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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 19:03

Dans « Daredevil, saison 2, épisode 8 »,  Elektra Natchios (Elodie Yung) et Daredevil (Charlie Cox) sont violemment attaqués par une armée de tueurs ninjas.

Stick (Scott Glenn) surgit pour les épauler et les tirer d’affaire rapatriant en catastrophe une Elektra blessée à l’abdomen par un sabre ennemi.

Tandis que la belle est soignée à son appartement, Murdock s’explique avec Stick qui le renseigne sur la Main, l’organisation secrète japonaise qui les attaqués et qui aurait découvert le secret de l’immortalité.

Lorsqu’il découvre que non seulement Elektra connait Stick mais qu’elle travaille pour lui, Murdock explose et se met à douter de sa relation passée…

Des explications s’imposent…

Du coté de la cour, les choses se présentent bien pour Frank Castle (John Bernthal) avec le témoignage élogieux son ancien supérieur en Afghanistan, le colonel Schooover (Clancy Brown) et d’un expert en neurologie Andrew Lee (Randall Mc Neal) qui avance la thèse de troubles psychologiques importants après qu’on lui ait tiré une balle dans la tête.

Mais la situation se gâte lorsque Castle émet le désire de parler à la cour.

Interrogé par Murdock, extrait du chevet d’Elektra par Karen (Deborah Ann Woll) outrée de voir son amant avec une autre, Castle finit par perdre les pédales, se montrant agressif et assumant complètement ses meurtres.

La sortie du tribunal est orageuse, Karen et Matt se disputant.

Castle a en réalité été manipulé par un policier qui l’entraine dans un quartier isolé de sa prison pour rencontrer Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio) en personne occupé à lever des haltères.

Chez Murdock, Elektra se rebiffe contre Stick et refuse de continuer à travailler pour lui.

Déçu et amer, le vieux maitre s’efface…

A peine rentré chez lui, Murdock est agressé par un redoutable tueur de la Main.

Blessé à l’épaule par une flèche, il laisse Elektra trancher la gorge du tueur qui n’était en réalité qu’un adolescent.

En conclusion, « Daredevil, saison 2, épisode 8 » est un épisode dense et riche aboutissant à un parfait équilibre entre scènes d’actions contre des ninjas agiles et passionnant duel au tribunal.

Lorsque tout s’effondre et que Castle se voit approché par Fisk, la tension monte de plusieurs crans…avec un suspens de plus en plus maitrisé autour des personnages devenus forts de la série.

Enthousiasmant !

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 22:17

En 2009 sort « Ghost machine » un petit film fantastique anglais de Chris Hartwill.

Ici, des spécialistes de la simulation numériques travaillant pour l’armée anglaise, décide de se réunir dans une ancienne prison pour tester un nouveau système de simulation révolutionnaire.

Tom (Sean Harris) le concepteur-leader en charge des simulations met ainsi en réseau Vic (Luke Fort), Benny (Jonathan Harden) expert en informatique et Lain (Sam Corry) le gardien de la prison.

Seule Jess (Rachael Taylor) la seule recrue féminine épinglée pour son manque de réussite aux tests préliminaires reste sur la base et subit la pression du sergent Taggert (Richard Dormer), un homme dur et autoritaire qui voit d’un très mauvais œil la petite escapade des garçons.

Immergé dans un monde de réalité virtuelle tandis que leurs corps sont en sommeil, Benny et Lain tirent sur tout ce qui bouge et tuent des soldats ennemis faisant partie intégrante de la simulation.

Mais quelque chose s’enraye et la présence d’une femme (Halla Vilhalms) trainant une chaine est détectée par Tom le superviseur.

Après une première éjection du système, Tom redescend dans la prison changer un composant tombé en panne, ce qui donne l’occasion au vicieux Benny de coupler la simulation à un programme érotique.

Descendant à nouveau dans la simulation, Benny se fait séduire par des stripteaseuses, mais est ensuite capturé par la femme qui l’attache et commence à l’entailler.

Malgré l’aide des garçons plus Jess qui a finalement rejoint les garçons après avoir échappé aux griffes de Taggert, Benny finit par décéder de ses blessures.

Lain , Jess et Vic descendent ensuite dans le jeu traquer la femme… à l’aide de flingues inhibiteurs mais Lain se fait capturer et étouffer à l’aide d’un chiffon mouillé sur son visage.

Taggert qui a également fait irruption dans la salle de commande se dispute avec Tom qui le neutralise et l’envoie dans le jeu.

En effet, la femme qui se nomme Prisonnière K (Hatla Williams) est en réalité une ancienne terroriste torturée et tuée par Taggert et le recherche pour se venger.

Elle y parvient dans le jeu, tuant le corps de son ancien bourreau mais se fait capturer par les rayons des autres survivants.

Surexcité, Tom révèle avoir tout manigancé pour capturer un fantôme et passer à la postérité.

Cette révélation choque Jess et Vic…mais K se montre plus maligne que ses poursuivants en les piégeant à leur issue dans la simulation et en lançant un reboot système pour les tuer.

Happé dans le néant, Tom n’y survit pas tout comme K.

Restés seuls, Jess et Vic s’inventent une vie rêvée sous les tropiques tandis que les autres soldats commandés par Bragg (Joshua Dallas) investissent les lieux sans pouvoir arrêter la simulation.

En conclusion, « Ghost machine » est un petit film fauché exploitant à fond la carte des jeux vidéos shoot em up… en introduisant une pincée de fantastique-gore auprès de joueurs pris à leur propre piège.

Quelques effets spéciaux et scènes d’actions à se mettre sous la dent, une pincée de sexe en toc, des personnages de geeks et de militaires assez caricaturaux, le tout emballé à la va vite pour un sous produit destiné à un public ciblé.

Rien au final de bien neuf ou stimulant.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 19:29

« Avengers, l’intégrale, 1966 » voit le duo Stan Lee (scénario)/Don Heck (dessins) continuer sur sa lancée avec des Vengeurs en effectifs réduits (Captain america, Œil de Faucon, Sorcière rouge, Vif-argent) tentant d’empêcher dans un futur lointain Kang le conquérant d’annexer le royaume de la princesse Ravonna.

Mais contre toute attente, alors que les troupes futuristes de Kang viennent à bout de ces Vengeurs poids plumes, son second ambitieux Baltag le trahit et monte une rébellion.

Ayant échappé de peu à un assassinat, Kang change brusquement de stratégie et s’allie aux Vengeurs pour vaincre les rebelles mais perd Ravonna dont il est tombé amoureux dans le combat.

Malgré sa peine, Kang fait preuve d’une certaine noblesse en téléportant les Vengeurs dans leur monde.

Après Kang, Fatalis entre en scène et attire les Vengeurs dans son royaume de Lavterie pour les emprisonner et ainsi démontrer ses capacités à ses irréductibles ennemis : les 4 Fantastiques.

Emprisonnés dans un dôme infranchissable né de la technologie de Fatalis, les Vengeurs tiennent néanmoins tête aux innombrables armes du monarque et parviennent à s’enfuir.

Nos quatre héros ont a peine le temps de se rechamailler de nouveau, qu’Attuma, le rival du Prince des mers, surgit avec comme idée majeure de submerger le monde de la surface à l’aide d’un machine de sa conception.

La capture fortuite de la Guêpe en croisière d’agrément sur un paquebot avec son mari Hank Pym, force les Vengeurs à s’aventurer dans le monde sous-marin ou Attuma très à son avantage les surclasse sans trop de difficulté.

Resté à New-York, Œil de Faucon doit repousser un étrange visiteur, le Scarabée et son armure grotesque mais non offensive et finit par rejoindre ses collègues en sous- marin pour repêcher Vif-argent épuisé par le combat sous les mers.

Revigoré, le duo utilise le sous-marin pour pénétrer dans la base d’Attuma et libérer les autres Vengeurs qui sabotent la machine infernale d’Attuma.

A peine rentrés, les Vengeurs sont attirés dans un piège par le Collecteur, qui détient déjà la Guêpe dans sa collection.

Très concerné, Hank Pym devenu Goliath avec un nouveau costume bleu et jaune plus offensif, les accompagne.

Sur place, Goliath révèle toute sa force et son courage en tenant tête à lui seul au Collecteur qui utilise des armes historiques et mystiques tandis que le reste des Vengeurs affronte plus classiquement le Scarabée, homme de main du doyen.

A force de pugnacité, le Collecteur doit s’enfuir et libère sa captive mais l’effort fige Goliath à une taille de 3 mètres.

Désespéré, le géant n’aura de cesse de trouver un traitement.

De son coté, Œil de Faucon, toujours amoureux de la Veuve noire, se jette dans ses bras tout en négligeant son passé d’agent secrète russe.

Sur place, Œil de Faucon refuse de faire équipe avec Swordsman et Powerman contre les Vengeurs et est vaincu par les deux mercenaires qui obéissent aux ordres de leur maitresse.

Très en confiance, le duo attaque Captain america au QG des Vengeurs et le fait également prisonnier malgré une résistance héroïque.

Alertés par la Guêpe, les Vengeurs attaquent en ordre dispersé et se font à nouveau surprendre.

Une nouvelle fois la force de Goliath est un précieux atout et permet à Captain america et Vif argent de harceler assez leurs adversaires pour les forcer à fuir.

Chacun la joue ensuite solo, Vif argent sa sœur aux Balkans pour retrouver leurs pouvoirs déclinant, Œil de Faucon se heurtant encore une fois au duo Swordsman/Powerman pour les beaux yeux de sa Veuve et Goliath obsédé par son traitement tombant sur une société médiévale secrète commandée par un prêtre appelé le Gardien.

Finalement secouru par Captain, la Guêpe et Œil de Faucon qui neutralise une immense flamme au cobalt convoitée par le Gardien, Goliath est amèrement déçu en constatant que le scientifique censé l’aider n’a en réalité pas les compétences requises.

Une organisation en appelant une autre, les Vengeurs mettent ensuite en échec les Fils du serpent, société secrète voulant répandre le racisme aux Etats-Unis.

Durant cette aventure, Goliath place tous ses espoirs en Bill Foster, scientifique noir recommandé par Tony Stark en personne.

Le dernier adversaire de cette année est le Laser vivant, super criminel aux motifs variables (dépit amoureux, appât du gain, renommée) qui après un casse raté, décide une nouvelle fois d’enlever la Guêpe.

Vaincu une première fois par Goliath seul, le Laser revient en perfectionnant la puissance de ses lasers qui parviennent à détruire le bouclier de Captain america (aussitôt miraculeusement reconstitué !) et décide de vendre ses services à des guérilleros du Costa Verde.

Une nouvelle fois mis en déroute cette fois par la femme qu’il comptait ravir par la force, le Laser vivant est cette fois bel et bien capturé, tandis que la République démocratique du Costa Verde reprend le dessus sur les guérilleros en déroute.
En conclusion, après une année 1965 catastrophique pour les Vengeurs, « Avengers, l’intégrale, 1966 » relève le niveau en réintroduisant du muscle dans l’équipe en la personne d’un Goliath rajeuni et rendu plus complexe par la malédiction de sa taille.

Personnage torturé et dépressif, Goliath demeure la vedette de cette année 1966 en se montrant décisif dans la plupart des situations.

Son arrivée apaise également un peu les tensions/contestations autour du leadership de Captain america.

Le rythme des aventures reste étourdissant avec des adversaires de haut niveau comme Kang, Fatalis, Attuma ou le Collecteur mais aussi de plus discutables organisations aux motifs obscurs pour ne pas dire nauséabonds.

Entre les deux se situent des seconds couteaux schématiques comme les dumb and dumber du crime Powerman/Swordsman et le peu mémorable Laser vivant.

On est encore loin de l’ère de Jack Kirby mais on remonte un peu la pente.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 20:41

Spécialiste reconnu de l’Amérique latine, le diplomate et universitaire Alain Rouquié publie « Amérique latine » une première fois en 1987 et réactualise cet ouvrage en 1998.

Puissamment dense et structuré en quatre grandes parties,  « Amérique latine » débute par une longue introduction tournant autour des définitions à géométries variables et des racines culturelles très fortes européennes des pays dit latino-américains.

Le concept d’Amérique latine dépasse en effet les clivages géographiques ou linguistiques puisqu’un pays d’Amérique du Nord (le Mexique), tous les pays d’Amérique centrale, et certains anglophones (Guyana, Belize) ou néerlandophone (Surinam) lui sont souvent abusivement rattachés.

Si dans le langage commun le terme Amérique latine regroupe les vestiges de l’empire ibéro-portugais et souligne les liens historiquement forts des ex-colonies avec leurs anciennes métropoles, ce constat doit être grandement nuancé par la présence encore aujourd’hui non négligeable de populations indiennes locales et de descendants d’esclaves africains.

Difficile également de ne pas nier l’influence des Etats-Unis sur ceux qui ont longtemps été considérés comme des états vassaux du vaste continent américain.

La première partie de l’ouvrage commence par la géographie avec la prédominance de la chaine de montagnes des Andes culminant à plus de 7000 mètres, qui découpant le continent du Sud au Nord, constitue tout comme l’immense foret amazonienne, une barrière naturelle majeure découpant les états.

Cette géographie chahutée provoque de fortes variations de climats, entre les zones de haute altitude des montagnes andines (Chili, Pérou, Bolivie) ou des Rocheuses (Mexique), les denses forets tropicales( Brésil, Bolivie, Pérou, Colombie, Venezuela…), les plaines désertiques du sud de l’Argentine, les immenses zones côtières de pays comme le Chili ou le Brésil et les montagnes volcaniques d’Amérique centrale (Guatemala, Costa Rica, Nicaragua).

A l’exception des empires Mayas, Incas et Aztèques dont le degré d’évolution et de complexité comptait parmi les plus haut de son temps, on sait peut des choses des autres peuples d’indiens chasseurs-cueilleurs…

L’arrivée des colons espagnols et portugais au XVI ième siècle aboutit à la conquête, la destruction puis à l’assimilation partielle des populations locales, même si certaines zones reculées du continent continuent d’abriter des tribus de plus en plus isolées face à la poussée toujours plus dévorante de la civilisation.

Mais le peu de rentabilité des esclaves indiens poussent les conquérants à importer dès peu après des esclaves africains travaillant dans les conditions épouvantables que l’on sait.

Les autres vagues migratoires européennes (italiens, allemands) et asiatiques (japonais, chinois) contribuent à l’édification d’un continent métissé ou le poids des habitudes coloniales pèse encore très fort et conditionne les rapports sociétaux, plaçant de fait toujours les noirs ou les indiens en bas de l’échelle sociale malgré l’effet paradoxal d’une valorisation de leurs cultures dans le folklore national.

En effet, à leur arrivée les conquérants ont entrepris un partage des zones cultivables entre grands propriétaires terriens qui avaient un pouvoir local écrasant sur leur main d’œuvre composée d’esclaves.

Cet ascendant de l’encomendero ou du fazendeiro se perpétue encore aujourd’hui sur les modestes paysans à qui il offre une protection minimale (toit, nourriture, salaire) en échange d’une soumission totale.

Bien souvent ces seigneurs locaux s’attachent les bonnes grâces de politiciens et ont ainsi à leur disposition des milices privées afin d’user si il le faut de la force pour conserver leurs privilèges.

Comme l’explique la seconde partie consacrée aux acteurs de la vie politique et sociale, on peut donc parler de véritables oligarchies souvent dynastiques de producteurs agricoles (café, élevage, céréales, fruits) auxquels s’ajoutent les oligarques pétroliers ou militaires, qui tiennent les secteurs économiques clés des pays et ont par conséquent un poids décisifs sur les décisions politiques.

Entre les oligarques dominants et le système ce clientélisme qu’ils produisent et les couches les plus pauvres de la population (ouvriers, petits employés), se dessine une classe moyenne dite bourgeoise composée de fonctionnaires, cadres, techniciens, petits entrepreneurs, née de la forte tendance à la bureaucratie et de l’industrialisation tardive mais réelle du continent.

Ce sont généralement ces classes qui sont les plus actives politiquement pour dénoncer les dérives des classes dominantes, les couches ouvrières ayant été longtemps plus ou moins contrôlées par l’Etat par le biais de syndicats publics inféodés afin de prévenir toute tentative de révolution communiste.

Difficile ensuite de ne pas parler de société sans évoquer l’Armée qui agit souvent comme un pouvoir régulateur en Amérique latine, renversant les gouvernements trop corrompus ou impopulaires, pour établir pendant des durées variables des dictatures répressives accompagnées des habituelles violations des droits de l’homme vis-à-vis des opposants mais de manière plus positive durant ces dernières décennies, rendant ensuite le pouvoir à des démocraties civiles.

Après la fin de la Guerre froide durant laquelle les Etats-Unis influençaient totalement les armées latino-américaines pour endiguer le communisme et n’hésitaient pas si ils le jugeaient nécessaire à intervenir militairement dans les pays d’Amérique centrale (Cuba, Nicaragua, Panama, Salvador) pour défendre leurs intérêts, les pays latino-américains se sont émancipées de leur encombrant allié et se concentrent sur la lutte contre les narcotrafics et la défense de leurs ressources naturelles.

L’église essentiellement catholique implantée par les colons « évangélisateurs » a également un impact très fort, avec notamment un rôle de remplaçant les pouvoirs publics déficients vis-à-vis des couches les plus pauvres de la société même si dans ce domaine la concurrence du protestantisme évangélique importé des Etats-Unis offre une forte concurrence.

Plus interessante pour moi que le cas particulier de l’éclosion de leaders populistes latino-américains dont Fidel Castro est un exemple saisissant, est le troisième partie consacrée aux questions de développement.

Prisonnière d’un modèle économique post colonial ou elle exporte ses matières premières et importe de couteux produits manufacturés d’Europe ou d’Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) ce qui freine l’accession au développement technologique, l’Amérique latine s’est tardivement industrialisée.

Ce retard se fait ressentir dans l’insuffisance du logement avec les trop connus bidonvilles des grandes métropoles latino-américaines, des transports publics trop massivement routiers, des budgets de recherche aboutissant à la fuite des cerveaux et au recours massif à des transferts de technologie, des fortes inégalités au sein des pays, mais également dans diverses régions d’un même pays comme le Brésil, entre le Sud presque aussi développé que l’Europe et le Nord, digne du tiers monde.

Aujourd’hui, seules certaines régions du Mexique, du Brésil, de l’Argentine du Venezuela ou de la Colombie parviennent à peser internationalement comme puissances industrio-économiques des domaines sidérurgiques, pétroliers et miniers, mais soumis à un endettement massif qui les placent continuellement sous la coupe des pays dits « développés », les pays latino-américains peinent à obtenir un développement global de grande envergure.

Dans la dernière partie, Rouquié s’intéresse à l’aspect international pour consacrer une large part de son analyse à l’influence des politiques des Etats-Unis, partant d’une relation dominant-dominé (militaire, politique, économique), à une émancipation progressive se traduisant par des prises de positions à l’ONU contre l’ex-allié américain ou au développement de marchés intérieurs comme le Mercosur, seul le Mexique continuant de ménager ses encombrants voisins du Nord (Usa, Canda) auxquels il reste lié par le traité de l’Alena.

Ainsi aujourd’hui les pays latino-américains sont en recherche de partenaires Arabes ou Africains pour se démarquer de leurs anciens modèles et maitres.

En conclusion, « Amérique latine » est un ouvrage complet et riche dont le seul défaut est d’être aujourd’hui légèrement daté et de mériter sans doute d’etre actualisé au vu dernières et passionnantes évolutions de la situation internationale.

Malgré cela, « Amérique latine » réussit à dégager des tendances générales dans l’évolution de ces dizaines de pays, tout en soulignant par instants certaines spécificités (Cuba, Salvador).

J’ai été surpris de constater le poids de l’héritage colonial forcément douloureux car sanglant et inégalitaire sur les relations entre les différentes ethnies pourtant au premier abord souvent mélangées aux yeux d’un Européen.
Ce poids se fait sentir dans toute l’organisation sociale, économique et politique du continent avec son système d’oligarques descendants des grands propriétaires ou entrepreneurs coloniaux, ces locomotives agricoles et industrielles choyées par les classes politiques dominantes auxquelles elle se confondent parfois.

Prisonniers de leur passé et de son modèle archaique, victimes de l’affairisme des Etats-Unis, les pays latino-américains peinent à prendre leur envol vers le développement et les roles de premier plan internationaux que le Brésil, le Mexique ou l’Argentine pourraient pouvoir prétendre.

Et pourtant, pourtant, toute le monde le sait, leur potentiel surtout naturel est colossal et ne demande qu‘à être fructifié…

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 19:07

« Avengers, l’intégrale, 1965 » propose de profondes mutations dans les déjà très jeunes Vengeurs crées il y a seulement deux ans.

Jack Kirby a d’hors et déjà cédé les crayons à Don Heck pour une première aventure ou l’Homme taupe, ennemi historique des 4 Fantastiques refait des siennes en voulant ni plus ni moins qu’accélérer la rotation de la Terre à l’aide d’une puissante machine de sa conception.

Alerté par ses fourmis, l’Homme fourmi intervient seul car ses coéquipiers ne prennent pas l’alerte au sérieux et se fait capturer.

Mais lorsque les subterriens attaquent les Vengeurs en surface, ces derniers changent d’opinion et descendent sous terre pour secourir leur ami.

L’Homme taupe ne fait pas le poids longtemps malgré l’aide du Fantôme rouge et sa machine infernale est détruite par le marteau de Thor.

De manière plus originale, les Vengeurs affrontent ensuite le Comte Nefaria, représentant aux Etats-Unis du crime organisé appelé la Maggia.

Le Comte dont les principaux pouvoirs résident dans ses innombrables machines, crée des répliques des Vengeurs pour les discréditer auprès de l’opinion publique mais doit pourtant rapidement battre en retraite une fois ses plans démontés avec l’aide de la Brigade des teens, adolescents auxiliaires dirigés par Rick Jones.

Mais la Guêpe grièvement blessée par balle pendant la bataille devient le principal sujet de préoccupation de son mari Giant-man.

Les Vengeurs comprennent que le seul moyen de la sauver est de chercher un médecin norvégien du nom de Svenson mais la capture de ce dernier par les Kallusiens une race extraterrestre complique grandement la situation.

Après une rude bataille en Antarctique, Svenson est arraché à ses ravisseurs qui livrent bataille dans l’espace face à une race extraterrestre concurrente et la Guêpe soignée.

De nouveau au complet, les Vengeurs repoussent une nouvelle attaque d’envergure du Baron Zemo et de ses Maitres du mal…

Ces derniers finissent pas se faire capturer à l’exception du coriace duo Enchanteresse/Exécuteur tandis qu’en Amazonie, Zemo trouve la mort après un ultime combat face à Captain america.

Une fois ce danger écarté, un remaniement d’importance a lieu avec le départ des membres fondateurs : Thor, Iron-man, Giant-man et la Guêpe partis vaquer à des occupations personnelles.

Resté seul leader, Captain america doit composer avec Œil de Faucon, Vif-argent et la Sorcière rouge, intronisés nouveaux Vengeurs.

L’Homme taupe sert de baptême du feu à l’équipe en lâchant contre elle un énorme monstre sous terrain appelé le Minotaure.

Les Vengeurs sortent vainqueur de ce combat puis défont un super criminel chinois appelé le Commissaire ans une aventure à l’idéologie douteuse rappelant l’intervention américaine pour libérer le Viêt-Nam.

Alors que Œil de Faucon conteste en permanence l’autorité de Captain america et crée des tensions permanentes dans l’équipe, une nouvelle forte tête appelé Swordsman décide à son tour d’intégrer les Vengeurs.

Ancien mentor de Œil de Faucon à la moralité plus que douteuse, Swordsman piège Captain america puis est enlevé par le Mandarin qui l’utilise comme appât pour déposer une bombe et tuer les Vengeurs.

Malgré ses tendances criminelles, Swordsman recule au dernier moment, ne pose pas la bombe et fuit face à la colère des Vengeurs, furieux d’avoir été abusés.

Dans la jungle amazonienne, l’Enchanteresse utilise les machines du Baron Zemo pour créer un seconde Wonder-man appelé Power-man.

Cet ersatz en version méchante domine physiquement ses Vengeurs sous classés avant de lâcher brutalement prise, mystérieusement abandonné par sa créatrice.

Mais les violentes disputes et dissensions internes ont raison du groupe et aboutissent à sa dissolution.

Amer, Captain america se reconvertit comme boxeur de foire tandis que les autres échouent au Cirque du crime, avant de s’en extraire avec difficulté.

Il faudra attendre une nouvelle attaque de Kang le conquérant qui capture Vif argent, la Sorcière rouge et Œil de Faucon pour pousser Captain à secourir ses coéquipiers dans le futur.

Alors que la bataille fait rage, les Vengeurs reçoivent se trouve face à toute une armée à la solde de Kang, bien décidé à annexer un royaume appartenant à la princesse Ravonna.

En conclusion, « Avengers, l’intégrale, 1965 » représente une violente baisse après l’enchantement des premiers numéros.

Sur le fond, la remplacement de Thor, Hulk et Iron-man par des seconds couteaux comme Œil de Faucon, Vif-argent et la Sorcière rouge est une lourde erreur et la qualité de l’opposition s’en ressent fortement avec une flopée d’irritants loosers comme le Minotaure, Swordsman, Power-man ou l’incroyable Commissaire, caricature grossière d’un communiste chinoise obèse et stupide défait par Captain america en personne !

Sur la forme, si Kirby n’était pas un esthète, son style particulier et dynamique surclasse de la tête et des épaules celui de Don Heck au graphisme pauvre et particulièrement laid.

Enfin, les perpétuelles bagarres et insultes au sujet de Captain america sont surprenantes et plutôt déplaisantes, comme si les scénaristes prenaient un malin plaisir à salir la légende de 1939-1945, sans cesse contestée et rabaissée en raison de son âge et de son manque supposé de pouvoir.

En résumé pas grand-chose à sauver dans cet intégrale laide, stupide et vulgaire.

On tombe de haut !

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 17:06

Voici maintenant un grand moment du comic book avec « Avengers, l’intégrale, 1963-1964 » de ses majestés Stan Lee et Jack Kirby.

Arrivés une deux petites années après les premiers héros Marvel, les Vengeurs vont pourtant venir compléter les 4 Fantastiques et les X-men au rang des plus grandes équipes de justiciers masqués.

A tout seigneur tout honneur, Hulk la force brute indomptable surgie des radiations gammas, utilisé par Loki le demi frère maléfique de Thor comme instrument de vengeance va attirer autour de lui une association de super héros majeurs de leurs temps : Thor, Iron-man en grossière armure jaune et le couple Homme-fourmi/Guêpe.

Tous vont répondre à un appel au secours de Rick Jones l’ami de Hulk et sidekick idéal représentant avec sa brigade des teens de la jeunesse de l’époque.

Tandis qu’un premier affrontement va avoir lieu dans un cirque puis dans une usine automobile, Thor plus suspicieux ne va pas hésiter à se rendre en Asgard pour combattre Loki en personne et le ramener manu militari sur Terre pour avouer ses méfaits.

Intégré de fait à l’équipe, l’encombrant Hulk ne va pas tarder à créer des problèmes, que ce soit avec le Fantôme de l’espace, extraterrestre capable de prendre l’apparence et les pouvoirs de n’importe lequel d’entre eux pour créer de véritables (et juteux) affrontements fratricides, qu’ave le Prince des mers, farouche allié se revendiquant comme le seigneur absolu des mers.

Si le Fantôme est simplement vaincu en tentant de voler l’apparence de Thor immunisé par son statut d’immortel, il en va autrement du Prince des mers qui ne pliera qu’après la brusque transformation de Hulk en son alter ego Bruce Banner, alors que le duo surpuissant posait de sérieux problèmes aux Vengeurs.

La retraite rageuse du Prince des mers a un effet collatéral majeur : briser la prison de glace dans laquelle Captain america était détenu depuis la Seconde guerre mondiale.

Sonné par son hibernation et la mort tragique de son sidekick Bucky Barnes, Captain gagne la confiance des Vengeurs en forçant un extraterrestre sous la coupe de ce même Prince des mers, à libérer les Vengeurs changés en pierre puis en les aidant à repousser les troupes de choc du vindicatif Namor.

Fort de sa légende et de ses grandes capacités, Captain america remplace l’incontrôlable Hulk et devient un des piliers des Vengeurs.

Ensemble  les héros repoussent une nouvelle menace sous terraine représentée par les Hommes de lave et détruisent avec l’aide involontaire de Hulk un gigantesque minerai extraterrestre menaçant la Terre de destruction.

Captain entraine avec lui son ennemi historique le Baron Zemo, brillant scientifique nazi ayant établi une base secrète en Amazonie et charge les Maitres du mal (Chevalier noir, Fondeur, Homme radioactif) de répandre un puissant gaz adhésif sur New-York.

Soudés au sol, Captain america et Giant-man ne doivent leur salut qu’à la collaboration de l’ancien super criminel Pete-pot-de colle et battent les Maitres du mal en inversant leurs adversaires individuels attitrés, même si en réalité Iron-man accomplit l’essentiel du travail en neutralisant de manière compliqué le délicat Homme radioactif.

Captain america règle ses comptes avec Zemo en personne, lui aussi expert en close combat et met hors service ses plans de diffusion de gaz sur la ville.

Mais Zemo n’a toujours pas dit son dernier mot et trouve avec l’Exécuteur et L’Enchanteresse deux immortels transfuge d’Asgard, deux alliés de poids.

Tandis que Captain america se jette imprudemment tête baissée dans un piège en Amazonie, Thor manipulé par un sort de l’Enchanteresse se retourne contre ses amis.

Une nouvelle fois l’armure d’Iron-man seule parvient à briser le sort contre Thor qui malmenait ses anciens coéquipiers à New-York.

En guise de représailles le dieu du tonnerre expédie avec son marteau enchanté le trio dans une autre dimension sous les yeux de Captain america finalement extrait de la jungle.

La rencontre avec Kang, conquérant du 31 ième siècle constitue un des moments les plus forts de cette intégrale et les Vengeurs doivent s’employer à fond pour mettre en déroute ce Fatalis du futur, rendu quasi invincible par son arsenal technologique…

L’arrivée de Don Heck aux dessins remet en selle Zemo dans un autre épisode culte dans lequel le savant fou donne naissance à Wonder-man, surhomme capable à lui seul de vaincre les Vengeurs avant que ce brave ancien inventeur criblé de dettes, ne se range finalement aux cotés de ses adversaires désignés.

Mais l’infatigable Zemo trouve encore un nouvel allié avec Immortus, étrange créature envoyant les Vengeurs dans le temps combattre de prestigieux personnages légendaires comme Goliath, Merlin l’enchanteur ou Hercule avant d’être vaincu par une charge de Captain america contre sa garde rapprochée de chevaliers.

Privé d’Immortus par cet invraisemblable retournement, Zemo est encore une fois vaincu non sans une farouche résistance de l’Exécuteur et de l’Enchanteresse.

Zemo laisse la place à un Kang tout aussi revanchard qui jette son dévolu sur Spider-man pour créer un robot capable de gagner la confiance des Vengeurs pour mieux les abattre.

Le robot attire les Vengeurs dans un temple Inca et parvient par un invraisemblable concours de circonstances avec notamment la transformation de Thor en Donald Blake et l’absence d’Iron-man, à les neutraliser tous y compris Captain america.

Mais le véritable Spider-man surgit alors et neutralise son robot, mettant ainsi fin aux plans de Kang.

En conclusion, « Avengers, l’intégrale, 1963-1964 » est une œuvre culte car d’un contenu historique !

Jugez en plutôt : la formation des premiers Vengeurs autour de l’éphémère Hulk à la fois allié et menace, la rencontre avec Captain america décongelé de la Seconde guerre mondiale pour devenir un des piliers de l’équipe, le Prince des mers, Kang, le Baron Zemo et ses alliés de poids avec en prime la naissance de Wonder-man !

La créativité de ces deux années est purement exceptionnelle et les aventures de nos super héros, malgré quelques invraisemblances largement pardonnables, absolument passionnantes !

On se régale donc à chaque page ou presque avec le gratin des super héros de l’époque, une sorte de Big Bang artistique né de la paire Stan Lee-Jack Kirby !

Un must absolu à dévorer pour tout fan de comics qui se respecte !

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 09:39

Dans « Daredevil, saison 2, épisode 7 »,  Elektra Natchios (Elodie Yung) entraine
Daredevil (Charlie Cox) pour rendre visite à un professeur de cryptologie véreux afin de leur permettre de déchiffrer les livres de comptes codés des yakusas.

L’homme est sévèrement molesté et finit par indiquer l’emplacement d’une gare de fret ferroviaire…

Au registre judiciaire, Karen (Deborah Ann Woll) tente désespérément de bâtir une ligne de défense pour Frank Castle (John Bernthal) en invoquant les chocs post traumatiques de son passé de soldat décoré à la guerre tandis que Foggy (Elden Henson) souhaite discréditer le témoignage du médecin légiste Gregory Tepper (Eric Michael Gillett) qui aurait falsifié des expertises pour le compte de la procureur Reyes (Michelle Hurd).

Happé par ses aventures avec Elektra, Daredevil néglige sa part de travail judiciaire et va inspecter la gare pour ne trouver que des tonnes et des tonnes de gravats dans les trains.

Le duo est de surcroit violemment attaqué par des yakusas armés jusqu’aux dents et s’en sort avec quelques blessures superficielles.

Daredevil soigne Elektra à son appartement et renoue avec elle en comparant leurs corps abimés par les multiples combats.

Mais en retour Murdock se présente en retard à l’ouverture du procès et Foggy doit improviser seul pour rappeler les antécédents plutôt valorisants de Castle.

Contre toute attente, Tepper craque pendant l’audience et s’il avoue avoir falsifié des expertises pour Reyes explique également avoir été menacé la veille par une femme masquée.

Son témoignage se trouve donc totalement invalidé et le cabinet Foggy/Murdock suspecté de pressions sur témoin…

Atterré, Murdock essuie les critiques acerbes de Foggy et doit lui avouer travailler pour Elektra.

Il continue néanmoins à tenir Karen à l’écart et a en retour une altercation avec Elektra…

Ceci n’empêche pas le duo d’aller inspecter une autre adresse des yakuzas, un vieil immeuble dont les locataires ont été expulsés par Fisk…qui aujourd’hui recèle un cratère sans fond !

En conclusion, moins intense au niveau action que les numéros précédent, ce « Daredevil, saison 2, épisode 7 » lance cette fois pour de bon le procès de Castle et inaugure une complexe bataille juridique ou tous les coups semblent permis.

La relation entre Daredevil et Elektra se montre de plus en plus envahissante, complexe et malsaine…empiétant sur la carrière d’avocat de Murdock et sur sa vie privée avec Karen.

L’homme sans peur parait donc glisser sur une pente savonneuse d’autant plus que les plans des yakusas paraissent d’une envergure phénoménale !

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:26

Dans « Daredevil, saison 2, épisode 6 »,  Elektra Natchios (Elodie Yung) et Daredevil (Charlie Cox) combattent cote à cote des yakusas furieux et en viennent assez logiquement à bout.

Sur sa lancée, la belle propose à son ancien amant de l’aider à s’infiltrer dans une soirée guindée de ces mêmes yakusas au Nakatomi building pour dérober une liste de comptes prouvant l’implication criminelle de Roxxon.

Malgré sa colère de se faire embarquer dans une affaire trouble par une femme aussi belle que manipulatrice, Daredevil accepte tout en demandant à sa « cliente » de quitter la ville une fois le document obtenu.

De leur coté, Karen (Deborah Ann Woll) et Foggy (Elden Henson) reçoivent la visite de l’avocat commis d’office Christopher Roth (Nail Graytson) de Castle (John Bernthal) mais celui s’avère manipulé par Reyes (Michelle Hurd).

Sachant que Castle risque la peine de mort pour avoir tué les bikers dans un autre état que celui de New-York, Karen et Foggy décident de défendre le Punisher et lui rendent visite sur son lit d’hôpital.

Karen a une longue conversation avec le justicier mal en point et évoque avec lui son passé, notamment le meurtre de sa famille pris dans une fusillade entre trois gangs : irlandais, mexicains et bikers.

Emu, Castle évoque son impuissance face à ce crime abject et la raison profonde de sa guerre contre le crime.

Avec Foggy, Karen parvient à faire plaider coupable à Castle afin de viser une peine de perpétuité à New-York toutefois sans garantie de protection vis-à-vis des autres prisonniers.

Dans la soirée huppée organisée par les yakuza, Murdock et Yung manœuvre pour isoler Stan Gibson (John Pirkis), le comptable de l’organisation aux toilettes afin de diminuer le niveau de sécurité à deux gardes autour de lui.

Daredevil récupère son badge et Elektra leurre le système de camera vidéos afin de leur permettre de monter jusqu’au 13ieme étage ou se trouvent les livres de comptes.

Les super sens de Daredevil sont un atout crucial pour trouver les documents cachés dans une pièce secrète blindée.

Mais Hiroshi (Ron Nakahara) le patron de l’organisation trouve suspecte l’absence de Gibson et comprend finalement qu’il y a menace.

Jouant autant de force que de ruse, Elektra et Daredevil neutralisent les gardes et leurrent les deux dernières sentinelles en improvisant des ébats sur une table de bureau.

En retour Hiroshi furieux convoque Gibson et fait abattre ses deux gardes personnels.
Une fois remis de son aventure, Murdock va prêter main forte à ses associés face à la redoutable Reyes et lui tient tête en la menaçant de révéler ses manipulations illégales dans l‘affaire Grotto…

Mais le Punisher surprend sa propre défense en annonçant vouloir plaider coupable, faisant voler en éclat la stratégie péniblement échafaudée par Foggy et Karen.

Reyes qui veut la mort du Punisher fait avancer le procès à la semaine prochaine et Foggy rappelle à Murdock que son implication est nécessaire dans une affaire qui menace de couler le cabinet.

Murdock révèle alors à ses amis l’existence d’un mystérieux client permettant de tenir le coup financièrement pendant quelques temps malgré le pressing de Reyes…

En conclusion, « Daredevil, saison 2, épisode 6 » atteint maintenant un impressionnant rythme de croisière avec une histoire sur deux niveaux avec d’un coté le passionnant procès du Punisher et de l’autre l’arrivée d’Elektra, riche, sexy et hautaine aventurière entrainant Daredevil sur le terrain glissant de la lutte contre les yakuzas.

On se régale donc devant tant de maestria et est forcément impatient de connaitre la suite !

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 08:51

Connue pour sa carrière de chanteuse et ses formes généreuses, Jennifer Lopez a également à son actif une carrière d’actrice des plus respectables comme l’indique « The cell » de l'Indien Tarsem Singh.

Sorti en 2000, « The cell » se présente au premier abord comme une rude mais classique histoire de tueur en série dans laquelle un homme nommé Carl Rudolph Stargher (Vincent D’Onofrio) enlève des jeunes femmes pour les séquestrer dans les sous sols d’un château d’eau abandonné et les laisser lentement se noyer à l’aide d’un astucieux dispositif de remplissage automatisé.

Lorsque Peter Novak (Vincent Vaughn) et Gordon Ramsey (Jake Weber) du FBI retrouvent un corps de femme sous un pont, ils lancent de gros moyens pour retrouver le tueur et finissent par l’appréhender, inconscient chez lui car trahi par des poils de son chien albinos retrouvé sur le corps.

Mais Stargher a eu le temps d’enlever une ultime femme Julia Hickson (Tara Subkoff) avant sa capture et celle-ci croupie dans sa cellule dans un lieu inconnu de la police.

Face à un homme tombé dans le coma, le FBI fait appel à Catherine Deane (Jennifer Lopez) une psychologue employant des traitement révolutionnaires pour soigner les enfants, en s’immergeant au moyen de casques et combinaisons dans leur psychisme.

Malgré ses réticences à entrer dans l’esprit d’un schizophrène, Catherine accepte d’aider le FBI et découvre l’esprit torturé et fou de Stargher.

Elle est d’abord violemment refoulée par cet homme dont les fantasmes sont la domination sexuelle, mentale et physique mais découvre cependant son passé d’enfant battu par un père violent et sadique.

Soutenue par son équipe de docteurs, Catherine revient à la charge mais est cette fois capturée par l’alter égo de Stargher qui l’asservit dans son psychisme.

Novak n’a alors pas d’autre solution que de s’immerger à son tour dans le monde de Stargher mais est lui aussi capturé et atrocement torturé à l’aide d’un supplice médiéval consistant à lui extraire lentement ses intestins.

Son intervention provoque néanmoins un choc chez Catherine qui brise l’emprise de Stargher et le blesse sérieusement.

Un indice entrevu dans le monde psychique permet à Novak et Ramsey de localiser le lieu possible de la détention de Julia…

Novak se rend sur place et sauve in extremis Julia qui commençait à se noyer, suffoquée par l’eau dans sa cuve tandis que dans le monde psychique, Catherine prend la douloureuse décision de tuer Stargher qui succombe également dans le monde réel, victime d’un arrêt cardiaque.

En conclusion, « The cell » est un film dont le principal atout est l’esthétisme raffinée et choc rendue possible par les capacités des ordinateurs des années 2000.
Audacieux et coloré, le film marque avant tout visuellement dans ses scènes les plus chocs avec violences et sévices corporels parfois difficiles à supporter.

Du coté des acteurs, le lourdaud Vaughn fait office de faire valoir à Lopez, très convaincante en psychologue et particulièrement mise en valeur dans les scènes de fantasmes dans lesquelles D‘Onofrio réussit sa mission de nous terrifier…

Un psycho-thriller original et efficace donc dont la bomba latina n’a pas rougir !

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 22:17

Dans « Doggybags, volume 10 » place à des nouveaux artistes avec Sztybor (scénario) et Yvan Shavrin (dessins), avec une histoire à dormir debout ou Werner un employé de la société Lucky finders chargé de capturer des chats noirs pour les bruler est victime d’une crise de folie d’une vieille femme qui ouvre le feu et tue son collègue avant d’être abattue à son tour.

Appelé sur une autre mission à hauts risques, Werner est le seul survivant de son équipe massacrée par un gang mais malheureusement pour lui, trébuche à son domicile sur une latte d’un escalier qu’il aurait du réparer plus tard et meurt…

Ambiance mafia russe new-yorkaise avec Mojo (scénario) et Simon Hutt (dessins) avec la vendetta de Phalanga, une jeune russe cherchant obstinément les assassins de ses parents en 1954 à Okhotsk.

Doté d’un mystérieux pouvoir rendant ses mains insensibles et quasiment indestructibles, Phalanga décime les gangsters russes avant de se laisser arrêter par l’homme qu’il recherche le général Alexander Kolski.

Croyant avoir étanché sa vengeance en le tuant, il découvre que le général est en réalité un démon de feu qui l’entraine avec lui dans la mort…

Dans la dernière aventure, Valérie Mangin (scénario) et Thomas Rouziere (dessins) exploitent le décor post apocalyptique de Détroit devenue une ville en faillite pour décrire la quête malsaine de John photographe à sensation New-Yorkais, torturant et tuant des enfants des rues pour quelques clichés originaux.

Mais John va payer cher ses crimes et être à son tour attiré dans un piège par les amis d’un enfant tué qui le dépècent et le prennent en photo dans un remake de l’arroseur arrosé.

En conclusion, toujours aussi sombre et violent, « Doggybags, volume 10 » relève pourtant le niveau par rapport au volume précédent en proposant des histoires plus originales : la première incroyablement cynique mais massacré par le graphisme abominable de Shavrin, la seconde classique mais plutôt exotique avec son folklore russo-démoniaque et la troisième la plus aboutie utilisant la déchéance de Detroit, Motor-City pour une plongée dans un univers machiavélique digne des psycho-killers.

Si les scénarios se relèvent, dommage simplement que le graphisme plutôt pauvre voir affreux, ne soit pas tout à fait à la même hauteur !

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