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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 10:51

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Après avoir chroniqué ici la version d’Alan Moore de Swamp thing, voici avec « Swamp thing, l’intégrale tome 1, genèse » les premiers épisodes écrits entre 1974 et 1978 par les créateurs de DC comics Len Wein (scénario) et Berni Wrightson (dessin)

On peut donc ici saisir toute la dimension pathétique du scientifique Alec Holland travaillant avec sa femme Linda sur un projet top secret de régénération des végétaux dans un laboratoire secret de Louisiane, mais transformé à la suite d’un accident en créature difforme formée d’éléments végétaux.

Le récit débute avec la relation de confiance et d’amitié qui se noue avec le lieutenant Matt Cable, protégeant Alec et Linda durant leurs recherches effectuées pour le compte du gouvernement américain.

Mais Cable ne pourra empêcher une organisation secrète appelée le Conclave de provoquer l’accident fatal pour Holland en guise de représailles à son refus de leur livrer ses secrets.

Pour prendre de vitesse la protection gouvernementale et espionner le couple, le Conclave a utilisé un chien équipé d’un implant crânien.

Rongé par la mort de sa femme et par son horrible aspect, Swamp thing apparait comme une créature tourmentée désireuse de retrouver son humanité mais prenant finalement la décision d’utiliser ses nouvelles aptitudes (force surhumaine, pouvoir de régénération) au service du bien.

Ses aventures l’entrainent dans un château des Balkans ou un scientifique fou nommé Arcane à la tète d’une armée de sous hommes, tente de lui ravir son corps quasi indestructible pour assouvir sa quête de pouvoir.

Gouverné par une forte conscience morale, Swamp thing renonce à reprendre sa forme humaine pour déjouer ses plans, faire exploser son château et triompher d’un de ses monstres de Frankenstein rescapé des expérimentations génétiques.

Ravagé lui aussi par la mort d’Alec et de Linda, Cable suivra partout la trace de Swamp thing en étant persuadé qu’il est la cause de cet assassinat.

Il tombera sous le charme Abigail Arcane mais ignorera qu’il sera espionné en permanence par le Conclave par l’intermédiaire du chien qui l’accompagne.

Swamp thing tuera ensuite un loup garou meurtrier, aidera une jeune femme du Maine persécutée pour des soupçons de sorcellerie avant de rencontrer Klochmann un roboticien suisse ayant crée un village d’androïdes humains pacifiques.

Humaniste, Klochmann n’a pas conscience que ses inventions attirent la convoitise du Conclave qui envoie des hommes et un robot en titane pour le forcer à coopérer.

Encore une fois, Swamp thing met en échec ces plans et après le meurtre de Klochman, les hommes du Conclave sont massacrés par les robots ivres de vengeance du scientifique.


Le chapitre sept est l’un des plus intéressants puisqu’il permet à Swamp thing de localiser le cerveau du Conclave à Gotham City, qui s’avère être Ellery le bras droit de Bruce Wayne l’alter ego de Batman.

Swamp thing surclasse Batman qui essaie de l’arrêter puis élimine Ellery.

La dernière partie des aventures du monstre des marais prennent un tour Lovecraftien avec la lutte contre  M’Nagalah monstrueuse créature magique drainant depuis l’intérieur de sa mine l’énergie vitale des habitants d’une ville, puis de science fiction lors de la rencontre avec un extra terrestre pacifique qui révulsé par la violence et la stupidité des hommes repart rapidement d’où il vient.

L’intégrale de termine sur une ultime apparition d’Arcane dont l’esprit a trouvé un hôte dans l’une des ses monstrueuses créations et qui alors qu’il surclasse Swamp thing est éliminé par des fantômes d’esclaves noirs assassinés par un propriétaire de champs de coton.

En conclusion, bien que moins littéraire et audacieux que la version d‘Alan Moore, « Swamp thing, l’intégrale tome 1, genèse » est toutefois absolument remarquable.

On suit captivé, les aventures de cette créature dont l’aspect végétal repoussant contraste avec la grande noblesse des sentiments et on ne peut qu’éprouver de l’empathie pour sa souffrance intérieure.

Incapable de communiquer avec les humains, Swamp thing est donc souvent rejeté et combattu par eux, l’altercation avec Batman étant un des exemples les plus frappants.

On soulignera la grande variété des histoires trouvées, qui si elles ne sont pas toutes originales mette en scène Swamp thing dans des univers qui évoluent entre sorcellerie et science avec des personnages tout aussi marginaux que lui.

Enfin le graphisme fin et puissant tout en noir et blanc de Wrightson confère une atmosphère gothique très prenante.

De la à vous donner envie de passer vos vacances dans les marais putrides de Louisiane infectés de serpents, crapauds et alligators ?

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 09:40

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En 1998, le talentueux dessinateur anglais Alan Davis s’associe avec le scénariste Paul Neary pour écrire une courte aventure de Wolverine intitulée « Wolverine, tome 5, possession ».

Point de délires asiatiques ou scientifiques dans ce récit, mais une histoire sombre ou notre mutant préféré éprouve de subites pertes de contrôle l’amenant (croit il) à massacrer des gens dans son fameux nord canadien.

Déboussolé, Logan essaie de comprendre si il est bien l’auteur de ses meurtres lorsque après avoir rencontré Saskia une ravissante serveuse de bar, il est agressé par de monstrueuses créatures à l’apparence d’hommes loups blancs.

Saskia enlevée, Wolverine décide de la retrouver par tous les moyens.

Il rencontre alors un peuple ancestral adepte de la magie appelé les Neuris, qui lui explique qu’une partie de leur population est partie en guerre contre l’humanité.

Les Neuris explique que Wolverine a une sensibilité particulière à leur monde magique appelé Alshra et que cette sensibilité lui fait ressentir les pulsions meurtrières des rebelles d’où ses troubles.

Pacifiques et proches de la nature, les Neuris soignent par magie les blessures de Wolverine et lui demandent d’arrêter les renégats dont le pouvoir croit à chaque meurtre.

Fidèle à lui-même, le mutant griffu se lance dans la lutte, décime les rebelles après une lutte d’une férocité incroyable avant de se trouver devant le dernier et le plus puissant d’entre eux.

Aidé par un Neuri pacifique qui combat le rebelle sur le plan de la magie pour abaisser ces défenses, Wolverine traque le monstre jusque dans une grotte ou il découvre que Saskia n’était qu’une illusion pour le manipuler.

Wolverine triomphe, les Neuris le remercient et retournent dans leur monde magique appelé Alshra.

Plein de regret d’avoir perdu son ami combattant à ses cotés et de laisser partir un peuple qui aurait pu aider l’humanité ou apaiser ses pulsions bestiales, Wolverine reprend sa mission solitaire sur ce fichu caillou terrestre.

En conclusion, « Wolverine, tome 5, possession » prouve qu’une histoire courte, relativement simple peut s’avérer véritablement passionnante si elle trouve la tonalité juste.

En plongeant le viril mutant dans une atmosphère de magie et d’horreur, Paul Neary change les codes habituels en vigueur concernant Wolverine.

Le fait que la machine à tuer luttant contre ses plus bas instincts découvre une sorte d’eden pacifiste lui permettant potentiellement d’apaiser sa folie latente est également pour une fois une formidable touche d’optimisme.

Un mot enfin sur les dessins de Alan Davis, fins, élégants et culminants dans de somptueuses scènes de magie ou les couleurs explosent en gerbes de beauté pure.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 22:04


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Dans un registre plus politique et moins fondamental de l’œuvre d’Emmanuel Kant, on trouve « Vers la paix perpétuelle » publié en 1795.

Dans ce court ouvrage, Kant propose l’édification de règles internationales afin de préserver les conflits entres les Etats.

On trouve donc la prohibition de clauses secrètes dans les traités de paix, du troc d’états souverains, du maintien permanent de fortes armées, d’emprunts extérieurs contractés à des fins guerrières, d’ingérence auprès d’un état souverain sauf si celui-ci s’apprête à se scinder en plusieurs parties et enfin du recours à des moyens sournois (assassinats, empoisonnements, trahison) .

Condition nécessaire à l’établissement de cette paix perpétuelle, l’adoption par tous les états d’une constitution républicaine seule susceptible d’instaurer l’état de droit.

La constitution républicaine garantit en effet pour Kant la séparation du pouvoir législatif et de l’exécutif.

La démocratie est considérée par Kant comme un despotisme et aucune des anciennes républiques n’a  pu à ses yeux parvenir au modèle républicain de l’état de droit.

Pour le philosophe, la notion de droit étant universelle car liée au concept de la moralité est la seule amène de cimenter une alliance entre les peuples.

Kant poursuit sur le droit à l’hospitalité universelle pour les étrangers en précisant qu’il s’agit d’un droit de visite et non de résidence mis à part dans le cas de réfugiés.

Il propose ensuite de dépasser les causes animales de guerre en usant de la moralité et du droit public auquel vient s’ajouter le désir beaucoup moins noble mais sans doute plus puissant de commerce (et donc d’enrichissement ) entre les peuples qui s’avère incompatible de tout conflit.

Kant établit aussi que les pouvoirs législatifs et exécutifs doivent consulter les philosophes afin que la puissance politique tienne compte de la morale.

Cela ne signifie pas que les philosophes gouverneront mais qu’ils devront être écoutés comme garants de la morale.

Kant analyse les difficultés de cohabitation entre pouvoir politique fondé sur des règles pratiques souvent immorales et pouvoir moral fondé sur la notion de droit public.

Il conclut en jugeant que c’est le caractère public d’une action politique qui permettra ou non de démasquer ou non sa moralité.

En conclusion, bien que très peu intéressé par la politique aussi bien nationale qu‘internationale, « Vers la paix perpétuelle »  est un texte intéressant qui fait écho à de nombreux événements se déroulant actuellement.


Comment ne pas en effet penser à la décision de l’ONU de déclarer la guerre à la Libye ? Comment ne pas en effet penser à toute décision de partition d’états ou à la création de l’état d’Israël et des inévitables conflits en découlant ?

Comment ne pas se remettre en cause sur l'acceuil à réserver aux réfugiés des guerres ?


Fidèle à son systéme de pensée plaçant la morale au point culminant de la raison humaine, Kant érige le principe du droit public en valeur suprême venant canaliser les dérives d’un pouvoir politique corrompant les âmes.

 

Une courte lecture que je recommande à tout amateur de politique internationale complexe.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 20:53

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La « Critique de la raison pure » est sans nul doute l’œuvre maitresse d’Emmanuel Kant et l’un des ouvrages les plus respectés du domaine philosophique car il traite du mode d’acquisition du savoir.

Cet article ne traitera modestement que de la seconde préface de l’œuvre (écrite en 1787) et de l’introduction.

Dans la préface, le philosophe explique sa démarche en introduisant une raisonnement analogue à celui de Copernic qui inversa les repères astronomiques pour proposer un modèle hélio centré en lieu et place d’un système géo centré.

Pour mettre un terme à la foire à empoigne entre théories philosophiques, Kant propose de son coté un mode d’acquisition de connaissances non centré sur des concepts transcendants par nature invérifiables mais sur l’homme.

Ainsi en mathématique ou en physique, l’homme doit il construire de solides raisonnements a priori purement théoriques à l’aide de son intellect et de son intuition pour ensuite les vérifier par l’expérimentation et non l’inverse.

La métaphysique ou raison pure spéculative qui ne se rattache pas à l’expérimentation, ne peut être considérée comme une science doit donc être soumise à une critique qui borne ses prétentions et l’en rapproche.

Si la métaphysique permet de penser des concepts comme la liberté étroitement liée celui de morale, l’immortalité ou Dieu, elle ne permet pas de les connaitre de façon dogmatique.

Par la diffusion de cette approche, Kant pense donc éradiquer les philosophies dogmatiques comme le matérialisme, le fatalisme, l’athéisme, l’idéalisme ou le scepticisme.

Dans son introduction, le philosophe commence par  distinguer les connaissances empiriques comme a posteriori et celle théoriques comme a priori, supérieures aux premières nommées car universellement appréhendables par l’intellect.

Il décrit deux modes d‘apprentissage, les jugements analytiques et les jugements synthétiques.

Les jugements analytiques, qui rendent par a priori explicite une chose implicite ne suffisent pas pour développer la connaissance qu’elle soit scientifique ou métaphysique.

Seuls comptent les jugements synthétiques qui permettent d’élargir la connaissance en liant deux choses n’allant pas de manière implicite ensemble.

Kant montre ensuite que toutes les sciences théoriques (mathématiques, physique) et même la métaphysique obéissent à ce principe d’acquisition de connaissance par jugement synthétique.

La fin de l’introduction réside dans l’idée de développer  le plan d’une philosophie transcendantale basée sur une approche théorique pure, critique et synthétique de la métaphysique  réduisant ses aspects analytiques et conceptuels pour éviter de la mener au dogmatisme.

En conclusion « Critique de la raison pure, deuxième préface et introduction » constitue une solide mise en condition pour appréhender l’essentiel du but de la métaphysique kantienne.

Difficile d’approche car écrite dans une langue très abstraite, elle introduit l’idée d’une remise en question des processus de connaissance en les bornant par une approche scientifique afin de limiter les folles spéculations menant à des impasses philosophiques.

Par son approche rationnelle et somme toute plus modeste que celle de ces prédécesseurs, la « Critique de la raison pure, deuxième préface et introduction » donne très envie de s’atteler à la suite de l’œuvre.

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 20:51

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Après « La grande vadrouille » et « La folie des grandeurs », voici avec « Les aventures de Rabbi Jacob » un autre grand classique du cinéma comique français de Gérard Oury.

Comme pour les deux autres, tout le monde ou presque connait par la grâce des multi rediffusions télévisée ce film sorti en 1973.

L’histoire est à vrai dire truffée de quiproquo est complètement invraisemblable.

A la suite d’un accident de voiture, l’homme d’affaires Victor Pivert (Louis de Funès) ayant congédié son chauffeur Salomon (Henri Guybet) en raison de son origine juive, tombe sur des terroristes d’un pays arabe décidés à éliminer un opposant politique appelé Slimane (Claude Giraud).

Pivert parvient à échapper aux tueurs commandés par Farés (Renzo Montagnani) après une incroyable scène de poursuite dans une fabrique de chewing gums.

En cavale avec Slimane, Pivert est à la fois recherché par les tueurs arabes et par le commissaire Andréani (Claude Piéplu) pour le meurtre de deux hommes.

Les deux hommes ne doivent leur salut qu’à un l’adoption de déguisement de célèbres rabbins venus des Etats Unis pour visiter la communauté juive du sentier.

Pivert, très raciste, se voit donc contraint de se déguiser en Rabbi Jacob et de jouer le rôle de rabbin pour avoir la vie sauve.

Il s’ensuit donc un nombre incalculable de péripéties dans le quartier juif, avec notamment la célèbre scène  de danse juive exécutée avec une certaine folie par Louis de Funès.

La fin du film, complètement délirante, voit Slimane devenir président de son pays après un coup d’état et épouser la propre fille de Pivert (Miou-Miou)  au nez et à la barbe du prétendant.

En conclusion, « Les aventures de Rabbi Jacob » contient toute les caractéristiques des vieux films comiques français avec des gags bon enfant, un rythme trépidant et l’abatage sans égal d’un Louis de Funès pourtant déjà vieillissant.

Mais outre la forme, assez plaisante si on fait preuve d’indulgence, le film diffuse un audacieux message de tolérance avec cet homme d’affaire arriviste et raciste découvrant d’autres cultures par la force des choses.

Les relations judéo-musulmanes sont également abordées sous un angle pacifique.

On pourra crier aux bons sentiments ridicules, mais alors que la France en pleine crise d’angoisse semble basculer vers d’absurdes querelles raciales ou communautaires, il peut parfois être agréable de voir des films certes naïfs mais positifs.

Et puis après tout, pourquoi ne pas rêver un peu plus dans un monde sans Oussama Ben Laden ?

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 20:20

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Poursuivant sa production musicale à un rythme digne d’une fabrik germanique, Primal fear sort en 2002 « Black sun » son déjà quatrième album en seulement cinq ans d’existence.

Comble de l’audace, cette fois les aigles partent en voyage dans l’espace.

La science fiction est donc ici tout particulièrement mise à l’honneur.

D’ailleurs si j’avais associé quelques anecdotes personnelles aux premiers disques du groupe je dois avouer que « Black sun » que j’écoutais très fort au cours de vacances dans le sud de la France évoque aussi pour moi des souvenirs de jeunesse, d’insouciance et osons le dire presque de bonheur.

Mais laissons de coté cette nostalgie de bas étage pour nous focaliser sur ce soleil noir.

Après une petite introduction faussement anodine pour une fois assez originale, déboule « Black sun » dans la plus parfaite lignée des titres rapides aux refrains irrésistibles dont Primal fear a volé le secret de fabrication à Judas priest.

Plus nuancé, « Armageddon » propose un mid tempo sombre rehaussé de refrains hauts en couleurs évoquant en toile de fond le 11 septembre et le terrorisme islamique.

Rapide et enlevé, « Lightyears frome home » bien que très linéaire l’effet d’une tornade d’énergie pure en raison d’un Ralf Scheepers écœurant d’abattage.

On apprécie plus « Revolution » moins frontal, aux effets vocaux plus variés mettant en avant des refrains hauts en couleurs.

Le titre supersonique thrash arrive avec « Fear » véritable machine de guerre, qui écrase tout sur son passage à coups de rythmiques assassines.

Bien que plus calme, « Mind control » se montre plus touchant par l’émotion que parvient à faire passer Scheepers dans son chant.

La perle mélodique se trouve dans « Magic eye » digne des plus beaux classiques du groupes comme « Under your spell ».

Primal fear laisse à nouveau s’exprimer la vélocité de son batteur avec la deuxième machine à gifler thrash metal de l’album « Mind machine » monstrueux de punch et de charisme.

Comme en apesanteur dans l’espace, le groupe joue avec l’auditeur avec les mélodiques « Silence » et « Cold day in hell » magnifiés par un chant parfait de Scheepers entre lesquels s’intercale le plus sombre « We go down » manquant légèrement de rythme.

On termine sur en force sur la terrible salve « Controlled » lui aussi aux forts relents de thrash.

En conclusion, « Black sun » ressemble à ces prototypes de coupé sportifs, véritables petites bombes de puissance pure carénées pour dévorer l’asphalte en un déluge de sons et de fureur.

Comme issu de l’imagination débridée d’un designer à qui on aurait donné carte blanche, le prédateur de la route roule pour tuer et réduire à néant ses rivaux trop présomptueux.

En état de grâce quasiment de bout en bout, Primal fear réussit tout ce qu’il entreprend, excellent dans les rares titres calmes et mélodiques, impressionnant dans les plus pures déflagrations de heavy gonflé au influences thrash.

« Black sun » fait donc très mal et rehausse encore le niveau de qualité d’un groupe déjà proche d’un sans faute dans un style certes balisé mais porté à un très haut degré de maitrise par les dignes enfants de Judas priest mâtinés d’Accept.

 

A l'écoute de ce disque magique, on a alors qu'une seule envie, celle de suivre le groupe dans son odyssée (sans retour) dans l'espace guidé vers soleil lointain et prometteur.

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 19:34

4nuclear fire

 

 

En 2001, en pleine période troublée par les attentats du World Trade Center, Primal fear auto proclamé à présent « german metal commando » ressort les armes de destruction massive si chères à George W Bush avec « Nuclear fire ».


Seul mouvement au sein du personnel, l’arrivée de Henny Wolter qui remplace Tom Naumann pour le poste de deuxième guitariste du groupe.

Toujours aussi peu imaginatifs au niveau de l’artwork, les allemands proposent cette fois des aigles fuyant une catastrophe qu’on imagine nucléaire.

« Nuclear fire » démarre en mode agression avec le très rentre dedans « Angel in black » aux faux airs de « Painkiller » mélodique.

Après cette entrée en matière musclée et o combien efficace,  on ralentit un tantinet avec « Kiss of death » mid tempo superbement équilibré aux refrains entêtants avant de rebasculer sur le violent et brouillon « Back from hell » surplombé d’un chant suraigu à la Rob Halford.

Mais le groupe surprend pour la première fois avec la power ballade « Now or never »  beaucoup plus posée mettant en avant les qualités vocales de Ralf Scheepers.

Le thrash metal est ensuite à l’honneur avec « Fight the fire » rendu absolument délectable par le fantastique boulot accompli par Klaus Sperling à la batterie.

On revient au heavy metal plus traditionnel sur le lourd « Eye of an eagle » avec un Ralf Scheepers en forme olympique avant d’enchainer sur une authentique ballade «  Bleed for me » efficace sans être transcendante.

Malgré ses qualités, « Nuclear fire » me touche moins en raison de son coté catchy et presque guilleret à la Helloween.

Toujours quasi imprenables dans les fins de disque, les allemands alignent leurs plus belles cartouches, le redoutable « Red rain » combinant parfaitement force et équilibre,  le tube heavy metal « Iron fist in a velvet glove » digne des plus émouvantes mélodies de Judas priest et  l’apocalyptique « Fire on the horizon ».

Seule petite déception, le beaucoup téléphoné et pataud « Living for metal » dans une tentative maladroite d’écriture de chanson festive à reprendre sur scène.

En conclusion, « Nuclear fire » porte encore une fois la marque des disques de haut niveau avec un heavy metal traditionnel, quelques fois très puissant mais toujours mélodique.

Le groupe ne prend aucun risque, déroulant une formule qu’il maitrise à la perfection avec un chanteur à la couverture vocale hors norme qui l’aide fortement à atteindre ses objectifs.

Malgré quelques petites maladresse, « Nuclear fire » s’avère globalement proche du sans faute et digne de figurer dans la catégorie poids lourd du genre.

Après trois disques de haute tenue, nul doute que Primal fear peut être considéré comme une valeur sure du heavy metal moderne et on ne peut s’empêcher de penser que s’il avait éclot dans les années 80 il jouerait aujourd’hui dans des stades remplis à craquer.


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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 22:08

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Une année seulement après son premier (et réussi !) album, Primal fear récidive en 1999 avec « Jaws of death ».

En une année seulement, le groupe a recruté le guitariste supplémentaire Stephan Leibning pour étoffer encore davantage un son pourtant déjà bien robuste.

Inutile de cherche l’innovation dans la pochette, les allemands ne se sont pas ici trop foulés pour l’occasion en reprenant leur mascotte d’aigle métallique planant cette fois aux alentours d’un château fort de montagne.

La musique s’enclenche après encore une fois une courte introduction de bruits de sirènes assez anecdotiques, par « Final embrace » , certes moins percutant que « Chainbreaker » mais tenant bien la route avec ses refrains mélodiques et ses couplets bien balancés.

Comme souvent avec Primal fear, le son est énorme et l’énergie à revendre.

Rapide et punchy, « Save a prayer » sans être un grand titre, recèle un coté très accrocheur avant que « Church of blood » n’atteigne le statut de hit heavy metal par la pugnacité des ses couplets, la puissance de ses riffs et cerise sur le gateau sa petite touche épique.

Parlant d’intolérance religieuse (on pense très fort au terrorisme islamique), les paroles de « Church of blood » sont de surcroit plutôt courageuses et intelligentes.

Combinant toujours énergie thermo nucléaire et pincée de mélodie,  Primal fear aligne « Into the futur » rapide et puissant mais c’est sur la superbe power ballade « Under the spell » qu’il atteint le niveau des plus grands.

Magnifique ballade parlant d’amour, de déception et de trahison, « Under the spell » est un chef d’œuvre chanté à la perfection par un Ralf Scheepers émouvant comme jamais.

Le contraste avec le neo-thrash jouissif « Play to kill » impitoyablement martelé par la batterie de Klaus Sperling n’en est que plus grand mais permet au groupe de montrer ici toute l’étendue de son registre.

On passe ensuite la vitesse de la lumière sur « Nation in fear » avec les doubles guitares qui mitraillent à tout va et un Scheepers bloqué en mode destruction.

Mais la vraie authentique ballade du disque est sans nul doute « When the night comes », très efficace avec juste ce qu’il faut de frisson émotionnel.

Comme pour le disque précédent, la fin est alors de niveau olympique avec l‘hymne « Fight to survive » aux refrains impériaux capable de redonner vie à un mourant, l’incroyable mid tempo « Hatred in my soul » combinant fluidité mélodique et puissance contrôlée et enfin la reprise de Rainbow « Kill the king » comme pour Deep Purple surboosté de vitesse.

En conclusion, malgré le peu de délai entre les deux disques, « Jaws of death » réussit à surpasser son pourtant déjà très bon prédécesseur.

La différence est ici que « Jaws of death » ne contient aucune faiblesse majeure, aucun titre réellement en deçà et produit une formidable impression de puissance dévastatrice qui frappe au plexus à chaque nouveau morceau.

Le recrutement du deuxième guitariste fait en effet très mal et Primal fear sonne encore plus fort.

On a du mal à croire que les allemands puissent atteindre un tel niveau de perfection.

Leur musique n’est certes toujours pas novatrice mais elle est exécutée avec un talent, une passion et une énergie incroyable avec un chanteur de premier rang, capable de rivaliser avec des pointures comme Halford, Tate et Owens.

Pour l’anecdote personnelle, entré à l’époque dans une phase plus épanouie et sereine de mon existence, j’ai gouté avec délectation ce disque pendant pratiquement tout l’été de sa sortie, me repassant en boucle ses titres flamboyants.

« Jaws of death » constitue donc un must pour tout fan d'un heavy metal classique branché directement sur le circuit primaire d’une centrale nucléaire.

 

Pas sur donc que Carla Bruni le possède dans sa discothèque.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 21:46

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En 1998, alors en pleine période Judas priest,  étais je à l’époque tout particulièrement avide de découvrir tout ce qui se rapportait de près ou de loin au style du groupe de heavy metal anglais.

C’est alors que se forma Primal fear, groupe de heavy metal allemand pratiquant une musique fortement inspirée du style de mon groupe de prédilection.

La symbologie du groupe très basique est constituée d’aigles métalliques évoluant au fil des albums dans divers contextes.

Formé du chanteur Ralf Scheepers véritable clone vocal de Rob Halford, du guitariste Tom Naumann, du bassiste Mat Sinner et du batteur Klaus Sperling, Primal fear sort son premier album éponyme à un moment charnière de mon existence ou je baignais dans une forte période de doute.

Ceci tombe en fait un point nommé car le doute, Primal fear ne semble pas le connaitre tant après une courte introduction bien anecdotique, « Chainbreaker » sorte de copie moins méchante de « Painkiller » déboule tambour battant avec force de riffs flamboyants, de refrains en acier trempé et de chanteur de haut vol.

C’est rapide, gonflé, puissant mais musical, aussi instantanément l’objet me séduit.

Pas le temps de souffler, l’enchainement avec « Silver & gold » déploie la même puissance de feu et la même efficacité mélodique.

On sent la formation moins à son aise sur le plus laborieux  « Promised land » avant de reprendre un grand coup de gaz avec le vrombissant « Formula one » , ode dévastatrice aux sports mécaniques ralentissant tel un bolide dans une partie de circuit plus sinueuse par une somptueux break central avant de terminer en trombe dans une dernière ligne droite assassine.

La constatation est évidente, Scheepers est un immense chanteur à la puissance inouïe, qui éclaboussera de ses prouesses vocales chacun des titres de ce disque.

La variation sur le mid tempo « Dollars » est des plus réussies tandis que l’ultra rapide « Nine lives » bien qu’efficace, lasse un tantinet par sa linéarité et son ton presque enjoué.

Audacieux, Primal fear se risque à sa première ballade, « Tears of rage » qui bien que trop longue, tient au final bien la route, car soutenue par son chanteur à fort potentiel.

Ayant jusqu’alors alterné des morceaux impressionnants avec d’autres plus quelconque, les allemands vont réaliser  finish ahurissant digne du sprinter Carl Lewis dans les années 80.

La reprise de Deep Purple « Speedking » est ici gonflée aux stéroïdes et  surbostée par un formidable élan de vitalité rock and roll.

Après cette gifle cinglante, Primal fear se fait méchant avec l’hymne « Battalions of hate » véritable incitation à l’émeute à lui tout seul, puis avec « Running in the dust » pour moi la meilleur chanson de leur répertoire et l’une des meilleurs de heavy metal qui m’ai jamais été donné d’entendre.

Mid tempo lourd et chaloupé, « Running in the dust » s’envole par moment dans les airs de manière subite pour redescendre sur terre aves ses refrains magistraux.

Le break mélodique y est ahurissant de beauté et le final de violence.

Si on ajoute des paroles fortes et charismatiques, nul doute que ce titre majeur contribua pour beaucoup à m’insuffler la force nécessaire pour surmonter mes doutes intérieurs à l’époque.

Mais les meilleurs choses ayant une fin, le disque s’achève sur une véritable bombe heavy metal, le monstrueux « Thunderdome » avec à lui tout seul l’énergie suffisante pour raser une ville.

En conclusion, avec ce premier disque, Primal fear signe un véritable coup d’éclat et rentre par la grande porte dans la vaste cours du heavy metal à tel point que beaucoup de fans de Judas priest lui préfèreront son coté plus traditionnel au plus thrash metal « Jugulator » sorti à la même époque.

Difficile pour moi de choisir mais « Primal fear » est un superbe hommage au heavy metal de grande tradition avec un son surpuissant et des morceaux de grande qualité.

Le seul reproche qu’on pourra lui adresser à l’époque sera de trop rester dans le sillage du Prêtre et de pratiquer une musique trop peu aventureuse.

A mon sens il s’agit d’un faux débat, et de toute façon les fans de metal sont à la base très traditionnels, acceptant fort bien que leurs groupes favoris restent figés pour l’éternité dans un style qui leur convient.

Ne boudons donc pas notre plaisir et goutons donc ce premier disque généreux à l’énergie salvatrice comme ce fut le cas pour votre serviteur en cette fameuse fin d'année 1998 marquée par le doute à l'état pur.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 20:10


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En cette année 2011, les adaptations de comics connaissent un succès sans précédent.

Après Spider-Man, Hulk, Iron man et les X-men, c’est au tour d’une autre grande figure de l’univers Marvel d’être adaptée au cinéma avec « Thor » de Kenneth Branagh.

Prenant quelques libertés avec le personnage crée dans les années 60 par l’incontournable tandem Stan Lee-Jack Kirby, « Thor » met en scène un dieu asgardien (le body buildé Chris Hemsworth) envoyé sur terre par son père Odin (Anthony Hopkins quasi méconnaissable) pour avoir commis une incursion dévastatrice dans le royaume des Géants des glaces appelé Jotunheim.

Ayant désobéi à son père, le fougueux Thor est destitué de ses pouvoirs et banni sur terre en guise de représailles ce qui ouvre la voie du trône à son frère cadet le ténébreux magicien Loki (Tom Hiddleston).

Alors qu’Asgard se prépare pour la guerre contre les Géants emmenés par leur roi Laufey (Colm Feore), Odin tombe en catalepsie peut après avoir révélé à Loki qu’il est en réalité un enfant adopté après une razzia contre les Géants.

Seul héritier en mesure de gouverner, Loki prend alors la couronne du royaume d’Asgard et donne libre cours à sa volonté de puissance.

De son coté, redevenu un mortel presque comme les autres, Thor échoue dans le désert du Nouveau Mexique et est recueilli par une équipe d’astrophysiciens dirigée par la belle Jane Foster (Natalie Portman).

Mjolnir, son marteau magique atterrit lui aussi dans le désert et attire rapidement la curiosité des locaux.

Malgré le discours incohérent de son protégé, Jane ne tarde pas à tomber sous le charme de cette montagne de muscles.

Puis le S.H.I.E.L.D intervient, réquisitionne tout le matériel des scientifiques et se met à étudier les propriétés de ce marteau que personne n’arrive à déplacer.

Toujours aussi fougueux, Thor décide de récupérer son bien et attaque frontalement la base du S.H.I.E.L.D.

Il croise Œil de Faucon (Jeremy Renner) en agent spécial du S.H.I.E.L.D , met en échec la sécurité du complexe mais ne parvient finalement pas à soulever son marteau.

Sur Asgard, les amis de Thor composés de la guerrière Sif (Jaimie Alexander), du blond Fandrall (Joshua Dallas), de l’asiatique Hoggun (Tanabu Asano) et du gros Volstagg (Ray Stevenson) comprennent que Loki a en tête un sombre complot visant à assassiner Odin en provoquant la guerre contre les Géants.

Ils se rendent alors sur terre avec la complicité d’Heimdall (Idris Elba) le gardien du pont en arc en ciel Bifrost permettant aux dieux vikings de se déplacer dans les neufs mondes qui composent leur univers.

Furieux de cette trahison, Loki déchaine sur Thor et ses amis, une mystérieuse créature métallique appelée le Destructeur, au rayon facial anéantissant tout sur son passage.

Le Destructeur ravage le Nouveau Mexique, met facilement en déroute les amis de Thor.

Menacé de mort, le dieu reçoit une aide d’Odin qui réactive ses pouvoirs.

Mjolnir le rejoint et lui permet de triompher après une lutte épique de l’invincible créature.

La dernière partie du film se déroule entièrement à Asgard avec l’affrontement entre Thor et Loki pour le trône d’Asgard.

En conclusion, « Thor » est un film assez bancal dont les deux parties, l’une se déroulant sur terre et l’autre dans l’univers des dieux communiquent finalement très peu.

Privé de la double identité qui était la sienne dans le comic book, Thor n’est pas le médecin Donald Blake capable de se transformer en dieu, mais pouvant également redevenir mortel lorsqu’il demeure éloigné de son marteau après une minute.

Sans cette interessant vulnérabilité, le personnage bien que charismatique perd de son intérêt et sa connexion avec le monde terrestre se réduisant à sa pseudo relation amoureuse parait au final bien peu solide.

On oubliera le rôle très décevant de plante verte de Portman qui passe son temps à baver sur les biceps saillant de son chippendale nordique.

Restent ensuite quelques scènes d’actions rehaussées par la 3-D, notamment l’incursion initiale de Thor dans le royaume de Géants, l’affrontement contre l’impitoyable Destructeur puis le combat entre Loki et Thor sur Bifrost.

Mais les scènes de combat demeurent tout de même trop brouillonnes pour être pleinement efficaces.

Avec ce film évoquant une sorte de Superman nordique trop politiquement correct, Branagh déçoit quelques peu et reste loin des réussites d’Iron man ou des X-men.

Impossible également de comprendre à ce stade étant donné son détachement des problèmes terrestres, comment Thor rejoindra le groupe de super héros gouvernementaux américains des Vengeurs.

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