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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 19:48

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En 2004, Primal fear maintient la cadence de son intense production métallique avec « Devil‘s ground » .

Seul changement dans la formation allemande, le batteur d’Annihilator Randy Black remplace le pourtant déjà très bon frappeur attitré Klaus Sperling présent depuis les premiers méfaits des aigles d’acier.

Peu d’innovation dans la pochette hideuse, reprenant le concept des aigles ici dans un environnement post nucléaire ravagé.

Primal fear reprend les affaires la ou il l’avait laissé, toujours dans le cliché le plus absolu avec « Metal is forever » titre assez lourdaud au clip vantant la picole et le sexe débridé pourtant assez amusant.

L’implacable machine à riffs tueurs reprend ses droits avec le rapide « Suicide and mania » et le plus mélodique « Visions of fate » , très bon heavy à la fois fluide et puissant avec un chanteur en contrôle total de ses immenses capacités.

On est toujours dans le registre de la quintessence d’un heavy certes peu aventureux mais terriblement efficace avec  ce « Sea of flames » au punch destructeur.

Puis Primal fear se fend avec « The healer » d’une longue ballade épique quelque peu excessive dans sa grandiloquence.

Mais cette incartade est rapidement évacuée avec « Sacred illusion » , qui déroule un heavy speed pour une fois moins tranchant.

Le cliché revient à l’honneur avec « In metal » certes peu inspiré au niveau des paroles, mais posant un emballant mid tempo d’une lourdeur assez jouissive.

Le groupe bastonne sur « Soulchaser » dont le tempo thrash ne recèle pas pourtant la violence habituelle de ce type de composition puis revient à son heavy de gros bras sur « Colony » .

La mélodie revient à l’honneur sur le gentiment sympathique « Wings of desire » avant que n’arrive ni plus ni moins que le meilleur titre de l’album « Heart of the brave » qui envoie un véritable électrochoc avec son heavy de grande classe à la Judas priest.

La fin de l’album se composant d’une outro pompeuse narrée à la Manowar et d’une reprise pourtant impeccable de Rainbow « Die Young » ne contient à vrai dire que peu d’intérêt.

En conclusion, après quatre impeccables albums de heavy metal de haute tenue, « Devil’s ground » marque la première baisse de régime d’un groupe qu’on pensait inoxydable et capable de creuser son sillon enflammé sans jamais dévier d’un centimètre de sa route.

Dans l’absolu « Devil’s ground » n’est pourtant pas mauvais, mais sa musique bien que toujours efficace dans ce registre très balisé, manque cette fois d’intensité et de mordant.

On ne sait si l’arrivée d’un nouveau batteur à perturbé le groupe ou si il a été victime d’un légitime phénomène d’érosion toujours est il que Primal fear se situe sur ce cinquième album en retrait par rapport à cette fabuleuse énergie tant nécessaire pour venir illuminer de mille feux ce heavy metal que d’aucun jugent beaucoup trop classique.

Avec cette œuvre semblant pour la première fois réalisée en pilotage automatique, sans passion mais plutôt comme d’honnêtes fonctionnaires, Primal fear déçoit donc ses plus ardents fans.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 10:44

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3

 

Plongée dans une musique qu’on qualifiera de très underground, l’électro industriel à la lisière de la rigidité de la techno, de la brutalité du métal et du doux désespoir du rock gothique.

Formé dans les années 80, Suicide commando est le projet fou d’un seul homme le belge Johan Von Roy.

Devenu aujourd’hui avec le temps culte, Suicide commando sort en 2003 son neuvième album intitulé « Axis of evil » à la pochette on ne peut plus sobre designant la terre comme cible à d'un viseur longue portée.

Un rapide détour par le livret montre un artiste nihiliste obsédé par la mort, le suicide, la violence et l’horreur sous de nombreuses formes.

L’album commence avec « Cause of death : suicide » par une introduction glacée ou une voix de cosmonaute annonce un beat techno montant crescendo jusqu’a déboucher au bout trois minutes sur une agression scientifique portée par une batterie programmée couplée à une voix rauque.

Ce longs morceau instaure sur plus de huit minutes un rythme intense et hypnotique des plus enivrants.

La suite est dans la même fibre avec rythmes technologiques et voix déshumanisée rageuse, le plus mou « Consume your vengeance »  s’avère pénible à l’écoute tandis que « Face of death » pousse le concept encore plus loin dans le nihilisme robotique.

La batterie claque sèchement sur « The Reformation » tandis que la même voix monstrueuse s’insinue par reptation dans une foret de 'étranges bruitages.

On comprend alors que nulle chaleur ou humanité n’est à attendre de ce type de musique voué à incarner la face la plus sombre et froide de l’humanité.

Le plus aseptisé « One nation Under god »  marque les limites de l’exercice par nature répétitif tandis que l‘indigeste « Mordfabrik » fait penser à une horrible mutation d’un DJ à succés en misanthrope dépressif.

Suicide commando trouve une certaine fluidité avec « Evildoer » presque dansant avec son rythme lent, puissant et hypnotique.

Le chant en allemand de « Sterbehilfe » s’avère trop lourd à digérer, quand à « Plastik christ », il se surpasse dans la bizarrerie jusqu’à évoquer la bande son d'un film d’horreur.

Le dernier morceau « Neurosuspension » égrène lentement et plutôt mollement sa longue litanie de sonorités futuristes et glacées.

En conclusion, « Axis of evil » a été ma première prise de contact avec Suicide commando.

Le résultat me laisse plutôt dubitatif tant le style techno me laisse d’habitude complètement froid.

Pionnier de l’électro industriel, Suicide commando a certes inventé un concept original mais n’a pas beaucoup de marge de manœuvre dans sa musique technologique, froide et trop répétitive pour moi.

Cet artiste me fait penser à un Ministry sans la terrible puissance de frappe des guitares métalliques.

Sa musique est parfois irritante, parfois plaisante et demeure à mon avis un must pour danser dans les caves des soirées gothiques.

Pour ma part, « Axis of evil »  a par son coté personnel, barré, underground et sans concession, gagné mon respect, à défaut de mon admiration.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 21:41

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5

 

 

J’ai déjà dans ces colonnes narré mon admiration pour le personnage de Spawn crée par Todd Mc Farlane au début des années 90.

Aussi, est-ce avec un très grand enthousiasme que je me suis jeté sur « Spawn, tome 2, la malédiction » , deuxième volet des aventures du super héros maudit édité en 2007 chez Delcourt.

Bien entendu Mc Farlane est toujours aux commandes, mais il s’adjoint ici les services de Grand Morrison, de Andrew Crossberg et Tom Orzechowsky au scenario puis de Greg Capullo et Marc Silvestri au dessin.

L’histoire prend évidemment la suite du premier volet et après un court aparté consacré au récit d’un affrontement historique entre le personnage du clown Violator et d’un Spawn médiéval à l’apparence d’un chevalier cuirassé de la tête aux pieds.

Provoqué par Malebolgia, cet affrontement n’avait pour but que de tester les capacités du Spawn du début du XIII iéme siècle à le servir.

Assez curieusement, cet aparté sera la seule apparition du clown démoniaque, personnage pourtant essentiel du monde de Spawn.

Le récit préfère en effet s’articuler majoritairement autour de l’histoire aux forts relents de polar ou Terry Fitzgerald, ex meilleur ami d’Al Simmons et marié aujourd’hui à son ex femme Wanda Blake, se trouve traqué et menacé de mort dans un triangle mortel composé de son patron de l’agence de sécurité nationale (NSA) et de la CIA, Jason Wynn persuadé que Terry est un traitre désireux de le faire tomber, Twistelli intraitable patron de la mafia new yorkaise enquêtant sur le vol des armes ayant détruit son cyborg Overt-kill, et la police régulière représenté par le tandem Sam Burke/Twitch Williams, simplement désireuse de trouver la raison des meurtres commis dans les bas fonds de New York.

Ambitieux et implacable, Wynn est sans nul doute le plus dangereux de ce trio infernal.

Il espère domestiquer les forces de l’enfer, en exploitant une zone recelant le psychoplasme substance maléfique tueuses d’hommes mise à jour lors d’essais nucléaires.

Au milieu de toutes ces forces, Spawn se débat pour supporter sa nouvelle apparence et domestiquer ses immenses pouvoirs.

Il règne sur les ruelles des quartiers pauvres de New York ou il protège les clochards, seuls à ne pas le rejeter.

La part humaine (Al Simmons) encore en lui possède encore cet instinct protecteur qui le fait agir pour protéger Terry et Wanda des dangers qui les menaces.

Mais sa plus grande difficulté est de combattre un tueur envoyé par les forces du ciel et ayant pris possession comble de l’horreur du corps de Wynn pour l’éliminer.

Doté du feu élémentaire, cet anti Spawn manque de tuer Spawn qui ne doit la vie sauve qu’à ses amis clochards.

Spawn parvient in extremis à triompher de la créature qui libère finalement Wynn de son emprise.

Il détruit ensuite la zone de psychoplasme de Wynn et s’allie en une curieuse aventure avec le magicien Houdini pour déjouer empêcher le déclenchement d’une bombe atomique par les forces surnaturelle afin de tester sur l’arme nucléaire peut tuer des démons comme Spawn.

Puis l’enquête reprend, Spawn capture les comptable de Twistelli et lui dérobe des dossiers précieux pour faire pression sur les principaux ennemis de Terry.

Twistelli réagit en réactivant un Overt-kill encore plus puissant et en lançant à la poursuite de Terry qu’il prend pour Spawn.

Spawn s’interpose mais sans la puissance de feu de ses armes est dépassé par la puissance technologique de la brute cyborg.

Il ne doit sa survie qu’à l’adresse de Twitch qui loge une balle dans l’oreille du monstre et le déprogramme momentanément en luis désignant une autre cible.

Spawn arrache ensuite Terry des griffes de ses tueurs en faisant à l’aide de ses dossiers, pression simultanée sur Wynn, Twistelli et Banks le supérieur de Burke.

L’histoire se conclut avec un étrange épilogue ou Spawn aide à se venger contre son ancien patron un homme changé physiquement en démon par Twistelli dans sa quête du tueur parfait.

En conclusion, « Spawn, tome 2, la malédiction » m’a replongé avec délice dans cette double atmosphère de surnaturel et de complexe polar à trois dimensions, celle du pouvoir secret et absolu symbolisé par Wynn, de celui plus rampant et corrompu du maffieux Twistelli et du dernier officiel de quelques policiers tenaces faisant ce qu’ils peuvent de Burke et Twitch.

Dans ce monde sombre parsemé de pièges mortels, Spawn évolue comme un poisson dans l’eau, oubliant ses propres problèmes le rongeant de l’intérieur (notamment son pacte de dupe avec Malebolgia) pour faire usage de ses pouvoirs afin d’aider ses proches qui le lui rendent parfois dans les situations plus désespérées.

Le scenario de Mac Farlane est solide, toujours très prenant avec de multiples rebondissements et de grandes scènes d’action.

Les dessins sont superbes, un véritable régal de couleurs et de puissance pure tout particulièrement lors de l’affrontement entre le tueur céleste et Spawn.

On en ressort revigoré, avec certes l’impression que même face aux pires arcanes du mal, une étincelle de bien et d’espoir parviendra toujours à émerger.

C’est à mon sens ce qui rend Spawn si touchant beaucoup plus que le coté beauf et relax du Hellboy des films.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 20:32

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« V pour vendetta » est encore une fois un grand classique d’Alan Moore.

Cette bande dessinée publiée de 1989 à 1990 chez DC comics a été illustrée par David Lloyd et a généré une adaptation cinématographique en 2006 réalisé par les Matrix men, les frères Wachowski.

L’histoire prend place dans un présent alternatif situé à la fin des années 90, ou seule la Grande Bretagne a été épargnée d’une gigantesque catastrophe nucléaire.

Bien qu’ayant survécu à l’apocalypse, le gouvernement britannique s’est mu en épouvantable dictature ou divers appareils d’états nommés selon des parties ou fonctions du corps œuvre en silence pour contrôler les populations en utilisant les canaux médiatiques.

Pour faire régner son autorité, le chef suprême de la Tête,  Adam Susan dit le Commandeur s’appuie sur ses collaborateurs Edward Finch et Derek Almond.

Fasciste solitaire et impitoyable, Susan scrute sans interruption ses moniteurs de télévision et voue une adoration à une divinité qu’il appelle Destin.

Dans ce monde austère rappelant le « 1984 » de George Orwell, un mystérieux homme masqué surnommé V, commet des attentats retentissant, n’hésitant pas à assassiner des responsables politiques ou à faire exploser des symboles du pouvoir.

V sauve une prostituée de seize ans, Evey Hammond d’une rafle et la prend sous son aile dans sa cachette secrète.

Avec sa vie abrutissante, chaotique et le meurtre de son père par la police secrète, Evey représente le pur résultat de ce régime fasciste.

Puis V l’enlève la voix du régime, Lewis Prothero qui a participé à des atroces expériences scientifiques sur des cobayes humains à Larkhill.

Avant de le laisser pour fou, V lui révèle qu’il a lui-même été un des ses cobayes et qu’il cherche à se venger.

V devient donc la cible à abattre pour le gouvernement qui a bien du mal à comprendre ses intentions réelles.

Il est vrai que le personnage, très théâtral, ne parle souvent que par énigme en déclamant des vers de Shakespeare.

L’impitoyable vendetta se poursuit avec l’assassinant de l’archevêque et de la médecin de Larkhill puis de Almond.

Le sagace Finch parvient à retrouver la trace de V et à déterminer son rapport avec Larkhill mais il ne peut l’empêcher de prendre le contrôle des média pour diffuser des messages incitant le peuple à se révolter.
Après avoir une fois échappé aux forces de police, V met Evey à l’épreuve dans un horrible simulacre de séquestration et de torture afin de s’assurer de sa détermination à épouser son idéologie anarchiste.

Puis il met à exécution un plan d’attentats de grande ampleur qui paralyse le pays et déclenche des émeutes populaires.

Après avoir ingéré des psychotropes pour comprendre son mode de pensée, Finch parvient à le débusquer sa cachette secrète sous le métro et mortellement le blesser.

Mais les germes de la révolte qu’a planté V lui survivent, la veuve d’Almond assassine le Commandeur et Evey prend elle-même le relais de la mission terroriste.

En conclusion, « V pour vendetta » est une œuvre étrange et sinistre qui met mal à l’aise du début à la fin.

On comprend bien entendu la parabole anarcho-révolutionnaire de Moore contre les régimes fascistes mais l’atmosphère glaciale des dessins de Lloyds rend la lecture pénible.

On ne peut pas parler à proprement parler de comic-books, car V n’est pas réellement un pur super héros et ce personnage de Che Guevara cultivé mais très perturbé psychologiquement inquiète et déroute plus qu’il ne rassure.

Je n’ai donc pas été très enthousiasmé par ce récit peignant un tableau trop sombre, déprimant et violent de la nature humaine.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 22:30

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Les Guns n’ roses ont assurément marqué une époque, le début des années 90 ou plus flamboyants que Metallica et Nirvana, ils faisaient briller leur hard rock généraliste au firmament des charts.

Mais étouffé par son succès démesuré, le groupe finit par imploser et se dissoudre en 1994, le seul rescapé Axl Rose travaillant comme un psychopathe à l’élaboration d’un album fantôme qu’on pouvait considérer sans le guitariste Slash responsable du son rock des Guns comme solo.

Incapable de mettre son égo de coté, le chanteur ne partageait pas la même vision de l’orientation musicale à donner aux Guns ce qui s’avéra complètement incompatible avec toute velléité de collaboration avec les autres musiciens comme Slash, Duff Mc Kagan et Izzy Stradlin partis fonder ou rejoindre d’autres projets parallèles.   

Pourtant après un nombre incalculable de rumeurs, ledit album finit par sortir un jour en 2008 sous le titre assez inspiré de « Chinese democracy ».

Embarqués dans cette folle aventure de prêt de quatorze ans avec le chanteur mégalomane, on retrouve le fidèle pianiste Dizzy Reed, plusieurs guitaristes dont Robin Finck, Buckethead, Ron Thal et Richard Fortus, le bassiste Tommy Stinson et deux batteurs Franck Ferrer et Brian Mantia.

Attendu comme le messie, l’album débute par « Chinese democracy » , hard rock copieux qui porté par un riff surpuissant et un groove très fluide produit un impact conséquent sur l’auditeur.

Le chant d’Axl si familier est quand à lui immédiatement identifiable.

La suite surprend abruptement, tant le musclé « Shackler’s revenge » déroute par ses sonorités métal industriel très marquées.

Axl réussit pourtant par la qualité inouïe de son chant à sublimer ce rock indus sur « Better » à mi chemin entre mélodies accrocheuses et passages d’une lourdeur impressionnante.

Secoué et paumé, on encaisse ensuite la ballade avec piano et cordes de circonstance « Street of dreams » qui renoue  avec les ambiances épiques si prenantes des titres fleuves composé par le groupe dans les années 90.

La voix d’Axl, presque cristalline fait assez incroyablement penser par instant au Michael Jackson des Jackson’s five lorsqu’il avait douze ans !

Cette impression est démultipliée avec « If the world » somptueuse ballade imprégnée de soul music.

Le rock mélodique est toujours à l’honneur sur « There was a time » et « Catcher in the rye » certes beaucoup plus longs et moins réussis.

Puis c'est le retour à l'énergie et à l'instinct avec le chant de chat sauvage, le rythme saccadé et les chœurs omniprésents de « Scraped » .

L’influence d’un Led Zeppelin énervé se fait sentir sur « Riad N’ the bedouins » qui développe un hard rock survitaminé aux riffs élaborés.

Plus calme, « Sorry » fait vibrer la fibre émotionelle atteignant directement l’ame et élève le rock à des niveaux stratosphériques.

Alternant rock trapu et mélodie à fleurs de peau « I.R.S » passe plutôt bien tandis que la voix éraillée du chanteur colle bien à l’ambiance de prêche enflammé de « Madagascar » .

On est forcémment ébranlé par la  beauté déchirante de la ballade « This is love » ou la dimension épique de « Prostitute ».

En conclusion, contre toute attente l’album le plus attendu et le plus casse gueule du hard rock accouche d’un monstre, d’un ovni inclassable, sublimant le hard rock traditionnel pour en détacher la substantifique moelle et l’élever au rang d’art majeur.

Seules à mon sens les rares incursions du chanteur fou dans le registre industriel sont moins convaincantes, pour le reste la quasi-totalité de cet album respire la folie créatrice d’un maniaque perfectionniste attaché à un idéal inatteignable de perfection.

Etant donné le résultat, on ne peut que donner raison à ce génie musical forcémment incompris, ayant osé s’aventurer sur des chemins moins balisés pour dépasser le hard rock teinté de punk originel des Guns n’ Roses afin d’arriver à l’aboutissement d’un reve en apparence inacessible.

« Chinese democracy » est donc une œuvre d’une richesse exceptionnelle, un monument du rock difficle à ingurgiter à la premiére écoute et qui ne pourra pas plaire aux plus étroits d’esprits restés scotchés à vie sur  « Appetite for destruction » de la fin des années 80.

Le plus étonnant dans ce disque est la peformance vocale d’Axl, qui évolue dans plusieurs registres avec un charisme abasourdissant.

L’énergie en fusion est belle et bien la, elle bouillonne dans chacun des titres prête à jaillir sous nos pieds en de flamboyants geyser de talent pur.

Meme si je n’apprécie pas le coté rock-star capricieuce du chanteur, je ne peux que m’incliner devant ce qui restera comme sans doute sa plus belle réussite artistique et l’aboutissement de toute une vie.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 21:01

minuit paris4

 

Bien il fallait bien que cela m’arrive un jour, aller voir le week end dernier mon premier Woody Allen avec « Minuit à Paris » sur les écrans en ce beau printemps 2011.

J’étais il est vrai pétri d’a priori sur ce cinéaste qualifié d’intello et n’y suis allé qu’en trainant assez piteusement des pieds.

« Minuit à Paris » commence comme un classieux spot de pub commandé par la ville de Paris.

Puis on entre dans l’histoire avec Gil (Owen Wilson) et Inez (Rachel Mc Adams) jeune couple américain en visite à Paris avant leur proche mariage.

Honnête scénariste à Hollywood, Gil s’est lancé dans l’écriture d’un livre basé sur la nostalgie et éprouve les pires doutes quand à sa légitimité artistique dans l’aboutissement d’un tel projet.

Ses doutes sont accrus par Inez, personne pragmatique et superficielle à l’opposée du coté rêveur de son compagnon.

Pour accroitre le tout, ses futurs beaux parents, républicains conservateurs sont du voyage ainsi que Paul  (Michael Sheen) , professeur de lettres, véritable puits de culture et de pédantisme, que Inez idolâtre stupidement.

Asphyxié par cet entourage oppressant, Gil va éprouver de s’évader et de se perdre seul la nuit dans les rues de Paris.

Lors de sa virée nocturne il est pris en stop par un taxi et se retrouve propulsé dans le Paris des années 20 sur lequel il fantasme en tant qu’artiste.

Il y rencontre ses idoles, Ernest Hemingway (Corey Stoll) et son éditrice Gertrude Stein (Katy Bates), Scott et Zelda Fitzgerald (Tom Hiddleston et Alison Pill), croise Pablo Picasso (Marcial di Fonzo Bo) et sa maitresse Adriana (Marion Cotillard) étudiante en stylisme chez Channel dont il tombe sous le charme troublant.

Eberlué, Gil se laisse enivrer par ce monde féérique et a même la chance inouïe de faire relire son manuscrit à Stein.

De retour dans le présent, bien entendu tout le monde le croit dérangé.

Tandis que son futur beau père méfiant le fait suivre par un détective privé et que sa femme se rapproche dangereusement de Paul, Gil n’a alors de cesse de retourner dans le Paris des années 20 pour retrouver Hemingway, Stein et Adriana.

Woody Allen se fait plaisir et va en provoquant des rencontres en apparence fortuites avec les artistes surréalistes Salvador Dali (Adrian Brody), Luis Buñuel (Adrian de Van)  puis Toulouse Lautrec.

Gil vit une liaison platonique avec Adriana et s’aperçoit que les habitants du Paris des années 20 fantasmaient sur la Belle Epoque alors que ces derniers ne rêvait que la Renaissance.

Il comprend alors que le cercle de la nostalgie est sans fin et que cet amour d’un passé fantasmé n’est qu’une fuite éperdue d’un présent décevant et trop lourd à affronter.

Décidant de prendre sa vie en main, il s’arrache à sa destinée, rompt avec cette femme auquel rien ne le relie et décide de vivre la vie qu’il désire à Paris.

En conclusion, balayant tous mes stupides a priori, « Minuit à Paris » est un film remarquable, beaucoup plus profond que ce à quoi je m’attendais.

Le sentiment de nostalgie me parait inévitable au fur et à mesure que l’on vieillit et j’en suis moi-même atteint.

Le fameux « C’était mieux avant » certes fallacieux nous réconforte dans son illusion idéalisée par nos esprits humains en quête d’absolu.

Mais l’être humain a justement besoin de se nourrir de rêves, de fantasmes pour survivre et enjoliver une réalité souvent décevante ou terriblement banale.

La nostalgie n’est donc pas pour moi un mal si on conserve sa lucidité.

En écrivain paumé, émerveillé et sympathique, Owen Wilson est formidablement attachant.

Avec ses belles images idéalisant le Paris de l’histoire des arts et des lettres, « Minuit à Paris » recèle une dimension poétique indéniable qui donne envie de se replonger dans un intense bain de culture des grands artistes de référence qui le traversent.

Je ne pense pas qu’il faille par contre s’éterniser sur la performance d’actrice de Carla Bruni, purement anecdotique dans le film ni sur le jeu d’actrice de vamp des années folles de Marion Cotillard.

« Minuit à Paris » devrait à mon sens fort logiquement doper les visites de touristes en quête de romantisme au moins l’été prochain.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 21:58

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Quatre ans après son premier grand succès international, et surtout après le terrible accident de voiture qui a couté un bras à son batteur Rick Allen, Def leppard sort « Hysteria » continuant sur la lancée des superbes pochettes artistiquement si riches.

On débute plutôt en douceur avec « Women » qui dans un autre registre que celui de Julio Iglésias, rend un bel hommage aux créatures féminines en déroulant un étincelant hard-FM tout en finesse et en subtilité dont on ne se défait qu’avec peine.

Mis sur orbite, « Rocket » s’aligne en souplesse, son ordinateur de bord dosant parfaitement la puissance des propulseur puis calant sa gouverne avec aisance sur la trajectoire programmée par les scientifiques venus de Sheffield.

L’album poursuit sur cette tonalité très soft avec le bien mal nommé « Animal » et ses refrains pops férocement muselés.

Les synthétiseurs apparaissent sur la sirupeuse ballade sans intérêt  « Love bites » qui eut au moins le mérite de permettre à certains adolescents d’emballer leur premier partenaire à la faveur d’un slow d’une grande moiteur.

On se réveille enfin avec le plus balancé « Pour some sugar on me » et ses refrains calibrés pour enflammer de gigantesques stades.

Lui emboitant le pas, « Armageddon it » évolue dans la même sphère de rock festif et grand public.

Malgré son titre belliqueux, « Gods of war » évoque plutôt une grande et pacifique léthargie, ce que ne parvient pas tout à fait à contre balancer le plus rythmé « Don’t shoot shotgun ».

Le léopard sourd feule pourtant avec « Run riot » évoquant quelques réminiscences d' Ac/Dc pour aussitôt faire machine arrière sur la ballade très mal nommée « Hysteria » véritable monument de guimauve pure.

Ca balance gentiment sur « Excitable » pas vraiment excitant avant de terminer sur une autre assommante ballade « Love and affection ».

En conclusion, alors que j’avais été plutôt enthousiaste sur « Pyromania », « Hysteria » m’a beaucoup plus ennuyé avec son orientation pop-rock trop franchement poussée.

Je n’ai rien contre la musique commerciale si elle recèle de l’énergie et de la créativité.

Trop aseptisé pour moi, « Hysteria » ne fait que me bercer doucement avec une musique que je qualifierais de parfaitement insipide et donc digne de passer sur les radios généralistes de l’époque.

Alors même si « Hysteria » est considéré comme un chef d’œuvre du hard-FM et  comme le plus grand succès commercial du groupe avec ses 20 millions de ventes, je ne peux adhérer à cette musique trop généraliste pour moi.

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Published by Seth - dans Rock
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 21:05

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2

 

 

Voici avec Def Leppard un autre grand nom de l’histoire du hard rock britannique, un de ceux qui ont connu de grands succès populaires dans les années 80.

Deux guitaristes, Steve Clarck, Phil Collen qui remplace Pete Willis parti en 1981, un bassiste Rick Savage, un batteur Rick Allen (à l'époque encore valide) et le chanteur Joe Elliott forment alors le groupe à cette époque.

Sorti en 1983, « Pyromania » et sa belle pochette évoquant le tir explosif d’un sniper marque l’accession à un plus large public notamment américain.

On débute avec « Rock rock (till you drop) », un rock trapu et viril à la Ac/Dc aux refrains solides puis avec « Photograph » incroyable tube FM ou les refrains éthérés et la voix rocailleuse de Joe Elliott font des ravages.

C’est avec des hits de ce calibre que Def Leppard conquerra les radios du monde entier.

Le pseudo live « Stagefright »  utilise à merveille l’énergie de la scène pour balancer son tempo implacable et ses riffs d’acier empruntés au heavy metal.

Une nouvelle power ballade, « Too late for love » remplit son office en confirmant l’usage adéquat des chœurs par les anglais.

Après une alléchante introduction en forme de bruitage de rotor d’hélicoptère, « Die hard the hunter » déçoit en déroulant un rock trop statique.

Le groupe nous refait le coup de la ballade avec « Foolin’ » en misant sur une formule à succès composée de chœurs éthérés soutenant la voix de rocker de charme de Elliot.

Arrive ensuite l’un des plus grands tube de la carrière du Léopard Sourd, « Rock of ages » vibrant hommage aux racines de la musique qui fait vibrer les chevelus de tout âge.

Avec son clip kitsch inspiré de la légende d’Excalibur et ses refrains terriblement accrocheurs, « Rock of ages » contient tous les ingrédients d’un hard-FM bien balancé pour ravager les charts du monde entier.

En comparaison, « Comin’ Under fire » parait un tantinet effacé tandis que « Action ! No words » sonne comme du Ac/Dc.

L’album se termine sur encore une belle réussite hard-Fm, « Billy’s got a gun »  truffé de chœurs du plus bel effet.

En conclusion, on comprend à son écoute l’immense succès de « Pyromania ».

Même si il parait aujourd’hui plutôt daté en raison de sa production faiblarde, « Pyromania » contient en effet son lot de tubes venant cimenter un édifice solide.

A l’époque, on comprend que Def Leppard n’a pas cherché à concurrencer la brutalité d’un Judas priest ou d’un Iron maiden, mais a développer à partir de ses racines hard rock proches d’un Ac/Dc, une musique adoucie mélangeant habilement pop-rock grand public et guitares plus offensives.

Même si ce style ne correspond pas tout à fait à ce que je goute habituellement, « Pyromania »  est un honnete album de rock certes très calibré radio mais de bonne qualité.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 19:29

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Sorti en 2010, « To the metal !» célèbre les vingt ans d’existence de Gamma ray, longévité qu’il est nécessaire de saluer dans une industrie de la musique généralement peu favorable au style plutôt confidentiel pratiqué par le groupe.


Comme me disait un ami assez absurdement fan, Gamma ray ce sont un peu les Queen du métal  ...  des Queen sans audace et sans immense succés commerciaux sans doute.

 

La pochette pourtant flamboyante l’annonce, avec « To the metal !» on est dans une imagerie clichesque digne d’un adolescent de quinze ans découvrant une certaine volonté d’indépendance et de rébellion avec une musique trop bruyante pour ses parents.

Le premier titre « Empathy »  , parvenant à canaliser un solide mid tempo est plutôt une bonne surprise.

Son successeur « All you need to know » alternant couplets durs avec refrains plus mélodiques passe déjà plus difficilement mais « Time to live » plus fluide et entrainant fonctionne bien.

Arrive ensuite le morceau hommage-cliché, le lourdingue « To the metal », honteusement inspiré des Metal gods de Judas priest puis le totalement incolore « Rise » développant autant de personnalité qu’un discours d’après match de footballeur.

Après que « Mother angel » se soit embourbé dans sa laborieuse tentative mélodique, Gamma ray singe une nouvelle fois Judas priest sur « Shine forever » tout en rajoutant des refrains pompeux pour former la traditionnelle bouillabaisse représentative de son style.

Certes  « Deadlands » parait légèrement mieux troussé que ses prédécesseurs mais que dire du stérile « Chasing shadows » aux assommantes remontées de manches de la paire Hansen-Richter.

L’album se termine pour une fois sur une note de finesse, l’apaisante ballade « No need to cry » je le reconnais plutôt réussie avec un chant tempéré de Hansen.

En conclusion, « To the metal ! » ne sera pas l’album qui me fera changer d’avis sur Gamma ray tant je demeure, et demeurerai sans doute réfractaire à la musique du groupe et au chant d’Hansen.

Le disque n’est pourtant pas si détestable avec quelques timides tentatives d’aérer une musique beaucoup trop lourde et stéréotypée à mes yeux.

Alors oui Gamma ray joue assurément très vite et possède aussi bien punch que mélodie mais sa musique faite de bric et de broc pompés à Iron maiden ou Judas priest ne possède pour moi aucune âme et ne parvient à créer aucune émotion.

Mon conseil donc, "Queen du metal" ou pas, ne vous attardez pas sur ce groupe, il en existe sans doute des centaines d’autres plus intéressants.


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Published by Seth - dans Speed metal
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 18:45

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1

 

 

Détour avec un mouvement musical surtout connu des spécialistes de hard rock, le speed metal sorte de sous catégorie hybride plus rapide que le heavy traditionnel mais beaucoup moins violente que le thrash.

Ce style a ses hérauts, Gamma ray, groupe germanique formé en 1990 en fait partie avec une musique qualifiée d’énergique, entrainante et doté d'un gout prononcé pour l’ épique.

Sorti en 2005, après quatre ans de mutisme, « Majestic » est le huitième album de la formation emmenée par le guitariste chanteur Kai Hansen et le bassiste Dick Schlachter seuls membres rescapés de la mouture originale.

On passera sur l’artwork assez minable de la pochette avec ce même mauvais gout pour repomper maladroitement l’idée de la mascotte d’Iron maiden qu’on retrouve également chez Iced earth.

Sensé démarrer en trombe, le premier titre « My temple » manque d’impact avec sa structure cafouilleuse proche de la bouillie sonore et ses refrains faiblards.

Dés le début j’éprouve des difficultés avec la voix nasillarde et aigue de Kai Hansen.

Les allemands se rattrapent néanmoins avec « Fight » plus fluide et débordant d’un entrain positif qui le ferait passer pour le single idéal.

Gros chœurs et gros sons parsèment « Strange world » , aussi lourd à digérer qu’une choucroute alsacienne par un temps caniculaire.

La formule est répétée avec « Hell is thy home » qui avec sa rythmique rapide et surpuissante bastonnant quasiment sans interruption crée un terrible sentiment de linéarité.

L’introduction de « Blood religion » évoque un mauvais plagiat de Iron maiden avant que Gamma ray ne déroule une sorte de power heavy sans queue ni tète ou viennent se greffer d’énormes refrains boursouflées.

Le titres s’alignent à toute berzingue comme des pièces d’automobile produites en série chez Volkswagen, « Condemned to hell » plombé par ses guitares sous accordées, l‘informe « Spiritual dictators » vaguement oriental puis « Majesty » aussi pompeux que cafouilleux.

Gamma ray se montre incapable d’exploiter pleinement une bonne idée de claviers datés années 80 sur « How long » inutilement surchargé.

Le dernier morceau,  « Revelation » d’influence néo classique gonflée de heavy speed, est inécoutable sur ses plus de huit minutes.

En conclusion, vous l’aurez compris je ne suis plutôt mal placé pour défendre la musique de Gamma ray.

« Majestic » me fait penser à du Iron maiden mal digéré, avec son style surchargé,
ses rythmiques sans aucune variété bastonnant en continu jusqu’à l’écœurement, ses guitares désireuses d’en mettre plein la vue en démonstration permanente et ses chœurs grandiloquents balancés à la va comme je te pousse.

Sans aucune nuance ni respiration, « Majestic » avec tous ses morceaux coulés dans le même moule est pour moi insupportable à l’écoute.

Impossible également pour moi de supporter la voix criarde et étriquée de Kai Hansen.

Je comprends que les fans du groupe doivent s’enivrer de ce déluge ininterrompu de puissance et de vélocité, mais cette musique hyper linéaire et pompeuse me donne plus l’impression d’assister à une compétition de body building ou des types sur bronzés aux dents blanches bandent des muscles hypertrophiés en une succession de figures imposées exécutées sans grâce en pensant représenter la panacée de la beauté grecque.
 

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