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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 21:20

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Explorant toujours les multiples familles du hard rock, voici Statovarius groupe finlandais adepte d’un speed métal mélodique cousin de celui déjà décrit avec les allemands de Gamma ray.

Bien que lancée à la mi 80, la carrière des finlandais prit un nouvel essor au milieu des années 90 avec l’arrivée d’un nouveau chanteur Timo Kotipelto laissant se concentrer le guitariste Timo Tolki sur le travail de composition.

En 2000, Statovarius alors a l’apogée de sa renommée sort son huitième album « Infinite ».

Comme le montre la pochette de l’album, plutôt jolie voir gentillette, la musique du groupe n’est pas sombre ni particulièrement agressive mais plutôt énergique, entrainante et positive.

« Infinite » entame avec « Hunting high and low » , titre plaisant aux refrains particulièrement entrainants ou la voix mélodieuse de Timo Kotipelto s’impose.

Le clip montrant un cadre supérieur se débarrassant de son égoïsme et de la société de consommation pour retrouver des instincts plus simples et naturels est du reste assez réussi.

On retrouve toutes les caractéristiques du speed sur « Millenium » : tempo rapide, batterie omniprésente, gros refrains et voix aigue avant de basculer sur une longue ballade « Mother gaia » très bien exécutée influencée par Queen mais sans saveur ni émotion particulière.

La force du groupe apparait sur « Phoenix » passage rapides sans toutefois commettre l’erreur de la surcharge comme le fait Gamma ray puis refrains ultra mélodiques pour adoucir le propos.

Statovarius retombe ensuite dans tous les travers du genre sur « Glory of the world », titre faible et lourdingue surchargé des claviers bien inutiles de Jens Johansson tandis que « A million light years away » vient aérer le propos avec un arrière gout de hard-FM au final pas désagréable.

L’insipide « Freedom » précède le grandiloquent « Infinity » truffé de chœurs et de grandes envolées s’étalant sur plus de neuf minutes.

L’album se termine avec « Celestial dream » qui surpasse absolument tout en matière d’exaltation pompeuse.

En conclusion, « Infinite » n’est ni un bon ni un mauvais album.

Le style de Statovarius est plus supportable que celui de Gamma ray, avec une musique moins violente, plus aérée et mélodique.

Mais ceci ne suffit pas pour autant à vraiment faire accrocher à ces compositions efficaces mais manquant de tranchant, de punch ou tout simplement de personnalité à l’image du chant de Kotipelto, lisse, propre et trop stéréotypé.
Avec son propos proche de la nature et cosmos, on a quelques fois envie de mettre des baffes au groupe pour l’obliger à se réveiller un peu et viriliser un peu sa musique et de lui dire que les dauphins c'est aussi sympa bien cuit dans son assiette.

« Infinite » ou le parfait album pour ceux qui n’aime pas le rock, sale, méchant et dangereux.

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Published by Seth - dans Speed metal
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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 13:25

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3

 

 

Voici à présent le traitement d’un ouvrage central dans l’univers DC comics et du comic book en général, « Crisis on infinite earths » de Marv Wolfman et George Perez au dessin.

Publié en 1985, « Crisis on infinite earths » est le premier cross over d’envergure mélangeant tous les super héros historiques de l’univers DC dans une gigantesque histoire épique dont l’issue viendra bousculer l’ordre établi.

Ce procédé sera ensuite repris, notamment par Marvel mais aussi par d’autres dessinateurs de DC.

Le cross over a ses adeptes mais aussi ses détracteurs.

Celui crée par Wolfman relate ni plus ni moins que la fin du monde, ou plutôt de tous les mondes alternatifs de l’univers DC, sombrant les uns après les autres dans une succession de catastrophes naturelles provoquées par un flux destructeur d’anti matière.

Si les mondes actuels sont touchés, ceux du passé le sont également, et les bouleversements touchent donc toutes les époques avec des effets de bords assez déroutants consistant en des mélanges entre passé et présent, ou entre des mondes alternatifs situés à une même époque.

Dison le franchement, il n’est pas facile quand on ne maitrise pas par cœur toute la cosmogonie de DC de se repérer dans les premières pages du récit, qui se chevauchent de manière particulièrement embrouillée.

Un personnage sert pourtant de fil conducteur à travers ce flot de catastrophes anxiogènes, Paria, dont les apparitions énigmatiques semblent montrer un être rongé par la culpabilité dans le tour tragique des évènements.

Le super héros Flash, parcourant le temps grâce à sa vitesse surnaturelle jouera un rôle équivalent de messager de l'apocalypse.

Ensuite apparait le Monitor, être surnaturel de l’espace envoyant sa messagère Avant Courrier(Harbringer) pour recruter des super héros de différents mondes et époques afin de constituer une équipe capable d’entraver la marche de cette catastrophe.

Sont recrutés Superman, un Green Lantern noir, Cyborg, Geoforce, le sombre Obisidian, le singe savant Solovar , la belle Dawnstar, Firebrand, le ridicule homme gadjet  Blue Bettle, Psycho Pirate,  le magicien Arion, Firestorm, le pale sosie de Magnéto Dr Polaris et le télépathe Psimon.

Leur tache principale est de combattre des spectres envahissant les terres alternatives pour précipiter leurs fins mais également de protéger une machine crée par le Monitor pour entraver le flux d’antimatière.

Au cours d’une de leurs intervention, Psycho pirate est enlevé par une être supérieur qui désire utiliser ses immenses facultés à contrôler les émotions des gens.

Cet être supérieur s’avère être l’Anti-Monitor, double maléfique du Monitor et instigateur de ce phénomène de destruction.

Contraint d’aider son nouveau maitre qui augmente ses pouvoirs et lui promet des mondes à contrôler, Psycho pirate aura pour compagnon d’infortune Flash lui-même retenu prisonnier.

Très puissant, l’Anti monitor manipule Harbringer pour tuer le Monitor mais celui l’avait prévu aussi avait-t-il chargé Alex Luthor fils de Luthor et Lois Lane dans le monde alternatif Terre-3, de reprendre son combat.

Rendu capable de manipuler les flux de matière et d’antimatière, Alex est en effet un régulateur à lui tout seul et est la principale arme contre l’Anti-Monitor.

Alex convoque une assemblée de héros encore plus large chargée de défendre les mondes non encore avalés pour retarder le processus.

Les combats sont alors innombrables sur de multiples mondes tandis qu’Alex aidé par Harbringer éloigne les mondes restant du flux d’antimatière.

Alex envoie ensuite à un commando de super héros pour aller frapper l’Anti Monitor dans son monde d’antimatière.

La bataille est épique face au monstre surpuissant qui a même le dessus sur Superman.

C’est alors Supergirl qui se sacrifie en parvenant à endommager suffisamment l’Anti Monitor pour le faire reculer.

Cette mort héroïque et l’enterrement réalisé par Superman, sont parmi les moments les plus émouvant du récit.

La suite du récit consiste en de multiples résurrection de cet ennemi increvable qui chaque fois revient à la charge pour accomplir son œuvre de destruction.

Dans cette lutte âpre et semblant sans fin, Flash contraint Psycho-pirate a se retourner contre son maitre puis se sacrifie pour détruire le canon anti matière de l’Anti-Monitor.

Les choses se compliquent avec l’arrivée d’une armée de super criminels contrôlée par le robot Brainiac et un avatar en armure de Luthor.

Le but de cette alliance est la prise de pouvoir de terres restantes.

L’affrontement d’envergure avec les super héros est alors inévitable.

La virulence de la menace de l’Anti-Monitor contre le Spectre a l’affronter

De leur lutte nait un univers unique ou certains héros apparaissent et d’autres ont disparu.

Mais alors que le récit pourrait s’arrêter la, une ultime bataille contre l’Anti-Monitor a lieu.

Conjuguant alors toutes leurs énergies et leurs talents, les héros restant affrontent le monstre dans une lutte épique.

Superman parvient à l’affaiblir assez pour que Alex Luthor le détruise et rétablisse enfin l’harmonie dans l’univers.

En conclusion, on comprend à sa lecture que « Crisis on infinite earths »  soit vu par bon nombre de lecteur de comic book comme l’une des meilleurs histoires écrites.

Le cross over crée par Wolfman est en effet une saga cosmique hyper complexe dotée d’histoires et de sous histoires à tiroirs.

On retrouve donc les principaux ingrédients de ce type de récit, une menace supérieure mobilisant les énergies de chacun et provoquant l’union sacrée des individualités, l’ampleur des aventures avec des luttes épiques dans des mondes multiples et souvent spatiaux puis les hauts sentiments nécessaires à glorifier l’attitude du héros.

Rien à dire également sur la qualité des dessins de Perez, proche du top absolu avec un mélange de classicisme et de force très impressionnant.

Les quelques reproches que je ferais sont donc, le coté interminable de la saga avec un ennemi qui n’en finit pas de mourir et de revenir et le trop grand enchevêtrement des histoires qui nuit parfois à la clarté de l’intrigue.

Le problème de ce type d’histoire est que la multiplicité des personnages oblige souvent à n’avoir que des visions superficielles des héros considérés comme secondaires.

Batman ne joue ici par exemple qu’un rôle de figurant, la part du lion étant réservée à Superman, Supergirl et Flash.

« Crisis on infinite earths » introduit un remaniement important dans l’univers DC, mettant fin à ses ridicules histoires de terres alternatives ou vivent des super héros bis, copies en toc des héros d’origine de la planète terre.

Coté méchant, mention spéciale au torturé Psycho-pirate et au télépathe rebelle Psi-mon.

Même si mon cœur appartiendra toujours à Marvel, « Crisis on infinite earths » est donc une œuvre colossale d’auteurs obsédés, un monument pharaonique du comics, qu’on peut aujourd’hui considérer avec le plus grand des respects.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:56

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Malgré le succès d’estime de « THX 1138 » oeuvre intellectuelle et torturée, c’est véritablement en 1977 avec le premier volet de la guerre des étoiles « Star wars IV : un nouvel espoir » que la carrière de George Lucas va décoller pour atteindre des sommets je pense à ce jour inégalés dans le domaine de la science fiction.

Car oui, Star wars est une saga cosmique culte qui charma et charmera plusieurs générations de jeunes et de plus âgés à présent.

Généralement on commence par la voir étant enfant, puis on la revoit plusieurs fois au cours de sa vie toujours avec tendresse, passion ou indulgence nostalgique en revenant inlassablement au même sentiment : mon dieu que c’est bien fait.

Ma prétention en chroniquant l’épisode IV de la série n’est donc pas de supplanter les aficionados du genre et les geeks de tout poil qui auraient une lecture plus fouillée et minutieuse de l’œuvre mais de livrer mon ressenti à une époque de ma vie donné de jeune adulte des années 2010.

L’histoire est connue de tous ou presque, mais il convient de la rappeler.
Dans un passé (ou un futur ?) indéterminée et imaginaire, l’univers est dominé par les armées de l’Empire, vaste organisation militaire régnant par la force et luttant contre les derniers bastions de la Rébellion, formée majoritairement d’humains dirigés par la princesse Leia (Carrie Fisher).

Leia est parvenu a dérober les plans d’une arme terrifiante crée par l’Empire, l’Etoile noire, base secrète de la taille d’une planète, disposant de la capacité de détruire à distance n’importe quel monde.

Prise en chasse par un croiseur de l’Empire, elle est finalement capturée mais a le temps d’envoyer deux de ses robots droides, C3-PO (Anthony Daniels) et D2R2 (Kenny Baker) chercher de l’aide.

Les deux robots échouent sur une planète pseudo désertique appelée Tatooine, sont capturés puis vendus comme esclaves domestiques à une famille de modestes fermiers de la région.

Le neveu des fermiers, le jeune Luke Skywalker (Mark Hamill) vit dans le souvenir d’un père mort lors de combat contre l’Empire.

Excellent pilote, curieux et intrépide, Luke va s’intéresser aux droides et découvre le message envoyée par Leia pour aller chercher de l’aide auprès de Obiwan Kenobi (Alec Guinness), vieil et mystérieux ermite vivant dans une région reculée de Tatooine.

Prêt à toute les aventures, Luke part à l’aventure chercher Obiwan, et découvre plus tard que sa famille a été massacrée par les troupes de l’Empire à la recherche des droides.

Il décide alors de s’engager dans la Rebellion avec Obiwan et de retrouver la princesse Leia sur sa planète d’origine Alderaan.

Mystique et sage, Obiwan enseigne à Luke qu’il est un chevalier Jedi, un ordre aujourd’hui disparu de chevaliers maitrisant la Force, source d’énergie qu’un Jedi est capable de mobiliser pour déplacer des objets, user de télépathie ou développer ses aptitudes physiques mais que l’ordre a été massacré par Dark Vador (David Prowse), son ancien élève, devenu Jedi félon ayant rejoint les troupes de l’Empire.

Luke se montre intéressé et commence à suivre quelques enseignements du maitre.

Mais les deux hommes ont besoin d’un transport pour se rendre sur Alderaan.

Ils le trouvent en passant un contrat avec Han Solo (Harrison Ford), contrebandier des plus louches uniquement intéressé par le profit mais possesseur d’un incroyable vaisseau spatial le Faucon Millénium capable de voler dans l’hyper espace plus vite que la vitesse de la lumière.

Hâbleur et peu fiable, Solo travaille avec son associé Chewbacca (Peter Mayhew) un immense gorille de race Wooky lui servant de pilote, mécanicien et de garde du corps.

Toute l’équipe embarque et se retrouve capturée par l’Etoile noire.

Astucieux, courageux et grandement aidé par les pouvoirs de Kenobi, la débrouillardise de Solo et les capacités techniques de droides, Luke parvient à libérer Leia et à s’enfuir sur la planète Yavin IV ou se situe la base secrète de la Rébellion.

Mais au moment de partir, Obiwan est tué au cours d’un duel au sabre laser avec Dark Vador.

Très affecté par la perte de son mentor, Luke accepte de participer à une attaque quasi suicide contre l’Etoile noire afin de déposer en un point stratégique une bombe visant à la faire imploser.

Le peu courageux Solo se détache de cette mission et après quelques tentatives infructueuses de séductions envers la princesse Leia décide de quitter l’aventure.

Luke joint donc une escadrille de chasseur X et la bataille spatiale commence donc contre les chasseurs Tai de l’empire.

C’est la le point culminant d’un film par ailleurs assez déjà assez génial, avec des combats épiques ou les lasers crépitent et ou les appareils réalisent d’impressionnantes manœuvres.

L’héroïsme est bien entendu présent avec la notion de sacrifice pour une mission plus haute que son intérêt personnel.

Mettant à profit ses dons de pilote et les enseignement d’Obiwan sur la maitrise de la Force, Luke parvient à s’infiltrer entre les défenses de l’Etoile noire et aidé par une intervention in extremis de Solo et de son Faucon Millenium qui lui permet d’écarter Vador, dépose la bombe permettant la destruction de la base.

L’épisode IV se termine donc sur un happy end avec Vador seul rescapé d’un coup d’éclat fracassant de la Rébellion contre l’Empire.

En conclusion, « Star wars IV : un nouvel espoir » est un pur chef d’œuvre.

D’une richesse et d’une créativité insensée, le film emmène le spectateur dans un monde fantastique qui stimule fortement son imagination avec des images de toute beauté que ce soit dans le design des vaisseaux spatiaux (la pureté des lignes du Faucon Millenium) ou dans les mondes exotiques peuplés d’espèces extra-terrestres.

A partir d’un schéma basique, la lutte du bien contre le mal, Lucas crée de toute pièce un univers merveilleux et insuffle un incroyable souffle épique à ses folles aventures spatiales.

Pas de temps mort, tout est ici parfaitement dosé, équilibré et disons le franchement passionnant.

On apprécie le jeune Luke, archétype du héros idéaliste, courageux et attachant parfaitement contre balancé par le coté voyou de charme de Solo, sans nul doute le meilleur rôle d’Harrison Ford avec Indiana Jones.

Le film revêt plusieurs niveaux de lecture, l’un plus ludique voir comique avec ces personnages de dessins animés que pourraient être les deux robots droides fortement inspirés de Laurel et Hardy, entre un C3-PO délicat et sensible et un D2-R2 débrouillard et joueur, l’autre plus adulte avec la dimension mystique de la maitrise d’un pouvoir absolu (la Force) allant de paire avec le code moral d’un chevalier.

Mais le personnage le plus fascinant et énigmatique de l’épisode IV demeure Dark Vador avec son masque, armure noire, sa voix issue caverneuse issue d’un caisson de survie et le versant maléfique du pouvoir corrompu qu’il incarne.

Les combats au sabre laser firent beaucoup pour le renommée de la saga, pour ma part je retiens surtout de ce premier épisode l’hallucinante séquence de fin avec l’assaut contre l’Etoile noire.

Agrémenté d’une superbe remasterisation, de l’adjonction de petite scènes introduisant par exemple Jabba le Hutt « Star wars IV : un nouvel espoir » est un film formidable justement récompensé artistiquement (par une pluie d’oscars) et commercialement par des entrées colossales.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:08

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Peu de gens savent finalement que bien avant le premier Star wars, George Lucas alors sortant de ses études de cinéma réalisa son premier long métrage appelé « THX 1138 ».

Produit en 1970 par son ami Francis Ford Coppola,  « THX 1138 » introduit dès les premières secondes le spectateur dans un univers oppressant de science fiction ou l’homme standardisé, chimiquement contrôlé n’est qu’un maillon élémentaire d’un grand système productif.

THX 1138 (Robert Duvall) est un de ces travailleurs d’un monde sous terrain.

Il assemble toute la journée des barres radioactives à l’aide de pinces manipulatrices dans une enceinte surprotégée surveillée par un poste de contrôle qui voit et entend tout.

Le soir il rentre dans son logement retrouver LUH 3417 (Maggie Mc Omie), sa compagne au crane rasé tout comme lui.

Il  se nourrit de médicaments, regarde de stupides programmes holographiques, se masturbe à l’aide de machine et effectue la prière avec LUH devant une sorte de prêtre également holographique.

Mais THX 1138 ne supporte pas cette vie abrutissante et aspire à plus de liberté.

Poussé par LUH  à la rébellion contre le système, il ne prend plus ses traitements, brave les interdits en ayant un rapport sexuel avec elle.

La réaction du système est brutale et rapide.

THX se voit séparé de LUH mais il supporte il pas qu’on lui enlève sa présence.

Son comportement devient alors déviant et entraine un accident à l’usine de nucléaire.

Il est jugé expéditivement incurable et condamné à être retraité.

Commence alors une sorte de purgatoire pour THX.

Enfermé dans une immense pièce blanche sans aucun relief ni objet, il est inlassablement épié et torturé par des policiers robots au visage de masque impassible.

Dans sa prison, il rencontre d’autres détenus comme lui, SEN 5241 (Donald Pleasance) et un hologramme noir nommé SRT (Pedro Colley) qui leur permet de s’enfuir.

Les trois hommes se retrouvent donc en cavale et pourchassés par les policiers robots.

Seul parmi eux, THX qui comprend que LUH a été exécutée, parvient à aller au bout de sa révolte en quittant le monde sous terrain après une mémorable course poursuite voiture contre moto.

Le film se termine sur la vision de THX enfin à l’air libre d’un monde en apparence désertique et baigné d’une lumière solaire quasi surnaturelle.

En conclusion, « THX 1138 » est un film impressionnant malgré son manque de moyen et intéressant dans son propos inspiré des visions totalitaires futuristes des romans de George Orwell ou d’Aldous Huxley.

Son esthétique froide et austère pourra rebuter certains et sembler bien sinistre mais le monde que décrit Lucas est ici à cette image, sans lumière, sans couleur, sans variété, privé de pulsions vitales et dominé par un pouvoir politique totalitaire s’appuyant sur une science castratrice.

Le reproche principal qu’on pourrait faire au film est un certain manque de rythme et un aspect parfois contemplatif dans certaines scènes.

Seul la scène finale avec la course poursuite entre une Ferrari customisée en engin du futur et des policiers robots juchés sur des motos montre un aspect embryonnaire du talent de Lucas pour ce type de scènes qui contribueront à sa renommée par la suite.

Finalement peu connu car trop intello, austère et empreint d’idées d’extrême gauche, « THX 1138 » est film à découvrir ou à redécouvrir avec plaisir.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:53

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Suite logique et quasi immédiate au premier opus, « Kill Bill volume 2 » de Quentin Tarantino sort dans la foulée en 2004.

On y suit la poursuite de la vengeance de la Mariée (Uma Thurman) avec au fur et à mesure du récit la divulgations d’informations concernant le massacre en lui-même dans l’église de Two Pins au Texas et les motivations du principal commanditaire Bill (David Carradine) leader du Détachement International des Vipères Assassines.

On découvre donc que Bill était l’amant de la Mariée et qu’il l’a poussée à suivre les enseignements d’un expert en arts martiaux chinois appelé Pai Mei (Gordon Liu).

Dans ce long flash back, on suit tous les clichés des films d’art martiaux sur l’enseignement du vieux maitre à la jeune recrue ignorante sans réellement savoir quelle est la part de moquerie (Pai Mei est en réalité un jeune acteur affublé d’un ridicule accoutrement de vieillard) et la part de sérieux (la rudesse du traitement infligé à la Mariée).

Etrange donc pour ne pas dire irritant, mais toujours est il que ceci explique les stupéfiantes capacités en arts martiaux de la Mariée.

Sa vendetta l’amène à la rencontre de Sidewinder (Michael Madsen) devenu une caricature de beauf américain bedonnant, buveur et vivant dans une caravane.

Pourtant Sidewinder surprend la Mariée et lui tire au fusil en plein plexus.

Comment la Mariée survivra à cet impact, cela le film ne le dira jamais.

Toujours est il que Sidewinder décide d’enterrer sa victime vivante dans l’une des scènes les plus pénibles à endurer de tout le film.

La Mariée parvient grâce aux techniques de Pai Mei à se sortir de ce cauchemar claustrophobe et n’a qu’à affronter California moutain snake (Daryl Hannah) après qu’elle eut elle-même tué ce brave Sidewinder aveuglé par sa cupidité.

Après une lutte au sabre d’une violence extrême dans la roulotte, la Mariée se débarrasse du dernier employé de Bill et se rend chez son ex mentor et amant.

Mais Bill lui montre une facette inattendue de sa personnalité en se montrant comme un bon père ayant pris soin de leur fille commune recueillie après la tentative de meurtre à l’Eglise.

Commence alors une scène interminable se voulant la plus introspective du film.

Finalement l’affrontement a lieu et le happy end annoncé également.

En conclusion, meme si on peut avoir de la sympathie pour le régrétté David Kung Fu Carradine, « Kill bill volume 2 » est pour moi moins bon que le premier opus.

On perd en effet la grâce relative de l’univers du combat de sabre asiatique, pour basculer dans quelques chose de plus commun, brutal et finalement plus laid.

 

Avec ses quelques scènes fortes jetées pèle mêle, des références aux westerns et aux films d’arts martiaux s’entrechoquant on ne sait pas très bien pourquoi ni comment et surtout de grandes longueurs dans des dialogues entre Carradine et Thurman à franchement mourir d’ennui, « Kill Bill volume 2 » s’est finalement avéré une mixture trop indigeste pour moi.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 20:17

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En proie à des influences extérieures, j’ai regardé le premier volume des Kill Bill, avec « Kill Bill volume 1 » de Quentin Tarentino.

Sorti en 2003, « Kill Bill volume 1 »  raconte l’histoire de la sombre vengeance d’une femme appelée la Mariée (Uma Thurman) laissée pour morte d’une balle dans la tete alors qu’elle répétait sa cérémonie de mariage au Texas.

Lorsque la Mariée sort de quatre ans de coma, elle prend conscience qu’elle a perdu toute sa famille et ses amis, massacrés lors de la cérémonie.

Elle décide alors de mettre à profit ses dons d’ex tueuse pour retrouver les cinq personnes qu’elle soupçonne d’avoir commis ses crimes, ses ex associés de la bande du Détachement International des Vipères Assassines commandée par un certain Bill (David Carradine).

Après avoir éliminé Copperhead (Vivia A Fox) sous les yeux de sa propre fille, la Mariée se lance alors dans la traque d’une ennemie encore plus redoutable, Cottonmouth (Lucy Liu) tueuse sino-américaine devenue l’une des figures les plus établies des clans Yakuza de Tokyo.

Très protégée, notamment par une horde de quatre vingt huit gardes du corps et par sa gardienne privée la teenager Gogo Yubari (Chiaki Kuriyama) aux airs d’héroïne de manga, Cottonmouth est une proie difficile voir impossible à atteindre.

Pour s’armer dans sa quête, la Mariée se rend chez Hattori Hanzo (Sonny Chiba), expert ancestral dans la fabrication de sabre de samouraïs, appelé katana.

Ayant sensibilisé le vieil homme reconverti en restaurateur de sa responsabilité de fournisseurs d’armes aux Vipères, la Mariée parvient à le convaincre de lui forger un ultime et merveilleux sabre.

Regonflée à bloc, la Mariée affronte Cottonmouth et son armée dans une succession de combats non stop, ou le sang gicle à torrent et les membres volent comme si ils étaient ceux de volailles à l’abattoir.

Après cette interminable hystérie de violence, la Mariée peut après s’être débarrassée de la coriace Gogo, affronter Cottonmouth dans un combat singulier et se venger dans la plus pure tradition des samouraï.

Le premier volet s’achève donc sur la première partie de la vengeance de la Mariée et l’assassinat de deux personnes sur cinq dans la fameuse liste.

En conclusion, « Kill bill volume 1 » est un film étrange, construit sur un scenario de type western (la grâce et le mystère en moins) et réalisé comme un pur film d’arts martiaux asiatiques traditionnels.

Coté positif une certaine folie et une certaine esthétique notamment lors du combat final superbe dans un décor de neige, viennent étonner.

Il est également indéniable que Tarantino sait filmer des scènes d’action, sauf qu’il verse systématiquement dans l’outrance et finit par lasser lors de ses interminables combat au sabre ou les morts tombent comme dans un jeu vidéo.

Toujours gêné par cette représentation ludique de la violence, c’est le principal reproche que j’adresserai à ce film rythmé.

Coté acteur, si Lucy Liu m'est remarquable de beauté cruelle, je suis resté complètement insensible au charme de Uma Thurman et demeuré sceptique sur ses invraisemblables performances physiques.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 19:32

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Dans le monde toujours vaste et évolutif des super héros Marvel, j’ai découvert assez tardivement Deadpool avec l’album « Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson » de Duane Swirczynski sur des dessins de Jason Pearson.

Sorti en 2010, « Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson » (quel excellent titre ! ) est un court récit ayant le mérite de remettre en lumière les origines d’un super héros au comportement fascinant car aussi détestable que jouissif en raison de sa haute teneur psychotique.

Arrêté par le gouvernement américain, Deadpool est alors contraint par les sénateurs de se défendre après le massacre par lui et son équipe de narco trafiquants sur le sol mexicain.

A cette occasion, Wade Wilson explique donc qu’il est un ancien soldat qui après avoir appris qu’il était atteint d’une tumeur incurable au cerveau, a servi de cobaye à l’armée américaine pour expérimenter un facteur auto guérisseur similaire à celui de Wolverine.

Bien que défiguré et rendu à moitié fou par les traitements, Wilson survécut et intégra le projet arme X avec d’autres cobayes comme le Tireur (Bullseye) bien connu des fans de Daredevil et de deux femmes Silver Sable et Domino, tous devenus de formidables machines à tuer pour les opérations ultra secrètes du gouvernement americian.

L’essentiel du récit consiste donc dans les élucubrations d’un type masqué, malade mental imprévisible mentant et jouant avec un jury chargé de lui extirper un semblant de vérité.

L’exercice est rendu plaisant par le coté délirant de la personnalité de Deadpool, tueur quasi immortel capable de tout y compris de faire croire que son vrai visage est celui de Michael Jackson !

En conclusion, en permanence sur le fil du rasoir, oscillant comme un funambule sur son fil entre réalité et pur délire, Swirczynski réussit son pari à priori délicat et à donner des informations sur un héros par nature insaisissable, mystérieux et  anti politiquement correct.

Mais l’humour et l’auto dérision (Deadpool n’hésite pas interpeller le lecteur en lui faisant prendre conscience qu’il sait qu’il lit un comic !) sont en permanence contre balancés par une violence sauvage, comme lors des horribles exactions du commando de l’arme X.

Enfin, même si je ne suis pas un grand fan des dessins sombres et anguleux de Pearson, son style sec et nerveux donne suffisamment de punch au récit pour maintenir l’attention du lecteur embarqué sur des chemins souvent sinueux.

Deadpool, un personnage à suivre pour moi pour son coté hors norme même si dans le registre fou dangereux, le Tireur qui fait ici quelques apparitions aura toujours assurément ma préférence.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 18:56

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Iron man toujours avec la succulente « Guerre des armures » coécrit en 1987/1988 par David Micheline et Bob Layton avec un épilogue de Barry Windsor-Smith sur des dessins de Mark D Bright, Bob Layton et Barry Windsor-Smith.

« Iron man : la guerre des armures » est un récit remarquable en huit épisodes au cours duquel Tony Stark découvre que des composants électroniques issus d’un de ses anciens laboratoires ont été dérobés et utilisés par de nombreux super criminels en armure.

Le choc est rude pour l’industriel qui vit très mal sur un plan moral que ses trouvailles technologiques soient utilisées à des fins criminelles.

Stark décide donc de passer par ses avocats mais en constatant que ces composants sont  tombés dans le domaine public, découvre que la voie légale ne sera pas la plus rapide pour empêcher des exactions.

Il décide donc de contourner la loi et après avoir identifié sur un listing informatique les potentiels bénéficiaires de ce vol, lance son alter égo Iron man dans une quête frénétique pour récupérer ses biens.

Les débuts sont encourageants quand Iron man neutralise facilement des super criminels de second rang comme le Scarabée, le Corrupteur, les Raiders ou le pittoresque Homme aux échasses mais se compliquent grandement quand il décide d’interpeller l’agent gouvernemental Stingray qu’il soupçonne également, en définitif à tort.

Iron commence alors à s’attirer les animosités du gouvernement américain puis de ses coéquipiers Vengeurs de la cote ouest qu’il refuse à vrai dire d’informer sur ses motivations profondes.

Stark est alors contraint par son service de relations publiques à licensier officiellement Iron man pour que son entreprise ne pâtisse pas du comportement de son garde du corps officiel.

Stark s’attaque ensuite à forte partie en voulant neutraliser les Mandroides, soldats en armure employés par le S.H.I.E.L.D de Nick Fury.

Il parvient à ses fins mais son comportement trouble dérange.

Lorsqu’il traite le cas des Gardiens et doit pour cela neutraliser Captain america, il est contraint de rendre des comptes aux Vengeurs.

Le passage le plus interessant est celui ou Stark construit une armure furtive pour passer de l’autre coté du rideau de fer et neutraliser les soldats gouvernementaux soviétiques Dynamo Pourpre et Homme de Titanium.

Lors de la lutte, cet Iron man sous armé est contraint de tuer l’Homme de Titanium et ce crime meme fortuit conduit dans le contexte politique de l’époque, le gouvernement américain à mettre sur pied un programme spécial appelé Firepower pour l’éliminer.

Habile, Justin Hammer rival historique de Stark accepte de réaliser le prototype de l’armure qui vaincra Iron man en échange d’un financement colossal du gouvernement américain.

Lâché par les Vengeurs, Iron man affronte le soldat Firepower, doté d’ une armure colossale dotée d’une puissance de feu sans égal.

Laissé pour mort après le premier affrontement, Stark se ressaisit, façonne une armure encore plus performante et prend sa revanche sur ce soldat utilisée par Hammer à des fins criminelles.

Enfin tranquillisé, Stark peut alors retrouve alors en apparence un semblant de sérénité que viendra allégrement briser le dernier épisode de Barry Windsor Smith ou Stark affronte son propre double maléfique dans un hallucinant cauchemar mettant en lumière les terribles séquelles qu’ont laissé cette affaire dans le psychisme du héros.

En conclusion, « Iron man : la guerre des armures » est une excellente aventure de tète de fer qui se savoure d’une traite du début à la fin.

On appréciera l’intrigue originale et complexe, avec en arrière plan le monde trouble et toujours fascinant des contrats d’armement.

Une nouvelle fois fragilisé et en proie à un dilemme qui le ronge de l’intérieur, ce Tony Stark en proie au doute est des plus séduisants.

Au niveau de l’action on reste en revanche plus sur sa faim tant Iron man défait plutôt aisément ses opposants seuls l’Homme de Titanium et Firepower présentant finalement de véritables challenges.

Rien à signaler également sur les dessins sur les dessins de Bright et Layton, parfaits dans ce style sobre et puissant emblématique des années 80, ceux de Windsor Smith dénotant par leur coté surnaturel et horrifique dans l’univers habituellement essentiellement technologique du vengeur rouge et or.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 17:42

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J’ai découvert The 69 eyes de manière curieuse, lors d’un voyage de jeunesse aux Etats Unis.

L’ami que je venais visiter était en pleine période gothico-dépressive et  écoutait en boucle ce groupe et en particulier l’album « Devils ».

Nuit et jour, nous avons donc fait quelques centaines de kilomètres au son de ce disque qui a fini par me de devenir familier.

Aussi est-ce avec un parfum de nostalgie que vais je chroniquer ce disque de ce groupe finlandais existant depuis le début des années 90.

Malgré sa pochette hideuse mettant en avant le chanteur de charme du groupe Jyrki 69, le disque commence plutôt bien avec un « Devils » morceau fluide aux refrains rythmés.

Tout de suite la voix de Jyrki frappe avec par sa frappante similarité  avec Elvis Presley dont ce coté chaud et enveloppant qui ne laisse personne de marbre.

Après cet échauffement on attaque « Feel berlin » fonctionnant grâce  à la recette combinant claviers d‘accompagnement, chœurs féminins aux guitares rock de Timo-timo et Bazie pour fusionner au groove sensuel de la voix du chanteur.

Plutôt rock, « Nothing on you » passe sans problème avant que n’arrive subitement un titre fort, « Sister of charity » aux refrains à l’irrésistible sensualité nappée dans une ambiance religieuse très prenante.

The 69 eyes accélère la cadence avec « Lost boys » à la dynamique plaisante.

Ensuite, le soufflet retombe, est trop rapide pour une ballade et trop mou pour un titre de rock « Jimmy » ennuie, « August moon » s’englue dans une solennité superflue.

Même le méritant « Beneath the blue » manque de punch et on s’ennuie à mourir sur le long et trop terne « Christian death ».

On lève un sourcil sur les quelques touches mélodiques de « Devioso »  mais même la languissante ballade « Only you can save me » ne parvient pas à récupérer l’attention initiale.

En conclusion, « Devils » est un sacré coup de bluff et peut réussir en plaçant toutes ses meilleures cartouches dans sa première moitié à faire illusion.

Pour autant après les premiers instants de découverte ou on peut se raisonnablement se demander si on ne va pas devenir complètement fan du groupe, l’enthousiasme descend graduellement pour finir à un niveau assez bas.

Trop long, « Devils » se montre incapable de tenir la distance et sa formule de rock gothique lorgnant vers une pop charmeuse finit assez rapidement par trouver ses limites.
Seul intérêt notable, la voix de Jyrki 69, faisant il est vrai figure de curiosité.

A réserver à ceux qui demeurent inconsolables de la mort de Peter Steele, l’autre gigantesque voix du goth-rock de charme.

Pour le reste, mon voyage aux Etats Unis semble avoir un peu perdu de son charme, comme un canada dry au gout finalement assez éventé.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 16:49

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Cinq longues années séparent « Metallica » de « Load ».

Compte tenu de l’immense succès commercial de « Metallica » en 1991 et notamment la conquête de toutes les radios du monde entier avec des tubes fracassants, « Load » était fortement attendu y compris par votre serviteur à l’époque qui plaçait le groupe de San Francisco comme leader incontestable d’un genre qu’il venait d’embrasser.

En 1996, après des tournées intensives et une grosse remise en question artistique, les four horsemen devenus des superstars prennent un virage à 180°, délaissant pour de bon leur thrash-heavy metal pour se diriger vers un rock lourd et poisseux.

Pochette étrange très concept, changement de style, de logo et de look (les musiciens commettent le sacrilège de se couper les cheveux !) , il n’en fallait pas plus pour que les fans purs et durs ne les étripent.

« Load » démarre pourtant de manière nerveuse avec « Ain’t my bitch » titre rapide, lourd et agressif truffé de refrains très rentre dedans, rien à dire.

Pourtant dès le second titre, les choses prennent une autre tournure, « 2x4 » est un boogie rock qui balance lourdement tandis que « The house of jack built » bien qu’assez réussi surprend par  sa structure alambiquée, ses sonorités étranges et sinistres rappelant Alice in Chains.

Plus classique, « Until it sleeps » déroule un heavy rock mélangeant habilement riffs, mélodie et passages plus appuyés.

Aidé par une vidéo promotionnelle au visuel très fort,  le single eut un joli succès radio, sans doute l’un des derniers du groupe en France.

On reste dans le dur avec « King nothing » titre trapu aux riffs robustes lui aussi doté d’une vidéo elle aussi réussie tournée dans une ambiance de désert neigeux.

Ensuite vient « Hero of the day » sans nul doute le titre le plus mauvais de toute la discographie de Metallica avec une pop irritante au possible.

Ceci est heureusement contre balancé par « Bleeding me » et ses huit minutes de rock planant ou le chant d‘Hetfield très aérien se montre superbe.

Souvent mésestimé, « Bleeding me » est  sans nul  doute l’une tentatives les plus réussies de cet album audacieux et mériterait assurément d’être rangé au même niveau que la ballade  « Nothing else matters ».

Après cette première partie jusqu’alors tout à fait convenable, Metallica dévisse franchement avec « Cure » rock médiocre et pataud puis « Poor twisted me » tellement planant qu’il perd tout contact avec la croute terrestre.

Seul titre de qualité dans ce musée des bizarreries, « Wasting my hate » décroche un bref uppercut de heavy agressif et méchant avant de laisser sa place à l’abominable ballade country « Mama said ».
On se souvient du clip hallucinant ou on voyait Hetfield déguisé en cow boy trainer un pauvre cheval dans un décor complètement toc le long des interminables cinqs minutes de ce calvaire.

Avec son heavy rock sombre et torturé à la Alice in Chains, « Torn within » ne rassure pas beaucoup plus et ce sentiment se concrétise avec la deuximéme purge country « Ronnie » elle aussi bien insupportable.

L’album se termine pourtant sur une très bonne note par le mystique « The outlaw torn » titre complexe à l’ambiance d’orage menaçant s’étalant sur prêt de dix minutes.

Comme pour « Bleeding me » , le chant de Hetfield est fantastique.

En conclusion, « Load » est assurément l’album le plus fou de toute la discographie de Metallica.

On peut se demander si après avoir atteint le maximum du succés avec « Metallica » , les musiciens n’ont pas éprouvé le besoin de tout envoyer valser en brisant la dynamique de leur invraisemblable succés.

Complétement à contre courant, « Load » est un album de heavy rock fourre tout ou se croisent expérimentations diverses pop, grunge, blues et country.

Souvent étrillé par les fans adeptes d‘un métal simple et sans fioriture, « Load » est interessant par sa complexité et par ses atmosphères souvent planantes et étranges.

Il est aussi souvent incroyablement irritant par son manque de structure et ses incessants changements de direction musicales sans qu’on sache réellement ou le groupe veut en venir.

A réserver donc à un public plutôt large d’esprit.

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