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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 12:51

Films brésiliens toujours avec « Confessions d’une call girl brésilienne » de Marcus Baldini.

Sorti en 2011, « Confessions d’une call girl brésilienne » reprend et particularise les romans à succès de confessions d’escorts girls qui surfant sur la fascination glauque autour de leur activités de « pute de luxe » se sont multipliés à cette époque.

Ici Bruna (Deborah Secco) est une jeune fille adoptée de la classe moyenne supérieure brésilienne qui mal à l’aise dans sa famille, décide à 17 ans de quitter le giron familial pour devenir prostituée à São Paulo.
Elle ne laisse pas grand-chose derrière elle, des parents dépassés, un demi frère Rodrigo (Sergio Guizé) qui ne la supporte pas et une expérience traumatisante avec Miguel (Gustavo Machado) un camarade de classe qui l’a filmé en train de le sucer et a diffusé la vidéo sur Internet.
Dans la grande ville de São Paulo, Bruna rencontre Larissa (Drica Moares), directrice d’une maison close qui convaincue de son potentiel accepte de la prendre à l’essai.
Bruna doit donc s’intégrer à un groupe de filles déjà sur place : Gabi (Cristina Lago), Janine (Fabiula Nascimento) mère d’un enfant, Mel (Erika Puga), Yasmine (Simone Illescu) et Kelly (Brenda Ligia).
Rapidement, Bruna fait ses premiers clients et rencontre un fort succès malgré un aspect général négligé.
Les homme sont séduits par sa jeunesse et son innocence supposée.
L’un d’entre eux Huldson (Cassio Gabus Mendes) son premier client devient un régulier.
L’argent afflue et Bruna apprend peu à peu les ficelles du métier qui connait surtout des heures pleines durant la journée.
Elle semble s’épanouir dans cet univers, même si Rodrigo parvient à la retrouver, l’accable de reproches et la menace de la détruire si il la revoit un jour.
La situation se tend lorsque Bruna comprend qu’on lui a volé son argent et les bijoux qu’elle avait elle-même volé à sa mère…
Elle suspecte un temps Janine qui nie farouchement mais parvient à obtenir les aveux de Yasmine, toxicomane en employant la force.
Faisant son méa culpa, Yasmine accepte de la rembourser et les choses semblent alors rentrer dans l’ordre.
Au cours d’une soirée dans une boite de nuit branchée, Raquel fait la connaissance de Carol (Guta Ruiz), une escort girl haut gamme entretenue par une homme mur.
Séduite par son coté plus élégant et raffiné, Carol lui donne sa carte de visite et l’initie aussi à la cocaïne.
Les deux femmes sympathisent et se retrouvent régulièrement.
Cette relation tombe à point nommé lorsque Larissa qui a découvert que ses filles prenaient de la drogue, pique une colère et exclue Gabi ainsi que Raquel qui avait pris sa défense.
Raquel appelle donc Carol et décide sous ses conseils de se mettre à son compte.
Elle loue un luxueux appartement avec piscine au somment d’une tour de la ville et embauche Gabi comme assistante.
Assez habilement, Raquel crée un site internet et s’invente un personnage de « surfeuse » pour capitaliser sur son physique de blonde sportive et bohème.
Le succès est rapidement au rendez vous et les clients se succèdent avec des tarifs en hausse.
Raquel tient également à jour un blog ou elle note ses clients ce qui provoque l’explosion de sa clientèle, attirée par ce procédé astucieux.
Mais avec le succès vient une montée en flèche de sa consommation de drogue, soigneusement entretenue par son amie Carol.
Raquel finit par négliger ses clients et dépenser plus qu’elle ne gagne.
Elle licencie Gaby après une altercation et aux abois financièrement se montre de plus en plus odieuse avec les gens.
La drogue et le succès déclinant obligent Raquel a aligner les passes minables dans la rue et s’enfonce dans la déchéance.
Carol coupe les ponts avec elle et Huldson réapparait comme une providence, en l’invitant à diner.
Raquel accepte mais se montre très froide lorsque celui-ci lui offre un somptueux bijou tout en lui demandant de vivre avec lui pour changer de vie.
Après une période d’hésitation de pause, elle rempile comme escort pour six mois et stoppe ensuite son activité pour vivre avec un ex client qu’on devine être Huldson.


En conclusion,  « Confessions d’une call girl brésilienne » est un film sulfureux présentant la prostitution sous l’angle d’un choix délibéré, libre et assumé.
On peut être gêné de cette approche et de l’apologie de ce mode de vie, se résumant principalement dans sa première partie « maison close » à un esclavage.
A aucun moment l’aspect risque qu’il soit sexuel (maladie sexuellement transmissibles) ou purement physique (viol, vol, agression, humiliation) n’est abordé, et le tout est enveloppé dans un nuage de glamour assez dérangeant.
Seule la seconde partie via la drogue présente un aspect dérive aboutissant à une décadence, encore que celle-ci soit atténuée et se termine en simili « conte de fée » avec la porte de sortie représenté par un client amoureux (mais quelconque).
Malgré son coté « documentaire » et la plastique athlétique de la trentenaire Deborah Secco, « Confessions d’une call gril brésilienne » ne dépassera donc pas le stade de l’anecdote épicée.

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Published by Seth - dans Erotisme
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 08:33

Dans « Californication, saison 2, épisode 8 », Charlie (Evan Handler) prend la décision radicale d’envoyer Marcy (Pamela Adlon) chez sa mère pour se désintoxiquer.

Il la met lui-même dans un taxi et lui assure vouloir rester chaste en se consacrant à sa nouvelle star en devenir, Daisy (Clara Gallo) pour qui il tente de négocier les meilleurs contrats dans l’industrie du X après le succès de Vaginatown.

Charlie reçoit une proposition intéressante du studio Intense qui demande à Daisy de se refaire les seins, à titre d’investissement professionnel.

Tentée, d’autant plus que l’opération serait financée par Intense, Daisy envisage d’accepter afin de donner un nouvel élan à sa carrière de starlette amateur, mais Charlie se montre plus réservé.

De son coté, Hank (David Duchovny) tente toujours de tirer les vers du nez de Janie Jones (Madchen Amick)  afin d’obtenir des informations intéressantes pour la biographie de Lew Ashby (Callum Keith Rennie).

Une interview dans la luxueuse maison de Janie se solde par un plongeon dans la piscine.

Mal à l’aise devant l’arrivée de Ron (Vincent Angell) le mari, Hank est cachée par Janie et en profite pour faire l’amour avec la bonne Rosario (Paula Turbay).

Apprenant que Ron fait chanter Rosario pour obtenir ses faveurs sexuelles, Hank intervient et menace le mari de tout révéler à sa femme si il continue ou si il la licencie.

Mais Janie qui le raccompagne à la sortie, lui fait comprendre qu’elle est déjà au courant de cette liaison et l’accepte.

Dépité, Hank l’est encore davantage lorsque Rebecca (Madeleine Martin) refuse de passer du temps avec lui et que Karen (Natascha Mc Elhone) lui annonce furieuse être au courant de la liaison entre Ashby et Mia (Madeline Zima).

Choquée par la désinvolture de Hank sur le sujet qui n’a que faiblement essayé de dissuader Ashby de cette liaison avec une mineure, Karen lui plante une banderille en lui avouant avoir embrassé le producteur-rocker, juste pour le rendre jaloux : effet réussi !

Pour finir, les bonnes résolutions de Charlie ne tiennent pas longtemps et il couche avec Daisy, qui lui fait découvrir des techniques pour retarder son éjaculation.

Mais au moment de l’orgasme, Charlie reçoit un coup de fil de la mère de Marcy qui ne l’a pas vu arriver à son domicile ce qui met fin directement à ses ébats !

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 8 » va de dérapage en dérapage jusqu’à oublier de tisser une véritable histoire.
Le sexe prend le pas sur la narration avec des scènes des plus improbables et une liberté sexuelle qui finit par être choquante.

Pas grand-chose à dire autour du vide de ce huitième épisode qui réduit la série à une succession de scène de baise expédiées aussi excitantes en réalité qu’un réfrigérateur.

La coolitude des acteurs et le magique cadre californien ne suffisent pas c’est bien dommage à masquer les carences scénaristiques et un fort penchant vers la facilité.

Si la fin de la saison 2 ne révèle pas le niveau, pas sur que je continue l’aventure « Californication » !

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Published by Seth - dans Société
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 22:49

Ayant beaucoup apprécié « Sécurité privée, enjeu public » j’ai fort logiquement voulu découvrir d’autres écrits d’Eric Delbecque comme « L’insécurité un scandale français ».

Ouvrage un peu daté (2012) en raison des récentes et rapides évolutions sur le sujet, « L’insécurité un scandale français » est un court ouvrage qui derrière son titre provocateur, cherche à faire bouger les lignes sur le domaine de la sécurité intérieure.

Après une courte préface du criminologue Alain Bauer dont les travaux tout comme ceux de sociologues ou de policiers comme Lucienne Bui Trong servent de références aux idées exposées, Delbecque plante le contexte dans une introduction quelque peu confuse et provocatrice, en pointant du doigt la dimension politique de l’insécurité qui entre une gauche caviar bien pensante niant la réalité des faits et une droite dure les déformant à dessin, empêche de poser un diagnostic rationnel et de dégager des pistes d’amélioration.

Même si le rappelle-t-il les sociétés européennes n’ont cessé de faire baisser leur niveau de violence depuis le Moyen-âge, le nombre d’homicides ni même de délits comptabilisés dans le fichier centralisé de la Police (Etat 4001), ne peuvent servir de seuls indicateurs pour décrire à eux seuls le niveau d’insécurité d'un pays.

Delbecque préfère alors parler des petits délits ou « incivilités » (tapage nocturne, vandalisme, rodéos, cambriolages, vols à l’arraché) qui eux ne sont pas comptabilisés mais participent fortement au sentiment d’insécurité galopant vécu en France.

Pour humaniser son travail et éviter l’écueil d’une approche académique qui serait l’apanage des chercheurs du CNRS, Delbecque propose également de publier des journaux de bord fictifs recueillis auprès d’authentiques policiers déployés dans les quartiers dits « sensibles » de la République.

Les « témoignages » sont assez vite redondants, mettant en exergue l’âge toujours plus jeune des délinquants (12-13 ans), leur refus de toute forme d’autorité autre que la loi de leur groupe au travers duquel s'exprime une hiérarchie de gang.

Il est assez lourdement insisté sur la logique de territoire regroupant les mêmes individus d’une cité ayant grandi ensemble et ce quelle que soit leur origine ethnique et faisant de tout élément extérieur un étranger et une menace potentielle.

La violence qu’elle soit verbale ou physique est ici totalement banalisée car faisant partie du mode d’expression habituel de ce milieu.

Plus rares d’un point de vue statistique, les émeutes soulevant des régions entières sont généralement le fait d’un évènement fort comme la mort d’un jeune tué dans une confrontation avec l'Etat, aboutissant à un statut de martyr et à un puissant désir de vengeance relayé par les réseaux sociaux.

Face des moyens juridiques inadaptés protégeant les mineurs et des tribunaux engorgés comme en Seine-Saint-Denis, les policiers ont l’impression que les criminels bénéficient d’une grande impunité et peuvent commettre un nombre important de larcins sans être véritablement inquiétés par la menace d’un emprisonnement.

Difficile de trouver la motivation de bien faire son travail quand les risques encourus sont bien réels : caillassage, tirs de mortier ou plus rarement à balles réelles mais aussi menaces sur les familles lorsque les policiers filmés par les téléphones portables sont localisés.

Lorsqu’en plus le poids de la hiérarchie paralyse les capacités d’action des policiers par peur de la bavure fatale à leur carrière même en cas d’agression réelle et les asphyxie sous un amoncellement de taches administratives, on comprend que la police est bien souvent démunie pour faire face.

Delbecque précise cependant que les principales victimes de l’insécurité crée par les bandes sont les couches les plus pauvres de la population, celles qui n’ont pas les moyens de se payer les moyens de se protéger et qui subissent la loi d’une minorité dominante.

Aveuglés par leurs idéologies souvent sommaires sur la question et par des chiffres officiels masquant la réalité du terrain, les politiciens se montrent quant à eux incapables de traiter le problème, la plupart d’entre eux étant victimes de l’étrange complexe de l’homme blanc, ex colonisateur et oppresseur, si vite accusé de vieux raciste-fasciste dès qu’il se montre ferme dans ses politiques de répression.

Ce manque de lucidité propagé par certains intellectuels qualifiés de « bien pensants » empêche donc l’établissement d’une réelle politique globale de traitement du problème de l’insécurité et laisse le champs libre aux partis extrémistes ravis de l’aubaine.

En cherchant au niveau des causes, Delbecque liste les pertes de repères des jeunes issus de l’immigration, écartelés entre une double culture, celle traditionnelle et communautaire  de leurs parents et celle individualiste et libertaire de l’Occident avec l’aspect pervers de la société de consommation ajoutant au désarroi de ceux qui ont peu.

Reclus dans leurs ghettos, ces jeunes sans modèles positifs rejettent rapidement toute forme de contrôle social comme celui de leur famille, de leur communauté puis en ensuite des institutions représentées par l’école qui pour Delbecque a renoncé à faire des citoyens responsables, puis de tout ce qui porte un uniforme du postier au flic en passant par le conducteur de bus.

Ainsi la culture de l’excuse et de la victimisation ôtent tout sentiment de responsabilité et autorisent à tous les débordements avec des risques somme toutes minimes lorsqu on est mineur.

Certains plus vulnérables que les autres, trouvent refuge dans l’Islam pour retrouver le sentiment d’appartenir à quelque chose et peuvent se laisser happer par des mouvements radicaux dangereux.

Dans sa conclusion Delbecque fustige une nouvelle fois l’immobilisme des élites dominantes centrées sur l’idée tenace d’un déclin de la France et de l’Occident (depuis quand ?) et par conséquent incapables de proposer un projet ambitieux porteur d’espérances, de fierté nationale et d’estime de soi et leur propose de dépasser leurs clivages idéologiques dépassés pour aborder une réflexion commune gauche-droite afin de mettre en place les solutions opérationnelles adéquates….

En conclusion, « L’insécurité un scandale français » est un livre assez décevant sur son fond et déroutant par sa forme alliant témoignages de terrain dont il est impossible d’établir précisément ce qui est vrai ou inventé et réflexions sociologiques plus profondes, le tout avec une fâcheuse tendance à la répétition.

Délaissant l’aspect solution opérationnelle à peine évoqué sur deux pages, Delbecque passe à mon sens beaucoup trop de temps à tenter de décrire un problème connu de l’ensemble de la population mais que les politiciens n’ont jamais voulu ou pu régler, faute d’investissements stratégiques, juridiques, humains et matériels.

Tout le monde sait que la loi ne s’applique pas de la même manière dans tous les territoires de la République et qu’il est plus difficile voir impossible de le faire dans certaines banlieues sensibles.

On tente donc de faire porter le chapeau aux professeurs et aux policiers alors que leur rôle n’est pas de pallier aux dysfonctionnement du modèle d’intégration français et de son incapacité à souder ses habitants autour d’une identité, de valeurs et d’un projet de société communs.

Le déclin de la France est donc pour moi très nettement perceptible dans cette campagne présidentielle ou la médiocrité des candidats et l’absence d’idées se montrent particulièrement criantes…

Cet Etat faible hanté par sa grandeur passée et son déclin apparent, ayant honte de lui-même, n’a donc intrinsèquement aucun moyen de reconquérir ses territoires perdus laissés à l’abandon par les forces publiques et dans lesquels la loi du plus fort peut tranquillement se développer.

Si les quelques attentats des années 2015-2016 ont montré un lien entre ces zones de non droit et les plateformes de recrutement/préparation de terroristes, il est peu probable qu’une réelle prise de conscience ou inflexion se produise.

L’évolution de l’insécurité passera donc obligatoirement par une augmentation du phénomène en suivant le modèle des ghettos raciaux américains voir des bidonvilles sud-américains...

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 21:29

Fort logiquement l’envie de me ruer sur le « Nova n°92 » du mois de septembre 1985 m’est revenue afin de revivre l’espace de quelques minutes précieuses l’émotion et le charme nostalgique de mon enfance.

Marv Wolfman (scénario) et John Byrne (dessins) mettent tous les éléments en place pour l’affrontement final entre les deux divinités cosmiques que sont le Sphinx devenue une menace pour l’univers après avoir ingéré la sommes de connaissances des ordinateurs biologiques de Xandar et Galactus, convaincu par Mr Fantastic de les aider en échange du droit de pouvoir s’en prendre ensuite à la Terre si il le désirait.

Terrax, le héraut de Galactus prépare l’arrivée de son maitre et croise la hache avec les Fantastiques qui bien que affaiblis et vieillissants, défendent chèrement leur peau.

Mr Fantastic place sa femme l’Invisible dans un caisson cryogénique afin de retarder l’inévitable : sa mort à échéance proche, puis renseigne Galactus sur le la localisation du Sphinx : son Egypte natale dont il a entrepris de recréer la grandeur antique.

On découvre à ce propos le passé biblique du Sphinx, magicien sous Pharaon condamné à l’exil après avoir perdu la face devant Moise en personne.

Possesseur de la pierre Ka qu’il trouva par hasard dans le désert, le Sphinx devint l’égal d’un dieu omnipotent et immortel.

Mais lassé par son pouvoir, le Sphinx s’en alla trouver Sayge un oracle pour savoir comment mourir.

Orienté vers Xandar par Sayge, le Sphinx tombe sur les fameux ordinateurs qui lui révèlent le croit il sa destiné de maitre de l’univers.

En Egypte, le Sphinx écarte aisément le belliqueux Terrax  et affronte ensuite le Dévoreur lui-même.

Le combat est titanesque, grandiose, brutal mais finalement de courte durée, Galactus dominant son adversaire, détruisant sa fameuse pierre et le condamnant à revivre sa vie pour l’éternité.

À New-York, Terrax agresse les Fantastiques au Baxter Building mais la Torche le plus valide d’entre eux parvient à le neutraliser par ruse le temps que Mr Fantastic ne vienne duper Galactus en le faisant fuir avec la complicité du Gardien en lui exhibant une réplique de l’annéantisseur ultime, seule arme capable de le repousser.

Malgré ses doutes sur la véracité de l’arme, Galactus préfère partir tout en menaçant de revenir mettre sa menace à exécution.

Mais cette victoire prend la tournure d’un succès à a Pyrrhus, puisque après le départ de la menace, Richards tombe inanimé dans les bras de la Torche.

Al Milgrom continue avec Spider-man, montrant la Réponse, bras droit du Caïd, enlevant l’Epée au nez et à la barbe de son mari la Cape et Spider-man aux prises avec le cyborg Silvermane.

Dans un New-York enneigée, Spider-man revêt son costume traditionnel et s’allie avec la Chatte pour retrouver l’Epée également convoitée par Silvermane, devenu incontrôlable.

Le Caïd qui a terrassé une pathétique tentative de la Cape, n’hésite pas à affronter le cyborg pour protéger sa femme malade mais est vaincu.

A vrai dire, Spider-man ne fait pas beaucoup mieux et c’est finalement la Réponse qui dénoue la situation en se sacrifiant afin de régénérer l’Epée.

Rendu fou par cette énergie palpitante qui lui rend une partie de son humanité, Silvermane se jette dans le vide mais l’Epée trahit les espoirs du Caïd en préférant donner son énergie à son mari dont la vie est étroitement dépendante.

Dans la dernière partie, Denny O’Neil (scénario) et Luke Mc Donnelly (dessinateur) montre un Tony Stark revigoré devenir la cible de Taurus criminel appartenant à l’organisation du Zodiaque, qui tente sans succès de faire exploser sa voiture ou de lâcher sur lui le Bélier, ridiculisé par James Rhodes ayant revêtu l’armure d’Iron-man.

Véritable ange gardien de Stark, Iron-man lui permet d’échapper à un nouvel attentat contre son camion cette fois perpétré par le Verseau.

En conclusion, « Nova n°92 » se montre parfaitement inégal et déséquilibré.

Si les 4 Fantastiques sont superbes de dramaturgie, d’émotion et de puissance avec un affrontement dantesque entre le Sphinx et Galactus avec le Gardien et Terrax en arbitres de luxe, Spider-man se montre à contrario plutôt anecdotique et médiocrement dessiné par Milgrom, tandis que Iron-man sombre dans le très/trop commun.

Mais malgré ses limitations, rien que pour le numéro exceptionnel des Fantastiques, véritable locomotive créatrice de Nova à cette époque, ce n°92 vaut largement le détour !

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 21:48

Plongée dans la délicieuse nostalgie du passé avec « Nova n°90 » le mensuel en format de poche diffusé chez Lug en juillet 1985 alors que votre serviteur avait dix ans.

Eternel « petit » de l’écurie Marvel/Lug, « Nova n°90 » débute par une passionnante aventure des 4 Fantastiques signée Marv Wolfman (scénario) et Sal Buscema (dessins) dans laquelle Mister Fantastic, la Chose et l’Invisible frappés par les rayons des Skrulls sont soumis à un vieillissement prématuré les conduisant à terme à une mort proche.

Sur Xandar la planète de Nova en conflit avec les Skrulls, les Fantastiques affaiblis et la garde des champions xandariens (Volt, Diamant, Comète)  ne peuvent empêcher le super criminel égyptien appelé le Sphinx de drainer le savoir des ordinateurs de la planète pour réaliser que sa destiné est de régner sur l’univers.

Rejoints par la Torche humaine épargnée par le processus, les Fantastiques se résolvent à appeler à la rescousse leur ennemi juré Galactus, seule puissance dans l’univers capable d’arrêter une créature aussi puissante que le Sphinx.

Avec John Byrne aux dessins, Nova prend la tête de la résistance face à l’invasion Skrull tandis que les FF font une halte dans un cimetière de vaisseaux spatiaux dans lequel ils arraisonnent cinq extraterrestres renégats afin d’honorer la mémoire de Grogarr un sheriff de leur race mort dans l’exercice de ses fonctions.

On change brutalement d’univers (et de niveau) pour sous la direction d’Al Milgrom assister à la folle quête de Silvermane, un ancien patron mort de la mafia devenu cyborg pour retrouver l’Epée, dont le pouvoir lumineux pour guérir Vanessa, la femme du Caïd.

Flanqué de son costume noir hérité des Guerres secrètes, Spider-man affronte Silvermane mais échoue surclassé par la puissance que lui confère la technologie de la Réponse, le nouveau bras droit du Caïd.

Epuisé et humilié, Spider-man trouve refuge chez la Chatte noire.

On termine en beauté par Iron-man, scénarisé par Denny O’Neil (scénario) et dessiné (Luke Mc Donnell) montrant un Tony Stark errant en clochard alcoolique dans l’hiver New-Yorkais, prêt à se laisser mourir de froid dans les rues pour clore sa vie ratée, mais trouvant l’étincelle salvatrice après que Gretl sa compagne clocharde accouche dans la nuit et lui confie son bébé avant elle-même de mourir.

Lorsque James Rhodes qui a vécu l’aventure Guerre secrète dans l’armure d’Iron-man revient sur terre, il trouve donc un Tony revigoré mentalement sur son lit d’hôpital et décidé à redonner un sens à sa vie.

En conclusion, ne vous fiez pas à son petit format, « Nova n°90 » est un petit condensé de talent et d’émotion à l’état pur.

Les Fantastiques tout d’abord sont géniaux dans le registre Science-fiction avec des aventures cosmiques « larger than life » peuplées d'extraterrestres et de personnages se targuant d’être les égaux des dieux comme le Sphinx ou Galactus.

Si Spider-man est un peu dessous dans son univers urbain, la présence de la Cape et de l’Epée laisse augurer d’un peu de sel…mais la surprise est ici constituée par Iron-man grandiose dans ce conte de Noel dans lequel Tony Stark trouve la rédemption dans la métaphore d’une renaissance dans un New-York dur et glacial.

Avec de pareils scénarios et des dessinateurs aussi talentueux, ce « Nova n°90 » confirme l’âge d’or des comic books dans les années 80 !

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 19:39

J’ai beaucoup lu il y a une dizaine d’années du Richard Matheson, immense écrivain de Science fiction, aussi est-ce avec une grande émotion que je vais lui rendre hommage en chroniquant « Je suis une légende » adaptation cinématographique d’un de ses romans par Francis Lawrence en 2017.

En 2012, un homme seul, Robert Neville (Will Smith) scientifique et colonel dans l’armée américaine, tente de survivre dans un New-York décimé par un mystérieux virus dit Krippin apparu en 2009 alors qu’il était à la base destiné à soigner le cancer.

Immunisé naturellement contre le virus, Neville a pour seul compagnon sa chienne Sam et sillonne en voiture les rues désertes de la mégalopole américaine à la recherche de daims ayant envahi la ville depuis la disparition des hommes.

En concurrence avec les lions, Neville prend soin chaque jour de rentrer chez lui avant la tombée de la nuit pour se barricader.

A l’intérieur, il a su recréer un confort comparable à la vie d’autant avec une nourriture abondante, télévision, une mini salle de gym avec tapis de courses high tech, le tout alimenté par plusieurs générateurs.

Au cours d’une chasse, Sam l’amène à pénétrer dans un hangar sombre dans lequel Neville tombe sur les humains transformés en mutants sanguinaires par le virus.

Il s’en sort de justesse, profitant de la sensibilité de leur épiderme au soleil et réussit même à capturer un spécimen féminin pour tester dans son laboratoire souterrain un antidote au virus.

Plusieurs flashbacks peuplent ses rêves avec principalement la fuite de sa femme Zoé (Sali Richardson-Whitfield) et de sa fille Marley (Willow Smith) lorsque l’état d’urgence a été programmé à New-York.

Resté sur place, Neville n’en tombe pas moins dans un piège concocté par le chef des mutants (Dash Mihok).

Pris au lacet, il s’en sort en se blessant à la jambe.

Alors que le jour décline, Neville rampe jusqu’à son pickup tandis que des chiens mutants sont lâchés sur lui.

Sam lui sauve la vie en s’interposant mais reçoit de terribles morsures.

Neville tue les chiens mais doit tuer Sam, contaminée.

Furieux, il se lance dans un raid solitaire nocturne afin d’en finir.

Cernés par les mutants ultra agressifs qui immobilise son pickup, Neville perd conscience.

A son réveil il est chez lui, soigné par une femme Anna (Alice Braga) et son fils Ethan (Charlie Tahan) qui lui demande de quitter New-York pour rejoindre une colonie de survivants dans le Vermont.

Neville ne peut y croire et se montre irritable mais doit se ranger à d’autres priorités lorsque les mutants attaque sa maison.

Malgré les lumières et les explosifs, les mutants franchissent ses lignes de défenses et pénètrent à l’intérieur.

Neville lutte farouchement contre le chef des mutants puis met Anna et Ethan à l’abri derrière la vitre renforcée du laboratoire.

Constatant que la mutante qu’il a soigné a guéri, il charge Anna et Ethan de fuir en emportant l’antidote qu’il a crée et se lance dans un ultime baroud d’honneur en se sacrifiant grenade à la main.

En mourant, Neville sauve donc l’humanité et devient une « légende ».

En conclusion, « Je suis une légende » mérite largement son titre dans l’œuvre si forte de Matheson écrite en 1954 a été habilement adaptée dans un cadre contemporain.

Will Smith qui est loin d’être mon acteur préféré est juste parfait en solitaire dynamique devenu expert en survie et les scènes d’actions avec les mutants sont réellement effrayantes.

Bien construit, puissamment réalisé, « Je suis une légende » est un excellent blockbuster qui touche juste sans trop en faire…

Mort en 2013, Matheson n’a je le pense pas eu à rougir de cette adaptation.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 08:56

Dans « Californication, saison 2, épisode 7 » Hank (David Duchovny) a peu de succès lorsqu’il fait jurer à Lew Ashby (Callum Keith Rennie) de ne plus coucher avec la vénéneuse Mia (Madeline Zima) qui a tôt fait de le renvoyer à ses propres égarements.

Cependant pour masquer son embarras, Ashby se sent obligé de lui offrir une guitare ayant appartenu à Kurt Cobain.

Face à la Mrs Patterson (Justine Bateman), la proviseur de Rebecca (Madeleine Martin) également fan de son œuvre, Hank cède encore à ces vieux démons et couche avec elle.

Lorsqu’il termine sa basse besogne, il tombe nez à nez avec Damien (Ezra Miller) le jeune homme qui voulait sortir avec sa fille et qui n’est autre que le fils de Patterson.

Ulcéré, Damien rompt toute relation avec Rebecca qui en souffre et en veut terriblement à son père.

Hank fait néanmoins preuve de persévérance et d’habileté en parvenant à convaincre la très réticente Janie Jones (Madchen Amick) l’ex d’Ashby de le rencontrer dans un restaurant californien avant de s’épancher quelque peu sur le passé de la rockstar.

Il est cependant obligé de négocier avec Damien en promettant de ne plus coucher avec sa mère et en lui cédant la guitare de Kurt Cobain afin de le laisser fréquenter de nouveau Rebecca.

Pour finir, la situation se détériore pour Charlie (Evan Handler) et Marcy (Pamela Adlon)  puisque l’ex agent-maquereau de Daisy (Clara Gallo) débarque chez eux avec un homme de main pour réclamer des dommages et intérêts pour lui avoir « voler » sa protégée.

Menacés et fauchés en raison de la consommation astronomique de drogue de Marcy, le couple est obligé de céder sa belle voiture de sport en guise de réparation.

Charlie fait promettre à Marcy de partir chez sa mère pour se désintoxiquer puis cède pour accueillir ma paumée Daisy dans leur maison/lit.

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 7 » continue sur sa lancée avec un peu moins de folie débridée et une histoire un tantinet plus construite dans laquelle Charlie et Marcy ont affaire à la petite criminalité gravitant dans le monde du porno et Hank se sort d’une situation aussi délicate que plaisante en autorisant sa fille a découvrir l’amour avec un jeune homme bien sous tout rapport.

Du coté de la biographie du producteur de rock, on avance mais pas trop vite…

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Published by Seth - dans Société
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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 08:30

Dans « Californication, saison 2, épisode 6 » la situation s’aggrave encore pour Charlie (Evan Handler) et Marcy (Pam Adlon) obligés de prêter leur maison pour le tournage du film porno qu’ils financent pompeusement intitulé « Vaginatown ».

Marcy replonge dans la cocaïne et entraine l’acteur principal dans la défonce ce qui le rend impropre à l’acte.

Sans se démonter, le réalisateur Ronny Praeger (Hal Ozsan) invite Charlie à le remplacer au sexe levé.

Charlie qui a déjà du pas mal ramer pour vaincre les inhibitions de sa protégée Daisy (Carla Gallo), se voit donc obligé d’avoir un court rapport filmé avec elle pour les besoins du film sous l’œil encourageant de sa femme !

De son coté, Hank (David Duchovny) surprend l’écrivain gourou Julian (Angus McFadyen) en train de tromper Sonja (Paula Marshall) dans la maison de Lew Ashby (Callum Keith Rennie) et après l’avoir pris en photo s’en émeut auprès de Karen (Natascha Mc Elhone) qui de son coté n’en fait pas grand cas.

Poursuivant sa mission de biographe, Hank tente désespérément d’approcher Janie Jones (Madchen Amick) l’ex compagne d’Ashby qui semble l’avoir tant marqué mais se heurte à la défense hostile de son mari Ron (Vincent Angell).

De retour chez Ashby, Hank constate que effectivement Sonja accepte les incartades amoureuses de son mari.

Dépité, il se rabat sur Annika (Carly Pope) une journaliste de Rolling stones magazine, fan de son œuvre avec qui il couche finalement.

Lorsqu’il sort de la chambre, c’est pour constater que Ashby a couché avec Mia (Madeline Zima) qui est toujours mineure !

En conclusion, « Californication, saison 2, épisode 6 » est l’un des épisodes les plus fous de la saison et peut être considéré comme un délire absolu dans lequel Evan plonge jusqu’aux couilles dans l’univers poisseux des films X en devenant agent, puis investisseur et même acteur !

Sous des dehors offusqués par l‘infidélité de son rival littéraire, Hank n’en continue pas moins de continuer à mener une vie sexuelle débridée qui l’amène à coucher avec tout ce qui bouge.

Dans pareilles conditions, l’intrigue avance peu et les réalisateurs paraissent surtout prendre leur pied à faire durer en longueur la saison 2 !

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Published by Seth - dans Société
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:01

Comme vous le savez en parallèle de sa carrière d’acteur comique, Ben Stiller sait aussi se lancer dans des projets plus personnels et intimistes allant parfois à contre courant de son image habituelle.

En 2013 il réalise donc «  La vie rêvée de Walter Mitty » ou il se met lui-même en scène en Walter Mitty employé de bureau travaillant au service photo de Life magazine, le célèbre journal New-Yorkais.

Petit chef consciencieux, Mitty fait honnêtement son boulot mais mène une vie de célibataire citadin des plus ennuyeuses.

Inscrit sur un site de rencontre pour draguer Cheryl Melhoff (Kristen Wiig) une collègue de travail qu’il n’ose pas aborder, Mitty rencontre des problèmes techniques sur le site et commence à rêver d’une situation impossible alors qu’il est au téléphone avec Todd (Patton Oswald) de la hotline.

Les absences de Walter sont légendaires et lui valent d’être remarqué défavorablement par Ted Hendricks (Adam Scott) le nouveau patron de Life chargé de dégraisser un maximum les effectifs pour préparer la transition vers un magazine en ligne jugé plus rentable.

Jeune et arrogant, Hendricks charge Walter de faire la dernière une avec un cliché exceptionnel envoyé par Sean O’connell (Sean Penn), un photographe-aventurier connu de longue date.

Mais Walter qui a reçu les photos ainsi qu’un portefeuille en guise de cadeau de remerciement de Sean, ne peut retrouver ledit cliché n°25.

Soumis à la terrible pression d’Hendricks et aux conseils timides de Cheryl, Walter va devoir sortir de son schéma de routine habituelle pour aller à la recherche de Sean, localisé la dernière fois au Groenland (!)

L’épreuve est rude pour cet homme timoré n’étant jamais sorti des Etats-Unis à quarante ans passés mais Walter relève le défi.

Au Groenland, une improbable rencontre dans un bar avec colossal chanteur ivre (Olafur Dari Olafsson) le pousse à embarquer dans son hélicoptère pour trouver Sean sur un bateau.

Prenant tous les risques, Walter surmonte ses peur et se jette dans la mer glacée ou il évite de peu de mourir dévoré par un requin.

Recueilli par les pécheurs, Walter apprend que Sean est en réalité prés du célèbre volcan islandais Eyjafallajokull.

Il se rend donc sur place, gravit les pentes escarpées en vélo, échange un skateboard à un adolescent contre un bonhomme en latex mais rate in extremis Sean.

Echappant de peu à l’éruption du volcan, Walter retourne bredouille aux Etats-Unis pour constater que les licenciements massifs ont déjà touché Cheryl et son collègue Hernando (Adrian Martinez).

Viré également par Hendricks, Walter jette de dépit le portefeuille de Sean dans la poubelle de la maison de sa mère puis a un flash….

Après avoir appelé Cheryl, il comprend que Sean lui a laissé des indices pour le retrouver sur la zone afghane de l’Himalaya ou il tente de photographier des léopards de neiges.

Walter se rend sur place et après un éprouvant périple arrive à plus de 5500 mètres de hauteur, retrouve enfin l’explorateur énigmatique, qui lui révèle placidement avoir laissé le cliché dans son portefeuille.

Effondré mais heureux, Walter quitte son ami après une ultime partie de foot avec les sherpas locaux.

De retour aux Etats-Unis, il est aidé par Todd qui se porte garant de lui face à la police américaine puis dégouté par le fait que Cheryl ait visiblement trouvé un petit ami, lui laisse son skateboard pour son fils.

Lorsqu’il apprend plus tard que sa mère (Shirley Mc Laine) a gardé son portefeuille, Walter retrouve le fameux cliché qu’il donne malgré son licenciement à Hendricks.

Au moment de toucher ses indemnités de licenciement, Walter croise une ultime fois Cheryl qui lui confirme que l’homme aperçu chez elle n’était pas son petit ami.

Devenu un homme nouveau plus sur de lui, Walter lui propose de sortir ensemble…

En chemin le couple constate que la une de O’connell rend en réalité hommage à Walter, symbole de tous les employés qui ont contribué à la grandeur du magazine Life durant toutes ses années…

En conclusion, « Walter Mitty » est un film gentillet utilisant le thème bien connu mais toujours séduisant du voyage initiatique permettant à un employé de bureau timide et emprunté, de se réaliser pleinement en tant qu’homme.

Sujet bateau, scénario invraisemblable inspiré d’un conte de fée moderne, « Walter Mitty » se sauve de la médiocrité par la qualité de ses interprètes, Ben Stiller en tête, toujours parfait dans ce type de rôle de looser-rêveur, par ses beaux paysages montagneux, d'efficaces effets spéciaux et par une petite touche d’humour folie Stillerienne.

Pas inoubliable donc mais sympathique, léger et poétique !

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Published by Seth - dans Fantastique
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 13:51

Sorti en 2015, « La Seconde guerre mondiale » est un énorme pavé de plus de 550 pages de l’historien Claude Quétel qui propose une relecture éclairée du plus grand conflit de l'histoire de ll’humanité.

Quétel choisit pourtant une lecture plutôt classique, linéaire et chronologique des évènements avec pour commencer les vingt ans succédant à la fin de l’armistice de la Première guerre mondiale, le sentiment d’injustice et d’humiliation terribles de l’Allemagne, le rôle fantoche de la Société Des Nations sorte de brouillon de l’ONU et l’extrême frilosité des politiciens français face à la remilitarisation du camp adverse.

Alors qu’en France, les mouvements pacifiques portés par Aristide Briand contribuent à se voiler la face concernant les véritables objectifs de l’Allemagne, Adolf Hitler politicien autodidacte assoiffé de revanche sociale, rate un putsch en 1924 et rédige en prison « Mein Kampf » manifeste politique confus basé sur la haine viscérale des Juifs responsables selon lui de tous les maux du Monde et l'existence d'une race allemande ayrienne supérieure car pure appelée à régner sur l'Europe.

En secret et face à une communauté internationale passive, l’Allemagne reconstitue son industrie d'armement et surtout son armée en misant sur une arme révolutionnaire à l’époque : le blindé dont le général Heinz Guderian devient le meilleur spécialiste.

Chef du parti Nazi, Hitler prend le pouvoir en 1934 en s’appuyant sur une milice privée les SA qu’il double par les SS, réputés plus fanatiques et fidèle à sa personne.

Hitler liquide ses rivaux SA comme Ernst Röhm et devient le Reichfurher, accélérant la militarisation de son pays en prévision de la revanche de 1914-1918.

Alternant coups de force militaires et discours apaisants vis-à-vis des officiels français, Hitler se montre habile, testant les réaction du camp adverses lorsqu’il rogne sur les accords du traité de Versailles.

En 1936, Hitler trouve un allié en la personne de Benito Mussolini, dictateur fasciste au profil similaire qui a pris le pouvoir en 1922 et possède les même rêves de grandeur pour l’Italie.

Lorsqu’il s’assure de la neutralité de la Russie en signant un pacte de non agression en 1939, Hitler se sent pousser des ailes et envahit la Pologne sans préavis qui malgré une résistance héroïque succombe rapidement.

Il apparait clairement que après le traumatisme de 1914-1918, la France ne s’est pas préparée a un affrontement de cet ampleur : son armée n’a pas évolué, restant figée dans une doctrine de guerre de position alors que les Allemands misent sur une guerre de mouvement dans laquelle l’aviation et les blindés se montrent décisifs.

Ni Daladier ni Reynaud, ni aucun des généraux de l’époque comme Gamelin ne font preuve de la lucidité et au courage nécessaires pour faire face à la situation et Hitler passe donc à la phase suivante en 1940, l’attaque de la France en roulant littéralement sur le Benelux.

Malgré leur courage, les troupes françaises mal organisées et mal équipées sont balayées.

Lorsque Reynaud fait appel à Pétain, le héros de 1914-1918, celui-ci pousse la France a signer un armistice plutôt que de continuer la Résistance, afin d’officiellement de la préserver de nouvelles souffrances.

Le lieutenant-colonel De Gaulle, qui avait pourtant alerté ses supérieurs sur le danger représenté par l’Allemagne, quitte la France pour prendre la tête d’un mouvement de Résistance tandis que Pétain devient l’instrument d’Hitler en lui cédant notamment les forces navales stationnées en Afrique du nord.

Seul Winston Churchill qui lui aussi avait vu juste dans la menace représentée par Hitler résiste seul en profitant du caractère insulaire de la Grande-Bretagne.

Churchill galvanise la résistance anglaise avec ses fameux discours et les pilotes de la Royal Air Force mettent à mal ceux de la Luftwaffe, ce qui provoque la colère d’Hitler véritablement obsédé par a conquête de l’Angleterre pour assoir sa domination totale sur l’Europe.

Le duel se poursuit également en mer avec les sous marins U-boot allemands qui tentent de couler les navires marchands anglais afin d’asphyxier l’adversaire.

Mais Churchill reçoit une aide massive en armement des Etats-Unis, qui ont finalement compris l’enjeu de cette bataille et permettent à l’Angleterre de tenir la dragée haute au conquérant allemand.

La Royal Navy remet la Marine italienne à sa place en Méditerranée et l’intervention aéroportée manquée de la Wehrmacht en Crète douche sérieusement les velléités de conquêtes insulaires d’Hitler.

Vexé, Mussolini se rabat sur une expansion en Afrique en annexant la Libye et la Somalie, mais doit appeler au secours son allié Allemand pour mettre au pas la Grèce, qu’il avait gravement sous-estimé.

Hitler charge un homme de confiance, le général Edwin Rommel de commander l’armée allemande en Afrique.

Maitre tacticien, Rommel tiendra longtemps en échec les forces anglaises avec ses chars et ses manoeuvres audacieuses dans le désert.

Mais en 1940, Hitler prend une décision qui sera fatale pour ses plans de conquête : faire volte face et attaquer son allié russe.

Sous-estimant l’Armée rouge qui a essuyé une humiliante défaite face à la modeste Finlande, Hitler attaque en escomptant sur une débandade russe et une victoire rapide à l’été.

Mais comme pour Napoléon, la Russie va s’avérer être un piège mortel pour la Wehrmacht dont les blindées s’enlisent à la saison du dégel.
Staline qui délocalisé ses usines de production en Sibérie, puise sur le vivier colossal de sa population et présente des divisions dotés de matériels (avions, chars) certes plus rustiques mais particulièrement efficaces dans les rudes conditions climatiques de son pays.

En Allemagne, la situation se tend dans la cour d’Hitler qui ne supporte pas les contradictions de généraux et tend à les remplacer par des hommes soumis à ses ordres et fanatisés par le nazisme comme Bormann, Goring, Donitz, Heydrich, Himmler ou Gobbels.

L’idée de la « solution finale » consistant à l’éradication définitive de la race juive est mise en pratique avec une recherche sans précédent du meurtre de masse en utilisant des chambres à gaz crées par Heydrich et déployées dans les camps de concentration de Pologne ou furent décimés la plupart des Juifs d’Europe.

Dans l’une des heures les plus noires de l’histoire de l’humanité, certains gouvernements de pays annexés collaborent avec les Nazis comme Laval et Pétain en France avec la mise en place de rafles.

La Résistance se met aussi en place dans pratiquement chacun des pays annexés avec des moyens souvent bien limités et des représailles sanglantes des Allemands à chaque attentat commis.

L’autre point de basculement du conflit est l’attaque en 1941 de la flotte américaine à Pearl Harbour par le Japon, dont les visées expansionnistes et fascistes en Asie rejoignent celle de l’Allemagne et de l’Italie en Europe.

Très dominateur en Asie ou il a conquis depuis 1937 rapidement une partie de la Chine, la Malaisie, la Birmanie la Thaïlande, les Philippines et Java,  le Japon finit par forcer les Etats-Unis à entrer en guerre dans une des plus gigantesques batailles navales qui aient existé.

Négligeant l’importance stratégique du renseignement et des Porte-avions, les Japonais ont pourtant le dessous face à la puissance naval américaine, qui anéantit sa Marine à la bataille de Midway en 1942.

Dès lors le Japon impérialiste va se lancer dans une guerre défensive exacerbée par l’honneur et le sens du sacrifice, le conduisant à l'action d’avions kamikazes qui passè l’effet psychologique fut  traitée par les Américains par une intensification de la DCA des croiseurs.

En rappelant les forces en présence, Quétel démontre l’écrasante supériorité numérique et surtout industrielle des Etats-Unis comparés au Japon et à l’Allemagne, et démontre l’insanité à long terme des plans de conquête de ces deux nations, d’autant plus que Hitler a commis l’erreur de s’attaquer à l’Ours russe.

La Seconde guerre mondiale est aussi synonyme d’une effarante course à l’armement notamment dans le domaine aéronautique avec de part et d’autres des avions à réaction toujours plus rapides, maniables et armés.

Il en va de même dans les domaine naval ou les Porte-avions alliés prennent le dessus sur les sous-marins allemands, faisant des puissants croiseurs et destroyers des armes dépassées, ou dans le domaine terrestre ou la compétition entre chars et canons fait rage.

Quétel résume la défaite de l’Allemagne et du Japon à un essoufflement pur et simple des ressources démographiques et industrielles des deux pays incapables de s’aligner sur la productivité exceptionnelle de l’industrie d’armement des Etats-Unis.

Hitler aura beau jusqu’au bout rêver de la mise au point d’armes secrètes comme les V1/V2 premiers missiles balistiques, ceux-ci ne suffiront pas à eux seuls à empêcher le renversement inexorable de la guerre après la défaite de Stalingrad en 1942.

Malgré son génie, Rommel lui-même doit aussi battre en retraire en Afrique, lui-aussi surclassé par la qualité des troupes anglo-américaines commandées par l’anglais Montgomery.

Hitler le rappelle pour organiser la défense de la cote Normande alors qu’il craint un débarquement massif des Alliés.

Les Alliés débarquent pourtant une d’abord en Méditerranée reprenant la Sicile, la Corse et la Sardaigne avant de remonter en Italie dont les armées se défendent âprement en profitant des reliefs montagneux des Abruzzes et du soutien des troupes allemandes envoyées par Hitler pour aider son allié Mussolini.

En 1944, dans un déchainement insensé de violence, le débarquement principal à l’Ouest n’a pas lieu dans le Pas de Calais comme l’escomptait Hitler mais à bien en Basse Normandie.

Malgré leurs qualités de combattants et les terribles pertes qu’ils infligent à leurs adversaires dans le bocage normand, les Allemands reculent face à la puissance adverse, leurs précieux chars étant décimés par l’écrasante domination aérienne des Alliés.

A Berlin, Hitler fulmine, limogeant coup sur coup les généraux qu’il accuse d’incompétence ou de défaitisme, lançant d’invraisemblables contre-attaques et refusant que ses armées reculent face à un ennemi pourtant supérieur.

De Gaulle revient alors sur le devant de la scène et parvient à exiger la libération de Paris, objectif jugé non stratégique par le commandement américain d’Eisenhower et Patton.

Les Alliés poussent ensuite leur avance à l’Est de la France, libérant les régions et peuples les unes après les autres, De Gaulle devant également insister pour que les grandes villes d’Alsace soient symboliquement dégagées du joug allemand.

Dès lors, Hitler se sait pris en tenaille, les grandes villes allemandes étant elles aussi victimes d’horribles bombardement, notamment de l’aviation anglaise, qui entend faire également payer cher aux populations civiles leurs propres bombardement durant le Blitz.

Les martyrs des villes comme Cologne ou Dresde sont entrés dans l’histoire…mais les Russes ne sont pas en reste, commentant de véritables atrocités (massacres, viols, pillages) sur les villes allemandes conquises.

Dans cette course contre la montre à laquelle se livrent Américains et Russes, ces derniers sont les premiers à arriver à Berlin.

Affaibli par le stress et la maladie, Hitler réfugié dans son bunker continue de lancer des ordres invraisemblables exigeant la destruction de l’Allemagne plutôt que sa conquête et demandant à son peuple de mourir pour et avec lui.

Ayant vu le corps de Mussolini exhibé par une foule en colère en Italie, Hitler se suicide en 1945, entrainant avec lui sa compagne Eva Braun qu’il épouse avant sa mort et la fanatique famille Goebbels.

Chez les Nazis c’est la débandade pure et simple, certains officiers étant tués en essayant de fuir, d’autres étant arrêtés et jugés dans le célèbre procès de Nuremberg ou ils tenteront sans succès de minimiser leurs responsabilités en se disant qu’il n’avait fait qu’obéir en tant que militaires aux ordres.

Dans le Pacifique, la pénible reconquête des iles occupées par les Japonais après la bataille de Midway fait prendre conscience à l’état major américain de Nimitz et Mc Arthur, que le jusqu’auboutisme nippon va couter plus d’un million d’hommes pour parvenir jusqu’à Tokyo.

La décision est alors prise d’utiliser l’arme atomique en 1945 à deux reprises, Hiroshima et Nagasaki afin de contraindre à la rédition un pays en le menaçant, première mondiale d’annihilation pure et simple.

L’ouvrage se clôt alors sur l’horrible bilan comptable du conflit en tablant sur 50 à 60 millions de morts, contenu des incertitudes sur les victimes civiles notamment chinoises.

La Russie paye le plus lourd tribut avec plus de 26 millions de morts, l’Allemagne venant en seconde (6 millions) et le Japon en trois (2,6 millions).

Dans le même ordre de grandeur du demi-million, les pertes de la France, de l’Angleterre et de l’Italie ne traduisent par la combativité beaucoup plus importante de ces deux dernières.

En proportion de sa modeste population, la Pologne est le pays le plus saigné en raison de l’acharnement d’Hitler pour exterminer les Juifs.

Enfin une fois l’exercice certes imparfait des procès des anciens dignitaires Nazis et Japonais effectué, la fin du conflit aboutit à la création de l’ONU, dont l’efficacité réelle doit etre regardé avec scepticisme et à la bipolarisaiton du monde entre USA et URSS, l’Europe occidentale recevant un coup s’avérant fatal pour le déclin de son influence dans le monde.

En conclusion, meme si on croit tout connaitre ou presque de la Seconde guerre mondiale, l’ouvrage de Claude Quétel a réussi le tour de force de me passionner par son approche certes exhaustive avec force de statistiques à l’appui, mais en battant en bréche certaines idées toute faites s’apparentant certes à des détails de l’Histoire, mais révélant toutefois un point de vue interessant.

Ainsi on apprend que l’armée allemande était loin d’etre invincible lorsqu’elle déclencha la guerre, mais qu’elle a bénéficié de la passivité et de la mauvaise organisation de ses adversaires, du reste bluffé par la roublardise d’Hitler.

Le mythe de l’invincibilité allemande sera ébréché lorsqu’elle butera sur l’héroique résistance anglaise porté par un Churchill devenu légendaire puis tombera face aux deux poids lourds mondiaux, les Etats-Unis et l’URSS, formidables réservoirs humains, naturels et industriels.

Aveuglé par son idélogie raciste, le Japon commetra la meme erreur et en subira les conséquences.

Hyper centralisée autour de son fuhrer paranoïaque et imprévisible, l’armée allemande ne sera pas asusi organisée qu’on le pense et commettra sans doute plusieurs erreurs stratégiques lourdes en se privant de ses meilleurs généraux mis sur la touche par Hitler lorsqu’ils osaient le contredire.

Mais la Seconde guerre mondiale est surtout pour moi le récit de l’horreur absolue, d’une somme incommensurable de souffrance, de morts et de combats acharnés passés sous silence comme la résistance valeureuse des Grecs, des Hongrois ou des Polonais face à plus fort qu’eux.

Il est donc logique que cette course à la démesure ait conduit à l’emergence du moyen d’aninhilation supreme : la bombe atomique.

En 2017 alors qu’une guerre est en cours contre l’Etat islamique, largement moins menaçant que l’Allemagne nazi ou le Japon impérial, la Seconde guerre mondiale demeure une référence passionnante pour qui veut comprendre la dangerosité d’une idélogie totalitaire couplée avec d’importants moyens techniques nés d’une organisation démente mais rationnalisée à l’extreme.

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