vue son talent est réel.

Publié en 1999, « Nouvelles sous ecstasy » est une des œuvres de jeunesse du trublion qui compile quelques textes parus dans divers magazines (Max, Teknikart ...)  dont le point commun affiché est d’avoir été composé sous l’influence de la drogue appelée ecstasy.

Le ton est résolument décalé, parfois complètement délirant avec un mélange de fantasmes trash et de pensées plus profondes assénées avec un talent explosif et jubilatoire.

Le format très court des nouvelles se prête il est vrai parfaitement bien à ce type d'écriture complètement déjantée..

Eternel écorché vif, Beigbeder y parle du monde de la nuit, de la sexualité, décrit brillamment sa première expérience avec l’ecstasy mais se livre aussi plus personnellement sur ses complexes de jeunesse (autour de la belle explication de texte de la chanson « J’aime regarder les filles » de Patrick Coutin) ou sur le manque de sens de la vie et l’impossibilité de l’amour.

Derrière le personnage de noctambule, de fêtard extraverti en quête d’expériences on comprend en effet que se cache un homme solitaire et mélancolique jusqu’au nihilisme.

En conclusion, j’ai plutôt apprécié  le coté simple, fou, rock‘n‘ roll de « Nouvelles sous ecstasy » .

Bien entendu le contenu de ces nouvelles est assez mince, mais le style brillant, drôle et incisif de Beigbeder fait souvent mouche et se montre très agréable à déguster.

Au delà de la forme assez spectaculaire, le lecteur attentif pourra découvrir les prémisses d’un mal être profond par rapport aux relations humaines et à la vacuité de la société de consommation s’appuyant sur ses valeurs pivots (sexe, argent, pouvoir) pour régir le monde actuel.

A lire donc pour découvrir en mode léger l’univers de l’écrivain.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 16:28

Spider_man_1976_1977.jpg

2

 

 

« Spider-man, l’intégrale 1976-1977 »  retrace deux années de la vie du Tisseur de toile new yorkais.

A cette époque marquée par une grande instabilité de multiples scénaristes et dessinateurs se succèdent.

C’est Gerry Conway qui s’y colle le premier avec le très bon Sal Buscema au dessin pour conter l’accrochage entre Spidey et la Tarentule, super criminel latino américain dont le principal pouvoir est de posséder des pointes venimeuses sur les pieds.

La Tarentule et deux de ses hommes de main sont  payés par un mystérieux inconnu pour enlever le vice président de l’université ou étudie Peter Parker puis assassiner le maire de New York.

Les accrochages entre les deux arachnides sont rugueux mais Parker si il ne peut empêcher l’enlèvement du vice président a toujours légèrement le dessus sur ce criminel latin orgueilleux et machiste qui ne lâche pas prise facilement.

Ayant échoué en solitaire, la Tarentule reçoit sur ordre de son commanditaire l’aide du chasseur Kraven, ennemi historique de Spider-man.

Même si les deux homme parviennent à capturer le président de l’université, Kraven obnubilé par un désir de revanche contre son vieil ennemi se fait à nouveau battre, Spidey l’électrocutant in extremis alors qu’il était menacé de mort.

Puis Jim Shooter prend la suite et le mystérieux commanditaire de ses enlèvements se révèle enfin être Luminex, dit le docteur Lansky, docteur en physique reconverti en super criminel pour étancher ses rêves d’autonomie financière.

Capable de convertir la lumière en force solide, Luminex est un ennemi de gros calibre, comparable à Electro qui surclasse aisément la Tarentule et que Spider man ne peut vaincre que par astuce.

Après cette conclusion, Archie Goodwin prend les manettes pour quelques épisodes sans intérêt autour d’un sempiternel retour du Vautour, qui malgré les progrès de son équipement échoue encore une fois lamentablement dans ses plans de revanche.

A cette occasion, Morgan un caïd de Harlem croit bon d’engager Hitman un tueur ressemblant au Punisher pour éliminer Spider-man puis le Vautour mais le résultat malgré l’arsenal du mercenaire n’est pas meilleur.

Le niveau des épisodes chute alors sensiblement quand Ross Andru et Franck Giacoia passent aux dessins pour une aventure autour de Morbius, vampire de sous catégorie horriblement mal dessiné (quand on compare à la finesse des traits du Baron Blood de Byrne) .

Personnage gentil mais tiraillé par sa malédiction, Morbius irrite et ce n’est pas le fait qu’il soit possédé par un nouveau criminel appelé l’empathoide, entité techno-organique se nourrisant des émotions humaines qui améliorera la qualité de l’histoire.


La valse des scénaristes continue avec Bill Mantlo, le retour de Sal Buscema pour un épisode relativement intéressant autour du personnage du Tigre Blanc, super héros latino américain s’opposant à partir d’un quiproquo à Spider-man qui pense qu’il cherche à dérober un manuscrit universitaire pour le vendre et ainsi permettre le maintien des cours du soir pour les étudiants déshérités majoritairement hispaniques.

Redoutable combattant adepte des arts martiaux couplé à des qualités physiques exceptionnelles qui font de lui un Iron-fist plus performant, le Tigre Blanc a souvent le dessus sur Spider-man.

Après avoir dissipé le malentendu et trouvé un compromis pour le problème de l‘université, les deux héros finissent par se réconcilier.

Le grand Chris Claremont apparait ensuite avec Jim Mooney aux dessins pour un unique épisode mettant aux prises Spider-man avec les Inhumains qui ont dérobé un sérum nécessaire pour sauver la vie d’un jeune homme.

Même si Spidey mord la poussière devant la féroce Médusa, il ridiculise franchement Triton et Gorgone avant que la sagesse du monarque Flèche Noire ne finisse par mettre tout le monde d’accord.

Le dernier épisode scénarisé par Mantlo est le plus mauvais avec l’apparition d’une secte asiatique dirigée en secret par le maitre de la haine, super criminel nazi bien connu de Captain america et de Fantastiques.

Pour couronner le tout, un nouveau super héros bourrin au costume ridicule appelé Razorback arrive pour prêter main forte à Spider man afin de retrouver sa sœur enrôlée dans la secte.

L’intégrale se termine classiquement par la capture du trio Spider-man, Razorback et Flash Thomson.

En conclusion, « Spider-man, l’intégrale 1976-1977 »   n’est pas la plus fameuse année pour le Tisseur de Toile.

L’action est certes au rendez vous mais les ennemis guère au niveau.

Si la personnalité forte de Tarentula est plaisante, ses pouvoirs ne semblent pas à la hauteur d’un Spider-man en permanence fatigué par son combat contre le Caïd.

Bien sur Luminex et Kraven sont des ennemis valables, mais que dire après des improbables Hitman, Morbius, Empathoide, Frère de pouvoir et autres Razorback ?

La seule histoire qui présente un bon intérêt est celle avec le Tigre blanc, super héros puissant et relativement peu connu qui pour de nobles motifs (défendre les étudiants hispaniques défavorisés) tient tête au monte en l’air.

Si les scenario sont donc ultra basiques, on retiendra la pureté et l’élégance du style de Buscema loin devant tous les autres dessinateurs de cette intégrale assez moyenne.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 10:50

X_men_1986_2.jpg

3

 

 

Retour aux X-men avec « X-men, l’intégrale 1986, tome 2 ».

Chris Claremont partage les scenario avec le couple Simonson (Walter et Louise) tandis qu’aux dessins Terry Shoemaker, Bret Belvins, Walter Simonson, Sal Buscema et Jon Bogdanove succèdent à John Romita Jr.

« X-men, l’intégrale 1986, tome 2 » commence par la fin du combat entre la redoutable sentinelle du futur Nemrod et les mutants.

Pour vaincre un ennemi aussi dangereux, les X-men  dirigés à présent par Magnéto s’allient à leurs pires ennemi du Club des Damnés.

Le gros Leiland se sacrifie en affaiblissant par son contrôle de la gravité les systèmes électroniques du robot, tandis que les actions conjuguées de Colossus, Etincelle, Séléné et Shaw parviennent à venir à bout du monstre robotique, qui parvient une nouvelle à se téléporter avant sa destruction totale.

Une fois le menace Nemrod écartée, on bascule sur l’histoire principale du récit, l’assassinat programmé des mutants sous terrain Morlocks par une équipe de tueurs appelés les Maraudeurs (Arclight, Blockbuster et leur super force, Harpon et ses javelots d’énergie pure, Scrambler annulant les pouvoirs des autres, Vertigo agissant sur l‘équilibre, Riptide et ses lames propulsées à grande vitesse, Long couteau et son arsenal de tueur cyborg+ en tueur solitaire le bien connu Dents de Sabre).

Les Maraudeurs traquent impitoyablement leurs proies dans les égouts éliminant également femmes, enfants et vieillards.

Cette histoire plus touffue qu’il n’y parait va subir plusieurs interférences avec des récits croisés.

Tout d’abord, la Confrérie des Mauvais Mutants rebaptisée Freedom Force, commandée par Mystique aidée par Spider Woman,  traque à présent pour le compte du gouvernement américain les mutants.

A la recherche du mutant Rusty Collins (générateur de flamme) et de son amie Skids (génératrice de champs de force), la Freedom Force va se heurter à X-Factor, couverture des premiers X-men (Cyclope, Angel, Marvel Girl, Fauve, Iceberg) pour en réalité protéger les mutants.

Cet affrontement finalement perdu par Freedom Force, va mener X-factor dans les égouts et leur faire découvrir l’horrible génocide dont sont victimes les Morlocks.

De leur coté, les X-men sont également averti par un Morlock agonisant du drame qui se joue sous la surface de la terre et envoie une équipe pour aider leurs amis.

Les X-men prennent difficilement le dessus sur les Maraudeurs qui parviennent finalement à s’enfuir dans les égouts pour continuer leur œuvre de mort.

Affaiblis avec Diablo inconscient, les X-men se retirent alors en accueillant les Morlocks survivants (dont Callisto) dans leur quartier général afin de les soigner.

Assez logiquement, ce sont alors X-factor qui prennent le relais mais qui essuient de sévères pertes au cours de la lutte, notamment Angel, blessé aux ailes et cruellement torturé par Blockbuster et Harpon.

Les croisement d’histoire s’intensifient alors beaucoup, avec par exemple les Nouveaux Mutants (Solar, Rocket, Magma, Mirage, Karma, Felina, Warlock, Cypher, Magie) , apprentis X-men qui piaffent d’impatience pour faire leurs preuve et surtout un Thor barbu rendu vulnérable physiquement par un sortilège lancée par la reine du royaume de la mort, Héla.

C’est un Thor en plein doute physique et psychologique qui se retrouve embarqué un peu à l’arraché dans l’histoire des Morlocks.

Affaibli, il parvient tout cependant à délivrer Angel de ses bourreaux même si au cours de la lutte, Blockbuster parvient à lui casser un bras.

Comme si cela ne suffisait pas, les gamins de Puissance 4 entrent dans la danse.

Cela commence à se bousculer sous terre.

J’ai déjà exprimé mon désintérêt total pour cette équipe d’enfants qui vont parvenir à triompher des Maraudeurs plus facilement que les X-men ou que X-Factor (!).

La suite de l’épisode montre des X-men vulnérables, avec l’inconscience de Diablo blessé, la paralysie de Colossus que même Magnéto ne peut guérir et les doutes de Tornade ébranlée pyscholiquement dans son rôle de leader sans pouvoirs.

Puis X-factor sauve d’autres Morlocks plus radicaux appelés les Tunneliers (Berserk, Scaleface, Masque, Blowhard).

Mais ce répit sera de courte durée puisque les Tunneliers seront tous tués dans un affrontement avec les humains à l’exception de Masque, seul survivant.

La dernière partie, moins interessante, traite de Mojo, ennemi extra terrestre obèse des X-men qui use de magie pour les faire régresser dans le temps.

Cet épisode voit l’apparition de Longshot, super héros acrobate issu du monde de Mojo qui viendra intégrer progressivement l’équipe des X-men.

Controlés télépathiquement et physiquement, les X-men format de poche sont sauvés par les Nouveaux Mutants qui leur permettent de repousser l’affreux Mojo dans sa dimension.

En conclusion, « X-men, l’intégrale 1986, tome 2 » est une histoire un peu longuette et confuse qui fait s’entemeler plusieurs personnages autour du génocide du peuple Morlock avec en toile de fond les prémisses de Sinistre et d’Apocalypse qui commencent doucement leur recrutement.

Dans cette féroce bataille sous terraine contre des adversaires de niveau moyen, les X-men ne sont pas bien convainquant et les voir avoir le dessous contre les Maraudeurs est assez pénible à voir, surtout quand  les tocards de Puissance 4 font le boulot à leur place !

Les Nouveaux Mutants, bien qu’assez sympathiques et plus crédibles que Puissance 4 ne laisseront pas non plus de trace très marquante dans l’univers Marvel.

Le position de X-Factor est elle aussi plus que boiteuse, car personne ne croit à cette pseudo équipe de super héros jouant double jeu pour protéger les mutants.

On peut simplement y voir une tentative maladroite et assez vaine de réactiver les premiers X-men.

D’ailleurs X-Factor ne fera pas long feu au sein de l’univers Marvel.

Quand à Thor, sa présence dans les sous sol est très artificielle et il n’apporte pas grand-chose au récit avec ses pouvoirs diminués.

Les seuls bon moment de la série sont donc l’affrontement avec le robot du futur Nemrod et une bonne séance de castagne à l’ancienne entre anciens X-men et Confrérie des Mauvais Mutants.

Pour le reste, mis à part le style infantile de Bogdanove pour Puissance 4, la pleaide de dessinateur s’en sort correctement meme si on est à vrai dire à des années lumières de John Byrne.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 09:25

2

 

 

Smarginal.jpgorti en 1983, « Le marginal » de Jacques Deray est un film qui vous paraitra d’un autre temps, celui ou les stars françaises de l’époque Alain Delon et Jean-Paul Belmondo incarnaient des super flics invincibles triomphant de tous les périls sans coups férir et embarquant les plus belles filles en deux battements d’œil.

Dans « Le marginal », le héros est le commissaire Jordan (Jean-Paul Belmondo) muté à Marseille pour arrêter en pleine période « French connexion » le trafiquant de drogue Sauveur Mecacci (Henry Silva).

Mecacci est un homme riche, puissant, bien protégé notamment par son avocat qui tente d’intimider sans succès le policier.

Mais tout de suite Jordan se distingue par ses méthodes disons musclées, consistant en arrestations, intimidations, violence lors de descentes dans les bars de la pègre.

Après une haletante course poursuite prêt des docks marseillais, Jordan  parvient à obtenir une information concernant l’envoi de cocaïne par bateau.

Il parvient à stopper le hors bord en se faisant parachuter depuis un hélicoptère et jette les 200 kg de marchandise dans la mer.

Devenu trop gênant, on lui met un cadavre dans son appartement pour provoquer son retour à Paris.

Mais tenace, Jordan ne désarme pas et cherche à faire tomber Mecacci.

Il fait équipe à Paris avec son ami l’inspecteur Rojinski (Philippe Vernier)  et écume les lieux les plus louches de Paris, tripots, club gays, squat de drogués.

Il se lie avec une prostituée brésilienne, la sublime Livia Maria Dolores (Carlos Sotto Mayor), retrouve son indic favori Francis (Tcheky Karyo jeune et méconnaissable) gérant de machines à sous qui lui offre une Ford mustang sur gonflée et blindée.

A force de persévérance, Jordan parvient en faisant jouer ses contacts à remonter jusqu’à Freddy  le chimiste (Michel Robin), ancien associé de Mecacci et prêt à témoigner contre lui depuis qu’il se sait menacé de mort.

Malin, Mecacci fait assassiner Freddy gare de l’est mais Jordan prend en chasse les tueurs et après une course poursuite violente parvient à en arrêter un.

Le parrain de la drogue se déchaine alors sur les proches de Jordan, blessant au dos la belle Livia et tuant Francis pour avoir refusé de se plier à lui.

A chaque fois, Jordan réagit, tabassant les hommes de mains de Mecacci ayant blessé Livia et tuant les assassins de Freddy après une course poursuite incroyable en voiture dans le XIX iéme arrondissement de Paris.

Irrité, Mecacci cherche à éliminer physiquement Jordan mais celui-ci déjoue la ruse de son envoyé Baldi (Claude Brosset) qui se fait tuer à sa place.
Jordan s’en prend alors directement au trafiquant qu’il a pu localiser grâce aux renseignements de Baldi.

L’affrontement est bref, Jordan tue le criminel qui pour la forme cherche à prendre une arme.

En conclusion, « Le marginal » est sans doute l’archétype du polar français des années 80 à l’époque ou les films d’actions à grand spectacle made in america n’avaient pas encore déferlé sur l’hexagone.

Pour tenter de concurrencer les flics dur à cuir américains comme Steve Mc Queen (« Bullit » ), Clint Eastwood (« Dirty Harry ») ou même Charles Bronson (« Le justicier dans la ville ») on fait alors appel aux gros bras français.

Ici, le patron c’est Belmondo, plus Bébel que jamais, qui a cinquante ans, court, saute, tabasse tout ce qui bouge à coups de larges crochets, conduit avec une maestria de pilote de course et n’hésite pas dégainer son calibre quand on le titille de trop.

Viril, macho, un brin réactionnaire (il a le sens des valeurs familiales) , Belmondo est le male dominant les autres males et séduisant par son charme de dur à cuir les plus belles filles notamment Carlos Sotto Mayor dont l’hallucinante beauté plastique à l’époque atteint la perfection du charme sud américain en faisant passer Monica Bellucci pour un laideron de bal populaire.

Ce tas de muscle sans faille tape donc dans tout ce qui bouge sans faire de détail ce qui  produit finalement un film bourrin, très calibré et sans beaucoup de finesse.

Même si ce type de film a mal vieilli, son seul intérêt demeure les cascades en voiture ou en hélicoptère, réellement impressionnantes même encore maintenant.

Pour le reste du cinéma à Papa, réservé aux nostalgiques.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 17:11

Sons beach 25

 

 

Dernière partie composée de sept épisodes pour la troisième saison de « Son of the beach ».

Assez curieusement, Stack, Stein et Morgasen proposent une épisode traitant du vampirisme, ou Nutragena (Musetta Vander) une vampire aussi séculaire que sexy, s’attaque à Malibu afin d’avoir toujours plus de corps frais et vigoureux pour sa survie.

Malgré le retour sympathique de Noccus Johnstein (Gilbert Gottfried) le collègue israélien de Notch, la greffe entre l’ambiance gothique et les corps bronzés respirant la forme ne prend pas.

Mais la suite est d’un tout autre calibre.

Tout d’abord, c’est le retour de la Mafia et de Vinnie Fellachio (Vincent Pastore) recordman des apparitions avec Mark Hamill, qui en sortant de prison, apprend à Jamaica (Leila Arcieri) qu’il est en réalité son père biologique.

Emue par ses retrouvailles et par la découverte de ses origines italiennes, Jamaica se rapproche de son père qui lui dit elle désire se retirer de la Mafia et monter un paisible restaurant italien.

Ceci est en réalité une couverture pour continuer le sale business, jeux, drogues et prostituées.

Fellachio propose à sa propre fille de liquider Notch pour montrer son appartenance définitive à la grande famille mais la belle ne se laisse pas abuser et finit par trahir son père en restant fidèle à son patron.

Puis vient une succulent incursion de Notch et son équipe au pays du soleil levant.

A cette occasion ils combattent un poulet géant, ayant muté sous l’impulsion du savant fou Takasaki (Ken Takemoto) opposé à la consommation de volailles.

Dans une superbe parodie de Godzilla, Notch est contraint de barder son corps d’explosifs, de s’enduire de laxatifs afin de détruire le poulet qui a capturé Kimberlee.

L’épisode est rendu très drôle par le fait que les acteurs parlent en langage desynchronisé quand ils s’adressent aux japonais.

Au pays du soleil levant, Porcelain brille par ses tentatives désespérées pour retenir l’attention que la blondeur de Kimberlee lui ravit.

Dans l’épisodes suivant, Notch retrouve sa nourrice black (Cathy Shambley) dotée d’une énorme poitrine et décide de retourner dans le Sud des Etats Unis pour l’aider à combattre le puissant Bull Cracker (Bobby Ray Shafer) qui désire avec l’aide du Klux Klux Klan l’expulser de sa maison pour atteindre des mines d’uranium situées en dessous.

En fâcheuse posture, Notch reçoit l’aide inattendue de la propre femme de Cracker qui ne supporte plus son mari.

La découverte d’un fils illégitime noir de Cracker (Gary Coleman d’ « Arnold et Willy ») achève de le discréditer auprès de son Klan et permet à la nourrice de Notch de reprendre ses droits.

Les trois derniers épisodes de la saisons se suivent dans un final en apothéose.

Ils mettent en évidence le passé trouble de Notch, qui aurait commis des massacres pendant la guerre du Viet Nam.

Lié par un serment fait à son ami le colonel Seymour Kooze (Lee Majors), Notch se laisse accuser et va en prison après un procès ou Rod le pieu divin (Mark Hamill pour la troisième fois !) reconverti en procureur finit par prendre sa revanche.

Il est rapidement remplacé par son propre frère Harry (Ian Ziering) qui fait succomber Kimberlee à ses charmes dans l’espoir de prendre la place de Notch.

De son coté, Chip (Roland Kickinger) menacé d’expulsion est contraint de trouver une femme américaine.

Bien qu’enceinte et son compagnon, B.J refuse au dernier moment pour une invraisemblable histoire de bague.

Chip se met donc en peine de séduire Jamaica pour obtenir la citoyenneté américain mais la tache s’avère plutôt difficile avec la farouche sister qui se méfie des parents très « nazi » de Chip.

Il apparait que Notch est victime d’un coup monté organisé par l’organisation de l’étoile de mer marron.

En prison, Notch réfléchit après avoir vu Kooze à sa sortie du tribunal.

Après avoir vaincu le criminel sataniste Adolf Manson (Tyler Mane) à l’aide d’une souris rencontrée dans sa cellule, il se voit octroyé deux jours de permission pour prouver son innocence.

Devenu le roi de la prison par sa victoire sur le caid Manson, Notch parvient à montrer que son propre frère est de mèche avec Kooze.

Furieux, Kooze assassine Harry et est pris en chasse par Notch dans un hors bord conduit par le singe Smack ramené de l’ile de la Pénétration.

Alors qu’on pense que Notch a vaincu une fois pour toute son ennemi Kooze, ce dernier envoie une rocket sur toute l’équipe qui finit par exploser, provoquant une fin un peu triste pour une série si drole.

En conclusion, la fin de « Son of the beach » a de quoi rendre triste tant la dernière partie de la saison trois était très réussi.

Les derniers épisodes surtout ceux en prison, sont extrêmement drôles et Lee Majors vieilli, affublé d’un troisième teston, se montre un invité final des plus sympathiques.

Durant trois années formidables, Stack, Stein et Morgasen nous ont fait bien rire avec cet humour souvent en dessous de la ceinture mais avec des situations délirantes et trash magnifiées par le jeu d’acteurs en totale liberté ne se prenant pas au sérieux.

Timothy Stack est assurément la star de la série avec un potentiel comique franchement irresistible mais bien sur tous les autres seconds rôles tiennent fermement la rampe et j’avoue avoir un petit faible pour le professeur Milosevic le paralytique devenu une arme technologique précieuse pour Notch.

La force de « Son of the beach » est d’aller sur tous les terrains et de se moquer de tout le monde, blanc du Sud des états unis, noirs, latinos, juifs, arabes, asiatiques mais aussi européens (italiens, français, allemands).

Les gros, les nains, les gays, les lesbiennes et les handicapés en prennent aussi pour leur grade.

Je n’ai jamais retrouvé de série aussi politiquement incorrecte maniant à merveille l’art de la parodie, c’est pour cette raison que je voulais lui rentre hommage à travers ce blog.

Merci donc à David Morgasen, James R Stein et Timothy Stack pour ces merveilleux moments.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 16:03

Sons beach 2

3

 

Tournée en 2002, la troisième et dernière saison de « Son of the beach » comporte quinze épisodes.

La première partie débute par une parodie des jeux de téléréalité comme l’ile de la tentation ou Survivor, ou Notch (Timothy Snack) et son équipe acceptent de mettre leur amitié en péril pour gagner un million de dollar pour le foyer pour orphelins et attardés du sauveteur au grand cœur.

Etalée sur deux épisodes un peu longs, la parodie est vraiment féroce puisque les candidats du jeu sont pris en otages par des guérilleros commandés par l’ignoble Sanchez (Emilio Rivera) qui n’hésitera pas à exécuter des otages au terme de jeux cruels.

Mais cet épisode fustigeant la téléréalité permet surtout d’introduire une nouvelle venue, Porcelain Bidet (Amy Weber) sexy bimbo brune qui sera l’une des tentatrices de Notch.

Ces épisodes permettent surtout de connaitre les fantasmes et point faibles de participants, une jeune allemande adepte du sado-maso pour Chip (Roland Kickinger), une homme macho, sportif, sensible (mais finalement gay) pour Kimberlee (Kim Oya) , un noir jeune instruit et riche pour B.J (Jaime Bergman) et Jamaica (Leila Arcieri) et …. une jolie fille sexy pour Notch.

Porcelain intégrera ensuite l’équipe des garde cotes de Notch, ou elle se révélera une femme obsédée par la gloire, l’argent et prête à coucher avec n’importe quel vieillard agonisant et riche pour arriver à ses fins.

Puis, c’est le retour du génial David Arquette (Johnny Queefer) désireux cette fois de se réaliser contre l’avis de Notch comme danseur disco.

Cette épisode, formidable est une magnifique ode à la danse et à la musique disco des années 70 avec force chorégraphies ou les acteurs s’en donnent à cœur joie.

Après que Notch ait été impliqué dans une tordante guerre des gangs entre rappeurs de la cote ouest et est, il se retrouve emmêlé dans une complexe affaire de mœurs quand il apprend que BJ est enceinte du sénateur Bukaki  (William Katt) chez qui elle effectue un stage à Washington.

Afin d’innocenter B.J, Notch monte donc à la capitale, aidé en cela par le cousin maquereau uncle Ben (Jimmy Walker) de Jamaica.

Mais il se heurte à une puissante organisation secrète appelée l’étoile de mer marron, qui élimine Bukaki pour pouvoir implanter des compagnie pétrolières à Malibu.

Notch est donc contraint pour protéger B.J et ses plages de contrer les plans de l’étoile de mer marron.

Après que Notch ait du a démêler un ténébreux épisodes autour d’une laboratoire portant son nom, on trouve l’équipe moins inspirée dans une parodie de Matrix, centrée sur un monde parallèle le Gaytrix, ou les homosexuels commandés par Heinous Anus (Ru Paul) voudraient prendre le pouvoir.

Aidé par le Capitaine Entenaille (Alan Thicke) à la sexualité toujours aussi douteuse, Notch parvient à pénétrer dans le Gaytrix et à libérer Chip retenu prisonnier après une lutte Matrixienne avec Heinous Anus.

La première partie s’achève avec une parodie de James Bond, ou Doigt Daubeur (Franck Sinatra Jr) criminel scientifique au doigt empestant décide de détraquer le climat mondial à l’aide d’une puissante machine.

Notch est alors contacté par F, son ami des services secrets britanniques, qui le met sur la voie pour arrêter Doigt Daubeur.

Le meilleur sauveteur du monde rencontre donc le criminel dans une boite de jeu huppée et parvient à mettre en échec ses plans en utilisant un contre produit émetteur de flatulence afin de neutraliser les effets des gaz mortels.

Cet épisode bien que très scatologique est extrêmement plaisant, surtout quand le fils de Sinatra entonne une chanson dans le style de son père.

En conclusion, bien que correcte et avec toujours quelques gags désopilants, la première partie de la saison 3, montre une équipe en pleine recherche de renouvellement avec des gags un peu faciles et répétitifs sur les homosexuels.

L’arrivée de Porcelain ne compense pas le retrait de B.J, dont la grossesse visible à l’écran a contraint les réalisateurs à remanier considérablement leurs scenarios.

Seuls deux épisodes sortent vraiment du lot, celui avec David Arquette et celui avec Franck Sinatra Jr.


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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 15:04

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3

 

 

On trouvera dans « Son of the beach, volume 2 » la deuxième partie de l’intégrale de la série (culte) américaine parodiant « Alerte à Malibu ».

Dans la deuxième partie de la saison deux composée de sept épisodes, Notch Johnson (Timothy Stack) et son équipe d’invincibles garde cotes, doivent d’abord faire face à un dangereux tueur en série qui frappe au hasard les participantes des jeux olympiques pour nudistes se déroulant à Malibu (!).

Le tueur s’avère être en réalité Digger Goosebery (Rib Hills), aspirant sauveteur en apparence parfait mais affecté troubles psychologiques le conduisant à une obsession de la pureté.

Athlétique, dévoué et séduisant, Digger est en passe de séduire Kimberlee (Kim Oja) qui se reprend juste à temps pour permettre son arrestation.

Cet épisode loufoque riche en nain alcoolique, noir obèse, handicapés pervers et jolies filles nues est dans le plus pur esprit provocateur de la série avec comme invité surprise Todd Bridges (Willy de « Arnold et Willy ») qui fait une courte apparition comme animateur de talk show.

Puis Jamaica (Leila Arcieri) devient la première femme noire et sauveteur à aller dans l’espace mais malheureusement les commandes de sa navette sont piratées par un hacker depuis la terre.

Notch doit donc infiltrer le collège de Malibu pour démasquer la pirate et sauver Jamaica.

Cet épisode est franchement hilarant quand on voit un homme de plus de quarante ans habillé en baggy,-casquette à l'envers singer les jeunes de seize ans des campus américains.

Un peu moins drôles et inspirés sont les deux épisodes suivants ou Notch et B.J (Jaime Bergman) échouent sur une ile perdue dirigée par un scientifique fou adepte de chasses humaines, le docteur Merlot (John O’Hurley) ou « Sexorcist » une parodie assez moyenne de « L’exorciste » de Friedkin dans laquelle B.J possédée par le diable est libérée par les talent d’exorciste de Notch.

Le niveau remonte avec le très réussi « Grand prix » , parodie des films de courses automobile avec un Jacques Douché (David Graf) machiavélique pilote français prêt à toutes les manœuvres pour éliminer ses concurrents.

A cette occasion, on voit ici une belle caricature des français buvant du Perrier, fumant des cigarettes et portant une petite moustache assez ridicule.

Puis c’est au tour de X-Files d’être mis au boite, avec une enquête bien ridicule ou Notch et Kimberlee tels des Mulder et Scully en maillot de bain, viennent au secours de B.J et Jamaica, capturées par Enteneille (Alan Thicke) pour servir de mères porteuses à une race d’extra terrestres.

A cette occasion, Notch découvre que son ancien partenaire du Viet Nam est donc également un extraterrestre (!).

La saison 2 se clôt sur une succulente parodie des films pornographiques ou Notch doit infiltrer le milieu mafieux du X  controlé par l’abominable Vinnie Fellachio (Vincent Pastore) pour libérer Eva Rommel (Victoria Silvstedt) la sœur de Chip obligée de tourner des films pornographiques sous la menace.

En conclusion, après un début en fanfare, la deuxième partie de la saison 2 connait quelques baisses de régimes, même si le talent comique des acteurs rend toujours le spectacle formidablement attrayant.

On appréciera tout de même, le ton ouvertement parodique de cette deuxième partie avec des ambiances très variées tournant autour des films d’horreur, sportifs ou des séries de science fiction.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 14:13

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1

 

 

Stoner rock toujours avec le « 4-way diablo » de Monster magnet sorti en 2007.

Après un « Monolithic baby » beaucoup plus direct influencé par le hard rock, le troisième et intermittent guitariste Phil Caivano quitte le groupe qui reste dans son format resserré avec Ed Mundell (guitare), Bob Pantella (batterie) et Jim Baglino (basse).

Pour l’anecdote, le chanteur leader-guitariste Dave Wyndorf fera une overdose pendant l’enregistrement du disque et manquera d’y laisser sa peau.

Avec sa pochette toujours Stoner mais bien macabre, « 4-way diablo » ouvre les hostilités avec un hard rock crade, énergique mais trop brouillon et sans éclat particulier.

La sanction est la même avec « Wall of fire » bouillant mais manquant d’efficacité et de structuration.

On est ensuite désarçonné par « You’re alive »  aux sonorités bien déglinguées comme l’esprit de Wyndorf pendant l’enregistrement.

Même si le groupe se pose et calme le jeu avec « Blow your mind » ou le plus spatial « Cyclone », cela ne suffit pas à relever le niveau plutôt faible des compositions.

Toujours dans un registre calme, la reprise des Rolling Stones« 2000 light years from home » s’avère plutôt relaxante, tandis que « No vacation » et la ballade « I’m calling you » se montrent d’une platitude absolue.

Monster magnet poursuit dans la même veine rock avec « Solid gold » transparent avant de proposer un envoutant instrumental au charme oriental «  Freeze and pixilliate » , seul morceau intéressant jusqu’alors.

La dernière ligne droite est constituée du spatial mollasson « A thousand stars » , du plus hard « Slap in the face » au groove efficace et enfin « Little bag of gloom » sonnant comme du Nick Cave, élégant, profond et caverneux.

En conclusion, « 4-way diablo » n’est pas un bon album.

Comme son chanteur alors en proie à de graves problèmes personnels, Monster magnet semble manquer de souffle et après avoir péniblement éructé trois titres de mauvais hard rock décousu, s’enlise dans une mélasse vaguement stoner sans aucun allant ni inspiration.

Les quelques éclats comme l’instrumental « Freeze and pixilliate » et l’étonnante épitaphe finale se montrent trop rares pour donner envie de rester englué dans cette bouillie musicale vraiment trop inconsistante.

Quelques fois c’est après avoir bien touché le fond qu’on peut repartir … ceci semble chose faite avec ce « 4-way diablo » à placer aux oubliettes.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 20:19

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5

 

 

Que je le veuille ou non, le « Black album » de Metallica a joué un rôle important dans la maturation de mes gouts musicaux.

En 1991, alors adolescent et complètement hermétique voir hostile au hard rock, j’entends la power ballade « The unforgiven » à la radio et quelque chose se met alors en branle chez moi, chose qui à l’époque n’était pas sale.

Après avoir réécouté plusieurs fois ce titre dont la mélodie m’avait assurément ferré comme un poisson de rivière peu habitué aux eaux troubles, je me pique de curiosité pour ce groupe alors si populaire au même titre que Nirvana et Guns’n’roses.

Puis ma Mère m’offre pour mon anniversaire ledit album à l’époque en cassette audio, cassette que je possède encore  malgré l’état déplorable de sa bande magnétique usée jusqu’à la moelle à force d’avoir été tournée.

Aujourd’hui vingt ans ont passé, j’ai vieilli et Metallica n’atteindra plus jamais le même niveau de popularité qu’à l’époque alors on peut aujourd’hui se demander ce qu’il reste de ce fameux « Black album » colossal succès commercial, qui transforma d’obscurs mais talentueux thrashers californiens en rock stars internationales abonnées aux méga tournées dans les stades.

L’album à la pochette unicolore commence par une véritable bombe, « Enter sandman » porté par un riff infernal devenu mythique et des refrains emballants mettant en avant des paroles sombres, ambigües voir menaçantes à l’instar de sa prière centrale flirtant avec le satanisme.

Malgré sa puissance et sa dynamique, « Enter sandman » n’appartient déjà plus à la catégorie thrash metal mais plutôt à une nouvelle définition du heavy metal, toujours agressive mais plus généraliste.

Le clip extraordinaire, mettant en avant un enfant pourchassé par ses cauchemars (serpents, camion américain, chute dans le vide) tournera en boucle sur MTV, contribuant pour beaucoup à l’explosion commerciale de Metallica.

Aujourd’hui encore « Enter sandman » finissant les concerts du groupe, peut être considéré comme le titre majeur du groupe.

L’auditeur est également frappé par le son de la batterie de Lars Ulrich rendu surpuissant par la production de Bob Rock et par la voix de James Hetfield, ayant gagné en assurance.

Cette impression est confirmée par « Sad but true » dont la lenteur et la lourdeur de bulldozer n’entache pas la terrible dynamique.

Mais Hetfield et sa bande montrent qu’ils sont toujours capable d’affoler les compte tours avec « Holier than you » titre supersonique d’une puissance et d’une fluidité inouïes.

Puis le groupe place l’une de ses armes secrètes, la fameuse power ballade « The unforgiven » , brillant par des couplets appuyés contrebalancés par des refrains très aériens.

Longue, originale (quelques légère touches hispanisantes ?) , alternant douceur et violence épique, « The unforgiven » reste vingt ans après une réussite époustouflante commun pour un groupe de heavy metal.

Le clip assez fou et mystérieux (un homme passe toute sa vie à essayer de sortir d’une pièce ou on l’avait enfermé avant de mourir vieillard une fois la lumière du jour à sa portée) est également un chef d’œuvre.

Retour à la puissance brute avec « Wherever I may roam »  contenant absolument tout d’un titre culte, riffs fantastiques, ambiance et paroles épiques, chant magistral le tout enrobé d’un halo de pure énergie nucléaire.

Abonné jusqu’alors au sans faute, les californiens baissent pour la première fois de niveau avec « Don’t tread on me » mid tempo viril un peu trop indigeste.

Metallica se reprend en beauté avec le rapide « Through the never » dont le punch dévastateur enfonce tel un bélier les défenses des plus récalcitrants puis place sa bombe atomique, la ballade « Nothing else matters » leur plus grand succès commercial à ce jour et qui fut matraquée dans tous les média du monde.

Malgré son coté trop entendu et son clip assez nul, « Nothing else matters » reste une très belle ballade avec quelques belles poussées de fièvre et un James Hetfield d’un niveau hallucinant au chant.

Passé ce moment d’émotion, Metallica ressort les flingues sur « Of wolf of man », mid tempo dévastateur inspiré par la passion du chanteur pour la chasse.

Tout y est, riffs d’aciers, paroles prenantes et break central du meilleur effet.

Certes « The god that failed » n’est pas le morceau le plus inoubliable de l’album mais comment résister à son barrage de riffs, à son coté chaloupé et dur comme la pierre ?

Plus introspectif, mélancolique voir plaintif on trouve « My friend of misery » dont la longueur, la structure alambiquée et le tempo balourd auraient pu convenir à l’album suivant, le très controversé « Load ».

Mais après ce léger passage à vide, Metallica termine en seigneur avec « Struggle within » qui renverse tout sur son passage à la vitesse d’un train express blindé gavé jusqu’à la gueule d’artillerie lourde.

En conclusion, malgré les critiques de pisse froids et de thrashers étroits d’esprit qui crièrent à la trahison, le « Black album » reste une véritable monstruosité, le meilleur album de Metallica et l’un des meilleurs voir le meilleur de metal de tous les temps au niveau de la qualité juste impeccable.

Avec le « Black album », Metallica trouve en effet une formule magique, un équilibre parfait entre heavy metal d’une puissance inouïe et aspect mélodique très prononcé qui lui permettra d’obtenir un succès démesuré auprès des média internationaux.

Les musiciens sont ici à leur firmament, passant d’un thrash complexe à un heavy plus efficace et accessible.

Si les riffs sont fantastiques, la rythmiques hallucinantes, c’est assurément le chant de James Hetfield à la fois puissant et mélodieux qui impressionne le plus, car montrant toute l’étendue des progrès réalisés depuis les aboiements du début des années 80.

Si Nirvana a son « Nevermind », The Beatles son « White album », Ac/Dc son « Highway to hell » , Metallica peut sans problème prétendre avoir réalisé avec son « Black album » le disque de heavy metal parfait.

Aucune déception donc pour moi avec le temps …

La suite sera bien entendu une nouvelle mue musicale, une dégringolade artistique et commerciale puis des problèmes internes (alcoolisme d’Hetfield, éviction du bassiste Jason Newsteed ….) comme si l’accouchement d’une telle œuvre devait se payer argent comptant dans son corps et son âme pervertis par le succès galopant.

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