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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 21:24

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3

 

En 1976 alors que « High voltage »  la première pierre fondatrice de sa musique est distribuée dans le monde entier, Ac/Dc sort dans foulée « Dirty deeds done dirt cheep » .

On appréciera la pochette originale et intrigante avec cette foule d’inconnus aux visages barrés de noir devant un lotissement américain ou australien.

Le livret montre un Bon Scott torse nu mettant en avant son bronzage et ses tatouages de sexy rock star en devenir.

Pour ouvrir un album, il faut souvent un titre fort, ce qu’est assurément « Dirty deeds done dirt cheap » car solidement campé sur ses riffs et refrains accrocheurs dans la plus pure lignée d’un « T.N.T ».

Tout aussi sympathique est « Love first feel » avec ce bon vieux feeling rock’ n’roll qui fait immédiatement tranquillement taper du pied.

Fausse note de gout avec « Big balls » farce ridicule et vulgaire de potache sur fond de chœurs enfantins que vient brutalement balayer le très énergique et rapide« Rocker » inspiré de l’amour d’Angus Young pour la musique de Chuck Berry.

Le Ac/Dc méchant revient sur « Problem child » excellente ode hard rock à ce qu’on appelle aujourd’hui les cas sociaux.

On notera la qualité des riffs des frères Young et la rythmique toujours soutenue de la paire Evans-Ruud.

Les australiens la jouent plus facile avec le blues « There’s gonna be some rockin » , ou le carrément poussif «  Ain’t no fun (waiting around to be a millionaire) » qui se trainent sans grand intérêt.

Arrive ensuite « Ride on » un morceau considéré comme culte, car la seule authentique ballade jamais réalisé par le groupe.

Inspiré par le blues, cette douce ballade passe bien en raison de la qualité d’interprétation à fleur de peau de Bon Scott.

Mais les voyous australiens ne sauraient terminer sur une note aussi fleur bleue.

C’est alors qu’arrive « Squealer » sans nul doute le meilleur morceau du disque avec une brulante tension quasi sexuelle sous jacente aboutissant à de belles envolées guitaristiques de frères Young.

En conclusion, bien que n’étant pas le disque le meilleur et le plus renommé des disques des brutes australiennes, « Dirty deeds done dirt cheep » est dans l’absolu tout à fait remarquable et digne d’intérêt.

Tout n’y est certes de premier choix, mais l’amateur éclairé de rock hard au charme vintage saura y dénicher de superbes perles.


Les frères Young y font leur travail sans esbroufe, assurant leur quota de riffs et de tempo entrainants, tandis que Bon Scott  déroule sans faille son numéro de rocker-charmeur.

Homogène et parfois brillant, « Dirty deeds done dirt cheep » met de bonne humeur, se déguste à l’ombre, en esthète pour un petit plaisir discret et solitaire loin des best sellers qui viendront ensuite conférer l’aura de légende vivante au groupe.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 22:14

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3

 

Depuis « Seven » et « Fight club», David Fincher est assurément l’un des cinéastes les plus surcotés d’Hollywood.

Pourtant son univers psychologique, sombre, violent voir déprimant revêt pour moi un coté attractif certain, aussi ai-je vu avec beaucoup de curiosité « Panic room » sorti en 2002.

L’histoire est celle de Meg Altman (Jodie Foster) mère de famille en instance de divorce qui emménage avec sa fille Sarah (Kristen Stewart) dans un immense appartement d’un quartier cossu de Manhattan.

La particularité de cet appartement est de disposer d’une chambre forte truffée de camera et capable de servir de refuge quasi impénétrable en cas d’agression.

Passablement déboussolée par la séparation, Meg boit beaucoup et essaie de recoller les morceaux avec sa fille épileptique en pleine phase de rébellion.

Alors qu’elles passent leur premiére nuit dans leur appartement, les deux femmes subissent l’intrusion de trois cambrioleurs.

Leur chef Junior (Jared Leto) s’appuie sur les compétences de Burnham (Forest Whitaker) technicien spécialisé dans la conception de chambres fortes et sur Raoul (Dwight Yoakam) homme de main brutal et masqué étant le seul à posséder une arme à feu.

En découvrant que la maison est habitée, les hommes apparaissent tout de suite très divisés, Burnham refusant toute violence sur être humain tandis que Raoul ne s’embarrasse pas de telles considérations.

Avertie par le système de camera, Meg a le temps de s’enfermer avec Sarah dans la chambre forte.

Commence alors un bras de fer haletant avec les cambrioleurs qui recherchent un fort butin caché à l’intérieur même du refuge des deux femmes.

Fincher décrit donc un huis clos psychologique intense ou la mère de famille va trouver en elle des ressources insoupçonnées pour faire face à trois criminels déterminés prêt à l’asphyxier ou à prendre sa fille en otage pour obtenir ce qu’ils veulent.

En conclusion, évoluant dans une atmosphère d’une noirceur  extrême caractérisque de l’univers de Fincher, « Panic Room » est un bon thriller qui instaure une tension latente grimpant graduellement vers des explosions de violence pure et dure.

Bien entendu on passe un bon moment avec ce suspense efficace et ces excellents acteurs tout particulièrement Forest Whitaker magistral en criminel à principes ou Jodie Foster parfaite en fausse femme fragile tout en se disant que passée l’idée de départ originale, le film manque un peu d’ingrédients pour être un réel chef d’œuvre.

Une bonne idée, une bonne réalisation avec une esthétique glacée toujours renversante mais pas vraiment de profondeur pour au final faire autre chose qu’un bon divertissement bien calibré.

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Published by Seth - dans Psychologie
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 20:05

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Joe Dante a déjà été à l’honneur dans ces colonnes par l’intermédiaire de deux de ces plus célèbres filmes, « Piranhas » et « Gremlins ».

Cette fois c’est au tour de « L’aventure intérieure » , non pas un film d'aventures avec Tabbatha Cash mais un  honnête film de science fiction familial datant de 1987.

L’histoire est à vrai dire complètement folle, le lieutenant Tuck Pendleton (Denis Quaid) buveur et forte tête de l’aéronavale américaine accepte de servir de volontaire pour une expérience scientifique visant à le microniser à l’intérieur d’un mini submersible et à l’injecter dans l’organisme d’un lapin.

Juste avant l’expérience Pendleton se voit quitté par sa petite amie Lydia Maxwell (Meg Ryan).

Après sa miniaturisation dans une seringue, le laboratoire est pris d’assaut par une organisation terroriste commandée par Victor Crashaw (Kevin McCarthy) pour dérober le secret scientifique.

Ozzy Wexler (John Hora) , savant responsable de l’expérience parvient à échapper aux terroristes et après une course poursuite rocambolesque injecte Pendleton dans le fessier d’un parfait inconnu le caissier Jack Putter (Martin Short).

Pendleton parvient à entrer en contact avec Putter qui voit sa vie déjà assez pitoyable complètement bouleversée.

Les deux hommes dont les caractères et les physiques divergent vont en effet devoir s’entraider pour se sortir des griffes de Crashaw.

Le film repose donc sur l’antagonisme entre les deux héros, un militaire casse cou et un parfait anonyme archétype du looser timide qui vont lutter cote à cote en s’enrichissant mutuellement, Pendleton découvrant plus de stabilité et de calme, Putter plus d’audace et de volonté.

Mais le principal intérêt de « L’aventure intérieure » réside dans ces effets spéciaux, notamment la partie immersion à l’intérieur d’un corps humain, dans le système sanguin, prêt du globe oculaire ou à la lisière des sucs gastriques.

Toutefois le film de Dante ne va pas pour moi  assez loin dans cet aspect et reproduit qu’une partie infime de la complexité d’un organisme humain.

Les méchants sont très caricaturaux et lorgnent vers le ridicule comme ce cow boy ringard  (Robert Picardo) utilisé pour récupérer la puce électronique capable de faire reprendre sa taille normale ou un tueur cyborg (Vernon Wells) sorte d’Arnold Schwarzenegger de série B.

En conclusion, « L’aventure intérieure » constitue une déception aves une intrigue très bon enfant dans la lignée des films de science fiction des années 80.

Cette intrigue faiblarde ne parvient pas à être compensée par les effets spéciaux certes astucieux mais au final très datés et peu développés.

Quand aux acteurs que ce soit le bellâtre fadasse Dennis Quaid ou le très terne Martin Short (pale ersatz de Dustin Hoffman) et même la jolie Meg Ryan dans le rôle de la fiancée potiche blonde du héros, aucun ne parvient à réellement captiver.

Impossible donc de trouver un quelconque capital sympathie à ce film bien médiocre.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 19:16

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4

 

 

Histoire du rock toujours avec  « High voltage » premier album officiel d’Ac/Dc qui sort en 1975 tout d’abord sur le marché océanien avant de pénétrer (oh oui ?) avec bonheur le marché mondial.

A l’époque le groupe se compose des frères Young (Angus et Malcom) aux guitares, de Phil Ruud à la batterie, de Dave Evans à la basse et d’un chanteur fraichement recruté le turbulent Bon Scott.

La pochette bien que simple illustre parfaitement toute l’imagerie qui dirigera la groupe durant sa prolifique carrière, l’électricité du rock and roll et l’élection auto proclamée de son porte drapeau : un micro guitariste affublé d’un costume d’écolier mu en vilain garnement.

Car l’imagerie compte au moins autant que la musique chez Ac/Dc et le recrutement de Bon Scott, à la personnalité de mauvais garçon, de branleur plein de charme, de buveur, bagarreur, dragueur mais aussi de généreux, excentrique et truffé de talent s’avérera sans nul doute crucial dans le succès initial groupe.

Et la musique pardi ? Et bien en 1975 Ac/Dc est à des années lumières des tournées à guichets fermés dans les stades du monde entier et est plutôt un groupe de pubs sacrément prometteur.

La messe s’ouvre avec « It’s a long way to the top (If you wanna rock’ n’ roll) », divine ode dédiée au dieu du rock’ n’roll appuyée à grands coups de cornemuse.

Impossible de ne pas taper du pied, de ne pas bouger la tête sur ce tempo si accrocheur et de ne pas vibrer au son de la voix si attachante de Scott.

Le charme opère de manière analogue sur « Rock’n’roll singer » , tube prophétique complètement vampirisé par la présence magnétique du chanteur.

Après cette monumentale entrée en matière on reprend ses esprits sur le bluesy et répétitif « The jack » que j’ai toujours trouvé d’un ennui insupportable surtout en concert ou il faut de surcroit endurer les plaisanteries grivoises des musiciens.

On revient à du rock plus percutant avec « Live wire » ou toute la quintessence du hard figure que ce soient les riffs accrocheurs, la rythmique jouissive ou le  chant à l’instinct.

L’intensité culmine avec sans nul doute le plus célèbre tube du disque, « T.N.T » ode surpuissante aux mauvais garçons taillée sur mesure pour Bon Scott aves ses riffs anthologiques et ses refrains fédérateurs.

Si on devait définir l’un des meilleurs titres de hard rock de l’histoire, à mes yeux « T.N.T » décrocherait la palme d’or.

Mais même les mauvais garçons peuvent faire preuve de temps à autre de douceur, surtout quand il s’agit de séduire une jolie femme et c’Est-ce que montre « Can I sit next to you girl » frais et naïf comme un flirt de collégiens lors d’un bal du samedi soir.


Le ton est toujours à l’amour avec « Little lover » jolie petite ballade dopée par le charme languissant de ce grand méchant loup de Scott.

De l’amour on passe au sexe avec le très cru « She’s got balls » aux refrains aussi lourdingues que son titre.

Le disque se termine en fanfare avec le fantastique « High voltage » hymne Ac/Dcien aux  refrains formidablement entrainants.

En conclusion, « High voltage » est assurément l’un des meilleurs albums de hard rock de tous les temps car produisant une musique simple mais alimentée par d’excellentes qualités de composition et d’interprétation.

Pour ma part, il serait parfait si ce n’était quelques fautes de gout tout à fait subjectives comme les poussifs « The Jack » ou « She’s got balls ».

N’étant pas encore devenu un monstre boursouflé, une increvable machine à garnir des stades, le Ac/Dc des débuts me touche par sa fraicheur, sa pureté et sa  fragilité juvénile, sa dimension humaine de groupe à pub ou la proximité avec le public est essentielle pour réussir.

« High voltage » est également l’un des albums les plus plaisants au monde pour faire des kilomètres en voiture en battant la mesure sur le volant ou le plancher avec entrain.

Assurément un must indémodable qui séduira encore de nombreuses générations de mélomanes.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 17:36

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4

 

 

Retournons un instant à la préhistoire du rock avec le « ‘74 Jailbreak » d’Ac/Dc.

A cette époque, le chanteur Bon Scott vient de rejoindre le groupe et la popularité des cinqs kangourous les plus célèbres de la musique n’a pas dépassé le stade de l’Australie, aussi est-ce avec le délicieux sentiment d’ouvrir le sarcophage d’un pharaon égyptien que débute l’écoute de ce mini album composé de cinqs titres.

Le groupe débute avec « Jailbreak », déjà stupéfiant par la remarquable assise rythmique assurée par la paire Phil Ruud-Dave Evans, par les refrains hyper accrocheurs et par la présence vocale si charismatique de Scott.

Le clip de l‘époque, tourné vraisemblablement dans un terrain vague vaut également le coup d’œil avec un Angus Young délaissant son habituel costume d’écolier pour un accoutrement de policier afin de coller avec l’univers carcéral du morceau.

On enchaine avec « You ain’t go a hold on me » qui bien que moins puissant, recèle un feeling rock truffé d’un charme absolument irrésistible.

Le trop classique « Show business » avec son rythme plan-plan cède la place au plus inspiré et intense « Soul stripper » dont la longue structure biscornue révèle de belles rencontres au gout d’inattendu.

L’album se termine avec « Baby, please don’t go » vrai morceau de hard rock avec un rythme rapide, de superbes parties de guitares d’Angus Young et le chant survolté de Scott pour emballer le tout.

En conclusion, contre toute attente « ‘74 Jailbreak »  est une très belle surprise, montrant que Ac/Dc en 1974 était déjà un groupe pétri d’un talent insolent et avait fait le bon choix en recrutant Bon Scott chanteur au charisme magnétique parfait pour incarner ce style de musique.

Bien entendu la production sonne datée, mais ceci n’enlève rien à la faramineuse qualité des morceaux composés d’un rock trapu, chaud et entrainant sentant les pubs anglo-saxons d’après travail avec une atmosphère bruyante de corps transpirants, de fumée épaisse et de bières mousseuses glissant sur des comptoirs graisseux pour arriver à des mains calleuses.

Somptueux bien que trop court, « ‘74 Jailbreak »  peut être considéré comme un savoureux amuse gueule avant d’aborder la discographie d’un groupe à la longévité vertigineuse.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 16:35

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3

 

Après constaté toute la densité et la complexité de la pensée de Karl Marx dans les « Manuscrits de 1844 », je me suis attaqué logiquement au « Manifeste du parti communiste ».

Publié en 1848 pour le compte de la Ligue des communistes allemands à laquelle appartenait également Friedrich Engels, ce texte assez court se veut un résumé des grandes lignes de la pensée marxiste à destination de tous les ouvriers du monde entier.

L’idée principale du récit est la lutte des classes, qui sous diverses formes à façonné l’histoire de l’humanité pour aboutir à la situation du XIX iéme siècle ou bénéficiant d’un développement faramineux de l’industrie, des transports et du commerce, la bourgeoisie capitaliste règne sur le monde entier en réduisant en servitude d’innombrables cohortes de prolétaires.

Mais Marx considère que la bourgeoisie est à présent incapable de contrôler le monstre qu’elle a enfanté, ce capitalisme vorace qui menace lui-même l’équilibre du monde par ces crises économiques.

Pour le philosophe, ce sont les classes prolétaires toujours plus nombreuses et plus pauvres qui sont porteuses du mouvement salvateur qui libera le monde de l’emprise du système capitaliste.

Marx les incite donc à une union internationale pour briser leur asservissement, prendre leur destin en main, renverser le système capitaliste bourgeois et imposer ses théorie communistes visant à donner le pouvoir aux prolétaires.

Il rappelle donc les dix grands principes du communisme comme l’abolition de la propriété privée et du droit d‘héritage, du commerce, nationalisation des banques, terres et usines, centralisation étatique, éducation publique gratuite.

Marx assoit plus profondément ses idées en démontant les arguments de ses adversaires qu’il accuse de mettre en avant des valeurs hypocrites comme la défense de la liberté, de l‘éducation, du mariage, de la famille pour défendre leurs intérêts purement bourgeois.

Le dernier chapitre consiste en une critique purement littéraires des mouvements socialistes qui ont précédé cette déclaration avec pour Marx des tentatives maladroites de récupération des mouvements prolétaires par les anciens nobles, le clergé, ou les petits bourgeois qu’ils soient allemands, anglais ou français.

La fin de l’ouvrage se termine par un message d’espoir envoyé au ouvriers du monde entier, un encouragement à l’égard des tentatives de révolutions prolétaires qui même si elles ont échoués préparent pour Marx l’avenir à l’avènement prochaine du communisme.

En postface on trouvera quelques notes et commentaires d’Engels pour chaque édition (allemande, anglaise, française, italienne) tout en réactualisant le texte écrit originellement par son ami au regard des événements historiques ultérieurs.
En conclusion, le « Manifeste du parti communiste » se veut être un condensé des théories marxistes, une véritable machine de combat politique destinée à exhorter les mouvements prolétaires du monde entier à s’unifier pour combattre et renverser le capitalisme bourgeois.

Il s’agit donc ni plus ni moins qu’un appel à la révolution avec une œuvre au contenu explosif dont la dangerosité pour les régimes alors en place ne fait à mes yeux aucun doute.

Le résultat sera les révolutions de 1848 qui secouèrent les principaux pays européens de l’Allemagne à la Roumanie en passant par la France, l’Italie et la Pologne.

On pourrait longuement discuter sur le résultat de ces mouvements qui si ils changèrent une bonne partie de la face du monde, ne purent durablement tenir la distance face aux forces capitalistes.

Je ne saurais dire si le communisme est une utopie, je pense que les dérives dictatoriales dont a souffert son application ont terni à jamais son image.

Dans tous les cas le texte du manifeste porte pour moi en lui les germes d’une guerre civile et d’une révolution violente.

Peut être le secret de l’équilibre économique réside t il en un équilibre difficile à atteindre entre communisme radical et capitalisme débridé.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 22:15

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4

 

 

Malgré l’échec relatif de « Devil’s ground », Primal fear ne réduit pas son impressionnante cadence et sort en 2005 « Seven seals » à la pochette à la sobriété pour une fois bienvenue.

D’un premier abord, pas de changements fondamentaux dans le style pratiqué, « Demons and angels » déploie un heavy rapide aussi solidement étoffé que le poitrail body buildé de Ralf Scheepers.

Sans surprise, les guitares de la paire Tom Naumann-Stephan Leibning balancent une pluie de riffs sur un train d’enfer assuré par Randy Black et Matt Sinner.

Plus groove et fluide, « Rollercoaster » se montre quand à lui  beaucoup plus plaisant.

Arrive ensuite le chef d’œuvre du disque, la superbe ballade épique « Seven seals » aux refrains emplis de majesté et d’émotion.

Très belle réussite, « Seven seals » peut être considérée comme une des meilleures chansons écrite par nos aigles d’acier depuis le début de leur carrière.

Bien que rapide et nerveux notamment sur les parties de batterie très agressives « Evil spell »  contient une atmosphère originale particulièrement plaisante.

C’est moins le cas pour « The immortal ones » bon gros heavy de bonne facture tout juste dans la moyenne des productions habituelles du groupe.

L’approche mélodique ressurgit avec « Diabolus » long titre atmosphérique particulièrement envoutant et surprenant pour du Primal fear.

Dans ce registre assez inattendu Ralf Scheepers est extraordinaire en parvenant à dompter son organe surpuissant pour trouver le juste dosage.

Poussant l’audace encore plus loin, « All for one » fait penser au meilleur d’Iron maiden avec une structure semblable à « Hallowed be thy name ».

C’est plutôt à du Judas priest en version énervé que l'on pense à l’écoute de « Carniwar » et son tempo guerrier irrésistible.

Le plus modéré et laborieux « Question of honour » s’avère moins marquant mais parvient néanmoins à lancer « In Memory » déchirante ballade vous vrillant l’âme de part en part.

En bonus de luxe, « The union » balance  un heavy calme, languissant et fortement séduisant, tandis que « Higher power »  surprend par son feeling presque rock.

En conclusion, contre toute attente « Seven seals » marque une véritable tentative d’évolution dans la musique habituellement fortement chargée en testostérone des costauds germains.

L’album montre en effet un visage plus calme, plus mesuré avec des morceaux certes moins violents mais aux structures plus complexes ou l’émotion et la mélodie sont mises en avant.

Bien entendu l’évolution reste relative, car Primal fear joue toujours du heavy metal mais nuance ici plus le trait et se détache de ses influences parfois trop encombrantes.

Pour son coté atypique, ambitieux et les quelques merveilles qu‘il recèle, « Seven seals » vaut donc assurément le détour.

De plus sa sortie coïncidant avec une autre période difficile de ma vie, m’a permis en son temps de puiser de la force dans son atmosphère introspective.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 20:53

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Vous l’avez constaté depuis quelques mois je me suis plus orienté vers les grands auteurs de la philosophie.

Les « Manuscrits de 1844 » de Karl Marx suivent cette ligne directrice.

Ecrits à Paris en 1932, ils développent les principales idées de Marx concernant l’économie politique.

Dans les deux premiers manuscrits, le philosophe s’intéresse aux notions de capital, d’intérêt et de salaire tout en s’appuyant sur les travaux des économistes Adam Smith, David Ricardo, Jean-Baptiste Say ou Jon Stuart Mill.

Marx décrit l’aliénation de l’ouvrier, dépendant des capitalistes et des propriétaires fonciers pour obtenir un travail et donc un salaire afin de simplement survivre tandis que les deux autres classes ne visent qu’à leur propre enrichissement par le biais des intérêts.

Le processus de division du travail conduit à l’abrutissement des ouvriers obligés de répéter inlassablement des taches les plus élémentaires possibles à des fins de productivité.

Dans ces mécanismes complexes, l’ouvrier est nécessairement dépendant et donc perdant.

Il ne peut espérer gagner qu’en profitant de la concurrence entre capitaliste, qui entraine un enrichissement  général de la société et une plus forte demande en ouvriers.

Mais cette victoire n’est qu’apparente puisqu’ils travaillent plus et écourtent leur durée de vie.

Lorsque la concurrence est trop âpre, les prix chutent et les petits capitalistes font faillite, se faisant absorber par les plus gros qui peuvent arriver à une situation de monopole.

Dans ce cas l’ouvrier est également perdant, puisque les capitalistes ruinés viennent grossir ses rangs, accroissant la concurrence pour une demande de travail beaucoup plus réduite.

Marx explique que les intérêts de capitalistes sont dictés par leur égoïsme et ne vont jamais dans le sens d’une amélioration de la société.

Même les progrès scientifiques et techniques, comme l’usage des forces de la nature ou de machines de plus en plus performante, ne produit pas le progrès social pour le monde ouvrier réduit à sa simple fonction de bête de somme.

Ainsi dans le système capitaliste, l’enrichissement d’un petit nombre contribue à la misère croissante du monde ouvrier, à une aliénation que Marx compare à son degré ultime à la prostitution.
Gouvernés par l’accumulation de richesses, les capitalistes travaillent à faire du profit en améliorant leur processus manufacturiers par mécanisation, division du travail, par acquisition de nouvelles usines ou terres plus fertiles et enfin par la destruction de la concurrence en de violentes guerres commerciales.

Marx distingue les propriétaires terriens des fermiers.

Les propriétaires fonciers sont des vestiges des classes aristocratiques ou le rapport entre le seigneur et ses serfs sont en apparence plus intimes.

Pour Marx, ces seigneurs vivent de rentes, sont paresseux, souvent incapables de faire fructifier leur capital.

Dans un monde en perpétuelle évolution, ils sont condamnés à être dépassés et absorbés par leurs rivaux capitalistes plus industrieux et meilleurs commerçant.

Après cette partie plus économique que philosophique, Marx développe l’aspect philosophique de sa pensée, en décrivant le processus de deshumanisation que subit l’ouvrier qui ne possède plus les objets qu’il produit.

En ce sens, le travail de l’ouvrier lui est extérieur, il le subit par nécessité pour en conséquence n’être réduit qu’à ses fonctions animales, manger, boire, dormir et procréer.

Ayant perdu le contact direct avec la Nature et avec l’activité de production  libre, consciente qui fait sa généricité, l’ouvrier ne produit plus que pour survivre, des objets qui ne lui appartiennent pas.

Marx évoque donc le moyen de sortir de cette aliénation, en abolissant sa cause : la  propriété privée.

Cette idée est reprise dans le troisième manuscrit sans nul doute le plus difficile ou Marx développe sa vision du communisme visant à abolir la propriété privée, le capital et à partager les richesses de manière égalitaire.

Fondé sur la science de la nature étroitement imbriqué avec le développement historique de l‘humanité, le  communisme se voit attribué des composantes humanistes, naturalistes mais aussi athées puisque la religion est également une aliénation de la conscience de l’homme.

Le passage d’une trentaine de pages sur la critique de la logique et de la phénoménologie d’Hegel est très difficile à décrypter quand on n’a pas lu préalablement ce philosophe dont Marx reprend puis critique les théories d’acquisition de connaissances basées sur une dialectique scindé abstraction, négation puis compréhension pour consolider les siennes basées sur le matérialisme et l’athéisme.

La dernière partie des manuscrits reprend la partie plus économiste du travail de Marx avec l’étude des notions de besoins, de commerce et la promotion d’un détachement vis-à-vis du pouvoir de l’argent pour revenir à notre humanité.
En conclusion, les « Manuscrits de 1844 »  sont une œuvre que j’ai trouvé très difficile d’accès et tout particulièrement le passage sur Hegel, abordé sans préalable en parfait kamikaze de la philosophie que je suis parfois.

Bien que n’étant pas porté sur les théories économistes, j’ai trouvé intéressante l’analyse des mécanismes complexes régissant le capitalisme système par essence inégalitaire que certains esprits libéraux et étroits considèrent comme le plus naturel pour l’homme.

Dans ce monde sans morale, la recherche du profit justifie absolument tout et broie implacablement pour quelques privilégiés les couches les plus basses de la population composée au XIX iéme siècle majoritairement du monde ouvrier.

Seul espoir et possibilité d’émancipation pour Marx, la mise en commun des biens, des richesses afin de redonner aux ouvriers leur humanité en lien avec un progrès scientifique basé sur la nature.

Même si aujourd’hui l’effondrement des régimes dit communistes a conduit à un rejet massif et un peu facile des théories marxistes, leur étude demeure très interessante non seulement d’un point de vue historique mais également d’un point de vue plus philosophique au regard d’un capitalisme sauvage dont la voracité risque fort de mener à l’épuisement des ressources naturelles, à la faillite des états et aux inévitables mouvement internes (révolutions) ou externes (guerres) en résultant.

Aujourd’hui le monde ouvrier a fortement disparu en Europe, mais d’autres travailleurs tout aussi voir plus vulnérables sont apparus, commes tous les intérimaires, stagiaires et précaires que les entrerprises recrutent comme main d’œuvre jettable pour réduire leur sacro saints couts.

L’alinéation peut aussi aujourd’hui prendre des formes bureaucratiques ou le travail bien que moins destructif physiquement peut l’etre mentalement.

Ainsi Marx était sans doute un utopiste mais assurément aussi un génie de la pensée.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 20:55

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Trois après le succès de son premier film, Harold Romis récidive avec « Mafia blues 2, la rechute » en 2002.

Cette fois Paul Vitti (Robert de niro) incarcéré doit faire face à des tentatives de meurtres orchestrées par ses rivaux comme Patty Lo Presti (Cathy Moriarti) sulfureuse chef de clan ou Lou Rigazzi (Franck Gio).

S’en est trop pour ses nerfs déjà fragile et Vitti fait une nouvelle dépression nerveuse qui nécessite l’intervention de son psychiatre favori Ben Sobel (Billy Crystal) qui vient pourtant d’enterrer son père.

Devant l’état calamiteux de Vitti, l’administration pénitentiaire accepte en apparence de le laisser sortir pour subir un traitement et une réinsertion professionnelle pour en réalité affaiblir la mafia en une sanglante guerre des gangs.

Sobel est une nouvelle fois contraint à coopérer cette fois par le FBI et à cesser séance tenante tout activité pour s’occuper de son patient le plus exigeant.

Bien entendu, une fois dehors Vitti reprend ses vielles habitudes et sa cohabitation au sein même du foyer des Sobel provoque de savoureux quiproquo.

Désireux de réinsérer son patient, Sobel propose de nombreux jobs à Vitti avant de le faire embaucher comme conseiller artistique dans une série à succès sur la mafia appelée Little César.

Fidèle à ses habitudes, Vitti amène ses partenaires de crime sur le plateau et ne tarde pas à semer la pagaille avec un réalisateur excentrique quelque peu dépassé par les évènements.

Il doit pourtant jouer serré avec ses rivaux qui le traquent et prend la décision pour rétablir son prestige au sein de la pègre de réaliser un casse lors d’un important transfert de fond de lingots d’or.

Malgré tout sa bonne volonté, Sobel se trouve contraint de suivre le mouvement et participe lui-même au casse …

En conclusion, bien qu’un peu moins réussi que le premier opus, « Mafia blues 2, la rechute » recèle quelques bons moments dans sa première partie consistant dans l’intégration d’un grand parrain de la mafia italienne dans la vie d’un foyer normal voir traditionnel juif.

De niro et Crystal sont égaux à eux même et donc toujours bien mais on sent le filon s’épuiser les gags peiner sur la distance notamment sur cette fin poussive ou le psy devient au contact des gangsters plus viril.

Mention passable donc pour cet honnête divertissement qui ne laissera pas un souvenir impérissable.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 20:28

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Dirigeons nous à présent vers un registre plus léger avec « Mafia blues » film américain de Harold Ramis sorti en 1999.

Tout le concept de ce film repose sur une idée de base très simple, confronter Paul Vitti (Robert de Niro) un parrain de la mafia italo-américaine new yorkaise, un dur à cuir dont les nerfs lâchent soudainement après l‘assassinat d‘un de ses proches, à une psychothérapie menée par un psychiatre sans histoires, le Docteur Ben Sobel (Billy Crystal).

Se sentant en effet perdre pied dans son métier et menacé par son rival Primo Sidone (Chazz Palminteri) , Vitti vient trouver Sobel pour résoudre ses problèmes sans à vrai dire lui laisser vraiment la possibilité de refuser.

Fils d’un psychiatre juif ultra renommé, Sobel a du mal à s’émanciper et est de surcroit sous tension en raison de son mariage imminent avec Laura Mc Namara (Lisa Kudrow).

Pourtant malgré le choc des cultures et le coté terriblement envahissant de l’entourage du mafieux comme l’énorme Jelly (Joe Viterelli)  , Sobel va faire de son mieux pour soigner son client, parvenant à instaurer une relation de confiance avec lui en découvrant que Nitti n’a pas réglé un problème avec son père, assassiné sous ses yeux alors qu’il n’était qu’un enfant.

A force de côtoyer les mafioso, Sobel va se trouver embrigader dans d’improbables histoires de guerres des clans ce qui va entrainer une succession de gags issus du décalage entre sa volonté légitime de faire son métier et le coté complétement hors norme de la vie des mafioso.

En conclusion, « Mafia blues » n’est pas un chef d’œuvre inoubliable mais un bon divertissement tournant allégrement en dérision les codes des films de mafia.

Bâti autour d’une intrigue extrêmement mince, le film ne fonctionne que par l’intermédiaire de ses acteurs, De niro se caricaturant avec jubilation dans l’outrance d’un parrain de la mafia et Billy Crystal par contraste parfaitement juste dans le rôle d’un psychiatre à la vie sans relief de monsieur tout le monde.

Avec des acteurs de cet acabit on passe donc un agréable moment, ce qui n’est après tout pas si mal.

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Published by Seth - dans Humour
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