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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 19:02
Daredevil, saison 1, épisode 7 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

« Daredevil, saison 1, épisode 7 » montre une évolution majeure avec l’apparition de Stick (Scott Glenn), le mentor aveugle de Daredevil (Charlie Cox) qui lui apprit alors enfant, orphelin et aveugle à maitriser les étonnantes capacités que l’accident de camion lui avait conféré.

Vieux maitre dur et acariâtre, Stick disparut une fois la formation de son protégé achevée pour réapparaitre vingt ans après afin de lui confier une étrange mission : détruire une arme mystérieuse appelée Black sky devant être livrée sur les quais de New-York à Nobu (Peter Shinkoda) chef d’une branche mafieuse japonaise.

De son coté, Karen Page (Deborah Ann Woll) continue sa quête effrénée et dangereuse de la vérité sur son ancien employeur Union allied, en acceptant sur les conseils du vieux journaliste prudent Ben Urich (Vondie Curtis Hall), d’établir un lien avec pressions immobilières de Tulley pour évacuer les locataires tenace comme Elena Cadenas (Judith Delgado).

Mais en sortant de l’appartement de la vieille dame latina, Karen est agressée par deux hommes de main et ne doit son salut qu’à Foggy (Elden Henson) qui l’aide à se dégager à coups de batte de base ball.

Sur les docks sombres de la ville, Daredevil accepte de distraite les hommes de Nobu armés de fusil mitrailleurs, tandis que Stick s’apprête à liquider Black sky, en réalité un enfant entravé par des chaines.

En un sursaut, Daredevil intercepte la flèche tueuse de son ancien maitre et met un terme à l’opération.

De retour dans son appartement, Stick lui avoue avoir ensuite rattrapé le camion et tué Black sky.

S’ensuit une lutte farouche entre les deux hommes.

Finalement vaincu, Stick retourne d’où il est venu au Japon sur un ton amer et rend compte à un homme mystérieux le dos couturé de cicatrices.

En conclusion, « Daredevil, saison 1, épisode 7 » se démarque par l’entrée en scène de Stick, personnage trouble et solitaire, reprochant le mode de vie amolli de son ancien élève et se montrant prêt à exécuter sans état d’âmes un enfant pour le compte d’un mystérieux commanditaire japonais.

L’histoire avance donc pas à pas sur fond de relation obscure maitre-disciple et de close combat… tandis que sur le front de l’enquête tout piétine allégrement.

On attend avec impatience une accélération dans la seconde partie de la première saison !

Daredevil, saison 1, épisode 7 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 20:06
Elysium (Neil Blomkamp)

Déjà remarqué en 2009 par l’audacieux « District 9 » le sud africain Neil Blomkamp récidive en 2013 avec « Elysium ».

L’histoire se déroule dans un futur proche en 2154 ou les humains les plus fortunés ont quitté la Terre trop polluée pour y vivre sans risque sanitaire afin de s’établir sur Elysium, une station orbitale offrant toutes le confort et la sécurité nécessaires.

Les quelques téméraires qui se risquent dans des vaisseaux clandestins à atteindre Elysium sont sévèrement éliminés ou expulsée par Delcourt (Jodie Foster), l’inflexible secrétaire de la défense qui n’hésite pas à employer de peu recommandables mercenaires humains opérant sur Terre comme Kruger (Shartlo Copley).

Dans un Los Angeles hispanisé réduit à un enchevêtrement de favelas, Max Da Costa (Matt Damon), un ancien taulard en période probatoire travaille à la chaine chez Armadyn, la principale société fournisseur de robots qui font office de policiers.

Après un accident qui le condamne à une mort proche par irradiation nucléaire, Max décide de prendre tous les risques pour aller se soigner sur Elysium.

Aidé de son ami Julio (Diego Luna) il contacte Spider (Wagner Moura) le chef d’un mouvement clandestin expédiant les gens sur Elysium et se met à son service pour un voyage vers l’au-delà.

Spider saute sur l’occasion et lui demande de braquer les données cérébrales d’un directeur, que Max choisit comme John Carlyle (William Ficthner) le PDG de Armandyn qu’il estime responsable de son sort.

Spider confie donc Max à ses chirurgiens roboticiens qui le transforment en cyborg en lui implantant un exosquelette le dotant d’une force surhumaine et d’un implant permettant de télécharger dans son cerveau les données de Carlyle.

Max fait le braquage avec Julio, l’informaticien Sandro (José Pablo Cantillo) et le costaud Manuel (Adrian Holmes) qui lui confie des fusils surpuissants à balles explosives capables de détruire les robots escorteurs de Carlyle.

Mais l’équipe ignore que Carlyle avait passé un marché avec Delcourt, qui en échange de mirifiques contrats de défense d’Elysium lui avait demandé de lui fournir un programme capable de rebooter Elysium et de la désigner comme nouvelle président en lieu et place de l’actuel, Patel (Faran Tahir) avec qui elle demeure en conflit.

Furieuse de voir son contact lui échapper, Delcourt envoie Kruger et deux associés, Drake (Brandon Auret) et Crowe (Josh Blacker) dans un vaisseau de combat Raven pour intercepter les braqueurs.

Alors que Max qui s’est défait des deux robots escorteurs grâce à ses flingues et son exosquelette télécharge avec Sandro le programme de Carlyle, les mercenaires surgissent.

Sandro qui a pris peur en constatant que Carlyle avait crypté son programme en secret défense est abattu tout comme Diego malgré une résistance farouche qui permet à Max de s’enfuir.

Blessé le braqueur se fait un instant soigner par son amie d’enfance Frey Santiago (Alice Braga) et lui promet de l’emmener à Elysium pour soigner sa fille Matilda (Emma Tremblay) atteinte de leucémie.

Mais lorsqu’il revient voir Spider, Max constate que Delcourt a bloqué toutes les communications vers Elysium rendant ainsi impossible son évacuation.

Le rusé trafiquant a compris l’importance du programme que Max détient dans son esprit et lui suggère d’en tirer avantage.

Max revient alors vers la maison de Frey qui a été enlevée avec Matilda par l’affreux Kruger et ses hommes comme monnaie d’échange.

Il se livre alors aux repérages des drones du Raven et tout en menaçant de se faire exploser une grenade, se fait embarquer par les mercenaires pour aller à Elysium.

Bien entendu, Kruger tente de lui arracher la grenade avant d’arriver sur place mais explose après une lutte farouche.

Sonné mais intact grâce à son exosquelette, Max libère Frey et Matilda mais tous se font neutraliser par les sécurités d’Elysium avant d’avoir pu soigner l’enfant.

Delcourt donne ses directives, demandant à ce qu’on récupère le code de Max quitte à le laisser mourir ensuite tandis que les deux femmes sont laissés au bon vouloir des mercenaires survivants.

Mais Kruger est miraculeusement soigné par la science d’Elysium et reprend du service avec un exosquelette et une haine encore plus forte.

Ingérable, il assassine Delcourt pour devenir le nouveau président…tandis que Max parvient à s’échapper de son siège de torture.

Soutenu par Spider et Manuel arrivés sur Elysium armés jusqu’aux dents, Max combat les mercenaires et parvient à tuer Kruger après une lutte dantesque.

Conscient de son sort, il accepte de se sacrifier pour rebooter Elysium.

Spider en profite pour changer les directives, faisant de tous les citoyens des égaux amène de bénéficier des unités de soins high tech de la station orbitale.

Le sacrifice de Max n’aura pas été vain puisque Matilda peut ainsi comme beaucoup de terriens être soignée…

En conclusion, tout comme l’excitant « District 9 », « Elysium » est un film bluffant présentant conciliant science fiction et engagement politique.
Blomkamp excelle dans la réalisation créant de toutes pièces un monde futuriste inégalitaire ou les pauvres meurent dans la saleté et la violence de machines de combat, tandis que les riches se créent un éden soigneusement préservé à distance respectueuse d’une planète Terre souillée de pollution.

Stylisé et brillant, « Elysium » pèche cependant dans sa fin bâclée et sa morale gnangnan qui l’empêche d’accéder au statut de chef d’œuvre.

Dommage… car le talent de Blomkamp existe bel et bien !

Elysium (Neil Blomkamp)
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 17:48
De l'Asie mineure à la Turquie, minorités, homogénéisation ethno-nationale, diasporas (Michel Bruneau)

Géographe renommé du CNRS auteur de nombreux livres sur l’Asie, Michel Bruneau publie en 2015 « De l’Asie mineure à la Turquie, minorités, homogénéisation ethno-nationale, diasporas ».

Dans ce volumineux ouvrage, l’auteur débute par une justification des concepts employés pour son analyse dans une région stratégique car représentant un tampon entre l’Europe et le Moyen-Orient.

Est présentée une approche basée sur les influences prédominantes des peuples de la région au travers de leur longue histoire : Grecs, Turcs, Iraniens.

Rapidement se dégagent également plusieurs ethnies clés ballotées voir sacrifiées par ses grandes puissances : Kurdes, Arméniens, Grecs ottomans, Juifs et moins connus les Assyro-Chaldéens.

Dès l’Antiquité, les Grecs furent les premiers a coloniser l’Asie mineure au travers de villes côtières de l’Ionie qu’il défendirent âprement face aux Perses lors des célèbres guerres médiques au V ième siècle avant Jésus Christ.

Unies par des dieux, des coutumes, une littérature et une langue communs, les cités grecques par ailleurs rivales, imposèrent leur culture et hellénisèrent l’Anatolie.

Durant sa conquête (-356 à -323 av JC), Alexandre le Grand exporta le modèle jusqu’au Moyen-Orient en reprenant le modèle des satrapes, ces régions autonomes mais dépendant administrativement d’un pouvoir central à qui elles devaient impôts et fourniture de moyens militaires.

Ses successeurs, les Séleucides en Syrie, Iran et les Attalides en Asie mineure prolongèrent cette organisation qui développa l’implantation de colons grecs en Anatolie.

Même après la fin de l’âge d’or de la Grèce antique et des conquérants macédoniens, l’hellénisme perdura au travers la puissance de l’Empire romain, qui nourrissait à son égard un complexe culturel évident.

Le long déclin de l’empire romain d’Orient, contribua à travers le rayonnement de Byzance devenue capitale des chrétiens orthodoxes grecs à la poursuite de l’influence culturelle et religieuse grecque dans la région.

Cette influence se poursuivit même lorsque Byzance tomba pour passer sous domination des Trucs ottomans, puisque le sultan Mehmet II conféra une grande autonomie au patriarche de l’église grecque orthodoxe.

Après la date clé de 1453, la région passa sous domination des Turcs, peuple multi ethnique duquel émergea les Ottomans issus des Oghouz.

Peuple de nomades continentaux soudés par la religion islamique importée de Perse par les Seldjoukides, les Turcs chassés de leur territoire par les invasions des Mongols, prennent le dessus sur un empire byzantin à bout de souffle et conquièrent toute l’Anatolie entre le XIII et le XV ième siècle.
Au XVI ième siècle après JC, les sultans font de la Turquie le pole dominant de l’Islam sunnite en soumettant les puissances arabes à Bagdad, Damas et au Caire.

L’empire byzantin est alors absorbé dans un processus de turcisation visant à imposer la langue turque et la religion islamique aux populations.

Impossible de ne pas parler de l’influence iranienne, immense au titre du peuple Perse, dont les empires achéménide puis sassanide puissamment structurés, laissèrent une culture et des structures pérennes qu’aucune autre domination ni grecque, romaine, turque ou arabe ne put faire disparaitre.

Islamisés par la conquête arabe, les Iraniens adoptèrent cependant via Chah Ismail en 1502 le chiisme comme religion d’état contrairement à l’écrasante majorité des autres pays musulmans.

Après une période de réformes sous influences des puissances occidentales russes et anglaises au XX ième siècle, l’Iran réopèra un virage nationaliste et islamique avec l’arrivée de l’ayatollah Khomeini au pouvoir en 1979.

Aujourd’hui l’Iran continue de peser sur l’Asie mineure par le lien avec les populations chiites azéri ou plus complexes alévis peuplant la Turquie.

Derrière les trois premières puissances ayant contribué à modeler l’Asie mineure, Bruneau choisit ensuite de parler de deux autres peuples incontournables de la zone : les Arméniens et les Kurdes.

Présents depuis le VI ième siècle avant JC, les Arméniens ont longtemps revendiqué leur indépendance construite sur un christianisme détaché de toute racine latine et grecque.

Artisans et commerçants, les Arméniens s’implantèrent au fil des siècles en Turquie tout comme en Europe ou Asie.

Ils bénéficièrent de l’aide de la politique expansionniste de la Russie du XIX et XX ième siècle dans le Caucase pour consolider leur territoire mais furent perçus comme une menace intérieure par la Turquie qui entreprit un plan d’éradication concrétisé par le génocide de 1914-1915.

Tout aussi anciens mais encore plus complexes avec leurs ascendances mèdes mystérieuses, les Kurdes se répartissent sur quatre pays : Turquie, Irak, Iran et Syrie.

Hétérogène et divisé en structures tribales, le peuple Kurde représentent néanmoins 20 à 30% de la population turque et une diaspora importante en Europe principalement en Allemagne.

Bien que musulmans sunnites, ils sont en révolte contre l’état turc qui les a également perçu comme une menace à la grande politique d’homogénéisation du territoire.

La grande force de cet ouvrage est ensuite de se focaliser sur les effet de cette politique sobrement intitulée « ingénierie démographique » qui cacha au XX ième siècle, un plan de répression et d’élimination des cadres turcs vis-à-vis des peuples jugés étrangers comme les Grecs et les Arméniens.

Moins connu que le génocide arménien car plus étalé dans le temps entre 1913 et 1923, le traitement dont furent victime les Grecs de Turquie fut pourtant comparable : menaces, enlèvements, assassinats, déportations et assimilations forcées aboutirent au départ d’un nombre considérable de Grecs vers leur patrie d’origine.

La Turquie se vida progressivement de ses influences hellènes principalement présente en Thrace, sur sa cote occidentales, dans ses grandes villes et dans la région du Pont (Mer noire).

Le Comité d’Union et Progrès fut l’organe principal de cette purification ethnique dont le rationalisme morbide fut influencé par l’Allemagne.

La brutalité du nationalisme turc se manifesta à l’égard des Arméniens dont la population fut en l’espace d’un an pratiquement divisée par deux sur le territoire turc et les biens purement spoliés.

Bien entendu, même si ils étaient jugés plus « assimilables » en raison de leur religion musulmanes, les Kurdes furent également victimes de cette même politique et perdirent plus d’un millions et demi des leurs déportés ou exécutés jusqu’en 1950 et créèrent le PKK, dont la branche armé est entrée en lutte contre l’état turc.

Les Juifs auraient pu subir un sort similaires si des pressions internationales notamment de l’Angleterre n’avaient pas donné un coup d’arrêt à ce processus.

Les deux génocides grecs et arméniens, aboutirent à la création de deux grandes diasporas mondiales, à l’entretien d’un devoir de mémoire et à de fortes revendications vis-à-vis de l’état turc qui s’arcboute toujours malgré les preuves révélées au fil du temps sur une attitude négationniste embarrassante.

Des cas particuliers sont ensuite développés : la région du Pont avec la forte influence russe seule capable de bloquer les visées expansionnistes et nationalistes turcs, la Thrace interface avec les peuples des Balkans, notamment les Bulgares, Serbes et Grecs, Istanbul capitale et carrefour économique de l’Asie mineure ainsi que les iles de la mer Égée.

Difficile également de ne pas évoquer le cas des Assyro-Chaldéens, ces chrétiens d’orient persécutés en Asie mineure et au Moyen-orient qui survivent auprès des multiples associations les représentants dans le monde entier.

En conclusion, « De l’Asie mineure à la Turquie, minorités, homogénéisation ethno-nationale, diasporas » est un livre dense, complexe et passionnant permettant de mieux comprendre à travers l’histoire et la géographie les principaux enjeux d’une région clé entre l’Europe et le Moyen-Orient.

Aujourd’hui toujours sous les feux de l’actualité en raison de la guerre contre Daesh, l’Asie mineure a été le siège de multiples luttes d’influences entre Grecs, Perses puis Romains d’Orient avant de céder la place aux Turcs dont la politique de purification ethnique et religieuse au XX ième siècle demeure à mes yeux trop méconnue du grand public.

Incroyable en effet de prendre conscience de la violence des méthodes d’éradication vis-à-vis des minorités grecques, arméniennes et kurdes de son territoire.

Le regard porté sur la Turquie, qui prétend depuis plusieurs années rentrer dans l’Europe en étant une zone tampon entre le Moyen-Orient islamiste et l’Occident laïc, ne peut qu’être altéré quand on prend conscience de la barbarie scientifique des procédés employés accompagnée d’un négationnisme prononcé.

Dans le monde troublé et mouvant dans lequel nous vivons actuellement, je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage de haute volée, précis, documenté et analytique dont le seul défaut est sans doute une certaine redondance dans le propos qui en alourdit parfois la lecture.

De l'Asie mineure à la Turquie, minorités, homogénéisation ethno-nationale, diasporas (Michel Bruneau)
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 21:58
Doggybags, volume 2 (Ozanam, Run, Kieran, Singelin, Mathieu Bablet)

Sorti en, 2012 « Doggybags, volume 2 » continue la série de comics gore inaugurée un an auparavant chez Ankama.

Ici, Ozanam (scénario) et Kieran (dessins) brossent une histoire typique de tueur en série américain, avec Elwood un pauvre type du Texas, qui persuadé que les femmes sont des créatures démoniaques envoyées pour coloniser la Terre, se met à tuer à coups de pelle dans sa station service.

Elwood va ensuite trouver son copain Joe Bill, à peu près aussi attardé que lui, qui adhère sans coup férir à son projet dément de tuer des jeunes femmes sexy au hasard de leur folle cavale.

Après le meurtre chaotique de deux auto stoppeur, le duo trouve refuge chez un vieux fermier aussi fou qu’eux qui leur prête assistance.

Joe Bill est tué par une femme policière mais Elwood continue sa folle course avec une femme comme associée qui gagne sa confiance après un sanglant massacre dans une boite de nuit.

Dans la seconde histoire, Run (scénario) et Singelin (dessins) s’attachent à décrire la vie de deux Minutemen appartenant à des milices armées américaines chassant les émigrés clandestins mexicains cherchant traverser la frontière vers les Etats-Unis.

Mais les Minutemen qui se vantent de leur tableau de chasse vont payer le prix fort en retour et finir dévorés par une créature légendaire mexicaine appelée Chupacabra.

Enfin Run toujours lui s’associe avec Mathieu Bablet (dessins) pour une atroce histoire de détournement d’avion par Auburn Calloway, un ancien pilote désireux de se venger après avoir été recalé d’une compagnie aérienne.

Dans ce récit inspiré comme toujours par un histoire vraie, l’homme parvient à blesser grièvement les membres de l’équipage à coups de marteaux et avec un harpon de chasse sous marine, avant d’être maitrisé avec un avion échappant de justesse à la destruction.

En conclusion, après un premier numéro pilote, « Doggybags, volume 2 » lance pour de bon la série avec des histoires bien gores de tueurs en série et de psychopathes dans une Amérique malade de sa propre violence.

Outre la violence, le sexe est également très présent tout particulièrement dans la première histoire quasi pornographique de Ozanam et Kieran.

Difficilement supportable par cette débauche hardcore, ce second volet des Doggybags se fait néanmoins remarquer par son style particulier « Tarantinesque » des scénaristes et des dessinateurs.

Doggybags, volume 2 (Ozanam, Run, Kieran, Singelin, Mathieu Bablet)
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 08:46
Le convoi de la peur (William Friedkin)

Immense réalisateur, William Friedkin sortit en 1977 « Le convoi de la peur » remake d’un film de son mentor le Français Henri Clouzot en 1953 adapté d’un roman de Georges Arnaud.

« Le convoi de la peur » montre la réunion de quatre hommes dans un pays tropical perdu d’Amérique du sud, tous réunis pour fuir leurs vies respectives.

Kassem (Amidou) est un terroriste palestinien qui a quitté Israël pour échapper à la police, Manzon (Bruno Cremer) un hommes d’affaires français véreux qui a fui la France après avoir coulé la société de son beau père, un riche baron du XVI ième arrondissement, Scanlon (Roy Scheider) un minable gangster américain tentant d’échapper à la mafia après un braquage raté et enfin Nilo (Francisco Rabal) un sud américain en cavale arrivé par avion.

Après l’explosion d’une raffinerie de pétrole ayant causé la mort de nombreux ouvriers locaux, Charles Corlett (Ramon Bieri) représentant de la compagnie pétrolière se met en quête de conducteurs de camion chevronnés acceptant de risquer leur vie pour ramener de la jungle des caisses entières de nitroglycérine afin d’étouffer le feu.

Cherchant désespérément un moyen de quitter ce trou à rats insalubre, les quatre hommes tentent leur chance et sont recrutés après un processus de sélection sévère.

Deux antiques camions sont rénovés et améliorés (moteur, transmission, éclairage) pour affronter une jungle hostile pour les hommes et les machines.

Le convoi se met ensuite en marche, charge les caisses sur du sable pour gommer les chocs et affronte ensuite d’innombrables difficultés comme des ponts hors d’usage menaçant de s’écrouler, des tempêtes colossales, des ponts suspendus au dessus d’une rivière démontée enfin un énorme tronc d’arbre bouchant la route.

Manzon et Scanlon s’affronte sur des questions de leadership mais Kassem se montre le plus ingénieux afin d’utiliser une caisse d’explosif capable de détruire l’arbre incriminé.

Lorsque les hommes se relâchent un peu dans une route de montagne ils sont attaqués par des guérilleros qui font exploser la roue d’un des camions et provoquent la mort de Manzon et Kassem.

Mal embarqués à leur tour, Scanlon et Nilo s’en sortent par une sanglante fusillade qui laisse Nilo grièvement blessé.

Scanlon panique seul dans une zone désertique en pleine nuit alors que Nilo rend son dernier souffle.

Il rentre finalement seul empochant les 40000 dollars à lui seul, gagnant une certaine notoriété locale et son billet de sortie du territoire.

Mais malheureusement, deux tueurs américains viennent lui rendre visite au moment ou il désire partir définitivement…
En conclusion, « Le convoi de la peur » est un film d’aventures assez injustement méconnu remarquable sur le plan de la réalisation se déroulant dans de multiples endroits du globe (Israël, France, Etats-Unis, République dominicaine) et culminant dans un face à face viril et vivifiant avec une Nature souveraine.

Porté par des acteurs époustouflants dont les regrettés Roy « Sortez de l’eau » Scheider ou Bruno « Maigret » Cremer et par une musique très 80‘s avant l‘heure, « Le convoi de la peur » ne pourra que séduire les amateurs de spectacle bien balancé.

A ranger à coté des classiques du maitre !

Le convoi de la peur (William Friedkin)
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 09:50
L'attentat (Ziad Doueiri)

Adapté d’un roman à succès explosif de Yasmina Khadra, « L’attentat » de Ziad Doueiri voit le jour en 2013 et prend à la lueur des attentats récents en France (2015
-2016), une connotation tout particulière.

Après qu’il ait reçu un prix symbolique pour son travail au sein d’un hôpital de Tel Aviv, le grand chirurgien arabe Amin Jaafari (Ali Suliman) rentre tard dans son appartement et ne trouve pas sa femme Sihem (Reymonde Amsellem).

Fatigué il s’endort sans trop se poser de questions mais reçoit un coup de téléphone en pleine nuit qui lui demande de venir en urgence à l’hôpital.

Amin est accueilli par la police qui le recherche pour identifier une femme victime d’un attentat sanglant qui s’avère être Sihem.

Tout d’abord Amin se réfugie dans le déni mais l’interrogatoire serré de Ravid (Dvir Benedek) et du Capitaine Moshe (Uri Gavriel) l’amène peu à peu à reconnaitre la réalité en face : Sihem est non seulement victime mais responsable de l’attentat en se faisant exploser.

Choqué, ce musulman non pratiquant se pensant bien intégré en Israël, se met alors en quête de réponses pour comprendre les motivations profondes de sa femme qu’il n’aurait jamais crue capable d’un tel acte.

Après s’être confié à sa collègue de travail Kim, Amin comprend qu’il doit chercher des réponses de l’autre coté à Jaffa, en Palestine.

Il traverse alors la frontière et va voir sa famille, notamment sa petite sœur relativement émancipée Leila (Nisrin Siksik).

Sur place, il constate que si le geste de Sihem l’a fait atteindre le statut tant envié de martyr, personne ne souhaite réellement lui parler.

Torturé par ses souvenirs, Amin fait chou blanc auprès des réseaux musulmans envoyant des kamikazes se faire exploser en Israël et se fait violemment éconduire par des hommes de mains qui le déclarent indésirable.

Sa rencontre avec un prêtre chrétien (Ramzi Makdessi) qui revendique clairement son appartenance à des mouvements terroristes ne change rien, tout en reconnaissant son admiration pour Sihem, l’homme nie toute implication.

Dégouté, Amin rentre en Israël et finit par obtenir une réponse inattendue par son neveu Adel (Karim Saleh) qui appartenant aux réseaux terroriste palestiniens, lui raconte que Sihem l’a surpris un jour et a alors saisi l’occasion d’épouser leur cause dans un premier temps financièrement puis sur le plan des actions.

Le témoignage de sa femme laissé sous la forme d’une cassette vidéo vient confirmer sa volonté de l’appeler une dernière fois avant de se préparer à sa dernière action fatale.

Amin comprend que malgré son amour, l’idéalisme de sa femme combiné à un fort sentiment d’injustice étaient plus forts que sa volonté de construire son couple avec lui.

En conclusion, « L’attentat » est un film racontant l’histoire d’un homme en état de choc, qui erre comme un zombie entre deux mondes : celui développé mais menacé d’Israël auquel il pensait appartenir, celui plus pauvre, chaotique et trouble de la Palestine auxquelles ses origines arabes le rattachent.

Doueiri filme ce long chemin de croix mélangeant scène d’intimité d’une vie de couple et réalité dure et cynique entre deux communautés devenus hostiles.

Malgré la profondeur du sujet et l’exercice didactique hautement périlleux de vouloir expliquer l’inexplicable pour certains, c’est-à-dire l’acte délibéré de se faire exploser pour tuer un maximum de civils afin d’ affirmer une protestation politique que je juge pour ma part d’une portée inefficace, « L’attentat » est un film plutôt lent, cafardeux et pénible à visionner.

On préféra sans doute s’atteler à la lecture du roman de Yasmina Khadra.

L'attentat (Ziad Doueiri)
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 18:47
Spring breakers (Harmony Korine)

Selena Gomez, la baby pop star des années 2010 qui vient d’annoncer l’arret de sa carrière pour soigner une maladie grave (lupus) avait tourné en 2012 dans « Spring breakers » d’Harmony Korine.

Tout le monde ou presque a entendu parler un jour des springbreaks, ces immenses fêtes d’étudiants américains se transformant en orgies pour fêter la fin de leurs examens.

« Spring breakers » raconte la virée de trois filles, Candy (Vanessa Hudgens), Brit (Ashley Benson) et Cotty (Rachel Korine) décident de plaquer leurs cours monotones pour s’offrir une virée de springbreaks à Miami.

Désinhibée avec le sexe, l’alcool et la drogue, les trois petites blondes délurées cherchent à attirer dans leur groupe leur amie d’enfance Faith (Selena Gomez), d’un naturel plus réservée et pratiquante religieuse assidue.

Sans argent, les trois poupées se transforment en furies et braquent un restaurant, Candy et Brit se montrant les plus virulentes avec pistolet factice et marteau menaçants.

Faith finit par suivre ses copines qui lui avouent avec fierté et excitation la provenance de ses finances tombées du ciel.

En Floride, les filles trouvent ce qu’elles sont venues chercher et font la fête avec les autres étudiants adeptes de beuveries, fumettes, sniffetes et attouchements dégelasses.

Mais elle se font arrêter pour possession de drogues.

En prison, les nymphettes font profil bas mais voient leur caution payée par Alien (James Franco) un rapper de la fete dont l’activité réelle est le deal.

Plus âgé et sur de son aura de gangsta blanc, Alien emmène ses proies dans un univers bling bling pour les impressionner.

Avec une tchatche insupportable il délire et leur montre sa grande maison, ses voitures de sport mais aussi ses armes le tout acheté grâce au trafic de drogue.

Apeurée, Faith obtient l’autorisation de rentrer chez elle tandis que les trois autres filles restent auprès du dealer-rapper à grande gueule.

Les filles entrent dans le monde d’Alien et comprennent qu’Archie (Gucci Mane) le dealer numéro un de la zone, voit comme un rival Alien, ce jeune blanc bec qui vient marcher sur ses plate bandes.

Sans se démonter elles prennent le dessus sur Alien, l’obligeant à sucer une de ses armes…

Les choses dégénèrent lorsqu’Archie fait feu sur la voiture d’Alien blessant Cotty à l’épaule.
Soignée, la fille préfère rentrer chez elle, laissant ses deux copines endurcis avec leur mentor.

Après une soirée de débauche à trois autour de la piscine, Alien complètement stone et poussé par ses harpies lance un raid contre la baraque d’Archie.

Le trio arrive par la mer et ouvre le feu sur les gardes du corps du dealer.

Alien tombe rapidement, mortellement touché mais Candy et Britt continuent massacrant les durs à cuir et finissant par exécuter Archie dans son bain moussant.

Le film se conclue sur cette fin énigmatique d’une promesse d’un springbreaks qui durerait toute la vie…

En conclusion, « Spring breakers » est un film pratiquement irregardable montrant la dérive de petites minettes bien proprettes de la middle class américaine, se transformant sous l’influence d’une pulsion de danger et de violence en créature démoniaques.

Si Selena Gomez se met prudemment en retrait de cette entreprise et semble jeter l’éponge au bon moment, tous les autres acteurs jouent le jeu à fond, la palme de la pire caricature de gangsta blanc provenant à James Franco qui fait penser à Ali G ou Fatal bazooka, mis à part que ces deux films étaient des parodies.

Ordurier, provocateur et dégradant autant pour les hommes que pour les femmes qui participent à ses mascarades de fêtes, « Spring breakers » est à l’image des fêtes dont il est prétend traiter : un véritable symbole de la vacuité et de la décadence de la société occidentale et en particulier américaine !

Spring breakers (Harmony Korine)
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:16
Before Watchmen, Minutemen, volume 6 (Joe Michael Straczynski, Andy Kubert)

Sixième volet de la série consacrée au renouveau des Watchmen, « Before Watchmen, Minutemen, volume 6 » voit le jour en 2014 chez Urban comics fiiale de DC.

Joe Michael Straczynski (scenario) et Andy Kubert (dessins) se consacrent ainsi au personnage du Hibou (Hollis Mason), ou plutôt son admirateur Daniel Dreiberg, adolescent rêveur des années 60 en proie à des difficultés familiales avec un père qui battait sa mère pour affirmer sa virilité.

Danny va développer une fascination pour ce justicier masqué jusqu’à retrouver sa piste et parvenir à se faire embaucher comme assistant.

Inventif et motivé, Danny regorge d’idées pour améliorer l’équipement de son maitre à tel point que Mason, se sentant en bout de course envisage à moyen terme une passation de pouvoir.

A la mort de son père décédé dans une crise cardiaque en train de dérouiller sa mère, Daniel investit son héritage dans le développement d’un aéronef visant à augmenter la puissance du Hibou.

Alors qu’il vient de déjouer une nouvelle émeute, il est approché par le sombre Rorschach qui cherche un associé.

De fil en aiguille, les deux hommes ne tardent pas rejoindre les Vigilants, embryon de ce que seront les Watchmen.

Après une course poursuite, le Hibou fait la connaissance de la Dame du crépuscule, une maitresse dominatrice qui l’attire profondément au grand dépit de Rorschach habité d’un sens moral rigide.

Mason s’oppose également à l’idée d’une relation avec une femme dirigeant une agence de call girls pour clients fétichistes.

Mais n’écoutant que ses pulsions, le Hibou revoit la Dame du crépuscule et débute une liaison complexe avec elle.

L’histoire se développe ensuite autour Rorschach personnage ambigu, obsédé par le sens du devoir et par un idéal de pureté qui se heurte à la corruption du monde qui l’entoure.

Travaillant dans le civil dans une église pour le compte du révérend Taylor Dean le jeune homme enfile la nuit son vieil imper et son costume à taches pour étancher physiquement son besoin de justice.

Le duo traque ensuite un tueur de prostituées des bas fond, ce qui à des degrés divers leur rappelle le pourquoi de leur engagement : la révolte sur le fait que certaines personnes « ne comptent pas » aux yeux de la société comme les immigrés et les prostituées.

La Dame du crépuscule aiguille le Hibou sur le commanditaire présumé des meurtres un proxénète colombien répondant au nom de Carlos Onofrio.

Mais Onofrio sévèrement tabassé dans sa luxueuse propriété ne s’avère être qu’un intermédiaire et non le tueur principal.

Daniel se détache de plus en plus d’Hollis qui porté sur la bouteille entreprend de rédiger ses mémoires…

Ce sera pourtant Rorschach qui malgré lui découvrira que le révérend Dean est le véritable tueur en tombant sur une pile de corps dans les sous-sols de l’église.

Véritable psychopathe misogyne, Dean désire allumer un gigantesque braisier pour tout consumer, Rorschach y compris.

Mais le Hibou et la Dame du crépuscule trouvent également que tout concorde vers l’église de Dean et arrivent un point nommé pour l’empêcher de mettre à exécution son plan macabre.

Après une lutte confuse dans l‘église, la Dame du crépuscule désarme le révérend psychopathe mars Rorschach sort alors tel un ange vengeur du brasier de l’enfer et le tue.

Alors que le scandale éclate sur Dean, la Dame du crépuscule préfère s’éloigner du Hibou dont elle est en train de tomber amoureuse… et Hollis passe définitivement la main.

En conclusion, « Before Watchmen, Minutemen, volume 6 » est une œuvre sombre, profonde et très bien maitrisée mettant à nue les fêlures de deux personnages clés des Watchmen, le Hibou adolescent mal dans sa peau, s’identifiant à un personnage masculin fort et Rorschach, au profil presque similaire, mais qui lui va s’orienter vers une action plus radicale et moraliste contre le crime.

Ce numéro aborde plusieurs thèmes intéressants malheureusement toujours d’actualité en 2016 : les femmes battues et le traitement des prostitués, avec en toile de fond l’attirance trouble d’un homme pour une dominatrice sado-maso.

Malgré le trait un peu simpliste à mon gout de Kubert, un des meilleurs numéros donc de la série car plus intelligent et sensibles que les autres !

Before Watchmen, Minutemen, volume 6 (Joe Michael Straczynski, Andy Kubert)
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 09:09
Daredevil, saison 1, épisode 6 (Steven S Deknight, Drew Goddard)

Dans « Daredevil, saison 1, épisode 6 », Daredevil (Charlie Cox) parvient à échapper aux policiers ripoux payés par Fisk (Vincent D‘onofrio) pour liquider les derniers Russes victimes des attaques à l’explosif et embarque avec lui Vladimir Ranskahov (Nikolai Nikolaeff) sérieusement blessé par balles.

Sergei (David Vadim) le bras droit de Vladimir est en revanche tué.

Les deux survivants trouvent refuge dans un entrepôt désaffecté de Hell’s kitchen mais se retrouvent rapidement cernés par les forces de police qui les pensent suspects des tueries.

Tenace, Murdock travaille Vladimir pour obtenir un maximum d’informations sur Fisk mais le gangster même blessé et soigné artisanalement par le super héros qui bénéficie de quelques conseils à distance de Claire Temple (Rosario Dawson), refuse de livrer tous ses secrets.

L’arrivée d’un policier en ronde force Daredevil à le neutraliser mais les renforts sont déjà en route, isolant encore plus les deux hommes coupables à présent de prise d’otages.

Alors que Foggy (Elden Henson) est admis à l’hôpital pour une blessure au ventre et que Karen Page (Deborah Ann Woll) se morfond d’inquiétude pour Murdock, Daredevil cherche une issue à ce piège mortel par les égouts.

Il reçoit un coup de téléphone de Fisk et engage un dialogue tendu avec lui, car tout en affichant un respect de façade pour ses convictions, le Caïd lui annonce qu’il va être éliminé ce soir car il représente un obstacle trop important à ses grands projets.

Mettant ses menaces à exécution, Fisk fait assassiner plusieurs policiers dont l’embarrassant Blake (Chris Tardio) qui meurt dans les bras d’Urich (Vondis Curtis Hall) venu couvrir l’évènement pour le Daily bugle.

Le dialogue entre Fisk et Daredevil fait voler en éclat les derniers doutes de Vladimir qui même blessé accepte d’aider le héros à fuir dans les égouts.

Les deux hommes se débarrassent de trois tueurs surarmés puis Vladimir trop blessé, révèle à son partenaire d’un soir le nom du comptable de Fisk et ses associés : Leland Owsley (Bob Gunton).

Le Russe se sacrifie donc dans les égouts tandis que Daredevil parvient à fuir échappant de peu à la mort que lui avait prévu Fisk.

En conclusion, l‘action prend de l‘ampleur dans « Daredevil, saison 1, épisode 6 » traine un peu en longueur avec un épuisant face à face dans un entrepôt avec un gangster russe qui n’en finit par de mourir avant de finir par livrer ses derniers secrets.

Daredevil échappe certes à la mort, demeurant une épine embarrassante dans le pied du Caïd, mais se trouve maintenant discrédité car tenu pour responsable de la vague d’explosions et de meurtres de flic ayant secoué New-York.

Seul et pauvre, Daredevil apparait bien faible face à son puissant adversaire capable d’acheter juges et policiers…

Daredevil, saison 1, épisode 6 (Steven S Deknight, Drew Goddard)
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 17:41
Marvel saga n°5, what if ? (Jim Mc Cann, Brian Reed, Paul Tobin, Steven Grant, Karl Bollers, Mark Sumerak, Paolo Pantalena, Patrick Scherberger, Gus Vasquez, Jorge Molina, Trevor Goring)

Ultra actif sur le front des super-héros, Pannini sort « Marvel saga n°5, what if ? » en 2010.

On commence ce numéro ultra riche avec la série House of M de Jim Mc Cann, Brian Reed (scénario) et Paolo Pantalena (dessins) montrant suite à un sort lancé par la Sorcière rouge, des super-héros sans pouvoirs désemparés face à la montée de le criminalité.

Sans les Vengeurs démantelés, seul Iron-man qui puise ses pouvoirs de son armure semble en mesure de contrecarrer les plans de Crane rouge, qui avec un cube cosmique même amoindri, demeure le leader criminel numéro un, ralliant à lui des organisations puissantes comme l’Hydra ou la Main.

Malgré leur bonne volonté, les jeunes Vengeurs (Patriot, Vision II, Kate Bishop) en font les frais et sont massacrés par Crane rouge et ses nouveaux alliés.

Se sentant pousser des ailes, Crane rouge attaque les 4 Fantastiques qui sans pouvoirs sont une cible facile pour être exécutés.

Iron-man réagit alors dotant les Vengeurs déchus d’armures compensant partiellement la perte de leurs pouvoirs.

Mais War-machine est tué au combat et Iron-man lui-même plie face à la puissance du cube.

Devant l’héroïsme de leur ex -collègues, les X-men (Cyclope, Tornade, Colossus, Gambit) arrivent en soutien, mais eux non plus ne pèsent pas lourd et il faut attendre un tour de passe passe de Peter Parker pour subtiliser le cube à son possesseur et le briser.

Sans son cube, Crane rouge et les siens sont moins fringants et doivent faire face à la population de New-York venue aider ses héros.

On retrouve quelques années plus tard un monde apaisé vivant sans super héros…

Dans une revisite du récit complet Marvel consacré à Thanos signée Paul Tobin (scénario), Patrick Scherberger (dessins) , le titan fou possesseur du gant d’éternité plie l’Univers à sa guise pour séduire sa bien aimée la Mort.

Surclassés, les héros se divisent et refusent de suivre Adam Warlock, le Docteur Strange et le Surfer d’argent dans leur plan de bataille.

La solution va venir de Wolverine, qui manipule les sentiments du titan pour évincer son conseiller Méphisto et lui suggérer d’abaisser ses défenses pour oser enfin toucher sa bien aimée.

Pris par ses désirs, Thanos qui a fort affaire avec Iron-man qui utilise l’armure d’un céleste pour tenter de le vaincre, relâche sa vigilance et perd son bras, sectionné d’un coup de griffes de Wolverine.

Le gant est récupéré par Parker qui annule les meurtres de masse perpétrés dans une tentative de séduction infantile.

En une fatigante variante signée Steven Grant (scénario) et Gus Vasquez (dessins de la même histoire du meurtre de Tante May qui aboutit en réalité à celui de Mary Jane, Spider-man devient enragé contre le commanditaire, le Caïd en personne détenu à Ryker.

Mais le criminel reçoit la protection d’Iron-man, car Spider-man est considéré comme un hors la loi pour avoir refuser de se soumettre à la loi du recensement.

Après un combat acharné toile/adresse contre puissance/technologie, Spider-man réussit à court circuiter l’armure qu’il avait conçu pour Stark et tue le Caïd, qui avait pourtant fait enlever May afin de se constituer une assurance vie vis-à-vis de la réaction de son ennemi.

Une fois sa vengeance exaucée, Parker se laisse emmener par la police sans opposer de résistance.

On continue par le meilleur, Fatalis qui dans un monde alternatif, sous la férule de Karl Bollers (scenario) et Jorge Molina (dessins) se montre capable de garder le pouvoir du Beyonder lors des Guerre secrètes.

Doté d’un pouvoir infini, Fatalis s’en prend d’abord à la Terre, prend le dessus facilement même sur le royaume d’Atlantis de Namor avant de briser les Eternels, les Asgardiens de Thor et les Inhumains de Flèche noire.

Les derniers héros de la Terre plie, même le Docteur Strange dont la magie avancée est désactivée ou Iron-man rendu perpétuellement alcoolique pour le neutraliser.

La Terre soumise à sa botte, il s’attaque aux autres mondes de l’Univers soumettant les races Krees, Skrulls, Shi’ars, Badoons ou Broods.

Avec les gemmes de l’infini volés aux Doyens de l’Univers, Fatalis devient invincible, libérant sa mère des griffes de l’Enfer et se payant le luxe de disperser son maitre, Méphisto.

Après 407 années de combat face aux Célestes les divinités cosmiques les plus puissantes de l’Univers, Fatalis ressort vainqueur mais épuisé.

Sans plus de pouvoir qu’un mortel, Fatalis apaisé revient sur Terre pour aider à faire redémarrer l’humanité sur d’autres bases.

L’ultime histoire montre Tony Stark tué par Tom Foster, le neveu du Goliath noir décédé pendant Civil war pour s’être rebellé.

Dans une ambiance sinistre signée Mark Sumerak (scénario) et Trevor Goring (dessins) les funérailles de Stark ont lieu face aux autorités gouvernementales, ses partenaires, anciens amis comme Captain america… même ses ennemis observent un temps de recueillement en ce moment.

En conclusion, « Marvel saga n°5, what if ? » se distingue nettement des productions habituelles relayés par Panini pour délivrer une œuvre aussi impressionnante sur le plan de la qualité que de la quantité.

Les fameux « What if ? » permettent aux artistes de lâcher la bride et après le tour de chauffe des Vengeurs sans pouvoirs face au démoniaque Crane rouge, un pale remake de Thanos médiocrement dessiné par Scherberger dont le talent n’arrive pas à la cheville de Jim Starlin, vient le gros morceau constitué du powetrip total de Fatalis usant à sa guise du pouvoir du Beyonder pour régler ses comptes avec l’Univers avant de revenir à plus de modestie/humanisme.

Le style graphique sombre et adulte de Molina trouve un écho dans celui de Goring, qui bien que plus laid et moins travaillé, va comme un gant à l’histoire de l’enterrement de Tony Stark.

Et tout compte fait même la vendetta de Spider-man face au Caïd post Civil war passe plutôt bien…

Au final, malgré quelques inégalités, on ne peut que savourer ce copieux festin de comic books !

Marvel saga n°5, what if ? (Jim Mc Cann, Brian Reed, Paul Tobin, Steven Grant, Karl Bollers, Mark Sumerak, Paolo Pantalena, Patrick Scherberger, Gus Vasquez, Jorge Molina, Trevor Goring)
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